vendredi 16 janvier 2009

Carte mondiale de la distribution de chlorophylle

Plus l'océan est vert et plus la vie marine est dense
Plus l'océan est violet, moins la vie est présente

Cette carte satellite montre la distribution mondiale des concentrations de chlorophylle, représentées "naturellement" en vert. Les concentrations de chlorophylle sont les plus fortes dans les eaux froides près du pôle Sud et surtout du pôle Nord. (Source : The New York Times)

Chlorophylle = Phytoplancton

Premier maillon de la chaîne alimentaire

Cette carte de la "chlorophylle" dévoile les immenses "déserts océaniques", au milieu du Pacifique et de l'Atlantique (en violet), les vastes "prairies océaniques" dans le Pacifique Nord et l'Atlantique Nord, et tout autour du continent Antarctique (en vert). Mais, elle ne montre pas la bande de "forêt-galerie" le long des côtes chiliennes et péruviennes beaucoup trop étroite.

Regardez les beautés de la mer toujours dans The New York Times

Autres articles :

Revue de presse :

Le 26 février 2010

Une carte du plancton (nouvelobs)
La revue Science publie deux études sur la distribution du plancton dans les océans du monde et sur sa contribution dans la fixation de l’azote océanique.
Distribution de phytoplancton dans les océans du globe. Image Oliver Jahn, Chris Hill, Stephanie Dutkiewicz, and Mick Follows (MIT) and the ECCO2 Project (MIT/NASA)]
Le phytoplancton composé de plantes microscopiques et de bactéries joue un rôle prépondérant dans les processus géochimiques de la Terre. C’est lui qui produit la majorité de l’oxygène que nous respirons et absorbe une partie des rejets anthropiques de CO2 et d’azote. Une première étude réalisée par l’équipe d’Andrew Barton, du Massachusetts Institute of Technology, a déterminé comment l’abondance du phytoplancton varie en fonction de la latitude.
Ils ont construit un modèle de circulation maritime mondial pour prédire la dynamique des populations de phytoplancton, et ont constaté que, comme la plupart des créatures plus grandes de ce monde, ces micro-organismes sont plus nombreux et variés dans les régions tropicales que près des pôles. Leur nouveau modèle montre des schémas clairs de leur distribution, et indique que la plupart des espèces de phytoplancton se trouvent dans les zones de latitude moyenne, tandis que des espèces moins nombreuses mais les individus plus résider dans les latitudes plus élevées.

Un article distinct publié par Pia Moisander de l’Université de Californie permet de comprendre plus précisément comment ces microorganismes fixent l'azote dans l'océan Pacifique. Une donnée importante car la fixation de l’azote est corrélée à celle du dioxyde de carbone. En plus des Trichpodesmium, des cyanobactéries connues pour leur capacité à absorber l’azote, les chercheurs ont identifié deux autres grands groupes de cyanobactéries unicellulaires qui fixent activement l'azote dans l'océan ouvert, UCYN-A et Crocosphaera watsonii. Ces nouvelles données peuvent être intégrées dans les modèles pour obtenir une évaluation plus précise du taux global de fixation de l'azote océanique, et, donc, de la capture du carbone.

Le 4 août 2010

Le déclin du phytoplancton met en péril la chaîne alimentaire (Le Monde)

La menace est grave. Elle touche des organismes minuscules, mais qui sont à la base de toute la chaîne alimentaire : le phytoplancton. Depuis un siècle, celui-ci s'est dramatiquement raréfié, selon toute vraisemblance, en raison du réchauffement climatique. C'est ce que révèle une étude canadienne publiée dans la revue Nature du 29 juillet. Le constat est d'autant plus inquiétant qu'une seconde publication, canado-américaine, montre que la température océanique joue un rôle-clé dans la diversité des espèces animales marines. Plusieurs travaux s'étaient déjà penchés sur l'impact du réchauffement sur la production de plancton végétal. Avec des résultats contradictoires. Ils se fondaient, pour l'essentiel, sur des images satellitaires couvrant la période récente. L'intérêt de la nouvelle étude est d'avoir collecté une masse énorme de données (près d'un demi-million d'observations), à la fois historiques et océanographiques. En combinant les mesures de concentration de matière végétale disponibles sur plus d'un siècle, et l'analyse in situ d'échantillons, les chercheurs ont calculé qu'au cours du siècle passé la biomasse planctonique a régressé, à l'échelle du globe, de 1 % par an en moyenne. Le recul est particulièrement bien documenté dans l'hémisphère nord et à partir de 1950, avec, depuis cette date, une perte d'environ 40 %. La tendance vaut pour tous les océans, à l'exception de l'océan Indien, où est observée une progression. Elle est plus marquée dans les régions polaires et tropicales.

"Le phytoplancton est le carburant qui fait tourner les écosystèmes marins. Un déclin affecte l'ensemble de la chaîne alimentaire, humains compris", s'alarme Daniel Boyce, du département de biologie de l'université Dalhousie d'Halifax, qui a piloté l'étude. Au niveau économique, l'industrie de la pêche est directement concernée…..

La cartographie révèle aussi, de façon inattendue, que les zones où la variété des espèces est la plus foisonnante - les "hotspots" - sont aussi celles où l'empreinte des activités humaines est la plus marquée. Plus que d'autres, elles peuvent donc en être affectées. Camilo Mora, de l'université Dalhousie, met en garde : "Les effets combinés de la pêche, de la détérioration des habitats, de la pollution et du changement climatique sont une menace pour la diversité de la vie océanique." Pierre Le Hir

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