vendredi 27 décembre 2013

Actualité de la pêche en Europe et France 2013 (4e trimestre)


Revue de presse de la pêche en France et Europe

Octobre / Novembre / Décembre 2013

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Quelle place tiennent les Portails des Professionnels de la Mer sur le Web ?

Comparée avec les Médias, ONG, Recherche/Science, Cuisine,... Selon le classement Alexa.

Regard sur la Pêche et l'Aquaculture (Aquablog RPA) continue sa progression dans la blogosphère halieutique. Alexa classe Aquablog RPA entre 100 000 et 200 000 en compagnie du Marin, IFREMER, "Mer et Marine" et FIS (Fish Info Services) le plus grand site d'information anglophone...

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Dans le marin du 27 décembre : Bientôt un bateau français à pile à combustible


 SHyPER. Projet de transférabilité des bateaux de pêche vers un système de pile à hydrogène

La persévérance de la Mission hydrogène de Nantes va porter ses fruits : cette association de militants de la pile à combustible, présidée par Henri Mora, cherche depuis des années à mettre au point et financer la construction d’un navire propulsé par cette source de génération d’électricité alimentée à l’hydrogène. Soutenue non pas par les Investissements d’avenir mais par l’appel à projets Titec de l’Ademe, elle annonce dans le marin du 27 décembre, la mise en chantier prochaine d’une navette fluviale de 8,50 mètres par le chantier nantais Ruban Bleu sur des plans de Ship Studio.

Les travaux de la Mission hydrogène recevront de plus le soutien de DCNS. Le constructeur des navires de combat, qui travaille également de son côté dans le plus grand secret sur la pile à combustible – technologie prometteuse pour les sous-marins non nucléaires – a en effet annoncé s’associer à la Mission hydrogène et ses partenaires pour la réalisation d’un navire de pêche ainsi équipé, projet dont les plans ont été réalisés par Bureau Mauric.

Son rendement très élevé et son absence totale de rejet polluant font de la pile à combustible utilisant de l’hydrogène un élément prometteur dans la propulsion navale, sous réserve que l’hydrogène consommé soit issu d’une source d’énergie renouvelable, telle que l’éolien offshore, selon la conviction de la Mission hydrogène de Nantes. d'après le Marin : La construction du premier bateau français à pile àcombustible bientôt lancée à Nantes

Également dans ce numéro du marin :
  • Fonds européen pour la pêche. Le parlement européen quitte les négociations ;
  • Organisation de producteurs. La fin des retraits ouvre une nouvelle ère ;
  • Méditerranée. Les chalutiers s’estiment menacés ;
  • Cospas-Sarsat. L’extension du groupe Orolia spécialisé dans les systèmes satellitaire de sauvetage en mer ;
  • Biodiversité. La nouvelle agence se profile pour le début 2015 ;
  • Plaisance. Moral en hausse au Nautic de Paris ;

Cliquer Ici pour lire le Marin ou aller dans le Kiosk

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À la une du marin du 20 décembre : « Les quotas de pêche 2014 »


Le marin consacre son sujet d’ouverture à l’adoption, par les ministres européens de la pêche, des quotas de pêche pour 2014. La stabilité a été obtenue sur beaucoup d’espèces où une baisse était crainte.

Également dans ce numéro du marin : 
  • l’installation de Piriou en Algérie ; 
  • l’interview de Xavier de la Gorce, président de la SNSM ; 
  • le transfert du siège de l’Ifremer à Brest ; 
  • le rapport du BEAmer sur le talonnage du Marion Dufresne ; 
  • la pêche des grands fonds ; 
  • Philippines. La pêche confrontée à des dégâts colossaux
  • Arctique. Le Canada défie la Russie en revendiquant le pôle Nord
  • et un tableau de bord de l’économie maritime.

Cliquer Ici pour lire Le marin ou aller dans le Kiosk 

samedi 21 décembre 2013

Huître, langoustine, saint-jacques, bulot, homard... Et que la fête commence !


Huître, crabe, oursin, langouste, crevette,... Et que la fête soit belle !

Les professionnels de la mer sont tous sur le pont à quelques jours des fêtes de fin d’année...

Pêcheurs, mareyeurs et ostréiculteurs préparent leurs produits après des mois voire des années de travail en mer... Beaucoup d'attention pour de succulents plateaux de fruits de mer...

En cette année 2013, la nature a été généreuse... Les demoiselles du pays bigouden sont belles... Les dernières moules de bouchot superbes... Et maintenant des huîtres bien en chair comme les aiment les fins connaisseurs... Quant aux coquilles Saint-Jacques, bretons et normands se disputent la meilleure qualité... Autant de régions littorales autant de spécificités et de variétés : bulot, amande, homard, langouste, oursin, coque, palourde, telline, ormeau, crabe, praire, vanet, couteau, vanneau, praire, araignée, violet,...

Quelques conseils pour préparer un plateau de fruits de mer : Normandie Fraicheur Mer (NFM)

Pavillon France présente « Cap sur la pêche française » : Le tour de la pêche française en 40 vidéos de 13 minutes.

Emission n°12 : Les bulots de la baie de Granville



Denis Lecouillard, pêcheur de bulots en baie de Granville, parle de sa pêche.
Les bulots de la baie de Granville : comment ils sont pêchés, livrés, lavés, cuits, cuisinés...

Emission n°9 : La coquille saint Jacques à Boulogne sur mer




Emission n°5 : aux rayons marée des poissonneries et GMS



Cliquer Ici pour accéder à toutes les vidéos de Pavillon France

Homard du Cotentin



Homard du Cotentin certifié Pêche Durable MSC (Marine Stewardship Council)

Reportage de France 3 Basse-Normandie du 30 juin 2011

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Les huîtres naturellement inimitables !

La France est le premier pays producteur et consommateur d’huîtres en Europe. Une production totale de près de 100.000 tonnes est prévue pour la saison 2012-2013. Comme en chaque fin année, les français seront nombreux à mettre les huîtres à l’honneur sur les tables des fêtes. Les ostréiculteurs sont en pleine préparation pour satisfaire la demande.

« La production 2013 est de très bonne qualité » informe Gérald Viaud, Président du Comité National de la Conchyliculture. La France a la particularité de bénéficier d’un panel riche de produits, ce qui permet à chaque amateur de trouver son bonheur. Pour les plus gourmands, M. Viaud conseille une dégustation d’huîtres de chaque région de production pour découvrir cette variété de saveurs.

Les ostréiculteurs préparent activement les fêtes

Même si les Français savourent des huîtres tout au long de l’année, la consommation reste un incontournable pendant la période des Fêtes. Entre Noël et le jour de l’an, plus de la moitié du volume annuel de production sera expédiée. Pour ce faire, la main d’œuvre dans les établissements ostréicoles double au mois de décembre, avec l’embauche de 10 000 saisonniers dans l’ensemble des régions de production.

L’huître, un produit naturel d’exception

Élevée en milieu naturel, puisant les éléments nutritifs dont elle a besoin dans l’eau de mer, l’huître est une source exceptionnelle de bienfaits. Dotée d’une multitude de nutriments essentiels, elle s’intègre dans une alimentation équilibrée et offre des qualités nutritives uniques. Aliment complet, riche en protéines de qualité, en vitamines et en minéraux, elle est aussi très digeste et légère: seulement 70 calories pour 8 huîtres environ.

Grâce à une large palette de saveurs, tout le monde y trouve son compte. Les huîtres conviennent aux petits comme aux grands. À consommer sans modération !

Une information consommateur

La mise en marché des huîtres répond à une obligation de contrôle et de traçabilité. Vous retrouvez les informations utiles sur les bourriches d’huîtres lors de vos actes d’achat, à savoir :

- Le nom de l’établissement de production
- Le numéro d’agrément d’expédition
- La date de conditionnement
- L’origine
- Le calibre
- L’appellation


Le saviez-vous ?

L’ostréiculture joue un rôle positif pour l’environnement

L’ostréiculture participe au maintien des bons états sanitaires et écologiques du milieu. Les eaux ostréicoles sont situées dans des zones protégées. Elles satisfont de hautes exigences pour permettre la protection de la vie, la croissance et la reproduction des stocks et des populations conchylicoles. Elle est partie intégrante des écosystèmes estuariens et côtiers.

Pour en savoir plus sur les services écosystémiques cliquez ici


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Arcachon, le berceau des huîtres


Rediffusion Samedi 28 Décembre 2013 à 9h45

Découvertes - France - Allemagne - 2013 Durée : 45 min

Programme : Arte

Réalisé par : François Reinhardt

Résumé du programme

Dans le berceau de l'ostréiculture française, un virus met en péril la récolte annuelle : scientifiques et éleveurs tentent de trouver un remède.

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Marennes-Oléron : une application interactive pour bien choisir ses huîtres

Les ostréiculteurs du territoire ont créé une application permettant de choisir ses huîtres en répondant à six questions

Source : Sud Ouest

Présentation vidéo de la gamme des huîtres Marennes Oléron :
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Les ostréiculteurs de Marennes-Oléron ont créé une application interactive permettant de bien choisir ses huîtres en répondant à six questions : Dégusterez-vous vos huîtres cuisinées ou nature ? Aimez-vous les huîtres peu charnues, charnues ou très charnues ? Aimez-vous les huîtres petites, moyennes, grosses ou très grosses ? Mangerez-vous vos huîtres à l'apéritif, en entrée ou en plat ? Combien d'amateurs allez-vous être ? Et, enfin, quelle est la date de dégustation ?

Les internautes sont invités à sélectionner leurs critères sur le site www.huitresmarennesoleron.info. Selon ces choix, un type d'huître est préconisé. Simple et efficace.

Pour rappel, l’aire géographique pour l’affinage, l’élevage en claires et le conditionnement des huîtres Marennes Oléron, est répartie sur 27 communes et s’étend sur plus de 3 000 ha.

www.huitresmarennesoleron.info


Huitres "Pousse en claire" : C'est bien ma préférence !!!

Revue des prix... 

lundi 16 décembre 2013

Intermarché, stop à la pêche au bulldozer ! Frais et/ou Surgelé ?


Après la BD de Pénélope Bagieu "Prends cinq minutes, et signe, copain" et la pétition de l'association Bloom contre la pêche profonde "Halte à la destruction des fonds marins", la plateforme Avaaz vient de mettre en ligne une pétition qui demande aux Grandes Enseignes d'arrêter de commercialiser les produits de l'océan issus du chalutage profond :

Aux PDG de Système U, Auchan, Intermarché et E.Leclerc :

Nous vous exhortons à aligner vos politiques de production sur vos promesses en terme de protection de l'environnement et de développement durable. A l'instar de Carrefour et Casino, arrêtez de commercialiser les produits de l'océan issus du chalutage profond, qui détruit la vie sous-marine. (1)

Point important : La pétition n'indique pas s'il s'agit de poisson de grands fonds commercialisé "frais", en conserve, sous forme de surimi, ou surgelé ! 

Carrefour et Casino sont les exemples à suivre selon les lanceurs de la pétition...


En effet, Carrefour et Casino vendent du poisson surgelé issu du chalutage profond. Ces deux Enseignes sont en tête de gondole sur la liste du site du Marine Stewardship Council (MSC) pour le Hoki de Nouvelle-Zélande, une espèce de grands fonds capturée dans le Pacifique Sud et écolabellisée "Pêche durable". 

Que vaut alors cette pétition si elle ne concerne que les espèces capturées dans les eaux communautaires par les armements français et commercialisées en frais sur les étals ? Soit moins de 10.000 tonnes (2) alors que la pêche profonde atteint une production annuelle de près de 500.000 tonnes dans le monde...

Intermarché, stop à la pêche au bulldozer !

Le chalutage profond consiste à racler le fond des océans pour récupérer TOUT ce qui s'y trouve: coraux, poissons... toute la vie sous-marine est détruite.

La mobilisation en France de plus de 770 000 citoyens contre la "pêche au bulldozer" a poussé Carrefour et Casino à ne plus commercialiser de poissons pêchés en eaux profondes. Imaginez l'appel d'air pour la vie sous-marine si nous parvenions à convaincre toute l'industrie agro-alimentaire! Appuyons là où ça fait mal, la réputation: dénonçons les marques qui tiennent un double discours, en investissant des millions dans la promotion d'une image "verte" tout en participant à la destruction du plus grand habitat de la planète.

Faisons entendre notre indignation contre l'hypocrisie et le double discours d'Intermarché, Auchan, E.Leclerc et Système U. Quand 250.000 d’entre nous auront signé la pétition, nous la remettrons aux PDG de ces chaînes accompagnés de caméras de télévision. Signez et faites signer tous vos proches.


Cette carte de Pere Puig montre les principales zones de chalutage en eaux profondes dans le monde. Elle identifie uniquement le chalutage sur le talus continental sachant que hauts fonds isolés et chaînes sous-marines sont également des cibles pour la pêche profonde. La surface exploitée (en rouge) représente un total de 4,4 millions de km2 , soit presque la moitié de la surface des USA ou de la Chine. La Zone R (Nouvelle-Zélande) concerne la plus grande pêcherie en eaux profondes qui est écolabellisée pêche durable par le MSC : Hoki de Nouvelle-Zélande... Cliquer Ici pour plus d'explications... (1)

Aux antipodes, plusieurs pêcheries en eaux profondes sont labellisées "Pêche durable" : Merlu du Cap et Hoki de Nouvelle-Zélande, ou en cours d'évaluation "Pêche durable" : Grenadier d'Australie. En Nouvelle-Zélande, les quotas de pêche sont même en très forte hausse : Deepwater species TACC increase announced

Un patron écossais invite une députée européenne à une campagne de grands fonds pendant les fêtes de Noël !


Le chalutier Venture II BF326 basé à Kinlochbervie avec 12 membres d’équipage, pêche dans la zone de grands fonds ciblée par l'interdiction. Le patron de ce chalutier vient d’inviter l’eurodéputée, Catherine Stihler, qui a voté pour interdire le chalutage profond dans les eaux communautaires, à une campagne de pêche profonde au moment de Noël... Explications dans Fishnewseu : Deep Sea Skipper responds to MEP, Catherine Stihler

Philippe Favrelière

(1) Carrefour s'est engagé à ne plus commercialiser d'ici juin 2014, sabre, grenadier et brosme...
(2) 47000 tonnes selon cette source

Autre article :
Pour aller plus loin...

jeudi 12 décembre 2013

Revue de presse 2013 (6) : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture,...


Mortalité des huîtres 2013 : Suivi et commentaires

Ifremer / Resco : Observatoire Conchylicole
Revue de presse sur la mortalité des huîtres 2013 : Année 2013
Sur Ostrea.org suivre Ici les commentaires du Forum "Mortalité des huîtres" 




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Mortalité des huîtres 2013. Formulaire de déclaration à déposer avant le 31 décembre 2013

Pour plus d'informations : CRC Poitou-Charentes

Sinon, cliquer Ici pour télécharger le formulaire 

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Le 27 Décembre 2013

Marennes-Oléron. Le tour des cabanes de Philippe Baroux

Tous les ans, au moment des fêtes, Philippe Baroux de Sud Ouest fait le tour des cabanes du bassin de Marennes-Oléron...

Inquiétude pour les huîtres

Source : Sud Ouest publié le 23/12/2013 par Philippe Baroux

Il y aura des huîtres en fin d’année, mais les numéro 3 risquent de s’épuiser rapidement. Conséquence de la mortalité des huîtres adultes...

Ils n'ont pas le cœur à la fête. Chez Philippe Favier, le niveau du désastre se mesure à l'aune de l'alignement de palettes chargées de coquilles d'huîtres mortes. Impressionnante muraille qui s'étire sur 50 mètres de long, 3 mètres de large, et s'élève à hauteur d'ostréiculteur désœuvré. Ci-gît, sur une bosse du marais, une perte colossale de chiffre d'affaires. « C'est le résultat du tri depuis septembre dernier ! » se désole l'affineur de La Tremblade, haut lieu de l'ostréiculture charentaise-maritime.

Chenal de la Baudissière, à Dolus-d'Oléron (17), le même requiem est produit par les coquilles vides. Yann Nadeau précise les dégâts. Les quatre personnes qui s'affairent au tri d'avant fêtes remplissent un bac toutes les deux heures : 1 mètre cube de coquilles. « Normalement, c'est le volume de pertes d'une journée de tri… » Morne plaine aussi au Château-d'Oléron, chez Cyril Pain, où le « tas de coques » grossit derrière la cabane, ou aux établissements Ancelin à Bourcefranc.

Une bactérie tueuse

Depuis l'été dernier, les huîtres adultes sont frappées d'une mortalité anormale. Elles ont demandé trois, voire quatre années de labeur, et elles bâillent arrivées à taille marchande. Avec le refroidissement des eaux, le mois dernier, le phénomène paraissait enrayé. Mais la perte sèche est bien là au bout du cycle d'élevage. De la Méditerranée aux parcs de la Manche, mais avec plus d'intensité en Charente-Maritime et dans le bassin d'Arcachon. Un nouvel écueil sévère pour ces producteurs qui, depuis 2008, subissent déjà des pertes dans le cheptel d'huîtres juvéniles.

Ce mal frappe de façon aléatoire, décimant 90 % d'un parc, pour ne faire que peu de cas du terrain voisin. L'Ifremer a identifié la cause : la bactérie Vibrio aesterianus, qui est nocive pour la santé du bivalve, mais ne l'est pas pour l'homme. On ne vaccine pas une huître, et la compréhension du phénomène et de sa dispersion dans le milieu marin sera longue.

« C'est catastrophique »

Les prix augmentent...

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Ostréiculture : le coup de gueule trembladais

Philippe Favier ne comprend pas pourquoi les ostréiculteurs baissent les prix alors que le marché manque d’huîtres.

Source : Sud Ouest publié le 24/12/2013 par Philippe Baroux

Oui, nous avons un super tas de coquilles à lui montrer… ! " Philippe Favier raccroche son téléphone et glisse sous le sceau de la confidence que l'interlocuteur était un fonctionnaire de l'administration des affaires maritimes qui organise une visite de cabane ostréicole pour la nouvelle sous-préfète de Rochefort. Si le représentant de l'État veut évaluer la situation des mortalités d'huîtres adultes qui affecte depuis l'été un pan entier de l'économie conchylicole, l'adresse de la rive gauche de la Seudre en est une bonne.

Sur une levée de terre trembladaise, entre deux claires, le producteur entasse depuis l'automne des poches de coquilles vides. Aucun masochisme dans la démarche, juste le souci de conserver la preuve que les naissains achetés à prix d'or, en raison de la surmortalité des juvéniles que subit la profession depuis 2008, n'a pas fini en vente sous le manteau d'huîtres adultes. Non, le tas de coquilles posé sur palettes à hauteur d'homme, sur une cinquantaine de mètres et une largeur de trois mètres, c'est le demi-élevage d'il y a deux ans devenu huîtres marchandes cette année. Mais une production morte sur parcs entre l'été dernier et les premiers refroidissements de l'eau de mer, en novembre. Le tas est une preuve conservée, au cas où l'administration fiscale demanderait des comptes. « Un huissier va d'ailleurs venir faire un constat », souligne Philippe Favier. L'acte du juriste se résumera à un constat de sinistre.

35 salariés en haute saison

Anomalie sur les prix

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Le producteur pris en étau

Source : Sud Ouest publié le 25/12/2013 par Philippe Baroux

À Dolus-d’Oléron, Yann Nadeau vend sa production en gros. Avec la conviction que la mortalité des huîtres adultes est plus sévère que celle des juvéniles.

Il y eut Pierre, son grand-père, puis Dany, son père. Depuis 1999, Yann Nadeau, 35 ans, a repris le flambeau familial à la tête de l'établissement ostréicole, chenal de la Baudissière, commune du Château-d'Oléron. C'est une cabane de belle taille, sur la route des Huîtres, adossée à une vingtaine d'hectares de parcs en mer (dont une partie en eau profonde à Quiberon) et cinq hectares de claires d'affinage, pour une production flirtant avec les 200 tonnes.

Ici, Yann travaille avec son épouse, tandis que sa sœur gère la vente directe, sur les marchés. Une petite PME qui emploie six personnes et écoule près de 90 % de sa production en gros. Les courtiers achètent les huîtres Nadeau qui, après coup, garnissent les colis des expéditeurs, pour l'essentiel charentais-maritimes. Expédier soi-même ses huîtres et faire du commerce en fin de cycle de distribution ne le tente-t-il pas ? « Non, c'est un autre métier. On s'expose aux impayés, aux charges, il faut être le double de personnel… »

Le socle du captage naturel

« Le commerce est faible »

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Contraints d’attendre la suite

Source : Sud Ouest publié le 26/12/2013 par Philippe Baroux

Philippe Ancelin a subi une très forte mortalité sur ses supers spéciales produites à Utah Beach, berceau de l’huître haut de gamme.

Dans le 8e arrondissement, Le Pichet de Paris est l'une des grandes adresses de la capitale où se régaler de fruits de mer. Si Philippe Ancelin évoque cette table, c'est qu'elle fut tenue un temps par son cousin, qu'il livrait en huîtres. C'est là que François Mitterrand venait très régulièrement déguster des spéciales produites par l'ostréiculteur de Bourcefranc. Le palais de l'Élysée est à 500 mètres à vol d'oiseau. Entre les Mitterrand et les Ancelin, s'est aussi écrit une histoire de crevettes roses que l'épouse de Philippe cuisait pour le président de la République, et qu'il livrait à Latche, dans les Landes…

Les huîtres Ancelin sont toujours à la carte du Pichet, à 28 euros la demi-douzaine de spéciales n° 2. Mais aussi sur celle de bien d'autres adresses de la capitale où elles sont livrées en direct par l'établissement, à moins qu'elles n'aient transité par le marché d'intérêt national de Rungis.

« Être six mois plus tard »

Autant dire que l'établissement de l'anse de Daire est une marque reconnue pour les gourmets à la recherche d'une huître de haut de panier. Philippe, 62 ans, travaille avec ses deux enfants, Alexandre et Aurélie, le premier directement immergé dans la production et l'expédition, la cadette investie dans les relations commerciales de l'entreprise qui, aujourd'hui, réalise 35 % de son chiffre d'affaires à l'export. « Un bon débouché en Russie, depuis trois ans, un peu de marché en Allemagne, en Suisse et en Italie. »

Une entreprise où depuis cinq générations l'eau de mer irrigue les parcs et les gènes et où, si l'on a pu tutoyer la gourmandise du président de la République, le dirigeant cultive cependant une discrétion à nulle autre pareille. Dans ce petit paysage ostréicole, il n'est pas rare en effet de croiser des quadragénaires de la partie qui, s'ils ont évidemment entendu parler de cette maison, n'ont jamais rencontré son patron.

« Il n'y a pas d'alternative »

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Ils misent sur un cycle complet

Source : Sud Ouest publié le 27/12/2013 par Philippe Baroux

Au Château-d’Oléron, Philippe et Patricia Morandeau préparent la transmission pour leur fils Brian. En pleine crise de la filière, ils parient sur l’avenir.

Brian Morandeau aurait pu exercer la profession de mécanicien automobile. Mais il fera vrombir le moteur de l'établissement ostréicole familial. En cette période où le métier se perd dans d'insondables méandres, il importe de croire plus que jamais dans son étoile. « Je ne regrette pas mon choix et j'espère que tout se passera bien », lâche avec circonspection le jeune ostréiculteur de 28 ans.

Au printemps, Brian aura validé tous les diplômes et certificats requis pour son installation. Un an et demi après avoir pris la décision de se lancer sur les pas de Philippe et Patricia, ses parents. Un choix professionnel qui semble, aujourd'hui encore, le surprendre un peu lui-même : « Je n'avais jamais vraiment travaillé avec mes parents auparavant, sauf pour des marées en été… »

Il a géré les pertes de naissain

Le projet familial a donné lieu à une réorganisation de l'entreprise. Exit la petite cabane d'élevage du port de Saint-Trojan-les-Bains, celle où Philippe avait lui-même, en 1974, saisi le flambeau de son père. Pour installer Brian, Philippe et son épouse Patricia ont investi dans un établissement en dur, aux normes, et qui, adossé à près d'un hectare de claires, ouvre la voie à la diversification et à l'extension du schéma de production. Cette cabane est située chenal d'Ors, au Château-d'Oléron. Un investissement de l'ordre de 100 000 euros. Les statuts d'une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ont été rédigés, Brian a filé au Centre de formation professionnelle pour adultes de Bourcefranc, et il deviendra cogérant une fois ses examens réussis.

Le parcours serait tout ce qu'il y a de plus commun en matière de transmission, s'il n'y avait cette crise des surmortalités. Passe encore pour les juvéniles, depuis 2008, Philippe a su gérer sa production pour franchir ce premier cap délicat. « J'ai rencontré jusqu'à 80 % de perte de naissain en 2008, 2009 et 2010. J'ai réagi en mettant à l'eau davantage de collecteurs de naissain (+20 %), et en lissant ma production. C'est-à-dire que je ne vendais plus mes huîtres de demi-élevage, celles qui arrivent à mi-croissance. Je les conservais et les travaillais pour me constituer un stock d'huîtres adultes. Et je le laissais vieillir trois ans et demi au lieu de deux ans et demi, ou quatre ans, au lieu de trois, selon les cycles. »

Effet d'aubaine...

Des chiffres têtus

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Opération sécurité sur les étals de fête

Source : Sud Ouest publié le 25/12/2013 par Christine Lamaison

Hier, les inspecteurs de la DDCSPP étaient à l’ouvrage, en ce jour de plus forte fréquentation dans les grandes surfaces...

Accueillir des inspecteurs de la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations), en blouse blanche, le jour de plus forte consommation de l'année ne doit pas faire sauter au plafond d'allégresse. Mais Delphine Darrouzes, responsable qualité, hygiène, sécurité au Centre Leclerc de Saint-Paul-lès-Dax, affiche un sourire à toute épreuve. « Il y a tellement d'exigences en matière de sécurité alimentaire, de normes, de traçabilité, que nous mettons une pression quotidienne sur nos chefs de rayons , et donc je suis plutôt tranquille. »

En ce 24 décembre, 10 à 12 000 clients vont se ruer dans les rayons de cette grande surface, et en particulier vers les produits stars que demeurent le foie gras, le poisson, le rayon traiteur, la pâtisserie, la boucherie traditionnelle. Autant dire qu'il faut une vigilance de tous les instants pour qu'il n'y ait aucun incident sur la chaîne du froid, que toutes les températures soient respectées, tant pour les plats cuisinés que pour les crustacés.

Il est frais mon poisson !

Jean et David, les deux inspecteurs de l'antenne de Dax, démarrent par le rayon huîtres. Ils contrôlent l'étiquetage : origine du produit, date de conditionnement, etc. Tout est parfait. David prend aussi une huître dans sa main, palpe la coquille. « Ce qui importe c'est que le coquillage soit vivant. Sur ce produit-là, aucun problème. » Direction le bac à foie gras, bien rempli en ce début de matinée. Là aussi, contrôle de l'étiquetage, de la température. Le magasin travaille avec des producteurs locaux et s'est adjoint les services d'un cabinet conseil pour la qualité. Une cliente penchée sur le bac plonge la main sans hésitation. « Non, je ne regarde pas l'étiquette. J'ai confiance. »

Au rayon poisson, pas de répit pour les vendeurs et ce n'est pas le thermomètre de David qui effraie le chaland. La température sur l'étal est dans la norme et le dos de cabillaud d'une fraîcheur irréprochable. Au rayon traiteur, il manque juste quelques petits degrés, mais David et Jean s'empressent de préciser que c'est sans incidence sur la qualité du produit. Au terme de leur contrôle, ils établiront un rapport pour faire remonter au professionnel de la distribution quelques mesures correctives à apporter, si besoin. Mais au terme de plus d'une heure d'inspection, aucune infraction à signaler.

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Gujan-Mestras : une matinée en mer avec un ostréiculteur

Source : Sud Ouest publié le 27/12/2013

Une matinée en mer avec Fabrice Vigier, l'ostréiculteur du Routioutiou à Gujan-Mestras, dans l'oeil du photographe Franck Perrogon

Nous avons embarqué jeudi dernier avec Fabrice Vigier, l'ostréiculteur du Routioutiou au port de Larros de Gujan-Mestras. Franck Perrogon, notre photographe, a capté chaque étape du travail de Fabrice Vigier, ce matin-là.

Demain samedi 28 décembre, dans les colonnes du journal "Sud Ouest", lisez le récit de cette matinée passée au milieu des huîtres et des oies bernaches.

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Le 23 Décembre 2013

Réveillons. Des huîtres abordables

Le prix des huîtres a pas mal augmenté depuis 2008. Mais, bonne nouvelle pour les amateurs du fameux mollusque, cette année, il n'a quasiment pas bougé.

Source : Le Télégramme  par   Yvon Corre

D'abord, et contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là, tous ceux qui souhaitent mettre des huîtres au menu des réveillons le pourront. Certes, à cause d'une surmortalité inexpliquée, la production a beaucoup baissé en France ces dernières années (de 140.000 à 90.000 tonnes), mais elle permettra de passer le cap des fêtes de fin d'année sans encombre. « Tout le monde sera servi », assure ainsi Henri Chaumard, qui exploite des parcs à Lanmodez, près de Paimpol.

Disparités notables selon les modes de vente

Inévitablement, qui dit baisse de production dit prix plus élevés. Ces dernières années, ils ont beaucoup augmenté, de l'ordre de 30 %. En gros, la douzaine de creuses numéro trois est passée d'un peu moins de cinq euros à plus ou moins sept euros.Mais cette année, fini les hausses. Le prix de l'huître s'est stabilisé. Les professionnels de la section conchylicole de Bretagne-Sud évoquent des prix qui tournent autour de 7,04 euros le kilo.Mais ce n'est là qu'une moyenne. Des différences notables existent selon les lieux et surtout les modes de vente. En vente directe du producteur, le prix de la douzaine de creuses numéro trois se situe autour de six euros. C'est le cas, par exemple, chez Alain Morvan à Carantec ou chez Henri Chaumard. « On ne peut pas dire que ça soit très cher par rapport à d'autres produits ; c'est quand même trois ou quatre années de travail », observe le producteur costarmoricain.

Poissonneries et grandes surfaces : prix proches

Dans les poissonneries, les prix sont évidemment plus élevés. Mais là aussi, on l'assure, ils n'ont pas augmenté par rapport à l'année dernière à pareille époque. À la poissonnerie de Kerentrech à Lorient, le kilo est à 7,90 euros, soit entre huit et neuf euros la douzaine. Un prix qui est également pratiqué à la poissonnerie les Trois Mousses à Saint-Brieuc : 7,90 euros la Paimpolaise numéro trois. Pour la Cancale, la plus chère, il faudra mettre 8,90 euros.Dans les grandes surfaces, les prix sont à peu près identiques. Dans deux enseignes concurrentes du Sud-Finistère, on a pu noter que les prix au kilo de la creuse numéro trois étaient exactement les mêmes : 7,95 euros le kilo. C'est aussi le prix pratiqué dans une grande surface brestoise.

Différence réduite entre plates et creuses...

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L’huître toujours au menu des fêtes

Après des années d’abondance, la filière ostréicole gère la pénurie. Après avoir grimpé, les prix se stabilisent.

Source : Ouest France  par Jean-Pierre Buisson.

« Nous ne devrions pas manquer d’huîtres pour les fêtes de fin d’année », assure Gérald Viaud, président du Comité national de la conchyliculture. Sauf pour la numéro 3 dont les consommateurs sont friands. Ce calibre représente 70 % des ventes. « Je suggère de préférer la numéro 4, plus petite (55 g contre 75 g) mais on en a plus au kilo : 18 contre 12 », poursuit le Charentais. « Il faut que notre clientèle comprenne qu’une huître n’est pas un produit industriel. Selon les conditions d’élevage, sa taille varie d’une année sur l’autre », précise Joseph Costard, président du comité de Basse-Normandie-mer du Nord.

« On doit pouvoir trouver du numéro 3 autour de 8 € à 9 € le kilo sur les étals », indique Gérald Viaud. Certaines promotions dans les grandes surfaces annoncent 6 €. « La grande distribution a tardé à passer commandes, sans doute pour mieux négocier », témoigne Hervé Jenot, président du Comité Bretagne-sud.

Un produit de luxe…

Pêche profonde. Discussion autour du chalutage dans les Grands fonds...


Cette carte de Pere Puig montre les principales zones de chalutage en eaux profondes dans le monde. Elle identifie uniquement le chalutage sur le talus continental sachant que hauts fonds isolés et chaînes sous-marines sont également des cibles pour la pêche profonde. La surface exploitée (en rouge) représente un total de 4,4 millions de km2 , soit presque la moitié de la surface des USA ou de la Chine. La Zone R (Nouvelle-Zélande) concerne la plus grande pêcherie en eaux profondes qui est écolabellisée pêche durable par le MSC : Hoki de Nouvelle-Zélande... Cliquer Ici pour plus d'explications... (1)

Aux antipodes, les pêcheries en eaux profondes sont labellisées "Pêche durable" : Hoki de Nouvelle-Zélande, ou en cours d'évaluation "Pêche durable" : Grenadier d'Australie. En Nouvelle-Zélande, les quotas de pêche sont même en très forte hausse : Deepwater species TACC increase announced

La Scapêche, l’armement d’Intermarché, est présentée comme le monstre des Grands Fonds (dans la BD de Pénélope Bagieu)... C’est un petit monstre comparé à l’armement néozélandais Sanford qui pêche le Hoki en Nouvelle-Zélande (20.000 tonnes contre 137.000 tonnes de poisson chaque année) : Nouvelle-Zélande. Hoki et Haka au pays des Maoris...

Un débat en direct à l’Assemblée nationale : Mardi 26 Novembre à 17h15

Les principaux acteurs (pêcheurs, Onge, scientifiques, élus,...) vont avoir l’occasion de débattre dans les jours à venir. Sans doute dans les couloirs du Parlement européen, aux alentours du 10 décembre, mais aussi dès aujourd’hui, mardi 26 novembre, à 17 h 15, lors d’une table ronde organisée par la commission du développement durable et la commission des affaires européennes et retransmise en direct sur le portail vidéo de l’Assemblée Nationale. Voir Ici la vidéo des débats...

10 décembre 2013 : Vote en séance plénière au Parlement européen : Contre l'interdiction

Un amendement demandant une élimination générale du chalutage de fond après deux ans a été rejeté par 342 voix contre 326 et 19 abstentions.

Cliquer Ici pour en savoir plus






Au moment du Grenelle de la Mer... Rappelez-vous... En août 2009, Louis Le Pensec, président de la commission pêche en eaux profondes, avait claqué la porte...

4 ans plus tard, Claire Nouvian fondatrice de Bloom nous explique que le chalutage dans les grands fonds est une affaire classée ! (2) Une affaire classée depuis le Grenelle de la Mer et pour l'Europe Bleue... Cependant, y-a-t-il eu discussion autour du chalutage ? Alors que des pêcheries chalutières en eaux profondes sont écolabellisées "Pêche durable" dans d'autres régions du monde. C'est le cas du Hoki de Nouvelle-Zélande avec le label MSC...

Le 1 septembre 2009, Raymond Cosquéric écrivait dans Ouest France

(Le Blue Charity Business fonctionnait déjà à plein... Et personne ne le savait à ce moment-là ! NDLR)

Pêche profonde : Le Pensec claque la porte 

Missionné par le gouvernement, l'ancien ministre rocardien a le sentiment d'avoir été doublé. « Le monde de la pêche ne manquera pas de juger sévèrement la procédure. »


La pêcherie française de "Grands fonds" est très encadrée dans l'Ouest des Îles Britanniques

Coup d'éclat de Louis Le Pensec hier : l'ancien ministre socialiste a démissionné d'un comité d'experts dont il avait pris la présidence à la demande des ministres Jean-Louis Borloo et Bruno Le Maire. Il était mandaté pour traiter d'un sujet brûlant pour les pêcheurs lorientais et finistériens : interdire ou non la pêche des grands fonds.

« J'apprends ce jour que la France vient d'arrêter sa position en vue de l'assemblée générale de l'ONU des 17 et 18 septembre où elle défendra l'arrêt des pêches profondes en haute mer », écrit Louis Le Pensec à Jean-Louis Borloo. « Qui peut penser qu'ensuite elle prendrait une autre position pour la zone économique exclusive de l'Union? » [européenne].

vendredi 6 décembre 2013

Pêche en eaux profondes : Les conseils "avisés" de la LPO !

Pêche en eaux profondes. LPO. Il faut choisir !

La Ligue pour la Protection des Oiseaux appelle le Parlement européen à voter contre le chalutage dans les grands fonds au large de l'Europe.

Dans le même temps, la LPO conseille à ses adhérents d'acheter du Merlu du Cap (1), une espèce chalutée en eaux profondes au large de l'Afrique du Sud... Capturé jusqu'à des profondeurs de 1000 m, ce merlu austral est écolabellisé "Pêche durable" par le Marine Stewardship Council (MSC), organisation créée par la WWF.


(1) South Africa hake trawl fishery
Latin name: Merluccius paradoxus and Merluccius capensis
English: Deep-water Cape hake, Shallow-water Cape hake
Español: Merluza sudafricana con red de arrastre
Français : Merlu du Cap

Pêche en eaux profondes : il est encore temps de réagir !

LPO - Ligue pour la Protection des Oiseaux - 06/12/2013 

Plus que quelques jours pour signer la pétition si vous souhaitez influencer la décision du Parlement européen sur la pêche en eaux profondes !

Parlement européen. Groupe Socialistes & Démocrates : la fracture européenne !

Fracture européenne dans le Groupe socialiste...

Texte publié en février 2013....

D’un côté, les députés socialistes "Pour" la réforme radicale de la pêche proposée par la Commission européenne... De l’autre, les députés socialistes "Contre" cette réforme...

Ulrike Rodust, eurodéputée du Groupe Socialistes & Démocrates et rapporteure au Parlement européen de la proposition de règlement de la politique commune de la pêche, a soutenu bec et ongles la réforme proposée par la Commission européenne. Ulrike Rodust est une élue allemande du Land "Schleswig-Holstein" à la frontière du Danemark, dans une zone où l'industrie halio-alimentaire fournit beaucoup plus d'emplois que la pêche, dans une région fortement dépendante des importations de produits de la mer....

Isabelle Thomas, eurodéputée du Groupe Socialistes & Démocrates et membre de la commission PECH du Parlement européen, a combattu la réforme portée par Maria Damanaki, Commissaire européenne à la pêche. Isabelle Thomas est une élue française de la région Bretagne, deuxième région de pêche dans l'Union Européenne en terme d'emplois à l'intérieur d'un pays où la pêche (+ aquaculture) fournit plus d'emplois que  l'industrie halio-alimentaire....

Fracture européenne : Importateur/Transformateur contre Pêcheur/Aquaculteur  ?

Outre l'interdiction des rejets, la réforme de la pêche propose de diminuer les quotas de pêche pour atteindre le Rendement Maximum Durable de chaque espèce....

Une diminution des captures sur un marché porteur va booster les importations de produits de la mer....

Dans l’Union Européenne, l’ensemble de la filière de la pêche emploie plus de 400 000 personnes qui se répartissent entre :
  • Pêche : 200 000
  • Aquaculture : 65 000
  • Industrie halio-alimentaire : 150 000
Pour plus de détails sur les emplois dans la filière de la pêche en Europe selon les régions : La grande fracture dans la filière de la pêche européenne

Autre point important "Farine de poisson" : Ce qui a pu faire pencher la balance des socialistes allemands du côté "Rejet 0" est le rôle crucial de l'Allemagne dans le commerce international de la farine de poisson en tant que plaque tournante (mondiale et européenne). L'IFFO, organisation internationale des producteurs de farine de poisson, est très satisfaite du vote des eurodéputés pour cette réforme de la pêche qui va apporter de la marchandise supplémentaire dans les fours minotiers : Lire l'article de Fishupdate : IFFO welcomes vote on fish discards as good for supply of fishmeal and fish oil

« Pêche dans l’UE : moins, c’est mieux », déclare la rapporteure Ulrike Rodust

Source : Groupe S&D

Remarque personnelle : En effet, « Pêche dans l’UE : moins, c’est mieux » pour l'industrie halio-alimentaire qui se fournira davantage en poisson à bas coût sur le marché international d'autant plus que la Commission européenne au commerce (trade) signe à tour de bras des accords de libre-échange avec de nombreux pays....

jeudi 5 décembre 2013

AMAP poissons : de l’île d’Yeu à Nantes


Habiter sur une île, pour un pêcheur, n'est pas un avantage mais un obstacle....
Un obstacle à surmonter en prenant des initiatives...


AMAP poissons : de l’île d’Yeu à Nantes

Depuis mai 2010, un circuit court de distribution de poissons s’est mis en place entre les pêcheurs de l’île d’Yeu et les AMAP de l’agglomération nantaise .

Une initiative des pêcheurs

L’initiative est venue du maire de l’île, Bruno Noury, qui est aussi en charge de l’organisation des producteurs de l’île. Les pêcheurs de l’île d’Yeu sont inquiets de l’effondrement du nombre de bateaux et des menaces pour la survie de leur criée. La pêche est essentielle pour assurer l »emploi à l’année. L’interdiction des filets maillants dérivants a eu un fort impact sur l’activité traditionnelle de pêche au thon et, en 2010, l’interdiction de la pêche au requin taupe a touché 5 bateaux hauturiers. Le prix d’achat du poisson ne cesse de baisser à la criée et sa survie est menacée si l’hémorragie continue. Bruno Noury a donc pris contact avec les fondateurs de la première AMAP en France, dans le Var, et avec les AMAP de Loire- Atlantique.

Bruno Noury et les initiateurs de l’Amap de Nantes présentent leur projet à l’île d’Yeu lors de la Journée Mondiale des Pêcheurs en novembre 2010

Une longue préparation

La distribution de poisson par des AMAP pose des problèmes particuliers plus complexes que celle de produits agricoles. Il faut respecter la chaîne du froid, la production est impossible à planifier, la participation des pêcheurs à la distribution est difficile à organiser, les consommateurs connaissent très mal les conditions concrètes de l’activité de pêche, ses contraintes et ses aléas. Il faut donc une longue préparation pour surmonter tous ces problèmes. Les réunions et les groupes de travail entre pêcheurs et Amapiens ont permis d’aboutir à la rédaction d’une charte et à la mise au point d’un système de distribution, expérimenté en mai 2010.

Une gestion complexe et rigoureuse

Quatre bateaux sont concernés par cette initiative. Le poisson passe sous criée et il est acheté par la coopérative de mareyage qui assure ensuite la préparation des poissons et leur mise en caisse sous glace. Les caisses sont mises en conteneur et déposées dans un camion frigorifique au port de Fromentine. Ce camion est conduit par un pêcheur ou un ancien pêcheur. Ce sont donc les pêcheurs qui assurent la livraison d’un bout à l’autre de la chaîne, jusqu’aux divers lieux de livraison choisis par les AMAP. La première livraison-test a représenté environ 80 colis de 3 kilos à 10 € le Kilo, déposés dans 3 lieux et livrés au cul du camion, pour des raisons sanitaires. Sur les 10 € , 8 € reviennent aux pêcheurs et 2 € au mareyage et à la logistique. L’expérience s’est révélée très positive, mais souligne également quelques difficultés : difficulté au départ pour louer un camion frigo, faible disponibilité des pêcheurs pour participer aux distribution car ils perdent 2 jours de mer, conditionnement non recyclable.

Un développement rapide

mercredi 4 décembre 2013

Afrique : Comment concilier pêche locale et pêche étrangère ?

« Nous sommes capables d’exploiter nos ressources avec nos moyens »

Afrique. Comment concilier pêche locale et pêche étrangère ?

Pêche locale = Subsistance des communautés littorales et sécurité alimentaire du Pays...

Pêche étrangère dans le cadre des accords de pêche = Rentrée de devises et opacité...

Accord de pêche Maroc - Union Européenne : Qu'importe l'avis des pêcheurs marocains...  Ils avaient applaudi les parlementaires européens au moment du "non" à l'accord de pêche en décembre 2011. Et encore maintenant ils disent "Niet à l'accord de pêche Maroc-UE" par la voix de l'organisation marocaine "Collectif Pêche et Développement Durable" (1)... « Nous sommes capables d’exploiter nos ressources avec nos moyens, »  affirme Abderrahmane Yazidi, coordonnateur du Collectif et SG du Syndicat national des officiers marins de la pêche hauturière au Maroc... (2) 

Les réflexions de Sloans Chimatiro, Conseiller principal pour la Pêche au secrétariat du Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD)

Il est ( ) nécessaire pour les membres de l'Union africaine d’être en mesure de garantir que les communautés locales de pêcheurs pratiquant la pêche artisanale auront un accès durable aux ressources.

Cela signifie que la protection de leurs droits d'accès doit être assurée, qu’un soutien adéquat leur soit offert, mais également que des limites doivent être introduites pour la pêche artisanale, de manière à ne pas faire obstacle à leurs perspectives de développement durable.

Tout cela nécessite des choix politiques difficiles. C'est en effet difficile de trouver un équilibre entre la maximisation des avantages liés à la présence des flottes étrangères et la garantie des moyens de subsistance pour les communautés côtières.

La promotion de la bonne gouvernance – en particulier la transparence dans la gestion des pêcheries et l'harmonisation des conditions d'accès au niveau régional – est essentielle. Dans ce domaine, nous pouvons certainement aussi partager des exemples de bonnes pratiques, tels que ceux énoncés dans la Convention sur les conditions minimales d'accès récemment ratifiée par la Commission sous régionale des pêches d’Afrique de l'Ouest.

Cela devrait également contribuer à éviter la duplication des efforts entre les différentes initiatives. Nous avons un mécanisme visant à garantir une cohérence au niveau africain en matière de pêche, afin de revoir et partager les informations existantes sur les différents programmes, les différentes initiatives et parties concernées. Un tel système de partage d'information contribuera à renforcer les canaux de communication sur les politiques de pêche et d'aquaculture et le dialogue stratégique en Afrique. Un autre élément important est le renforcement du suivi, contrôle et surveillance, ainsi que la lutte contre la pêche INN.

Enfin, concernant la création d'un environnement favorable pour la pêche artisanale africaine, je pense qu'il sera important de promouvoir la mise en œuvre des directives volontaires de la FAO pour une pêche artisanale durable (Voluntary Guidelines for Securing Sustainable Small-Scale Fisheries, VG SSF), qui seront présentées pour adoption lors du prochain Comité des pêches de la FAO en 2014....

Lire l'intégralité de l'entretien avec Sloans Chimatiro, Conseiller principal pour la Pêche au NEPAD dans Agritrade : Malgré son importance, la pêche n’est pas encore une priorité pour la plupart des pays africains

Accord de pêche Maroc-UE.... Les pêcheurs marocains disent "Non"

Le Collectif pêche et développement durable vient de réitérer son opposition à toute reconduction du protocole de pêche Maroc-Union européenne et lance un appel urgent pour la préservation des pêcheries et l'instauration d'une gouvernance forte. Détails.


Au moment où les négociations pour la conclusion d'un nouveau protocole de pêche Maroc-Union européenne vont bon train, le Collectif pêche et développement durable revient à la charge pour contester toute mesure allant dans ce sens. Pour Abderrahmane Yazidi, coordonnateur du Collectif et SG du Syndicat national des officiers marins de la pêche hauturière, «il n'est plus question que les Européens reviennent encore une fois aux eaux territoriales pour surexploiter nos ressources halieutiques», s'emporte-t-il. Selon lui, certes, le nouveau protocole en négociation veille à la préservation des ressources en interdisant de pêcher dans n'importe quelle zone marine, surtout celles surexploitées. N'empêche, la pêche industrielle européenne, en usant de techniques très sophistiquées, constitue de réelles menaces sur la biodiversité marine et la préservation des stocks. «Preuve en est que le nouveau protocole ne stipule dans ses termes, en aucun cas, l'obligation de contrôle par les autorités marocaines des débarquements des navires européens », précise-t-il.

Le secrétaire général du Syndicat ajoute que l'éventuelle reconduction du protocole de pêche risque de mettre à mal tous les efforts déployés jusqu'alors pour la reconstitution des stocks de poissons (voir graphique). A ses yeux, les débarquements des captures des pêcheurs européens dans les ports nationaux permettraient de créer de la valeur ajoutée à l'économie nationale. Mis à part les investissements dans les aménagements et la valorisation des ressources, cela favoriserait également la création de milliers de postes d'emplois directs ou indirects, ajoute Yazidi en intervenant, vendredi 15 novembre, lors d'une conférence-débat organisée à Casablanca par le Collectif, portant sur le thème d'«une gouvernance publique forte au service du développement durable».

Une «question politique»

Ce dernier pense en fait que le nouveau protocole, qui sera soumis à la Commission de la Pêche du Parlement européen pour vote, le 27 novembre courant, est une question purement et simplement politique. À noter que l'étape décisive dans ce processus est celle où le protocole sera discuté en séance plénière, en décembre prochain, au Parlement européen à Strasbourg. Il semble, d'après les informations qui circulent, que les négociations marathoniennes vont aboutir cette fois-ci après la suspension du protocole de pêche en décembre 2012 suite au rejet de la prorogation de l'accord de pêche.