lundi 28 octobre 2013

Cette Europe qui méprise les pêcheurs !

Cette Europe qui méprise les pêcheurs !

Les pêcheurs travaillent à l’échelle européenne depuis des décennies voire des siècles, bien avant que l’Union Européenne n'existe... Basques, bretons, normands et autres peuples pêcheurs sillonnent les mers d’Europe depuis des générations...

L’Europe bleue devait harmoniser les activités halieutiques entre les Etats-membres. Elle est devenue au fil du temps une machine... Une machine à broyer du bateau. Jusqu’à devenir une machine à mépriser ses pêcheurs, le jour où Maria Damanaki, Commissaire européenne à la pêche, présente officiellement l’exposition Fishlove. Il n’y a pas de meilleure illustration de ce mépris des pêcheurs que cette mise en scène de célébrités nues, avec des poissons et des crustacés, au siège de l'Europe.
 
Le viol d’Europe

Enquête sur la disparition d'une idée, un essai de Robert Salais

L’ambiguïté du mythe d’Europe est saisissante, de même celle de l’Europe : d’un côté le Grand Récit de fondation, de l’autre l’histoire véritable. Ce livre est l’histoire d’un paradoxe. Croyant travailler à la réalisation de l’Idée d’Europe, le processus européen a, au contraire, créé les conditions de sa disparition. Notre Europe n’est guère plus – la crise le révèle crument – qu’une pièce d’un ordre mondial marchand, néolibéral et financiarisé. Elle s’est voulue, dès le début, exemplaire d’un tel ordre. Pour comprendre comment cela se produisit, le livre entremêle les fils de deux histoires : celle de l’origine (l’Europe avant le traité de Rome de 1957) marquée par l’échec d’une communauté politique ; celle des chemins qui auraient pu être empruntés par la suite si l’Europe ne s’était pas enfermée dans le marché, puis dans la libéralisation financière. Des « lucioles » ont éclairé d’autres Europe possibles ; si nous suivions les pistes qu’elles ouvrent ? Robert Salais, économiste, un des fondateurs de l’économie des conventions. Ses recherches portent sur le travail, les politiques publiques et l’Europe, au croisement de l’économie et de l’histoire.


Le viol d’Europe

et la réforme de la Politique Commune des Pêches, une analyse d'Alain Le Sann

L’économiste Robert Salais vient de publier «Le Viol d’Europe», une histoire critique, éclairante et passionnante, de la construction européenne. La lecture de cet essai, au moment même où se déroulent les derniers votes pour l’adoption de la nouvelle Politique Commune des Pêches, permet de comprendre les ressorts et les objectifs de l’une des politiques intégrées les plus abouties de l’Union Européenne.

L’Europe par le marché

Roberts Salins analyse avec précision les origines de l’Europe et les textes fondateurs, en particulier le rapport Spaak de 1956, qui définissent les fondements, les objectifs et les moyens de la création des institutions européennes. Cette analyse est dévastatrice parce qu’elle montre que « le projet d’intégration politique par le marché, prôné par les Américains comme pièce d’une stratégie d’ordre mondial marchand, devint l’horizon des hommes politiques européens… Ils veulent désormais ce projet d’intégration par le marché non comme un vecteur de l’ordre marchand mondial, mais comme une voie pour l’Europe, leur voie. Ainsi a commencé la confusion fatale entre l’institution de l’Europe et l’instauration du marché total ». Ce projet européen a été bâti dans un contexte politique de domination des Américains tout au long du processus. Nous savons qu’aujourd’hui ce sont des fondations américaines qui ont fourni les millions de dollars qui ont permis aux ONGE de peser de manière démesurée sur la Réforme de la PCP, avec l’appui de la Commission Européenne. Ceci n’est pas un épiphénomène mais la traduction d’une stratégie politique mondiale des fondations, en particulier PEW, qui veulent imposer leur vision de la pêche au monde entier au nom de la défense de l’environnement. Après 1945, ce projet libéral était promu sous couvert d’une défense de la paix. Curieusement d’ailleurs, le vote de la réforme de la PCP coïncide avec la signature d’un accord de libre-échange avec le Canada, le 18 octobre 2013, et l’annonce d’une ouverture des négociations avec les Etats-Unis sur le même projet. Les produits de la pêche sont fortement concernés par ces accords, mais on observe un silence assourdissant des ONGE sur ce sujet, elles n’ont pas reçu d’argent pour en parler. Ces négociations s’inscrivent parfaitement dans le cadre des dérives dénoncées par Roberts Salins. La Commission Européenne, instance non élue, négocie seule ces accords qui sont seulement ratifiés a posteriori par le Parlement Européen et les Etats, sans réelle possibilité de remise en question. Comme elle sacrifie une bonne partie de la pêche en Europe, il faut bien ouvrir largement les portes aux importations pour répondre aux besoins des transformateurs et distributeurs.

L’assurance technocratique

vendredi 25 octobre 2013

Accord de libre-échange UE-Canada : Les pêcheurs français pourraient trinquer !

L'Union Européenne et le Canada viennent de conclure un accord de libre échange.

Le 18 octobre 2013, "le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le premier ministre canadien, Stephen Harper, ont trouvé un accord politique sur les éléments essentiels d’un accord économique et commercial global (AECG), après plusieurs mois d’intenses négociations entre le commissaire européen chargé du commerce, Karel De Gucht, et le ministre canadien du commerce, Edward Fast. Il s’agira du premier accord de libre-échange entre l’Union européenne et un pays du G8. Le renforcement des relations commerciales avec le Canada offrira à l’UE de nouvelles perspectives de croissance et de création d’emplois. Forts de cette percée politique, les négociateurs vont maintenant pouvoir poursuivre le processus et régler toutes les questions techniques en suspens. Ensuite, l’accord devra être approuvé par le Conseil et le Parlement," selon un communiqué de la Commission Européenne.

Cet accord commercial concerne la pêche, les produits de la pêche et de l'aquaculture. "Pêche - la plupart des droits seront éliminés dès l'entrée en vigueur de l'accord. Outre les droits de douane, le volet pêche inclut également d'autres éléments qui présentent un intérêt pour les entreprises de l'UE, notamment un meilleur accès de l'industrie agroalimentaire européenne au poisson canadien. La pêche durable sera également développée, notamment pour ce qui est des mesures de suivi, de contrôle et de surveillance et de la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée," selon la Commission Européenne. 

Janvier 2013 

Pendant que les pêcheurs canadiens écoperont, certaines pêcheries françaises risquent de trinquer... (avec l'entrée massive de crustacés capturés sur les côtes du Canada Atlantique)

Supprimer les barrières douanières entre le Canada et l’Union Européenne dans le cadre d’un accord économique et commercial global (AECG)... Accord de libre échange global, synonyme de libéralisation du commerce sur l’ensemble des biens et services afin de gagner quelques dixièmes de point de PIB au Canada et en Europe...

En résumé : Echanger du homard canadien contre du camembert français permettrait de surmonter la crise économique de part et d’autre de l’Atlantique selon nos dirigeants... Les paysans québécois ont été les premiers à dénoncer cet accord commercial global ; ils ne veulent pas de fromages européens dans leurs assiettes selon un reportage de Radio Canada....

Les négociations entre le Canada et l’Union Européenne seraient arrivées dans la dernière ligne droite... « Seraient... » La discrétion est la clé du succès dans le business... C’est probablement la devise du Commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, en matière d'accords de libre-échange que le Commissaire signe à tour de bras partout dans le monde...

Dans le plus grand marché mondial aux poissons...

En Europe, les contours de la nouvelle politique commune de la pêche se précisent. Dans une guerre de tranchée qui oppose les défenseurs des pêcheurs aux « amis » des poissons, la réforme de la PCP met essentiellement l’accent sur les captures, l’accès des flottilles UE aux stocks dans les eaux communautaires (RMD) ou dans les eaux extra-communautaires (accords de pêche), avec en ligne de mire une bonne gestion de tous les stocks ciblés.

Le manque d’ambition halieutique de l’Europe Bleue notamment en matière de développement aquacole mène tout droit dans le mur : Une dépendance accrue de l’UE au marché international des produits halieutiques !

La nouvelle politique commune de la pêche n’infléchira pas la tendance ! La filière des produits aquatiques en Europe s’appuiera de plus en plus sur les marchés internationaux : Les importations couvrent actuellement près de 60% de la consommation halieutique de l’UE, le plus grand marché dans le monde.

Au Canada, les pêcheurs et travailleurs d'usine pourraient écoper...

A quelques semaines de la signature de l’accord économique et commercial global (AECG) entre l’UE et le Canada, des rumeurs se lèvent du côté canadien : « Les pêcheurs et travailleurs d'usine pourraient écoper » selon le Journal de Montréal

L’accord de libre-échange Canada-Europe est tellement ambitieux qu’il risque de compromettre la marge de manœuvre de réglementation de Québec et de Terre-Neuve sur l’industrie de la transformation des produits de la pêche, avance un chercheur du Centre canadien de politiques alternatives,Scott Sinclair.

Pour la première fois dans l’histoire des traités de libre-échange entre le Canada et ses partenaires commerciaux, cette question est sur la table, a précisé M. Sinclair. Et elle crée des sueurs froides chez certains observateurs qui croient que les pêcheurs semi-hauturiers et les pêcheurs côtiers et les travailleurs d’usine en feront les frais.

Selon M. Sinclair, l’Union européenne veut carrément abolir «les exigences relatives à la transformation minimale du poisson» lesquelles «limitent l’exportation de poisson non apprêté»....

Libre-échange Canada-Europe, un risque pour les pêcheurs ?

mardi 22 octobre 2013

Pêche récréative. Daurade en migration : « Et vous savez ce qui a tout changé ? »


« Et vous savez ce qui a tout changé ? »

« Le téléphone portable ! »

« Quand les daurades sortent, en quelques minutes, tout Sète est au courant. Aujourd’hui les jours de sortie, c’est bondé. »

(Jean Brel, ancien pêcheur pointu aujourd’hui rangé des sapinous)

Les pêcheurs à la ligne ont fait le plein samedi. Semaine fructueuse, aussi, pour les pros…

Hier matin à la Pointe, ça sentait fort la daurade. Non par le nombre de pêcheurs à la ligne alignés face à La Plagette (ceux-là ont fait le plein samedi avant le gros “coup de sud”) mais plutôt du fait des professionnels qui y débarquaient encore des bacs pleins de poissons frétillants. Des daurades destinées à prendre illico le chemin d’un fourgon, d’une glacière ou du sac isotherme d’un “collègue”. Si les pêcheurs à la ligne étaient rares, quelques pros travaillaient encore au milieu du chenal pour poser ou récupérer capechades ou “ganguis”, sortes de filets rectangulaires utilisés en cette saison pour capturer la daurade. Et qui cette année ont été "bien garnis", estime Jean Brel, ancien pêcheur pointu aujourd’hui rangé des sapinous.

Les daurades quittent les lagunes à l’automne…


Après être arrivées au début du printemps dans les lagunes du littoral et y avoir passé tout l’été à se nourrir, les daurades migrent vers la mer. Elles sentent les prémices des premiers froids arriver, diront les anciens. Oui mais pas seulement. Elles sont sensibles aux cycles quotidiens d’éclairement solaire qui régressent, annonciateurs de l’automne et dont les effets sur leur métabolisme ont une conséquence directe liée à la survie de l’espèce. C’est la période de reproduction. Elles se rassemblent et attendent le « coup d’est » ou de tramontane pour se présenter devant les graus et remonter le « rentrant » (courant) pour rejoindre des eaux hivernales plus tempérées. 

Le mouvement migratoire de la daurade

Mais savez-vous qu’une fois la reproduction accomplie, les premiers rejetons de daurades que l’on appelle des larves, arrivent en bancs serrés (cohortes), courant février, au plus froid de l’hiver dans des eaux qui oscillent entre 7 et 8 ? A ce stade, ces petits poissons mesurent 12 mm en moyenne, sont transparents et puisent on ne sait où, l’énergie nécessaire pour lutter contre le froid, le mauvais temps et remonter les graus pour rejoindre les lagunes, bien avant l’arrivée de leurs parents. Cette migration hivernale leur sauve en partie la vie. Les prédateurs habituels des larves de poissons présents dans les graus que sont les gobies, les blennies et autres petits prédateurs, sont peu actifs, leur métabolisme biologique ralenti par le froid.

Une fois l’été passé dans la lagune, ce sont des « blanquettes » d’une quinzaine de centimètres qui sortent à l’automne. C’est une prouesse que réalisent ces larves. Leur exemple force le respect et devrait nous inciter à observer quelques règles, notamment celle de la fameuse taille minimale de capture (TMC). Il suffit d’épargner la « blanquette » pour retrouver l’année suivante une belle daurade de 600 à 700 grammes. Pour la daurade, la « TMC » est de 20 cm. Une autre règle, imposée à la pêche de loisir par l’arrêté du 17 mai : le marquage des poissons pêchés. Ce marquage s’effectue en coupant la partie inférieure de la queue du poison. Il est destiné à protéger les pêcheurs professionnels contre la vente illégale. Son non-respect peut entraîner de lourdes amendes. Enfin, tout au long de l’année, n’oublions pas de ramener nos déchets. Les micro-fragments de déchets constituent une pollution que l’on retrouve dans le plancton. Et au fait, qui mange le plancton ?

lundi 21 octobre 2013

Accord de pêche Maroc/UE : Mettons fin aux politiques qui génèrent la "faim" !

Pêcheurs marginalisés / Sahara Occidental : Mettons fin aux politiques qui génèrent la "faim" !

Qu'importent les pêcheurs marocains...  Ils avaient applaudi les parlementaires européens au moment du "non" à l'accord de pêche UE/Maroc en décembre 2011. 

Et encore maintenant ils disent "Niet à l'accord de pêche Maroc-UE" par la voix de l'organisation de pêcheurs marocains, le "Collectif Pêche et Développement Durable"...

Au moment où l’Espagne fait du forcing au Parlement européen pour ratifier l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union Européenne, l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition met en garde contre les politiques qui génèrent la faim et la malnutrition. Le rapport annuel de l'Observatoire consacre un chapitre à la pêche « La pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables » et il pointe la question relative à la spoliation des ressources halieutiques au Sahara occidental.

Derrière l'accord de pêche entre le Maroc et l'Union Européenne (principalement l'Espagne), beaucoup d'interrogations...

Fin 2011, au moment du « Non » au renouvellement de l'accord de pêche par le Parlement européen, des organisations marocaines de pêcheurs artisans avaient applaudi les eurodéputés... Nous ne les entendons plus maintenant ? La contrepartie financière est fixée à 40 millions d'euros chaque année. Quelles seront les retombées socio-économiques de cet accord sur les communautés de pêcheurs dans un pays où l'économie de rente serait la règle dans les licences de pêches ? Après deux années sans flottilles espagnoles, les captures marocaines vont atteindre des records en 2013. Comment expliquer que des médias marocains exhortent à ratifier un accord de pêche qui signe le retour des bateaux européens au détriment des pêcheurs marocains ?

Et tout ceci pour des clopinettes ! L'accord de partenariat de pêche propose entre autres à 18 chalutiers pélagiques industriels, un quota annuel de 80.000 tonnes de petits pélagiques (sardines, maquereaux,...) pour une redevance de 0,10 €/kg de poissons capturés dans le cas des chalutiers congélateurs, et de 0,035 €/kg pour les autres chalutiers industriels...

Cliquer Ici pour télécharger "La proposition de décision du Conseil relative, au nom de l'Union Européenne, du protocole entre l'Union Européenne et le Royaume du Maroc fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière prévues par l'accord de partenariat de pêche..."


Mettons fin aux politiques qui génèrent la pauvreté dans les communautés de pêcheurs

Dans un monde où la quantité d’aliments produits pourrait nourrir la population de l’ensemble de la planète, le rapport annuel présenté par l’Observatoire du droit à l’alimentation et à la nutrition, dont la sixième édition a été lancée le 8 octobre 2013 à Rome, identifie une série de politiques qui génèrent la faim et la malnutrition, au lieu de les réduire. Face à ce constat, les articles de cette publication posent l’exigence d’assurer que ces politiques, et les acteurs chargés de leur mise en œuvre, respectent et intègrent le droit humain à une alimentation adéquate lors de leur refonte. Le rapport insiste sur la nécessité d’impliquer les populations et les collectivités de manière ouverte et significative dans l’élaboration des politiques publiques qui influencent leurs vies.

L’édition 2013 de l’Observatoire, intitulée Alternatives et résistance aux politiques générant la faim, explique en détail ce que les initiatives de la société civile, reposant sur le respect des droits humains, proposent en termes de solutions compatibles avec la durabilité, l’égalité et la justice, ainsi qu’avec des concepts tels que la souveraineté alimentaire, l’agroécologie, la pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables ou les semences paysannes. 


La pêche artisanale comme source de moyens d’existence durables


La flotte de pêche marocaine se compose de 350 navires de pêche en haute mer, 1.800 bateaux de pêche côtière et de 150.000 bateaux de pêche traditionnelle (à l’image de ses barques accostées par centaines dans le port de Boujdour)

mardi 15 octobre 2013

Le paradoxe de l'aquaculture selon l'agro-business...

"Le paradoxe de l'aquaculture", un article du quotidien Le Monde...

Après avoir lu l'article de Jérôme Fenoglio "Le paradoxe de l'aquaculture", on reste sur sa faim. L'aquaculture serait limitée aux élevages de saumon, de bar, d'anguille, de Tilapia (en intensif).

Il s'agit non pas du paradoxe de l'aquaculture, mais du paradoxe de la pisciculture industrielle... Du paradoxe de l'élevage intensif de poissons carnivores (saumon, bar, anguille, truite, sériole,...) nourris aux farines et aux huiles de poisson issues des grandes pêcheries minotières...

Illustration du dessinateur Red, tirée d’un article de l’Age de Faire : Sauvons les saumons !

Cet article est la vision d'une aquaculture que colporte l'agro-business, celle des fabricants d'aliments piscicoles associés à l'industrie minotière. "Le grand enjeu, c'est d'arriver à convaincre nos carnivores préférés, le saumon et ses congénères, de bien vouloir devenir végétariens..." écrit Jérôme Fenoglio.

En réalité, le grand enjeu, c'est de réduire cette pêcherie minotière qui absorbe près du quart des captures mondiales et de valoriser les petits pélagiques (appelés péjorativement poissons-fourrage) pour la consommation humaine directe. En finir avec les farines d'Anchois, Sardine, Hareng, Chinchard, Maquereau, Merlan bleu... En surimi, le Merlan bleu vaut mieux que de la farine : Merlan bleu. Joseph Roty II, un chalutier-usine plein de douceurs...

Il y a bien d'autres aquacultures....

L'aquaculture dans toute sa diversité, coquillages, algues, crustacés, agro-pisciculture, représente plus de 90% des quantités produites. Globalement, l'aquaculture est confrontée à des obstacles plus importants que de savoir comment convertir des espèces carnivores au végétarisme afin de limiter la part des farines et huiles de poisson dans les rations alimentaires.

Aujourd'hui, le développement aquacole doit faire face à l'accaparement de l'espace côtier, et aquatique en général, aux pollutions, à la destruction des écosystèmes aquatiques, au remblaiement des zones humides, au changement climatique (hausse niveau mer, tempête, maladies,...). En France, l'aquaculture régresse... : Les moules de filière que ne veulent pas ces rentiers des trente glorieuses.

Enjeux fonciers : Voir plus bas le forum organisé par les CESER de l’Atlantique (Bretagne / Pays de Loire / Poitou-Charentes / Aquitaine) le 28 octobre 2013 aux Sables d’Olonne (Vendée) pour restituer leur dernière étude interrégionale intitulée « Populations et activités sur le littoral atlantique : Enjeux fonciers - Quelle gouvernance avec quels outils ? ».

Le paradoxe de l'aquaculture

Source : LE MONDE | 15.10.2013 à 17h57 | Par Jérôme Fenoglio

Vous aimez le saumon ? Lui aussi apprécie le poisson. A l'état sauvage, il le consomme en quantité, frétillant dans les eaux vives. Dans les fermes d'aquaculture, il en mange aussi, sous forme de farines et d'huiles intégrées à son alimentation. Rien d'anormal à cela: le saumon est carnivore, comme le bar, la daurade ou les truites. Quand on élève ces animaux, autant leur donner la nourriture qu'ils préfèrent, qu'ils digèrent le mieux et qu'ils transforment le plus efficacement en chairs vouées à finir dans nos estomacs.


Ce qui est plus étonnant, c'est que, depuis une vingtaine d'années, d'autres créatures aquatiques, qui n'y tenaient pas plus que ça, se sont mises aussi à manger du poisson. Ces bêtes, nous ne les reconnaîtrions sans doute pas sur une photographie. Soit parce que nous ne les fréquentons qu'en filets sous film plastique, sur les étals des supermarchés. C'est le cas du tilapia, originaire des eaux douces ou saumâtres d'Afrique, devenu le symbole de l'aquaculture mondialisée depuis qu'il est élevé dans toutes les zones chaudes de la planète. Soit parce qu'elles demeurent très éloignées de nos assiettes et, sans vouloir les vexer, de nos centres d'intérêt. Comme les carpes chinoises, élevées, depuis quatre mille ans, dans les étangs de l'empire du Milieu à la manière des cochons de nos campagnes. Rebuts de la production agricole, déjections des volailles et restes des repas: tout part à l'eau, là-bas, pour faire prospérer planctons et algues qui nourriront les poissons.

Carpes chinoises et tilapias sont en effet principalement herbivores, sans pour autant se comporter en intégristes de cette pratique. Opportunistes, ils peuvent compléter leur régime avec insectes et autres invertébrés. Aussi, lorsque les éleveurs leur ont proposé de la farine de poisson afin d'accélérer leur croissance, ils n'ont pas rechigné. C'est là que tout s'est compliqué.

Car des tilapias, et surtout des carpes, il s'en élève énormément. Beaucoup plus que des saumons et autres carnivores de nos contrées. La Chine n'est pas pour rien, de très loin, le premier pays d'élevage aquacole au monde. En centaines de milliers de tonnes cumulées, les petits 5% de farine de poisson incorporés dans les rations de ces espèces, qui pourraient s'en passer, pèsent autant que les proportions bien plus larges (de 30% à 50% selon les âges) servies au saumon.

vendredi 11 octobre 2013

Pour une pêche durable, interpellez dès aujourd'hui vos eurodéputés !


Cliquer Ici pour connaitre le résultat du vote en plénière

Pour une pêche durable, interpellez dès aujourd'hui vos eurodéputés !

LPO - Ligue pour la Protection des Oiseaux - 11/10/2013 14:10:00 (communiqué de presse)
 
Le 23 octobre, le Parlement Européen votera le budget pour la nouvelle Politique Commune de la Pêche : interpellez vos eurodéputés, dès aujourd'hui, pour qu'ils garantissent une pêche durable !

Parlement européen : Kesaco ? : Farines animales et de poisson. Merci ! José Bové, Isabella Lövin, Jean-Paul Besset...

Avec OCEAN2012, la LPO propose à ses sympathisants de se mobiliser pour faire pression sur les eurodéputés qui décideront 23 octobre dans le Parlement Européen de Strasbourg de l'avenir du budget de la PCP.

Ocean2012 : Kesaco ? : Une ONG, çà trompe énormément !

Pourquoi agir ?

La Politique Commune de la Pêche (PCP) règlemente la pêche professionnelle au niveau européen. Elle est révisée seulement tous les 10 ans, et au vu de l'état actuel des ressources halieutiques, l'enjeu de la réforme en cours est gigantesque. Jusqu'en 2002, les décisions pour la PCP étaient prises entre la Commission européenne et le Conseil des Ministres de la Pêche. Depuis le traité de Lisbonne, cette politique est gérée en codécision, c'est-à-dire que les eurodéputés au Parlement européen ont leur mot à dire. Le processus devient donc plus démocratique.

Démocratique : Kesaco ? : Blue Charity Business

Le processus d'élaboration et de débat autour de la PCP touche à sa fin. Le 23 octobre aura lieu le dernier vote important au Parlement européen dans une session plénière sur la répartition des budgets de cette politique (FEAMP, Fonds européen pour les Affaires maritimes et la Pêche).

FEAMP : Kesaco ? : Rapport secret sur la pêche française. Secret de polichinelle !

L'argent reste toujours le nerf de la guerre, et il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour s'assurer que les aides publiques soient employées de manière à servir l'intérêt général et à alléger les impacts sociaux de la transition (parfois déjà amorcée) vers une pêche durable. La LPO travaille avec BirdLife Europe et OCEAN2012 pour que la PCP entérine le principe de durabilité environnementale (respect des limites biologiques des populations de poissons permettant le bon fonctionnement des chaînes alimentaires marines), sans lequel il est impossible de parvenir à une durabilité économique et sociale. La prochaine PCP doit permettre d'adapter véritablement la capacité de pêche aux ressources disponibles et d'autoriser ainsi une pêche durable.

Pêche durable : Kesaco ? : Atlantique Nord-Est. "Contrairement à une idée reçue, l'état de nos stocks de poisson s'améliore..."

Pour mieux comprendre le contexte...

La NEF "chauffe" le Net....

La Nef – New Economics Foundation- est un groupe de réflexion britannique qui alimente en études, Ocean 2012, dans le but de conforter les positions des ONGE notamment contre les subventions à la pêche. La Nef démontrait même qu’en mettant en place un moratoire sur la pêche communautaire, l’Europe Bleue allait créer 100 000 emplois pour plusieurs millions de tonnes de poisson supplémentaires : Moratoire de la pêche : Les va-t-en guerre de la NEF.

Pour le vote des eurodéputés du 23 octobre 2013, la Nef a tout naturellement sorti un nouveau rapport : « En eaux inconnues ». Cette étude économique montre qu’il serait plus avantageux d’investir dans un bon système de contrôle que dans le renouvellement de la flotte. (d’après un communiqué de Nef mis en ligne dans Reporterre : Pêche : vote décisif en préparation au Parlement européen...)

Ce rapport est associé à plusieurs posters (en ligne) pour chauffer l’ambiance sur le Net...

lundi 7 octobre 2013

Rentrée parlementaire : L’enfumage du Blue Charity Business

Le Blue Charity Business enfume les allées parlementaires à Strasbourg...

En cette rentrée parlementaire des eurodéputés, Yan Giron nous rappelle que le Blue Charity Business a repris du service... Et qu’il enfume les allées parlementaires au moment où les députés européens s'attaquent aux lobbies du tabac...

A quand les lobbies du pétrole qui irriguent le Blue Charity Business ?

Le Comité National des Pêches a du sortir de ses gonds devant le matraquage médiatique et les rumeurs colportées : Halte aux idées reçues !

Attention, Blue Charity Business au travail

Quand différentes échéances se télescopent, c'est un vrai déchainement de rapports issus du Blue Charity Business. Au niveau des échéances nous avons tout de suite :
  • le rapport 2013 du GIEC sur le réchauffement climatique
  • le vote au Parlement Européen du prochain régime d'aides à la pêche et la désinformation sur les bénéficiaires envisagés des subventions à la construction - seuls les vieux navires de moins de 12 m seront concernés, très encadrés, autant dire une poignée - alors que le Blue Charity Business veut faire croire que cela concerne les navires industriels et les flottes "obèses" selon les mots de Greenpeace.
  • la charge du blue charity Business sur la pêche des grands fonds dans la perspective d'une interdiction du chalut des grands fonds, d'une extension à tous les chaluts de l'interdiction et de libérer le terrain pour le pétrole offshore si cher au député européen Chris Davies.
  • Certainement des échéances sur le pétrole et la négociation du marché des droits à polluer
  • Le début des négociations de l'accord de libre échange UE-USA.

Bref, voici le contexte pendant lequel une série d'études sort de façon fort à propos sur l'état de santé des océans, le rôle des requins, et tout ce beau monde est finalement impacté par la surpêche et ses subventions et ses engins néfastes, comprenez le chalut. 

Cas d'étude, le rapport IPSO sur l'état des Océans.

Cet article montre comment des initiatives "scientifiques" et "politico-économiques" sur la haute mer, qui peuvent sembler déconnectées, sont en fait, sous couvert d'écologie, issues, conçues, financées et pilotées par les fondations "caritatives" américaines et les intérêts pétroliers indirects (PEW) et directs (SHELL étant le plus visible). La communication sur le réchauffement climatique (bien réel) et les menaces sur les océans (soit disant dans une perspective internationale sur la haute mer) viennent en fait préparer l'opinion publique à un lobbying contre les subventions du futur régime d'aide Européen sur la pêche actuellement en négociation. Si les négociations en cours ont rouvert une porte sur des subventions à la construction neuve, celles-ci ne concerneront que les très petits navires, les plus âgés, et avec des conditionnalités telles quelles ne seront de toute manière que très peu utilisées. En aucune manière elles ne concernent les navires de plus de 10/12 m. En matière de surpêche sur les zones ciblées, à savoir principalement la zone Atlantique Nord-Est, les stocks aujourd'hui sont en reconstitution. La plupart des stocks sont en pêche durable, dans des conditions qui ne mettent pas en péril une approche de gestion de précaution, et de plus en plus de stocks atteignent le maximum de cette durabilité. Le résultat de cette amélioration ne peut pas être attribué aux pressions écolo-pétrolières qui sont en cours, mais aux efforts de long terme des politiques précédentes, et des sacrifices des filières pêches européennes, qui ont vu leur taille déjà réduite fortement.

vendredi 4 octobre 2013

Auchan, plutôt requin que poisson "made in France"...

Auchan se préoccupe plus de la protection des requins que de la survie des pêcheurs français... Question d'image...

Les Grandes Enseignes participent depuis 2012 au financement de l'organisation interprofessionnelle "France Filière Pêche", créée dans le but de promouvoir les produits de mer de nos côtes. Cependant, les grands distributeurs français montrent peu d'intérêt pour le poisson "made in France". Auchan se soucie plus de la sauvegarde des requins que de la survie des pêcheurs français... Une question d'image !!!

Mais, il n'y a pas que les Grandes et moyennes surfaces qui se détournent du poisson capturé par les pêcheurs français : Les cantines scolaires...

« Pavillon France », une marque discrète

Un an après son lancement, la marque collective des poissons pêchés par la flottille nationale peine à se faire connaître.

Pas facile de se faire une place sur les étals. Créé en septembre 2012, par France Filière pêche pour aider le consommateur à bien repérer les produits de la mer capturés par les bateaux français, « Pavillon France » reste discret dans les rayons poissonneries.

« C'est vrai que nous avons encore des progrès à faire, » convient Emmanuelle Sauvion, déléguée générale de FFP. Les Grandes et moyennes surfaces ne font pas démonstration d'un enthousiasme débordant pour promouvoir la marque collective française. Trop de poissons d'importation à vendre ? Pourtant, cette opération se fait sur la base d'une démarche volontaire d'adhésion des professionnels de la filière, du mareyeur au distributeur, en passant par le grossiste.... (1)

Requins. Au-delà du malentendu (2)

Les océans abritent des ressources alimentaires très importantes pour des millions de personnes dans le monde. Une grande part des stocks halieutiques est surexploitée, et les requins ne dérogent pas à ce phénomène : plusieurs espèces capturées pour la consommation, ou accidentellement, subissent les conséquences de la surpêche. Pourtant, une gestion responsable peut permettre une exploitation durable de ces ressources.

Le Marine Stewardship Council mène un programme de labellisation et de certification pour transformer le marché des produits de la mer et promouvoir des pratiques de pêche durables, y compris pour les requins. Sensibilisés à ces enjeux, les consommateurs sont aujourd’hui à la recherche de produits de la mer durables. Auchan s’associe à cette démarche : en 2009, les hypermarchés des 12 pays du groupe Auchan, dont la Chine et Taïwan, ont décidé d’arrêter la commercialisation de toutes les espèces de requins menacées. Le groupe Auchan est la première enseigne internationale de grande distribution à prendre cette mesure qui répond à une situation extrêmement inquiétante pour la survie de ces poissons emblématiques.

« Maison des Océans » Institut océanographique de Paris / Colloques & conférences / 9 octobre 2013 /

Les intervenants

mardi 1 octobre 2013

Revue de presse 2013 (5) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...








Mortalité des huîtres 2013 : Suivi et commentaires

Ifremer / Resco : Observatoire Conchylicole
Revue de presse sur la mortalité des huîtres 2013 : Année 2013
Sur Ostrea.org suivre Ici les commentaires du Forum "Mortalité des huîtres" 





Cliquer Ici pour la suite de la revue de presse à partir du 28 Novembre 2013

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 27 Novembre 2013

Evaluation de la politique maritime - Phase de diagnostic - Rapport opérationnel

Source : MDD - 18 novembre 2013

Auteur : Marianne BONDAZ (IGA) - Yves MORIN (CGEDD) - Jean-Michel SUCHE (IG Affaires Maritimes)

En mars 2013, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie  (MEDDE) et le ministre délégué chargé des transports, de la mer et de la pêche ont demandé à une équipe interministérielle d’inspecteurs (IGA, CGEDD, IGAM) de procéder à une évaluation de la politique maritime dans le cadre de la démarche d’évaluation de l’action publique. Le rapport de diagnostic a été remis aux commanditaires en juin 2013. Il porte notamment sur les enjeux de cette politique et l'organisation de l'administration de l'Etat pour y faire face.

Cliquer Ici pour télécharger "Evaluation de la politique maritime - Rapport opérationnel"

Cliquer Ici pour télécharger "Evaluation de la politique maritime - Phase de diagnostic"

Accéder aux derniers rapports du CGEDD

Stratégie maritime française : premières manœuvres avant le grand chamboulement

Un rapport ministériel estime que la gouvernance de la politique de la mer doit être profondément révisée. En creux se dessine une lutte de pouvoir entre le ministère de la Mer et Matignon qui se partagent aujourd'hui les principaux rôles.

Source :  Actu-Environnement.com |  Philippe Collet | 21 novembre 2013  |

"Evaluation de la politique maritime - Phase de diagnostic" Derrière ce titre abscond se cache un rapport commandé par Delphine Batho, alors ministre de l'Ecologie, afin d'établir un diagnostic portant, entre autres, sur "l'articulation des politiques publiques maritimes sectorielles entre elles" et "l'efficience des organisations actuelles".

Afin d'améliorer une situation peu satisfaisante, le rapport propose trois scénarios de gouvernance articulés autour de trois hypothèses : la création d'une grande Direction générale "mer" rattachée au ministère du même nom, un renforcement important de l'outil de coordination au sein du ministère de la Mer ou enfin le renforcement du Secrétariat général de la Mer (SG mer) rattaché à Matignon.

Rédigé par trois hauts fonctionnaires de l'Inspection générale de l'administration, du Conseil général de l'environnement et du développement durable et de l'Inspection générale des affaires maritimes, le document a été rédigé en juin 2013 et publié le 18 novembre.

Manque de clarté

En premier lieu, le rapport note que "la notion de politique maritime pose des interrogations de contenu et de périmètre". En effet, elle recouvre aussi bien des politiques sectorielles spécifiques à la mer, comme la politique de la pêche, et des politiques générales ayant des impacts sur la mer, comme le développement des énergies marines. De plus, si le code de l'environnement encadre la notion de gestion intégrée de la mer et du littoral, "une stratégie nationale de la mer et du littoral est [néanmoins] attendue par la plupart des acteurs, chacun y [voyant] souvent un contenu différent".

En effet, la protection et l'exploitation des milieux marins, objet d'"un équilibre souvent délicat", concernent de nombreux acteurs (entreprises, acteurs publics, institutions communautaires et internationales, etc.), traduisant le caractère "naturellement complexe" de la gouvernance de l'espace marin.

Pourtant, la politique maritime a fait l'objet de plusieurs documents stratégiques : le rapport Poséidon de 2006, le livre bleu des engagements du Grenelle de la mer et le livre bleu de la Stratégie nationale de la mer et des océans de 2009. Autant de rapports qui pointent "la nécessité de protéger et de gérer ce bien commun grâce à une croissance bleue respectant les trois piliers du développement durable", ainsi que le rôle essentiel de la connaissance du milieu marin et de la formation aux métiers de la mer. De même, la nécessité d'une "gouvernance à cinq" est systématiquement avancée. Las, "ces nombreux objectifs ne sont pas toujours priorisés, voire financés", déplore le rapport.

Multiplication des risques

En conséquence, "l'efficacité et l'efficience de l'action publique ne sont pas toujours optimales", note le document, soulignant que "cette politique, annoncée avec force, n'est pas toujours lisible « sur le terrain »". Ainsi, "parfois insuffisamment coordonnée", la politique maritime française "peut présenter un décalage par rapport à l'émergence de grands enjeux d'avenir".

C'est principalement les "risques à l'échelle mondiale" qui inquiètent ici les rapporteurs, compte tenu de l'étendue de l'espace maritime français. "Les océans pourraient constituer dans l'avenir un théâtre d'affrontements et de concurrence internationale", rappellent les auteurs du rapport, pointant la nécessité d'une mise en œuvre coordonnée de moyens d'action de l'Etat en mer.

Côté environnement, "l'action (…) est en plein essor, mais manque de lisibilité pour certains acteurs et requiert plus de financement". C'est le cas, notamment, de la politique de protection du milieu marin qui "doit se déployer à terre comme en mer et apparaît insuffisamment comprise".

Sur le plan économique, là aussi, la situation n'est pas idéale puisque les trois services ministériels appellent à développer une action "davantage ciblée sur les activités d'avenir". Par activité d'avenir, les auteurs entendent notamment le tourisme, le secteur parapétrolier et celui des énergies marines renouvelables.

Ministre de la Mer versus Premier ministre...

Ssuite :  Actu-Environnement.com

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Grèce : Le pays toujours en tête dans le secteur de l’aquaculture

La Fédération grecque d’aquaculture annonce, d’après la société norvégienne Kontali Analyse, que la Grèce est toujours en tête dans la production de daurades et de bars issus de l’aquaculture devant la Turquie.

En 2013, la production globale a atteint 123000 tonnes en Grèce et 94000 tonnes en Turquie. Source : Ubifrance

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

La pêche aux oursins est peu fructueuse


Les autorités maritimes avec l'accord du comité régional des pêches autorisent deux jours de capture des oursins, (lundi 25 et mardi 26 novembre 2013), mais au bout d'une seule journée, les professionnels sont déçus car les oursins sont rares.



Pêcheurs d'oursins au François autorisés à capturer les oursins.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 26 Novembre 2013

Sage. À la reconquête des eaux du golfe et de la ria d'Étel

Source : Le Télégramme

Le Sage (schéma d'aménagement et de gestion des eaux) du golfe du Morbihan et de la ria d'Étel vient de sortir la grand-voile : après la création de commissions en décembre 2012, le Sage est entré dans la phase de restitution de l'état des lieux sur l'eau et les milieux aquatiques des 67 communes qu'il regroupe. « Une étape fondamentale, car on ne peut résoudre ensemble un problème sans comprendre et partager les enjeux économiques, environnementaux et sanitaires spécifiques à notre territoire », a certifié, vendredi, Yves Bleunven, président de la commission locale de l'eau (CLE), réunie vendredi, au lycée Kerplouz, à Auray, pour lancer officiellement la nouvelle structure. Le Sage, dont le territoire représente 20 % de la superficie du département et abrite un tiers des Morbihannais, réunit des usagers, des agriculteurs, des membres d'associations de défense de l'environnement, mais aussi des conchyliculteurs, pêcheurs, scientifiques, élus locaux, représentants de l'État... qui composeront la CLE du nouveau Sage.

Un diagnostic à établir

L'objectif est ambitieux : la reconquête de la qualité de l'eau. Cela passera par un projet de territoire partagé, à l'horizon 2018, afin d'assurer l'équilibre entre les activités humaines et cette qualité des milieux aquatiques imposée par l'Europe. Le nouveau Sage invitera la cinquantaine de membres de la CLE à venir phosphorer quatre à cinq fois par an, au lycée Kerplouz. Ils étudieront les aspects plus spécifiques de leur territoire : la qualité de l'eau de baignade, la pêche à pied, la prolifération des algues vertes, mais aussi la conchyliculture et l'aspect contamination bactériologique... Le diagnostic, qui définira les priorités et la stratégie à engager, devrait être validé fin 2014.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Conseil. Le « non » au parc à ormeaux

à Guisseny

Source : Le Télégramme

Au terme de l'enquête publique concernant la demande de France Haliotis pour l'implantation de parcs à ormeaux sur cinq hectares, le conseil municipal a donné sa position, négative. Raphaël Rapin a d'abord refait l'historique... En avril 2007, une première demande de concession avait été déposée par Haliotis pour un élevage sur dix hectares. Le conseil avait émis un avis défavorable par manque étude d'impact par rapport au rejet et à l'environnement du fait, notamment, de l'existence du site Natura 2000, de concertation globale avec les membres des associations utilisatrices et la faible distance par rapport aux côtes. « En avril 2008, nous avons exprimé notre refus auprès du sous-préfet et du directeur de cabinet de la préfecture », demandant de travailler sur un plan de zonage des activités dans le domaine maritime et terrestre. « Il est nécessaire de constater que rien n'a été fait dans ce sens depuis 2008 », précise l'élu. Et de rappeler qu'il « appartient bien au préfet d'accorder des concessions en mer ».

Nouvelle demande

Nouvelle demande de France Haliotis puis mise à enquête publique où sur 71 pétitionnaires, 70 se sont exprimés contre le projet ! Dans la notice d'impact, le maire fait remarquer les incohérences et les contradictions... Située à 1,4 km des côtes, au large du Vougot, l'étude dit par exemple que cela « n'entraîne que peu de gênes ». « Peu est généreux ! », lance le maire : « Pour qui ? La navigation sera interdite, il y a méconnaissance des usages ! »

Quel impact réel ?

La conchyliculture a plutôt un effet positif sur l'environnement...
 (cliquer sur le tableau pour agrandir)
Arrêtez de parler de caca !!!


^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

L’Aquapod, aquaculture du futur

Des ingénieurs américains travaillent sur un projet de ferme marine en pleine mer.

Source : Europe 1

Marion: On s’inquiète de l'état de nos océans qui se vident petit à petit de leurs poissons…

Yolaine: Effectivement, et il est temps de réagir ! En 2010, l'ONU tirait la sonnette d’alarme : les océans pourraient être dépeuplés d'ici 2050. Pour tenter de réduire le problème, il y a bien sûr l’aquaculture, c’est-à-dire l’élevage de poissons. Une technique intensive implantée dans les années 80 efficace mais nocive pour l'environnement notamment à cause des médicaments utilisés pour les poissons malades qui polluent la faune et la flore. Sans oublier les rivages puisque les fermes d’aquaculture sont pour des raisons pratiques évidentes installées non loin des côtes.

Marion: Justement, des ingénieurs américains travaillent sur un projet révolutionnaire de "ferme marine" en pleine mer.

Yolaine: Un système unique en effet, de 20 mètres d’envergure, complètement adapté aux conditions de haute mer : l'Aquapod. C'est un énorme globe métallique monté de multiples pièces à la façon d’un Lego et plongé au milieu de l'Océan. L’Aquapod peut accueillir 10 à 25 kg de poisson par mètre cube avec une très bonne circulation de l’eau et donc une meilleure oxygénation des poissons. La société explique que, la ferme étant située en haute mer, la dispersion des polluants se fait bien plus vite et qu’on ne constate aucun impact négatif sur l’environnement, ça ça reste à vérifier !

Marion: Vu le marché du poisson, ce genre de fermes devrait se développer !

Yolaine : Bien sûr! Les ingénieurs américains de la société "Ocean Farm Technologies" responsables de l’Aquapod expérimentent 4 modèles et réfléchissent déjà à une nouvelle innovation : des fermes marines nomades qui dériveraient au gré des courants marins, une méthode qui permettrait aux poissons de (presque) vivre une vraie vie de poisson, avec à la clé une meilleure santé évidemment. Reste encore à trouver le moyen de nourrir les poissons quotidiennement et d'éviter les cargos qui traversent les océans… bref, il y a encore du travail et des études à faire pour que ces fermes qu’on nous promet révolutionnaires soient réellement efficaces et non polluantes, bref qu’elles ne fassent pas de vague !

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Les huîtres de l'école des Korrigans seront vendues à Noël

Source : Ouest France

Depuis 2009, les élèves de l'école primaire des Korrigans viennent s'occuper des huîtres dont ils ont la responsabilité, sur un bout de concession mis à disposition par Tibidy dans l'anse du Pô.

Mardi, deux classes sont venues pour évaluer la production qui, cette année, arrive à maturité. Les élèves ont constaté que les huîtres étaient arrivées à maturité. « Elles sont excellentes », s'écrie l'un d'entre eux.

« Cette production, travail des enfants, sera vendue à leurs familles pour les fêtes de Noël. La somme récoltée servira à poursuivre l'activité, explique Thierry Oisée, directeur de l'école. Mais cette fois, il faut penser à la relève ! Chaque élève de CM2 a initié au travail de l'huître un élève de CP-GS. Lorsque les premiers quitteront l'école pour le collège, les plus jeunes devront prendre leur place d'apprenti ostréiculteur pour trois années successives », poursuit le directeur.

Les seize poches offertes par les professionnels du Pô ont été, grâce à leurs conseils, comme chaque année vidées, nettoyées, remplies par taille et remises sur les tables pendant la marée basse de 11 h à 13 h. « Au retour à l'école, tout le monde a observé l'animal avec ses différents organes et dégusté plusieurs douzaines rapportées pour l'occasion », précise Thierry Oisée.

Au début de l'été 2014, la petite classe posera de nouvelles poches de petites huîtres pour les futures années et sera chargée des soins...

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Submersion marine : le plan de prévention agite la baie

Source : Ouest France à Saint-Malo

La mise en place d’un plan de prévention des risques de submersion marine provoque des remous depuis plusieurs mois dans la baie du Mont-Saint-Michel. Quels sont les enjeux, les conséquences ? Témoignages et enquête dans nos colonnes jusqu’au samedi 30 novembre....

 ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 25 Novembre 2013

Le label MSC est une solution contre la surpêche des huîtres


Le label MSC garantit la pêche durable aux consommateurs d'huîtres. A la veille des fêtes de fin d'année, c'est aussi un label de qualité. Source : Rtl;be

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

La pêche d'étang, une tradition solognote

Dimanche, le domaine du Ciran à Ménestreau-en-Villette organisait une pêche d'étang. Une opération qui se déroule une fois tous les deux ans et qui fait le bonheur des amateurs de poisson d'eau douce.




Comment ça marche ?
Les vidanges on lieu tous les 2 à 5 ans quand le débit des cours d’eau est le plus élevé. L’étang est vidé progressivement de son eau quelques jours avant la pêche grâce à la bonde

Quand le niveau permet d'apercevoir le dos des poissons, les pêcheurs les encerclent avec des filets. Puis, munis de bottes, de jambières et d'épuisettes, ils les sortent de l’étang.

Les carpes, brochets, sandres et perches sont ensuite vendus pour la consommation ou le rempoissonnement des étangs.

Préservation de l’écosystéme
La vidange permet de réguler l’écosystème de l’étang. Les prédateurs comme le silure, le poisson-chat, l’écrevisse américaine sont prélevés. Les autres espèces peuvent ainsi continuer à se développer. La vidange permet aussi d’entretenir les ouvrages.

La plupart des étangs ont été crées au Moyen-Âge pour absorber l’eau des marais qui s’étaient formés après des déboisements intensifs. Les premiers ont été réalisés par les moines pour la pisciculture. Aujourd'hui, ces étangs entretenus, mais sauvages, constituent des milieux naturels pour la faune et la flore. On en dénombre près de 3000 en Sologne.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 22 Novembre 2013

Saint-Coulomb. Les lignes bougent sur le projet de moules sur filières

Associations, élus, riverains et professionnels ont échangé pendant trois heures.

Une nouvelle réunion de concertation a eu lieu vendredi à Saint-Malo, sur l'expérimentation de moules sur filières au large de Saint-Coulomb.

L'association Eau et rivières de Bretagne s'est dite favorable... sous réserve.

Source : Ouest France

La réunion aura duré plus de 3 h. Et aurait pu durer 3 h de plus. A nouveau, associations, élus, riverains et professionnels concernés par le projet de moules sur filières au large de Saint-Coulomb ont échangé. Cette fois, il était question de la compilation des 50 études présentées par le comité régional conchylicole de Bretagne nord sur l'impact des moules sur filières sur l'environnement.

L'association Eau et rivières de Bretagne s'est dite favorable à l'expérimentation de moules sur filières, sous réserve. Les autres associations sont toujours opposées. Une nouvelle réunion pourrait avoir lieu à l'issue de l'enquête publique qui sera lancée dans les semaines à venir. «Il s'agit d'une concertation informelle, rappelle François Lobit, le sous-préfet de Saint-Malo, qui a accueilli la réunion. Mais la décision d'une expérimentation ou pas n'appartient qu'au préfet.»

Le projet d'expérimentation porte sur une expérimentation de quatre filières de 100 mètres, réparties sur une zone de 19 hectares, au large de Saint-Coulomb, à la limite de Cancale.

Lire le dossier RPA : Moules de filières que ne veulent pas les rentiers des 30 glorieuses...

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Oléron. Filières huîtres : Trois communes déboutées

Elles demandaient l’arrêt des filières au large de Saint-Georges-d’Oléron.

Les filières conchylicoles sont donc autorisées.

Source : Sud Ouest

Le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers a rejeté hier mardi les requêtes déposées par les communes de Saint-Georges-d’Oléron, la Brée-les-Bains et Saint-Denis-d’Oléron, communes ostréicoles s’il en est, qui demandaient l’arrêt immédiat des implantations de conchyliculteurs sur des « filières » au large de Saint-Georges. Le juge a estimé que la requête de Saint-Denis, éloigné de 5 kilomètres du site était irrecevable, au motif qu’elle n’avait aucun intérêt à agir juridiquement.

Les deux autres requêtes mettaient en avant trente nouvelles autorisations délivrées après un premier jugement rendu en octobre 2012 ordonnant la suspension de ces installations jusqu’à ce que le dossier soit enfin statué sur le fond.

Le juge indique que la préfecture n’a pas passé outre ce premier jugement : les autorisations octroyées en mai dernier correspondent à des dossiers déposés il y a longtemps et dont l’instruction était close dès l’été 2012. Conclusion : aucune requête n’est recevable, les trois communes oléronnaises sont déboutées et les filières autorisées.

Lire le dossier RPA sur le sujet :  France. Vouloir une politique Halieutique ET/OU une politique Touristique

Quelques jours avant la décision du tribunal administratif de Poitiers

Le combat contre les filières conchylicoles se poursuit

Nouvel épisode, hier, au tribunal administratif de Poitiers, autour de l’implantation de filières conchylicoles à la Malconche

Les opposants au projet de 426 hectares de mer dédiés à l’élevage des coquillages luttent depuis deux ans.

Source : Sud Ouest

Le projet d’installation de 313 filières conchylicoles dans l’Anse de la Malconche, entre Oléron et le fort Boyard, continue de faire des vagues. Hier, le juge des référés du tribunal administratif de Poitiers était à nouveau saisi, en vue de faire arrêter immédiatement toute nouvelle implantation d’ostréiculteur ou de mytiliculteur au large de Saint-Georges-d’Oléron.

La Société de protection des paysages de l’Île d’Oléron s’est associée à la requête de la commune de Saint-Georges, qui conteste l’atteinte portée par ces élevages à ses plages et à ses ports de plaisance, en raison de la gêne supposée à la navigation. Par ailleurs, les communes voisines de La Brée-les-Bains (dotée d’une magnifique plage) et de Saint-Denis-d’Oléron (qui abrite le premier port de plaisance de l’île) ont elles-aussi introduit des requêtes allant dans le même sens.

Le contentieux est né il y a deux ans, quand le Comité régional de conchyliculture et la préfecture ont proposé aux professionnels du coquillage d’installer des « filières » (des cordes tendues entre deux points ancrés en mer) en échange de la fermeture et du nettoyage de leurs parcs. Le dispositif, une fois achevé, occupera 426 hectares de mer.

L’appui d’un nouveau décret

Une première fois, le 23 octobre 2012, le juge des référés a donné partiellement raison aux requérants en suspendant toute nouvelle autorisation d’installation de filières entre fin 2012 et 2016. Seules restaient tolérées les 40 filières anciennes, installées là depuis des années, et les 42 autorisées en septembre et octobre 2012. Le juge, suivant l’argumentation des opposants, estimait que la création de ces ancrages nécessitait une étude d’impact préalable.

Or à la surprise de la partie gagnante, la préfecture a délivré 30 nouvelles autorisations en mai dernier.

Explication : la préfecture et le Comité conchylicole mettent en avant un décret paru quelques jours après l’ordonnance du juge de Poitiers, qui dispenserait ce type d’installation de toute étude d’impact (c’est également la lecture qu’en a le ministère de l’Écologie).

Les communes et l’association demandent, quant à elles, au juge de faire appliquer son ordonnance, sans tenir compte des règlements intervenus plus tard et qui, selon elles, ne s’appliquent toujours pas à cette situation.

Le juge a indiqué qu’il rendrait son ordonnance en début de semaine prochaine. Surtout, il a informé les parties que le dossier sur le fond, est désormais clos, ce qui signifie que les juges vont pouvoir examiner la légalité des arrêtés préfectoraux dans un délai désormais relativement bref.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Saumon ou pigeon ?

Les fêtes de fin d'année approchent et beaucoup se demandent ce qu'ils pourront bien mettre dans leur assiette, en ces temps de pouvoir d'achat en berne. Une chose est certaine, pour les amateurs de saumon plus ou moins épargnés par la crise, il y aura du Marine Harvest, n° 1 mondial du saumon. Ce nom doit vous dire quelque chose : le groupe a agacé les bonnets rouges, puisqu'il a décidé de liquider son site de Poullaouen, près de Carhaix, dans le Finistère. Ses affaires vont mal ? Non. Marine Harvest a décuplé son bénéfice net au cours des neuf premiers mois de 2013 et son action a pris plus de 50 % en un an. Mieux : Marine Harvest, dont près de mille saumons d'élevage ont profité d'une tempête pour se faire la malle le week-end dernier, propose 60 euros de prime par tête aux pêcheurs qui retrouveront les fugitifs. Bref : pigeon ou saumon : camarade, choisis ton camp. Source : Nouvelle République

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Ostréiculture : La surmortalité chez les huîtres (Vendée)




TV Vendée

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Les huitres raffolent des courants… électriques

Des chercheurs d’une université texane se mobilisent pour restaurer et protéger les cultures d’huîtres. La population de ces délicieux fruits de mer dans le Golfe du Mexique a décliné de 90% au cours des 130 dernières années, ce qui commence à poser des problèmes économiques sérieux aux ostréiculteurs.

Source : Electriclove

La responsabilité des activités humaines semble encore une fois mise en cause : depuis l’époque préindustrielle le pH de l’eau de mer est passé de 8,2 à 8,1, ce qui limite la capacité des coquillages à agréger du calcaire. Ce n’est pas seulement une tragédie gastronomique : l’huitre est très utile dans son écosystème. Elle piège le CO2, filtre l’eau de mer, procure des niches pour l’habitat de certaines espèces et limite l’érosion des côtes.
Or l’accumulation du carbonate de calcium dont elles font leurs écailles peut être favorisée par… des courants électriques. Le Center for Coastal Studies de l’Université Corpus Christi s’est attelé à déterminer quelle polarité spécifique, quelle tension et quels types de courant sont capables de maximiser la croissance des différentes espèces.

Un laboratoire a été construit sur la côte, avec des parcs à huitres expérimentaux composés d’armature en métal pour conduire des courants électriques générés par des panneaux solaires. Après un mois, les bivalves étaient au rendez-vous, sur les parties métalliques mais aussi tout autour. Les scientifiques ont étudié la santé des huitres et aussi celles des poissons qui circulent sur le lieu, sans constater de problèmes. Ils concluent donc que l’électricité a le potentiel pour bichonner les mollusques en toute sécurité.

Remonter à la source : University Researcher Grows Oyster Reef by Electrically Charging Sea Water

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Médoc : la filière ostréicole voit poindre sa relance

A Talais, les élus se sont réunis pour parler ostréiculture dans l’attente de résultats de protocoles expérimentaux d’élevage, publiés fin décembre.

Source : Sud Ouest

Le Marais du Baluard pourrait retrouver sa vocation ostréicole.

Lundi soir à Talais, le Conseil municipal a été avancé de 24 heures pour « raison majeure » : match de l’équipe de France de foot le mardi. Une séance comme toujours riche d’enseignements et d’informations lors des questions diverses abordées par le maire Franck Laporte. Notamment à propos de l’issue du dossier « relance de l’ostréiculture dans l’estuaire ». Les protocoles expérimentaux d’affinage et de grossissement des huîtres lancés en octobre 2012 sont achevés. Le bilan sera détaillé officiellement par le comité de pilotage mercredi 18 décembre prochain à Soulac. Il semblerait que les résultats soient encourageants.

« Sept exploitants sont prêts à partir, trois autres sont en attente », livre Franck Laporte. « J’espère pouvoir en annoncer davantage lors des vœux de la municipalité le 10 janvier. » Dossier majeur pour une filière économique porteuse d’espoirs pour le Médoc en particulier et pour l’ostréiculture en général. Le Comité régional conchylicole Arcachon Aquitaine (CRCAA), partenaire technique du dossier, pourrait y trouver une solution à la mortalité de son naissain.

Voici 4 ans, au sein de la CdC de la Pointe du Médoc, sous l’impulsion de Franck Laporte, s’était formé un groupe de travail « Aquaculture et ostréiculture dans les marais du Nord-Médoc ». Il est parvenu à convaincre le président Xavier Pintat et les élus de la CdC de se mobiliser en vue d’une relance de l’ostréiculture et d’assumer la partie administrative et la recherche de financements. Des scientifiques universitaires de Bordeaux ont accepté de mener trois protocoles expérimentaux sur une année dans les fermes aquacoles Eau-Médoc de Saint-Vivien et Facem du Verdon. Bérénice Lapouyade de CPIE Médoc (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) en a assuré la coordination en même temps qu’elle soutenait une quatrième expérimentation menée à titre privé par des aquaculteurs.

Le résultat des études sera rendu public dans un mois mais déjà lundi soir, Franck Laporte annonçait deux demandes d’exploitation - déjà approuvées par le conseil portuaire - sur le site du Marais du Baluard.

La première émane de Thierry Fauchier, né à Talais, ostréiculteur à L’Herbe. Il souhaite réhabiliter les claires ostréicoles dans le cadre de ce projet de relance. Un bail de type rural de 9 ans lui est accordé sur deux hectares et demi. L’autre demande a été déposée par Thierry Fourton, déjà titulaire d’une cabane au port. Il exploitera le bassin de 500 m² pour l’élevage de palourdes. Le montant du loyer sera fixé prochainement.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Algoculture : les pêcheurs du Trégor veulent une nouvelle étude

La récolte des algues apporterait un complément d’activité aux pêcheurs.

Source : Le Marin

Quel impact, quel zonage pour les cultures d’algues dans le Trégor ? Les pêcheurs réunis par le comité des pêches des Côtes-d’Armor ne disent pas non au projet d’Aléor, mais veulent en savoir plus.

Réunis le 15 novembre à Paimpol, une quarantaine de pêcheurs et conchyliculteurs ont fait le point avec les dirigeants d’Aléor, Olivier Bourtourault et Jean-Yves de Chaisemartin, sur le projet de production d’algues en mer, sur huit sites répartis entre la baie de Lannion et l’île de Bréhat. La collaboration pourrait prendre deux formes : soit les pêcheurs investissent dans la culture et peuvent en attendre un bénéfice d’environ 1 euro par kg d’algue recueilli, soit ils se positionnent en prestataire de service pour la pose et le relevage des filières.

Reste à contourner certains écueils, souligne le comité dans un communiqué, comme obtenir l’habilitation pour l’algoculture auprès du service de sécurité des navires. Les pêcheurs demandent aussi à Aléor de lancer une nouvelle étude de définition du zonage du projet et une étude d’impact sur le milieu marin, avec la constitution d’un groupe de travail.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Manche. La campagne de pêche aux moules prend fin vendredi

Vendredi 22 novembre, les pêcheurs déposeront les dragues sur les quais. La campagne de pêche aux moules sera alors clôturée. Une saison correcte comme l'explique David Rigault, président de la commission moules.

Source : Ouest France

Une saison satisfaisante

Pour les 64 armements bas-normands, la campagne de pêche aux moules, débutée le 23 juin, aura été correcte. « Cette campagne a débuté sur une partie des gisements de la côte Est afin de laisser grossir les petites moules, en particulier sur celui de Barfleur, explique David Rigault. Face à Barfleur, la pêche a été ouverte à la mi-juillet. La présence de produit sur l'ensemble des gisements a permis aux navires de se disperser pour pêcher. De ce fait, la ressource a été préservée vu qu'il y avait moins de bateaux sur chaque gisement. »

Un produit de qualité

Pour David Rigault, les moules pêchées lors de cette campagne ont été de grande qualité. « Nous avons été agréablement surpris car la moule était présente en quantité et en qualité avec un taux de chair de 26 à 28 %. Nous avons réussi à pêcher nos quotas journaliers et la quantité de moules pêchée lors de cette campagne va osciller entre 6 000 et 7 000 tonnes. » Quant aux prix de vente, ils sont restés corrects. « Les prix ont été acceptables selon les acheteurs et les vendeurs, mais également selon la qualité du produit, vendu en vrac ou passé en bassin pour être dessablé et ensuite trié », insiste David Rigault.

Fermeture en deux temps

Alors que la date de fermeture est fixée au 22 novembre, la pêche est prolongée pour les petites unités. « Il faut préserver la ressource et penser à la campagne de pêche de l'an prochain qui s'annonce prometteuse. Il reste beaucoup de moules et du naissain en nombre sur le gisement de Réville. Les gisements de Ravenoville et de Grandcamp resteront ouverts pour les bateaux de moins de dix mètres jusqu'au 28 décembre. Ces navires ayant des difficultés à exercer d'autres métiers, la pêche aux moules est une de leurs ressources principales. » Une réunion de la commission moules est programmée en janvier pour définir à quelle date en mars seront effectuées les prospections sur les gisements. Cela permettra d'établir la date d'ouverture de la prochaine campagne 2014.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Les huîtres du Bassin d'Arcachon en promotion à Paris

Une centaine de journalistes spécialisés assistent mercredi soir à la soirée de promotion des produits du bassin d'Arcachon à paris.

Source : Sud Ouest

Ostréiculteurs, pêcheurs, producteurs de caviar et les chefs étoilés Stéphane Carrade et Thierry Renou régalent les hôtes du Siba avec les viticulteurs de Pessac-Léognan...

Arcachon : « Nous avons des richesses sur le Bassin »

Les ostréiculteurs, pêcheurs et producteurs de caviar font la promotion des produits du bassin d’Arcachon ce mercredi soir à Paris. Le président du Siba en explique les raisons.

Source : Sud Ouest

Pour la cinquième fois, les ostréiculteurs, pêcheurs et producteurs de caviar seront ce soir à Paris pour promouvoir les produits du bassin d’Arcachon, cuisinés par les deux chefs étoilés, Stéphane Carrade de La Guérinière à Gujan-Mestras, et Thierry Renou, du Patio à Arcachon.

Cette soirée est organisée par le Siba. Le maire de Lège-Cap-Ferret et président du syndicat du bassin d’Arcachon en explique le but.

« Sud Ouest ». Quel est le sens de cette soirée de promotion à Paris ?

Michel Sammarcelli. C’est une opération de communication pour le Bassin en général. Le tourisme - je n’aime pas le mot d’industrie touristique - est une activité économique très importante, mais c’est un phénomène saisonnier, ce qui est problématique. Nous souhaitons communiquer pour étaler le tourisme tout au long de l’année. On nous reproche le coût de cette soirée, mais la promotion a un prix.

Qui est invité à cette soirée ?

Ce n’est pas une opération grand public. C’est une opération de communication. Nous invitons principalement des journalistes spécialisés, tourisme ou gastronomie, et des partenaires du bassin d’Arcachon. Une centaine de personnes, maximum.

Que leur direz-vous ?

Il y aura aussi de l’eau et du vin…

Pourquoi revenez-vous au Pinxo, le restaurant du landais Alain Dutournier, qui vous avait déjà accueilli il y a deux ans ?

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

L’Huître pédagogique a fixé son calendrier pour 2014

L’association a sa feuille de route pour l’an prochain.

Ne surtout pas croire que la dynamique association de Mornac, l’Huître pédagogique, a pris ses quartiers d’hiver. Bien au contraire, elle demeure toujours très active.

Source : Sud Ouest  par Paul Ghézi

Outre sa participation aux 2e Rencontres du littoral et à toutes les manifestations touchant aux côtes charentaises, l’Huître pédagogique a déjà dressé un tableau des temps forts du programme d’activités de l’année 2014 (arrêté par le conseil d’administration du 30 octobre dernier).

Les rendez-vous de 2014

Dimanche 2 février : participation à la Journée mondiale des zones humides (convention de Ramsar), en collaboration avec le Forum des marais atlantiques. Visites du marais à Mornac et (à voir), débats à la salle des fêtes.

Samedi 12 avril : organisation de la Journée du Printemps de Seudre. Visite et démonstrations de travail traditionnel sur le site de Téger (marais de Mornac), repas en commun et débats illustrés à la salle des fêtes.

Samedi 26 et dimanche 27 avril : participation avec ateliers et panneaux d’expo aux Fêtes Marines de Fouras. Samedi 21 juin : Journée marais à poissons sur la prise des grands sauvages (marais de Mornac). Démonstrations de travail dans un marais à anguilles et marche de découverte sur le marais, repas en commun.

Samedi 12 juillet : animation l’Huître de Seudre, au port de Mornac, ateliers et démonstration de dragage des huîtres à la voile et aux avirons.

Deux sorties nocturnes sont programmées : le 17 juillet et le 11 août.

Du 1er au 31 août, exposition interactive au port de Mornac (sous réserve que le patio du port soit disponible).

Samedi 13 septembre : Journée européenne du patrimoine. Visite, démonstrations sur le marais de Mornac et débats sur le milieu côtier.

Samedi 4 octobre : Rencontres d’automne et assemblée générale, visite, démonstrations et débats illustrés, repas en commun. Assemblée générale en seconde partie de l’après-midi sur le marais, à la salle des fêtes de Mornac.

Et tous les mardis de juillet et d’août : visites nocturnes de Mornac sur le thème de la vie à Mornac à travers les âges. Visites reconduites en partenariat avec le Train des Mouettes (à partir du mardi 1er juillet jusqu’au mardi 26 août, soit neuf soirées).

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Arès/Lège-Cap-Ferret : la Réserve naturelle des prés salés fête ses 30 ans

À l’occasion de l’anniversaire du site de près de 500 hectares protégés, deux journées de découverte sont organisées vendredi et samedi

Source : Sud Ouest

C’est le 7 septembre 1983 qu’a été créée la Réserve naturelle des prés salés d’Arès-Lège. Elle est gérée depuis 2007 par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

"Le but de ces journées est de permettre au public de découvrir ou redécouvrir les richesses de la Réserve naturelle du site des prés-salés d’Arès- Lège, explique Richard Deneuvic, garde technicien de la réserve au sein de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Demain vendredi à Lège-Cap-Ferret et samedi à Arès, rencontres et visites viendront appuyer ce trentième anniversaire de la réserve.

Si le décret de création de la Réserve naturelle des prés-salés d’Arès-Lège est paru le 7 septembre 1983, sa gestion a été confiée en 2007 à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS). Elle était auparavant cogérée par la Sepanso et la Fédération départementale des chasseurs. Mais il est évident, comme le précise Richard Deneuvic, que l’ONCFS travaille aux côtés de partenaires que sont les communes de Lège et d’Arès, le Conservatoire du littoral, le Conseil régional, le Conseil général et les Affaires maritimes.

D’une superficie de 496 hectares, dont 350 hectares sur le domaine public maritime, classé zone Natura 2000, la réserve enferme en son sein une faune et une flore « extrêmement riches », dit le garde, soulignant que « ce milieu est très fragile et dont soumis à un règlement très strict ».

Autant dire que les deux gardes qui se relaient sur le terrain, libre d’accès, doivent être extrêmement vigilants : braconnage, contrôle des pêches, camping sauvage, piétinements, etc., sont très surveillés.

Plus de 250 espèces végétales sont installées sur ce marais côtier, qui est aussi une zone importante pour l’hivernage et la reproduction de nombreux oiseaux de zones humides. Un lieu rêvé pour les loutres, cistudes, courlis, cols verts, siffleurs, milans, sarcelles mais aussi pour les bernaches, cygnes, les cigognes qui vont et viennent entre la réserve et le parc ornithologique.

Un site d’intérêt patrimonial, avec les réservoirs à poissons créés au milieu du siècle dernier - les salines - puis abandonnés. Mais les écluses sont toujours là, drainant les eaux du Bassin par pleine mer et favorisant l’alevinage des poissons.

Dès sa prise de gestion, l’ONCFS a poursuivi le diagnostic sur l’état des lieux initié par le Conservatoire du littoral, et un plan de gestion a été mis sur pied dans la foulée, aux côtés du Conservatoire du littoral et des collectivités territoriales locales.

« En fêtant ces 30 ans, l’idée était de permettre à tous les partenaires, qu’ils soient institutionnels, usagers ou associatifs, de se retrouver dans une ambiance conviviale, explique Richard Deneuvic. Ce sera l’occasion de dresser un bilan des actions de gestion accomplies jusque-là et d’évoquer les projets qui seront développés dans les années à venir. Et le public est bien évidemment invité à venir nous retrouver. »

Ainsi demain vendredi, dans la salle du Conseil de la mairie de Lège-Cap-Ferret, de 14 h 30 à 17 h 30, des conférences auront lieu sur les études et suivis scientifiques menés sur la réserve depuis 2007.

Le lendemain, samedi de 9 heures à 12 heures à Arès, salle municipale d’Arès, 13, avenue de Bordeaux, ce sera le bilan du plan de gestion 2010-2014 de la réserve qui sera proposé.

L’après-midi, à 14 heures, rendez-vous est pris au port ostréicole d’Arès, avec l’inauguration de l’écluse, puis à 14 h 30, une sortie de terrain, retour sur quelques grandes actions de gestion menées depuis 2007 (1).

(1) La manifestation est gratuite et ouverte à tous. Pour des raisons d’organisation, l’inscription est cependant obligatoire pour la sortie de terrain du samedi 23 novembre auprès de l’office de tourisme d’Arès avant le vendredi 22 novembre 17 h 30. Contact pour l’inscription : office de tourisme d’Arès, place Weiss. Tél. 05 56 60 18 07.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Bruxelles consulte sur les biotechnologies marines

Source : Journal de l'environnement par Stéphanie Senet
La Commission veut évaluer les risques sur l'environnement de ces technologies

Extrait : Les biotechnologies marines font, depuis le 18 novembre, l’objet d’une consultation européenne.   Lancée par la Commission jusqu’au 10 février 2014, cette initiative vise à dresser un bilan des risques...

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 21 Novembre 2013

2e Rencontres littorales de l’UPLC – 22 et 23 novembre 2013

Université Populaire du Littoral Charentais 17


Pour tout renseignement, vous pouvez aller sur le site UPLC17



Université populaire du littoral charentais : « Je pense qu’il n’y a pas de solution globale »

À l’invitation de l’Université populaire du littoral charentais, experts, gestionnaires et grand public sont invités à débattre demain sur les enjeux et métiers.

L’Université populaire du littoral charentais (UPLC), née aux lendemains de la tempête Xynthia en 2010, convie experts, gestionnaires et grand public à échanger sur le thème des enjeux et des métiers liés au littoral, demain. Professeur d’histoire moderne à l’université de Poitiers, Thierry Sauzeau en est le cofondateur.

Source : Sud Ouest  par Agnès Lanoëlle

« Sud Ouest ». Pourquoi avez-vous eu envie de créer une Université populaire du littoral charentais ?

Thierry Sauzeau. L’idée était de rapprocher et d’organiser un dialogue entre des savoir-faire scientifiques, des gestionnaires et des habitants qui vivent le territoire. L’UPLC est née aux lendemains de Xynthia pour prolonger une pratique qui s’était mise en place spontanément. Après Xynthia, des scientifiques se sont impliqués et ont donné des éclairages aux élus et aux habitants qui étaient en demande.

Quelles sont ses activités et ses missions ?

Notre mission principale est de diffuser tout type de connaissances en lien avec le littoral du Centre-Ouest. Nous proposons sur l’année des cycles de rendez-vous dans les territoires et nous faisons vivre un site Internet. Nous avons toujours cette volonté de mettre en contact des experts et les témoignages d’acteurs du littoral. Pour les Rencontres littorales qui vont se dérouler demain, il s’agit de concentrer ce que nous avons pu entendre lors de nos enquêtes sur le terrain tout au long de l’année.

Après avoir traité des risques lors de la précédente édition, nous avons choisi d’aborder le thème des métiers du littoral. Lors d’ateliers, on confrontera la vision synthétique et stratégique d’un expert comme le directeur du port de pêche de La Cotinière ou le directeur de la maison du tourisme du Pays Marennes-Oléron, avec d’autres témoins du territoire comme une ostréicultrice de l’île de Ré ou encore une personne qui viendra nous parler de la réhabilitation de marais pour la culture de la salicorne.

Pourquoi est-ce important de confronter ces différents points de vue ?

C’est essentiel et ça fonctionne dans les deux sens. Cela va permettre à un professionnel de prendre du recul sur son activité et peut-être de la resituer dans un contexte général qu’il ne connaît pas bien. Et cela va aider celui qui est supposé détenir une certaine vérité à prendre en compte une forme de réalité dont il pourrait être éloigné.

Trois ans après, a-t-on tiré les leçons de Xynthia ?

D’une certaine manière, oui. Toutes les discussions et négociations qui ont été mises en place ont permis un socle plus vaste, une appréhension plus large des risques et de la vulnérabilité.
forma
Mais ce qui fait encore défaut, c’est l’appropriation par les citoyens, les aménageurs, les élus de tous ces enjeux. Bien sûr, toutes les personnes qui habitent le long du littoral sont en attente qu’on relève les digues, qu’on en construise de nouvelles, mais est-ce qu’on va pouvoir se permettre de conserver toutes ces infrastructures en l’état ? Est-ce qu’on continue d’investir dans des digues ou travaille-t-on sur des défenses naturelles déjà existantes, comme les dunes par exemple ? Est-ce qu’on ne peut pas utiliser les marais comme bassins de rétention des crus ?

Il y a des réponses dans l’urgence, mais il faut aussi trouver des solutions sur le long terme. Il y a un gros travail de pédagogie. Il reste encore beaucoup d’interrogations sur les responsabilités, les systèmes d’observation…

Personnellement, je pense qu’il n’y a pas de solution globale, mais personnalisée selon les bassins à risques.

Recueilli par Agnès Lanoëlle

Rencontres littorales, demain au Centre international de la mer, au Forum des marais et à la Chambre de commerce et d’industrie. Renseignements au 05 17 25 38 87. Site Internet : www.uplc17.org

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 20 Novembre 2013

Droits de permis d'aquaculture

Dans le cadre d'une Consultation publique sur les "Droits de permis d'aquaculture proposés pour la Colombie-Britannique", le Gouvernement canadien a mis en ligne des informations très intéressantes sur les droits de permis d'aquaculture dans différents pays concernant la pisciculture marine, la conchyliculture et la pisciculture en eau douce...

Exemple 1 : Comparaison des droits conchylicoles dans différents pays


 ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 19 Novembre 2013

La truite veut se faire une place au soleil

L’aquaculture française est bloquée par des freins à la création de piscicultures. Exemple à Roquefort (40) chez Aqualande, premier producteur national de truites.

A l’approche des fêtes, le Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture (Cipa) rappelle la truite au bon souvenir des consommateurs. On le sait peu mais, contrairement au saumon qui est massivement importé, c’est la première production nationale de poisson d’élevage. La France en produit 36 000 tonnes par an, essentiellement d’eau douce, ce qui en fait le troisième producteur européen, derrière la Turquie et l’Italie. Sur ces 36 000 tonnes, le groupe Aqualande, dont le siège est à Roquefort (40), en assure à lui seul 9 500, soit plus du quart. Environ 70 % des truites fumées vendues en France sortent de ses bassins.

Source : Sud Ouest 

La Société coopérative agricole des aquaculteurs landais, fondée en 1981, est l’actionnaire majoritaire des différentes unités du groupe, qui couvrent tous les états de la truite, depuis la sélection génétique jusqu’à la transformation, en passant la reproduction et l’élevage : 62 millions d’euros de chiffre d’affaires, 540 salariés et une marque phare, Ovive. Président de la coopérative, Marc Lamothe est aussi le président du comité interprofessionnel national. Il oscille entre satisfaction et déception. Côté pile : « La truite est de plus en plus reconnue par les consommateurs », comme en témoigne une récente étude de marché commandée par la filière. Côté face : « On a du mal à développer la production. Aucune pisciculture n’a pu être créée en France depuis vingt ans, alors que tous les discours publics vantent les produits de qualité et de proximité. »

Les politiques attendus

Or, insiste-t-il, « nous sommes vraiment engagés dans une aquaculture durable. Toutes nos truites sont élevées entre Bordeaux et Lourdes et celles qui sont transformées le matin ont été pêchées dans la nuit ». Il s’agit principalement de truites de 3 kilos qui ont nécessité deux années d’élevage, sachant qu’il faut 6 000 tonnes de truites fraîches pour faire 2 000 tonnes de truites fumées.

« Cela fait dix ans que l’on attend des politiques qu’ils nous disent ce que l’on doit faire. Aujourd’hui, notre travail, inscrit dans un plan de progrès, doit être reconnu », s’impatiente Marc Lamothe. La pisciculture française s’est notamment engagée à ne pas utiliser les farines animales autorisées dans l’alimentation des poissons et fait de l’accès aux protéines un de ses enjeux majeurs.

Embryons et alevins

Les obstacles résident dans la réglementation, notamment la loi sur l’eau, mais aussi les conflits d’usage quand il s’agit de piscicultures marines. Concrètement, les municipalités du littoral craignent qu’une activité piscicole altère leur image auprès des touristes. Un schéma régional aquitain sur l’aquaculture marine, actuellement en chantier, et une convention signée avec l’agence de l’eau seront peut-être de nature à débloquer les choses, en mer comme en eau douce.

En attendant, si Aqualande a pu récemment étendre son périmètre, c’est en reprenant aux Norvégiens de Norway Seafoods les piscicultures existantes de Viviers de France, passé par ailleurs dans le giron de Delpeyrat (nos éditions des 5 et 31 août). Pionnier de la filière régionale aquacole, Jean-Claude Béziat est aussi le PDG d’Aqualande. Faute de pouvoir pour l’instant se développer davantage localement, il est à la manœuvre pour rechercher de la croissance ailleurs. « Nous sommes également des leaders dans le domaine de la sélection génétique et de la reproduction de la truite mais aussi de poissons marins, comme la daurade et le bar. Alors, pourquoi ne pas faire bénéficier d’autres pays de notre savoir-faire ? », explique-t-il.

Le groupe landais produit en effet 450 millions d’œufs d’embryonés et 70 millions d’alevins de poissons marins par an, vendus à l’export. Aqualande est notamment le premier producteur d’alevins vendus sur le bassin méditerranéen. « La génétique et la reproduction nous ouvrent la possibilité de nous développer à l’étranger », précise Jean-Claude Béziat, « en particulier vers le golfe Persique pour y créer des centres de grossissement de poissons marins mais aussi vers la Turquie et l’Iran pour y installer des piscicultures de reproduction de truites ». À ce stade, il parle de pistes de réflexion et entend rester discret sur l’éventualité et l’imminence de projets concrets.

« Parce que l’exigence de notre profession est méconnue », selon l’expression de Marc Lamothe, la filière aquacole française vient de lancer une campagne qui braque le projecteur sur l’aquaculture de nos régions. Outre la truite, elle inclut aussi l’élevage d’esturgeons pour le caviar, dont la France est l’un des principaux producteurs mondiaux, avec l’Aquitaine en pointe.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Wanted : une prime de 60 euros pour retrouver des saumons évadés

127 000 poissons d'élevage se sont fait la malle samedi et dimanche lors d'une tempête qui a touché l'ouest de la Norvège

Source : Sud Ouest

Le numéro un mondial de l'élevage de saumon, le norvégien Marine Harvest, qui va supprimer 450 postes en Bretagne, promet 60 euros à toute personne qui capturera l'un des milliers de saumons qui se sont fait la belle pendant une tempête.

À la faveur des vents violents qui ont balayé l'ouest de la Norvège samedi et dimanche, une partie encore indéterminée des 127 000 salmonidés ont profité des dégâts occasionnés sur leur bac immergé en mer pour s'échapper.

Marine Harvest a placé des filets dans les eaux environnantes pour tenter de rattraper les fuyards, qui pèsent dans les 2 kg, et s'engage en outre à verser 500 couronnes (60 euros) par animal capturé vivant.

Ces évasions sont un fléau pour l'écosystème marin car les saumons d'élevage fugueurs affaiblissent le patrimoine génétique de leurs cousins sauvages en se mêlant à eux.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Marine Harvest recentre le saumon frais sur Boulogne

De Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) à Boulogne sur-Mer

Châteaugiron - 16 Octobre 2012

Marine Harvest transforme 10 000 tonnes de saumon par an

Serge Deschamps dirige une entreprise dont les locaux de 5 000 m2 sont dotés d'équipements industriels pointus.

Source : Ouest France

Le site castelgironnais du groupe Marine Harvest a été créé en 1997. Serge Deschamps, originaire d'Aubigné en assure la direction. « Marine Harvest est un groupe norvégien dont le siège se situe à Bergen, explique-t-il. L'activité est centrée sur l'élevage et la production du saumon. Ces activités s'effectuent dans les pays où les conditions sont favorables à l'élevage (Norvège, Écosse et l'Irlande). »

125 salariés à Châteaugiron

Le groupe qui est organisé par pays présente également un secteur de produits à valeurs ajoutés. Celui-ci comprend une dizaine d'usines de transformation qui gèrent le développement en aval de la filière production et constituent l'interface de la commercialisation auprès des pays consommateurs. Six de ces usines sont situées en France dont trois en Bretagne (Châteaugiron, Lorient et Landivisiau). « Nous recevons des pays producteurs 10 000 tonnes de saumon par an. Les poissons arrivent entiers et éviscérés, nous les transformons en darnes, escalopes ou pavés », poursuit Serge Deschamps.

À Châteaugiron, le site emploie 125 salariés titulaires auxquels s'ajoutent des intérimaires qui peuvent représenter une cinquantaine de personnes. Son activité auprès des grandes surfaces concerne trois rayons, celui de la marée, le rayon libre-service où les poissons sont présentés en barquettes et le rayon surgelé.

« Dans ces trois secteurs, nous avons beaucoup de variations en termes de volumétrie de ventes et nous devons pouvoir réagir rapidement en fonction de la demande. Pour cela, nous avons de la chance d'être sur un bassin agroalimentaire et les personnes que nous employons ont des profils similaires aux personnes qui travaillent la viande, souligne Serge Deschamps. Le métier de fileteur est très spécifique à notre entreprise, car il s'agit de découper de façon très précise le poisson. Pour cela, Boulogne-sur-Mer ou Lorient offrent des sites de formation. »

Marine Harvest poursuit son expansion avec 62 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 2011 et des effectifs qui sont passés de 25 collaborateurs, en 1997, à 125 à ce jour.

Ille-et-Vilaine - 04 Juin 2013

Une usine spécialisée dans la découpe de saumon

L'usine de Châteaugiron, l'un des trois sites de frais de Marine Harvest.

L'usine de Châteaugiron, à une quinzaine de kilomètres de Rennes, a démarré en 1997. C'est l'un des trois sites de frais de Marine Harvest en France. Il reçoit des saumons de Norvège en majorité, mais aussi d'Ecosse et d'Irlande pour les découper en darnes, escalopes ou pavés. « On a reçu 10 000 tonnes de matière première en 2012, ce qui revient entre 6 000 et 7 000 en produits finis », décrit Serge Deschamps, le responsable du site.

Source : Ouest France

(....)

Châteaugiron - 04 Novembre 2013

L'usine de saumon Marine Harvest fermera en mars

La fermeture de l'usine de saumon, au mois de mars prochain, concernera plus d'une centaine de salariés.

Les salariés de Châteaugiron sont fixés sur leur sort. L'usine spécialisée dans la transformation de saumon frais cessera son activité au printemps prochain.

Source : Ouest France par Muriel Mandine

Le maire de Châteaugiron, Françoise Gatel, l'avait annoncé lors du conseil municipal d'octobre. Serge Deschamps, le directeur du site de Marine Harvest, l'a confirmé hier : l'usine de transformation de saumon fermera définitivement ses portes le 28 mars 2014. « La décision du groupe a été communiquée aux salariés vers la mi-octobre, dans le cadre d'une réunion avec le comité d'entreprise », explique Serge Deschamps, qui dirige l'entreprise depuis sa création, en 1997.

Le deuxième employeur de la commune

Cette fermeture entraînera la suppression de 101 postes, sur 109 contrats à durée indéterminée. Pour rappel, Marine Harvest est le deuxième employeur de Châteaugiron, après l'Hyper U qui vient de s'agrandir.

Selon Serge Deschamps, « l'annonce de la date de la fermeture de l'usine n'a pas été une surprise pour les salariés. Ils savaient qu'elle aurait lieu en début d'année mais ils avaient besoin de voir clair sur leur calendrier. Le coup de massue, ça a été l'annonce de la fermeture en elle-même ».

(...)

Le 18 Novembre 2013

Marine Harvest propose aux Bretons 65 reclassements à Boulogne

Marine Harvest VAP Europe, qui a annoncé l’arrêt de la production de ses produits frais à Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) à compter du 28 mars 2014, propose 65 reclassements à Boulogne-sur-Mer.

Source : Le Marin

Le groupe norvégien, numéro 1 mondial du saumon, a construit en juin 2012 une usine de 8 300 m² sur un terrain de trois hectares, permettant des extensions futures. Un investissement de 11 millions d’euros. Le groupe voulait, d’ici 3 ans, doubler le chiffre d’affaires de MH Boulogne (70 millions d’euros en 2010) et ajouter 100 emplois à son effectif actuel de 190.

Prioritaires pour rejoindre Boulogne, les salariés bretons ont obtenu une prime de mobilité de 15 000 euros et la prise en charge du déménagement.

Quant aux salariés finistériens de Poullaouen de Marine Harvest, qui bloquaient leur site depuis le 4 novembre, ils ont voté la fin du conflit et la reprise du travail dès le jeudi 14 novembre. Ils ont obtenu 80 reclassements à Landivisiau, ainsi que des promesses d’investissements sur ce dernier site.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 18 Novembre 2013

La mer monte au sein de l’Éducation nationale

Officier de réserve de la Marine, ancien maire-adjoint du Havre et passionné de mer ! Tristan Lecoq, inspecteur général de l’Éducation nationale, a joué un rôle majeur pour que la mer soit désormais inscrite aux programmes des cours de collège, lycée et prépas. Une avancée qui comblera les militants du fait maritime en France, souvent navrés de la méconnaissance qu’a le grand public des enjeux maritimes du monde d’aujourd’hui en général, et de ceux qui touchent la France en particulier, avec la singularité et les responsabilités particulières que lui confèrent tant son économie, son rang diplomatique que son immense zone économique exclusive, au second rang mondial immédiatement derrière les États-Unis.

Source : Le Marin

Après la conception des nouveaux programmes en 2008-2010, et l’introduction de la question maritime dans le programme de terminale, les enseignants disposent maintenant d’un nouvel outil pédagogique, Enseigner la mer, édité par le Centre national de documentation pédagogique.

Dans une interview exlusive à lire dans notre édition papier du marin, Tristan Lecoq explique notamment : « Maintenant qu’en terminale on étudie les espaces maritimes, que le collège, le lycée professionnel et le lycée technologique les enseignent, encore fallait-il équiper les enseignants.

La création de cet outil a été la deuxième phase. Nos enseignants sont des professionnels : des géographes et des historiens qui doivent être formés en formation initiale mais aussi continue, surtout quand arrive un sujet aussi singulier. Ce peut être l’objet de séminaires académiques, mais il faut aussi des outils pour faire le point des connaissances et savoir concrètement comment enseigner cette question.

J’ai pris l’initiative de proposer au CRDP (centre régional de documentation pédagogique) de l’académie de Rennes de créer cet outil, pour toutes les académies en France, mais aussi outremer et dans nos établissements à l’étranger. Il y a près de 45 000 enseignants d’histoire-géographie dans ce pays. Ils méritent ce bel outil, compagnon de leur enseignement. Ce fut un travail de longue haleine, qui a pris environ 2 ans.

Ce support a une double vocation : il démarre par une mise au point académique, rédigée par des universitaires, pour introduire ce qui se passe dans les classes. Pour faire le point des connaissances, j’ai réuni des enseignants du supérieur. En même temps, on a demandé à des enseignants comment ils enseignaient déjà la mer. En croisant les deux approches, on en a tiré de très belles études de cas, en veillant bien à l’équilibre entre les préoccupations économiques, environnementales, stratégiques, militaires. C’est la ligne qui nous a guidés. »

-------------------------------

Enseigner la mer

des espaces maritimes aux territoires de la mondialisation

Collection : TRAIT D'UNION       

La mondialisation a accru l’importance géostratégique des mers et des océans : avec des conséquences économiques et écologiques, géographiques et politiques, maritimes et militaires. L’ouvrage présente un état de la recherche sous ces différents angles et décrit le mouvement de « territorialisation » des espaces maritimes qui les place au cœur des enjeux de puissance actuels.

Adossé à cette mise au point scientifique, le DVD-Rom offre un ensemble de ressources exceptionnel (études de cas, cartes, animations, photographies, documents…) pour l’enseignant ou l’étudiant. Des séquences pédagogiques proposent d'enseigner ces questions maritimes en géographie, en histoire et en éducation civique. Appuyées sur les programmes du collège et du lycée, elles permettent aux élèves de construire progressivement une représentation de plus en plus complexe des espaces maritimes aujourd’hui.
L’accent est particulièrement mis sur la relation étroite entre le contenu scientifique, l’approche didactique et les démarches pédagogiques adaptées aux ambitions des programmes.

Pour plus d'informations : CRDP de Bretagne - Rennes

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Gironde : Les collégiens explorent le monde marin

Depuis l’ouverture de l’option découverte professionnelle au collège Élie-Faure il y a de cela sept ans, les élèves de 3e observent le monde des métiers, le mardi après-midi pendant trois heures, en effectuant des ministages ou en sorties grâce aux entreprises qui les accueillent.

Source : Sud Ouest

Ce trimestre, leurs professeurs ont choisi de leur faire visiter le Lycée de la mer à Gujan-Mestras. Les élèves ont observé plusieurs salles d’élevage de poissons - dorades royales, turbots - ainsi que les ateliers où sont produits la nourriture pour les poissons, phytoplanctons et zooplanctons. Les élèves sont ensuite allés dans le local où les huîtres sont triées par tailles. Ils ont aussi visité les sections charpente marine, mécanique maritime et menuiserie.

L’après-midi, ils ont embarqué sur des plates, bateaux d’ostréiculteur, au port d’Arcachon. Chacun des cinq groupes d’élèves a accompagné un ostréiculteur sur son parc à huîtres. Ils ont pu mesurer la complexité de ce métier. Les professionnels de la filière ostréicole ont ainsi expliqué aux élèves les différentes étapes de la culture des huîtres. Du captage des naissains sur les tuiles recouvertes de chaux jusqu’à la récolte.

D’autres sorties sont prévues au cours de l’année scolaire, qui viendront renforcer et illustrer les ministages toujours inscrits au programme de l’option.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

L’huître triploïde, source de polémique

Triploïde ou pas ? Impossible de faire la différence pour le consommateur, sans étiquetage.

Source : Le Dauphiné

L’Ifremer a mis au point l’huître triploïde dotée de trois paires de chromosomes en 2007. Elle a été obtenue par croisement entre une huître femelle diploïde (deux paires de chromosomes) et une huître mâle tétraploïde (quatre paires). Stérile, la triploïde est aussi appelée “l’huître des quatre saisons” : elle plaît au consommateur notamment l’été car elle ne produit pas de laitance.

En revanche 70 professionnels de toute la France regroupés au sein du réseau “Ostréiculteur traditionnel” voient d’un mauvais œil cette créature qu’ils n’hésitent pas à comparer aux OGM. Annie Castaldo, “ostréicultrice traditionnelle” sur le bassin de Thau n’est pas loin de mettre la mortalité de l’huître sur le compte de la triploïde : «La mortalité est arrivée en même temps que la triploïde. On a déjà pollué le milieu naturel, maintenant on risque de le stériliser». Et elle pointe du doigt l’Ifremer “juge et partie” dans cette affaire. Pour elle, la triploïde n’a qu’un but, «favoriser les écloseries au détriment du milieu naturel». Elle dénonce «ces manipulations chromosomiques» et réclame un moratoire sur la triploïde avant qu’il ne soit trop tard. Enfin, elle estime que l’étiquetage des huîtres est une priorité absolue «afin que le consommateur sache ce qu’il mange, s’il s’agit d’une triploïde ou pas».

De son côté, l’Ifremer explique la mortalité de cette année par la succession d’un printemps froid et pluvieux et d’un été très chaud qui aurait bouleversé la salinité des eaux.

---------------------------------------

Y aura-t-il des huîtres à Noël ?


Sur l’étang de Thau, la production a chuté en un rien de temps : 8 000 tonnes aujourd’hui contre 13 000 au milieu des années 2000.

Source : Le Dauphiné

Des huîtres de l’étang de Thau dépendent 3000 emplois directs. Dans cette zone, on amène l’huître au stade adulte en seulement 12 mois. Une seule année pour passer de la mise en eau du naissain, après “collage” sur les tables, jusqu’à la récolte.

Jusqu’à maintenant la mortalité frappait surtout les naissains, les bébés huîtres. Mais désormais même les adultes sont touchées. Certains ostréiculteurs mettent en cause la triploïde, une huître obtenue à partir de manipulations chromosomiques.

Les chiffres sont éloquents : en 2008, les bassins français fournissaient 130 000 tonnes d’huîtres. Cette année ce sera un exploit s’ils en produisent 80 000. Sur l’étang de Thau, un des sept bassins de production de l’Hexagone, on se prépare au coup de feu de Noël. Pourtant là aussi la production a chuté en un rien de temps : 8 000 tonnes aujourd’hui contre 13 000 au milieu des années 2000.

Dans son mas de Marseillan (Hérault), Philippe Ortin le président du Comité régional conchylicole de la Méditerranée ne baisse pas les bras. Ne serait-ce que parce que depuis cinq générations, la famille Ortin “est sur l’eau”. N’empêche, la mortalité récurrente de l’huître ne cesse de planer sur les parcs : «Ce printemps, on a connu une grosse mortalité sur les naissains, les bébés huîtres, reçus d’Arcachon, de Marennes ou des écloseries. En septembre, il y a eu une nouvelle vague de mortalité mais moins forte, de l’ordre de 40 à 50 % sur certains lots» explique l’ostréiculteur. En cause, l’alliance de l’herpès virus et de la bactérie vibrio aestuarianus au printemps et de la bactérie seule à la fin de l’été. Et encore Philippe Ortin s’estime heureux : «À Marennes, même les huîtres adultes sont touchées, c’est nouveau. Sur l’Atlantique, ils connaissent 65 % de mortalité sur certains lots».

Pas de remède miracle...

Peu d’effet sur les prix...

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Bulletin de Veille Scientifique - Appel à candidatures d'auteurs 

pour la rédaction de notes d'actualité scientifique en santé-environnement et santé-travail 2014

Source : Anses

Le BVS est un recueil de notes scientifiques qui sont le résultat d’analyses critiques, par des experts, de 2 à 3 publications parues au cours de l’année en santé-environnement/santé-travail. Le bulletin est diffusé à une très large communauté au niveau international, par abonnement gratuit et par libre accès sur le site de l’Anses.

Retrouver ici les 21 premiers numéros du bulletin qui sont téléchargeables

Objectif :

Le Bulletin a pour objectif principal d’informer les pouvoirs publics sur les avancées scientifiques de l’année en cours, en relation avec l’évaluation des risques sanitaires. Il s’adresse à tous, décideurs, chercheurs, représentants du milieu associatif ou entrepreneurs.

Le BVS couvre 9 thématiques...

Soumission des candidatures : La date limite de retour des candidatures est fixée au : 2  décembre 2013

Sélection des rédacteurs : Les dépositaires seront informés de la décision finale le 15 décembre 2013

Rémunération : Chaque note acceptée pour publication finale donnera lieu à une rémunération équivalente à 5 vacations (soit 450€ brut)

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Concarneau. Cap sur l'ormeau à la station de biologie marine

Depuis une quinzaine d'années, les chercheurs concarnois planchent sur ce gastéropode marin. Avec des applications dans le monde de l'économie et des collaborations tous azimuts.

Photographie d'ormeaux élevés par Halieutis

Source : Ouest France  par Catherine Gentric

Haliotis tuberculata, c'est le nom scientifique donné à l'ormeau. Ou « oreille-de-mer » façon poésie. Un mollusque prisé par les gastronomes pour la qualité de sa chair, et les collectionneurs pour la beauté nacrée de sa coquille. Mais à la station de biologie marine de Concarneau, l'ormeau, c'est une quinzaine d'années de travail mené par un groupe de chercheurs.

« L'ormeau est un gastéropode d'intérêt écologique et économique, explique Stéphanie Bordenave, maître de conférence spécialisée dans la biologie cellulaire et la physiologie marine. Écologique parce qu'il appartient à l'écosystème marin et qu'il est donc sensible aux variations de l'environnement. Économique, parce que c'est une ressource pour la région que ce soit pour la pêche à pied, les professionnels de la pêche, ou l'aquaculture. »

Aquaculture

Arrivée en 2004, la scientifique a donné une nouvelle impulsion à l'étude de l'ormeau à la Station, en poussant la collaboration notamment avec France Haliotis, la ferme aquacole créée la même année à Plouguerneau, « la seule en France, selon elle, à maîtriser toutes les étapes de la reproduction ».

Une collaboration qui a permis d'avancer dans la connaissance du mollusque « pour produire des animaux de qualité », le tout dans « un développement durable et pérenne de l'aquaculture », à l'instar de ce qui se fait pour l'huître ou la palourde.

Autre volet, et non des moindres, la préservation de la ressource. Qui tombe pile poil alors que, depuis l'an passé, quelques pêcheurs licenciés locaux sont autorisés à prélever des ormeaux, en plongée, dans le secteur maritime de Concarneau, avec une réglementation draconienne. « En ce moment, nous montons un projet avec le comité départemental des pêches et les pêcheurs afin de collecter des échantillons sur tous les sites, indique Stéphanie Bordenave. Le but est de faire un suivi de la population sauvage des ormeaux, notamment au niveau génétique. »

Et qui pourrait permettre l'évaluation des stocks ? Pas forcément. La dernière étude sur le secteur Concarneau Les Glénan remonte au début des années 1990. « Aujourd'hui, on ne connaît pas l'étendue des stocks mais, avec des pêcheurs professionnels sur zone, nous pourrons en avoir une idée avec les prélèvements. Mais c'est un travail de très longue haleine. »

L'ormeau, c'est aussi un bio-indicateur de l'acidification des océans, conséquence de l'absorption de CO2 par ces derniers à plus ou moins long terme. Un axe de recherche sur lequel s'est penchée pendant un an Nathalie Wessel, une chercheuse contractuelle de la Station.

Pendant des mois, en laboratoire, elle a donc mesuré les effets que peuvent avoir de telles variations sur les larves d'ormeaux. « À ce stade de développement, elles construisent leur coquille, explique-t-elle. Si l'acidification inhibe le processus, elles ne sont plus viables, ce qui aurait un impact sur la reconstitution de la ressource... » Les travaux sont pour l'instant en cours d'analyse, mais les premiers résultats montrent déjà que les larves sont impactées au niveau morphologique.

« Pour avoir une coquille de 11 cm, il faut entre 12 et 14 ans de croissance, précise de son côté Aïcha Badou, ingénieur, spécialiste de la coquille de l'ormeau. La coquille est très sensible à l'acidification des océans. Sachant que leur croissance est lente, cela rend la ressource très vulnérable face aux variations. »

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Chez Labeyrie, le saumon fumé fête ses 50 ans

Sur fond de conflit avec son rival Delpeyrat, le groupe de Saint-Geours-de-Maremne revendique un savoir-faire d’un demi-siècle et réaffirme son leadership national.

Source : Sud Ouest

La guerre du saumon fumé aura bien lieu. Elle a même commencé. Le landais Labeyrie (groupe Lur Berri) vient d’attaquer en référé le landais Delpeyrat (groupe Maïsadour) pour une publicité, diffusée à la télévision ces dernières semaines, qu’il juge « calomnieuse » à son encontre. Nouvel acteur dans le monde du saumon fumé après avoir racheté, en août dernier, l’entreprise Ledun Pêcheurs d’Islande, Delpeyrat s’était en effet lancé dans une campagne de communication très offensive.

Elle faisait la promotion d’un « saumon supérieur » qui renvoyait en quelque sorte les autres à la préhistoire. Petit problème, un pack de saumon Labeyrie apparaissait très fugitivement sur le film. Il a disparu depuis, mais chez Labeyrie on n’a pas voulu passer l’éponge sur ce que l’on considère comme du « dénigrement » à son égard mais aussi pour l’ensemble de la filière. Le jugement est attendu pour la semaine prochaine. Chez Delpeyrat, le directeur général Thierry Blandinières se dit « serein », tout en se défendant d’intention malveillante.

2 millions d’euros de pub

Chez Labeyrie, on l’a d’autant plus mauvaise que le groupe fête cette année les 50 ans de l’implantation de la première unité de saumon fumé par Robert Labeyrie sur le site de Saint-Geours-de-Maremne (40). Sans lien de cause à effet, assure-t-on, avec le climat qui règne entre les deux rivaux landais et nationaux, Labeyrie passe lui aussi à l’offensive. Et pour cela, il dégaine à son tour l’artillerie lourde : plus de 2 millions d’euros investis dans cinq petits films publicitaires qui seront diffusés à la télévision tout au long du mois de décembre.

« Bienvenue dans la plus belle usine de saumon fumé du monde ! » s’est exclamé Jacques Trottier, directeur général de Labeyrie, en accueillant jeudi la presse spécialisée et économique, ainsi que la presse régionale, pour une sorte de journée portes ouvertes comme on en avait peu connu ces dernières années. Accompagné de ses directeurs industriel, marketing, achats, et du responsable qualité, son propos constant, exemples à l’appui, a été de mettre en évidence le « modèle Labeyrie ».

Le modèle d’une « réussite française » à la fois sur le plan économique (150 millions d’euros de chiffre d’affaires pour le saumon) et social (340 CDI pour le saumon). Mais également modèle technologique et d’innovation. Bref, message assumé : le saumon fumé français, c’est Labeyrie depuis cinquante ans, et il n’y a pas de raison que ça change. « Nous avons un vrai savoir-faire et nous nous efforcerons de garder toujours nos dix années d’avance », a affirmé Jacques Trottier pour bien enfoncer le clou.

3 millions de saumons...

Élevage et alimentation...

------------------------------------

Face à la crise bretonne, le groupe Guyader résiste

Dans la tempête qui secoue l'agroalimentaire breton quelques entreprises, comme Guyader Gastronomie parviennent à tenir le cap. Son PDG, Christian Guyader se « félicite » de ses choix stratégiques définis il y a une quinzaine d'années. Son credo : « Le développement n'est pas un objectif, mais la conséquence de la qualité de l'entreprise ».

Source : Ouest France

En 1989, l'entreprise avait fait le choix d'abandonner son activité traditionnelle de charcuterie pour se tourner vers les produits élaborés de la mer. En 1999, avec le rachat de la salaison Guégen, débute une série d'acquisitions qui va faire de l'entreprise un groupe de 450 salariés. L'innovation est une valeur essentielle de l'entreprise, partagée par les salariés. « Les services recherche, développement et marketing priment sur la production, il est indispensable que nous ayons une longueur d'avance, » confie Christian Guyader.

Ces innovations, comme l'huile de homard, se traduisent par de nombreux prix décrochés au SIAL, ou au Seafood de Bruxelles. La marque est aussi à l'écoute des attentes des consommateurs. La recherche et le développement s'appliquent à concevoir des produits de qualité, sains et goûteux, cuisinés sous vide, sans colorant, ni conservateur. « Il faut offrir au consommateur le plaisir de bien manger, » martèle le PDG.

Guyader ne réalise que 8 % des 75 millions de son chiffre d'affaire à l'export. Malgré la difficulté d'exporter des produits frais, le groupe vise les 20 % dans les années à venir. « Nous devons aller découvrir ce qui se fait à l'autre bout du monde. » Christian Guyader reste cependant attaché à ses racines, il est sensible au développement harmonieux des territoires ruraux de la Bretagne. Ses 5 sites de productions sont installés à Quintin, Fouesnant, Landrévarzec et Kervignac. Le Grand Prix Guyader à Douarnenez fait partie de cette stratégie : « On est heureux d'avoir contribué à faire de cette manifestation un événement grand public »

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Guadeloupe : trois projets aquacoles mis sur les rails

Le conseil régional de la Guadeloupe a adopté, le 22 octobre, le rapport intermédiaire du schéma régional de développement de l’aquaculture marine (SRDAM). Dix-huit sites favorables sur près de 500 hectares sont retenus. Et 3 projets sont en cours d’instruction.

Source : Le Marin

Les deux premiers, Poseidon Farms et Dipagua, sont axés sur la pisciculture marine (ombrine ocellée et cobia). Le troisième vise la culture de macroalgues pour la cosmétique. Les trois entreprises ont déposé une demande de concession et espèrent bénéficier des fonds européens dès 2014.

Pour l’heure, l’aquaculture se limite à l’entreprise Océan SA, à Pointe-Noire, qui élève des ombrines ocellées en cages immergées en mer, vendues sous l’appellation « loup des Caraïbes ».

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

La Chine impliquée dans un projet aquacole en Polynésie

Makemo, atoll situé dans l’archipel des Tuamotu en Polynésie, pourrait abriter un élevage aquacole sino-polynésien. Objectif : produire des espèces locales pour les exporter vers la Chine. Transformées, elles alimenteraient un marché haut de gamme.

Source : Le Marin

Ce projet mené par le gouvernement polynésien et des investisseurs chinois (la société Tian Rui International Investment) doit donner lieu à la création d’une société, Tahiti Nui marine, de droit local, basée en Polynésie. L’investissement s'élève à 1,26 milliard d’euros sur 15 ans.

Une délégation chinoise s’est rendue en Polynésie mi-octobre : la Chine accompagne aussi le pays dans un projet de construction d’un vaste port de pêche et de commerce sur l’isthme de Taravao.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Jean-Claude Soulard devient président du Crédit maritime Atlantique

Le conseil d’administration du Crédit maritime Atlantique vient de nommer à sa tête Jean-Claude Soulard, premier président extérieur à la filière maritime.

Source : Le Marin

Ce Vendéen de 56 ans a en effet fait carrière dans la distribution à Système U, enseigne dont il était encore administrateur en 2012. Entré au conseil d’administration du Crédit maritime de Vendée, puis du Crédit maritime de l’Atlantique après la fusion avec la caisse du Morbihan et de Loire-Atlantique, ce passionné de pêche sportive est un bon connaisseur des rouages du système coopératif.

Le Crédit maritime Atlantique, actif dans le Morbihan, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Vendée, emploie 220 salariés.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

La "Coop" maritime malouine étend son empire

La Coopérative maritime de Saint-Malo est en plein essor. Du nord Finistère à la baie du Mont-Saint-Michel, l'entreprise est présente sur treize sites.

Source : Ouest France  par Thibaud Grasland

Fusion avec la Coopérative maritime de Saint-Quay-Portrieux en juillet, rachat de la gare maritime du Vivier-sur-Mer mi-septembre, installation prochaine d'un Comptoir de la mer dans la zone de la Madeleine (lire ci-contre). L'actualité est dense pour la Coopérative maritime de Saint-Malo, désormais implantée sur de nombreux sites sur la côte nord de la Bretagne, entre Roscoff et la baie du Mont-Saint-Michel.

Mais au fait, la Coopérative maritime, c'est quoi ? Les premiers organismes de ce type sont nés, en France, au début du XXe siècle, en réaction à la crise de la sardine. Ils ont permis aux pêcheurs en mer de se regrouper, afin d'acquérir des fournitures (du matériel ou de l'appât, par exemple) à moindre coût.
Virage de la plaisance

Celle de Saint-Malo est apparue à la fin des Trente glorieuses. Elle fédérait déjà plusieurs ports de la Côte d'Émeraude (Saint-Jacut, Dinard...). La crise de la pêche en mer n'a pas freiné le développement de la « Coop » de Saint-Malo. « On se porte plutôt pas trop mal, explique Didier Le Hen, qui dirige cette institution depuis deux ans. On a fait ce qu'il fallait pour. » L'entreprise a notamment pris le virage de la plaisance, qui s'est largement développée. « Mais notre objectif, en tant que coopérative, n'est pas de faire du bénéfice à tout va. On est avant tout au service des pêcheurs, l'activité grand public permettant de rester compétitifs auprès des sociétaires. »

À Saint-Malo (quai de Trichet), la coopérative s'adresse aux pêcheurs et aux plaisanciers (accastillage et pêche). Elle dispose également d'un atelier de révision des radeaux de survie, et plus largement des bateaux pneumatiques, dans la zone industrielle (avenue du Général-Ferrié).

Au Vivier-sur-Mer, les professionnels de l'ostréiculture (élevage d'huîtres), de la mytiliculture (élevage de moules) et autres types de conchyliculture y trouvent leur compte, ainsi que les amateurs de pêche à pied. Le rachat de la gare maritime permet à l'entreprise de s'étendre, au Vivier, sur 700 m² (entrepôt et magasin inclus).

Six Comptoirs de la mer...

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Diversification à la pêche : l’axe 4 doit perdurer 

L’axe 4 a permis aux femmes de marins du bassin d’Arcachon d’apprendre le tannage des peaux de poissons en Finlande, afin de créer une unité artisanale de fabrication des cuirs. (photo DR)

Source : Le Marin

L’axe 4, c’est l’aide de l’Europe consacrée au développement durable des zones dépendantes de la pêche et à l’aquaculture. En France, l’enveloppe de 11 millions d’euros a accompagné 11 groupes depuis 2010, avec des projets centrés sur le pescatourisme et la valorisation des produits.

Les représentants de l’État et des collectivités et les professionnels impliqués, réunis mi-octobre au Pays basque, ont tous plaidé pour la poursuite du dispositif dans le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (Feamp), qui va succéder au Fonds européen pour la pêche (Fep).

« Il a permis d’intégrer la pêche dans l’économie du territoire », estime Serge Larzabal, président du comité des pêches des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Il souhaite voir « la dynamique s’amplifier » tout en laissant « les professionnels au cœur du dispositif ». Et sans rogner sur les aides individuelles. Le choix des groupes, centralisé, devrait aussi être piloté désormais au niveau des collectivités territoriales.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Guirec Daniel veut faire rouler ses bateaux


Cet ancien directeur industriel de l'agro-alimentaire revenu au pays a développé le concept de bateau amphibie routier, qui pourra rentrer directement au garage, après une sortie en mer.
   
Source : Ouest France

Amateur de nautisme, en tant que plaisancier, Guirec Daniel, 52 ans, a créé à Perros-Guirec, son entreprise Tringaboat autour d'un nouveau concept : le bateau amphibie routier.

« Pour créer ce concept, j'ai analysé les difficultés qui attendent le plaisancier lorsqu'il acquiert un bateau, et les conséquences que le développement de la plaisance entraîne, tant d'un point de vue environnemental, que financier ». Pour Guirec Daniel, les infrastructures de plaisance altèrent le littoral et l'environnement en bétonnant le littoral, en changeant la nature des fonds marins, en consommant du foncier, et en polluant chimiquement la mer et l'air, et dénaturent l'estran.

« En outre, les plaisanciers doivent parfois attendre jusqu'à 20 années, pour avoir une place dans un port à flot, ou devoir acheter des places à des prix prohibitifs, sans compter les accidents survenus lors des mises à l'eau, et les conflits entre plaisanciers », souligne Guirec Daniel. Il poursuit « de plus, les infrastructures portuaires endettent, et pour longtemps, les collectivités, et la saturation des ports freine l'activité économique ».

Une solution globale

Guirec Daniel a développé, depuis 2011, le concept de bateau amphibie routier. Ce bateau pourra être mis à l'eau depuis l'estran ou une cale, être autorisé à rouler sur la route, et ne nécessitera ni remorque, ni véhicule tracteur. Il aura un comportement marin affirmé. Il note que « le littoral et l'environnement seront préservés (pas d'infrastructures portuaires à construire, estran préservé, pas de pollution à l'antifouling), que les plaisanciers n'auront que des motifs de satisfaction (accès à l'eau immédiat, stockage à domicile) et que les collectivités n'auront aucun investissement à réaliser ».

Le concepteur, Guirec Daniel, s'est entouré d'une équipe de développement multicompétente de l'Ouest de la France. La conception et la validation du projet sont terminées depuis octobre. Il attend, pour décembre, l'aboutissement des démarches réglementaires routières.

Prévue dès 2014, la fabrication d'un prototype, suivie des essais et de l'homologation, devrait permettre une disponibilité commerciale début 2015, tout en créant une centaine d'emplois en Bretagne. Le prix du Tringa devrait tourner autour de 90 000 €, et Guirec Daniel espère en vendre 50 par an, en France, avant de se tourner vers les marchés étrangers.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 15 Novembre 2013

Formation maritime. Quel enseignement pour demain ?


Lors des Assises de formation et des métiers maritimes qui a réuni 250 personnes (enseignants, armateurs, organisations syndicales, entreprises, directeurs d'école, élèves…) à Paris, le ministre des Transports et de la Mer, Frédéric Cuvillier, a officialisé le vendredi 8 novembre 2013 l'ouverture, dès la rentrée 2014, des premières classes de brevets de technicien supérieur maritime.

Ces nouveaux diplômes seront orientés vers le secteur de la pêche, de l'environnement, de l'électronique et de l'hydraulique. Quatre lycées professionnels maritimes accueilleront ces formations. Chaque classe accueillera 12 élèves.

La mise en place de ces BTS maritimes entraîne la création de 25 postes d'enseignants qui seront affectés progressivement, lors des deux prochaines rentrées, au sein des lycées professionnels maritimes.

L'administration n'a pas souhaité que les nouveaux BTS maritimes soient adossés à des brevets STCW et forment des officiers chefs de quart. Mais des poursuites d'études débouchant sur l'obtention de nouveaux brevets devraient être possibles à l'École nationale supérieure maritime (ENSM). Source : Le Marin

Les autres sujets du "marin" numéro du 15 novembre 2013 :

- Prestige : pas de responsable pour la justice espagnole. Onze ans après le naufrage, la justice espagnole n’a pas trouvé de véritable responsable à la marée noire du Prestige. Aucun des trois accusés n’a été jugé pénalement responsable de la catastrophe.
- Energie Marine Renouvelable : Constitution du Comité national
- Morbihan. Ancien chaland ostréicole. Un manque de stabilité explique le naufrage du "Galaad"
- La mer au programme des collèges et lycées. Les espaces maritimes ont fait leur entrée dans les écoles en 2012. Avec un outil sorti en octobre 2013 : l’ouvrage Enseigner la mer. Son instigateur, Tristan Lecoq, évoque ce défi.

Cliquer Ici pour lire le "marin" ou aller dans le Kiosk
 
^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 14 Novembre 2013

2e séminaire sur le Pescatourisme

Le 2ème séminaire sur le Pescatourisme se déroulera jeudi 14 novembre au Teich à la maison de la nature du Bassin d’Arcachon.

Le programme détaillé est disponible ICI.

Vous pouviez vous inscrire en ligne avant le 4 novembre.

Le Teich : le pescatourisme sera au cœur des débats

Les pêcheurs et ostréiculteurs de la côte atlantique sont en séminaire ce jeudi à la Maison de la nature au Teich

Source : Sud Ouest

L’Association du grand littoral atlantique (Aglia), qui réunit les conseils régionaux, les professionnels de la pêche et des cultures marines des quatre régions de la grande façade atlantique (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine), organise son deuxième séminaire sur le pescatourisme, jeudi 14 novembre à la Maison de la nature au Teich, sur le thème « Évolutions depuis 2007 et nouvelles perspectives » (1). Les participants découvriront les résultats de l’étude « Évaluation d’un modèle économique de pescatourisme » de décembre 2012, réalisée par la cellule Mer de l’université de Nantes.

Les pêcheurs et acteurs de la filière présenteront également les expériences de pescatourisme menées sur la côte d’Azur et en Corse, en Languedoc-Roussillon, sur la Côte basque et dans les Landes, en Charente-Maritime et au Guilvinec, mais aussi sur le bassin d’Arcachon, avec l’Axe4 Barval, le Siba, le CRC Arcachon-Aquitaine, le CDPMEM 33, et la Maison de l’huître.

Les pêcheurs et les ostréiculteurs ont embarqué les premiers touristes en 2010 sur leurs bateaux. Ils témoigneront de l’apport de cette nouvelle activité dans l’économie de leur entreprise et pour l’image du Bassin.

Le séminaire évoquera l’avenir du pescatourisme avec la valorisation touristique des filières, les activités complémentaires au pescatourisme et les points de vue des professionnels du bassin d’Arcachon.

(1) Séminaire de l’Aglia sur le pescatourisme, jeudi 14 novembre de 9 à 17 heures, Maison de la nature du Teich. Renseignements sur www.aglia.org.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

USA: Hécatombe massive d'huitres dans le comté de Beaufort , en Caroline du Sud

La population d'huîtres le long des rives des rivières de la Broad et de Coosaw dans le comté de Beaufort est presque totalement anéantie par une mortalité massive survenue rapidement aprés la désalinisation des eaux de l'estuaire.

Source : Nature Alerte

Il est difficile de dire exactement combien huîtres sont mortes , mais Lee Taylor, coordinateur commercial du ministère des Ressources naturelles, estime que 75 à 90 pour cent des huîtres qui se trouvent dans les parcs touchés sont mortes.

«Nous n'avons pas de chiffres officiels pour le moment , car il varie d'un côté de la rivière à l'autre ".

Il est probable que les fortes pluies aient provoqué une désalinisation des eaux en inondant les estuaires où les huîtres se développent .

" Partout où vous regardez c'est juste des huîtres mortes,  de nombreux domaines sont anéantis."

La semaine dernière les autorités sanitaires ont relevé les niveaux de salinité des deux rivières, et les résultats affichent des taux proche de zéro.

«Cette été nous avons eu tellement de pluie que nos salinités sont devenus complétement détraqué dans la région"

«Nous n'avons pas encore fait une enquête approfondie , mais il n'y a pas grand-chose que nous puissions faire », a déclaré un responsable sanitaire." Nous ne pouvons tout de même pas augmenter la salinité de l'estuaire "

Les zones de Reaves et de Dusenberry sont les plus touchées.

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Des huîtres pas vraiment à la fête

Économie Le mollusque se fera plus rare sur les tables en fin d'année en raison d'une surmortalité

Source : 20'

Si les fêtes de fin d'année semblent encore loin, à Cancale, elles sont déjà dans toutes les têtes. Pour les ostréiculteurs du coin, tout le travail de l'année repose sur les ventes qui seront réalisées entre Noël et le Nouvel An. Et cette année, la production s'annonce, comme partout ailleurs, en net recul. « On devrait tourner autour de 85 000 tonnes au niveau national, contre 140 000 auparavant », indique Stéphan Alleaume, directeur associé des Parcs Saint-Kerber et président de l'organisation des conchyliculteurs de Bretagne. En cause, la surmortalité qui touche depuis deux ans les huîtres adultes.

« Elles sont bonnes »

Un sujet sensible que les ostréiculteurs préfèrent minimiser. « Déjà qu'on a des difficultés alors on va pas en plus se tirer une balle dans le pied », assure l'un d'entre eux, sous couvert d'anonymat. « Les analyses scientifiques en cours n'ont rien donné pour l'instant », souligne Stéphan Alleaume, qui voit dans cette épidémie la conjonction de plusieurs facteurs. « La qualité des eaux côtières qui baisse, les effets du réchauffement climatique et les huîtres qui s'affaiblissent génétiquement », détaille l'ostréiculteur. Confrontés à ce problème, les ostréiculteurs tentent par tous les moyens de rassurer le consommateur. « Les huîtres sont bonnes, il n'a aucun danger », assure Stéphan Alleaume, tout en vantant les mérites d'une huître de Cancale « moyennement charnue mais plutôt puissante en goût ». Les huîtres de Stéphan Alleaume seront d'ailleurs consommées un peu partout dans le monde pour les fêtes, puisqu'il exporte 85 % de sa production à l'international. « Au Japon, en Espagne, tout le monde raffole de nos huîtres ! »

Jérôme Gicquel

■ L'histoire de Cancale est liée à l'huître

Cancale a acquis une renommée internationale grâce à ses huîtres. L'histoire est ancienne, puisque c'est en 1545 que François Ier accorda le titre de ville à Cancale pour la qualité des huîtres fournies à sa table. La légende raconte même que Diderot, Voltaire et Rousseau puisaient leur inspiration en dégustant des huîtres de Cancale. Outre les ostréiculteurs, la commune compte également quelques producteurs de moules.

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo

http://www.20minutes.fr/rennes/1249009-huitres-vraiment-fete

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Marée noire du "Prestige" : les accusés relaxés, les villes du Sud-Ouest ne toucheraient rien

Les 17 communes landaises et les 2 communes basques qui s'étaient constituées parties civiles ne devraient pas être indemnisées

Source : Sud Ouest

Le 6 février 2003, un bateau de pêche de Capbreton est réquisitionné pour récupérer le pétrole en mer au large de Bayonne.|| Archives Guillaume Bonnaud

Ce fut la plus grande marée noire de l'histoire de l'Espagne et de celle du littoral aquitain. Plus d'un an après l'ouverture de l'audience, la justice espagnole a rendu son verdict dans le procès du Prestige.

Le pétrolier, qui transportait 77 000 tonnes de fioul, s'était brisé le 19 novembre 2002 au large de la Galice (nord-ouest de l'Espagne). Un fioul épais et visqueux avait pollué plus de 1 700 kilomètres de littoral, en Espagne, mais aussi au Portugal et en France.
Les grandes dates de la marée noire

Les faits, les indemnisations, le procès : retrouvez sur ce lien les grandes dates de cette catastrophe écologique

Les grandes lignes du jugement :

    L'équipage blanchi pour le naufrage

    Le commandant grec condamné pour avoir refusé le remorquage

    Conséquence : les villes du Sud-Ouest pas indemnisées ?

(1) Les 17 communes des Landes du syndicat mixe de protecti

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Zone côtière. Un forum pour passer à l'action

Chaque année, le Pays du Trégor-Goëlo organise un forum ouvert à toute la population, sur un thème différent. Après l'alimentation et la santé l'an passé, la mer et le littoral seront au coeur des discussions, vendredi, à Trébeurden.

Source : Le Télégramme

Le littoral, et plus précisément la démarche dite de Gestion intégrée de la zone côtière (GIZC), seront au coeur des débats vendredi, à la salle du Sémaphore, à Trébeurden. Une démarche impulsée dans le cadre d'un appel à projets lancé par l'État et la Région.

La gestion du littoral en quatre questions

Entre novembre 2012 et juin 2013, 160 personnes - élus, représentants d'administrations, des chambres consulaires, d'associations, professionnels, particulieurs...- ont mené une vaste réflexion, au sein d'Ateliers terre et mer et à travers des visites de terrain, autour de quatre questions : 1. Quelle place pour les activités primaires (pêche, agriculture, conchyliculture) demain ; 2. Avec le changement climatique, quelle évolution du trait de côte ? ; 3. Dans le domaine du tourisme, comment valoriser la complémentarité entre terre et mer ? ; 4. Quelle plaisance voulons-nous demain sur le Trégor-Goëlo ? « L'objectif était de faire en sorte que des acteurs qui ont des intérêts divergents (les conflits d'usage par exemple entre les activités professionnelles sur l'estran et les activités de loisirs) se rencontrent, partagent des projets communs sur le long terme et évitent de s'affronter », indique Gaëlle Corvisier, chargée de mission GIZC au Pays. Ces ateliers ont permis d'identifier les forces et faiblesses du territoire sur ces questions et de faire émerger une série de propositions d'actions. Le forum doit permettre de retenir quelques actions prioritaires et d'envisager les moyens de les mettre en oeuvre.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 13 Novembre 2013

Applications des Systèmes d'Information Géographiques en Aquaculture


Le Moine Olivier, Goulletquer Philippe

Ifremer - Octobre 2013

Cliquer Ici pour télécharger le document

L'actuelle demande alimentaire croissante sur les produits de la mer met l'aquaculture en situation de développement; les stratégies de développement mises en place incluent des questions de durabilité économique, sociale et environnementale. Au cœur de celles-ci, l'accès à l'espace (sélection de sites, conflits d'usage, etc…) place cette dimension au premier plan. La planification spatiale du développement des projets aquacoles est donc un élément essentiel, incluse dans une démarche de gestion intégrée de la bande côtière. C'est un élément considéré comme une étape cruciale tant par les scientifiques dans le cadre d'une approche écosystémique, que par les diverses nations et organismes Européens via le développement d’une réglementation ad-hoc.

Dans ce contexte, les Systèmes d'Information Géographiques (SIG) sont des outils d'analyse spatiale et d'aide à la décision relativement incontournables. Leur capacité à agréger, présenter, et analyser des données de sources très variables (satellites, photos, réglementation, résultats de modélisation…) permet une meilleure accessibilité et un meilleur partage de l'information spatialisée. L'Ifremer utilise et structure les données marines et côtières dans ce type de système depuis les années 1990.

Ce document présente une revue de différents types d'applications dans le domaine aquacole utilisant les SIG en fonctionnement dans le cadre des missions de soutien aux administrations et utilisateurs des espaces littoraux des laboratoires côtiers de l'Ifremer. Sont présentées les données et analyses géostatistiques multicritères pour la sélection de sites, les différentes évaluations de stocks de mollusques ou d'échantillonnage environnemental spatialisé. Des études utilisant la modélisation (hydrodynamique, écophysiologie) afin de qualifier les espaces littoraux sont également abordées. Une synthèse bibliographique à jour est également fournie en annexe, passant en revue les diverses applications et catégories d'usages SIG & Aquaculture.

Comment citer ce document : Le Moine Olivier, Goulletquer Philippe (2013). Applications des Systèmes d'Information Géographiques en Aquaculture. http://archimer.ifremer.fr/doc/00162/27299/

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 12 novembre 2013

Les huîtres en voie de convalescence ?

Le taux de mortalité des huîtres serait en baisse dans les élevages ostréicoles. Les mesures effectuées par Ifremer sont encourageantes pour cette profession dans une passe difficile depuis l'apparition d'un virus mortel pour les naissains, en 2008.



Source : France 3 Bretagne par Antonin Billet

Depuis 2008, la mortalité des naissains a mis en difficulté la filière ostréicole en Bretagne. Mais les dernières observations d'Ifremer sont encourageantes, cette mortalité serait en baisse de 10 à 15% sur les échantillons observés par les scientifiques.

Chez les professionnels, le constat est encore difficile à évaluer cette année  le gros de la production sera vendu cet hiver, mais même si la situation semble encore précaire, la diversification et l'anticipation de la mortalité permettent aux entreprises de faire face. Certains professionnels ont modifié leurs méthodes de travail, s'orientant vers des élevages d'huîtres naturelles et/ou diminuant la densité de leurs élevages.

Le prix de vente des huîtres a connu une évolution de + 30% ces cinq dernières années avec l'apparition du virus OSHV1. Mais il devrait rester relativement stable pour les fêtes de fin d'année.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^


" L'aquaculture "

Horizon Pacifique a l'ambition de montrer les solutions que les habitants ont mises en place pour préserver leur littoral et leur environnement marin...

http://pluzz.francetv.fr/videos/horizon_pacifique_,92180971.html

Documentaire de 27 mn sur l'aquaculture à Tahiti, notamment  sur la pisciculture en cage de Paraha peue

Cliquer Ici pour visualiser le reportage

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Les anguilles sont déchiquetées, rarement les saumons

Alors que les Bâlois s'émeuvent de voir les saumons hachés par les turbines des forces motrices sur le Rhin, les pisciculteurs alsaciens relativisent. Les anguilles sont bien plus menacées. Longues de plus d'un mètre quand elles quittent la région de Bâle, les anguilles sont victimes des forces motrices et plus de 15% d'entre elles sont hachées à chaque passage de site hydraulique.

Source : Tribune de Genève par Matthieu Hoffstetter

La pétition du WWF suisse déposée fin octobre auprès des autorités françaises a braqué les projecteurs sur le problème des saumons: une part des migrateurs relâchés dans le Rhin serait hachée par les pales de certaines turbines des forces motrices, au long de son parcours sur le Rhin supérieur.

En grande pompe, les militants écologistes ont traversé la ville, une réplique de saumon sur le dos, pour aller remettre à un officiel français leur pétition afin que les salmonidés ne soient plus déchiquetés par les turbines Pelton des ouvrages hydroélectriques installés sur le Rhin.

Les saumons sont trop petits quand ils descendent le Rhin

Et si les écologistes bâlois s'étaient trompés de cause et de problème? Interrogé au sujet de cette surmortalité, Philippe Knibiely, directeur de la réserve naturelle de la Petite Camargue Alsacienne (PCA) en Alsace, relativise l'hécatombe: «Quand les saumons sont relâchés dans le Rhin, c'est la plupart du temps au stade de smolt et ils mesurent de 7 à 15cm, soit trop petits pour être hachés par les pales des turbines. Et quand ils ont remonté le fleuve pour venir déposer leurs œufs, 95% d'entre eux meurent avant d'avoir pu repartir vers la mer».

Pour affirmer cela, Philippe Knibiely a de quoi étayer son argumentaire: c'est la pisciculture de sa réserve naturelle qui élève depuis deux décennies les saumons relâchés par les partenaires suisses de la réintroduction du saumon.

Il manque encore des passes à poissons pour remonter le fleuve...

Les anguilles longues d'1m se font découper....

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Après l’enquête d’« Envoyé spécial », le lobby du saumon norvégien s’active

Dans une excellente enquête diffusée jeudi par « Envoyé spécial », sur France 2, on voyait confirmé ce qu’on commence à savoir depuis un bon moment : les poissons d’élevage sont bourrés de substances toxiques. Des produits chimiques utilisés dans leur nourriture et dans les substances avec lesquelles on les asperge.

Source : Rue 89 par Renée Greusard | Journaliste Rue89

En surpopulation dans leur cage, les saumons d’élevage tombent en effet plus facilement malades, infestés par des poux de mer. Un militant écologique norvégien raconte ainsi à « Envoyé spécial » :

« Dans les saumons, on trouve du diflubenzuron et toutes sortes de produits chimiques. C’est dégoûtant, ces trucs. Vous savez le saumon norvégien, c’est la nourriture la plus toxique du monde. »


Image extraite du reportage « Elevage en eaux troubles », Nicolas Daniel et Louis de Barbeyrac, diffusé sur « Envoyé spécial »

Le reportage n’a pas plu au Centre des produits de la mer de Norvège (CPMN). En septembre, cette organisation a signé un accord de collaboration avec le ministère des Affaires étrangères norvégien. Objectif : « Soutenir l’internationalisation, l’innovation et le marketing des produits de la mer de Norvège ».

C’est en vertu de ces ambitions que ce lobby a diffusé un communiqué en réaction à l’émission, signalé par une lectrice. On y apprend qu’en gros, il n y a pas de problème de santé publique :

« Des résultats récents informent que le saumon norvégien est parfaitement sûr et sain. »

Mais aussi que l’élevage de saumon est « une activité transparente, réglementée et contrôlée » ou que « la priorité pour la Norvège est de produire des produits sains et sûrs à la consommation. »

Une chercheuse poussée vers la porte

Un poisson nettoyeur qui mange les poux

Un lobby allié à la diplomatie norvégienne

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Marine Harvest. Les salariés de Poullaouen bloquent le site de Plouénan

Les salariés de Marine Harvest, qui avaient décidé la poursuite du blocus lundi, bloquent ce mardi le départ des camions du site de Plounéan dans le Finistère.

Source : Ouest France

Une petite centaine de salariés bretons du numéro un mondial du saumon, Marine Harvest, ont bloqué le départ des camions vers les distributeurs des produits de Marvin Harvest-Kritsen.  Lundi Ils avaient voté la poursuite du blocus.

Un nouveau CCE devrait avoir lieu ce mardi après-midi à Poullaouen.

En 2014, les sites de production de Poullaouen et Châteaugiron devront fermer. Plus d'une centaine d'emplois sont menacés.

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Un nouveau schéma organisationnel pour les agences de l'eau ?

Renouvellement des réseaux, réorganisation des agences de l'eau, partage des usages, restauration des milieux aquatiques, un rapport coordonné par le CGEDD expose les pistes à suivre pour améliorer la politique de l'eau française.

'Tout l'enjeu est de passer d'une multitude d'actions curatives à une approche préventive cohérente et à la bonne échelle, tirant ainsi les conséquences de la reconnaissance d'un cycle de l'eau unique au bénéfice de tous les usages'', estime Anne Marie Levraut, Ingénieure générale des Ponts, des Eaux et des Forêts du Conseil général de l'Environnement et du Développement durable (CGEDD). Après un premier rapport d'analyse de la politique de l'eau, le CGEDD et les institutions associées, rendent publiques les solutions et pistes d'évolution de cette dernière. Ces réflexions ont alimenté les échanges lors de la conférence environnementale mais également les travaux en cours au sein du chantier de modernisation de l'action publique.

Nouveaux domaines d'intervention et regroupement d'agences...

^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

Le 11 novembre 2013

Dans le Finistère, les saumons seront élevés à terre

Armoric veut créer dans le Finistère la première ferme aquacole à terre au monde....

Source : Ouest France  par Christophe Violette 

La venue de Stéphane Le Foll, vendredi à Rennes, n'a pas été inutile. Le ministre a été totalement séduit par le projet industriel innovant que lui a présenté Vincent Gelamur, directeur industriel d'Armoric, fumeur de saumon à Quimper (Finistère). Un investissement de 10 millions d'euros. Armoric veut créer dans le Finistère la première ferme aquacole à terre au monde. Un peu comme les piscicultures, pour la truite. Mais, ici, pour le saumon de taille adulte, avec de l'eau de mer en circuit fermé et sans aucun rejet. Une première mondiale.

À l'heure du repli de Marine Harvest en Pologne, on comprend que le projet d'Armoric, propre et durable, ait séduit le ministre qui a retenu à déjeuner Vincent Gelamur.

En circuit fermé