lundi 6 avril 2009

Etal de la France : Poissons, coquillages et crustacés des 5 océans

Les français consomment près de 2,2 millions de tonnes de produits aquatiques chaque année, soit environ 35 kg par personne et par an.

A cette consommation directe estimée par FranceAgrimer (exOfimer), s’ajoute la consommation indirecte des poissons réduits en farine et en huile qui entrent dans la ration alimentaire des espèces aquacoles carnivores (saumon, bar, daurade, crevette,...). Cette consommation indirecte peut être évaluée à 0,8 million de tonnes de poissons constitués principalement d’anchois du Pérou, chinchard du Chili, sprat et lançon de Norvège. Dans une première évaluation, la France consomme au total près de 3 millions de tonnes de produits halieutiques pour une production mondiale de 140 millions de tonnes. (Tous les chiffres sont exprimés en équivalent poids vif)

La production nationale s’élève à près de 800 000 tonnes chaque année :
  • 250 000 tonnes de produits de l’aquaculture : huître, moule, truite, bar, daurade,...
  • 550 000 tonnes de produits de la pêche : thon, sardine, saint jacques, baudroie, seiche,...
La France importe 2,1 millions de tonnes de produits aquatiques et en exporte 0,7 million de tonnes chaque année. Le taux de couverture des besoins est de 36% pour un déficit commercial de près de 2,5 milliards d’euros.

Parmi les 10 espèces majeures qui contribuent à plus des 2/3 des besoins alimentaires nationaux (directs et indirects), seules les huîtres et les moules sont produites principalement en France, le thon est pêché surtout par des armements français dans les eaux tropicales. Les 7 autres espèces sont importées des quatre coins de la planète.

Les espèces dont la consommation annuelle est comprise entre 100 000 et 200 000 tonnes (en équivalent poids vif), avec l'indication de la zone de production :

  • Huître : France
  • Moule : France, Hollande, Espagne, Chili,…
  • Coquille Saint-Jacques + Pétoncles : France, Royaume-Uni, Argentine, Chili, USA, Canada,...
  • Thon : Armements français dans l’Océan indien et au large de l’Afrique de l’Ouest,…
  • Saumon : Norvège, Royaume-Uni, Chili, USA,
  • Colin d’Alaska : Océan Pacifique Nord
  • Autres poissons blancs (cabillaud, merlu, …) : France, Norvège, Islande, Afrique du Sud,
  • Crevette : Equateur, Inde, Madagascar, Brésil, Indonésie,…
  • Anchois : Pérou
  • Chinchard : Chili
  • Sprat + lançon : Norvège, Danemark,…

Anchois du Pérou, chinchard du Chili, sprat et lançon de Norvège et du Danemark constituent des espèces halieutiques de consommation indirecte réduites en farine et en huile pour l'alimentation des poissons et des crustacés issus de l'aquaculture. Les français consomment plus de 250 000 tonnes d'espèces carnivores issues des élevages comme saumon, crevette, truite, bar, daurade, turbot et autres. Philippe FAVRELIERE (modifié le 27 août 2010)

Autres articles :

==================

Bilan du commerce extérieur pêche et aquaculture pour 2011


FranceAgriMer

Données statistiques 2011

Ce document présente les résultats du commerce extérieur des produits de la pêche et de l'aquaculture pour l'année 2011, obtenu à partir des données de la DNSCE.

Sommaire

Répartition des principales catégories de produits et des principales espèces en 2011

Evolution des importations, des exportations et du déficit du commerce extérieur de 1980 à 2011 (tableau 1)

Evolution des importations, des exportations et du déficit du commerce extérieur 1997 à 2011 en poids vif (tableau 1bis)

Répartition des importations et exportations en 2011 par groupe d'espèces (tableau 2) et évolution par rapport à 2010 (tableau 2bis)

Evolution des échanges de 2009 à 2011

Evolution des échanges intra et extra communautaires de 2009 à 2011 (tableau 3)

Importations : principaux pays fournisseurs (tableaux 4 et 5).

Exportations : principaux pays destinataires (tableaux 6 et 7).

Importations, exportations et balance générale par espèce en 2011

Evolution des importations et exportations par espèce 2011/2010

Annexes par espèce

Evolution des importations et exportations de 2000 à 2011 pour les espèces principales

Pour télécharger le document, cliquer FranceAgriMer

==================

FranceAgriMer : Les filières pêche et aquaculture en France

Les filières pêche et aquaculture en France

> Chiffres-clés

Production

Entreprises

Échanges

Consommation

Cahiers de FranceAgrimer

Edition 2012

Pour télécharger le document, cliquer FranceAgriMer




Sommaire

Production page 3

Ventes totales des produits de la pêche et de l’aquaculture

Ventes des produits de la pêche dans les halles à marée

Ventes des produits de l’aquaculture

Flotte de pêche

Entreprises d’aquaculture

Emplois

Entreprises page 15

Entreprises de poissonnerie

Entreprises de mareyage

Entreprises de transformation

Échanges page 19

Balance des échanges

Importations et exportations - Principales espèces

Importations et exportations par présentation

Importations et exportations par groupe d’espèces

Importations et exportations par zone géographique

Consommation page 25

Bilan d’approvisionnement

Achats des ménages

Achats de la restauration

Répartition des achats par circuit de distribution

=====================

Consommation des produits de la pêche et de l’aquaculture

Données statistiques 2011

FranceAgriMer 2012

Edition juin 2012

Les données statistiques de FranceAgriMer / direction Marchés, études et prospective / édition 2012 /

Remarque personnelle : Ce rapport répond plus à une attente des transformateurs et distributeurs qu’à celle des pêcheurs français…

Ce rapport analyse la consommation française des produits de la pêche et de l’aquaculture d’une manière globale. Il ne distingue malheureusement pas la consommation des produits issus de la pêche française (futur Pavillon France) des produits étrangers. Sachant que la France importe près de 80% des produits halieutiques (pêche + aquaculture), la consommation globale reste sous l’influence des marchés internationaux… et tout particulièrement sur le marché du frais sous l’influence du saumon et du cabillaud importés en masse… Ce qui explique que les tendances des produits frais issus de la pêche française ne correspondent pas forcément aux résultats globaux.

Ce rapport « Consommation des produits de la pêche et de l’aquaculture » s’adresse principalement aux acteurs de la distribution. Pour une meilleure information des pêcheurs français (et notamment pour la mise en place de politique commerciale efficace à partir des organisations de pêche de l’hexagone), il serait nécessaire que FranceAgriMer fasse mieux la distinction entre la consommation des poissons « Pavillon France » et la consommation des poissons étrangers…

Ce rapport analyse :

  • Achats des ménages pour leur consommation à domicile en 2011
  • Achats de la restauration hors foyer en 2011
  • Focus par espèce : Bar, baudroie, cabillaud, céphalopodes, crevette, églefin, grenadier, hareng, huître, langoustine, lieu noir, limande, maquereau, merlan, merlu, moule, pangas, perche, saint-jacques, sardine, saumon, sole, surimi, thon, tourteau, truite.
Pour télécharger le document, cliquer FranceAgriMer

Pour plus d'informations sur les importations françaises : données et statistiques de FranceAgriMer et des Douanes

Chiffres clés de la filière pêche et aquaculture, édition 2008 (OFIMER) :

Photographie Wikipedia : une assiette d'huîtres

)))))))))))))))))))))))))))))

Revue de presse

Le 22 juin 2012


Des patrons de pêche s’arrogent en toute impunité le droit de vie et de mort sur leur équipage. A leur insu, les consommateurs occidentaux sont complices du système.

Dans la plaine du Cambodge brûlée par le soleil, où la poussière pique les yeux et bouche les pores de la peau, se dresse une minuscule habitation bâtie sur des pilotis en ciment. Elle abrite trois générations d’esclaves en fuite. Le chef de famille, Sokha (un pseudonyme), est de retour depuis peu, après deux ans de captivité. La maison est dans le même état que lorsqu’il l’a quittée : vide, avec quelques oreillers sales en guise de meubles. Des rais de lumière filtrent à travers les fissures des murs. Le bien le plus précieux de la famille, une truie, se dandine en grognant sous le plancher surélevé. Jusqu’à son évasion, en décembre dernier, Sokha était la propriété d’un capitaine de chalutier de haute mer. Ce Cambodgien de 39 ans, son jeune fils et deux de ses neveux avaient chacun été achetés pour environ 650 dollars [520 euros] via des intermédiaires leur ayant promis un travail au noir dans une conserverie de poissons.La conserverie n’existait pas. Introduits clandestinement en Thaïlande, les quatre Cambodgiens ont été embarqués sur un bateau en bois qui a pris le large sur une mer de non-droit. L’oncle de Sokha était tombé dans le même piège cinq ans plus tôt. Il avait réussi à s’échapper et avait mis en garde sa famille. En vain. Sokha a persuadé son fils, alors âgé de 16 ans, que, cette fois, l’aventure tournerait différemment. Bien entendu, il se trompait. “Nous étions contraints de travailler à l’œil et sans arrêt pendant parfois deux ou trois jours d’affilée, malgré le mal de mer et les vomissements, se souvient-il. Nous obéissions au doigt et à l’œil au capitaine.” Un capitaine qui proférait des menaces de mort pour maintenir son emprise sur l’équipage et n’hésitait pas à sortir son pistolet K-54 datant de la guerre du Vietnam. Une nuit, il a tailladé le visage de l’un des esclaves sous les yeux de l’équipage. “Vingt heures par jour, nous étions forcés de pêcher et de trier ce que nous remontions : maquereaux, crabes, calmars, poursuit Sokha. Mais le poisson n’était pas pour nous.”

Un marché axé sur l’exportation

A qui était-il donc destiné ? La réponse devrait faire tomber des nues tous ceux qui observent de près l’industrie de la pêche en Thaïlande, secteur générant plusieurs milliards de dollars. “C’est un marché axé sur l’exportation. Et nous savons vers quels pays ces produits partent”, indique Lisa Rende Taylor, du Projet interagences des Nations unies sur le trafic d’êtres humains (Uniap). “Il suffit de faire le calcul.”

La Thaïlande est le deuxième fournisseur de produits de la mer des Etats-Unis, avec une part de marché de 16 % de ces importations. En 2011, selon la Direction américaine des pêches maritimes, la Thaïlande a exporté 375.000 tonnes de poissons et de fruits de mer aux Etats-Unis pour une valeur dépassant 2,5 milliards de dollars [1,6 milliard d’euros]. Seul le Japon en consomme davantage.

En cette ère de mondialisation, les Etats-Unis apparaissent de plus en plus sensibilisés aux mauvais traitements subis par les pauvres qui, à l’étranger, les approvisionnent en produits de consommation. Il suffit de voir le succès remporté par le commerce équitable, l’indignation suscitée par les “diamants de sang” [qui financent des guerres en Afrique] et, plus récemment, le tollé provoqué par les conditions de travail inhumaines qui règnent chez les sous-traitants chinois d’entreprises comme Apple.

Mais l’assemblage des iPad est une sinécure comparé à l’esclavage pratiqué sur les chalutiers thaïlandais. Là, les conditions de travail sont aussi dures et exténuantes que dans les plantations américaines au XIXe siècle. Les plus chanceux parviennent à s’évader au bout d’un an ou deux. Les autres sont revendus encore et encore. Quand ils ne sont pas assassinés.

Il est de plus en plus difficile de nier que les gros importateurs de produits de la mer thaïlandais – Japon, Etats-Unis, Chine et Union européenne – profitent, de fait, du travail forcé. Les témoignages d’anciens esclaves, d’associations de pêcheurs thaïlandaises, de fonctionnaires, d’exportateurs et de travailleurs sociaux recueillis par le Global Post au cours d’une enquête de trois mois ont levé le voile sur une chaîne logistique qui repose sur l’esclavage. La complexité du réseau de chalutiers, bateaux-mères et grossistes indépendants contribue à masquer l’origine du poisson pêché par les esclaves bien avant que celui-ci ne soit débarqué à terre. C’est ainsi que nombre de patrons d’usines thaïlandaises ignorent par qui a été pêché le poisson qu’ils transforment avant de l’exporter.

=================

24 juin 2010

Le bilan carbone de la France plombé par ses importations (Actu Environnement)

Les émissions de CO2 françaises liées aux importations font augmenter le bilan carbone de l'économie du pays, indique l'Insee dans un rapport du 17 juin. L'institut s'intéresse aussi aux émissions des ménages, proportionnelles à leurs revenus.

Les émissions françaises de CO2 liées à l'activité économique se sont élevées à un peu plus de 400 millions de tonnes en 2005, soit 6,7 tonnes par an et par habitant. Cela représente 1,3% des émissions mondiales (32 milliards de tonnes), pour un pays dont la population représente 1% de la population mondiale et l'économie 3% du PIB mondial. C'est ce qu'indique l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans son édition 2010 de ''l'économie française'', parue jeudi 17 juin.

Toutefois, une fois prises en compte les émissions de CO2 produites à l'étranger pour la demande finale intérieure française, les émissions françaises se sont élevées à près de 550 millions de tonnes en 2005, soit 9 tonnes par an et par habitant. Le volume de ces émissions françaises ''produites à l'étranger'' dépasse de 20% les émissions de l'appareil productif national !

Selon l'Insee, ''les trois quarts de ces émissions sont induites par les dépenses de consommation des ménages, principalement sur les postes du logement, du transport et de l'alimentation ; 10 % sont induites par les dépenses de consommation des administrations publiques et 15 % par l'investissement''. Si logement, alimentation et transport représentent 57% des dépenses des ménages, ces trois postent représentent 78% des émissions de CO2. ''Ce résultat n'a rien de surprenant, écrit l'Insee, puisque les ménages consacrent l'essentiel de l'énergie qu'ils achètent directement à se chauffer (fioul, gaz, électricité) et à se déplacer (carburant)''.

Sans surprise, plus un ménage est riche, plus il émet de CO2. ''Les 20 % des ménages les plus aisés induisent, via leurs achats, 29 % des émissions de CO2, alors que les 20% les plus modestes n'en induisent que 11%''. Enfin, plus les membres d'un ménage sont nombreux, plus la quantité de CO2 par personne liée à la consommation a tendance à décroître : les personnes célibataires induisent en moyenne 8,6 tonnes de CO2 par an, contre 4,1 tonnes pour les personnes vivant au sein d'une famille nombreuse. Victor Roux-Goeken

Etude de l’Insee : Du producteur au consommateur : les émissions de CO2 liées à l’activité économique en France (Insee juin 2010)

Aucun commentaire: