jeudi 1 septembre 2011

Revue presse 2011 (5) : Conchyliculture, aquaculture, pisciculture,...



Mortalité des huîtres 2011
Remerciements...

Je tiens à vous remercier, vous tous qui faites confiance à Regard sur la pêche et l'aquaculture... Vous tous qui êtes toujours plus nombreux... Au 3e anniversaire, vous avez été plus de 15.000 à cliquer sur RPA en Octobre 2011 avec des pointes à plus de 600 dans une seule journée...

Et tous ceux qui m'envoient des infos....

A partir du 13 novembre 2011, la revue de presse se poursuit Ici


------ 12 novembre 2011 ------

Le Médoc veut relancer sa production d'huîtres (Sud Ouest)

Après une réunion à Talais, initiée par Franck Laporte, la CdC Pointe du Médoc relance l'idée d'une production d'huîtres dans l'estuaire. La rive droite est en avance.

«Les solutions sont toujours venues de la profession ! ». Jeudi après-midi, à Talais, lors d'une réunion de la commission aquaculture initiée par la CdC Pointe du Médoc et son vice-président Franck Laporte. Oliver Laban, le président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon-Aquitaine (CRC), a sans doute résumé avec cette phrase ce qui pourrait aider à initier un protocole d'études pour la relance de l'activité ostréicole sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde. Jusqu'à présent, ce dossier était bien enterré du fait de la pollution par le cadmium. Il y a vingt ans, ce métal très polluant avait mis fin à l'activité ostréicole qui s'était développée dans le grand estuaire.

La rive droite plus dynamique

Si le Médoc semble aujourd'hui croire à la relance de cette activité, la rive droite, elle, via son CRC Poitou-Charentes présidé par Gérald Viaud, a fait une démarche qui est aujourd'hui « jalousée » par la presqu'île. En effet, à partir de janvier 2012, et après deux années de travaux avec les services de l'État, les ostréiculteurs de cette rive pourront pêcher des huîtres juvéniles qui se trouvent sur les rochers découvrant entre Saint-Palais et Talmont. Des huîtres (âgées de 12 à 18 mois) qui iront ensuite rejoindre des parcs situés sur l'estran, en mer. Si le protocole réussi, ces huîtres pourraient être commercialisées dans le courant de l'année 2013. En se servant du gisement d'huîtres sauvages de l'estuaire, l'initiative engagée par la rive droite a pour objectif de réensemencer les parcs à huîtres touchés depuis des années en France par une forte mortalité.

Pour que ce processus aboutisse, les scientifiques devront valider le fait que ces huîtres de l'estuaire, toujours polluées par le cadmium, se décontaminent suffisamment dans l'océan. Selon Gérald Viaud, une première expérience menée en 2010 permet de l'observer. L'année 2012 sera donc déterminante.

Pas de raison d'opposer

Côté Médoc, la réunion de jeudi a permis de vérifier que le comité régional de conchyliculture Arcachon-Aquitiane, qui représente le Médoc et la Bassin d'Arcachon, n'avait jusqu'à présent pas engagé de démarche de relance de l'ostréiculture sur la rive gauche de l'estuaire....

(...)

Pas fait la démarche

Interrogé par « Sud Ouest » au lendemain de la réunion de Talais, Olivier Laban, qui préside le CRC Aquitaine, a été clair : « Nous n'avons pas fait de démarche. Et il y a deux raisons : les gens du Verdon ne nous ont pas fait remonter ce genre de besoin. Et ensuite, si je peux leur donner un conseil, je pense que dans un premier temps, on a suffisamment de ressources sur le Bassin d'Arcachon. Ce sont des huîtres sur lesquelles il y a zéro polémique. Contrairement à celles de l'estuaire, elles sont saines. On a soixante-cinq mille tonnes d'huîtres sauvages.....

(....)

La volonté politique....

Le projet de la presqu'île....

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Un compteur de larves de crevettes. Il fallait y penser. Valérie Robitaille et Cody Andrews, eux, y ont songé. Ces deux diplômés du Maine Maritime Academy ont fondé une entreprise à Québec, XpertSea Solutions, qui a mis au point une plateforme technologique permettant de caractériser différents types de ressources marines - comme les minuscules larves de crevettes - que l'on peut difficilement quantifier à partir, par exemple, d'une microbalance électronique.

«L'industrie de la crevette, c'est un marché mondial de 15 milliards $. En Thaïlande seulement, il y a plus de 10 000 clients potentiels à notre portée», explique Valérie Robitaille.

Un jour, un éleveur de crevettes a appris qu'une jeune entreprise de Québec avait développé un compteur des petits organismes marins. Il a fait appel à XpertSea pour l'aider dans ses achats de larves de crevettes. Puisque les crevettes ne se reproduisent pas dans les étangs d'aquaculture, les éleveurs de crevettes doivent acheter des larves auprès de producteurs spécialisés pour ensuite les ensemencer dans leurs étangs.

Or, la seule façon de compter le nombre de larves transigées, c'est la bonne vieille estimation visuelle.

«Dans une seule transaction de plusieurs dizaines de milliers de dollars, un éleveur de crevettes peut acheter deux et trois millions de larves. En se basant seulement sur l'identification visuelle, la marge d'erreur dans le calcul des larves peut atteindre 30 %», explique-t-elle.

La trouvaille de XpertSea, c'est un contenant de cinq gallons dans lequel on met de l'eau et des larves ou tout autre petit organisme marin. On referme le couvercle et à partir d'un compteur utilisant les technologies de l'optique et de la télémétrie, le calcul du nombre de larves se fait en quelques secondes seulement et avec une précision atteignant 95 %....

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Manche. Huîtres : deux zones déclassées en catégorie B en 2012 (Ouest France)

Le préfet l'a annoncé à Joseph Costard, président de la section régionale conchylicole Manche-Mer du Nord, quatre zones ostréicoles du département seront déclassées en catégorie B en mars 2012.

Quatre zones concernées. Alors que certaines zones ostréicoles du département avaient été déclassées en catégorie B en 2010, quatre nouvelles zones seront déclassées en mars 2012. « C'est le résultat de la mauvaise qualité des eaux de ces 3 dernières années qui amène à ce déclassement pour 4 zones situées pour 2 d'entre elles au Sud de Saint-Vaast et pour les 2 autres à Gouville et Blainville », explique Joseph Costard.

« Ces zones représentent les plus gros centres de production du département, soit environ 80 % de la production qui correspondent à 15.000 tonnes par an. Le problème de pollution dans la baie de Morsalines de cet été a accentué les choses », ajoute-t-il.

La catégorie B. Se retrouver en catégorie B pour une zone ostréicole implique de nombreuses contraintes pour les ostréiculteurs. « La catégorie A nous permet la vente directe alors que la catégorie B nous oblige à une purification du produit avant la vente », poursuit Joseph Costard. « Ce déclassement concerne 183 entreprises, soit environ 400 ha de parcs ostréicoles et plus de 1 300 employés. »

Impact financier. Pour le monde ostréicole, il faut maintenant s'équiper pour pouvoir vendre les huîtres. « Nous avons lancé une étude sur les équipements de purification qui nous seront nécessaires. Nous l'avons présenté mardi au préfet....

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Greenwashing. Construction "Reconnu Grenelle Environnement"

Eco-construction "Reconnu Grenelle Environnement" ne limitera pas la pollution déversée par les artisans dans les caniveaux....

Toutes ces nanoparticules et autres agents chimiques (dans les peintures sans odeur, les ciments à prise rapide,...) continueront à se déverser en mer...

Les fédérations d'entreprises et artisans du bâtiment la CAPEB (marque "ECO Artisan") et la FFB (marque "Les Pros de la performance énergétique"), ainsi les trois organismes de qualification Qualibat, Qualit'EnR (Qualisol, QualiPV, Qualipac, Qualibois) et Qualifélec ont signé ce mercredi 9 novembre une charte d'engagement visant à renforcer leurs exigences de qualité en lançant la mention ''Reconnu Grenelle Environnement''. Cette charte a été signée à l'occasion du salon Batimat à Paris, aux côtés de la ministre de l'Ecologie et de l'Ademe.

La mention ''Reconnu Grenelle Environnement'' concerne les prestataires de travaux soit d'efficacité énergétique, soit d'installation d'équipements de production d'énergie renouvelable. Elle définit les exigences auxquelles devront désormais satisfaire les signes de qualité pour bénéficier de cette reconnaissance. Délivrés aux entreprises qui réalisent des travaux concourant à l'amélioration de la performance énergétique des logements, ''ces signes de qualité sont éligibles à l'éco-prêt à taux zéro et au crédit d'impôt développement durable'', explique Qualibat.

La mention s'obtient sur dossier auprès de l'un des trois organismes de qualification Qualibat, Qualit'EnR et Qualifelec. Elle est attribuée pour une période de deux ans reconductible. L'un des engagements de cette charte '' consiste en l'obligation pour les organismes signataires de réaliser des contrôles d'installation. Avec déjà 18.000 audits réalisés sur des systèmes énergies renouvelables chez les particuliers, Qualit'EnR répond déjà à cette exigence'', a indiqué l'organisme.

Quelque 32.200 entreprises titulaires de la marque Qualibat répondraient également déjà aux critères pour la mention Reconnu Grenelle. Actu-Environnement : Eco-construction : lancement de la mention "Reconnu Grenelle Environnement"

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La pêche, une activité entre parenthèse dans le futur parc national des Calanques !

Dans le Conseil d'administration du parc national des Calanques à Marseille, le pêcheur professionnel est en sursis... Placé entre parenthèse (1 pêche pro), il est en effet le seul producteur de poisson dans cette noble assemblée de 48 mangeurs de bouillabaisse ! (1)

A titre de comparaison : Le projet de parc naturel marin du bassin d'Arcachon avec un conseil de gestion de 47 membres dont 12 représentants des organisations professionnelles maritimes....

Le conseil de gestion pourrait être composé de 47 membres (le parc d'Iroise en compte 50), soit 6 représentants de l'État, 12 élus (les maires des 10 communes du Bassin et 2 élus du Conseil général et du Conseil régional), 3 représentants des organismes de gestion d'espaces protégés, 12 représentants des organisations professionnelles maritimes (dont 8 pêcheurs et ostréiculteurs), 5 représentants des loisirs en mer, 5 représentants des associations de protection de l'environnement et 4 personnes qualifiées. Sud Ouest : Bassin d'Arcachon : parc marin en vue

Pour soutenir la pêche artisanale des Calanques dans une réponse à l’enquête publique avant le 18 novembre !

Le projet de parc des Calanques prévoit une immense réserve intégrale (+ 4000 ha) sur l'un des rares sites de pêche dans une zone où le plateau continental - et donc les territoires de pêche - sont étroits.

La mise en œuvre de ce projet en l'état conduirait à concentrer la pêche dans les zones littorales restantes, désorganisant la pêche entre Marseille et le Cap Sicié. C'est l'avenir de ce secteur artisanal, déjà lourdement sanctionné par des politiques productivistes favorables à la pêche et l'aquaculture industrielles, qui est en jeu. Les petits métiers de la pêche sont pourtant très bien intégrés à leur environnement physique, social, économique et culturel et les Prud'homies méditerranéennes sont un modèle de gestion des ressources marines qui a fait ses preuves au cours des siècles.

La profession des pêcheurs demande à modifier les zones prévues et à être intégrée dans la gestion du futur Parc (postes au CA, règlements prud'homaux pour la gestion des pêches...). Source : L'Encre de Mer

Les propositions des pêcheurs dans l'Encre de Mer : Parc des Calanques : la profession des pêcheurs artisans réfute le projet et fait des propositions

Pour soutenir leurs propositions, vous pouvez répondre à l'enquête publique (avant le 17 novembre inclus) : Téléchargez un modèle de lettre pour les pêcheurs professionnels (cliquez Ici) et/ou un modèle de lettre pour les non-pêcheurs (cliquez Ici). Vous pouvez mettre vos coordonnées et renvoyer la lettre signée à l'adresse mentionnée (de préférence en recommandé avec accusé de réception).

Pour plus de renseignements : Préfecture Provence-Alpes-Côtes d'Azur /Bouches-du-Rhône

Lire l'article intégral RPA : Parc national es Calanques : En finir avec plus de 250.000 années d'histoire !

(1) Une vraie bouillabaisse de pêcheur avec des vins de la Loire

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Larmor-Baden. Cuve de fuel : ce pourrait être un acte de malveillance (Ouest France)

L'enquête de la gendarmerie sur le déversement de mille litres de fuel dans le Golfe le 27 octobre progresse. Les experts ont conclu que le vent ne pouvait être à l'origine du renversement de la cuve de l'ostréiculteur de Pen En Toul. Il faut donc aller chercher l'explication ailleurs. Une intervention humaine est probable.

Le témoignage d'une personne qui a vu, ce matin-là, vers 5 h 30, un véhicule quitter la zone, relance l'hypothèse d'un acte de malveillance. Aurait-on provoqué la pollution en volant le carburant ou a-t-on déversé le fuel par volonté de nuire ?

« Trois sinistres en deux ans, ça fait beaucoup ! » commente avec aigreur Olivier Mahé, l'ostréiculteur concerné. Il rappelle les deux autres affaires qui ont touché son chantier : « D'abord un vol de camion, d'outillage puis un incendie reconnu criminel en août 2010 dans lequel 11 000 poches à huîtres ont brûlé. »

La cuve incriminée était, selon lui, aux normes avec une double peau. « Nous avons dû en racheter une nouvelle. Il n'y a pas eu trop de dommages collatéraux, une semaine sans marché pour les ostréiculteurs du secteur. Personne n'a porté plainte, ni le marais, ni la mairie, ni les ostréiculteurs. La commercialisation des huîtres a repris dès le 1 er novembre. Le gros de la saison démarre la semaine prochaine. La saison s'annonce bonne. »...

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Sainte-Hélène (56) Le préfet face aux atouts et aux soucis de cinq communes (Ouest France)

Le préfet Jean-François Savy et le sous-préfet Jean -Francis Treffel ont consacré la journée de mercredi à la visite de la communauté de communes Blavet Bellevue Océan (CCBBO). Ils ont rencontré les maires et premiers adjoints des cinq communes.

Une intercommunalité en fonctionnement...

Le potentiel touristique....

Les bienfaits de la loi Littoral

Pour Jean-François Savy, la loi Littoral est une très bonne chose car elle a évité le bétonnage. Il reconnaît les contraintes pour l'urbanisme, mais « les conflits sont relativement rares, à la marge ». Pour le maire Emmanuel Giquel, qui est confronté à des difficultés, « ce sont surtout les interprétations qui ne sont pas toujours claires et compliquent les choses ». Le préfet dit être très vigilant en ce qui concerne le rachat de chantiers ostréicoles : « Pas question d'en faire des résidences secondaires ».

L'avenir de la conchyliculture

En rencontrant quelques professionnels au chantier ostréicole Le Creff, le préfet a été particulièrement attentif à leurs préoccupations : 60 % de mortalité chez les jeunes huîtres encore cette année, les difficultés d'approvisionnement, et la menace d'arrêt d'activité qui pèse sur tous malgré la diversification entreprise par certains pour ne pas mourir. Il s'est montré optimiste : « Il y aura une solution à un moment donné ». Il a assuré : « En attendant, l'Etat apportera son soutien financier pour le maintien de cette activité économique ; il ne faut pas que la conchyliculture disparaisse ».

------ 10 novembre 2011 ------

Polynésie française. Favorable aux aides à la pêche hauturière, mais pas à l'aquaculture !!!

“Il est souhaitable qu’il n’y ait pas trop de nouveaux producteurs pour éviter de saturer la filière”

Le Conseil économique, social et culturel de Polynésie française est favorable aux aides à la pêche hauturière, mais pas à l'aquaculture....

Projet de "loi du pays" instaurant un dispositif de soutien au développement de l'aquaculture en Polynésie française

L’objectif principal du projet de « loi du pays » est de mettre en place un dispositif de soutien sous forme d’aides en matériels et de subventions aux projets de création, de rénovation, de modernisation ou d'extension d'une ferme aquacole.

Le Conseil économique, social et culturel est favorable au développement de toute forme d’aquaculture dont la rentabilité peut être atteinte dans le cadre d’un développement durable, mais s'oppose au principe de l’utilisation à outrance et systématique des moyens financiers de la collectivité sous forme de subventions.

Il est urgent d’abandonner le mode de développement économique basé sur l’assistanat et de privilégier l’initiative privée.

Le Conseil économique, social et culturel préconise un meilleur développement de la pêche hauturière et plus particulièrement pour la pêche fraîche ce qui, à moyen terme, permettra de créer une industrie dérivée de production de farines de poisson pour l’aquaculture ou pour l’agriculture.

L’élevage de poissons et de crevettes est trop dépendant de facteurs extérieurs à la Polynésie en matière d’aliments. Cette activité reste soumise aux aléas liés aux cours mondiaux de la nourriture destinée à l’aquaculture..... Suite et source : CESC: favorable au "time-share", mais opposé au subventionnement des fermes aquacoles (Tahiti.infos)

“Il est souhaitable qu’il n’y ait pas trop de nouveaux producteurs pour éviter de saturer la filière”

Moerani Lehartel, gérant de Tahiti marine aquaculture, répond aux questions de la Dépêche du Pacifique

Le Pays veut aider les projets aquacoles avec une enveloppe pouvant aller jusqu’à 20 millions Fcfp. Qu’en pensez-vous ? Quand j’ai créé ma société, j’aurais bien aimé en profiter bien sûr. Ceci dit, l’enveloppe globale n’est pas très élevée ; s’il y a beaucoup de demandes, le montant de l’aide sera minime pour chacun d’autant plus que cela concerne l’élevage des crevettes, la pisciculture marine en cages lagonaires et l’aquaculture de bénitiers à partir de collectage de naissains.

Comment avez-vous réussi à vous lancer sans ces aides ? Essentiellement sur fonds propres et grâce à l’aide de l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE). Par ailleurs les fermes aquacoles sont éligibles pour la défiscalisation locale.

Ne craignez-vous pas de connaître le même scénario que celui subi par les perliculteurs ?

Suite et source : Des subventions pour booster l’aquaculture (La Dépêche du Pacifique)

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Statistiques Eurostat sur la pêche, l'aquaculture et l'agriculture

Statistiques Eurostat sur la pêche, l'aquaculture et l'agriculture

Derrière ces vaches laitières se cachent les statistiques de la pêche et de l'aquaculture européennes...

Agriculture and fishery statistics - Main results — 2009–10

Quels États membres sont les principaux producteurs aquacoles ? Quel État membre capture le plus de poisson et dans quelles zones de pêche ? Les réponses à ces questions se trouvent dans l’édition 2011 du livre de poche sur les statistiques de l’agriculture et de la pêche, publié par Eurostat.

Cette publication contient une sélection de tableaux et de graphiques donnant un aperçu statistique du secteur agricole dans l’Union européenne. Les données les plus récentes sont présentées pour les 27 États membres, ainsi que pour les pays de l’AELE lorsque les données sont disponibles. Ce livre de poche destiné à la fois au grand public et aux spécialistes est divisé en sept chapitres : le lait et les produits laitiers, les comptes et les prix agricoles, les principaux produits agricoles, l’agriculture et l’environnement, la couverture et l’utilisation des sols, les régions rurales et enfin les statistiques de la pêche.

Source : Eurostat

Pour télécharger le livre de poche, cliquer : Agriculture and fishery statistics - Main results

------- 9 novembre 2011 ------

L’aquaculture répond à la demande croissante de poissons

D’ici à 2012, elle couvrira plus de la moitié de la consommation mondiale

L'aquaculture est la source de protéines animales qui connaît la plus forte croissance à l'échelle mondiale et fournit actuellement près de la moitié du poisson consommé dans le monde, selon un rapport que vient de diffuser la FAO.

Le rapport, intitulé Etat de l'aquaculture dans le monde 2010, révèle que la production mondiale de poissons de l'aquaculture a augmenté de plus de 60 pour cent entre 2000 et 2008, passant de 32,4 millions de tonnes à 52,5 millions.

Il prévoit, d'autre part, que d'ici à 2012 plus de la moitié de la consommation mondiale de poissons proviendront de l'aquaculture.

"Alors que la production mondiale des pêches de capture stagne et que la population mondiale s'accroît, l'aquaculture est perçue comme ayant le meilleur potentiel de production de poissons pour satisfaire la demande croissante en produits aquatiques sains et de qualité", indique le rapport.

Atténuation de la pauvreté

Du fait de sa croissance en volume et en valeur, l'aquaculture a nettement contribué à l'atténuation de la pauvreté et à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans de nombreuses parties du monde.

Mais l'aquaculture n'a pas augmenté uniformément sur notre planète. On observe, en effet, des différences marquées dans les niveaux de production et la composition des espèces et des systèmes agricoles au sein et entre les régions, ainsi que d'un pays à l'autre.

La région Asie-Pacifique domine la filière : en 2008, elle représentait 89,1 pour cent de la production mondiale, la Chine contribuant, à elle seule, à hauteur de 62,3 pour cent. Parmi les 15 principaux pays producteurs de l'aquaculture, 11 se trouvent dans cette région.

Quelques pays se taillent la part du lion en ce qui a trait à la production de certaines espèces majeures, notamment la Chine pour les carpes, la Chine, la Thaïlande, le Viet Nam, l'Indonésie et l'Inde pour les crevettes et la Norvège et le Chili pour le saumon.

Systèmes intensifs

En ce qui concerne les systèmes d'élevage, les systèmes intensifs sont plus répandus en Amérique du Nord et dans les pays producteurs d'Europe et d'Amérique latine qui pratiquent une aquaculture pointue. Dans la région Asie-Pacifique, en dépit de grandes évolutions techniques, la petite production commerciale reste l'épine dorsale de la filière.

Les petits producteurs et les petites et moyennes entreprises sont également des acteurs importants en Afrique. Et si la production commerciale et industrielle domine en Amérique latine, il existe un fort potentiel pour le développement de la production à petite échelle.

Alors que la demande pour les produits de l'aquaculture poursuit sa progression, on note une prise de conscience croissante de la nécessité de répondre aux préoccupations des consommateurs pour des produits de qualité et sains et pour la protection de la santé et du bien-être des animaux, selon le rapport.

Ainsi, des questions telles que la sécurité alimentaire, la traçabilité, la certification et l'étiquetage écologique prennent une importance croissante et sont considérées comme hautement prioritaires par de nombreux gouvernements.

Une bonne gouvernance

Outre la question de la durabilité de l'environnement, d'autres défis majeurs pour l'aquaculture se rapportent notamment au changement climatique et à la crise économique mondiale, note le rapport.

La filière aquaculture devrait donc se préparer à faire face à leurs impacts potentiels et déployer des efforts particuliers pour aider davantage les petits producteurs en les organisant en associations et en promouvant les meilleures méthodes de gestion possibles.

"Atteindre les objectifs à long terme de l'aquaculture mondiale sur les plans économique, social et environnemental dépendra principalement de l'engagement durable des gouvernements à fournir et à soutenir un cadre de bonne gouvernance pour la filière", ajoute le rapport. Source : FAO

Le rapport complet, ainsi que les comptes rendus régionaux présentés lors de la Conférence sur l'aquaculture mondiale, qui s'est tenue à Phuket (Thaïlande) en 2010, peuvent être consultés sur le site de la FAO

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Pour accéder à la Carte interactive de la FAO, cliquer sur la carte

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Situation de l'aquaculture en Europe 2010

Europe. En 2008, les aquaculteurs européens de poissons et crustacés ont produit quelques 2.5 millions de tonnes d’une valeur de 9,4 milliards US$ 9.4. L’aquaculture européenne est en tête de la production d’un nombre d’espèces à forte valeur (salmonidés, bar européen, daurade royale, turbot) et contribue de façon significative au développement global de l’aquaculture grâce au transfert de connaissances et de technologies. La récemment renouvelée Stratégie pour le développement durable de l’aquaculture européenne de l’Union Européenne a pour objectif de régler les problèmes de croissance de l’industrie, de rendre l’aquaculture européenne plus compétitive et plus durable, et d’améliorer son image de marque et sa gouvernance. Pour télécharger le document « Regional review on status and trends in aquaculture development in Europe – 2010 », cliquer Aquaculture en Europe

Afrique sub-saharienne. En 2008, la production aquacole en Afrique sub-saharienne était de 239.000 tonnes (multipliée par cinq par rapport à 1998) et d’une valeur de 665 millions US$. L’essentiel de la production provient du tilapia et des poissons-chats. L’émergence du secteur privé, dominé par des petites et moyennes entreprises, a été catalyste dans la croissance de la production, et a été stimulée, dans certains cas, par l’appui de l’État et l’entrée d’expertise et de capitaux étrangers. Des opportunités existent pour intégrer l’aquaculture à d’autres activités, pour accroître les exportations d’espèces à forte valeur, et pour renforcer les capacités institutionelles nationales. D’avantage de recherches, de développements technologiques et d’investissements sont nécessaires pour améliorer la durabilité des systèmes de production actuels et il existe des possibilités importantes pour le développement des ressources humaines. Pour télécharger le document cliquer Aquaculture en Afrique Subsahélienne

Afrique du nord et Moyen-orient. L’aquaculture moderne de l’Afrique du nord et du Moyen-orient a débuté à la fin des années 1920 mais c’est seulement au cours de la dernière décennie que sa production a été multipliée par six pour atteindre 910 000 tonnes, d’une valeur de US$2.1 milliards en 2008. Les principaux moteurs d’une telle expansion incluent une sensibilisation accrue du public aux bénéfices du poisson sur la santé et la mise en oeuvre de politiques appuyées par la recherche, les transfers de technologies et des incitations au développement. Cinq pays de la région fournissent la quasi-totalité d’une production régionale dominée par le tilapia et le mulet. La promotion d’une industrie aquacole économiquement viable dans la région a été difficile, particulièrement concernant la pisciculture d’eau douce. Malgré tout, la région offre un potentiel considérable pour l’expansion de son industrie à travers l’utilisation de technologies adaptées et respectueuses de l’environnement. En outre, si elle en est encore à ses balbutiements, la mariculture est en rapide expansion. Pour télécharger le document cliquer Afrique du nord et Moyen-orient

Pour les autres régions : Asie, Océanie et Amérique, cliquer FAO Aquaculture Régions

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Marché mondial du Tilapia 2011

La production de tilapia va atteindre 3,7 millions de tonnes en 2011 pour près de 50% à partir des élevages chinois. Le tilapia est maintenant l'une des 5 espèces halieutiques les plus consommées aux USA. Sur le marché européen, il concurrence de plus en plus le cabillaud….

Pour plus d’informations, cliquer Tradex

Image Google : Elevage piscicole superintensif de Taïwan

Sinon l'article RPA : Malgré les tempêtes, Tilapia, l'africain, garde son cap mondial !

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Polynésie française : Des subventions pour booster l’aquaculture (La Dépêche de Tahiti)

Le projet de loi examiné aujourd’hui par le CESC

Le CESC examine aujourd’hui une loi de Pays qui met en place un dispositif de soutien au développement de l’aquaculture.

Après avoir mis en place un agrément pour les aquaculteurs, le Pays compte désormais soutenir la création, la modernisation ou l’agrandissement de fermes aquacoles avec une aide (ADA) pouvant atteindre 17 millions Fcfp.

À court terme, le Pays espère au moins quadrupler le chiffre d’affaires pour atteindre le demi milliard Fcfp, ainsi que le nombre de vocations en passant de 15 à 50 emplois.

Jusqu’à présent, l’aquaculture était l’un des rares domaines du secteur primaire à ne pas bénéficier d’aides du Pays.

“Favoriser le développement endogène” Cette phrase a été prononcée à de multiples occasions, de Tarahoi au ministère de l’Outre-mer, dans le camp des autonomistes comme celui des indépendantistes. Pour tourner la page du nucléaire d’un côté, pour acquérir une indépendance économique de l’autre. Les essais pour développer des ressources propres sont nombreux mais pas toujours couverts de succès. Les fermes perlières ont eu leurs aides, les thoniers leurs défiscalisations, le Pays a incité et soutenu la création d’ombrières pour la vanille avant d’appuyer la production de noni….

------ 8 novembre 2011 ------

Arcachon : Le projet de parc marin présenté aujourd'hui (Sud Ouest)

Le préfet maritime et le préfet de Région présentent aujourd'hui la première version du projet de parc naturel marin qui pourrait être créé l'an prochain.

La présentation du projet de parc naturel marin du bassin d'Arcachon et de son ouvert (son intitulé exact) a lieu, aujourd'hui, en deux temps.

Ce matin, tout d'abord, le préfet maritime de l'Atlantique, Anne-François de Saint-Salvy, et le préfet de Région, Patrick Stéfanini, présentent le projet aux élus, et notamment les maires des dix communes littorales, réunis à la mairie d'Audenge.

Cet après-midi, ils le présenteront aux autres parties prenantes du parc marin, les associations, professionnels et habitants du Bassin, au cours du troisième comité de concertation, au centre culturel de Lanton.

Le document de 72 pages a été adressé aux intéressés à la fin du mois d'octobre.

En voici les grandes lignes.....

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Larmor-Baden.1.200 litres de fioul déversés en mer (Le Télégramme)

Une bourrasque de vent est à l'origine d'une pollution accidentelle, hier matin, sur un chantier ostréicole de Larmor-Baden, au lieu-dit Pen-en-Toul. Une cuve de fioul, d'une capacité de 1.200litres, a été renversée par cette rafale. Les pompiers de Vannes sont intervenus vers 15 h pour contenir cette pollution. Des barrages flottants ont été installés par des plongeurs et les écluses menant aux marais voisins ont été fermées. Ce site naturel semble avoir été épargné. Une partie de la nappe avait été emportée par la marée, hier. Les pompiers doivent revenir sur la zone ce matin pour vérifier s'il n'y a pas eu d'incidences sur les parcs à huîtres situés non-loin.

«Un bouchon a été dévissé»

Olivier Mahé a déposé, plainte, hier, à la gendarmerie. C'est dans son chantier, à Pen Toul, que s'est déclarée une pollution le jeudi 27octobre. Ce jour-là des irisations...

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Huîtres à Volonté ! (Hotfrog)

Le restaurant LE LAUMIERE à PARIS vous propose tous les mardis soir jusqu'au 27 décembre 2011, une soirée Huîtres à Volonté

Menu Huîtres à volonté : 39,50 €

~ Entrées au choix ~

La Bretagne à l’Honneur avec ses Huîtres N°4 à Volonté !

(Découvrez les Huîtres Creuses de la Baie de Quiberon. Une Huître de caractère à la chair ferme et iodée, Offrant un bel équilibre entre tonicité et subtilité.)

Terrine de Foie Gras de Canard, Compote d’Oignons à la Coriandre

Millefeuille d’Aubergines Grillées et Chèvre Frais à la Tapenade…

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Saint-Alban. Un air iodé souffle sur le marché de la commune (La Dépêche)

En ce début novembre, d'aucuns peuvent souffrir des caprices météorologiques, d'autres se lamentent de voir les journées se raccourcir ou encore de craindre la justesse d'un budget que les fêtes ne manqueront pas d'entamer… Mais à Saint Alban, il est une joie communicative des épicuriens de retrouver le bel étal d'huîtres amoureusement élevées au large de La-Teste-de-Buch. A l'instar du fameux Tonton Christobal, Alain Molen est revenu ! Un air iodé flotte désormais tous les week-ends au pied de la fontaine du centre ville. « Notre » ostréiculteur vient de reprendre sa campagne toulousaine. Jusqu'en mars prochain, il dévoilera les fruits (de mer) de son travail dans le bassin d'Arcachon et le résultat d'heures passées à trier, calibrer, affiner ses huîtres à sa cabanne 162 du port ostréicole de La Teste. Manifestement, la récolte est de haute qualité....


------ 7 novembre 2011 ------

24 novembre 2011 : Journée nationale de mobilisation autour de l’agriculture biologique !

Paris / Fnab (Fédération nationale de l'agriculture biologique)

24 novembre 2011 : Journée nationale en faveur de l’agriculture biologique !

L'agriculture biologique au service de la protection de l'eau

2 colloques pour une journée nationale exceptionnelle de mobilisation en faveur de l'agriculture biologique. En présence du réseau Fnab, des partenaires, des élus, des experts et scientifiques, des représentants des candidats à l'élection présidentielle. Inscrivez-vous!

La Fnab organise, dans le cadre des journées d'automne 2011 de son réseau, une journée nationale ouverte au grand public avec deux thèmes d'actualité à l'ordre du jour :

  • l'agriculture biologique au service de la protection de l'eau (matinée)
  • 20% de bio en 2020: présentation de son cahier propositionnel pour la mandature 2012-2017 (après-midi)

Pourquoi ces deux thèmes?

En matinée: Alors que les services du ministère de l'environnement viennent de confirmer le coût exorbitant de la dépollution de l'eau dues aux activités agricoles conventionnelles, alors que les 6 agences de l'eau en France travaillent avec l'Etat et les collectivités à l'élaboration du 10ème programme (2013-2018), le moment est venu de présenter les réussites de terrain de l'agriculture biologique en matière de protection de l'eau dans les zones prioritaires. Un sujet concret au service de l'intérêt général. Avec la présence exceptionnelle d'Anne Le Strat, nouvelle présidente du comité de bassin de l'agence de l'eau Seine normandie et de nombreux intervenants. Pour plus d’informations et inscription FNAB

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Des ostréiculteurs australiens en visite (Sud Ouest)

Les ostréiculteurs australiens s'intéressent aux recherches de leurs homologues français pour lutter contre le virus qui décime les jeunes huîtres.

Leur tour de France d'une dizaine de jours a débuté, la semaine dernière en Normandie. Après la Bretagne, ils étaient, samedi, à La Tremblade, en Charente-Maritime, et hier dimanche, à Gujan-Mestras sur le bassin d'Arcachon.

Hier matin, donc, le président des Ostréiculteurs du bassin d'Arcachon, Olivier Laban a accueilli, sur le port de Meyran à Gujan-Mestras, quatre ostréiculteurs australiens, Bruce Zippel (le président national), James Calvert (le président de la section de Tasmanie), Robert Moxham, producteur en Nouvelle-Galles du Sud et Tom Lewis.

Une crise à Sydney

Fin 2010, les ostréiculteurs australiens de la région de Sydney ont connu une soudaine crise avec l'apparition de l'herpèsvirus, comme en Nouvelle-Zélande... et comme en France, ou même des côtes irlandaises au Maroc.

Avec 500 producteurs, 16 000 tonnes d'huîtres annuelles et un chiffre d'affaires de 75 M d'euros, les ostréiculteurs australiens veulent savoir comment leurs homologues français luttent contre cet herpèsvirus et font face à la double crise (baisse du naissain et mortalité des jeunes huîtres) qu'ils subissent depuis plusieurs années. Olivier Laban parle même d'une « année blanche » pour le captage en 2011.

L'origine de ces crises ?...

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Etang de Thau: huîtres et moules interdits (Europe1.fr avec AFP)

La récolte et la commercialisation des huîtres et des moules de l'étang de Thau a été suspendue provisoirement jeudi après des analyses anormales, a annoncé la préfecture de l'Hérault.

"La surveillance des zones de production de coquillages effectuée par l'Ifremer sur des huîtres et des moules en provenance de l'étang de Thau a mis en évidence des résultats d'analyses microbiologiques supérieurs à la norme autorisée dans l'étang", a expliqué la préfecture.

"Les coquillages récoltés antérieurement au 2 novembre ou provenant d'autres zones de production ne sont pas soumis à cette mesure de restriction", a-t-elle précisé.

Cette mesure temporaire sera levée dès que les résultats des analyses sanitaires seront satisfaisants

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Les dernières analyses, réalisées par l'Ifremer, pour la recherche de toxines lipophiles dans des coquillages montrent une concentration en toxines lipophiles supérieure au seuil réglementaire dans le secteur de l'estran de la pointe de Pen Hir au cap de la Chèvre, dans les communes de Crozon et de Camaret-sur-Mer. Le préfet du Finistère a donc décidé l'interdiction de la pêche récréative et professionnelle, du ramassage, du transport, de l'expédition, de la purification, de la distribution et de la commercialisation de tous coquillages, en vue de la mise à la consommation humaine ainsi que le pompage de l'eau de mer à des fins aquacoles en provenance du domaine public maritime et des eaux maritimes dans ce secteur.

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Huîtres et poissons à Paris (Sud Ouest)

Quatre chefs cuisineront les produits du Bassin la semaine prochaine à Paris.

Arnaud Chartier (restaurant Le Pitey à Arès), Emmanuel Goncalves (Pinasse Café au Cap-Ferret), Philippe Gaudou (Les Tamaris à Andernos-les-Bains) et le chef étoilé Stéphane Carrade (La Guérinière à Gujan-Mestras) cuisineront les huîtres, la sole et la seiche, le jeudi 17 novembre, au restaurant d'Alain Dutournier, Le Pinxo, à Paris. C'est la quatrième soirée de promotion des produits de Bassin, les huîtres et le poisson (cette année), organisée par le Siba et sa commission tourisme.

« L'esprit Bassin »

La première fois, en 2007, c'était à la Maison d'Aquitaine, en 2009, au cirque Pinder et, l'an dernier, sur une pinasse-restaurant sur la Seine.

La semaine prochaine, le Siba a invité une centaine de journalistes spécialisés (gastronomie et tourisme) susceptibles de promouvoir le bassin d'Arcachon et d'inciter les touristes à y venir et y revenir. Ce soir-là, chaque restaurateur cuisinera quatre recettes (dont un dessert). Leurs plats seront accompagnés par les vins du château Smith Haut Lafitte. Les producteurs de caviar du Bassin (Caviar de France de Biganos et Caviar d'Aquitaine du Teich) seront également présents sur les tables du Pinxo. « Nous voulons mettre en avant l'atout majeur du Bassin, qui est la qualité. Qualité de l'ostréiculture, de la pêche et du caviar », insiste le président du Siba et maire de Lège-Cap-Ferret, Michel Sammarcelli. Il annonce d'ailleurs le lancement du logo « Esprit Bassin » lors des prochaines Rencontres du tourisme, en février à Arcachon….

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Guérande : Un projet autour des micro-algues au lycée professionnel (Ouest France)

Jeudi matin, trois élus du Conseil régional des Pays-de-la-Loire ont visité le lycée professionnel Olivier Guichard. À leur tête Matthieu Orphelin, président de la commission éducation et apprentissage de la Région. Cette visite était l'occasion de faire le point avec le proviseur Jean-Christophe Faës et son équipe sur les activités en cours, les travaux et surtout les projets. Et la direction du lycée et la Région n'en manquent pas pour cet établissement. Un lycée d'environ 400 élèves, « unique en son genre », pour reprendre les termes de Matthieu Orphelin, le seul de la région à proposer des formations en aquaculture et en pisciculture, un lycée en relation avec trois ministères.

Une plateforme régionale d'innovation

La Région y envisage d'importants travaux, plus de six millions d'euros en 4 ans, dont la rénovation du secteur hôtellerie-restauration en 2015-2016, pour 3,3 millions €. Début 2012 débuteront les travaux de restructuration de la pisciculture, pour 2,5 millions €. Ils dureront un an. Des travaux d'efficacité énergétique seront également entrepris pour 120 000 €. Rappelons que depuis dix ans, le bâtiment pédagogique de l'aquaculture situé à Pen Bron et les serres du lycée ont été refaits.

La Région mène aussi une politique d'aide à l'ouverture à l'international, ouverture linguistique, culturelle et professionnelle. Pour cela, elle a augmenté cette année la dotation aux lycées de 2 millions €. Pour le lycée Olivier-Guichard, ce sera 6 000 € pour envoyer des classes à l'étranger. Il faut dire que ce lycée se signale déjà par de nombreux contacts avec l'étranger, Maroc, Sénégal, Mexique, Chine... Chaque année, plusieurs dizaines d'élèves partent à l'étranger pour y effectuer des stages professionnels….

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Les micro-algues au cœur du GreenBusiness (actu-environnement.com)

Biocarburants, médicaments, aliments, cosmétiques… Les micro-algues sont partout dans notre quotidien. Philippe Tramoy, Managing Partner chez CBDMT® revient sur leur poids économique réel et leur potentiel de développement.

Biochimiste également diplômé en finance et en intelligence marketing. Philippe Tramoy a publié et réalise de multiples études de marché (microalgues, macroalgues, bioproduction, biofuel).

Si les micro-algues sont utilisées depuis des millénaires, principalement pour l'alimentation humaine, leur exploitation commerciale commence au Japon dans les années 1960 avec les chlorelles, par Nihon Chlorella, suivies des spirulines, en 1969 au Mexique, par Sosa Texcoco. La crise énergétique des années 1970 révèle le formidable potentiel de la biomasse micro-algale comme engrais et carburant renouvelables. Dix ans plus tard, près de 40 usines asiatiques produisent une dizaine de tonnes de micro­algues, des chlorelles en majorité. Les années 1980 voient aussi débuter la production à grande échelle de nouvelles micro-algues, Dunaliella salina et les cyano­bactéries. Source de ß-carotène, D. salina est aujourd'hui la troisième micro-algue la plus vendue.

Avec l'explosion des énergies renouvelables dans les années 2000, la production de biofuel à partir de micro-algues se retrouve sur le devant de la scène. Leur teneur élevée en lipides et leur forte productivité drainent plusieurs centaines de millions d'euros d'investissements depuis 2007 dans des sociétés développant des biocarburants dits de "3e génération". Chez les micro-algues, le rendement de la synthèse d'acides gras destinés à la production de biocarburants est en effet jusqu'à 250 fois plus élevé que chez le soja.....

Un potentiel à exploiter....

Une filière dynamique...

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Coquillages.Interdiction de pêche à Crozon et à Camaret-sur-Mer (Le Télégramme)

Les dernières analyses, réalisées par l'Ifremer, pour la recherche de toxines lipophiles dans des coquillages montrent une concentration en toxines lipophiles supérieure au seuil réglementaire dans le secteur de l'estran de la pointe de Pen Hir au cap de la Chèvre, dans les communes de Crozon et de Camaret-sur-Mer. Le préfet du Finistère a donc décidé l'interdiction de la pêche récréative et professionnelle, du ramassage, du transport, de l'expédition, de la purification, de la distribution et de la commercialisation de tous coquillages, en vue de la mise à la consommation humaine ainsi que le pompage de l'eau de mer à des fins aquacoles en provenance du domaine public maritime et des eaux maritimes dans ce secteur.

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Le plus grand éleveur de saumon au Canada Atlantique n’est pas norvégien mais canadien, Cook Aquaculture (> de 30.000 tonnes). Cette entreprise est accusée d’empoisonner la mer et de tuer les homards la première richesse des pêcheurs de cette région canadienne.

Lisez la réaction de Marie-Claude Lortie, journaliste en gastronomie, et les réactions des lecteurs du Québec… Il y a débat !

Du poison pour les saumons (Cyberpresse)

Si j’avais été chef de pupitre ou chef d’antenne ou lectrice de nouvelles, c’est cette nouvelle que j’aurais jouée en deuxième hier, juste après la suspension du procès Shafia. C’est mon collègue Charles Côté qui a écrit le troublant article.

“Trois hauts dirigeants de Cooke Aquaculture, plus grand éleveur de saumon du pays, font face à des accusations pénales. Ils sont soupçonnés d’avoir déversé un pesticide illégal dans les eaux du Nouveau-Brunswick pour lutter contre un parasite du saumon.”

Pourquoi jouer la nouvelle si gros ?

Pour réveiller un peu la population, bon sang !

Partout autour de moi je vois du saumon d’élevage et des gens qui en mangent sans se poser la moindre question, alors que voilà des années que les journalistes et les groupes environnementaux s’évertuent à leur dire que les élevages sont tous sauf angéliques. Ils en train de bousiller les côtes de nos océans avec leurs grands parcs surpeuplés où doivent être constamment contrôlés maladies et parasites. Ils sont en train de menacer les espèces sauvages par contaminations puisque ces parcs d’élevage sont directement en mer. Aussi, veut-on vraiment manger du saumon soufflé à la moulée, “coloré” à la caroténoïde ? Et veut-on encourager une pisciculture où le nombre de kilos de poissons produits est moins élevé que le nombre de kilos en petits poissons et autres aliments marins nécessaires pour nourrir les élevages ?

Et veut-on manger de ce saumon quand on sait maintenant que le pesticide utilisés pour leur pisciculture tue les homards ?

Les accusations portées contre les éleveurs de poissons sont simples: on dit qu’ils ont utilisé une sorte de pesticide tellement forte pour débarrasser leurs saumons de parasites — des poux de mer, hyper répandus dans les élevages — que cela attaquait aussi les systèmes nerveux des crustacés des côtes. Je ne sais pas si vous vous rappelez d’une nouvelle étrange, il y a plusieurs mois, de milliers de homards morts probablement empoisonnés…

Donc voilà.

Voulez vraiment manger de ce type de saumon là ?...

------ 6 novembre 2011 ------

Algoculture/Conchyliculture et la Bio

Le 27 octobre 2011, il y avait 46 entreprises aquacoles certifiées Bio en France. Principalement des pisciculteurs de truites et bars, des algoculteurs et des crevetticulteurs de gambas (en marais). Le nombre a doublé en 1,5 an. Voir la liste sur le site de l'Agence Bio. Pas de conchyliculteur pour le moment ?

Réflexion d’Olivier Bourtourault d’Aleor, société d’algoculture basée en Côtes d’Armor, sur l’algoculture Bio et plus généralement sur l’aquaculture Bio en mer ouverte et les critères d'attribution (basés sur les techniques agricoles)...

Oh Label Bio

Le 5 août 2009, la commission européenne adoptait le règlement n°710/2009 (accessible ici), donnant les critères d’éligibilité des algues au label BIO.

Ce règlement donne le cadre, mais pour qu’il ait pu être appliqué en France, et qu’une entreprise française ait pu commercialiser des algues labélisées BIO, il a fallu que l’INAO établisse un cahier de lecture précisant les critères sur les milieux, produits et méthodes à contrôler par les organismes certificateurs (OC) permettant cette labélisation en France, en coordination avec ces derniers, mais aussi les entreprises et organisations professionnelles, les agences de l’eau et autres institutions de surveillance du littoral.

Cela a pris 20 mois, 20 mois durant lesquels nous avons vécu les vicissitudes administratives malheureusement classiques, nous avons été amenés à fournir des éléments bancals en réponse à des questions ineptes, à nous substituer aux organismes publics pour fournir certains éléments objectifs, avons assuré les navettes entre les différents services concernés, enfin pas trop concernés… mais là n’est pas le sujet. En effet, 20 mois plus tard, aleor reçoit un des premiers certificats attribués en France pour la production d’algues marines labélisées BIO.

Tout est bien qui finit bien ? Ce label, maintenant opérationnel, pose pourtant questions, je vous propose à mon tour un petit guide de lecture.

Dites plutôt l’esprit de LA BIO, comme les initiés… Il s’agit de contrôler les intrants volontaires et involontaires pour les matières premières alimentaires cultivées ou élevées. Le label a été créé en réaction à l’augmentation des quantités de produits chimiques auxquelles sont exposés les aliments avant qu’ils n’arrivent dans nos assiettes....

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Première contradiction pour les algues, la plus évidente : comment peut-on se targuer de contrôler la composition de l’eau de mer à un endroit précis ? Sur nos côtes, nous vivons des marées de 10 mètres d’amplitude, et des courants de plus de 6 noeuds 4 fois par jour. L’eau de nos littoraux est à chaque instant le résultats de mélanges, brassages, marées, affluants et influences très complexes. Alors, si je peux produire un historique qui prouve que sa composition est bonne et l’a été, je ne peux pas prouver qu’il en sera de même demain. Je ne maîtrise pas les intrants du milieu que j’exploite....

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Corollaire intéressant : la période de conversion. Pour les cultures terrestres, cela correspond au temps jugé nécessaire pour que la terre dans laquelle on cultive se soit débarrassée des traces de traitements chimiques appliqués avant la conversion au BIO. Il est estimé à 3 ans, 3 années durant lesquelles le cultivateur doit se plier aux méthodes BIO, sans pouvoir commercialiser ses produits sous le label BIO. Ce point est souvent bloquant et explique la réticence de beaucoup d’agriculteurs à se « convertir ».

On m’a posé la question pour la mer : « Quelle période vous semblerait pertinente pour une conversion en mer ? ». J’ai répondu « Au grand maximum, 6 heures ». Bah oui, une demi marée. Inacceptable pour l’administration, ça ne ferait pas sérieux, pourtant l’argument est entendu, compris, accepté, alors ils ont tranché, ce sera 6 mois. Ca ne correspond à rien, mais c’est maintenant la règle. « Ne vous en faîtes pas, puisque la labélisation peut être rétroactive, et puisque les algues séchées se conservent, finalement, ça n’a aucun impact pour vous, ça ne fait que retarder vos ventes. »

Suite et article intégral....

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Salon Bio Marjolaine 2011

Salon Bio Marjolaine 2011 : les solutions existent, à nous de les faire vivre !

36ème édition du 5 au 13 novembre 2011 au Parc Floral de Paris

Du 5 au 13 novembre 2011 au Parc Floral de Paris, le salon Marjolaine et ses 550 exposants partent à la rencontre d’un public de 75.000 visiteurs, sensibles aux enjeux écologiques et à la consommation responsable. Un public a la recherche de produits authentiques, de terroirs, respectueux de l’environnement et de la santé mais aussi en quête d’informations. De l’agriculture à l’énergie en passant l’économie, les sciences ou la préservation biodiversité à Marjolaine on s’interroge : quelles solutions pour demain et comment les faire exister ? En tant que citoyen nous avons notre mot à dire, ne l’oublions jamais ! Suite surCdurable

Pour accéder au site su Salon, cliquer Marjolaine 2011

------ 6 novembre 2011 ------

Le marché de l'algue en plein essor (TF1)

Résumé : On parle bien souvent des conséquences désastreuses des algues, mais depuis quelques années, le marché de l'algue connait un rebond inattendu : de la cosmétique à la gastronomie, c'est une filière économique en plein essor. Une activité complémentaire à la conchyliculture...

Basée dans les Côtes d'Armor, la société d'algoculture Aleor cherche des collaborateurs....

Chaco, quand la culture d’algues s’invite chez les conchyliculteurs (Aleor)

Un projet collectif qui affiche ses premiers résultats

CHACO (Co-culture Huitres-Algues sur Concessions Ostréicoles) est un projet dans lequel aleor a une place déterminante. Vous pouvez accéder à une description complète de ce projet ici. Nous vivons actuellement les premières récoltes issues de ce test, qui sera conclu par une restitution avec le CNC et le CEVA le 9 juin. Mais le sujet intéresse déjà, et suffisamment pour que la presse locale en fasse sa une cette semaine.

L’accroche utilisée par la journaliste, »pour sauver son emploi », n’est certes pas la plus aspirationnelle, mais elle reflète bien la réalité, et la nécessaire diversification actuelle de certains ostréiculteurs, heurtés par la mortalité des juvéniles d’huîtres.

Je vous laisse lire l’article dans son intégralité pour découvrir la teneur exacte du propos mais cette une est révélatrice de l’intérêt croissant pour ce qui est maintenant enfin perçu comme une filière industrielle en plein essor, et au devenir prometteur....

------ 5 novembre 2011 ------

Pétoncle japonais, première pêcherie chinoise à prétendre à l'écolabel MSC

La pêcherie de pétoncles de Zhangzidao est désormais la première pêcherie chinoise à entrer en phase d’évaluation du programme du Marine Stewardship Council. (image google de l'archipel de Zhangzidao situé au nord-est du grand port de Dalian)

Située au Nord de la Mer Jaune, la pêcherie est gérée par le Groupe Zhangzidao Fishery à Dalian. Chaque année, cette pêcherie produit plus de 60.000 tonnes de pétoncles japonais (Patinoplecten yessoensis) pêchés en plongée ou à la drague. Ils sont ensuite essentiellement vendus en frais sur le marché local ainsi qu’en Corée, puis en surgelés en Amérique du Nord et en Australie. L’évaluation de cette pêcherie va porter sur les opérations de pêche en plongée et à la drague durant une année, ainsi que sur ses méthodes de collecte de naissains sauvages et sur ses techniques d’élevage de naissains d’écloserie.

Coté en bourse, "Zhangzidao Fishery Group" est une société intégrée de pêche et d'aquaculture qui couvre toutes les activités depuis l'écloserie jusqu'au négoce. En possession de 70.000 hectares de concessions maritimes, le groupe s'appuie sur la production de 6 écloseries d'une capacité annuelle de 800 millions de pétoncles (3 cm), 10 millions de concombres de mer et 15 millions de naissains d'ormeaux.

L’évaluation de la pêcherie de pétoncles sera réalisée par l'organisme indépendant de certification Moody Marine Ltd et elle devrait être terminée à la fin de l’année 2012.

Elevage de pétoncles en baie de Bohaï à côté de la Mer Jaune

La satisfaction du "PDG"

Monsieur Wu Hou Gang, Président du Comité d’administration du Groupe Zhangzidao Fishery de Dalian, explique : « Les pratiques de pêche non durables ont, sans aucun doute, des effets néfastes sur l’environnement marin. Les consommateurs et acheteurs de produits de la mer en sont de plus en plus conscients et sont en attentes de solutions durables. »

« C’est pourquoi, la durabilité de nos pratiques est au cœur des préoccupations du Groupe Zhangzidao Fishery de Dalian, et nous mettons en place, dans nos pêcheries, des mesures qui contribuent à la protection de l’environnement marin. Nos méthodes de pêche en plongée ont très peu d’impacts sur l’écosystème environnant, et nous modernisons régulièrement nos dragues pour minimiser leur impact sur les fonds marins. Cette année, à la Réunion Annuelle des Nouveaux Champions (organisée par le Forum économique mondial), notre organisation a été sélectionnée, parmi plus de 10 millions d’entreprises du monde entier, comme l’une des 16 entreprises leaders dans le développement durable. »

« Nous considérons la certification MSC comme une preuve de durabilité de nos pratiques de pêche car ce programme de certification est largement reconnu comme le plus rigoureux pour les pêcheries à recrutement assisté. De plus en plus de marchés internationaux cherchent des produits de la mer certifiés MSC et, si nous obtenons la certification, nous pensons que le label MSC apportera une valeur ajoutée à notre marque, et nous ouvrira de nouveaux marchés », conclut Wu Hou Gang.

Le MSC accueille avec satisfaction cette première pêcherie chinoise dans son programme... De belles perspectives en vue dans le plus grand pays halieutique du monde !

Source : Une première pêcherie chinoise s’engage dans le programme d’évaluation du Marine Stewardship Council

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Installation en Cultures Marines

Réglementation pour l’accession aux concessions maritimes

Texte de base : Décret n° 83-228 du 22 mars 1983 fixant le régime d'autorisation des exploitations de cultures marines

Dernière version : Décret n° 2009-1349 du 29 octobre 2009 modifiant le décret n° 83-228 du 22 mars 1983 fixant le régime de l'autorisation des exploitations de cultures marines

Pour accéder au texte législatif, cliquer : Légifrance

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La prise en compte des cultures marines dans les plans locaux d’urbanisme (PLU)

Les cultures marines ont incontestablement une place à part sur le littoral. Le législateur a fait de sa préservation et de son développement l’un des objectifs de la politique d'aménagement (c. env., art. L. 321-1). C’est la seule activité économique que le législateur a érigée en destination fondamentale des plages, au même titre que leur usage par le public. C’est également, avec l’agriculture, la seule profession dont les intérêts sont spécifiquement représentés lors des procédures d’élaboration de plan local d’urbanisme. L’article L. 121-4 du code de l’urbanisme confère en effet la qualité de personne publique associée aux sections régionales de la conchyliculture.

De fait, la loi Littoral accorde une large place aux cultures marines et les zonages conchylicoles à terre ne sont donc guère contraints (1). Il reste toutefois une question pratique. Comment doit-on traduire la vocation conchylicole d’un espace ? La zone A du PLU qui prend la place de la zone NC des POS est-elle vraiment adaptée ? (2) La question du zonage en mer pose davantage de difficulté. Le PLU a vocation à couvrir cet espace, y compris le cas échéant par une zone dédiée aux cultures marines. Est-il pour autant obligatoire de prévoir une zone spécifique pour que l’autorisation d’occupation domaniale soit délivrée par l’État ? (3).

  1. Les zonages de cultures marines et la loi Littoral
  2. Quel zonage pour les cultures marines ?
  3. Le zonage des cultures marines en mer

Pour tous les détails : L’écriture des plans locaux d’urbanisme littoraux / Loïc Prieur, Maître de conférences à l'université de Paris IV - Avocat spécialiste en droit public et en droit de l'urbanisme au barreau de Brest

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Saint-Gilles-Croix-de-Vie : Un producteur d'huîtres, le dimanche (Ouest France)

Depuis le 23 octobre, Jean-Louis Lheriau est présent chaque dimanche matin, de 8 h 30 à 12 h 30, place du 8-Mai, près de la boulangerie, pour y vendre les huîtres et coquillages divers de sa production.

« Mon exploitation, à Bouin, est destinée à de la vente directe. Je fais donc les marchés... Je propose des huîtres, tous calibres, et coquillages qui se conservent bien... qui se remouillent facilement. C'est du frais, je les sors de l'eau le matin même de la vente... »

Ce sont ses voisins de marché à Saint-Gilles, les boulangers de la commune, qui lui ont suggéré de poser son étal, chaque dimanche, près de leur commerce. Après contact avec la municipalité qui se réjouit de cette initiative, « c'est un service supplémentaire avec des produits de qualité », l'ostréiculteur du port du Bec souhaite pérenniser ce rendez-vous hebdomadaire. Il prend aussi les commandes qu'il apporte, tout emballées, le dimanche matin....

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Après le saumon atlantique, la maladie ISA s'attaque au saumon sauvage du Pacifique !

Colombie-Britannique : Découverte d'un cas d'anémie infectieuse du saumon (ISA)

Vancouver - L'Agence canadienne d'inspection des aliments affirme qu'elle a découvert un autre cas présumé de saumon infecté, mais qu'il lui faudra plusieurs semaines pour effectuer les vérifications nécessaires.

L'organisme fédéral a confirmé cette semaine qu'un laboratoire de l'université de l'Île-du-Prince-Édouard avait détecté le virus de l'anémie infectieuse du saumon chez un saumon coho de la Colombie-Britannique. Un laboratoire du ministère de la Pêche et des Océans situé à Moncton, au Nouveau-Brunswick, travaille présentement à valider les résultats.

Les observateurs du débat qui oppose les propriétaires de fermes d'élevage de saumons et leurs détracteurs depuis près de 20 ans soutiennent que, si la présence de la souche européenne du terrible virus est confirmée, cette découverte pourrait fournir aux écologistes le prétexte qu'ils attendent depuis longtemps pour monter aux barricades.

Selon Peter Robson, l'auteur du livre «Salmon Farming: The Whole Story», si les échantillons testés présentement s'avèrent une variante du virus que l'on retrouve ailleurs dans le monde, cela pourrait causer beaucoup de tort à l'industrie canadienne du saumon puisque cela voudrait dire qu'une maladie aurait été importé au pays pour la première fois de l'histoire de ce secteur.

Cette nouvelle survient à un moment important en Colombie-Britannique. La Commission Cohen, qui examine les causes de la crise du saumon rouge (Sockeye) de la rivière Fraser en 2009, a en effet annoncé vendredi qu'elle tiendrait deux jours d'audience publique à la mi-décembre afin de recueillir des renseignements sur le virus, entendre de nouveaux témoins et recevoir de nouvelles preuves. Source : Métro

Remarque : La Colombie Britannique est la 4e zone d'élevage de saumon atlantique dans le monde, après la Norvège, le Chili, l'Ecosse (y compris Shetland). Beaucoup de pêcheurs de cet Etat canadien vivent de la pêcherie de saumon sauvage du Pacifique (Sockeye, Coho, Chum, Chinook,...) ; ils sont opposés à cet élevage de saumon atlantique qui a été développé depuis plus de 20 ans par les multinationales norvégiennes dans leur région.

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Du caviar produit en première suisse dans l'Oberland bernois (tdg.ch)

Si les 35.000 esturgeons vivant dans l'aquaculture de la Maison tropicale de Frutigen viennent de Sibérie, l'eau chaude qui leur sert d'élément naturel sort des profondeurs du Lötschberg. Sa température est maintenue grâce au climat ambiant particulier.

Si les 35'000 esturgeons vivant dans l'aquaculture de la Maison tropicale de Frutigen viennent de Sibérie, l'eau chaude qui leur sert d'élément naturel sort des profondeurs du Lötschberg. Sa température est maintenue grâce au climat ambiant particulier.

Lancé en 2005, l'élevage permet à présent de déguster du caviar sans agents conservateurs, indique la société productrice Oona. Salés selon la méthode traditionnelle, quatre types de qualité sont proposés au consommateur. Leur prix varie de 130 à 1530 francs le bocal, selon la qualité et la quantité contenue (30, 50, 125 ou 150 grammes).

La variété la plus chère développe un goût intense. Sélectionnée notamment selon sa couleur, elle est composée d'oeufs tendres de 2,6 millimètres au moins et constitue 5% de la production. Les autres sortes sont plus perlées et présentent une couleur, un goût et une dose de salaison différents.

La Maison tropicale de Frutigen emploie 80 personnes. Son effectif d'esturgeons passera à 60.000 l'an prochain.

------ 4 novembre 2011 ------

Narbonne. Les 'spéciales' de l'île Saint-Martin sont annoncées (L’Indépendant)

Le salin de Gruissan, c'est de la Fleur de sel de Gruissan, mais encore des sels aromatisés en vente sur place, à la boutique, c'est encore la Cambuse du saunier, l'un des succès de la saison estivale écoulée.

Mais c'est aussi un véritable savoir-faire pour ce qui est de l'élevage et de l'affinage des huîtres. Les jeunes huîtres, sélectionnées avec soin, sont élevées en nurseries. À leur adolescence, elles sont mises en milieu ouvert, une transhumance au cours de laquelle elles atteignent leur pleine maturité. Elles réintègrent ensuite le salin où elles sont affinées sur les tables salantes.

Dans le cadre de la production 'made in Salin de Gruissan', il y a la Spéciale de l'île Saint-Martin : huître charnue, croquante en bouche, au léger goût de noisette, pourvue d'une coquille dure et d'une nacre de qualité qui lui assurent une meilleure conservation hors d'eau.

Cette 'Spéciale' est annoncée pour la semaine prochaine qui correspond, comme chacun sait, à l'été de la Saint-Martin, parfois le bien nommé....

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Microalgues : l'industrialisation ne se fera pas avant une dizaine d'années (actu-environnement.com)

De plus en plus médiatisée, la production de biocarburant à partir de microalgues pourrait être une des réponses aux problèmes énergétiques actuels. Jean-Paul Cadoret, directeur de laboratoire à l'Ifremer, fait un point sur cette ressource, pleine d'avenir.

Actu Environnement : Qu'appelle-t-on microalgues ?

Jean-Paul Cadoret : Les microalgues sont des organismes microscopiques qui poussent par photosynthèse en transformant l'énergie solaire en énergie chimique. Avec plusieurs centaines de milliers d'espèces dans tous les océans, ces algues présentent une biodiversité très importante qui constitue un réel potentiel exploitable par la recherche et l'industrie. Certaines de ces espèces peuvent accumuler le carbone absorbé sous forme de lipides, principalement triglycérides, dont la teneur peut atteindre jusqu'à 80 % de la matière sèche. Une valeur bien supérieure à celle des espèces oléagineuses terrestres et qui permet d'envisager l'utilisation de ces microorganismes pour produire des biocarburants dits de troisième génération. En raison du contexte énergétique actuel, une grande majorité des programmes de recherche se concentre sur cet emploi qui est de plus en plus médiatisé. Mais les secteurs de la pharmaceutique et de l'agro-alimentaire étudient également la possibilité d'utiliser les molécules contenues dans ces microalgues, notamment les Oméga 3 et les antioxydants.

AE : En ce qui concerne la production de biocarburant, quels sont les avantages de ces microalgues ?

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Pectiniculture : La mariculture passe à l'échelle industrielle en Gaspésie (lesaffaires.com)

La mariculture québécoise a un nouvel espoir : il s'agit de Jean-Philippe Hébert, un jeune entrepreneur de 31 ans qui pilote un projet de 5,7 millions de dollars (M $) dans la production de pétoncles à Gaspé et à Newport, dans la Baie des Chaleurs. Fermes marines de Gaspé sera la première entreprise d'aquaculture gaspésienne à pouvoir produire à une échelle industrielle, toute l'année.

Jean-Philippe Hébert a déjà immergé un demi-million de pétoncles dans des plateaux superposés dans la Baie de Gaspé en 2009. Et en attendant de les mettre en marché au printemps prochain, il était surtout occupé, l'été dernier, à superviser le chantier de la grande écloserie, qui ouvrira bientôt à Newport. Ce sera un bâtiment techno, où toute la production sera automatisée pour réduire les besoins en main-d'oeuvre et pouvoir concurrencer les mariculteurs asiatiques. L'écloserie, chauffée par géothermie et énergie solaire, pourra mettre au monde 25 millions de naissains (larves de mollusques) par année ; c'est énormément plus que ce que pourrait donner l'approvisionnement naturel.

«On a l'intention d'ensemencer 10 millions de pétoncles par année à Gaspé et 10 millions à Newport sur nos sites d'élevage en mer. Le reste de la production de l'écloserie sera réservé à la vente à d'autres éleveurs et à un projet de réensemencement des fonds, en collaboration avec les pêcheurs de pétoncles», raconte le jeune entrepreneur, qui n'exclut pas la possibilité de produire d'autres espèces de mollusques dans l'écloserie.

Les conditions idéales...

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Un géant de l'aquaculture accusé d'empoisonner la mer (cyberpresse.ca)

Selon ce qu'affirme Environnement Canada, Cooke Aquaculture aurait utilisé de la cyperméthryne pour combattre le pou de mer, parasite s'attaquant au saumon. Ce pesticide, qui est notamment l'ingrédient actif de l'insecticide Raid, attaque tous les crustacés en touchant leur système nerveux.

Trois hauts dirigeants de Cooke Aquaculture, plus grand éleveur de saumon du pays, font face à des accusations pénales. Ils sont soupçonnés d'avoir déversé un pesticide illégal dans les eaux du Nouveau-Brunswick pour lutter contre un parasite du saumon.

Les trois hommes, le PDG Glenn Cooke, le vice-président Micheal Smurda ainsi qu'un autre dirigeant, Randall Griffin, ont été accusés mardi, tout comme une filiale de l'entreprise, Kelly Cove Salmon.

En tout, ils font face à 11 chefs en vertu de la Loi fédérale sur les pêches. Pour chaque chef, ils sont passibles d'une amende de 1 million de dollars pour une première infraction, ou de 1 million et trois ans d'emprisonnement en cas de récidive.

Cooke Aquaculture distribue du saumon d'élevage partout au Canada sous les marques Heritage Salmon et True North Salmon Company.

Selon ce qu'affirme Environnement Canada, l'entreprise aurait employé de la cyperméthryne pour combattre le pou de mer, parasite du saumon. Ce pesticide, qui est aussi l'ingrédient actif du Raid, attaque tous les crustacés en touchant leur système nerveux.

Depuis quelques années, les pêcheurs de homards se sont plaints de retrouver leurs homards morts ou paralysés dans les cages ou les viviers.

«Les accusations font suite à deux enquêtes qu'Environnement Canada a ouvertes en novembre 2009 et février 2010 après des épisodes de mortalité de homards et l'usage présumé de pesticides à base de cyperméthryne», a expliqué Robert Robichaud, d'Environnement Canada.

«Ce qu'Environnement Canada allègue, c'est que Kelly Cove Salmon et les trois individus ont relâché ces pesticides dans Mace's Bay, Passamaquoddy Bay ainsi que dans les eaux entourant Deer Island et Grand Manan entre novembre 2009 et novembre 2010.»

Saumon d'élevage...

------ 3 novembre 2011 ------

5@huîtres à la Société des arts technologiques

Pour ceux qui sont à Montréal ce soir....

Le Foodlab de la Société des arts technologiques (SAT) ouvre officiellement ses portes ce jeudi soir, avec un «5 à huîtres».

En rodage depuis deux semaines, le nouveau laboratoire culinaire de la SAT propose une formule se rapprochant de l'aperitivo à l'italienne, où le prix du «boire» comprend de jolies petites choses à manger.

Avec leur carte de petits plats, les chefs Seth Gabrielse et Michelle Marek explorent un nouveau thème chaque semaine. Il y a d'abord eu les courges, puis les marrons et les pommes. Pour l'inauguration, le tandem s'intéresse aux huîtres.

Au prix fixe de 20 $, le «cobaye consentant» du labo aura droit à un verre de vin et à une demi-douzaine de nobles mollusques. Des bouchées à base d'huîtres seront également vendues à la carte. Si le temps le permet, la fête se déroulera en partie sur la grande terrasse adjacente à la salle à manger. Source : Cyberpresse

Pour plus d'informations, cliquer Foodlab

Société des arts technologiques (SAT)

Fondée en 1996, la SAT est un centre transdisciplinaire de recherche et création, de production, de formation et de diffusion voué au développement et à la conservation de la culture numérique.

Lieu de convergence, elle rassemble la communauté des chercheurs et créateurs utilisant les technologies numériques à travers ses programmes de recherche, de prototypage, de production, de formation, d’édition et d’échanges publics. Elle favorise ainsi la création, l’avancement scientifique et le transfert des connaissances. Elle développe alliances stratégiques et partenariats avec des organismes culturels, des institutions de recherche et d’enseignement et des sociétés privées et ce, tant à l’échelle locale et nationale qu’internationale.

Elle offre aux initiés et non-initiés un lieu de rencontre, un contexte pratique pour développer des projets novateurs et questionner les enjeux actuels liés aux nouvelles technologies. La fréquentation de la SAT par une clientèle variée confirme son positionnement exceptionnel et sa capacité à faire le pont entre le milieu des arts (festivals, compagnies de théâtre, centres d’artistes, musées, etc.), des établissements d’études supérieures (informatique, communications, génie, etc.) et de l’industrie (cinéma, jeux, logiciels, etc.)....

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Toujours au Québec…

Angèle Dubeau et l’École de musique de Lanaudière, pour une 5e édition du souper d’huîtres!

Le vendredi 18 novembre prochain à 18 h 00, l’École de musique de Lanaudière (ÉML) vous convie à la 5e édition de sa dégustation d’huîtres, soirée-bénéfice qui se tiendra à L'Académie d'hôtellerie et de tourisme de Lanaudière de l’École secondaire Barthélemy-Joliette. C’est avec grande fierté que cet évènement se tiendra sous la présidence d’honneur d’une ancienne élève de l’École de musique, Madame Angèle Dubeau, violoniste d’origine Lanaudoise de renommée internationale. De plus, les invités auront la possibilité de partir avec des œuvres d’art et des objets de toutes sortes qui seront mis aux enchères dans un encan silencieux le tout dans une ambiance musicale sans pareil sur des aires interprétés par des élèves de l’école… Suite

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Pêche durable : le pays d’Auray à Bruxelles ce jeudi (Ouest France)

Le pays d’Auray participe à un programme européen pour le développement durable des zones de pêches. L’association Cap 2000 animée par Pierre-Yves Roussel part demain à Bruxelles pour y exposer le travail exemplaire de son association. L’association Cap 2000 rassemble des ostréiculteurs, agriculteurs, des techniciens de la qualité de l’eau et des collectivités. Leur objectif ? Multiplier les contrôles de la qualité de l’eau et tracer les causes de pollution très locale....

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L'emploi ostréicole attire toujours (Sud Ouest)

Hier, environ 400 candidats sont venus postuler aux emplois saisonniers.

Hier, dès 14 h 30, quelque 250 personnes attendaient l'ouverture des portes du Foyer d'activité culturelle de La Tremblade où se tenait, cette année, le forum consacré à l'emploi saisonnier ostréicole.

Pour la circonstance, Pôle Emploi (1), à l'initiative de cette manifestation annuelle, avait réuni une quinzaine d'entreprises ostréicoles locales, dont cinq trembladaises.

Un forum particulièrement attendu par les différents acteurs, comme le précisait Jacques Cocheryl, directeur de Pôle Emploi Royan : « Notre objectif est, avant tout, de mettre en contact demandeurs d'emplois et employeurs saisonniers, à une période où se concentrent les commandes d'expédition d'huîtres. »

Les ostréiculteurs réalisant 50 % de leur chiffre d'affaires en fin d'année, c'est donc pour eux l'occasion de sélectionner une main-d'œuvre précieuse. Et, cette année, il y a fort à parier que, pour les quelque 400 postulants venus à la rencontre des employeurs, l'entretien fut positif.

C'était le cas de M. Rousselot, ostréiculteur à La Tremblade : « Les entretiens m'ont permis de satisfaire à mes objectifs. » Soit une trentaine d'emplois fermes. Car, pour lui, pas besoin d'essai, « à chaque poste correspond un profil bien précis ».

Ce qui ne semble pas vrai dans tous les cas, car « le travail est dur, s'effectuant la majorité du temps dans l'humidité et le froid, du ramassage au conditionnement », et des essais s'imposent souvent…

Moins de femmes…

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Stratégie nationale de gestion du trait de côte, du recul stratégique et de la défense contre la mer

Propositions pour une stratégie nationale de gestion du trait de côte, du recul stratégique et de la défense contre la mer, partagée entre l'Etat et les collectivités territoriales

Rapport présenté par Alain Cousin, Député de la Manche

Novembre 2011

Trait de Côte : Alain Cousin rend son rapport à la Ministre

5 réunions, des dizaines d’auditions de spécialistes d’horizons divers et variés, c’est le travail que le groupe de travail pluri-disciplinaire que j'ai animé a effectué ces derniers mois pour établir des propositions concrètes au ministre relatives à ce que l’on appelle « le Trait de Côte ».

Depuis des dizaines d’années, la défense contre la mer et les effets de l’érosion ont été gérés « en local ». Ces dispositifs, de génie civil parfois très efficaces, ont parfois eu pour conséquences de déplacer les zones d’érosion.

Au terme de ce travail collectif, il ressort que notre pays doit se doter d’une politique globale de gouvernance de l’espace littoral.

Cette nouvelle vision que nous devons avoir au niveau national met en relation des problématiques d’urbanisme, d’aménagement du territoire, de gestion des écosystèmes côtiers, de prévention des risques, de politiques foncières ou de gestion du domaine public maritime. Il est un sujet éminemment politique, car il engage, par les aménagements que nous réalisons aujourd’hui sur le littoral, les générations futures.

Dans le rapport, que je viens de rendre à Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, je propose plusieurs objectifs, une méthode et un mode de financement.

Un mode de financement et une concertation qui ne peuvent qu’être partagés avec les acteurs locaux de l’aménagement du territoire.

D’ici la fin de l’année, j’accompagnerai la Ministre sur le terrain pour énoncer ce qui sera, demain, la nouvelle gouvernance de l’espace littoral. Source : Blog Alain Cousin

Conformément aux engagements du Grenelle de la mer, le rapport propose une feuille de route nationale en matière de lutte contre l’érosion côtière et le recul du trait de côte, limite entre la terre et la mer.

La tempête Xynthia, qui a durement frappé le littoral charentais au printemps 2010, a souligné la nécessité pour l’Etat et les collectivités locales de disposer sur tout le littoral d’une vision à moyen et long terme de l’évolution du trait de côte.

Installé en décembre 2010, le groupe de travail présidé par le député Alain Cousin, comprenait des représentant des cinq collèges du Grenelle de la mer (Etat, collectivités, ONG, syndicats, professionnels). Il a permis l’adoption de propositions concrètes et très opérationnelles, partagées par tous les acteurs.

Elles s’articulent autour de quatre axes :

  1. Doter la France d’un outil d'observation de l’évolution du trait de côte et identifier, pour chaque façade maritime, des « zones à érosion forte » où l’action publique sera priorisée.
  2. Dans ces territoires à érosion forte, élaborer des « stratégies locales » partagées entre les acteurs (État, collectivités territoriales, propriétaires privés ou réunis en associations...) en s'appuyant sur les responsabilités et les compétences de chacun.
  3. Sur l’ensemble du littoral français, renforcer la prise en compte de l’érosion côtière dans les documents de planification et d’urbanisme, dans les plans de prévention des risques et dans les autorisations d’occupation du domaine public maritime.
  4. Lancer un appel à projets, au bénéfice des collectivités locales pour expérimenter les solutions de « repli stratégique » et de « relocalisation des biens et des activités ».

Le rapport présente également un guide méthodologique à destination des collectivités locales, afin que la gestion du trait de côte soit pleinement intégrée dans leurs différents documents d’urbanisme.

« Alors que les tempêtes récentes comme Xynthia nous rappelle que notre littoral est vulnérable aux risques naturels, le rapport dessine des orientations claires et directement opérationnelles », a déclaré Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET. « Elles seront intégralement reprises dans la future stratégie nationale de gestion du trait de côte, que je présenterai d’ici janvier ».

Télécharger le document : Trait de Côte

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Mornac-sur-Seudre : L'Huître pédagogique veut créer une expo à ciel ouvert (Sud Ouest)

Un bilan d'activités bien fourni, de nouvelles initiatives et un cap toujours fixé sur la valorisation culturelle du milieu côtier, tel a été le constat de l'assemblée générale de la dynamique association L'Huître pédagogique. La réunion s'est tenue fin octobre, à Mornac, dans la foulée des Rencontres d'automne du Pays de Seudre.

D'entrée, les objectifs et l'esprit de l'association étaient rappelés par le président Roger Cougot : « L'Huître pédagogique n'a rien d'un club d'usagers qui agirait pour ses adhérents. Ses réalisations et ses démonstrations ne lui appartiennent pas. Ce sont des contributions à la mise en valeur du patrimoine de Mornac, du Pays de Seudre et plus largement du littoral charentais. »

Une affluence record

Côté bilan, l'association, forte de ses 173 adhérents, a connu une année 2011 particulièrement fournie. Ce sont des activités toujours bien ciblées sur le milieu, ouvertes au public, auxquelles s'ajoute le travail bénévole d'entretien des deux sites de démonstration sur le marais et les nombreux déplacements à l'extérieur. Outre les visites et démonstrations, l'exposition du mois d'août a connu une affluence record avec plus de 9 500 visiteurs en quatre semaines. De plus, cette année, quatre documents sur le terroir et les métiers du marais de Seudre ont été mis en ligne sur le site Internet (http://www.l-huitre-pedagogique.com).

Un conseil renforcé...

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Boulogne. Projet d'aquaculture : les Verts veulent des garanties et plus de transparence (La Voix du Nord)

Pour dépolluer le site de l'ex-Comilog, les Verts proposent d'utiliser des plantes qui absorbent la pollution.

Boulogne-sur-Mer souhaite développer la filière aquacole et a obtenu le feu vert de la Caisse des dépôts pour développer une plateforme d'innovation des produits aquatiques. Comme projet-phare, l'installation d'une ferme aquacole. Mais où ? Et dans quelles conditions ? Ce sont les questions que se posent les Verts de Boulogne.

« On voudrait attirer l'attention des porteurs de projet et des citoyens », explique Fanny Puppinck, porte-parole d'EELV. « Dans un contexte de forte croissance démographique et d'augmentation de la demande alimentaire », les fermes d'aquaculture présentent des avantages aux yeux des Verts. Mais ils veulent en savoir plus sur le projet. Pour l'instant deux sites sont pressentis : l'ex-Comilog à Capécure et l'Hoverport au Portel. Pierre Coppin, conseiller municipal au Portel, s'oppose à l'implantation de la ferme aquacole sur le site de l'Hoverport. « Ce projet de 2,5 hectares dénaturerait à jamais la plage, l'une des plus belles du coin. »

Encore trop de pollution sur l'ex-Comilog...

------ 2 novembre 2011 ------

Colloque Innovation Alimentaire Durable

Colloque Innovation Alimentaire Durable

Jeudi 24 novembre 2011

Rennes/Bretagne/France

Le développement durable est aujourd’hui de plus en plus prégnant dans les stratégies et le quotidien de vos entreprises ou de vos laboratoires. Par ailleurs l’innovation est l’ingrédient essentiel de la compétitivité et de la création de richesse. Mais comment articuler ces deux approches ? C’est la question à laquelle nous apporterons des éclairages à la fois prospectifs et très opérationnels, lors de ce 5ème colloque annuel.

Venez imaginer vos aliments de demain lors de cette journée au format unique à ne pas manquer !

Inscrivez-vous au colloque "Innovation alimentaire durable" & aux Rencontres d’affaires AgrETIC !, cliquer Valorial

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L'aquaculture pour nourrir la planète (La Voix du Nord)

Nous sommes 7 milliards sur terre depuis lundi. Nous serons 9 milliards en 2050. Nous, habitants des pays du Nord, représentons 20 % de la population mondiale mais consommons 80 % des richesses de la planète. Si les pays du Sud font pareil, on va dans le mur. Pratiquer l'agriculture de façon intensive pour nourrir la planète va détruire les sols qui seront saturés d'engrais prédisent les spécialistes. La mer, déjà surexploitée pour certaines espèces, n'a pas de ressources suffisantes. Parmi les solutions : développer l'aquaculture en maîtrisant son impact sanitaire. Un poisson sur deux consommé aujourd'hui en est issu. Boulogne ne veut (doit) pas rater ce virage agroalimentaire.

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Premières dégustations d'huîtres du bassin d'Arcachon

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Le pêcheur à pied répond du vol de 12 tonnes d'huîtres (Sud Ouest)

Son avocate plaide la relaxe et parle de glanage au large de Boyardville.

Le pêcheur à pied professionnel n'avait pas rechigné à la tâche en février dernier lorsqu'il avait prélevé avec trois amis, pas moins d'une douzaine de tonnes d'huîtres sur une concession située au large de Boyardville (Saint-Georges-d'Oléron). Un beau filon.

L'opération, menée à l'aide d'une barge et en quatre voyages, l'avait été au vu de tous mais sans doute pas au su de l'ostréiculteur qui exploitait le site. Ayant connaissance que la revente patentée de ses bivalves se faisait sur les marchés par le pêcheur à pied, il déposait plainte à la gendarmerie. La procédure engagée débouchait lundi devant le tribunal correctionnel.

« Huîtres pas travaillées »....

(....)

Le procureur de la République ne l'entendait pas de cette oreille. Considérant que le délit était constitué, il requérait douze mois d'emprisonnement dont six avec sursis. Le jugement a été mis en délibéré au 22 novembre.

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Arvert : Intronisés pour honorer l'huître (Sud Ouest)

La Confrérie s'est réunie sur la scène de la salle des fêtes d'Arvert, samedi dernier, pour affirmer « qu'il n'existe pas dans la nature un aliment plus complet, plus sain, plus fin que l'huître » et de conclure sur ces mots : « Si Dieu fit l'huître, c'est l'homme qui fit la Marennes ».

La confrérie des Galants de la Verte Marennes a vu le jour en 1954, avec pour Grand-Maître Jean-Marc Metreau. Son but est de prôner, auprès du plus grand nombre d'auditeurs, la qualité de l'huître verte de Marennes.

Assistée de Michel Priouzeau, maire d'Arvert, la Confrérie invite les deux récipiendaires à se présenter : Yves Perrochain et Thierry Leques....

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Ain : À l’aquaculture Liatout, carpes ou brochets finissent en filets ou rillettes (Le Progrès)

Saint-Marcel-en-Dombes. Créée en 1895, l’entreprise familiale est spécialisée dans la transformation du poisson de Dombes. Dégorgé, désarrêté et effilé, il partira jusqu’en Angleterre.

Après sa pêche, le poisson dombiste doit être transformé. Une activité peu connue qui concerne quatre entreprises dans l’Ain et qui fait travailler une petite centaine de personnes. L’une des plus anciennes est la maison Liatout, installée à Saint-Marcel-en-Dombes depuis 1895, dirigée par Eric et ses trois fils.

Arrivés des pêches d’étangs, carpes ou brochets sont placés dans des bassins en eaux vives. « Leur séjour va leur permettre de se dégorger, perdre leur goût de vase. On pêche selon la demande. Les poissons vont servir au repeuplement ou à leur transformation dans les ateliers. La plus grosse production -85 %- touche à la carpe. Le poisson idéal pour la réalisation des filets est de 1 à 2 kilos », explique Baptiste. Les « mèmères », elles, finiront en terrines ou rillettes, alors que les déchets termineront en aliments pour chats ». Tout juste pêchée, la carpe est électrocutée à faible courant dans les ateliers, pour lui éviter un stress et lui laisser un goût de chair optimal. Sa peau retirée, la carpe est ensuite désarrêtée avant sa transformation en filets. Vient alors l’heure de son conditionnement avec des indications maximales sur sa traçabilité, la date de pêche, de transformation mais aussi le nom de la commune et de l’étang où elle a été pêchée. Pour les rillettes, l’entreprise travaille avec le lycée agricole des Sardières avec qui elle a réalisé neuf recettes. Toute la production est ensuite proposée aux restaurateurs, poissonneries, grossistes et grandes surfaces.

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Représentation des pensionnés de la marine marchande au sein du conseil d'administration de l'ENIM (Sénat)

Question écrite n° 18024 de M. Philippe Paul (Finistère - UMP) publiée dans le JO Sénat du 07/04/2011 - page 846

M. Philippe Paul attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur l'absence de représentation des pensionnés de la marine marchande au sein du conseil d'administration de l'Établissement national des invalides de la marine (ENIM).

Cette exclusion interpelle les 122 000 pensionnés concernés qui s'estiment dessaisis de tout droit de regard sur le fonctionnement et les grandes décisions engageant l'avenir de leur caisse de retraite.

Il lui demande les intentions du Gouvernement pour corriger cette situation.

Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement publiée dans le JO Sénat du 27/10/2011 - page 2757

Le décret n° 2010-1009 du 30 août 2010 relatif à l'organisation administrative et financière de l'Établissement national des invalides de la marine (ENIM) a abrogé le conseil supérieur de l'ENIM et créé, avec le conseil d'administration, une nouvelle gouvernance. La composition du conseil d'administration de l'ENIM et la nomination de ses représentants sont prévues au titre II du décret. Parmi ces représentants figurent les organisations professionnelles maritimes des quatre grands domaines d'activité maritime : cultures marines, commerce, pêche et plaisance professionnelle. Les associations de pensionnés ne sont pas représentées expressément au sein de ce conseil ; toutefois, les organisations professionnelles maritimes contribuent, dans l'intérêt du monde maritime, à la défense de tous les marins, y compris des marins retraités. De plus, les associations de pensionnés seront représentées dans le futur conseil supérieur des gens de mer, avec un nombre de représentants identique à celui de l'ancien conseil supérieur de l'ENIM. L'ENIM ne méconnaît pas le rôle des associations de pensionnés très actives pour la défense des intérêts de tous les pensionnés. Leurs demandes sont toujours examinées de manière très attentive, comme en témoigne la politique sociale développée par l'ENIM en faveur des pensionnés.

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La Rochelle : Escale rétaise pour la licence E-tourisme (Sud Ouest)

Sur le terrain, les étudiants en apprentissage ont rencontré des professionnels.

Une rentrée 2011 pas comme les autres pour les douze apprentis de la licence professionnelle E-tourisme proposée par l'IUT de La Rochelle, D'abord, parce que c'est la première promotion lancée exclusivement en alternance sous contrat d'apprentissage. Ensuite, parce que l'innovation pédagogique est largement au rendez-vous.

En effet, les responsables de la formation, Axel Bringer et Frédérique Rico, annoncent d'emblée la couleur : « Pas question d'entamer ce cursus universitaire de manière classique. Cette formation uniquement en apprentissage se doit d'être en lien étroit avec les milieux professionnels concernés ».

Marennes, Rochefort, Ré

C'est donc un séminaire « hors les murs » qui est proposé aux étudiants pendant une semaine dite d'intégration. Au programme, la rencontre de professionnels du tourisme dans différents lieux de la Charente-Maritime : Marais Poitevin, Cité de l'huître à Marennes, musée de la Marine et du Centre international de la mer à Rochefort pour appréhender l'intégration des nouvelles technologies dans ces lieux chargés d'histoire.

Au cours de ces séminaires, « les étudiants se doivent d'être curieux, d'être force de proposition, car ils jouent le rôle de consultants en tourisme. Dans quelques jours, ils remettront leurs conclusions concernant à une offre touristique groupée en Charente-Maritime qui incluera les technologies de l'information et de la communication (TIC) ».

On est en plein dans les objectifs de cette nouvelle licence : répondre aux demandes des professionnels du tourisme qui souhaitent adapter leurs services à l'évolution rapide des modes de consommation et aux nouveaux outils de communication.

Les territoires sur le web...

------ 31 octobre 2011 ------

Quand les revenus du pétrole sont investis dans l'élevage de saumon....


La demande mondiale de saumon ouvre des perspectives plus que juteuses pour des investisseurs comme le norvégien John Fredriksen, le principal actionnaire du plus grand éleveur de saumon au monde, Marine Harvest (Plus de 300.000 tonnes de saumon chaque année ndlr). Le réalisateur allemand Wilfried Huismann décrypte les pratiques de cette société aussi discrète que puissante et dévoile dans son documentaire «Salmonopoly» la réalité des fermes aquacoles chiliennes. Interview.

Novethic : Vous abordez dans ce documentaire la grande épidémie qui a touché entre autres les élevages de saumon chiliens infectés par le virus IAS. Que se passe-t-il avec les poissons qui contractent ce virus et quel impact a-t-il sur les salariés de Marine Harvest ?

Wilfried Huismann : Le poisson infecté saigne intérieurement et il n’existe pas de traitement contre ce virus [qui ne constitue pas une menace pour l’espèce humaine, ndlr]. On doit alors tuer les saumons malades qui, au Chili, atterrissent ensuite dans la production de farine de poisson. Elle sert par la suite à nourrir les saumons d’élevage. Ce sont les plongeurs qui doivent ramasser les poissons mort ou malades. Ils doivent plonger par tous les temps, y compris quand la mer est agitée, et ils doivent plonger trois fois plus longtemps et plus profond que la loi chilienne ne le permet. Mais personne ne vient contrôler et pourtant ils risquent leurs vies en plongeant dans ces conditions. Durant ces dix dernières années, cent plongeurs sont morts au Chili, contre un en Norvège. Le plongeur Cristián Soto a perdu beaucoup de ses amis. Les conditions de travail sont catastrophiques, la société économisent sciemment sur les équipements techniques qui permettrait d’assurer la sécurité des plongeurs. Lors de mes interviews, ils m’ont dit que des plongeurs morts coutent moins chers à la société que ces équipements techniques.

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

John Fredriksen est un investisseur à la tête d’une fortune privée estimée entre 5 et 10 milliards d’euros. Il détient des plateformes pétrolières ainsi que la plus grande flotte de pétroliers au monde. Il n’a donc au départ rien à voir avec l’industrie du saumon. Lorsqu’il a perçu les gains possibles offerts par cette industrie, il a racheté une entreprise au bord de la faillite qu’il a ensuite fusionnée avec deux autres. Et il est devenu d’un coup le numéro un mondial de l’industrie du saumon. C’est un investisseur qui cherche toujours à être le plus grand. Il vient d’un milieu très modeste, n’a rien hérité de ses parents, et a toujours dû faire ses preuves. C’est une personnalité très timide, il évite tout contact avec le public mais il est aussi hargneux et dangereux dans les affaires. J’ai interviewé deux journalistes économiques norvégiens qui se sont penchés sur l’origine de sa fortune et qui dévoilent les sources mafieuses de cette fortune.

Voir le film intégral en espagnol, cliquer "Salmonopoly, Fiebre de Salmon"

Vous avez filmé au Chili en 2009. Savez-vous ce qu’est devenu Cristián Soto ?

Comment expliquer les ravages du virus AIS dans les fermes de Marine Harvest ?

Qui sont les habitants de cette région du Chili travaillant dans ces fermes aquacoles ?

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

Pourquoi vous êtes-vous concentré uniquement sur Marine Harvest sans évoquer l’autre géant du saumon, le norvégien Cermaq ?

Cliare Stam à Francfort (Allemagne)

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L'aquaculture peut-elle devenir durable ? (Novethic)

Le secteur de l'aquaculture connait l'essor le plus rapide de tous les secteurs de l'industrie agro-alimentaire et couvre aujourd'hui près de la moitié de la demande mondiale en poisson. Encore vantés il y a peu comme une «révolution bleue» capable de remédier à la surpêche, les élevages de poissons, de crevettes et de fruits de mer connaissent les mêmes dérives que l'agriculture intensive.

«Le grand loup». Tel est le surnom en Norvège de John Fredriksen, première fortune du pays et principal actionnaire de Marine Harvest, le plus grand éleveur de saumon au monde. Ses fermes sous-marines situées au large des côtes chiliennes sont l’exemple le plus extrême des dérives que peut connaitre le secteur de l’aquaculture : conditions de travail exécrables, salaires minimes pour risques maximales, abus d’antibiotiques dans les élevages, risques sanitaires pour le consommateur, dégradation de la faune marine locale...la liste des impacts sociaux et environnementaux est longue. Le tout est pourtant cautionné par la WWF, cette dernière ayant scellé un partenariat avec Marine Harvest afin de la «conseiller» dans le développement d’une aquaculture plus durable... « Marine Harvest s’est acheté une conscience verte » critique à ce sujet Wilfried Huismann, journaliste et réalisateur allemand, qui dévoile dans son documentaire «Salmonopoly» les agissements de la société norvégienne (voir interview ci-dessus).

52,5 millions de tonnes en 2008

Qu’un investisseur comme Fredriksen, qui possède la plus grande flotte de pétroliers au monde et qui n’a donc a priori rien à voir avec l’élevage de poissons, s’intéresse à l’aquaculture montre assez les perspectives offertes par l’expansion prodigieuse du secteur.....

L’aquaculture s’enliserait-elle alors dans les mêmes dérives que l’agriculture intensive ?

Vers des marchés régionaux ?

Cette régionalisation de l’industrie du poisson, et donc de l’aquaculture, semble s’étendre lentement dans le monde (la situation est similaire dans les pays asiatiques producteurs de crevettes) et se retrouve également dans un pays consommateur de poissons comme l’Allemagne. « Nos entretiens avec les distributeurs et grossistes du poisson nous montre combien les consommateurs s’intéressent aux produits régionaux », relève Sabine Wedell, organisatrice du salon Fish international qui se tient annuellement dans la ville hanséatique de Brême. « Ils sont de plus en plus à la recherche de produits respectant les standards sociaux et environnementaux. C’est pourquoi nous allons dans notre prochaine édition de 2012 mettre l’accent sur les poissons issus d’élevages régionaux ». Berlin se montre sensible aux nouveaux enjeux de l’industrie allemande du poisson puisqu’il vient de débloquer des fonds pour financer toute une série de programmes de recherches liés à l’aquaculture en mer du Nord et en mer Baltique. Financement d’un programme de recherche sur les protéines de pommes de terre en remplacement de la farine de poisson, centre de recherche sur l’aquaculture, promotion de technologies vertes, création de parcs aquacoles sous les éoliennes, la palette se révèle aussi large que variée. Reste à savoir si ces mesures sauront amorcer les contours d’une pêche raisonnée et durable et dans combien de temps.

Claire Stam à Francfort (Allemagne)

------ 28 octobre 2011 ------

Huîtres : la rive gauche de l'estuaire se sent lésée (Sud Ouest)

L'accord donné aux ostréiculteurs de Charente-Maritime de pêcher rive droite de l'estuaire est vécu comme une provocation en Nord-Médoc, qui défend son dossier. Les partenaires des dossiers aquaculture se réuniront le 10 novembre à Talais pour aborder notamment la question de l'huître.

Les services de l'État vont autoriser les ostréiculteurs de Charente-Maritime à pêcher des huîtres sauvages dans des gisements de l'estuaire de la Gironde fermés depuis 30 ans pour cause de cadmium (« Sud Ouest » de lundi 24 octobre). Or l'estuaire de la Gironde possède deux rives et, à 12 km en face de la Charente-Maritime, s'étend le territoire du Nord-Médoc. Un territoire qui, lui aussi, a connu l'âge d'or et la décadence de l'ostréiculture, puis son interdiction totale du fait de la pollution par le cadmium.

L'accord reçu pour les sites retenus autour de Royan, Saint-Palais-sur-Mer et Talmont est vécu comme une provocation, de l'autre côté de l'estuaire. Car depuis plus de deux ans, les élus de la commission aquaculture de la Communauté de communes Pointe du Médoc, sous la responsabilité du maire de Talais, Franck Laporte, s'évertuent à faire évoluer le dossier conchyliculture sur la rive gauche (1). « Nous n'allons pas rester les bras croisés », certifient les élus, prêts à fournir en huîtres sauvages aussi bien les ostréiculteurs de Marennes-Oléron que ceux du Bassin.

Une histoire ostréicole

Le poète Ausone, préfet des Gaules à Bordeaux, témoignait déjà de la succulence de la chair des huîtres plates « élevées dans les étangs du Médoc que les marais engraissent ». Les huîtres plates disparaissent (sauf au Verdon et à Soulac) lors des travaux d'assèchement des marais au XVIIe et XVIIIe siècles.

En 1868, par les hasards d'une tempête, le caboteur « Morlaisien » déverse sa cargaison d'huîtres portugaises au large de Talais. Elles vont prospérer et devenir le plus important gisement huîtrier français.

Les petits ports médocains de l'estuaire ont connu la prospérité économique du fait de leur activité ostréicole. Jusqu'en 1968, Le Verdon, Neyran, Talais, Saint-Vivien, Jau-Dignac-Loirac et Valeyrac faisaient vivre jusqu'à 1 200 familles sur 1 194 parcs de captage, 382 parcs d'élevage, neuf parcs d'affinage et d'expédition.

La pollution au cadmium a eu raison de cette activité économique prospère.

Problème de classement....

Réunion aquaculture....

« De façon équitable »

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Lannion. Pêche aux moules. Les conséquences de l'interdiction (Le Télégramme)

Depuis plus d'un mois maintenant, la pêche aux moules est interdite sur le littoral, de la grève de Saint-Michel jusqu'à l'Île-Grande. Ce sont surtout les professionnels qui en voient les conséquences.....

Pêcher pour s'amuser...

Gérard et son petit-fils Alexandre ont été moins déçus. «On vient juste histoire de se promener, pour qu'Alexandre découvre un peu la pêche à pied». Pas d'objectif particulier, si ce n'est celui de prendre du plaisir. «Je n'étais même pas au courant que la pêche aux moules était interdite. De toute façon, nous, on cherche des coques.»

Des conséquences plus sérieuses

Si l'interdiction de la pêche aux moules a peu de conséquences pour les pêcheurs amateurs, il en va autrement pour les professionnels. Philippe Quignard, propriétaire de la boutique L'Atelier de l'huître, sur la corniche de Goas Treiz, vend des huîtres, des crustacés, mais aussi des moules. «Heureusement, les miennes proviennent de la baie de Saint-Brieuc; elles ne sont donc pas concernées par l'interdiction actuelle. Mais j'ai connu des difficultés en mai, suite à la découverte dans l'eau de substances jugées dangereuses. Je ne pouvais plus pomper d'eau de mer pour remplir mes bassins. L'importer de Saint-Brieuc m'a coûté 700 €». Autant dire qu'il soutient les mytiliculteurs qui ont moins de chance que lui. Parmi les clients de Philippe Quignard, peu d'inquiétude. Certains d'entre eux s'étonnent parfois de voir des moules à vendre, mais sont bien vite rassurés... et rassasiés.

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Retour sur les importations d'huîtres du Japon

Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif aux risques sanitaires liés à l'importation à des fins d'introduction dans le milieu naturel (chez des ostréiculteurs français) d'huîtres vivantes Crassostrea gigas en provenance du Japon

Anses – Saisine n° 2011-SA-0072 / Saisine liée n° 2010-SA-0200

Maisons-Alfort, le 28 juin 2011

Huîtres importées du Japon entre le 11 octobre 2010 et le 25 février 2011

Le Japon n’est pas autorisé à exporter des mollusques bivalves pour l’élevage en Europe, mais une autorisation exceptionnelle d’importation à des fins de recherche a été obtenue auprès de la Commission européenne le 15 septembre 2010. Quatre lots d’huîtres du Japon ont été reçus au Laboratoire de Génétique et de Pathologie (Ifremer – La Tremblade) entre le 11 octobre 2010 et le 25 février 2011. Ces huîtres ont été soumises à des analyses visant, d’une part, à identifier à quelle espèce elles appartiennent et, d’autre part, à rechercher la présence d’agents infectieux notamment exotiques. Par ailleurs, ont été réalisés des essais de caractérisation de la sensibilité du naissain importé au virus OsHV-1 µvar (microvar) et aux bactéries V. splendidus et V. aestuarianus. Un rapport de synthèse de ces analyses a été réalisé en mai 2011.

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La saisine de la DGAl du 9 mars 2011 précise : « considérant la gravité de la situation de la filière conchylicole, le CNC souhaite modifier substantiellement [la phase 2 de la feuille de route initiale] et obtenir de la Commission européenne une dérogation pour importer et introduire directement dans le milieu naturel des huîtres adultes et/ou du naissain en provenance du Japon »

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Les essais réalisés à l’Ifremer ont mis en évidence, dans certaines conditions, une sensibilité à l’OsHV-1 µvar des huîtres japonaises importées. Si cette sensibilité est apparue globalement moindre que celle du naissain français dans deux des trois essais réalisés, il n’est pas possible de conclure de façon univoque à une plus grande résistance du naissain importé du Japon au virus OsHV-1 µvar, et encore moins à l’origine génétique d’une telle résistance.

Conclusion et recommandations de l’Agence

Au regard du risque non négligeable d’introduction, de persistance et de diffusion dans le milieu naturel d’agents pathogènes notamment exotiques, l’Anses recommande, pour tout projet d’importation d’huîtres en France, de s’en tenir au principe d’une importation en deux temps tel qu’énoncé dans la saisine d’août 2010 et validé dans l’avis du 27 septembre 2010 (n°2010-SA-0200).

Compte tenu des résultats des analyses réalisées par l’Ifremer sur lots reçus à la Tremblade entre octobre 2010 et février 2011, l’Anses recommande de ne pas importer d’huîtres vivantes en provenance du secteur de Miyagi (Japon) à des fins d’introduction dans le milieu naturel.

L'obtention d'un niveau de protection sanitaire adéquat est jugée difficile ; aucune mesure n’a pu être identifiée qui soit susceptible d’améliorer l’état sanitaire des huîtres du secteur de Miyagi et qui permettrait d’envisager leur introduction en France.

Compte tenu des difficultés liées à l’importation d’huîtres à partir de zones susceptibles d’héberger des agents pathogènes exotiques pour la France, et de celles liées à l’évaluation de leur résistance à l’OsHV1-µvar, des recommandations sont émises dans l’argumentaire en faveur d'autres solutions.

Pour télécharger l'Avis, cliquer Anses

Le point de départ : Avis de l'Anses du 27 septembre 2010

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie le lundi 23 août 2010 par la Direction générale de l'alimentation (DGAl) d’une demande d'évaluation des risques sanitaires liés à l'importation d'huîtres vivantes Crassostrea gigas du Japon à des fins expérimentales en milieu confiné.

Cette saisine n’a pas pour objet l’évaluation des risques sanitaires liés à l’importation d’huîtres vivantes qui seraient placées en milieu naturel, ou dont la descendance le serait. (Saisine n°2010-SA-0200 / Saisine liée n°2010-SA-0068)

Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une demande d'évaluation des risques sanitaires liés à l'importation d'huîtres vivantes Crassostrea gigas du Japon, cliquer Anses

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Risque zoosanitaire de la nocardiose à Nocardia crassostreae chez les coquillages marins

Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une évaluation du risque zoosanitaire de la nocardiose à Nocardia crassostreae chez les coquillages marins.

Anses – Saisine n° 2010-SA-0287

Maisons-Alfort, le 8 juin 2011

Contexte et objet de la saisine

Nocardia crassostreae (N. crassostreae) est une bactérie susceptible d’infecter les huîtres creuses Crassostrea gigas (C. gigas) ; elle a également été détectée chez des huîtres plates Ostrea edulis (O. edulis) élevées à proximité de C. gigas infectées. Elle peut être à l’origine d’abcès jaune-vert dont le diamètre peut dépasser un centimètre. La présence de cette bactérie a été rapportée aux Etats-Unis, au Canada et au Japon. En Europe, elle ne l’a été qu’aux Pays-Bas depuis 2006 avec une faible prévalence. En France, elle n’a jamais été identifiée à ce jour. Par ailleurs, la nocardiose ne fait l’objet d’aucune réglementation, nationale, communautaire ou internationale.

Dans ce contexte, la profession conchylicole souhaiterait la mise en place d’une surveillance de cette maladie au niveau communautaire....

(...)

Conclusion et recommandations de l’Agence

L’Anses souscrit aux recommandations du Gecu concernant la surveillance active N. crassostreae et l’étude des souches bactériennes qui seraient isolées en France. Elle propose de réaliser cette surveillance notamment dans les zones constituant un écosystème favorable à la bactérie (zones vaseuses du littoral, bassins et « lacs » intérieurs). L’exposition des huîtres à l’infection, voire l’expression clinique de l’infection, pourraient être favorisée dans certaines conditions d’élevage qui placent les huîtres dans de tels écosystèmes.

L’Anses considère également, comme certains membres du Gecu, qu’il est préférable, dans l’attente des résultats de la surveillance active, d’éviter les importations en France à partir de zones infectées, d’huîtres qui seraient destinées à l’élevage. En effet, malgré les incertitudes relatives à sa transmissibilité dans les conditions naturelles et à l’expression de son pouvoir pathogène chez les huîtres, N. crassostreae a été impliquée dans des épisodes de mortalité des huîtres adultes et son pouvoir pathogène intrinsèque a été mis en évidence expérimentalement.

Cette recommandation se justifie d’autant plus en France, que la surveillance passive effectuée par le réseau Repamo depuis les années 90 (lors de tout épisode de mortalité anormale d’huîtres creuses et autres bivalves) n’a jamais été à l’origine de suspicions de nocardiose. Cette surveillance passive étant considérée comme efficace, il est probable, sans qu’on puisse l’affirmer avec certitude, que la France soit actuellement indemne de N. crassostreae.

Les circonstances particulières à la France, où la filière ostréicole est déjà très affectée par l’épizootie due au virus OsHV-1, justifient la plus grande prudence en matière d’importations, d’autant que des huîtres adultes porteuses latentes de l’herpèsvirus pourraient être plus sensibles à l’infection par un pathogène potentiellement opportuniste tel que N. crassostreae.

Cette recommandation de prudence s’appliquerait également à toute autre zone indemne ou présumée indemne de nocardiose, dans l’attente d’être en mesure de définir le statut zoosanitaire de zones et pays au regard de N. crassostreae.

Pour télécharger l'Avis, cliquer Anses

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Etude des mortalités estivales vis-à-vis de la date d’immersion des huîtres

Evaluation de l’efficacité d’une mesure préventive vis-à-vis du risque de surmortalité d’huîtres creuses Crassostrea gigas

Anses / Saisine « n° 2010-SA-0273 »

Rapport d’appui scientifique et technique sur l’étude des mortalités estivales vis-à-vis de la date d’immersion selon les données du Comité Régional de la Conchyliculture Normandie - Mer du Nord

Destiné au groupe d’expertise collective d’urgence « Prévention de la surmortalité d’huîtres creuses»

Février 2011

Conclusions

• L’effet « groupe à risque » c’est à dire une ré-immersion entre le 31 mars et le 31 août, est un facteur aggravant des mortalités pour certains bassins (Meuvaines, Cotentin est) mais pas pour les bassins de Cotentin Ouest et Baie des Veys (pas de gain, encore moins pour une signification biologique).

• Les autres périodes de ré-immersion à risque proposées n’apportent pas d’intérêt sur la survie (non significatif pour 15 avril, aggravant pour le 30 avril).

• L’effet de l’année est aussi différent suivant les secteurs. Globalement l’année 2010 montrait plus de mortalité qu’en 2009, pour ceux ayant déclaré des mortalités anormales, malgré les mesures d’interdiction de ré-immersion tardives prises en 2010.

• La diminution du nombre de déclarations observée en 2010 par rapport à 2009 ou leur augmentation selon les bassins ne peut être analysée statistiquement sans connaître l’évolution de la production exposée au risque (évolution production /secteur des huitres de moins de 18 moins).

• De nombreux facteurs peuvent influer sur les mortalités et agir en interaction. Une enquête rétroactive sur les seuls déclarants ne permet pas de bien prendre en compte ces facteurs qui peuvent être répartis très inéquitablement et jouer le rôle de facteur de confusion vis-à-vis de la variable choisie comme importante, ici la période de ré-immersion.

• La qualité du remplissage des questionnaires n’a pas permis d’analyser des variables importantes comme l’origine géographique du lot avant ré-immersion.

• Il n’est donc pas possible de conclure, à partir de ces données, sur l’effet de la période de ré-immersion (effet qui est peut être non linéaire et à regarder au cours du temps) sur le niveau des mortalités.

• Des propositions d’amélioration du recueil des données (questionnaires d’enquêtes) et de recueil actif des données (enquête épidémiologique active) sont proposées dans ce document, car les données recueillies chez des professionnels sont fondamentales pour appréhender le problème des mortalités estivales dans son aspect global et plurifactoriel. D’autres approches, expérimentales apportent des compléments d’information qui permettent de mieux comprendre les mécanismes biologiques en cause.

Pour télécharger le rapport, cliquer Anses

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Exclu : Parc marin du bassin d'Arcachon, les premières annonces ! (ladepechedubassin.fr)

La Dépêche s'est procuré la version provisoire des propositions du parc naturel marin. Une version provisoire, certes, mais qui regroupe les pistes d'actions, le périmètre proposé et la composition du conseil de gestion. Voici quelques éléments de réponse.

Attention, le document que la Dépêche s'est procuré n'est qu'une « version provisoire » des propositions du parc naturel marin. Il sera peut-être modifié avant la présentation publique du 8 novembre prochain à Lanton.

De plus, comme l'a précisé Pierre Leca, directeur adjoint de l'Agence des aires marines protégées : « Le projet de parc naturel marin avec son périmètre, ses orientations et la composition de son conseil de gestion sera soumis à enquête publique et à consultation des organismes intéressés. Le décret instituant le PNM définira précisément la composition du conseil de gestion sans donner de nom. Ensuite, le préfet indiquera qui fera partie du conseil de gestion en fonction de la composition indiquée dans le décret. »

Pour autant, voici quelques-unes des informations importantes contenues dans ce document de 72 pages.

Pourquoi un parc marin ?

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Locoal-Mendon (56) : Jean-Noël Yvon veille sur son huître sentinelle (Ouest France)

À la porte de la maison, sèche une paire de bottes encore brillantes d'eau de mer. À l'intérieur, Jean-Noël Yvon discute ostréiculture avec deux chercheuses universitaires de Paris et de Reims, venues spécialement le rencontrer pour parler du goût, dans le cadre du projet Euro Gusto. Elles souhaitent s'informer sur le travail de l'huître, leur captage, l'élevage...

Jean-Noël Yvon a toujours été soucieux de gérer son activité en fonction de l'environnement. En 1995, alors que la qualité de l'eau de la Ria est mal notée, il se rapproche des agriculteurs pour organiser la protection du site.

Depuis, le Bassin Versant de la Ria travaille sur trois axes : la bonne qualité de l'eau, la pérennité des activités primaires et surtout, la concertation et le dialogue, un point essentiel pour Jean-Noël Yvon.

Vingt exploitations dans la commune

Son engagement vis-à-vis du label « Cohérence », réseau qui regroupe 120 associations favorables au développement durable et solidaire, est une première étape. Le mouvement Slow Food se mêle à son histoire, Carlo Pétrini son fondateur, lui rend visite fin 2010.

L'huître de l'Istrec de Jean-Noël Yvon devient, au printemps 2011, une « sentinelle » Slow Food (projet de sauvegarde et de relance d'un produit alimentaire à l'échelle locale). Les sentinelles sont plus de 300 dans le monde, comme le chou de Lorient et la vache bretonne Pie Noire.

Autour d'une tasse de café,...

Sur les 20 exploitations de Locoal Mendon, combien vont perdurer ?

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Saône-et-Loire. Cluny : Retour des huîtres sur le marché (lejsl.com)

Et voilà, nous sommes rentrés dans la saison des mois contenant un “r”, et depuis septembre, elles sont de retour sur le marché du samedi. Qui ? Les huîtres ! Des fines claires jusqu’aux spéciales N°2 et N°3, affinées avec des méthodes secrètes et au bon petit goût de noisette, en passant par les longues non calibrées qui vous remplissent entièrement le creux de la main ! Et extra-fraîches par-dessus ça !

La Maison Bris a son parc à Port les Barques en face de l’Île d’Oléron.

« Nous sommes quatre, installés en EARL, confie M. Bris. Nous partons chaque jeudi soir avec les huîtres ramassées le matin même et nous faisons une quinzaine de marchés du samedi au dimanche : Dijon, Beaune, Chalon… et Cluny, un marché que j’adore, car les gens sont vraiment sympathiques, que ce soit les autres forains ou les clients. C’est vraiment très convivial ! On rentre le dimanche soir, et les invendues sont remis à l’océan ! »...

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Aquaculture - Plaidoyer contre le saumon génétiquement modifié (Radio-Canada)

Des opposants au projet d'une entreprise américaine de produire à l'Île-du-Prince-Édouard des œufs de saumon génétiquement modifié font une tournée de l'Atlantique pour exprimer leur point de vue.

Cette campagne vise le saumon d'AquaBounty Technologies, qui atteint sa taille adulte deux fois plus rapidement qu'un saumon de l'Atlantique normal. L'entreprise produit des oeufs de saumons à Bay Fortune, à l'Île-du-Prince-Édouard. Elle les envoie ensuite au Panama, où les poissons se développent en bassins.

Les opposants craignent que des tuyaux sortant des installations d'AquaBounty transportent par accident des œufs de saumons génétiquement modifiés dans la nature.

Eric Hoffman, de la section américaine des Amis de la Terre, affirme que ces saumons sont très agressifs. Il croit que s'ils entraient en concurrence avec les saumons naturels, ils pourraient même causer leur disparition.

Jaydee Hanson, du Centre for Food Safety, à Washington, affirme aussi que la Food and Drug Administration des États-Unis est sur le point d'approuver le poisson pour la consommation humaine. Selon lui, l'agence se base sur des informations erronées et sur des évaluations environnementales incomplètes pour prendre sa décision.

AquaBounty Technologies affirme pour sa part que les opposants à son projet mènent une campagne de désinformation.

------ 27 octobre 2011 ------

La Normandie Gourmande : Des gourmandises pour les petits et les grands !

La Normandie lance le site web pédagogique La Normandie Gourmande, une initiative portée par l’IRQUA Normandie avec la participation de Normandie Fraicheur Mer (NFM)

C’est un site de découverte de la Normandie et de ses produits, destiné aux enfants et à leurs enseignants.

Normandie Fraicheur Mer (NFM) est bien évidemment associés, en fournissant le contenu pédagogique nécessaire à la création des pages et des documents téléchargeables sur les produits de la pêche.

Vous y découvrirez donc une rubrique consacrée à la filière mer, qui devrait encore être enrichie d’ici la fin d’année, d’une animation pour découvrir la filière pêche, comme celle qui permet de découvrir l’élevage des huîtres !

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Bientôt le procès d'un réseau d'escrocs au mareyage (Ouest France)

Les marchandises commandées (mais impayées) par les escrocs étaient revendues au noir à Rungis à des restaurateurs et poissonniers parisiens. Deux mytiliculteurs du Vivier-sur-Mer figurent parmi la cinquantaine de victimes d'une grosse escroquerie dont les auteurs vont être prochainement jugés.

Le procès va durer cinq jours en correctionnelle à Nanterre, à partir du 21 novembre, pour un montant total d'impayés estimé entre 4,5 et 6 millions d'euros (et encore : tout le monde n'a pas déposé plainte). C'est dire l'importance de la carambouille dont une cinquantaine de professionnels de la mer ont fait les frais entre 2005 et 2007.

Huit d'entre eux seront défendus par un avocat de Fougères, Me Massard. « Au départ, il a eu l'honnêteté de nous avertir que nos chances d'aboutir étaient faibles, face à un réseau redoutablement organisé », témoigne Stéphanie Salardaine. Elle dirige La Vivière, qui produit les fameuses moules de bouchot de la baie du Mont-Saint-Michel. Elle ajoute : « j'ai découvert auprès du transporteur qui livrait notre marchandise à Rungis que d'autres confrères étaient dans la même situation. Nous nous sommes donc regroupés. »

Si les auteurs ont été mis hors d'état de nuire (plusieurs ayant fait de la détention provisoire), c'est grâce à une section de gendarmerie spécialisée à Paris dans la « délinquance astucieuse ». Celle-ci a identifié les trois gérants de quatre sociétés écrans successives, déclarées à Bagnolet : Import Marée, Distrimer, Royal marée, et ICN planet Seafood.

Le cerveau de l'escroquerie : un homme de la région de Grasse, déjà condamné pour escroquerie, banqueroute et abus de biens sociaux.

« Ces gens-là nous ont démarchés par téléphone et par fax, en nous communiquant un faux numéro de Siret. Au début, ils payaient. Ensuite, ils ont augmenté les commandes, et ont demandé à régler par traites. Puis, plus rien du tout. »

Des dépôts de bilan...

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La mise sur écoute des malfrats a débouché sur l'identification d'une quarantaine de receleurs, qui vont devoir rembourser sur leurs fonds propres, avant de rendre sans doute aussi des comptes au fisc. Car il s'agit de restaurateurs et poissonniers bien établis sur la place de Paris. Ils achetaient au noir et liquide, sans TVA, 10 à 30 % moins cher qu'au cours normal.

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Environnement: la Commission enjoint à la France et à la Grèce de renforcer leurs mesures de lutte contre la pollution de l'eau par les nitrates

(Commission européenne – Communiqué de presse)

Bruxelles, le 27 octobre – La Commission européenne appelle instamment la France et la Grèce à adopter des mesures plus fermes pour lutter contre la pollution de l'eau causée par les nitrates. Le cadre législatif en vigueur en France et les programmes d'action mis en œuvre dans ce pays pour les zones vulnérables face à la pollution par les nitrates ne suffisent pas pour lutter efficacement contre cette pollution, comme l'exige le droit de l'Union européenne. La Grèce est elle aussi coupable de certains manquements dans ce domaine. Bien que la directive soit en vigueur depuis 1991, elle n'est toujours pas mise en œuvre intégralement dans ces deux États membres. En effet, ils doivent encore désigner l'ensemble des zones qui sont vulnérables face à la pollution par les nitrates et adopter des mesures permettant de lutter efficacement contre la pollution par les nitrates dans ces zones. Sur recommandation de M. Janez Potočnik, membre de la Commission européenne chargé de l'environnement, un avis motivé sera adressé à la France pour n'avoir pas désigné les zones concernées et n'avoir pas pris des mesures suffisantes. La Grèce recevra quant à elle un avis motivé ayant trait au programme d'action. La France et la Grèce disposent d’un délai de deux mois pour se conformer aux avis motivés. Si elles n'adoptent pas les mesures nécessaires, la Commission peut décider de saisir la Cour de justice de l'Union européenne.

La directive sur les nitrates vise à protéger la qualité de l'eau dans toute l'Europe en empêchant que les nitrates utilisés dans l'agriculture ne polluent les eaux souterraines et de surface et en favorisant le recours aux bonnes pratiques agricoles.....

Contexte

La directive 91/676/CEE concernant la protection des eaux contre la pollution par les nitrates à partir de sources agricoles impose aux États membres de surveiller leurs eaux et de définir celles qui sont atteintes, ou susceptibles d'être atteintes, par la pollution. Elle exige des États membres qu'ils désignent comme zones vulnérables aux nitrates toutes les zones connues sur leur territoire qui alimentent ces eaux et qui contribuent à la pollution. Ils doivent également mettre en place pour ces zones des programmes d'action appropriés visant à prévenir et à réduire cette pollution.

Des concentrations excessives de nitrates peuvent nuire aux eaux douces et à l'environnement marin en y favorisant la prolifération d'algues qui étouffent les autres formes de vie, phénomène connu sous le nom d'eutrophisation. En outre, elles imposent le recours à des traitements très coûteux pour que l'eau puisse être utilisée comme eau de boisson.

Pour en savoir plus:

Pour consulter les statistiques actuelles sur les infractions en général:

http://ec.europa.eu/community_law/infringements/infringements_fr.htm

Pour plus de renseignements sur la directive «Nitrates»:

http://ec.europa.eu/environment/water/water-nitrates/index_en.html

Voir également:

Complément d'information concernant la directive-cadre sur l'eau:

http://ec.europa.eu/environment/water/water-framework/index_en.html

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Le magret de canard est au top ! (Agro-media)

Une récente étude TNS Sofres pour le compte du magazine Vie Pratique Gourmand, sur les plats préférés des français, a vu le magret de canard sortir grand vainqueur et détrôner ainsi la blanquette de veau, leader incontesté depuis quelques années.

Près de 1 000 personnes représentant l’ensemble de la population majeure ont ainsi répondu à différentes questions sur leurs préférences culinaires. Sur le podium on retrouve donc le magret de canard (21%), les moules frites (20%) et le couscous (19%).

Bien entendu les résultats sont variables selon les âges, le sexe, la catégorie socio-professionnelle ou encore la domiciliation....

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Le saumon norvégien, victime collatérale du prix Nobel de la paix de Liu Xiaobo (Le Monde)

Les ventes de saumon frais norvégien vers la Chine continentale se sont écroulées de moitié sur les huit premiers mois de l'année.

Pour Pékin, l'attribution du Nobel de la paix au dissident emprisonné Liu Xiaobo en 2010 est un prix qui ne passe pas. Les autorités chinoises ont répliqué en s'en prenant au... saumon norvégien. Un an après, les exportations sont en chute libre. Déplorant que le Nobel récompense un "criminel" et affirmant que cela allait "nuire" aux relations bilatérales, la Chine a manifesté son courroux en décrétant des contrôles vétérinaires renforcés sur le saumon norvégien. Des analyses si tatillonnes que le poisson frais finissait par pourrir dans les entrepôts, selon les professionnels.

"On s'attendait à une augmentation de 30 à 40 % de nos exportations vers la Chine cette année. Cela ne s'est pas produit", explique Christian Chramer, porte-parole du Centre des produits de la mer de Norvège. Une litote puisque les ventes de saumon frais norvégien vers la Chine continentale se sont écroulées de moitié sur les huit premiers mois de l'année. Signe qui ne trompe pas, la chute est particulièrement lourde au lendemain de la cérémonie Nobel en décembre 2010. Après plus de 1 000 tonnes ce mois-là, les exportations sont tombées à 315 tonnes en janvier, puis à 75 tonnes en février.

Pour contourner les obstacles, les pisciculteurs ont d'abord fait transiter leurs produits à destination de la Chine continentale via Hongkong. Mais cette porte s'est aussi refermée. Impuissant, le gouvernement norvégien a indiqué qu'il pourrait porter l'affaire devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le saumon écossais profite....

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Morbihan. Syndicat d'aménagement du Golfe : les actions en cours (Ouest France)

Le conseil du Syndicat intercommunal d'aménagement du Golfe du Morbihan (SIAGM), réuni jeudi en mairie d'Arradon, n'a pas évoqué les déclarations de Thierry Burlot, vice-président de région en charge de l'environnement, lors du forum des collectivités territoriales (mardi à Vannes), concernant la relance du projet de parc naturel régional.....

Un projet pour conforter les activités maritimes primaires

Le SIAGM est lauréat de l'appel à projets gestion intégrée de la zone côtière (Gizc) lancé par la Région et l'État. Ce projet vise à conforter les activités maritimes primaires (conchyliculture et pêche) sur le littoral du Golfe. Trois axes vont être développés d'ici juin 2014 : le maintien du potentiel de production pour la profession conchylicole, la préservation de la ressource halieutique et des zones de pêche ; ainsi que l'amélioration de la qualité de l'eau dans le Golfe. C'est à ce titre que le SIAGM fait appel aux organismes subventionneurs (Agence de l'eau Loire-Bretagne, Europe -Feder, État et conseil régional) à hauteur de 196 750 € sur les 287 400 € du budget prévisionnel, le reste étant à la charge du SIAGM.

Actions sur le bassin-versant de Pénerf

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Nevers : Une vente de poissons exceptionnelle au lac de Pannecière (lejdc.fr)

Depuis hier matin, le pied du lac de Pannecière s'est mué en poissonnerie, vendant des centaines de kilo de marchandise. Le coup d'envoi a été donné à 10 h.

Si le lac de Pannecière se vide peu à peu, ce sont les sacs des amateurs de poissons qui vont grossir tout autant ! Depuis hier matin jusqu'au lundi 31 octobre, la vidange du barrage, qui a lieu environ tous les dix ans, permet la pêche des poissons en amont du lac. Et cela fait le bonheur des amateurs de chair blanche d'eau douce. À chaque décennale, clients et pêcheurs se donnent rendez-vous au pied du barrage. Et comme d'habitude, il fallait être le premier pour avoir le choix !

9 h 45. Cette fois, la pluie s'est aussi invitée. Mais ce n'a pas refroidi cette famille venue d'Héry, faisant le pied de grue devant l'étale. Ils n'ont pas lâché du regard leurs prochains repas, s'alignant un à un devant eux. « C'est la première fois que nous venons. On nous a dit que le poisson était bon alors nous allons essayer ! On nous a prévenus de venir tôt pour pouvoir choisir. » précise Annick Roblin.

Parce que devant elle, ce sont des kilos de tanches, de silures, de carpes, de brochets, de perches et de sandre qui baignent dans la glace.

10 h 30. « Il est frais ton poisson ? » lance un des badauds, sceptique sur la marchandise. « D'hier soir m'sieur ! » lui répond du tac au tac le pêcheur, transformé en vendeur ce matin-là. « Mais c'est plus cher qu'en supermarché dites-moi ! » renchérit le client. Il faut compter 10 euros le kilo pour un brochet, 13 euros pour le sandre et 7 euros la perche.

(...)

11 h 30....

Lac de Pannecière, parking prévu. Vente ouverte de 10 h à 17 h jusqu'au lundi 31 octobre.

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Pisciculture : Selon des experts grecques la Côte d’Ivoire peut devenir un grand producteur

Le Pr Kostas Perdikaris, expert grecque en pisciculture a révélé ce 1er Octobre à Grand-Bassam que la Côte d’Ivoire à les atouts nécessaires pour une production de masse du poisson. C’était en marge de l’atelier de formation en aquaculture à l’intention d’une centaine de jeunes de la commune.

Le Pr Kostas Perdikaris a expliqué que tous les types d’élevage de poissons et de produits halieutiques peuvent se pratiquer en Côte d’Ivoire. Selon lui, la Côte d'Ivoire possède des atouts naturels considérables: 150 000 ha de lagunes, 350 000 ha de lacs et de nombreux bas-fonds propices à l'implantation d'exploitations aquacoles.....

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Droit communautaire de l'environnement : les prochains dossiers à risque pour la France (Localtis)

Depuis 2008, la France a progressé dans l'application du droit communautaire de l'environnement, estime la sénatrice Fabienne Keller dans un rapport d'information rendu public ce 26 octobre. Mais le nombre de contentieux reste encore important et les acquis fragiles, en particulier dans le domaine de l'eau. Surtout, de nouveaux dossiers à risque se profilent, qu'il s'agisse de qualité de l'air ou de la lutte contre le bruit.

Fabienne Keller a rendu public ce 26 octobre son quatrième rapport d'information réalisé au nom de la commission des finances du Sénat sur l'application du droit communautaire de l'environnement. Depuis le précédent, en 2008, la sénatrice UMP du Bas-Rhin a constaté des progrès dans la transposition des directives et le classement de plusieurs procédures importantes comme le contentieux relatif à l'étang de Berre. Une évolution due, selon elle, à des changements institutionnels, l'accélération des procédures dans le cadre du traité de Lisbonne ayant imposé une vigilance accrue de l'exécutif pour la mise en oeuvre des directives mais aussi à "une prise de conscience, au plus haut niveau de l'administration, des enjeux budgétaires associés à ces contentieux". En 2010, les provisions pour litiges inscrites dans le compte général de l'Etat ont ainsi atteint 253,5 millions d'euros contre 258,1 millions en 2009.

Mais si la France se situe dans la moyenne européenne au regard du nombre d'infractions au droit communautaire, celles-ci restent nombreuses - elles représentent 17% des contentieux engagés contre l'Hexagone, note la rapporteure. Actuellement, onze procédures sont ouvertes au stade du manquement et quatre au stade plus grave du manquement sur manquement. Les domaines les plus concernés par les infractions sont l'eau, les déchets et la biodiversité. Fabienne Keller juge particulièrement préoccupant le retard chronique de mise en oeuvre des directives sur l'eau. Celle de 1991 sur les eaux résiduaires urbaines (Deru) a suscité une mobilisation tardive et la France est aujourd'hui sous le coup de trois procédures d'infraction "dont une procédure de manquement sur manquement au stade de l'avis motivé qui fait peser le risque financier le plus imminent", souligne le rapport.

Pour Fabienne Keller, les facteurs expliquant le retard de la Deru ont des causes multiples. Il y a d'abord eu une prise de conscience beaucoup trop tardive des risques contentieux et des délais nécessaires à la mise aux normes des stations. "La mobilisation n'est devenue vraiment tangible qu'à compter de la première condamnation financière de la France dans l'affaire dite des "merluchons" (un contentieux portant sur la taille des filets de pêche, NDLR) en 2006", rappelle la sénatrice qui pointe aussi la lourdeur des financements requis (75 milliards d'euros sur vingt ans) et le défaut d'anticipation des pouvoirs publics qui n'ont inscrit les investissements nécessaires, accompagnés des mesures incitiatives, que dans les neuvièmes programmes d'actions des agences de l'eau (2007-2012). Le plan Borloo, mis en place à l'automne 2007 pour coordonner les outils financiers et réglementaires afin de mettre en conformité l'ensemble des stations d'épuration d'ici le 31 décembre 2011, a permis pour la première fois une mobilisation de tous les acteurs sur le terrain, observe la sénatrice. Mais au total le bilan coûts-avantages de la Deru demeure pour elle mitigé. "Le bénéfice environnemental n'est pas à la hauteur des investissements consentis, estime-t-elle. Au contraire, la mise aux normes des stations d'épuration se traduit par une consommation d'énergie colossale. Par exemple, la station de Seine-Aval, la plus grande d'Europe, consomme autant d'électricité que la communauté urbaine de Nantes."....

------ 26 octobre 2011 ------


« Nous nous sommes battus comme des chiffonniers avec Michel André, le maire de Meuvaines, pour créer la base conchylicole d'Asnelles-Meuvaines, se remémore Michel Roudil, maire d'Asnelles de 1977 à 1995. Dix années ont été nécessaires pour venir à bout des bâtons dans les roues. Notre chance a été que l'Acsea s'intéresse au projet et donne l'élan nécessaire. » L'Association calvadosienne pour la sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence (Acsea) entre en scène en 1981. La structure a pour vocation de former et d'insérer les personnes handicapées dans le monde du travail. Deux campagnes d'expérimentation sont menées sur l'estran par Ifremer. Antoine Davoust, éducateur spécialisé, reçoit la mission de mettre en place un atelier protégé dédié à l'ostréiculture. Sept travailleurs handicapés sont recrutés. La Calvadosienne voit le jour en 1991.

Montée en puissance

D'une production artisanale de dix tonnes d'huîtres par an, l'entreprise pionnière est passée à deux cents tonnes. Elle est à l'origine d'une véritable filière économique. « Aujourd'hui, la zone conchylicole d'Asnelles-Meuvaines qui était auparavant un no man's land, abrite vingt-quatre établissements, indique Yves de Joybert, maire de Meuvaines. Cela représente deux cents emplois permanents auxquels s'ajoutent cinquante saisonniers. » La Calvadosienne exploite cinq hectares de parcs à huîtres....

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La pisciculture revit en bio (larepubliquedespyrenees.fr)

Romain Veau, 25 ans, BTS productions aquacoles en poche, vient de reprendre la pisciculture de Pédéhourat à Louvie-Juzon. Dans une démarche de qualité et de préservation de l'environnement ainsi que pour se démarquer, le jeune homme a choisi de s'orienter vers la production en « aquaculture bio ».

« Cette exploitation fut la troisième pisciculture implantée dans le département, rappelle l'aquaculteur. Les cours d'eau les plus propices et favorables à l'élevage salmonicole ont été détournés pour donner naissance aux élevages piscicoles. Elle a été créée sur les ruines d'un ancien hôtel thermal détruit pendant la guerre. »

Romain Veau vise principalement à produire une souche de truite fario ainsi que de la truite arc-en-ciel, dans un environnement le mieux préservé possible. « La question de l'alimentation en pisciculture est primordiale, et malgré les idées reçues, c'est plus la qualité de l'eau qui conditionne la qualité de la chair du poisson. Nous sommes sur un bassin-versant vierge de toute activité humaine, où l'eau calcaire favorise la formation du squelette du poisson. »

Au niveau local, Romain Veau travaille avec les Amap, sur les marchés locaux, avec les restaurateurs... Il développe aussi la vente en gros et en demi-gros sur le marché du repeuplement et du rempoissonnement (AAPPMA, communes, département, particuliers), ainsi que la vente directe sur l'exploitation.

===> Projet d'extension de la carrière : « Une menace certaine »

On sait que l'extension de la carrière de granulats de Louvie-Juzon, exploitée par la Société Lafarge, est sur les rails, projet qui inquiète les riverains ainsi que l'association de défense des nuisances gravières (ADNG) de Mirepeix.....

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A Pouancé, la pisciculture est à l’honneur avec Aqua 2B (Ouest France)

À 30 ans, Johan Brard dirige Aqua 2B, spécialisé dans l’élevage et la vente des poissons de rivière.

Depuis trois ans, Johan Brard est le gérant de la société Aqua 2B, basée près de l’étang de Tressé, à Pouancé. Propriétaire de l’étang de 22 hectares et locataire d’autres plans d’eau, il travaille à une production extensive de poissons de rivière : perche, sandre, tanche, mais aussi brochet, ou black-bass. Dépendant du climat et des prédateurs comme les mouettes ou les cormorans, Johan reste persuadé que l’avenir de la pisciculture dans la région passe par la qualité du service rendu à ses clients (société de pêche, propriétaires d’étangs…) À partir de petits alevins, les poissons sont élevés en bassin jusqu’à 500 grammes, puis sont réintroduits dans les étangs. Afin d’être vendus par la suite.

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Bruch. Travailler en aquaculture (La Dépêche)

À l'occasion du tri des poissons à la pisciculture de Bruch, un groupe de six étudiants du lycée de la mer de Gujan-Mestras était présents avec leur professeur Pascal Hausard. Traditionnellement, ce sont les bénévoles qui viennent donner un coup de main pour cette opération annuelle. Durant cette journée les jeunes se sont impliqués avec application dans les différentes phases de ce tri. Leur professeur explique la particularité de cette formation : « Ces étudiants sont en 1re bac pro, en production aquacole, c'est une formation spécialisée recevant des élèves arrivant parfois de loin, Agen, Toulouse ou encore Clermont-Ferrand ; pour cette raison, ils sont tous pensionnaires. C'est une formation qui offre des débouchés intéressants à condition d'accepter l'éloignement. »

À quels métiers peuvent-ils prétendre ?

Cette filière débouche sur des emplois tels qu'agent conchylicole ou piscicole, adjoints de chef d'exploitation, responsables techniques d'unité de production ou d'une exploitation aquacole de petite taille. Il leur est aussi possible de tenir un poste de technicien en entreprise piscicole, technicien spécialisé en aquaculture grâce à des compléments de formation.

Leur cursus scolaire, quel est-il ?

Un Bac Pro est de niveau IV, il se prépare après la 3e ou après un BEP, voire un CAP. Vous avez des installations piscicoles, pour des jeunes qui seraient intéressés, ils doivent s'adresser à des lycées qui ont cette formation, donc éloignés mais cela peut être intéressant s'ils sont motivés.

Le milieu influence l'orientation

Lionel, habitant Lège-Cap-Ferret considère son orientation : « En classe de 3e, beaucoup d'entre nous avaient une idée de leur futur métier ; chez nous, le tourisme et les services offrent des possibilités ; moi c'est la mer, le milieu aquatique où je me sens bien mais les huîtres ne m'intéressent pas, je préfère le milieu piscicole, l'an dernier, j'y ai fait un stage de 4 semaines ; nous y produisons des truites et élevons les saumons pour le caviar. » Avec son Bac Pro, Lionel pourra travailler en pisciculture, en étang, conchyliculture, élevage de crustacés, salmoniculture….

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Plan Ecophyto: peut mieux faire ! (Jdle)

Les ventes de pesticides ont augmenté de 2,6% entre 2008 et 2010.

Alors que le troisième comité national du plan Ecophyto 2018 s’est réuni aujourd’hui 26 octobre, le ministère de l’agriculture a souhaité présenter un premier bilan sur la période 2008-2010 de ce plan qui vise d’ici 2018 à réduire de 50% l’utilisation des pesticides au niveau national. Si l’emploi des substances les plus dangereuses a fortement diminué au cours des trois premières années, le ministre de l’agriculture s’est dit peu satisfait des résultats pour l’ensemble des substances.

Aujourd’hui 26 octobre, le ministère de l’agriculture, pilote de la mise en œuvre du plan Ecophyto 2018 a rassemblé le troisième comité national d’orientation et de suivi (Cnos) du plan Ecophyto. Bruno Lemaire a introduit les débats en présentant un premier bilan devant les membres du comité, représentants du monde agricole, des industriels (UIPP, UPJ) et des associations de défense de l’environnement (notamment France Nature Environnement et Générations futures). Il a d’ailleurs salué le «contrôle neutre» exercé par ce comité dans l’application du plan.

Ainsi, selon lui, le bilan des actions menées depuis 2008 reste mitigé. Si les résultats concernant les substances cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR) sont très encourageants -les ventes ayant diminué de 87% en trois ans, le ministre de l’agriculture s’est déclaré «pas satisfait» de l’utilisation globale des pesticides. «Bien sûr, la tâche est difficile mais on doit pouvoir faire mieux quant à l'utilisation globale de pesticides, incluant l'ensemble des substances, qui est restée stable». Et cela alors que le plan de réduction est jugé globalement réaliste par Bruno Le Maire.....

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L’aquaculture se cherche un produit phare (republicain-lorrain)

Pourquoi le consommateur reste-t-il si méfiant devant un poisson d’élevage ? Le Cipa, Comité interprofessionnel, réplique et communique sur cette filière en perte de vitesse, même si elle est animée par des passionnés.

L’aquaculture de nos régions passe à table ! » Ce slogan vante les mérites de l’aquaculture, une filière bien présente en France, mais qui, faute de visibilité et de préjugés, se perd au fil des ans.

En soumettant à de fins connaisseurs, mais aussi des éleveurs, quelques petits plats de poissons d’élevage et sauvages cuisinés par Georges Viklovszki, de la Ville de Lyon, à Metz, le Cipa, Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture « veut promouvoir toute une filière ». « Il suffit d’écouter ces éleveurs parler avec passion de leur poisson pour comprendre qu’il est possible de faire des produits de qualité », explique Robert Petit, fondateur d’A toutes vapeurs et du Leaders Club, une association de chaînes de restauration, partenaire du Cipa et qui a animé cette table ronde messine.

Le Cipa tourne dans les régions pour valoriser le travail des éleveurs de la pisciculture d’eau douce qui sont encore environ 500 en France. Il y en avait plus de 800 il y a vingt ans. La filière dans le Nord-Est, dont les quatre départements lorrains, réunit une vingtaine de pisciculteurs et salmoniculteurs qui produisent 2 000 t de poissons, dont la moitié issue des étangs.

« Combattre les préjugés »

« Nous voulons d’abord combattre tous les préjugés autour des produits d’élevage. Chez le consommateur, il y a des idées reçues, un produit d’élevage ne peut pas atteindre la qualité du produit sauvage ! Il est marqué de suspicion. Ce n’est pas vrai. »

Cyrille Jeanson, président du syndicat des pisciculteurs du Nord-Est, veut réhabiliter l’aquaculture pratiquée par ces petites entreprises, le plus souvent familiales, pour un marché qui se limite à une clientèle de proximité. « Celle qui fréquente les marchés, qui apprécie les produits du terroir et avec laquelle nous n’avons jamais rompu le contact. »

Pour Robert Petit, « les pisciculteurs manquent d’un produit phare qui leur donne plus de visibilité, de la notoriété». Suggestion des éleveurs qui, pour l’essentiel, produisent de la truite. « Mais on a la truite fario ! », celle qui passe juste un an en bassin avant d’être lâchée dans les étangs pour en sortir après deux ans et demi « avec une robe brillante, mouchetée, les nageoires intactes, pas esquintées par le béton des bassins », raconte Michael Recchione, un pisciculteur vosgien (lire ci-dessous).

Cahier des charges exigeant

Robert Petit leur proposerait volontiers l’omble-chevalier, poisson des lacs d’altitude. Cyrille Jeanson préfère mettre en avant le cahier des charges très exigeant auquel doivent répondre les pisciculteurs pour pouvoir commercialiser leur production. « Et ça ne concerne pas que l’alimentation de nos poissons, jusqu’aux rejets », ajoute le président du syndicat, agacé « par les contraintes environnementales et la pression des écologistes »....

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« Avec quoi nourrissez-vous vos truites ? »

Michael Recchione a créé Frais Baril à Xertigny, dans les Vosges. Le pisciculteur vosgien, qui ne supporte pas qu’on parle de « produits de bassin », rappelle en passant que la truite saumonée n’existe pas. « Elle peut arborer une chair couleur saumon à cause de son alimentation à base de carottes et de crevettes par exemple. » Il raconte son expérience qui résume à elle seule la problématique des éleveurs. « Une cliente de Saint-Tropez vient en cure à Plombières-les-Bains. Sa première question avant d’acheter : avec quoi vous nourrissez vos truites ? Montrez-moi l’étiquette des aliments que vous leur donnez. Depuis les années deux mille et la crise de la vache folle, des farines animales, c’est comme ça ! » Rassurée, cette cliente passe aujourd’hui des commandes de 100 kg de produits frais et transformés. Truite fumée à froid (13 °C) et salée au sel de Guérande, pavé, tartare, etc., à partir d’une truite arc-en-ciel, celle qui représente 90 % de la production. « Des produits transformés qui font la valeur ajoutée de notre travail », ajoute Michael. Mais le plus gros de la clientèle de l’éleveur est bien celle de pêcheurs ravis de venir pêcher des truites d’élevage retournées au milieu naturel, à l’étang. A Xertigny, dans sa petite entreprise familiale, il fait usage de bonnes pratiques environnementales. Il produit un peu d’électricité dans son installation à partir d’une microcentrale hydraulique. Pas de quoi perturber l’élevage de ses truites arc-en-ciel ou farios.

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Parc marin d’Arcachon : nouvelles avancées (echos-judiciaires)

Les résultats de six études complémentaires sur le futur parc marin d’Arcachon ont été présentés au début du mois d’octobre à La Teste-de-Buch. Une nouvelle étape a été franchie dans un dossier ultrasensible.

Les études diligentées en complément de ce qui avait déjà été fait portent sur les thèmes des loisirs liés à la mer, de la faune des prés salés d’Arès, le panache de l’eau du Bassin dans l’océan, ou encore les stocks de moules, de crépidules (coquillages) et d’huîtres sauvages ou d’élevage. « Avant la création d’un parc marin, une mission d’étude est décrétée pour identifier les orientations de gestion, le périmètre et la composition du conseil de gestion », rappelle Anne Littaye, en charge du dossier pour l’agence des aires marines protégées. Une concertation qui a commencé en mars 2010 : « En vingt mois, nous avons fait l’état des lieux sur le patrimoine naturel et sur les enjeux sociaux économiques. Nous avons identifié des sujets pour lesquels nous n’avions pas assez d’information ». C’est l’objet de ces études complémentaires. Des études qui ont été menées en partenariat, en fonction de thématiques, avec le Siba, Ifremer, les ostréiculteurs, les pêcheurs, le bureau d’études Océanide et l’Université.

790 tonnes de moules....

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« Le Grenelle n’est qu’une opération de verdissement » (Le Monde)

Le Grenelle de l'environnement a quatre ans. Le 25 octobre 2007, Nicolas Sarkozy présentait les premières conclusions des trois mois de rencontres et discussions entre représentants de l'Etat, ONG écologiques, collectivités locales et acteurs de la société civile. "Je veux que le Grenelle soit l'acte fondateur d'une nouvelle politique, d'un New Deal écologique en France, en Europe et dans le monde", lançait alors le président français, en détaillant 268 ambitieux engagements.

Aujourd'hui, l'environnement et la croissance verte ne sont plus au cœur des préoccupations du gouvernement. A tel point que la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, en déplacement à Lyon ce mardi 25 octobre, a dû se prêter au périlleux exercice de défendre le bilan d'un processus que les autres ministres et le chef du gouvernement n'ont de cesse d'entailler. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général de l'association Agir pour l'environnement et auteur du livre Grenelle de l'environnement, l'histoire d'un échec, le "Grenelle n'est plus aujourd'hui qu'une opération de verdissement écologique".

Quels sont les principaux reculs du gouvernement par rapport aux mesures annoncées à l'issue des concertations du Grenelle ?

------ 25 octobre 2011 ------

Les caisses sont vides.... La fin des subventions à la Pêche et aux Cultures Marines ?

Les aides publiques à la Modernisation Cultures marines sont considérées comme des subventions "toxiques" dans ce rapport remis au Premier Ministre !!! (page 224)

Les moteurs des chalands ostréicoles effaroucheraient-ils les volatiles de passage ?

Rapport - Les aides publiques dommageables à la biodiversité

Le Centre d'analyse stratégique vient de publier un rapport "Les aides publiques dommageables à la biodiversité"

Le débat public a parfois eu tendance à assimiler la préservation de la biodiversité au sort emblématique de certaines espèces en voie d’extinction. Nous savons désormais que c’est l’ensemble de la faune et de la flore qu’il importe de protéger, non seulement dans quelques “points chauds” du globe mais jusque dans nos prairies et nos pelouses. L’enjeu, c’est bien sûr la variété des espèces – et avec elle le patrimoine génétique de la planète –, mais aussi la richesse de leurs interactions (par pollinisation, prédation, symbiose) et toute l’ampleur des “services rendus” à l’homme....

Car même s’il n’en a pas toujours conscience, l’homme bénéficie d’immenses services gracieusement fournis par les écosystèmes. Il y puise sa nourriture mais aussi des combustibles et des matériaux de construction. Au-delà de ces biens “appropriables”, la biodiversité assure la purification de l’eau, la stabilisation et la modération du climat, la régulation des inondations, des sécheresses ou des épidémies. En un mot, la biodiversité nous est vitale. Or, partout dans le monde, on constate qu’elle décline à un rythme accéléré depuis plusieurs dizaines d’années, ce qui fait redouter de profonds bouleversements de notre environnement....

Pour télécharger le rapport : "Les aides publiques dommageables à la biodiversité"

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Armoric. Le saumon fumé bio reconnu saveur de l'année 2012 (Le Télégramme)

Le saumon fumé bio de la société Armoric à Quimper (Meralliance) vient d'être reconnu Saveur de l'année 2012. C'est la deuxième fois que ce saumon lancé en 2009 est primé Saveur de l'année. Ce saumon est issu d'élevages biologiques sélectionnés en Norvège, Ecosse ou Irlande, salé au sel sec et présenté dans un emballage éco-conçu.

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Grande-Bretagne : Quel statut pour l’huître japonaise ?

Seafish, l’autorité britannique des produits de la mer, a remis une somme de 15.000 £ à l’association des fruits de mer de Grande-Bretagne (Shellfish Association of Great Britain (SAGB)) pour réaliser une étude sur l’élevage d’huître japonaise. Selon David Jarrad, directeur de SAGB, « L’ostréiculture britannique est actuellement confrontée à une avenir incertain en raison du débat sur le statut de cette espèce. Introduite par les autorités britanniques en 1965 dans le respect des règles sanitaires, l'huître du Pacifique (Crassostrea gigas) est maintenant considérée comme une espèce invasive et non indigène par Natural England, ce qui soulève beaucoup d’interrogations dans le secteur. » « Surtout que nos collègues français qui en produisent plus 115.000 tonnes par an, considèrent que cette espèce est naturalisée. Cette étude vise à éclaircir cette question et d'autres problèmes connexes et elle aidera le gouvernement à prendre une décision sur le futur statut de cette espèce. »


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Robin des bois au secours de la mer et des marins (Ouest France)

Jacky Bonnemains, fondateur de l'association Robin des bois, était mis à l'honneur, samedi, par le monde de la pêche, qui salue son engagement pour la défense des océans.

Il est l'un des Normands contemporains les plus respectés dans le monde entier. Tout en étant personnellement inconnu du public. C'est sous le nom de Robin des bois que Jacky Bonnemains a acquis une réputation internationale. Localement, il s'était fait connaître dès les années 70 par sa participation active à la lutte contre la nucléarisation du Cotentin. Lutte perdue, mais qui ne l'a pas découragé. Il continue le combat avec Greenpeace, qu'il quitte pour fonder Robin des Bois en 1985. Robin des Bois a vocation à protéger l'homme et l'environnement, tout particulièrement maritime. Une ambition qui s'étend aux conditions de travail et de vie sur les cargos.

Samedi, Jacky Bonnemains a été fait chevalier du Mérite maritime. La remise de cette médaille s'est faite sur le Jacques-Louise, et c'est Daniel Lefèvre, ancien patron de ce chalutier, président du comité régional des pêches qui lui a accroché à la vareuse. « Tu as toujours mis l'homme en avant, en passant par les marins-pêcheurs » a dit Daniel Lefèvre. « Aujourd'hui, tu es inquiet de tout ce que l'homme demande à la mer, qui doit être nourricière avant tout. Les marins-pêcheurs partagent cette inquiétude. »

Boues polluantes en Baie de Seine

Un autre professionnel de la mer, Jean-Paul Hellequin, syndicaliste embarqué à Brest sur les remorqueurs de haute mer, a dit toute son admiration pour les actions menées par Robin des bois. « J'ai connu Jacky il y a dix ans sur des actions que personne ne voulait mener, des actions pour les marins restés à quai. J'ai rarement connu des militants comme toi. »

« Robin des bois attache beaucoup d'importance à la survie du monde de la pêche. Nul ne connaît mieux la mer que les marins pêcheurs. Le monde de la pêche est menacé, peut-être plus que tous les autres, par la mondialisation » a répondu Jacky Bonnemains. Il a également évoqué le « combat avec Jean-Paul à Brest pour améliorer la vie de marins, pakistanais et autres, embarqués dans des galères sur de mauvais bateaux. Nous avons obtenu l'exclusion des eaux européennes des bateaux sous normes »....

Et vient de s'engager, avec les pêcheurs, dans un nouveau combat : empêcher que deux millions de tonnes de sédiments pollués du port de Rouen soient rejetés au large de Port-en-Bessin.

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La ferme aquacole de Gravelines affiche ses ambitions (lesechosdutouquet.fr)

La Cud se mêle du redressement d'Aquanord

Aquanord peut se satisfaire d'avoir développé, depuis un an, de nouveaux partenariats avec les grands groupes de distribution français (Intermarché, Auchan, Carrefour, Cora, Match, Super U...)

Vingt-huit ans d'existence déjà et une nouvelle page de la vie de l'entreprise gravelinoise se tourne. Suite au redressement judiciaire datant de février 2010, Aquanord se remet à flot et affiche de nouvelles ambitions.

Avec les 300 000 euros d'aide de la Cud, le besoin de financement de 4,12 millions d'euros se réduit.

L'effondrement des cours du bar et - surtout - de la daurade a plongé l'exploitation gravelinoise au fond du bassin. « L'entreprise ne tenait plus le coup », explique Pierre Siou, directeur d'Aquanord. Différentes périodes d'observation se sont succédé pendant 18 mois. En juillet dernier, la nouvelle tombe enfin : c'est la fin du redressement judiciaire. La direction est parvenue à prouver sa capacité à voler de ses propres ailes avec, à l'appui, « un modèle économique viable ».

Aujourd'hui, le marché a relevé naturellement la tête. « Il s'était effondré suite à une surproduction européenne de bars et de daurades. Beaucoup d'entreprises étaient alors tombées. » Autre souci pour Aquanord, un taux de mortalité excessif. L'entreprise met en place un plan de vaccination. « Régulièrement, dans une ferme avec un nombre de poissons important, on constate l'apparition d'une maladie spécifique ». Les poissons sont vaccinés un à un, par injection. Trois millions de bars ont été immunisés cette année.

Toujours dans un esprit sanitaire développé, Aquanord ne réutilise plus la même eau dans ses bassins depuis deux ans : « Elle n'est plus recyclée ». Résultat : le taux de mortalité des daurades a été divisé par cinq. Malgré ces bonnes résolutions, demeure toujours un problème économique.

La Ville, la Cud, la CCI... derrière Aquanord...

------ 24 octobre 2011 ------

Monsanto s’incruste dans le monde aquatique !

Dans le monde agricole, Monsanto est "célèbre" pour ses semences OGM et son herbicide total Roundup. Auparavant, il avait fait un "malheur" chez les militaires avec son agent orange et le bonheur des électriciens avec son pyralène, ces PCB retrouvés dans les rivières et maintenant en mer et qui se concentrent dans la chair de la vie aquatique au grand dam des pêcheurs : multiplication des interdictions de capture, anguille, sardine, crabe….

Moins connue du grand public, l’éthoxyquine, une autre trouvaille de la multinationale… A la fois antioxydant et pesticide, cette substance de synthèse vient d’être interdite sur le marché européen. Comme les PCB dans la chair des poissons sauvages, l’éthoxyquine s’est incrustée dans la chair de tous les poissons d’élevage…

Depuis le 3 septembre 2011, les autorisations de mise sur le marché des produits phytosanitaires contenant de l’éthoxyquine sont retirées sur décision de la Commission Européenne du 3 mars 2011.

Question : Les poissons d’élevage qui contiennent cette substance active seront-ils retirés du marché ?

Une étude norvégienne indique la présence d'éthoxyquine dans tous les poissons d'élevage : saumon, truite, cabillaud, flétan... : Teneurs en antioxydants de synthèse (éthoxyquine, BHT (butyl-hydroxy-toluène) et BHA (butyl-hydroxy-anisole) dans les aliments pour poissons et dans les poissons commerciaux d'élevage

Pour en savoir plus sur l'éthoxyquine et les raisons de sa présence dans tous les poissons d'élevage même les poissons Bio, cliquer Enquête de "A Bon Entendeur"

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Le virus responsable des mortalités du naissain d'huîtres vient d'être identifié comme un virus existant avant 2004. L'espoir est désormais de mise chez les ostréiculteurs.

Découverte importante. Le laboratoire Frank Duncombe de Caen a retrouvé le virus U Var dans des échantillons d'huîtres étudiés en 2004. « Ce résultat remet clairement en question les connaissances actuelles. Il est par ailleurs en accord avec les observations des professionnels de l'ostréiculture pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté avant 2008 », explique Joseph Costard, président de la section de conchyliculture Normandie-Mer du Nord. « Cette découverte a été effectuée en Normandie grâce à des méthodes plus sensibles que celles d'Ifremer. L'annonce qui nous avait été faite de l'arrivée d'une variante supposée du virus seulement en 2008, et responsable de la mortalité, n'est pas cohérente avec les résultats des recherches que l'on vient d'obtenir. »

Trouver la cause. L'agent pathogène n'est pas seul. « Il y a un virus et une bactérie. Ce n'est donc pas une mutation qui provoque la mortalité depuis 2008 car ils étaient déjà présents en 2004 et nous savions vivre avec. Pourquoi pas à nouveau maintenant ? Désormais, il faut trouver la ou les causes de cette rupture d'équilibre », insiste Joseph Costard qui souhaite que le laboratoire Duncombre soit agréé. « Cela fait quatre ans que je me bats pour que les méthodes de recherches de ce laboratoire soient agréées. Ce serait un plus pour la profession et ce laboratoire doit être un laboratoire référent. »

Sortir de la crise. Pour Joseph Costard, c'est l'espoir d'une sortie de crise. « Je réclame que…

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L'estuaire au secours de l'huître (Sud Ouest)

Les services de l'État vont autoriser les ostréiculteurs du département à pêcher des huîtres sauvages dans des gisements de l'estuaire de la Gironde, fermés depuis trente ans pour cause de cadmium.

Là où il contemple l'ostréiculture, le capitaine du « Morlaisien » doit gentiment sourire. En 1868, une tempête avait contraint Hector Patoizeau à relâcher dans l'estuaire de la Gironde, avant d'y déverser un chargement d'huîtres qui commençait à sentir plus fort que la marée. Des huîtres portugaises, dont les plus résistantes ont essaimé dans l'embouchure du fleuve, jusqu'à garnir le bassin de Marennes-Oléron, tout proche. Des producteurs charentais avaient construit leur fortune sur cette aubaine : la portugaise était bien acclimatée dans leurs eaux lorsque l'huître plate a disparu, au début du XXe siècle.

Cent quarante-trois ans après les péripéties du « Morlaisien », l'estuaire de la Gironde pourrait revenir au secours de la production d'huîtres en Charente-Maritime. Mais cette fois, le hasard n'a rien à voir dans l'affaire.

L'obstacle cadmium est levé

Il n'est plus question de la plate, ni de la portugaise, décimées tour à tour par des maladies.

Le sujet préoccupant, c'est l'huître japonaise, la creuse de nos tables de réveillon qui est produite sur les parcs depuis les années 1970. Depuis quatre ans, l'avenir de cette variété préoccupe toute l'ostréiculture mondiale. Ses souches meurent en masse, sans que la science pose de conclusion définitive sur les causes de ces surmortalités : 71 % de pertes moyennes recensées l'année dernière par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), sur l'ensemble des bassins de production français.

Des producteurs de Marennes-Oléron tiennent peut-être une solution à cette crise. Ils pensent que les gisements sauvages de japonaises de l'estuaire de la Gironde pourraient contribuer à regarnir leurs parcs ravagés par ces mortalités.

Le principe est simple. Pêcher ici, réimmerger plus loin ; cueillir l'huître sur trois sites retenus autour de Royan, entre Saint-Palais-sur-Mer et Talmont, et l'élever à Marennes-Oléron. Simple, seulement si l'on écarte le problème du cadmium,....

------ 23 octobre 2011 ------

Les Bouchots du Sillon de Talbert primés pour leur dynamisme (Ouest France)

Trois questions à Joël Gicquel, copropriétaire des Bouchots du Sillon de Talbert.

Qu'est-ce que le prix de la dynamique agricole ?

Chaque année, la Banque populaire de l'ouest sélectionne dix de ses agriculteurs clients et un jury en retient deux qu'il récompense pour leur dynamisme économique. Cette année notre EARL a obtenu le 2 e prix.

Comment en êtes-vous arrivés là ?

Avec mon épouse Isabelle, sans laquelle je n'aurais rien pu faire, nous sommes partis de rien, il y a 20 ans. Dès 16 ans, j'étais employé chez un mytiliculteur de la baie d'Hillion. Après une formation pour devenir patron, nous nous sommes installés ici en 1994. Nous étions les premiers à faire de l'élevage de moules. On a commencé le travail sur 12 lignes de bouchots (des pieux reliés par des cordages) de 50 m. Petit à petit, nous avons agrandi jusqu'à 38 lignes de 100 m. À l'époque, on faisait tout à la main. Et puis il fallait commercialiser notre production, d'abord sur les marchés, puis avec une grande enseigne à Guingamp, puis Paimpol.

Ensuite, voyant la qualité exceptionnelle de l'eau, qui permet d'éviter le séjour en bassins de décantation avant la commercialisation, nous avons pris une concession de 3 ha pour faire des huîtres, aidés par un ostréiculteur voisin de nos bouchots. En 2009, nous nous sommes associés avec Philippe et Vincent Le Moullec et nous avons repris 3 ha de parcs de plus. Cela permet de partager les bénéfices, mais aussi les soucis.

Une progression facile ?

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Marennes : L'huître dévore le chrono (Sud Ouest)

Onze jeunes spécialistes de l'ouverture du coquillage se sont affrontés hier après-midi à la Cité de l'huître. Le premier concours d'écailler.

C'est un exercice délicat. Mal maîtrisé, le geste peut s'avérer dangereux. Au nombre de ses victimes, l'ouverture de l'huître compte ainsi probablement autant d'habitués des salles d'urgences lors des réveillons, que de Géo Trouvetout du concours Lépine qui se sont perdus en inventant l'outil révolutionnaire pour l'ouvrir. Mais, hier à Marennes, le sujet rencontrait ses experts. La Cité de l'huître organisait conjointement avec le Conseil général le premier concours du meilleur écailler.

La vue sur les claires bordant le chenal de La Cayenne était magnifique. Mais les onze concurrents n'avaient d'yeux que pour la pointe du couteau. Ouverture latérale, ou arrière, à chacun sa technique. Pour départager ces onze lycéens des formations professionnelles spécialisées en produits de la mer et hôtellerie de La Rochelle, Royan, Bourcefranc, Nantes et Rungis, un jury de cinq spécialistes présidé par Michel Parent était constitué. Le maire et conseiller général du Château-d'Oléron était flanqué de Laurent Chiron, ostréiculteur membre du Groupement qualité Marennes-Oléron, des restaurateurs Serge Hervé et Johan Leclerre, mais surtout de l'un des maîtres de la discipline, Alain Merle. Au compteur de l'écailler lyonnais aujourd'hui retraité : quarante années d'expérience sous les halles Bocuse où son entreprise ouvrait 70 tonnes d'huîtres par an, quelque chose comme un million d'huîtres, de tous les « terroirs » des côtes de France, des Normandes d'Isigny, aux méridionales de l'étang de Thau, en passant par les Charentaises.

400 huîtres à l'heure

« Prenez une huître dans une main… un couteau dans l'autre… vous êtes prêts ? Attention… Top ! »....

Pourquoi concourir ?

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Sète. Le lycée maritime fête 160 ans de formations aux métiers de la mer (Midi Libre)

C’est au milieu du XIXe siècle que Paul Bousquet, chapelier de son état, avait décidé de léguer sa fortune au département de l’Hérault à condition qu’y soit créée une école navale.

160 ans plus tard, le lycée de la Mer qui porte son nom à Sète forme toujours les futurs matelots et patrons de pêche, les mécaniciens de la marine marchande, les aquaculteurs et conchyliculteurs, les scaphandriers, les poissonniers-écaillers, etc.

Ce soir, autour de cet anniversaire, le maître des lieux Michel Tudesq réunit préfet, directeur inter-régional des affaires maritimes, conseiller régional, etc, pour que vogue encore longtemps ce vaisseau de la formation.

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Saumon d'élevage : des poissons finalement assez conservateurs

Emission ABE - A Bon Entendeur

Télévision Suisse Romande TSR1

30 novembre 2010

Après les antibiotiques, les polluants comme les PCB, A Bon Entendeur a découvert un agent conservateur douteux utilisé dans la nourriture des animaux. Les échantillons de saumon testés étaient tous contaminés même les saumons Bio et les risques pour la santé ne sont pas évalués.

L'agent conservateur douteux, c'est l'Ethoxyquine, un produit de synthèse à la fois pesticide et antioxydant.

Patrick Edder, chimiste cantonal à Genève ne cache pas sa surprise : « On ne s’attendait pas à retrouver de telle substance, puisque notre recherche initiale concernait des pesticides pour des traitements contre le poux de mer. Et c’est par hasard que l’on est tombé sur l'Ethoxyquine. Donc on a du rechercher la pertinence de retrouver cette substance dans le saumon. Et après quelques recherches on a vu que c’était un additif antioxydant pour l’alimentation des poissons. »

Ethoxyquine, pesticide et antioxydant à la fois...

l'Ethoxyquine a été synthétisée dans les années 50 par la firme américaine Monsanto. Employée pour le traitement des fruits, notamment contre le brunissement des poires, on la trouve parfois aussi comme conservateur dans certaines épices. Elle est surtout très utilisée comme anti-oxydant dans la nourriture pour animaux.

C’est donc une substance bien connue, mais dont la toxicité n’a curieusement pas été complètement évaluée, comme nous le confie Patrick Edder. « On n’a pas de certitude sur la toxicologie de ce produit et d’ailleurs le dernier rapport de l’autorité européenne de sécurité alimentaire montre bien que l’on ne peut pas conclure si le produit est dangereux ou s’il ne l’est pas car il nous manque les trois quarts des études toxicologiques. Alors après c’est une question de principe de précaution : Est-ce que l’on prend des mesures immédiates pour interdire cette substance; ou est-ce que l’on attend tranquillement qu’on ait une évaluation pour prendre une série de mesures. Apparemment, l’EFSA a plutôt choisi cette dernière solution. »

En jetant un coup d’œil sur les législations suisses et européennes, on trouve tout de même une valeur-limite pour les résidus dans les viandes, mais seulement pour les animaux terrestres. En gros, en Suisse et en Europe, on a une norme pour les kangourous et les serpents, mais pas pour les saumons....

.... Pour prévenir de possibles explosions dans le transport maritime de la farine de poisson

A l’Institut national de la nutrition et de la recherche sur les produits de la mer (INES) de Bergen (Norvège), Anne-Katrine Lundebye Haldorsen, directrice des recherches sur la sécurité alimentaire explique la présence d’Ethoxyquine dans l’alimentation des poissons d’élevage : «L’Ethoxyquine est un anti-oxydant de synthèse, il est ajouté à la farine de poisson pour prévenir de possibles explosions ».

Voilà le fin mot de l’histoire. La farine de poisson et l’huile de poisson qui entrent dans la composition de la nourriture des saumons d’élevage, proviennent en bonne partie de la pêche minotière d’Amérique du Sud, et elles sont livrées par cargo aux fabricants de croquettes du Nord. Mais ce long voyage comporte un risque: l’auto-combustion par oxydation. On asperge donc la matière première d’antioxydants.

Et Anne-Katrine Lundebye Haldorsen de rappeler que : « L’Organisation Maritime Internationale a approuvé seulement deux antioxydants synthétiques : l’Ethoxyquine, qui est le plus efficace, mais aussi le BHT.»

De l’Ethoxyquine dans le saumon Bio !

L’année dernière, nous avions filmé pour A Bon Entendeur une ferme à saumons bio irlandaise, en insistant sur le fait que la production de saumon bio était plus respectueuse de l’environnement et des animaux que la production conventionnelle, mais qu’elle n’était évidemment pas parfaite.

Et effectivement, nous avons retrouvé cette année dans nos résultats 242 microgrammes par kg d’Ethoxyquine et de dimère d’Ethoxyquine dans un saumon bio provenant du même groupe de producteurs que celle-ci.

Nous sommes allés demander à ces fermiers de la mer ce qu’ils pensaient de nos analyses. Eugene Casey, éleveur Mannin Bay Co. Admet que ses poissons peuvent contenir de l’Ethoxyquine : « Nous sommes obligés d’utiliser une petite quantité de farine de poisson sud-américaine au début de la vie de nos poissons pour des raisons de santé et à cause de cela, je pense qu’il reste des petites quantités d’Ethoxyquine dans le saumon à la fin de leur cycle de croissance. »

Et les certificateurs bio acceptent l’utilisation de l’Ethoxyquine ?

« Nous en avons discuté avec eux, ils préféreraient que nous n’en utilisions pas, mais ils ont reconnu qu’il était essentiel que nous donnions un peu de farine de poisson sud-américaine à nos saumons. Ils ont donc accepté un peu d’Ethoxyquine. »

La loi du marché semble la plus forte...

L’Ethoxyquine pourrait être remplacée en transportant la farine de poisson sous atmosphère contrôlée, avec un ajout d’antioxydants provenant des algues, mais encore faut-il le vouloir.

Et la loi du marché semble la plus forte selon Colin Mair, directeur technique Ocean Harvest Technology, « Le marché des saumons d’élevage est dirigé par le volume et les coûts. Tous les gens dans ce jeu, des fabricants de farine aux fermiers sont vraiment concentrés sur chaque centime d’économie possible et un changement n’est introduit que lorsqu’il est nécessaire. Nous remarquons que le public commence à se rendre compte des problèmes liés à l’élevage du saumon et c’est une forme de pression pour que cela change. »

L’Ethoxyquine n’est qu’un petit exemple parmi tous les produits de synthèse que nous ingérons chaque jour dans notre nourriture, mais elle nous rappelle que, puisque nous sommes ce que nous mangeons, il nous faut aussi nous préoccuper de ce qu’a mangé notre nourriture avant de finir sur notre table.

Pour Patrick Edder, : « Les grands derniers scandales alimentaires ont presque tous commencé avec la nourriture pour animaux. Encore aujourd’hui, on voit que des substances présentent dans l’alimentation des animaux se retrouvent dans le produit fini, qu’on a pas évaluées, dont on ne connaît pas la toxicologie et pour lesquelles ont prend peu de mesures. »

Pour visionner l'émission cliquer ABE

------ 22 octobre 2011 ------

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Bienvenue sur le nouveau site de la Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique–Manche Ouest,

Les missions de la direction interrégionale de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest (DIRM NAMO) :

  • coordination des politiques de la mer et du littoral, planification de l’espace marin
  • marins et les navires
  • affaires économiques
  • sécurité et prévention des risques maritimes

Vous trouverez dans la rubrique "DIRM NAMO" de ce site :

  • les missions de la DIRM, et ses coordonnées
  • son organisation et son organigramme
  • son bilan d’activité 2010 et projet de service 2011-2013

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Bretagne : 600.000 € pour l'ostréiculture (Le Télégramme)

Le conseil régional a débloqué 600.000 € supplémentaires pour venir en aide (aide au réensemencement et audit socio-financier) aux entreprises ostréicoles confrontées depuis 2008 à une forte mortalité de jeunes huîtres. Cette aide est destinée à répondre aux 240 demandes nouvelles enregistrées à la mi-octobre.

L'argent de l'Erika.

Le groupe UDB a finalement voté la modification budgétaire concernant l'affectation des sommes versées à la Région au titre des indemnisations de la marée noire de l'Erika. «Ces sommes vont être affectées par le budget 2012 à la préservation du littoral, comme nous le souhaitions», a résumé Christian Guyonvarc'h, en annonçant que le groupe retirait son amendement.

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Paimpol. La gendarmerie veille à la fraîcheur sur les étals (Le Télégramme)

Mardi, les vendeurs de poissons du marché ont reçu la visite de gendarmes de Brest, chargés de contrôler les produits proposés à la vente. Une formalité au cours de laquelle aucune infraction n'a été relevée.

À Paimpol, les étals de poissons et de crustacés sont un marché à part dans le marché du mardi matin. Ils sont une dizaine ou presque, pêcheurs, femmes de pêcheurs, ostréiculteurs à vendre leur marchandise. Et ici, on ne lésine pas sur la fraîcheur du produit. Mardi, ils ont pourtant reçu la visite de trois agents de la brigade de surveillance du littoral de Brest qui ont pour mission de contrôler tout ce qui touche à la mer. Explications du gendarme Alain Chiron: «Nous contrôlons le transport, le débarquement du bateau, la criée...». La veille, ils étaient à Saint-Quay-Portrieux pour vérifier les déchargements de coquilles saint-jacques. Sur le marché de Paimpol, la mission est simple. «Nous contrôlons l'affichage des prix, l'identification et la traçabilité du produit et bien sûr la fraîcheur», ajoute-t-il. Sur ce dernier point, les agents n'ont guère de doute. «À Paimpol, nous sommes àcôté de la mer, tout proche de la zone de production. Alors ici, iln'y a vraiment pas de problèmes de fraîcheur», poursuit le gendarme.....

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La semaine du goût des prisonniers rennais (France 3 Bretagne)

Ils ont pu manger des huîtres et des crêpes. D'autres ont appris à cuisiner avec des grands chefs...

C'est la semaine du goût.

Une opération qui est rentrée dans les moeurs en France, puisqu’elle existe depuis 22 ans, mais en prison, la démarche est plutôt rare….

Rennes : C'est la semaine du goût aussi en prison : vidéo

Les détenus ont envoyé quarante recettes à des chefs cuistots. Huit ont été retenues et sont réalisées par les prisonniers qui sont en formation d'agent de restauration collective.

L'idée est de cuisiner avec des ingrédients que l'on peut trouver à la cantine, dans le catalogue de la prison, car les prisonniers ne peuvent recevoir des aliments de l'extérieur qu'une seule fois par an, à Noël. Les détenus ont ausi pu goûter des produits qu'ils ne mangent pas en prison, crêpe, huîtres....

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Arcachon : Des gambas à la criée (Sud Ouest)

40 kg de gambas, élevées à Saint-Vivien-de-Médoc, ont été vendues, hier matin à la criée d'Arcachon. C'était la première vente de produits d'élevage. Elle aura lieu chaque jeudi.

Elles sont gris rose, avec du bleu et du jaune au bout de la queue. Elles frétillent énergiquement dans leur bac en polystyrène et sautent même parfois hors de la caisse. Car ces gambas sont bien vivantes.

Quelques heures plus tôt, elles nageaient encore dans leur bassin d'élevage à Saint-Vivien-de-Médoc. Elles ont été pêchées dans la nuit, ont été vite et bien empaquetées, puis ont pris la route d'Arcachon où le directeur de la criée, Yves Herszfeld, les attend ait avec autant de curiosité que d'appréhension.

Pas de concurrence

C'est, en effet, la première fois que la criée vend des produits d'élevage. « Cela fait deux ans que j'y travaille », explique Yves Herszfeld, soucieux de diversifier et accroître l'activité de la criée d'Arcachon. « Il n'est toutefois pas question de vendre des produits d'élevage qui feraient concurrence avec les produits sauvages que pêchent les pêcheurs d'Arcachon », précise immédiatement celui qui est également président des criées de France.

Sur le tableau mural de la criée d'Arcachon, il a annoncé cette vente exceptionnelle de gambas depuis lundi. Pour cette première vente, Jean-Marie Berthet, éleveur de gambas à Saint-Vivien-de-Médoc avec son collègue Philippe Lucet, a amené 40 kg. Hier matin, il est resté pour la vente, curieux lui aussi de voir la réaction des mareyeurs et poissonniers. « Jusqu'à présent, il régalait les poissonniers et restaurateurs du Médoc. Maintenant, nous allons en profiter », se félicite Yves Herszfeld.

En quelques minutes, quatre mareyeurs ont acheté les 40 kg. Alain Larrieu, qui tient également la poissonnerie « La Bordelaise de Marée », au marché des Capucins à Bordeaux, en a acheté quatre caisses (8 kg), à 24 euros (HT) le kilo.

Élevées en milieu naturel

Ces gambas seront vendues, toujours vivantes, ce matin à Bordeaux à 3,50 € les 100 grammes. « On va les vendre à la pièce ou aux 100 grammes, cela fait une belle entrée. Regardez comme elles sont belles. C'est un très beau produit. C'est même quelque chose d'exceptionnel », assure le mareyeur-poissonnier qui jusqu'à présent ne vendait que des gambas cuites, en provenance du Sénégal ou de Mauritanie.

Ces gambas du Médoc sont élevées en milieu naturel, dans une ferme aquacole sur l'estuaire, où se mélangent les eaux douces et salée. Conforté par le succès de cette première vente et l'adhésion des mareyeurs, Yves Herszfeld a déjà commandé une centaine de kilos de gambas pour jeudi prochain et organisera une vente chaque jeudi matin jusqu'aux fêtes de fin d'année. Puis, de nouveau, à partir de juin. Alain Larrieu reviendra lui aussi jeudi prochain. « C'est bien pour l'image de la criée d'Arcachon », se félicite Yves Herszfeld qui, gourmand, imagine déjà les gambas sur la plancha avec du piment d'Espelette. Bon appétit.

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Mutations dans le secteur conchylicole

Mutations dans le secteur conchylicole ;

Elaboration d’un outil opérationnel d’études et d’analyses technico-économiques

Synthèse des travaux 2010

Dominique Mille (CREAA)

Véronique Le Bihan (CAPACITES, Univ. Nantes)

Février 2011

AGLIA

La conchyliculture connaît en France une situation très contrastée. Alors que la mytiliculture a su faire évoluer ses techniques de production pour rester un secteur rentable, l'ostréiculture connait actuellement une crise importante due à des mortalités des naissains.

L'objectif de cette étude est donc de proposer aux professionnels, désireux de s'installer ou de faire évoluer leur entreprise, des référentiels technico-économiques leur permettant d'intégrer toutes les tâches techniques en termes économiques et d'évaluer ainsi la rentabilité de leur activité.

Pour télécharger le document, cliquer Aglia

Réflexion personnelle

Cet un outil devait valider l’extension de la conchyliculture au large et en particulier valider le développement de l’ostréiculture sur filières et en eaux profondes à partir d’huîtres triploïdes. Une fuite au large devant les problèmes grandissant sur l’estran.

Avec les problèmes de mortalité des juvéniles (jusqu’à 100% dans la zone de référence), l’outil est dans l’attente d’une huître résistante !

Quant à la mytiliculture, l'étude réalisée en 2009/2010 valide l'extension de l'élevage de moule au large notamment sur les filières du pertuis breton.... Eté 2011, la mytiliculture charentaise est en crise ! Sud Ouest : Bouchots : rien ne va plus !

Ne pas minimiser les facteurs environnementaux dans la mutation du secteur conchylicole et l'adaptation de la conchyliculture aux changements climatiques....

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Vins : Les vins d'Alsace partenaires des huîtres de Bretagne en fin d'année en GMS (Rayon Boissons)

Le Conseil Interprofessionnel des Vins d’Alsace (CIVA) vient de passer un partenariat avec le comité régional de la conchyliculture pour animer les fêtes de fin d’année. Soutenue dans la presse avec des insertions publicitaires et dans les lieux de vente vie des kakemonos, l’opération valorise les accords entre les blancs d’Alsace et les huîtres de Bretagne.

L’objectif étant d’occuper le rayon marée des magasins. Carrefour, Auchan et Géant Casino ont d’ores et déjà validé cette action commune.

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Roquefort. Des huîtres à emporter (La Dépêche)

A partir de samedi 15 octobre (et tous les samedis jusqu'à fin décembre), vous pourrez acheter vos huîtres à la petite zone commerciale, 1 impasse des Lilas route du stade (à côté de l'intermarché) à « La Cocotte gourmande ». Ces délicieux fruits de mer viennent de chez Sophie Brice-Ducourneau, ostréicultrice à Lège-Cap-Ferret (33). « La Cocotte gourmande » tenue par M. Sieurac propose tous les jours des plats cuisinés à emporter pour les particuliers et également sur commande, pour les groupes, les familles et les associations…

Il est possible aussi de manger sur place à midi dans un cadre accueillant et lumineux. M. Sieurac confectionne une cuisine fraîche et du marché avec des produits de qualité, un assortiment de plats savoureux froids et chauds est en permanence à disposition de la clientèle. Pour commandes et renseignements : 05 53 66 57 05.

------ 21 octobre 2011 ------

Mortalité des huîtres : la version d'Ifremer contredite (Mensuel du Morbihan)

Le laboratoire Franck Duncombe de Caen, cité dans Le Mensuel actuellement en kiosque, publie une découverte qui ébranle la version d'Ifremer, le laboratoire de référence en matière de mortalité des huîtres.

Depuis quatre années, les plus jeunes huîtres crèvent de façon conséquente et inquiétante à cause d'un virus, le Os-HV1 (Lire le Mensuel de septembre 2010).

Pour Ifremer, laboratoire de référence en matière de mortalité des huîtres, c'est la mutation de ce virus en un variant plus virulent, détecté par son laboratoire en 2008, qui serait responsable à 99% de la mortalité des huîtres (lire dans Le Mensuel de septembre 2010 l'interview d'Edouard Bédier, responsable de l'antenne Ifremer à La Trinité-sur-Mer).

Le variant actif bien avant 2008

Dans son laboratoire départemental de Caen, Maryline Houssin, chef du service microbiologie, vient de publier une découverte qui ébranle la version d'Ifremer. Pour elle, "le variant Mircovar du virus OS-HV responsable des mortalités des huîtres n'est pas apparu en 2008 comme on le pensait", écrit-elle dans un communiqué. Son service a effectivement décelé la présence de ce variant dans des échantillons d'huîtres étudiés en 2004 et 2005 par une doctorante du laboratoire PE2M de l'université de Caen, et précieusement conservé par l'IRSN d'Octeville.

Interrogée dans Le Mensuel d'octobre actuellement en kiosque, Maryline Houssin laissait déjà entendre que ce Microvar était présent dans les huîtres bien avant 2008, "en accord avec les observations des professionnels pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté bien avant 2008."....

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Surmortalité des huîtres : prendre le problème à la source (La Manche Libre)

A quel âge l’huître est-elle la plus exposée au virus osHV-1 ? Une question essentielle.

Depuis 1992, les ostréiculteurs sont victimes d’une surmortalité de leurs naissains causée par un virus de type herpès, osHV-1. Ce parasite côtoie les huîtres depuis des millions d’années, bien avant l’époque où ces mollusques étaient cultivés. Éradiquer le virus serait donc peine perdue. Il faut ainsi trouver un moyen de le contourner. Voilà la mission du professeur Michel Mathieu, directeur de recherche en biologie marine à l’université de Caen et coordonnateur du Centre de Recherche sur l’Huître.

Mortalité : de 82 à 4 %

C’est à Cricqueville-en-Bessin que se déroule depuis avril une expérience ayant pour but, de déterminer si des naissains propres, dans une zone sanctuaire, subiraient le même sort que leurs consoeurs. Le résultat est encourageant, dans un site ostréicole, le taux de mortalité est de 82 %, celui d’une zone non contaminée est de 4 % seulement. Des solutions s’offrent alors aux ostréiculteurs. “Il faudrait définir des zones sanctuaires où l’on ne ferait rentrer que des naissains propres. Éviter les transferts lors des périodes à risques. Contrôler avant l’achat le niveau de charge virale”, indique le professeur Mathieu....

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Va-t-on vers une interdiction des arts traînants ?

Parc marin d’Iroise : Des semis pour pêche en plongée (Ouest France)

Des saint-jacques semées seraient réservées à la pêche en plongée, moins destructrice qu'avec les dragues.

Le parc marin d'Iroise veut réensemencer des zones où la saint-jacques a disparu. Autre nouvelle : les gardes peuvent verbaliser.

Des coquilles en baie de Douarnenez

Réuni mardi au Conquet, le conseil de gestion du parc marin d'Iroise a envisagé de réensemencer en coquilles Saint-Jacques, des secteurs d'où elles ont disparu ou presque. Le procédé est bien rôdé en rade de Brest, où des millions de juvéniles sont semés chaque année. La baie de Douarnenez pourrait ainsi être concernée. Selon Pierre Maille, président du parc, les semis seraient faits « sur des fonds où la drague est impossible. Et la pêche y serait réservée à la plongée ». La procédure d'autorisation suit son cours avec les services de l'État.

Gardes commissionnés

Les agents du parc marin sont désormais commissionnés en matière de police des pêches, de l'environnement (rejets, faune-flore, circulation sur le domaine maritime) et d'infractions sur le patrimoine culturel maritime (épaves). Les onze gardes pourront constater les infractions et verbaliser. « Cela ne représente que 20 % de l'activité des agents », assure Pierre Maille, qui précise que ces contrôles se feront « en coordination » avec les autres services de l'État (gendarmerie, Affaires maritimes, Douanes...) et s'intéresseront particulièrement « à ce que le parc suit, comme les cantonnements d'ormeaux ou de langoustes »....

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La France épinglée pour ne pas avoir récupéré des aides à ses aquaculteurs (AFP)

La France "a manqué à ses obligations" en ne récupérant pas des aides d'Etat versées à ses aquaculteurs et considérées comme incompatibles avec le droit européen, a affirmé jeudi la Cour de justice européenne.

Paris devra se soumettre à la décision de la Cour "dans les meilleurs délais" sous peine de sanctions pécuniaires.

L'affaire concerne des aides accordées par le gouvernement français aux aquaculteurs et à des pêcheurs ayant subi des dommages après le naufrage de l'Erika, en décembre 1999, dans le Golfe de Gascogne et la violente tempête qui avait touché l'ouest de la France les 27 et 28 décembre de la même année.

La Commission européenne avait considéré il y a sept ans que certaines de ces aides (allègement de charges sociales, allègements de charges financières et exonération de redevances domaniales) accordées aux aquaculteurs des départements de la côte atlantique allant du Finistère à la Gironde étaient conformes au droit européen.

En revanche, avait estimé Bruxelles, les mesures accordées aux aquaculteurs des autres départements n'étaient pas compatibles avec les règles européennes car elles avaient bénéficié à des entreprises aquacoles situées en dehors des départements touchés par la marée noire ou la tempête.

La Commission avait également dénoncé les aides (sous forme d'allègement des charges sociales) accordées à l'ensemble des pêcheurs français en rejetant les arguments de Paris qui les justifiait en raison de la désaffection du consommateur français pour les produits de la mer, suite au naufrage de l'Erika.

Bruxelles avait donc demandé à la France, en juillet 2004, de récupérer ces aides (et intérêts) auprès de 41 entreprises bénéficiaires. Mais Paris a traîné les pieds. En décembre 2008...

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Aquaculture: la France "en conformité" (Le Figaro)

Le ministre de l'Agriculture, Bruno le Maire, a estimé que la France, condamnée jeudi par la Cour européenne de Justice pour des aides consenties aux aquaculteurs en 1989, s'est "désormais mise en conformité" avec le droit européen.

Bruno Le Maire "considère que la France s’est désormais mise en conformité avec la règle européenne", écrit-il dans un communiqué publié peu après la décision de la Cour européenne de Justice qui avait été saisie par la Commission. La Cour "a constaté ce manquement à l’obligation de récupération sans délai, sans avoir pu juridiquement tenir compte des démarches engagées ultérieurement par le gouvernement français auprès des entreprises concernées", explique M. Le Maire.

Or depuis la fin de l’année 2009, "la France a engagé une procédure individuelle auprès de ces entreprises", fait-il valoir. "Soucieux de limiter au maximum l’impact de cette décision", le gouvernement français "a obtenu de la Commission européenne l’autorisation d’appliquer rétroactivement le règlement relatif aux aides de minimis (sans obligation de notification à l'UE, ndlr) dans le secteur de la pêche et de l’aquaculture ce qui a permis d’obtenir un allègement significatif des montants en cause et la réduction substantielle du nombre des entreprises concernées".

La France a donc fait, selon son ministre de la Pêche, "le nécessaire et en a informé la Commission". Les autorités françaises "vont poursuivre leur dialogue avec elle afin d’apporter un terme à cette procédure", conclut M. Le Maire

Communiqué du Ministère, cliquer Aides à la pêche « Erika » : Bruno LE MAIRE considère que la France s’est désormais mise en conformité avec la règle européenne

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Premier concours culinaire national pour la durabilité des produits de la mer

Sous le parrainage d'Olivier Roellinger des Maisons de Bricourt à Cancale et Vice-Président de Relais & Châteaux, l'Alliance Produits de la mer et l'Ecole Grégoire Ferrandi créent le premier concours culinaire national sur le thème des produits de la mer durables.

Les inscriptions sont ouvertes pour le concours: "Les produits de la mer durable au menu"

S'adressant aux nouvelles générations de chefs, ce concours vise à contribuer à préserver les ressources halieutiques en valorisant les espèces aquatiques durables souvent moins connues. Ce concours est organisé en partenariat avec le lycée hôtelier de Dinard, l'association Relais & Châteaux et le salon Prorestel au cours duquel seront remis les prix, le 27 février prochain.

Véritables liens entre les professionnels de la filière pêche et aquaculture et les consommateurs, les nouvelles générations de chefs ont un rôle vital à jouer pour la préservation des ressources en valorisant les espèces durables souvent moins connues.

Le chef étoilé Olivier Roellinger, reconnu pour son engagement en faveur de la durabilité des produits de la mer, explique : "La mer est le garde-manger de l'humanité. On oublie qu'elle est fragile et qu'il s'agit d'une ressource non inépuisable. Les chefs ont le pouvoir de choisir ce qu'ils demandent à leurs fournisseurs et ce qu'ils proposent à leurs clients. Quel que soit l'endroit de la planète où l'on se trouve, il est important de prendre connaissance des espèces en danger, des zones et des techniques de pêche, ainsi que des tailles de maturité sexuelle. Nous avons une responsabilité commune. Soyons responsables, unis et solidaires !".

Michel Mouisel, responsable du développement international à l'Ecole Grégoire-Ferrandi précise : "En travaillant aux côtés de l'Alliance Produits de la mer, nous réalisons chaque jour un peu plus à quel point les ressources marines sont fragilisées. C'est pour cela qu'il nous a semblé impératif d'agir. A travers ce concours nous souhaitons promouvoir une cuisine aussi savoureuse que responsable. Cette compétition sera l'occasion pour les élèves de démontrer leur savoir-faire dans un contexte d'apprentissage sur la durabilité. Les jeunes sont déjà très réceptifs à ces sujets et nous ne doutons pas qu'ils seront nombreux à participer. En tant qu'ambassadeurs de leurs produits, ils se doivent d'agir concrètement pour la préservation des océans, essentielle pour les futures générations." Source : L'Hotellerie

Pour plus d'informations sur le site de l'Alliance Produits de la Mer : Concours culinaire national

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Lancement de la seconde édition du concours Crédit Agricole - Agence BIO : "les Trophées de l'excellence bio"

En partenariat avec le Crédit Agricole, l'Agence BIO lance la seconde édition du concours national "les Trophées de l'excellence bio".

Il récompense les innovations des producteurs, transformateurs et distributeurs de l'agriculture et des filières biologiques ; qu'elles soient d'ordres technique, commercial, social ou environnemental.

Des candidatures collégiales peuvent être proposées, en lien notamment avec des Collectivités locales.

Le dossier de candidature pourra être consulté sur le stand que l'Agence BIO tiendra pendant le Salon Natexpo, Parc des expositions Paris Nord Villepinte, hall 8 : du 15 au 17 octobre 2011.

La date limite de candidature est fixée au 15 décembre 2011.

Les prix seront remis aux lauréats jeudi 1er mars 2012, à la fin du Séminaire International Agriculture Biologique organisé par l'Agence BIO au Salon de l'Agriculture, Porte de Versailles, à Paris - hall 7.2, en salle Lyra.

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FNAB : Les interrogations par rapport à la production Bio sous serres pourraient s’étendre à certains élevages aquacoles Bio !

Deux articles de Bio-marche.info :

Production Bio sous serres : l’enjeu européen reste entier

Dans son communiqué du 13 octobre, la FNAB informe sur l’adoption d’une motion sur la production bio sous serres, lors de l’assemblée générale de la Fédération Internationale des Mouvements de l’Agriculture Biologique (IFOAM), qui s’est tenue en Corée du Sud du 3 au 5 octobre 2011.

Le texte approuvé par IFOAM stipule que les différentes réglementations doivent être en accord avec les principes de la production végétale biologique : favoriser une agriculture cohérente avec la préservation des équilibres naturels du sol et des plantes, recherche d’un équilibre en matières organiques, en rappelant que cette production est liée au sol y compris le sous-sol. En ce sens, la culture hors sol y est très clairement proscrite.

Selon la FNAB, l’adoption de cette motion permettra de faire évoluer dans le bon sens le cadre réglementaire européen. Ainsi, la FNAB « continuera de poser les bonnes questions en s’appuyant sur l’élan collectif qui a su être impulsé, pour faire valoir dans leur globalité les pratiques de production sous serre aujourd’hui mises en œuvre et défendues par les maraîchers bio français et par les organisations économiques de producteurs bio de fruits et légumes. »

Les interrogations de la FNAB par rapport au bio en culture sous serre hors-sol, cliquer Communiqué de presse

Conférence Mondiale d'IFOAM en Corée du Sud

Le Congrès bio mondial et l'assemblée générale d’IFOAM se tiendront du 26 septembre au 5 octobre 2011 en Corée du Sud. Des pré-conférences auront lieu du 26 au 28 septembre sur les thèmes de l'aquaculture, le thé, le ginseng, l'agriculture urbaine, les cosmétiques, les textiles et le vin bio.

Le congrès mondial d'IFOAM se tiendra, en partenariat avec ISOFAR (International Society of Organic Agriculture Research), du 29 septembre au 1er octobre 2011 et s'intéressera en particulier aux thèmes suivants : La bio est la vie, les principes de l'agriculture biologique (santé, équité, précaution, écologie), petits producteurs, sécurité alimentaire, changement climatique, biodiversité, préservation de l'eau et des sols, circuits courts, production de riz, l'assurance qualité, méthodologie de la recherche, recherche au niveau des fermes, transfert des connaissances innovantes, etc….

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Mali. Assistant Technique Régional Spécialiste en Aquaculture Tropicale

Entreprise : PRODEFA Lieu : Bamako (Mali)

Type de contrat : CDI

Description du poste : Le Projet « Appui au Développement de la Filière Aquacole dans la Région de Sikasso (PRODEFA) » financé par le Royaume de Belgique et l’Etat malien, dont l’objectif spécifique est : Les conditions favorables à l’augmentation, à la valorisation et à la commercialisation des productions aquacoles, sont mises en place, recrute : Assistant Technique Régional Spécialiste en Aquaculture Tropicale

Lieu et durée d’affectation : Sikasso, avec rayon d’action dans toute la zone d’exécution du projet et des missions à Bamako

Date de démarrage : 3 décembre 2011

Durée : 4 ans.....

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Des huîtres mères mais pas de captage !!!!

Arcachon : Les huîtres sauvages (Sud Ouest)

L'étude sur le stock des huîtres dans le Bassin, réalisé par la mission pour le parc marin du bassin d'Arcachon, a été présentée, une première fois, mardi à la Teste-de-Buch (Lire « Sud Ouest » d'hier). Elle a été détaillée, hier matin, devant les ostréiculteurs, à l'issue du bureau mensuel du CRC, par Anne Littaye chef de la mission d'études, et Thomas Scourzic, gérant co-associé du bureau d'études Océanide.

Avec les ostréiculteurs

Ce bureau d'études a réalisé les comptages, en juin dernier, avec l'aide de cinq ostréiculteurs (Florian Fresquet, Frédérique Paillère, Olivier Demay et Sébastien Dufau de Gujan-Mestras, et Mickaël Thiry d'Andernos-les-Bains), sur trois zones choisies en fonction des activités et de la présence des ostréiculteurs. L'étude conclut à un stock de 131.600 tonnes d'huîtres dans le Bassin, dont 16 600 tonnes (seulement) d'huîtres d'élevage. « Un chiffre cohérent » selon Olivier Laban, le président du comité régional conchylicole. Il correspond aux déclarations des ostréiculteurs pour leurs dossiers de calamités en 2009.

Le chiffre nouveau et plus important concerne donc les huîtres sauvages (85 %), dont 50.000 tonnes de mortes (des tapis de coquilles) et 65.000 (tout de même) d'huîtres vivantes.

Olivier Laban « prend acte » de ce chiffre, d'autant qu'il a « suivi de près la méthodologie pour l'évaluation » et trouve qu'elle a été « plutôt bien faite ».

« Huîtres à l'ancienne »

Face à cet important stock d'huîtres sauvages, Olivier Laban s'interroge plus encore sur la cause réelle du manque de captage : « On pensait qu'il manquait d'huîtres mères dans le Bassin (d'où l'immersion de 150 tonnes d'huîtres mères bretonnes l'an dernier), mais les huîtres mères sauvages existent, elles libèrent des larves, le problème est donc ailleurs. » Cette année, le captage est encore plus rare (50 huîtres par tuile) que l'an dernier (150 à 200 huîtres), et même dérisoire par rapport aux 3 à 4.000 huîtres des bonnes années. De plus la mortalité sur les collecteurs est évaluée à 90 % : « La chute brutale des températures de l'eau en juillet n'explique pas tout. »

Il faut ajouter la mortalité (65 à 70 %) des huîtres juvéniles. « C'est la double peine, et ça s'aggrave », déplore Olivier Laban qui va de nouveau sensibiliser les maires du Bassin et le nouveau sous-préfet sur « la qualité de l'eau ».

Les ostréiculteurs pourraient aussi tirer parti de ces huîtres sauvages. Olivier Laban évoque une « piste de travail » aussi bien pour regonfler les stocks que nettoyer le domaine public maritime : « L'huître sauvage n'a pas une jolie forme mais on pourrait parler d'une huître à l'ancienne. » Bernadette Dubourg

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Sète. Le lycée maritime fête 160 ans de formations aux métiers de la mer (Midi Libre)

C’est au milieu du XIXe siècle que Paul Bousquet, chapelier de son état, avait décidé de léguer sa fortune au département de l’Hérault à condition qu’y soit créée une école navale.

160 ans plus tard, le lycée de la Mer qui porte son nom à Sète forme toujours les futurs matelots et patrons de pêche, les mécaniciens de la marine marchande, les aquaculteurs et conchyliculteurs, les scaphandriers, les poissonniers-écaillers, etc.

Ce soir, autour de cet anniversaire, le maître des lieux Michel Tudesq réunit préfet, directeur inter-régional des affaires maritimes, conseiller régional, etc, pour que vogue encore longtemps ce vaisseau de la formation.

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Des moules contre la mortalité des huîtres (France3 Aquitaine)

Des ostréiculteurs de l'Hérault proposent un brevet déjà très contesté sur le bassin d'Arcachon

Deux producteurs d’huîtres de l’étang du Thau dans l’Hérault ont imaginé d’installer des piquets recouverts de moules au milieu des parcs ostréicoles afin de combattre l’herpès virus qui décime les naissains. Mais pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ce brevet très cher selon eux, est loin de faire des miracles. Ils constatent que les moules sont également victimes du virus.

Voir la vidéo

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Mornac-sur-Seudre : Une journée pour mieux comprendre le projet de Parc marin (Sud Ouest)

Quels peuvent être les enjeux pour le milieu côtier au moment où va se mettre en place le Parc marin des côtes charentaises ? C'est autour de ce thème, cette année, que vont se tenir les Rencontres d'Automne du Pays de Seudre, organisées ce samedi 22 octobre par l'association l'Huître pédagogique.

Ce même jour, cette dernière tiendra son assemblée générale annuelle. Cette journée, ouverte à tous, est ciblée sur les besoins d'une gestion solidaire pour un respect bien compris du milieu côtier, tout spécialement sur le marais. Le Parc marin : pas de milieux figés.

Dans l'esprit de ses propositions déposées sur le registre de l'enquête d'utilité publique pour la création du Parc marin, l'Huître pédagogique souhaite que les objectifs de protection soient réellement compatibles avec les activités humaines.

L'association désire aussi que la place de l'être humain, avec ses usages et ses traditions, soit respectée. La protection doit être modulée en fonction des réserves disponibles, du respect de la qualité du milieu et des activités humaines responsables.

Démonstrations et débats....

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Charente-Maritime : L'impossible partage de l'eau (Sud Ouest)

Agriculteurs, conchyliculteurs, pêcheurs... Comment arbitrer la bataille de l'eau entre usagers ?Pluviométrie. Printemps et été records à La Rochelle et Jonzac. Saintes s'en sort à peine mieux.

Année record. 2011 a été très sec, trop sec en Charente-Maritime. De mémoire de météorologiste, printemps et été n'ont jamais été aussi peu pluvieux à La Rochelle et Jonzac. En attestent les relevés, éloquents, de Météo France depuis leur création en 1955 et 1969.

Le pire, c'est que ce n'est pas un épiphénomène. « 2003, 2005, 2006, 2009, 2010… Et maintenant 2011 ». Luc Servant, président de la chambre d'agriculture, égrène la funeste litanie des années sans pluie. « En blé, pois et orge, ce sont les plus mauvais rendements depuis trente ans. En secteurs irrigués, heureusement que les pluies d'été ont pris le relais des pompes. À l'est du département, sur les bassins du Mignon et de l'Antenne, là où l'interdiction d'irrigation a été totale, dès le 18 mai, la baisse des rendements est très nette », précise encore Luc Servant.

Trop de dérogations...

Déficit pluviométrique, températures anormalement élevées, niveaux des nappes et débit des rivières poussent en effet la préfecture à agir tôt, très tôt.....

Urgence du terrain contre vision à long terme de l'administration. Survie au quotidien de son pré carré contre réglementation garante d'un avenir collectif. « Des interdictions tôt dans la saison, c'était une position courageuse. Mais les arrêtés n'ont pas été tenus. Il y a eu trop de dérogations. On satisfait uniquement les besoins des agriculteurs sans tenir compte de la ressource et des autres utilisateurs », regrette Gilles Brichet, président de Fédération de pêche de la Charente-Maritime.

500 km à sec...

Nature et culture, travail et loisirs. Le manque d'eau a des conséquences dramatiques sur terre et aussi en mer. Premières victimes : les éleveurs de moules et d'huîtres. Le cycle est connu : « Les bassins versants enrichissent les zones côtières en éléments nutritifs qui nourrissent le phytoplancton dont ont besoin les coquillages », résume Jean Prou, de l'Ifremer, à La Tremblade.

En fin de chaîne

« Le déficit de croissance est catastrophique. Les poches d'huîtres font le même poids à l'automne qu'au printemps ! constate, effaré, Michel Grasset, président du syndicat ostréicole de Port-des-Barques. On est en fin de chaîne. Tout le monde a besoin de vivre ».

Encore une fois, les 1 700 agriculteurs irrigants du département sont dans le collimateur. « Grâce à la diversification des cultures et l'amélioration des techniques, on ne pompe plus que 60 millions de mètres cubes par an contre 100 millions il y a dix ans. Mais seuls 40 millions seront autorisés par l'administration à l'horizon 2015. La survie de certaines exploitations est en jeu », se défend Luc Servant....

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Moëlan-sur-Mer et Riec-sur-Bélon. Reprise de la pêche dans la rivière du Bélon (Ouest France)

Le préfet autorise la reprise des activités de pêche, ramassage, purification et expédition des coquillages fouisseurs, dans la zone de production « Rivière de Belon aval », sur les communes de Riec-sur-Belon et Moëlan-sur-Mer. Les dernières analyses effectuées par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) sur les coques prélevées le 17 octobre 2011 n’ont pas confirmé la persistance de la contamination bactériologique.

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Parc marin d'Iroise. Les contrôles se renforcent (Le Télégramme)

Entre braconnage et pollutions, le parc marin d'Iroise renforce ses contrôles depuis cet été. Il est également partie prenante d'une nouvelle réglementation de la pêche à la telline.

Le parc marin d'Iroise n'est plus seul en France métropolitaine. La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet vient de signer le décret de création du parc naturel marin du Golfe du Lion. Un domaine de 4.000 km² (3.500 pour l'Iroise) à la frontière espagnole, pour lequel il va falloir maintenant déployer des moyens de fonctionnement. Ils seront probablement calqués sur le modèle breton où les22agents actuels ont été affectés sans création d'emplois, par redéploiement de moyens d'autres structures, notamment ceux des parcs terrestres.

Plus répressif

Après une période de rodage, les agents du parc marin d'Iroise renforcent leur mission de surveillance et de contrôle le long des côtes. «Après la phase pédagogique, nous entrons, depuis cet été, dans une phase plus répressive, explique Pierre Maille, le président du parc. Nous avons rencontré les procureurs de la République pour être sûrs d'être bien en phase avec eux. L'action de surveillance et de contrôles des agents (environ 20% de leur activité) ne se limite pas à sanctionner le braconnage sur les espèces protégées ou sur les cantonnements, comme celui de langoustes à l'île de Sein, mais également à relever toutes les pollutions qui peuvent affecter les eaux du parc».

Une étude sur la pollution...

Les tellines à la pesée...

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Lever le tabou sur la dégradation de l’eau en France (Univers Nature)

Depuis trois ans, le WWF enquête sur le dispositif français d’analyse de la qualité des eaux souterraines et de surface, et l’exploitation des données collectées dans les publications officielles. Or, il s’avère que les divers protocoles de mesure de la qualité de l’eau ont largement perdu de leur rigueur depuis une dizaine d’années. Au regard de quoi, l’ampleur de la pollution des eaux de surface et des nappes phréatiques est aujourd’hui gravement sous-estimée. En se basant sur des données de 2007, le WWF a établi des cartes de contamination. Il en ressort, à titre indicatif car sous-estimé, un « cocktail global des contaminations des eaux souterraines », composé à 55 % de métaux, à 38 % de pesticides de synthèse et à 7 % d’autres substances organiques.

Présidente du Comité Scientifique du WWF France et spécialiste au CNRS de l’évaluation des effets des substances chimiques dans les écosystèmes aquatiques, Hélène Roche explique ainsi que certaines rivières officiellement déclarées « en bon état chimique » sont, en réalité, contaminées par des substances qui passent au travers des protocoles de mesure déficients. Cette défaillance s’explique à la fois par l’insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées, des protocoles de mesure inadaptés, en particulier pour les micropolluants chimiques, et une mauvaise analyse des données collectées. Outre un coût environnemental majeur, cette politique de l’autruche implique de lourdes retombées économiques à court, moyen et long termes. Selon le rapport, qui ne prend en compte que les pollutions agricoles, la décontamination des eaux souterraines se chiffrerait ainsi entre 522 et 847 milliards d’euros. Or, plus on minimisera la dégradation généralisée des cours d’eau et des nappes phréatiques, plus chère sera la note finale, et ce à tous points de vue.

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Quand l’administration Obama finance le «Frankeinfish» (Journal de l'environnement)

Les aides octroyées par le gouvernement américain aux entreprises hi-tech ne plaisent décidément pas à tout le monde. Après avoir massivement soutenu Solyndra, un fabricant de panneaux solaires d’un genre particulier qui a fait une faillite retentissante après avoir bénéficié de plus de 500 millions de dollars (362,42 millions d’euros) d’aides, Washington vient d’octroyer un petit coup de pouce financier à AquaBounty.

Peu connue du grand public, cette compagnie américaine a mis au point, après avoir investi 67 M$ (48,56 M€) durant 16 ans, «AquAdvantage Atlantic», un saumon génétiquement modifié pour grandir deux fois plus vite qu’un salmonidé normal....

Ces organisations rappellent que le premier actionnaire d’AquaBounty n’est autre que Linnaeus Capital Partners, un fond d’investissement néerlandais, appartenant à l’oligarque kazakh Kakha Bendukidze.

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L'ENSTA lance un Programme Erasmus en Hydrographie et Océanographie (BE)

En partenariat avec l'Université de Hambourg, en Allemagne, et l'Université de Gent, en Belgique, l'ENSTA Bretagne vient de créer un Programme Intensif Erasmus en Hydrographie et Océanographie. C'est dans le département de la Creuse, sur le lac de Vassivière, du 29 octobre au 11 novembre prochain que se déroulera cette formation à la fin de laquelle les participants remettront une cartographie précise de ce lac de barrage à EDF et au Syndicat mixte d'aménagement du lac de Vassivière. 50 étudiants participeront à ce programme qui sera dispensé par des professeurs des 3 établissements partenaires (ENSTA Bretagne, Universités de Hambourg et de Gent). "Ils bénéficieront ainsi d'approches complémentaires et apprendront à travailler en équipe multiculturelle, ce qui constituera un atout lors de leur entrée dans la vie professionnelle", précise-t-on à l'ENSTA Bretagne.

Unique en France, le cursus Ingénieur en Hydrographie et Océanographie de l'ENSTA Bretagne est la meilleure formation européenne dans ce domaine. Rappelons qu'il s'agit de la seule formation a être accréditée catégorie A par la Fédération Internationale de Géographie, l'Organisation Hydrographique Internationale et l'Association Cartographique Internationale. Précisons par ailleurs que l'ENSTA Bretagne, l'Université de Hambourg et l'Université de Gent sont les seuls établissements d'enseignement supérieur de l'Union Européenne à délivrer un Master2 en topographie et hydrographie....

------ 19 octobre 2011 ------

Parc marin : Le « non » des conchyliculteurs charentais (Sud Ouest)

Le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes émet un avis défavorable.

Le commissaire enquêteur qui formulera un avis sur le projet de Parc naturel marin Pertuis Charentais-estuaire de la Gironde va recevoir aujourd'hui celui du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes. Avis défavorable du bureau représentant des ostréiculteurs et des mytiliculteurs de la Charente-Maritime, émis lundi soir.

Surprenant. Parce que l'annonce du projet avait été reçue « plutôt favorablement » par la profession. Mais, au terme des deux années de concertation, elle ne s'y retrouve plus. « Il nous est aujourd'hui très difficile de trouver des raisons objectives et décisives en faveur du parc », indique le courrier expédié hier de Marennes. Plus qu'un non ferme et absolu, c'est un « non de la déception » qui est formulé, pour reprendre l'expression du directeur du Comité régional, Laurent Champeau. Son président, l'ostréiculteur Gérald Viaud explique : « Nous n'avons pas été écoutés, c'est dommage. Ce parc était l'opportunité d'avoir un outil de protection dans lequel nous aurions pu nous retrouver. Or, nous avons été mis au même rang que tous les autres, au même rang que les industriels par exemple. Ça n'est pas acceptable, nos huîtres sont les sentinelles du milieu naturel. »

Un parc trop vaste

Pourquoi cette position, alors que les conchyliculteurs ont obtenu l'orientation spécifique dans le projet qu'ils réclamaient ? « Notre sentiment est que cette concession ultime répond davantage à des considérations d'ordre tactique qu'à une véritable volonté de pérenniser nos activités menacées par la dégradation de l'environnement, et plus particulièrement de la qualité des eaux littorales. » Les pêcheurs professionnels, qui réclamaient cette même orientation, ont à l'inverse délibéré en faveur du parc.

Le Comité régional conchylicole regrette aussi l'échelle du parc. Trop grand.....

Pour en savoir plus :

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Surmortalité des jeunes huîtres. Le virus aurait muté dès 2004 (Le Télégramme)

La mutation du virus OsHV-1, présentée comme responsable de la surmortalité massive des jeunes huîtres, est apparue plusieurs années avant la date de 2008 admise jusqu'à présent, selon des résultats de recherches rendus publics, hier, par un laboratoire de Caen. Cet établissement, le laboratoire Frank Duncombe, a retrouvé cette mutation, µVar, dans des échantillons d'huîtres datant de2004 et2005, «précieusement conservés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire d'Octeville (Manche)», affirme-t-il. Ce résultat est «en accord avec les observations des professionnels pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté bien avant 2008», souligne le laboratoire. L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) juge que la mutation du virus, dit herpétique, de l'huître, présent en France depuis 1991, est intervenue en 2008 et est «essentiellement» la cause de la spectaculaire surmortalité observée depuis cette date.

Facteurs aggravants

Selon des chercheurs, le phénomène a pu être accentué par des facteurs tels que la pollution ou l'élévation de la température de l'eau de mer, des concentrations plus forte des jeunes huîtres dans les parcs, ou encore l'arrivée d'une huître génétiquement modifiée. Chercheurs et autorités restent impuissants à enrayer cette surmortalité. Le laboratoire Frank Duncombe, soutenu par le conseil général du Calvados et associé au Centre de référence de l'huître, a précisé qu'«une communication scientifique est en cours de publication dans une revue internationale» pour valider sa découverte.

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Arcachon : Parc naturel marin : le résultat des études (Sud Ouest)

La mission pour la création du parc du bassin d'Arcachon a présenté, hier, les résultats des six premières études. Prochain rendez-vous en décembre.

L'intérêt des élus, des associations et des professionnels pour le futur parc naturel marin du bassin d'Arcachon ne se dément pas, si l'on en juge par le nombre important de personnes qui assistaient, hier après-midi, salle Pierre-Cravey à La Teste-de-Buch, à la présentation des résultats de six études complémentaires, menées par la mission d'études que conduit Anne Littaye depuis février 2010.

Ces six études portent sur des thèmes aussi variés que les loisirs liés à la mer, la faune des prés salés d'Arès, le panache de l'eau du Bassin dans l'océan, ou encore les stocks de moules, de crépidules (petits coquillages) et d'huîtres, sauvages et d'élevage (lire ci-dessous).

Les prés salés d'Arès

Ces études ont été menées en partenariat, selon les sujets, avec le Siba, Ifremer, les ostréiculteurs, les pêcheurs le bureau d'études Océanide et l'université.

Les conclusions de ces études ne sont ni nouvelles, ni révolutionnaires. Disons que, pour certaines, elles confortent ce qui se savait déjà, notamment par le biais d'autres études : la plaisance et le nautisme sont les premiers loisirs du Bassin devant la baignade et le farniente, les prés salés ont un rôle de nourricerie pour plusieurs espèces.

Pour d'autres, elles précisent des chiffres ou des volumes. Les 456 prélèvements effectués entre le 26 mars et le 5 avril ont permis de chiffrer le stock de moules à 790 tonnes. Étude qui n'avait jamais été faite.

Le stock des crépidules (apparues sur les côtes françaises à la fin des années 40) est, pour sa part, estimé entre 131 et 505 tonnes. « Je pensais qu'il y en avait plus », commente Jean-Michel Labrousse, le président du comité local des pêches, qui se désole, cependant, de l'important nombre de moules vides, cette année.

Des critiques ont été exprimées, hier. Par exemple, sur le nombre « restreint » de personnes interrogées (500), et la période (mai-juin) pour l'étude sur les loisirs. Isabelle Galinier rappelle qu'une étude plus complète du Siba est en ligne sur le site du syndicat.

Orientations de gestion....

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« Les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau » (20 Minutes)

« Comme tous les ans, en particulier depuis 2008, on a beaucoup de mortalité sur nos parcs, mais ce n'est pas propre au Bassin », estime Grégory Boucher, 30 ans, qui est ostréiculteur au Cap-Ferret. Les 65.000 tonnes d'huîtres sauvages relevées dans le rapport d'Océanide*, pourraient être utilisées comme réserve de géniteurs. Pour le jeune ostréiculteur, « il vaut mieux garder cette idée sous le coude car les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau. » Néanmoins, la cause de la mortalité des huîtres fait encore débat. « L'huître creuse que nous élevons, la crassostrea gigas en latin, a été introduite dans les années 1970 et serait en voie de dégénérescence, ce qui expliquerait la mortalité, mais j'ai du mal à y croire », explique Grégory Boucher. Sur l'ensemble du projet de parc marin, l'ostréiculteur juge la conciliation des intérêts économiques et écologiques « un peu contradictoires » même si « plus d'écologie ne peut pas faire de mal ».E. P.

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Golfe du Morbihan. Le Drian relance le projet de parc (Le Télégramme)

Nouveau départ pour le projet de création du parc naturel régional du golfe du Morbihan. Se faisant le porte-parole de Jean-Yves Le Drian, Thierry Burlot, vice-président de la Région, l'a annoncé, hier, au salon Ecoterritorialités de Vannes.

«Jean-Yves Le Drian y est favorable mais on ne se lancera pas dans n'importe quelles conditions», indique Thierry Burlot, vice-président de la Région. Cette dernière va demander à rencontrer le conseil général du Morbihan et la communauté d'agglomération de Vannes. L'objectif est de rechercher «le consensus» qui avait manqué en début d'année, au moment où les 38 communes comprises dans le périmètre du projet avaient été sollicitées pour donner leur accord. Dix d'entre elles s'étaient prononcées contre. Vannes-Agglo et la ville de Vannes avaient, quant à elles, refusé de délibérer, position équivalant à un refus. Cet accord général est indispensable à l'approbation du dossier au niveau ministériel.

Revoir la gouvernance du parc

Pour y arriver, la Région, maître d'ouvrage du projet, va revoir la copie en ce qui concerne la gouvernance du futur parc. «Il faut qu'on arrête un syndicat mixte de préfiguration», souligne Thierry Burlot. Il s'agit de repenser la structure du Siagm (Syndicat intercommunal d'aménagement du golfe), présidé par Joël Labbé. Ce syndicat s'occupe du montage du dossier depuis son origine. La Région veut le faire évoluer en y associant plus étroitement le conseil général et la communauté d'agglomération du Pays de Vannes (24 communes). Elle s'est rendu compte que le Siagm n'était pas adapté pour réglementer, tout seul, sur le foncier et l'urbanisme, deux questions-clés du projet de ce parc conçu pour encadrer la poussée de l'urbanisation dans le bassin de Vannes et particulièrement, le golfe du Morbihan...

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Colombie-Britannique : Des huîtres contaminées par une toxine paralysante (Radio Canada)

Les responsables de la santé publique avisent la population de ne pas consommer certaines huîtres crues cueillies en Colombie-Britannique, qui sont possiblement contaminées par des toxines paralysantes.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) élargit la portée de la mise en garde qu'elle avait émise le 15 octobre, qui visait uniquement des moules crues.

Les huîtres et les moules en question ont été cueillies entre le 2 et le 14 octobre, dans le passage Okeover. Elles ont été distribuées en Colombie-Britannique, en Alberta, au Manitoba et en Ontario, surtout à des grossistes et à des restaurants.

Il se peut toutefois que certains mollusques se soient retrouvés dans des comptoirs de fruits de mer. L'ACIA invite donc les consommateurs à se renseigner auprès de leur détaillant.

Les transformateurs de mollusques retirent volontairement du marché les produits visés, et l'ACIA dit surveiller l'efficacité du rappel.

L'intoxication par phycotoxine paralysante

Les phycotoxines paralysantes résistent à la cuisson. Leur consommation peut se manifester par une sensation de picotement et d'engourdissement des lèvres, de la langue, des mains et des pieds ainsi que par une difficulté à avaler.

------ 18 octobre 2011 ------

Dans le Nord-Pas-de-Calais, le projet régional d'aquaculture "Nouvelles Vagues", fait des vagues au Portel...

Le Portel ne veut pas du projet d'aquaculture à l'hoverport (Voix du Nord)

Pour les Portelois, pas question d'une plate-forme aquacole sur le site de l'hoverport, celui de l'ex-Comilog est plus approprié.

Le Portel ne veut pas du projet de plate-forme aquacole sur le site de l'hoverport a rappelé son maire Laurent Feutry suite au conseil portuaire. La ville « soutient ce projet mais estime plus logique de le positionner sur le site de la Comilog, au coeur des entreprises de traitement et de transformation des produits de la mer. Elle maintient que le site de l'Hoverport est situé en continuité sur le domaine de la plage, et que seuls des activités sportives , véliques, nautiques , touristiques et de remise en forme peuvent s'y développer avec harmonie. Si administrativement le développement sur ce site s'avérait difficile, elle prône un retour au domaine naturel de la plage, dans sa continuité », poursuit Laurent Feutry. « Elle regrette par ailleurs que le député-maire de Boulogne continue sa partie de Monopoly immobilière sur le domaine portuaire et voudrait imposer ce projet industriel sur le site de l'hoverport, pour garder des espaces plus intéressants à ses yeux sur le domaine Comilog. Elle regrette également que certaines voix, se voulant intimidantes, estiment que l'Hoverport est dans le domaine portuaire, propriété de la Région, et que la ville de Le Portel n'aurait donc pas son mot à dire, et ne pourrait que subir ! A ceux là, nous répondons que si une telle décision nous était imposée, la ville, ses élus, ses associations et ses habitants se mobiliseraient. »....

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Annualité des cotisations sociales des non-salariés agricoles (Sénat)

Question écrite n° 19932 de M. Jean-Claude Merceron (Vendée - UC) publiée dans le JO Sénat du 01/09/2011 - page 2251

M. Jean-Claude Merceron attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur l'annualité des cotisations des non-salariés agricoles.

Le principe de prorata temporis, déjà applicable suite à un décès, à une préretraite ou à une cessation d'activité avec reprise, dans un autre régime social, doit être généralisé afin que les charges sociales soient le juste reflet de l'activité économique, notamment dans les situations de cessation d'activité ou de changement de statuts.

Aussi lui demande-t-il de lui indiquer s'il entend prendre des mesures dans ce sens.

Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire publiée dans le JO Sénat du 13/10/2011 - page 2630

Le principe de l'annualité des cotisations prévu à l'article L. 731-10-1 du code rural et de la pêche maritime conduit à appeler des cotisations aux chefs d'exploitation ou d'entreprise agricole affiliés au 1er janvier de l'année. Il présente l'avantage d'exonérer de cotisations les exploitants en début d'activité. Ainsi,...

------ 17 octobre 2011 ------

Pacage marin : La pisciculture à contre courant !

Quand les volailles sortent dans leur pacage herbeux, les poissons sont enfermés dans des cages !

En agriculture, la tendance au bien-être des poulets fermiers avec un pacage herbeux autour du poulailler se confirme. En aquaculture, l’industrie agro-alimentaire presse la réforme de la politique commune de la pêche à élever les poissons dans des cages le long des côtes européennes !

Toutes les manifestations autour de cette pisciculture industrielle ont leurs fervents partisans :BioMar sponsor de la conférence « Aquaculture Europe 2011 ». Pour les fabricants d’aliments aquacoles, l’industrie des produits vétérinaires et les fournisseurs d’équipements aquacoles, la pisciculture marine en cage est tout naturellement la seule alternative « durable » à la pêche…

Le pacage marin, une forme d’aquaculture qui associe les pêcheurs

Le pacage marin (ou aquaculture de repeuplement, Sea-ranching en anglais) est la technique zootechnique qui consiste à lâcher dans le milieu naturel, après une production en écloserie, des juvéniles d’espèces migratrices ou sédentaires afin de les capturer ultérieurement en des points de concentration naturels ou artificiels proches du lieu de lâcher. (1)

En France, le pacage marin a concerné dans les années 1970/80 le homard à partir d'une écloserie construite sur l'île de Houat dans le Morbihan. L’expérience le plus significative reste le semis de jeunes coquilles saint-jacques issues de l’écloserie du Tinduff (près de Brest). Régulièrement, des zones de pêche sont ensemencées en naissain de saint-jacques notamment Granville, Saint-Malo, Saint-Brieuc, Rade de Brest et Pertuis charentais… Des semis d’oursin sont programmés en Méditerranée…

En Europe, le pacage marin concerne principalement l'esturgeon et le saumon atlantique,…

Au niveau mondial, c’est dans le Pacifique nord où le pacage marin s'est développé à très grande échelle avec des productions qui dépassent des centaines de milliers de tonnes pour les saumons du Pacifique, des quantités comparables à l’élevage de saumon atlantique en cages ! (lire : Dans le Pacifique Nord, trop de saumons issus d'écloserie !)

Japon et Taïwan ont multiplié les programmes de pacage marin en liaison avec des aménagements en récifs artificiels. En plus des saumons, les coopératives de pêcheurs gèrent des écloseries d’ormeaux (photo de droite), oursins, concombres de mer pour repeupler des zones précises du littoral…

Le pacage marin, une alternative à la pisciculture d’espèces carnivores

Le problème majeur des élevages de poissons carnivores (saumon, bar, daurade, turbot, sole, cabillaud,…) est l’alimentation constituée principalement de farine et d’huile de poisson. Pour un gain de poids d'1 kg, un saumon d’élevage mange l’équivalent de 3 kg de poisson sauvage. L’industrie de l’alimentation aquacole dépense toute son énergie à diminuer ce ratio (appelé aussi FIFO = Fish in /Fish out). Remplacer les protéines et les huiles de poisson par des substituts d’origine végétale. En définitif : Convertir les poissons carnivores au régime végétarien !...

Suite....

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Le Legtpa de la Canourgue est devenu pionnier en aquaponie (Midi Libre)

Un élevage piscicole comme celui du Lycée d'enseignement général technologique et professionnel agricole (Legtpa) produit des effluents essentiellement composés des déjections des poissons. Outre la démarche de développement durable, il s'agit d'exploiter ces rejets, riches en matières organiques, pour produire des légumes, des plantes aromatiques, médicinales ou d'ornement.

La réunion qui s'est tenue le 5 octobre dernier à La Canourgue avait pour objectif la mise en place du comité de pilotage, qui va coordonner, suivre et exploiter les recherches confiées au Legtpa. C'est Catherine Lejolivet, enseignante du lycée qui a été désignée par le ministère, chef de projet chargée du développement et de l'animation des territoires, dans le cadre du projet aquaponie innovation végétale et aquaculture, qui a réussi à rassembler tous les partenaires potentiels intéressés par cette expérimentation. Après avoir établi la liaison, par visioconférence, avec les représentants du Centre international de recherche agronomique pour le développement (Cirad), à Montpellier et à Bangkok, Dominique Bize directeur de l'EPL et Renée Heim proviseure du Legtpa ont ouvert les travaux.....

------ 16 octobre 2011 ------

Mèze. Virus tueur d'huîtres : le remède bientôt dévoilé (Midi Libre)

C’était comme un cadeau de Noël. Et le père Noël, c’était Yves Piétrasanta, président de Génération Écologie mais aussi de la communauté de communes du nord du bassin de Thau. L’élu, ingénieur chimiste, annonçait début janvier qu’il était possible de mettre fin à l’action de l’ostreid herpes virus qui sévit sur tous les bassins d’élevage de la planète. Un virus mortel pour les huîtres, qui fait perdre jusqu’à 9 millions d’euros par an à la filière ostréicole sur le seul étang de Thau (9 % de la production nationale) ! Dix mois plus tard, les jeunes huîtres meurent toujours et un climat de défiance rarement observé règne en bord de lagune. Car l’annonce d’Yves Piétrasanta a suscité autant d’espoirs que les modalités d’accès au “secret” ont généré de colère.

Dans les semaines suivant son intervention, les professionnels découvraient en effet que les inventeurs du “remède”, restés anonymes, se faisaient représenter par le cabinet de consulting Ernst & Young et qu’il faudrait débourser quelques millions d’euros - on parle de 5 M€ - pour accéder au secret. Le bon sens des paysans de la lagune parlait alors : personne ne payerait pour voir.

Tous les regards se tournaient vers les frères Cambon

Malgré une clause de confidentialité et la grande prudence des avocats d’Ernst & Young, quelques informations filtraient. Non sur la solution mais sur les inventeurs : tous les regards se tournaient vers les frères Cambon, à Mèze, déjà à l’origine d’un procédé de collage : des indélicats plongeaient même dans leurs “tables” (les parcs conchylicoles, NDLR), l’espionnite battait son plein. Mais côté solution : rien.

L’affaire a resurgi il y a quelques jours, quand la demande de brevet d’invention n°10 517 24, déposée au mois de mars, a été rendue publique par l’Institut national de la propriété industrielle. On y découvre le nom des inventeurs,…

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Sète. Bluffés par Sète et les parcs à huîtres de l’étang (Midi Libre)

Littéralement bluffés. Plantés là, bouche bée, sur le panoramique du Saint-Clair. Ils étaient hier une quinzaine d’armateurs venus des États-Unis, de Grèce, d’Espagne, d’Italie ou encore de Monaco et d’Angleterre.

Les "grands patrons de la croisière" ont craqué pour la ville

Réunis durant trois jours pour l’assemblée générale de Med Cruise, les “grands patrons” de la croisière en Méditerranée ont à l’unanimité craqué pour le port de Sète. "Dieu sait si on a tourné dans les ports du monde entier mais là, franchement..." Antonio Giorgio Matta et Roberto Giorgi, respectivement directeur et président de V. Ships, spécialiste des croisières de luxe Silversea Cruises, avaient du mal à cacher leur enthousiasme.

"On ne s’attendait pas une telle surprise. Le vieux port de Sète est magnifique mais ce que nous retenons avant tout, ce sont les possibilités d’excursions pour nos passagers vers l’étang et les parcs à huîtres. C’est unique au monde ! Nous allons programmer ces visites pour nos clients haut de gamme, en exclusivité." Déjà cinq escales programmées en 2012 par Silversea Cruises. Spontanément emballés sans pour autant être avares de critiques.

"Mobiliser les taxis"…

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Christine Avelin, sous-directrice de l’aquaculture et de l’économie des pêches

Christine AVELIN quitte l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) et revient au ministère de l’Agriculture pour piloter la sous-direction de l’aquaculture et de l’économie des pêches à la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture.

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La vente d’huîtres la baie de la Fresnaye est à nouveau autorisée (Ouest France)

Le 1er octobre, la préfecture des Côtes-d’Armor avait interdit le ramassage des mollusques de la Baie de la Fresnaye à cause de la forte présence de bactéries dans l’eau. Les dernières analyses effectuées cette semaine montrent qu’il n’y a plus aucune présence de bactéries sur les coquillages. Une nouvelle qui fait bien l’affaire des 13 entreprises conchylicoles de la baie qui peuvent à nouveau exploiter et vendre leurs huîtres et leurs moules....

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"Nous avons besoin d'un plan européen pour l'aquaculture"

Alain Cadec, Vice-président de la commission de la pêche, présidait hier la conférence sur le thème "Aquaculture: l'Union européenne laisse-t-elle la place aux autres ?" Après une présentation du Pôle de compétitivité Aquimer, le débat a porté sur les propositions de réforme de la PCP concernant l'organisation commune du marché et le développement de l'aquaculture.

Alain Cadec s'est exprimé en faveur "d'un plan européen pour l'aquaculture." Selon le député européen, "ce que propose la Commissaire n'est pas satisfaisant. Elle demande aux Etats membres de définir des plans stratégiques pour le développement de l'aquaculture, alors qu'il faudrait donner un cadre juridique cohérent au développement de l'activité.

Il faut une volonté politique claire de développer l'aquaculture aux côtés de la pêche. Ces deux activités sont complémentaires et non concurrentes. Aujourd'hui, la situation est paradoxale: l'Union européenne est le premier marché au monde de produits de la pêche et de l'aquaculture, mais elle ne produit que 5% de l'aquaculture mondiale.

Nous devons mettre en place un plan européen pour l'aquaculture qui permette de valoriser nos produits et de faire face à la concurrence des pays tiers. Outre la préservation de la ressource et l'aménagement de nos territoires, il faut aussi que nous oeuvrions pour l'autosuffisance alimentaire de l'Union européenne," déclare le Député européen.

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Cancale : Les ostréiculteurs ont la corde sensible avec le Japon (Ouest France)

Les liens qui unissent les ostréiculteurs cancalais aux Japonais ne sont pas que symboliques : ce sont en effet cinq tonnes de gros cordages qu'ils leur ont expédiés le 10 juillet dernier, pour relancer le captage de naissains, après le tsunami de mars.

Différence de culture

Hier, le PDG de Sanriku Oyester, M. Saito, ainsi que Yoshiaki et Toshimi, producteurs à Miyagi, étaient reçus au Breizh café par leur compatriote Yuko Larcher, en présence des professionnels cancalais (1). Une rencontre chaleureuse car les uns ont autrefois dépanné les autres lors de crises ostréicoles en France.

Les différences sont importantes entre nos deux régions. Alors qu'on compte ici une cinquantaine d'exploitations sur quelques km, elles sont là-bas un millier, sur 300 km. Comme il n'y a pas de marées, on mouille avec une bouée des cordages à deux torons entre lesquels des coquilles de Saint-Jacques (vides) servent de supports de captage. Les Cancalais utilisent des coupelles plastiques qui sont réutilisables : les Japonais vont tester la technique.

Et différence culinaire

Autre différence majeure : la façon de goûter les huîtres. Crues et festives chez nous ; cuites et de consommation courante là-bas. On ne garde que la chair. Les coquilles sont utilisées pour la culture des algues, activité d'appoint. La chair est conditionnée par kilos dans des sacs en plastique, entre 10 et 20 € le kg, via des coopératives.

On les mange avec du riz et une sauce, en soupe voire en ragoût, ou encore cuites sur la braise, comme une mouclade. Là-bas, c'est la moule qui est festive. La délégation va essayer d'importer la mode française de l'huître crue dans des restaurants ciblés.

Les cordages....

(1) Le parc Saint kerber, la société Quema, Alliance Service Distribution, Cultimer France, la coop maritime, Mme Michel au titre d'Eaux et rivières, le conseiller général Jannin.

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Libourne : Des huiles alimentaires à base de microalgues (Sud Ouest)

Le géant Sofiprotéol s'allie avec la start-up Fermentalg.

Les microalgues serviront sans doute demain à produire des huiles alimentaires riches en oméga-3, substance dont les scientifiques vantent les bienfaits sur la santé. Sofiprotéol, bras armé de la filière oléoprotéagineuse française (colza, tournesol, etc.), y croit. Ce puissant organisme, propriétaire entre autres de Lesieur, vient de créer une société commune avec l'entreprise girondine Fermentalg, afin de produire et de commercialiser ces « algohuiles ».

Fermentalg, qui emploie aujourd'hui 19 salariés, a été créée en 2009 par le biologiste Pierre Calleja, expert en microalgues. Ces êtres minuscules se reproduisent à toute vitesse sans lumière, et donc dans très peu d'espace. Elles peuvent produire de très fortes quantités de lipides. Et ces véritables turbines cellulaires peuvent synthétiser à grande vitesse des substances telles que les oméga-3.

Aussi sur les biocarburants

Fermentalg a déjà passé des accords avec de grands groupes pour explorer des domaines comme l'aquaculture, la cosmétique ou les biocarburants. Mais l'accord avec Sofiprotéol pourrait ouvrir la voie à la production en série d'huiles alimentaires diététiques à base de microalgues. Le lieu de la production industrielle n'est pas fixé à ce jour. On rappellera que Fermentalg est installée à Libourne et que Sofiprotéol est très présent à Lormont et à Bordeaux. Bernard Broustet

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Aires marines protégées : la France, bonne élève (Actu-Environnement)

La création des aires marines protégées se heurte à divers obstacles, notamment en haute mer. Des outils de gestion ainsi qu'un renforcement du cadre juridique s'avèrent donc nécessaires.

Normalement prévu pour 2012, l'objectif de 10 % d'aires marines protégées (AMP) a été repoussé en 2020 lors de la Conférence de Nagoya fin 2010. Actuellement, seulement 1,17 % de la surface globale des océans et des mers ont été classés en AMP. Ce faible pourcentage doit donc inciter les pays à se mobiliser rapidement ainsi qu'à développer des outils d'identification et de gestion de ces aires. Avec la création de l'Agence des aires marines protégées en 2006, structure unique au niveau mondial, la France s'est dotée de moyens pour y parvenir, mais également pour aider les autres pays à bâtir une vraie stratégie nationale.

Les AMP au niveau mondial

En 2011, 5.878 AMP, correspondant à 4,4 millions de km2 ont été comptabilisées. Ces zones de protection de la biodiversité présentent avant tout une grande disparité à la fois géographique, de taille et de répartition. "Le pourcentage de 1,17 % d'AMP ne reflète pas exactement la situation pays par pays. Cette moyenne internationale est surtout due aux nations qui ont déclaré, ces dernières années, de nombreuses et vastes zones à préserver", précise Christophe Lefebvre, Président du Comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et également Conseiller régional de l'UICN pour l'Europe. En effet, à partir de la conférence de Johannesburg en 2002, quelques Etats comme les Etats-Unis, le Canada, l'Australie, le Japon ou l'Equateur ont mis en place de vraies stratégies nationales pour identifier et créer un nombre important d'AMP. A l'inverse, la très grande majorité des pays n'ont encore rien entrepris, ni défini de réelles politiques de préservation.

Cette situation pourrait retarder une nouvelle fois l'atteinte de l'objectif qui a pourtant été repoussé à 2020. "Malgré la mise en place d'obligation de résultats pour chaque pays à Nagoya, la création d'AMP ne peut se faire qu'à travers une démarche volontaire. Du fait de l'absence d'une organisation mondiale de l'environnement, les Etats sont malheureusement conscients qu'ils ne risquent aucune sanction s'ils ne fournissent pas les efforts nécessaires", s'inquiète Christophe Lefebvre.

Par ailleurs, mal réparties, ces AMP se concentrent quasi-exclusivement dans les eaux sous juridiction nationale, une petite dizaine de zones ayant seulement été créée en haute mer jusqu'à maintenant. Sur les 5.878 AMP, 50 % sont qualifiés de “No Take”, correspondant à des zones où les activités de pêche et d'exploitation des minéraux sont complètement interdites. Mais, cette interdiction ne garantit pas que la protection et la surveillance de ces AMP soient vraiment optimales, voire assurées. D'après les chiffres de l'Agence des AMP, 20 % du total des aires, soit un peu plus de 1.000, serait correctement gérés grâce à des outils efficaces (gardiennage, bateaux de surveillance…). Enfin, 15 % des AMP sont des “Paper cartes", c'est-à-dire des zones définies uniquement sur papier sans qu'aucun suivi ne soit mis en place.

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Les Verts, vent... de boues (Sud Ouest)

Les travaux d'extension ont commencé alors que le financement n'est pas bouclé et que le tribunal administratif est saisi. Les Verts demandent un moratoire.

Pourquoi tant de hâte ? Le comité La Rochelle-Aunis d'Europe écologie-les Verts (EELV) pose la question. Les travaux d'extension du port des Minimes viennent de commencer alors que le dossier est loin d'être calé. « Il semble plus urgent de remuer les boues que de draguer les fonds du Conseil général », ironisent Bernadette Desveaux et Jean-Marc Soubeste dans leur communiqué.

La drague a commencé ses va-et-vient 24 heures sur 24 alors que la Ville de La Rochelle n'est toujours pas assurée du financement de ce lourd investissement d'au moins 50 millions d'euros. Si le Conseil régional Poitou-Charentes a confirmé sa participation de 12 m€, le Conseil général de la Charente-Maritime, sollicité à même hauteur, se fait toujours tirer l'oreille. Son président, Dominique Bussereau, conditionne son engagement à la contribution de Ségolène Royal à son Plan digues départemental. Le sujet ne figure pas à l'ordre du jour de sa prochaine session….

L'autre pointe les 850 000 mètres cubes de vase dragués dans le chenal et rejetés dans la fosse d'Antioche dans un secteur classé Natura 2000 et partie intégrante du futur parc national marin. Quand le clapage des boues au large mobilise régulièrement les écologistes, pêcheurs et conchyliculteurs en Bretagne, curieusement, il ne provoque à La Rochelle aucun remous. Consensus ou indifférence ? « L'étude est bien faite, avoue Patrick Picaud. Nous n'avons pas trouvé grand-chose à redire sur le sujet. » La cellule juridique de FNE 17 planche toutefois sur un autre recours, au titre du code de l'environnement et de la loi sur l'eau, qui pourrait être déposé avant la fin de l'année…..

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Le guide des intrants en agriculture biologique est disponible en ligne

Le guide des intrants autorisés en agriculture biologique est disponible en ligne sur le site Internet de l’INAO, rubrique Guides, ainsi que sur le site du Ministère de l’agriculture. Vous pouvez y accéder directement en cliquant ici.

Ce guide a été réalisé à la demande conjointe de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité), de la DGPAAT (Direction Générale des Politiques Agricoles et Agroalimentaires des Territoires), de la DGAl (Direction Générale de l’Alimentation) et de la profession. Il recense les intrants autorisés pour la lutte contre les parasites et les maladies, c’est-à-dire les produits phytopharmaceutiques, de la gamme professionnelle à la gamme amateur.

La liste des substances actives utilisables en Agriculture Biologique est validée par la DGAl au titre de leur inclusion au Règlement d’Exécution (UE) n°540/2011 de la Commission du 25 mai 2011 et des Autorisations de Mise sur le Marché au titre de l’article L. 253-1 et suivants du Code Rural et de la Pêche Maritime, par l’INAO et la DGPAAT au titre de la réglementation Agriculture Biologique (RCE n°834/2007 du 28 juin 2007 et RCE n°889/2008 du 5 septembre 2008).

------ 14 octobre 2011 ------

BioMar sponsor de la conférence « Aquaculture Europe 2011 »

Cette conférence internationale se déroule à Rhodes, en Grèce, du 18 au 21 octobre et nous nous réjouissons d’y rencontrer nos clients et partenaires.

Un des principaux sujets abordés lors de la conférence de l’European Aquaculture Society (EAS) est le développement durable de l’aquaculture. Vidar Gundersen, Chef de Produit pour BioMar Mer du Nord, assistera à la « Journée des pisciculteurs » le mercredi 19 octobre pour y présenter le programme BioSustain et expliquera comment la notion « d’Aquaculture durable » sera désormais intégrée dans la formulation des aliments. BioMar Norvège est la première entreprise de l'industrie aquacole à être certifiée selon la norme de développement durable ProSustain.

Vasilis Karalazos, Chef de Produit pour BioMar Continental Europe, donnera un discours sur « Aliments et nutrition en aquaculture biologique ». En collaboration avec des partenaires de l’Université de Thessalie, il présentera d’autres sujets tels que « Aquaculture Durable : un cas sur l’élevage biologique de la Daurade Royale, favorable à l’environnement » et « Croissance et conversion alimentaire du Mulet Doré (Liza aurata) »....

Pour plus d’information sur la conférence EAS veuillez suivre ce lien : Aquaculture Europe 2011

Site web : BioMar

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FranceAgriMer représente la filière pêche et aquaculture à Kidexpo

FranceAgriMer participe à Kidexpo, salon ludo-pédagogique, du 21 au 24 octobre prochain, à la Porte de Versailles. Objectif : sensibiliser les plus jeunes (primaire et secondaire), leurs enseignants et leurs familles aux produits de la pêche et de l’aquaculture, en leur faisant découvrir les saveurs et les bienfaits des poissons, coquillages et crustacés dans toute leur diversité.

Sur un stand de 50 m², les jeunes visiteurs pourront, lors d’un atelier culinaire animé par un chef cuisinier, s’initier à la réalisation de recettes simples, créatives et savoureuses à partir de produits de la pêche et de l’aquaculture.

Une animation pédagogique « Défends ta planète » leur permettra également de développer leurs connaissances sur les produits de la pêche et de l’aquaculture, les milieux naturels et le respect de l’environnement. Pour plus d’informations : Kidexpo

------ 13 octobre 2011 ------

Japon : Tout savoir sur la Sériole (Yellowtail)

Elevage / Cuisine et recettes

Delicious Nippon (Japanese Seafood)

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Mulette perlière. Sous haute protection (Le Télégramme)

La mulette perlière est une espère rare en voie de disparition. Bretagne Vivante participe à la préservation de cette espèce protégée dont l'un des plus importants bassins de population se trouve dans le ruisseau la Bonne chère entre Guern et Malguénac.

La mulette perlière est un mollusque bivalve qui fait l'objet d'un programme particulier soutenu par un fonds européen. L'espèce est en effet menacée de disparition. «C'est une espèce très liée à la géologie, on la trouve là où il ya présence de granit. Mais elle est en déclin partout etnotamment en Bretagne et Normandie, sur l'ensemble du Massif armoricain», souligne Pierre-Yves Pasco, de Bretagne Vivante, en charge de ce projet de protection.

Recherchée pour sa perle

Il existait autrefois, notamment, dans le Finistère, de grosses populations de mulettes mais, comme leur nom l'indique elles peuvent produire des perles et ont fait l'objet de pêche intensive....

Une station d'élevage

Aujourd'hui, les objectifs principaux sont la protection, la reproduction en pisciculture pour réintroduire l'espèce en milieu naturel. C'est à Brasparts qu'est installée la station d'élevage. Après une première phase de diagnostic, l'objectif majeur du programme est en effet de maintenir et améliorer les effectifs de mulettes. Une action phare qui doit permettre de disposer d'individus de différentes classes d'âge dans le but de prévenir leur disparition du milieu naturel. La volonté est de maintenir la population adulte présente et d'aider au renforcement de la population en accompagnant la reproduction avant de laisser à nouveau la nature faire son travail.

Du lien social...

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Arcachon : L'océan vu au microscope (Sud Ouest)

La station marine d'Arcachon ouvre ses portes au grand public samedi. Ateliers et conférences auront lieu toute la journée. Une première.

A l'occasion de la Fête de la science qui se déroule du 12 au 16 octobre, la station marine d'Arcachon a décidé d'ouvrir ses portes au public samedi (1). Dans le contexte ô combien difficile du Pôle océanographique aquitain (POA) qui implique son déménagement de la place Peyneau vers le Petit Port (lire par ailleurs), l'établissement scientifique a choisi de jouer la carte de la transparence.

« Nous entamons clairement une démarche d'ouverture avant la mise ne place du pôle », reconnaît Antoine Gremare, le directeur de la station qui associe au projet la société scientifique. L'un des volets du futur POA porte en effet sur la médiation scientifique. « Et nous nous sommes aperçus lors des nombreux débats que nous avons eus autour du projet que le public méconnaissait nos activités et ne mesurait pas non plus l'impact qu'elles avaient avec l'environnement du Bassin » poursuit Antoine Gremare.

Les spécificités de la station

Un sentiment visiblement partagé par l'équipe de la station marine puisque 25 collaborateurs participent à l'opération et assureront, de 9 heures à 19 heures, des animations d'ateliers et des conférences.... « Nous présenterons l'une des spécificités de la station, à savoir l'analyse et le traitement des images sédimentaires », poursuit Antoine Gremare. La station d'Arcachon possède l'un des deux appareils français, « Sediment Profile Imager », et est la seule à analyser les images qui permettent d'estimer la qualité écologique de l'habitat marin.

L'environnement et l'ADN

Une autre de ses spécificités concerne la biologie moléculaire. Depuis un an et demi, la station marine utilise en effet un outil généralement associé à la police scientifique et qui permet d'amplifier le génome à des fins environnementales.

Un autre atelier sera consacré à la parasitologie. Il sera destiné à comprendre comment les bivalves (huîtres, moules, palourdes) sont affectés par la maladie du muscle brun et le virus idoine. Un autre atelier traitera de valvométrie. « Il montrera comment l'huître est utilisée comme organisme sentinelle » explique Antoine Gremare en dessinant les applications de ce procédé, à savoir le suivi des épisodes de phytoplancton ou de pollution par les hydrocarbures. « Une des originalités fortes de ce qui se fait ici » résume le directeur de la station qui précise que « si on fait de la recherche fondamentale, celle-ci a des débouchés directs sur l'environnement. »

L'histoire de la station

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Rochefort : Le niveau d'eau va continuer à baisser dans le marais (Sud Ouest)

« Nous sommes actuellement entre 5 et 10 centimètres en-dessous des niveaux », souligne le président de l'Unima. L'Union des marais en Charente-Maritime (Unima) a une noble et lourde tâche : l'aménagement, l'entretien et la restauration de marais, zones humides et cours d'eau en Charente-Maritime.

En ce début octobre, en raison de la sécheresse, tous les signaux d'alarme s'allument et Michel Lacouture, président de l'Unima, répondait ainsi aux administrations le 3 octobre : « Nous avions, jusqu'à ces derniers jours, réussi à tenir les niveaux d'été. Depuis la fin de la semaine dernière, le débit Charente + Seugne est passé sous le seuil de 9,5 mètres cubes par seconde limitant le prélèvement 0,5 m3/s, ce qui permet seulement de desservir l'usine de Saint-Hippolyte. Compte tenu des conditions climatiques, les niveaux s'abaissent lentement. Nous sommes actuellement entre 5 et 10 centimètres en dessous des niveaux d'été dans la majorité des casiers. Certains d'entre eux ont perdu rapidement dans les derniers jours en raison de prélèvements substantiels pour remplissage ou appoints de niveaux des mares de tonnes. Compte tenu de notre impossibilité de réalimenter ces zones, les niveaux vont continuer de baisser et on peut craindre pour le déclôturage du bétail que les éleveurs maintiennent autant que possible dans le marais grâce à une légère repousse provoquée par les pluies d'août et début septembre ».

Aggravation de la baisse....

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Gujan-Mestras : Fréquentation en hausse pour les parcs (Sud Ouest)

La Maison de l'huître est en passe de battre son record d'entrées....

Si le mois de juillet n'a pas été bénéfique à la fréquentation touristique, la saison est tout de même positive pour le tourisme. Constatation confirmée, vendredi soir, par les professionnels gujanais à l'issue d'un conseil de direction de l'Épic.

De l'avis quasi général, la saison aura été marquée par une fréquentation en hausse même si certains parcs n'ont pas atteint les objectifs fixés pour l'été. Avec 23 878 visiteurs dont 12 610 pendant les deux mois de l'été, la fréquentation de l'office du tourisme augmente de 17 %.

Un chiffre que corrobore la fréquentation du site Internet : avec 69 610 connexions et 397 400 pages lues, la progression est de 38 %. Depuis l'ouverture du nouvel office du tourisme et la mise en service de la borne Internet, celle-ci a été consultée 1 376 fois.

Un bond en avant

Les faits marquants de la saison se traduisent pour l'Épic par la vente de billets d'entrée pour les parcs d'attraction, elle fait un bond en avant de 40 %. La Maison de l'huître est en passe de battre tous ses records « d'ici la fin de l'année, nous devrions atteindre 23 000 visiteurs », commente Franck Avice, directeur de l'Épic. Les visites guidées, du port de Larros, du sentier du littoral et de l'estran à marée basse font, elles aussi, un bon en avant de 8,2 %....

Un marqueur positif...

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Chili : Un nouveau virus dans les fermes d’élevage de saumon (CPD)

Semapesca, organisme national de la pêche chilienne, a repéré un virus affectant le coeur et les muscles (nommé HSMI) des saumons des fermes d’aquaculture. Le taux de mortalité des saumons affectés par ce virus - qui existe également chez le premier exportateur mondial de saumons, la Norvège - oscille entre 1 et 3 %, ce qui est beaucoup moins que le virus ISA qui a frappé l’aquaculture chilienne en 2008. Le virus a été détecté dans dix fermes d’élevage en eau salée et plus récemment dans une ferme d’élevage en eau douce.

Source : Antonio Esposito, WSJ,

Traduit de Samudra News Alert, 12 octobre 2011

------ 12 octobre 2011 ------

La «croissance bleue» : les énergies marines, l'aquaculture...

Nathalie Kosciusko-Morizet et Maria Damanaki appellent à un approfondissement de la politique maritime européenne (Blog Maria Damanaki)

Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, se sont rencontrées aujourd’hui à Paris pour échanger sur l’avenir de la politique maritime européenne.

Nathalie Kosciusko-Morizet et Maria Damanaki se sont accordées sur la nécessité de donner la priorité à la création d’emplois et au développement durable des activités économiques, la «croissance bleue», notamment dans le domaine des énergies marines ou de l’aquaculture.

Elles ont aussi évoqué l’importance cruciale que revêt le renforcement de notre connaissance de la mer et des océans notamment pour mieux anticiper les menaces qui pèsent sur le milieu marin. Elles ont discuté des projets présentés par la Commission pour réformer la politique commune de la pêche dans le but de garantir à l'avenir la conservation des ressources halieutiques et ont convenu de l’intérêt de proposer une certification des produits de la pêche promouvant la pêche responsable et protégeant davantage les droits des consommateurs.

Nathalie Kosciusko-Morizet a ensuite apporté son soutien à l’initiative européenne pour la planification spatiale en mer, qui reprend une des mesures phare du Grenelle de la mer. La Ministre a présenté le schéma français, qui repose sur l’adoption par façade maritime de documents stratégiques, qui seront demain les outils de la planification des activités en mer.

Maria Damanaki et Nathalie Kosciusko-Morizet ont travaillé sur les prochaines étapes de la politique maritime européenne. Elles ont discuté dans ce cadre de la prochaine adoption par la Commission européen d’une stratégie maritime pour l’Atlantique dont l’objectif est la mise en valeur durable des atouts de ce bassin maritime dont la France est l'un des acteurs majeurs.

"Les mers et les océans européens méritent une prise en compte politique de long terme qui protège leurs ressources et leurs écosystèmes tout en permettant leur exploitation durable....

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Lycée maritime. Un tour de Bretagne des cultures marines (Le Télégramme)

Pisciculture bio à Huelgoat, écophysiologie et élevage en écloserie au laboratoire Ifremer d'Argenton, élevage d'ormeaux à la ferme aquacole France Haliotis de Plouguerneau et mytiliculture àVivier-sur-Mer dans la baie du Mont-Saint-Michel. Durant toute la semaine dernière, les élèves de première année de bac pro cultures marines, au lycée maritime, ont effectué un tour de Bretagne des différentes facettes de leur futur métier. Ce déplacement, encadré par leurs enseignants en biologie marine, Brigitte Cornou et Isabelle Cancre, leur a permis de rencontrer des partenaires scientifiques à la pointe de plusieurs techniques aquacoles (génétique, etc.), mais aussi des acteurs économiques des différentes filières, Ils ont aussi pu approfondir leurs notions en écologie. Une journée a aussi été consacrée à la visite d'Océanopolis àBrest. Ce déplacement a bénéficié des financements du conseil régional de Bretagne.

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Des éponges pour capter la pollution marine ? Manche libre)

Le SMEL, le Syndicat Mixte pour l'Equipement du Littoral, a trente ans. Bernard Tréhet, son président, était mercredi 28 septembre au micro de Tendance Ouest pour en parler.

Créé en 1981 à l'initiative du Conseil général de la Manche, le SMEL (Syndicat Mixte pour l'Equipement du Littoral) a aujourd'hui trente ans. Sa mission ? Promouvoir les activités économiques liées aux ressources marines du département. Mise en valeur de la pêche et de la conchyliculture, recherches pour lutter contre la mortalité des naissains... ses membres participent également à la surprenante étude Spontox, qui a permis d'identifier une éponge capable de concentrer des substances toxiques et donc d'être indicateur de la qualité de l'environnement marin.

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Madagascar prend des mesures draconiennes pour ne pas contaminer sa filière crevetticole...

Madagascar : Une barrière de protection contre les maladies des points blancs (Orange.mg)

La filière crevette traverse actuellement la plus grave crise de son histoire. Si ce secteur a occupé le premier rang des exportations malgaches il y a quelques années, il se trouve actuellement au 6è rang. En effet, d'après les données de la banque centrale, la capture de crevette a baissé de 60% entre 2002 et 2009. Et sur le marché international, le prix moyen du kilo des crevettes a diminué de 28%.

Et cette situation risque de s'aggraver si le virus du syndrome des points blancs arrive à s'introduire dans la Grande île. Cette maladie qui touche des espèces de crevettes pénéides cultivées connues fait rage au Mozambique. Il peut provoquer des pertes significatives de production au niveau national, notamment la filière crevettière.

Le syndrome des points blancs, comme son nom l'indique, se manifeste à travers des points blancs sur les carapaces des crevettes. Les experts soulignent qu'elle ne présente pas de danger pour l'homme mais peut toutefois engendrer une certaine méfiance de la part des consommateurs.

Bien que Madagascar ne soit pas encore touché par le syndrome des points blancs des crevettes, des mesures ont été prises par les autorités locales. Aussi, le ministère de l'élevage a décidé de mettre en place une barrière sanitaire contre l'introduction du virus du syndrome des points blancs à Madagascar.

Ainsi, il est interdit d'importer, sur tout le territoire national, en provenance du Mozambique, de toutes espèces de crustacés, des produits qui en sont issus ainsi que de leurs matériels pathologiques.

Les responsables ont également décidé que tous crustacés importés du Mozambique doivent être détruits sous contrôle et surveillance simultanée des Agents du Service des Douanes et ceux de la Direction des Services vétérinaires.

Face à cette menace économique nationale et afin de garantir un processus de prise de décision rapide et efficace, une Chaîne de commandement, afférente aux stratégies de lutte, sera mise sur pied par la Direction des Services vétérinaires, de l'Autorité sanitaire halieutique et le Centre de surveillance de la pêche du ministère.

Un système de désinfection des produits visant à protéger le territoire malgache contre l'introduction des maladies est mis en place au niveau des ports et aéroports de Madagascar....

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Les poissons qui font pousser des plantes (Cyberpresse)

Avec l'aquaponie, Vincent Leblanc fait d'une pierre deux coups : des plantes plus développées que celles qui poussent en pleine terre, comme ce basilic en arrière plan, et de délicieux poissons.

Dans un film, Vincent Leblanc pourrait facilement jouer le rôle du savant à l'imagination débridée, toujours prêt à expérimenter les trucs les plus fous. Dans la vraie vie, il tente surtout de développer des systèmes d'avenir pour l'agriculture, à son échelle toute modeste. Histoire des poissons qui font pousser du basilic.

Comme bien des gens, le jeune homme a un aquarium dans son salon. Un aquarium de belle dimension, mais, jusque-là, rien de bien spécial. Sauf que le sien est rempli de jeunes tilapias qui font pousser eux-mêmes leur nourriture, de petites lenticelles remplies de protéines. C'est ce qu'on appelle l'aquaponie.

Le terme aquaponie résulte de la réunion de deux mots : aquaculture (ou élevage de poissons) et hydroponie (culture de plantes avec de l'eau à la place du terreau). Il s'agit d'une forme de culture qui utilise non seulement l'eau pour le développement des plantes, mais aussi les éléments nutritifs fournis par les déjections des poissons. De plus, les lenticelles filtrent l'eau, si bien que plantes et poissons vivent en symbiose.

Technique ancienne...

------ 11 octobre 2011 ------


Invitation à la conférence : « L’Union européenne laisse-t-elle l’aquaculture aux autres ? »

Sous le parrainage de M. Alain CADEC, Député européen, Vice-président de la Commission de la Pêche au Parlement européen

Au Parlement européen à Bruxelles, mercredi 12 octobre 2011, de 17h30 à 19h00

Discours d’accueil : Alain CADEC, Député Européen, Vice-Président de la Commission de la Pêche, Parlement européen

Présentation d’Aquimer : Thierry MISSONNIER, Directeur d'Aquimer (Pôle des produits aquatiques)

Projection d’un film réalisé par Aquimer sur les enjeux de l’aquaculture

De quelle stratégie politique l’aquaculture européenne a-t-elle besoin d’ici 2030 ?

Courtney HOUGH, Secrétaire général, Plateforme européenne de technologie et d'innovation en matière d'aquaculture (EATIP)

Comment valoriser les efforts fournis par les producteurs européens ?

Arnault CHAPERON, Président, Fédération européenne des producteurs aquacoles (FEPA)

Comment mettre en place une interprofession qui rende justice à l’aquaculture ?

Hervé JEANTET, Président du Conseil spécialisé pour les produits de la mer, de l'aquaculture et de la pêche professionnelle en eau douce, FranceAgriMer

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Réflexions et recommandations pour la pisciculture de truites

UICN - Septembre 2011

Un nouveau guide pour la pisciculture durable

Le Comité français de l'UICN et le Secrétariat de l'UICN viennent d'éditer en partenariat un nouvel ouvrage intitulé "Réflexions et recommandations pour la pisciculture de truites".

L'UICN travaille depuis plusieurs années sur le thème de l'aquaculture durable. Faisant suite à trois précédentes publications sur ce sujet, cette nouvelle et quatrième étude concerne plus spécifiquement la pisciculture de la truite arc-en-ciel, qui représente plus de 95% du tonnage produit en France.

L'aquaculture connait un fort développement au niveau mondial (représentant aujourd'hui environ la moitié de la production de ressources aquatiques pour la consommation humaine selon la FAO), et doit apporter des réponses aux enjeux environnementaux.

Ce guide est destiné aux acteurs de la filière, mais aussi aux autres parties prenantes : associations, établissements publics, services de l'Etat et des collectivités locales, ainsi qu'au grand public intéressé par ce sujet. Son objectif est de sensibiliser sur les enjeux liés à cette filière et d'informer sur les réflexions et efforts qui sont développés en matière de durabilité par les acteurs professionnels.

Le guide, qui propose au final un ensemble de recommandations, est construit sur 3 niveaux d'approche spatiale (filière, territoire et site), et décliné sur 3 approches thématiques (environnementale, économique et sociétale). Des focus sont également menés sur des points particuliers. Par exemple, 37 recommandations sont développées au niveau de la filière, basées sur 3 messages-clés : la filière est à l'origine de services écologiques, la filière est à la base de pollutions à gérer, et la filière connait le milieu et l'écologie des espèces.

Ce guide a bénéficié du soutien du Ministère chargé de l'agriculture et de la pêche (Direction de la Pêche Maritime et de l'Aquaculture - DPMA) et a été réalisé grâce à la contribution de plusieurs experts de la filière (ITAVI, CIPA, FFA, FEAP, INRA) et de l'UICN.

Pour télécharger le document, cliquer IUCN

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En route pour une rentrée équilibrée avec les poissons d’aquaculture de nos régions ! (CIPA)

C’est la rentrée ! Après avoir changé de rythme de vie et d’habitudes alimentaires pendant les vacances, pourquoi ne pas prendre de bonnes résolutions pour la rentrée et se pencher un peu sur notre assiette avec les poissons d’aquaculture ? Multiples bienfaits, variétés des espèces et diversités des produits, le poisson de l’aquaculture de nos régions a tout bon !

Les bons points des poissons d’aquaculture

Les poissons d’aquaculture sont source d’éléments nutritionnels particulièrement intéressants, comme les acides gras polyinsaturés à longue chaîne, oméga 3, et certains minéraux. Consommés régulièrement, les poissons d’élevage présentent donc, comme tous les produits aquatiques, un intérêt certain. Comme l’a démontrée l’étude Nutraqua à consulter sur www.nutraqua.com) , ils répondent parfaitement aux recommandations du Programme National Nutrition Santé : manger du poisson au moins deux fois par semaine, pour un meilleur équilibre alimentaire, en variant les espèces.

Nés du travail rigoureux des pisciculteurs, élevés et transformés en France, les poissons « Charte Qualité – Aquaculture de nos régions® » sont pêchés à la commande et livrés sur les étals dans des délais extrêmement courts (entre 24h et 72h), ce qui les place parmi les plus frais du marché. Toutes les qualités gustatives et nutritionnelles sont donc préservées et leurs chairs n’en sont que plus moelleuses, fondantes et savoureuses.

Du côté des enfants : les héros de la rentrée

L’enfance et l’adolescence sont deux périodes essentielles de la vie. En cette période de rentrée, le poisson doit faire partie de l’alimentation de l’enfant. En effet, le métabolisme des enfants a un grand besoin d’apports bénéfiques et favorables à son développement. Mais comme il n’est pas toujours évident de faire manger du poisson à nos chères têtes blondes,

voici quelques conseils à retenir :

Diversifiez les espèces – On distingue deux types de piscicultures et donc différentes espèces de poissons. D’une part, la pisciculture d’eau douce qui produit principalement de la truite. La truite fait partie du top 10 des poissons consommés régulièrement par les Français. D’autre part, la pisciculture marine et nouvelle qui produit dans nos régions sept espèces de poissons : le bar, la daurade, le maigre, le saumon, le turbot, la sole, et l’esturgeon. Ainsi, vous pouvez varier les menus en alternant toutes ces espèces de poissons.

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Sel en stock (Phare de Ré)

La récolte 2011 du sel est moyenne, compte tenu d'une météorologie très instable cet été. Malgré tout, les coopérateurs gardent le sourire car les stocks de gros sel et de fleur de sel sont là, pour leur permettre d'envisager l'avenir et les débouchés commerciaux sereinement.

À partir du 12 juillet, toute l’avance prise par les producteurs de sel rétais, grâce à un printemps très sec et ensoleillé, a connu son épilogue. D’abord, ce fut un mois de juillet particulièrement pluvieux et frais jusqu’à la fin et en août, même si le soleil a refait son apparition, cela n’a jamais été de manière suffisamment durable pour permettre aux saliculteurs de travailler dans les marais. “Il y avait trois ou quatre jours de soleil pour deux ou trois jours d’orage et de pluie derrière. C’est la pire situation météorologique que les sauniers peuvent connaître”, commente Emmanuel Mercier, président de la structure coopérative d’Ars-en-Ré, avant d’ajouter : “C’est d’autant plus frustrant que chaque fois que l’on observait le retour du soleil, on nourrissait de nouveau l’espoir que l’embellie dure un peu pour refaire du sel”. Mais il n’y a rien eu à faire, et en août, comme pendant la dernière quinzaine de juillet, les sauniers se sont retrouvés au chômage technique.

Une faible récolte mais un optimisme de mise

Et le retour de l’anticyclone ces derniers jours ne fait pas non plus l’affaire des producteurs. Ce beau temps arrive trop tard. En effet, est arrivée l’époque du charroi (lire ci-après), soit le ramassage du sel sur les bosses pour le bâcher avant l’hiver. Compte tenu de la petite récolte et du temps sec et ensoleillé depuis le lundi 26 septembre, ce charroi a pu s’effectuer en un temps record.

Malgré la récolte moyenne, les sauniers coopérateurs regardent l’horizon avec le sourire. Car l’horizon a pour eux la forme de plusieurs tas de gros sel. Et en 2011, la bosse stockée à la coopérative est de 1 000 tonnes. “Ce qui complète notre stock pour cinq ans de réserve”.

En revanche, pour la fleur de sel, le stock n’est, lui, que de deux ans, avec notamment 120 tonnes rentrées, malgré tout, cette année, grâce au printemps sec et ensoleillé et au début de récolte précoce. “C’est en juin qu’on fait la meilleure fleur de sel”, commente Emmanuel Mercier.

De nouveaux débouchés commerciaux.....

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L’algue brune : Un agent double ! (Espace des sciences)

Elle mène une double vie sur les estrans bretons. L’algue brune Ectocarpus intrigue les chercheurs de la Station biologique de Roscoff. « Comme beaucoup de plantes, explique Mark Cock, biologiste de l’équipe Génétique des algues, son cycle de vie contient deux étapes : le sporophyte, qui produit des spores et le gamétophyte, qui se développe à partir de ces spores et produit des gamètes pour donner naissance à un nouveau sporophyte. » L’originalité, c’est que ces deux générations se ressemblent et peuvent coexister dans des niches écologiques différentes. Pour comprendre les mécanismes de cette singuliarité les biologistes ont isolé un mutant chez qui le stade sporophyte est converti en gamétophyte. Cette réussite, publiée en juin dernier, devrait leur donner accès à l’un des gènes qui contrôlent l’alternance. « Nous étudions ce cycle de vie pour comprendre à terme le développement d’Ectocarpus et le comparer à celui d’autres organismes complexes : champignons, plantes terrestres, animaux... » Et percer l’un des nombreux mystères de la vie. dernier, devrait leur donner accès à l’un des gènes qui contrôlent l’alternance. « Nous étudions ce cycle de vie pour comprendre à terme le développement d’Ectocarpus et le comparer à celui d’autres organismes complexes : champignons, plantes terrestres, animaux... » Et percer l’un des nombreux mystères de la vie.

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Pollution de l'eau. Le rapport explosif du ministère (Le Télégramme)

C'est un document explosif qu'a très discrètement mis en ligne le ministère de l'Écologie il y a quelques jours. Une étude sur «les coûts des principales pollutions agricoles de l'eau» selon laquelle, pour l'État et les ménages, la note est plus que salée !

Quand ils pousseront aujourd'hui les portes de la Commission européenne, à Bruxelles, les militants écologistes qui veulent que plainte soit déposée contre la France dans le dossier des algues vertes, auront également sous le bras un dossier de 32 pages. Un rapport explosif du ministère de l'Ecologie sur «les coûts des principales pollutions agricoles de l'eau».

Selon le rapport, «les dépenses additionnelles évaluées des ménages (*), générées par les pollutions liées aux excédents d'azote et de pesticides d'origine agricole (...), pour les localités les plus polluées, pourraient atteindre 215 € par personne (soit «1.074 € pour une famille de cinq personnes»)».

Surcoût : jusqu'à 215 € par personne....

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Les bassins fluviaux pourraient doubler leur production alimentaire (ANE)

Les bassins fluviaux d’Asie, d’Afrique ou d’Amérique du Sud pourraient permettre de doubler la production alimentaire de ces régions s’ils étaient mieux utilisés ou de manière plus efficiente.

Les principaux basins fluviaux en Afrique, en Asie et en Amérique Latine pourraient doubler de manière durable la production alimentaire dans certaines des régions les plus pauvres du monde au cours des prochaines décennies, d’après ce que des experts de l’eau ont indiqué lundi.

Mais une multitude d’autres demandes pour cette eau –provenant des industries, des villes et des compagnies électriques entre autres- pourraient empêcher cette augmentation de la production alimentaire.

Des scientifiques de 30 pays ont passé cinq ans à analyser les bassins fluviaux qui couvrent un total de 13,5 millions de km² et abritent près de 1,5 milliards de personnes, dont 470 millions des individus les plus pauvres au monde.....

------ 10 octobre 2011 ------

Aquaculture biologique : « Ne mangez pas ces crevettes bio » !

Sur le marché français, les crevettes bio ont le vent en poupe. Importateurs, transformateurs et distributeurs « verdissent » leur catalogue avec les crevettes tropicales issues de l’aquaculture biologique. « Consciente des enjeux en terme de développement durable et pour répondre aux attentes des consommateurs,… Ces crevettes sont élevées au bord des mangroves, elles ont su garder fermeté, croquant et saveur, répondant ainsi aux attentes des plus fins gastronomes… »

Derrière l’étiquette AB et le logo étoilé européen apposés sur l’emballage des crevettes tropicales biologiques, se cache une toute autre réalité…. En mangeant des crevettes bio d’Equateur, vous participez à la déforestation de la mangrove, à l’appauvrissement des communautés de pêcheurs et à la violation des droits humains, selon le témoignage édifiant de la Société suédoise de conservation de la nature (Swedish Society for Nature Conservation).

Mangez plutôt crevettes et langoustines sauvages des pêcheries françaises...

Que fait l’Agence Bio, l’autorité française du bio, face à tous ces fossoyeurs de la filière bio, industriels de la crevetticulture et organismes de certification sans scrupule ?... Cette supercherie détourne les consommateurs français des productions locales issues des pêcheries artisanales de crevette grise, de crevette rose (bouquet) et même de langoustine qui de par leur caractère sauvage ne peuvent prétendre à l’appellation bio. D’autre part, le dumping social associé à cette crevetticulture tropicale n’encourage pas le développement d’une filière d’élevage de crevette à la française, les fameuses gambas élevées naturellement dans les marais charentais et girondins, des crevettes impériales qui mériteraient à être reconnues (Lire l’article de Sud Ouest : Gambas. Les belles de nuit).

Eloignez ces crevettes tropicales de votre assiette !

La très sérieuse Société suédoise de conservation de la nature (Swedish Society for Nature Conservation) a mené des enquêtes dans deux grandes régions de crevetticulture, au Bengladesh et en Equateur. L'organisation suédoise recommande de ne plus manger de crevettes d’élevage tropicales même si elles sont issues d’aquaculture certifiée « bio ».... Suite...

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Spongiculture : L'éponge marine, pleine de ressources (Ouest France)

Une équipe de chercheurs de l'UBS se penche sur les vertus encore peu connues de l'éponge de notre littoral.

Les éponges marines qui peuplent nos rivages ne sont peut-être pas aussi anodines qu'il n'y paraît. En Méditerranée, elles font l'objet d'une recherche scientifique attentive. Pourtant, en Bretagne, aucun chercheur ne s'y était encore attardé. « C'est peut-être l'eau à 15 °C qui démotive », ironise Pierre Sauleau.

Depuis l'an dernier, ce maître de conférence de l'Université Bretagne-sud, à Lorient, a lancé un programme de recherche sur ces étranges organismes. Entre Lorient, Vannes et Pontivy, des scientifiques de l'UBS ont ainsi amorcé ce qui pourrait être un vaste programme dédié à l'éponge.

Un festin de bactéries

« Tout dépend si nous trouvons les moyens pour financer notre projet », souligne le chercheur. Et ils ne sont pas à court d'idées. Voici les deux principaux axes sur lesquels leur savoir-faire devrait s'orienter.

D'une part, il y a tout le volet de la pollution. Les éponges sont des organismes simples qui, pour se nourrir, filtrent l'eau. Pas capricieuses, elles retiennent les bactéries dont elles font leur festin mais également les virus et les métaux lourds. « Si on installait des cultures d'éponges dans les zones polluées, on n'aurait alors qu'à récolter ces organismes pour en extraire la pollution et la traiter à terre. »

Cette spongicullture, associée à celle de l'huître, pourrait également protéger ces mollusques de l'attaque du Vibrio, responsable d'une forte mortalité des huîtres. « Le milieu ostréicole a déjà manifesté son intérêt pour ce projet de culture mixte. »

Deuxième volet de ce programme de recherche :....

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Québec : Tout sur les huîtres (Cyberpresse)

Les huîtres, ils connaissent. En fait, c'est leur gagne-pain. Et c'est aussi une passion. Portrait de trois grands amoureux des huîtres, qui font venir à Montréal les meilleurs mollusques qui soient.

Le puriste

David McMillan, copropriétaire des restaurants Joe Beef et Liverpool House, et coauteur du livre L'art de vivre selon Joe Beef*.

L'imposant chef-copropriétaire de l'un des plus célèbres restaurants en ville aime rappeler qu'il chantait les louanges de l'huître bien avant que celle-ci ne devienne de la «bouffe de hipster». Son partenaire et co-chef Frédéric Morin a récemment converti (de ses propres mains) l'ancienne sandwicherie voisine (McKiernan's) en bar à huîtres. Le tandem infernal a toujours révéré l'huître.

Quand le légendaire John Bil débarque à Montréal, c'est chez Joe Beef qu'il va partager sa grande passion du mollusque bivalve.

Le champion canadien, capable d'ouvrir 14 huîtres en un peu plus d'une minute vingt, est aujourd'hui propriétaire d'un restaurant à l'Île-du-Prince-Édouard. C'est un peu grâce à lui que Joe Beef peut acheter ses précieux coquillages directement des éleveurs et pêcheurs des Maritimes. David McMillan rend d'ailleurs hommage à ces familles d'éleveurs et pêcheurs d'huîtres canadiennes dans le livre L'art de vivre selon Joe Beef, qui paraîtra plus tard ce mois-ci.

Dans la plus pure tradition «Joe Beef», McMillan n'en fait qu'à sa tête lorsqu'il est question d'huîtres. «Je ne crois pas à la douzaine mixte. J'aime offrir des huîtres qu'on a envie de manger en grand nombre.» Si les huîtres de la baie de Colville (Île-du-Prince-Édouard) sont à leur mieux, c'est la seule qu'il offrira à ses clients. La semaine d'après, on trouvera peut-être des Malpèque ou des Glacier Bay.

L'hiver, ce sont des huîtres plates d'Irlande de la famille Kelly ou des coquillages de la côte Ouest, comme la Marina Gold ou la Effingham, cultivées par les membres de la Out Landish Shellfish Guild....

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Lorient : Le bac pro « poissonnier » est sur les rails (Ouest France)

Dans le secteur de la poissonnerie, il existe une forte demande d'apprentis.

Actuellement, cinq jeunes suivent cette nouvelle formation en alternance, ouverte au début du moispar le Centre de formation des apprentis. C'est la deuxième formation de ce type en France.

A Rungis et Lorient

Depuis le début du mois, le Centre de formation des apprentis (CFA) de Lorient a ouvert un nouveau bac professionnel poissonnier en trois ans, en partenariat avec la profession et la Chambre des métiers du Morbihan. Jusqu'à aujourd'hui, il n'existait qu'une formation de ce type à Rungis. Un projet a donc été mis en place pour 14 élèves désireux d'apprendre le métier de poissonnier, écailler, traiteur.

Cinq jeunes inscrits...

Formation en alternance....

Les apprentis répartissent leur temps entre la pratique auprès de leur employeur, artisan poissonnier ou surface de grande distribution (trois semaines en entreprise), et une semaine de cours par mois. Ils suivent un parcours général en français, mathématiques, langues ou histoire, ainsi qu'une formation dispensée par Philippe Le Guirinec, artisan poissonnier de Loudéac, qui a décidé de tenter l'expérience pour former ces jeunes, car l'offre ne répond pas à la demande.

Artisan cherche apprenti....

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Le Grand Sud-Ouest à l'assaut de la Butte (Sud Ouest)

Depuis quelques années, les producteurs du Sud-Ouest ciblent la Fête des vendanges à Montmartre pour leur promotion.

Depuis ces cinq dernières années, le Grand Sud-Ouest prend d'assaut la butte Montmartre chaque automne. Avec 550 000 visiteurs l'an passé, la très ancienne Fête des vendanges de Montmartre est en effet devenue une manifestation phare de la capitale, où toutes les régions de France jouent des coudes pour s'adresser à une clientèle majoritairement… étrangère.

Carte postale indépassable, la Butte garde l'esprit « village » pour mieux retenir dans ses filets les millions de touristes qui, de fait, la peuplent du soir au matin, 365 jours sur 365. « En deux jours ici, on a l'impression de croiser le monde entier. C'est assez impressionnant », confiait hier Cécile Inserra, du Conseil général de Lot-et-Garonne….

À l'inverse, le stand de la Région Aquitaine, où Marc Druart en personne ouvre les seules huîtres du parvis, est une véritable usine. « L'ambiance est très sympa. Hier soir, toute l'Aquitaine était présente grâce au relais de la Maison d'Aquitaine à Paris », résume l'ancien président de la Section conchylicole d'Arcachon.

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Marennes : Fête de la science à la Cité de l'huître (Sud Ouest)

En ce mois d'octobre à la Cité de l'huître de Marennes, le programme est chargé. Tout d'abord, la cité est ouverte de 11 heures à 19 heures, du mercredi au dimanche (visite, animations, dégustation et prêt de vélo). Des animations permanentes sont également programmées : découverte du marais par un sentier d'interprétation balisé, carnet de jeux pour les enfants, prêt de vélos à l'aventure de l'huître, visite de la Cité de l'huître…

Durant deux week-ends

Ce week-end des 8 et 9 octobre, ainsi que celui des 15 et 16, la Cité organise une Fête de la science avec au menu des animations pédagogiques à la portée de tous : vie, croissance de l'huître, formation du marais.

Les 21 et 22 de ce même mois : c'est un concours d'écaillers qui s'y déroulera. Ce concours a pour vocation à la fois de promouvoir l'huître Marennes-Oléron et d'apporter une trop rare reconnaissance aux formations dispensées dans les écoles françaises des produits de la mer. Les élèves d'écoles hôtelières et maritimes s'affronteront dans l'art d'ouvrir et de présenter les huîtres Marennes-Oléron. Une première à Marennes-Oléron.

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Gironde : Un désastre écologique (Sud Ouest)

La pollution du Drot a provoqué la mort de 3,8 tonnes de poissons.

La pollution du Drot, ce cours d'eau qui se jette dans la Garonne à hauteur de l'écluse de Casseuil, à Gironde-sur-Dropt, occupe bien des conversations parmi les pêcheurs de ce secteur. 3,8 tonnes de poissons morts ont déjà été repêchées.

En début de semaine, un promeneur a donné l'alerte en apercevant des dizaines de poissons le ventre en l'air. « Ceux qui y sont allés, ont noté une forte odeur de vin » indique Yves Noël, un pêcheur dont la femme, Nadia, est la présidente de l'association agréée de pêche, de pisciculture et de protection du milieu aquatique de Gironde-sur-Dropt. « C'est le président de la société de pêche de Gironde qui m'a alertée, raconte Nadia Noël. Il s'en est rendu compte lundi mais ne m'a appelée que mardi soir. S'il l'avait fait aussitôt, on aurait pu effectuer des prélèvements plus tôt. Mais là, ils n'ont été faits que le mercredi. Les produits ont eu le temps de se dissoudre. »

Mercredi, 500 kilos de poissons morts ont été relevés à cet endroit magnifique et sauvage que les douaniers avaient choisi, autrefois, comme lieu de surveillance du fleuve. Une maison fortifiée en rappelle le souvenir. Des représentants de la fédération départementale de pêche, de l'office national de l'eau et du milieu aquatique (Onema) et de la direction départementale des territoires et de la mer sont venus constater les dégâts et faire les prélèvements nécessaires pour tenter de trouver l'origine de la pollution. Les résultats devraient être connus dans une huitaine de jours.

Un précédent en octobre 2010...

------ 8 octobre 2011 ------

Surmortalité des huîtres : assainir le milieu pour sauver l'ostréiculture

Dans son coin à Caen, la scientifique indépendante Maryline Houssin travaille depuis quatre ans sur la mortalité massive des huîtres. Et propose une solution fiable : la certification. Elle expose sa méthode dans Le Mensuel du golfe du Morbihan.

Il aura fallu quatre ans et quatre publications scientifiques pour que l’équipe du laboratoire Franck Duncombe à Caen puisse, enfin, faire entendre sa voix. Et surtout ses préconisations. Le Mensuel est allé rencontrer Maryline Houssin et son équipe, dans leurs locaux normands.

Dans le numéro 79, actuellement en kiosque, la scientifique revient sur ses travaux et ses découvertes. Elle explique aussi quelle solution reste à privilégier, selon elle, pour sortir de la crise qui plonge depuis plusieurs années les professionnels de la mer. Et ce, à court terme.

Une solution : La certification

Pour ce Docteur en recherches cliniques et titulaire d’un DEA en microbiologie de l’environnement, une solution s’impose pour circonscrire la crise et peut-être en sortir : la certification des jeunes huîtres. « Il faut avoir la certitude que l’on plonge du naissain propre à l’eau, cela relève du bon sens », souligne la chercheuse Maryline Houssin. Pour ce faire, elle a mis au point une méthode fiable qu'elle détaille dans Le Mensuel.

Pour confirmer son hypothèse, elle entame une expérience à Portbail, en milieu naturel (lire Le Mensuel actuellement en kiosque).

Depuis plusieurs années, d’autres solutions de sortie de crise sont envisagées et pour certaines explorées. Tour d’horizon avec Maryline Houssin :

La sélection génétique : Le laboratoire d’Etat Ifremer travaille sur cette piste et sélectionne, sur plusieurs générations, les huîtres les plus résistantes. Maryline Houssin reste sceptique. « Pourquoi pas. Pour ma part, j’ai peur aux effets d’une éventuelle consanguinité, mais ce n’est pas ma spécialité. Qu’il y aille, c’est bien aussi. »

L’introduction de souches mères importées du Japon, leur berceau. Cette solution a été explorée par les professionnels puis écartée depuis le tsunami qui a balayé la baie de Sendai. « La réimplantation de souches mères reste scientifiquement dangereuse. La crainte, c’est d’amener d’autres pathogènes dans le milieu. A éviter », souligne la chef de service Recherches et Développement au laboratoire départemental Franck Duncombe à Caen.

Pour tous les détails dans "Mensuel du Golfe du Morbihan d'octobre 2011"

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Rade de Toulon. 30.000 bars se font la belle...

Fuite. Les Pêcheurs rêvent des loups de la rade (Var Matin)

Les milliers de loups d’élevage, échappés d’une ferme aquacole vandalisée à Saint-Mandrier alimentent depuis quelques semaines les rêves des pêcheurs à la ligne. Mythe ou réalité ?

Considérant que dix tonnes de poissons se sont échappées de la ferme aquacole de la baie de Tamaris à Saint-Mandrier (6 tonnes en décembre 2010 et 4 tonnes en septembre dernier), sachant qu’il s’agit de loups pesant en moyenne 300 grammes et que la rade de Toulon tutoie les 40 km2, quelle est la probabilité de faire une pêche miraculeuse?

Perdus dans le calcul mental, les pêcheurs à la ligne ont posé les cannes et empoigné fébrilement les calculettes. Bilan des opérations : ça dépend.

Trente mille loups d’élevage en liberté

Si certains chanceux jurent la main sur la boîte à appâts avoir aperçu des bancs larges comme le Charles-de-Gaulle, d’autres pestent parce qu’ils ont bien entendu parler des loups… mais n’ont pas vu la queue d’un seul frétiller autour de l’hameçon. « La plupart des poissons sont restés dans la rade », explique pourtant Olivier Otto, le malheureux responsable de la ferme aquacole pillée. « Normalement, pas plus de 5 % vont retrouver un état sauvage et regagner la mer. Pour tous les autres, ils peuvent être recapturés par les pêcheurs à la ligne et les pêcheurs professionnels. » Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Et côté bonheur, Jean Sebire, 72 ans, affiche un très large sourire. Lui, il a trouvé la solution au problème d’arithmétique et s’assure d’une pêche miraculeuse à tous les coups.

Ami de longue date du pisciculteur, il bénéficie d’un privilège rare et attrape des loups à la pelle.

« Olivier m’a demandé de venir sur ses installations pour pêcher les poissons qui restent à proximité des cages par habitude et parce qu’ils arrivent à y récupérer de la nourriture », sourit le pêcheur.

Deux à trois fois par semaine, cet ancien directeur régional d’un grand brasseur profite de sa retraite pour poser ses lignes autour des filets pleins de loups en élevage. Le genre de sacré bon coin capable de faire croire que la pêche est une science exacte.

« C’est sûr que ça mord. Je ne reviens jamais bredouille, assure Jean Sebire. En deux heures de temps, je remonte au moins une trentaine de poissons, avoue-t-il, presque gêné par tant de facilité. Honnêtement, à ce rythme-là, ce n’est même pas amusant. Le vrai plaisir de la pêche est dans l’attente. Ça, je le fais pour rendre service à Olivier. »

Les pêcheurs en mal de friture apprécieront son sens du sacrifice et penseront sans doute que Jean pousse un peu loin le bouchon.

Une nouvelle activité à inventer...

------ 7 octobre 2011 ------

« Mon record ? 5 mn 2 s pour ouvrir 100 huîtres » (Le Figaro)

Les meilleurs écaillers disputent leur championnat de France, vendredi à Bercy Village.

Les Parisiens n'ont pas la mer mais ils se consolent en dévorant des huîtres. Entre 20.000 et 30.000 tonnes du mollusque sont ainsi consommées chaque année dans la capitale. «Cela représente 10 % du marché national» , précise Goulven Brest, le président du Comité national de la conchyliculture. Une centaine d'établissements à travers la ville sont spécialisés dans le fruit de mer. Pour se distinguer, il vaut donc mieux s'appuyer sur la crème des écaillers.

Vendredi après-midi, douze d'entre eux s'affronteront lors de la 11e édition de leur championnat de France, à Bercy Village (1). La première épreuve, de vitesse, consiste à ouvrir 50 huîtres creuses et 50 plates en un minimum de temps. L'autre réclame de composer le plus beau plateau de fruits de mer possible en 20 minutes.

D'ordinaire, en plus de s'échiner sur les coquilles, les écaillers commandent, réceptionnent et contrôlent la qualité des produits. Lorsque la profession a vu le jour, il y a environ deux siècles, ils se comptaient quasiment 2.000 à Paris, «à l'époque surtout des femmes montées avec leurs maris, lesquels travaillaient par exemple comme cocher», raconte Goulven Brest. Il en reste aujourd'hui environ 400, un chiffre stable depuis dix ans. «Un bon écailler contribue au prestige et à la réputation d'une adresse. Certains sont très bien rémunérés, notamment ceux qui participent au championnat de France», glisse Goulven Brest.

L'huître est devenue un produit de luxe et les gens n'ont plus les moyens d'en manger autant

Boualem Sedeki, sacré en 2004, participera une nouvelle fois au rendez-vous. « Mon record c'est 5 mn 2 pour ouvrir 100 huîtres , glisse-t-il. J'ai appris le métier sur le tas en arrivant d'Algérie.» Une majorité des écaillers parisiens sont kabyles, comme lui. «On vient des montagnes, on est habitués au froid, c'est nécessaire quand on doit travailler dehors l'hiver, explique-t-il....

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Fêtez l'huître d'Hossegor (Sud Ouest)

On dit que l'huître d'Hossegor, produite dans le lac marin, est charnue, avec un petit goût de noisette incomparable ! Pour le découvrir, rendez-vous samedi prochain 8 octobre, de 10 à 19 heures, à la deuxième édition de la Fête de l'huître, proposée par certains ostréiculteurs et l'Association des commerçants et des artisans de Seignosse. « Le public est invité à venir déguster nos huîtres, c'est un bon moyen pour nous de faire la promotion de ce produit », résume Jérôme Labéguerie, ostréiculteur à Hossegor. La tradition ostréicole du site n'est pas toujours bien connue du grand public et, pourtant, elle perdure depuis bien des années. La majorité des ostréiculteurs devraient participer à l'événement. « Nous proposerons aussi divers accompagnements, chipirons, entrecôtes, le tout dans un esprit de convivialité », continue Philippe Larrazet, récemment élu président de l'Association des commerçants de Seignosse.

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Les huîtres et les moules de la baie de la Fresnaye interdits de vente (Ouest France)

On saura vendredi si les moules et les huîtres de la baie sont à nouveau autorisées à la vente.

Rude coup pour les conchyliculteurs de la baie de la Fresnaye. Depuis vendredi dernier ils n’ont plus droit de commercialiser leurs huîtres et leurs moules à cause d’une bactérie retrouvée dans l’eau de la baie. Cette interdiction touche, en plus des particuliers, les treize entreprises de la baie et leur quarantaine d’employés. « Cette interdiction pourrait représenter 230.000 € de manque à gagner si elle devait se prolonger encore une semaine comme annoncée », peste Pascal Blanchard, le président du syndicat conchylicole de la baie de la Fresnaye. Les résultats de nouvelles analyses devraient être connus ce vendredi.

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Ifremer : Observatoire conchylicole national

Bulletin n°11 du 3 octobre 2011

La mortalité est stable sur l’ensemble des sites à l’exception de la rade de Brest avec une augmentation de 5% par rapport au dernier relevé…

La moyenne nationale des mortalités s’établit à 61,7%, avec une très forte variabilité selon les lots de naissain. Un minimum de 12,3%. Un maximum de 91,9%.

Le taux moyen de mortalité le plus faible : Baie de Morlaix (41,4%)

Le taux moyen le plus fort : Île de Ré (78,6%)

Pour plus de détails, cliquer : Ifremer

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Aquaculture : Un lien établi entre la raréfaction du saumon et les poux de mer (BE)

Une nouvelle étude codirigée par Brendan Conners [1], chercheur à l'Université Simon Fraser de Vancouver, vient de faire le lien entre des infestations de fermes de saumon en Colombie-Britannique par des poux de mer et la diminution des saumons sauvages roses et coho dans le Nord de l'Ile de Vancouver.

L'étude publiée le mois dernier dans des actes de l'Académie Nationale de Sciences, contredit une autre étude sur le saumon rose publiée l'année dernière dans le même journal, laquelle n'avait établi aucun lien particulier. "Je n'irai pas jusqu'à dire que notre étude fera date", dit Connors, en poste au département Gestion des ressources et Environnement de SFU. "Mais elle montre que dès que vous prenez en compte tous les paramètres, il y a une probabilité d'une interaction négative entre la présence de ces poux dans les fermes à saumons et la productivité des populations de saumon roses et coho adjacentes".

Connors contredit donc l'étude récente de Marty et al. 2010 et conclut: "une bonne gestion et une politique cherchant à minimiser la transmission de poux entre les saumons élevés en fermes et les saumons sauvages seraient bénéfiques aux écosystèmes et à l'économie de Colombie Britannique qui dépend du saumon sauvage".

------ 6 octobre 2011 ------

Bouchots : rien ne va plus ! (Sud Ouest)

Quel mal frappe le coquillage ? Peu de chair, une croissance timide. La saison a été catastrophique. Les producteurs réclament les calamités agricoles.

Reportage sur l'établissement de François Durivaud

Une musique criarde, jetée dans la nuit par une bande FM, accompagne le réveil du mytiliculteur. Quand les phares des pertuis n'ont pas encore sommeil, la grue se déploie dans un glissement hydraulique, tel un bras de manège. Elle déborde du bateau, puis plonge son crochet, au milieu d'un alignement de grosses bouées.

Dans son minuscule poste de commande, François Durivaud pivote en même temps que le levier articulé. L'homme fait corps avec la machine. Vrombissement régulier du moteur, va-et-vient mécanique. Des guirlandes de moules suspendues aux filières, ces longs réseaux de cordes immergées, surgissent à intervalles réguliers et brillent à la surface, sous l'éclat violent des projecteurs de l'atelier flottant.

Pêche à pleines mains

5 h 30 au large de Châtelaillon. Les hommes explorent le jardin des mers. Paroles rares. Quelques mots complices. Ils maîtrisent leur routine, ne se dispersent pas en efforts inutiles....

Prudence requise…

Procédure de calamités agricoles

« Les constats que nous effectuons sur la croissance de nos moules sont un copier-coller de la situation partagée par l'ensemble des producteurs », commente Benoît Durivaud, le frère de François, par ailleurs président du Syndicat des mytiliculteurs du pertuis breton. Soit entre 170 et 180 concessionnaires charentais et vendéens répartis sur les deux pertuis breton et d'Antioche. « Cette saison, la perte de production est considérable. Suivant les sites, elle varie de -20 à - 40 %. Cette situation engendre le malaise, et le déséquilibre financier de nos entreprises. Certains parlent de vendre leurs établissements. Rien qu'à Charron, deux ou trois producteurs parlent d'arrêter tout ou partie de leur activité. »

C'est dans ces conditions que, début septembre, la procédure de calamités agricoles, visant à indemniser les professionnels pour leurs pertes de production, a été déclenchée. Ils livrent bataille aujourd'hui pour que les aides soient calculées sur la base des pertes de chiffres d'affaires. Se pose la question des causes. « La sécheresse et une température excessive. Quand les moules sont sorties affaiblies de leur période de reproduction, il a fait très chaud. Et, faute d'apport en eau douce suffisant dans le milieu, il n'y avait pas de plancton. Elles n'ont pas pu se refaire une santé. C'est plus sensible sur les bouchots, près de la côte, que sur les filières au large qui ont bénéficié des apports de plancton océaniques. »

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Pertuis charentais : Les moules ont boudé (Sud Ouest)

Au terme de la haute saison de production, les producteurs s'alarment.

Si la production d'huîtres est en grande difficulté depuis quatre ans en raison de la surmortalité des plus jeunes lots, c'est aujourd'hui au tour de la mytiliculture charentaise-maritime de souffrir. Les producteurs de moules, qui travaillent entre 170 et 180 concessions réparties dans les pertuis Breton et d'Antioche, viennent de se tourner vers les services de l'État pour déclencher une procédure de calamité agricole.

Pertes de croissance...

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Pertuis charentais : Qualité du Milieu Marin Littoral

Qualité du Milieu Marin Littoral

Bulletin de la surveillance

Juin 2011

Départements de Charente- Maritime & Vendée (Sud)

Laboratoire Environnement Ressources des Pertuis Charentais

L’Ifremer met en oeuvre, à l’échelle de l’ensemble du littoral métropolitain, une surveillance de la qualité du milieu marin côtier pour répondre aux objectifs environnementaux de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), aux obligations des conventions régionales marines (OSPAR et Barcelone) et aux objectifs sanitaires réglementaires concernant le suivi de la salubrité des coquillages des zones de pêche et de production conchylicoles. Cette surveillance s’appuie sur plusieurs réseaux de surveillance : le réseau de contrôle microbiologique (REMI), le réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (REPHY), le réseau d’observation de la contamination chimique (ROCCH) et le réseau de surveillance benthique (REBENT). Ces réseaux sont mis en oeuvre par les Laboratoires Environnement - Ressources (LER) qui opèrent également des réseaux de surveillance de la ressource : l'observatoire national conchylicole, qui remplace depuis 2009 le réseau REMORA (réseau mollusques des ressources aquacoles) et qui évalue la survie, la croissance et la qualité des huîtres creuses élevées sur les trois façades maritimes françaises ; et le réseau de pathologie des mollusques (REPAMO).

Fillon Alain, Ryckaert Mireille, Thomas Gerard, Guesdon Stephane, Piquet Jean-Come, Robert Stephane (2011). Qualité du Milieu Marin Littoral - Bulletin de la surveillance - Edition 2011 - Départements : Charente- Maritime & Vendée (Sud). Pour télécharger le document, cliquer Ici

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Lot, Garonne, Gironde : les eaux toujours polluées par le cadmium (Sud Ouest)

Les PCB ne sont pas les seuls polluants présents dans les rivières de la région. Depuis plusieurs décennies, le cadmium empoisonne la vie des riverains du Lot et de la Garonne

Longtemps on a haussé les épaules, pris les scientifiques pour des fous, fait « comme on faisait toujours ». Puis on a regardé ailleurs, un temps, avant de se rendre enfin à l’évidence. Dès la fin des années 70, les signaux d’alerte étaient au rouge sur les rives du Lot et de la Garonne. Des analyses menées sur des huîtres et des moules, essentiellement dans la Gironde, montrait des taux conséquents de cadmium, polluant nocif pour l’organisme, dont l’origine était encore inconnue. L’étude menée par une équipe scientifique de l’université de Bordeaux I a permis de remonter le fil de cette pollution industrielle jusqu’à sa source, à 400 kilomètres de l’estuaire, sur les rives du Riou-Mort, au cœur de l’Aveyron.

Dans la classification périodique des éléments, la fameuse table de Mendeleïev de notre enfance, le cadmium apparaît à la colonne 12, celle des métaux de transition. Pour les industriels, il apparaît dans les listes des matériaux utiles à l’élaboration de batteries rechargeables, des écrans de télévision ou de composés métalliques divers. Il apparaît également dans la liste des matériaux de rejet des sites sidérurgiques travaillant le zinc, dont il est l’un des sous-produits. Cet élément à la toxicité connue et redoutée, élément trace métallique, a été déversé durant des années, en quantité importante, dans les eaux de ce petit affluent du Lot. Les courants ont fait le reste, charriant chaque année leur quota de « métaux lourds »

Un polluant « cumulatif »…

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Bretagne Saumon. Production en hausse de 8% (Le Télégramme)

Chez Bretagne Saumon, à Châteauneuf-du-Faou (29), on se projette déjà dans les fêtes de fin d'année. L'entreprise spécialisée dans la production de saumon et de truite fumés va doubler ses effectifs (plus de 300 salariés au dernier trimestre) dans les prochaines semaines. En 2011, l'entreprise a vu grimper de 8% sa production annuelle, de 1.400 à 1.650 tonnes. Avec un chiffre d'affaires de 30M€, Bretagne Saumon devient, à ce jour, le leader du saumon fumé Label Rouge sur le marché français.

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Matériaux : vous prendrez bien un pavé de Saint-Jacques ?‎ (industrie.com)

Transformer les coquilles vides en matériaux de construction

L’ESITC Caen lance le projet VECOP pour le recyclage des coproduits coquilliers en éco-pavés urbains. L’art de valoriser des déchets abondants en un produit pour la construction durable.

L’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction de Caen (ESITC Caen) lance le projet VECOP. Récemment labélisé par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne, ce projet collaboratif innovant d’un budget global de près de 1 million d’euros sur trois ans, vise à développer un nouveau matériau pour le secteur des travaux publics : un éco-pavé drainant urbain à base de coproduits coquilliers issus de la pêche et de la conchyliculture (crépidules, pétoncles, Saint-Jacques, huîtres, etc.). Le projet entend ainsi apporter une solution durable pour la valorisation de ces coproduits marins et contribuer à une meilleure gestion intégrée des eaux pluviales en environnement urbain.

Le projet VECOP est à l’initiative du Laboratoire de Recherche sur les Matériaux et sur la Construction (LRMC) de l’ESITC Caen, porteur du projet. Il rassemble différents types d’acteurs, avec une forte complémentarité partenariale : Industriels (Slipper Limpet Processing ; Granvilmer ; Veolia Propreté ; Point P (Saint-Gobain) et Laboratoires de recherche (ESITC Caen et l’ERPCB de l’Université de Caen Basse-Normandie).

Valoriser les coquilles décortiquées

La production française annuelle moyenne de coquillages issus des activités de pêche et de l’aquaculture s’élève à près de 234 000 tonnes. A ces quantités, s’ajoutent plusieurs millions de tonnes de crépidules, espèce proliférante, notamment sur tout le littoral breton/bas-normand/vendéen, mettant en péril les coquillages traditionnels. Les gisements massifs de coquilles décortiquées constituent ainsi une réelle problématique de gestion pour laquelle les autorités et les filières productrices de ces régions essayent de trouver des solutions de valorisation.

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Emploi. Basse Normandie : Chargé d'enquêtes halieutiques (H/F)

Société qui recrute : SINAY

Contrat de travail : Autre - Poste à pourvoir : Sous 1 mois

Expérience requise : 1 à 3 ans

Rémunération : 30 à 35 €/an

Localisation : France / Basse-Normandie

Secteurs d'activité :

• Énergies renouvelables : Énergie hydraulique

• Milieu Naturel : Gestion du littoral...

------ 5 octobre 2011 ------

Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau

Coûts des principales pollutions agricoles de l’eau

Commissariat général au développement durable

Études & documents N° 52 Septembre 2011

Service de l’économie, de l’évaluation et de l’intégration du développement durable

''Les résultats illustrent les bénéfices d'une intervention visant à limiter la contamination de l'eau par des résidus d'engrais et de pesticides'', indique le CGDD, qui précise que les bénéfices d'une telle intervention sur d'autres acteurs (tourisme, conchyliculture, pêche, thermalisme…) ou les coûts pour l'agriculture et pertes pour d'autres acteurs (baisse du chiffre d'affaires des producteurs d'eau en bouteille par exemple) n'ont pas été étudiés.

Cette étude analyse certaines dépenses entraînées par les pollutions agricoles diffuses dues aux apports excédentaires d’azote et de pesticides. Elle identifie :

- des dépenses supplémentaires des ménages entraînées par les pollutions agricoles des captages d’eau potable qui ne concernent qu’une infime partie des ressources aquatiques polluées. Cetteévaluation est conduite en moyenne nationale mais propose un examen de l’amplitude de ces dépenses additionnelles pour les ménages des localités les plus touchées par ces pollutions ;

- un premier inventaire partiel des autres impacts marchands de ces pollutions ;

- les coûts de dépollution de la ressource et des milieux aquatiques vis-à-vis des nitrates et pesticides agricoles transférés et accumulés dans ces milieux, basés sur les coûts unitaires connus des actuels procédés de traitement de potabilisation.

Les principaux résultats sont les suivants :

- les dépenses additionnelles des ménages générées par ces pollutions pour les ménages sont évaluées dans une fourchette comprise entre 1 000 et 1 500 millions d’euros, dont 640 à 1 140 millions d’euros répercutés sur la facture d’eau, représentant entre 7 et 12 % de cette facture en moyenne nationale ;

- pour les ménages des localités les plus polluées, ces dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 €/ ménage ou 215 €/ personne, soit un surcoût de près de 140 % de la facture d’eau moyenne 2006 ;

- sur la base des coûts de traitement des nitrates et pesticides des installations de potabilisation, les coûts d’élimination totale des nitrates et pesticides des milieux aquatiques seraient respectivement supérieurs à 70 euros par kilogramme pour les nitrates, et à 60 000 euros par kilogramme pour les pesticides.

- les coûts de potabilisation constatés sont compris entre 800 et 2 400 € par hectare d’aire d’alimentation de captage d’eau potable cultivé conventionnellement.

Pour télécharger le document cliquer Pollutions agricoles

Eau potable : les ménages paient le coût des pollutions agricoles (Actu-Environnement)

Les pollutions agricoles pèsent sur la facture d'eau, note le Conseil général au développement durable. Selon lui, le surcoût est évalué à 215 € par personne et par an pour les localités les plus polluées. Le manque de prévention est pointé du doigt.

Plus d'un milliard d'euros. C'est ce que coûterait aux ménages français la dégradation de la qualité des eaux liée aux excédents d'engrais azotés et de pesticides d'origine agricoles, selon le Conseil général au développement durable (CGDD) qui a publié le 30 septembre une étude sur le sujet. Les impacts financiers directs sur les dépenses annuelles des ménages se situent au minimum dans une fourchette de 1.010 à 1.530 millions d'euros. Ainsi, comme l'a déjà fait remarquer le Conseil d'Etat en 2010, le principe pollueur-payeur est loin d'être appliqué.

''Les résultats illustrent les bénéfices d'une intervention visant à limiter la contamination de l'eau par des résidus d'engrais et de pesticides'', indique le CGDD, qui précise que les bénéfices d'une telle intervention sur d'autres acteurs (tourisme, conchyliculture, pêche, thermalisme…) ou les coûts pour l'agriculture et pertes pour d'autres acteurs (baisse du chiffre d'affaires des producteurs d'eau en bouteille par exemple) n'ont pas été étudiés. Les dépenses supplémentaires des entreprises et collectivités entraînées par les pollutions diffuses agricoles en matière de traitement et d'épuration de leurs eaux n'ont pas non plus été évaluées dans le cadre de cette étude.... Suite Actu-Environnement

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Algues vertes. Un décret absurde : Les ministères sourds aux protestations des Bretons (Eau et Rivières de Bretagne)

Le décret

Signé le 10 octobre 2011

Par le Premier ministre : François Fillon

La ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, Nathalie Kosciusko Morizet

Le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire, Bruno Le Maire

On pourra bientôt épandre davantage de lisier....

Le décret relevant les plafonds d’épandage d’azote est paru ce jour au Journal Officiel. Fortement contesté par les collectivités bretonnes, il est signé alors que la commission européenne exige de la France des explications sur sa politique de prévention des algues vertes et qu’un rapport du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable s’inquiète de la facture des pollutions agricoles.

Le Journal Officiel publie ce mardi 11 octobre, le décret ministériel relatif au programme de lutte contre la pollution des eaux par les nitrates. Au printemps dernier, le projet avait soulevé une vague de protestations en Bretagne en particulier auprès des communes littorales envahies par les algues vertes. Le relèvement des plafonds d’épandage de lisier était jugé incohérent avec les programmes engagés pour réduire la pollution par les nitrates.

Le décret signé mardi entérine le relèvement des plafonds d’épandage. En limitant à 170 kg d’azote par ha de surface agricole totale (SAU) et non plus par ha de surface potentiellement épandable SPE (déduction faite des surfaces à proximité des cours d’eau, du littoral, des tiers), il va permettre d’augmenter de 20 % les quantités d’azote épandues sur les sols !

Pour Jo HERVE, Président d’Eau & Rivières de Bretagne, « les ministres sont restés sourds aux protestations des bretons, et ont signé un décret qui va rendre encore plus difficile la reconquête de la qualité des eaux exigée par la Directive Cadre sur l’Eau».

La parution de ce décret intervient alors que la commission européenne exige de la France, dans une lettre du 17 juillet dernier, des explications sur sa politique de prévention des marées vertes. La commission doute que les directives européennes sur les nitrates de 1991 et sur l’eau de 2000 soient correctement appliquées. Les demandes d’explications de la commission portent sur l’ampleur des marées vertes, l’effectivité des actions annoncées dans le plan gouvernemental, la mobilisation de la réglementation, la stratégie pour prévenir les marées vertes sur l’ensemble du littoral breton.

« La signature de ce décret est un mauvais coup porté à la reconquête de l’eau et un déni des efforts financiers des bretons pour se débarrasser des marées vertes. On voudrait plomber la politique de l’eau et ne pas atteindre le bon état des eaux exigé par les directives européennes qu’on ne s’y prendrait pas autrement » dénonce JF. Piquot, porte parole d’Eau & Rivières de Bretagne.

La facture annuelle des pollutions agricoles, déjà évaluée à 215 euros par personne et dans le récent rapport du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable, va encore grimper avec une telle décision !

Eau & Rivières de Bretagne estime que ce décret viole le principe constitutionnel de précaution et d’action préventive, ignore les recommandations de la Cour des Comptes et engagera un recours devant le Conseil d’État pour faire annuler ce décret absurde.

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Wikhydro Méditerranée - Présentation du suivi de la mortalité des huîtres (Ifremer)

La campagne Littoral Méditerranéen, qui s'est déroulée en juin 2010, s'inscrivait dans le cadre du projet Wikhydro, piloté par la Direction de la Recherche et de l'Innovation du Ministère du Développement Durable.

Wikhydro est une plate-forme ministérielle de savoir commun aux acteurs de l'eau, permettant à chacun d'apporter son savoir et son savoir-faire relevant de son métier. Il s'appuie sur un système informatique constitué d'un wiki (base de savoirs collaborative), du géoportail et d'un système de gestion de contenu abritant des clips vidéos d'experts.

Wikhydro est alimenté principalement par les organismes du Réseau Scientifique et Technique (RST) du ministère, et est ouvert au grand public sur Internet.

Cette campagne avait pour objectif de réaliser plusieurs clips - vidéos à caractère technique sur ces thématiques. Pour le littoral méditerranéen, Fabrice Pernet, chercheur en écophysiologie des mollusques à la station Ifremer de Sète (laboratoire Environnement Ressources Languedoc Roussillon), a été interviewé à cette occasion pour la vidéo intitulée "Les différentes espèces d'huîtres et leurs maladies. Présentation du suivi de la mortalité des huîtres".

Cette vidéo est accessible sur la page Wikhydro (bas de page, rubrique "Les écosystèmes") : www.wikhydro.org/index.php/Campagne_Littoral_M%C3%A9diterran%C3%A9en

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Guilvinec (29). Recours contre le clapage et plainte contre l'état Français (Le Télégramme)

Ce n'est pas une surprise, le comité local des pêches du Guilvinec, le comité régional des pêches et les associations de défense de l'environnement (FNE, Eau et rivière, Bretagne vivante SEPNB) ont décidé d'attaquer l'arrêté du préfet du Finistère autorisant les opérations de clapage en mer des boues des ports de Loctudy et Lesconil.

Mardi soir, lors d'une réunion, professionnels et environnementalistes sont tombés d'accord sur les procédures. Les comités et associations vont lancer séparément un recours en annulation et vont mutuellement soutenir la requête de l'autre dans le cadre d'une intervention volontaire.

D'autre part, dès les procédures d'appels d'offre du CG 29 lancées, les "anti-clapage" opposeront un référé en suspension. Enfin, FNE va également déposer une plainte contre l'Etat français auprès de la Commission européenne pour "clapage en zone Natura 2000".

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La Charte de l'agriculture durable de l'île d'Oléron bientôt officielle (Campagne et environnement)

La présentation officielle de la Charte de l'agriculture durable de l'île d'Oléron aura lieu le 7 octobre. Elle encadre tout un programme d'actions pour le maintien et le développement durable de l'agriculture oléronaise.

Fruit d'un an de concertation entre les acteurs locaux, elle prévoit 23 actions. Parmi elles, certaines sont déjà lancées : création ou rénovation de bâti agricole, production de biomasse, développement de la filière maraîchage avec la remise en culture de la variété locale d'oignon doux le Saint Turjan, mise en place d'une unité collective de transformation des produits locaux…

Agriculture durable : le débat est ouvert à tous

Faire connaître au public l'agriculture locale et ses multiples rôles sur le territoire fait aussi partie des actions prévues. Cela commencera par les journées agricoles, organisées les 7,8 et 9 octobre 2011. Conférences, ateliers, visites de ferme, repas de producteurs… ces journées elles se veulent conviviales et propices aux échanges et rencontres autour de l'agriculture durable.

Repère : l'agriculture oléronaise en débat depuis un an

En 2010, la Communauté de communes de l'île d'Oléron et ses partenaires se sont réunis au sein du Comité de développement agriculture durable (CDAD) pour réfléchir collectivement au devenir de l'agriculture oléronaise. Objectif : accroitre et consolider l'activité agricole, aquacole et la pêche par le soutien à l'emploi, la reconquête des espaces agricoles délaissés, le soutien aux pratiques plus respectueuses de l'environnement et le développement des circuits courts sur l'île d'Oléron.

Pour aller plus loin : www.cdc-oleron.com

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Gujan-Mestras : Les ostréiculteurs médaillés (Sud Ouest)

Vendredi soir, le monde de l'ostréiculture était à l'honneur dans les salons de l'hôtel de ville. Autour de Marie-Hélène Des Esgaulx, sénateur maire, et d'Olivier Laban, président du Comité régional conchylicole (CRC), le départ en retraite de René Teillard et les médaillés du Concours général agricole a été fêtés.

Après vingt-cinq années passées au contact des huîtres, René Teillard a fait valoir ses droits à la retraite. C'est le militant que ses pairs et Mme le maire ont tenu à saluer. « Je me souviens de l'engagement de René Teillard au service de l'ostréiculture et de ses coups de gueule pour défendre la profession et les intérêts de collègues », dit Marie-Hélène Des Esgaulx.

Ému, Olivier Laban salue l'action de son collègue « Nous n'avons pas toujours été d'accord, mais nous avons l'un pour l'autre un grand respect mutuel. René aimait les raisonnements simples et concrets, ceux qui font tous les hommes de terrain. » Toujours investi pour la profession ostréicole, René Teillard a été président du Syndicat des ostréiculteurs gujanais, vice-président de la section régionale et représentant au Comité national de la conchyliculture. Vendredi soir, c'est l'homme franc et sincère, ses valeurs que ses pairs ont tenu à saluer avec tout le personnel du CRC présent pour cette cérémonie.

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Nouveau programme de promotion pour un marché bio français en progression (Bio-Marché.info)

Source: Agence Bio

Les derniers chiffres publiés de l'Agence Bio lors de son point presse du 29 septembre 2011 confirment le dynamisme de l’agriculture biologique en France. Sur les 6 premiers mois de l’année, 1 990 fermes supplémentaires ont rejoint la filière bio et les consommateurs confirment leur engouement pour les produits bio.

Selon l’Agence Bio, « … les premiers indicateurs d’évolution du marché pour le 1er semestre 2011 permettent d’estimer une croissance moyenne qui dépasse les 10% tous secteurs de produits bio et tous réseaux de distribution confondus. Certains secteurs comme celui des produits élaborés affichant même des croissances record au cours de cette première partie de l’année. » Le chiffre d'affaires généré par le marché bio est de 3,39 milliards d'euros en 2010 et il pourrait atteindre quatre milliards d’euros à la fin de l'année. Les taux de croissance de 10 % en valeur chaque année masquent en volume des progressions plus fortes, surtout dans les produits frais, ce qui traduit dans le même temps une modération des prix payés par le consommateur.

Le nouveau programme d’information et de promotion triennal (2011-2014) de l’Agence Bio, cofinancé par l’Union européenne, prévoit des actions sur tous les leviers de croissance. Conduite en partenariat avec les commissions bio de cinq interprofessions (CNIEL et INTERBEV pour l’élevage, Interfel pour les fruits et légumes, Intercéréales et ONIDOL pour les grandes cultures), cette campagne répond à 4 grands objectifs : encourager la consommation des produits bio, sensibiliser le public sur les avantages de l’agriculture biologique, accroître auprès des consommateurs la notoriété de la Bio, ses contrôles et ses dispositifs réglementaires, encourager les producteurs et transformateurs à convertir leur activité en bio, et les détaillants et les restaurateurs à offrir des produits bio, notamment en restauration collective.

Dossier de presse, cliquer Ici

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Ventes de produits Bio : le cap du milliard d'euros dépassé (Bio-Marché.info)

Source: LSA

Le magazine LSA rapporte que les ventes de produits bio a dépassé, mi-août 2011 en France, le cap du milliard d’euros de chiffre d’affaires en hypers, supermarchés et hard-discount depuis le début de l’année 2011.

Selon les données Nielsen publiées en exclusivité par LSA, quelque 124 millions d’euros ont été réalisés au cours de période du 17 juillet au 14 août 2011. Selon LSA, "Les ventes de bio continuent de progresser à vive allure" : + 17,7 % en année mobile entre 2010 et 2011. "Seule ombre au tableau, la progression est moins forte qu’au début de l’année. Entre le pic d’avril (+ 23 %) et le bond de la dernière période, il y a plus de 7 points d’écart négatif. Et en volumes, la différence est encore plus importante : - 9 points."....

------ 4 octobre 2011 ------

Conchyliculture. Ovive recycle les coquilles d'huîtres (Le Télégramme)

Ovive valorise les déchets coquilliers en les destinant à l'alimentation des poules pondeuses. Mais la coquille d'huître a bien d'autres débouchés, exploités par cette société présente sur le salon de la conchyliculture.

Grâce à la société Ovive, les coquilles d'huîtres issues des pertes des exploitations ostréicoles ont une seconde vie. Fini le tas qui sèche au soleil ou les coquilles brisées épandues sur les chemins en guise de remblais. Aujourd'hui, ces déchets coquilliers sont transformés pour le bien-être et l'alimentation des oiseaux. Mais d'autres usages font l'objet de recherches. Jean-Luc Saunier, géologue de formation installé LaRochelle, a eu l'idée en 1989: «On s'est rendu compte que des coquilles d'huîtres étaient importées des Pays-Bas et du Danemark pour l'alimentation des volailles. En France, cela n'existait pas». La matière première, il n'y avait qu'à la prendre chez les ostréiculteurs. En 2010, 5.300m³ de coquilles d'huîtres étaient collectées, auxquels s'ajoutaient 200m³ de coquilles de moules et 200m³ de coquilles de coques. Une matière qu'il suffit de passer dans un four à 350ºpour une bonne hygiénisation, avant de la concasser, et de la tamiser.

Pour les poules pondeuses....

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Les rivières de la région sont toxiques pour les poissons (Sud Ouest)

Interdites depuis 24 ans, les substances toxiques telles que les PCB s'infiltrent dans le gras des poissons. De l'Adour à la Charente, les anguilles sont particulièrement touchées.

Des techniciens de l'Association des pêcheurs professionnels en eau douce de la Gironde et de l'association Migado capturent des anguilles sur la Garonne, à Cadillac, pour vérifier la présence de spécimens marqués l'année précédente.

La question n'est plus de savoir où il y a des polychlorobiphényles (PCB). Le jeu consiste plutôt à découvrir les cours d'eau où il n'y en a pas. « Avec Loire Bretagne, Adour Garonne était le bassin de référence, censé être épargné. Suite à des prélèvements effectués en 2008, il a pourtant fallu interdire la consommation des anguilles de Garonne. On était sur des teneurs légèrement supérieures au seuil toléré, de 14 à 20 picogrammes par gramme de poisson frais. Loin des 60 à 80 pg/g relevés sur les poissons de la Seine ou du Rhône. Mais la contamination était réelle », retrace Lydie Laurent, chargée de mission environnement et développement durable auprès du préfet de Région Aquitaine.

Des pêches complémentaires sur le gave de Pau ont ramené d'autres nouvelles, aussi mauvaises qu'étonnantes. La rivière qui dégringole des Pyrénées a taillé son lit au milieu d'un environnement préservé, au moins sur son cours amont. Pourtant, les anguilles sont là aussi contaminées, et ce jusqu'à l'embouchure de l'Adour. « Sur le gave de Pau, la surprise a été complète », confesse Philippe Chapelet, le chef du service prévention des risques à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) Aquitaine.

Les interdictions : Une rafale d'arrêtés

Charente le 14 septembre, Charente-Maritime le 12 septembre (la Charente et ses affluents), Gironde et Dordogne le 9 juin (estuaire de la Gironde, Garonne, Isle et Dordogne), Lot-et-Garonne le 9 septembre, Tarn-et-Garonne le 29 août (Garonne et une partie du canal latéral), Landes, Pyrénées-Atlantiques et Hautes-Pyrénées le 9 septembre (Adour en aval de la confluence avec les gaves, Gaves réunis, gave de Pau) : tous ces départements ont pris ces derniers temps des arrêtés limitant ou interdisant la commercialisation et la consommation des anguilles.

L'alose feinte est également concernée en Gironde, dans le Lot-et-Garonne et le Tarn-et-Garonne. Sur la partie de l'Adour visée par l'arrêté interpréfectoral, l'interdiction est étendue aux poissons de fond : barbeaux, brèmes, carpes, vairons et silures.

Les PCB sont partout alors qu'ils sont censés n'être nulle part. Les polychlorobiphényles, souvent appelés pyralènes (lire par ailleurs), ont été définitivement interdits en 1987 en raison de leur toxicité. Certaines de leurs applications étaient prohibées depuis 1979. Ces molécules potentiellement cancérigènes sont aussi des perturbateurs endocriniens à faible dose. Elles doivent être traquées dans l'alimentation des femmes enceintes, car elles sont néfastes au développement cérébral du fœtus.

Jusqu'à 2 700 ans...

------ 2 octobre 2011 ------

Valoriser les produits locaux de la pêche

Valoriser les produits locaux de la pêche

Farnet Magazine n° 3 / Automne-Hiver 2010

« Rassembler les acteurs locaux est essentiel pour forger une vision commune. C’est aussi la seule façon d’assurer pour l’avenir un développement vraiment durable. »

La stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive jette les fondements d’une approche politique davantage intégrée à l’échelon européen. Pour favoriser cette approche, il nous faut mettre en place un cadre qui facilite la coordination politique aux niveaux local, régional et national.

L’Axe 4 du Fonds européen pour la Pêche représente une avancée à la fois importante et exaltante pour la politique européenne de la pêche. Cette initiative nouvelle permet pour la première fois aux populations locales, en particulier celles qui dépendent du secteur, d’être impliquées dans la mise en œuvre de la Politique commune de la pêche. Elle contribue également à ce que les changements au sein du secteur de la pêche soient mieux pris en compte dans le processus de développement plus large.

Les groupes d’action locale pêche (FLAG) sont la clé de la réussite de l’approche de l’Axe 4. Rassembler tous les acteurs locaux, du public, du privé et de la société civile, est en effet essentiel pour forger une vision commune. C’est aussi la seule façon d’assurer pour l’avenir un développement vraiment durable.

Il est particulièrement réjouissant de constater les progrès considérables qui ont été accomplis au cours des douze derniers mois dans la mise en œuvre de l’Axe 4. Les 21 pays participants ont tous désormais lancé la procédure de sélection des groupes et, dans 11 pays, 124 FLAG sont maintenant opérationnels. Il importe de maintenir ce rythme au cours des prochains mois de façon à ce que tous les FLAG soient en ordre de marche pour le premier semestre de 2011....

Lowri Evans, Directrice générale

Sommaire

  • Gagner plus avec moins

En valorisant les produits locaux de la pêche, les entreprises de pêche peuvent améliorer leurs revenus et leur rentabilité sans nécessairement devoir augmenter les prises.

  • Reportage : Plus près du consommateur

Il existe aux Pays-Bas un important marché à valoriser du côté des produits de la mer frais et des plats préparés à base de poisson.

Exemples en Hollande-du-Nord et dans le Flevoland.

  • Interview : Michel Delebarre

Président de la commission « Cohésion territoriale » du Comité des Régions (COTER).

  • Reportage : Du partenariat au réseau

Le FLAG Bassin d’Arcachon – Val de l’Eyre veut jouer la carte de la valorisation en mettant en réseau les producteurs alimentaires de la zone.

Fédérer pêcheurs, ostréiculteurs et transformateurs pour mieux valoriser les produits du bassin d’Arcachon (France)

L’ostréiculture et la pêche dans le Bassin d’Arcachon, c’est :

  1. 26 ports ostréicoles
  2. 780 ha de parcs à huîtres (4 000 concessions)
  3. 350 entreprises ostréicoles (chiffre d’affaires : 40 millions d’euros
  4. de 8 000 à 10 000 tonnes d’huîtres par an (France : 120 000 tonnes)
  5. premier centre européen de naissain (larves d’huîtres)
  6. 11 fileyeurs, 7 chalutiers, 8 vedettes pour la pêche côtière
  7. 85 navires pour la petite pêche intra-bassin
  8. 1 807 tonnes de poisson vendues (12 millions d’euros) à la criée d’Arcachon
  9. la pêche fraîche artisanale comme spécialité,
  10. la sole, la seiche et l’anguille comme produits phares

  • Alizés

Quatre projets de développement territorial innovants mis en œuvre dans des zones de pêche.

  • Lettonie : Miser sur l’expérience

24 groupes d’action locale pêche comptent tirer les leçons du programme Leader pour faire de l’Axe 4 une réussite.

  • C’est parti : 90 FLAG se rencontrent à Gijón

Le séminaire « FLAG en mouvement » a donné aux participants une première occasion d’amorcer un travail en réseau et d’échanger leurs vues sur leurs défis communs.

  • Réseau FARNET

Pour télécharger Farnet Magazine, cliquer n°3

------ 1 octobre 2011 ------

Dans le tout nouveau Conseil national de la mer et des littoraux, le Comité National de la Conchyliculture (CNC) est suppléant du membre titulaire : FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles) !!!!

Dans le collège des entreprises, les ostréiculteurs et mytiliculteurs sont donc représentés par les agriculteurs,…

Le Conseil National de la Mer et des Littoraux (CNML)

La loi relative au développement des territoires ruraux du 23 février 2005 avait instauré un Conseil national du littoral dont la composition et les modalités de fonctionnement avaient été précisés par le décret du 18 novembre 2005. A la suite de l’adoption de la loi « Grenelle 2 », le CNL s’est transformé en Conseil national de la mer et des littoraux (CNML).

Le CMNL a un rôle de proposition auprès du Gouvernement qui peut la saisir pour tout sujet relatif aux littoraux. Il contribue par ses avis et propositions à la coordination des actions publiques dans les territoires littoraux. Il définit les objectifs et précise les actions qu’il juge nécessaires pour l’aménagement, la protection et la mise en valeur de la mer et des littoraux, dans une perspective de gestion intégrée des zones côtières. Il assure également le suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la mer et des littoraux Instance de réflexion stratégique, le CNML constitue un lieu de débats et d’échanges d’expériences, de concertation et d’observation. Il participe notamment aux travaux de prospective, d’observation et d’évaluation conduits sur le littoral, aux niveaux européen, national et interrégional.

Présidé par le Premier ministre ou, par délégation, par le ministre chargé de la mer, le CNML est composé à parité, d’une part, des membres du Parlement et des représentants des collectivités territoriales des façades maritimes de métropole et d’outre-mer et, d’autre part, des représentants des établissements publics intéressés, des milieux socioprofessionnels et de la société civile représentatifs des activités et des usages du littoral.

Le secrétariat du CNML est assuré par le Délégué interministériel au développement durable, conjointement avec le Délégué interministériel à l’aménagement du territoire et le secrétaire général à la mer. Source : Territoires.gouv.fr

Décret n° 2011-637 du 9 juin 2011 relatif aux attributions, à la composition et au fonctionnement du Conseil national de la mer et des littoraux, cliquer : Légifrance

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Réforme de la PCP. Alain Cadec au rapport (Le Télégramme)

Le député européen, Alain Cadec a été désigné hier rapporteur sur le Fonds européen pour la pêche en se voyant attribuer le rapport sur le paquet de la réforme de la Politique Commune des Pêches. «Ce rapport est très important, il définit le soutien financier aux pêcheurs, aux entreprises du secteur de la pêche, de l'aquaculture et aux populations côtières», a souligné le Briochin.

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Les biotechnologies au service de l’aquaculture

Les biotechnologies au service de l’aquaculture

Atelier scientifique d’Ifremer

5 octobre 2011

La Rochelle / France

L'apport des nouvelles biotechnologies pour une aquaculture durable des espèces marines - Organisé par l’Ifremer dans le cadre du projet européen scientifique AQUAGENET, cet atelier scientifique aura pour thème : "Approches génomiques pour les espèces aquatiques : comment les nouvelles biotechnologies peuvent-elles contribuer à l’amélioration de la production et à l’exploitation durable des ressources aquatiques ?". Il réunira une centaine de participants, scientifiques français et étrangers, et acteurs de la filière piscicole et conchylicole.

Lire le communiqué de presse : Les biotechnologies au service de l’aquaculture

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Aquanord

Depuis le 13 juillet, l'éleveur de bars et daurades de Gravelines est sorti du redressement judiciaire, pour un plan de continuation avec apurement des dettes sur dix ans. Une filiale immobilière de la CCI Côte d'Opale a acquis l'atelier de reconditionnement de l'entreprise et le loue désormais à la société en crédit-bail. Source : CCI Côte d’Opale

------ 30 septembre 2011 ------

Constat de surmortalité de coquillages – Procédure à suivre lors de hausse de la mortalité d’huîtres creuses

Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche et de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire (MAAPRAT)

Ordre de service d'action

Note de service DGAL/SDSPA/N2011-8147

27 juin 2011

Objet : Constat de surmortalité de coquillages – Procédure à suivre lors de hausse de la mortalité d’huîtres creuses

Résumé : l'objet de la présente note de service est de présenter la procédure à suivre en 2011 par les DDTM lors du signalement de hausses de la mortalité d'huîtres creuses Crassostrea gigas. Cette note est conjointe et complémentaire de la note DGAL/SDSPA/N2011-8122 relative aux conditions d’échanges de mollusques marins vivants (coquillages de production primaire) au sein de l’Union européenne.

Extrait du document de 28 pages…

1- Contexte

11. Contexte épidémiologique

La mortalité estivale d’huîtres creuses est un phénomène connu depuis des décennies et rapporté dans différents pays. Sur les côtes françaises, ces mortalités estivales sont observées avec plus ou moins d’intensité selon les années. Les causes des mortalités estivales apparaissent comme reposant sur un modèle général d’interactions multifactorielles impliquant l’animal, son environnement et des agents infectieux.

Ces mortalités ont présenté en 2008 une intensité jamais égalée depuis l’introduction de l’huître creuse Crassostrea gigas sur le littoral français. L’ampleur du phénomène a été sans précédent ; tous les bassins ostréicoles ayant vu disparaître entre 40 et 80% de leurs stocks de juvéniles. Les mortalités ont affecté principalement le naissain (animaux de moins d’un an), toutes origines confondues. Elles ont été caractérisées par leur quasi-simultanéité sur l’ensemble des façades maritimes françaises et dans des écosystèmes très variés.

En 2009, le phénomène de mortalité anormale des huîtres survenu depuis fin avril-début mai, s’est amplifié et a touché la quasi-totalité du littoral métropolitain, les derniers épisodes signalés s’étant poursuivis jusqu’en novembre. Comme en 2008, ces mortalités ont principalement touché du naissain d’huîtres, de toutes origines (captage et écloseries), diploïde comme triploïde.

Les mortalités d’huîtres creuses, Crassostrea gigas, en 2010, comme en 2008 et 2009, ont touché majoritairement les huîtres de moins d’un an, quelle que soit leur ploïdie lorsque la température de l’eau dépasse les 16-17°C.

Ces mortalités touchent tout le littoral français métropolitain de la Méditerranée jusqu’à la Manche (écosystèmes pourtant très différents) avec un taux moyen de mortalité d’environ 70%.

La période à risque des mortalités s’étire dans le temps avec un démarrage plus précoce, mi-avril, et un arrêt fin septembre. Ces périodes sont toutefois différentes d’un site d’élevage à l’autre : elles débutent dans les sites les plus chauds (Corse : mi-avril, Thau : fin avril, Arcachon : début mai) pour finir dans les sites les plus froids tels que la Baie de Quiberon (eau profonde, Bretagne Sud) et la Baie de Morlaix (Côte d’Armor), fin juillet. Elles sont clairement liées au dépassement du seuil de température du milieu de 16°C.

Ailleurs en Europe, le virus a été décrit en 2009 et en 2010 en Irlande et à Jersey sur du naissain présentant des mortalités. Il a été confirmé (par séquençage) en Grande Bretagne en 2010, sur des huîtres de plusieurs classes d’âge présentant des mortalités. Le virus sous sa forme 0sHV-1 µvar a été également rapporté en Italie et aux Pays-Bas chez des huîtres creuses ne présentant pas de mortalité.

Hors d’Europe, il a été détecté en novembre 2010 en Nouvelle Zélande, au Nord-Ouest de l’Ile du Nord, associé à de fortes mortalités. Il a aussi été détecté en Australie au Sud-Est associé à des mortalités de 100% sur du naissain et des huîtres adultes.

Le phénomène observé de mortalités anormalement élevées d’huîtres Crassostrea gigas relève strictement de la santé animale et n'a aucun impact connu sur la santé publique. Ce phénomène résulterait de la combinaison de facteurs environnementaux, essentiellement la hausse de température de l’eau au delà de 16°C, associés à la présence de bactéries du genre Vibrio et essentiellement d’un variant nouvellement décrit de l’herpès virus OsHV-1, dénommé OsHV-1 μva

12. Contexte réglementaire

2- Rappels sur la procédure générale à suivre en cas de hausse de mortalité d’une espèce de coquillage dans une zone de production de mollusques

3- Procédure à suivre en 2011 lors de hausse de mortalité d'huîtres creuses Crassostrea gigas

31. Cas de la première déclaration de surmortalités de Crassostrea gigas par ZIR et pour chacune des classes d’âge

32. Cas des ZIR à cheval sur plusieurs départements

33. Cas des déclarations suivant la première déclaration par ZIR et par classe d’âge

34. Arrêt des surmortalités

Annexe 1 : Procédure depuis un signalement d’une hausse de la mortalité ou de signes de maladies des coquillages jusqu’à la réception des prélèvements au laboratoire d’analyses

Annexe 2 : Procédure de diffusion des résultats d’analyses de laboratoire

Annexe 3 : Liste des zones d’intervention REPAMO sur le territoire national (zones ostréicoles en gras)

Annexe 4 : Circulation des informations entre les différents acteurs lors de hausse de la mortalité des huîtres creuses

Annexe 5 : Format sous lequel les résultats de la surveillance sont disponibles sur le site collaboratif

Pour télécharger le document, cliquer Mortalité des huîtres

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Salmoniculture. Les îles Féroé visent un saumon premium

Les îles Féroé restent un petit producteur de saumon de 50.000 tonnes annuelles comparées aux 980.000 tonnes attendues par la Norvège en 2011, les 150.000 tonnes d'Ecosse, et les 400.000 tonnes du Chili sur le chemin du retour après la chute de production liée à la maladie ISA (anémie infectieuse du saumon).

Les 3 entreprises qui trustent la salmoniculture des îles Féroé, Bakkafrost, Hiddenfjord et Marine Harvest, devraient s’entendre pour démarquer les saumons féroïens du reste du monde… L'élevage de saumons a débuté en 1980 ; 69 sociétés productrices coexistaient avant une phase de consolidation majeure du secteur. Seafoodsource : Faroes aims high with farmed salmon

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Foire aux huîtres

Dunkerque : « On travaille selon la méthode traditionnelle, c'est ce qui fait qu'on est encore là » (La Voix du Nord)

Avec Philippe Le Floch, il est l'ostréiculteur sans qui la Foire aux huîtres n'existerait pas. Jean-Noël Yvon, avec son compère de Locoal-Mendon (Morbihan), arrive une nouvelle fois avec une dizaine de tonnes de mollusques. Les gourmands seront rassasiés, mais l'inquiétude demeure quant à la production au niveau national.

Quel est le souci, avec les huîtres ? « Le problème est récurrent, depuis quatre ans. On constate une mortalité sur les naissains, les jeunes huîtres d'un an. Cela dépend des parcs, mais on peut en perdre entre 50 et 100 % sur certains lots. » Comment l'expliquez-vous ?

« La raison, c'est la connerie humaine ! On a voulu faire avec les huîtres ce que l'on a fait dans d'autres types d'élevages agricoles, à savoir regrouper la reproduction dans des sites en dehors du milieu naturel. On a raccourci le circuit de production en bidouillant la génétique. Résultat : la nature a fait muter un virus qui attaque les jeunes huîtres. C'est comme la grippe ! C'est un virus - le OsHV-1- qui est présent habituellement, mais qui est encore plus fort. » Êtes-vous en mesure d'éviter cette surmortalité ?

« Avec Philippe (Le Floch), nous continuons à travailler selon la méthode traditionnelle, avec des quantités encore plus faibles à l'hectare que celles que préconise Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). En procédant ainsi, on enregistre beaucoup moins de pertes que certains. En un an, plus de 20 % des entreprises d'ostréiculture ont fermé leurs portes. Et 2012 sera l'année la plus creuse en production depuis 1970... » Quelle est précisément cette méthode traditionnelle de travail qui vous sauve ?

« J'ai toujours travaillé sur une surface de parc de 6,5 hectares avec une production annuelle de 60 tonnes, bon an mal an. Pour les huîtres, il faut du vent, de la pluie au bon moment et selon le climat, la production peut varier de +10 % à -10 %. Je travaille avec des huîtres de roche, en pratiquant la pêche à pied. C'est une technique que j'ai apprise étant gamin. Les petites huîtres sont mises ensuite dans des parcs. Cela demande du temps, de la main d'oeuvre, mais c'est ce qui fait que je peux encore exercer mon métier aujourd'hui. » Voilà 25 ans que vous venez à Dunkerque. Pas lassé ?

« Jamais ! C'est un rendez-vous très important pour Philippe et moi. On organise notre production annuelle en fonction de la Foire aux huîtres....

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Parlement Européen : Les Régions françaises s'y bousculent !

Participer à deux réunions dans le même créneau horaire relève de l’impossible. C’est pourtant la proposition de deux eurodéputés français qui ont organisé chacun de son côté une réunion sur la réforme de la Politique Commune de Pêche, le 12 octobre 2011 en fin d’après-midi au Parlement Européen à Bruxelles :

- 16h30 à 18h30 : « La réforme de la politique commune des pêches (PCP), les enjeux pour les Régions françaises » sous le parrainage d’Estelle Grelier, Eurodéputée de Vendée, membre de la Commission Pêche du Parlement Européen,

- 17h30 à 19h : « L’Union européenne laisse-t-elle l’aquaculture aux autres ? » sous le parrainage d'Alain Cadec, Eurodéputé des Côtes d’Armor, vice président de la Commission Pêche du Parlement Européen.

Réforme de la PCP. Les enjeux pour les régions françaises

Depuis la révélation des grandes lignes de la future politique commune de la pêche par la commission européenne le 13 juillet 2011, plusieurs régions côtières françaises se sont senties attaquées. En première ligne, la Bretagne et la Basse-Normandie qui ont décidé de faire front aux propositions de Bruxelles : Pêche. Bretons et Normands rament ensemble contre Bruxelles (Manche Libre)

La réunion du 12 octobre 2011 organisée par l’Association des Régions de France (ARF) et la Région Bretagne sur les enjeux de la réforme pour les régions françaises peut être comprise comme un début de mobilisation de toutes les zones côtières françaises afin de sauvegarder les derniers pans de la pêche française après deux décennies de « casse forcenée », de relancer l’ostréiculture en grande difficulté et de poursuivre le développement de la mytiliculture…

Mais parmi les régions littorales françaises, la Région Nord-Pas-de-Calais a décidé de faire bande à part et de miser sur la pisciculture marine dans la continuité de son grand port de pêche à Boulogne...

Aquimer, la base de lancement de la pisciculture marine à la nordique !

Un axe important de la réforme de la PCP est le développement de l’aquaculture. Pas n’importe quelle aquaculture ! La pisciculture marine industrielle à l’image de la salmoniculture norvégienne…

La réunion du 12 octobre 2011 « L’Union européenne laisse-t-elle l’aquaculture aux autres ? » organisée par Aquimer, le nouveau pôle des produits aquatiques de la région Nord-Pas-de-Calais peut être comprise comme une adhésion au programme de développement aquacole européen en mettant sur orbite le projet « Nouvelles Vagues » qui avait été présenté en mai 2011 lors du colloque du Touquet-plage : Les rencontres de l’aquaculture 2011 (avec la présentation de la plateforme d’innovation piscicole « Nouvelles vagues »).

Aquimer, un second Cnexo ?…. suite Ici

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Labellisation de la plate-forme d’innovation « Nouvelles Vagues » (CCI Côte d’Opale)

En conférence de presse, à l’issue d’une AG de la CCI Côte d’Opale, le président Puissesseau a évoqué le projet de plate-forme d’innovation « Nouvelles Vagues » pour la filière produits de la mer, porté par l’ensemble des acteurs économiques de Boulogne-sur-Mer et de la Côte d’Opale.

Le Pôle de compétitivité Aquimer a en effet reçu confirmation de la labellisation de ce projet qui représente un investissement de près de 9M€ à assurer sur plusieurs années par l’ensemble des partenaires dont la CCI Côte d’Opale. La Caisse des Dépôts et Consignation entre à hauteur de 25% dans le capital, l’Etat assurant pendant trois ans 50% des frais de fonctionnement et 35% des frais liés à l’investissement.

Le 28 septembre doit être constituée la Société Anonyme à Directoire et Conseil de surveillance qui permet d’associer un grand nombre de partenaires dans les organes d’administration et une répartition équilibrée des pouvoirs décisionnels.

La plate-forme sera constituée du « département des développements technologiques » qui mènera des projets et prestations relatifs à la valorisation des produits et co-produits et offrira une concentration de compétences de pointe pour la réalisation de travaux de recherche et d’analyses, au service des entreprises.

« Nouvelles vagues » sera aussi une « station pilote aquacole » destinée à mener « des travaux de recherche sur des thématiques de nutrition, diversification, sanitaires et environnementales (….) et à créer les conditions de développement d’une aquaculture durable à grande échelle ».

Des entreprises, les organisations de producteurs, les syndicats, les institutionnels (dont la CCI Côte d’Opale), les entités scientifiques, de recherche et de formation sont actionnaires de cette plate-forme....

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Moules fraîches préparées avec des légumes frais

Argumentaires du fabricant d'emballage :

- Les moules fraîches ont une durée de vie courte,

- Les moules ne sont pas faciles à préparer à la maison…

La société hollandaise « Dutch seafood marketer Roem van Yerseke » a trouvé une solution avec « Moules fraîches préparées avec des légumes frais » qui peuvent se conserver 21 jours au réfrigérateur et se préparent dans le four à micro-ondes de la maison en moins de 5,5 minutes… Le goût du plat, explique la société, est comparable au goût des moules fraîches préparées à la manière traditionnelle : à la vapeur.

Avec ce laps de temps de 3 semaines, il ne serait pas étonnant de voir débarquer en France des moules fraiches et bardées d’écolabel issues du Chili et de Nouvelle-Zélande, deux grands pays mytilicoles de l’hémisphère sud.

Quelle sera la parade des mytiliculteurs français ?

Source : Marketing mussels with a microwave boost (packworld)

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Biocoop dans l’expérimentation nationale sur l’affichage environnemental (Bio-marché)

Selon son communiqué de presse du 12 septembre, le réseau Biocoop est le premier et le seul distributeur de produits bio parmi les 168 entreprises candidates, qui a choisi de s’engager dans le projet national d’affichage environnemental avec 3 de ses fournisseurs.

La première phase–test, lancé depuis le 5 septembre 2011, porte sur 8 produits et 14 magasins du réseau, répartis dans toute la France. Début 2012, la seconde phase-test sera lancée et concerna une trentaine de magasins et de produits.

Depuis le lancement de l’appel a candidatures du Ministère de l’écologie et du développement durable, fin 2010 (cf. notre brève du 10.03.2011), Biocoop a impulsé une réflexion commune autour de l’affichage environnemental auprès de ses fournisseurs Cereco, Triballat-Noyal et Nutrition & Nature.

Afin d’évaluer l’impact environnemental d’un produit, il est nécessaire de connaître l’intégralité de son cycle de vie, depuis la production des matières premières jusqu’au recyclage de son emballage. Biocoop va même plus loin dans le calcul de cet impact environnemental en prenant également en compte l’impact des produits jusque dans leur consommation. Biocoop a ainsi retenu 3 indicateurs pour chaque produit proposés au sein du réseau de magasins : L’indice « carbone », L’indice « qualité de l’eau » et L’indice « acidification de l’air ».

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Appel à nomination pour "One World Award" 2012

IFOAM et le fabricant de produits biologiques allemand Rapunzel appellent à la nomination du 3ème "One World Award" international 2012. Dès à présent des idées, projets et/ou personnalités innovateurs qui soutiennent la protection de l'environnement et du climat et prennent en charge des responsabilités sociales, peuvent être proposés.

Pour la troisième fois consécutive en 2012 l'international "One World Award" sera remis à des hommes et à leurs projets, qui encouragent avec un engagement inhabituel et des solutions créatives les aspects positifs de la globalisation et encouragent les initiatives en participant au développement d’un avenir digne d'être vécu. Au premier plan de la distinction se placent des idées et des projets basés sur les trois piliers du développement durable qui sont: l'écologie, l’économie et le social....

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Débit des cours d’eau et vie aquatique intrinsèquement liés (Univers Nature)

Rejets de polluants, surpêche, voies navigables, barrages hydrauliques, irrigation etc. , les activités humaines ont un lourd impact sur les milieux aquatiques et la biodiversité qu’ils abritent. Depuis les années 2000, dans le cadre de la Directive cadre européenne sur l’eau, de nombreux efforts de recherche se sont portés sur l’évolution des écosystèmes aquatiques (cours d’eau, lacs, estuaires) sous la pression anthropique et climatique. La modification des débits, l’altération et la fragmentation de l’habitat, dues notamment à des ouvrages infranchissables, ou encore la mauvaise qualité de l’eau sont symptomatiques de cette évolution.

L’installation d’une retenue d’eau ou d’une dérivation, les prélèvements d’eau pour divers usages peuvent fortement modifier le débit des rivières. Or, le débit conditionne l’habitat des organismes aquatiques. A l’heure actuelle, un cadre réglementaire fixe des seuils de débit considérés comme compatibles avec la vie aquatique. A Lyon, le Cemagref (1) a développé le logiciel de modélisation Estimhab, apportant un éclairage scientifique dans le choix de débits minimaux nécessaires à la vie aquatique. Un second outil, la plate-forme de données et de modèles Estimkart, permet de simuler les impacts écologiques de modifications de débit sur les bassins français. Ces nouveaux outils technologiques servent désormais de guides lors d’études d’impact, d’opérations de restauration et de plans de gestion des cours d’eau....

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Aquaculture Madagascar: Les crevettes menacées par un virus (Afrique en ligne)

Les crevettes menacées par un virus - Des aquacultures mozambicaines sont infectées par le virus du syndrome de point blanc. Les experts malgaches craignent sa propagation à Madagascar. La vigilance est de mise. Les crevettes élevées dans les aquacultures courent actuellement un grand danger. En effet, le virus du syndrome de point blanc (white's point) est en train de faire des ravages au Mozambique. Le virus n'est pas fatal pour l'être humain mais peut être nuisible à l'exportation de l'or rose.

« Comme son nom l'indique, le virus se manifeste à travers des points blancs sur les carapaces des crevettes. Il ne présente pas de danger pour l'homme mais peut engendrer la méfiance de la part des consommateurs. Le virus pourrait être nuisible pour l'économie », explique Simon Rabearintsoa, directeur général de la Pêche.

Un expert indique que le risque de propagation à Madagascar est très important. « Nous avons des liaisons en permanence avec des pays en communication avec le Mozambique. Même les boutres en provenance des Comores peuvent représenter du danger. Il est possible qu'elles soient en contact avec des crustacés venant de ce pays », explique l'expert. Il recommande l'extrême prudence afin d'éviter le pire.

Anticipation

« À mon avis, des mesures doivent, par exemple, être prises pour que les grandes surfaces arrêtent toute importation de crustacés en provenance de pays, tels que l'Afrique du Sud », recommande-t-il....

------ 29 septembre 2011 ------

Prix du saumon frais : Chute à la production… Constant à la consommation !!!

Les cours du saumon frais à la bourse de Norvège (Fish Pool) ont fortement chuté au cours de l’année 2011 et sont à un niveau beaucoup plus bas qu’en 2010. Sur le marché français, le prix du saumon frais (entier et en filet) est quasiment constant…


Selon le baromètre national Relaxnews des produits frais, le prix au kilo du filet de saumon issu de l'aquaculture affiche la plus forte baisse de la semaine alors que le même saumon vendu entier (moins de 4 kilos) fait partie des plus fortes hausses.


A un prix de 8,08€/kg, le saumon entier prend plus de 60 centimes en une semaine, mais reste encore moins cher que l'an passé, où il était proposé à 8,96€.

Du côté des baisses, le saumon en filet voit son prix au kilo chuter de plus 2,60€ en une semaine à un prix de 12,41€ (contre 13,30€ en 2010 à la même époque)

Source : Baromètre des produits frais : le saumon est le produit le plus en hausse ou le plus en baisse, selon sa catégorie

------ 28 septembre 2011 ------

USA/Canada. Des moules venues d'ailleurs empoisonnent les Grands Lacs nord-américains

La moule zébrée, fléau venu de la mer Caspienne en Amérique du Nord, est encore plus dangereuse qu'on ne le pensait car elle libère des composants toxiques, les PCB, ont récemment découvert des biologistes canadiens.

Introduite par accident en Amérique du Nord en 1986, cette moule recouvre aujourd'hui entre 30 et 40% de la surface des Grands Lacs canado-américains. Mesurant à peine quelques centimètres à l'âge adulte, les mollusques s'agrègent par centaines de milliers au mètre carré.

Non contentes de dévorer le plancton et d'affamer les autres espèces des Grands Lacs, les moules filtrent les sédiments dans lesquels les PCB (polychlorobiphényles) étaient jusqu'alors piégés et les rejettent dans l'eau, a indiqué à l'AFP Todd French, du département de biologie de l'université Queen's à Kingston, en Ontario.

Largement répandus en Amérique du nord, les PCB, composés chimiques utilisés comme isolant thermique dans les appareils électriques, ont été interdits dans les années 1970 car jugés toxiques pour l'homme et l'environnement. La concentration de PCB dans les eaux des Grands Lacs a donc baissé jusqu'à la fin des années 1980, avant de recommencer à grimper ou, du moins, à cesser de décroître. Faute aux moules. Car, pour plusieurs scientifiques canadiens, cette pollution serait due aux habitudes alimentaires des mollusques. La moule zébrée agit comme un siphon. Elle absorbe tout ce qui passe et rejette ce qui est toxique pour elle, explique M. French.

Fixées au fond des lacs, elles se nourrissent notamment de sédiments renfermant des particules de PCB, stockées là depuis des décennies. Ainsi rejetés dans l'eau, les PCB sont absorbés par les algues marines, puis, remontant la chaîne alimentaire, sont transmis aux poissons puis aux consommateurs.

Or, chez l'homme, une accumulation de PCB dans l'organisme peut provoquer des troubles neuro-comportementaux et le développement de cancers. C'est un phénomène inquiétant pour les 40 millions de personnes qui vivent sur les rives des Grands Lacs, constate M. French.... Source : AFP

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Affaire de marketing que les coquillages d’élevage labellisés Bio et çà marche… Lisez !!!

Pour les saumons bio, c'est autre chose...

Moules Bio Irlandaises. Label AB et label bio européen en vente bientôt sur vos étals (ideemag)

Dès cet automne les moules bio irlandaises vont être commercialisées en France.

Selon Bord Bia – Irish Food Board, l’office de promotion des produits agroalimentaires irlandais, ces moules labélisées Bio sont « élevées dans les eaux pures et vivifiantes qui bordent les 7.500 km de côtes irlandaises, les moules de cordes certifiées bio irlandaises se nourrissent de manière naturelle dans le milieu marin ».

Depuis déjà plusieurs années en Europe, 3 pays ont compris l’importance de développer les produits halieutiques biologiques, la Norvège, l’Irlande et le Royaume Uni (du Bio d’élevage en majorité).

Ces produits de la mer certifiés Bio (Label AB et Label Bio Européen), sont encore trop souvent décriés par les puristes ou les "anti-bio", surtout lorsqu’il s’agit de poissons ou coquillages élevés dans des eaux non filtrées comme c’est le cas pour les moules Bio irlandaises …

Selon leurs détracteurs ils n’est pas possible de réaliser un élevage Bio en mer, prétextant à tort ou à raison qu’on ne peut certifier la qualité irréprochable de l’eau de mer… trop souvent polluée par les bateaux qui dégazent et par les égouts des villes côtières !

Le débat est ouvert, des moules Bio possible ou pas ?

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Des Italiens dénoncent le plan d'austérité… avec des moules (20 minutes)

Des manifestants ont déversé des coquilles de moule devant le parlement italien samedi en accusant la classe politique de s'accrocher à ses privilèges comme des moules à un rocher sur fond de politique d'austérité. La manifestation, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, était organisée par le comédien italien Beppe Grillo connu pour ses discours antipolitiques en raison de ses campagnes menées contre le président du Conseil et le gouvernement de centre-droit. «Je vais les déverser ici dans la plus grande décharge de moules qu'est notre parlement. J'espère qu'ils s'en iront», a déclaré Beppe Grillo. Les noms des parlementaires avaient été inscrits sur les coquilles....

------- 27 septembre 2011 ------

Deuxième rencontre nationale sur le développement des zones côtières dépendantes de la pêche et de l’aquaculture

Deuxième rencontre nationale sur le développement des zones côtières dépendantes de la pêche et de l’aquaculture

les 29 et 30 septembre 2011

Saint Raphaël (Var)

Le ministère chargé de la pêche et l'Agence de services et de paiement (ASP) organisent la deuxième rencontre nationale sur le développement des zones côtières dépendantes de la pêche et de l'aquaculture, les 29 et 30 septembre 2011 à Saint Raphaël dans le Var.

Le développement des zones côtières constitue l'axe 4 du Fonds Européen pour le Pêche. 11 millions d’euros de crédits européens et nationaux sont mobilisés pour accompagner la mise en œuvre de stratégies de développement local permettant le maintien de la prospérité économique et sociale des zones de pêche et d’aquaculture sur le littoral français.

Cette deuxième rencontre est l’occasion d’un échange entre tous les acteurs du dispositif (porteurs de projets, professionnels et services de l'État) sur un premier bilan des actions réalisées en 2010 et 2011 afin de mettre en perspective les deux années à venir.

Ce séminaire sera également l’occasion de lancer le « Réseau méditerranéen ». Cette rencontre permettra aux groupes européens présents d’initier des projets de coopération sur des sujets comme le pescatourisme et la valorisation des productions locales.

Ces rencontres sont organisées par la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture avec l’appui de l’Agence de services et de paiement et du groupe Fonds Européen pour la Pêche « Côtes Varoises ».

Programme complet, cliquer Ici

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La mer va monter, le Golfe du Morbihan s'y prépare (Ouest France)

Pour eux, ce n'est plus une spéculation mais une donnée acquise. Scientifiques et élus se retrouvent, ce jeudi, à Auray, pour parler littoral et adaptation des territoires.

Pieds dans l'eau

Sein, l'Île-Tudy, Gâvres, Séné, etc. Particulièrement exposées, toutes ces communes du littoral breton se souviennent des tempêtes de 1978, 2008, 2010. Elles ont submergé leurs digues et mis, ici ou là, quelques maisons les pieds dans l'eau. Même si elles n'ont pas subi de catastrophes telles que Xynthia, « notre prise de conscience du risque est très concrète, », témoigne Luc Foucault, maire de Séné (Morbihan).

Littoral et pression foncière

Séné, très bon exemple : cette commune de 10 000 habitants, qui touche Vannes, est donc « particulièrement soumise à la pression foncière ». Sauf que Séné compte 47 km de côtes en bord du Golfe, « 78 % de son territoire est inconstructible et un quart de sa superficie est une réserve ornithologique ». Et c'est avec tout ça que doit composer Luc Foucault, vice-président du Syndicat intercommunal du Golfe (SIAGM) qui porte le projet de Parc naturel régional. Projet stoppé, « pour le moment », mais il reste « confiant... »

Tandem élus-scientifiques...

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« Où l'homme a-t-il encore sa place sur nos côtes ? » Cette question, quasi philosophique, c'est Bernard Bracq qui l'a posée. Mercredi soir, lors du conseil de la Terre des 2 Caps (CCT2C), le maire de Wissant, comme nombre de ses collègues, a fait part de son inquiétude quant au projet de création d'un parc naturel marin. ...

Dans la continuité de l'enquête publique qui s'est déroulée du 16 août au 16 septembre à ce sujet, les élus communautaires devaient se positionner. Et c'est une « attitude prudente », comme l'a indiqué le président Martial Herbert, qui a été adoptée. À l'unanimité, les élus ont estimé « que le périmètre initial réduit aux trois estuaires (Canche, Authie, Somme) apparaissait plus homogène, plus pertinent et plus facile à gérer » et n'ont pas approuvé « l'extension des limites du projet jusqu'à l'estuaire de la Slack »….

Pour plus d'informations, cliquer Agence des Aires Marines Protégées

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27.09.2011: on a déjà consommé ce que la Terre produit en un an (Rtbf)

Cela veut dire que nous avons, à ce jour, consommé toutes les ressources naturelles que génère la Terre en 1 an alors que nous ne sommes que fin septembre.

En neuf mois, nous avons utilisé ce que la Terre produit en 12. Nous vivons donc au-dessus de nos moyens et nous allons devoir aller puiser dans les stocks.

Concrètement, dès ce 27 septembre, la pêche fera diminuer le nombre de poissons dans les océans, la déforestation sera supérieure au reboisement ou encore les rejets de CO2 seront supérieurs à ce que la Terre peut absorber. Ce point de non-retour a été calculé par une organisation américaine, Global Footprint Network, spécialisée dans le calcul de notre empreinte écologique. Cette vie à crédit est récurrente depuis les années 70 mais cet "overshoot day" comme on l'appelle arrive de plus en plus tôt. En 2000, il arrivait en novembre. Depuis, avec l'augmentation de la population et de la consommation, la dette ne cesse de se creuser. Résultat: nous aurons bientôt besoin de l'équivalent de deux planètes pour assouvir nos besoins. Et les intérêts que nous payons sur cette dette sont, par exemple, des pénuries alimentaires, une disparition de la faune et la flore, et cet épuisement se poursuit malgré la crise économique mondiale. Pourtant l'humanité devra régler sa dette mais personne ici ne peut renflouer ses caisses.

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Transport maritime. Un voilier de passage à Brest fin octobre (Télégramme)

Un voilier d'un genre particulier fera escale entre le 23 et le 30 octobre à Brest. La goélette Tres-Hombres s'est spécialisée dans le transport de marchandises à la voile. Une piste qu'entend développer un Brestoisde 29 ans.

Le retour du transport à la voile? On en parle à chaque flambée du baril de pétrole. Les concepts et images de synthèse des «écoliners», capables d'initier un transport écologique àplus grande échelle, ressortent des ordinateurs. Mais jamais rien de concret ne sort de ces crises d'urticaire récurrentes, mis à part le transport local de certaines denrées par une poignée de structures militantes. L'activité du Tres-Hombres, une brigantine de 35m néerlandaise, pose néanmoins les jalons d'une autre voie commerciale. C'est en tout cas l'avis de Guillaume LeGrand, à l'initiative de la société «Trans Oceanic Wind Transport». «Cette expérience menée aux côtés de ce voilier hollandais, qui a commencé ce genre de transat commerciale depuis quatre ans, pourrait intéresser d'autres navires à voile du patrimoine en quête de diversification de leurs activités», affirme le Brestois, spécialisé dans les relations internationales et le développement durable.....

------ 26 septembre 2011 ------

Des fausses huîtres Gillardeau en Chine (Charente Libre)

C'est l'une des marques les plus prestigieuses du bassin de Marennes-Oléron en Charente-Maritime. Produite à Bourcefranc, la Gillardeau est une huître spéciale de claire qui fait saliver tous les amateurs. En France, mais visiblement en Chine aussi.

Sur ce marché d'exportation que l'entreprise s'efforce de pénétrer depuis deux ans, des bourriches frappées du logo Gillardeau se sont révélées pleines de mollusques indignes du nom, selon Laurent Vedrenne, directeur du site de production à Bourcefranc. «À l'occasion d'un voyage en Chine, nous nous sommes aperçus qu'il y avait contrefaçon. Ces bourriches étaient bien comme les nôtres, mais pas leur contenu. Nos huîtres, nous les connaissons parfaitement! La couleur, la forme de la coquille... Nous sommes capables de dire de quel site de production vient tel ou tel lot. Là, il s'agissait de produits de moins bonne qualité, d'Australie ou d'on ne sait trop où.»

Atteinte à l'image

Les poissonniers chinois commercialisant la Gillardeau n'étant pas encore légion, la famille est parvenue à remonter jusqu'au client indélicat qui s'autorisait cette usurpation d'identité pour vendre ses coquillages. «Nous ne travaillerons plus avec lui.»

Produisant environ 2 000 tonnes d'huîtres chaque année, Gillardeau est l'une des entreprises ostréicoles les plus importantes du bassin de Marennes-Oléron. Elle travaille à 45% à l'exportation, majoritairement en Europe: Espagne, Italie, Pays-Bas, Russie. Son commerce avec la Chine ne représente qu'un petit pourcentage. «Mais l'incidence de la contrefaçon n'est pas tant un préjudice économique qu'une atteinte à notre image, estime Laurent Vedrenne. Ici comme ailleurs, nous ne voulons pas que des gens soient déçus en croyant consommer des Gillardeau qui n'en sont pas.».....

Affiche : Découvrez les vraies huîtres Gillardeau du 1 au 30 septembre au restaurant "Le Procope"

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Cap 2000. Paysans et ostréiculteurs gardent le cap (Le Télégramme)

L'association Cap2000, qui réunit des professionnels de Bretagne Sud des secteurs primaires, tenait son assemblée générale, hier à Pluneret. Le point avec son président, Jean-Marie Le Gall.

Qu'est-ce que CAP 2000?

C comme conchyliculteur, A comme agriculteur et P comme pêcheurs. Et 2000 pour l'année de création, au moment de l'Erika. Le principe est de rassembler les professions du secteur primaire, avec principalement deux objectifs: la reconquête de la qualité de l'eau et la préservation de nos activités. Nous sommes une trentaine d'adhérents, des pêcheurs, des ostréiculteurs, des agriculteurs et quelques scientifiques. Notre but est de réveiller les consciences.

Concrètement, que faites-vous?

On fait des analyses, de l'embouchure de la Vilaine à la Laïta. On sensibilise les élus à travers des participations à des commissions. On effectue des recherches pour pallier les problèmes de surmortalité des huîtres juvéniles.

Vous avez eu un débat sur votre rôle depuis dix ans. Qu'en est-il ressorti ?

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L'ostréiculteur retraité volait… des huîtres (Sud Ouest)

Depuis fin juillet, le professionnel a mis la main sur 2 715 kilogrammes de bivalves, une valeur marchande de 11 000€.

Lors de la restitution des poches d'huîtres à leur légitime propriétaire par la gendarmerie.

Durant la nuit de mardi à mercredi, un ostréiculteur retraité rétais s'est fait prendre la main dans la poche d'huîtres, à la Patache, à l'entrée du fier d'Ars (île de Ré). La poche, ou plutôt les 25 poches de 15 kilogrammes que l'homme de 64 ans transférait, en solo et dans l'obscurité, d'une barge à un camion sur le coup de 5 heures, n'étaient pas le fruit de son travail.

C'est à cette conclusion que sont rapidement arrivés les gendarmes de la brigade nautique de la Rochelle, associés dans l'enquête à ceux de la brigade de recherches.

Prélèvements délictueux

Dans ce fier d'Ars comme du côté de Marennes et Oléron, si le vol d'huîtres n'est pas une nouveauté, il est mal vu qu'un professionnel s'en prenne à un autre professionnel en lui piquant ses bivalves. Le boulot est déjà assez harassant. Et depuis que les stocks ont été mis à mal par une épidémie, se faire barboter des huîtres par poches entières peut tourner vinaigre dès lors que l'auteur d'un prélèvement illicite est identifié.

Depuis juillet, la brigade de gendarmerie de Saint-Martin-de-Ré avait ainsi pris plusieurs plaintes de professionnels. Les vols étaient de 20 à 40 poches, soit…

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Découvrir ce site internet parmi les plus visités en France : OWNI

Les poissons mutants de Sanofi (Owni)

Une étude scientifique révèle la pollution des rivières par l'industrie pharmaceutique. Démonstration dans le Puy-de-Dôme, où une usine Sanofi fabrique des hormones mais aussi des poissons mutants en rejetant ses déchets dans la rivière d'à côté….

------ 24 septembre 2011 ------


Entrée en vigueur en juillet 2010 le règlement CE 710/2009 (*) portant sur la production biologique d’animaux d’aquaculture (poissons, mollusques et crustacés) et d’algue marines vise à permettre au consommateur européen d’identifier de façon plus précise les produits issus de l’aquaculture satisfaisant à la norme européenne de production biologique. L’objectif est de garantir une production de haute qualité en limitant l’incidence sur le milieu marin.

Jusqu’à la mise en œuvre de ce nouveau règlement européen, la certification pratiquée par les Etats membres de l'Union européenne se référait à des standards privés ou un cahier des charges national. Désormais ce texte impose une série de critères minimaux communs à l’ensemble des Etats de l’Union européenne.

Cette mesure est d’autant plus importante que jusqu’alors seuls deux pays – le Danemark (2004) et la France (2007) – disposaient d’une législation nationale sur l’aquaculture biologique. L’Irlande qui élaborait un cadre juridique en 2007, l’avait mis en sommeil dans l’attente de ce texte européen. Par ailleurs dans l’ensemble de l’Union, la majorité des opérateurs sont privés mais, seuls quelques-uns sont présents dans plus d’un Etat. Cette situation hétérogène rendait par conséquent les procédures complexes, la traçabilité plus difficile, et les exportations plus coûteuses.

En effet, l’absence de systèmes de labellisation transfrontaliers en Europe conduisait les opérateurs à supporter des coûts de re-certification des produits qu’ils souhaitaient commercialiser dans des pays tiers. Désormais un seul règlement s’applique avec une commercialisation sous un logo bio commun qui encourage les producteurs en valorisant les bonnes pratiques environnementales.

« Les nouvelles normes de productions entendent assurer un réel bien-être aux poissons. Les densités établies par le texte européen sont en ligne avec celles généralement pratiquées par les certifications bio existantes, et nettement plus strictes que la productions dite conventionnelle »(**).

L’innovation essentielle porte aussi sur le fait que les algues marines sont incluses dans le périmètre du règlement. « Aucun texte jusque-là ne permettait aux algues d’être labellisées bio », Jean-François Arbona de C-Weed Aquaculture indiquant par ailleurs que s’agissant des zones de récoltes « la transposition du règlement a contribué à le rendre encore plus stricte si bien qu’à l’heure actuelle seuls 20 % des côtes bretonnes sont éligibles » (***).....….

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Sénat. Clapage et demande de compensation financière pour les pêcheurs

Question écrite n° 19351 de M. François Marc (Finistère - SOC) publiée dans le JO Sénat du 07/07/2011 - page 1744

M. François Marc attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les autorisations de clapage et sur les craintes qu'elles génèrent pour l'activité future des pêcheurs de chalutiers côtiers.

L'opération de claper dans des zones de pêche n'est pas sans conséquence écologique et économique.

Pour compenser les pertes d'exploitation durant la période de clapage, la mise en place d'un dispositif financier est donc réclamée.

Le préjudice est estimé à une heure de travail en moins par jour, soit une journée de moins par semaine. Ceci pourrait être contrebalancé par des journées en mer le week-end ou par une prise accrue de risque. Les professionnels de la mer estiment ces pertes à 2.000 € par semaine.

Il lui demande par conséquent de préciser quelle suite le Gouvernement entend donner à cette demande. Suite cliquer Sénat ou Ici

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Les lycéens mangeront "bas-normand" en 2014 (France 3 Basse-Normandie)

Séance plénière du conseil régional de Basse-Normandie jeudi et vendredi 22 et 23 septembre

Le conseil régional veut 80% d'aliments produits dans la région dans les cantines des lycées d'ici 3 ans.

Selon un "plan régional d'alimentation et de restauration durable" adopté ce vendredi à l'unanimité lors de la cession plénière du conseil régional, en 2014 les 75 lycées de la région serviront des repas issus à 80% des produits régionaux à leurs élèves.

"C'est un pari important qui vise à la fois la qualité des produits, la santé publique et la valorisation économique de notre territoire", a indiqué François Dufour, vice-président EELV (Europe Ecologie Les Verts) du conseil régional (…..)

Les autres décisions du conseil régional :

Création du Centre de Référence de l'Huître, adoptée à l'unanimité.

Après les baisses de productivité et les mortalités estivales qui touchent la filière conchylicole, les problèmes rencontrés par les professionnels s'accentuent depuis 2008 avec les mortalités récurrentes de naissains, liées à la présence d'un virus de type herpès.

En créant le Centre de Référence de l'Huître, la Région Basse-Normandie, aux côtés de l'Université de Caen-Basse-Normandie, des départements de la Manche et du Calvados, de l'Etat, de l'IFREMER, du Syndicat Mixte pour l'Equipement Littoral et du Comité Régional de la Conchyliculture Normandie Mer du Nord, met en place une synergie de recherche fondamentale et appliquée, de développement zootechnique, de test in situ…

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Proposition de loi visant à encadrer les prix des produits alimentaires (Assemblée nationale)

Les agriculteurs français sont confrontés à une dégradation durable des prix d’achat de leur production, ne leur permettant pas d’en couvrir les coûts. Toutes les filières, et plus particulièrement celle des fruits et légumes, sont confrontées à des pertes de revenus importantes entraînant une multiplication des cessations d’activité ou hypothéquant la survie de milliers d’exploitations à moyen terme.

Dans le même temps, les prix alimentaires pour les consommateurs n’ont cessé de croître ces dernières années, à un rythme de +2 % en moyenne annuelle, avec des fluctuations allant jusqu’à +13,5 % pour les produits frais.

Cette crise permanente, aux conséquences dramatiques pour les familles d’exploitants, et grevant un peu plus le pouvoir d’achat des ménages, trouve ses racines dans la dérégulation des marchés agricoles à l’échelle mondiale et européenne. Cette situation est accentuée, au plan national, par une évolution législative offrant toutes les garanties aux distributeurs pour faire pression à la baisse sur les prix d’achat, et favoriser un accroissement des marges, au détriment des consommateurs.

Une domination des distributeurs favorisée par les choix gouvernementaux.

Les bénéfices des grands groupes français de la distribution parlent d’eux-mêmes : le résultat net du groupe Carrefour s’est élevé à 568 millions d’euros (M€) en 2010, 437 M€ en 2009, 1,5 milliards d’euros en 2008 ; celui du groupe Auchan s’est établi à 705 M€ en 2010 et 727 M€ en 2008 ; celui du groupe Casino était de 529 M€ en 2010 ; celui des Mousquetaires – Intermarché de 165 M€. Ils ne sont que le reflet de l’efficacité redoutable, en terme de rentabilité, des politiques commerciales entretenues tant avec les producteurs qu’avec les consommateurs.

Cette domination sans partage sur la valeur ajoutée au sein des filières a été facilitée par les évolutions législatives de ce Gouvernement, avec les lois du 3 janvier 2008 pour le développement de la concurrence au service des consommateurs, dite « loi Chatel », et du 4 août 2008 de modernisation de l’économie. Elles ont de fait autorisé une déréglementation des relations commerciales, avec notamment la consécration du principe de libre négociation des conditions générales de vente, qui a considérablement affaibli les producteurs dans les négociations. Les pratiques contractuelles de la grande distribution avec ses fournisseurs, introduisant une multitude de services optionnels, contribuent aujourd’hui à minimiser les risques et les contraintes afférentes aux actions intermédiaires avant la mise en rayon. Elles garantissent une politique de marges commerciales exorbitantes.... Suite cliquer Assemblée Nationale

------ 23 septembre 2011 ------

Granville : Toute la mer sur un plateau

Festival des coquillages et des crustacés

Granville / Manche

1 et 2 octobre 2011

Les 1 et 2 octobre, c’est le retour du festival des coquillages et crustacés. Pour la neuvième fois, la Chambre de commerce et ses partenaires fêtent la mer sur un plateau. Dégustations, découvertes, visite du Marité et chants marins sont au programme.

Premier port coquillier français, Granville fête la mer les 1er et 2 octobre.

"Bien que le contexte économique ne soit pas des plus porteurs, nous nous engageons tout de même à 100 % dans l'organisation de la neuvième édition de Toute la mer sur un plateau." C'est par ce constat aux tonalités volontaristes que le président de la CCI, Loïc Houssard, a lancé sa réunion de présentation du festival des coquillages et crustacés. En octobre 2003, 11.000 visiteurs avaient assisté à la toute première manifestation. Au fil des ans, l'événement n'a cessé de prendre de l'ampleur, culminant à plus de 50.000 personnes en 2010. Il est vrai que l'an dernier la bisquine fêtait au même moment ses 20 ans. Premier port coquillier de France avec 95 % des bulots et 65 % des praires débarqués dans l'hexagone, premier port de pêche normand avec près de 12.500 tonnes, Granville, avec ce festival, valorise ses produits et met en avant toute la filière de la pêche. Composée de 61 unités et plus de 200 hommes embarqués, la flottille granvillaise sera donc mise à l'honneur tout au long du week-end. Cette manifestation est avant tout une reconnaissance à leur investissement dans l'économie locale. Comme l'a souligné le conseiller général Jean-Marc Julienne lors de cette réunion : "Granville sans la pêche ne serait pas grandchose…"

"Nous nous engageons à 100 %"

Cette année, outre les traditionnels stands et animations, un produit sera particulièrement mis en vedette : le homard. De même, la cuisine prendra une place particulière avec la démonstration de dix chefs normands,... Suite dans La Manche Libre

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Présentation des huîtres françaises par le patron des « Bar à Huîtres » à Paris







Si problème, cliquer : Recette : La fricassée de coquillages sans crustacés

Cette semaine, François Roboth, notre spécialiste de la gastronomie, nous propose une recette simple, facile et pas chère préparée par l’excellent conseiller culinaire Jean-Jacques Jouteux et cuisinée par Stéphan Devis : une fricassée de coquillages sans crustacés, avec un tour de France gourmand des meilleures huîtres commenté par Garry Dorr, le jeune et compétent PDG des Bar à huîtres parisiens. France Soir : Recette : La fricassée de coquillages sans crustacés

------ 22 septembre 2011 ------

Colloque sur l'adaptation au changement climatique

Colloque Climsea 2011

Auray - Morbihan - Bretagne

29 septembre 2011

Dans le cadre de la restitution de leurs travaux sur « l’adaptation des territoires littoraux au changement climatique », le projet de Parc Naturel Régional du Golfe du Morbihan et l’Université de Brest vous invitent au colloque ClimSea 2011.

Ce colloque est l’évènement de clôture du projet européen IMCORE en France.

Il se déroulera le jeudi 29 septembre 2011 à Auray. Pendant cette journée, des conférences et tables rondes réuniront des intervenants scientifiques, élus, gestionnaires autour des questions de l’analyse, des outils et modes d’actions des territoires littoraux soumis aux effets du changement climatique.

Pour plus d'informations et inscription cliquer : ClimSea 2011

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Bretons et Normands rament ensemble contre Bruxelles (Manche Libre)

Vendredi 9 septembre à Granville, Stéphane Travert, conseiller régional de Basse-Normandie en charge de la pêche, de l'aquaculture et des ressources marines, et Isabelle Thomas, vice-présidente de la région Bretagne se sont retrouvés pour une journée de discussions autour de trois principaux thèmes, la crise ostréicole, l'ensemencement des coquilles saint-jacques et la sécurité maritime.

“Nous ne sommes pas seulement voisins, explique Isabelle Thomas. Nous partageons un territoire maritime, des richesses communes comme la pêche et la conchyliculture, mais aussi… des problèmes communs.”

Représentant à elles deux plus de 3.000 kilomètres de côtes, les deux régions ont souhaité lors de cette journée partager les informations et faire un pas vers une meilleure coordination des politiques de pêche.

Peur de l’Europe

La poursuite de l'ensemencement des coquilles Saint Jacques en baie de Granville pour cinq ans (2009- 2013) a été ainsi évoquée longuement. “Notre région bas-normande continuera à accompagner financièrement cette initiative”, précise Stéphane Travert.

La crise ostréicole fut l'autre grand sujet de discussion. Depuis 2009, les cultures des deux régions sont touchées par une importante mortalité des naissains. Pour comprendre ce phénomène, la Basse- Normandie a fondé le Centre de référence de l'huître (CHR) à Caen, dont les rapports sont vivement attendus par la Bretonne.

Derrière ce développement de la coordination interrégionale se cache également une crainte de l’Europe et de ses directives....

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Recherches pour un pavé drainant urbain en coquillages (Batiweb)

Développer pour le secteur des travaux publics un pavé drainant urbain à base de coquillages, l’initiative semble tout à fait sérieuse : elle est menée par l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction (ESITC) de Caen.

Le projet VECOP vise à développer un nouveau matériau pour le secteur des travaux publics : « un éco-pavé drainant urbain à base de coproduits coquilliers issus de la pêche et de la conchyliculture (crépidules, pétoncles, Saint-Jacques, huîtres, etc.). » Doté d’un budget global de près d’un million d’euros sur trois ans, ce projet est le fruit des recherches du laboratoire spécialisé en éco-matériaux de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction (ESITC) de Caen.

L’enjeu est de taille est les possibilités énormes quand on sait que « la production française annuelle moyenne de coquillages issus des activités de pêche et de l’aquaculture s’élève à près de 234 000 tonnes » et qu’il existe par ailleurs « plusieurs millions de tonnes de crépidules, espèce proliférante » mais aussi « des gisements massifs de coquilles décortiquées » dont on ne savait pas quoi faire jusqu’à présent.

Propriétés draînantes

Après une phase de prétraitement, ces "coproduits" pourraient servir comme éco-granulats incorporés dans la constitution d’un pavé drainant. Celui-ci devrait être lancé sur le marché dès début 2015. Il sera destiné à des usages sur des zones à faible trafic ou à moindres contraintes (parkings, bordures, trottoirs, rues piétonnes, etc.). La propriété drainante du matériau permettra de « contribuer à la reconstitution du cycle naturel de l’eau », une propriété recherchée par les collectivités....

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Guérande : Les derniers grains de sel arrivent à la coopérative (Ouest France)

La saison avait débuté 5 semaines en avance au printemps, elle termine aussi 5 semaines plus tôt. Cela fait production de sel seulement moyenne !

ça dépend

...du soleil, du vent, de la pluie. C'est le leitmotiv des paludiers qui ne s'aventurent jamais sur des pronostics précoces. Les excellentes conditions climatiques du printemps ont accéléré la cristallisation du sel et, de ce fait, la récolte a commencé le 10 mai au lieu du 20 juin habituellement. Le néophyte pensait en avril que la saison salicole serait formidable. Pour les paludiers, ce n'était qu'un espoir, pas une certitude. Ils ont eu raison.

Fin de saison avancée de 5 semaines....

------ 21 septembre 2011 ------

Ostréiculture. Se diversifier au cas par cas (Le Télégramme)

Toujours pas de solution miracle à l'horizon pour sauver les juvéniles d'huîtres décimées par un virus. En attendant, la seule solution pour les ostréiculteurs est la diversification.

Mangera-t-on des huîtres creuses à Noël? «Bien sûr. On en produit moins à cause du virus mais les consommateurs en achètent moins en dehors des fêtes. L'an dernier, on a fini à l'équilibre. Avec la crise, l'huître est redevenue un produit de luxe», explique Philippe Le Gall, vice-président du comité régional de la conchyliculture (CRC). Seront-elles plus chères? «À peine. Ce devrait être en moyenne de l'ordre de 5 à 6 € le kg en vente directe. Après, dans les commerces, on pourra atteindre, en moyenne, les 7 à 8€». Et les ostréiculteurs, que deviennent-ils en attendant que l'on trouve une solution à la surmortalité des jeunes huîtres? Certains ont mis la clef sous la porte, d'autres grignotent leur trésorerie. Mais il en est qui ont encore les reins solides, parce qu'ils ont été davantage préservés des attaques du virus ou (et) qu'ils ont commencé à diversifier leurs activités. Justement, hier, à Vannes, au salon national de la conchyliculture, la diversification était de toutes les conversations.

Surtout pas d'improvisation

«Attention! Il ne faut pas se lancer sans réfléchir, prévient Alain Dréano, secrétaire général du CRC Bretagne Sud. Il n'y a pas de solution unique mais des réponses au cas par cas»....

Un choix par défaut

«Mais que ce soit les algues, les pétoncles, les oursins ou les ormeaux, à chaque fois, il faut vérifier s'il y a des débouchés. Aujourd'hui, on est sur des marchés mondialisés», met en garde Alain Dréano.....

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Auray. Conchyliculture. Convention pour une eau de qualité (Le Télégramme)

La qualité de l'eau est un enjeu économique d'importance pour le monde de la conchyliculture. Pour répondre à une demande des professionnels du secteur, une convention a donc été signée, hier.

C'est à Carnac, au bord des parcs à huîtres du Pô et devant une belle assiette de coquillages, que la convention liant le comité régional de conchyliculture à la Saur et au syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon-Pluvigner, a été symboliquement signée hier midi. Pour répondre à la demande des professionnels et dans le cadre d'une étude-qualité réalisée par Morgan Jouan, stagiaire au comité durant l'été, un observatoire de l'eau vient d'être mis en place. Il apour but de cartographier de manière simplifiée la qualité microbiologique de l'eau dans le secteur d'Auray. D'où cette convention et ce partenariat entre les différentes structures ayant en charge la qualité de l'eau et la compétence pour les questions d'assainissement. Une première en Bretagne.

Une plate-forme Internet

Qu'il s'agisse des élus à travers le syndicat ABQP, des exploitants du réseau par l'intermédiaire de la Saur ou des membres de la profession au sein du comité, tous ont souhaité mettre en commun leurs connaissances et leurs compétences pour améliorer la qualité de l'eau. L'idée étant de rassembler des données fournies chaque mois par différentes sources comme l'Ifremer, la Saur, l'agence régionale de la santé ou les différents syndicats mixtes (ABQP mais aussi celui du Loch et du Sal), et de les mettre à la disposition des professionnels sur une plate-forme Internet également accessible aux différents partenaires. Cet observatoire de l'eau qui sera opérationnel fin septembre, permet de visualiser en temps réel les éléments bactériologiques contenus dans l'eau. Les professionnels peuvent donc s'adapter et agir en conséquence.

Une eau de qualité….

------ 20 septembre 2011 ------

23 septembre 2011 : Fête de la gastronomie

23 septembre 2011 : Fête de la gastronomie

Le Bar André

Atelier pratique autour des huîtres !

La Rochelle / De 12h à 14h

Fervent défenseur des produits de la mer, Le Bar André vous propose également un atelier pratique afin de vous montrer les bonnes astuces pour ouvrir les huîtres.

Un atelier ludique qui vous permettra d’être l’as en la matière !

En pratique : Entrée libre

Pour participer à l'un de nos ateliers, rendez-vous dans notre établissement entre 12h et 14h.

L’inscription n’est pas nécessaire.

Pour plus d'informations, cliquer Fête de la Gastronomie

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Conchyliculture. La diversification a la cote (Le Télégramme)

Plus de 400 conchyliculteurs sont attendus ce mardi et demain au parc Chorus pour leur 27e salon professionnel. Crise économique et mortalité des juvéniles obligent, la tendance est la diversification.

Le 27e salon de la conchyliculture et des cultures marines s'installe au parc Chorus pour deux jours: aujourd'hui et demain de 9h à 18h30 (restauration sur place). Près de 400 conchyliculteurs du Grand-Ouest sont attendus sur les stands des 60 exposants en matériels et services utiles aux professionnels: nouvelles techniques, nouvelles machines, nouveaux savoir-faire. Un rendez-vous professionnel orchestré par Chorus avec la collaboration de la coopérative maritime d'Auray, organisateur historique du salon. Plusieurs ateliers sont proposés par le Comité régional de la conchyliculture de Bretagne pour permettre aux professionnels de débattre des problèmes du moment.

Diversification....

Quelles huîtres et à quel prix pour Noël?

Y aura-t-il des huîtres à Noël? C'est la question que se pose le grand public, en marge de ce salon professionnel. Philippe Clenet, de la Cotriade à Damgan fait preuve d'un optimisme mesuré. «Oui j'aurai des huîtres à Noël, sans doute pas la quantité souhaitée. Mais, les huîtres qui ont résisté à la mortalité ont un retard de pousse. Je risque d'avoir beaucoup de nº 4 et peu de 3 et 2».

Quand à la qualité, il est encore trop tôt pour s'exprimer, dit l'ostréiculteur. «En trois mois le retard de pousse peut être rattrapé et cela peut changer la qualité». Reste la question du prix. Philippe Clenet a deux solutions: il privilégie le calibre et doit se fournir à l'extérieur ce qui provoquera une hausse des prix; ou bien il satisfait la clientèle avec ses propres huîtres et les tarifs seront moins impactés. «Les tarifs de gros sont sujets à une envolée liée à un effet spéculatif, dit le conchyliculteur. Si le marché parisien est capable d'absorber la hausse, ce n'est pas forcément le cas des marchés locaux!».

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La Manche veille sur sa mer depuis trente ans (Ouest France)

En 1981, le conseil général décidait de s'occuper lui-même de ses richesses maritimes. Depuis, son Smel (Syndicat mixte pour l'équipement du littoral) mène un travail de fond, sans faire de vague. Par exemple : Le Smel a contribué au réensemencement en coquilles saint-jacques au large de Granville : l'un des diverses missions de ce syndicat mixte pour l'équipement du littoral, qui oeuvre depuis trente ans.

Le Syndicat du littoral a 30 ans

En 1981, sous l'impulsion du conseiller général de Saint-Malo-de-la-Lande, Claude Asselin, et du préfet de l'époque, s'est constitué le Syndicat mixte pour l'équipement du littoral, le Smel. Le conseil général de la Manche s'est ainsi pris en main pour s'occuper lui-même de ses problèmes maritimes, afin de promouvoir ce secteur économique. Aujourd'hui, ce centre comprenant 12 scientifiques et techniciens basés à Blainville-sur-Mer fonctionne avec un budget de 950 000 € annuels, financés pour 600.000 € par le conseil général. Le reste provient des divers professionnels et collectivités qui souhaitent y adhérer, ayant un lien avec la mer.

Gestion et innovations....

Des données pour les huîtres

Le Smel a été bien évidemment en première ligne lors des épisodes de mortalité des huîtres. « Grâce aux données recueillies par le Smel, on sait de plus en plus de choses sur la mortalité, souligne Joseph Costard, président du comité régional de conchyliculture, membre à part entière du Smel. Ce qui nous a permis de prendre rapidement des dispositions de gestion, qui aujourd'hui sont copiées ailleurs. »

Autre aspect : les travaux du Smel sont utilisés par le CRH, centre de référence de l'huître, récemment créé à Caen, et réunissant aussi bien l'Ifremer que l'université ou encore les conchyliculteurs. « On espère que le projet de mini-écloserie expérimentale se fera dans la Manche », pointe Joseph Costard. Et peut-être le Smel pourra-t-il s'engager dans un projet de recherche de nouvelles pratiques d'élevage.

Un coup de pouce au homard....

Des éponges pionnières....

30 ans d’action du SMEL

Le SMEL, acteur économique des ressources marines

Pour télécharger le dossier de presse, cliquer SMEL

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Une nurserie pour les poissons a été créée en partenariat avec la SDEI (Midi Libre)

Dernièrement s'est déroulée sur le site de SDEI, filiale de Lyonnaise des eaux, une présentation du programme de restauration et de suivi de biodiversité marine sur Agde et Marseillan. Ce concept, mis en place il y a deux ans par l'entreprise innovante Ecocéan, vise à augmenter les chances de survie de très jeunes poissons. En effet, ce programme permet de restaurer la biodiversité et de reconstituer les stocks d'espèces endémiques pour les petits pêcheurs.

Sur les 100 millions d'espèces existantes, 10 000 disparaissent chaque année, soit une espèce par heure. La biodiversité de l'océan, le plus vaste écosystème de la planète, est donc également menacée. Parmi les causes de l'érosion de la biodiversité marine, on peut citer la surexploitation des océans avec des pêches de poissons de plus en plus jeunes et l'impact des hommes sur le littoral (destruction des habitats, pollution...). Afin de restaurer la biodiversité marine, le savoir-faire d'Ecocean et la capacité de développement de Lyonnaise des eaux ont suscité un partenariat avec Agde, Marseillan et le conseil général de l'Hérault pour tester un concept innovant : BioRestore®. Il comprend trois phases.

La capture de post-larves d'animaux marins au large sur un site principal situé au Grau d'Agde. Durant les nuits sans lune, les post-larves qui reviennent du large sont pêchées dans une nasse à l'aide d'attracteurs lumineux.

Après un tri, elles sont ensuite élevées deux à trois mois dans des bassins nurseries à terre dans les locaux de Sdei à Marseillan.

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Pêche à pied. Mesure d'interdiction autour des parcs ostréicoles (Le Télégramme)

Le préfet de la région Bretagne et le préfet d'Ille-et-Vilaine ont promulgué un arrêté interdisant, dans le département du Morbihan, la pêche à pied de loisir, à moins de 15 mètres du périmètre des concessions de cultures marines balisées réglementairement. Il s'agit, par cette mesure, de lutter contre les vols dans les parcs ostréicoles.

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Crassostrea gigas ou Crassostrea rhizophorae ?

Crassostrea gigas : Des huîtres japonaises en transit par le Brésil issues des écloseries étatsuniennes dans les années 1990 !!! D'autres seraient passées par le Chili ?

Crassostrea rhizophorae : Des huîtres brésiliennes indigènes (ou huître de palétuvier)... Cliquer : Associação dos Maricultores da Ilha Rasa

Il semble a priori que la côte sud-américaine soit occupée par Crassostrea rhizophorae, espèce vivant dans les mangroves fortement influencées par la mer et semblant remplacer Crassostrea virginica sur les côtes sud-américaines. Mais un auteur (Singarajah, 1980) y décrit 4 espèces : C. brasiliana (Lamark, 181 9), C. sp, C. paraibanensis et C. rhizophorae (Guilding, 1828). Cependant, cet auteur considère que C. brasiliana et C. rhizophorae ne sont qu'une seule et même espèce. C. brasiliana a fait l'objet de travaux notamment sur sa croissance (Pereira et Das Chagas Soares, 1996). Source : Taxonomie et phylogéographie des huîtres creuses dans l'Atlantique Sud (Ifremer)

L’huître japonaise issue d’écloserie envahit les bancs naturels d’huître brésilienne

Crassostrea gigas dans des gisements naturels d'huîtres au sud du Brésil

Nous faisons rapport sur l'invasion du Brésil par l'huître creuse Crassostrea gigas, et de discuter des voies probables d'une invasion. Parce que cette huître phénotypiquement diversifiée ressemble parfois à l'espèce indigène C. brasiliana rhizophorae, son invasion est passée inaperçue jusqu'à ce qu'elle soit détectée par l'analyse de l’ADN. Crassostrea gigas a été trouvé parmi les espèces indigènes dans des bancs d'huîtres jusqu'à 100 km au sud des sites ostréicoles dans l'extrême sud du Brésil. Dans la plupart des cas, les températures de l'eau seraient trop élevées pour permettre l'établissement de populations stables de C. gigas, mais la production de naissains d'huîtres dans les écloseries a probablement permis une sélection à la résistance aux températures plus chaudes, ce qui favoriserait l'invasion de C. gigas. Source : Crassostrea gigas in natural oyster banks in southern Brazil

==== 19 septembre 2011 ====

Retour sur la polyploïdie : Etude d'Ifremer publiée en 2004

Impact de la dissémination accidentelle d'huîtres tétraploïdes : potentiel de dispersion et succès reproducteur

Ifremer 2004

Rapport de fin de contrat entre l'IFREMER et le CNRS concernant l'appel d'offres 2002 "Impact des biotechnologies dans les agro-écosystèmes"

Lapegue Sylvie, Heurtebise Serge, Cornette Florence, Brizard Raphael, Sharbel Tim, Boudry Pierre

L'ostréiculture française réalise une production très largement extensive, basée sur le recrutement de juvéniles dans le milieu naturel et la production sur des sites côtiers. Ainsi, l’huître est l’une des rares espèces cultivées à être encore considéré par le consommateur comme un produit alimentaire totalement « naturel ».

L'utilisation de la polyploïdisation a permis d'ouvrir une nouvelle voie dans cette filière, en permettant d'obtenir des animaux à croissance plus rapide, plus homogènes et stériles. Cette dernière caractéristique est un gage de qualité gustative et permet aussi de positionner ce produit en priorité sur les mois en "r" traditionnellement bannis à cause de la présence de laitance. Le but principal de la triploïdisation a été atteint : cette biotechnologie a permis de réorienter le flux énergétique vers la croissance somatique et non la reproduction. Avec l'arrivée des tétraploïdes, la production à grande échelle d’huîtres triploïdes est devenue plus facile grâce au croisement de ces animaux avec des animaux diploïdes.

Malgré les arguments scientifiques avancés, cette innovation engendre des questions, voire inquiète, et est le sujet d'un débat polémique dans le milieu ostréicole et depuis peu au-delà, dans un contexte actuellement globalement négatif de la perception des biotechnologies. Le but de notre étude est d'apporter des éléments de réponse aux différents acteurs du débat (pouvoirs publics, chercheurs, ostréiculteurs, et citoyens dans leur ensemble) sur les conséquences pour l'environnement d'échappements de tétraploïdes. Les deux phases de dispersion (gamètes et larves) de cette espèce animale vivant fixée seront abordées par des expériences en milieu contrôlé. La comparaison du potentiel de dispersion des huîtres diploïdes et tétraploïdes permettra d’améliorer les prédictions de l’impact de l’éventuel échappement de tétraploïdes dans les écosystèmes côtiers.

Comment citer ce document : Lapegue Sylvie, Heurtebise Serge, Cornette Florence, Brizard Raphael, Sharbel Tim, Boudry Pierre (2004). Impact de la dissémination accidentelle d'huîtres tétraploïdes : potentiel de dispersion et succès reproducteur. Pour télécharger le document, cliquer : http://archimer.ifremer.fr/doc/00043/15460/

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L'E. coli détectée dans les rivières de l'Aven et du Belon (Ouest France)

La pêche et la consommation de coquillage sont interdites, par arrêté préfectoral, dans les rivières de l'Aven et du Belon, situées sur les communes de Névez, Riec-sur-Belon et Moëlan-sur-Mer.

Pourquoi ? Comment ?

Qu'est-ce que cette bactérie ?

Escherichia coli, abrégé en E. coli, est une bactérie normalement présente dans la flore intestinale de l'homme et de nombreux mammifères. Celle détectée dans les eaux de Kerfany (lire Ouest-France d'hier) et les rivières de l'Aven et du Belon n'aurait rien à voir avec la souche ayant provoqué l'épidémie de l'été, en Allemagne. « Elles ont le même nom, mais dans cette famille-là, il existe plusieurs types de germes », explique Antoine Calvez, technicien à la Direction territoriale de l'agence régionale de santé (ARS). « La source pathogène dont on parle n'est pas la même », appuie le service alimentation de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).

Que disent les analyses ?

Le contrôle des eaux de baignade de Kerfany, effectué par l'ARS le 13 septembre, a fait apparaître des normes supérieures à celles requises (2000 germes E. coli/100 ml d'eau de mer). Les résultats des analyses effectuées par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), le 15 septembre, montrent également une contamination bactérienne sur « les huîtres et les coques de la zone de production «Rivière de Belon aval» ». Le niveau de contamination relevé (supérieur à 4600 E. coli/100 g de chair et de liquide intervalvaire) est susceptible d'entraîner un risque pour la santé humaine, en cas d'ingestion des coquillages.

Quoi faire ?

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Gujan-Mestras : Un patrimoine local bien vivant (Sud Ouest)

La ville s'est mise au diapason des Journées du patrimoine. Au grand bonheur des visiteurs.

Sympathique, La Chaumière, la buvette installée aux quatre vents sur l'esplanade des ostréiculteurs à Larros, avec ses filles en canotier pour accueillir les visiteurs. L'association Arts et Traditions (ATGM) avait ouvert là son estaminet où régnait comme un petit air de cette époque passée et très chère aux plus anciens. L'ATGM y présentait toute une série de photos anciennes du fonds Badia. Malgré le temps incertain, pour de nombreux visiteurs, La Chaumière a procuré une petite pause salvatrice dans la longue balade des journées du patrimoine gujanais.

Un fil conducteur conduisant les plus curieux de la médiathèque au port de Larros en passant par le parc de la Chêneraie, l'église Saint-Maurice, le restaurant du canal et le port du canal. Un long chemin pour découvrir quelques pans du riche patrimoine gujanais essentiellement tourné vers le patrimoine maritime avec les constructions navales, la pêche à la sardine et l'ostréiculture. Un patrimoine mis en valeur par de très nombreuses associations locales mais également quelques particuliers passionnés par l'histoire locale.

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Ce nouveau décret concerne-t-il aussi la conchyliculture ?

Assurance contre les risques agricoles

Décret n° 2011-1116 du 16 septembre 2011 fixant pour l'année 2011 les modalités d'application de l'article L. 361-4 du code rural et de la pêche maritime en vue de favoriser le développement de l'assurance contre certains risques agricoles / JORF n°0217 du 18 septembre 2011 page 15658

Publics concernés : agriculteurs, assureurs et administrations chargées de l'agriculture.

Objet : conditions d'octroi de l'aide à l'assurance récolte pour 2011 et calendrier de la procédure de demande.

Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Notice : le présent décret prévoit la possibilité pour les agriculteurs de bénéficier pour l'année 2011 d'une aide à la souscription de contrats d'assurance des récoltes contre les risques climatiques. Il définit les critères auxquels ces contrats d'assurance doivent répondre tenant notamment à la nature des risques, à la production, à la superficie. Il précise que les agriculteurs qui souhaitent bénéficier de cette aide doivent en faire la demande dans leur dossier PAC avant le 30 novembre 2011.

Références : le présent décret est pris pour l'application de l'article L. 361-4 du code rural et de la pêche maritime et peut être consulté sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).

Le Premier ministre,

Sur le rapport du ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, de la ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat, porte-parole du Gouvernement, et du ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire,

Vu règlement (CE) n° 73/2009 du Conseil du 19 janvier 2009 établissant des règles communes pour les régimes de soutien direct en faveur des agriculteurs dans le cadre de la politique agricole commune et établissant certains régimes de soutien en faveur des agriculteurs, modifiant les règlements (CE) n° 1290/2003, (CE) n° 247/2006 et (CE) n° 378/2007, et abrogeant le règlement (CE) n° 1782/2003 ;

Vu le code des assurances, notamment son article L. 122-7 ;

Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment son article L. 361-4 ;

Vu l'avis du Comité national de l'assurance en agriculture en date du 10 mai 2011 ;

Vu l'avis du comité consultatif de la législation et de la réglementation financières en date du 26 mai 2011,

Décrète : suite Ici

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Le Vivier-sur-Mer : académie de cuisine découvre les moules AOP (Ouest France)

Lundi, le bateau amphibie du Gaec Barbé a embarqué à son bord 8 membres bretons faisant partie de l'académie nationale de cuisine qui dénombre dans ses rangs 1 200 professionnels représentant les métiers de bouche.

Conduite par François Sehier de Quiberon, la délégation Bretonne était là pour découvrir les moules de bouchots AOP (appellation origine protégée) cultivées en baie du Mont-Saint-Michel. Seul produit de la mer ayant cette appellation.

Les professionnels qui transforment ce mollusque pour le plaisir du palais voulaient le connaître de plus près, en venant sur les lieux de sa production. « L'appellation AOP s'applique pour toute la période de pêche qui s'étend de Juillet à janvier », a-t-on expliqué à ceux qui pensaient qu'elle n'était valable que pour la saison estivale. La balade en mer par un temps serein et la méthode moderne de pêche a ébloui les visiteurs. Les invités embarqués ont partagé leur pique-nique concocté par des cuisiniers expérimentés avec l'équipage du bateau.

Pour parfaire la connaissance du produit à ses amis de l'association, en soirée, Pascal Raffray a servi à sa Table du marais, à la Fresnais, des variétés de plats de moules préparées à leur intention.

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Carantec : « L'Huître dans tous ses états » s'affiche au Varquez (Ouest France)

Au Varquez, l'association morlaisienne les Moyens du bord inaugure, ce samedi, dans les anciens locaux de la SDAB, l'exposition L'Huître dans tous ses états, second volet du projet Autour de la baie. Une initiative qui bénéficie du soutien du programme européen Leader, en lien avec la thématique de l'eau.

« Avec cette nouvelle exposition collective, l'association souhaite valoriser davantage le patrimoine de la baie de Morlaix, tout en sensibilisant la population - locale ou de passage - à la fragilité de cet environnement. » Les Moyens du bord militent pour faire sortir l'art contemporain des sentiers battus, « pour que la culture rayonne tout autour de la baie ». Elle convie le public au vernissage de l'expo, en présence des artistes.

Cinq artistes

Dans cet ancien atelier de mareyage, cinq artistes plasticiens posent leurs regards sur l'environnement maritime. « Le propos, c'est d'être en rapport avec l'activité économique de la baie et de ses habitants, explique Virginie Peronne, des Moyens du bord. Des regards d'artistes sur un environnement et sur une profession en danger, et qu'il faut valoriser : l'ostréiculture. » Dans l'ambiance étrange de l'ancien local frigorifique, Marcel Dinahet propose deux vidéos visibles successivement : Svetlogorsk et le port de Kaliningrad, filmées par sa caméra immergée en Mer baltique.

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Les moules aussi sont soumises au rythme circadien (BE)

Des chercheurs de l'Université de Californie du Sud (USC) ont étudié les rythmes d'expression génétique de la moule Mytilus californianus et ont découvert que ces mollusques marins, dont la vie est rythmée par les marées, sont basés principalement sur le cycle jour-nuit, appelé cycle circadien. D'autres études récentes démontrent l'importance du cycle circadien dans la biologie de très nombreuses espèces vivantes.

Good morning, sunshine

L'existence de rythmes biologiques a été théorisée depuis l'antiquité, notamment via l'étude des rythmes de floraison ou de croissance des plantes. Au XVIIe siècle, le médecin italien Santorio Santorio met en évidence l'existence d'un rythme circadien chez l'Homme, en étudiant les variations de poids d'un patient au cours de la journée. En 1729, le français Dortous de Mairan démontre le caractère endogène du rythme circadien chez Mimosa pudica. Même placée dans l'obscurité totale, cette plante continue d'ouvrir et de fermer sa fleur en accord avec le cycle jour/nuit. Les recherches se poursuivent et le terme "circadien" est inventé en 1959 par l'américain Franz Halberg, qui pose les bases de la chronobiologie : l'étude des rythmes du vivant.

Les études menées dans ce domaine ont démontré que, dans chaque être vivant, une partie des gènes est exprimée de façon périodique. D'un gène à l'autre, le rythme d'expression peut être différent. Cette expression cyclique entraîne la régulation de nombreux paramètres physiologiques tels que l'éveil et le métabolisme. Le principal rythme observé est le rythme circadien, correspondant aux 24 heures de cycle jour/nuit.

(....)

Des résultats inattendus concernant les cycles des moules

Les membres du programme de biologie marine environnementale de l'USC s'intéressent à Mytilus californianus afin de découvrir les stratégies de survie développées par cette espèce. Cette moule se développe en effet au niveau de l'estran (la zone située entre les niveaux de la mer à marée haute et à marée basse) et subit par conséquent des variations radicales de son environnement : changements de température et d'état d'immersion. Mytilus californianus, a développé des stratégies pour survivre à ces variations : lorsqu'elle est exposée à l'air libre, elle ferme sa coquille et acquiert un métabolisme anaérobie (privé d'oxygène) ; lorsqu'elle est immergée, elle ouvre sa coquille, respire et se nourrit. Ce comportement traduit l'existence d'un rythme biologique basé sur la périodicité des marées et les variations thermiques que les chercheurs ont voulu étudier. Ils ont pour ce faire développé un modèle mathématique leur permettant d'intégrer les données obtenues en étudiant l'expression de plus de 2.000 gènes au cours du temps.

Etant donné les profonds changements biologiques opérés par Mytilus californianus suivant la marée, les chercheurs s'attendaient à montrer que le rythme biologique principal chez cette espèce est basé sur le cycle des marées, d'environ 12 heures. Ils ont étudié le profil d'expression génétique des moules, tout d'abord en laboratoire (en créant une marée artificielle grâce à une pompe dans un aquarium) puis dans le milieu naturel. Le résultat, inattendu, a été le même dans les deux cas : plus de 40 pourcent des gènes de Mytilus voient leur expression osciller périodiquement et près de 90 pourcent d'entre eux oscillent en suivant le rythme circadien. En accord avec ces résultats, ils ont observé que les gènes "horloge" voyaient eux aussi leur expression osciller suivant un cycle de 24 heures. Cette étude [3] démontre que le cycle circadien est au coeur des rythmes biologiques, même pour certaines espèces soumises à des variations environnementales de période différente.

Le rythme circadien, toujours plus au coeur de la biologie humaine....

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7e édition des Rencontres halieutiques de Rennes

7e édition des Rencontres halieutiques de Rennes

13 et 14 octobre 2011

Pêche et aquaculture : un atout pour l'aménagement des territoires côtiers

La rencontre des professionnels de l’halieutique

Depuis 1990, l’Association Agro-Halieutes et le Pôle halieutique d’Agrocampus Ouest (ex. Ensar) organisent périodiquement les Rencontres Halieutiques de Rennes. Cette manifestation se veut un lieu d'échange et de réflexion prospective entre les différents acteurs de la filière halieutique. Elle vise à rassembler l’ensemble des acteurs sociaux du domaine concerné : professionnels, administratifs, décideurs, scientifiques.

L’objectif est ainsi de faire œuvre utile, en analysant ensemble les contraintes et les atouts du secteur, en identifiant les évolutions possibles et en proposant des pistes d’actions à mettre en œuvre, en matière de gestion, de formation et de recherche

Placer les activités de pêche et d’aquaculture au cœur de l’aménagement des territoires côtiers

La 7ème édition de Rencontres Halieutiques de Rennes s’appuie sur une idée clé : les activités de pêche et d’aquaculture sont, et doivent être plus encore, un atout majeur pour l’aménagement des territoires côtiers. Ces activités primaires sont en effet le support d’un tissu économique et social essentiel pour le développement durable des territoires côtiers. Au-delà de leur poids économique, elles contribuent fortement à l’identité culturelle et à l’équilibre de ces territoires.

Pourtant, ces activités connaissent l’une et l’autre des difficultés et des contraintes de plus en plus fortes : limitation de la ressource et de l’effort en ce qui concerne les pêches ; disponibilité des sites, rentabilité, épizooties pour l’aquaculture ; concurrences des usages et internationalisation des marchés pour l’une comme pour l’autre. Face à ces nouveaux défis, replacer la pêche et l’aquaculture au cœur de l’aménagement des territoires est sans doute une condition sine qua none de leur survie et de leur développement. C’est aussi une chance pour ces territoires.

En ce début de 21ème siècle, il faut donc inventer de nouveaux modes de gestion des activités côtières et définir les outils qui doivent être mis en œuvre pour que la pêche et l’aquaculture prennent toute leur place dans une dynamique de développement durable des zones côtières.

En suscitant l’échange d’expériences et de points de vue, les Rencontres halieutiques de Rennes se donnent ainsi pour ambition de défricher des voies nouvelles pour que la pêche et l’aquaculture jouent pleinement leurs rôles dans la dynamique de ces territoires

Organisation

Les Rencontres seront organisées en quatre sessions, chacune introduite par un ou plusieurs exposés présentant la situation actuelle, cernant les problèmes rencontrés et traçant les perspectives possibles d'évolution. Il sera fait largement place à l'intervention de chacun, lors des débats des sessions animés par une personnalité et suivi par un rapporteur. Un espace "Tables Rondes" permettra des discussions en petits groupes sur des cas concrets ou certains aspects particuliers. La dernière session sera consacrée à la synthèse des débats.

Les rapports de la première journée seront édités et distribués à tous les participants de la deuxième journée. Les exposés introductifs, les synthèses des rapporteurs et un résumé des débats seront édités sous forme d'Actes des Rencontres, distribués aux participants qui en feront la demande et largement diffusés. Les résumés seront également disponibles sur le réseau Internet.

Pour plus de renseignements et inscription, cliquer Agrocampus

------ 16 septembre 2011 ------

Faire les yeux doux à des conchyliculteurs chinois englués dans le pétrole !

Une délégation de Charente-Maritime, deuxième département touristique de France, a séjourné quelques jours en Chine. Une mission de reconnaissance dans deux provinces au nord-est du pays : Jilin et Liaoning au nord de la mer de Bohai.

Aveuglée par le miroir aux alouettes du tourisme, la délégation charentaise, représentante du premier département halieutique français, est passée dans une région aquacole de toute première importance dans le monde avec la culture des algues (algoculture) et l'élevage de pétoncles (pectiniculture), sans probablement le remarquer !

« Nous ne voulions pas aller là où tout le monde va. Nous avons donc choisi cette région de tradition industrielle, la Ruhr chinoise », explique Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime dans un article de Sud-Ouest : Faire les yeux doux aux Chinois, ici et là-bas

En effet, personne ne va dans cette région chinoise très industrielle et surtout très polluée !

Depuis plusieurs années, pêcheurs et aquaculteurs de la mer de Bohai subissent de plein fouet l'industrialisation sauvage de la Chine. Placés en première ligne, ils n'échappent pas aux différentes vagues de pollution qui secouent la mer de Bohai. Ils vivent continuellement dans la hantise de marées polluantes. Tantôt noires, tantôt rouges, tantôt vertes, tantôt invisibles... Ces marées déciment les ressources halieutiques et elles anéantissent leurs champs de pétoncles, produites par dizaines de milliers de tonnes dans cette région reconnue comme la première zone de pectiniculture au monde.

Mortalité massive de pétoncles d'élevage (lanterne)

Une production aquacole d'un million de tonnes de pétoncle !

La Chine est le premier pays producteur de pectinidés toutes espèces confondues (pétoncle, coquille saint-jacques,…) avec une production annuelle voisine de 1 million de tonnes de Pétoncle du Japon "Patinopecten yessoensis" (France : environ 30.000 tonnes de coquilles saint-jacques "Pecten maximus"). La production chinoise a connu une augmentation importante d'environ 147.000 tonnes en 1990 à 916.000 tonnes en 1995 et à plus de 1 million de tonnes en 1997. La production entre 1998 et 2003 a montré une grande variabilité (de 629.000 à 960.000 tonnes), qui peut être liée à la disponibilité de naissains (captage naturel ou écloserie).

Au japon, deuxième producteur mondial, la production a montré une augmentation régulière dès 1970 jusqu'à atteindre 200.000 tonnes en 1992, après, le niveau a été dépassé avec des fluctuations annuelles. La production maximale de 272.000 tonnes a été atteinte en 2002.

La production de Pétoncle du Japon est principalement absorbée par le marché local des pays producteurs. La durée courte de conservation des pétoncles vivants fait que le produit réfrigéré est disponible uniquement près des sites d'élevage. Autrement, on trouve sur le marché des noix de pétoncle congelés.

Des quantités s'élevant à quelques milliers de tonnes sont exportées, notamment en tant que chaire congelée. Les USA et la France sont les principaux importateurs de ces produits. Pour plus d’informations sur l’élevage de Pétoncle du Japon : FAO

Article intégral, cliquer Ici

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Un ostréiculteur japonais en visite sur le Bassin (Sud Ouest)

Yo Takahashi a rencontré, hier matin, les responsables du Comité régional conchylicole d'Arcachon-Cap-Ferret. Il a présenté la culture de l'huître au Japon

Voilà un ostréiculteur qui vient de très loin. Il s'appelle Yo Takahashi, il porte un costume, il a noué autour de son col de chemise une cravate, et sur sa carte de visite, on peut lire « executive director ». C'est en fait un ostréiculteur de Myagi (dans le nord-est du japon) et il est cette semaine en France pour voir de ses yeux comment se pratique l'ostréiculture dans le bassin d'Arcachon.

Ce jeudi matin, avant de faire un tour sur les parcs, Yo Takahashi est donc entouré d'ostréiculteurs arcachonnais dans la grande salle de réunion du Comité régional conchylicole à Gujan-Mestras. Et il est assailli de questions.

Japon : pas de fermeture

Et voici pourquoi : depuis trois ans, les jeunes huîtres françaises sont systématiquement décimées par un herpès-virus et de nombreux responsables ostréicoles avaient noué des contacts au Japon pour réintroduire de nouvelles espèces qui résisteraient à ces mortalités, comme dans les années 70 avec l'introduction de la gigas.

Sauf que le séisme, le tsunami qui a suivi et l'explosion de la centrale nucléaire de Fukushima ont tout mis par terre. Yo Takahashi raconte que le tsunami a ravagé tous les parcs de la baie de Sendaï, située juste un peu plus au nord que la centrale nucléaire, là où se situe son exploitation. « Mais le naissain a été protégé, parce qu'il se développe dans une baie à l'abri. » Et malgré les canalisations éventrées, et les interrogations sur la contamination radioactive, jamais la consommation d'huîtres n'a été interdite au Japon ! Voilà qui peut surprendre ici où l'on fermait la vente dès qu'une souris mourait… « L'État assure qu'il n'y a pas de problème de radioactivité avec les huîtres, insiste Yo Takahashi. Le problème, c'est la rumeur publique qui fait de la mauvaise publicité. »

Un captage régulier....

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Perpignan : La pisciculture vandalisée (L’Indépendant)

297 femelles reproductrices ont été détruites.

C'est dans la nuit du vendredi 9 au samedi 10 septembre que l'alimentation en eau d'un bassin de la pisciculture de la Fédération de pêche et de protection du milieu aquatique, situé à Sahorre, a été, selon les responsables de la Fédération, volontairement coupée. Un acte de vandalisme qui aurait entraîné la chute du taux d'oxygène dans l'eau stagnante du bassin et provoqué l'asphyxie de l'essentiel de la population de truites. Seules deux fédérations de pêche élèvent des truites de souche méditerranéenne. Il s'agit ici de la souche Carança, truite autochtone des P.-O. d'une valeur patrimoniale remarquable. Un coup dur pour les pisciculteurs du département qui ont constaté au petit matin le fond du bassin recouvert de poissons morts ou agonisants. Si la remise en place du circuit a permis le sauvetage in extremis des survivantes, les pêcheurs déplorent la perte de 297 géniteurs femelles de truites Fario. Pour René Patau, président de la Fédération de pêche : "C'est du jamais vu. La destruction volontaire d'une grande partie des nouveaux géniteurs femelles de truites de souche Fario Carança est un acte inqualifiable. Il s'agit d'une perte pour la production équivalente à 200 000 oeufs et donc autant d'alevins, pour chacune des deux ou trois années à venir. C'est donc l'ensemble de nos 11 500 adhérents qui sont concernés par cette mauvaise nouvelle". Suite à cet acte de vandalisme la Fédération départementale a déposé plainte auprès de la gendarmerie de Prades.

------ 15 septembre 2011 ------

Chenal d’Arceau : Quand la vase monte (Sud Ouest)

Attaque frontale contre deux monuments de l'identité oléronnaise. La Société de protection des paysages leur reproche d'oublier la loi.

Jean-Marc Chailloleau écrira-t-il un conte de l'absurde inspiré des mésaventures du théâtre d'ardoises ?

Oléron, t'égares-tu ? Île Lumineuse, quel cap suis-tu pour laisser les tiens se battre sur ton sol ? Tous revendiquent leur identité insulaire. Rien ne devrait donc les opposer. Mais voilà que tout les sépare. Il est question de régler le droit d'usage du marais. Et c'est à l'autorité préfectorale qu'il appartient aujourd'hui de trancher le différend. Une enquête administrative a été déclenchée.

Sur cette scène tragique, ils sont trois protagonistes. Jean-Marc Chailloleau, l'« ostréiconteur » du chenal d'Arceau, commune de Dolus ; James Robert, l'ardent défenseur de la gastronomie du terroir, du Château-d'Oléron et la Société de protection des paysages et du patrimoine de l'île d'Oléron (SPPIO) qui, comme son nom l'indique, veille à ce que la ligne verte ne soit pas franchie.

Les premiers sont droits dans leurs bottes. L'association de protection, elle, est droite, pour ne pas dire rigide, sur l'application de la loi, toute la loi, rien que la loi. Et elle demande à Mme le Préfet de dire le droit à propos de l'implantation par Jean-Marc Chailloleau d'un (amphi) théâtre aux bancs dressés en pieux d'ardoises, ces capteurs de larves de naissain de l'ostréiculture de grand-papa. L'endroit est intime, au bord des claires qu'exploite le célèbre auteur du spectacle « La Vase monte », chenal d'Arceau. Il a creusé le marais, a fait un tas qu'il a laissé s'égoutter deux ans avant de l'étayer d'ardoises. La scène est ouverte au pied, entre marais, parterre de verveine citronnée, près de cabanes de dégustation de produits du terroir qui chantent le bonheur du bien vivre. Pour le stationnement ? Il y a les bosses du marais et un sens unique que l'équipe de bénévoles fait respecter les soirs de spectacle. Le théâtre d'ardoises peut ainsi accueillir jusqu'à 500 personnes. 14 dates l'été dernier. Quatre saisons pour se faire un nom.

L'idée de Jean-Marc Chailloleau a germé sur son marché parisien, là où il mesure plus qu'ailleurs le « décalage entre être ici et vivre là-bas ». Les huîtres et les autres gourmandises locales sont un prétexte pour toucher du doigt la notion de terroir. Lui qui, depuis 1998, conte à la face du monde le comique de situation du quotidien ostréicole, a poussé l'expérience jusqu'à suivre un stage pour décrocher la licence d'organisateur de spectacle. L'été venu, Jean-Marc Chailloleau ouvre la porte de son marais au public et « accessoirement, ajoute-t-il d'un trait d'humour qui le décrit, [je] fai [s] des huîtres. »

« Pas de précédent »

Pour accéder au Théâtre d’ardoises, cliquer Oléron

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Gujan-Mestras : Un président inquiet (Sud Ouest)

Gérard Guarrigue, président du syndicat ostréicole de La Teste-de-Buch, constate que le captage est médiocre dans le Bassin alors que, dans d'autres centres français, il est normal. Il s'interroge : « Devant cet état de fait, je suis en droit de me demander si une surpopulation de bateaux, notamment durant l'été, ne perturbe pas le milieu marin. Je pense que les nuisances causées par les bateaux à moteur ont un impact sur le développement des larves d'huîtres et empêchent une bonne maturité. »

Le président évoque la peinture antifouling qui est une peinture dite antisalissure destinée à empêcher les organismes aquatiques de se fixer sur la coque des navires.

« Je propose un moratoire : que, durant trois ans, on interdise l'utilisation de peinture antifouling. C'est une mesure simple qui permettrait de vérifier l'impact réel de l'antifouling et qui aurait une retombée médiatique sur le désir de protection de l'environnement, dont bénéficierait l'ensemble du monde économique du Bassin. Il faut que nos élus soient déterminés. »

Gérard Guarrigue est inquiet, car il vient d'être informé des conditions de subventions liées aux calamités. Le Fonds national de gestion des risques en agriculture contribue....

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Des parcs à huitres pour la culture de l'algue (Bretagne-innovation)

Les ostréiculteurs bretons vont cultiver des algues dans leurs parcs à huîtres. Cette diversification vise le développement de l'algoculture en Bretagne, explique Olivier Bourtourault, ingénieur en microbiologie et président de l’écloserie d'algues Aleor (basée à Lézardrieux - 6 salariés).

Le projet Breizh'Alg, soutenu par la Région Bretagne, vise à créer une filière «algue durable». Le développement des plantules d’algues nécessitant de l'espace, les parcs ostréicoles, en partie vidés par la mortalité des jeunes huîtres, représentent un champ de culture idéal.

Le revenu tiré des algues pourrait représenter 15 à 20% du CA dégagé par les huîtres, l'objectif étant d'atteindre 1000 hectares de cultures pour une récolte en 2015.

Saveol, le spécialiste brestois de la tomate, est également entré dans Breizh'Alg et a commencé des tests de cultures d'algues alimentaires sous serre, dans des bacs contenant de l'eau de mer reconstituée.

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La Teste-de-Buch : La première promotion de poissonniers (Sud Ouest)

Yves Herszfeld sera le parrain de la première promotion au CFA.

Quatorze personnes, âgées de 16 à 49 ans, de niveau quatrième à BTS, travaillant en poissonnerie ou en grande surface, ont fait leur entrée cette semaine au CFA de la Cobas à La Teste-de-Buch.

Ils font partie de la première promotion d'apprentis et stagiaires de CAP poissonnier, mis en place pour professionnaliser ce métier.

Selon le directeur, Vincent Coudert, cette première promotion est « représentative des profils de recrutement et des entreprises de la filière ».

Près de la moitié travaille dans des grandes surfaces. Sept sont extérieurs à la Gironde. Il y a même deux jeunes qui viennent d'une poissonnerie du bassin d'Arcachon.

« Nous souhaitons donner à cette formation une vraie connotation professionnelle avec une immersion dans la filière », expliquent le directeur et le directeur adjoint, Pascal Ganan, dans un courrier adressé à tous leurs interlocuteurs sur le bassin d'Arcachon.

Ils souhaitent ainsi que ces stagiaires puissent visiter la criée d'Arcachon, sortir en pêche, visiter la Maison de l'huître à Gujan-Mestras, des piscicultures, des ateliers filetage ou encore rencontrer des responsables des affaires maritimes, des services vétérinaires et d'autres administrations.

« L'aventure ne fait que commencer, c'est une première étape de lancement, nous continuons à travailler sur le développement de cette filière. »

Suite de la revue de presse, cliquer Ici

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Revue de presse : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture....

Année 2011 :
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Année 2010 (cliquer sur la date)Année 2009

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