vendredi 28 octobre 2011

Quand Norge et la saint-jacques norvégienne narguent la coquille française !

Quand Norge et sa coquille norvégienne narguent la saint-jacques française !

La campagne de pêche de saint-jacques 2011/2012 bat son plein sur les côtes françaises. C’est le moment choisi par Norge, le Centre des produits de la mer de Norvège, pour lancer une "campagne" de promotion de la coquille norvégienne. Lire l’article du 27 octobre 2011 dans Sud-Ouest : La saint-jacques top de Norvège

Après le saumon et le cabillaud, la saint-jacques Viking va envahir les étals de nos poissonneries ?

Pas pour le moment ! Ce n’est pas 900 tonnes de production annuelle qui submergeront l’hexagone. Les pêcheurs français produisent beaucoup plus, entre 20.000 et 25.000 tonnes chaque année, et le marché intérieur absorbe plus de 150.000 tonnes (1) de saint-jacques (y compris pétoncles), principalement des noix congelées d’importation.

La saint-jacques de Norvège représente un pion dans la stratégie de communication de Norge… Communiquer autour d’un produit de la mer très médiatique en France (La saint-jacques a une image très forte, la deuxième après l’huître sans compter le saumon), appâter consommateur, restaurateur et importateur, les maintenir en haleine et déverser ensuite des dizaines de milliers de tonnes de saumon et cabillaud sur le plus grand marché des produits de la mer pour les exportateurs norvégiens…

Les autres pions de Norge

La Voix du Saumon de Norvège dans le monde, c’est Norge. Le Centre des Produits de la Mer de Norvège (NSEC) représente les quelques 500 exportateurs norvégiens et il est présent dans tous les centres névralgiques de la consommation de poisson : USA, Espagne, France, Japon, Allemagne, Brésil, Russie, Italie, Portugal, Chine et Singapour. Le Centre des Produits de la Mer de Norvège "travaille en permanence pour développer la reconnaissance et la préférence des Produits de la Mer de Norvège dans le monde. L’exportation des produits de la mer est, après le pétrole, la 2ème source de revenus de la Norvège." Et ça marche comme le montre le graphique de FranceAgriMer sur la progression spectaculaire des importations françaises de saumon norvégien depuis 2002.

Les actions du Centre des Produits de la Mer de Norvège visent à persuader les consommateurs français des qualités et particularités des Produits de la Mer de Norvège. Inonder les médias de reportages, de recettes, de fjords,... Toujours prêt à défendre son saumon et son cabillaud à la moindre attaque : Le saumon norvégien est sûr et sain et avec le soutient d'ONG environnementale comme WWF : Management and Technical Measures in the Norwegian Cod and Groundfish Fisheries !

Norge s’appuie sur divers outils de marketing et de promotion…

(1) Equivalent poids coquillage entier

Autres articles :

mercredi 26 octobre 2011

Brésil : Le lobby de la crevette d'élevage contre la réforme du code forestier

Brésil : Le lobby crevetticole contre la réforme du code forestier

2011, année internationale de la forêt, le Brésil a décidé de mieux protéger ses milliers d'hectares de mangroves...

La productivité de la pêche côtière et la survie des communautés littorales sont en jeu notamment face au développement de la crevetticulture.

Le nouveau code forestier brésilien prévoit de protéger l’écosystème mangrove dans son ensemble, qui comprend non seulement la zone boisée de palétuviers, mais aussi les tannes à proximité, des plaines sablo-vaseuses hypersalines généralement nues…

La crevetticulture revendique les tannes !

Le secteur de l’élevage de crevette qui pèse 226 millions USD de recettes d’exportation au Brésil, s’oppose à cette réforme.

Ce code forestier serait un frein au développement de l’activité crevetticole. De plus, les propriétaires de bassins d’élevage seront dans l’obligation de restituer les régions concernées par la réforme et notamment les tannes considérées jusqu'alors comme des zones biologiquement "inertes".

Selon le Comité national des zones humides, la sauvegarde des tannes est essentielle pour préserver la qualité de l'eau et la fertilité des zones côtières… « Les plaines sablonneuses hypersalines contribuent à la stabilité et à la productivité de l'écosystème côtier, ce qui est important pour la production de poisson et la sécurité alimentaire »…

Les négociations vont bon train à un moment où les Sénateurs débattent sur ce nouveau du Code forestier...

Conclusion le 8 décembre 2011 : PIB et Emploi priment sur la protection

Pour finir, les sénateurs ont voté pour une diminution des zones protégées au grand dam des ONG environnementales…

Les éleveurs de crevettes peuvent étendre leurs activités de 10% sur les tannes dans l'Amazone (des zones connues connues sous le nom d'apicuns), et de 35% dans ces même zones dans le Nordeste.

Philippe Favrelière à partir des articles de FIS : Shrimp producers on tenterhooks due to a new forest code et New Forest Code reduces protected areas

Autres articles :

Photos de Philippe Favrelière
  • Pêcheur de crabe de mangrove sur l'île d'Ilha Rasa à Guaraqueçaba dans la baie de Paranagua (Parana - Brésil)
  • Elevage de crevettes dans la région de Carthagena (Colombie)

Pour y voir plus clair....

Qu'est-ce que le Code forestier ?

Le Code forestier actuel est une loi de 1965 qui établit, entre autres dispositions, que chaque propriété brésilienne doit maintenir une zone de « réserve légale » (RL), c'est-à-dire une zone couverte de végétation indigène dont l'étendue va de 20 % de la surface dans le cas des régions de la « Mata Atlântica » à 80 % dans la plupart de la forêt amazonienne. En plus, le Code établit la catégorie de Zones de préservation permanente (ZPP) pour protéger les fleuves, les pentes et les sommets des montagnes. En ce qui concerne les fleuves, suivant leur largeur le Code prévoit sur chaque rive une zone de protection large d'au moins 30 mètres. [Pour en savoir plus, voir le bulletin nº 166 du WRM : Brésil : les travailleurs assassinés en Amazonie et le débat du nouveau Code forestier – pour la fin de l’impunité !]

Source : WRM : Brésil : la définition de forêt, un domaine de résistance et de reconquête

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Le 4 mai 2012

Brésil : la réforme du code forestier menace la forêt amazonienne (Novethic)

La réforme du code forestier vient d'être adoptée par les deputés et doit être désomais approuvée par la présidente Dilma Rousseff. Depuis des mois, députés et sénateurs, lobbys agricoles et ONG se livrent une bataille sans merci au sujet de cette réforme. Les antagonismes cristallisés autour de ce texte qui assouplit les règles de protection de la forêt ravivent le vieux débat entre partisans de la croissance et de l'environnement.....

Environnement contre croissance

Après des mois de bataille acharnée entre défenseurs de l’environnement et tenants de l’industrie agro-alimentaire, le vote du fameux texte de réforme, vu, revu et corrigé par les députés puis les sénateurs, vient d'être adopté par les députés. Mais il doit être maintenant approuvé par la présidente Dilma Roussef , qui s'était prononcée contre lors de la campagne électorale.

Les représentants de 39 organisations de la société civile réunis à Rio de Janeiro ont toutefois tiré la sonnette d’alarme, accusant le gouvernement d’avoir déconstruit en un an tout ce qui a été fait pour la protection de l’environnement au cours des 20 à 30 dernières années. Dans un pays où l’agriculture représente 22% du PIB, la sixième économie mondiale est tentée d’étendre sa production pour nourrir sa croissance. Mauvais effet pour le Brésil qui s’apprête à accueillir en juin prochain le sommet Rio +20…

lundi 24 octobre 2011

Saumon d'élevage : Monsanto s’incruste dans le monde aquatique !


Monsanto s’incruste dans le monde aquatique !

Dans le monde agricole, Monsanto est "célèbre" pour ses semences OGM et son herbicide total Roundup. Auparavant, il avait fait un "malheur" chez les militaires avec son agent orange et le bonheur des électriciens avec son pyralène, ces PCB retrouvés dans les rivières et maintenant en mer et qui se concentrent dans la chair de la vie aquatique au grand dam des pêcheurs : multiplication des interdictions de capture, anguille, sardine, crabe….

Moins connue du grand public, l’éthoxyquine, une autre trouvaille de la multinationale… A la fois antioxydant et pesticide, cette substance de synthèse vient d’être interdite sur le marché européen. Comme les PCB dans la chair des poissons sauvages, l’éthoxyquine s’est incrustée dans la chair de tous les poissons d’élevage…

Depuis le 3 septembre 2011, les autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires contenant de l’éthoxyquine sont retirées sur décision de la Commission Européenne du 3 mars 2011 (1).

Question : Les poissons d’élevage qui contiennent cette substance active seront-ils retirés du marché ?

Une étude norvégienne indique la présence d'éthoxyquine dans tous les poissons d'élevage : saumon, truite, cabillaud, flétan... : Teneurs en antioxydants de synthèse (éthoxyquine, BHT (butyl-hydroxy-toluène) et BHA (butyl-hydroxy-anisole) dans les aliments pour poissons et dans les poissons commerciaux d'élevage

Pour en savoir plus sur l'éthoxyquine : Enquête de "A Bon Entendeur", une émission de la Télévision Suisse Romande TSR1

Saumon d'élevage : des poissons finalement assez conservateurs

Après les antibiotiques, les polluants comme les PCB, A Bon Entendeur a découvert un agent conservateur douteux utilisé dans la nourriture des animaux. Les échantillons de saumon testés étaient tous contaminés même les saumons Bio et les risques pour la santé ne sont pas évalués.

L'agent conservateur douteux, c'est l'Ethoxyquine, un produit de synthèse à la fois pesticide et antioxydant.

Patrick Edder, chimiste cantonal à Genève ne cache pas sa surprise : « On ne s’attendait pas à retrouver de telle substance, puisque notre recherche initiale concernait des pesticides pour des traitements contre le poux de mer. Et c’est par hasard que l’on est tombé sur l'Ethoxyquine. Donc on a du rechercher la pertinence de retrouver cette substance dans le saumon. Et après quelques recherches on a vu que c’était un additif antioxydant pour l’alimentation des poissons. »

Ethoxyquine de la firme américaine Monsanto ...

L'Ethoxyquine a été synthétisée dans les années 50 par la firme américaine Monsanto. Employée pour le traitement des fruits, notamment contre le brunissement des poires, on la trouve parfois aussi comme conservateur dans certaines épices. Elle est surtout très utilisée comme anti-oxydant dans la nourriture pour animaux.

C’est donc une substance bien connue, mais dont la toxicité n’a curieusement pas été complètement évaluée, comme nous le confie Patrick Edder. « On n’a pas de certitude sur la toxicologie de ce produit et d’ailleurs le dernier rapport de l’autorité européenne de sécurité alimentaire montre bien que l’on ne peut pas conclure si le produit est dangereux ou s’il ne l’est pas car il nous manque les trois quarts des études toxicologiques. Alors après c’est une question de principe de précaution : Est-ce que l’on prend des mesures immédiates pour interdire cette substance; ou est-ce que l’on attend tranquillement qu’on ait une évaluation pour prendre une série de mesures. Apparemment, l’EFSA a plutôt choisi cette dernière solution. »

En jetant un coup d’œil sur les législations suisses et européennes, on trouve tout de même une valeur-limite pour les résidus dans les viandes, mais seulement pour les animaux terrestres. En gros, en Suisse et en Europe, on a une norme pour les kangourous et les serpents, mais pas pour les saumons....

.... Pour prévenir de possibles explosions dans le transport maritime de la farine de poisson

A l’Institut national de la nutrition et de la recherche sur les produits de la mer (INES) de Bergen (Norvège), Anne-Katrine Lundebye Haldorsen, directrice des recherches sur la sécurité alimentaire explique la présence d’Ethoxyquine dans l’alimentation des poissons d’élevage : «L’Ethoxyquine est un anti-oxydant de synthèse, il est ajouté à la farine de poisson pour prévenir de possibles explosions ».

Voilà le fin mot de l’histoire. La farine de poisson et l’huile de poisson qui entrent dans la composition de la nourriture des saumons d’élevage, proviennent en bonne partie de la pêche minotière d’Amérique du Sud, et elles sont livrées par cargo aux fabricants de croquettes du Nord. Mais ce long voyage comporte un risque: l’auto-combustion par oxydation. On asperge donc la matière première d’antioxydants.

Et Anne-Katrine Lundebye Haldorsen de rappeler que : « L’Organisation Maritime Internationale a approuvé seulement deux antioxydants synthétiques : l’Ethoxyquine, qui est le plus efficace, mais aussi le BHT.»

De l’Ethoxyquine dans le saumon Bio !

L’année dernière, nous avions filmé pour A Bon Entendeur une ferme à saumons bio irlandaise, en insistant sur le fait que la production de saumon bio était plus respectueuse de l’environnement et des animaux que la production conventionnelle, mais qu’elle n’était évidemment pas parfaite.

Et effectivement, nous avons retrouvé cette année dans nos résultats 242 microgrammes par kg d’Ethoxyquine et de dimère d’Ethoxyquine dans un saumon bio provenant du même groupe de producteurs que celle-ci.

Nous sommes allés demander à ces fermiers de la mer ce qu’ils pensaient de nos analyses. Eugene Casey, éleveur Mannin Bay Co. Admet que ses poissons peuvent contenir de l’Ethoxyquine : « Nous sommes obligés d’utiliser une petite quantité de farine de poisson sud-américaine au début de la vie de nos poissons pour des raisons de santé et à cause de cela, je pense qu’il reste des petites quantités d’Ethoxyquine dans le saumon à la fin de leur cycle de croissance. »

Et les certificateurs bio acceptent l’utilisation de l’Ethoxyquine ?

« Nous en avons discuté avec eux, ils préféreraient que nous n’en utilisions pas, mais ils ont reconnu qu’il était essentiel que nous donnions un peu de farine de poisson sud-américaine à nos saumons. Ils ont donc accepté un peu d’Ethoxyquine. »

La loi du marché semble la plus forte...

L’Ethoxyquine pourrait être remplacée en transportant la farine de poisson sous atmosphère contrôlée, avec un ajout d’antioxydants provenant des algues, mais encore faut-il le vouloir.

Et la loi du marché semble la plus forte selon Colin Mair, directeur technique Ocean Harvest Technology, « Le marché des saumons d’élevage est dirigé par le volume et les coûts. Tous les gens dans ce jeu, des fabricants de farine aux fermiers sont vraiment concentrés sur chaque centime d’économie possible et un changement n’est introduit que lorsqu’il est nécessaire. Nous remarquons que le public commence à se rendre compte des problèmes liés à l’élevage du saumon et c’est une forme de pression pour que cela change. »

L’Ethoxyquine n’est qu’un petit exemple parmi tous les produits de synthèse que nous ingérons chaque jour dans notre nourriture, mais elle nous rappelle que, puisque nous sommes ce que nous mangeons, il nous faut aussi nous préoccuper de ce qu’a mangé notre nourriture avant de finir sur notre table.

Pour Patrick Edder, : « Les grands derniers scandales alimentaires ont presque tous commencé avec la nourriture pour animaux. Encore aujourd’hui, on voit que des substances présentent dans l’alimentation des animaux se retrouvent dans le produit fini, qu’on a pas évaluées, dont on ne connaît pas la toxicologie et pour lesquelles ont prend peu de mesures. »

Pour visionner l'émission de TSR, cliquer ABE

(1) Les autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits phytopharmaceutiques contenant la substance active éthoxyquine sont retirées pour tous les usages agricoles et non agricoles. Les AMM seront retirées au plus tard le 2 septembre 2011. La date limite de commercialisation est fixée au 29 février 2012. La date limite d'utilisation au 31 août 2012. Les décisions individuelles de retrait d'autorisation de mise sur le marché de chaque produit sont notifiées aux sociétés détentrices. Le Ministère de l'Agriculture rappelle que les spécialités concernées, détenues par les distributeurs après la date limite de commercialisation et par les utilisateurs après la date limite d'utilisation, sont des déchets. Le détenteur de ces déchets est responsable de leur élimination et est tenu d'y procéder conformément aux prescriptions contenues dans le Code de l'environnement. Source : Phytopharmaceutiques : l'éthoxyquine retirée du marché

Autres articles :

Photographies :
  • Saumon en élevage : Captage écran de ABE / TSR
  • Chargement de sacs de farine de poisson dans le port de Talcahuano au Chili (Philippe Favrelière)

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Le 24 juin 2014

Empois(s)onneur ! : Saumon bio ou pas bio

Mes Courses pour la Planète (après avis de Seaweb) nous dit de choisir du saumon d'élevage bio pour les sushis... 

Les tests de l'association "60 millions de consommateurs" révèlent que ce saumon bio est le plus chargé en pesticides et autres métaux lourds !... 

A lire les mots clés de l'article du Figaro (ci-dessous), le saumon entrerait plutôt dans la liste des poisons violents !

Tout n'est pas bon dans le saumon

Mots clés : Saumon d'élevage, Saumon sauvage, Aquaculture, PESTICIDES, Métaux lourds, Mercure, Arsenic, pollution, alimentation, nutrition

Source : Le Figaro par Anne-Laure Lebrun - le 24/06/2014

Sauvage ou en provenance d'élevage, étiqueté bio ou non : 60 millions de consommateurs a passé au crible des filets de saumon, avec des résultats parfois surprenants.

Qu'il soit d'élevage ou sauvage, surgelé ou frais, le saumon est l'un des poissons préférés des Français. Mais, régulièrement montré du doigt en raison des substances toxiques qu'il contient, il n'est plus numéro un, battu par le cabillaud. L'inquiétude des consommateurs et les interrogations autour de l'aquaculture intensive - en particulier en Norvège - ont entaché l'image du saumon. Cela a conduit l'association 60 millions de consommateurs à mener ses propres analyses sur dix-huit filets de saumon d'élevage (Chili, Écosse, Irlande, Îles Féroé et Norvège) et cinq filets de saumons sauvages pêchés dans le Pacifique. L'étude, parue dans le numéro de juillet-août 2014, rapporte une pollution modérée des saumons d'élevage et des résultats contrastés pour les saumons labellisés Agriculture biologique.

Saumon. Sushis : Les conseils de "Mes Courses pour la Planète" pour tuer la belle-mère !



• Près de cinq pesticides dans un même pavé

Sur les dix-huit saumons d'élevage testés, seulement quatre sont exempts de pesticides alors que «sept références contiennent jusqu'à cinq pesticides différents», affirme 60 millions de consommateurs. Bien que les traces retrouvées soient infimes, le magazine souligne que la réglementation européenne ne précise pas de quantités maximales autorisées dans le poisson. En appliquant donc la limite la plus faible autorisée pour la viande animale, 60 millions de consommateurs a calculé «que la contamination peut aller jusqu'à 30 % de cette limite, et ce pour le saumon frais Carrefour agir bio». Si les doses sont donc loin d'être alarmantes, elles interpellent tout de même puisque le label Agriculture biologique impose des critères stricts, notamment l'absence de pesticides.

La présence de ces produits dans les élevages bio peut être due à une contamination environnementale. En effet, 60 millions de consommateurs explique que dans certains États membres de l'Union européenne, les fermes bio sont très proches des élevages standards. Un échange d'eau, contaminée par les pesticides, est donc probable.

• Les métaux lourds retrouvés principalement dans les saumons bio

L'arsenic, le cadmium, le mercure, le plomb… sont des composés chimiques présents naturellement dans l'environnement (air, sol et eau) et peuvent, de fait, se retrouver dans les denrées alimentaires. Par ailleurs, l'activité humaine telle que l'agriculture ou l'industrie peut elle aussi être à l'origine de ces métaux lourds, nocifs pour l'organisme lorsque l'exposition est importante.

Pour quantifier les risques associés à ces contaminants, les experts évaluent la dose journalière ou hebdomadaire tolérable (respectivement DJT ou DHT). 60 millions de consommateurs a retrouvé des métaux lourds dans les 23 saumons testés. Toutefois, les teneurs sont variables et globalement, les résultats ne sont pas alarmants.

Concernant le mercure - toxique, entre autre, pour le développement de l'enfant in utero - la teneur est «largement en deçà de la limite réglementaire», affirme l'association. Paradoxalement, les doses les plus importantes ont été retrouvées dans le saumon Carrefour Agir bio d'origine Norvégienne. Il contient sept fois plus de mercure que le saumon surgelé Pescanova pêché dans l'Atlantique et élevé au Chili.

Quant à l'arsenic, «la plus mauvaise note revient au pavé Casino bio dont la teneur atteint 9 % de la DJT». Quatre autres produits, dont trois saumons bio, reçoivent un «insuffisant». Cependant, «dans les produits de la mer, on retrouve principalement l'arsenic sous forme organique, moins toxique», explique l'Organisation mondiale de la santé. Ce composé est neurotoxique et peut favoriser le diabète et des maladies cardiovasculaires.

Les mieux notés sont les saumons surgelés sauvages pêchés dans le Pacifique: le pavé de saumon rose avec peau de Leader Price, le filet de saumon rose d'Iglo, le pavé d'Intermarché top budget, le filet de Findus et le pavé de saumon argenté de Picard.

• Aucune trace d'antibiotique

«Aucun des produits issus de l'élevage ne contient de résidus d'antibiotiques quantifiables», affirme 60 millions. Une bonne nouvelle pour les consommateurs, d'après le magazine. A juste titre car l'utilisation inadéquate des antibiotiques favorise le développement de la résistance chez les bactéries infectant les poissons et les humains. Un mésusage qui réduit l'efficacité de ces médicaments et qui pousse à une utilisation raisonnée et maîtrisés des antibiotiques au sein des aquacultures mais également des élevages et productions agricoles.

• Le saumon reste un aliment santé

Malgré ces résultats contrastés, en particulier pour les saumons bio vendus chez les grandes enseignes, la qualité nutritionnelle du saumon reste réelle. Le saumon est source d'acides gras essentiels (oméga 3 et 6) de bonne qualité. Il contient également des vitamines A, B et D ainsi que des minéraux comme le calcium et le phosphore.

Il n'est donc pas nécessaire d'écarter le saumon de nos assiettes. Il faut simplement varier les espèces et diversifier les lieux d'approvisionnement. Afin de limiter la surexposition aux contaminants et couvrir les besoins nutritionnels, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) recommande de consommer du poisson deux fois par semaine dont un poisson gras (saumon, sardine, maquereau…).

Par ailleurs, les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de trois ans doivent éviter «certains poissons comme l'espadon, le merlin, le requin et le siki car ils sont fortement contaminés en méthylmercure», explique l'Anses. Les poissons crus ou fumés sont également à proscrire. Il est également conseillé de limiter à deux fois par mois sa consommation de poissons d'eau douce (anguille, barbeau, brème, carpe et silure) car ces poissons sont fréquemment en contact avec des PCB, des perturbateurs endocriniens.

Lire le dossier de 60 millions de consommateurs

Peut-on encore manger du poisson ?

Alimentation - juillet 2014

60 millions de consommateurs

n° 495 - juillet 2014
Alimentation : quels poissons manger ?

Il est réputé bon pour la santé, mais renferme parfois beaucoup de polluants. Ses ressources sont menacées mais on nous recommande d’en manger. Difficile de ne pas nager dans les contradictions, quand on choisit son poisson.

Au sommaire de ce dossier :

Quels poissons manger ?

Nos analyses : le saumon entre deux eaux

Cet essai est disponible en achetant la version numérique du n°495 de 60 Millions de consommateurs (juillet-août 2014). Les abonnés pourront télécharger le PDF de l'article à partir du 15 juillet après s'être identifiés.

Nos tests de saumon : du bon et deux questions préoccupantes

60 Millions a comparé 23 filets de saumon frais et surgelés, d’élevage et sauvage. Le constat est en demi-teinte : globalement, les saumons testés sont de bonne qualité, mais nous avons identifié deux points noirs qui posent question.

Source : 60 millions de consommateurs

Que trouve-t-on sous les écailles ? 60 Millions de consommateurs a analysé l’un des poissons les plus consommés en France : le saumon. Nous avons étudié dix-huit filets de saumon d’élevage (Chili, Écosse, Irlande, Iles Féroé, Norvège) et cinq filets de saumon sauvage pêché dans le Pacifique. Cliquer Ici pour accéder aux résultats du test (à partir du 15 juillet 2014)

Aucune trace d’antibiotiques dans les poissons d’élevage

À chaque fois, nous avons recherché la présence de pesticides, antibiotiques, métaux lourds, éthoxyquine, PCB et colorants. Nos résultats apportent trois bonnes nouvelles. Tout d’abord, aucun des produits issus de l’élevage ne contient de résidus d’antibiotiques quantifiables. Ensuite, les saumons présentés comme « sauvages » le sont vraiment, comme le confirme notamment leur faible teneur en oméga 6.

Enfin, les saumons d’élevage chilien s’avèrent exempts de toute substance polluante. Pourtant, ces dernières années, les fermes aquacoles chiliennes étaient dans le viseur des associations de protection de l’environnement après la survenue de l’épidémie du virus AIS (anémie infectieuse du saumon). Il faut peut-être voir là les résultats des efforts de ce pays sur l’aquaculture.

Pesticides et métaux lourds dans quatre saumons bio sur six

En revanche, notre étude soulève deux points noirs. Le saumon bio se révèle beaucoup moins sain qu’attendu. Sur six saumons bio analysés, quatre se révèlent contaminés par des pesticides et quatre par des métaux lourds.

Selon nos experts, cette contamination a très probablement une origine environnementale. On sait notamment que les fermes de poissons bio peuvent, dans certains États membres de l’Union européenne, être installées au voisinage d’élevages conventionnels… avec le risque d’échange d’eau entre les deux unités.

L’éthoxyquine, un antioxydant inquiétant

Deuxième source d’inquiétude : la présence d’éthoxyquine dans six échantillons sur les dix-huit d’élevage étudiés, avec pour trois d’entre eux une présence à un taux assez élevé, voire très élevé pour un échantillon.

Cette substance est incorporée aux huiles et farines de poissons servant à nourrir les saumons afin d’éviter qu’elles ne s’oxydent durant leur transport : cette nourriture issue de la pêche minotière est en effet menée dans des zones souvent éloignées des fermes aquacoles.

Or l’innocuité de l’éthoxyquine n’a pas été évaluée pour l’homme alors même qu'elle a été interdite en tant que pesticide dans l'agriculture. Il n’existe pas de limite réglementaire maximale de résidus dans la chair du saumon consommée (alors qu’elle existe pour l’alimentation animale !).

Nous demandons une évaluation de sa toxicité

Didier Ortelli, chimiste au service des affaires vétérinaires du canton de Genève, souligne : « C’est le flou artistique au niveau de la législation européenne ; il n’y a jamais eu d’évaluation sur sa présence dans le poisson destiné à la consommation humaine. »

Alertés, des députés européens ont interrogé la Commission européenne en novembre 2013 sur ce sujet, pour l’instant sans réponse. 60 Millions demande également une évaluation de la toxicité de cette substance pour l’homme.

Patricia Chairopoulos et Fabienne Loiseau

Le projet de "Mes Courses pour la Planète" ne serait pas financé.... Les belles-mères sont sauves !


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Utiliser les effluents des bassins d’élevage de poissons pour nourrir des plantes tout en retraitant naturellement l’eau : tel est le principe de l’aquaponie. C’est aussi un projet ambitieux intitulé Apiva (Aquaponie, innovation végétale, aquaculture). Il réunit le Lycée de la Canourgue en Lozère, l’Itavi, le Cirad de Montpellier et de Bangkok et de nombreux professionnels de l’aquaculture.

Le Cirad et son Unité mixte de recherche Intrepid, Intensification raisonnée et écologique pour une pisciculture durable, se sont donc investis pour cette technique innovante d’aquaculture qui associe à bénéfices réciproques des élevages aquacoles avec la l’hydroponie (cultures hors-sol sur solutions nutritives).
L’initiative vise aussi à développer une plateforme innovante de recherche et d'enseignement autour de cette nouvelle forme d'aquaculture intégrée . Un important partenariat s’est également développé à ce jour entre des centres de recherche et de développement, des lycées agricoles, des universités françaises et internationales, des entreprises, des organisations professionnelles et des représentants des pouvoirs publics.

Le principe

Dans un système aquaponique, les cultures végétales traitent l’eau en prélevant l’azote et le phosphore produits par les élevages aquatiques. L’atelier aquacole fournit quant à lui les éléments fertilisants nécessaires à la croissance des plantes, grâce aux déchets d'élevage qui sont alors valorisés au lieu d'être rejetés et de polluer l'environnement. Le système peut alors fonctionner en circuit fermé, avec recyclage intégral de l'eau.

La technique connaît un engouement important, notamment en Australie et aux Etats-Unis, mais aussi dans les zones arides où l’eau est rare et dans les zones urbaines où le foncier est coûteux.
Environnement....

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Le 16 février 2012


Ancien géant de la chimie, Monsanto est aujourd'hui le leader mondial des OGM et l'un des premiers semenciers de la planète.
La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.

Un géant de la chimie… explosif

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique depuis soixante ans. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industrie chimique.

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.

Monsanto, qui a dirigé l'usine de Nitro entre 1934 et 2000, a par ailleurs fait l'objet d'une plainte déposée en 2007 par 77 habitants de Virginie atteints de cancer, qui accusent la compagnie d'avoir diffusé "illégalement" de la dioxine dans les environs de l'usine.

PCB : le procès de la honte

En 2001, 3 600 habitants de la ville d'Anniston, en Alabama, attaquent Monsanto pour une contamination aux PCB. Selon un rapport déclassifié de l'Agence de protection de l'environnement des Etats-Unis (EPA), Monsanto a déversé pendant près de quarante ans des milliers de tonnes de déchets contaminés dans un ruisseau et une décharge à ciel ouvert, au cœur du quartier noir de la ville.

La façon dont The Washington Post rapporte l'histoire est édifiante : "Des milliers de pages de documents de Monsanto – dont beaucoup sont estampillés 'CONFIDENTIEL : lire et détruire' – montrent que pendant des décennies, la multinationale a dissimulé ce qu'elle faisait et surtout ce qu'elle savait. En 1966, des responsables de l'entreprise avaient découvert que des poissons immergés dans ce ruisseau se retournaient sur le dos en moins de dix secondes, pissant le sang et perdant leur peau comme s'ils avaient été bouillis vivants. Ils ne l'ont dit à personne", raconte le quotidien américain.

En 1975, une étude menée par Monsanto révèle que le PCB provoque des tumeurs chez le rat. La multinationale décide d'en changer les conclusions, de "légèrement tumorigènes" à "n'apparaît pas cancérigène". "Nous ne pouvons nous permettre de perdre un seul dollar" : ainsi se conclut l'un des mémos consultés par The Washington Post.

Monsanto a finalement été jugée coupable en 2002 d'avoir pollué "le territoire d'Anniston et le sang de sa population avec les PCB". La firme sera condamnée à payer 700 millions de dollars de dommages et intérêts et à assurer le nettoyage de la ville. Aucune peine de prison n'a été retenue contre les responsables de l'entreprise.

En février 2007, The Guardian révèle que le géant agrochimique a appliqué les mêmes méthodes sur plusieurs sites en Grande-Bretagne entre 1965 et 1972. Le quotidien a eu accès à un rapport gouvernemental montrant que 67 produits, dont l'agent orange, la dioxine et des PCB, ont été identifiés dans une carrière au pays de Galles. En France, la fabrication et l'utilisation des PCB sont interdites depuis 1987.
Agent orange : condamné pour "empoisonnement"

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samedi 22 octobre 2011

6 milles nautiques. Le 6ème sens du pêcheur ou « Le bon sens du marin »

6 milles nautiques. Le 6ème sens du pêcheur ou « Le bon sens du marin »

La bande côtière des 6 milles marins interdite aux pêcheries étrangères... (cliquer sur la carte marine pour agrandir)

Jeudi 20 octobre 2011 au Tribunal de Dunkerque.

On s'est battu (longuement) à coups de cartes maritimes, d'expertises, de réglementation européenne, de convention américaine, de constats d'huissier, hier au tribunal correctionnel de Dunkerque où des marins pêcheurs néerlandais comparaissaient pour des infractions liées à l'exercice de la pêche….

Le 14 décembre 2010, deux bateaux sont repérés par les Affaires maritimes en action de pêche, selon eux, dans la zone interdite des six milles nautiques, soit précisément à 5,6 et 5,4 milles de la côte. Les Néerlandais contestent. Non pas la position GPS sur laquelle ils se trouvaient. Ils réfutent la délimitation de la bande des six milles établie par l'administration française.

L'administrateur des Affaires maritimes voit rouge....

Pendant plus d'une heure, Me Khayat, l'avocat des pêcheurs et l'administrateur des Affaires maritimes ont déployé des cartes maritimes sous le nez de la présidente pour la convaincre que chacun avait le bon tracé de la frontière immatérielle de la bande des six milles. Évidemment, ils ne se sont pas mis d'accord. « Si chacun se met à retracer les frontières comme il l'entend ! », finit par lâcher, excédé, l'administrateur des Affaires maritimes qui, en tant que représentant de l'État, s'estime compétent pour garantir le tracé officiel des zones de pêche.

.... Quand la défense argumente sur « Le bon sens du marin »

Pour appuyer son argumentation, la défense sort de sa manche un témoin, un ancien marin pêcheur, autrefois expert à la cour. L'audience tourne alors à la farce. « Qu'est-ce qui vous fait dire que la bande des six milles ne se trouve pas à l'endroit indiqué par les Affaires maritimes ? » demande la présidente. « Le bon sens du marin », finit par lâcher le témoin. L'argument n'est pas très juridique.

Le parquet, qui estime les autorités françaises compétentes dans la délimitation de la bande des six milles, a demandé une amende de 15.000 E chacun. La partie civile, qui représente le comité local des pêches réclame 10.000 E de dommages et intérêts. Le jugement sera rendu le 17 novembre.

A partir de l'article de La Voix du Nord : Guerre du poisson : le parquet veut des amendes de 10.000 € contre les pêcheurs hollandais

Autres articles :

Autres informations :

Pour accéder aux cartes marines des côtes européennes (et du reste du monde) et mises en ligne par l'administration étatsunienne, cliquer NOAA

En France, les cartes marines sont éditées par le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine). Elles utilisent comme références :

  • pour l'altitude, le zéro du nivellement général de la France, système de référence de l'IGN.
  • pour la profondeur, le niveau zéro hydrographique (ou zéro des cartes marines), qui est choisi au voisinage du niveau d'eau des plus basses mer astronomiques. (Wikipedia)
Dernier acte le 17 novembre 2011....

En l'espace de six mois, le «Johannes-Stellendam» a dû payer un total de 40.000E à la justice française.

Le tribunal a condamné, hier, trois patrons pêcheurs néerlandais, à la tête de puissants chalutiers, à de fortes amendes, pour une série d'infractions liées à la pêche, dans les eaux dunkerquoises.

Le capitaine du Cornelia Adriana a écopé d'une amende de 10.000 E et d'une retenue de 10.000 E sur la caution qu'il avait versée pour récupérer son navire. Il devra verser 1 E symbolique de dommages et intérêts pour le comité local des pêches de Dunkerque et 500 E au titre des frais de procédure. La justice reprochait à ce patron pêcheur néerlandais d'avoir, le 14 décembre 2010, pêché à l'intérieur de la bande des six milles, une zone prohibée.

Le patron du Deo Volente a été condamné à la même peine pour les mêmes faits commis le même jour.

Deux navires « récidivistes »

Le tribunal a aussi rendu son délibéré, hier, contre le Johannes-Stellendam. Le patron pêcheur de ce chalutier était poursuivi pour avoir utilisé lors de ces actions de pêche, le 24 août dernier une torquette dont les mailles du filet étaient inférieures à la norme imposée. Cela pour obtenir un meilleur rendement, au mépris de la protection de la ressource halieutique. Une peine d'amende de 7 500 E a été prononcée, ainsi qu'une retenue de 7 500 E sur la caution versée pour être autorisé à reprendre la mer. Là encore, les marins dunkerquois recevront 1 E symbolique de dommages et intérêts et 500 E pour leurs frais de procédure. Pour le Johannes-Stellendam , il s'agit de la deuxième condamnation en l'espace de six mois. Au mois de juin, une amende de 20 000 E a été prononcée pour une série d'infractions. Quant au Cornelia Adriana, un procès est prévu le 5 janvier, pour une pêche à la « chaussette » et diverses infractions pour du matériel non conforme.

Au nom du comité local des pêches de Dunkerque, Patrice Hazebrouck s'est dit « un peu déçu », hier, par les dommages et intérêts alloués, tout en reconnaissant que les amendes, elles, n'avaient rien de symboliques. « On espère que ce sera dissuasif », a-t-il déclaré.

vendredi 21 octobre 2011

Turbot : Un pionnier de l'aquaculture toujours en phase de décollage !!!

Turbot : Un pionnier de l'aquaculture toujours en phase de décollage !!!

Le turbot d'élevage n'a pas réussi à prendre son envol en France. Une production annuelle de 350 tonnes après plus de 40 ans sur le tarmac !

Faut-il encore dépenser de l'énergie dans ce type de pisciculture pour si peu de résultat ? Pourquoi ne pas envisager le pacage marin ?

En octobre, le Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture met le turbot à l’honneur !

Avec la finesse et la fermeté de sa chair, son parfum délicatement iodé, le turbot séduit les plus fins gourmets. Ce poisson est particulièrement apprécié par les chefs de la restauration haut de gamme. Poisson rare, le turbot est un poisson noble par excellence, parfait pour les repas festifs de fin d’année. En France, l’aquaculture produit chaque année environ 350 tonnes de turbot qui sont tous labellisés Label Rouge afin d’offrir au consommateur un poisson d’exception tant sur le plan gustatif que nutritionnel.

Un pionnier de l’aquaculture

Poisson rare, il ne peut faire l’objet d’une pêche dédiée, c’est pourquoi des pisciculteurs s’y sont intéressés de plus près. Le turbot fait partie des quelques espèces « pionnières » de l'aquaculture marine dont les essais d'élevage larvaire ont débuté en France dans les années 70. L’élevage des turbots peut durer de 18 mois (pour des poissons de 800g) à 3 ans (pour des poissons de 2 à 3 kg).

L’élevage du turbot se pratique essentiellement dans des bassins à terre qui se situent sur la façade atlantique (Ile de Noirmoutier, Bretagne), notamment pour des raisons de température d'eau (qui ne doit pas excéder 22°C) mais aussi de qualité de l’eau souterraine salée.

Une production de qualité supérieure

Aujourd’hui, la totalité de la production nationale, soit environ 350 tonnes, est certifiée Label Rouge et se base sur un référentiel rigoureux garantissant au turbot les meilleures conditions de vie, une alimentation naturelle, et une traçabilité exemplaires, le tout contrôlé par un organisme certificateur indépendant. Des tests réguliers de suivi sensoriels effectués auprès d’un panel de consommateurs confirment les qualités gustatives supérieures du Turbot Label Rouge.

Par ailleurs, les turbots répondent également aux exigences de la charte qualité «Aquaculture de nos régions® ». Ils sont pêchés à la commande et livrés sur les étals dans des délais extrêmement courts (entre 24h et 48h), ce qui les place parmi les plus frais du marché.

Un fin gastronome

A l’ère du “mieux manger”, on se fait un plaisir de préparer ce poisson dont la chair blanche et goûteuse est du plus bel effet dans l’assiette. Les pavés seront cuits à la vapeur, en papillotes ou braisés au four. Le temps de cuisson doit être relativement court : compter 5 à 10 minutes selon l’épaisseur. Pour accentuer la couleur blanche de la chair, pocher les pavés dans un mélange eau-lait. La carcasse du turbot est recommandée pour réaliser des fumets ou bien encore des fonds de sauce. Sur les tables de fin d’année, il s’accommodera parfaitement avec des sauces à base de fruits de mer (langoustines, écrevisses, homard), des champignons, et en particulier la truffe. Les qualités gustatives du turbot en font un poisson de haute gastronomie dans nos traditions gourmandes. Le Turbot Label Rouge est également reconnu pour ses qualités nutritionnelles : sa chair blanche est riche en protéines de bonne qualité, en vitamines et minéraux. Peu gras, ce poisson est reconnu pour son apport non négligeable en acides gras omégas3…. Source : Communiqué de Presse du CIPA

Autres articles :

Revue de presse

Le 10 décembre 2011 : France Turbot en phase de décroissance Bretagne

Trédarzec : Le préfet découvre le site aquacole et ostréicole du Carpont (Ouest France)

« Je suis venu à la rencontre de la communauté de communes de la Presqu'île de Lézardrieux (CCPL) pour découvrir l'ensemble du territoire mais aussi les activités économiques, et bien me rendre compte du potentiel économique », a confié Rémi Thuau, préfet des Côtes-d'Armor, mercredi midi, à l'issue de la visite de l'élevage de turbots et la nursery d'huîtres au Carpont, pour le compte du groupe Adrien. « Il y a des choses intéressantes. Ce matin j'ai visité trois entreprises. J'ai vu comment on articule tout ce qui est aménagement du territoire, autour de l'intercommunalité, les sujets liés à la protection des sites, et tout ce qui est condition nécessaire au maintien de l'activité économique de qualité. »

Le préfet est aussi venu « manifester l'intérêt de l'Etat sur l'action menée par les responsables économiques locaux et par les élus du territoire. »

Accueilli au Carpont par Pierre James, responsable de la production, le préfet, accompagné par Pierre Simunek, sous-préfet de Lannion, et les maires du canton, a enregistré quelques chiffres. « 130 tonnes de turbots de 3,5 kg, label rouge, sont commercialisées par an, dans le respect de l'environnement sur un élevage en circuit fermé, avec une eau filtrée avant rejet dans le Jaudy. Une aquaculture qui s'inscrit dans une démarche durable et responsable. » souligne Pierre James, ingénieur, qui reconnaît « Un marché tendu, après avoir vécu une crise il y a deux ans. » Le prix moyen actuel de vente des turbots est 12,30 € le kg. Une production de qualité destinée essentiellement à la restauration haut de gamme. Quinze salariés sont employés autour des bassins couverts.

Parallèlement, la restructuration de l'écloserie de turbots à Noirmoutiers, a été nécessaire après le développement de la concurrence en Espagne, en Irlande, en Islande et en Chine. « De dix millions d'alevins, nous sommes descendus à un million », souligne Pierre James, embauché en 2007 pour développer le prégrossissement d'huîtres sur le Jaudy, en lanternes suspendues. « Nous espérions 300 à 500 millions de naissains par an, nous atteignons 100 à 200. Elles sont revendues aux ostréiculteurs de 6 à 8 mm. » Le préfet interroge Pierre James sur la mortalité estivale. « En 2008 nous avons subi des grosses pertes. Et ça continue. En 2011 nous avons perdu 48 %. Surtout en été quand le virus se développe. »

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Le 15 novembre 2011 : Dossier Les Echos

Pisciculture. Le miroir aux alouettes du modèle norvégien….

La Norvège, modèle de l’aquaculture dans le monde ?


Le dossier de la banque hollandaise Rabobank "Sustainability challenge for the global food supply chain" montre que le développement de la salmoniculture norvégienne s’inscrit dans une stratégie mondiale. Ce modèle aquacole s’appuie sur le contrôle des principales pêcheries minotières situées dans l’Atlantique Nord et le Pacifique du Sud-Est (Chili et Pérou). La farine et l’huile de poisson sont en effet indispensables aux élevages d’espèces carnivores comme le saumon, le bar, la daurade et le turbot…

Il est illusoire que la France se lance dans ce type d'élevage de poissons carnivores n'ayant aucun contrôle sur ces pêcheries minotières que convoitent les deux grandes puissances halieutiques, Chine et Norvège....

Après le bar et la dorade, la France tente de développer l'élevage de la sole (Les Echos)

Malgré ses efforts, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège.

La demande de poissons se développe en France comme ailleurs dans le monde. Mais la pêche ne couvre pas la demande. L'aquaculture encore moins, alors même que les travaux des instituts de recherche, Inra, Ifremer et Cemagref ont permis la reproduction en élevages des espèces les plus prisées par les consommateurs. Pionnière dans les techniques d'élevage marin, grâce à la maîtrise de la reproduction et de l'alimentation, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège, souligne le Cipa (Comité interprofessionnel des produits d'aquaculture).

Le bar et la dorade constituent l'essentiel (71 %) des tonnages issus des 40 élevages de poissons marins de l'Hexagone. Le saumon vient ensuite, avec des quantités 10 fois moindres, puis le turbot, le maigre, l'esturgeon et la sole.

L'élevage de cette dernière se heurte toujours à des problèmes de reproduction. La mortalité est importante et la commercialisation s'en ressent. « Les difficultés sont liées à l'adéquation entre l'alimentation proposée aux larves et la réalité de leurs besoins nutritionnels. La température de l'eau aussi est une question délicate », note le Cipa. La sole élevée dans le Sud-Ouest est surtout destinée au marché espagnol.....

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Bonne pêche (Les Echos)

L'aquaculture n'a pas que des amis. La police du goût ne manque jamais une occasion de critiquer les soi-disant faibles qualités gustatives des poissons sortant des usines de la mer. Et certains ardents défenseurs de la cause écologique ne sont guère avares de critiques, pointant du doigt la pollution provoquée par les rejets des giga-fermes marines.

Même si le poisson de batterie n'est pas toujours nourri avec les meilleurs aliments, ce qui nuit à sa saveur, et si personne ne peut nier que l'aquaculture n'a pas que des retombées positives pour l'environnement, force est de constater qu'une fois de plus l'innovation et le progrès technique adapté à l'univers agroalimentaire permettent de régler plus de problèmes qu'ils n'en créent.

Comme le souligne la FAO, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'an prochain, un poisson sur deux consommé dans le monde n'aura pas été pêché en mer mais élevé dans une ferme. Ce boom de l'aquaculture, qui aura permis de plus que doubler la production mondiale depuis 2000, est une bonne nouvelle.

Une bonne nouvelle pour la population mondiale, qui ne cesse de croître et de s'enrichir, ce qui tire la demande alimentaire, en particulier en protéines financièrement abordables. En permettant d'augmenter l'offre et de faire baisser les prix, l'aquaculture est une arme massive de lutte contre la pauvreté. Une bonne nouvelle pour l'économie mondiale car, même si l'aquaculture est dominée par de grands groupes plus que par des auto-entrepreneurs, sa croissance fournit du travail et tire tout un éco-système.

A l'heure où 80 % des espèces de poissons sont menacées par la pollution ou par une capture industrialisée de plus en plus performante, l'aquaculture permet en prime de limiter la pression insoutenable exercée sur la faune marine. Pour sauver les poissons victimes de la surpêche, la solution la plus efficace consisterait à créer de vastes zones de non-pêche, des réserves naturelles dans lesquelles les espèces pourraient se reproduire à leur rythme. Aujourd'hui 12 % de nos terres sont des espaces protégés, contre seulement 0,5 % des océans. Tant que la volonté politique planétaire d'investir dans la sauvegarde de notre or bleu ne se manifestera pas, l'aquaculture représentera donc une puissante alternative

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L'incroyable essor de l'aquaculture (Les Echos)

L'aquaculture devrait bientôt détrôner la pêche. Dès l'an prochain, l'élevage fournira la moitié des poissons consommés sur la planète, estime la FAO. C'est la source de protéines animales qui connaît la plus forte croissance au monde. L'essor considérable de la demande, alors que la ressource halieutique stagne, explique l'explosion de l'aquaculture. Un mouvement largement tiré par l'Asie. Les industriels, notamment norvégiens, profitent du mouvement. Mais, à court terme, ils sont pénalisés par la chute des cours du saumon.

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L'aquaculture en passe de fournir la moitié des poissons consommés dans le monde (Les Echos)

L'aquaculture sera la troisième source de protéines dans l'alimentation mondiale, devant la viande bovine, d'ici à 2020, selon les prévisions de la Rabobank. En pleine restructuration, elle remplace peu à peu la pêche et attire de plus en plus d'investisseurs.

lundi 17 octobre 2011

Pacage marin : La pisciculture à contre courant !

Pacage marin : Une technique d'aquaculture dans laquelle les pêcheurs sont partie prenante !

Quand les volailles sortent dans leur pacage herbeux, les poissons sont enfermés dans des cages !

En agriculture, la tendance au bien-être des poulets fermiers avec un pacage herbeux autour du poulailler se confirme. En aquaculture, l’industrie agro-alimentaire presse la réforme de la politique commune de la pêche à élever les poissons dans des cages le long des côtes européennes !

Toutes les manifestations autour de cette pisciculture industrielle ont leurs fervents partisans : BioMar sponsor de la conférence « Aquaculture Europe 2011 ». Pour les fabricants d’aliments aquacoles, l’industrie des produits vétérinaires et les fournisseurs d’équipements aquacoles, la pisciculture marine en cage est tout naturellement la seule alternative « durable » à la pêche…

Le pacage marin, une forme d’aquaculture qui associe les pêcheurs

Le pacage marin (ou aquaculture de repeuplement, Sea-ranching en anglais) est la technique qui consiste à lâcher dans le milieu naturel, après une production en écloserie, des juvéniles d’espèces migratrices ou sédentaires afin de les capturer ultérieurement en des points de concentration naturels ou artificiels proches du lieu de lâcher. (1)

En France, le pacage marin a concerné dans les années 1970/80 le homard à partir d'une écloserie construite sur l'île de Houat dans le Morbihan. L’expérience le plus significative reste le semis de jeunes coquilles saint-jacques issues de l’écloserie du Tinduff (près de Brest). Régulièrement, des zones de pêche sont ensemencées en naissain de saint-jacques notamment Granville, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Rade de Brest et Pertuis charentais… Sur la façade méditerranéenne, des semis d’oursins dans le Var en 2010 (France Info : Semons des oursins)…

En Europe, le pacage marin concerne principalement l'esturgeon et le saumon atlantique,…

Au niveau mondial, c’est dans le Pacifique nord où le pacage marin s'est développé à très grande échelle avec des productions qui dépassent les centaines de milliers de tonnes pour les saumons du Pacifique, des quantités comparables à l’élevage de saumon atlantique en cages ! (lire : Dans le Pacifique Nord, trop de saumons issus d'écloserie !)

Japon et Taïwan ont multiplié les programmes de pacage marin en liaison avec des aménagements côtiers en récifs artificiels. En plus des saumons, les coopératives de pêcheurs gèrent des écloseries d’ormeaux, pétoncles, oursins, flet (poisson plat), concombres de mer pour repeupler des zones précises du littoral…

Le pacage marin, une alternative à la pisciculture d’espèces carnivores

Le problème majeur des élevages de poissons carnivores (saumon, bar, daurade, turbot, sole, cabillaud,…) est l’alimentation constituée principalement de farine et d’huile de poisson. Pour un gain de poids d'1 kg, un saumon d’élevage mange l’équivalent de 3 kg de poisson sauvage. L’industrie de l’alimentation aquacole dépense toute son énergie à diminuer ce ratio (appelé aussi FIFO = Fish in /Fish out). Remplacer les protéines et les huiles de poisson par des substituts d’origine végétale. En définitive : Convertir les poissons carnivores au régime végétarien !

Quand les industriels de l'alimentation animale cherchent à transformer les poissons carnivores en une espèce végétarienne, des scientifiques travaillent de leur côté sur les capacités de dressage des poissons dans le but de les domestiquer ! Les poissons ont des facultés auditives. Ils peuvent entendre et distinguer différentes tonalités de sons. Par exemple, les carpes Koï différencient le classique du blues.

Ces chercheurs partent d’une démarche différente. « Imaginez un autre modèle. Au lieu d'élevage en batterie, les poissons seraient laissés en pâture, comme au temps de la vieille école du bétail ! Ils seraient libres et grossiraient à l'état sauvage. Puis, quelques semaines ou quelques mois plus tard, ils pourraient être rappelés en - utilisant la version aquatique d'une cloche - et capturés. » « Appeler et attraper », c’est le titre du travail de recherche dirigé par Boaz Zion, scientifique à l'Organisation de recherche agricole en Israël. Zion et ses collègues ont mené plusieurs expériences sur le terrain et ils ont construit ce qu'ils appellent « une machine de pêche automatique ». « Ce que nous voulons faire », dit-il, « c'est développer d'immenses régions côtières où les poissons seraient en pacage marin. » Source : Home on the Range Poissons (onearth)

Philippe Favrelière

(1) à partir de Wikipedia

Autres articles :

Photographies de Philippe Favrelière
  1. Haut à droite : Japon. Criée de Miyako (Iwate) - Saumons sauvages issus de l'écloserie de la coopérative de pêcheurs de Miyako.
  2. Bas à droite : Taïwan. Ecloserie d'ormeaux. Naissain pour le repeuplement.

Pour aller plus loin....

  • The 4th International symposium on stock enhancement and sea ranching / As part of the 9th Asian Fisheries and Aquaculture Forum / Shanghai Ocean University / April 21 to 23, 2011 : Book of abstracts for Oral and Poster presentations
  • Stock enhancement and sea ranching : Sea Ranching
  • Marine ranching / FAO Document technique. N°429 / Devin Bartley M. / Rome, FAO. 2004. 213p. Cliquer Ici

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Le 24 novembre 2011

Le pacage marin (ou aquaculture de repeuplement), çà marche dans le Cotentin !


De milliers de petites coquilles Saint-Jacques de 6 à 7 centimètres se trouvent au large de Granville.

Le projet d’ensemencement de coquilles saint-Jacques mené au sud de Chausey, depuis deux ans, par le comité local des pêches de l’ouest-Cotentin, semble déjà porter ses fruits. Ce mercredi 23 novembre, un bateau de pêche granvillais a tiré un trait de drague et remonté à la pelle de petites coquilles Saint-Jacques. « On n’en avait jamais vu autant, se réjouit André Piraud, président du comité local des pêches de l’Ouest-Cotentin. Nous pensons que l’ensemencement commence à porter ses fruits, car nous trouvons en assez grande quantité des petites Saint-Jacques dans des endroits où traditionnellement nous n’en n’avions jamais pêché »

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Le 5 janvier 2013

Itinéraires : Houat "de la mer nous vivons"

Houat, c'est un plateau granitique exigu. L'île, aussi appelée la Canne est une terre de marins. Ici il n'y a pas une famille qui ne compte un pêcheur en son sein.


Par Emilie Colin

Reportage

Il y a 25 ans, le port de Houat accueillait encore une cinquantaine de navires qui pêchaient essentiellement aux casier. Aujourd'hui, ils ne sont plus que douze bateaux, employant 25 pêcheurs. Parmi eux, quelques jeunes croient encore à l’avenir de la profession.



Rencontre

Joseph Le Hyaric dit "Jo" a 45 ans de navigation derrière lui et 42 ans à la mairie de la commune. A presque 90 ans, c’est aussi le doyen de l’île et il en sait long sur la place des pêcheurs à Houat.



M. Villaverde, F. Leroy, V. Surrault, D. Mérieux, T. Compain

Dans le rétroviseur : Houat / Homard / Pierre Mollo

Le homard de Houat est bien connu. En 1972, les pêcheurs participaient à la construction de l’écloserie, une installation permettant de produire des oeufs et des larves de crustacés.



La fin de l'écloserie ?

L’écloserie a fonctionné pendant une quinzaine d’années. Aujourd’hui, elle a été transformé en éclosarium : un espace de découverte et un centre de recherche en cosmétologie qui emploie quatre personnes.

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