mercredi 25 novembre 2009

Avec Pierrot, le plancton devient enfin lisible !

Pierrot et son microscope, tous les deux immergés dans une goutte d’eau de mer, nous découvrent sur un grand écran le monde grouillant du plancton. C’est l’image qui m’est revenue à l’annonce de la sortie du livre de Pierre Mollo : « L’enjeu plancton - L’écologie de l’invisible », co-écrit avec Maëlle Thomas-Bourgneuf.

Aujourd’hui, l’ensemble des activités terrestres, en particulier le déversement de produits chimiques, de métaux lourds et l’excédent d’engrais, provoquent la dégradation du plancton en quantité et en qualité. Pierre Mollo et Maëlle Thomas-Bourgneuf nous entraînent à la découverte de ce monde microscopique fascinant et rappellent son rôle capital dans notre écosystème. Car s’il est à la base de la chaîne alimentaire marine, le plancton produit aussi la moitié de l’oxygène de notre planète et pourrait servir à l’alimentation humaine (il contient des antibiotiques naturels et est très riche en vitamines et en oligo-éléments). Mise en place de systèmes d’aquaculture durable, projets d’écloseries, protection de la mangrove (très collectrice de plancton), échanges entre chercheurs, les auteurs s’appuient sur de très nombreuses expériences menées de par le monde pour proposer plusieurs modes de sauvegarde du plancton et pour que le repeuplement des mers ne reste pas une utopie. (Source : Edition Charles Léopold Mayer)

« L’enjeu plancton - L’écologie de l’invisible » est en vente dans toutes les bonnes librairies à partir du 27 novembre 2009.


Dans l'attente, découvrez le plancton de Pierrot sur le web : Plancton du Monde

Photographie : Zooplancton (larve de poisson d'eau froide) - Wikipedia

Autres articles :

Formation en ligne

Plancton. Pierre Mollo entend former les citoyens (Le Télégramme)

Le plancton végétal pour mieux nourrir les hommes. Le biologiste Pierre Mollo ouvre, le 1erdécembre, à la MJC/MPT de Kerfeunteun, à Quimper, un cycle de formation citoyenne sur la biologie et l'écologie marines. Le plancton, on dit toujours que ce n'est qu'un truc de scientifiques. Mais pas du tout! C'est une affaire citoyenne», s'exclame Pierre Mollo. L'enseignant-chercheur à la retraite s'ingénie, depuis 40ans, à mettre en lumière la richesse et les bienfaits du plancton pour l'équilibre durable des écosystèmes sur la planète... et l'alimentation, donc la santé des hommes. Il en fera la démonstration, à la fois pédagogique et accessible, mercredi 1erdécembre, en inaugurant un nouveau cycle de formations citoyennes de la MJC/MPT de Kerfeunteun, à Quimper. Ce soir-là, «je vais installer un grand mur d'images, je projetterai une sélection d'images de plancton faites au fil de mes années de recherches. Et pendant ce temps, je raconterai des histoires (d'où ça vient: ça remonte à 3,5milliards d'années. À quoi ça sert, etc.)», décrit le spécialiste….

Formations en ligne - Des formations ont déjà démarré à l'Agro-campus de Beg-Meil, à Fouesnant. Et Pierre Mollo met actuellement au point d'autres modules, dont le premier sera disponible début 2011 sur le site Plancton du Monde (www.plancton-du-monde.org), soutenu par la Fondation Charles-Léopold Mayer et Océanopolis. Après l'intervention du 1erdécembre, la MJC/MPT de Kerfeunteun programme, avec Pierre Mollo, quatre séquences d'«acquisition de connaissances et de partage des savoirs sur le plancton et l'écologie marines». Primordial pour le chercheur humaniste. «Car tant que les citoyens ne prendront pas en main le sujet, les pouvoirs publics ne s'intéresseront pas au plancton et ne nous aideront pas», se dit-il convaincu. Pratique Entrée libre le 1erdécembre, à 20h, à la MJC/MPT de Kerfeunteun. Puis quatre modules de formation, de 35 EUR l'un à 125 EUR les quatre. Tél.02.98.95.46.25.

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Pour tout savoir sur Plancton du Monde et son réseau de veille planctonique..

.... et Pierre Mollo chez les pêcheuses de spriruline du lac Tchad

Quelques photos de la mission de Pierre Mollo (plancton du monde) et Julien Gonnet (rongead) au Tchad avec Koliyang Palebele (pdt de l'orga paysanne CNPRT). Ils ont rencontré les femmes qui collectent la spiruline naturelle. Ils ont aussi rencontré des pêcheurs de ce pays. Ils leur ont donné l'occasion de voir la spiruline et le plancton de différents lacs avec des petits microscopes.

Un moment fort pour ces femmes, pêcheurs lorsqu'ils ont pu découvrir la vie dans l'eau et ont compris la nécessité de la préserver avec les paysans et tous ceux qui vivent autour de ces sources d'eau. Un moment fort aussi pour Pierre Mollo qui découvrait un des lieux de production naturelle de la spiruline avec des personnes qui appartiennent à ces cultures humaines qui l'ont préservé depuis des centaines d'années.

Le seul fait de voir peut permettre de changer son regard sur le monde. C'est un début pour pouvoir réfléchir, penser, délibérer et agir. Mais c'est un moment de déclic… ;

Pour en savoir plus sur la spiruline du Tchad, cliquer Plancton du Monde dans Edito

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Pierre Mollo, chercheur en aquaculture (bretagne.fr)

Chaque semaine : le portrait vidéo d’un personnage connu ou anonyme évoque son itinéraire personnel et sa vision de la Bretagne. Et, au fil des semaines, recrée une galerie de portraits de « Gens de Bretagne » offrant une multiplicité de points de vue sur la Bretagne.

Né en 1948 dans le Golfe du Morbihan, Pierre Mollo apprendra très tôt à traquer le bouquet dans la petite mer de Gâvres. Chercheur réputé aussi passionnant que passionné, il dit avoir découvert le monde dans une goutte d'eau. Actuellement en poste au Cempama de Beg Meil pour le compte du ministère de l'Agriculture, il est expert dans les domaines des métiers de la mer, de la biologie en laboratoire, de l'aquaculture en général.

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Une plongée dans le monde du plancton Une plongée dans le monde du plancton

Projection-débat animée par Pierre Mollo et Morgane Nédélec

A l'IPFM de La Seyne sur mer

26 janvier 2012 à 14h

Projection-débat animée par Pierre Mollo et Morgane Nédélec à l’Institut de Promotion et de Formation aux Métiers de la mer de La Seyne sur mer. Nos deux chercheurs passionnés de cet univers microscopique présenteront plusieurs extraits de films dont « Planète plancton » réalisé par Jean-Yves Collet pour ARTE en 2009. Découvrir la vie qui s’organise dans une goutte d’eau de mer, en comprendre les tenants et les aboutissants (base de la chaîne alimentaire marine, production de 50% de notre oxygène, indicateur de l’état des milieux aquatiques…), tels sont les objectifs de Pierre Mollo, co-auteur de « L’enjeu plancton » édité par la Fondation Charles Léopold Meyer. Des élèves de l’IPFM, engagés dans une formation en lien avec le milieu maritime, assisteront cette conférence. Il est possible d’y participer (l’entrée est libre) dans la mesure des places disponibles, merci de nous prévenir (encredemer@yahoo.fr).

Source : Encre de Mer

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Planète plancton - Au service de l’homme
Invisibles à l'oeil nu pour la plupart, les milliers d'espèces qui composent le plancton représentent à elles seules 99,9 % des organismes marins. Planète plancton explore les relations fondamentales qui unissent l'homme à ces milliards de végétaux et d'animaux indispensables à la vie sur terre, et montre en quoi ces sentinelles environnementales sont une manne pour l'humanité. Un film de Jean-Yves Collet
(France, 2009, 43mn) ARTE F

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Planète plancton - L'impact de l'homme

Aujourd'hui, de nombreux milieux aquatiques sont pollués par des substances chimiques ou fragilisés par l'activité humaine. Les scientifiques, qui observent les dérèglements planctoniques, s'inquiètent de la diminution considérable des ressources halieutiques. Un film de Jean-Yves Collet

(France, 2009, 43mn) ARTE F

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Revue de presse Seaweb : Bloom et biotoxines

L’organisation étatsunienne Seaweb réalise périodiquement des revues de presse d'articles scientifiques en relation avec l’environnement marin. La dernière est consacrée au Bloom et biotoxines. Il s’agit des micro-algues toxiques, ce plancton invisible qui pose tant de soucis aux pêcheurs et conchyliculteurs pour les fermetures et les interdictions répétées de capture et de commercialisation de leurs produits de la mer.

Un exemple parmi les articles de la revue de presse du 2 mai 2011 (malheureusement en anglais) : La prolifération d’Ostreopsis, le long de la côte nord de Méditerranée

Les proliférations de microalgues nuisibles représentent un phénomène émergent dans les zones tempérées, avec ses répercussions sur la santé et l’économie. Les proliférations d’Ostreopsis deviennent aussi une préoccupation environnementale sur toute la côte nord de la Méditerrannée…. Les chercheurs italiens, français et espagnoles tentent de connaitre les raisons de ces proliférations…

Pour en savoir plus sur les revues de presse "Bloom et biotoxines", cliquer Ici

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Revue de presse :

Le 29 novembre 2009

Le monde est une goutte d'eau poissonneuse (Ouest France) Rien de ce qui se voit n'est vraiment important. Prenez le plancton, né il y a 3,5 milliards d'années. Il est invisible à l'oeil nu. S'il disparaît, on est mal. On est mort. Dans les yeux binoculaires du microscope, un ballet de cils vibrants, de la bijouterie de diamantaire, la danse des sept voiles. De quelle terre inconnue, les deux explorateurs qui vous mettent ces sortilèges dans la prunelle, reviennent-ils ? D'une mare de la plage d'à côté. D'une goutte d'eau salée. Ces formes étranges qui grouillent, c'est du plancton. C'est-à-dire une pincée de levain de la vie. De la poussière de mer. Des micro-organismes qui vont se transformer en algues (phytoplancton) ou en crevettes (zooplancton). Puis en poisson. Au départ, on a un banc de plancton. Et à l'arrivée, un thon. Même dans le champagne ! Quand on demande à Maëlle Thomas-Bourgneuf et à Pierre Mollo, enseignants-formateurs, ce qu'est du plancton, ils répondent : « C'est l'enfant des volcans et de l'invivable....

Le 1 décembre 2009

Réchauffement : le plancton est en jeu (Ouest France) Pierre Mollo : « Le plancton, tout le monde en parle, mais personne ne l'a jamais vu étant donné sa taille. Il est pourtant essentiel pour la vie des océans. » Le chercheur Pierre Mollo publie un livre à l'occasion du sommet de Copenhague. La ressource en plancton évolue. Enseignant-chercheur du ministère à l'Agrocampus de Beg-Meil (ex-Cempama) jusqu'à l'an dernier, Pierre Mollo cosigne ces jours-ci un livre de vulgarisation, L'enjeu plancton. Le livre sort à l'occasion du sommet de Copenhague.....

3 décembre 2009

Mise au point d’un réacteur de culture en continu de phytoplancton adapté aux besoins d’une écloserie nurserie de mollusques (Ofimer - 2001) Le but du projet est d’augmenter la productivité en écloserie nurserie de mollusques par amélioration des méthodes de culture du phytoplancton servant de nourriture aux élevages. Il s’agit de remplacer une partie de la production de phytoplancton en batch par une production en continu en réacteur, dans des conditions technologiquement stabilisées. Ceci en poursuivant les recherches d’exploration engagées sur le sujet, et en les concrétisant par une étude de pré-faisabilité. L’espèce Isochrysis sp. Tahiti est choisie pour la mise en place du réacteur, elle représente une constante dans les besoins alimentaires des différents stades larvaires et post larvaires des espèces de mollusques produites dans l’écloserie nurserie de la SATMAR. Cette amélioration devrait se traduire : · par une qualité accrue de la biomasse produite, qui est une des clefs de la production de larves et de juvéniles, cette production de phytoplancton étant destinée au nourrissage des larves, ainsi qu’à la production d’inoculum performant, · par des gains importants en terme de coût de production, · par la réduction du temps et de l’espace consacré à la culture du phytoplancton, ce qui devrait permettre en conséquence une augmentation des quantités de biomasse produites.....

Le 19 décembre 2009

Plancton. L'invisible révélé à tous (Le Télégramme) Pas plus visible à Copenhague qu'à l'oeil nu. L'enseignant- chercheur PierreMollo regrette que les hommes se préoccupent si peu de l'écologie de l'invisible. Comprenez le plancton, qui produit 50% de l'oxygène de notre planète. Le spécialiste publie un livre, «L'enjeu plancton», à la portée de tous. «Ce n'est pas parce que c'est invisible que c'est négligeable, bien au contraire!». Pour mesurer le sens, simple et profond à la fois, de cette idée fixe, il faut imaginer Pierre Mollo entrant au petit matin dans une écloserie. Celle de l'agro-campus (ex-Cempama) de Beg-Meil, à Fouesnant(29), en particulier.

Le 24 décembre 2009

Quimper - Écosystèmes. L'écloserie veille au grain (Le Télégramme) Un labo, une malle pédagogique, une salle de culture, des bacs d'élevage. L'écloserie de l'agrocampus de Beg-Meil, à Fouesnant, veille à la bonne qualité des milieux marins et d'eau douce. Et explique à leurs acteurs comment ces écosystèmes fonctionnent. Pour les préserver. Morgane Nedelec remonte de la cale de Beg-Meil, ce mardi matin. Elle vient d'effectuer un prélèvement de plancton dans la baie de Concarneau. «Je ne sais pas trop ce qu'on va y trouver car la mer est sacrément agitée, il y a eu pas mal de brassage ces derniers temps», commente la technicienne en regagnant le laboratoire du site fouesnantais de l'agrocampus Ouest. À quelques dizaines de mètres de là. La porte de l'écloserie poussée, elle file vers un puissant microscope relié à une caméra. Isole une goutte d'eau sur une plaquette de verre. Deux écrans font apparaître de drôles d'organismes translucides ou de plusieurs couleurs, plus ou moins longs ou ronds, plus ou moins filandreux. Leur taille est multipliée par 100. «Là c'est un éboueur!»....

Le 20 janvier 2010 : micro-algues pour fabrication de bio-carburants

Nouvelle technique de production de biocarburants à partir des microalgues (BE) Capable de produire de l'électricité sans émettre de CO2 ou d'autres substances polluantes, l'hydrogène se présente comme une source d'énergie prometteuse. C'est pourquoi la production d'hydrogène respectueuse de l'environnement et en quantité suffisante est un thème de recherche qui occupe de nombreux scientifiques.L'algue microscopique Chlamydomonas reinhardtii est susceptible, dans certaines conditions de stress, de synthétiser cette précieuse ressource. Des biologistes de l'Université de la Ruhr à Bochum sont parvenus à isoler des composants de cette algue responsables de la production d'hydrogène et à transposer in vitro cette réaction. "Ce système naturel produit six fois plus d'hydrogène qu'un autre système semi-artificiel décrit récemment par des collègues américains", déclare le Prof. Thomas Happe. Les chercheurs de Bochum ont, de plus, réussi à expliquer de manière détaillée la réaction productrice d'hydrogène, ce qui permettra vraisemblablement, à terme, d'accroître son rendement. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue "Journal of Biological Chemistry"....

Fermentalg veut transformer les micro-algues en carburant (Les Echos) Une jeune PME se lance dans la production de micro-algues. Elle vise trois marchés : d'abord la nutrition des poissons élevés en aquaculture, ensuite les compléments alimentaires, et à terme le biodiesel. Les micro-algues ont la capacité de pousser dans le noir. Après les agrocarburants, les « algocarburants ». C'est le pari de Fermentalg, une toute jeune entreprise de Libourne (Gironde), qui a levé cette année 2 millions d'euros et vient d'inaugurer de nouveaux locaux. Son objectif est de remplacer les biocarburants de première génération, les fameux agrocarburants régulièrement dénoncés

Le 14 janvier 2010

Lorient - CCSTI. Tout sur les sciences et la mer (Le Télégramme) Le Centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI) organise, tout au long de l'année, des rencontres dans les locaux de la Thalassa ou de l'université. Le prochain rendez-vous est prévu samedi, à la Thalassa, avenue Adolphe-Pierre. Pierre Mollo, enseignant chercheur en biologie marine, dédicacera son livre «L'enjeu plancton», à partir de 18h, avant d'animer une conférence sur ce thème. Le rendez-vous suivant …..

Le 5 mars 2010

Le décodage de l’horloge biologique d’une microalgue marine ouvre la voie à des applications en biotechnologie (Cnrs) Les chercheurs du Laboratoire d’Océanographie Microbiologique (UMR7621 CNRS, Banyuls-sur-Mer) ont développé un nouveau modèle biologique ; la microalgue Ostreococcus. L’étude de l’horloge interne de ce microorganisme constitue une étape clé dans la compréhension de la physiologie générale du phytoplancton et dans le développement de nombreuses applications en biotechnologie. Ces travaux ont été publiés le 30 novembre 2009 dans la revue The Plant Cell. Le phytoplancton marin, composé de microalgues photosynthétiques, est responsable de la moitié de l’absorption du CO2, principal gaz à effet de serre contenu dans l’atmosphère. Connaître la physiologie des microalgues du phytoplancton constitue un défi pour à comprendre la capacité qu’ont ces microorganismes à absorber le CO2 et donc leur contribution à la productivité des océans. Il permet aussi leur exploitation optimale en biotechnologie. Les microalgues sont largement utilisées en aquaculture, dans le domaine de la nutrition, du fait de leur contenance, riche en lipides de type oméga 3......

Le 22 juin 2010

Plancton végétal. Les fermes selon Mollo (Le Télégramme) L'enseignant-chercheur Pierre Mollo embarque demain pour le Lac Victoria, en Afrique. Là-bas, comme ici en Cornouaille ou en Bretagne, il ambitionne de favoriser l'implantation de fermes aquacoles durables dédiées à la culture du plancton végétal. Il s'agit de mieux nourrir l'humanité. Comment s'y prend-on pour favoriser la culture du plancton? On s'y prend longtemps à l'avance, puisque moi ça fait 30-35 ans que je forme des jeunes en aquaculture. Les jeunes formés existent, ont des emplois ou pas. On peut imaginer, à proximité de la mer, de petites fermes de production de phytoplancton, de quelques kilos à 10-15kg par jour. On ne peut y faire que des entreprises qui ressemblent à la conchyliculture, de bio proximité. Après, il faut mettre en place toute une structure de transformation pour rendre le plancton accessible aux consommateurs. Ce n'est pas un acte compliqué. On le fait en Inde, en Afrique. Vous pensez à des coopératives? Exactement. Un peu comme les paludiers de Guérande. Chacun fait son sel dans son oeillet. La production est vendue à la Scop de Guérande, qui s'occupe ensuite de la commercialisation et de la communication avec «Terre de sel». Et qui va même aussi voir si on ne peut pas cultiver le sel en Afrique, avec l'association Univers-Sel. Les paludiers ont fait un outil extraordinaire. Où voyez-vous ces fermes? Le Finistère et le Morbihan sont bien placés. Le Morbihan a des zones humides, beaucoup d'ensoleillement. À Brest, on a le pôle scientifique qui est là pour nous soutenir. À Quimper, on sent un souci fort pour l'agroalimentaire, la recherche sur les aliments avec l'Adria. D'ailleurs, il y a 23 ans, je suis venu à l'Adria avec des ballons de phytoplancton. Je leur avais dit: ?Est-ce qu'on ne pourrait pas en faire de la pâte pour l'alimentation?? Ça avait surpris. J'étais reparti avec mes ballons. C'est le moment aujourd'hui? Oui. Je me dis que la Cornouaille, comme la Bretagne, pourrait être le ferment de toutes ces idées-là. Il y a aussi quelque chose de très important pour moi: ces productions peuvent être proches des professions ostréicoles et ?pêche?. Dans la pêche ou dans l'ostréiculture, il y a des hauts et des bas et ça peut être une alternative. On peut imaginer un pêcheur en difficulté, deux ou trois mois à terre. On pourrait l'accueillir dans nos fermes et l'accompagner. L'ostréiculteur, qui est au bord de l'eau, pourrait imaginer dans ses installations un espace qui viendrait en complémentarité de son activité. Voilà, il y a le côté environnemental avec le plancton indicateur de la bonne santé des milieux. C'est ce que l'on fait depuis longtemps à Beg-Meil et sur l'Odet, etc. Il y a le côté économique, car on peut produire un produit innovant pour l'alimentation humaine. Et puis social, car ça peut-être une soupape économique. Les trois piliers du développement durable... Je n'ai pas inventé tout cela. J'étais au Japon il y a 40 ans et ils faisaient déjà ça. J'ai vu des écloseries qui produisaient, cette fois, du plancton pour l'alimentation des poissons, des crustacés et coquillages. Certains étaient pêcheurs. Quand la pêche n'allait pas bien ou en période de repos biologique, ils adhéraient à la coopérative pendant deux à trois mois: ils avaient un salaire, n'étaient pas subventionnés. Combien y a-t-il de lieux de production de phytoplancton en Europe? Une trentaine: en Allemagne, dans l'Isère, le Var, en Vendée... Quand je veux faire ma cuisine, je fais venir mon planton de ces régions-là. Et je me dis que peut-être en Bretagne, avec l'ensoleillement qu'on a (rires), on pourrait transformer l'énergie solaire en protéines végétales. Et envisager les trois productions de spiruline, d'odontelle et de chlorelle (lire ci-dessous) sur un même site. Créer une ferme, ça implique des investissements lourds? Non. En Inde, les gens les plus démunis, les ?intouchables?, font de la spiruline. La structure est très simple, avec une serre, un séchoir. C'est très proche de l'horticulture traditionnelle. En Afrique, comme au Burkina Faso, ils en produisent aussi. C'est peu polluant, ça ne demande pas une machinerie comme pour l'élevage, mais de l'eau de mer filtrée plus de la lumière la plus naturelle possible. On peut compléter par de la lumière artificielle. Avec des éoliennes, des hydroliennes, du photovoltaïque, on peut produire du plancton avec zéro bilan électricité. Ce qui n'était pas le cas il y a 20 ans. Utilisons le plus possible les énergies renouvelables. Comment le nourrit-on, le phytoplancton? On va capter dans la mer des nutriments, des oligo-éléments pour enrichir la culture de plancton végétal. Je travaille là-dessus pour trouver ici ou là, dans des marais, des eaux concentrées en nutriments. Il y a quarante ans avec les Japonais, on allait chez des agriculteurs chercher de la terre. On regardait s'il n'y avait pas eu de produits chimiques et, quand on avait la garantie d'une terre saine, on extrayait un jus du terreau. On le filtrait, on le faisait bouillir pour chasser les bactéries indésirables et on prenait cette eau pour enrichir nos cultures de phytoplancton! La terre a toutes les qualités. Bon, je n'irais pas dans une terre bourrée de pesticides! Mais on voit bien qu'un agriculteur peut fournir des éléments minéraux pour nourrir le plancton. On fait le lien entre la terre et la mer.

Le 29 juillet 2010

Océan : ton phytoplancton fout le camp ! (Jdle)

Sous l’effet de l’augmentation de la température des océans, les concentrations de micro algues dans l’eau ont fortement diminué, estime une étude parue cette semaine dans Nature. Ce qui pourrait avoir de lourdes conséquences sur la faune marine et sur le climat. Il a beau être invisible à l’œil nu, le phytoplancton est d’une importance capitale. Présentes dans les couches superficielles de l’océan, ces minuscules algues jouent un rôle essentiel dans la vie terrestre. Dans l’eau, elles sont à la base de la chaîne trophique. Sans elles, pas de poissons, ni de mammifères marins. Grâce à la photosynthèse, elles absorbent aussi une centaine de millions de tonnes de CO2 par jour et relâchent près de la moitié de l’oxygène composant l’atmosphère. Bref, le phytoplancton, c’est la vie ! Problème, les populations de micro algues ont tendance à diminuer à vitesse grand V. C’est du moins la conclusion d’une étude réalisée par le biologiste Daniel Boyce, de l’université Dalhousie de Halifax (Canada). Publié, cette semaine dans Nature, l’article est des plus inquiétants…..

Le phytoplancton est le premier maillon de la chaîne alimentaire marine. A ce titre, sa raréfaction aura des conséquences directes sur les animaux qui en font grande consommation : un requin baleine consomme une tonne de phytoplancton par jour.....

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Le 2 août 2010

Le déclin du phytoplancton met en péril la chaîne alimentaire (Le Monde)

La menace est grave. Elle touche des organismes minuscules, mais qui sont à la base de toute la chaîne alimentaire : le phytoplancton. Depuis un siècle, celui-ci s'est dramatiquement raréfié, selon toute vraisemblance, en raison du réchauffement climatique. C'est ce que révèle une étude canadienne publiée dans la revue Nature du 29 juillet. Le constat est d'autant plus inquiétant qu'une seconde publication, canado-américaine, montre que la température océanique joue un rôle-clé dans la diversité des espèces animales marines.

Plusieurs travaux s'étaient déjà penchés sur l'impact du réchauffement sur la production de plancton végétal. Avec des résultats contradictoires. Ils se fondaient, pour l'essentiel, sur des images satellitaires couvrant la période récente. L'intérêt de la nouvelle étude est d'avoir collecté une masse énorme de données (près d'un demi-million d'observations), à la fois historiques et océanographiques.

En combinant les mesures de concentration de matière végétale disponibles sur plus d'un siècle, et l'analyse in situ d'échantillons, les chercheurs ont calculé qu'au cours du siècle passé la biomasse planctonique a régressé, à l'échelle du globe, de 1 % par an en moyenne. Le recul est particulièrement bien documenté dans l'hémisphère nord et à partir de 1950, avec, depuis cette date, une perte d'environ 40 %. La tendance vaut pour tous les océans, à l'exception de l'océan Indien, où est observée une progression. Elle est plus marquée dans les régions polaires et tropicales.

"Le phytoplancton est le carburant qui fait tourner les écosystèmes marins. Un déclin affecte l'ensemble de la chaîne alimentaire, humains compris", s'alarme Daniel Boyce, du département de biologie de l'université Dalhousie d'Halifax, qui a piloté l'étude. Au niveau économique, l'industrie de la pêche est directement concernée.....

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Le 5 août 2010

La spiruline : l’atout économique et nutritionnel du Tchad (Univers Nature)

Au Tchad, la coutume veut que les femmes appartenant à la caste inférieure Blacksmith se chargent de la récolte d’une variété d’algue bleu-vert, connue localement sous le nom de dihé. Extrêmement riche en protéines, en fer et en bétacarotène, elle se forme à certaines périodes de l’année, dans des nappes peu profondes, sur les bords du lac Tchad. Elle sert notamment à la production de spiruline, plébiscitée comme complément alimentaire au sein des pays développés. Lancé en 2007, un projet financé par l’Union européenne et administré par la FAO (1), s’est intéressé au sort de ces travailleuses, souhaitant les aider à améliorer leur technique et les mesures d’hygiène, notamment dans les phases de transformation, de conditionnement et de commercialisation. Le dihé est désormais filtré directement sur les sols sablonneux près des « ouadis », lits de rivières adaptés au développement de la spiruline naturelle. Il est ensuite séché sous forme de galette, avant d'être transformé en une sauce au goût amer. Selon la FAO,….

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Le 9 août 2010

Gard : Biocarburants - Le pôle de compétitivité Trimatec planche sur la microalgue (Midi libre)

A Pont-Saint-Esprit dans le Gard, le pôle de compétitivité Trimatec initie des projets de développement. Dans une algue, il y aurait, à peu près tous les ingrédients qu’il faut pour faire le bonheur de l’industrie alimentaire, cosmétique et énergétique. L’astaxantine, un colorant qu’elle produit, permet de rosir le saumon et les truites. Elle contient des oméga 3, dont les vertus anticholestérolémiants ont un effet réputé bénéfique pour la prévention des pathologies cardio-vasculaires.

De plus, en produisant des huiles utiles à la fabrication des biocarburants, la petite plante aquatique constitue aussi une alternative aux combustibles diesels. Les industriels américains et asiatiques ne s’y sont pas trompés, en investissant massivement sur la microalgue, pour produire des biocarburants. Leurs homologues français ne devraient d’ailleurs pas tarder à leur emboîter le pas. C’est, en effet, une quasi certitude, depuis la présentation, il y a quelques semaines à Montpellier, du projet Salinalgue, aux experts réunis au sein du groupement Algasud. Cette plateforme s’est vue confier la mission de faire émerger des projets à thématiques algues, par le pôle de compétitivité Trimatec basé à Pont-Saint-Esprit, dans le Gard. Cette grand-messe héraultaise a surtout permis au groupe d’experts de Trimatec de présenter à une douzaine de partenaires industriels et représentants de laboratoires, les grandes lignes de Salinalgue....

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Le 9 septembre 2010

Diminution alarmante du phytoplancton dans les océans

Les algues microscopiques qui sont à l’origine de toute la vie océanique, sont en train de mourir à un rythme alarmant, selon une étude qui a recensé pour la première fois un changement inquiétant et sans précédent à la base de la chaîne alimentaire marine. Les scientifiques ont découvert que le phytoplancton des océans a baissé d'environ 40% au cours du siècle passé, surtout à partir des années 1950. Ils croient que le changement est lié à la température des mers et du réchauffement planétaire. Si les résultats sont confirmés par des études ultérieures, il représente le changement le plus important à la biosphère mondiale dans les temps modernes, encore plus grand que la destruction des forêts tropicales et les récifs coralliens, les scientifiques ont dit hier. Source : The dead sea: Global warming blamed for 40 per cent decline in the ocean's phytoplankton (The Independent)

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USA : L'écosystème du lac Michigan au bord de l'effondrement

Un moule invasive dévore le phytoplancton du lac Michigan, la base de la chaîne alimentaire du lac est menacée. Cette espèce invasive de moules appelées quagga qui mange le phytoplancton du lac Michigan, pourrait avoir des effets néfastes sur l'écosystème du lac, avertissent les scientifiques. Source : Lake Michigan's ecosystem facing collapse (csmonitor)

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12 septembre 2010

Diminution catastrophique du phytoplancton dans les océans

Enfin, une étude publiée fin juillet dans la revue Nature montre que le plancton végétal a décliné au cours du siècle dernier, probablement à cause du réchauffement climatique, menaçant l'ensemble de la chaîne alimentaire dans les océans du globe. Le phytoplancton, constitué d'organismes microscopiques qui vivent en suspension dans l'eau, a décliné de 1 % par an en moyenne, selon l'équipe de l'université canadienne de Dalhousie. Or ces micro-organismes végétaux sont à la base de la chaîne alimentaire marine, nourrissant aussi bien les minuscules organismes de zooplancton que les grands mammifères marins (baleines...), les oiseaux de mer et la plupart des poissons. "Le phytoplancton est le carburant de l'écosystème marin. Son déclin affecte toute la chaîne alimentaire, jusqu'aux humains", explique Daniel Boyce, qui a mené l'équipe de chercheurs. Cette tendance représente une réduction d'environ 40 % depuis 1950, très probablement liée au réchauffement climatique. Les scientifiques ont constaté une corrélation entre le déclin du phytoplancton et la montée des températures de surface de la mer. "Le plancton végétal joue un rôle crucial dans l'écosystème de la planète. Il produit 50 % de l'oxygène que nous respirons, réduit le gaz carbonique et est important pour l'industrie de la pêche. Un océan avec moins de phytoplancton fonctionnera différemment", explique Boris Worm, l'un des auteurs de l'étude.

La température a une influence cruciale sur la biodiversité marine, constate une autre étude également publiée par Nature. L'équipe dirigée par Derek Tittensor, de l'université de Dalhousie, a analysé les relations entre divers paramètres environnementaux et la répartition de 11.000 espèces appartenant à 13 groupes principaux (zooplancton, plantes, invertébrés, poissons, mammifères...). La température de surface de la mer a un effet important sur la diversité dans tous ces groupes, ont-ils constaté. Cela suggère que "le réchauffement de l'océan dû au changement climatique, pourrait modifier la répartition de la vie dans l'océan", écrit Derek Tittensor. Source : Enerzine

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La disparition des phytoplanctons, signe de catastrophe climatique (Fondation David Suzuki)

On l'a déjà écrit, rien ne nous ferait plus plaisir de voir les détracteurs des changements climatiques avoir raison. Ce n'est pas toujours plaisant de fouiller tous les jours dans les preuves toujours croissantes des conséquences catastrophiques des changements climatiques. Et la vie serait beaucoup plus simple si nous ne la passions pas à essayer de convaincre les gouvernements de s'impliquer tout en conscientisant le grand public sans le pousser sur le bord de la dépression.

Faire face aux attaques quotidiennes des gens qui nient la réalité n'est pas beaucoup plus agréable.

Mais les preuves s'accumulent : la planète se réchauffe, principalement à cause de notre dépendance aux combustibles fossiles, et cela a des conséquences désastreuses sur notre santé et celle des écosystèmes de la Terre….

En conséquence, les glaciers de l'Arctique continuent de fondre, la température des océans et le niveau de la mer continuent de grimper, les écosystèmes et les habitats fauniques poursuivent leur dégradation et les événements météorologiques extrêmes se produisent de plus en plus souvent.

En plus de cela, une étude récente rédigée par l'équipe de Boris Worm (lien en anglais seulement), océanographe de l'Université Dalhousie, conclut que les populations de phytoplancton de l'océan disparaissent à un rythme alarmant à cause de l'activité humaine et des changements climatiques. Mais pourquoi devrait-on s'en préoccuper? Eh bien, ces plantes microscopiques constituent la base de la chaîne alimentaire et comptent pour la moitié de la production de matière organique de la planète. Elles suppriment le monoxyde de carbone de l'air et produisent plus de la moitié de l'oxygène qu'on respire.

Selon Marlon Lewis, coauteur de l'étude, « la décimation des phytoplanctons à cause du climat représente une dimension importante des changements globaux dans les océans, qui sont déjà sous la pression de la pêche et de la pollution ». Le rapport, publié dans l'édition du 29 juillet de la revue Nature, atteste que les phytoplanctons ont décliné d'environ 40% depuis 1950. Notre survie est impossible sans eux.

Alors que les gouvernements piétinent et que les négateurs sèment la confusion, il devient de plus en plus difficile de réussir à réduire nos émissions au niveau jugé nécessaire par les scientifiques pour éviter que la planète n'atteigne des températures cataclysmiques. Ç'a déjà été possible, et peut-être l'est-ce encore, mais nous arriverons bientôt à un point où ce sera impossible.

La responsabilité incombe à tous de réduire nos propres émissions, de voter pour des gouvernements qui font des changements climatiques une priorité, et de s'assurer que ces gouvernements se concentrent sur de vraies solutions. Nous savons déjà que l'économie d'énergie et le transfert vers une énergie plus propre aideront à résoudre la crise environnementale et à régler certains problèmes de santé qui y sont liés. Cela pourrait même stimuler l'économie. L'industrie des combustibles fossiles, qui continue d'engranger des profits faramineux dans les milliards de dollars, a consacré des millions afin de soutenir une poignée de négateurs, de groupes de réflexion de droite et de sites Internet qui considèrent les changements climatiques de la « science ordure » et qui nient que l'activité humaine influence le réchauffement planétaire. Il est plus que temps de commencer à ignorer les jérémiades fallacieuses des négateurs. Nous avons déjà perdu trop de temps avec eux — et nous n'avons pas de temps à perdre....

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Le 18 octobre 2010

Un volcan alimente l'éclosion massive de phytoplancton (BE Canada)

Les partisans de l'alimentation en fer de régions océaniques pour combattre le réchauffement climatique devraient être intéressés par une nouvelle étude publiée récemment dans Geophysical Research Letters. Une équipe de chercheurs canadiens et américains menée par l'océanographe Dr. Roberta Hamme de l'Université de Victoria (Colombie-Britannique) décrit comment l'éruption en 2008 du volcan Kasatochi dans les Iles Aléoutiennes a rejeté de la cendre chargée de fer sur une grande étendue du Pacifique Nord. Le résultat, dit Hamme, a été "un événement de productivité océanique d'ampleur sans précédent" - la plus grande éclosion de phytoplancton détectée dans la région depuis les mesures à la surface des océans effectuées par satellite et débutées en 1997. Le phytoplancton est composé de plantes monocellulaires flottant librement, unicellulaires qui sont à la base de la chaîne alimentaire marine. Elles absorbent le dioxyde de carbone (CO2) pour grandir, ce qui explique pourquoi il a été proposé d'alimenter certaines régions océaniques avec du fer comme solution de compensation des concentrations de CO2 atmosphériques croissantes. Mais bien que la cendre volcanique ait engendré cette production massive, le processus a abouti seulement à une assimilation "modeste" du CO2 atmosphérique, dit Hamme. "Cet événement est un exemple de l'échelle nécessaire qu'il faudrait utiliser pour que des fertilisations au fer puissent avoir un impact sur des niveaux de CO2 atmosphériques globaux."

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Le 15 novembre 2010

Algue rouge contre leucémie (Littoral / France 3)

Les algues du littoral ne sont pas que désagrément, comme les estivants ont pu, cet été encore, le constater plus particulièrement en Bretagne. Bien au contraire et le travail de recherche effectué, notamment dans l'Ouest de la France est en tout point innovant. La dernière récompense de l'Institut de France pour Stéphanie Bondu, chercheuse à l'Université de Bretagne Occidentale, est l'illustration d'une filière d'avenir mais qui ne peut se développer sans moyens.

Sommaire :

  • Ces algues qui nous veulent du bien
  • La Bretagne à la pointe
  • De la valeur ajoutée
  • Maroc, le trésor de l'algue rouge, avec Thalassa

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Oasys (Ocean Aquaculture SYStem) : un sursis pour l’humanité

Pour produire ses aliments et son énergie de façon durable, l’humanité devra intensifier l’utilisation de la lumière solaire en offrant de nouveaux espaces aux cultures végétales. Or la population mondiale de 8 milliards d’hommes en 2030 ne pourra pas augmenter sa surface agricole au point de couvrir ses besoins, car il faut aussi trouver l’eau et des conditions climatiques favorables à la croissance végétale. Comment donner à l’humanité assez de temps pour repousser ses frontières? Le voyage vers Mars n’est pas prévu avant 2030, et il faudra attendre de nombreuses décennies avant d’atteindre des planètes habitables. Comment retarder la saturation de nos continents et réduire ce faisant les conflits meurtriers?

Les seules surfaces disponibles en quantités importantes sont aquatiques. Les océans couvrent deux tiers de la surface du globe, et les continents sont constellés de plans d’eau faiblement exploités. Ces surfaces aquatiques offrent les avantages de supporter les objets flottants, d’être stables en température, transparents et agités par le vent. Mais ce sont des milieux inhospitaliers où seuls les marins osent s’aventurer. La zone la plus impactée par le rayonnement solaire et potentiellement la plus productive est située entre les tropiques. La production naturelle y est très faible, et une exploitation rationnelle de ce potentiel accroîtra les ressources de l’humanité de façon considérable.........

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Le 16 novembre 2010

La Chlorella : Micro-algue d’eau douce (Echobio)

Très répandue en Asie, la chlorella reste timide en Europe. Pourtant, cette micro-algue d’eau douce, riche en nutriments, possède de multiples atouts. Elle est notamment connue pour renforcer l’immunité, et surtout détoxifier des métaux lourds.

La chlorella a un mode de reproduction asexuée, la cellule mère sedivisant en quatre spores pour donner des organismes identiques à celui qui les a produits.

Ce sont les lourdes suspicions sur les dangers du mercure diffusé par les amalgames dentaires dans l’organisme, – et notamment le cerveau –, qui ont contribué à faire connaître la chlorella (ou chlorelle) en Europe. Cette micro-algue aurait la faculté d’absorber et d’éliminer le mercure. “Les fibres de la chlorella sont capables de fixer, c’est-à-dire de chélater les métaux lourds, le mercure très présent dans les poissons, mais aussi le plomb, le cadmium, ainsi que d’autres polluants comme les dioxines, PCB et pesticides, notamment grâce à sa membrane cellulosique complexe , explique Muriel Cathaud, docteur es Sciences et professeure à l’Insa Lyon.

Elle est aidée dans cette fonction par un certain nombre de composants, dont la chlorophylle et d’autres petites molécules telles que des glycoprotéines. Les éléments toxiques fi xés par les fibres sont alors rejetés via les fèces .” Convaincue de l’intérêt de cette micro-algue unicellulaire, Muriel Cathaud, en tant que scientifique, ne cesse de vouloir en renforcer les preuves. “ Il existe déjà plusieurs centaines d’études sur ses vertus , confirme celle qui, consommatrice depuis des années, en teste en direct les bienfaits.Mais je suis en train de lancer une étude clinique en France de grande envergure pour les confirmer.”

Synergie d’actions - Présente sur notre planète depuis environ 2,5 milliards d’années – preuve de sa résistance –, la chlorella regroupe une trentaine d’espèces et souches recensées dans la nature. La chlorella vulgaris est la plus cultivée. De couleur verte, car gorgée de chlorophylle, elle est remarquée pour sa richesse en protéines (50 %), en lipides polyinsaturés, sels minéraux, fibres, vitamines (notamment la B12 qui intéresse particulièrement les végétariens). La chlorella se démarque aussi par la présence d’éléments qualifiés de “facteurs de croissance”, ou CGF (Chlorella Growth Factor). Ceux-ci sont reconnus capables de revitaliser et stimuler le développement cellulaire, donc le métabolisme physiologique. “La chlorella bénéficie de la synergie des effets de ses deux principaux modes d’action, celui de la détoxification renforcé par celui de la stimulation. Ce qui expliquerait l’essentiel de son action bénéfique pour le corps humain”, explique la scientifique.

Différents modes de culture - La majorité des chlorelles est cultivée à l’extérieur, dans des bassins de béton ou des lagunes d’origines naturelle ou artificielle. Or, ce mode de production a ses détracteurs car il soumet le végétal aux pollutions diverses, avec le risque de le charger en microorganismes et métaux lourds….

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Roquette et la Californie en faveur des algues alimentaires (La Voix Eco)

Le groupe Roquette emploie 6000 personnes dans le monde dont 3500 à son siège de Lestrem, près de Béthune. Notre multinationale familiale de l'amidon et de leurs dérivés vient de franchir une étape supplémentaire dans sa diversification sur le marché des micro-algues pour les huiles et les ingrédients alimentaires à l'échelle mondiale. L'annonce, hier, d'un partenariat avec une start-up américaine, est la deuxième communication officielle de Roquette sur son programme de recherche et développement dans ce domaine.

Le siège de Lestrem, près de Béthune, avait pour la première fois dévoilé ses intentions en faveur des algues en octobre 2008, vers une production industrielle de chlorelle, cette micro-algue pour la nutrition et la santé, des hommes comme des bêtes.

Magie biologique - La chlorelle fait l'objet d'un programme Algohub notamment soutenu par le pôle de compétitivité NSL et par Oséo. Sa production est assurée par le rachat de BPS, une PME allemande basée à Klötze, près de Berlin. De la taille d'un globule rouge, elle se divise en 4 toutes les 16 à 20 heures. Bourrée de protéines végétales, cette petite merveille de la nature offre des perspectives de développement industriel encore insoupçonnables. Hier, le groupe de Marc Roquette est allé encore plus loin en signant une joint-venture avec Solazyme, leader dans la biotechnologie à base d'algues. Située à San Francisco, sa technologie permet de produire rapidement et à grande échelle pour des huiles et des biomatériaux alternatifs aux huiles fossiles (pétrole) et végétales.

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Le 12 décembre 2010

L'eutrophisation rend les cyanobactéries plus toxiques

L’eutrophisation de la mer Baltique, combinée avec une couche d'ozone plus mince, favorise le développement de la cyanobactérie toxique, spumigena Nodularia, révèle les recherches de l'Université de Göteborg, en Suède. Source : Eutrophication Makes Toxic Cyanobacteria More Toxic (ScienceDaily)

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7 janvier 2011
Argentine : Le monde grouillant du plancton en Atlantique sud-ouest
Parmi les récentes images de la Terre vue de l'espace publiées par la Nasa, celle-ci est impressionnante. Elle a été prise par le satellite Aqua au-dessus du continent sud-américain, au large de l'Argentine. On y voit les bloom de phytoplancton sur la côte atlantique de la Patagonie, et les tourbillons créés par deux forts courants océaniques.

Sur sa gauche on reconnait la la presqu'île de Valdés qui a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, en raison notamment du grand nombre de baleines qui viennent profiter de cette ressource abondante.

Cette photo a été prise durant le solstice d'été de l'hémisphère Sud, le 21 décembre 2010. Les scientifiques ont utilisé sept différentes bandes spectrales pour souligner les différences entre les communautés de plancton dans cette partie de l'océan.

Source : Ciel et Espace / Raphaëlle Tilliette, le 6 janvier 2011 - http://www.cieletespace.fr/node/6538

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Le 17 février 2011

Plancton. Le «Mollo» traduit en russe (Le Télégramme)

Perspectives ukrainiennes et russes pour «L'enjeu plancton», coécrit par le biologiste quimpérois Pierre Mollo. Le livre va être traduit en russe à l'initiative d'un chercheur ukrainien. Cette bonne nouvelle a une histoire...

«Ça me touche beaucoup! Valentin et moi suivons la même démarche: sensibiliser le public aux vertus écologiques et alimentaires du plancton», commente Pierre Mollo. Émoustillé et ému. Valentin, pour Valentin Kholodov, chercheur à l'Institut de biologie des mers du Sud (IBSS), à Sébastopol, sur les rives de la mer Noire. L'un des plus vieux et réputés laboratoires de biologiemarine au monde, avec celuide Concarneau. Parenthèse: PierreMollo a d'ailleurs souvent fait le lien entre les deux. Le biologiste ukrainien a convaincu son conseil scientifique de lancer une série de livres éducatifs sur l'écosystème marin. Elle s'adresse d'abord aux professionnels de la mer mais aussi à un public plus large.

Un coup de téléphone…

Moules salvatrices - «Il faut imaginer que la culture des moules a aussi permis à ces chercheurs de survivre, lorsque leurs crédits ont été coupés avec l'effondrement de l'empire soviétique, qu'ils sont passés de 600à 300 chercheurs et qu'ils ne touchaient plus de salaire au milieu des années quatre-vingt-dix. Aujourd'hui, ils produisent près de 1.000 tonnes». Même schéma adopté, au tournant du siècle, au profit de la culture de phytoplancton et d'huîtres en mer Noire. «N'y voyez pas des échanges à sens unique, insiste Pierre Mollo. Un exemple: ils nous ont permis de faire face à un petit gastéropode invasif, le Rapana, qui menaçait certains élevages. Eux l'étudiaient depuis longtemps.» Pierre et Valentin ne se sont pas vus depuis cinq à six ans. L'édition de «L'enjeu plancton» en russe devrait favoriser leurs retrouvailles en Crimée. En attendant, l'insatiable biologiste breton file vers d'autres rives. Celles du lac Tchad, en Afrique. Il va étudier, pour la Fondation Charles Léopold Mayer, les moyens de cultiver la spiruline, une algue microscopique riche en protéines, vitamines, oligo-éléments et Oméga 3. Là aussi pour nourrir les hommes....

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Les chroniques du plancton (Actu-Environnement)

Un titre saugrenu ? Pas vraiment au regard du spectacle offert par la multitude d'organismes marins microscopiques. Un ballet qui ne cesse de captiver Christian Sardet, biologiste cellulaire spécialisé dans l'imagerie, embarqué à bords de l'expédition Tara Océans.

À peine le filet à plancton ramené à bords de la goélette Tara, Christian Sardet, biologiste spécialisé dans l'imagerie de l'Observatoire Océanologique de Villefranche-sur-mer (UPMC / CNRS) s'empresse de visualiser sa pêche au microscope. Au programme, un ballet qui, au delà des objectifs scientifiques, l'a amené à concevoir une série de films courts tournée en haute définition. Proposé par le CNRS, ces courts-métrages dévoilent tout un éventail d'organismes planctoniques collectés en Méditerranée et dans l'Océan Indien durant la première année d'expédition de Tara Oceans.

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Le 19 février 2011
Réchauffement : Développement d'algues et de bactéries toxiques
Le réchauffement climatique favorise le développement d'algues et de bactéries toxiques dans l'eau de mer.... La prolifération de ces micro-organismes durant des périodes de plus en plus longues aura des retombées économiques néfastes sur le secteur de la pêche et de l'aquaculture (notamment les élevages de coquillages)....

Le réchauffement planétaire pourrait affecter la santé humaine dans les trente prochaines années, selon des modèles informatiques présentés samedi à Washington montrant qu'un climat plus chaud et humide engendre un accroissement des toxines et des bactéries.

Ces recherches financées notamment par l'Agence fédérale des océans et de l'atmosphère (NOAA) américaine révèlent comment la montée globale des températures modifie les écosystèmes aquatiques en les rendant plus propices à la prolifération d'algues toxiques et de micro-organismes nocifs.

Ainsi une étude menée par Stephanie Moore, du Centre des océans et de la santé humaine du NOAA, prédit que la saison durant laquelle l'algue toxique "Alexandrium catocitenella" prolifère dans l'estuaire du Puget dans l'Etat de Washington (nord-ouest) va s'allonger.

Cette algue produit une toxine qui peut s'accumuler dans les coquillages. La consommation de ces fruits de mer contaminés peut provoquer des symptôme gastro-intestinaux et neurologiques plus ou moins graves et parfois mortels. La prolifération de ces algues durant des périodes de plus en plus longues aurait aussi des retombées économiques néfastes sur le secteur de la pêche....

Les poussières de sable, facteur de développement de bactérie Vibrios dans les océans

Une autre étude d'Eric Lipp de l'Université de Géorgie (sud-est) montre comment l'accroissement de la poussière dans l'atmosphère provenant des déserts qui s'étendent sous l'effet du réchauffement climatique, facilite la multiplication de bactéries dangereuses dans les océans....

Le fer, naturellement en quantité limitée dans l'océan, est essentiel au développement de la plupart des formes de vie. L'apport en fer venant de la poussière du désert stimule apparemment le développement de bactéries vibrios qui provoquent des gastro-entérites et plusieurs autres maladies infectieuses. "Vingt-quatre heures après avoir mélangé de la poussière du désert venant du Maroc avec des échantillons d'eau de mer, nous avons observé une multiplication des bactéries vibrios de dix à mille fois dont une souche capable de provoquer le choléra", explique Eric Lipp. Depuis 1996, les cas d'infections avec ces bactéries liées à la consommation de fruits de mer, ont explosé de 85% aux Etats-Unis.... Source : AFP

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Le 4 mars 2011 : Algues toxiques génétiquement plus performantes !!!!

Algues toxiques : la génétique permet leur prolifération (BE USA)

Dans un article publié le 23 février dans Proceedings of the National Academy of Science [1], une équipe de chercheurs a réalisé le premier séquençage complet du génome d'une espèce d'algue efflorescente, l'Aureococcus anophagefferens [2]. L'analyse a permis de constater qu'elle présente des particularités génétiques qui lui permettent de se développer plus vite et au détriment d'autres espèces, ce qui pourrait clarifier le mécanisme de développement des efflorescences algales toxiques (Harmful Algal Blooms, HAB).

Un danger pour les écosystèmes, amplifié par l'homme

Si les algues jouent un rôle essentiel dans le milieu marin - notamment dans le cycle du carbone, elles peuvent devenir une nuisance lorsqu'elles se développent en trop grand nombre. Ces efflorescences algales peuvent alors consommer les ressources comme la lumière ou l'oxygène au détriment des autres espèces présentes dans l'écosystème et vont jusqu'à former des "marées d'algues", dont certaines sont toxiques pour les êtres vivants.

L'Aureococcus, apparu au large des côtes américaines au milieu des années 1980, représente depuis une source de pollution chronique des eaux côtières, en particulier à l'est des Etats-Unis (New Jersey, Delaware, Maryland, Virginie). Ce phytoplancton est toxique pour certaines espèces comme les crustacés, entraîne des dégradations importantes au sein des écosystèmes et impacte l'économie américaine pour un montant évalué à un milliard de dollars (727 millions d'euros) au cours de la dernière décennie. "Les efflorescences algales toxiques ne sont pas des phénomènes nouveaux [...]" déclare le Dr. Christopher Gobler de l'Ecole des Sciences Marines et Atmosphériques de l'Université de Stony Brook (New York), l'auteur principal de l'article [3]. "Elles peuvent être dangereuses pour l'homme en empoisonnant les fruits de mer et détruire les écosystèmes marins en tuant les poissons et d'autres espèces marines".

Les activités humaines favorisent le développement de ces efflorescences, notamment l'utilisation intensive d'engrais chimiques pour l'agriculture. En conséquence, le problème s'aggrave. "La répartition, la fréquence et l'intensité de ces événements augmentent à travers le monde et les scientifiques ont du mal à comprendre pourquoi" ajoute Gobler.

Une algue avantagée par la génétique

L'équipe du Dr. Igor Grigoriev au Joint Genome Institute du Department of Energy a réalisé le séquençage des 56 millions de paires de base qui composent le génome de l'Aureococcus à partir d'un échantillon prélevé à Long Island, New York, une des régions les plus touchées. Son génome a ensuite été comparé avec celui d'autres espèces de phytoplancton concurrentes au sein d'écosystèmes où l'Aureococcus se développe. L'analyse des résultats a permis de montrer que l'Aureococcus dispose davantages génétiques sur ses concurrents.

Par exemple, le métabolisme de l'Aureococcus assimile plus facilement la matière organique - en particulier l'azote et le carbone - et présente une meilleure résistance aux métaux, même à des concentrations normalement toxiques. De plus, il est bien adapté à des conditions de faible luminosité et peut survivre longtemps sans lumière. Le phytoplancton utilise 62 gènes pour capter la lumière alors que ses concurrents en ont en moyenne à peine plus d'une vingtaine dédiés à cette tâche. "Il y a des choses que [l'Aureococcus] peut faire que les autres algues ne peuvent pas, et ces avantages sont codés dans ses gènes" résume Sonya Dyhrman, biologiste à la Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI) et co-auteur de l'étude.

Ces avantages génétiques permettent à l'Aureococcus de tirer parti de caractéristiques spécifiques aux écosystèmes côtiers modifiés par l'homme et de proliférer. "Si nous continuons à accroître, par exemple, [le niveau] de matière organique dans les eaux côtières, alors nous allons continuer à favoriser les marées d'algues puisqu'elles sont prédisposées génétiquement à prospérer dans ces conditions" affirme Gobler.

Une première avancée dans la lutte contre les marées d'algues

Il existe des différences importantes entre les espèces de phytoplancton, ces résultats ne sont pas facilement généralisables aux autres types d'algues. Mais ces résultats apportent des informations sous un angle différent et pourraient se révéler très utiles à la compréhension du phénomène d'efflorescence algale. "Je pense que cette étude [...] est une ressource importante pour notre communauté - plus nous en saurons au sujet de l'Aureococcus, plus il sera facile d'en apprendre au sujet des autres espèces" affirme Don Anderson, directeur de l'U.S National Office for Harmful Algal Blooms et scientifique à la WHOI.

L'équipe de recherche entend poursuivre dans cette voie en étudiant plus en détail l'expression des gènes et leur réponse à l'environnement, en particulier les gènes impliqués dans le captage de la lumière et dans le traitement de l'azote. Le but à long terme est d'être capable de prévenir la formation des marées d'algues ou du moins de pouvoir les contrôler.

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Les veilleurs de plancton
A la station maritime de Concarneau, des chercheurs de l'Ifremer traquent les micro-algues toxiques qui pourraient contaminer les coquillages et déclencher des intoxications alimentaires. Nous suivons pas à pas les travaux de ces scientifiques dans ce deuxième volet d'une série de cinq reportages tournés en Bretagne. Réalisation : Mathurin Peschet / Production : Universcience 2011

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Le 30 avril 2011

Une toxine naturelle tue des dauphins et lions de mer

Des lions de mer et des dauphins sont morts le long de la côte Sud de la Californie aux Etats-Unis ces dernières semaines (Aquaportail)

Ces mammifères marins peuvent être victimes d'une neurotoxine mortelle produite par une prolifération d'algues saisonnières, ont indiqué des experts vers le 25 avril.

Le même poison a été trouvé dans les échantillons provenant des millions de poissons asphyxiés dans un port Redondo Beach le mois dernier, et les chercheurs espèrent déterminer si cette toxine est présente dans des échantillons provenant d'un poisson similaire mort deux jours avant à Ventura Harbor.

Les experts ne croient pas que les poissons soient morts de la toxine, mais certains mammifères marins sont devenus ses victimes. Ainsi, trois lions de mer et trois dauphins qui se sont échoués dans le comté d'Orange sont morts parce qu'ils avaient une incurable intoxication à l'acide-domoique.html title="acide domoïque" class=mot>acide domoïque, a déclaré Kirsten Sedlick, superviseur des soins des animaux pour le Centre d'Etude de Mammifères du Pacifique à Laguna Beach.

Le mardi, la responsable du centre explique avoir envoyé des équipes pour secourir quatre autres dauphins et lions de mer. Des tests tenteront également de déterminer si ces mammifères marins sont victimes de la neurotoxine. Le niveau d'alerte est élevé et des équipes de bénévoles supplémentaires sont sortis, a déclaré Melissa Sciacca, la directrice du centre de développement.

L'acide domoïque est produit naturellement, mais les niveaux montent souvent au printemps avec la floraison (un bloom) de certaines espèces d'algues ou cyanobactéries au large de la côte californienne. Au moins un bloom a été repéré dans les dernières semaines au large des côtes sud de la Californie. Les moules et les poissons se nourrissent des algues et concentrent ainsi le poison, puis ils sont mangés à leur tour par les pélicans et les mammifères marins….

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Le 21 mai 2011

Plancton. Une bande de copains passionnés veille (Le Télégramme)

L'Observatoire du plancton, à Port-Louis, n'a pas attendu longtemps avant de se faire un nom. Aujourd'hui, ce «laboratoire» pédagogique est le guetteur de la rade. Une bande de copains, c'est sans doute la seule manière de définir l'Observatoire du plancton de Port-Louis. Autour de Pierre Mollo, scientifique, et de ses amis, dont Claude Tuauden, l'observatoire s'est implanté dans un local municipal proche du port de la Pointe. Il a choisi d'être un lieu de diffusion de la connaissance du plancton. Claude Tuauden, par exemple, a plus de 20 ans d'expérience professionnelle dans le monde de l'aquaculture. Palourdes, homards, crevettes, huîtres, il sait de quoi il parle lorsqu'il prononce le mot plancton. Sans ces algues et animaux microscopiques, il n'y aurait sans doute pas de coquillages et de poissons.

De l'observation à l'expérimentation

L'observation du plancton à travers les prélèvements réalisés dans la rade, ce fut la première étape de cette «maison de la connaissance» qui emploie aujourd'hui deux permanents ainsi que quatre à cinq stagiaires. Cet hiver, par exemple, ils ont découvert des traces d'Alexandrium dans la rade. Il s'agit d'une micro-algue rouge qui peut devenir mortelle si elle est absorbée à des doses importantes. Pour se diversifier, l'observatoire, que dirige un triumvirat féminin composé de Claudine, Nicole et Marcelline, a décidé de se lancer dans la culture du phytoplancton. C'est le domaine de Claude Tuauden....

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Planète plancton sur ARTE Planète plancton sur ARTE

Le 30/05 à 16:50 sur Arte

Episode 1 sur 2 « Au service de l'homme »

Invisibles à l'oeil nu pour la plupart, les milliers d'espèces qui composent le plancton représentent à elles seules 99,9 % des organismes marins. Planète plancton explore les relations fondamentales qui unissent l'homme à ces milliards de végétaux et d'animaux indispensables à la vie sur terre, et montre en quoi ces sentinelles environnementales sont une manne pour l'humanité

Le 31/05 à 16:50 sur Arte

Episode 2 sur 2 « L'impact de l'homme »

Aujourd'hui, de nombreux milieux aquatiques sont pollués par des substances chimiques ou fragilisés par l'activité humaine. Les scientifiques, qui observent les dérèglements planctoniques, s'inquiètent de la diminution considérable des ressources halieutiques

Réalisateur : Jean-Yves Collet Société de Production : Arte France- 13 Production

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Le 13 juin 2011

Ecosystèmes côtiers : L'impact "Bactéries" des blooms printaniers de méduses

Les proliférations massives de méduses dans de nombreux estuaires et de nombreuses régions côtières partout dans le monde ont des répercutions sur l’ensemble de la chaîne alimentaire en convertissant de grandes quantités de carbone (C) en biomasse gélatineuse, peu valorisante. Alors que normalement ce carbone est fixé par les producteurs primaires et consommés ensuite par les producteurs secondaires, etc…
La prolifération de méduses limite donc le transfert de Carbone aux niveaux trophiques supérieurs, car les méduses ne sont pas facilement consommées par d'autres prédateurs. Le blocage du carbone aux premiers maillons de la chaine alimentaire a des conséquences sur l’ensemble de la chaine alimentaire et agit en particulier sur le développement microbien dans les écosystèmes marins…

Selon les chercheurs (1) qui étudient l’impact des proliférations de méduses, « Nos résultats suggèrent des changements majeurs dans la structure et la fonction microbienne associée à des proliférations de méduses, et un grand détournement de Carbone vers une production bactérienne au dépend des niveaux trophiques supérieurs. Ces résultats suggèrent en outre des transformations fondamentales dans le fonctionnement biogéochimique et la structure biologique de la chaîne alimentaire associée à des proliférations de méduses. »

(1) Jellyfish blooms result in a major microbial respiratory sink of carbon in marine systems

Robert H. Condona,b,1, Deborah K. Steinberga, Paul A. del Giorgioc, Thierry C. Bouvierd, Deborah A. Bronka, William M. Grahamb, and Hugh W. Ducklowe

Pour plus d’informations, Cliquer PNAS

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Le 17 juin 2011

Le phytoplancton fait l'objet d'une surveillance commune des chercheurs français, anglais, et néerlandais (La Voix du Nord)

Des chercheurs français, anglais, et néerlandais ont été reçus pour une semaine de concertation sur le projet INTERREG IV A 2 Mers DYMAPHY par Luis Felipe Artigas, responsable du projet et de la Maison de la Recherche, située à Wimereux, et Alain Lefebvre, directeur d'Ifremer Boulogne.

Le projet DYMAPHY DYMAPHY (Développement d'un système d'observation dynamique de la qualité des eaux marines basé sur l'analyse du phytoplancton) vise à améliorer l'évaluation des eaux marines en Manche et Mer du Nord par des moyens de suivis modernes. Le phytoplancton, appelé "gazon des mers", sert de nourriture aux espèces (poissons, coquillages...) qui font partie de notre consommation, et a ainsi un effet important sur notre santé, bénéfique ou nuisible notamment lorsqu'il est pollué par des parasites toxiques. A titre d'exemple, la consommation de moules ou d'huîtres contaminées pose souvent problème. Une surveillance accrue, constante, et rapide, est donc nécessaire pour enrayer une pollution soudaine ou latente, de manière à anticiper les complications. Il s'est donc avéré impératif d'unir les moyens de surveillance de la mer.

Un projet commun

DYMAPHY propose d'allier les savoirs et savoir-faire des trois entités concernées par les deux mers afin d'établir des procédures d'uniformisation des différentes méthodes d'étude des micro-algues marines. La comparaison des techniques et des résultats doit aboutir à des missions standardisées. Aux études classiques du phytoplancton, l'observation par imagerie satellite et maintenant par la cytrométrie ou le prélèvement automatique par les ferrys (ferry boy) vont améliorer la réactivité de l'observatoire marin. Le projet commun, démarré en mai 2010, va progresser jusqu'en 2013, afin d'établir au final un concept assis sur une validation des procédures et des analyses uniformes.

Ouverture au public

Les scientifiques ont décidé de ne plus travailler en vase clos mais d'informer le public de leurs recherches…..

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Le 27 juin 2011

Des espèces du Pacifique envahiraient l'Atlantique (L’Express/Reuters)

Des algues microscopiques, mais aussi une baleine coutumière des eaux du Pacifique, ont fait leur apparition dans l'Atlantique via l'océan glacial Arctique, à la faveur d'un dégel plus important que naguère durant la période estivale, ont rapporté dimanche des scientifiques.

Cette algue présente dans le Pacifique et appelée neodenticula seminae, n'était plus présente dans l'Atlantique Nord depuis 800.000 ans, comme l'avaient déterminé les scientifiques à partir de fossiles retrouvés au fond de la mer.

En outre, une baleine grise aperçue en Méditerranée en 2010 - soit 300 ans après l'extinction de cette espèce dans la région Atlantique au sens large - est sans doute arrivée là à partir du Pacifique, profitant elle aussi de la réduction de la superficie de la banquise estivale autour du pôle Nord.

Ces découvertes ne laissent pas d'inquiéter la communauté scientifique.

"C'est une boîte de Pandore", déclare le professeur Chris Reid, de la Fondation Sir Alister Harvey d'océanographie, en Grande-Bretagne, selon qui l'algue en question est pratiquement descendue jusqu'à la latitude de New York.

"On peut s'attendre à ce que d'autres espèces arrivent du Pacifique", dit-il à Reuters.

"Un afflux d'espèces pourrait être extrêmement dommageable (...) pour les ressources halieutiques de l'Atlantique Nord", ajoute Reid. Dans un tel scénario, les nouveaux arrivants entreraient en concurrence avec les espèces endémiques comme la morue ou le saumon.

"Nous avons franchi un seuil, avec le dégel lié au réchauffement planétaire dû aux combustibles fossiles des usines et des voitures", continue-t-il.

La baleine grise, photographiée au large de l'Espagne puis d'Israël en mai 2010, aurait traversé l'Arctique en provenance du nord-est du Pacifique.

"Voilà deux traces d'organismes vivants passant par les eaux libres de l'Arctique", souligne Katja Philippart, de l'Institut royale néerlandais de recherches marines, qui occupe une position dominante au sein de CLAMER, projet européen qui réunit 17 instituts océanographiques de dix pays….

Entre autres changements liés aux changements climatiques, le CLAMER a découvert que de nombreuses espèces remontaient vers des latitudes plus septentrionales dans l'Atlantique. Le nombre d'espèces de poissons en mer du Nord est ainsi passé de 60 à plus de 80 en 20 ans, selon Carlo Heip, directeur général de l'Institut royal néerlandais de recherches marines.

En Méditerranée, mer pratiquement fermée, les espèces qui préfèrent des eaux froides ne peuvent aller nulle part. Et de ce fait, d'ici 2060, un tiers des 75 espèces maritimes seront menacées et six auront disparu, selon le CLAMER.

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Le 5 juillet 2011

Changement climatique : Coccolithes et acidité des océans (BE)

L'acidification des océans du globe pourrait avoir des conséquences funestes pour l'environnement marin. De nouvelles études montrent que les coccolithes (des plaques de carbonate de calcium protégeant certains phytoplanctons) se dissolvent lorsque l'eau marine s'acidifie. Le professeur Tue Hassenkam et ses collègues du NanoScience Center de l'Université de Copenhague sont les premiers à avoir mesuré les réactions des coccolithes dans des eaux à différents degrés d'acidité grâce à un microscope à force atomique.

"Nous savons que les océans s'acidifient petit à petit à cause des émissions de CO2, et nous trouvons intéressant d'étudier la réaction des coccolithes à ce phénomène. Nous avons étudié des coccolithes vivants ou fossilisés, et nous avons découvert qu'ils sont tous deux protégés par une fine couche de matière organique produite par le phytoplancton lorsqu'il y vit, empêchant ainsi la dissolution du carbonate de calcium, même si l'eau est très insaturée en calcite. La protection assurée par le matériau organique est perdue lorsque le pH baisse légèrement. En fait, on se rend compte que la coquille se décompose complètement lorsque les expériences se font dans une eau dont le pH est celui prédit par les scientifiques pour 2100" explique Tue Hassenkam.

Le professeur d'océanographie biologique Katherine Richardson a suivi les recherches sur l'acidification des océans ainsi que le changement climatique en général, et espère que les résultats de cette étude aideront à la mobilisation du grand public sur les questions d'émissions de CO2. "Ces résultats soulignent que l'acidification des océans est un problème à prendre très au sérieux. L'acidification a des conséquences énormes non seulement pour les coccolithes mais aussi pour beaucoup d'autres organismes marins ainsi que pour le cycle du carbone en général", complète Katherine Richardson, qui est également vice-recteur de la Faculté des Sciences de l'Université de Copenhague.

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Le 6 août 2011

Aude : La production de micro-algues expérimentée à Gruissan (Midi Libre)

Le projet “Salinalgue” étudie la rentabilité des bioénergies et bioproduits : colorants, Oméga 3, bêta-carotène...

Le projet “Salinalgue” étudie la rentabilité des bioénergies et bioproduits : colorants, Oméga 3, bêta-carotène... La Someval (1) fourmille d’idées ! On le sait. Après l’affinage et le grossissement des huîtres, voici que les membres de cette petite société se lancent dans la culture de micro-algues.

La filière est très dynamique dans le monde, avec près de 1,5 milliard de dollars investis, principalement aux États-Unis. La France se distingue par son excellence scientifique, puisqu’elle figure parmi les premiers déposants de brevets et publications scientifiques.

Les salins de Gruissan accueillent le projet “Salinalgue” (2) qui a été sélectionné pour décrocher des fonds européens. 5 M€ seront investis sur 5 ans.

Objectif : démontrer la faisabilité technico-économique de la filière. Pour cela, la Someval et ses partenaires étudient la culture des micro-algues sur des surfaces allant de 1 500 m² à 10 hectares. Afin, après extraction du produit sec et du principe actif, de les valoriser en bioénergies (biométhane, biodiésel, biogaz) et en bioproduits (colorants, oméga 3, bêta-carotène, protéines pour l’alimentation aquacole).

Les micro-algues ont un énorme avantage environnemental. Elles constituent une matière première renouvelable et abondante. Et sa croissance est rapide. La production à l’hectare est dix fois supérieure à celle des plantes terrestres ! Et toute sa biomasse est valorisable. C’est quasi miraculeux...

À Gruissan, c’est la dunaliella salina, une micro-algue native halophile cultivée en milieu ouvert sur de grandes surfaces en bord de mer, qui est produite. Sa production permettra la revalorisation de salines en perte d’activité, offrant également un maintien de l’écosystème existant.

Le déploiement industriel, prévu progressivement à partir de 2015, sera réalisé sur plusieurs milliers d’hectares. Mais pas sur le site de Gruissan. Une fois “Salinalgue” mené à son terme, l’installation sera démontée.

En effet, la Someval aura besoin de tout le potentiel hydraulique disponible pour d’autres projets, notamment une ferme de poissons tropicaux. Jean-Jacques Promé et ses collaborateurs ont conscience "qu’il faut continuer à valoriser l’eau pompée et tiré toutes les richesses de la mer".

(1) La Société Méditerranéenne de Valorisation des Lagunes (Someval) a été créée par d’anciens salariés du groupe les Salins du Midi (qui a abandonné la production de sel), épaulés par l’entrepreneur montpelliérain Jean-Jacques Promé et la commune.

(2) Le projet est porté par La Compagnie du Vent (Groupe GDF-Suez) et regroupe douze acteurs, pour majorité implantée en Languedoc-Roussillon et Paca : Air Liquide, Ifremer, CEA, Naskéo, ID, Inrian, LBE de l’Inra de Narbonne, Université d’Avignon, Université Paul-Cézanne d’Aix-Marseille, LISBP, Tour du Vialat.

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Le 20 août 2011

Près du fort, au coeur d'un vallon donnant sur l'océan, l'éclosarium s'est parfaitement intégré au paysage. À l'origine, ce lieu était une écloserie, la première de France, destinée à l'élevage et la réimplantation du homard dans son milieu naturel. Depuis 1994, c'est devenu un centre de recherche sur les biotechnologies marines.

La vie secrète des océans

Des études sur le monde microscopique ainsi que la culture de phytoplancton utilisé pour la production de produits cosmétique y sont réalisées. L'éclosarium est également le seul musée d'Houat. Chaque année, il attire plus de 5.000 visiteurs qui peuvent découvrir la vie secrète des océans et de l'infiniment petit. Il propose une visite au coeur du plancton. C'est le «poumon bleu» de la planète qui produit près de 70% de l'oxygène que nous respirons. On voyage au coeur de ce monde tout en découvrant ces méthodes de cultures. Le musée offre aussi une découverte de l'île, de son histoire, de ses habitants. «De nouveaux panneaux ont été installés cette année, afin de faire une synthèse historique de l'île, explique Joël Lorec, le directeur de l'éclosarium. Nous avons également fait des recherches sur l'évolution de la population, des élèves scolarisés sur Houat ainsi que de la pêche et du nombre de bateau. Le tout présenté sous forme de graphique, est très parlant et nous fait un état des lieux très clair de l'île actuellement»….

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Carqueiranne : 13èmes Rencontres de Photos Sous-marines 13èmes Rencontres de Photos Sous-marines

Carqueiranne - Var - PACA

16 et 17 sept 2011

L’encre de mer participe à ces 13èmes rencontres avec au programme :

- « Conférence plancton » de Pierre Mollo, et intervention de Danielle Thomas, productrice de spiruline dans le Var, vendredi 16 septembre à 20h30.

Conteur né, Pierre nous fait entrer dans ce monde microscopique sur lequel repose toute la chaîne alimentaire marine et qui produit une bonne part de notre oxygène. Aliment du futur, la spiruline nous ouvre des voies insoupçonnées. Danielle participe à cette aventure depuis plusieurs années et parle de ces petites brindilles qu’elle produit comme d’un enfant qu’il faudrait surveiller attentivement.

- Echange avec Michel Lavaix, prud’homme pêcheur de Carqueiranne, sur les petits métiers de la pêche, leur vision de l’environnement et leurs conditions d’avenir, samedi 17 septembre à partir de 18h30.

Et bien-sûr des films et images époustouflantes sur la vie sous-marine par des passionnés du monde aquatique, et le résultat de la compétition photographique organisée par Philippe Joachim et Alain Ponchon, photographes de L’encre de mer.

C’est au Parc St Vincent (auditorium) de Carqueiranne et c’est gratuit !

Pour en savoir plus : 12èmes rencontres de photos sous-marines

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Algues, filières du futur Algues, filières du futur

Livre turquoise

Édition Adebiotech – Romainville – Juillet 2011

Colloque Algues : filières du futur !

17-19 Novembre 2010

Auteur : Julie PERSON [Trimatec]

Coordinateurs : Danielle LANDO [Adebiotech] et Daniel MATHIEU [Trimatec]

Comité de rédaction du Livre Turquoise : Daniel MATHIEU [Trimatec], Jean-François SASSI [CEVA], Laura LECURIEUX-BELFOND [Trimatec], Robert GANDOLFO [Pôle Mer PACA], Catherine BOYEN [CNRS - SB Roscoff], Olivier LÉPINE [Alpha Biotech], Jérémy PRUVOST [CNRS - Université de Nantes], Philippe POTIN [CNRS - SB Roscoff], Éric DESLANDES [Pôle Mer Bretagne], Pierre CHAGVARDIEFF [CEA-DSV], Antoine FINDELING [Veolia Environnement], Jack LEGRAND [CNRS - Université de Nantes], Jean-Paul CADORET [IFREMER], Olivier BERNARD [INRIA]

Contributeurs financiers : DGCIS - Trimatec - Adebiotech

« Er mor ez eus danvez », « dans la mer il y a de la richesse » disent les Bretons

Les algues sont des végétaux beaucoup moins connus que les plantes terrestres, et beaucoup plus difficiles à appréhender. Elles occupent en grande partie les milieux aquatiques, en particulier marins et sous-marins et constituent un ensemble d’organismes extrêmementdivers qu’il est fort difficile de présenter de manière univoque. Un grand nombre d’entre elles, pour ne pas dire une large majorité, sont des formes unicellulaires (micro-algues) dont la reconnaissance nécessite des techniques microscopiques parfois très élaborées. Sur le plan de la systématique, les algues sont également très diversifiées ce qui témoigne de leur très longue histoire génétique. Elles ne constituent pas au sein des végétaux un ensemble homogène, mais se répartissent entre plusieurs lignées évolutives complètement indépendantes les unes des autres.

Ainsi, pour ce qui concerne les algues marines, on distingue essentiellement trois voies d’évolution : la lignée brun-jaunes avec les algues brunes, la lignée rouge avec les algues rouges et la lignée verte qui regroupe à la fois les algues vertes, les mousses, les fougères et les plantes à fleurs. Il y a en effet, malgré les convergences de forme, plus de différences génétiques entre une algue brune comme un Fucus (goémon de rive) et une algue verte de genre Ulva (laitue de mer), qu’entre cette dernière et un chêne !

Ce livre s’articule en deux parties majeures pour lesquelles deux méthodologies différentes ont été utilisées.

La première partie, l’état des lieux des filières algues en France (macro et micro-algues) est un recueil d’informations issues de diverses sources. Parmi celles-ci, on y retrouve les présentations faites par les acteurs lors du colloque « Algues : filières du futur ! », complétées par un travail de recherche, de sélection et, parfois, de traduction de documents et d’études tant français qu’internationaux. Il est à souligner que l’absence de citation des sources écrites tout au long de ce chapitre est volontaire. Toutes les sources sont répertoriées à la fin du document dans la bibliographie.

La partie « Analyses et perspectives » issues de l’identification des verrous scientifiques, technologiques et règlementaires s’est construite avec la participation active des différents acteurs et experts dans le domaine français.

La feuille de route a fait l’objet d’une réunion physique permettant sa rédaction, issue d’un travail consensuel, elle reflète la vision de tous.

Pour télécharger le document, cliquer Algues : Filières du futur

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Voyage au pays des micro-algues où le business de la mer fait rage (Nouvelsobs)

ALGUES. Un bitume vert à base de micro-algues, un actif anti-cancer, un pigment pour colorer les huîtres... Bienvenue au pays de "l'or bleu" où les chercheurs de cette "filière du futur" rivalisent de promesses furieusement excitantes. La visite débute ici.

Des tubes jaunes, roses ou verts ornent les laboratoires de l’Ifremer à Saint-Nazaire. À mi-chemin entre la lampe psychédélique, le diabolo menthe et le granité citron. Ni décoratives ni comestibles, ces installations répondent au nom futuriste de "photobioréacteurs". Le prononcer demande un peu d’entrainement. Mais c’est le nerf de la guerre. Celle du "blue business", le business de la mer, qui fait rage actuellement.

La couleur des tubes vient de ce qui pousse dedans : des micro-algues. Spiruline, chlorelle,odontelle… Il s’agit d’organismes de quelques dizaines de microns qu’on bichonne comme de l’or bleu. Au Forum BioMarine, qui s’est tenu du 7 au 9 septembre à Nantes, on apprend que ces mini végétaux ont de méga vertus.

Une huile pour fabriquer du biofuel

Regorgeant d’oméga 3, de pigments dont les fameux carotènoïdes qui favorisent le bronzage, de protéines pour l’alimentation animale et humaine, et même d’huile à partir de laquelle fabriquer du biofuel. Voilà pour les algues qu’on maîtrise bien. Soit quelques dizaines sur… 40 à 60.000 espèces identifiées ! "On a 10.000 fois l’Amazonie en molécules disponibles, mais on ne les connaît pas, s’emballe Jean-Paul Cadoret, l’un des chercheurs de l’Ifremer les plus en vue sur le sujet. Le XXIe siècle sera micro-algues, par la porte ou par la fenêtre". Le bonhomme, fierté locale, fait la Une dePresse Océan ce jour là.....

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Pierre Mollo. «L'homme va-t-il détruire la planète...» (Le Télégramme)

«L'homme va-t-il parvenir à détruire la planète au nom du progrès?» Le biologiste Pierre Mollo pose publiquement la question, ce soir, à 20 h, à la MPT de Kerfeunteun. Entrée gratuite.

L'homme va-t-il parvenir à détruire la planète au nom du progrès?

On parle de progrès, d'innovation et très souvent on va dans de mauvaises directions. Je ne suis pas contre le progrès, je l'utilise; ni contre l'innovation, j'ai créé une association qui s'appelle Plancton et Innovation. L'important, c'est de faire les bons choix. Pendant longtemps, tout le monde s'en foutait lorsqu'on parlait plancton, fragilité de la mer. D'un seul coup, il y a une espèce d'engouement pour les choses de la mer, l'accaparement des mers, la spéculation sur les biologies marines et les biotechnologies. Ça me fait un peu peur, car je pense que la mer est d'abord une ressource de protéines pour demain. Quand on protège le plancton, on est à peu près sûr que l'on protège les poissons, coquillages et crustacés. Or le plancton peut résoudre certaines carences alimentaires dans le monde. Mais, tout de suite, certains pensent biodiésel quand on parle culture de phytoplancton.

Quel risque y voyez-vous ?

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Le 7 novembre 2011

Guérande : Un projet autour des micro-algues au lycée professionnel (Ouest France)

Jeudi matin, trois élus du Conseil régional des Pays-de-la-Loire ont visité le lycée professionnel Olivier Guichard. À leur tête Matthieu Orphelin, président de la commission éducation et apprentissage de la Région. Cette visite était l'occasion de faire le point avec le proviseur Jean-Christophe Faës et son équipe sur les activités en cours, les travaux et surtout les projets. Et la direction du lycée et la Région n'en manquent pas pour cet établissement. Un lycée d'environ 400 élèves, « unique en son genre », pour reprendre les termes de Matthieu Orphelin, le seul de la région à proposer des formations en aquaculture et en pisciculture, un lycée en relation avec trois ministères.

Une plateforme régionale d'innovation

La Région y envisage d'importants travaux, plus de six millions d'euros en 4 ans, dont la rénovation du secteur hôtellerie-restauration en 2015-2016, pour 3,3 millions €. Début 2012 débuteront les travaux de restructuration de la pisciculture, pour 2,5 millions €. Ils dureront un an. Des travaux d'efficacité énergétique seront également entrepris pour 120 000 €. Rappelons que depuis dix ans, le bâtiment pédagogique de l'aquaculture situé à Pen Bron et les serres du lycée ont été refaits.

La Région mène aussi une politique d'aide à l'ouverture à l'international, ouverture linguistique, culturelle et professionnelle. Pour cela, elle a augmenté cette année la dotation aux lycées de 2 millions €. Pour le lycée Olivier-Guichard, ce sera 6 000 € pour envoyer des classes à l'étranger. Il faut dire que ce lycée se signale déjà par de nombreux contacts avec l'étranger, Maroc, Sénégal, Mexique, Chine... Chaque année, plusieurs dizaines d'élèves partent à l'étranger pour y effectuer des stages professionnels….

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Les micro-algues au cœur du GreenBusiness (actu-environnement.com)

Biocarburants, médicaments, aliments, cosmétiques… Les micro-algues sont partout dans notre quotidien. Philippe Tramoy, Managing Partner chez CBDMT® revient sur leur poids économique réel et leur potentiel de développement.

Biochimiste également diplômé en finance et en intelligence marketing. Philippe Tramoy a publié et réalise de multiples études de marché (microalgues, macroalgues, bioproduction, biofuel).

Si les micro-algues sont utilisées depuis des millénaires, principalement pour l'alimentation humaine, leur exploitation commerciale commence au Japon dans les années 1960 avec les chlorelles, par Nihon Chlorella, suivies des spirulines, en 1969 au Mexique, par Sosa Texcoco. La crise énergétique des années 1970 révèle le formidable potentiel de la biomasse micro-algale comme engrais et carburant renouvelables. Dix ans plus tard, près de 40 usines asiatiques produisent une dizaine de tonnes de micro­algues, des chlorelles en majorité. Les années 1980 voient aussi débuter la production à grande échelle de nouvelles micro-algues, Dunaliella salina et les cyano­bactéries. Source de ß-carotène, D. salina est aujourd'hui la troisième micro-algue la plus vendue.

Avec l'explosion des énergies renouvelables dans les années 2000, la production de biofuel à partir de micro-algues se retrouve sur le devant de la scène. Leur teneur élevée en lipides et leur forte productivité drainent plusieurs centaines de millions d'euros d'investissements depuis 2007 dans des sociétés développant des biocarburants dits de "3e génération". Chez les micro-algues, le rendement de la synthèse d'acides gras destinés à la production de biocarburants est en effet jusqu'à 250 fois plus élevé que chez le soja.

Si le panel d'applications possibles à partir de ces organismes photosynthétiques est très large, peu d'analystes se sont penchés sur leur potentiel commercial. Seule une dizaine de micro-algues est aujourd'hui sur le marché : spirulines, chlorelles et algues des genres Crypthecodinium, Dunaliella, Haematococcus, Ulkenia. L'industrie les exploite sous forme de biomasse sèche (micro-algue entière) ou d'extrait, dans des segments de marché aussi variés que l'alimentation humaine et animale, la cosmétique ou la recherche. Plusieurs dizaines de milliers de tonnes de biomasse sèche sont produites chaque année dans le monde. Avec un marché de près de 600 millions d'euros, la spiruline et le genre Crypthecodinium représentent à eux seuls trois quarts de la production commerciale. Quant aux principaux extraits valorisés que sont les caroténoïdes, les phycobiliprotéines (pigments) et les antioxydants, plus de la moitié de la production de biomasse leur est dédiée. Au total, la vente de produits finis à base de micro-algues pèse quelque 4 milliards d'euros (Md€) à l'échelle mondiale.

Un potentiel à exploiter

Les micro-algues sont essentiellement exploitées dans le secteur des compléments alimentaires (ß-carotène) et des aliments fonctionnels. Producteurs et nutritionnistes n'hésitent d'ailleurs pas à vanter leurs allégations santé. Aussi, en plus d'être vendues comme complément alimentaire en tablettes, poudres ou capsules, les chlorelles le sont également sous forme de liqueur, de chocolat, de céréales, de fromage, de crackers, de bonbons ... Idem pour la spiruline, dont les trois quarts de la biomasse servent à produire des compléments alimentaires en gélules, comprimés, poudres, micro­granules, brindilles et paillettes, le reste rentrant dans la composition d'aliments pour animaux en Europe et en Asie, de thé, café, jus de fruit et bière en Asie, de pâtes en France (Algosud)... Le colorant bleu des célèbres Smarties de Nestlé en est également extrait.

La cosmétique n'est pas en reste, la spiruline entrant dans la composition des maquillages (Signature Club aux USA), déodorants (Speick) et shampoings (gamme Bio Capilargil de Eumadis). Les marques japonaise Shiseido et coréenne Shin Hwa commercialisent une ligne complète de soins de peau et un dentifrice à base de chlorelles respectivement. Chlorelles qui sont aussi utilisées en recherche, pour le marquage fluorescent de protéines, d'anticorps et d'acides nucléiques. En aquaculture, quand les saumons approchent la taille de commercialisation, certains éleveurs ajoutent à leur nourriture de l'astaxanthine extraite d'Haematococcus - produite notamment par les entreprises hawaiiennes Cyanotech et Mera Pharmaceuticals - pour rosir leur chair.

Une filière dynamique...

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Microalgues : l'industrialisation ne se fera pas avant une dizaine d'années (actu-environnement.com)

De plus en plus médiatisée, la production de biocarburant à partir de microalgues pourrait être une des réponses aux problèmes énergétiques actuels. Jean-Paul Cadoret, directeur de laboratoire à l'Ifremer, fait un point sur cette ressource, pleine d'avenir.

Actu Environnement : Qu'appelle-t-on microalgues ?

Jean-Paul Cadoret : Les microalgues sont des organismes microscopiques qui poussent par photosynthèse en transformant l'énergie solaire en énergie chimique. Avec plusieurs centaines de milliers d'espèces dans tous les océans, ces algues présentent une biodiversité très importante qui constitue un réel potentiel exploitable par la recherche et l'industrie. Certaines de ces espèces peuvent accumuler le carbone absorbé sous forme de lipides, principalement triglycérides, dont la teneur peut atteindre jusqu'à 80 % de la matière sèche. Une valeur bien supérieure à celle des espèces oléagineuses terrestres et qui permet d'envisager l'utilisation de ces microorganismes pour produire des biocarburants dits de troisième génération. En raison du contexte énergétique actuel, une grande majorité des programmes de recherche se concentre sur cet emploi qui est de plus en plus médiatisé. Mais les secteurs de la pharmaceutique et de l'agro-alimentaire étudient également la possibilité d'utiliser les molécules contenues dans ces microalgues, notamment les Oméga 3 et les antioxydants.

AE : En ce qui concerne la production de biocarburant, quels sont les avantages de ces microalgues ?

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Le 21 novembre 2011

Bassin d’Arcachon : Phytoplancton passé au crible FlowCAM/PhytoImage
Mise en œuvre opérationnelle d’un système couplé de numérisation (FlowCAM) et de traitement d’images (PhytoImage) pour l’analyse automatisée, ou semi-automatisée, de la composition phytoplanctonique d’échantillons d’eau de mer - Premières étapes

2011 Ifremer

Auteur(s) : Tunin Ley Alina, Maurer Daniele

Résumé

Le projet FlowCAM/PhytoImage a pour objectif, à terme, la mise en œuvre opérationnelle d’analyses de la composition phytoplanctonique d’échantillons d’eau de mer grâce à une analyse automatisée, ou semi­automatisée, en utilisant un FlowCAM couplé à une version spécifique du logiciel PhytoImage, développé par l’Université de Mons en Belgique. Ce rapport rend compte des premières phases de la réalisation du projet, effectuées dans le cadre d’un post-doctorat, en constante interaction avec l’équipe de l’UMONS. Les images issues de la numérisation d’échantillons, principalement prélevés dans le bassin d’Arcachon de janvier 2010 à mars 2011, ont permis de constituer des banques d’images des particules du bassin d’Arcachon, principalement de la flore totale phytoplanctonique (matériel frais et fixé au Lugol) mais aussi d’autres catégories de particules non ciblées (zooplancton et particules inertes)…. Suite Ifremer

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Des micro-algues au pétrole bleu (ParisTech Review)

Les micro-algues sont au centre d'une petite révolution technologique. Leur culture ouvre sur la production de biocarburants, en réinventant aussi bien les procédés industriels que les modèles économiques. Aux Etats-Unis et en Europe, différents projets passent aujourd'hui des expérimentations à l'exploitation.

La culture du phytoplancton et plus précisément des cyanobactéries en est à ses balbutiements, mais c’est l’un des domaines les plus prometteurs de la révolution des biotechnologies. Ces organismes microscopiques unicellulaires se développent selon un processus photosynthétique comparable à celui des plantes, qui en fait de minuscules usines biochimiques. Dans la nature, ils participent à la régulation du CO2. Le phytoplancton marin est responsable de plus de la moitié de la fixation totale du C02 sur notre planète, et les cyanobactéries, qui comptent parmi les formes vivantes plus anciennes, furent même à l’origine d’un phénomène connu sous le nom de grande oxydation, il y a environ 2,4 milliards d’années : une crise climatique inverse de celle qui nous menace aujourd’hui, avec un déséquilibrage de l’atmosphère au profit de l’oxygène.

Le rythme de développement des micro-algues est sensiblement supérieur à celui de la plupart des plantes terrestres. Certains de ces micro-organismes unicellulaires se divisent par mitose toutes les 24 heures. Autotrophes (capables de produire de la matière organique en procédant à la réduction de matière inorganique), ils se multiplient sans autre apport que de la lumière, de l´eau et du C02. Dans l’hypothèse d’une exploitation industrielle pour produire de la biomasse, leur rendement est donc bien supérieur à celui des végétaux terrestres.

Avant même d’entreprendre des opérations de génie génétique, la nature offre plus de 30 000 espèces répertoriées, dont certaines sont à la fois particulièrement riches en lipides et particulièrement rapides dans leur développement....

Les zones littorales humides du sud de la France présentent un environnement particulièrement favorable au développement de l’algoculture, avec une activité historique de production de sel en recherche de reconversion (Salins du Midi) qui offrent de vastes espaces inexploités, mais aussi un important bassin de production de CO2 industriel à proximité (Fos-sur-Mer). La présence naturelle d’une micro-algue (Dunaliella salina) permet d’exploiter ce CO2 tout en produisant de la biomasse. Après une étude approfondie dans un espace de 1000 à 1500 m2, il est prévu d’exploiter 20 000 hectares de salines.

Que faire de la biomasse ainsi produite ? Parmi les débouchés possibles figurent la vente à l’aquaculture (pour nourrir poissons et crustacés), mais aussi des produits de substitution aux huiles de poisson. Riches en lipides, les micro-algues peuvent aussi être utilisées pour produire des huiles végétales, qui pourront être transformées en esters méthylique d’huiles végétales, en langage courant des biodiesels. C’est sur ce créneau que s’est positionné Salinalgues, notamment parce que le site voisin de Fos-sur-Mer abrite d’importantes raffineries. Le bioraffinage, qui transforme la biomasse en éthanol, nécessite un traitement au CO2, et là encore la présence de CO2 industriel est une ressource.....

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Le 9 mars 2012

Mise en évidence du lien entre réchauffement et augmentation de la toxicité des cyanobactéries (BE)

Un projet de recherche dans le domaine de la toxicologie humaine et environnementale à l'Université de Constance (Bade-Wurtemberg) a dernièrement mis en évidence le lien qui existe entre le réchauffement et l'augmentation de la toxicité des cyanobactéries. En effet, 50% des efflorescences algales [1] libèrent des endotoxines potentiellement dangereuses pour l'homme et les animaux. Elles affectent principalement la peau et les muqueuses, le foie et le système nerveux. Daniel Dietrich et son groupe de travail sur la toxicologie humaine et environnementale à l'Université de Constance ont étudié comment le réchauffement climatique agit sur la croissance des cyanobactéries et par voie de conséquence sur leur toxicité.

Grâce à divers essais en laboratoire sur des échantillons d'algues originaires d'Arctique et d'Antarctique, les chercheurs ont démontré qu'une augmentation de la température avait pour effet de diminuer la diversité des différents types de cyanobactéries tout en augmentant la production de substances de plus en plus toxiques. Outre la prévisibilité de cette croissance, l'un des objectifs de la recherche est de fournir des recommandations aux autorités et au grand public sur les moyens de faire face à ce risque. Les résultats de cette étude ont été publiés dans le dernier numéro de la revue Nature : "Le changement climatique".

Une part importante des préoccupations de Daniel Dietrich dans ce domaine de recherche porte sur les zones de l'Arctique et de l'Antarctique. Dans ces régions, les cyanobactéries se trouvent dans des écosystèmes relativement simples, plus appropriés aux expériences que les écosystèmes plus complexes de nos régions. Dans les laboratoires de l'Université de Constance, les scientifiques ont étudié le comportement de ces algues à des températures augmentant graduellement : 0, 4, 8, 16 puis 24 degré. Le réchauffement dans le laboratoire a volontairement été accéléré : les bactéries polaires ont été rapidement confrontées à des températures très élevées par rapport à celles de leur milieu d'origine. A la suite de ces expériences, une baisse de la diversité au sein des différentes espèces de cyanobactéries a été observée, et ainsi un appauvrissement des espèces. Dans le même temps, la production de toxines a augmenté.

Au quotidien, l'équipe de Daniel Dietrich s'occupe des demandes émanant des autorités et des communautés qui cherchent à obtenir des conseils sur le comportement à adopter face à ce problème. Par leur recherche, ces biologistes espèrent pouvoir fournir à l'avenir des réponses à ces questions, et aider à prévenir les risques induits par les cyanobactéries.

[1] Une efflorescence algale est une augmentation relativement rapide de la concentration d'une (ou de quelques) espèce(s) de phytoplancton dans un système aquatique. Cette augmentation de concentration se traduit généralement par une coloration de l'eau (rouge, brun-jaune ou vert). Ce phénomène peut concerner des eaux douces ou marines.

Photographie Nasa dans wikipedia : Cyanophycée. efflorescence algale au large des Fidji (Océanie)

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Le 17 mars 2012
Des microalgues péï pour des peintures bateaux propres (Clicanoo)
La Réunion se positionne dans la course aux biotechnologies. Le projet Biopaintrop vise à breveter d’ici trois ans une molécule naturelle extraite d’une micro-algue locale pour supplanter les biocides toxiques utilisés aujourd’hui dans les peintures antifouling.

L’histoire de la navigation retiendra la bataille de Trafalgar mais aussi le nom de certaines peintures antifouling (antisalissure). Ces dernières évitent que les navires ne soient handicapés par la masse de micro-organismes colonisant leurs parties immergées. Ces “salissures” réduisent la vitesse des bateaux et rongent les coques. Pendant des siècles, le cuivre fait office de rempart. Sa toxicité éloigne les micro-organismes marins. Tout aussi toxiques pour l’homme et polluants pour les organismes marins, les biocides contenus dans les peintures utilisées aujourd’hui ont supplanté le métal. Certains ont d’ailleurs été interdits depuis longtemps comme le TBT (1981 en France) qui a affecté largement les huîtres de bassin d’Arcachon. Aujourd’hui, ces fameux biocides sont dans le viseur de la réglementation européenne. Elle fixe leur retrait progressif à compter de 2014. Une véritable course contre la montre est engagée pour trouver une alternative propre, sans risque sanitaire ou écologique. La Réunion, via les biotechnologies, a un rôle à jouer dans ce domaine. Depuis six ans, Jean-Pascal Quod, capitaine de l’Agence pour la recherche et la valorisation marine (Arvam), porte le projet Biopaintrop, aujourd’hui labellisé par trois pôles de compétitivité (Qualitropic, pôle mer Bretagne et pôle mer PACA).

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Le 3 avril 2012

« Tara » redécouvre le plancton, poumon de la planète (La Croix)

Après 938 jours de mer et un périple de 120 000 km autour du monde, la goélette laboratoire Tara Océans , de retour à Lorient, a réalisé une pêche scientifique exceptionnelle.

Avec sa coque grise métallique, sa proue et ses deux têtes de mâts orange fluo, Tara était à peine visible samedi 31 mars au sein de l’armada qui l’accompagnait pour un retour triomphal à Lorient.

« Deux ans et demi de voyage, 200 marins et scientifiques internationaux embarqués à tour de rôle, 32 pays visités, 50 escales au cours desquelles 5 000 enfants ont visité le voilier, et surtout 40 000 échantillons de micro-organismes rapportés, de quoi nourrir encore des années de recherche », se félicite Étienne Bourgois, directeur général d’Agnès b, mécène majeur de l’expédition.

Montée en 2009 contre vents et marées par quelques scientifiques hypermotivés, cette expédition a rempli très honorablement sa mission : explorer le plancton et les coraux des océans (sauf l’Arctique).

« Avec Tara, nous avons maintenant des données globales sur la quantité et la qualité du plancton », indique Chris Bowler, biologiste moléculaire CNRS-ENS à Paris.

Cet ensemble d’êtres vivants microscopiques dérivant au gré des courants et du vent est constitué, selon la profondeur, de micro-algues utilisant l’énergie du soleil (phytoplancton), de plancton animal ou zooplancton souvent multicolore (vers annélides, méduses, mollusques, crustacées, larves de poissons), ainsi que de bactéries et de virus.

Le plancton est la clé de la survie des poissons

Base de la chaîne alimentaire, le plancton est la clé de la survie des poissons, des mammifères marins tels que les baleines, et donc de milliards d’êtres humains. Ces micro-organismes réagissent vite aux changements climatiques et à l’acidification des océans.

Grâce à l’immersion en des lieux précis de filets et de tubes, les scientifiques ont confirmé ou découvert que 98 % de la biomasse des océans était due au plancton et que, partout dans le monde, il existait environ un million d’espèces planctoniques dans les premiers cent mètres de profondeur...

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Tara Océans: un succès qui pose questions (Libération)

Le navire Tara est revenu samedi à son port d'attache, Lorient, de retour d'une mission autour du monde de deux ans et demi.

Un retour en fanfare - en bagad plutôt - dans une atmosphère de fête sublimée par un temps estival. Une fête complètement justifiée puisque la mission est un succès presque total. Les capitaines Hervé Bourmaud et Loïc Vallette se félicitent d'avoir ramené le navire - tout juste un peu cabossé - en bon état et de n'avoir enregistré aucun accident, après 115.000 kilomètres de navigation. Mais la réussite va bien au-delà.

Au delà par l'extraordinaire écho de la mission, des 19.000 scolaires qui l'ont suivi sur internet, des 5.000 enfants qui on visité le navire aux escales, de la venue à bord du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki Moon, lors de l'escale à New-York.

Mais surtout par le succès de son objectif scientifique principal: la récolte d'une banque de données planctoniques dans la plupart des écosystèmes marins. A bord du Tara, immobilisé à quelques centaines de mètres de l'île de Groix dans l'attente du sprint final vers le port de Lorient, Chris Bowler (ENS/Cnrs), l'un des coordinateurs scientifiques, en donne les chiffres clés: «650 descentes de la rosette (un ensemble de cylindres permettant de prélever de l'eau à différentes profondeurs) jusquà' 1000 mètres, 30.000 échantillons de plancton congelés, aujourd'hui bien conservés en laboratoire, le tout sur 150 stations dans la plupart des mers du globe.»

Recueillies dans les filtres de 10 nanomètres à deux millimètres, les virus, bactéries, protistes, oeufs, larves, micro-algues du plancton. Un plancton qui peut compter 10 milliards de virus et dix millions de bactéries par litre. Des premières analyses génomiques sur une trentaine de stations réparties en latitude, Chris Bowler retient un résultat préliminaire pour le moins étonnant: il n'y aurait qu'un million d'espèces de protistes (des êtres unicellulaires à noyau d'ADN) dans le plancton de la zone photique, entre 0 et 100 mètres environ de profondeur. En revanche, le rapport entre ce nombre et celui des bactéries et des virus demeure inconnu.

Cette collection présente des caractéristiques exceptionnelles qui en font un trésor scientifique unique.

Réalisée en moins de trois ans, elle offre donc une simultanéité qui, bien exploitée, peut donner un état de référence au regard des évolutions futures des écosystèmes marins, bousculés par...

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Le 5 mai 2012

Finistère : Coquillages contaminés. Les nitrates pointés du doigt (Le Télégramme)

Jean Hascoët, président de l'association «Baie de Douarnenez environnement», s'interroge sur le nombre croissant des interdictions de pêche à pied en baie de Douarnenez. Et, au nom de son association, pousse un nouveau coup de gueule contre «les excès de nitrates d'origine agricole». Nouveau pavé dans la mare d'une profession souvent montrée du doigt. À l'origine, l'association, qui compte plus de 250 membres, jetait surtout son dévolu sur la prolifération des algues vertes qui tapissent souvent les grandes plages de la baie de Douarnenez. Désormais, l'association étend son champ de bataille aux coquillages contaminés par le dinophysis ou autres toxines qui touchent le phytoplancton.

Des interdictions de pêche très fréquentes

Et, s'appuyant «sur un rapport 2010 d'Ifremer, sur un autre rapport de la Direction régionale de l'environnement de l'aménagement et du logement (Dreal), également publié en 2010, et sur un rapport du comité local des pêches publié en 2011», l'association «constate une réelle dégradation de l'eau et du milieu marin qui conduit d'ailleurs à une augmentation des coquillages contaminés et des interdictions de pêche à pied sur le littoral». Jean Hascoët rappelle que «depuis 2009, la baie de Douarnenez est interdite à la pêche à pied pratiquement la moitié du temps».

La cause de cette dégradation ?

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Pas de problème d'algues toxiques dans le Nord....

Boulogne : Des scientifiques décryptent les mystères du phytoplancton au large de nos côtes (La Voix du Nord)

Français, Hollandais et Anglais collaborent sur le projet DYMAPHY (2010-2013). Français, Hollandais et Anglais collaborent sur le projet DYMAPHY (2010-2013).

La campagne en mer, qui devait durer 12 jours, a été perturbée par les conditions météo. Mais une équipe de scientifiques français, anglais et néerlandais a malgré tout réussi à sortir en Manche orientale. Objectif : améliorer l'évaluation de la qualité des eaux marines, via l'observation du phytoplancton.

Le phytoplancton désigne des micro-algues, qui sont à la base des réseaux alimentaires marins. Si la prolifération de certaines espèces peut s'avérer nuisible, comme en Normandie, ce n'est pas encore le cas au large du Boulonnais. « Mais la dynamique du phytoplancton peut être très rapide. Nous cherchons à mieux la comprendre, car c'est un indicateur du changement de qualité des eaux », indique Luis Felipe Artigas, chef de mission.

Une équipe de 13 scientifiques devait partir fin avril en Manche Orientale pour une campagne de 12 jours, écourtée pour cause de météo capricieuse. « Notre but est de valider l'utilisation de techniques d'étude innovantes du phytoplancton, en dehors des prélèvements que nous réalisons régulièrement dans quelques points fixes », explique Luis Felipe Artigas . Embarqués sur le navire océanographique Côtes de la Manche , les scientifiques ont enregistré des données en continu, se servant d'un fluorimètre spectral (il détecte les différents groupes pigmentaires du phytoplancton) et d'un cytomètre en flux, qui compte et détermine les cellules. Dans le même temps, un système à bord enregistrait les courants, températures... « Nous avons effectué trois sorties en mer : dans le Détroit, du côté anglais et français au large d'Ambleteuse ; et en réalisant une boucle via le Gris-Nez et Douvres, jusqu'à Eastbourne, avant de retraverser la Manche jusqu'au Tréport. Nous sommes remontés en passant par les embouchures de la Somme, de l'Authie, de la Canche... Au total, nous avons effectué une cinquantaine de prélèvements et plusieurs centaines d'enregistrements », résume le chef de mission. Une campagne pour étudier le phytoplancton « des deux côtés de la Manche, ce qui ne s'était pas fait depuis près de 20 ans ! » Les scientifiques souhaitent maintenant « non seulement aller plus souvent en mer, mais surtout placer nos appareils dans des bouées marines ou dans les ferries. C'est-à-dire mettre en place une étude à différentes échelles de temps et d'espace, pour compléter le réseau d'observation et de surveillance existant ». La prochaine campagne commune aura lieu en septembre, dans les estuaires néerlandais.

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Le 14 mai 2012

Changement climatique. Écologie expérimentale du plancton

La biodiversité est essentielle au bon fonctionnement des écosystèmes. Or consécutivement aux activités humaines, celle-ci est actuellement menacée. Cette biodiversité influence la dynamique des nutriments, la production primaire ou la dynamique des populations d’espèces d’intérêt économique. Le système pélagique marin est un environnement où la biodiversité est élevée (phytoplancton, zooplancton…). Aussi surprenant que cela puisse paraître, peu d’études ont été faites sur les relations entre la biodiversité et les performances des communautés phytoplanctoniques, qui comptent pour la moitié de la production primaire sur Terre et sont à la base de la nourriture pour de nombreux poissons, économiquement importants.

Ce projet cherche à comprendre comment la biodiversité, dans les communautés phytoplanctoniques, influence le fonctionnement et la dynamique des écosystèmes marins, en passant de l’échelle de l’expérience en laboratoire à celle du milieu naturel.

Source : Europôle Mer 2012 : Axe 2. Interactions changement global - océan – écosystèmes marins

Europôle Mer, c’est quoi ?

Pendant la dernière décennie du 20ème siècle les organismes marins de recherche et d’enseignement supérieur de Bretagne se sont regroupés au sein du « Réseau Bleu » (20 membres). Structure informelle de coordination, ce réseau a joué un rôle majeur au niveau régional pour l’acquisition d’équipements spécifiques (exemple : navire océanographique de façade « Côtes de la Manche » de l’INSU – CNRS, co-financé par la Région Bretagne) ou partagés (exemple : Bibliothèque La Pérouse, commune à Ifremer, IUEM-UBO et IRD).

Les instituts des sciences et techniques de la mer implantés en Bretagne ont obtenu à travers le 6ème programme cadre de l’Union Européenne une très forte reconnaissance. Ainsi la Commission Européenne labellise et finance trois Réseaux d’Excellence (Marine Genomics Europe, EUR-OCEANS, ESONET), deux Programmes Intégrés (MERSEA et SPICOSA), une initiative d’infrastructure intégrée (SEADATANET), et un ERANet (EUROPOLAR), pilotés par des chercheurs membres d’établissement de recherche ou d’agence de moyens localisés à Brest et à Roscoff (Finistère). C’est dans ce contexte qu’a été créé par convention l’Europôle Mer (EM) en juillet 2004, à l’initiative de l’Institut Universitaire Européen de la mer (Université de Bretagne Occidentale, CNRS, INSU), la Station de Biologie Marine de Roscoff (Université Pierre et Marie Curie, CNRS, INSU) et Ifremer. Quinze organismes composent aujourd’hui l’Europôle Mer qui est devenu en avril 2006 un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) reconnu par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et des organismes de recherche nationaux.

Cette reconnaissance se traduit également dans la place de l’Europôle Mer dans le Contrat de Projet Etat-Région (2007-2011). Ce contrat lie l’Etat à la Région Bretagne, la seule région française ayant identifié la Mer comme l’un des axes majeurs de sa politique en matière de soutien à la recherche…

Pour en savoir plus, cliquer Europôle Mer

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Le 27 juin 2012
Une mission de la Nasa a permis de découvrir une quantité énorme de phytoplancton, une algue vitale pour la chaîne alimentaire des océans, là où les scientifiques s'y attendaient le moins: sous les glaces de l'Arctique, révèle une étude publiée jeudi dans la revue Science.

Cette recherche s'est fondée sur des données recueillies à la fois par satellite et des relevés sur le terrain afin d'analyser cette source essentielle de nourriture pour de nombreuses créatures marines.

La Nasa a envoyé une équipe de chercheurs prélever des échantillons des glaces recouvrant la mer des Tchouktches, qui borde la pointe nord-ouest du continent américain (Alaska).

Ils ont ainsi découvert que les quantités de phytoplancton y étaient "extrêmement élevées, environ quatre fois plus grandes que dans les eaux ouvertes". Il s'agit d'une "floraison massive sous la glace" qui semble s'étendre sur 100 kilomètres, selon l'étude.

Le phytoplancton apparaît en quantité plus rare et davantage en profondeur dans les eaux ouvertes, selon les dernières données de cette mission de la Nasa connue sous le nom d'Icescape. "En comparaison, le phytoplancton des eaux ouvertes était en quantité nettement plus faible que sous la glace, et meilleur à des profondeurs de 20 à 50 mètres en raison d'une réduction des nutriments à la surface", précise l'étude.

Cette recherche laisse penser que l'océan Arctique est plus productif que ce que l'on croyait, même si d'autres analyses seront nécessaires pour déterminer de quelle manière ce phytoplancton des glaces affecte les écosystèmes locaux.

Organisme microscopique à la base de la chaîne alimentaire des océans et fondamental pour les cycles reproductifs des poissons, oiseaux d'eau et ours polaires, le phytoplancton est aussi essentiel dans le processus de photosynthèse.

Depuis 1950, sa quantité a cependant chuté de 40%, notamment en raison de l'impact grandissant du changement climatique, selon une étude de 2010 parue dans la revue Nature

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Qui contrôlera l’économie verte ? ETC Group

Alors que les gouvernements s’apprêtent à consacrer l’Économie verte lors du Sommet Rio+20, ETC Group présente une réévaluation du pouvoir des entreprises et émet un avertissement selon lequel la course pour le contrôle de la biomasse perpétuera plutôt une économie motivée par la cupidité.

Pour télécharger le document, cliquer ETC Group

Problématique

Au cours de la période précédant le Sommet de la Terre (Rio+20) qui se tiendra en juin 2012, la perspective d’une grande transformation technologique débouchant sur une économie verte a été largement diffusée à titre de clé de la survie de notre planète. L’idée maîtresse consiste à substituer l’exploitation de la biomasse (cultures alimentaires et textiles, herbacées, résidus forestiers, huiles végétales, algues, etc.) à l’extraction du pétrole. Les tenants de cette notion entrevoient un avenir sans pétrole où la production industrielle (de plastiques, de produits chimiques, de carburants, de médicaments, d’énergie, etc.) ne dépendra plus des carburants fossiles, mais plutôt de matières premières végétales transformées à l’aide de plateformes de bioingénierie de haute technologie. Plusieurs des principales entreprises et des gouvernements les plus puissants du monde vantent les mérites de l’utilisation de nouvelles technologies – dont la génomique, la nanotechnologie et la biologie synthétique – pour transformer la biomasse en produits à forte valeur ajoutée.

Impact

Les plus importantes réserves de biomasse terrestre et aquatique sont disséminées à travers les pays du Sud, et sont surtout préservées par les paysans, les éleveurs de bétail, les pêcheurs et les habitants de la forêt, dont les modes de subsistance dépendent de ces réserves. ETC Group émet un avertissement selon lequel l'économie basée sur la biomasse occasionnera un accroissement de la convergence du pouvoir des entreprises et déclenchera la plus importante mainmise sur les ressources naturelles jamais observée depuis 500 ans. Les Maîtres du vivant issus du monde entrepreneurial sont sur le point de transformer la nature en biens de consommation selon une ampleur jamais égalée, de détruire la biodiversité et de délocaliser les populations marginalisées.

Acteurs

La course à l’appropriation de la biomasse (ainsi que les plateformes technologiques capables de la transformer) stimule les alliances commerciales et engendre la création de nouvelles constellations du pouvoir des entreprises. Les principaux acteurs comprennent : des géants de divers secteurs industriels – énergie (Exxon, BP, Chevron, Shell, Total), pharmaceutique (Roche, Merck), alimentation et agroalimentaire (Unilever, Cargill, DuPont, Monsanto, Bunge, Procter & Gamble), produits chimiques (Dow, DuPont, BASF) – ainsi que la plus grande puissance militaire au monde, soit l’Armée des États-Unis.

Politique

Devant les changements climatiques, les crises financière et écologique ainsi que la famine omniprésente, les gouvernements prenant le chemin de Rio+20 s’empresseront d’adopter des transformations technologiques (quelles qu’en soient les formes) en espérant que celles-ci permettent d’accoucher d’un plan B politiquement opportun pour la planète. Toutefois, s’il est nécessaire de revoir les façons de faire, il en va de même pour la gouvernance. De nouveaux modèles économiques plus durables sur les plans social et économique sont nécessaires afin de préserver l’intégrité des écosystèmes pour les générations présentes et futures. Des mesures antitrust novatrices et faisant autorité doivent être mises sur pied afin de contenir le pouvoir des entreprises. Les décideurs politiques internationaux doivent combler le fossé actuel entre la sécurité alimentaire, l’agriculture et les politiques climatiques – particulièrement en appuyant la souveraineté alimentaire à titre de cadre global permettant de s’attaquer à ces problèmes. Toutes les négociations doivent être nourries par la participation forte de mouvements sociaux et de la société civile. En l’absence d’une action audacieuse de la part des gouvernements et de l’établissement de nouvelles structures de gouvernance, l’Économie verte risque de se transformer en une économie motivée par la cupidité.

Le contrôle des terres et des mers

La demande en aliments, fourrages et autres formes de biomasse végétale – ainsi que pour les ressources stratégiques telles que les minerais et le bois – stimule la mainmise internationale sur les terres. Le contrôle des ressources aquatiques constitue une autre importante motivation. Les organisations de la société civile ont éloquemment documenté les dangers inhérents à Qui contrôlera l’Économie verte? l’accaparement massif (d’ailleurs en cours) des terres et des eaux à travers le monde (respectivement documentés par l’organisation internationale GRAIN et l’Institut Polaris basé au Canada, par exemple). Bien que les études ne prétendent pas à l’exhaustivité, il est estimé que de 50 à 80 millions d’hectares de terres dans les pays du Sud ont été convoités par des investisseurs internationaux, et que les deux tiers des transactions foncières ont lieu en Afrique subsaharienne.

En 2006, 14 millions d’hectares (soit 1 % du total des terres arables) étaient utilisés à des fins de production de biocarburants. Une étude estime que d’ici 2030, entre 35 et 54 millions d’hectares (soit entre 2,5 et 3,8 % des terres arables) seront dédiés à la production de biocarburants.

L’économie bleue : La biomasse aquatique

Les écosystèmes aquatiques et la bioéconomie

L’ensemble des océans et des autres écosystèmes aquatiques couvre 71 % de la superficie de la planète. C’est pourquoi les aspirants Maîtres du vivant lorgnent de leur côté, en quête de nouveaux sucres et de nouvelles huiles pour alimenter l’économie de la biomasse. D’ailleurs, les États maritimes prônent déjà l’économie bleue, soit l’homologue aquatique de l’Économie verte, où les produits océaniques sont exploités de manière durable afin de soutenir la croissance économique. Les petits États insulaires ne possèdent peut-être pas de grandes superficies de terres, mais certains voient dans leurs littoraux étendus et leurs vastes zones économiques exclusives autant de sites potentiels pour y produire de la biomasse. Comme l’a récemment souligné un représentant des Fidji aux délégués présents lors d’une rencontre préparatoire pour Rio+20, « nous ne sommes pas de petits États insulaires, mais de vastes États océaniques. »

L’économie bleue

La biomasse aquatique (qui se trouve dans les océans, les lacs, les rivières et les estuaires) utilisable à des fins industrielles peut être autant d’origine animale que d’origine végétale. Les poissons, les cétacés (ces derniers étant des mammifères adaptés à la vie océanique, et dont les prises mondiales se chiffrent aux environs de 0,8 à 2 milliards de tonnes par année) de même que les crustacés tels que les crevettes et le krill composent la majeure partie de la biomasse animale aquatique. La partie végétale de la biomasse aquatique est en grande partie composée d’algues macroscopiques et d’algues microscopiques qui sont invisibles à l’œil nu telles que les cyanobactéries. Les plantes halophiles – c.-à-d. tolérantes au sel telles les mangroves ou les salicornes, qui jouissent d’ailleurs d’un intérêt croissant de la part de l’industrie – constituent une autre source de biomasse végétale associée aux eaux salines ou saumâtres. Actuellement, l’industrie de la biomasse aquatique n’est pas unifiée. Trois secteurs industriels sont cependant bien positionnés pour y faire leur entrée : 1) l’algoculture (principalement d’algues macroscopiques); 2) l’aquaculture; et 3) les pêcheries commerciales.

Le secteur des algues macroscopiques et microscopiques

Les entreprises pratiquant la culture des algues macroscopiques et microscopiques constituent les plus importants producteurs de biomasse aquatique. La production commerciale mondiale d’algues est dominée par les algues macroscopiques (99,6 % en termes de masse) et a presque atteint 16 millions de tonnes en 2008, pour une valeur de 7,4 milliards de dollars. Par ailleurs, ce marché croît de 8 % par année. La récolte des algues macroscopiques est répandue, celles-ci étant essentiellement destinées à la production d’aliments (ex. nori et wakamé) ou d’extraits industriels connus sous le nom d’hydrocolloïdes (agents épaississants comme la carragénine, la gomme xanthane et l’alginate). Par contre, le marché des algues microscopiques est encore minuscule, fournissant surtout des ingrédients alimentaires et de la nourriture pour les animaux.

Pour plusieurs raisons, les algues constituent une intéressante source de biomasse industrielle :

• Les algues croissent extrêmement rapidement. Certains varechs peuvent gagner jusqu’à 60 cm par jour; les algues microscopiques peuvent doubler leur masse en une journée.

• Les algues sont une source de glucides (sucres), mais sont exemptes de substances difficiles à dégrader comme la lignine.

• Les algues possèdent un rendement élevé et dense. Des peuplements sauvages d’algues brunes peuvent produire annuellement entre 16 et 65 kg de biomasse par mètre carré. En comparaison, les cultures terrestres les plus productives comme la canne à sucre produisent seulement 6 à 18 kg de biomasse par mètre carré par année

• Les algues microscopiques produisent des huiles de grande valeur qui constituent environ le tiers de leur masse.

Près de 90 % des algues macroscopiques sont cultivées plutôt que d’être récoltées à partir de peuplements sauvages. En 2008, six pays du sud-est de l’Asie assuraient 97 % de toute la production d’algues macroscopiques. La Chine est le plus grand producteur d’algues macroscopiques cultivées (63 % de la production mondiale), où une seule ferme d’algues gigantesque – d’ailleurs visible de l’espace –, située dans la baie de Kiautschou près de la ville de Qingdao, affirme fournir presque la moitié de la production mondiale. Derrière la Chine, l’Indonésie (14 %) et les Philippines (10 %) se disputent la deuxième place. Les autres principaux producteurs incluent la Corée du Sud, le Japon et la Corée du Nord. En dehors de l’Asie, le Chili est le plus important producteur d’algues macroscopiques, suivi de la Tanzanie, du Mozambique et de Madagascar.

Traditionnellement, les producteurs d’algues macroscopiques s’installent près des côtes, ensemencent de longs câbles submersibles avec les espèces désirées, récoltent ensuite les frondes pour enfin les sécher et les traiter sur la terre ferme. Depuis les années 1970, l’US Marine Biomass Program propose de récolter sur de vastes étendues les sargasses flottant en haute mer afin de produire des biocarburants. Dans le cadre d’une nouvelle stratégie d’investissement, il est également proposé de créer des algocultures en haute mer en utilisant des filets ancrés, des enclos ou des cages. Les défenseurs de l’économie bleue actuelle proposent en outre de jumeler l’algoculture à des fermes éoliennes en haute mer – utilisant les structures des éoliennes pour ancrer les tapis d’algues flottantes

Des biocarburants à base d’algues macroscopiques

Le projet visant à convertir les algues macroscopiques en biocarburants date de longtemps, sans toutefois n’avoir jamais vraiment remporté de succès commercial. Plus récemment, de nombreuses entreprises en démarrage et initiatives cherchent à récolter les algues macroscopiques océaniques dans le but d’en faire du carburant. Par exemple :

• En 2007, Mitsubishi Heavy Industries ont proposé un projet de vaste envergure (10 000 kilomètres carrés) au large du Japon consistant à récolter les sargasses à l’aide de filets pour en faire de l’éthanol. Il semblerait que cette initiative soit appuyée par d’autres entreprises dont NEC Toshiba Space Systems, Mitsubishi Electric, IHI, Sumitomo Electric Industries, Shimizu Corporation, Toa Corporation et Kanto Natural Gas Development Company Ltd

• L’entreprise étasunienne de biologie synthétique Bio Architecture Lab (BAL) installe des fermes d’algues macroscopiques au Chili dans le but d’en faire de l’éthanol, un projet auquel collabore l’entreprise pétrolière chilienne ENAP. BAL est également en train de conclure des ententes avec le géant pétrolier norvégien Statoil afin de mettre sur pied une seconde ferme de la sorte en Norvège.

• BAL est également partenaire avec le géant de la chimie DuPont pour transformer les algues macroscopiques en isobutanol (un carburant plus énergétique que l’éthanol).

• Butamax, une coentreprise formée par DuPont et BP, vise à commercialiser des algocarburants.

• En mars 2011, Stolt Nielsen, une importante entreprise de transport maritime, a acquis un nombre non divulgué d'actions dans l’entreprise norvégienne Seaweed Energy Solutions.

Principales entreprises produisant des algues macroscopiques et des hydrocolloïdes

FMC Biopolymer (une filiale de FMC Corporation; États-Unis)

Shemberg Corporation (Philippines)

CP Kelco (une filiale de J.M. Huber Corporation; États-Unis)

Cargill (États-Unis)

Danisco (propriété de DuPont; États-Unis)

Qingdao Gather Great Ocean Seaweed Industry (Chine)

Qingdao Bright Moon Seaweed Industry (Chine)

Compañía Española de Algas Marinas (Espagne)

Kimica Corporation (Japon)

Source : ETC Group

Entreprises investissant dans la conversion des algues macroscopiques en biocarburants

Mitsubishi Heavy Industries (Japon)

DuPont (États-Unis)

BP (Royaume-Uni)

Bio Architecture Lab (États-Unis)

ENAP (Chili)

Statoil (Norvège)

Oil Fox (Argentine)

Seaweed Energy Solutions (Norvège)

Stolt Nielsen (Norvège)

Source : ETC Group

Les algues microscopiques et les biocarburants

Contrairement à l’industrie des algues macroscopiques et des hydrocolloïdes qui est relativement bien développée, l’industrie des algues microscopiques est pour l’instant… disons… microscopique. Les deux principaux débouchés pour les algues microscopiques sont les suppléments pour l’alimentation humaine et animale. Cependant, l’industrie des algues microscopiques est actuellement en pleine expansion en raison de la possibilité de produire des biocarburants à partir de certaines espèces. Les grandes entreprises pétrolières et chimiques telles qu’ExxonMobil, BP, Chevron et Dow Chemical établissent des partenariats avec des entreprises en démarrage produisant des algues microscopiques afin de récolter l’huile naturelle hydrocarbonée de certaines espèces. De nouvelles venues dans le secteur de la biologie synthétique telles que Solazyme, Synthetic Genomics Inc. et Joule Unlimited fondent la totalité de leur plan d’affaire sur les algues microscopiques, car ces dernières croissent rapidement et sont relativement faciles à synthétiser. Même les entreprises du secteur de la biotechnologie agricole prennent part à cette explosion d’intérêt pour les algues microscopiques.

En mars 2011, Monsanto a acquis une participation en capital d’une valeur non divulguée dans l'entreprise Sapphire Energy, chef de file dans le domaine des algocarburants. Dow Chemical, qui collabore déjà avec le producteur d’algues microscopiques Algenol, a signé une entente importante avec Solazyme concernant la livraison de 227 millions de litres d’huile algale qui servira d’isolant électrique pour les transformateurs. Solazyme a déjà conclu des ententes avec Chevron et Unilever pour leur fournir des carburants et des ingrédients alimentaires, de même qu’avec l’US Navy pour lui fournir des biocarburants. Synthetic Genomics Inc. a décroché un contrat très médiatisé de 600 millions de dollars avec ExxonMobil afin de mettre au point des carburants dérivés d’algues microscopiques. Et il s'agit là d'un signe des temps, la seule entreprise d’importance dédiée principalement à la production de souches naturelles d’algues microscopiques, Cellana – issue d’un partenariat entre HR Biopetroleum et le géant pétrolier néerlandais Shell –, a récemment été démantelée par Shell. Cela signifie que la majeure partie des activités dans le domaine des algocarburants dépend de la biologie synthétique et de ses approches. Les entreprises des domaines du traitement des eaux et de l’élevage industriel s’intéressent également à la production d’algues microscopiques, considérant ces organismes comme un moyen de décontaminer leurs effluents tout en générant une valeur ajoutée sous la forme de biocarburants.

Le secteur des pêcheries et de l’aquaculture

Les industries des pêcheries et de l’aquaculture sont de loin celles qui génèrent la plus grande part de biomasse aquatique, dont la majeure partie est destinée à la consommation humaine. En 2009, 145 millions de tonnes de poissons et d’autres animaux marins ont été péchés ou élevés; plus de 80 % de cette biomasse (soit 117,8 millions de tonnes) étaient destinés à la consommation humaine. Le poisson sauvage représente encore la plus grande partie de cette biomasse (90 millions de tonnes), mais l’industrie aquacole a vécu un essor important au cours des 40 dernières années (notamment en ce qui concerne la production de crevette, saumon, poisson-chat et tilapia), affichant un taux de croissance moyenne mondiale de 8,3 % par année (ce taux a récemment chuté à 5,3 %). Les tenants de l’économie bleue envisagent que la prochaine étape consistera à délocaliser l’aquaculture des côtes et des eaux intérieures pour l’implanter en haute mer. À cette fin, plusieurs entreprises sont actuellement en train de mettre au point et de tester de grandes cages à poissons destinées pour le large. Ces cages sont ancrées aux fonds marins ou transportées par les courants pendant que les poissons passent de l’état juvénile à l’âge adulte.

D’autres proposent encore de jumeler l’élevage de poissons en haute mer à d’autres usages; l’établissement de maricultures autour des plateformes éoliennes en mer, où les poissons en cage et les algues peuvent être récoltés en même temps que l’énergie du vent constitue un exemple de cette stratégie. Des investisseurs à l’esprit libertarien voient ces cités flottantes situées en dehors des zones économiques exclusives comme les sites d’établissement de nouvelles sociétés capitalistes qui exerceront différentes activités extraterritoriales : services bancaires, stockage de données ou tourisme médical.

Entreprises productrices de biocarburants à base d’algues microscopiques

Voir la liste page 34

Les produits de la mer comme source de biomasse

La récolte de biomasse terrestre pour produire des biocarburants ou de la bioénergie concurrence les besoins alimentaires humains. Or, et il en va de même avec l’exploitation de la biomasse marine qui vise la production de carburants ou d’énergie. Bien que l’intérêt pour la biomasse aquatique dans la perspective d’en faire des carburants et des produits chimiques se concentre sur les végétaux, il existe des précédents historiques montrant qu’il est possible d’utiliser des poissons ou d’autres animaux marins comme sources de biomasse industrielle. Avant l’avènement du pétrole et du kérosène, l’huile extraite des baleines et des poissons était la principale source de carburant liquide pour les besoins en éclairage et en chauffage. Plus récemment, la farine de poisson a été vendue pour divers usages, dont l’alimentation animale et la production de fertilisants (l’huile étant un sous-produit de la farine de poisson, elle est utilisée en guise de carburant pour faire sécher la farine au cours du procédé). Selon un spécialiste de la biomasse aquatique, chaque kilo de résidus de poisson peut être converti en un litre de biodiésel. Plusieurs entreprises de produits de la mer cherchent actuellement à transformer les déchets de poisson en carburant. En 2006, le producteur vietnamien de poissons-chats Agfish a fait part de son intention de construire une usine capable de convertir 10 000 tonnes de poissons-chats en11 millions de litres de biodiésel par année. De son côté, LiveFuels Inc., une entreprise en démarrage basée à Silicon Valley, veut capturer les poissons retrouvés dans les zones mortes océaniques comme celle retrouvée dans le Golfe du Mexique. Son objectif consiste à bâtir des cages dans les zones du Golfe affectées par les efflorescences algales (engendrées par le ruissellement des fertilisants et d’autres sources de pollution), et à remplir celles-ci avec des carpes, des tilapias ou des sardines. Les poissons en cage se nourriront des algues en excès et cette méthode produira théoriquement 28 000 kg de poissons par hectare qui pourront être transformés en farine de poisson et en biocarburant (une stratégie ingénieuse quoique discutable de capitaliser sur la pollution chimique).

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Le 20 août 2012

Houat. Eclosarium. La culture de l'algue et l'histoire de l'île (Le Télégramme)

Jeudi matin, dans le cadre de la journée «La mer se cultive, la mer nous cultive», le personnel de l'Eclosarium a proposé une visite guidée de son musée ainsi qu'une animation scientifique. Plus d'une vingtaine de personnes sont venues visiter ce centre de production de phytoplancton. Ouvert en 1994, l'Eclosarium est un centre de recherche sur les biotechnologies marines. Des études sur le monde microscopique ainsi que la culture de phytoplancton y sont réalisées. Les visiteurs ont pu découvrir ce monde de l'infiniment petit au coeur des océans et indispensable à la vie. Ici, les micro algues sont identifiées, sélectionnées puis mises en culture. Elles peuvent être utilisées à des fins diverses. Elles sont sources de protéines, vitamines, acides gras, colorants... Elles servent dans la réalisation de produits alimentaires, pharmaceutiques ou bien encore cosmétiques. C'est justement pour cette dernière qu'elles sont cultivées à l'Eclosarium.

Musée et exposition

De nouvelles journées «La mer se cultive la mer nous cultive» auront lieu le 26juillet et les 9 et 23août. Le bâtiment abrite également le seul musée sur l'île de Houat qui accueille plus de 5.000 visiteurs par an. Il permet de parcourir l'histoire de l'île, de ses coutumes, son activité principale, la pêche... Chaque année, il accueille également plusieurs expositions. À partir de lundi 16juillet et jusqu'au 30septembre, l'exposition «Rivages, marines et autres, de Houat et d'ailleurs» de Jacques Blot, est présentée.

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Le 30 août 2012

Un drone à ultrasons pour lutter contre les micro-algues

L'appareil télécommandé émet des vibrations à haute fréquence pour stopper le processus de photosynthèse du phytoplancton.

Sur l'eau, le drone « stresse » les microalgues (Ouest France)

Le drone rennais « exerce une action de contrôle et non pas curative sur les microalgues. Il les empêche de se développer », explique l'ingénieur Luc Brient.

Reportage

De l'autre côté de la berge des étangs d'Apigné, ce petit bolide noir ressemble à une mini-fusée ! Futuriste car elle surfe sur l'eau. Le pilote, Luc Brient, ingénieur d'études à l'Unité mixte de recherche Ecobio (Écosystèmes, biodiversité, évolution), à l'université de Rennes 1, télécommande le joujou.

Ce vendredi matin, c'est jour de test. Propulsée par deux moteurs, la machine diffuse des ultrasons « entre 20 000 et 100 000 Hz sur un diamètre d'une trentaine de mètres ». Inaudibles pour l'homme, mais perceptibles par les microalgues. « Les fréquences attaquent les cyanobactéries de cinq microns. Avec les vibrations dégagées, elles ' stressent ' leur sensibilité pigmentaire, explique Luc Brient. On ne cherche pas à éclater les toxines mais à les stimuler. On limite ainsi la prolifération de ces microalgues polluantes. »

Plage fermée

Ce système d'ultrasons, breveté au Canada et dissimulé dans « un catamaran utilisé par les pêcheurs à la carpe, est unique », poursuit le spécialiste des cyanobactéries. Pendant ce temps-là, la démonstration continue. Le drone peut glisser jusqu'à 400 m de nous. Il peut aussi être mis en pilote automatique, comme les bateaux, pendant une dizaine d'heures. L'invention est prometteuse. « Les collectivités sont confrontées à la problématique des cyanobactéries. Des réglementations ont été mises en place pour l'eau potable, les baignades... » Des seuils ne doivent pas être dépassés.

La ville de Rennes en sait quelque chose. Jacqueline Especel, ingénieur au service santé environnement, admire la prestation de ce drôle de drone au bord de l'eau. « Depuis quinze ans, on suit le développement des cyanobactéries potentiellement toxiques aux étangs d'Apigné. Certains étés, la plage a dû être fermée. » Mieux vaut prévenir que guérir. Le remède est double. « On épand du carbonate de calcium ¯ ces particules blanches sédimentent les algues et les phosphores ¯ et on herse le sable tous les deux jours pour l'oxygéner. »

Principe de précaution

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Le 5 janvier 2013 Itinéraires : Houat "de la mer nous vivons"
Houat, c'est un plateau granitique exigu. L'île, aussi appelée la Canne est une terre de marins. Ici il n'y a pas une famille qui ne compte un pêcheur en son sein.
Par Emilie Colin
Reportage
Il y a 25 ans, le port de Houat accueillait encore une cinquantaine de navires qui pêchaient essentiellement aux casier. Aujourd'hui, ils ne sont plus que douze bateaux, employant 25 pêcheurs. Parmi eux, quelques jeunes croient encore à l’avenir de la profession.
Rencontre
Joseph Le Hyaric dit "Jo" a 45 ans de navigation derrière lui et 42 ans à la mairie de la commune. A presque 90 ans, c’est aussi le doyen de l’île et il en sait long sur la place des pêcheurs à Houat.
M. Villaverde, F. Leroy, V. Surrault, D. Mérieux, T. Compain
Dans le rétroviseur : Houat / Homard / Pierre Mollo
Le homard de Houat est bien connu. En 1972, les pêcheurs participaient à la construction de l’écloserie, une installation permettant de produire des oeufs et des larves de crustacés.
La fin de l'écloserie ?
L’écloserie a fonctionné pendant une quinzaine d’années. Aujourd’hui, elle a été transformé en éclosarium : un espace de découverte et un centre de recherche en cosmétologie qui emploie quatre personnes.
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Le 7 janvier 2013
La vigie du plancton
Par Antonin Billet sur France 3 Bretagne
Dans son laboratoire de Beg Meil (29), Pierre Mollo étudie le plancton. Le plancton est le 1er maillon de la chaîne alimentaire, il fournit aussi 50% de notre oxygène mais est menacé par les pesticides et le réchauffement climatique.
Pierre Mollo est un spécialiste mondial reconnu du plancton. Il l'étudie depuis 40 ans. Et dans son laboratoire de Beg Meil (29), on trouve du plancton de toutes les couleurs : du rouge, du rêve, du jaune, etc.
Malheureusement, le plancton est menacé par les pollutions humaines comme les pesticides rejetés en mer par les rivières ou, plus globalement, le réchauffement climatique. Conséquence : la composition du plancton se modifie et change le comportement des espèces de poisson. Certaines migrent plus au nord de nos côtes, d'autres ne mordent plus aux hameçons des pêcheurs : les molécules des pesticides ont altéré le plancton et diminué l'appétence des poissons.
Véritable pompe à CO2, le plancton fournit 50% de l'oxygène dont nous avons besoin pour vivre.

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