mardi 1 novembre 2011

Revue presse 2011 (6) : Conchyliculture, aquaculture, pisciculture,...


Mortalité des huîtres 2011 : Huître, victime de la crise écologique !

Comment les choisir : Huîtres. Le grand rush de fin d'année !

En soutien aux ostréiculteurs de la ria d'Etel, vous pouvez commander vos huîtres aux membres de l'association Ostréiculteurs Traditionnels dont les chantiers et parcs sont dans la rivière d'Etel, cliquer Locoal-Mendon / Belz

A partir du 1 janvier 2012, la revue de presse se poursuit Ici

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Le 31 décembre 2011

Ria d'Etel : pas de pollution générale (France 3 Bretagne)

Après analyses, la préfecture a décidé d'augmenter la zone de commercialisation autorisée pour les huîtres.

Ria d'Etel: les indemnisations suffiront-elles? Voir cette vidéo

Vendredi 16 décembre, après l'échouement du TK Bremen et la fuite d'hydrocarbures de son réservoir, la préfecture du Morbihan avait décidé par précaution d'interdire la commercialisation des huîtres d'une partie de la Ria d'Etel. Les chantiers ostréicoles ne peuvent commercialiser que les huîtres qu'ils ont récoltées avant le tempête. Ce jeudi, la préfecture a communiqué sur les résultats des analyses pratiquées, des résultats plutôt encourageants. Elles démontrent en effet "non seulement l'absence de pollution générale dans la Ria d'Etel, mais aussi l'amélioration continue de la qualité de ces coquillages ".

"Cette amélioration se poursuit, et permet aujourd'hui d'augmenter encore la zone où la commercialisation est autorisée. C'est pourquoi les huîtres situées entre Saint-Cado et Pont-Lorois peuvent désormais être consommées sans risque", indique le communiqué de la préfecture.

Pour les autres coquillages, l'interdiction de commercialisation est maintenue dans l'ensemble de la rivière en attendant des analyses supplémentaires.

Des indemnisations jugées insuffisantes

Mardi, l'assureur a fait savoir qu'un fonds d'indemnisation sertait mis à disposition des victimes de l'échouement du TK Bremen. Professionnels, collectivités locales et particuliers pourront déposer un dossier. Ce fonds sera plafonné à 2,5 millions d'euros, insuffisant

Ria d'Etel : les indemnisations suffiront-elles ?

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TK Bremen. La qualitédes huîtres s'améliore (Le Télégramme)

La préfecture du Morbihan a annoncé, hier, que la qualité des huîtres provenant de la ria d'Etel et touchées par la pollution du TKBremen, s'était améliorée. La zone de commercialisation va être étendue.

La qualité des huîtres de la ria d'Etel concernées par un arrêté d'interdiction de commercialisation après l'échouement du cargo TK Bremen, s'est encore améliorée....

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Interdiction maintenue pour les autres coquillages

En ce qui concerne les autres coquillages, fouisseurs principalement (NDLR: coques, couteaux, etc.), l'interdiction de commercialisation dans l'ensemble de la rivière est maintenue jusqu'à ce que de nouveaux résultats attestent de leur parfaite qualité. De nouvelles analyses ont été pratiquées hier et les résultats seront connus en début de semaine prochaine. «C'est dramatique pour les cinq qui ont été fermés pendant les fêtes. Heureusement, dans la ria d'Etel, c'est un syndicat (ostréicole) très solidaire et ils se sont prêté des huîtres (...). De toute façon, on tient à être certains de la qualité des huîtres mises sur le marché, car on pense à l'avenir (de la filière ostréicole) et pas à l'immédiat», a déclaré Hervé Jenot, président des ostréiculteurs de Bretagne Sud. Les fêtes représentent, selon les cas, entre «30 et 90%» du chiffre d'affaires des entreprises ostréicoles, avait affirmé Jean-Noël Yvon, vice-président du syndicat des ostréiculteurs de la ria d'Etel. Les ostréiculteurs concernés ont rencontré cette semaine un représentant de l'assureur de l'armateur turc, pour discuter des modalités d'une indemnisation.....

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Hausse des prix, production incertaine : les ostréiculteurs jouent les funambules (Sud Ouest)

Le cours de l'huître flambe et le rendement n'est pas toujours au rendez-vous. À Marennes-Oléron, des ostréiculteurs prennent quand même le risque de s'installer

Ce jour-là, un violent coup de vent de sud-ouest jette ses grains à l'assaut du viaduc de l'île d'Oléron. Au pied de la première travée, la petite cabane ostréicole s'accroche à la pointe continentale de Sinche, commune de Bourcefranc. À l'intérieur, trois hommes trient les huîtres des fêtes. Mathieu Legendre observe par d'étroites fenêtres le déchaînement des éléments. Il sait pourquoi il a quitté son 20e arrondissement parisien, après des études universitaires en biologie marine. « Pour ça ! », semble dire son regard perdu dans la tempête. Depuis son installation en juillet 2010, le jeune exploitant de 33 ans s'est endetté pour sept ans.

80 % de mortalité

Osé ? Risqué ? Voire inconscient ? Depuis quatre ans, les ostréiculteurs subissent jusqu'à 80 % de mortalité sur les huîtres de 1 an. Le produit est plus rare, donc plus cher. Dans l'entreprise, les équilibres d'exploitation sont plus instables.

« Si j'ai pu m'installer, c'est parce que le vendeur, Jean-Michel Delavoie, n'a pas été trop gourmand. »....

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Avec le manque d'huîtres, les transactions entre professionnels, d'éleveurs à expéditeurs, ont connu une flambée des cours.

En bout de chaîne, la hausse se répercute aujourd'hui sur le client. Les huîtres, qui se négociaient à 2,10 € le kilo entre professionnels lorsque Mathieu a monté son dossier d'installation, frôlent les 4 euros aujourd'hui. Mais la hausse qu'il s'autorise à répercuter sur sa clientèle des marchés de Montguyon, en Charente-Maritime, et de Coutras, en Gironde, a ses limites.

Mathieu Legendre y mesure l'incapacité du consommateur à encaisser la hausse au-delà d'un certain palier. « J'y vends 5 euros la douzaine de spéciales n° 3. Mais je n'irai pas plus haut sur un marché rural, ça ne passerait pas. À Angers, un collègue est à 6,50 €. »...

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Pas de filet de sécurité

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« Mobilisé et réactif ! »

« Pour s'en sortir, il faut être très mobilisé et réactif ! », considère Christelle Werkhoven. Avec Nicolas, son mari d'origine néerlandaise, elle a repris l'entreprise familiale. C'est l'établissement que François Fonteneau, qui reste très présent, a monté à Dolus-d'Oléron. Leur projet, ces trentenaires l'ont mûri durant sept ans, renonçant aux belles situations professionnelles qu'ils avaient embrassées jusqu'alors, loin de la filière ostréicole.....

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Huitres : sur le marché, les prix s'envolent (Sud Ouest)

Des ostréiculteurs appellent à la modération face à la flambée des prix.

Laurent Chiron énonce une crainte : « Il ne faudrait pas que l'on perde définitivement le consommateur ! » Peut-on imaginer en période de fêtes, cette fenêtre de l'embellie commerciale ostréicole, qu'un exploitant rumine pareille inquiétude ?

Producteur et expéditeur à L'Éguille-sur-Seudre, en plein cœur de l'appellation Marennes-Oléron, Laurent Chiron écoule 60 % de sa production annuelle entre le 15 et le 31 décembre. Et ce qui le préoccupe cette année avec une intensité sans précédent, c'est bien la hausse - pour ne pas dire la flambée - du prix de l'huître.

Il la mesure avec précision sur les paliers du négoce entre producteurs. Mais surtout, il la pointe sur les étals, que ce soit ceux de la grande distribution, ceux des débouchés traditionnels dans les poissonneries et chez les écaillers, ou la vente directe sur les marchés. « Entre 2004 et 2006, un kilo d'huîtres se vendait en moyenne 5,90 €. Cette année, c'est 8,50 €. »

Les ostréiculteurs sont au cœur d'un dilemme que résume le président du groupement qualité Marennes-Oléron, Jean-Pierre Suire : « Nous augmentons nos prix et nos client font la grimace. Mais, si nous ne le faisons pas, nos entreprises vont disparaître. »

Dans ces conditions, le gourmand qui ne gagne qu'un smic et se rabat sur des crevettes est-il d'accord avec le producteur marennais qui estime que l'huître est davantage « un plat plaisir associé à la fête » qu'un mets de luxe ? Le bilan des fêtes devrait en effet confirmer une baisse des ventes de 13 à 20 %, que ne saurait expliquer à elle seule la baisse de production résultant des surmortalités des jeunes huîtres.

La crise de production ostréicole et la crise économique unissent leurs effets pour perturber le marché de l'huître. « Les portefeuilles sont en berne », affirme Jean-Pierre Suire sans crainte du démenti.

Pas de spectre de la pénurie

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Vendée : Une huître à l'ancienne (France 3 Pays de la Loire)

Par Christophe Amouriaux avec Daniel Verfaillie, ostréiculteur....

Une huître "Brune de casiers" de l'estuaire du Payré à Talmont-Saint-Hilaire (Vendée). C'est une espèce d'huîtres unique en France : la "Brune de casiers" produite comme il y a 100 ans.

Elles sont élevées uniquement dans l'estuaire du Payré en Vendée sur la commune de Talmont St Hilaire. Une petite production à l'ancienne, seulement 30 tonnes par an, très recherchée par les connaisseurs. Une idée peut-être pour un réveillon du Nouvel An ou pour une autre occasion de repas de fête.

Vendée : Une huître à l'ancienne Voir cette vidéo

La "Brune de casiers" est produite comme il y a 100 ans et elle est soutenue aujourd'hui par l'Union européenne. Une huître plus bio que bio qui coûte un petit euro de plus qu'une huître classique.

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Narbonne. Pénurie l'an prochain ? (L’Indépendant)

Une chose est sûre : pour profiter de la qualité des huîtres du littoral audois, il vaut mieux les déguster ce soir, lors du réveillon. Pour le passage à l'an 2013, il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde…

Cette année encore, les producteurs ostréicoles audois auront pu fournir les clients de manière satisfaisante, malgré une mortalité en hausse d'année en année. En sera-t-il de même pour les fêtes 2012 ? Aucune certitude. "Nous avons constaté une période de mortalité plus longue que d'habitude, relève Ange Gras, président des ostréiculteurs leucatois. A l'arrivée, les pertes sont considérables. Nous avons perdu entre 60 et 80 % de ce qui devait constituer notre production future".

La mortalité anormale que l'on déplore depuis 2008 sur tout le littoral français a entraîné des changements d'habitude chez les éleveurs. "Avant on se fournissait en naissains uniquement à Bouzigues, relate Christian Lados, de la Perle gruissanaise. Maintenant, nous les faisons venir d'un peu partout en France"

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Le 30 décembre 2011

Le réveillon fait les frais du réchauffement climatique (Le Monde)

Le Monde aurait pu ajouter l’huître avec les surmortalités qui s’étendent même en période hivernale (comme en Corse)

Le réveillon, nouvelle victime du réchauffement climatique ? Les produits traditionnellement présents sur la table des réveillons se raréfient et leurs prix augmentent en conséquence. Ainsi de la truffe. Le diamant noir de notre patrimoine gastronomique est en danger. "La truffe, très sensible à l'eau, est un peu un marqueur des changements climatiques", explique le président de la Fédération française de la truffe, Jean-Charles Savignac.

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Rayon poissons, fruits de mer et coquillages, le changement climatique contribue à fragiliser certaines espèces. "La dégradation des habitats et des lieux de ponte explique la diminution de la pêche des saumons depuis trente à quarante ans", avance Denez L'Hostis, de l'association France Nature Environnement (FNE). La hausse des températures modifie le calendrier et les lieux de ponte ou encore la nourriture des alevins.

La prolifération d'algues toxiques atteint les coquilles Saint-Jacques mais épargnerait la noix et le corail. Le tableau est sombre, même si, explique l'ingénieur breton, les stocks de homards ou de langoustines sont en bon état. La migration des espèces pour s'adapter à la nouvelle donne thermique dessine une nouvelle géographie des ressources.

Bilan carbone du réveillon

"Dans le golfe de Gascogne, la température de l'océan a augmenté de plus de 1,5 degré au cours des vingt-cinq dernières années, entraînant une migration des espèces vers le nord tout en modifiant l'abondance des populations", constate Marion Le Foll, de l'institut Ifremer.

Les réveillons de Noël ou de la Saint-Sylvestre deviennent eux-mêmes facteurs du réchauffement de la planète.

Pierre Ozer, chargé de recherche au département des sciences et gestion de l'environnement de l'Université de Liège (Belgique), a calculé le bilan carbone d'un réveillon pour huit personnes avec des produits traditionnels, provenant des quatre coins du monde, tels que proposés par les publicités des supermarchés : 209 000 km parcourus pour 41,3 kg de CO2. Est-ce bien raisonnable ? s'interroge-t-il.

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Polydora : Histoire d'Huîtres... (Grelinette et Cassolettes)

Drôle d'histoire... En ouvrant des huîtres d'une pourtant bonne provenance très connue, nous sommes tombés sur de petits vers rouges très vigoureux.

A peine eu le temps de les prendre en photo (ils n'ont pas posé) qu'ils s'échappaient et se fondaient comme par mimétisme dans les volutes de la coquille... J'ai appelé un ostréiculteur qui me dit qu'il s'agit de "polydora". Ce serait un parasite, sans danger pour le consommateur.

Mais lorsqu'on ouvre des huîtres dans la perspective de se régaler et de faire plaisir à ses invités, ce genre d'aventure donne envie de zapper ce plat et de passer directement à l'étape suivante.

J'ai voulu en savoir davantage et j'ai appelé le service qualité de la Section Régionale de la Conchyculture. Le spécialiste m'a tout d'abord rassurée : ces vers ne sont en rien dangereux pour l'homme. En revanche lorsque les ostréiculteurs les rencontrent dans leur production (plutôt sur les huîtres bretonnes ou normandes),....

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Languedoc-Roussillon L’huître pourrait se faire rare sur les tables du réveillon (Midi Libre)

On appréhendait qu’elle ne soit pas au rendez-vous. Elle a pourtant tenu sa promesse. À Noël, l’huître a été la reine de la table. À la Saint-Sylvestre, elle pourrait manquer dans les assiettes. Le coquillage s’est bien vendu. De quoi donner du baume au cœur à la profession malmenée. "On ne peut pas dire que notre chiffre d’affaires a baissé si on le compare avec celui de l’année précédente, observe Samuel Balmefrezol, ostréiculteur sur l’étang de Thau, à Bouzigues. Peut-être parce que nous sommes en vente directe, sur de petites quantités. Les gros producteurs ont dû plus ressentir les effets de la réduction des tonnages."

La quantité non, la qualité oui

En effet, si cette saison offre un produit de qualité, pas trop iodé car il a beaucoup plu début décembre, très charnu avec un petit goût de noisette, elle ne se conjugue pourtant pas avec abondance. La production d’huîtres en Languedoc- Roussillon atteint les 8 000 tonnes, contre 14.000 habituellement. La faute à la mortalité des jeunes mollusques constatée sur notre littoral héraultais et audois, qui représente un dixième de la production du parc tricolore.

Mais toutes les côtes françaises sont touchées. Les pertes constituent 60 à 80 % de la récolte selon les lots. Les naissains sont décimés par un virus virulent depuis 2008. La profession, elle, trinque. Accuse le coup plus ou moins bien, déjà déstabilisée par le passé. L’État a débloqué 85 M€ pour les exercices 2010 et 2011. Le chiffrage pour 2012 n’a pas encore été arrêté. "D’année en année, on ne sait ce qui nous attend. On ne peut pas prévoir. C’est difficile. Un peu comme pour la vigne, comme toutes les productions soumises aux aléas en fait", remarque Francis Balmefrezol, le père de Samuel, qui possède six parcs sur Bouzigues et produit en moyenne quinze tonnes d’huîtres.

À force, les stocks peinent à se renouveler

"On risque de se retrouver dans une situation de pénurie à la fin de cette année, après avoir bien vendu pour Noël, analyse Philippe Ortin, le président de la section régionale de la conchyliculture de la Méditerranée. Les plus gros éleveurs vont en faire les frais. Ils ne pourront pas satisfaire tous leurs marchés et la grande distribution. Il leur faut faire l’impasse sur ce secteur marchand."

Quant au prix, forcément, face au contexte, il est en hausse. "On a de la demande, peu d’offre et les pertes font que les coûts de production ont augmenté", explique l’ostréiculteur Samuel Balmefrezol. En moyenne, le kilo des huîtres de Thau et de Leucate s’élève à 5-6 €. Plus accessibles que les Marennes d’Oléron et celles du bassin d’Arcachon dont le prix au kilo varie entre 7 et 10 €.

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Une quinzaine de plaintes pour vol (Midi Libre)

L’huître est devenue une denrée très convoitée. Depuis le début de cette année, une quinzaine de vols ont été recensés sur le bassin de Thau qui concentre 580 ostréiculteurs.

Ce qui représente un total de 5 tonnes, loin des quantités dérobées dans le secteur de Marennes-Oléron en Charente-Maritime. En effet, 40 tonnes ont été subtilisées depuis janvier. Gendarmerie et police surveillent de près les parcs. Six cavaliers et autant de chevaux de la Garde républicaine ont renforcé le dispositif de surveillance des entreprises conchylicoles de la Manche.

Un couple des Pays de la Loire n’a pas hésité, dernièrement, à parcourir 100 km pour voler des huîtres sur le parc conchylicole de Bricqueville-sur-Mer, toujours dans la Manche. Interpellé, il a dû rendre les 25 kg subtilisés et est convoqué devant le tribunal correctionnel. À Leucate, dans l’Aude, où quelque 28 familles d’ostréiculteurs vivent de la culture du mollusque, aucun vol n’est à déplorer.

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Huîtres sous haute surveillance sur le littoral (France 3 Pays de la Loire)

Les patrouillent veillent jour et nuit sur un produit qui se fait rare et donc plus cher

Avec des prix qui varient et plutôt à la hausse, les huîtres sont un produit à surveiller pour les fêtes

Des prix qui surprennent, allant du simple au double pour les huîtres... A cela une raison majeure, la maladie des naissains, les jeunes huitres, c'est parfois 80 % de la population qui est décimée... Alors ce qui est rare, devient cher...

Des parcs à huîtres sous surveillance Voir cette vidéo

Conséquence, il faut faire attention à ce produit recherché.

Sur la côte, les patrouilles veillent... A Pen bé en Loire-Atlantique

Des parcs à huîtres sous surveillance

Avec la rareté du produit, il faut y faire attention surtout en ces périodes de fêtes... Des patrouilles sillonnent les parcs à huîtres pour dissuader les voleurs...

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Cargo échoué. Huîtres de la Ria d'Etel : augmentation de la zone de commercialisation (Le Télégramme)

Les dernières analyses pratiquées dans la Ria d'Etel permettent de réduire la zone d'interdiction de commercialisation des huîtres prise par un arrêté après l'échouement du cargo TK Bremen, indique ce jeudi la préfecture du Morbihan. Les huîtres situées entre Saint-Cado et Pont-Lorois peuvent désormais être consommées sans risque.

Dès le vendredi 16 décembre, à la suite de l'échouement du TK Bremen, les autorités ont, par précaution, interdit la commercialisation des huîtres d'une partie de la Ria d'Etel. Les résultats des nombreuses analyses pratiquées depuis cette date ont tous démontré non seulement l'absence de pollution générale dans la Ria d'Etel, mais aussi l'amélioration continue de la qualité de ces coquillages.....

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Tréguier : La nuit, les gendarmes maritimes surveillent les parcs à huîtres (Ouest France)

Une opération de surveillance des parcs à huîtres a été conduite dans la nuit de jeudi à vendredi par une patrouille de la brigade de surveillance du littoral (BSL) basée à Brest. De La Roche-Jaune, en Plouguiel, à Plougrescant, en passant par Lézardrieux, Pleubian, Lanmodez, le maréchal des logis chef Lionel Le Liannec et le gendarme Christian Rodet, assistés par le gendarme adjoint Thomas Avogaro, n'ont constaté « aucune infraction, mais ont relevé l'identité de deux véhicules garés sur des parcs. Plusieurs contacts ont été pris avec des ostréiculteurs en cette période de forte activité sur les parcs », déclare vendredi matin, l'adjudant-chef Petit, chef du BSL. Il apporte son concours et son expérience tout au long de l'année aux brigades littorales des Côtes-d'Armor et du Morbihan, mais surtout dans le Finistère.

« Certains se trompent de parcs... »

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Pour plus d'informations, cliquer BAC Pro Productions Aquacoles Section Européenne

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Le 29 décembre 2011

Derniers jours pour signaler des mortalités anormales de coquillages (huîtres, moules)

Pour rappel, l’article R. 223-4-1 du code rural et de la pêche maritime prévoit que « tout propriétaire, toute personne ayant, à quelque titre que ce soit, la charge des soins ou la garde d’animaux d’aquaculture [...] qui constate une hausse de mortalité [...] est tenu d’en faire la déclaration immédiate au préfet et au vétérinaire chargé du suivi de ces animaux" (représentés par la DDTM-DML)…

Avoir transmis des fiches de déclaration de mortalité pourra également être exigé dans le cadre d’éventuels dispositifs d’aides.

Ainsi, pour la mesure d’aides 2011 (remplaçant les calamités agricoles des années précédentes), vous devez transmettre vos fiches de mortalité avant le 31 décembre 2011 pour y avoir accès.

Pour plus d’informations : DML

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Tartare d'huîtres de Saint-Vaast et son écume de mer (journaldemontreuil)

Pour des fêtes toutes en paillettes, Christian Germain, Chef du Château de Montreuil, habille l'huître d'une robe de soirée à faire pâlir toutes ses copines au menu.

..Saveurs révélées, réconciliation avec l'huître plus qu'amorcée : c'est un feu d'artifice en bouche!

- Ouvrir 15 huîtres, pochez-les 2 minutes puis les refroidir.

Ensuite, hachez-les et ajoutez les condiments et la ciboulette, rectifiez et réservez.

Réalisez ensuite la crème : suer le poireau et les champignons sans coloration.

Déglacez avec le vin blanc.

Ajoutez la crème et la sauge puis laisser cuire 10 minutes.

Ouvrir les cinq huîtres restantes et ajoutez-les à cette préparation avec leur jus, laissez pocher 2 minutes, mixez et chinoisez.

Rectifiez l'assaisonnement à votre goût et mettre en syphon, réservez au froid.

Dressage : Montez le tartare dans un cercle, puis l'espuma d'huîtres.

Finir la décoration avec une feuille d'huître.

On peut également ajouter par-dessus, pour la déco ou pour le plaisir, une huître pochée ou du caviar !

Avec ce type de plat, le Chef recommande de dîner au champagne ou de miser sur un vin blanc qu'on allie traditionnellement aux huîtres, comme un Sauvignon*.

*L'abus d'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.

pour 4 personnes Tartare d'huîtres 20 très grosses huîtres normandes (St Vaast) + 4 pour la déco 1 échalote ciselée 1 c. à s. de câpres hachées 1 c. à s. de cornichons en brunoise Le jus d'un citron, huile d'olive, piment d'Espelette, 1 botte de ciboulette ciselée 1 c. à s. de sauce soja 4 feuilles d'huître Crème d'huîtres 5 huîtres oe litre de crème liquide 1 blanc de poireau Parure de champignons de Paris 6 feuilles de sauge 1dl de vin blanc...

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Coquilles saint-Jacques ou huîtres ? Faites votre choix ! (Manche Libre)

Les huîtres, tout comme les coquilles Saint Jacques, feront honneur à votre table de réveillon. Mais pour apprécier leur saveur certaines précautions sont utiles.

Que vous mettiez sur votre table de réveillon des coquilles saint-Jacques ou des huîtres, sachez les apprécier au mieux.

Cette année, vous avez décidé de donner une saveur iodée à votre réveillon de la Saint-Sylvestre. La région s’y prête, mais il ne faut pas pour autant compromettre cet avantage par quelques maladresses dans la préparation. D’où l’importance de réussir l’entrée afin de mettre vos convives d’emblée dans de bonnes dispositions. Coquille saint-Jacques ou huîtres ? Classique, ce choix ne doit pas moins respecter, quelle que soit votre décision, des principes culinaires simples.

“L’huître doit être chaude et non pas cuite’’

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Les huîtres de nouveau décimées par l'herpès (Le Figaro)

Cela n'affecte en rien leur comestibilité mais met en péril la filière ostréicole française.

Ce n'est pas parce que, pour la quatrième année consécutive, les «bébés» huîtres creuses ont été décimés à près de 70 % cet été que les survivantes ne sont pas bonnes à la consommation, loin de là. Car le virus, proche de celui de l'herpès, qui affecte les embryons de ces mollusques marins ne présente aucun danger pour la santé de l'homme.

Il y a essentiellement deux systèmes de reproduction des huîtres, soit naturel, soit à partir d'une fécondation en laboratoire, puis une première «pousse» dans une écloserie-nurserie avant que ces naissains ne soient vendus aux ostréiculteurs, qui vont les chouchouter pendant trois ans avant de pouvoir les commercialiser.

Depuis 2008, un virus fait d'importants dégâts sur les larves d'huîtres. «Pourtant, ce virus et les huîtres se connaissent depuis 400 millions d'années. C'est un vieux couple, explique Tristan Renault, responsable dulaboratoire génétique et pathologie à la station Ifremer de La Tremblade (Charente-Maritime).

Pourquoi les choses se sont-elles gâtées? Nous n'avons encore que des hypothèses. On sait que ce virus n'est pas une modification d'un ancien virus. Mais il a peut-être été introduit en provenance d'autres régions du monde ; ou bien il était préexistant mais discret, et pour une raison qui pourrait être environnementale, est devenu prééminent.»

Quatrième épisode de grave surmortalité

La lutte contre la dissémination et la contagion de ce virus herpétique est particulièrement difficile. «Il est évidemment impossible de vacciner des invertébrés,rappelle Tristan Renault.S'il y avait des traitements, ils seraient très difficiles à mettre en œuvre en mer. Il ne reste pour l'instant que l'emploi de mesures prophylactiques. Par exemple, ne pas faire de transfert de naissains de zones contaminées vers des zones indemnes. Nous travaillons également sur une sélection génétique des huîtres les plus résistantes, mais cela ne fait que commencer.»

Pour les ostréiculteurs, la pilule est dure à avaler. «Avec ce quatrième épisode de grave surmortalité, c'est un tiers des entreprises de la filière qui est au bord du gouffre, affirme Renan Henry, président du Comité de survie de l'ostréiculture, également ostréiculteur à Saint-Philibert, près de La Trinité-sur-mer (Morbihan). Nous pensons que l'Ifremer se trompe en faisant porter le chapeau au seul virus de l'herpès. Ainsi, beaucoup pensent que le système des écloseries, 30 à 40 % des huîtres aujourd'hui, a conduit à une dégénérescence de l'espèce.»....

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La Vendée où Ifremer tient une grande place dans la vie ostréicole, les tarifs seraient fixés par l’organisme de recherche !!!

Noirmoutier/Bouin : La filière ostréicole entre deux eaux (Ouest France)

Marie et Benjamin Palin, ostréiculteurs à Noirmoutier-en-l'Île

Sur le marché de Saint-Gilles, les professionnels de l'huître gardent le sourire malgré la crise qui touche le secteur.

Mortalité inégale

« Du point de vue de la mortalité, ça va mieux, confie Anita, revendeur d'huîtres de Bouin. Nous avons réduit les expéditions d'huîtres pour les comités d'entreprise afin de préserver localement nos stocks pour les Fêtes. » À quelques jours de Noël, trois entreprises vendéennes proposent leurs huîtres sur le marché. Malgré le tapage médiatique récent autour du virus qui touche la filière ostréicole, les ventes ne se portent pas trop mal.

« Je crois que les gens ont compris cette histoire de mortalité. En ce qui nous concerne, elle a diminué cette année et est de 10 à 15 %. Mais on ne connaît pas la raison de cette diminution car les ostréiculteurs du parc voisin ont perdu 90 % de leurs naissains, explique Dany Francheteau, ostréicultrice à Bouin.

Prix en hausse mais modérés

« Les consommateurs ont aussi compris que l'huître se vend moins cher sur les marchés qu'en grandes surfaces car il y a moins d'intermédiaires », poursuit Dany. Les professionnels ne cachent cependant pas une hausse sensible due à la raréfaction du produit. « On trouve que ça fait cher, même si les huîtres vendéennes sont moins chères que les autres productions françaises », avoue Anita.

Imposés par l'Ifremer, les tarifs du vrac sont ajustés pour la vente au détail. Avec des prix variant entre 4,90 et 6 € le kilo, les huîtres s'inviteront tout de même sur les tables de réveillon. « En ce qui concerne les commandes pour Noël, ça va ! Et puis les gens s'y prennent toujours tard pour leurs achats de nourriture, assure Marie Palin, ostréicultrice à Noirmoutier. Mais la crise de la profession se ressent particulièrement dans les tarifs. D'autant que les gens comparent les prix à ceux d'il y a vingt ans... »

Avenir en suspens

« Il y en aura assez cette année ? », s'interroge une cliente. « On passe les fêtes et on fera le point au mois de janvier », lui répond tout sourire Benjamin Palin....

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Tréguier : La nuit, les gendarmes maritimes surveillent les parcs à huîtres (Ouest France)

Une opération de surveillance des parcs à huîtres a été conduite dans la nuit de jeudi à vendredi par une patrouille de la brigade de surveillance du littoral (BSL) basée à Brest. De La Roche-Jaune, en Plouguiel, à Plougrescant, en passant par Lézardrieux, Pleubian, Lanmodez, le maréchal des logis chef Lionel Le Liannec et le gendarme Christian Rodet, assistés par le gendarme adjoint Thomas Avogaro, n'ont constaté « aucune infraction, mais ont relevé l'identité de deux véhicules garés sur des parcs. Plusieurs contacts ont été pris avec des ostréiculteurs en cette période de forte activité sur les parcs », déclare vendredi matin, l'adjudant-chef Petit, chef du BSL. Il apporte son concours et son expérience tout au long de l'année aux brigades littorales des Côtes-d'Armor et du Morbihan, mais surtout dans le Finistère.

« Certains se trompent de parcs... »

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Frédéric Voisin : pionnier de l'ostréiculture bio (Phare de Ré)

Frédéric Voisin est ostréiculteur à Loix. Il est aussi éleveur de palourdes, de crevettes impériales et producteur de salicorne. Il vient d'obtenir ses certifications bio pour les quatre produits qu'il commercialise. Il nous raconte le sens de sa démarche, une démarche qui va bientôt “faire des petits” chez les producteurs d'huîtres de Charente-Maritime et d'ailleurs.

Pour Frédéric Voisin, avoir obtenu avant les fêtes de fin d’année, et après trois longues années de conversion, les certifications bio pour ses quatre produits, et notamment pour ses huîtres, est l’aboutissement d’une longue démarche qualité entamée bien avant. C’est aussi le fruit de lourds investissements pour l’installation de ses claires (1) et de procédés de travail longs et exigeants. Il n’hésite pas, d’ailleurs, à dire que ses huîtres sont “en thalasso permanente”. Il leur a même installé un “jacuzzi”. Entretien.

Le Phare de Ré : Quelles sont les principales contraintes du cahier des charges pour obtenir la certification “huîtres bio” ?

Frédéric Voisin : Le fait que mon établissement soit situé en zone très protégée a beaucoup compté. Ma cabane est installée à Loix, non loin du Grouin. Mes parcs en mer sont situés sur 3 hectares en mer et 4 hectares en marais dans la fosse de Loix et dans le Fier d’Ars. Mes huîtres y grossissent en moyenne deux ans avant de terminer leur croissance ou leur affinage en claire. Mes choix d’aménagement, dès mon installation en 2002, ont permis d’obtenir un outil cohérent et compatible avec une démarche qualité intégrant déjà un cahier des charges environnemental.

Cet engagement, dans une démarche bio de l’Union européenne pour une production associée d’huîtres, palourdes, crevettes impériales, salicorne, a nécessité la signature d’un contrat de contrôle et de certification. La délivrance de ma licence et celle de mon certificat annuel sont intervenues après l’habilitation par un organisme certificateur. C’est une démarche longue et précise. J’ai signé mon plan de contrôle début 2009 et obtenu mes certificats fin 2011. La constitution d’un plan de gestion durable est une partie du processus de certification bio. On y trouve notamment une étude d’impact de l’élevage des crevettes impériales et leur interaction bénéfique sur la production d’huîtres et de palourdes en claire. Le fait de mêler ces différentes productions permet d’optimiser l’écosystème des claires et de produire en extensif.

Qu’est-ce qui vous a incité à entamer cette démarche ?

Ma culture familiale a été très déterminante dans mes choix professionnels, notamment le contact de mon arrière-grand-père, Léopold Gourmel, de Sainte-Marie-de-Ré. Attiré très jeune par la biologie et l’écologie, la production de qualité nécessite de la passion et de l’acharnement. J’aurais choisi une autre voie si mes motivations étaient purement financières.

Quel est l’organisme de certification qui vient vérifier la mise en application pour la conversion et quel est le processus ?

Quelle est la différence entre une huître diploïde et une triploïde ?

Est-ce que cette certification bio se répercute sur les prix du ­produit ?

Il a déjà fallu répercuter les coûts liés aux mortalités des naissains. Aussi est-il difficile de répercuter le surcoût d’une démarche de certification qui, d’ailleurs, n’est pas facile à quantifier.

Mes fines de claire bio et non bio sont à 6,80 €/kg. Mes spéciales de claire “pousses” bio et non bio sont à 9,50 €/kg Les crevettes bio sont plus chères à produire que les crevettes non bio. Je les vends 35 €/kg mais, en revanche, la chair est plus ferme et nourrissante. Idem pour la salicorne bio (12 €/ kg en frais) qu’il ne faut pas confondre avec la salicorne ligneuse et amère de cueillette sauvage.

Pourquoi pensez-vous que produire une huître bio est une démarche importante ?

Mes produits ne sont pas indispensables, on ne les achète que pour se faire plaisir, d’où la recherche de la qualité et le souci de préserver la ­santé…  

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Etang de Thau : Des parcs à votre assiette, la longue route des huîtres (Midi Libre)

Des tables conchylicoles de l’étang à votre assiette, par quoi passent les huîtres de Thau ? Depuis combien de temps sont-elles sorties de l’eau quand vous les présentez à vos convives ? Quelles garanties avez-vous qu’elles soient passées en bassins de purification ? Bref, à quoi sont actuellement occupés les ostréiculteurs de Thau, à un peu plus de trois semaines des fêtes de fin d’année.

1 Étang.

Jusqu’en 2004, un classement en catégorie A était accordé a priori à la lagune de Thau. À savoir que l’on estimait (ce qui est encore vrai 90 % du temps d’ailleurs) que les huîtres qui y sont élevées présentent moins de 230 E-coli (une bactérie) pour 100 grammes de chair. Deux ans après le classement en B alors décidé par le préfet Idrac, portant le seuil admissible avant “fermeture” à 4 600 E-coli, un protocole de purification était défini avec les ostréiculteurs, permettant de garantir la qualité du produit tout au long de l’année mais aussi de maintenir la commercialisation, dans un cadre très strict (ci-dessous), en cas de fermeture.

2 Travail.

Les huîtres qui grandissent dans les parcs ne passent pas directement des cordes sur lesquelles elles sont collées aux caissettes de votre détaillant, puis à votre assiette. Les producteurs prélèvent en fait régulièrement de 300 kg à une tonne de coquillages sur cordes, qu’ils transfèrent vers les mas (leurs ateliers).

Là, les huîtres sont nettoyées, calibrées, puis placées dans des “poches”. Et c’est dans ce contenant qu’elles sont ensuite reconduites vers des tables dites “de stockage” où les poches sont marquées de couleurs permettant de distinguer les différents calibres immergés. Et ce n’est en fait que deux jours avant la vente (jusqu’à 5 jours en période de forte demande) que le conchyliculteur reprend son “sapinou”, ou sa barge, pour aller récupérer les poches. Une fois ces dernières chargées, retour vers les mas où toutes les huîtres seront placées en bassins de purification selon le protocole établi en 2006 (suite au classement en B de l’étang), et renforcé en 2008, puis en caissettes.

3 Purification....

4 Contrôles.....

5 Prix.

Ceci étant dit, elles vaudront quoi, nos huîtres, à Noël ? Le même prix qu’en 2010, assure-t-on au Comité régional conchylicole (l’herpès virus avait déjà frappé, faisant déjà exploser les coûts de production), soit, dans les points de vente proches de la lagune, entre 4 et 5 € le kilo. Les gourmets toulousains ou lyonnais, en revanche, paieront l’huître de Thau entre 6 et 7 €. Plus cher mais dans un bon rapport qualité-prix au regard du prix de la douzaine de Marennes (8 à 10 €) ou d’Arcachonnaises (7 à 9 €) dans ces mêmes métropoles.

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Le caviar : un grand cru aquitain (echos-judiciaires)

C’est l’histoire d’un produit de luxe légendaire qui a failli disparaître. Grâce à l’élevage, sa production a pu être augmentée et l’avenir assuré. Quelques entreprises, dont l’Esturgeonnière, installée au Teich, se sont lancées dans l’aventure et produisent une grande partie du caviar consommé en France...

Les esturgeons sont des poissons hérités de la préhistoire, principalement issus de la Caspienne, un peu de la Mer Noire et du delta du Danube. Victimes de la pollution et de la pêche sauvage, ils sont dans leur milieu naturel en voie d’extinction. Autrefois, les oeufs d’esturgeon étaient consommés principalement en Russie. La légende veut qu’une princesse russe, ayant vu des pêcheurs dans l’estuaire de la Gironde se débarrasser des oeufs du poisson pour ne conserver que l’animal, leur expliqua comment les préparer. Ils furent, paraît-il, rapides à convaincre quand elle leur raconta que dans son pays, les hommes s’enrichissaient en quelques pêches… Ici s’arrête la petite histoire même s’il est vrai que les esturgeons sauvages n’étaient utilisés en France que pour leur chair. Durant les Années Folles, un véritable engouement pour le caviar s’empara de l’Hexagone et l’esturgeon européen l’Acipenser Sturio, pêché à tort et à travers finit par disparaître. Personne ne s’en inquiéta vraiment, en Mer Caspienne, les prises abondantes suffisaient à la demande planétaire… avant que la surexploitation aboutisse à une interdiction de toute exportation. En parallèle, le CEMAGREF, institut public de recherche, travaillait à la recherche d’une espèce capable de s’adapter à nos contrées. C’est un esturgeon sibérien, vivant principalement en eau douce, l’Acipenser Baerii, appelé communément Baeri, qui a été sélectionné pour l’élevage en pisciculture. Dans le Sud-Ouest, on a d’abord élevé cet esturgeon pour sa chair. Il y a vingt ans, le caviar sauvage était si abondant qu’économiquement, il n’était pas rentable d’en produire. Bien à l’abri, dans l’écloserie de l’Esturgeonnière au Teich, 50 000 alevins naissent au début du printemps et grandissent jusqu’au début de l’été…

En 2011, la production de caviar de l’Esturgeonnière a atteint 4 tonnes pour un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros.

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Au-dessous des vols de bernaches (Sud Ouest)

Jérémie Justin, ostréiculteur à Gujan. Pour lui, Noël est la période où il réalise 50% de son chiffre d'affaires annuel

A l'avant du bateau, Diva ne dit rien. Elle regarde l'arc-en-ciel inonder l'Île aux Oiseaux en remuant la queue. En traversant le chenal du Teychan, au milieu du bassin d'Arcachon, le ciel s'avance vers nous en soufflant sur des rideaux de pluie. Jérémie rentre dans la cabine et passe un ciré : « J'aime bien l'hiver, j'aime bien mettre le ciré et me faire secouer. Et puis j'ai le Bassin pour moi… » Des bernaches s'envolent au-dessus de l'Île aux Oiseaux : elles se croient plus rapides que le vent.

Ce lundi matin, le Gujanais Jérémie Justin n'a de toute façon pas trop le choix : il faut aller chercher des huîtres. Demain, il ventera et pleuvra encore plus. « C'est le jeu hein ! » Oui, ou alors il fallait choisir un métier plus à l'abri, genre directeur marketing, esthéticienne ou animateur télé. Lui est ostréiculteur, après avoir vaguement hésité un temps à s'engager dans les sous-marins de l'armée française.

De l'eau jusqu'au ventre

Depuis trois ans, il amarre donc « Suerte » (chance en espagnol), son bateau, à la cabane 414 du port de Larros. Là, il travaille ses huîtres pour ensuite les vendre dans une autre cabane, la 245, située sur la jetée du Christ, ouverte depuis juillet et réservée à la vente au détail au détail et à la dégustation....

Le vent tombe en même temps que la pluie s'éloigne….

Ainsi va la vie en 2011…

Jérémie charge encore plusieurs dizaines de poches d'huîtres. Pas loin, les tuiles chaulées échangent des regards tristes avec les coupelles. Les secondes sont presque vides. Sur les premières, quelques toutes petites huîtres de-ci de-là. Bien peu de choses en fait. Jérémie a posé 160.000 coupelles cet été pour récupérer un peu de naissain. Il a aussi ramassé des huîtres sauvages pour avoir un peu de stock. Il joue 50 % de son chiffre d'affaires annuel pendant les fêtes. « On a tous la pression. Alors la féerie de Noël, tout ça, elle m'est passée depuis longtemps ! » Ainsi va la vie des ostréiculteurs en 2011…

La plate est bien chargée….

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A part pour les huîtres, le prix de l'assiette de Noël devrait rester stable (Libération)

Pour cette fin d'année, les prix des huîtres devraient progresser en moyenne de 15%, a déclaré à l'AFP Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole d'Arcachon. L'an dernier, elles avaient flambé de 25%.

Les huîtres, victimes d'un virus qui les décime, devraient être l'un des rares produits de Noël dont les prix vont augmenter sensiblement tandis que d'autres valeurs sûres en cette période de fête, comme le foie gras ou le chapon, devraient limiter les hausses.

Ces hausses sont dues à la surmortalité qui gagne depuis 2008 les naissains (bébés huîtres) en France mais aussi partout dans le monde. L'envolée des prix devrait persister puisque le virus à l'origine de l'hécatombe n'a toujours pas été démasqué.

Les prix devraient aussi être "très soutenus" sur certains produits de la mer, comme les coquilles Saint-Jacques, pour cause de tempête en mer, indique-t-on au marché de Rungis.

Selon Pierre Masse, spécialiste des produits de luxe (foie gras et truffe) à Rungis, les "prix sont stables". Sa clientèle privilégiée sont les restaurateurs et "nous sommes sur une consommation identique à celle de l'an dernier"….

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De très chères huîtres sur les tables de fêtes (Phare de Ré)

Après trois années consécutives de mortalité des naissains d'huîtres, les professionnels ont dû répercuter le surcoût induit par la mise en eau de plus de petites huîtres et par l'achat de naissains auprès des écloseries, pour pouvoir produire et commercialiser la même quantité d'huîtres qu'auparavant. Conséquence directe : les huîtres n'auront jamais été aussi chères sur les tables des fêtes de fin d'année.

Des huîtres vendues dans une grande brasserie parisienne, réputée pour ses fruits de mer, au prix de 23 € la douzaine, c’est ce que narrait un reportage télévisé aux informations de 20h d’une grande chaîne nationale. Le récit fait littéralement bondir Alain Ménard. Il est l’un des plus importants courtiers en huîtres de la Charente-Maritime, notamment pour les ostréiculteurs éleveurs de l’île de Ré qui lui revendent quasiment tous leur production. Pour le professionnel d’Aytré, “des prix pareils, c’est honteux, si l’on considère que les huîtres, aussi bonnes soient-elles, ne constituent qu’une entrée dans un repas”.

Le métier d’Alain Ménard est simple. Depuis des décennies, il achète des huîtres aux éleveurs de toute la France (l’île de Ré, le bassin de Marennes-Oléron, la Bretagne, la Normandie, le bassin d’Arcachon) pour les revendre aux expéditeurs du bassin de Marennes-Oléron. “Les prix atteignent cette année leur plafond… Sans quoi, les consommateurs vont définitivement se détourner de ce produit”, explique-t-il. Car, derrière l’éleveur et le courtier, il y a encore de multiples intermédiaires qui vont tous faire augmenter le tarif : après le courtier, vient l’expéditeur qui va facturer son coût de main-d’œuvre et d’emballage, plus les frais d’expédition et, au bout de la chaîne, le restaurateur ou le revendeur, quand il ne faut pas compter en plus, l’intermédiaire d’une centrale d’achat pour les grandes surfaces. Bilan des courses, les huîtres n° 3, qui sont les plus vendues en France, peuvent parfois se retrouver, au bout de la chaîne, revendues entre 6,50 € et 9 € la douzaine, sur les bancs des marchés des grandes agglomérations, voire un peu plus, si elles sont en plus affinées et bien en chair (les spéciales de claire sont plus pleines que les fines de claire).

Un prix plafond pour le Noël 2011

Pour Alain Ménard, c’est simple, depuis 2008, année où la crise ostréicole de mortalité des naissains a commencé, les prix n’ont cessé d’augmenter. Il achète les huîtres 1,50 € à 2 € plus cher la douzaine qu’il y a deux ans. D’autre part, il trouve beaucoup moins de petites huîtres, les producteurs gardant leur n°4 et n°5, même à maturité, pour faire de la “garniture”, soit les faire grossir encore si possible.

Pour Tony Brin, ostréiculteur à La Moulinatte, à La Couarde, si la hausse des prix a permis de compenser la baisse des volumes, la situation reste très préoccupante.

Lui, a choisi de privilégier la vente en gros par rapport à la vente directe depuis quelques années, car cela lui permet d’économiser le coût de la main-d’œuvre et du conditionnement. Néanmoins, quand il produisait entre 650 et 700 tonnes avant 2008, il en produit aujourd’hui 200. Le surcoût induit par la surmortalité des naissains a dû être répercuté par les ostréiculteurs, quel que soit leur mode de production. Tony Brin, qui produit à la fois en filière et en marais de l’huître diploïde comme de la triploïde, déplore aussi que le prix du naissain a été multiplié par dix en trois ans. “Et c’est d’autant plus cher pour nous que sur ces naissains, nous savons que la perte sera entre 60 et 90 %.”

Pas aussi rare qu’un produit de luxe

Le problème, selon le professionnel, c’est que l’huître, si elle est en train de se raréfier, n’en est pas pour autant un produit de luxe dans l’esprit des consommateurs. Comme Alain Ménard, il considère que les prix actuels sont au maximum de ce qu’ils peuvent être....

Un avis corroboré par Christian Rapin, ostréiculteur à La Flotte et revendeur en direct de ces huîtres : “Ceux qui nous achetaient des huîtres une fois par semaine n’en achètent plus maintenant que deux fois par mois....

(...)

Un avenir préoccupant

Quoi qu’il en soit, lui aussi se déclare volontiers inquiet pour l’avenir. D’autant que Christian Rapin appartient au groupement des ostréiculteurs qui prônent le captage naturel, plutôt que l’achat de naissains aux écloseries. Alors, il ne veut pas envisager d’avoir, un jour, recours à l’achat de naissains. Et en attendant ? “Nous levons tout ce que nous pouvons lever sur les collecteurs. Nous allons tout récupérer sur les anciennes tables. Il y a aussi sans doute beaucoup moins de gâchis qu’avant.” C’est aussi pour cela qu’il n’y a jamais eu autant de vols que cette année

(....)

L’ostréiculture française pourrait-elle perdre définitivement son triple A ? C’est évidemment une hypothèse très pessimiste. En attendant, les producteurs rappellent que la meilleure manière de soutenir la filière est de servir des huîtres à Noël.

La totalité du dossier avec les chiffres de la filière ostréicole sur l'île de Ré et une interview de Gérad Viaud, président de la section régionale de la conchyliculture sont consultables dans l'édition papier du Phare de Ré du 21 décembre.

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Saint-Lo : Même chère, l'huître sera sur la table de Noël (Ouest France)

Sur le parvis de la cathédrale, à Coutances samedi, les consommateurs ont apprécié la dégustation gratuite d'huîtres offertes par la Ville. Ils ne bouderont pas les huîtres à Noël malgré la hausse de 30 %.

On la trouve aux environs de 8 € la douzaine dans la Manche. Mais son prix peut grimper jusqu'à 25 € chez les écaillers parisiens. « Cela redevient un produit de luxe », constate Antoine, poissonnier à Agon-Coutainville. Il vend la classique (n° 3) aux alentours de 7 € la douzaine au lieu de 6 €, soit 30 % de plus que l'an dernier. On la trouve plutôt aux alentours de 8 € ou 9 € la douzaine chez les détaillants.

La rareté du produit, liée à la mortalité des jeunes huîtres, explique cette hausse. « L'huître est plus chère, mais je n'ai pas l'impression que cela refroidit les gens en cette période. C'est un produit de fête. Au final, ça revient à 1 € par personne, c'est somme toute raisonnable ! »

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Le marché deux-sévrien des huîtres de Fouras (Nouvelle République)

Dans la boutique des époux Thébault, à La Crèche, dimanche dernier. Ces ostréiculteurs de Fouras écoulent la moitié de leur production en vente directe en Deux-Sèvres.

Les commandes d’huîtres affluent pour les réveillons. Rencontre avec un ostréiculteur de Fouras qui vend la moitié de sa production dans le Saint-Maixentais et à Loudun.

A l’approche des réveillons de Noël et du Nouvel An, la saison de l’huître bat son plein. Yannick Thébault est l’un des professionnels de cette filière qui vit tambour battant les deux dernières semaines de l’année. Autant les pieds dans l’eau que derrière son étal : depuis onze ans, cet ostréiculteur de Fouras écoule plus de la moitié de sa production à La Crèche, Saint-Maixent et Loudun. Cette vente directe, tout au long de l’année, lui permet de surmonter les coups durs encaissés par la filière.

Une clientèle d’habitués chaque dimanche

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Chez les Thébault, l’huître fait partie de l’histoire de la famille. Les parents et grands-parents de Yannick et Céline étaient déjà ostréiculteurs. Le couple a monté sa propre affaire en 1986. A une semaine de Noël, l’heure est aux commandes. Certains réservent une bourriche, d’autres une douzaine de douzaines.

Tout le monde n’aime pas les huîtres, mais les amateurs ne manquent pas : « Sur l’année, nous avons accru nos ventes de 30 % à La Crèche, confie Yannick Thébault. Malgré l’augmentation du prix de gros à cause de la surmortalité des naissains, nous avons tenu à conserver des tarifs compétitifs. Une stratégie optimiste : Nous perdons peut-être de l’argent, mais à ce prix-là, les gens continuent à manger des huîtres. Nous conservons notre clientèle en prévision des jours meilleurs. »

En attendant, il faut faire le gros dos et gérer les crises qui se suivent. « La tempête de jeudi dernier a causé beaucoup de dégâts sur nos parcs à huîtres », explique Yannick Thébault, qui avait perdu la plupart de ses installations à terre lors de Xynthia. Et cette année encore, il constate une mortalité d’environ 80 % parmi les juvéniles. « Nous ferons un comptage plus précis en janvier. Avant 2008, nous étions à 20 ou 30 %. Pour maintenir le niveau de production, il faut augmenter la quantité de naissains. C’est bien plus de travail. »

Pour l’ostréiculteur, les premiers mois de l’année seront ainsi plus tendus encore que la période des fêtes : « Actuellement, nous sommes dans la phase finale : aller chercher les poches dans les parcs, trier, mettre en claire, emballer. C’est finalement assez simple. La période la plus cruciale, c’est celle à laquelle nous allons regarnir les parcs, pour les prochains Noël ».

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Huîtres Marennes Oléron, Clairement Uniques ! (Blog avosassiettes)

C’est un de ces miracles qui doit autant à la générosité de la nature qu’au travail de l’homme.

Entre terre et mer, sur un territoire exceptionnel préservé par les ostréiculteurs de génération en génération, l’Huître Marennes Oléron développe lentement ses extraordinaires vertus.

Sous un ciel limpide, dans la miroitante mosaïque des claires, l’eau scintillante se pare de tons infiniment variés.

Le vent nettoie l’horizon, transportant par bouffées de superbes fragrances qui mêlent saveurs iodées et arômes du marais. Quelques oiseaux adroits caressent la surface de l’eau d’une aile intrépide. Faune et flore redoublent d’effort pour perturber cet impérieux silence, pour bousculer cette austère immobilité.

On croirait le temps suspendu, l’existence à l’escale, le destin à l’ancre. Et pourtant, sous la surface lisse et vernie de la claire, la magie opère en silence.

Ici s’affinent les plus fameuses huîtres du monde

Voici le récit de cette aventure…

Clairement exceptionnelles !...

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Des huîtres pour les fêtes de fin d’année !

Interview d’Alain Morvan, ostréiculteur à Carantec

Les huîtres, tout le monde ne parle que d’elles à l’approche des fêtes de fin d’année. Qu’on la préfère crue accompagnée d’un bon vin en entrée ou préparée chaude en plat de résistance, elle est l’incontournable alliée de nos repas de fête. C’est au cœur de son entreprise que nous avons rencontré Alain Morvan, ostréiculteur à Carantec, pour nous parler d’un métier de passion, indissociable du rythme de la nature : celui des jardiniers de la mer.

Alain Morvan est carantécois d’origine, mais il n’a pas commencé sa carrière dans les parcs à huîtres tels son père ou son grand-père. Non, il commença sa vie professionnelle dans le secteur de l’industrie, dans lequel il travailla pendant une dizaine d’années dans la région parisienne. C’est en 1993 qu’il se décida à revenir en terre bretonne pour reprendre l’entreprise familiale créée en 1947. Représentant une3ème génération d’ostréiculteur, bercé dés sa plus tendre enfance par les embruns et au gré des marées, il entame sa 19ème saison de Noël avec sérénité.

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Presqu'île de Lézardrieux : Vers une filière de vente d'algues dans la presqu'île (Ouest France)

Vendredi soir, le conseil de la communauté de communes de la presqu'île de Lézardrieux a étudié sa réponse à la proposition du préfet de classement des estuaires du Jaudy et du Trieux.

La presqu'île se trouvant entre les deux est particulièrement concernée, et ce classement entraînera un quasi-gel de la construction dans les zones classées. Le président, Alain Gouronnec, a informé le conseil qu'une concertation avait eu lieu entre les algoculteurs, le Centre d'études et valorisation des algues (Ceva), la coopérative agricole, l'UCPT et l'association de producteurs de fruits et légumes, le Cerafel.

Le but était d'étudier la mise en place d'une structure de production et de commercialisation des algues comestibles sur le type de celle existant à Pleumeur-Gautier, pour les légumes. « Les Japonais sont les plus gros mangeurs d'algues. Or leur côte est est polluée par les industries de la Chine et leur côte ouest est contaminée après Fukushima. Ils cherchent donc des productions ailleurs et sont même venus rendre visite au Ceva. Il y a là une opportunité à saisir », a expliqué le président.

Des zones hors classement

C'est pour cette raison que les algoculteurs ont demandé au préfet d'exclure du classement deux zones près du rivage pour permettre l'installation future d'entreprises de culture ou de transformation des algues : une de 3 ha au Moulin à mer en Lézardrieux ; une de 2 ha, à Roch-Velen en Kerbors (ils demandent aussi à conserver une zone hors du territoire de la CCPL, sur la rive gauche du Jaudy, en Plouguiel).

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Du banc d'Arguin à Nérac (Sud Ouest)

Deux fois par semaine, Sébastien Condom vend ses huîtres dans la cité.

À l'entrée du bassin d'Arcachon (33), entre la dune du Pilat et la pointe du Cap Ferret, le banc d'Arguin constitue l'un des plus beaux sites de l'Hexagone. Des ostréiculteurs ont installé de nombreux parcs à huîtres dans cette vaste réserve naturelle. C'est le cas de Sébastien Condom, professionnel à Gujan-Mestras (33), qui, depuis dix ans, est présent chaque samedi sur le marché et le dimanche matin place des Horloges. Il participe au Noël en or. Dans le métier depuis l'âge de 14 ans, ce gérant du Gaec du banc d'Arguin travaille l'affinage de ses produits, dans cet endroit qu'il qualifie de « merveilleux », en utilisant la technique de l'eau profonde où il plonge ses casiers pour « obtenir une qualité supérieure afin que l'huître soit la plus charnue possible et offre le meilleur goût ».

Son prédécesseur à qui il a racheté la société venant à Nérac, il a pris logiquement le relais pour proposer toutes les catégories d'huîtres. Démarche exceptionnelle, il a adhéré au Groupement des commerçants et artisans. « Lorsqu'on est bien accueilli dans une commune, je ne vois pas pourquoi on ne rejoindrait pas une association. Je pense qu'il est correct de le faire », explique Sébastien Condom, conquis par la cité du dauphin Henri IV.

Ambiance amicale

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2012, année des parcs naturels marins

Analyses dans Novethic à partir du parc marin du golfe du Lion créé en 2011

Les parcs naturels marins ou comment faire cohabiter les différents usages de la mer

Inauguré fin octobre, le parc du golfe du Lion est le troisième parc naturel marin créé en France. Ce statut n'entraînant aucune réglementation spécifique, la protection des 4000 km2 de cette nouvelle aire marine protégée est suspendue au bon vouloir des usagers locaux.

Avec la création du parc marin du golfe du Lion, le ministère de l’écologie se targue d’avoir plus de 10 % des espaces maritimes métropolitains « désormais protégés », et d’avoir ainsi atteint l’objectif fixé pour 2012 par le Grenelle de la mer. Cet affichage ne correspond pourtant à aucune réalité réglementaire en matière de nouvelles protections des zones marines. Le parc naturel marin ne crée en effet pas de contraintes supplémentaires. Ses objectifs de protection et de « développement durable des activités de pêche et de loisirs » reposent sur un conseil de gestion, regroupant des représentants de l’État, des collectivités locales et des usagers. À charge à ce conseil pléthorique d’établir un plan de gestion qui permettra, ou non, de protéger les ressources. Le parc naturel marin est une nouvelle catégorie d’aires marines protégées créée en 2006. Premier parc marin en Méditerranée, le parc du golfe du Lion est le troisième du genre, avec ceux d'Iroise dans le Finistère et de Mayotte, créés respectivement en 2007 et 2010....

« Le parc marin n’est pas un outil de protection, plutôt un outil de gestion décentralisée de la mer », explique Bertrand Cazalet, juriste de l’université de Perpignan associé à la mission d’étude pour la création du parc marin méridional : « C’est original car la gestion de la mer est très centralisée en France. » Ainsi, les collectivités locales, les professionnels de la pêche et du tourisme et les associations d’usagers et environnementales seront en charge de la gestion des usages de la mer dans la zone du parc. Les représentants de l’État sont, eux, minoritaires dans ce « parlement de la mer ». Les responsables professionnels ne s’y sont pas trompés. Les pécheurs, très méfiants sur la création du parc, sont aujourd’hui bien représentés dans le conseil de gestion. Sachant que le parc allait se faire de toute façon et qu’ils n’avaient pas à craindre de nouvelles contraintes réglementaires, ils valaient mieux être dedans, résume Bertrand Cazalet.

La pêche récréative représente autant de prélèvements de poissons que la pêche professionnelle

Organiser les usages de la mer sur les 100 Km de côte entre l’Aude et les Pyrénées-Orientales, c’est surtout concilier les intérêts des pécheurs et de l’industrie du tourisme. Le littoral du parc accueille 2,5 millions de visiteurs par an. La pêche récréative représente par exemple autant de prélèvements de poissons que la pêche professionnelle sur la frange côtière. Or cette pêche n’est soumise à pratiquement aucune réglementation – il n’y a pas de permis de pêche. « Le parc devrait permettre de mieux mesurer la pêche de loisir et de gérer les conflits latents avec les professionnels », explique Christian Chaboud, économiste de l’environnement dans le domaine maritime à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre du conseil scientifique de la réserve marine de Banyuls qui se trouve dans la zone du parc. Au sein même des pêcheurs, les chalutiers et les « petits métiers » de la pêche se disputent certaines zones de pêche. « Les petits métiers de la pêche pourraient tirer parti d’une gestion concertée de la ressource, estime Christian Chaboud. Le parc peut réactiver une gestion locale de la pêche, qui est devenue très verticale, les décisions étant prises au niveau national et européen ».....

Parc naturel marin du bassin d'Arcachon

Arcachon : L'enquête publique sur le parc marin aujourd'hui (Sud Ouest)

L'enquête publique pour la création d'un parc naturel marin sur le bassin d'Arcachon a débuté aujourd'hui (26 décembre ndlr), jusqu'au 2 février. Chacun peut exprimer son opinion.

Le préfet de Région, Patrick Stéfanini, et le préfet maritime, Anne-Philippe de Saint-Salvy, souhaitaient que l'enquête publique pour la création du parc naturel marin ait lieu à cheval sur des vacances afin de permettre, notamment, aux résidents secondaires d'exprimer leur opinion sur le projet, au même titre que les résidents permanents, les associatifs ou les professionnels.

Cet engagement, exprimé le 8 octobre dernier au cours du troisième comité de concertation à Lanton, est tenu. Même si l'enquête publique a été reportée d'une quinzaine de jours sur la date initialement souhaitée, en raison de modifications apportées au projet de la mission d'études.

La place des élus

L'enquête publique débute, en effet, aujourd'hui lundi 26 décembre, et durera un peu plus d'un mois, jusqu'au jeudi 2 février. Soit deux ans pile après le lancement de la mission d'études, confiée à Anne Littaye.

Le projet soumis à enquête publique ne fait cependant pas l'unanimité, comme l'ont déjà exprimé un collectif d'associations (lire ci-dessous), des professionnels et même des politiques (lire « Sud Ouest » de vendredi dernier). Le principal point d'achoppement concerne la composition du conseil de gestion proposé, et notamment la place quasi prépondérante des élus.

Alors que la mission d'études proposait un conseil de gestion à 47 membres dont 12 sièges pour les élus des 10 communes, du Conseil général et du Conseil général (le parc naturel de la mer d'Iroise compte un conseil de gestion à 50 membres pour 147 communes), le projet amendé par les préfets a porté ce à 60membres dont 25 sièges pour les élus (deux par communes, un pour le Siba, un pour le Sybarval, deux pour le Conseil général et un pour le Conseil régional). Avec les six postes des représentants de l'État, ce double collège aurait une majorité de 31 voix.

Tous les élus ne sont cependant pas d'accord. Pour simplifier, disons que les élus de droite, dont Marie-Hélène des Esgaulx et Yves Foulon, souhaitaient une présence conséquente des élus, alors que les élus de gauche, comme Nathalie Le Yondre, François Deluga et Christian Gaubert, trouvent ce nombre excessif. Une analyse que partage Michel Sammarcelli, le maire (ex-UMP) de Lège-Cap-Ferret dont le souhait de la présence du Siba a été exaucé.

Les sept orientations

Les professionnels maritimes auraient 12 sièges, dont huit pour la pêche et l'ostréiculture, trois sièges pour les espaces protégés (banc d'Arguin, prés salés d'Arès, parc naturel régional), six pour les loisirs en mer, six pour la protection de l'environnement et du patrimoine naturel, et deux personnes qualifiées (connaissance scientifique)....

Pour accéder à plus d'informations sur l'enquête publique, cliquer Agence des Aires Marines Protégées

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Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais

Le parc naturel marin dans sa phase finale (Sud Ouest)

En début d'année, l'État devrait annoncer la création du parc naturel marin sur l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais. Une mission débutée en 2009.

L'enquête publique concernant le projet de parc naturel marin sur l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais est terminée. Elle s'est déroulée durant l'été, entre le 22 août et le 22 septembre. Le dossier est maintenant entre les mains des préfets qui ont suivi toute la procédure, pour ensuite être expédié au ministère de l'Environnement, si ce n'est déjà fait. Au total, 117 communes ont été consultées. Selon l'Agence des aires marines protégées, qui a accompagné toute la procédure, la création de ce parc marin, une mission lancée en mars 2009 par l'État, pourrait intervenir dans le courant du premier trimestre 2012.

Un vaste périmètre

Ce nouveau parc marin, le troisième en France, a une surface imposante. À ce jour, c'est le plus grand de la métropole. Il couvre 6 500 km2 pour 700 km de côtes. « Au nord, la limite intègre l'ensemble du pertuis breton et s'appuie sur la rive droite du Payré à son embouchure. »

Plus au sud, sur le secteur concernant le Médoc, la limite du parc « se situe à la pointe de la Négade sur la commune de Soulac-sur-Mer, ce qui permet d'inclure l'ouvert et le panache de la Gironde ».

Le document de présentation du parc précise aussi que, le long de la côte, « la limite retenue est celle du domaine public maritime naturel ». Dans l'estuaire de la Gironde, le parc descend jusqu'à la salure des eaux, au niveau du bec d'Ambès.

Un premier projet discuté

En mai dernier, un premier projet du parc marin, qui avait été présenté à l'ensemble des parties prenantes (pêcheurs, usagers de la plaisance et du nautisme, élus locaux, etc.), n'avait pas suscité l'adhésion au sein du comité de concertation chargé d'accompagner le dossier. Fin juin, une nouvelle épreuve a finalement obtenu l'aval des intervenants. C'est sur la composition du conseil de gestion et les orientations du futur parc que les discussions s'étaient cristallisées. Sur ce dernier point, les professionnels de la mer ont demandé à obtenir une orientation de gestion davantage dédiée à la pêche et à la conchyliculture.

Toutefois, les orientations générales correspondent à trois grands principes que l'on retrouve pour tous les parcs marins. « La connaissance du milieu marin, la protection du patrimoine naturel et le développement durable des activités marines. » Dans le cas de l'estuaire de la Gironde et des pertuis charentais, une orientation spécifique sur l'amélioration de la connaissance scientifique a été retenue.

Sur ce vaste périmètre, il y a un manque de connaissance entre les interactions qui peuvent exister entre les pertuis et l'estuaire de la Gironde, puis la migration d'espèces. Enfin, sur le lien terre-mer et la qualité de l'eau qui dépend de ce qui arrive des bassins-versants, le parc marin dispose aussi d'un avis sur toute activité qui pourrait avoir un impact notable sur le milieu marin. C'est-à-dire sur les activités qui se déroulent à terre.

Le parc et le développement

Selon l'Agence des aires marines protégées, le développement des activités économiques n'est pas incompatible avec le parc marin. La question est d'autant plus sensible dans le Médoc que la commune du Verdon dispose d'un avant-port industriel sur lequel de nouveaux projets sont envisagés.

Dans les faits, c'est à l'usage que les acteurs locaux pourront vérifier le véritable impact d'un parc marin sur les activités littorales du territoire. Un premier exemple permet de se faire une opinion. Dans le parc marin d'Iroise, le projet d'extension d'une porcherie a été annulé. L'exploitation donnait sur la baie de Douarnenez. Le dossier avait été soumis au conseil de gestion du parc marin, qui a donné un avis défavorable. Les services de l'État ont suivi l'avis du parc....

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Le 28 décembre 2011

Le saumon, ruine écologique de la Norvège (Rue89)

Une association norvégienne a transmis à Rue89 les résultats catastrophiques de son étude sur l'impact environnemental de l'élevage, question ultra-sensible à Oslo.

Critiquer l'industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L'association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu'elle a publié l'an dernier son rapport sur l'impact environnemental de l'élevage du saumon.

Aujourd'hui, en livrant à Rue89 l'exclusivité de sa version française (la version anglaise vient d'être mise en ligne), ils poursuivent leur combat dans un domaine hautement sensible – la pêche y est le troisième secteur d'exportation après le pétrole et le gaz.

Et la France est le plus gros importateur de saumon norvégien, l'essentiel de ce que nous consommons (dont 30% pendant les fêtes de fin d'année) vient des fjords de ce pays. Un marché multiplié par trois en vingt ans, qui pèse 416 millions d'euros annuels.

« Le poisson gras renforce la santé mentale »

Pour les autorités norvégiennes, il est préférable que le consommateur français ne sache pas trop dans quelles conditions sont élevés ces poissons, au risque de perdre l'appétit. Le site internet des exportateurs norvégiens de saumon ne lésine pas pour nous faire rêver :

« Les médecins et scientifiques du monde entier s'accordent à dire qu'il faut manger plus de saumon et d'autres poissons gras, car ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers.

De plus, le poisson gras renforce la santé mentale, les acides gras contenus dans l'huile sont essentiels pour le développement du cerveau et ont un effet bénéfique sur la dépression, la schizophrénie, la maladie d'Alzheimer et certaines formes d'hyperactivité. »

En Norvège, le ministère de la Santé recommande d'ailleurs de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine, dont par exemple 200 gr de saumon par semaine.

Plus risqué que bénéfique ?

Mais derrière les vertus connues des Oméga-3 pour la santé, une autre réalité du saumon norvégien est bien dissimulée.

Selon l'enquête de Green Warriors :…

Suite Rue89

Pour télécharger le document de l'association norvégienne, cliquer Green Warriors

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Arcachon : Sur la route des huîtres (Sud Ouest)

L'ostréi tour, proposé par l'office de tourisme, emmène les visiteurs d'un bout à l'autre de la chaîne de production des prisés coquillages. Prochain départ : jeudi.

Il est 10 heures, nous montons à bord du bus panoramique où nous attend Valérie, guide professionnelle de l'office de tourisme. Direction La Teste. Elle profite du trajet pour rappeler aux touristes montés à bord, l'historique d'Arcachon et ses atouts économiques. Premier arrêt à la digue-est du Port où Valérie en explique les caractéristiques, sans eau à marée basse. Sur la route qui mène à Gujan-Mestras, notre guide qui a rencontré pêcheurs et ostréiculteurs, raconte les techniques de pêche traditionnelles d'avant l'ostréiculture et les dangers qu'elles présentaient. Elle nous parle aussi des débuts de l'ostréiculture sous Napoléon III, et le décret impérial interdisant vente et consommation d'huîtres pendant les « mois sans r », la période de reproduction, pour éviter le dépeuplement.

La dégustation

Au port de Larros, Valérie nous raconte les débuts des sardineries avec des pêcheurs venus de Douarnenez. À la Maison de l'huître, une hôtesse présente une vidéo montrant dans le détail le métier d'ostréiculteur, et commente la visite de ce musée de l'Huître….

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Cargo échoué. Ostréiculteurs et pêcheurs demandent des comptes (Ouest France)

Ostréiculteurs, pêcheurs et pêcheurs à pied professionnels de la ria d’Étel sont en réunion depuis ce mardi, 16 h, à Plouhinec.

Face à eux, Jean-François Rebora, directeur de France P & I, représentant de la responsabilité civile de l’armateur turc du TK Bremen, et des représentants des assurances du cargo échoué sur une plage d’Erdeven depuis le vendredi 16 décembre.

Baisse du CA de 40%

La réunion a pour but de faire un point sur la situation des entreprises maritimes. Certains chiffres d’affaires ont plongé de moins 40 % au moment des fêtes de Noël. Des zones de coquillages ont été interdites à la pêche dès l’échouement du TK Bremen. Le syndicat des ostréiculteurs de la ria d’Étel, qui a porté plainte dès les premiers jours du naufrage, envisage aussi de demander à l’armateur du TK Bremen de financer une campagne de promotion des huîtres et des coquillages de la rivière d’Étel.

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Des ostréiculteurs du Bessin condamnés (La Manche Libre)

Entre 2007 et 2009, le couple avait vendu 55 tonnes d'huîtres estampillées catégories A alors qu'elles étaient classées en catégorie B. Des huîtres impropres à la consommation.

Le tribunal correctionnel de Caen a condamné hier, mardi 27 décembre, un couple d'ostréiculteurs originaires du Bessin à un an de prison avec sursis, 20.000 euros d'amende et l'interdiction d'exercer leur profession un an durant, pour "tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme", ainsi que pour faux et usage de faux en écriture.

Propriétaires de parcs à huîtres dans le Bessin, dans le Morbihan et en Charente-Maritime, ces ostréiculteurs endettés ont vendu des catégorie B devant être purifiées dans des bains avant la vente, en catégorie A....

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Saint-Trojan-les-Bains : Les huîtres sous surveillance (Sud Ouest)

Vendredi matin, il ne faisait pas un temps à batifoler sur l'estran ; pourtant, quelques pêcheurs à pied avaient choisi d'aller à la cueillette de quelques bivalves à proximité des parcs à huîtres, le long du boulevard de la Plage.

Prévenus par des ostréiculteurs locaux, les services de gendarmerie de la brigade d'Oléron sont intervenus pour verbaliser les contrevenants. « Nous en avons plus qu'assez de ces pillages incessants qui, sans être très importants à chaque fois, finissent par faire un tonnage conséquent. Certains pêcheurs à pied font semblant d'ignorer la loi, alors qu'ils savent pertinemment qu'il est interdit de ramasser les huîtres à moins de 25 mètres des parcs et a fortiori dans les parcs eux-mêmes », soulignent les ostréiculteurs présents sur les lieux qui ne confondent pas, bien sûr, ces ramassages occasionnels avec les vols organisés à une autre échelle.

Appliquer le décret de 1983

Sans jeter, loin s'en faut, le discrédit sur les pêcheurs de loisirs dans leur ensemble, ces ostréiculteurs victimes d'une cueillette incessante souhaiteraient voir strictement interdite la pêche à pied dans les zones ostréicoles, faisant référence au décret de 1983.

Quoi qu'il en soit, les interventions des gendarmes le long du boulevard de la Plage et de la digue Pacaud ont été très appréciées des professionnels et des autorités locales, sans doute un peu moins par les pêcheurs verbalisés qui ont dû abandonner leur « récolte » remise à l'eau, le procureur devant ou non donner suite.....

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Le caviar n'a plus rien de sauvage (Slate)

Impossible, cette année, pas plus que l’an dernier ni d'ailleurs que l’an prochain, de déguster les ruineux petits œufs noirs de l’esturgeon de la mer Caspienne, dont la pêche est interdite jusqu’à nouvel ordre. Mais le caviar d’élevage a pris le relais, notamment en France.

Si, pour Noël, vous décidez de vous offrir, crise ou pas crise, quelques grains de caviar, vous aurez le choix entre, par exemple, l’Acipenser Baeri d’Aquitaine (ou de Chine), le Transmontanus américain, l’Ossetra (Gueldenstaedtii) importé d’Israël ou d’ailleurs ou même, soyons fou, un peu de Huso Huso bulgare. Il vous en coûtera entre 40 euros et 400 euros les 30 grammes selon l’espèce d’esturgeon et la marque.

Mais, à moins qu’il ne soit acheté en contrebande, il s’agira forcément de caviar issu de l’élevage (même si ce n’est pas toujours clairement mentionné), le caviar sauvage étant formellement interdit à la vente. En effet, la pêche de l’esturgeon est désormais proscrite dans la mer Caspienne (d’où provient 90% du caviar noir sauvage). La décision a été prise il y a trois ans par les 5 pays riverains: Russie, Iran, Azerbaïdjan, Turkménistan et Kazakhstan. Depuis, les autres pays concernés leur ont emboîté le pas.

Il suffit pour s’en convaincre de se rendre sur le site de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) à la page des tableaux de quotas d’exportation 2011 des esturgeons sauvages de la Caspienne, de la mer d’Azov, du Danube ou du fleuve Amour, et de faire défiler une impressionnante liste de zéros [PDF].

La situation n’est pas nouvelle et va durer. Victime de la pollution et d’un braconnage intensif depuis les années 1990, l’esturgeon de la Caspienne –le sevruga, l’osciètre ou le mythique beluga– est en voie d’extinction depuis des années. Les efforts de régulation et de contrôle déjà anciens de l’Iran et ceux de la Russie à partir de 2002 n’ayant guère donné de résultats, les pays riverains ont donc interdit la pêche en 2008.....

------ 22 décembre 2011 ------

Baie de Quiberon. Plongée en eau profonde (Le Télégramme)

Ce n'est pas la plus visible, donc pas la plus connue des formes de l'ostréiculture. Celle qui est pratiquée dans les eaux profondes de la baie de Quiberon représente pourtant 10% de la production française d'huîtres creuses. Paré pour la plongée?

2.500 des 3.000 hectares de parcs à huîtres du pays d'Auray se situent en baie de Quiberon, dans une zone comprise entre la rivière de LaTrinité et le Beg Rohu à Saint-Pierre-Quiberon. En «eau profonde», c'est-à-dire entre 4m et 15m à marée haute. A cette profondeur-là, pas question de retourner les poches à la main. D'ailleurs, des poches il y en a peu. Et depuis peu. Les cages métalliques pouvant accueillir chacune 36 poches ont fait leur apparition «il y a trois-quatre ansseulement», affirme un spécialiste. Elles se veulent une réponse à la prédation en tout genre, y compris celle d'un collègue indélicat comme la profession en déplore parfois.

Des bouées en surface

Mais la plupart des ostréiculteurs travaillent ce qu'on appelle des parcs à plat, uniquement délimités par des bouées en surface. Les huîtres y reposent et croissent sur le fond, sans aucune entrave ni canalisation. Avant de terminer dans l'assiette à l'âge de 3 ans, toutes les huîtres de la baie de Quiberon n'ont cependant pas la même histoire. Certaines sont nées dans une écloserie. D'autres ont été captées à l'état de larve, en baie de Quiberon (plates) ou au sud de la Loire (creuses). Ensuite,…

------ 21 décembre 2011 ------

À la veille des fêtes, les huîtres corses décimées par l'herpès (Corse Matin)

Déjà frappée à plusieurs reprises par le virus, la production d'huîtres de l'étang de Diana connaît en cette fin d'année une épidémie d'herpès sans précédent, qui risque de limiter sa commercialisation à une portion congrue.

Le virus qui sévit depuis plusieurs années en France est particulièrement virulent cette saison en raison de la douceur des températures. Durement touchée, la production de l’étang de Diana est compromise

Produit phare des tables de fêtes, l'huître corse risque malheureusement de se faire très rare en cette fin d'année. L'étang de Diana, principal ostréiculteur de l'île qui fournit près de 90% de la production nustrale, est en effet touché de plein fouet par l'herpès virus.

Présente en France depuis plusieurs années, la maladie sévit le plus souvent aux beaux jours, la chaleur de l'eau favorisant le développement de l'épidémie. Mais ces derniers mois, la douceur des températures semble avoir entraîné une mortalité sans précédent parmi les cultures d'huîtres locales. « Cela fait peut-être quatre ou cinq ans que nous subissons ce virus,déplore Bernard Pantalacci, le gérant de la société de l'étang de Diana, en Plaine orientale. Au printemps dernier, environ 35 % de la production avait ainsi été affectée. Mais cette saison, la chaleur du climat a occasionné des ravages beaucoup plus importants que d'habitude. Je peux même dire que ce sera l'année la plus catastrophique que j'ai jamais connue.»

Jusqu'à 80 % de la production affecté....

(....)

Réalisant une production d'huîtres relativement peu importante, l'étang d'Urbinu, situé lui aussi en Plaine orientale, n'a pour sa part pas été touché par la maladie. «Cela fait plusieurs années que nous avons fait le choix de produire des huîtres de reproduction naturelle en mer, qui sont certes moins performantes, mais aussi moins fragiles, explique son exploitant, Luc Bronzini. Après, le volume de production est aléatoire. Nous n'avons par exemple pratiquement rien commercialisé l'an dernier. Revenir à des pratiques culturales plus raisonnables est peut-être une solution face à ce virus qui décime l'huître.»

En attendant, la situation est bien pénible pour les gourmets. Et surtout catastrophique pour de nombreux ostréiculteurs.

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Charente-Maritime : les premières huîtres Bio débarquent (Sud Ouest)

Au prix d'un cahier des charges très strict, Frédéric Voisin vient d'obtenir le premier certificat Agriculture biologique de la région pour ses huîtres

«Tout d'abord, je tiens à préciser que ce n'est pas parce que les miennes sont bio que les autres ne sont pas bonnes. » Frédéric Voisin sait qu'il marche sur des œufs en estampillant ses huîtres du logo Agriculture biologique, avec certification Qualité France. Durement secouée par les différentes crises sanitaires et économiques de ces dernières années, la profession a les nerfs à vif dès qu'un des siens se distingue.

Les réactions à la croisade menée par certains contre les triploïdes en sont un exemple. « Pour ma part, vous ne m'entendrez pas dire du mal des triploïdes. J'en produis moi-même et heureusement qu'elles sont là pour faire vivre l'ostréiculture aujourd'hui. Elles sont bonnes et plus résistantes. La seule chose évidente, c'est que ces huîtres stériles ne peuvent pas être certifiées bio puisqu'elles sont le résultat d'une manipulation génétique », poursuit l'ostréiculteur de Loix-en-Ré.

Cahier des charges

Une partie de la production de Frédéric Voisin est donc, depuis deux semaines, labellisée bio. « Ce n'est pas tombé par hasard….

(….)

Au marché de La Rochelle

Frédéric Voisin s'appuie sur l'équilibre écologique de ses bassins. Il produit de la salicorne, des crevettes, naturellement sans faire appel ni aux OGM pour la salicorne ni aux farines animales pour les crevettes. « J'ai choisi de diversifier mon activité pour ne pas avoir à faire de l'ostréiculture intensive, quitte à n'avoir qu'une production d'huîtres saisonnière. Je fais donc aussi de la palourde, des crevettes, etc. »…

(…)

Son Père Noël à lui fut l'obtention de cette certification, le 4 décembre dernier, juste avant les fêtes.

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Fin de la transmission des cabanes ostréicoles du Cap Ferret : le conseil municipal est annulé (Sud Ouest)

Le maire a pris cette décision suite à l'émoi suscité par le projet de nouvelle convention proposée par l'Etat

Le conseil municipal de Lège-Cap Ferret, prévu mercredi soir, qui devait modifier la gestion des villages ostréicoles, et le mode de transmission des cabanes, est annulé.

Une décision prise ce lundi matin par le maire, Michel Sammarcelli, à la suite de l'émoi suscité par le projet de nouvelle convention, proposée par l'Etat.

"Ces cabanes ostréicoles sont sur le domaine public maritime et le DPM n'est pas transmissible", rappelle le maire qui avait trouvé un accord avec l'État "pour permettre aux ayants-droits directs de rester dans les cabanes, sous réserve que l'on puisse répondre favorablement aux demandes des inscrits maritimes dans un délai raisonnable".

Un compromis qui ne satisfait pas les occupants des cabanes, soucieux de conserver la transmission directe....

------ 20 décembre 2011 ------

Bruno Le Maire solidaire des ostréiculteurs d'Étel (Ouest France)

Le ministre de la Pêche est venu sur place rappeler que le gouvernement ne laissera pas tomber les producteurs d'huîtres, à la suite de l'échouement du TK Bremen. Un travail de pro.

En situation de crise, les images et les mots pèsent lourd. En bon professionnel de la politique, Bruno Le Maire ne l'ignore pas. Hier, il a tenu à venir sur place « assurer les ostréiculteurs de la ria d'Étel de la solidarité du gouvernement ».

C'est sous un ciel bas et gris, balayé par les averses, que le ministre de l'Agriculture et de la Pêche débarque chez Pierre-Ferdinand Guyomard, ostréiculteur à Locoal-Mendon (Morbihan). Malgré le travail qui les attend dans leurs élevages, plusieurs collègues de la ria d'étel sont présents pour accueillir le représentant du gouvernement.


Une question d'image

Tous sont venus témoigner de la fragilité de leur situation. Après trois années noires dues à la surmortalité des naissains d'huîtres, ils n'avaient pas besoin de ça. Même si les fuites de gazole du TK Bremen n'ont touché que les concessions les plus proches de l'embouchure de la ria, le principe de précaution s'impose….

(…)

Une table ronde est improvisée à l'abri de la pluie. Les représentants des producteurs exposent leurs doléances : « Vous devez nous aider à monter nos dossiers pour porter plainte contre l'armateur », plaide Jean-Noël Yvon. « N'oubliez pas les 60 familles de pêcheurs à pied professionnels de coques, de palourdes et de tellines, qui n'ont plus accès à leurs gisements », glisse Olivier Vezenet, du comité des pêches de Lorient.

Bruno Le Maire écoute et prend des notes…..

Le ministre assure et rassure : « Vous n'êtes pas responsables de ce qui vous arrive. Je ne laisserai pas tomber les ostréiculteurs. L'État est là pour vous soutenir. Je suis scandalisé par ce qui s'est passé. Le TK Bremen n'aurait jamais dû quitter Lorient. Tout sera fait pour qu'aucun exploitant de la ria ne soit mis en difficulté. »….

Dans la foulée, face aux caméras et aux photographes, Bruno Le Maire avale goulûment une douzaine d'huîtres et un verre de muscadet. « Il n'y a aucun risque à consommer les huîtres d'Étel. » Le message est passé. Bruno Le Maire peut repartir.

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Vente au détail. Le coup de griffe instructif du Chat d'Orléans

Même les huîtres d’Orléans ne sont plus ce qu’elles étaient !.... (lechatdorleans)

Et lorsque je pense aux huîtres d’Orléans, je me souviens de celles que nous achetions, jusqu’à l’an dernier et en fin de semaine à l’angle de la Rue de la République et de la Rue des Fauchets durant toute la saison d’hiver….

Je revois ces gens aimables, venus de Vendée et qui nous proposaient un grand choix d’huîtres de toutes tailles, de moules et de coquillages divers à des prix tout à fait raisonnables.

Je me réjouissais ce samedi de retrouver cette dame au teint hâlé , au large sourire ……Au fil des années nous avions appris à nous reconnaître et elle était devenue un peu comme une annonciatrice des fêtes à chaque fois qu’elle plantait son étal en Décembre, et ceci jusqu’en Mars.

Ce samedi donc je me réjouissais de la retrouver et de me faire une première tournée de fines et claires N°3 qu’elle me vendait encore 4,30€ la douzaine jusqu’à l’an dernier…..

A sa place je retrouvai un couple de gens plutôt endimanchés, et qui ressemblaient davantage à des retraités du Gaz de France où des Contributions Indirectes mais certainement pas à des pêcheurs…..Petites moustaches pour lui, sourire crispé pour elle …..Imperméable de ville, parapluie et manteau pied de poule…..Mais où était donc passée mon amie Vendéenne avec ses bottes et son ciré ?….

“Elle ne reviendra plus” me dit mon pêcheur en mocassins de ville !…..Son mari a eu des problèmes de santé…..Puis il ajouta que lui venait de Charente Maritime et que là bas les huîtres c’était autre chose qu’en Vendée ……Ce soir effectivement je viens d’en avoir la confirmation….

D’emblée, j’avais bien vu que le choix était beaucoup plus limité…..Un étal trois plus petit que précédemment ….Et des prix à la limite du prohibitif…..7,30€ la douzaine pour des fines de claires plutôt petites ( sans doute des n°4…..où même n° 5)… Pas une huître de plus à la douzaine comme il est de coutume chez les écaillers un tantinet civilisés et je dirai même courtois ….Des petits détails que l’on remarque quand même….

Ce soir nous venons d’ingurgiter ces pauvres huîtres qui sentaient autant la mer que la Loire sent le varech……Ce fût plat et sans saveur pour ne pas dire vaseux…..

En un mot ce nouveau marchand d’huîtres, et qui vient vraisemblablement de signer un cahier des charges pour obtenir de la Ville d’Orléans le droit de tenir son étal en ville pendant la saison est véritablement décevant….Et pratique de plus des prix exubérants !...

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Réveillon de Noël: 10 conseils pour ne pas se faire arnaquer (20 Minutes)

Foie gras, huitres, saumon fumé, champagne... Suivez le guide avant de passer à la caisse...

Pour les Français, le repas de Noël, c’est sacré. Malgré la crise, plus de la moitié d’entre eux prévoient de dépenser autant que l’an dernier, soit 227 euros en moyenne. Voici quelques conseils avisés de la Direction générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des fraudes (DGCCRF) pour faire le bon choix dans les rayons des magasins.

2-Gare à l’utilisation abusive de l’appellation «caviar»

Au sens propre, le terme «caviar», employé seul, est réservé aux œufs d’esturgeons salés. La dénomination «caviar de Polyodon» est toutefois autorisée pour la commercialisation des œufs de poissons de la famille des Polyodontidé. Ces dernières années, la DGCCRF a relevé des infractions dans la présentation de certains produits notamment dans les publicités sur Internet: caviar d’élevage présenté comme sauvage, caviar de polyodon présenté comme caviar, espèces hybrides mal ou pas indiquées, dénominations d’espèces fantaisistes.

L’appellation «caviar rouge» est employée abusivement pour désigner des œufs de saumon. De même, le terme «caviar d’escargot» est abusivement utilisé pour des œufs d’escargot.

Les préparations à base d’algues ou de chair de poisson, d’eau, de gélifiants, d’arômes et de colorants se développent. Elles imitent l’aspect du caviar, vendues parfois sous des appellations ou des marques rappelant le terme caviar. «Bien que le prix soit un bon indice de la nature du produit, il convient d’être vigilant et de bien lire les étiquettes», souligne la DGCCRF.

3- Evitez le saumon qui «sue»

Les Français sont de plus en plus friands de saumon fumé. La DGCCRF recommande d’éviter les produits où du sucre apparaît dans la liste des ingrédients.

Il faut se méfier aussi des emballages sous-vide qui ne sont pas conservés dans des enceintes réfrigérées. Le saumon fumé se conserve entre 0 et 4°. Rejetez les emballages mous où le poisson sue. Lorsque des gouttelettes apparaissent, cela signifie que le poisson est trop chaud et qu'il est conservé dans de mauvaises conditions.

4-Vérifier l’étiquette des huîtres

L’étiquette de salubrité doit comporter la date de conditionnement, le nom du producteur, la mention: «Ces coquillages doivent être vivants au moment de l'achat» ou une date limite de consommation. Elle doit également mentionner l'origine nationale de l'huître et son mode de production, par exemple: «Huîtres élevées en France».

5-Attention aux coquilles Saint-jacques gorgées d’eau

La dénomination, le nom scientifique (ou nom latin), le mode de production (capture ou élevage), la zone de capture ou le pays d’élevage et le nom du pays d’origine sont obligatoires.

Au cours de la cuisson, le coquillage peut perde jusqu’à la moitié de son poids. Dans ce cas, il s’agit d’un produit qui a été préalablement trempé. Or, la vente de ces noix de Saint-Jacques artificiellement gorgées d’eau est considérée comme une tromperie par les tribunaux si le consommateur n’est pas informé par voie d’étiquetage du traitement subi par la denrée.

Dans une enquête, la DGCCRF avait constaté que 35% des prélèvements analysés de Saint-Jacques, d’origine diverses (USA, Royaume-Uni, Vietnam, Pérou…), étaient non conformes.

6-Bien choisir sa bouteille de champagne…

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A Rungis, le réveillon ne connaît pas la crise…

Un petit tour chez Masse, spécialiste des produits de luxe (foie gras et truffes). A Noël, pas question de se priver malgré la crise.

"Les fêtes sont très importantes dans l'esprit des Français, ils ont tendance à dépenser pour le repas, qui garde une dimension sacrée", observe Frédéric Masse tout en triant des truffes fraîches à 1.300 euros le kilo.

Même son de cloche au rayon coquillages et crustacés: les huîtres ont beau avoir pris 20 à 40% en raison de leur surmortalité, "les gens resteront toujours sur du haut de gamme. Quitte à se faire plaisir, autant manger quelque chose de bien", rapporte Thierry Maia, chez Reynaud.

Son conseil pour dépenser moins : les huîtres hollandaises, "un bon rapport qualité-prix, même si en France on reste un petit peu chauvins".

Dans les bacs en polystyrène qui jonchent l'immense halle, on croise d'énormes King crabes congelés en provenance du détroit de Bering, un omble chevalier "plus fin que la truite et le saumon" et des petits espadons au nez pointu. Mais les palettes se vident à grande vitesse.

"Coquille Saint-Jacques, langoustes, homards, bouquets bretons... en deux heures, tout est vendu !", se réjouit Pascal Péan, des établissements éponymes.

"La semaine dernière, c'était un peu plus dur, avec la tempête. Mais les bateaux sont ressortis: il y aura ce qu'il faut pour les fêtes!", rassure-t-il. Source : Dindes et chapons, vedettes du défilé de Noël à Rungis (Libération)

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Avant Noël, les magasins font des promotions pour contrer l'"e-commerce" (La Tribune)

La vente en ligne de cadeaux a bondi de 20% par rapport à 2010. Cette concurrence a obligé les enseignes à multiplier les promotions en magasin. Au risque d'éroder leur rentabilité.

Les promotions en cours ne s'affichent pas en magasin. Mais elles se susurrent. Le week-end dernier, les vendeurs de The Body Shop accordaient 20 % « sur tout le magasin » à qui voulait bien l'entendre. Marionnaud remisait 40 % dès le deuxième article acheté. Leclerc accordait lui de gros crédits aux détenteurs de sa carte de fidélité pour tout achat de jouet.....

La concurrence de l'e-commerce a fait son oeuvre. Les ventes en ligne ont bondi de 20 % par rapport à Noël 2010, pour atteindre 7,4 milliards d'euros. La Poste devrait alors avoir livré près de 10 % de colis de plus qu'en 2010. Autant de ventes qui ont échappé aux magasins physiques. « Dans les hypermarchés, les ventes de jouets ont reculé de 6 % en novembre », observe la directrice des études, Frédérique Tutt, spécialiste des jouets chez NPD. Les ventes d'habillement ont, elles, reculé de 7 % sur le mois dernier, selon l'Institut français de la mode. Mais le marché des produits cosmétiques a lui crû de 6 %, portant à 2,2 % son évolution annuelle depuis début 2011. Pourquoi ? « Grâce notamment aux promotions », répond l'analyste, Mathilde Puszka, spécialiste de la beauté chez NPD. Les Français ont manifestement profité des 20 % de rabais offerts partout pour s'approvisionner notamment en parfums (+ 3,4 %).

Disponibilité du produit…

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In extremis, les hypermarchés pourraient eux décider de nouvelles promos. Car le rush pour les victuailles du réveillon doit débuter demain mercredi. « Et, si vendredi je constate du retard dans les ventes, je déciderai de rabais », prévoit le directeur d'un Carrefour. Ce pourrait être le cas notamment pour les huîtres dont les prix ont flambé. « La hausse de 20 % à 25 % rebute. Les ventes sont déjà en recul de 12 % à 14 % dans la grande distribution », chiffre le vice-président du Groupement qualité Huîtres Marennes Oléron, Laurent Chiron, ostréiculteur à Éguille-sur-Seudre. Autant de rabais qui, à force, pèseront lourd sur la rentabilité des enseignes.

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Inondations en Asie du Sud-est : Plus de 1000 morts aux Philippines...

Avant les Philippines, il y a eu en septembre Bangkok et plus de 1000 morts en Thaïlande...

Des quartiers de Bangkok sont toujours sous l'eau.... Dans les campagnes, agriculteurs et pisciculteurs demandent des aides pour repartir....

Dans la province de Khon Kaen, près de 9.000 piscicultures sinistrées... Avec les moyens du bord, les pisciculteurs relancent leurs activités.... Impressionnant....

Regardez ces images d'élevages de Tilapia directement dans le lit des fleuves....

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Saumon. Un film d'huile en surface des cages d'aquaculture pour éliminer les poux de mer (BE Norvège)

Un film d'huile, associé à un agent d'épouillage et déposé à la surface de l'eau, dans les cages des saumons d'élevage, peut tuer les poux de mer lorsque le poisson saute à travers. Cette méthode a été testée auparavant, mais il s'est avéré que les saumons ne sautaient pas si souvent. Or il a tout récemment été découvert que si on l'empêche d'atteindre la surface durant un ou deux jours, le poisson ira ensuite naturellement sauter à la surface.

La lutte contre le pou de mer est l'un des plus grands défis de l'industrie de l'aquaculture en Norvège. Aujourd'hui, le poisson est traité en majorité avec des aliments médicamenteux, des bains chimiques ou, de manière plus anecdotique, avec l'utilisation du labre (poisson nettoyeur). Ces solutions présentent des inconvénients majeurs comme l'utilisation de produits chimiques, le rejet de substances chimiques en mer, la résistance toujours accrue des poux de mer due à leur adaptation, la difficulté de mise en oeuvre, etc. Des équipes de recherche conjointes de SINTEF Pêche et Aquaculture [4], l'Université de Melbourne [5] et l'IMR travaillent sur des traitements plus efficaces. L'utilisation du film d'huile présente l'énorme avantage de pouvoir collecter facilement les substances à la surface après le traitement, grâce aux technologies très efficaces mises au point dans l'industrie pétrolière offshore.

A partir de 1989, des expériences ont été réalisées pour tenter de réaliser l'épouillage du saumon d'élevage en le faisant sauter à travers un film d'huile. Les premiers résultats étaient prometteurs, mais les essais à grande échelle se sont avérés inefficaces pour deux raisons : les poissons ne sautaient pas naturellement de manière systématique et l'agent d'épouillage se décomposait rapidement au soleil. Un de ces problèmes semble maintenant pouvoir être résolu. "Dans les cages expérimentales de 12 mètres par 12 mètres (2000 mètres cubes), nous avons empêchés plusieurs groupes de saumons, grâce à des filets, d'avoir accès à la surface pendant des périodes différentes. Quand le filet est retiré, nous enregistrons une très forte fréquence de sauts. Nous avons observé qu'en supprimant l'accès à la surface pendant un à deux jours, 93% des poissons sautaient en moyenne deux à trois fois après le retrait du filet.", dit Tim Dempster [6], qui travaille pour SINTEF Pêche et Aquaculture et l'Université de Melbourne. D'après l'hypothèse la plus probable, le poisson sauterait pour remplir d'air sa vessie natatoire (organe des poissons osseux qui détermine la profondeur à laquelle le poisson flotte dans l'eau et lui permet ainsi de se mouvoir à cette profondeur en ajustant sa densité à celle de l'eau).

------ 19 décembre 2011 ------

Cargo échoué. Bruno Le Maire apporte le soutien de l'Etat aux ostréiculteurs (Le Télégramme)

Bruno Le Maire a rencontré à la mi-journée les ostréiculteurs de la ria d'Etel. Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche leur a assuré que l'Etat les aiderait dans le montage de leurs dossiers de demande d'indemnisations.

Bruno Le Maire a rencontré les ostréiculteurs concernés par la menace de pollution, ce lundi, à Locoal-Mendon.

Je suis venu rappeler la nécessité d'une indemnisation rapide de chaque exploitation, aucune ne doit subir de difficulté financière liée à l'échouage", a affirmé le ministre qui a promis que "Les services de l'Etat apporteront une aide au montage juridique des dossiers d'indemnisation pour chacune des exploitations".

Les ostréiculteurs ont profité de cette visite pour rappeler qu'au moment de la pollution vendredi les huîtres pour Noël étaient déjà placées dans des bassins insubmersibles. "On aurait tort de se priver de ces huîtres, à la veille de Noël, qui sont parfaitement saines", a lancé Bruno Le Maire qui après une visite d'exploitation ostréicole devait partager un buffet sur place, avec des huîtres.

"Absence de pollution générale dans la ria d'Etel", indique la préfecture...

Sur la quarantaine d'exploitations ostréicoles de la ria d'Etel, seules cinq sont concernées par un arrêté d'interdiction de commercialisation qui ne touche que les huîtres qui n'étaient pas placées en bassins insubmersibles, selon la préfecture du Morbihan. Selon des résultats d'analyses effectuées vendredi il y a une "absence de pollution générale dans la ria d'Etel", a également tenu à souligner la préfecture du Morbihan. De nouvelles analyses doivent être réalisées lundi par Ifremer dont les résultats seront connus mercredi après-midi.

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Cargo échoué. Le pompage continue, Bruno Le Maire mange des huîtres (Le Télégramme)

Quatre jours après l'échouement du cargo sur la plage d'Erdeven (56), alors que le dispositif de pompage se poursuit pour extraire du TK Bremen les 190 t de fuel et 40 t de gasoil, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et de la Pêche, s'est rendu, ce lundi, sur zone, où il a rencontré les ostréiculteurs frappés par les premières dispersions de fuel dans la nature. Remorquage ou déconstruction sur place : rien n'est encore décidé. Le pompage reste la priorité. [Vidéo]....

Lire le long article et voir les vidéos dans Le Télégramme

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Cargo échoué : Bruno Le Maire au chevet des ostréiculteurs (Ouest France)

M. Le Maire a rencontré à Locoal-Mendon (Morbihan), en amont de la ria d’Etel, les ostréiculteurs concernés par la menace de pollution. Des ostréiculteurs sereins car ils ont rappelé qu’au moment de la pollution vendredi les huîtres pour Noël étaient déjà placées dans des bassins insubmersibles.

Des huîtres « parfaitement saines »

« On aurait tort de se priver de ces huîtres, à la veille de Noël, qui sont parfaitement saines », a lancé M. Le Maire qui après une visite d’exploitation ostréicole devait partager un buffet sur place, avec des huîtres…..

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72 heures après l'échouement du cargo sur la plage d'Erdeven (56), alors que le dispositif de pompage se met en place pour extraire du TK Bremen les 190 t de fuel et 40 t de gasoil, Bruno Le Maire, ministre de l'agriculture et de la pêche, s'est rendu ce lundi sur zone où il a rencontré les ostréiculteurs frappés par les premières dispersions de fuel dans la nature. Une réunion est prévue cet après-midi à la préfecture du Morbihan au cours de laquelle une décision pourrait être prise concernant l'avenir du cargo échoué. Le point sur ce dossier. [Vidéo]

Le pompage

Il y avait 190 tonnes de fuel léger et 40 tonnes de gasoil. Il restait hier à 13h 118 tonnes de fuel et toujours 40 tonnes de gasoil. Smit Salvage va prendre le relais du Ceppol dès que l'entreprise sera pleinement organisée.

L'impact sur l'ostréiculture

Seuls 5 des 36 chantiers ostréicoles répertoriés dans la Ria d'Etel ont été touchés pour l'instant. Ils sont concernés par un arrêté d'interdiction de commercialisation qui ne touche que les huîtres qui n'étaient pas placées en bassins insubmersibles. Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et de la Pêche a rencontré ce midi les professionnels de la Ria. Il leur a assuré que l'Etat les aiderait dans le montage de leurs dossiers de demande d'indemnisations.

L'impact sur la faune et le cordon dunaire...

Les responsabilités....

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Le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Bruno Le Maire est venu lundi soutenir les ostréiculteurs de la ria d'Etel menacés par la pollution due à l'échouement du cargo TK Bremen vendredi et a promis l'aide de l'Etat pour les indemnisations...

"On aurait tort de se priver de ces huîtres, à la veille de Noël, qui sont parfaitement saines", a lancé M. Le Maire qui après une visite d'exploitation ostréicole devait partager un buffet sur place, avec des huîtres.....

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Y aura-t-il des huîtres à Noël 2011 ? (La Manche Libre)

Plus chères, les huîtres demeurent tout de même les reines de Noël… pour l’instant.

On ne peut pas vous répondre. Désolé, on n'a pas une minute, pour les plus courtois... 'Rappelez en 2011, pour les plus directs... Dans la baie des Veys ou à Asnelles-Meuvaines, les deux seuls sites ostréicoles du Calvados, l'activité a atteint une intensité rare à quelques jours de Noël. Alors qu'on leur prédisait le pire, alors qu'eux-mêmes redoutaient des fêtes de fin d'année extrêmement calmes, le marché bat son plein !....

C'était l'année dernière !!!

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A moins d'une semaine de Noël le vrai-faux de Ouest-France avec Goulven Brest, Président du Comité National de la Conchyliculture (CNC)

Oui, il y aura des huîtres à Noël et au Nouvel an (Ouest France)

Pénurie, prix qui flambent... Les rumeurs vont bon train en cette fin d'année. Que les gastronomes se rassurent. On trouve des huîtres sans problème, et à des prix quand même accessibles.

J'adore les huîtres. Je ne suis pas sûr d'en trouver à Noël.

vrai - faux

Les ostréiculteurs se sont organisés. On ne manquera pas d'huîtres pendant les fêtes. Noël, Nouvel an, pas de souci, il n'y aura aucune pénurie.

Les ostréiculteurs font face à une baisse de production.

vrai - faux

On en a beaucoup parlé. Un virus a causé des mortalités importantes. La production nationale qui était de 130 000 tonnes en 2009, est estimée pour la saison en cours (de septembre 2011 à septembre 2012) à 80 000 tonnes.

Dans les Côtes-d'Armor, c'est dans les mêmes proportions.

vrai - faux

La baisse de production est ici un peu plus forte qu'au niveau national. On est passé de 8.000 à 9.000 tonnes en année normale, à 5.000 tonnes cette année. Mais les huîtres voyagent beaucoup. Et elles ne manqueront pas dans les points de vente du département.

On est dans le creux de la vague.

vrai - faux

C'est une raison de plus pour manger des huîtres.

vrai - faux

Les huîtres sont hors de prix cette année.

vrai - faux

On trouve des huîtres à 5 € ou 6 € le kilo.

vrai - faux

En vente directe chez les producteurs, elles sont dans cette gamme de prix. Dans les autres circuits de distribution, poissonneries et grandes surfaces, c'est plutôt 6 € à 8 € le kilo. Tout cela reste quand même abordable pour un produit festif.

Les huîtres de cette année sont particulièrement délicieuses.

vrai - faux

Anne KIESEL. Ouest-France

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Dijon. L’huître 20 % plus chère (Bien public)

Consommation. Certains craignaient une pénurie du mollusque. Ce ne devrait pas être le cas.

Elle est l’un des produits phares des fêtes. On la dit de plus en plus rare et de plus en plus chère. L’huître sera-t-elle sur les tables du réveillon ? Et à quel prix ?

Il y a ceux qui l’adorent et ceux qui la détestent. Quoi qu’il en soit, l’huître reste l’un des produits préférés des Français pour les fêtes. Un produit de plus en plus cher…

« Il y a eu cinq augmentations depuis le début de l’année. Le prix des huîtres a bondi de 20 % », indique Johann Pitois, gérant du restaurant Le Marché de l’huître, à Dijon. Son établissement, spécialisé dans les fruits de mer, écoule 16 tonnes d’huîtres à l’année. « On est obligé de baisser notre marge. Il y a quand même une clientèle, la moins aisée, qu’on ne touche plus », confie-t-il.

Ici, la douzaine de Marennes n° 3 est vendue 19,50 €, (16,50 € à emporter). « Les huîtres spéciales, comme l’huître Gillardeau, sont plus chères. C’est la Rolls de l’huître », souligne Johann Pitois. « On peut arriver à l’acheter 2 € l’unité. Elle est vendue 2,90 € au restaurant. »....

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Côté approvisionnement, Dany Poelaert indique : « On reçoit bien tout ce qui était prévu....

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Boulogne : La CME prête à produire un saumon d'élevage (Voix du Nord)

Les choses se précisent à Boulogne pour le développement de l'aquaculture.

La coopérative maritime étaploise (CME - organisation de producteurs qui gère 55 chalutiers) a commandé une étude pour connaître la faisabilité technique dela production d'un saumon aquacole en milieu fermé. Les conclusions sont attendues prochainement, reste à régler la question de l'implantation pour la station de pompage et de rejet.

Le projet consisterait à créer six bassins sous un hangar. Pourquoi ne pas créer une ferme en pleine mer comme en Norvège ? « Ici, la mer ne s'y prête pas, répond Éric Gosselin, directeur de la CME. Il y a trop de passages. »

Sans antibiotiques ni traitements

Le saumon serait élevé de la façon la plus naturelle possible dans une eau pure, filtrée, sans antibiotiques ni traitements. L'objectif de ces six bassins circulaires serait de produire 500 tonnes de saumon par an, « seuil d'une rentabilité rapide ». En un an, le saumon atteindrait un poids « commercial » de 2 à 3 kg.....

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Cancale : Les ostréiculteurs en plein rush pour les fêtes de fin d'année (Ouest France)

Les ostréiculteurs entament la dernière ligne droite. Depuis le milieu de la semaine, c'est l'effervescence dans les ateliers. Cancale produit d'ordinaire près de 5.000 tonnes d'huîtres. Ces trois dernières années, la production s'est ralentie, l'herpès virus décime les naissains. Néanmoins, les stocks seront suffisants pour approvisionner les tables du réveillon.

Aux parcs Saint-Kerber, comme ailleurs, c'est le rush. Les premières commandes destinées à l'export ont été expédiées mardi. Une trentaine de personnes ont été recrutées pour cette période de pointe. « La crise se fait sentir, nous avons eu beaucoup de candidatures cette année », indique Stéphan Alleaume, cogérant de l'entreprise avec François-Joseph Pichot.

Les parcs Saint-Kerber produisent entre 600 à 700 tonnes d'huîtres plates (les belons) et creuses par an. L'entreprise livre 70 pays dans le monde et quelques restaurants étoilés. Son produit phare : la Tsarskaya, charnue et croquante.....

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En Chine, même les huîtres risquent la contrefaçon (Le Figaro)

Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron, a été avertie par des clients de Hongkong et de Pékin de produits semblables sur la forme, mais de moins bonne qualité.

On connaissait la contrefaçon de marques prestigieuses de sacs à main, de montres ou de produits high-tech en Chine. Plus inattendue, la copie des huîtres Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron. «Ce sont nos clients restaurateurs à Pékin et Hongkong qui nous ont avertis, explique Véronique Gillardeau. Ces bourriches ressemblaient parfaitement aux nôtres, mais pas leur contenu. Il s'agissait de produits de moins bonne qualité. Nos huîtres, nous les connaissons par cœur. Leur couleur blanche, leur forme bombée et leur taux de chair…»....

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La Réunion : Quelles huîtres dans nos assiettes pour les fêtes ? (zinfos974.com)

A l'approche des fêtes de fin d'année, les amateurs d'huîtres tentent de trouver leur bonheur sur les étales des poissonniers. A La Réunion, loin des régions de production, il n'était pas simple ces dernières années d'en trouver, surtout si l'on avait des exigences particulières.

Normandes, Bretonnes ou Marennes-Oléron... Le choix est relativement vaste à cette période de l'année, même si le marché des huîtres a connu des grandes difficultés lors des trois dernières saisons de production.

La crise des huîtres n'est d'ailleurs pas terminée. Les prix flambent. La faute à une mortalité croissante décimant les jeunes huîtres sur tout le littoral français depuis 2008. Cette surmortalité reste en grande partie inexpliquée et l'hécatombe de 2008 se fait ressentir au moment des fêtes.

Les difficultés rencontrées par les producteurs ne se limitent pas à la production française. Plus des trois quarts des huîtres cultivées au Royaume-Uni, les célèbres "oysters", seraient atteintes d'un virus qui cause vomissements et diarrhées au consommateur. Les ostréiculteurs doivent également lutter contre le vol organisé, ce qui n'a rien de simple au regard des grandes zones maritimes à surveiller.

La production baisse

Du coup la production baisse : De 150.000 tonnes en 2009, la production risque de passer à 80.000 tonnes en 2011. La loi de l'offre et la demande fait le reste : les prix ont augmenté d'environ 30 %.

Évidemment, La Réunion n'est pas épargnée par cette montée des prix....

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Un vent marin sous la halle (Lyonne)

Gilou vend, sous la halle de Saint-Florentin, les huîtres d'Éric Lefort, tout droit arrivées de Charente-Maritime. Pour eux, la saison des fêtes est cruciale.

Depuis six ans, chaque samedi de décembre à mars, Éric Lefort propose les huîtres de sa production : des pleine mer, des fines de claire, des spéciales Fraîchement récoltées et acheminées rapidement à Saint-Florentin.

« Je fais le plus beau métier du monde ! »

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Surveillance renforcée des parcs à huîtres pendant les fêtes (BFMTV)

A l'approche des fêtes, les ostréiculteurs redoutent les vols d'huîtres, qui augmentent en cette période clé pour la profession. La gendarmerie se mobilise et multiplie les opérations de surveillance depuis le début du mois de décembre.

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L'écailler des vallées : les produits de la mer près de chez vous (Nice Matin)

Un service fraîcheur de proximité, la compétence et le sourire en plus !

Voilà déjà trois ans que Shiori et Philippe se sont installés à Blausasc. Sous le nom d'Ecailler des vallées, ils proposent les produits de la mer en toute fraîcheur à votre porte.

Ils ont ajouté les poissons qu'ils inscrivent d'ailleurs le vendredi et le samedi comme plat du jour dans leur restaurant......

Des plateaux de fruits de mer pour les fêtes

Pour les fêtes, l'Ecailler des vallées confectionne des plateaux pour une ou deux personnes avec huîtres et crevettes de 24 à 54 E.

Et un plateau royal pour deux personnes avec huîtres, bulots, bigorneaux, crevettes, palourdes, praires, moules, langoustines et une langouste pour 79 E.

Et bien sûr, saumon frais et saumon fumé pour vos repas de fête de fin d'année. La mer près de chez vous et un service de proximité personnalisé avec en prime la compétence et le sourire de Shiori et Philippe.

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Dans la baie, à Cancale, des patrouilles pour éviter les vols d’huîtres (Ouest France)

Les services de l’État, notamment la gendarmerie, vont surveiller de près les sites ostréicoles à l’approche de Noël.

Afin de prévenir le risque de vols d’huîtres à l’approche des fêtes de fin d’année, les services de l’État en Ille-et-Vilaine se mobilisent. « Les services de contrôle ont mis en place une surveillance renforcée des zones d’activités ostréicoles, indique la préfecture, qu’il s’agisse des parcs d’élevage sur l’estran ou des ateliers conchylicoles à terre. »

Des patrouilles régulières sont organisées sur le littoral. Par ailleurs, la préfecture a décidé d‘interdire la circulation de nuit de tout véhicule sur le domaine public maritime, par arrêté préfectoral du 13 décembre. « Il s’agit ainsi de faciliter les missions de surveillance et favoriser la prévention des vols d’huîtres », en repérant plus facilement les véhicules suspects.

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L'huître de Noël sera rare... et donc chère ! (Ouest France)

Incontournables invitées des fêtes de Noël, les huîtres décimées en 2008 seront plus rares sur les tables de 2011. Les prix flambent de plus de 30 %.

L'hécatombe

Plus rares, donc plus chères. La faute à une mortalité croissante décimant variablement les naissains de jeunes huîtres sur tout le littoral depuis 2008. Cette hécatombe zoo sanitaire, qui peut aller de 12 % en Bretagne Nord à 90 % en Méditerranée, représente une mortalité moyenne de plus de 61 % dans les naissains.

Elle a profondément affecté la profession, en plein désarroi. Un fonds d'indemnisation de 20 millions d'euros est prévu en 2011 afin d'aider les producteurs qui subissent cette mortalité depuis quatre ans.

Les causes

Selon l'Ifremer, qui observe le phénomène sur treize sites en France, les causes pourraient avoir plusieurs facteurs comme la température estivale de l'eau et la présence d'un virus appelé Os-HV1, mais cette surmortalité reste pour une part mal expliquée. Si la situation semble globalement se stabiliser aujourd'hui, le mal est déjà fait et se fait sentir maintenant, au moment de la commercialisation. Il devrait en être de même en 2012.

Des prix en hausse de 30 %

Produisant 95 % des huîtres européennes, la France en distribuait 150.000 tonnes jusqu'en 2009, pour une consommation interne de 120 000 tonnes. Avec une production qui va tomber à environ 80.000 tonnes en 2011, il est clair qu'il n'y en aura pas pour tout le monde, ni au même prix. Selon les régions, la diminution de la production est en moyenne de 30 %, et le prix à la douzaine augmente dans les mêmes proportions.

La fine de claire n° 3 est à 6 ou 7 € en vente directe sur le bassin d'Arcachon, soit une moyenne d'un euro de plus par douzaine. Mais sur le marché de Rungis, les écarts peuvent être beaucoup plus importants avec, sur certains produits, des prix dépassant les 20 € la douzaine. Les prix devraient varier dans une fourchette moyenne de 7 à 9 € la douzaine chez les détaillants.

Craintes de vols....

Le marché

Les consommateurs français achètent deux fois plus d'huîtres que de moules, et pour un prix trois fois plus élevé. Cette production d'huîtres fait travailler plus de 3.000 entreprises employant 11 000 salariés, pour un chiffre d'affaires annuel de plus de 450 millions d'euros.

Catastrophes cycliques.....

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Consommation. Rigueur ou pas, les Français se feront plaisir à Noël (Le Progrès)

Si en Europe, Noël est placé sous le signe de la rigueur, les Français vont s’offrir une parenthèse gastronomique et familiale dans la crise en privilégiant trois postes de dépense : la bonne chère, les enfants et les smartphones.

La rigueur dictée par les agences de notation ne sauvera ni les chapons de Bresse ni les canards gras du Sud-Ouest. Que la France perde ou non son triple A, les huîtres « triple 0 » de Marennes ne resteront pas dans leur coquille : crise ou pas crise, les Français se tiendront à table pour Noël et aussi pour le jour de l’An. Comme les cadeaux aux enfants et le smartphone sous le sapin, le budget nourriture sera préservé... voire augmenté par une majorité de Français, selon une enquête CSA réalisée pour le magazine Capital de M6.

Confirmation chez Delpeyrat, spécialiste du foie gras et premier exportateur du Sud-Ouest : « Les commandes dans les pays voisins baissent légèrement, mais c’est largement compensé par le marché français ». Les principaux distributeurs alimentaires n’ont pas réduit leurs commandes sauf pour le vin, champagne compris. « Mais c’est davantage la peur de perdre des points sur le permis de conduire que le prix de la bouteille, plutôt stable, qui fait diminuer la consommation », soulignent les spécialistes de la consommation.

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Suisse. Prendre une énorme bouffée d’iode (24heures.ch)

En ce soir de décembre, il fait froid, et cela réjouit Olivier Gerber, le chef du Café Beau-Rivage, à Lausanne. «Quand on a commencé à installer notre banc de fruits de mer sous les arcades, début novembre, il faisait 14 °C à midi. C’était une vraie gageure de garder notre marchandise au froid, la glace fondait trop vite!» Mais les fruits de mer sont une institution dans l’hôtel d’Ouchy, comme ils le sont à la Brasserie du Grand-Chêne, au Lausanne Palace, et dans quelques rares places du canton.

Les huîtres menacées

Le cœur de l’offre, ce sont d’abord les huîtres. Depuis quelques années, une mortalité anormale décime les naissains, ces larves qui donneront des huîtres après quatre ans d’élevage. En même temps sont apparues les triploïdes, des huîtres créées par les chercheurs de l’Ifremer, qui contiennent trois séries de chromosomes plutôt que deux. Les triploïdes ont le double avantage de résister à la maladie et de croître deux fois plus vite. Mais beaucoup d’ostréiculteurs s’y opposent, craignant une sorte de manipulation génétique et refusant de dépendre du commerce pour leurs naissains, les triploïdes étant par nature stériles.

Ici, Cédric Cédié ne s’inquiète guère de cette bataille d’experts. «Nous travaillons avec trois fournisseurs pour être sûrs d’être toujours bien approvisionnés, et nous n’avons jamais eu à craindre un manque d’huîtres.» Certes, leur prix a un peu grimpé suite à la raréfaction de l’offre. «Mais les contrôles sont plus réguliers aussi, ce qui nous donne une assurance supplémentaire, d’autant que nous gardons chaque bourriche et son numéro qui permet de remonter jusqu’au producteur et au jour de pêche.»

Sur son banc, d’autres espèces moins fréquentes attendent sur la glace. Les oursins viennent de Bretagne ou d’Irlande. Ces derniers sont taille XXL. Ouverts avec des ciseaux, ils dégagent une belle odeur d’iode. Les escargots de mer (bulots quand ils sont gros ou bigorneaux petits), les praires ou les palourdes, les langoustines viennent d’Atlantique, alors que les crevettes arrivent de Madagascar. «Il faut s’adapter aux meilleurs produits, d’où qu’ils viennent.» Pendant ce temps, tourteau et homard attendent d’être cuits dans la cuisine.

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Mise en place du Conseil supérieur des gens de mer (Sénat)

Question écrite n° 20420 de M. Michel Doublet (Charente-Maritime - UMP) publiée dans le JO Sénat du 20/10/2011 - page 2675

M. Michel Doublet attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la mise en place du Conseil supérieur des gens de mer décidée dans son principe par le comité interministériel de la mer du 8 décembre 2009. En conséquence, il lui demande de bien vouloir l'informer de la suite donnée à ce dossier.

Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement publiée dans le JO Sénat du 15/12/2011 - page 3221

Le décret n° 2010-1009 du 30 août 2010 relatif à l'organisation administrative et financière de l'Établissement national des invalides de la marine (ENIM) a abrogé le Conseil supérieur de l'ENIM et mis en place une nouvelle gouvernante de l'établissement, qui repose sur un conseil d'administration et un directeur général. Ces structures sont aujourd'hui pleinement opérationnelles. Parallèlement, le comité interministériel de la mer, réuni le 8 décembre 2009, a adopté la fusion de l'ancien Conseil supérieur de l'ENIM et du Conseil supérieur de la prévention des risques professionnels et du bien-être des gens de mer en un Conseil supérieur des gens de mer, doté de prérogatives élargies. Cette fusion devra, sans multiplier les conseils consultatifs, garantir à l'ensemble des acteurs du secteur maritime la continuité du dialogue avec l'État sur l'ensemble des sujets les concernant. Le projet de décret portant création du Conseil supérieur des gens de mer a reçu un avis favorable du Conseil supérieur de prévention des risques professionnels et du bien-être des gens de mer. Il est actuellement examiné par le Conseil d'État dans la perspective d'une première réunion du Conseil début 2012.

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La filière piscicole marine et continentale tente de s'organiser (drakkaronline)

A la veille d’états généraux de la filière piscicole marine et continentale (mi-janvier 2012) le Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture (CIPA), présidé par Pascal Le Gal, éleveur de truites arc-en-ciel près de Fleury-sur-Andelle (Eure) alerte sur une « aquaculture aujourd’hui en situation de précarité ».

La profession est notamment confrontée à des « défis environnementaux, sanitaires et alimentaires », s’inquiète le CIPA qui veut élaborer un cahier des charges unique de production dans une filière « globalement mal organisée ». Les producteurs doivent pour l’instant répondre à des cahiers des charges distributeurs différents, ce qui complique la production et rend peu lisibles les garanties apportées au consommateur.

L’initiative une fois en place permettrait d’une part, résume Pascal Le Gal, de développer les volumes de poissons d’aquaculture destinés à la grande distribution et, d’autre part, de rendre un accès au marché de la distribution à des professionnels qui en sont actuellement privés.

L’état de la production aquacole varie entre 40 à 45.000 tonnes par an (dont 38.000 tonnes en eau douce) soit l’équivalent de 10% de la consommation annuelle de poissons en France. « Toutes filières confondues (marine ou continentale) 80% des poissons sont importés de l’étranger, principalement du Danemark et de l’Italie. C’est dire la marge de progression possible pour nos professionnels notamment sur les côtes ». La filière compte environ 600 sites en France pour 400 entreprises. En comptant la filière étang 2500 emplois directs sont en jeu (10.000 emplois indirects) pour un chiffre d’affaire de 260 M€ HT. Seulement en France, « c’est David contre Goliath », tacle le président.

L’administration, les normes, ou la grande distribution transforment toute installation en « parcours du combattant pour des aquaculteurs aventuriers ».....

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Des coquilles Saint-Jacques transformées en pavés (cleantechrepublic.com)

Un matin brumeux, une rue à traverser pour rejoindre votre bureau et soudain, sous vos pieds, un trottoir en coquillages ! Réveillez-vous, il ne s’agit pas d’un mauvais rêve mais bien d’un projet de recherche de l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs des Travaux de la Construction de Caen (ESITC). Dans un article publié le 5 octobre parIndustrie & Technologies, Jean-françois Prevéraud nous présente ainsi cette initiative - baptisée VECOP – de recyclage et valorisation des coproduits coquilliers. Un projet pas si dérisoire qu’il n’y paraît puisque les activités de pêche et de conchyliculture (Saint-Jacques, huîtres…) produisent chaque année en France près de 234 000 tonnes de coquillages. Cette masse de coquilles représentant un véritable casse-tête local en matière de gestion des déchets, mais aussi une menace pour le littoral en raison de la prolifération de crépidules, une espèce qui s’attaque aux coquillages traditionnels.

Un éco-granulat pour la fabrication de pavés drainant

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L’AFD renforce ses financements de lutte contre le changement climatique (Cdurable)

Le Conseil d’Administration de l’Agence Française de Développement confirme son positionnement ambitieux en matière de financement pour le climat en approuvant son plan d’action 2012-2016.

Parce que la lutte contre le changement climatique et le développement économique et social sont intrinsèquement liés, tous les pays sont aujourd’hui concernés par cet enjeu planétaire. Les négociations mondiales en cours devraient conduire à définir un cadre d’action à long terme et établir des moyens plus structurants. De nombreux acteurs comme l’AFD sont d’ores et déjà mobilisés.

D’un montant de 2,8 milliards d’euros en 2010, les projets de développement contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique ont pris une part croissante dans l’activité de l’AFD ces dernières années. Ils représentent aujourd’hui 40% des octrois annuels du groupe. Avec 10% des financements publics internationaux, l’Agence est devenue l’un des acteurs majeurs du financement « climat » dans les pays en développement.

Pour la période 2012-2016, l’AFD entend poursuivre ce rôle d’acteur pivot de la mise en œuvre des engagements français sur le climat vis-à-vis des pays en développement. Elle entend aussi jouer un rôle majeur dans la mobilisation des financements internationaux en faveur de la lutte contre le changement climatique....

------ 18 décembre 2011 ------

Cargo échoué. Le point sur l'ostréiculture de la Ria d'Etel (Le Télégramme)

Hervé Jenot, ostréiculteur, président du Comité régional conchylicole (CRC) de Bretagne-Sud, fait le point sur la situation sanitaire dans la ria d'Etel : les premières analyses d'Ifremer confirment l'arrêté préfectoral concernant les cinq ostréiculteurs situés à l'entrée de la ria. Les autres professionnels du secteur peuvent continuer leur activité normalement.


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Ria d'Etel. Les analyses Ifremer confirment la pollution de certains parcs ostréicoles (Le Télégramme)

Les quatre barrages mis en place afin de protéger la Ria d'Etel ont porté leurs fruits. Seuls 5 des 36 chantiers ostréicoles de la Ria d'Etel sont touchés. Les analyses ont livré leurs premiers résultats.

115 m au niveau de la cale SNSM d'Etel; 200 m au niveau du port d'Etel; 200 m au niveau du lieu-dit Keriguenen, à Locoal-Mendon; un barrage de type "Polmar" également installé à l'entrée de la Ria : les quatre barrages qui protègent la ria d'Etel limitent les dégâts.

Seuls cinq ostréiculteurs parmi les 40 exploitants de la Ria d'Etel sont concernés par l'arrêté préfectoral d'interdiction temporaire de commercialisation des coquillages....

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Erdeven-TK Bremen: Inquiétude des ostréiculteurs à une semaine de Noël (France 3)

Les ostréiculteurs sont nombreux dans la Ria d'Etel mais pour l'heure, la profession se veut rassurante. Sur les 40 ostréiculteurs installés dans la Ria, seuls 4 pourraient être touchés et uniquement des huîtres qui n'auraient pas étaient placés dans les bassins submersibles.

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Cargo échoué. 500 manifestants hier à Erdeven, combien aujourd'hui ? (Le Télégramme)

Près de 500 personnes ont manifesté devant le lieu d'échouement du cargo hier après-midi, sur la plage de Kerminihy, à Erdeven (56). Les participants n'ont finalement pas pu écrire le message "Joyeux Noël les arma-tueurs" sur la coque du cargo, la préfecture n'ayant pas donné son accord. La manifestation a été tenue à l'écart par les gendarmes. D'où l'idée de remettre ça aujourd'hui. L'appel a été lancé sur facebook...

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Cargo échoué. La Bretagne porte plainte pour atteinte à son image (Le Télégramme)

Un cargo a-t-il le droit de quitter un port quand la mer est déchaînée et que les prévisions météo sont particulièrement pessimistes pour les heures à venir ? Oui répondaient hier les experts, ce qui a pour effet de déclencher la colère du président de la région qui a décidé ce matin de se porter partie civile.

Quarante-huit heures après l’échouage du TK Bremen sur la plage de Kerminihy à Erdeven (Morbihan) la Région Bretagne, par la voix de son Président, Jean-Yves Le Drian, a décidé de se porter partie civile prés du TGI de Brest au titre du préjudice écologique et de l’atteinte à l’image de la Bretagne.

Pour Jean-Yves Le Drian, la réglementation est clairement à revoir. "La commission d'enquête de l'Erika, dont j'étais le rapporteur, avait préconisé une mesure donnant aux autorités portuaires la possibilité d'interdire aux bateaux de sortir" rappelle-t-il. Et d'exiger une interdiction d'apparailler en cas de mauvais temps.

Du terrain légal au terrain du bon sens...

N'empêche que les capitaines restent pour l'heure souverains. Le débat se déplace alors sur le terrain de la pertinence et du bon sens. Groix pouvait-elle procurer un abri suffisant à un cargo quasi vide ?

------ 17 décembre 2011 ------

Cargo échoué : les pouvoirs publics défendent les huîtres d'Etel (TF1)

Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire et le préfet du Morbihan Jean-François Savy sont tous deux montés au créneau vendredi soir pour défendre la réputation des huîtres d'Etel (Morbihan), dont les parcs sont proches du cargo échoué avec la tempête Joachim. La préfecture et le ministère indiquent que la plupart des huîtres consommables avaient été mises hors de portée de la pollution par les ostréiculteurs avant que le sinistre ne les menace.

La préfecture a toutefois pris vendredi un arrêté, immédiatement applicable, interdisant la collecte, la purification, le stockage ou la distribution et la mise à la consommation humaine de nouveaux coquillages dans les zones directement exposées aux fuites de carburant du cargo échoué. La mesure concerne notamment la bande côtière entre l'embouchure de la rivière d'Etel au nord et la limite sud de la plage de Penthièvre, selon le texte de l'arrêté.


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Cargo échoué à Erdeven (56). Quatre barrages pour prévenir la pollution (Le Télégramme)

Ce samedi, les services de l'Etat se sont activés autour du cargo maltais TK Bremen, échoué à Erdeven (56) depuis vendredi matin.

Voici le communiqué diffusé par la préfecture du Morbihan : "Les services de l'État continuent de se mobiliser pour prévenir la pollution des zones à proximité du navire échoué. Quatre barrages sont maintenant mis en place, afin de protéger la Ria d'Etel : 115 m au niveau de la cale SNSM d'Etel; 200 m au niveau du port d'Etel; 200 m au niveau du lieu-dit Keriguenen, à Locoal-Mendon; un barrage de type "Polmar" est également installé à l'entrée de la Ria et oriente vers un point unique les résidus d'hydrocarbures collectés".

" Seuls cinq ostréiculteurs parmi les 40 exploitants de la Ria d'Etel sont concernés par l'arrêté préfectoral d'interdiction temporaire de commercialisation des coquillages consultable sur le site Internet de la préfecture du Morbihan : http://www.morbihan.pref.gouv.fr. Les coquillages issus des bassins insubmersibles stockés avant le 16 décembre, 20 h, ne sont pas concernés par cette interdiction".

"Tous les moyens sont mis en œuvre pour organiser des chantiers de dépollution avec ....

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Belz (56). Cargo échoué : une ostréicultrice écoeurée (Le Télégramme)

Anne-Gildas Portanguen est ostréicultrice à la Pointe de l'Armor, à Belz, à l'entrée de la ria d'Etel. La nuit dernière, un cargo s'est échoué tout près de là, à Erdeven. Elle craint pour ses huîtres, à l'approche des fêtes de fin d'année. Elle est écoeurée ! Le reportage de Mathieu Pélicart.

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Tempête Joachim et marée noire : colères à Erdeven, pêcheurs et riverains interpellent (ABP)

Erdeven 2 h du matin vendredi 16 décembre 2011. Le TK Bremen sous pavillon maltais, un cargo de 109 mètres échoue sur la côte à 2 kilomètres au sud de l'embouchure de la ria d'Etel. Le cargo venait de prendre la mer en pleine tempête Joachim. Des vents supérieurs à 130 km/h et des vagues de plus de 10 mètres étaient annoncés et l'alerte orange de Météo France avait été déclenchée dès jeudi.

Vendredi 16 décembre, 11 h 08. La Direction Départementale des Territoires et de la Mer, Préfecture du Morbihan diffuse l'arrêté d'interdiction de pêche à pieds sur la bande côtière entre la rivière d'Etel et le Fort de Penthièvre à tous les professionnels du secteur. Les pêcheurs de la zone s'interrogent. Impossible d'approcher de la côte. Les effectifs de maintien de l'ordre sont impressionnants. Pourquoi ne peut-on pas approcher plus près du cargo échoué ? Et surtout pourquoi une si grande zone de pêche interdite, alors que les autorités annoncent une zone polluée assez réduite ?

Vendredi après-midi. Les riverains expriment leur colère sur internet et organisent une manifestation spontanée à Etel à 20 heures. Une vidéo exprimant la forte colère est rapidement mise en ligne [ Voir le site ] et une page Facebook est créée qui compte déjà plusieurs centaines de participants, cliquer Ici.

« Non nous n'irons pas ramasser le mazout, pas une miette ces enfoirés n'attendent que ça pour ne pas avoir a payer trop cher de de pollution. Si l'on en ramasse, c'est pour mieux leur tartiner le derche et leur pognon! je vous propose autre chose : allons dénoncer les réels fautifs ; le destinataire ou l’expéditeur qui n'a pas voulu de frais de mouillage portuaire et l'a fait mouiller en pleine mer, l'armateur, tout les responsables administratif de ce massacre , bref, mobilisons nous! vous en avez marre de tout ça je vous propose déjà ce soir un acte symbolique : les pouvoir publics ne veulent pas que l'on s'approche du rafiot , histoire de cacher les dégâts?? montrons leur que pour une fois, c'est le peuple qui fait la loi rdv ce soir, a 20h place de la mairie a Etel : il a déjà un pc sécurité pompier avec des élus , rdv ici , le max de monde, en tenue adéquate pour la pluie avec lampe torche, botte, banderole et moyen de com si vous le souhaitez , invitez le plus de monde possible , et rendons nous sur la plage du naufrage , il e yen a pour 15min a travers dune, c'est pacifique, ni violence ni chambrage, juste l'indignation .gardez votre calme et montrez votre détermination . indignez vous!»

Samedi à 15 heures. A l'issue de la manifestation spontanée de ce vendredi, les riverains ont programmé une autre protestation pour samedi à 15 heures. « Merci a tous d’être venu : réunion constructive , demain 15h rdv place de la mairie, faites de la banderole choc, mais de grâce soyez direct et tapez ou ça fait mal dans vos propos ! pas de gant, pas sac , pour le nettoyage ,nous ne nettoierons pas : au programme, intervention du pc sécurité avec le maire manif jusqu’à la base du bateau ! ! faites du bruit, parlez en !!! toujours dans un esprit de civisme et de non violence , svp! faites tourner l'info Rendez-vous samedi à 15h pour manifester contre l'incapacité de l’État français à assurer une politique de sécurité maritime et la course au profit à tout prix, mettant ainsi en jeu des vies humaines, et notre système environnemental.» Les Bretons, las des catastrophes à répétition et des atteintes à l'environnement semblent cette fois-ci bien décidés à se faire entendre par tous les moyens.

Rendez-vous est pris pour samedi 15 heures à Etel.

Source : ABP

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Cargo échoué. Près de 500 manifestants à Erdeven (56) (Le Télégramme)

Près de 500 personnes ont manifesté devant le lieu d'échouement du cargo cet après-midi, sur la plage de Kerminihy, à Erdeven (56). Les participants n'ont finalement pas pu écrire le message "Joyeux Noël les arma-tueurs" sur la coque du cargo, la préfecture n'ayant pas donné son accord. La manifestation a été tenue à l'écart par les gendarmes.

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Echouement du TK Bremen. Le soutien de Goulard aux ostréiculteurs (Le Télégramme)

Ce vendredi, François Goulard, président du conseil général du Morbihan, s'est rendu à Etel et Erdeven (56). Il a tenu à apporter son soutien aux ostréiculteurs de la Ria d'Etel affectés par le naufrage du TK Bremen. Voici l'intégralité du communiqué diffusé à l'issue de cette visite.

"François Goulard s'est rendu vendredi après-midi, à Etel et Erdeven, pour apporter son soutien aux habitants, élus locaux et professionnels touchés par le naufrage du TK Bremen. Après s'être rendu à la cellule de crise et près de l'épave échouée, il a rencontré des ostréiculteurs de la Ria d'Etel, qui risquent de souffrir des conséquences du naufrage, notamment en terme d’image. Il leur a témoigné de son soutien le plus total et les a assurés que la solidarité départementale jouera son rôle si leur production venait à être touchée par cette pollution. L'ensemble des dispositifs déjà mis en place par le Département, pour faire face à la crise de mortalité ostréicole notamment, pourront être adaptés pour leur venir en aide. François Goulard tient enfin à saluer le dévouement des services de sécurité, maritimes et terrestres, ainsi que leur réactivité face à cet accident".

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Morbihan : le cargo échoué attire les curieux (Le Parisien)

Erdeven (Morbihan), hier.Le cargo « TK Bremen » s’est échoué dans la nuit de jeudi à vendredi à cause de la tempête en laissant échapper 190 t de fioul en direction de 36 chantiers ostréicoles. (…)

Le décor de pétrole n’était pas prévu… la bêtise humaine est sans limite! » Ce week-end, il y aura beaucoup de monde à aller vers la plage naturiste de Kerminihy, mais cette fois pour voir un cargo… à nu.

Écœurement et indignation

De loin, les portiques et les cheminées du navire captent déjà le regard. « On ne peut pas s’approcher assez près pour comprendre ce qui s’est passé, déplorent Julien et ses copains venus spécialement du bourg voisin de Ploemel. On aurait aimé dire à des responsables de ce bateau ce qu’on pense! » L’écœurement et l’indignation sont dans les conversations. « Faut avoir une sacrée dose de bêtise pour sortir son bateau d’un port par un temps pareil, confirme Jean-Louis, capitaine à la retraite. Tout ça pour ne pas payer une journée de plus à quai! » La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui s’est rendue sur place, juge cette situation « absurde » et parle « de gâchis environnemental ».

Immatriculé à Malte, le « TK Bremen », qui appartient à un armateur turc, avait quitté Lorient jeudi avec l’idée de se mettre à l’abri, gratuitement, près de l’île de Groix. Son mouillage n’a pas tenu dans la tempête et il a dérivé jusqu’à l’échouage occasionnant trois brèches dans sa coque. Les 190 t de fioul de propulsion ont aussitôt commencé à se répandre sur le sable et en mer en direction des 36 chantiers ostréicoles de la prestigieuse huître de la ria d’Etel, toute proche.....

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Echouage du TK BREMEN : déplacement de Bruno LE MAIRE dans le Morbihan (agriculture.gouv.fr)

Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, se rendra au sud de l’embouchure de la ria d’Étel, dans le Morbihan, lundi 19 décembre, afin de rencontrer les professionnels conchyliculteurs, suite à l’échouage du cargo TK Bremen, et faire le point de la situation.

D’ores et déjà, les services de l’État mobilisent l’ensemble des moyens (barrages flottants) pour limiter la dispersion de la pollution.

Dans la zone qui a été touchée, la plus grande partie des huîtres étaient déjà transférées dans des bassins à terre, en vue de leur expédition pour les fêtes de fin d’année. Les huîtres demeurant sur les

parcs ont pu également être mises à l’abri avant l’arrivée de la pollution. Un arrêté interdisant la collecte des coquillages dans les zones concernées est pris ce jour par le Préfet du Morbihan.

L’ensemble de ces mesures permet donc de garantir que toutes les huîtres commercialisées par les exploitants ostréicoles du Morbihan sont propres à la consommation.

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Le bassin d'Arcachon aura son parc marin (Sud Ouest)

Moins de deux ans après l'installation de la mission d'études pour la création d'un parc naturel marin (PNM) sur le bassin d'Arcachon, en février 2010, le préfet de la Région Aquitaine et le préfet maritime de l'Atlantique viennent de lancer, conjointement, l'enquête publique. Elle commencera au lendemain de Noël, le lundi 26 décembre, et s'achèvera le jeudi 2 février (1).

Le projet de parc naturel marin, soumis à l'appréciation des habitants des dix communes du bassin d'Arcachon, a subi quelques modifications par rapport au projet de la mission d'études. Notamment sous la pression des élus, ce qu'ont immédiatement condamné les associations et les professionnels. Avant-hier, le préfet de région, Patrick Stefanini, a confirmé, en conférence de presse, avoir respecté un engagement de son prédécesseur à l'égard des élus pour contourner leurs réticences.

Vingt-cinq élus

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La Direction des fraudes constate une francisation des huîtres irlandaises et espagnoles !

En cette période du "Made in France", la Dgccrf constate une francisation des huîtres étrangères !!!!

Chaque année, la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) propose un dossier en ligne « Pour des fêtes réussies » rappelant la règlementation aux produits consommés ou utilisés lors de ces fêtes de fin d'année.

Dans ce document vous trouverez ce que tout consommateur mais aussi tout professionnel doit connaître sur les produits alimentaires que l'on retrouve plus particulièrement pendant ces repas festifs de fin d'année. Petit florilège des produits les plus consommés mais aussi les plus contrôlés.

La France est le premier producteur d'huitres en Europe avec 130 000 tonnes d'huitres produites par an dont 90% de creuses et 10% de plates). La consommation d'huitres a lieu majoritairement pendant les fêtes de fin d'année.

Pour profiter au mieux de ces fruits de mers, il est rappelé que les huîtres ne doivent jamais être retournées afin qu'elles ne se vident pas et doivent être conservées au frais entre + 5 et + 15 degrés, à l'abri de la lumière. Elles peuvent être conservées 4 à 5 jours à condition qu'elles soient posées bien à plats.

La DGCCRF rappelle les anomalies relatives à l'information du consommateur qu'elle relève régulièrement avec l'utilisation d'origine locale valorisante comme « Marennes-Oléron » ou « Arcachon » pour des huîtres simplement expédiées de Marennes ou d'Arcachon. Parfois, il est aussi constaté des cas de francisation d'huitre (élevées en Irlande ou en Espagne et vendues comme françaises).

Le saumon

Si les ventes de saumon fumé se sont fortement démocratisées, on n'attend plus ces périodes de fin d'année pour le consommer, en revanche le saumon fumé de bonne qualité reste encore un produit relativement onéreux.

On trouve deux grandes espèces sur les étals : le saumon Atlantique d'élevage provenant de Norvège, d'Irlande ou d'Ecosse et plus récemment du Chili et le saumon du pacifique.

Vous trouvez aussi dans ce guide des conseils pour bien choisir un saumon fumé. Peu importe sa couleur, celle-ci doit être uniforme, signe d'une bonne alimentation. Les taches brunes doivent être rares et la bordure de tranche ne doit jamais être plus foncée. Seuls les saumons sauvages peuvent présenter quelques taches (hématomes) sans incidence sur la qualité. Des tranches larges aux nervures espacées sont le gage d'un poisson bien développé et indiquent qu'elles viennent de la partie avant du poisson, la plus moelleuse.

Depuis 1993, la DGCCRF exerce une surveillance régulière sur la présence de Listeria dans les denrées alimentaires, et plus particulièrement sur le saumon fumé, denrée sensible.

Source : L'Hôtellerie : Les conseils de la Direction générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes pour des fêtes réussies

Pour télécharger le document « Pour des fêtes réussies / Les conseils de la DGCCRF - Décembre 2011 », cliquer : Direction des Fraudes

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En Chine, même les huîtres risquent la contrefaçon (Le Figaro)

Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron, a été avertie par des clients de Hongkong et de Pékin de produits semblables sur la forme, mais de moins bonne qualité.

On connaissait la contrefaçon de marques prestigieuses de sacs à main, de montres ou de produits high-tech en Chine. Plus inattendue, la copie des huîtres Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron. «Ce sont nos clients restaurateurs à Pékin et Hongkong qui nous ont avertis, explique Véronique Gillardeau. Ces bourriches ressemblaient parfaitement aux nôtres, mais pas leur contenu. Il s'agissait de produits de moins bonne qualité. Nos huîtres, nous les connaissons par cœur. Leur couleur blanche, leur forme bombée et leur taux de chair…»

Rien de plus facile dans un pays qui produit 4 millions de tonnes d'huîtres par an, (130.000 tonnes en France, pourtant leader européen), de se démarquer en recopiant un logo haut de gamme....

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TV5 Monde. Épicerie fine : « L'huître de Bretagne »


Épicerie fine : « L'huître de Bretagne »

sur TV5 Monde

Présentateur : Guy Martin

Face à la Manche, au nord de la Bretagne, la baie de Saint-Brieuc... A quelques encablures de l'île de Bréhat grandissent les huîtres de pleine mer. Depuis des millénaires, ces fameux mollusques marins riches en iode et en protéines, pauvres en calories, font le délice de nombreux gastronomes…

Avec

  • Olivier Lucas, les huîtres de la presqu'ile sauvage – L’Armor Pleubian (22)
  • Henri Chaumard, Comité régional de la conchyliculture de Bretagne ou zone ostréicole Lanmodez
  • Christophe Champeau, Côté Resto, 3B place de la Plage - 22410 Saint Quay Portrieux
  • Didier Simon, Office de tourisme de la Baie de St Brieuc - 3 place de la résistance BP4403 - 22044 St Brieuc cedex 2 www.baiedesaintbrieuc.com

Pour voir ce reportage atypique avec la marque personnelle du chef Guy Martin, cliquer Huître de Bretagne

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Avec Epicerie Fine sur TV5 monde

A la découverte des bons produits des terroirs…

Depuis le 15 octobre, tous les samedis à 10h30 sur TV5 Monde, le chef Guy Martin nous emmène en voyage à la découverte d’un produit star de la gastronomie. Pas de cuisinier vedette, pas de concours, place à des artisans du goût passionnés par leur métier !

Au total, 35 itinéraires gourmands mettent en lumière un terroir de France et un précieux savoir-faire transmis de génération en génération. Truffe noire du Tricastin, asperge des sables des Landes, noix de Saint-Jacques de la baie de St Brieuc, Brie de Meaux, garriguette de Plougastel, ratte du Touquet, agneau de Sisteron, foie gras du Sud-Ouest, mais aussi tomate cœur de bœuf, fleur de sel ou clémentine corse…

Chaque épisode présente l’histoire du produit, l’origine de son nom, ses variétés, l’évolution de son utilisation et de son prestige au fil de l’Histoire. Le reportage s’intéresse ensuite à sa production, son mode de culture, les enjeux économiques et environnementaux... Enfin, Guy Martin et les producteurs nous en disent plus sur son utilisation avec des conseils pratiques pour en sublimer les saveurs.

------ 16 décembre 2011 ------

Tempête en Bretagne. Un cargo échoué à Erdeven, le plan polmar déclenché (Le Télégramme)

Un cargo maltais s'est échoué à Erdeven (56). Le plan Polmar terre a été déclenché et les ostréiculteurs de la ria d'Etel tenus informés. 47 départements dont le Finistère, le Morbihan et la Loire-Atlantique sont concernés par le fort coup de vent qui frappe le littoral français. Près de 120.000 Bretons sont encore à cette heure privés d'électricité. On a relevé cette nuit de nombreuses rafales entre 90 et 100 km/h et des pointes à 126 km/h à Vannes. Cette tempête très violente s'accompagne de grosses vagues avec des risques ponctuels de submersion. Les services de l'Etat sont sur le pied de guerre.....

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Les hydrocarbures du cargo échoué à Erdeven ont atteint la ria d'Etel. Des plaques de gasoil et du goémon pollué de fioul lourd. Les ostréiculteurs sont inquiets. Des clients ont déjà suspendu leur commande pour Noël.

Jusqu'à Locoal. Les hydrocarbures qui se sont échappés des cuves du cargo échoué cette nuit sur la plage de Kerminihy à Erdeven ont atteint la ria d'Etel et ont pénétré dans cette vaste étendue où se situe notamment la célèbre île de Saint-Cado.

Selon des témoignages recueillis, des ostréiculteurs de Locoal-Mendon ont vu arriver "un peu de goëmon pollué de fuel lourd et beaucoup de gazole." Sur place, la ministre de l'écologie a même déploré cette pollution et ses conséquences sur l'activité ostréicole.

Des clients ont suspendu leur commande pour Noël

"J'ai des clients qui ont suspendu leurs commandes pour Noël", rapporte....

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Anne-Gildas Portanguen est ostréicultrice à la Pointe de l'Armor, à Belz, à l'entrée de la ria d'Etel. La nuit dernière, un cargo s'est échoué tout près de là, à Erdeven. Elle craint pour ses huîtres, à l'approche des fêtes de fin d'année. Elle est écoeurée ! Le reportage de Mathieu Pélicart. cliquer Video Le Télégramme

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Les huîtres, denrée rare et de plus en plus chère (TF1)






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Une équipe de scientifiques internationaux dirigée par M. Lee Ki-Taek, professeur de science de l'environnement et d'ingénierie à l'Université de Science et Technologie de Pohang (POSTECH), a déclaré que le niveau de nitrate dans les eaux sud-coréennes avait été multiplié par huit en moins de deux décennies. Le niveau de nitrate des eaux de la mer de l'Est est passé de 1 à 8 parties par million (ppm) entre les années 80 et 2000. Au large de Jeju, l'île au sud du pays, ce niveau est quant à lui passé de 2 à 8 ppm.

"Une augmentation de la concentration en nitrate peut provoquer un changement du métabolisme des phytoplanctons présents dans les mers autour de la péninsule coréenne" indique le professeur. "Des études supplémentaires sont nécessaires car un changement du métabolisme des phytoplanctons, qui sont à la base de la chaine alimentaire sous marine, va inévitablement avoir des conséquences sur les zooplanctons, les poissons et tout l'écosystème marin" a-t-il ajouté.

L'équipe du professeur Raymond G. Najiar de l'Université de l'état de Pennsylvanie, a également confirmé le lien entre l'augmentation de la pollution atmosphérique et de celle des océans par l'analyse de données provenant de l'Institut National de Recherche et de Développement de la Pêche en Corée du Sud et de l'Agence Météorologique de l'Etat Japonais. " Des études ont déjà montré que la pollution de l'air conduit à une hausse du niveau de nitrates dans les lacs mais c'est la première fois qu'une relation entre pollution atmosphérique et niveau de nitrates sur une période et un domaine aussi vastes a été prouvée" indique le professeur.

Un article présentant les résultats d'une étude dont l'auteur principal est Kim Tae-Wook, doctorant à POSTECH, devrait être publié en cette fin d'année.

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M. Brynjulv HAGA, Directeur Général de la société Seattle Seafood Producers, Inc., était en visite à Saint-Pierre et Miquelon du 5 au 9 décembre derniers. Ce séjour dans l’Archipel fut l’occasion pour ce porteur de projet norvégien de découvrir les divers sites d’implantation possibles ainsi que des acteurs gouvernementaux et économiques locaux.

Le représentant norvégien avait pris contact avec la SODEPAR il y a quelques mois afin d’obtenir des informations sur le potentiel de Saint-Pierre et Miquelon, notamment en termes d’infrastructures, d’aspects logistiques, d’accès aux marchés nord-américains ainsi que sur la géographie et la climatologie de nos îles.

C’est ainsi qu’après avoir réuni suffisamment de données, un des représentants de cette entreprise a décidé d’effectuer une visite exploratoire sur nos îles.

A la découverte des sites exploitables…

------ 15 décembre 2011 ------

Aide financière pour les exploitations ostréicoles

Aide à l'allégement des charges financières à destination des ostréiculteurs, producteurs ou utilisateurs de naissains touchés par la surmortalité ostréicole.

Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs sont touchés par une surmortalité des huîtres et par des pertes d'exploitation en raison des décisions de suspension, retrait ou modification de l'autorisation d'exploitation de cultures marines pour motif d'insalubrité non imputable au bénéficiaire de l'autorisation d'exploitation de cultures marines (en cas d'apparition de micro-algues toxiques).

Afin d'aider cette profession, le ministère en charge de la pêche maritime et de l'aquaculture vient de fixer les conditions dans lesquelles une aide aux exploitations ostréicoles touchées de nouveau par une surmortalité exceptionnelle de naissains et de demi-élevage en 2011, vont recevoir une aide financière.

Selon une circulaire (n°2011-9636) du 6 décembre 2011, l'Etat a décidé de mettre en place, une enveloppe nationale de 2,5 millions d'euros de prise en charge d'intérêts sur les échéances des prêts professionnels à moyen et long terme, hors prêts fonciers, d'une durée supérieure ou égale à 24 mois, bonifiés et non bonifiés. La répartition régionale de cette enveloppe globale a été réalisée sur la base des besoins exprimés par les Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF) lors de la mise en oeuvre des précédents fonds d'allègement des charges relatifs aux surmortalités. Suite et source : Net-Iris

Pour télécharger : Circulaire DPMA/SDAÉP/C2011-9636 du 06 décembre 2011

Objet : aide à l’allégement des charges financières à destination des ostréiculteurs, producteurs ou utilisateurs de naissains et de ½ élevage touchés par les conséquences des mortalités ostréicoles affectant ce secteur de production.

Résumé : La présente circulaire précise les modalités d’intervention des DDTM dans la mise en œuvre du Fonds d’allégement des charges (FAC) dans le cadre de la décision de FranceAgriMer jointe....

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La facture salée du repas de Noël (Europe 1)

EXCLU - Huîtres, dinde : l'addition augmente au total de 17% par rapport à l'an dernier.

Europe 1 a sorti sa calculatrice : la note du repas de Noël va s'alourdir cette année. Des huîtres à la bûche, l'augmentation moyenne du coût du menu se monte à 17%, selon nos calculs. Retour en détail sur les hausses, produit par produit.

+30% pour les huîtres. C’est le gros lot de ce Noël 2011 : les huîtres subissent cette année une inflation de 30 %. Même les moins chères seront vendues près de 10 euros la douzaine. La raison en est simple : il y a de moins en moins d'huîtres. "En quatre ans, je crois qu’on a baissé de 40 à 50%", explique ainsi Jean-Pierre Blanc, vendeur d’huîtres à Rungis au micro d’Europe 1

+30 à 40% pour les coquilles Saint-Jacques. Il en va de même pour les coquilles Saint-Jacques. Celles-ci se font rares dans les criées, comme la plupart des poissons d'ailleurs. La faute au coup de vent qui empêche les chalutiers de sortir en mer depuis le début de la semaine. Résultat : la coquille Saint-Jacques et les poissons seront 30 à 40% plus chers la semaine prochaine, au moment des achats de Noël.

Le foie gras d’oie un tiers...

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Rungis prépare votre menu de Noël (Metro)

Le marché international du Val-de-marne est prêt pour le grand rush des achats de produits festifs.

CONSO - Depuis quelques jours, le marché international de Rungis (Val-de-Marne) est en ébullition. A l'occasion des fêtes de fin d'années, des tonnes de produits alimentaires vont en effet être acheminés sur son site afin d'être vendus aux commerçants.

Des chiffres impressionnants

Ainsi, le marché attend sur décembre près de 120 000 tonnes de produits à l’arrivage et 115.000 passages de clients professionnels aux portes du marché. "Cela viendrait clôturer une année positive, avec un tonnage global sur le marché physique cumulé à fin novembre de 1 235 000 tonnes (+2,2%) et 1 084 000 passages d’acheteurs (+1%)" précise le marché de Rungis dans un communiqué.

Coquillages, crustacés et volailles

Outre les sapins, au nombre de 400 000 cette année, le marché prévoit également de rassasier les consommateurs avec des produits d'exception. "Plus de 6 500 tonnes de produits vont transiter sur la période des fêtes, avec en vedette les huîtres (840 tonnes), les coquilles saint Jacques (520 tonnes) ; les crevettes (335 tonnes) et les autres crustacés (homards, langoustes, langoustines pour près de 590 tonnes). "Pour ces produits dits festifs, les ventes de décembre représentent en moyenne quatre fois un mois ordinaire" rappelle-t-on au marché de Rungis. Près de 7 500 tonnes de volailles seront commercialisées en décembre sur le marché. Poulardes, chapons et foies gras et poulets d'exception sont d’ores et déjà présents sur les étals.

Faire des économies... c'est possible

Si les produits sont pour le moins variés, le repas de Noël, comme celui du jour de l'an à un certain coût, aggravé par une période de crise, pour les particuliers. D'autant que cette année, pour cause de pénurie notamment, certains produits ont vu leur prix flambée. "Depuis deux-trois ans, l'ostréiculture est en baisse, explique le porte-parole du marché de Rungis, Philippe Stisi. Avec cette pénurie, les prix ont augmenté de 20 à 30% en moyenne. Le mauvais temps qui s'abat sur la France, n'a rien arrangé non plus pour la coquille Saint-Jacques. Avec la tempête, la pêche est devenue difficile et du coup, les prix flambent, avec une hausse de 30% environ par rapport au tarif habituel. Les coquillages et crustacés sont particulièrement touchés". Afin de réaliser des économies, Philippe Stisi livre quelques tuyaux pour économiser quelques euros sur son panier. "Noël doit rester un moment festif avec des repas d'exception. Tout dépend évidemment du porte-monnaie de chacun mais il est possible de prévoir un menu de fête sans se ruiner"

Troquer certains produits.....

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Grandcamp-Maisy est tournée vers la mer, la pêche, l’ostréiculture et la plaisance (Ouest France)

Grandcamp-Maisy, située dans le canton d’Isigny-sur-Mer, fait partie de l’intercom Isigny-Grandcamp. Mais la commune aux 1 600 habitants garde son identité et ses activités propres. La pêche et l’ostréiculture font sa renommée, la proximité de la mer en fait un port de plaisance avec une longue liste d’attente, mais aussi un lieu prisé pour les peintres amateurs et professionnels. Dans notre édition de Bayeux à paraître vendredi 16 décembre, nous vous proposons un large tour d’horizon de ces activités qui font en partie l’économie de la commune. C’est l’une des nombreuses facettes abordées dans ce zoom sur Grandcamp, à l’occasion d’un dossier spécial.

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Tempête. Vigilance orange sur la côte ouest (Ouest France)

Météo France a placé onze départements du littoral ouest en vigilance orange. Le nom de cette vigilance : « vague-submersion ». Explications.

Alors que les Côtes d'Armor, le Finistère et le Morbihan étaient déjà placés en vigilance orange depuis mercredi, Météo France a étendu ce jeudi matin son alerte aux départements de Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Vendée, Charente-Maritime, Gironde, Pas-de-Calais, Deux-Sèvres, et Vienne.

Jusqu'à 140 km/h

A 06h00, Météo France faisait état de «très fortes vagues sur la Bretagne» et de l'arrivée prochaine de «la première tempête hivernale».

«Les rafales atteindront 120 à 130 km/h, voire localement 140 km/h sur le littoral. Dans l'intérieur les rafales avoisineront 90 à 110 km/h, s'élevant localement jusque 120km/h», a précisé Météo France.

«De très fortes vagues de secteur ouest concernent une vaste zone s'étendant de l'entrée de Manche au fond du golfe de Gascogne avec des hauteurs significatives atteignant 6 à 7 m au large, qui se renforcent ce matin, pour atteindre 8 à 10 m au large de la Bretagne», ont ajouté les prévisionnistes.

« Ce n’est pas une situation exceptionnelle »

Faut-il s’inquiéter ? Non, répond Frédéric Rose, le directeur de cabinet du préfet du Finistère.« Le dispositif vague submersion est un nouveau dispositif mis en place après la tempête Xynthia, car on s’est aperçu qu’il y avait des faiblesses dans les alertes de submersion marine. L’obligation que l’on a, c’est d’être vigilant et d’anticiper au maximum cet événement. Mais l’objectif n’est pas de dramatiser, surenchérir et d’inquiéter les habitants. »....


------ 14 décembre 2011 ------

Des huîtres Cadoret vendues aux enchères

Artcurial | Briest - Poulain - F. Tajan est la première maison française de vente aux enchères. Elle regroupe 3 commissaires-priseurs : Maître Francis Briest, Maître Hervé Poulain, Maître François Tajan. Elle est indépendante et non cotée. Parmi ses actionnaires figurent le Groupe Dassault avec Dassault Aviation et Socpresse ainsi que Michel Pastor avec le Centre immobilier Pastor à Monaco et John Taylor Immobilier. (Source : wikipedia)

Nourritures terrestres à l'encan (Le Figaro)

Quand Artcurial recrée le ventre de Paris dans son hôtel particulier des Champs Elysées, lundi.

Brillat-Savarin comme Alexandre Dumas adorait le Barbezieux. Ce coq à grande crête, issu d'une race ancienne, n'est ni en porcelaine ni en bronze. Façonné par Frédéric Ménager de la Ferme de la Ruchotte, il sera pourtant l'une des stars de la vente aux enchères orchestrée par Artcurial. «Nous avions envie de raconter une belle histoire autour de la nourriture qui ne se résumait pas à une équation entre glucides, lipides et protéines,» annonce Bruno Verjus, expert et toqué de cuisine. «Cette vente éphémère dédiée à la gastronomie, une première, a une dimension artistique: celle d'amener un public qui a les moyens à renouer avec ces biens organiques et précieux que sont les produits de la terre portés par l'excellence de ses artisans. Lundi 19 décembre, rien ne sera ravalé. L'éducation du goût n'est jamais affaire de spéculation.» Qu'y aura-t-il donc à la carte ce soir-là? Des huitres Cadoret bercées par les embruns (bourriche de 25 huitres plates calibre 0000, de 60 à 100 €), des foies frais de canards estourbis le matin même par la maison Dupérier, un carré de veau du «Kremlin» primé au concours de la foire d'Objat et choisi par Hugo Desnoyer (3,5 kg, de 120 à 160 €), de la truffe noire de l'Or des Anges à peine sorties du TGV (1Kg, de 1000 à 1500 €), du sel gris, de la nacre et de la fleur de sel des salines de Millac «exhumées des friches et prises aux salicornes», une huile d'olive de Provence en tirage de tête comme pour les éditions littéraires, des bouteilles historiques jamais sorties des caves tel ce Clos Vougeot 1887 de la maison Louis Jadot vendu au profit des restos du coeur....

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Les huîtres de Bretagne (TV5 Monde)

Face à la Manche, au nord de la Bretagne, la baie de St Brieuc… A quelques encablures de l’Ile de Bréhat grandissent les huîtres de pleine mer. Ces fameux mollusques marins riches en iode et en protéines, pauvres en calories font le délice, depuis des millénaires, de nombreux gastronomes….

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Gaillac. L'huître Marennes d'Oléron tous les dimanches au marché (La Dépêche)

La famille Tetaud produit ses huîtres affinées en claires à Oléron. Chaque nuit,le camion fait la route des claires aux marchés.Le coquillage est vendu 13 à la douzaine dans la tradition des ostréiculteurs. La chair de leurs huîtres est fine,juste saline, d'un léger goût de noisette. Pour les réveillons commande peut être passée, tous les dimanches matins, place du Griffoul.

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Détergents: protéger la faune aquatique (Europarlement)

À l'avenir, les poudres pour lave-linge et les détergents pour lave-vaisselle devront être quasi exempts de phosphore, suite au vote du Parlement européen mercredi. Les nouvelles mesures visent à préserver la vie aquatique dans les voies d'eau intérieures et en mer, à l'échelle de l'Union européenne.

Le Parlement a approuvé les mesures, adoptées à titre provisoire par le Conseil, par 631 voix pour, 18 voix contre et 4 abstentions. Le Conseil doit maintenant entériner l'accord afin qu'il entre dans le droit communautaire.

"En limitant strictement le phosphore dans les détergents domestiques pour textiles et lave-vaisselle, nous agissons pour l'environnement et garantissons au consommateur des produits plus écologiques" a déclaré Bill Newton Dunn (ALDE, UK), rapporteur du PE dans ce dossier.

Phosphore: des valeurs limites et des échéances

Dès juin 2013, la teneur en composants phosphorés d'une dose normale de poudre pour machine à laver ne pourra excéder 0,5 gramme. Le Parlement a également insisté sur une échéance pour le phosphore présent dans les détergents pour lave-vaisselle: une valeur limite de 0,3 gr, au 1 er janvier 2017 (la Commission a seulement proposé d'examiner la question pour envisager cette possibilité). L'accord conclu par le Parlement fait entrer les détergents pour lave-vaisselle dans le champ d'application de la législation et laisse au secteur industriel le temps nécessaire pour adapter ses produits.

Harmonisation des règles....

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Boulogne : « Nouvelles vagues », une société pas vraiment comme les autres (La Voix du Nord)

Hier après-midi, à la sous-préfecture, Daniel Rouhier a réuni les acteurs de la plateforme d'innovation.

La plateforme d'innovation des produits aquatiques « Nouvelles vagues », portée par le pôle de compétitivité Aquimer, est devenue, très récemment, une société anonyme à directoire et conseil de surveillance. C'est Olivier Poline qui en est le président du directoire et gère l'opérationnel. La présidence du conseil de surveillance revenant à Jean-Baptiste Delpierre.

Hier après-midi, à la sous-préfecture, Daniel Rouhier, sous-préfet, a réuni les acteurs (administrations, université, collectivité...) qui ont oeuvré pour que la plateforme fasse partie des 23 projets français labellisés par l'État. Sont présents au capital d'1 152 000 E Haliomer (centre de valorisation des produits de la mer), la Caisse des dépôts (bras armé financier de l'État) mais aussi, « et c'est suffisamment rare pour être souligné, a fait remarquer Daniel Rouhier, l'université du Littoral, celle de Lille 1 et le CNRS ». Si les universités ont souhaité s'impliquer financièrement dans ce projet, c'est parce qu'elles en seront partie prenante et qu'un pôle formation va s'y développer. « Les équipes de recherche auront un rôle dans le transfert de technologie pour permettre la compétitivité des entreprises », explique Thierry Grare de l'ULCO.....

------ 13 décembre 2011 ------


Le projet de PNM a été signé hier. Les professionnels et les associations sont vent debout quant à la préfiguration du conseil de gestion.

Jean Mazodier, président de la Coordination environnement bassin d'Arcachon (Ceba). « Nous sommes en ordre de bataille. Nous confirmons être pour le parc marin mais contre son périmètre qui exclut les Prés salés et contre sa composition ! Nous sommes pour un parc marin raisonnable, à 50, avec une gestion partagée. Un poste par commune suffit, surtout lorsqu'on voit la non participation de certains élus ! Nous allons lancer une stratégie. Mais pas de pétition : à chaque visite du commissaire enquêteur nous serons là. Nous ferons des animations sur les marchés, nous solliciterons chaque maire. La société civile est très en colère. Nous sommes des électeurs et nous le ferons savoir. Un grand forum est d'ores et déjà programmé le 5 janvier et nous promettons un raz-de-marée. »

François Deluga, député et maire du Teich. Dans un courrier adressé mercredi à la ministre de l'Écologie et du développement durable,....

Les pêcheurs d'Arcachon. « Les pêcheurs ont participé activement pendant deux ans aux réunions, explique-t-on au comité local des pêches. Ils ont travaillé, et continueront à le faire, en solidarité avec les autres parties prenantes, pour que ce projet réponde aux besoins de tous les usagers et du territoire. Aujourd'hui, sous la pression des élus, le périmètre et la composition du conseil de gestion sont modifiés, et on n'accorde qu'un strapontin au secteur pêche professionnelle. Les pêcheurs ont une antériorité sur le territoire, ils vont jusqu'aux 3 milles et bien au-delà. Il n'a pas été tenu compte de ces éléments dans le projet. Les élus sont en train de trahir les professionnels, ce qui n'a pas été le cas dans le projet de PNM de l'estuaire de la Gironde et des pertuis charentais, où les pêcheurs professionnels ont 5 sièges sur 57 au conseil de gestion grâce à l'appui de leurs élus. Puisque leur voix n'est pas entendue dans le processus de concertation, les professionnels ne manqueront pas de réagir, comme cela a déjà été le cas par le passé (blocage du CEL et du port d'Arcachon). »

Michel Daverat, conseiller régional (Verts).....

Mireille Denéchaud, représentant les plaisanciers.....

Olivier Laban, président des ostréiculteurs. « Je reste sur ma position, à savoir 12 élus avec une voix pondérée, ce qui au final fait 18 élus. Je comprends leur souhait, mais le parc va ressembler à une grand-messe inefficace. Et s'il n'y avait pas eu cette surenchère, on aurait pu lancer le parc plus tôt. Quant au redécoupage du périmètre, on ne respecte pas le travail qui a été fait. Pourquoi pas les prés salés de La Teste et pas Gujan ou autre ? » Mais il va y avoir des retournements de situation, j'en suis certain.

Syndicats. Le Syndicat national des personnels de l'administration de la mer CGT-MER se demande quelle place est faite au salariat.....

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Gujan-Mestras : Le parc marin invité des quais et cabanes (Sud Ouest)

Jeudi soir, Jean Mazodier président de Ceba (Coordination environnement Bassin d'Arcachon) était l'invité de l'assemblée générale de l'association de défense des cabanes et des quais ostréicoles. Elle s'est tenue à la salle des fêtes en présence du conseiller général Jacques Chauvet.

« Jean Mazodier va nous parler du futur parc marin, c'est quelque chose de très important pour les ostréiculteurs », explique Gisou Mora, la présidente, avant de passer le micro à son invité. Ce dernier présente très succinctement les aires marines protégées et la nécessité d'une gestion partagée de celles-ci.

« Depuis Colbert, jamais les terriens n'ont géré la mer », dit-il en évoquant la proposition du préfet. Elle prévoit que le collège des élus locaux et de l'État y soit majoritaire. « Nous avons le sentiment d'avoir été bernés. Il s'agit de la gestion de notre plan d'eau. Nos eaux sont toujours en catégorie A, nous sommes le seul bassin de France à pouvoir vendre directement nos huîtres sans les mettre en quarantaine. Que sera notre bassin dans 30 ans ? »

Enquête publique

Le président de Ceba évoque l'enquête publique, elle va s'ouvrir le 26 décembre en mairie : « nous souhaitons que chacun d'entre vous donne son avis sur les cahiers ouverts pour l'occasion. » Le commissaire-enquêteur désigné sera présent à Gujan-Mestras le 26 janvier entre 13 h 30 et 17 h 30 pour recueillir les avis et rencontrer les habitants. Jean Mazodier invite l'assemblée à aller à sa rencontre.

« C'est un problème de fond, il nous concerne toutes et tous. De notre côté, nous allons prendre notre bâton de pèlerin pour faire de l'information sur les différents marchés. Nos élus vont devoir se positionner, il y a un équilibre à préserver. C'est l'avenir du Bassin qui se pose ! »....

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Les triploïdes de Noël (Le Monde)

Canal+. "Spécial investigation" : "secrets des tables de Noël"

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Au départ, c'était juste de la curiosité, peut-être une vague inquiétude, un soupçon de gourmandise. Mais on aurait dû se douter que le numéro de "Spécial investigation" consacré, lundi 12 décembre, sur Canal+, aux "secrets des tables de Noël" nous emmènerait là où l'on n'avait pas forcément envie d'aller : dans les usines à huîtres alors qu'une visite aux parcs aurait suffi, dans les usines à foies gras là où l'élevage en plein air eût été préférable, dans les usines à chocolats quand le bon goût aurait imposé d'en rester à l'artisanat.

A en croire l'enquête de Marion Vaqué-Marti, si les mets des réveillons de fin d'année ont perdu en qualité, c'est à cause des consommateurs qui voudraient manger comme si c'était tous les jours fête. A force de chercher midi à 14 heures, d'exiger le soleil en hiver et de vouloir le foie gras au prix du pâté, voilà ce qui arrive.

Mais procédons par ordre : en entrée, les huîtres. Pas la peine de s'attarder sur les paysages bretons, les bestioles naissent désormais en laboratoire grâce à "200 étalons marqués par des puces électroniques" loués 2 000 euros la journée par l'Ifremer, qui a créé ces huîtres génétiquement modifiées et nourries au plancton-éprouvette. Leur nom commence comme une bonne note chez Moody's et finit comme une série B de science-fiction : "triploïdes", mais elles sont consommables toute l'année. Ce qui ne provoque chez Alain Dutournier, grand chef du restaurant Carré des feuillants, à Paris, qu'une moue dégoûtée : "On est partis dans un délire, c'est le Nespresso de l'huître." Ah oui, tiens, des huîtres en capsule, on n'aurait même plus besoin de les ouvrir...

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Madagascar : la crevette et le WWF (RFI)

La crevette, l'une des principales sources de revenus à l’exportation pour Madagascar.

La crevette est l’une des principales sources de revenus à l’exportation pour Madagascar, que ce soit pour la pêche ou l’élevage, c'est Unima qui domine le marché. La société produit environ la moitié du volume global. En 2007, Unima a signé un partenariat avec le WWF pour valoriser et améliorer ses actions en faveur de l’environnement.

Près de 3% du chiffre d’affaire d’environ 50 millions d’euro sont ainsi investi dans le développement durable, aussi bien autour la ferme enclavée de Madzambe que pour la pêche en mer. Et cette stratégie a permis des retombées commerciales positives.

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Caviar, caviar, mais lequel ? (Orserie)

Pour clôturer sur les produits gastronomiques, après le foie gras, le saumon et les huîtres il manquait l’incontournable produit de luxe qui, par sa rareté et donc son prix, reste peu accessible. J’ai nommé, Sieur Esturgeon, Père de Caviar. Quoique, maintenant que l’élevage a bénéficié de l’interdiction du sauvage le frein « c’est trop rare, c’est trop cher » n’est plus légion. Dorénavant, de nombreuses fermes d’élevage se sont créées et parviennent avec du temps, de la rigueur et de la passion à proposer un caviar de qualité.

Dans la quête de Gourmetise de dénicher des produits de qualité et savoureux, j’ai approché ce produit tant convoité via 2 marques emblématiques : Petrossian et Kaviari.

Petrossian parce que c’est la marque la plus connue fortement ancrée dans un univers de tradition et de savoir-faire.

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De grandes économies pour le secteur de l'aquaculture (cordis.europa)

L'aquaculture est une alternative durable à la pêche des stocks sauvages, mais les installations des exploitations piscicoles sont souvent endommagées par la faune et la flore marine.

L'aquaculture est un procédé de culture et d'élevage de poissons et autres organismes aquatiques dans des conditions contrôlées telles que l'élevage classique, l'alimentation et la protection contre les prédateurs. La surpêche est responsable de la réduction dramatique des stocks de poissons sauvages à des niveaux extrêmement bas, aussi la politique commune de la pêche (PCP) a identifié l'aquaculture comme alternative viable et durable.

Cependant, la «salissure», à savoir la croissance de faune et flore marines sur des installations submergées telles que les filets et les cages à poissons, est un grand problème auquel fait face le secteur de l'aquaculture. La salissure peut entraîner l'obstruction d'un filet, ce qui résultera en une réduction des niveaux d'oxygène et une augmentation des niveaux d'ammoniac et aura un effet nuisible sur le développement et la santé des poissons. En outre, la salissure peut endommager l'équipement submergé.

Le traitement des salissures à l'heure actuelle est extrêmement coûteux. Le projet Netwash («In-situ net cleaning system in aquaculture»), financé au titre du sixième programme-cadre (6e PC) de l'UE, visait à développer un équipement de nettoyage des filets rentables et facile à utiliser pouvant s'adapter à tous les systèmes de cages utilisés dans le commerce.

Après plusieurs séries de conception et reconception, le système prototype final consistait en un véhicule à propulseur équipé d'une série de brosses pour nettoyer les filets et de dispositifs d'aspiration de l'eau pour collecter les organismes de salissures ainsi qu'une caméra et des illuminateurs pour inspecter les filets.....

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Proposition de Formation/Recherche au Québec dans le domaine de l'aliment piscicole

Stratégie pour améliorer les propriétés bénéfiques du poisson d'élevage pour la santé humaine: inclusion d'une nouvelle huile végétale dans le régime alimentaire de la truite

Notre programme de recherche vise plusieurs aspects liés à la disponibilité des nutriments, notamment sur le plan de leur digestibilité en fonction des ingrédients ainsi que sur les véritables besoins des salmonidés selon leur stade de développement. Il s'agit de trouver des alternatives à certains ingrédients (ex. huile de poisson, protéines animales) dans les régimes alimentaires pour poissons d'élevage et d'optimiser leurs conditions (ex. l'alimentation en phase, biotechnologies aquacoles) afin de réduire les coûts de production et les impacts de l'industrie sur l'environnement aquatique. Ces stratégies novatrices qui sont développées permettront à l'industrie d'accroître son expansion, notamment en région, dans le cadre d'un développement durable....

Exigences et conditions

  • Détenir un diplôme de premier cycle en agronomie, biologie, biochimie, nutrition, sciences et technologie des aliments ou autre domaine connexe.
  • Montrer de l'intérêt pour la nutrition animale, ainsi qu'une habileté dans le travail en laboratoire.
  • Avoir de la facilité à travailler en équipe.
  • Être minutieux, autonome et avoir des aptitudes pour le travail manuel.
  • Avoir suivi la formation SIMDUT (un atout).
  • Avoir de l'expérience pertinente en lien avec le projet (un atout).
  • Être disponible dès mai 2012.

Date limite pour postuler : 4 avril 2012

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Pisciculture à Marseille : La détermination du poisson fou (News of Marseille)

Oui la première ferme piscicole en Méditerranée à avoir obtenu la certification Bio nourrit ses dorades royales et ses loups à base de farines de poissons, mais contrairement aux bovins gavés de farines animales avec pour conséquence la crise de la vache folle, ces poissons carnivores n’auront pas la tremblote.

Non, celui qui est fou, c’est bien Emmanuel Briquet, le gérant de Provence Aquaculture.

Fou de s’être installé dans une région qui, d’après ses dires, lui promettait un développement considérable, avec la création d’une plate-forme pédagogique en plus de son activité d’aquaculture dès son arrivée il y a un peu plus de 20 ans et qui n’a toujours pas vu le jour.

Mais surtout fou d’y croire encore alors que l’autorisation de construire à terre, ne serait-ce que des locaux convenables, se fait encore attendre.....

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L'homme qui volait les prostituées avec un couteau à huîtres (Le Point)

Au Havre, la police a arrêté un homme qui volait des prostituées après leur avoir donné rendez-vous.

L'affaire remonte au 8 décembre dernier. Ce jour-là, un jeune homme de 21 ans, Z, contacte via Internet une prostituée et deux de ses amis. Rendez-vous est pris dans un hôtel de Harfleur, dans la banlieue du Havre. Pour la modique somme de 100 euros, Z obtient un massage et un "rapport sexuel complet", selon la police. Mais Z a dû estimer que cela était encore trop cher. Muni d'un couteau à huîtres, il s'en prend aux trois jeunes femmes et dérobe 200 euros à la première, 300 euros et son passeport à la deuxième, les deux téléphones portables de la troisième.

Fait peu banal, les trois jeunes femmes ont porté plainte le lendemain. L'individu ayant donné son numéro de téléphone lors de la prise de rendez-vous, les enquêteurs du groupe proxénétisme de la sûreté urbaine du Havre n'ont eu aucun mal à retrouver sa trace. Il leur a suffi d'une réquisition auprès de son opérateur téléphonique.

Z a été placé en garde à vue. À son domicile, les enquêteurs ont retrouvé pas moins de 13 téléphones portables, 3 cartes bancaires aux noms de jeunes femmes non identifiées, 4 ordinateurs portables et près de 1 800 euros en espèces. Visiblement, Z n'en était pas à son coup d'essai. Il est actuellement sous les verrous.

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Oran : Une zone potentielle pour le développement de l'aquaculture retenue à Kristel (lemaghrebdz)

Selon le directeur de la Pêche et des ressources halieutiques de la wilaya, la zone côtière de Kristel, relevant de la commune Gdyel, située à l'Est d'Oran, a été retenue comme site potentiel pour le développement de l'aquaculture marine. Quelque trois hectares seront réservés au développement de cette filière au lieu-dit "Aïn El Ma", au niveau de cette localité, au profit d'éventuels promoteurs, a précisé M. Bengrina, en indiquant que plusieurs facteurs ont plaidé pour le choix de ce site, notamment son accès à la mer et sa situation en dehors de zones d'expansion touristique. D'autres sites prospectés pour la réalisation de fermes aquacoles sont situés au niveau de ZET ou dans des terrains accidentés, a indiqué le même responsable qui ajoute qu'une opération d'identification de sites pour accueillir ce type de projets a été engagée le long du littoral de la wilaya s'étendant de Mers El Hadjadj à l'est jusqu'à Madagh à l'ouest.

Pour ce qui est du projet aquacole "Delphine pêche", situé à Cap Blanc à Boutlélis, à l'arrêt depuis plus d'une année, le directeur de la pêche a confié que la justice s'est prononcée condamnant l'investisseur au rembourserment des dettes contractées auprès de la banque. Les autres projets "Aquamar" et "Aquaparc" avancent à petits pas, a-t-il fait observer. D'autre part, le même responsable a indiqué que la production halieutique pour l'année 2011 tourne autour de 6.000 tonnes.

------ 12 décembre 2011 ------

Arcachon. David Patsouris (Sud-Ouest) fait le point sur les mortalités et le captage

A quelques jours des fêtes, David Patsouris fait le point sur les mortalités et le captage dans le bassin d'Arcachon....

La situation ne s'améliore avec des stocks au plus bas...

Des stocks au plus bas sur les rives du Bassin (Sud Ouest)

L'observatoire des mortalités des naissains d'huîtres du bassin d'Arcachon montre une légère augmentation des pertes : le taux est au-delà de 65 %.

Depuis plusieurs années, au printemps et à l'automne, quand la température de l'eau s'élève ou descend à 16 degrés, l'écrasante majorité des jeunes huîtres meurt. À cette calamité s'ajoute un captage faible depuis trois ans. Résultat, les stocks sont au plus bas. Le point avec Jean-Charles Mauviau, directeur du Comité régional de la conchyliculture d'Arcachon-Cap-Ferret.

1- Des mortalités au-delà de 65 %

Pour la troisième année, la profession ostréicole arcachonnaise a mis en place un observatoire des mortalités dans le Bassin. Quatre lots de naissains d'huîtres (naissains naturels, naissains dans une poche équipée d'aimants, et deux lots de naissains d'huîtres triploïdes dites résistantes) ont ainsi été disposés sur les parcs dans cinq endroits différents : au Ferret, sur le Grand Banc, puis Courbey, Canelon et Pelourdey (tous trois situés autour de l'île aux Oiseaux).

« Le but est d'avoir des données objectives, explique Jean-Charles Mauviau, pas de trouver des explications à ces mortalités. » Le constat global est celui-ci : plus de 65 % de ces naissains captés en 2010 sont morts entre le 21 avril et le 12 septembre (date du dernier prélèvement). En 2010, le chiffre était de 58 %. « C'est la même fourchette avec une tendance à la hausse », commente Jean-Charles Mauviau. La température de l'eau joue un rôle évident : en 2010, la vague de mortalité est arrivée entre le 1er mai et 14 juin, et en 2011, entre le 21 avril et le 16 mai, en raison d'une chaude météo.

Les différences de mortalités entre les différents lots ne sont pas significatives. Les jeunes huîtres meurent autant dans les poches équipées d'aimants (un système utilisé pour protéger les ruches). Certes, le naissain d'huîtres triploïdes meurt moins que le naissain naturel, mais la différence demeure négligeable. Enfin, les résultats sont partout les mêmes sauf au Ferret où les mortalités sont moins importantes.

2- 2011, une année de faible captage...

3- L'exception du Cap-Ferret....

4- Un stock d'huîtres au plus bas....

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Le quotidien du peuple, la voix du parti communiste chinois, s’intéresse aux huîtres françaises !!!

Les huîtres font partie des mets les plus appréciés lors des fêtes, un ostréiculteur s'inspire des techniques de la côte Atlantique et tâche de les mettre en pratique sur les côtes méditerranéennes. Ce qui demande un savoir-faire traditionnel ainsi qu'une inflexible détermination.

Patrice travaille respectant la longue tradition de la production d'huître atlantique française. Il ne se trouve cependant pas sur les bords de l'Atlantique, mais bel et bien à proximité de la Méditerranée. Il a converti cette ancienne saline en parc à huîtres inédit dans les environs.

Patrice Gabanou, ostréiculteur : "Le site se trouve à l'emplacement des anciennes salines. Nous l'avons transformé et adapté les circuits hydroliques de façon à pouvoir installer un espace où l'on puisse élever les huîtres."

Normalement les huîtres méditerranéennes sont complètement enfouies dans l'eau. Mais, Patrice suit les règles de la côte Atlantique, il contrôle le volume d'eau des bassins.

Patrice Gabanou, ostréiculteur : "Nous appelons cela la "méthode d'assèchement". Nous sortons les huîtres de l'eau, ce qui provoque leur fermeture. Parce qu'elles ne se ferment pas habituellement avec la méthode méditerranéenne. Les obliger à se fermer, c'est un peu comme leur faire suivre une séance de remise en forme, en sollicitant leur muscle, elles deviennent plus consistantes. Ce procédé ralentit la croissance de la coquille et améliore la proportion de la chair."

Le plus gros problème auquel les ostréiculteurs sont confrontés, ici et ailleurs, est la mort prématurée du naissain.

Ce problème concerne l'ensemble des côtes françaises, et personne n'est vraiment sûre des causes de ce problème.

Ange Gras, représentant des producteurs d'huîtres : "Nous avons de 60 à 80 pourcent de perte chaque année, nous ne connaissons toujours pas les origines de ce problème."

Cette région ne représente que 10 pourcent de la production d'huître en France. Mais ces 4 dernières années, depuis que les larves d'huîtres meurent prématurément, la production a chuté, passant de 800 à 350 tonnes par an. Pour les clients, cela implique une hausse des prix.

Ange Gras, représentant des producteurs d'huîtres : "Nous essayons d'augmenter la production de 10 à 20% par an. C'est ce qu'essaye de mettre en pratique Patrice.

Cette période de l'année est d'ailleurs vitale pour le commerce, la saison des fêtes rapportant 70 pourcent des bénéfices annuels. Mais à moins que l'on trouve les origines de ce taux de mortalité effarant, les huîtres françaises pourraient bientôt disparaître de la carte des menus.

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Quand Le Télégramme fait de l'humour....

Noël arrive. Et les huîtres aussi. À ce détail près qu'on ne peut plus en avoir une douzaine pour une poignée de moules. Les prix ont tellement grimpé que les vols se sont multipliés sur les parcs à huîtres et que les mesures de protection se renforcent presque autant qu'à Marseille. La préfecture du Finistère a ainsi fait savoir que les parcs vont être surveillés, de jour comme de nuit, avec patrouilles gendarmesques, lunettes à infrarouges et tout le fourbi. Cela sera-t-il suffisant? L'idéal, ce serait que des militants de Greenpeace fassent le test en tentant une intrusion nocturne. Seule une action des Greenpeaçous et des Greenpeaçouses nous permettra de savoir si le parc ostréicole français est mieux protégé que le parc nucléaire.

Parc à houle

À propos de parc, ça coince sérieux sur le projet de parc régional marin, dans le golfe du Morbihan. François Goulard, le président du conseil général, s'est refermé comme une huître sur ce projet etsa position a fait tellement de vagues que la conseillère régionale Anne Camus a même lancé récemment:«Laguerre du Golfe doit cesser!». Avant de faire appel aux Casques Bleus, les Morbihannais doivent se souvenir qu'il a fallu vingt ans, dans le Finistère, pour créer le parc marin d'Iroise, le premier de l'Hexagone. Ça leur laisse de la marge jusqu'en 2030.

Vox populi

Verra-t-on bientôt trôner d'horribles bourriches en plastique sur les tables de Noël? C'est ce qui menace les huîtres bretonnes si les popiliculteurs de la région continuent à disparaître. Popiliculteurs, petra zo? direz-vous. Non, ce ne sont pas de sournois démagogues férus de culture populiste, ni des cultivateurs du peuple sortis de leur kolkhoze. Mais des exploitants des plantations de peupliers, ce bois dont on fait les bourriches. Eh oui, le peuplier s'appelle savamment «populus», sans doute parce que les Romains ombrageaient leurs places publiques avec ces arbres. On rappellera au passage que les Romains, installés en Armorique, avalaient des huîtres par seaux entiers, n'ayant pas encore réussi à traduire cholestérol en latin.

Décoquillage...

Opération escargot....

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Vietnam : 990.000 tonnes de pangas dans 5.300 ha de bassins !!!

Soit un rendement moyen de près de 200 tonnes de panga à l'hectare... Malgré cette intensification, les pisciculteurs vietnamiens endettés ne font pas de bénéfices....

Lors de ces onze derniers mois, 487.700 tonnes de filet de poisson tra (pangasius) ont été exportées, soit une croissance de 28% en glissement annuel, pour un chiffre d'affaires représentant plus de 30% de celui du secteur national des produits aquatiques.

Pour leur part, les poissons tra sont arrivés précocement au but plus d'un mois. Selon les statistiques du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, le pays possède plus de 5.300 ha de bassins d'élevage de pangasius, dont la production cette année devrait atteindre plus de 990.000 tonnes....

Depuis le 20 octobre, le prix du panga augmente de manière continue pour osciller entre 26.000 et 28.500 dongs le kilogramme, permettant aux pisciculteurs de réaliser des bénéfices d'entre 1.500 et 3.500 dongs le kilo.

Toutefois, ces bénéfices demeurent insuffisants pour conduire ces professionnels à développer davantage leur élevage du pangasius, le coût du crédit bancaire demeurant trop élevé. La conséquence directe est un approvisionnement insuffisant des entreprises de transformation de ce segment, lequel devrait se poursuivre, selon les prévisions actuelles, jusqu'en début d'année prochaine.

En outre, la légère augmentation du prix des produits exportés est aussi une question majeure pour les exportateurs vietnamiens. Actuellement, le prix du tra en Europe n'est que de 3,1 à 3,3 dollars le kilo, en Asie, de 3,1 à 3,2 dollars, aux Etats-Unis, de 3,4 à 3,6 dollars.

Compte tenu de cette situation, le ministère de l'Agriculture et du Développement rural et les organismes concernés doivent renforcer la coopération entre pisciculteurs, entreprises et distributeurs.

Par ailleurs, l'Etat devrait élaborer des politiques permettant aux pisciculteurs d'avoir un plus grand accès au crédit bancaire....

Source : Aquaculture: les exportations du tra et du thon en hausse (Vietnam +)

------ 11 décembre 2011 ------

Accord de partenariat entre le Groupe Adrien et la société Aquaculture Natural Solutions

Le Groupe ADRIEN vient de signer un accord de partenariat technique avec la société Aquaculture Natural Solutions, en vue de développer ses activités dans la valorisation des co-produits de l’industrie de la pêche, notamment destinés à l’alimentation des poissons d’aquaculture.

Le groupe ADRIEN, à travers sa filiale ARCOPA au Pérou, s’est engagé depuis plusieurs années dans une démarche de développement durable et de pêche responsable. Il a investi dès 2007, dans une usine de production de farines et d’huiles de poissons, stabilisés avec un antioxydant naturel et provenant de co-produits de son atelier de filetage de merlu et de son unité de surimi d’anchois. Il souhaite augmenter sa production et développer la valorisation des co-produits de la pêche du Pérou (1er pays producteur mondial de farines et d’huile de poisson), mais aussi provenant d’autres pays. ADRIEN a commercialisé en 2010 près de 4000 tonnes de farines et d’huiles de poisson. L’objectif sous 3 ans est de doubler ce volume.

Aquaculture Natural Solutions est une société d’étude et de conseil, créée par Dominique CORLAY, spécialiste connu dans ce secteur, auparavant responsable du secteur aliments pour l’aquaculture du groupe Le Gouessant. Il travaille depuis plus de 15 ans, pour le développement d’une aquaculture durable et de signes de qualité comme le bio ou le label rouge.

A.N.S appuiera le groupe ADRIEN dans : le sourcing, le développement de nouveaux produits, la valorisation nutritionnelle....

Suite et source : Communiqué de presse du 28/11/2011

Le Groupe ADRIEN, entreprise familiale basée à Bouguenais (44), est spécialisé dans la pêche et la transformation de produits de la mer au Pérou (avec sa filiale Arcopa), dans l’aquaculture de turbot et naissains d’huîtres sur la côte Atlantique (France Turbot) et est également actif dans le négoce et la distribution régionale de produits surgelés (Atlagel). Son chiffre d’affaires devrait atteindre 60 millions d'euros en 2011, pour un volume de 14000 tonnes. Plus d’informations : www.adrien.fr

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Observatoire national conchylicole : Mortalité des huitres

Bulletin n°13 – 1 décembre 2011

Situation stable sur l’ensemble des sites ostréicoles sauf à Loix-en-Ré où un lot de naissain a connu une mortalité…

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Les huîtres débarquent à la criée des Sables (Ouest France)

Les huîtres débarquent à la criée des Sables d’Olonne, chaque jeudi.

La criée des Sables-d’Olonne offre un service supplémentaire à ses clients, mareyeurs et détaillants. Depuis quatre ans, elle a étendu son activité aux coquillages, le jeudi. La nouveauté, depuis un mois, c’est l’huître. Pas d’enchère sur ce produit : le prix est bloqué. Il suffit de passer commande 48 heures à l’avance.

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Vols d’huîtres : les gendarmes patrouillent dans le golfe du Morbihan (Ouest France)

Philippe Prono, ostréiculteur à Baden, est rassuré par la présence des gendarmes.

La surveillance s’effectue sur l’eau dans le Golfe et jusqu’à Quiberon.

Les patrouilles pour dissuader les vols d’huîtres se font sur terre et sur mer.

Le scénario se répète chaque soir. Samedi, à Arradon, Baden et Larmor-Baden, dans le Morbihan, douze gendarmes patrouillaient autour des chantiers ostréicoles, de la tombée de la nuit jusqu’à 2 h du matin.

« Ça rassure les ostréiculteurs et dissuade les voleurs »

De quoi « rendre le vol d’huîtres risqué », commente le capitaine Déméocq qui a prévu un dispositif renforcé à l’approche des fêtes de Noël. « C’est un métier dur, surtout en ce moment avec la mortalité. Ça rassure les ostréiculteurs de nous voir et ça dissuade ceux qui voudraient voler des huîtres, palourdes ou coques qui sont très demandées. »

Des patrouilles se rendent à pied dans les chantiers, une vingtaine à chaque fois puis assurent des contrôles routiers. « Sur réquisition du procureur, nous demandons aux automobilistes d’ouvrir les coffres pour contrôler tout transport d’huîtres illégal. »

Dispositif déployé en mer...

------ 10 décembre 2011 ------

Mortalité des huîtres 2011 : Indemnisation des pertes selon un barème national harmonisé

La déclaration de mortalité devra parvenir aux DDTM avant le 31 décembre 2011

Circulaire DPMA/SDAEP/C2011-9635 du 01 décembre 2011

Indemnisation des pertes de récolte et des pertes de fonds à destination des ostréiculteurs, producteurs ou utilisateurs de naissains et de ½ élevage touchés par les conséquences des mortalités ostréicoles ayant affecté ce secteur de production en 2011.

La présente circulaire a pour objet de préciser aux gestionnaires en DDTM les nouvelles règles pour procéder à l'indemnisation des producteurs d'huîtres creuses affectés par les mortalités ostréicoles survenues en 2011 sur la base d'un barème national harmonisé.

Pour les années 2008, 2009 et 2010, les dommages subis par les producteurs du fait des mortalités ostréicoles exceptionnelles ont été indemnisés par le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA – anciennement FNGCA).

Suite à la publication de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche (LMAP) du 27 juillet 2010, le FNGRA a connu de profondes évolutions :

  • une section spéciale (1ère section) a été créée pour les aléas sanitaires et environnementaux qui se fonde sur le dispositif des fonds de mutualisation ;
  • la procédure des calamités agricoles (3ème section) a été recentrée sur les seuls aléas climatiques.

L’origine zoo-sanitaire étant la principale cause des surmortalités, la logique voudrait que ce phénomène soit couvert par un fonds de mutualisation. Or, le cadre réglementaire de tels fonds pour les aquaculteurs n’est toujours pas stabilisé et de ce fait, ces fonds ne sont pas encore opérationnels.

Le Gouvernement a donc décidé la mise en place d’un dispositif spécifique en 2011. Ce dispositif reprend la procédure des calamités agricoles (instruction, modalités d’indemnisation…) avec quelques modifications indiquées dans cette circulaire. J’appelle votre attention sur le fait que l’instruction des dossiers doit impliquer localement l’ensemble des services ayant traité les années passées les indemnités au titre des calamités agricoles, à savoir notamment les Délégations à la mer et au littoral et les Services d’économie agricoles des DDTM.

Montant de l’indemnisation : 20 millions d’euros

Une enveloppe de crédits est affectée à ce dispositif, dans la limite d’un montant plafond de 20 millions d'euros versé en 2 fois.

Une première répartition départementale de l’enveloppe sera réalisée sur la base des estimations d’indemnisations prévisionnelles effectuées par les DDTM au vu des missions d’enquête conduites et après instruction du MAAPRAT et de la direction du budget.

Le premier versement, qui interviendra à l’issue de cette instruction, correspondra à 50 % de l’enveloppe et servira à verser un premier acompte de 50 % du montant estimé de l’indemnisation prévue pour le bénéficiaire....

Formulaires

Les formulaires utilisés les années précédentes pour la demande d'indemnisation au titre des calamités agricoles seront à nouveau utilisés. Chaque département pourra, s'il le souhaite, définir, en complément, un formulaire unique concernant l'ensemble des aides mortalités....

La déclaration des surmortalités

Conformément aux dispositions de l'arrêté du 4 novembre 2008 relatif aux conditions de police sanitaire applicables aux animaux et aux produits d'aquaculture et relatif à la prévention de certaines maladies chez les animaux aquatiques et aux mesures de lutte contre ces maladies, il est rappelé aux ostréiculteurs qui constatent un taux anormal de mortalité de leur production qu'ils doivent le signaler immédiatement auprès de leur direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), à l'attention de la délégation à la mer et au littoral (DML) qui en informera le service de l'économie agricole (SEA).

Dans tous les cas, cette déclaration de mortalité devra parvenir aux DDTM avant le 31 décembre 2011

Voir tous les détails de la circulaire Cliquer : Direction des Pêches maritimes et de l'Aquaculture

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L'ouvrage le plus exquis consacré à l'huître a été écrit par une américaine...

Première édition en anglais date de 1941 "Consider the oyster"...

Traduit en français "Biographie sentimentale de l'huître" et réédité en 1995 puis en 2002, le livre de M.F.K. Fisher est accessible dans les librairies en ligne....

L’huître nous fait tourner en bourriche (Tribune de Genève)

En 1941 sortait en libraire ce qui demeure l’ouvrage le plus exquis consacré à l’huître. Parfaitement. Dans sa Biographie sentimentale de l’huître (Ed. Anatolia 1995), l’auteure américaine M.F.K. Fisher brosse avec fantaisie et érudition le portrait gourmand de cet «être bivalve au sexe indéterminé». «L’huître mène une vie terrible, mais palpitante», écrit-elle. «Quand on y songe, ses chances de vivre sont des plus minces, et si elle échappe aux traits que lui décoche sa propre outrageuse fortune, et parvient à trouver au cours des deux semaines que dure son insouciante jeunesse un endroit propre et lisse où se fixer, les années qui suivent regorgent de tensions, de passions et de dangers.» Savoureux, non? Quiconque aime à gober une fine de claire de temps à autre devrait avoir dévoré ce livre-là.

Pauvres coquilles

Reste que les propos de M.F.K Fisher trouvent un douloureux écho dans l’actualité. Car depuis quelques années, les chances de survie du mollusque sont devenues plus ténues encore. Un virus fait en effet des ravages chez les jeunes adultes des côtes françaises. La science patine. «On a accusé le réchauffement, mais rien ne prouve qu’il soit responsable. Dans une même région, il peut y avoir des différences gigantesques de mortalité d’un parc à l’autre. L’affaire reste mystérieuse.» C’est Dominique Lucas qui le dit. Dominique de «Lucas poisson», fournisseur genevois de chairs iodées pour la gastronomie et les détaillants, fin connaisseur de la faune des mers et, accessoirement, grand amateur d’huîtres.

Ce sont donc les rescapées que l’on boulottera au réveillon. «Et sans inquiétude», assure Lucas. «Le virus français touche les huîtres, pas les hommes.» Ce qui n’est pas le cas du norovirus; celui-ci se cache dans les trois quarts des huîtres anglaises et expédie les consommateurs durablement au petit coin. Inutile de s’appesantir. Evitons simplement, pour l’heure, d’avaler crus les bivalves d’Albion.

Le gros steak...

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Trédarzec : Le préfet découvre le site aquacole et ostréicole du Carpont (Ouest France)

« Je suis venu à la rencontre de la communauté de communes de la Presqu'île de Lézardrieux (CCPL) pour découvrir l'ensemble du territoire mais aussi les activités économiques, et bien me rendre compte du potentiel économique », a confié Rémi Thuau, préfet des Côtes-d'Armor, mercredi midi, à l'issue de la visite de l'élevage de turbots et la nursery d'huîtres au Carpont, pour le compte du groupe Adrien. « Il y a des choses intéressantes. Ce matin j'ai visité trois entreprises. J'ai vu comment on articule tout ce qui est aménagement du territoire, autour de l'intercommunalité, les sujets liés à la protection des sites, et tout ce qui est condition nécessaire au maintien de l'activité économique de qualité. »

Le préfet est aussi venu « manifester l'intérêt de l'Etat sur l'action menée par les responsables économiques locaux et par les élus du territoire. »

Accueilli au Carpont par Pierre James, responsable de la production, le préfet, accompagné par Pierre Simunek, sous-préfet de Lannion, et les maires du canton, a enregistré quelques chiffres. « 130 tonnes de turbots de 3,5 kg, label rouge, sont commercialisées par an, dans le respect de l'environnement sur un élevage en circuit fermé, avec une eau filtrée avant rejet dans le Jaudy.....

(....)

« De dix millions d'alevins, nous sommes descendus à un million », souligne Pierre James, embauché en 2007 pour développer le prégrossissement d'huîtres sur le Jaudy, en lanternes suspendues. « Nous espérions 300 à 500 millions de naissains par an, nous atteignons 100 à 200. Elles sont revendues aux ostréiculteurs de 6 à 8 mm. » Le préfet interroge Pierre James sur la mortalité estivale. « En 2008 nous avons subi des grosses pertes. Et ça continue. En 2011 nous avons perdu 48 %. Surtout en été quand le virus se développe. »

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Marennes-Oléron : Adaptabilité face aux modifications de l'environnement

Adaptabilité des activités conchylicoles aux modifications de leur environnement : Scénarii et solutions

Le cas du bassin de Marennes-Oléron.

Auteurs : D. Mille (CREAA) et O. Le Moine (IFREMER LERPC-La Tremblade)

Août 2011

Creaa / Ifremer / Ancorim

Les enjeux

Le site étudié est le bassin conchylicole de Marennes-Oléron qui constitue avec le reste des rivages de Poitou-Charentes, l’un des plus importants centres conchylicoles européens et le premier en matière ostréicole.

Bien que bénéficiant historiquement de conditions préférentielles pour la réalisation de l’élevage des coquillages, l’activité conchylicole est aujourd’hui menacée outre par les mortalités précoces de juvéniles d’huîtres, par des risques de plus en plus prégnants : dégradation de la qualité des eaux, raréfaction de l’eau douce et augmentation de la fréquence des phénomènes climatiques violents ce qui entraîne une dégradation globale des conditions de production.

Pour télécharger cette très bonne étude, cliquer Ancorim/ CREAA

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Ancorim

Le Réseau atlantique pour la gestion des risques côtiers (ANCORIM – Interreg IVB Secteur de l’Atlantique) est un projet financé par le fonds européen de développement régional (FEDER), visant à renforcer la capacité d’action des décideurs dans les régions de l’Atlantique, dans le but d’éviter et de réduire les risques côtiers, notamment ceux qui sont liés aux changements climatiques. Il est axé principalement sur la mobilité de la ligne de rivage, la qualité des eaux et les activités économiques côtières, ainsi que l’aménagement du littoral.

L’arc atlantique est constitué de 33 régions européennes qui s’étendent sur un linéaire côtier de 2500 km, comptant environ 70 millions d’habitants. Ces régions sont caractérisées par une forte identité, liée à la proximité de l’océan et présentent également une grande diversité naturelle et culturelle. Elles sont aussi très vulnérables en raison des pressions qu’elles subissent d’origine humaine ou naturelle : tourisme, urbanisation, érosion côtière, pollutions …. Les différents risques sont par ailleurs potentiellement accentués par les effets pressentis du changement climatique : surcôte de tempêtes, inondations, …. Dans ce contexte, le projet ANCORIM vise à renforcer les capacités opérationnelles des décideurs et gestionnaires du littoral des régions atlantiques dans le but de faire face aux risques littoraux. Il se propose ainsi de mettre en réseau les ressources scientifiques et techniques existantes à l’échelle de l’espace atlantique européen, ainsi que de fournir des outils d’appui à la décision, et de valoriser les exemples de bonnes pratiques existantes dans les différents territoires concernés. Le projet ne consiste pas à développer des travaux de recherche scientifique mais à intensifier les échanges opérationnels entre la communauté scientifique et les décideurs en vue d’améliorer la prévention et gestion des risques côtiers. Pour plus d'informations, cliquer Ici

Autre étude : Enquête sur les besoins des décideurs et des acteurs pour la gestion du littoral Poitou-Charentes

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Il blesse sa femme avec un couteau à huîtres : sera-t-il jugé aux assises ? (La Voix du Nord)

Un autre dossier cambrésien pourrait y être attendu, moins sinistre mais tout aussi atypique : une affaire de couteau à huîtres...

Le 18 janvier 2011, vers 20 heures, les policiers se rendent rue Saint-Lazare, à la suite d'un appel téléphonique, afin de venir en aide à une jeune femme présentant des blessures à la gorge.

Consciente à l'arrivée des secours, la victime balbutiera quelques explications. Et l'enquête d'établir qu'à l'origine de ces stigmates valant deux jours d'interruption totale de travail, se trouve le mari de la victime.

Celui-ci, âgé de 45 ans et originaire de Raillencourt-Sainte-Olle, est interpellé le soir-même, à son domicile. Caractéristique du dossier : l'homme se montre particulièrement coopératif, reconnaît les faits reprochés, et remet facilement l'arme avec laquelle il aurait agi : en fait, un couteau à huîtres.

Le suspect fait rapidement l'objet d'une expertise psychiatrique, laquelle souligne....

Au Japon, certains couteaux à huîtres ont été interdits : Au Japon, on ne rigole pas avec les couteaux à huître

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Aquaculture et récifs artificiels, une évidente complémentarité (Côt&Pêche)

Et si, pour une fois, Côt&Pêche vous posait une devinette...! Quel est le point commun entre aquaculture et récifs artificiels ? Deux dossiers pragmatiques que nous avons déjà eu l’occasion d’aborder dans notre magazine. Mais voici aujourd’hui que le rapprochement des deux thématiques pourrait nous conduire à une réflexion jusqu’alors inexpérimentée : et si l’aquaculture et les récifs artificiels étaient non seulement compatibles, mais parfaitement complémentaires et interactifs ? L’opération pilote, entreprise dans le Var depuis 2 ans par la ferme aquacole Cachalot, pourrait bien venir, d’ici peu, bousculer les idées réfractaires et prouver qu’aquaculture et récifs artificiels ont bien un point commun : redonner vie aux ressources aquatiques..

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Finistère. Les parcs à huîtres sous surveillance avant les fêtes (Ouest France)

Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas… Une période où s’effectue la majeure partie des ventes d’huîtres. Les « risques de vols sont accrus dans les parcs et les établissements ostréicoles, rappelle la préfecture. Ces vols peuvent concerner de petites quantités d’huîtres mais porter aussi sur des prélèvements massifs et organisés à des fins de revente. »

Du coup, la préfecture l’annonce : « Les secteurs de production ostréicole du département font l’objet d’une surveillance particulière par la gendarmerie et les services des Affaires maritimes, de jour comme de nuit. Cette vigilance s’exerce à terre et depuis la mer, à partir d’embarcations. Les unités disposent également de jumelles à vision nocturne, pour les patrouilles en période d’obscurité. »

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Poissons contaminés aux PCB : l'Anses émet des recommandations plus sévères (Actu-Environnement)

La consommation de poissons contaminés par des PCB présente-t-elle un risque sanitaire pour les consommateurs ? Oui, répond l'Anses qui émet de nouvelles recommandations en la matière.

Suite à une étude nationale relative à l'imprégnation aux PCB des consommateurs de poissons d'eau douce, réalisée par l'Anses et l'InVS, l'Agence émet de nouvelles recommandations.

Restrictions de pêche et recommandations de non-consommation depuis 2006

Des dépassements des teneurs maximales réglementaires en PCB, fixées au niveau communautaire pour les poissons commercialisés, ont été observées en France dans les poissons d'eau douce de plusieurs cours d'eau ou lacs.

"Depuis 2006, des restrictions de pêche et des recommandations de non-consommation des espèces de poissons les plus accumulatrices de PCB (anguilles, poissons gras, espèces dites fortement bio-accumulatrices) ont d'ores et déjà été mises en place, sur la base de la réglementation en vigueur, notamment dans les secteurs du Rhône, de la Somme, de la Seine, de la Garonne…", indique l'Anses....

------ 9 décembre 2011 ------

L'ex-chantier ostréicole en maison : un collectif d'ostréiculteurs s'y oppose (Ouest France)

Les ostréiculteurs de la baie de Plouharnel ont déversé symboliquement des coquilles d'huîtres devant l'entrée de l'ancien chantier ostréicole.

Ce matin dès 8 h, ils étaient une quinzaine à se rassembler devant l'ancien chantier ostréicole que les nouveaux propriétaires ont entrepris de transformer en maison d'habitation. Un changement de destination qui fait tousser les professionnels de la zone conchylicole de la baie de Plouharnel. Tout l’enjeu de ce rassemblement matinal, était d’envisager autant que faire se peut le maintien de cet espace en chantier ostréicole. « Une loi interdit le changement de destination de ces chantiers, y compris lorsque ceux-ci figurent sur le domaine privé, par opposition au domaine public maritime, a indiqué ce matin Sébatien Lemoine président du syndicat des ostréiculteurs, ceci est une infraction au code de l’urbanisme. Une zone ostréicole n’est pas une zone résidentielle ».

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L'huître de Méditerranée cultive sa différence à la veille de Noël (Libération)

PORT-LEUCATE (Aude) (AFP) - Dans les étangs littoraux du Golfe du Lion, en Méditerranée, des ostréiculteurs luttent en faisant preuve d'originalité contre la mortalité des jeunes huîtres qui laisse entrevoir une augmentation des prix pouvant atteindre 20% pour Noël.

Après l'étang de Thau (Hérault), le plus ancien domaine installé depuis 1925, l'ostréiculture a gagné dans l'Aude ceux de Leucate dans les années 1970, et de l'Ayrolle il y a 4 ans dans un ancien parc salin près de Gruissan.

A l'approche des fêtes de Noël, les bateaux à fond plat, les "plates", sillonnent l'étang de Leucate pour se rendre sur les "tables", des assemblages sur pilotis d'où pendent des cordes où sont fixées des huîtres, ou encore des pochons remplis de coquillages prêts à être consommés.

Mais les ostréiculteurs des étangs littoraux, qui s'approvisionnent en jeunes huîtres "Crassostrea gigas" dans les mêmes écloseries que ceux de l'Atlantique (Arcachon, Marennes-Oléron...), sont frappés par la mortalité des naissains et des juvéniles qui touche toutes les côtes françaises et peut aller de 60 à 80% selon les lots.

Aussi, la production de la région devrait se monter cette saison à quelque 8.000 tonnes contre les 14.000 de certaines années - 450 contre 800 à Leucate -, et les prix pourraient grimper de 20% pour les fêtes de fin d'année, selon le président des ostréiculteurs de Port-Leucate, Ange Gras.

Représentant un dixième de la production du parc français, la production de Languedoc-Roussillon est vendue à 70% pendant les fêtes de fin d'année, essentiellement dans la région et en Espagne.....

(....)

Les 24 ostréiculteurs de l'étang profitent également d'une autre particularité: la forte salinité de la Méditerranée, pouvant atteindre 40 grammes pour un litre d'eau, contre 30 pour l'Atlantique.

Ce phénomène limite la reproduction de l'huître, qui n'est donc pas "laiteuse", et moins appréciée des consommateurs, qu'un mois par an au lieu de plusieurs pour celles de l'Atlantique.

Sur l'étang d'Ayrolle, la société Someval est allée plus loin dans la spécificité, créant une huître unique en cumulant les avantages de la Méditerranée et des marées de l'Atlantique, la "spéciale de l'île Saint-Martin". "Une huître de connaisseurs", annonce son directeur, Patrice Gabanou.

Les huîtres adultes sont placées pour un affinage de trois mois sur des tables dans d'anciens bassins de salins, où l'on peut maîtriser les entrées et les sorties d'eau. Il est donc possible d'exonder et d'immerger à volonté les coquillages, qui se ferment dès qu'ils sont à l'air libre, et s'ouvrent à nouveau une fois dans l'eau.

"Avec cette gym tonique, se félicite M. Gabanou, les huîtres se musclent, ont plus de chair, sont moins salées, et deviennent croquantes."

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Cultimer fait redécouvrir les huîtres (LSA)

Pour réconcilier les clients avec des huîtres devenues rares et chères, Cultimer a misé sur un conditionnement adapté et sur la découverte de différentes origines. Résultat : un trio de trois mini-bourriches.

Depuis trois ans, la filière ostréicole est confrontée à une grave crise de surmortalité du naissain d’huître. À tel point que les volumes de production se sont effondrés de près de 40 %, provoquant une chute des volumes disponibles, une hausse fulgurante des prix et, inévitablement, une baisse de la consommation.

Dans certaines régions du littoral français, le taux de mortalité du naissain d’huître oscille entre 40 à 100 %. Une situation d’autant plus catastrophique lorsque l’on sait qu’il faut entre deux et quatre ans pour qu’une huître atteigne une taille suffisante à sa commercialisation. Pour expliquer ce phénomène de surmortalité, plusieurs causes sont mises en avant : acidification des océans, augmentation moyenne de la température de l’eau, virus, etc.

Un contexte de crise qui a poussé Cultimer à proposer des conditionnements plus petits, donc moins chers et plus adaptés à une consommation individuelle. Ancré à Dole-de-Bretagne, à quelques encablures de Cancale, Cultimer est dirigé par Arnaud Delangle et regroupe une trentaine de sociétés productrices d’huîtres et de moules dispersées en Normandie, en Bretagne et en Charente. Au total, Cultimer produit chaque année 8.000 tonnes de moules et 2.000 tonnes d’huîtres.

Nous nous sommes inspirés de l’offre proposée en restauration pour mettre au point ce trio d’huîtres. La hausse du prix des huîtres nous pousse à proposer des produits encore plus qualitatifs, tout en étant adaptés aux attentes du rayon libre-service.

Élargir le marché

Ce groupement a réussi à faire lever depuis deux ans l’interdiction jusque-là imposée par le Comité national de conchyliculture de vendre des conditionnements inférieurs à deux douzaines d’huîtres au minimum.

« Il était important de pouvoir faire sauter ce verrou afin de pouvoir proposer des produits plus adaptés au rayon libre-service et aux attentes des mono-ménages », explique Arnaud Delangle, directeur général de Cultimer. Le résultat donne ce trio d’huîtres. Sa mise au point a poussé Cultimer à faire preuve d’ingéniosité. En effet, la réglementation interdit de vendre des huîtres en mélangeant les origines. Chaque origine est donc disposée dans un panier en bois distinct, dans lequel est déposée de la paille pour bien caler le produit et qu’il ne perde pas son eau. Le tout forme un ensemble qui se présente sous forme de panier facile à saisir grâce à une anse. Sur le produit sont clairement indiquées les origines des huîtres et leurs spécificités (plates, fines, charnues).

Cette information est importante, car le client type d’huîtres est âgé de plus de 50 ans. Ainsi, en misant sur un packaging moderne et pédagogique, il s’agit bien de capter des consommateurs plus jeunes. Mise sur le marché en octobre chez Casino, la première référence de ce trio a reçu, selon Arnaud Delangle, « un très bon accueil ». Gageons que les fêtes de fin d’année accéléreront le développement de ce produit.

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Parcs à huîtres sous haute surveillance (France 3 Languedoc Roussillon)

Les parcs à huîtres de l'étang de Thau, vue d'hélicoptère-le 07 décembre 11.

Les vols d'huîtres dans les étangs sont en diminution grâce à la surveillance exercée, quelquefois en hélicoptère.

Surveillance aérienne renforcée, contrôles dans les fermes conchylicoles et autour des tables d'huitres, patrouilles terrestres multipliées sur le terrain. La surveillance s'accentue en ces périodes de fêtes.

Thau : Parcs à huîtres sous surveillance Voir cette vidéo

Depuis le début décembre, la gendarmerie nationale multiplie les opérations de contrôles sur les étangs de la région où sont produit les coquillages, principalement les huitres en cette saison.

Si la dissuasion semble avoir produit quelques effets, les forces de l'odre n'ont jamais interpellé un voleur de coquillages. La situation est telle que les conchiliculteurs ont un dicton, "si ce n'est pas ton voisin qui te vole, disent-ils, c'est celui qui habite à côté".

Tout ce mois de décembre, les brigades terrestres, nautiques, maritimes, d'Agde et de Sète vont être sur le pied de guerre pour protéger une récolte qui s'annonce assez bonne pour cette fin d'année.

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A Dinan, les emballages Norman résistent à tout (Ouest France)

Nichée au fond du port de Dinan, entre la forêt et la Rance, l’usine Norman Emballages pourrait passer inaperçue. Pourtant, au bout d’une petite route, l’entreprise s’étend sur 3 hectares, à la limite entre Dinan et Taden. Depuis 1908, on y fabrique des emballages en bois pour contenir huîtres, légumes, fruits, bouteilles de vin ou chocolats.

« C’est l’une des plus anciennes fabriques d’emballages en bois de France », lance Paul-André Troy, directeur général de l’entreprise.

L’usine, qui compte 70 salariés, a gardé son caractère familial et ancestral. Ici, même si la plupart des procédés sont automatisés, on ne peut pas se passer du savoir-faire de l’homme. « On travaille une matière vivante. Chaque arbre a besoin d’une attention particulière », précise l’actuel directeur de l’usine.

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Emballage. Il faut sauver le peuplier breton (Le Télégramme)

La Bretagne produit les légumes et les huîtres qui font sa renommée, mais elle ne suffit plus à fournir le bois des cagettes et des bourriches de leurs emballages délicieusement vintage. La filière peuplier s'alarme, et veut sauver ce qui reste de la production locale.

«Il y a 30 ans, plus de 90% du bois destiné au maraîchage et à l'ostréiculture de la Bretagne Nord venait des peupleraies de la région, aujourd'hui, nous sommes tombés à 20%», commente un industriel de l'emballage des Côtes-d'Armor. L'explication tient à la réduction constante de la surface plantée en peupliers. «Les bonnes terres sont convoitées pour d'autres usages agricoles, les moins cultivables -souvent des fonds de vallée- deviennent des prairies ou des friches», explique un fabricant de contreplaqué. «Aujourd'hui, quand on coupe trois arbres on n'en replante qu'un». Une situation qui ne peut que s'aggraver encore avec la fin de l'aide d'État au reboisement.

Merci le peuplier

L'objectif de la filière est de sauver les peupleraies rescapées de l'ouest. Pour ce faire, elle vient de lancer une charte intitulée «Merci le peuplier» destinée à favoriser le reboisement après récolte, à développer l'usage du bois certifié durable, et à renforcer l'esprit de filière. Cette charte prévoit notamment un soutien financier de 2,80euros par plant, (soit près du tiers du coût) pour les populiculteurs s'engageant à replanter dans les deux ans qui suivent la coupe, et à adhérer à la certification PEFC (gestion durable).

Pannes d'essences....

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Aquaculture et gestion des organisations paysannes (Traduction google)

FAO Pêches et aquaculture Document technique n ° 563

Concepts et expériences

par Laila Kassam Consultant de la FAO à Londres, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord Rohana Subasinghe principal chargé de l'aquaculture de l'aquaculture et de Service de la conservation des pêches de la FAO et de l'aquaculture Département Rome, en Italie et Michael Phillips , scientifique principal WorldFish Center Penang, Malaisie

Kassam, L.; Subasinghe, R.; Phillips, M.

aquaculture organisations d'agriculteurs et de gestion de cluster: concepts et expériences

des pêches de la FAO et de l'Aquaculture Technical Paper. N ° 563. Rome, FAO. 2011. 90p. Les petits producteurs aquacoles dans les pays en développement sont confrontés à de nouvelles opportunités et défis liés à la libéralisation du marché, la mondialisation et de qualité plus strictes et des exigences de sécurité pour les produits de l'aquaculture, ce qui rend plus difficile pour les petits producteurs à accéder aux marchés. L'action collective par la participation à des organisations paysannes (OP) peut fournir un mécanisme efficace pour aider les petits producteurs à surmonter ces défis et de contribuer à et de l'influence des chaînes de marché moderne et le commerce. OP La littérature sur l'agriculture et de l'aquaculture et des études de cas de réussite de l'aquaculture OP ont été examinés et des recherches de terrain sur le succès de l'aquaculture OP en Inde et en Thaïlande a été entrepris pour rassembler les connaissances actuelles sur la formation, le fonctionnement et l'impact de l'aquaculture OP. Une gamme de OP (tels que les sociétés paysannes, des coopératives et des organisations à base communautaire) ont été examinés et les possibilités de succès tels que "gestion de cluster" et la certification de groupe ont été mis en évidence. De gestion de cluster a été couronnée de succès dans de nombreux pays en développement et se réfère à un groupe d'aquaculteurs ou les OP qui, collectivement, d'appliquer des normes de production de certains. Expérience de terrain récentes montrent que la gestion du cluster utilisé pour mettre en œuvre des meilleures pratiques de gestion bénéfiques (PGB) peut être un outil efficace pour améliorer l'aquaculture gouvernance et de gestion dans le secteur de l'agriculture à petite échelle, permettant aux agriculteurs de travailler ensemble, d'améliorer la production, à développer les économies d'échelle suffisantes et les connaissances pour participer aux chaînes de marché moderne, d'accroître leur capacité à rejoindre les programmes de certification, d'améliorer leur fiabilité de la production et réduire les risques telles que la maladie. L'expérience du Centre national pour le développement durable des sociétés agriculteur aquaculture et les clusters dans l'Andhra Pradesh, en Inde, montre le potentiel que la gestion de cluster a pour bénéficier de petits aquaculteurs. La publication présente les facteurs associés aux OP succès et les principes directeurs des organismes de développement qui souhaitent soutenir l'aquaculture OP dans les pays en développement qui ont été distillés à partir de la documentation et les études de cas, suivis par un résumé des défis et opportunités pour le développement de l'aquaculture à petite échelle OP .

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J’ai testé : La technique pour ouvrir nos huitres sans se blesser ! (France 2)

Pour sa 11 ème édition, les 12 meilleurs écaillers de France, sélectionnés sur la base des résultats obtenus aux concours régionaux ont concouru pour le Championnat de France le 7 octobre dernier à Bercy ! Benoit pour l’occasion a décidé de rencontrer, le champion du monde d’ouverture d’huitres plates et creuses 2010, Bernard Gonthier, afin d’apprendre les astuces et conseils pour devenir un pro de l’huitre !

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Elodie Rouge : "La mondialisation ne s'oppose pas au terroir" (myboox.com)

Le monstre glouton de la mondialisation s'apprête-t-il à dévorer toutes les spécialités de notre bonne vieille cuisine française ? Remplacera-t-on bientôt nos huîtres de Noirmoutier, notre brie de Meaux et nos calissons d'Aix par un triple Cheese sauce western ?

Certainement pas !, répond la journaliste gastronomique Elodie Rouge. A travers L'Institution, les 120 spécialités qu'il faut avoir goûtées une fois dans sa vie (Ed. Mango), magnifiquement illustré par le photographe Olivier Marty, Elodie Rouge raconte sa balade gustative dans les villages de France et prouve bien la persistance de nos traditions régionales.

Pour MyBOOX, Elodie Rouge explique en quoi la mondialisation ne s'oppose pas au terroir, bien au contraire

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Greenpeace, 40 ans de combats (Novethic)

A l'aube de ses 40 ans, Greenpeace est toujours aussi active, comme en temoigne son dernier tour de force : avoir pénétré dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine. Avec ses airs de multinationale verte parfois critiquée, l'organisation a multiplié ces dernières années les modes d'intervention et s'attaque désormais aux grandes entreprises. Avec plusieurs succès.

Ken quittant Barbie parce qu’elle participe à la déforestation en Indonésie, c’était le buzz humoristique lancé en juin par Greenpeace. Bien loin de son image initiale de gendarme des mers sauvant les baleines et militant contre les essais nucléaires, Greenpeace a fait du chemin. Dernier coup d'éclat : son intrusion le 5 décembre dans la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), pour démontrer les failles de sécurité des installations nucléaires. 9 militants ont ainsi réussi à entrer dans le réacteur et l'ONG annonce d'autres occupations de sites nucléaires à venir...

Témoigner au monde entier : les fondements de Greenpeace

Créée à Vancouver en 1971 par une dizaine de membres hétéroclites, pacifistes de la communauté Quaker, déserteurs de la guerre du Vietnam ou écologistes, Greenpeace visait à lutter contre des essais nucléaires ayant lieu en Alaska. Inspirés par la tradition Quaker, ils font de la notion de témoignage, leur fer de lance. Ils embarquent à bord du Phyllis Cormack pour atteindre la zone des essais avec des journalistes chargés de relayer le déroulement de la mission au monde entier. Malgré l’échec - ils sont obligés de rebrousser chemin avant d’arriver sur les lieux des essais - , ils réussissent quand même à mobiliser une partie de l’opinion publique autour de ce sujet. 40 ans plus tard, la technique est rodée mais ils ont su évoluer et expérimenter diverses formes de communication pour continuer à mobiliser l’opinion publique et lever des fonds.

Au départ spécialisé sur la lutte contre le nucléaire et la sauvegarde des océans, le petit groupe a grandi et a diversifié ses thèmes de combats notamment à travers la lutte contre le changement climatique : lutte contre la déforestation, pour une agriculture durable, campagne énergie/climat…

L’organisation a aussi étoffé ses moyens de contestation. Si les actions médiatiques restent la signature de Greenpeace, elle travaille aussi dans l’ombre. Les actions de lobbying auprès des institutions nationales (négociations du Grenelle) ou internationales (sommet de Copenhague) prennent de l’importance mais restent en constant balancier avec les actions médiatiques. « Nous avions focalisé beaucoup d’efforts sur les négociations de Copenhague mais cela a été un échec. On s’est finalement reposé la question de savoir où faire la différence si les dirigeants ne savent pas prendre de décision. D’où l’idée de remettre l’accent sur les entreprises transnationales à l’origine des grands désastres environnementaux », explique Sylvain Tardy, directeur de campagnes à Greenpeace France.

Les grandes entreprises en ligne de mire

Les dernières campagnes le prouvent : "Detox" contre l'utilisation et le rejet de produits chimiques en Chine par les grands équipementiers sportifs (Nike et Adidas), la campagne Kit Kat de 2010 sur l’utilisation d’huile de palme responsable de la déforestation, il arrive souvent qu’à force d’insistance les géants

LA MULTINATIONALE GREENPEACE

Greenpeace est aujourd’hui l’une des premières organisations environnementales mondiales avec un socle de près de 3 millions de donateurs lui permettant d’atteindre en 2010 un budget record de 226 millions d’euros. Pour lancer les campagnes, réaliser des rapports, faire du lobbying, elle peut compter sur près de 2000 salariés répartis dans 28 bureaux nationaux présents sur tous les continents. En France, elle rassemblait l’année dernière 12 millions d’euros de ressources, 138 000 adhérents et une soixantaine de salariés ce qui en fait la septième structure nationale en termes de budget.

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Bioconversion : du déchet agricole à l’approvisionnement de l’industrie aquacole (IRD)

La bioconversion consiste à transformer une substance organique en une autre grâce à des procédés naturels. Le programme de recherche sur la bioconversion, mené par l'IRD (Institut de recherche pour le Développement) et ses partenaires indonésiens, consiste à valoriser les sous-produits issus de l'industrie du palmier à huile pour produire des larves d'insectes. Ces larves transformées en biomasse sont à leur tour utilisées comme base pour l'alimentation des poissons d'aquaculture.

Ainsi, déposés en lisière des forêts tropicales, des récipients contenant un mélange de tourteaux de palmiste et d'eau attirent les femelles Hermeti illucens qui viennent y pondre leurs œufs. Une fois écloses, les larves se nourrissent des tourteaux dégradés grâce à la fermentation. Récoltées puis mélangées à du son de riz, facilement disponible en Indonésie, elles constituent un aliment complet et nutritif pour les poissons élevés en aquaculture et remplacent les farines de poissons couteuses que l'Indonésie importe en grandes quantités et dont la production exploite de manière intensive les ressources halieutiques.

D’autre part, les dérivés de cette opération servent d’engrais biologique pour l’agriculture locale. Lors de son pilote préindustriel en 2009 dans le village de Singkut (île de Sumatra) en Indonésie, le système pratiqué par Saurin Hem, chercheur à l’IRD, a aussi permis à toute une population de retrouver du travail à travers la production et la livraison des granulés pour poissons.

Cette technique est très prometteuse pour l'avenir, car les larves sont capables de dégrader une grande quantité de déchets bio-organiques. Grace au tourteau palmiste, elles vont multiplier leur poids initial par 2500 en l’espace de quatre semaines !

L'enjeu est de taille en Indonésie, premier producteur d'huile de palme qui génère 2,3 millions de tonnes de tourteaux de palmiste par an. En effet, une partie est exportée en Europe, aux États-Unis et en Australie comme nourriture pour bovins, mais le reste fermente à proximité des huileries et génère du méthane, un gaz à effet de serre.

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Saint-Pierre-et-Miquelon : Un élevage de saumons en projet

La société norvégienne Seattle Seaffod Producers étudie la possibilité de s’implanter sur l’archipel pour y élever des saumons.

L’archipel connait déjà l’élevage de morues, il pourrait bien expérimenter celui de saumons. Une société norvégienne, la Seattle Seafood Producers cherche en effet à s’implanter dans un nouveau site afin de fournir le marché nord-américain. Son directeur Brynjulv Haga, s’est donc rendu à Saint-Pierre et Miquelon pour y effectuer des repérages. Il doit également au cours de la semaine rencontrer professionnels et représentants des autorités pour étudier les capacités d’exploitation de l’archipel, et vérifier la faisabilité de l’opération. Le site de Miquelon semble pour l’instant remporter l’adhésion.

Le territoire représente "un atout en terme sanitaire, explique Brynjulv Haga au micro de Saint-Pierre et Miquelon 1ere. Nous sommes relativement loin des autres élevages aquacoles de Nouvelle-Ecosse ou de Terre-Neuve, ce qui nous met à l’abri des risques de contamination par les maladies du saumon".

Le projet comprendrait l’élevage de 300 tonnes de saumon par an, élevés dans des bacs avant d’être placés dans des cages en pleine mer. Que le projet s’installe dans l’archipel ou pas, la société norvégienne ne compte pas produire sur son nouveau site avant fin 2013. Mais sur place l’idée séduit déjà. Manuel Evrard, chargé de mission halieutique chez Sodepar le reconnait : " Ca peut concourir à porter un label de valorisation des produits de l’archipel et à diversifier son offre de produits de la mer, avance-t-il. Il y a un potentiel intéressant à développer un projet aquacole comme celui-la".

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Guide FAO-OIT pour aborder la question du travail des enfants dans les pêches et l’aquaculture: politique et pratique (FAO)

Le travail des enfants continue d’être une source de grave préoccupation dans le monde. Il est estimé qu’il y a environ 215 millions d’enfants travailleurs dans le monde dont près de 60 pourcent qui travaillent dans le secteur agricole, y compris dans les pêches et l’aquaculture.

Les enfants sont impliqués dans une grande variété d’activités dans le secteur des pêches et de l’aquaculture, autant dans la capture que dans l’élevage de poissons. Ils participent aussi en aval dans les opérations de transformation, de commercialisation et d’autres activités post-récolte ainsi que dans les industries en amont telles que la fabrication des filets et la construction de bateaux.

Le travail effectué par les enfants et « le travail des enfants » n’est pas forcément la même chose. Certains travaux ne sont pas nocifs pour les enfants et sont considérés comme faisant partie de leur apprentissage. En revanche, le « travail des enfants » qui concerne toute activité qui nuit au bien-être ou à la santé des enfants ou entrave leur éducation, leur développement et leurs futurs moyens de subsistance doit être aboli. Ainsi, un premier pas crucial vers la diminution du travail des enfants dans les pêches et l’aquaculture est de comprendre ce qui est considéré comme travail dommageable et dangereux.

Le guide FAO-OIT pour aborder la question du travail des enfants dans les pêches et l’aquaculture: politique et pratique lancé à l’Exposition mondiale sur le développement Sud-Sud 2011 met en lumière cette question ainsi que la nature, l’ampleur, les causes et les conséquences du travail des enfants dans les pêches et l’aquaculture....

------ 8 décembre 2011 ------

L'enquête publique sur le parc marin du Bassin est lancée (Sud Ouest)

L'enquête publique se déroulera du 26 décembre au 2 février prochain.

L'enquête publique pour la création du parc naturel marin du bassin d'Arcachon aurait dû débuter le 8 décembre, comme l'avaient annoncé les deux préfets (maritime et de Région), lors du dernier comité de concertation, le 8 novembre à Lanton.

Finalement, elle débutera au lendemain de Noël, le lundi 26 décembre, et se poursuivra jusqu'au 2 février, comme le précise l'arrêté interpréfectoral cosigné vendredi dernier par l'amiral Anne-François de Saint-Salvy et Patrick Stefanini, et adressé aux maires du bassin d'Arcachon en ce début de semaine.

Françoise Durand, ingénieur en environnement fluvial, littoral et marin, a été désignée en qualité de commissaire enquêteur. Outre les permanences qu'elle tiendra dans chacune des dix mairies du bassin d'Arcachon, entre le vendredi 30 décembre (Arès) et le jeudi 2 février (Lanton), elle recueillera les observations du public, par courrier ou sur registre, sur le projet de parc marin.

Pas encore signé....

------ 7 décembre 2011 ------

Aquaculture : le préfet découvre le site aquacole et ostréicole du Carpont (Ouest France)

« Je suis venu à la rencontre de la communauté de communes de la Presqu’île de Lézardrieux pour découvrir l’ensemble du territoire mais aussi les activités économiques, et bien me rendre compte du potentiel économique », a confié Rémi Thuau, préfet des Côtes-d’Armor, mercredi midi, à l’issue de la visite de l’élevage de turbots et la nursery d’huîtres au Carpont, pour le compte du groupe Adrien.

« De dix millions d’alevins, nous sommes descendus à un million », souligne Pierre James, embauché en 2007 pour développer le prégrossissement d’huîtres sur le Jaudy, en lanternes suspendues. « Nous espérions 300 à 500 millions de naissains par an, nous atteignons 100 à 200. Elles sont revendues aux ostréiculteurs de 6 à 8 mm. »

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Energies marines renouvelables, transport maritime ..Et si la Bretagne avait les ambitions du Danemark ! (ABP)

Au moment où viennent de s'achever les 7ème assises de l'économie maritime et du littoral à Dunkerque, la Bretagne ne peut que constater le retard qu'elle a accumulé en raison des carences de l'Etat français depuis des décennies en matière de politique maritime…

Quelque soit le thème que l'on choisisse, nous subissons la politique d'un Etat avant tout continental qui n'a jamais eu de politique maritime ambitieuse.

Prenons l'exemple du Danemark, pays à la population équivalente à celle des cinq départements bretons…Ce pays a su faire émerger le premier groupe industriel dans le domaine de l'énergie éolienne qui emploie plus de 20000 personnes, le groupe Vestas qui est présent dans le monde entier. C'est aussi au Danemark qu'a vu le jour et qu'est établi le groupe Maersk, le premier groupe mondial de transport maritime de conteneurs, également présent dans l'aérien et la construction navale qui emploie 60000 personnes dans le monde.

Au lieu de cela en Bretagne, nous aurons des éoliennes en mer dont le lieu d'implantation comme l'opérateur/constructeur seront décidés à Paris, et dont il y a tout lieu de penser que le pactole financier ira à Edf, Gdf Suez ou Areva , puisque la concurrence sera réduite à 3 groupes à la forte consanguinité avec l'Etat et l'administration française où il y a longtemps que l'on ignore les conflits d'intérêt ! Les bretons auront l'entretien et la maintenance, tâches à faible valeur ajoutée, alors que l'industrie, les sièges sociaux, les centres de décision se trouvent tous hors de Bretagne, le plus souvent à Paris. Combien de temps supporterons-nous encore ce système où toute la valeur ajoutée nous échappe !

Que pouvons nous avancer pour la Bretagne ? Des ports de faible dimension au trafic qui plafonne, une pêche qui faute d'investissements suffisants réduit la voilure année après année, une construction navale en équilibre très précaire, une aquaculture insignifiante, un cabotage maritime inexistant. Où est l'ambition ? L'économie maritime bretonne est anémiée. Il manque une vision indispensable à la mise en cohérence de compétences qui pourtant ne manquent pas ! Il est temps de voir les choses en grand en Bretagne, nous disposons d'une ressource inépuisable avec la mer. Saurons nous en saisir toutes les opportunités? Yves Pelle ■

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Cogépêche : du bateau à l’assiette…pêcher, vendre, acheter et consommer mieux (Agrocampus)

Structure interne du Pôle en charge du projet : Cellule études et transfert, Agrocampus Ouest Centre de Rennes

Date de début : 2008 / Date de fin : 2013

Financements : Région Bretagne / FranceAgriMer / Aglia

Responsable(s) Agrocampus Ouest : GOUIN Stéphane

Description:

Projet labellisé par le Pôle Mer Bretagne

Porté par Normapêche Bretagne, ce projet rassemble des producteurs bretons de poissons sauvages et plusieurs entreprises de commercialisation et de transformation des produits de la mer. La Cellule Etudes et Transfert du Pôle halieutique a en charge la coordination, la réalisation de l’ensemble des études et la valorisation des résultats.

Objectif

COGEPECHE a pour objectif de proposer des orientations nouvelles pour concilier les comportements et les attentes des consommateurs avec les contraintes des distributeurs et les pratiques des différents acteurs de la filière pêche.

Un des enjeux du programme Cogépêche est que les acteurs de la filière pêche en Bretagne s’approprient le projet et soient force de propositions. C’est pourquoi un comité de pilotage est organisé à chaque étape clé du programme (présentation du projet, méthodologie, premiers résultats et synthèse) afin que tous les acteurs puissent apporter leurs connaissances et faire remonter leurs attentes. Les comités de pilotage sont l’occasion pour l’ensemble des partenaires de discuter des orientations et des avancées du projet mais sont également ouverts à toutes les personnes souhaitant contribuer au projet.

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Finistère. Les parcs à huître surveillés pour Noël (Le Télégramme)

Comme les années précédentes, les secteurs de production ostréicole du département font l'objet d'une surveillance particulière par la gendarmerie et les services des affaires maritimes de jour comme de nuit. Cette vigilance s'exerce à terre et depuis la mer à partir d'embarcations. Les unités disposent également de jumelles à vision nocturne pour les patrouilles en période d'obscurité.

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Arnaque aux poissons : « On a fait confiance » (Ouest France)

Des mareyeurs de l'Ouest, victimes de la carambouille aux poissons, ont témoigné, mercredi, au procès à Nanterre. Certains ne s'en sont pas remis.

Elle avait à faire à « Monsieur Jean », Patrick Jollivet, le cerveau de la carambouille, alias « Paulo » ou « Jean-Paul ». Au gré de ses sociétés - Import Marée, Royal Marée, Distrimer - il change de prénom. Mais il est toujours sympathique en diable, complimentant ses mareyeurs pour la qualité de leurs livraisons. Que du noble. Il se vantait de servir les meilleures tables de Paris. Nelly Stephan de Penmarch, se souvient : « Il m'a même dit qu'à l'Élysée, ils avaient trouvé les poissons excellents. »

La 15e chambre correctionnelle de Nanterre respire la marée et s'informe. Sur les bars, les dorades roses, les soles, les homards, les moules de bouchots... Toutes les victimes ont subi la même arnaque progressive.

Tout se passe par téléphone et fax. Jollivet et ses acolytes passent d'abord de petites commandes et payent vite. Ils sont parfaitement immatriculés au registre du commerce. Les assureurs des mareyeurs ne trouvent rien à redire. Puis à l'approche des fêtes, les tonnages grimpent, les prix également, et les règlements ne suivent plus. Excuses avancées : parce que le comptable est malade, que l'informatique cafouille, que la banque déconne...

Plusieurs victimes se rebiffent, montent à Paris. Mme Le Provost de Port-en-Bessin, raconte comment son frère - « une armoire à glace » - repart avec trois chèques. En bois. Yoann Falchier du Guilvinec est monté à trois reprises. « C'était assez houleux. » Il a subi 113 000 € d'impayés. « J'ai mis trois ans à éponger les pertes. » Il soupçonne une sérieuse connivence entre les poissonniers accusés de recels, et les auteurs de la carambouille.

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A Marseille, les coquillages Nico préparent les fêtes (La Provence)

Sur la place de Pont-de-Vivaux (10e ), Éric Castro et ses employés s'affairent déjà pour les commandes de Noël et du nouvel an.

Sur la place de Pont-de-Vivaux (10e ), Éric Castro et ses employés s'affairent déjà pour les commandes de Noël et du nouvel an que les habitués de Nico Coquillages formulent longtemps à l'avance. La renommée de cet écailler, lauréat de plusieurs championnats de vitesse marseillais et vice-champion de France, acteur incontournable de la célèbre Oursinade de Pont-de-Vivaux, a franchi les limites de l'arrondissement.

Un plateau bien garni à 14 euros par personne

Ses plateaux de langoustes et tourteaux cuits maison, ses couteaux de mer cuisinés, ses huîtres Gilardeau et de Bouzigues, sa brandade artisanale du Grau-du-Roi font les délices des amateurs. Fidèle à sa réputation, il propose un large éventail d'oursins: de Bretagne, de Galice, de Sète et de Carry . Cette année, Éric Castro, déjà exigeant sur la fraîcheur de ses produits livrés quotidiennement, a investi dans un vivier de 650 litres riche de langoustes, homards, tourteaux vivants. Cette production diversifiée lui permet de proposer des idées cadeaux originales comme ce plateau à 14 euros pour une personne contenant 6 huîtres vertes claires n°3 , 6 moules, 3 bulots, 3 palourdes, et 3crevettes 30/40.

Ou encore des boites de caviar des Pyrénées produit dans une ferme aquacole d'élevage d'esturgeons du val d'Aran à 75 euros pour 30 grammes ou des oeufs de truite bio à 12 euros la boite de 80 grammes. Pour accompagner ces fruits de mer et préparations artisanales, Éric conseille des vins de petits producteurs.

Nico Coquillages, 2 bd de Pont-de-Vivaux. 04 91 78 89 22.

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La micro-algue sociale et solidaire (Terrafemina)

Ils ont monté la première ferme de spiruline normande. Cette micro-algue verte qui pousse à la surface des lacs dans les milieux chauds a d'incroyables valeurs nutritives et permet de lutter contre la malbouffe en Occident et la malnutrition dans les pays en voie de développement. Le projet vient de remporter le prix Jeun'ESS de 45 000 euros, de quoi développer une production solidaire et écolo.

Protéines, acides gras essentiels, oligo-éléments, fer : la spiruline est un super-aliment, pouvant contenir jusqu’à 70% de protéines. Déjà utilisée par les aztèques et redécouverte dans les années 1960 pour ses hautes qualités nutritives qui permettent aux populations d’éviter la famine en Afrique, cette micro-algue verte nécessite une source de chaleur pour se développer. Laurent Lecesve, ingénieur spécialisé en énergie renouvelable, décide de se lancer dans l’aventure de la culture de spiruline en Normandie, région pourtant reconnue pour ses frimas peu engageants. Il créé Hyes (Hybrid Energies & Eco-systèmes), une coopérative spécialisée dans la méthanisation, l'aquaculture, l'écoconstruction et l'éducation à l'environnement. L’ingénieur a l’idée d’exploiter les rejets de la biométhanisation pour développer ses cultures. « Issue de déchets organiques, comme les fumiers locaux, la méthanisation dégage du biogaz. L’excédent de chaleur ainsi créé permet de cultiver la spiruline », explique Sylvain Gendron, coordinateur de projets de Hyes.

Exploiter les fumiers locaux...

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Le secteur Aquaculture & Pêche au Chili (Ubifrance)

Panorama du secteur en bref

L’étendue de la façade maritime, 25 000 km en comptant toutes les îles du pays (4 200 km du nord au sud), confère à la mer chilienne une aire approximative de 1,8 millions de km².

Cette étendue permet au Chili de bénéficier d’une côte aux différents types de climats, ainsi que d’un accès à trois océans : le Pacifique à l’ouest, l’Atlantique par le détroit de Magellan, et l’océan Antarctique par les terres australes. Le secteur représente 2% du PIB du Chili, il est tourné à 90% à l’export. L’activitée est concentrée dans les régions du Bio Bio, de Los Lagos et dans une moindre mesure, dans la région de Tarapaca, Antofagasta et Aysen.

------ 6 décembre 2011 ------

Ostréiculture. Semaines chargées à Pénerf (Le Télégramme)

Les semaines qui précèdent les fêtes de fin d'année sont cruciales pour les ostréiculteurs. À Pénerf, des milliers d'huîtres s'apprêtent à quitter leur mer nourricière pour rejoindre nos tables de fin d'année...

Qui sont-ils ?

Sept exploitations ostréicoles sont installées côté Pénerf. Leur mission essentielle est de «travailler» l'huître mais elles peuvent être également revendeuses d'autres coquillages. Certaines entreprises sont familiales et transmises de père en fils. L'ostréiculteur est polyvalent. Pour le tri et le calibrage des huîtres, il n'est pas nécessaire d'avoir une formation spécifique. Toutefois, ces postes demandent de la rapidité et de l'endurance physique (travail dans le froid).

Vente en gros. Mickaël Glaunec, seul grossiste côté Pénerf, précise. «Nous sommes actuellement en effervescence. Nous profitons des marées pour relever un nombre important de poches d'huîtres élevées dans les parcs en mer et ramenées sur l'exploitation pour lavage, calibrage et remises en bacs avant d'être vendues et acheminées vers la Charente-Maritime et Pénerf». Vente au detail. Les Ets Loïc Dufrêche et Mickaël Glaunec, membres de l'association «Ostréiculteur traditionnel» très présente sur le Morbihan, vendent des huîtres 100% naturelles (qui sont nées en mer). Les exploitations Joël Denis, La Cotriade (Philippe Clenet), Patrick Dufrêche, Loïc Dufrêche, Yannick Le Cadre et Didier Orgebin sont vendeurs au détail et livreurs. «Notre travail à la base est le même que celui du grossiste. Nous suivons les heures des marées et par tous les temps, nous récupérons les poches d'huîtres pour le tri sur les tapis et pour le calibrage en machine. Là, à la différence du grossiste, nous faisons le pesage et l'emballage, notamment en bourriches, pour une vente sur place ou livraison vers la Charente, la Vendée, la Bretagne, la Seine-Maritime et toute autre région». Trois ans de travail. «Nos huîtres, soulignent ces ostréiculteurs pénerfins, subissent chaque semaine un contrôle sanitaire. La vente de fin d'année est l'aboutissement de trois ans de travail avant que l'huître arrive à maturité....

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Fonds pour la pêche. Une étude sur l'éponge (Le Télégramme)

Le comité de programmation du fonds européen pour la pêche (FEP) au pays d'Auray s'est réuni, hier matin à Quiberon. De nouvelles actions vont être menées dont une concernant la spongiculture.

L'éponge porte bien son nom. Suivant son âge et sa taille, elle est capable d'absorber entre 2 et 20m³ d'eau par jour. Mieux: elle ne met aucun barrage à ce qu'elle peut engloutir: matières chimiques, déchets biologiques, métaux lourds, résidus médicamenteux. Cette capacité à filtrer tout et n'importe quoi intéresse beaucoup les professionnels de la mer qui craignent, par dessus tout, les pollutions. Et ce, quelle que soit leur nature. Hier, les membres du comité de programmation du fonds européen ont donné leur accord pour un crédit de 15.000EUR. Cette somme servira à financer le matériel nécessaire à une étudiante de l'Université de Bretagne-Sud pour juger de l'intérêt de la spongiculture le long du littoral. Commentaire de Hervé Jenot, président du conseil régional de conchyliculture, partie prenante dans ce dossier avec le laboratoire de biologie et de chimie marines: «Nous ne fabriquons pas de pâté d'huîtres. Alors tout ce qui va dans le sens d'une eau de qualité est bon à prendre». Coopération. Le comité est favorable à un projet de coopération entre les FEP de la ria de Vigo (Galice) et de Cornouaille. Une délégation française s'est rendue en octobre en Espagne et s'est intéressée de près à la pêche à pied et aux différentes cultures pratiquées sur le littoral galicien. L'idée d'expédier des produits français sous les criées espagnoles a été émise. Les Espagnols devraient venir en Bretagne-Sud en mars2012.

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Opération communication. Dix blogueurs à Marennes-Oléron...

10 blogueurs dont 4 repérés sur internet

et un bon article....

Une petite perle dans les huîtres (gourmetise)

Les huîtres ont depuis toujours été considérées comme un produit bien à part. Elles rejoignent quasiment tous les instants festifs de notre vie, mariage, anniversaire et fêtes de fin d’année. Mais jamais mon assiette !!! Je l’avoue, sans détour, je ne cours pas après, faute à sa texture ;=) Je ne fais pas de dessin… Mais voilà, en tant que blogueuse dédiée aux produits, il était légitime qu’on me propose de participer à une visite de Marennes Oléron et découvrir ses précieux produits marins.

Je prends mon courage à deux mains, motivée par cette sortie dépaysante, la curiosité de rencontrer des blogueurs de talent (Silvia, Nadia, Anna, Stéphanie, Audrey, Appolina, « Linou » et Philou, et the last but not the least Damien) et le programme chargé et excitant. Mais j’ai aussi et surtout pensé aux gourmets qui en sont fans et il me semblait totalement incongru que Gourmetise ne traite pas du sujet des huîtres. Alors, j’ai relevé les manches et ai joué le jeu entièrement, et je ne le regrette pas !

Je ne le regrette pas parce que j’ai été mise face à un produit passionnant dans son processus de développement.

Le saviez-vous ? Les huîtres (qu’elles soient Marennes Oléron ou non) que nous consommons proviennent desouche japonaise, qui elles mêmes ont succédé aux huîtres portugaises. Non pas que nous ne soyons pas compétents mais de nombreuses épidémies ont eu raison de nos huîtres françaises. Et elles étaient creuses, celles-là. On n’est pas à l’abri d’autres bouleversements….

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Marine marchande et pêche. Le pouvoir d'achat, souci nº1 (Le Télégramme)

L'assemblée générale de l'Association des pensionnés de la Marine marchande et pêche du Morbihan, Quiberon et Saint-Pierre, aeu lieu jeudi soir àl'espace Bobet. Plusieurs dizaines de personnes ont assisté à la réunion tenue par les membres des bureaux locaux, ainsi que le président départemental et vice-président fédéral, Serge Cantaloube.

Revaloriser les petites pensions de réversion

Ce dernier a apporté quelques informations sur les dernières mentions déposées par la fédération au gouvernement: «Le pouvoir d'achat est notre principal souci et nous insistons sur la revalorisation des petites pensions de réversion, inférieures à845€ par mois. Nous voulons qu'une aide soit accordée pour les veuves, dans les mêmes conditions que les autres régimes, et nous ne lâcherons pas le morceau!», a-t-il prévenu, tout en reconnaissant que la conjoncture rendait les choses difficiles. Une commission de recours àl'amiable, pour aider les marins à se défendre, a été créée. De son côté, Jean-Paul Thomé a rappelé que, pour l'aide et le maintien à domicile, il ne faut pas hésiter à faire appel à l'assistante sociale. Une autre inquiétude concernait le régime de sécurité sociale des gens de la mer, l'Enim. Le conseil supérieur des Gens de la mer n'est toujours pas en place: il devrait l'être début 2012.

Cap sur la Martinique en 2013 ?

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Huître perlière. Soutenance de thèse de M. Jonathan FOURNIER doctorant du laboratoire BIOTEM

La soutenance de thèse de M. Jonathan FOURNIER doctorant du laboratoire BIOTEM se déroulera le Jeudi 08 décembre 2011 à 09h30 dans l’Amphithéâtre A3 de l’UPF

Sa thèse est intitulée :

« Etude du régime alimentaire et du déterminisme environnemental de la reproduction des huîtres perlières Pinctada margaritifera sur l’atoll d’Ahe (archipel des Tuamotu-Gambier, Polynésie française) »

Résumé de sa thèse :

En Polynésie française, la reproduction naturelle et le collectage du naissain permettent aux fermes perlières de s'approvisionner en huîtres perlières pour la production des perles noires. Le collectage est généralement peu prévisible et très variable selon les périodes, selon les années et selon le lieu de collectage. Jonathan FOURNIER a donc cherché à mieux comprendre les facteurs influençant la reproduction des huîtres perlières. Cette étude a permis de montrer que, dans les lagons de Polynésie française, la quantité de nourriture disponible est un facteur déterminant pour la reproduction. En effet, lorsque la concentration en plancton augmente, les huîtres perlières maturent rapidement et le nombre de pontes augmente. Ces travaux ont également permis de déterminer avec précision le régime alimentaire des huîtres perlières et donc de déterminer quels sont les indicateurs environnementaux les plus appropriés pour évaluer la concentration en nourriture dans l'eau du lagon. Enfin, la thèse de Jonathan Founier et son modèle bio-énergétique de l'huître perlière permettent de mieux appréhender l'impact de l'environnement sur la croissance et la reproduction et permet théoriquement de déterminer les périodes les plus propices à la reproduction.

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Alimentation. La vitrine bretonne à Rennes (Le Télégramme)

Les premiers parpaings de la plateforme d'ingéniérie culinaire de Rennes ont été posés hier.

Il s'agira d'un vaste bâtiment de 3.100m², planté face à la Chambre régionale d'agriculture. Porté par une association créée voici trois ans, le projet a vu bien des bonnes fées se pencher sur son berceau: celles du monde agricole et alimentaire (Centre national de l'économie laitière, Association bretonne des entreprises agroalimentaires, pôle Valorial, Chambre d'agriculture...), de l'univers économique local (CCI de Rennes), de la recherche (Agrocampus), de la finance (Crédit Agricole), de la restauration (groupe Le Duff) ou encore de la pêche (Cie des Pêches de Saint-Malo). À cela s'ajoutent les contributions enthousiastes des institutions. L'État (500.000euros au titre des plateformes d'innovation), la Région (500.000 €), Rennes-Métropole (500.000 €) et le département d'Ille-et-Vilaine (150.000 €) apportent ainsi 1,66million d'euros d'aide publique dans la corbeille (6,7millions de coût total).

Labos, resto, boulot....

A quoi servira cette plateforme ?

------ 5 décembre 2011 ------

L'huître de l'Île-Tudy, perle de la rivière (Ouest France)

Avec la proximité des fêtes, l'établissement de Ronan Cariou connaît un regain d'activité bien qu'en réalité, les huîtres îliennes constituent tellement un produit d'exception que le travail ne manque en aucune saison. Cette ressource, charnue à souhait a plusieurs origines. Ronan achète en effet des huîtres minuscules (taille 6) en écloserie à Gatteville, d'autres huîtres de demi-élevage, âgées de 18 mois, mais aussi des mollusques issus de captage. Dans la région d'Arcachon, le captage se fait par pose de collecteurs sur des tuiles tandis qu'on utilise des tubes et des coupelles en Charente. Une fois les larves d'huîtres collées, c'est le relevé des collecteurs généralement en juillet et août. Dans les parcs de Ronan, c'est l'heure de la pose des tables sur lesquelles reposent des poches plastiques au maillage régulièrement agrandi pour permettre aux huîtres de filtrer davantage d'eau de mer. Retournées, bichonnées, elles grossissent avant d'être triées et calibrées. « La rivière de Pont-l'Abbé est un écosystème unique, par ses courants, son plancton et le brassage des eaux qui s'y déroule, explique Ronan. Les zones se découvrent à marée basse ce qui permet à la coquille de durcir et à l'animal de s'acclimater parfaitement » Au total 150 tonnes sont produites par an, 40 pour les seules fêtes de fin d'année. Beaucoup de travail et de rigueur pour une incomparable saveur.....

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Sète. Des parcs à votre assiette, la longue route des huîtres (Midi Libre)

Des tables conchylicoles de l’étang à votre assiette, par quoi passent les huîtres de Thau ? Depuis combien de temps sont-elles sorties de l’eau quand vous les présentez à vos convives ? Quelles garanties avez-vous qu’elles soient passées en bassins de purification ? Bref, à quoi sont actuellement occupés les ostréiculteurs de Thau, à un peu plus de trois semaines des fêtes de fin d’année.

1 Étang.

Jusqu’en 2004, un classement en catégorie A était accordé a priori à la lagune de Thau. À savoir que l’on estimait (ce qui est encore vrai 90 % du temps d’ailleurs) que les huîtres qui y sont élevées présentent moins de 230 E-coli (une bactérie) pour 100 grammes de chair. Deux ans après le classement en B alors décidé par le préfet Idrac, portant le seuil admissible avant “fermeture” à 4 600 E-coli, un protocole de purification était défini avec les ostréiculteurs, permettant de garantir la qualité du produit tout au long de l’année mais aussi de maintenir la commercialisation, dans un cadre très strict (ci-dessous), en cas de fermeture.

2 Travail.

Les huîtres qui grandissent dans les parcs ne passent pas directement des cordes sur lesquelles elles sont collées aux caissettes de votre détaillant, puis à votre assiette. Les producteurs prélèvent en fait régulièrement de 300 kg à une tonne de coquillages sur cordes, qu’ils transfèrent vers les mas (leurs ateliers).....

3 Purification....

4 Contrôles....

5 Prix.

Ceci étant dit, elles vaudront quoi, nos huîtres, à Noël ? Le même prix qu’en 2010, assure-t-on au Comité régional conchylicole (l’herpès virus avait déjà frappé, faisant déjà exploser les coûts de production), soit, dans les points de vente proches de la lagune, entre 4 et 5 € le kilo. Les gourmets toulousains ou lyonnais, en revanche, paieront l’huître de Thau entre 6 et 7 €. Plus cher mais dans un bon rapport qualité-prix au regard du prix de la douzaine de Marennes (8 à 10 €) ou d’Arcachonnaises (7 à 9 €) dans ces mêmes métropoles.

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Littoral. Le Magazine des gens de mer : Les marins ont du coeur

Prochain rendez-vous avec Littoral : Samedi 10 décembre - 16h15

A Loctudy, dans le sud du Finistère, une jeune femme se bat avec énergie et volonté pour que les invendus de criée profitent aux plus démunis… Et elle y arrive ! A Marennes Oléron, les ostréiculteurs viennent en aide aux Japonais frappés par le tsunami, sous forme d’O-kaeshi, un cadeau en retour.

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Comment ouvrir des huîtres/How to Open Oysters safety

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Offre d’emploi : chargé(e) de mission « développement durable »

Comité Interprofessionnel des Produits de l’Aquaculture

Le CIPA, organisme interprofessionnel représentant la filière piscicole française, recrute dans le cadre d’un remplacement un(e) chargé(e) de mission « aquaculture durable ».

Description de l’employeur :

Le CIPA est une structure interprofessionnelle composée de 5 permanents (2 au sein du pôle technique, 2 au sein du pôle administratif et 1 pour la communication).

Il réunit les acteurs de la salmoniculture d’eau douce et de la pisciculture marine et nouvelle en France. Il rassemble les pisciculteurs, les fabricants d’aliments aquacoles et les transformateurs de truite.

Le CIPA a pour principales missions :

- de conduire des projets collectifs pour la filière (Communication, R&D, qualité, développement durable, environnement, santé animale, etc ...)

- de jouer un rôle d’interface entre l’administration et la profession

- de représenter et défendre la filière

Description du poste :

Le(a) chargé(e) de mission aura, au sein du pôle technique, pour principales missions :

- d’élaborer et de piloter les programmes ayant trait au développement durable de la filière piscicole française (impact environnemental, insertion socio-territoriale de l’activité, pérennité économique).

- De participer aux évolutions réglementaires en matière d’environnement aquatique (notamment marin) et de bien-être….

Pour plus d'informations, cliquer CIPA

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Yvan Le Gall, patron de L'Oursine de Ré, une entreprise d'élevage d'oursins, a été sollicité par le comité local des pêches d'Auray-Vannes, dans le golfe du Morbihan, pour permettre la réintroduction de 10.000 oursins juvéniles sur quatre sites du golfe. L'opération s'est déroulée fin octobre.

La pêche aux oursins est une pratique traditionnelle du golfe du Morbihan. Aujourd’hui encore, une soixantaine de pêcheurs dispose de la licence pour plonger en apnée à une dizaine de mètres, et remonter des fonds rocheux, les précieux animaux piquants, dont le corail iodé ravit certains amateurs gastronomes. En Bretagne, cette pêche ancestrale se pratique environ six mois par an (trois mois avant Noël et trois mois après), et permet à ces hommes de vivre toute l’année à partir des revenus tirés de la pêche aux oursins. Sauf que, cela, c’était avant, quand une seule apnée suffisait à remonter une bonne vingtaine d’oursins de taille adulte. Depuis une dizaine d’années, la ressource halieutique a considérablement diminué et, en 2010, une apnée permet seulement de remonter trois ou quatre oursins, au mieux cinq spécimens. C’est suite à ce constat que le comité des pêches d’Auray-Vannes a contacté Yvan Le Gall courant 2010. L’homme est à la tête d’une entreprise unique au monde : un élevage d’oursins, une sorte “d’écloserie” de ces hérissons de la mer, tellement prisés. Il est l’interlocuteur idéal. Les pêcheurs du Morbihan ont obtenu, via leur comité local de pêche, des subventions pour permettre la réintroduction des juvéniles d’oursins sur quatre sites du golfe.....

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Les outils de gouvernance, de gestion et de planification sur le bassin d'Arcachon

Les outils de gouvernance, de gestion et de planification sur le bassin d'Arcachon

Quelles implications pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture ?

Alice Khayati

Août 2011

Crpmem / Aglia / Maia

Le Bassin d’Arcachon se situe en Aquitaine, sur la façade atlantique française. C'est une lagune ouverte sur l’océan, d’environ 150 km² à marée haute, et 40 km² à marée basse.

Sur ce territoire travaillent des pêcheurs et des conchyliculteurs. Ce territoire dispose également de plusieurs outils de gestion, gouvernance et planification, parmi lesquels on trouve :

 Natura 2000 en mer

 Parc naturel marin

 Site du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres

 Réserve naturelle nationale

 Schéma d’aménagement et de gestion des eaux

 Schéma de mise en valeur de la mer

 Schéma de cohérence territoriale

Face aux réflexions actuelles sur un projet de parc naturel marin sur le Bassin, les professionnels de la pêche et de la conchyliculture (Comité Local des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Arcachon, Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Aquitaine, Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine) ont souhaité mieux comprendre le rôle de chacun de ces outils, comment ils pouvaient interagir entre eux, et avec les activités des professionnels de la mer. Ils ont demandé à ce que ce travail soit réalisé dans le cadre du projet MAIA, et fasse l’objet d’un rapport synthétique et pratique.

Ce rapport présente donc les principales caractéristiques de chacun de ces outils (objectifs, situation sur le bassin d’Arcachon, fonctionnement, pouvoirs juridiques…), ainsi que leurs potentielles incidences (atouts et contraintes) sur la pêche et la conchyliculture. Enfin, lorsque cela est possible, est présentée une analyse de l’articulation de ces outils.

Pour télécharger le document, cliquer CRPMEM Aquitaine

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Guide de survie de l’amateur d’huître (Madame Figaro)

Plate ou creuse ? Fine ou spéciale ? D'Oléron ou d'Isigny ? Nos conseils pour trouver les perles

Sommaire

Accueil

Crus et appellations

Quatre saison ou naturelle ?

Passage à l'acte

Provenance, affinage, appellations, producteurs, numéros… On ne sait plus à quelle coquille se vouer. Décryptage.

Avec plus de 100 000 tonnes consommées par an (soit plus de 1,75 kg par personne), les Français restent de grands amateurs d’huîtres. Mais amateurs ne veut pas toujours dire connaisseurs. Et pour cause. Rien qu’en France, avec sept zones de production, qui comptent chacune plusieurs crus et des milliers de producteurs dont certains ont fait de leur nom une marque, difficile de trouver les perles à coup sûr. Plongée en eaux troubles.

Plutôt creuse ou plutôt plate ? On trouve deux variétés d’huîtres sur les étals : la plate (ostrea edulis) et la creuse (crassostrea gigas). Cette dernière est aujourd’hui majoritaire puisqu’elle représente 90 % de la production française. Parmi les huîtres plates, toutes originaires de Bretagne, on distingue depuis longtemps celles qui sont affinées à Riec-sur-Bélon, dans l’estuaire du Belon, non loin de Pont Aven dans le Finistère Sud. Par facilité, on appelle « belon », toutes les huîtres plates. Mais ce terme n’est ni une appellation, ni un label, ni une marque.

Triple zéro et gros calibre : Drôle de numéro que celui qui a inventé le système de numérotation des huîtres pour indiquer la taille des mollusques....

Sept « régions productrices » : Si les huîtres irlandaises, hollandaises ou danoises commencent à se faire connaître, la France reste le premier pays producteur et consommateur d’huîtres en Europe. Elle ne compte pas moins de sept sections régionales et autant de provenances d’huîtres hexagonales : Normandie-Mer du Nord, Bretagne Nord, Bretagne Sud, Pays de Loire, Poitou Charentes, Arcachon-Aquitaine et Méditerranée. On n’oubliera pas la Corse, qui pratique l’ostréiculture sur les étangs de Diane (d’où proviennent les rares huîtres plates et endémiques « Nustrale di Diana ») et d’Urbino.

Crus et appellations....

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Huîtres: les fêtes se préparent aussi en Méditerranée

A quelques semaines des fêtes de Noël, Patrice Gabanou s'apprête à faire découvrir au grand public l'huître de Saint-Martin. Il a installé sur les bords de Méditerranée son élevage dans un ancien salin en adoptant des techniques bien particulières. Durée 01:54

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Repensez votre consommation de crevettes ! (Mes Courses pour la planète)

Produit-fétiche des consommateurs, la crevette a le vent en poupe dans les pays occidentaux : en 2001, elle a remplacé le thon comme produit de la mer préféré par les consommateurs américains et la consommation de ces crevettes a augmenté de 300% dans les dix dernières années aux Etats-Unis, en Europe de l’Ouest et au Japon. En valeur, elle est désormais le premier produit de la mer échangé sur le marché international devant le thon et le saumon . Mais ce petit crustacé est aussi, hélas, emblématique des dégâts de la pêche industrielle et de ma mondialisation de l’alimentation, au point que certaines ONG environnementales placent désormais la réduction drastique de notre consommation de crevettes en tête d’une courte liste d’actions à mener pour changer l’impact de nos modes de vie sur la planète !....


------ 4 décembre 2011 ------

Dans les huîtres, la notion de terroir est parfois galvaudée

Va-t-on vers un terroir français voire européen ?

Confusion entre norme officielle et marque privée !

Démarche collective ou individuelle !

Un terroir désigne une aire géographique considérée comme homogène à travers les ressources et productions qu'il est susceptible d’apporter, notamment - mais pas uniquement - par sa spécialisation agricole.

Un terroir est :

« un espace géographique délimité défini à partir d’une communauté humaine qui construit au cours de son histoire un ensemble de traits culturels distinctifs, de savoirs, et de pratiques fondés sur un système d’interactions entre le milieu naturel et les facteurs humains. Les savoir-faire mis en jeu révèlent une originalité, confèrent une typicité et permettent une reconnaissance pour les produits ou services originaires de cet espace et donc pour les hommes qui y vivent. Les terroirs sont des espaces vivants et innovants qui ne peuvent être assimilés à la seule tradition. »

Définition proposée par un groupe de travail INRA/INAO et validée lors des Rencontres internationales de l'UNESCO, voir Planète Terroirs [archive], UNESCO – 10 novembre 2005 (Source : Wikipedia)

Ecouter et Lire : France Inter : On va déguster

Par François-Régis Gaudry

Spéciale Huîtres

L'émission du dimanche 4 décembre 2011 à 11 heures

Avec David Hervé, ostréiculteur de Marennes et Louis Tessier à Blainville, ostréiculteur traditionnel

------ 3 décembre 2011 ------

Marine Harvest écrit l’histoire du saumon bio européen en Irlande !

En septembre 2011, Marine Harvest saluait la décision du gouvernement irlandais d’investir davantage dans l’industrie halieutique avec l’attribution de concessions pour les fermes marines…

Le 2 décembre 2011, la commission européenne annonce le ciblage des aides halieutiques dans l’aquaculture.

Des concessions et des aides financières… C’est le moment choisi par la multinationale norvégienne pour mettre sur orbite la plus grande ferme de saumon bio au monde dans la baie de Galway à l’ouest de l’Irlande : Un projet de 15.000 tonnes de saumon biologique sur une concession de 500 ha à l’abri des Îles Aran pour 102 millions d’euros de chiffres d’affaires et 500 emplois à la clé !

Un potentiel de 80.000 à 100.000 tonnes de saumon bio sur le marché européen

Chaque année, Marine Harvest produit plus de 300.000 tonnes de saumon d’élevage dans le monde. La société norvégienne élève déjà près de 10.000 tonnes de saumon bio irlandais à Clare Island dans le Donegan.

Selon l’autorité irlandaise de la pêche (BIM), la demande de saumon bio se situe actuellement entre 40.000 et 50.000 tonnes sur le marché européen. Tiré par la France et l’Allemagne, ce marché pourrait facilement absorber le double de la production actuelle sans aucun impact sur le prix ou la demande…. Suite de l'article....

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Andernos fête ses cabanes (France 3 Aquitaine)

De vieux gréements ont ouvert les festivités

La troisième édition des Cabanes en fêtes a accueilli 20 000 touristes samedi

Le temps maussade n'a pas refroidi touristes et amateurs de produits de la mer. Une réussite touristique et économique pour le petit village du bassin d'Arcachon.

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Olmix valorise les algues et pas que les vertes (Ouest France)

La société, basée à Bréhan (Morbihan), va lancer un programme, en lien avec Oséo, pour traiter des ulves fraîches qui seront utilisées dans la nutrition animale et végétale.

Olmix fabrique, depuis 1995, des additifs pour l'alimentation animale et l'hygiène des élevages, mais aussi la plasturgie, la cosmétique, le ciment, etc. Ceci à base d'argile de Montmorillon dans la Vienne, d'oligo-éléments et... d'algues. « Attention, des algues vertes, rouges, brunes », souligne Hervé Balusson, président-fondateur de l'entreprise.

La société a ainsi créé l'Amadéite, nouveau matériau breveté au niveau mondial. Quinze ans après son lancement, elle emploie « 250 personnes », réalise « 54 millions de chiffre d'affaires » et est implantée dans « soixante pays ».

À Plestin-les-Grèves

Olmix veut maintenant créer une filière à partir des algues vertes « fraîches, non pas fermentées », précise le PDG. Une nouvelle machine a été créée pour récolter ces algues à Plestin-les-Grèves (Côtes-d'Armor). Elle est constituée d'un plateau, d'un tapis roulant et d'un appareil à ensiler les endives ! Des essais avaient déjà été réalisés, à Plestin, en 2008. Mais les algues étaient mélangées à du sable, ce n'était pas concluant. Désormais, elles seront récoltées dans l'eau.

Débarrassées de l'eau de mer, les algues sont ensuite congelées, raffinées puis traitées en séparant les sucres, les jus et la matière verte. Parmi les débouchés : un produit appelé Ecofish, qui sera utilisé « dans la nutrition du poisson en aquaculture ». Il a déjà été « testé au Vietnam » et « des usines vont se monter en Corée, en Chine, au Canada », affirme M. Balusson.

Le projet va démarrer le 2 janvier. Il est soutenu par Oséo, la banque de l'innovation, dans son programme « Innovation stratégique industrielle ».....

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Analyse prospective du développement de l'aquaculture. La méthode Delphi

Analyse prospective du développement de l'aquaculture. La méthode Delphi

Hishamunda, N.; Poulain, F.; Ridler, N.

FAO Document technique sur les pêches et l'aquaculture. No. 521. Rome, FAO. 2011. 77p.

Afin d'évaluer les principaux obstacles au développement de l'aquaculture dans différentes régions du monde et d'indiquer des alternatives pour son expansion, une analyse Delphi a été mise en œuvre. La méthode Delphi est particulièrement utile pour le secteur de l'aquaculture où on note clairement des discontinuités et où les tendances historiques peuvent ne pas être facilement transposables à l'avenir. La récente expansion globale de l'aquaculture ne continuera probablement pas au même rythme; cependant certaines régions possèdent des stocks de ressources sous exploitées et offrent un potentiel considérable. La méthode Delphi a permis aux experts œuvrant dans les diverses régions d'indiquer les secteurs au niveau desquels le potentiel et les contraintes sont situés; ils ont aussi été encouragés à proposer leurs suggestions sur l'élaboration des politiques.

Les experts dans les pays d'Amérique latine et des Caraïbes se sont montrés particulièrement optimistes quant aux opportunités pour une ultérieure expansion de l'aquaculture dans leur région. Possédant une abondance de ressources naturelles primaires et une demande en produits halieutiques suffisante, leur souci majeur était la pénurie de fonds et de capacités humaines. D'autres régions telles que l'Europe de l'Est étaient moins optimistes du fait de problèmes avec les espèces ou avec des facteurs externes, tels que l'attitude négative du public envers l'aquaculture. Cependant, il a été reconnu dans toutes les régions que l'aquaculture devrait être encouragée. Les raisons à l'appui de cette affirmation étaient la contribution de l'aquaculture à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté ainsi que son rôle dans la réduction de la pression exercée sur les populations naturelles de poissons.

Pour télécharger le document cliquer FAO

------ 2 décembre 2011 ------

Réforme de l'organisation professionnelle conchylicole et installation des jeunes en conchyliculture

Organisation et de fonctionnement de l'organisation interprofessionnelle de la conchyliculture

Décret n° 2011-1701 du 30 novembre 2011 fixant les modalités d'organisation et de fonctionnement de l'organisation interprofessionnelle de la conchyliculture / JORF n°0279 du 2 décembre 2011

Publics concernés : le Comité national de la conchyliculture, les comités régionaux de la conchyliculture et les exploitants conchylicoles.

Objet : préciser les modalités d'organisation et de fonctionnement de l'organisation interprofessionnelle de la conchyliculture.

Notice : le présent décret précise les modalités d'organisation et de fonctionnement de l'organisation professionnelle de la conchyliculture, à la suite des modifications introduites par la loi n° 2010-874 du 27 juillet 2010 de modernisation de l'agriculture et de la pêche. Afin de faciliter les transmissions d'exploitation et l'installation de jeunes conchyliculteurs, un registre d'immatriculation des entreprises conchylicoles et un répertoire des candidats à l'installation, dont la gestion est confiée à l'organisation conchylicole, sont notamment créés. (1)

Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu, décrète :

Titre 1e : Le comité national de la conchyliculture

Article 1 En savoir plus sur cet article...

Pour l'exercice des missions définies par l'article L. 912-7 du code rural et de la pêche maritime, le Comité national de la conchyliculture est chargé :

a) D'étudier et de proposer aux pouvoirs publics et aux organismes compétents toutes mesures d'ordre général concernant la conchyliculture ;

b) D'harmoniser :

― les méthodes de production et d'exploitation du domaine conchylicole, notamment en ce qui concerne la coexistence entre les différentes activités conchylicoles dans les mêmes zones de production ;

― les bonnes pratiques culturales, en particulier en matière de densité et de durée d'élevage ;

c) De proposer, dans le respect de la réglementation en vigueur, toute mesure technique relative à la sauvegarde des cheptels menacés, la prophylaxie des produits d'élevage et, le cas échéant, l'éradication des produits contaminés ;

d) D'harmoniser les pratiques permettant un bon fonctionnement du marché des produits de la conchyliculture, notamment en ce qui concerne la commercialisation et la traçabilité des produits conchylicoles jusqu'à la vente au détail ;

e) De procéder ou de participer à toute action de promotion ou d'amélioration de la qualité des produits de la conchyliculture et de leur image ;

f) De procéder ou de participer à toutes études, expérimentations, travaux de recherche technique ou socio-économique concernant la conchyliculture et d'en diffuser les résultats au sein de la profession ;

g) De réaliser toute action permettant d'améliorer la prévention et la gestion des risques et des aléas, notamment climatiques, sanitaires et environnementaux affectant la filière ;

h) De participer à la protection et à l'amélioration de la qualité des eaux conchylicoles ;

i) De coordonner l'action des comités régionaux de la conchyliculture et de veiller à ce que l'ensemble de la filière soit informé des questions d'intérêt général la concernant.

Article 2

Le comité national est consulté par le ministre chargé de l'aquaculture sur toute nouvelle mesure législative ou réglementaire concernant :

a) La préservation, la gestion et le développement des ressources conchylicoles ;

b) Les conditions d'exercice de la conchyliculture, à l'exclusion des questions relatives à la réglementation du travail et à la fixation des salaires ;

c) Le fonctionnement de l'organisation interprofessionnelle de la conchyliculture.

Le comité national est tenu informé des orientations de la politique communautaire relative à la conchyliculture.

Article 3…. Suite….

(1) Installation des Jeunes en conchyliculture

Quel rôle pour le Comité National de la Conchyliculture (CNC) et les Comités Régionaux de la Conchyliculture (CRC) depuis la suppression des ADASEA et la mise en place du CNOTI, Comité national d’orientation sur la transmission et l’installation, le 3 novembre 2011 ?

Des comités départementaux d’orientation sur l’installation et la transmission, prévus par le décret n° 2010-1683 du 29 décembre 2010, remplacent les conseils d’administration des anciennes associations départementales pour l’aménagement des structures des exploitations agricoles (Adasea).

Dans leur prolongement, le Cnoti assurera des propositions et un suivi des initiatives en matière d’accompagnement des porteurs de projets. Le transfert des missions des Adasea aux Chambres d’agriculture date du 1er janvier 2011, suite à la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche du 27 juillet 2010.

Réuni pour la première fois le 3 novembre au sein l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture (Apca), ce comité prépare un nouveau dispositif d’accompagnement des jeunes. Celui-ci pourrait être effectif dès 2012. Les enjeux sont de taille. Le Cnoti se compose de 8 représentants des organisations syndicales représentatives et de 9 représentants des Chambres d’agriculture. L’Etat se désengage : le financement public dédié à l’installation était de 14 millions d’euros en 2010 et tombe à zéro au-delà de 2012. Source : Terre-Net : Création d’un comité national d’orientation sur l’installation et la transmission

Ce Cnoti et ses comités départementaux chapeautés par les agriculteurs, laisseront-ils des places aux conchyliculteurs ?

Rappelez-vous : Les agriculteurs de la Fnsea n'ont laissé qu'un strapontin au CNC dans le Conseil national de la mer et du littoral ! d'après Cultures Marines de Novembre 2011. "La mise en place du Conseil national de la mer et du littoral décidée par décret du 15 septembre 2011 n'a donné au Comité national de la conchyliculture qu'un siège de suppléant en remplacement du représentant de la FNSEA"

Aides à l’installation en cultures marines

Par ailleurs, le décret du 19 octobre 1999 relatif aux aides à l'installation des jeunes chefs d'exploitation de cultures marines, n’a pas été actualisé depuis l’adoption de la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche…. Cliquer Légifrance

Informations sur le site du Ministère de l’Agriculture et de la pêche

Installation des jeunes agriculteurs. Mesure 112 de l’axe 1 du Développement rural 2007-2013

L’aide à l’installation a pour objectif de faciliter l’installation en agriculture.

Pour plus de précisions, consultez la Notice d’information – Aides à l’installation et contactez la Direction Départementale des Territoires (DDT) ou la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de votre département

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Concarneau : Le chômage a augmenté de 5 % en un an (Ouest France)

A Concarneau, le chômage a augmenté de près de 5 % en un an. Parallèlement, les offres n'ont pas progressé. Le chômage des plus de 50 ans et des femmes augmente, celui des jeunes baisse.

Zone. La zone du Pôle emploi de Concarneau s'étend sur les communes littorales de La Forêt-Fouesnant à Moëlan-sur-Mer, en passant par Riec-sur-Bélon, Pont-Aven, Névez, Trégunc, Concarneau et Melgven. Les communes de Rosporden et de Saint-Yvi dépendent de l'agence de Quimper….

Offres. Le Pôle emploi a collecté quelque 2 350 offres en 2011. Soit une diminution de 0,4 %. La restauration (327 offres), la pêche et l'aquaculture (321 offres), l'hébergement (245 offres), sont les trois secteurs qui proposent le plus d'offres d'emploi sur la zone.

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Huîtres de Claire. La grande migration de novembre avant affinage

Fine ou Spéciale, l’huître élevée en mer devient une huître de claire, le temps d’un affinage dans les champs de claires, avant de prendre le chemin des repas de Noël et du Nouvel an…

Dès octobre, les ostréiculteurs préparent activement les fêtes de fin d'année. Ils mettent à profit les grandes marées de l’automne (les malines en Charente) pour récolter les huîtres marchandes dans les parcs d’élevage en mer.

Elevées durant 2 à 3 ans en mer (estran, eau profonde ou filière), les huîtres dites de pleine mer deviennent des huîtres de claire après une période d’affinage d’une durée d'1 mois dans les claires, ces petits bassins argileux peu profonds façonnés de main d’homme sur d’anciens marais salants. Au cours de cet affinage, « l’huître ajoute à sa saveur marine la subtilité d’un goût de terroir. » Dans les claires, l’huître se « durcit » ; elle acquiert une qualité de coquille supérieure à une huître de pleine mer.

La grande migration de novembre

En novembre, c’est la grande migration des huîtres élevées dans les eaux fraiches et vivifiantes de Bretagne et de Normandie ; des "bretonnes" et des "normandes" rejoignent les huîtres des pertuis charentais, de la Baie de Bourgneuf ou de Noirmoutier pour l’affinage dans les champs de claires de Charente-Maritime et de Vendée.

Reportage du Télégramme à Paimpol... Un jour de novembre en Bretagne-Nord

Toutes les huîtres de la baie ne sont pas paimpolaises. De jeunes vendéennes, charentaises, normandes, voire bordelaises viennent y parfaire leur croissance avant de repartir vers leurs eaux d'origine pour s'y faire affiner. (…)

Les naissains (bébés huîtres) arrivent à l'âge de six mois dans la baie de Paimpol. Ils y resteront de deux ans à deux ans et demi, le temps de prendre du poil de la bête ou plutôt de la bonne coquille.... Suite Ici

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Le rendez-vous gourmand des lycées agro-viticoles de France (Sud Ouest)

La 12e édition de Vignobles en fête a lieu ce samedi.

Les étudiants de BTS viticulture-œnologie du Lycée agro-viticole de Blanquefort proposent demain samedi 3 décembre, de 9 heures à 18 heures, au château Dillon, en collaboration avec l'équipe organisatrice, la 12e édition de Vignobles en fête, la traditionnelle Foire aux vins des lycées agro-viticoles de France.

Issus des exploitations agricoles des lycées, une quarantaine de vins seront proposés ainsi que de nombreux produits gastronomiques de toutes les régions : huîtres de Marennes-Oléron, fromages (picodon et cœur de Neufchâtel), pain d'épices d'Auzeville, chocolats, produits cuisinés et fermiers de Périgueux et Dax, nougats, miel et bières de Douai… ( à noter que ces produits ne sont pas accessibles dans les circuits de distribution habituels).

Exercice pédagogique....

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Andernos-les-Bains : Sur le pont pour fêter les cabanes (Sud Ouest)

De nombreux visiteurs sont attendus sur les quais du port ostréicole, samedi. La Fête des cabanes a été créée il y a deux ans. Son objectif : faire la fête en plein hiver. Ce rendez-vous du mois de décembre met l'huître à l'honneur en l'alliant avec le vin blanc et de nombreux plats concoctés par les grands chefs des fourneaux.

De cabane en cabane, différents lieux de dégustation sont mis en place animés par les bandas. Un programme et des installations qui ont demandé beaucoup d'énergie.

70 bénévoles....

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Les ostréiculteurs rassurés : Le dernier pilleur du gang des cabanes attrapé (Sud Ouest)

Les gendarmes de Rochefort (17) ont attrapé le dernier pilleur du gang des cabanes. La profession est enfin soulagée

Vous connaissiez le gang des mairies, qui avait sévi en Charente-Maritime il y a peu, voici celui des cabanes ostréicoles : cinq malfrats qui sévissaient depuis près de neuf mois dans les secteurs de Marennes, La Tremblade et Oléron. Leur objectif : subtiliser argent et matériel dans les locaux des professionnels de l'huître… Une huître qu'ils ont très étonnamment laissée de côté (1) au profit d'un butin total estimé à 15.000 euros de cash, sans compter les biens matériels.

62 ostréiculteurs « visités »

Dimanche soir, les gendarmes de Rochefort ont mis la main sur le dernier de la bande, après avoir entendu les quatre autres. Au terme de plusieurs mois d'enquête, ainsi parvenaient-ils au dénouement d'une mission qui a réclamé quatre opérations judiciaires. Le 12 octobre, la première d'entre elles a nécessité des moyens conséquents (2). Elle a permis d'interpeller un premier pillard, avant que les autres ne dégringolent à leur tour.

Chez les ostréiculteurs, le soulagement est de taille. Il faut dire que 62 cabanes ont été « visitées » entre mars et juillet 2011. Durant cette période, la fine équipe n'a eu besoin que de neuf soirées de « cambriole » pour se rendre chez la soixantaine d'ostréiculteurs concernés. Philippe Ancelin est l'un d'eux. Installé à Bourcefranc, il se souvient du vilain mois de mai : « Ils sont venus me prendre un ordinateur portable. Et un coffre-fort qui ne servait à rien, puisqu'il ne contenait pas de liquidités. » En revanche, les locaux de Philippe Ancelin ont été saccagés.

« Une fois par an »

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50 procès-verbaux (Sud Ouest)

L'État renforce la lutte contre les vols d'huîtres. 30 militaires mobilisés le week-end dernier.

Les services de l'État procèdent à des opérations de contrôle de la pêche à pied pour lutter contre les vols d'huîtres durant cette période de fêtes essentielle pour la filière conchylicole, annonce la préfecture.

Samedi et dimanche derniers, les brigades nautiques de la gendarmerie de La Rochelle et de Royan, et plusieurs brigades territoriales (Saint-Martin-de-Ré, La Tremblade, Rochefort et Oléron) regroupant 30 militaires, accompagnés de deux éco-gardes et d'un garde-juré, ont été mobilisés à proximité des parcs à huîtres.

« Près de 80 personnes ont été contrôlées et 50 procès-verbaux ont été dressés, selon les services préfectoraux, pour des infractions liées à la pratique de la pêche maritime dans une zone où elle est interdite ; pour des produits en quantité ou en poids supérieurs à ceux autorisés ; pour pêche non professionnelle de coquillages sur un gisement naturel dans une zone interdite. Les matériels ayant servi à commettre des infractions ont été saisis ».

Ces contrôles répondent à une attente de la profession qui déplore la présence croissante de pêcheurs à pied sur leurs concessions.

Le 21 novembre, François Proisy, sous-préfet de Rochefort, accompagné du...

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La reproduction des mollusques bivalves d'aquaculture marine.

Date de publication : 1995

Contributeur(s) Ifremer : Devauchelle Nicole

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Pêche. Les femmes tiennent aussi la barre (Le Télégramme)

La Journée mondiale des pêcheurs se tenait pour la première fois, cette année, à Paimpol. Onyanotamment évoqué le statut des femmes depêcheurs. Cesdernières onttémoigné deleur quotidien.

«Nous, les femmes de l'ombre, on est mises au grand jour aujourd'hui. Nous ne sommes pas trop reconnues et pourtant, on travaille beaucoup : à la gestion, à la livraison, la nuit. Par exemple, je pars à 2h du matin pour la vente à la criée à 6h. On supporte beaucoup de choses et aussi nos maris.» Dans la salle du colloque consacré aux femmes de marins, samedi matin, des rires mais aussi des marques de soutien. «C'est une complicité dans l'entreprise au-delà d'une complicité de couple, confirme Yannick Hémeury, président du comité local des pêches. Qui en sait quelque chose puisqu'il travaille lui-même en binôme avec madame. En général, les femmes de pêcheur s'occupent de la revente du poisson, l'homme est libéré de cette charge. C'est une grande tradition dans le Trégor de voir des femmes sur les marchés, dans les camions.» Et c'est en général à elles qu'incombe «la paperasse».

Travail invisible et très physique....

Le système tient parce que les femmes tiennent....

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Ce nouveau type de marketing alimentaire qui séduit les consommateurs (Agro-Media)

A la Bananeraie, c’est l’effervescence. Comme à chaque fois que Michel & Augustin, les trublions du goût, ouvrent leurs portes à leurs fans, une soirée par mois. D’ailleurs, la Bananeraie, en voilà un drôle de nom pour un siège social d’une entreprise agroalimentaire ! Et pourtant… Il faut dire que Michel & Augustin ne font jamais rien comme les autres. Là où les autres entreprises du secteur font preuve de professionnalisme et de rigueur dans leur communication, chez les trublions du goût on descend de Montmartre à ski, on rend hommage à Michael Jackson dans un rayon yaourts, on parodie Nespresso et, surtout, on ne se prend pas au sérieux. Et le pire, c’est que ça marche ! Les consommateurs en redemandent ! En 2010, les ventes de Michel & Augustin ont atteint 30 millions d’euros. Ils comptent également 33 000 fans sur leur page Facebook. Pas mal, d’autant plus lorsque l’on sait que ces deux entrepreneurs ne sont partis de rien, ou presque. Sauf qu’ils ont fait le choix d’une communication décalée, humoristique, légère et colorée, qui a su conquérir les consommateurs. Et aujourd’hui, ce sont Liebig et Fleury Michon, par exemple, qui s’en inspirent. Comment les trublions du goût ont-ils réussi leur pari ? Quel est ce nouveau type de marketing qui fait chavirer le cœur des français ? Quelles entreprises ont su l’utiliser à leur profit ?

------ 1 décembre 2011 ------

Bientôt une taxe sur le captage de naissain ?

Après la taxe sur les semences de ferme....

Le parlement a adopté lundi une proposition de loi qui obligera les agriculteurs à payer une indemnité sous conditions lorsqu'ils réutiliseront les semences d'une année sur l'autre. Le texte du sénateur UMP Christian Demuynck conforte les spécificités du «certificat d'obtention végétale», un droit de propriété intellectuelle original créé par la France pour les semences afin d'éviter le recours aux brevets mis en place notamment aux USA pour le vivant. Le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire avait défendu cette proposition en expliquant «que la pratique des semences de ferme devait être autorisée mais qu'elle ne pouvait pas être libre de droit comme elle l'est aujourd'hui».

«Droit ancestral bafoué»

L'idée pour les défenseurs du texte est aussi «de poursuivre le financement des efforts de recherche et de continuer d'améliorer les ressources génétiques.» Ce texte sur l'utilisation des semences de variétés protégées est contesté par certaines organisations professionnelles. Parmi ses détracteurs, le collectif «Semons la diversité» estime que ce texte «bafoue un droit ancestral des paysans». La Confédération paysanne juge de son côté «que le droit des paysans de ressemer et d'échanger leurs semences est le fondement de l'agriculture et de la biodiversité, il ne peut pas être remis en cause au profit d'intérêts privés». «Vous êtes en train de livrer l'agriculture aux rois de la semence» a lancé pour sa part Germinal Peiro (PS) en parlant de «dîme» et en expliquant que les socialistes votaient contre. En France, 200.000 agriculteurs utiliseraient leurs semences. Le Télégramme : Une taxe sur les semences de ferme

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Durban. L'état des ressources mondiales en eau pour l’alimentation en danger !

Avec la crise financière, la conférence sur le climat à Durban (Afrique du Sud) passe inaperçue. Après Copenhague, Cancun et avant Rio+20 ans, Durban devait sceller des initiatives dans la lutte contre le réchauffement climatique à l’échelle mondiale.… Le ralentissement économique et l’épuisement des ressources énergétiques fossiles auront probablement raison de la course au "Gaspillage".

Impact sur les ressources en eau

La production alimentaire devrait, d’ici à 2050, augmenter d’environ 70% à l’échelle mondiale et de près de 100% dans les pays en développement. Cette progression des besoins alimentaires, ajoutée à la demande d’autres utilisations concurrentielles, exercera une pression sans précédent sur de nombreux systèmes de production agricole et aquacole partout dans le monde. Ces «systèmes à risques» font face à une augmentation de la concurrence pour les ressources en terres et en eaux et sont souvent limités par des pratiques agricoles non durables. Il faut donc s’intéresser davantage à ces systèmes et définir les mesures qui remédieront à chacune de ces situations.

Aucune région n'est à l'abri du manque d'eau comme le montre la carte ci-dessous. Les systèmes à risque se trouvent partout dans le monde, depuis les hauts plateaux des Andes jusqu'aux deltas du Nil et du Mékong, du bassin méditerranéen au centre des Etats-Unis et à l’Europe occidentale.

L’état des ressources en terres et en eaux pour l’alimentation et l’agriculture dans le monde (SOLAW) analyse un éventail d’options qui pourraient permettre de surmonter les difficultés et d’améliorer la gestion des ressources dans ces zones de risque accru. Il faudra, pour chaque situation, conjuguer un éventail de changements dans les mesures institutionnelles et stratégiques tout en améliorant l’accès aux technologies favorisant une meilleure gestion des ressources en terres et en eaux. L’augmentation des investissements et l’accès à de nouveaux mécanismes de financement, ainsi que la coopération internationale et l’aide au développement, permettront également de surmonter ces difficultés.

Cette première parution du SOLAW, qui complète d’autres rapports sur «l’état du monde» publiés régulièrement par la FAO, vise à informer le débat public et les décideurs aux niveaux national et international.

Pour plus d'informations :

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Contamination du bar de nos côtes ! Consternant !

Joseph Schnitzler, chercheur au laboratoire d'océanologie de l'Université de Liège (Belgique), étudie l’impact de la pollution marine sur le bar :« Si vous consommez trois fois sur un mois du bar provenant des régions côtières de la Seine ou de l'Escaut, vous dépassez la dose de PCB considérée comme nocive pour la santé. Et certains poissons de mer, comme le thon, le saumon ou l'espadon, sont encore plus contaminés. »

Des polluants relâchés dans l’environnement depuis plusieurs dizaines d’années se sont accumulés dans nos mers et nos océans. Toute la chaîne alimentaire marine est contaminée. Et les organismes vivants qui sont en bout de chaîne sont particulièrement contaminés : les ours polaires, les grands cétacés, les poissons prédateurs… Plusieurs études réalisées à l’université de Liège ont mesuré l’impact de certains polluants organiques sur la thyroïde du bar, un poisson très présent le long de nos côtes, mais aussi dans nos assiettes. Les résultats ne sont pas rassurants…

Perturbation du système endocrinien

Joseph Schnitzler a étudié l'impact des polluants organiques sur la thyroïde du bar :

  • des bars prélevés au niveau de cinq estuaires européens : la Gironde, la Charente, la Loire, la Seine et l'Escaut. Après analyse, le chercheur liégeois peut affirmer que le muscle des bars provenant des deux derniers estuaires, qui sont aussi les plus pollués, contient sensiblement plus de PCB que les autres. D'autre part, les bars auraient une plus grande activité thyroïdienne dans les estuaires plus pollués.
  • des bars d'élevage soumis à des degrés de pollution différents confirmeraient les analyses in vivo....

« Le problème des polluants organiques, explique Joseph Schnitzler, c'est qu'ils ressemblent aux hormones. Ils ont donc tendance à perturber le fonctionnement de certaines glandes comme la thyroïde, les ovaires ou les testicules. Les fonctions biologiques menacées sont essentielles : reproduction, régulation de la chaleur, croissance, etc. »…

Cela dit, il serait imprudent d'attendre les conclusions définitives de ce genre d'étude pour réduire la production de polluants organiques. Certes, nous ne produisons plus de PCB ou même de DDT, mais l'industrie chimique invente chaque jour de nouvelles molécules qui les remplacent et causent le même type de problème….

Source : Les polluants organiques contaminent les poissons (BE Belgique)

Article intégral sur le site de l’Université de Liège : Polluants organiques: la mer boit la tasse

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Des micro-algues au pétrole bleu (ParisTech Review)

Les micro-algues sont au centre d'une petite révolution technologique. Leur culture ouvre sur la production de biocarburants, en réinventant aussi bien les procédés industriels que les modèles économiques. Aux Etats-Unis et en Europe, différents projets passent aujourd'hui des expérimentations à l'exploitation.

La culture du phytoplancton et plus précisément des cyanobactéries en est à ses balbutiements, mais c’est l’un des domaines les plus prometteurs de la révolution des biotechnologies. Ces organismes microscopiques unicellulaires se développent selon un processus photosynthétique comparable à celui des plantes, qui en fait de minuscules usines biochimiques. Dans la nature, ils participent à la régulation du CO2. Le phytoplancton marin est responsable de plus de la moitié de la fixation totale du C02 sur notre planète, et les cyanobactéries, qui comptent parmi les formes vivantes plus anciennes, furent même à l’origine d’un phénomène connu sous le nom de grande oxydation, il y a environ 2,4 milliards d’années : une crise climatique inverse de celle qui nous menace aujourd’hui, avec un déséquilibrage de l’atmosphère au profit de l’oxygène.

Le rythme de développement des micro-algues est sensiblement supérieur à celui de la plupart des plantes terrestres. Certains de ces micro-organismes unicellulaires se divisent par mitose toutes les 24 heures. Autotrophes (capables de produire de la matière organique en procédant à la réduction de matière inorganique), ils se multiplient sans autre apport que de la lumière, de l´eau et du C02. Dans l’hypothèse d’une exploitation industrielle pour produire de la biomasse, leur rendement est donc bien supérieur à celui des végétaux terrestres.

Avant même d’entreprendre des opérations de génie génétique, la nature offre plus de 30 000 espèces répertoriées, dont certaines sont à la fois particulièrement riches en lipides et particulièrement rapides dans leur développement....

Les zones littorales humides du sud de la France présentent un environnement particulièrement favorable au développement de l’algoculture, avec une activité historique de production de sel en recherche de reconversion (Salins du Midi) qui offrent de vastes espaces inexploités, mais aussi un important bassin de production de CO2 industriel à proximité (Fos-sur-Mer). La présence naturelle d’une micro-algue (Dunaliella salina) permet d’exploiter ce CO2 tout en produisant de la biomasse. Après une étude approfondie dans un espace de 1000 à 1500 m2, il est prévu d’exploiter 20 000 hectares de salines.

Que faire de la biomasse ainsi produite ? Parmi les débouchés possibles figurent la vente à l’aquaculture (pour nourrir poissons et crustacés), mais aussi des produits de substitution aux huiles de poisson. Riches en lipides, les micro-algues peuvent aussi être utilisées pour produire des huiles végétales, qui pourront être transformées en esters méthylique d’huiles végétales, en langage courant des biodiesels. C’est sur ce créneau que s’est positionné Salinalgues, notamment parce que le site voisin de Fos-sur-Mer abrite d’importantes raffineries. Le bioraffinage, qui transforme la biomasse en éthanol, nécessite un traitement au CO2, et là encore la présence de CO2 industriel est une ressource.....

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Nucléaire et aquaculture

En 1991, EDF rêvait d'aquaculture pour ses centrales nucléaires....

Utilisation des rejets d’eaux tièdes des centrales thermiques en aquaculture

L’utilisation des rejets d’eaux tièdes des centrales thermiques est possible en aquaculture. Des expérimentations et essais menées sur sites pendant de nombreuses années ont permis d'en cerner les avantages et les inconvénients. Des élevages industriels fonctionnent maintenant avec succès à Gravelines et de nombreuses informations ont été recueillies sur des installations-pilotes. Elles sont disponibles pour aider à la mise en place de nouvelles unités sur les sites où la fourniture de l'eau tiède aux installations d'aquaculture pourra être réalisée à un coût économiquement supportable. Suite….

------- 30 novembre 2011 -------

Normandes, bretonnes, claires, numéro 0 à 5…, comment choisir vos huîtres ? (france.fr)

Huîtres normandes, huîtres bretonnes, huîtres de Marennes-Oléron ou d’Arcachon… panorama des principales huîtres françaises et de leurs secrets de goûts.

Pour bien choisir vos huîtres, vous devez vous poser plusieurs questions…

Tout d’abord, « huître creuse ou plate» ? Le choix est souvent restreint car près de 98 % des huîtres françaises sont creuses, les plates (en fait, assez rondes) sont plus rares et souvent plus chères.

Ensuite, « quel numéro ? » : ce numéro est compris entre 0 et 5 pour les huîtres creuses et entre 000 et 6 pour les huîtres plates, il indique la taille de la coquille de l’huître. Mais, attention, les n°000 sont les plus grosses et les n°6 les plus petites !

Pour les huîtres creuses, quelle que soit leur taille, vous pouvez choisir la grosseur de la chair, il s’agit alors des « fines » ou des « spéciales », ces dernières étant les plus charnues.

Enfin, vous devrez choisir leur lieu de production, chaque zone ostréicole développant ses caractéristiques gustatives ! Petit tour géographique : on trouve l’huître creuse principalement en Aquitaine, en Charente Maritime, en Vendée, en Bretagne, en Normandie, mais aussi dans le Languedoc (étang de Thau) et en Corse (étangs d’Urbino et de Diana). L’huître plate est, quant à elle, principalement élevée en Bretagne mais on en trouve parfois en Méditerranée.

Porte ouverte sur les « terroirs » de France :.... Suite

Remarques personnelles :

  • Quelques petites erreurs comme Ré en Vendée Atlantique
  • Promotion d'une Marque privée !!!

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Granville : encore trois jours pour pêcher l’huître pied-de-cheval (Ouest France)

Avant la fin de la caravane 2011, plus de 54 tonnes avaient été débarquées sous la criée contre 32 tonnes l’an passé.

La caravane d’huîtres s’achève vendredi 2 décembre, après trois semaines de pêche à l’huître sauvage (pied-de-cheval) ou à l’huître plate.

Cette tradition granvillaise a été relancée en 2003. Cette année-là, 67 tonnes avaient été débarquées sur le carreau de la criée.

Pour la caravane 2011, vingt-cinq autorisations administratives ont été délivrées par le comité local des pêches.

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Yvan Le Gall : heureux comme un oursin dans l'eau (Phare de Ré)

À un mois de Noël, Yvan Le Gall, éleveur d'oursins, surveille avec attention la phase de remplissage en corail des oursins adultes qu'il commercialisera pour les fêtes. Cet entrepreneur a fait le pari de l'innovation pour promouvoir un produit rare et exercer un métier entre biologie marine et gastronomie.

Bien étrange vocation que celle d’Yvan Le Gall, qui avait imaginé, à l’âge de l’adolescence, qu’il aurait un jour une entreprise d’élevage d’oursins… Il est vrai que, dès son enfance, petit dernier d’une fratrie de quatre enfants, il baigne dans un univers où il est souvent question de biologie et de mer : papa Le Gall est professeur de biologie marine à l’université de Caen, et maman Le Gall est chercheur au CNRS, dans le même domaine. La famille est installée à Luc-sur-Mer, petite commune balnéaire du Calvados, aussi réputée pour ses plages et son casino que pour exposer, dans son parc municipal, le spectaculaire squelette d’une baleine naturalisée. Comme tous les autres gamins du village, le petit Yvan est fasciné.

Lui, est en plus déjà sensibilisé à la richesse et à la diversité des créatures venant de l’océan ! Car, dans le cadre de leurs activités de scientifiques, les parents d’Yvan possèdent un laboratoire à Luc-sur-Mer. Il n’est pas rare que, quand le professeur Le Gall organise des “sorties marée” avec ses étudiants le mercredi, le garçonnet se joigne à eux. Il passe aussi du temps dans le laboratoire de ses parents, pose des questions, jette un œil dans les bassins. Il est même autorisé à regarder dans les microscopes. Pierre Le Gall, son père, a choisi d’étudier les oursins et leur mode de reproduction. Dès les années 1980, il a mis au point une méthode unique au monde d’élevage de ces curieux “hérissons de la mer”....

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Aliment aquacole. Olmix remporte le Prix d’Excellence de la PME en Chine

La Société française Olmix, spécialiste des solutions naturelles pour la nutrition et la santé animale et végétale, travaille dans la valorisation des algues pour l’alimentation aquacole. Cette valorisation des algues doit permettre de remplacer les protéines issues des produits de la pêche industrielle, nécessaires à la production de poissons d’élevage, par des protéines algales, pour alimenter le marché chinois, 1er consommateur de poissons d’aquaculture

Olmix vient de recevoir le Prix de la PME en Chine décerné par la CCI française en Chine. Ce prix récompense la stratégie et le succès commercial de la PME sur un marché à fort potentiel, qui représente 50% de la production mondiale de porcs, 67% de l'aquaculture et qui est le 2ème producteur de volailles au Monde.

Le Groupe Olmix est né en France, en 1995, de la volonté de trouver des alternatives naturelles aux additifs utilisés dans l’agriculture et il est, aujourd’hui, devenu l’un des grands spécialistes mondiaux de la chimie verte. Olmix est ainsi présent dans 60 pays à travers le monde, emploie 250 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 53 millions d’euros, dont 80 % à l’exportation. L’entreprise cotée à la Bourse de Paris dispose de 15 filiales et 8 sites de production à travers le monde avec une forte présence en Asie.

Créée en 2007, la filiale commerciale Olmix Chine réalise aujourd'hui un chiffre d'affaires en croissance constante de 1,3 million d'Euros avec 12 collaborateurs. Olmix commercialise sur le marché chinois des alternatives naturelles aux antibiotiques issues des algues et destinées à l'élevage, en s'appuyant sur un réseau de 29 distributeurs agréés lui permettant de couvrir tout le territoire.

A partir des algues, matières premières naturelles, le département Recherche et Développement du groupe Olmix a mis au point une large gamme de solutions naturelles pouvant se substituer aux additifs de synthèse, notamment dans le monde agricole. Ainsi, Olmix propose avec sa gamme Eco-concept des alternatives naturelles aux antibiotiques et facteurs de croissance utilisés dans la nutrition animale. Son produit phare, le fameux MISTRAL destiné à l’hygiène naturelle des élevages, est issu des technologies de la cosmétique française.

En collaboration avec le Technopôle Brest Iroise et la Mairie de Quindao (Chine), OLMIX est également porteur d’un projet d’envergure de développement d’une filière algues sur le territoire chinois qui s’appuie sur le savoir faire de l’entreprise. Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan d’ « Economie Bleue » lancé par la République Populaire de Chine en 2007 pour la valorisation des ressources maritimes. OLMIX confirme ainsi son rang et cette récompense nourrit de plus grandes ambitions pour le groupe tant les perspectives de développement sont importantes, notamment sur le marché Chinois qui dispose d’importantes ressources en algues et compte bien les valoriser en nutrition et santé. Cette valorisation des algues doit en particulier permettre de remplacer les protéines issues des produits de la pêche industrielle, nécessaires à la production de poissons d’élevage, par des protéines algales, pour alimenter le marché chinois, 1er consommateur de poissons d’aquaculture. Source : Olmix

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Le 20e Forum des métiers de la mer

Le 20e Forum des métiers de la mer

Paris - Institut Océanographique

3 décembre 2011

Conférences

11h00 : L’offre de formation du Cnam/Intechmer en sciences et techniques de la mer

Jean-Claude Guary - Intechmer

14h30 : Présentation des chiffres de l’économie maritime

Younnick Guillome - Clic & sea

15h15 : Les formations internationales en sciences marines

Yan Grasselli - SKEMA Business School

16h00 : Les formations de l’Institut supérieur de l’environnement

Michèle Tirard-Mulié - Institut supérieur de l’environnement

Pour plus d'informations, cliquer Ici

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Évaluation de la durabilité de l'aquaculture: une méthodologie et des approches comparatives

Date de publication : 2011-11

Droit d'auteur: 2011 InTech

Auteur (s) : Lazard Jérôme 1 , Rey-Valette Hélène 2 , Aubin Joël 3 , Mathe Syndhia 2 , Eduardo Chia 4 , Caruso D. 5 , Mikolasek Olivier 1 , Jean-Paul Blancheton 6 , Legendre Marc 5 , Baruthio Aurèle 1 , René François 6 , Levang Patrice 5 , Slembrouck J 5 , Morissens Pierre 1 , Clément O. 7

Affiliation (s):

1: le Cirad, F-34000 Montpellier, France

2: Univ Montpellier 1, Faculté des Sciences Economiques de, F-34000 Montpellier, France

3: l'INRA, UMR Agronomie Spatialisation Sol, F-35000 Rennes, France

4: INRA-CIRAD, UMR Innovation , F-34000 Montpellier, France

5: IRD, UMR 226, F-34000 Montpellier, France

6: l'Ifremer, F-34250 Palavas-les-Flots, France

7: INRA, F-64310 Saint-Pée-sur-Nivelle, France

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Baromètre de l’économie maritime 2011

A l’ouverture des 7èmes Assises de l’économie maritime et du littoral, le baromètre PwC de l’économie maritime révèle qu’en dépit d’une légère baisse de confiance, 63% des entreprises interrogées affichent leur optimisme quant à l’évolution de la conjoncture au cours de l’année 2011. La volonté d’investir se confirme, mais la question environnementale perd du terrain.

PwC, partenaire des 7èmes Assises de l’économie maritime et du littoral de Dunkerque des 29 et 30 novembre 2011, publie les résultats de la 3ème édition du Baromètre de l’Économie maritime. Totalement refondu, le Baromètre comporte une enquête d’opinion réalisée auprès de 202 dirigeants de l’Économie maritime en octobre 2011, ainsi qu’un panorama général des principaux secteurs (transport maritime, ports de commerce, construction et réparation navale, assurances maritimes, nautisme, offshore et énergies marines renouvelables, pêche et les produits de la mer). Les différents secteurs vivent de manière très diverse la crise économique actuelle.

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Durban. Plaidoyer pour une "agriculture (aquaculture) intelligente vis-à-vis de l'énergie" (FAO)

Le système alimentaire mondial doit réduire sa dépendance à l'égard des combustibles fossiles pour réussir à nourrir une population mondiale croissante, souligne aujourd'hui la FAO.

"Il est à craindre à juste titre que la dépendance actuelle du secteur de l'alimentation à l'égard des combustibles fossiles puisse limiter sa capacité à répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Le défi consiste à découpler les prix alimentaires et les fluctuations à la hausse des prix des combustibles fossiles", selon le rapport Energy-Smart Food for People and Climate publié aujourd'hui par la FAO dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.

Les prix élevés et fluctuants des combustibles fossiles et les doutes quant à leur disponibilité future montrent que les systèmes agroalimentaires devraient passer à un modèle intelligent de consommation d'énergie, selon le rapport qui n'est disponible qu'en anglais.

Le secteur de l'alimentation nécessite de l'énergie et peut produire de l'énergie. Aussi une approche intelligente de l'agriculture vis-à-vis de l'énergie offre-t-elle un moyen de mieux profiter de cette double relation entre énergie et alimentation, fait valoir le rapport.

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Agriculture et Agro-alimentaire Canada : L'industrie canadienne du saumon d'élevage / Analyse comparative pour le marché américain (Mars 2006)

Alliance de l’industrie canadienne de l’aquaculture (AICA) : L'aquaculture canadienne Alliance de l'industrie (CAIA) est une association industrielle nationale, dont le siège est à Ottawa, qui représente l'aquaculture canadienne des opérateurs, des fabricants d'aliments et de fournisseurs, ainsi que les poissons des provinces et des associations de conchyliculture ». Cliquer AICA

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Bientôt du caviar made in Cameroon (Afrique en ligne)

Ce produit de luxe a été découvert mercredi, lors de la rentrée solennelle de l’Institut des sciences halieutiques à Yabassi.

C’est tout ému que le recteur de l’université de Douala, Bruno Bekolo Ebe a découvert les 300 hectares offerts par la Communauté Banya I de Yabassi pour la construction de l’Institut des sciences halieutiques (ISH) de l’université de Douala. C’était mercredi dernier à l’occasion de la rentrée solennelle de cette école professionnelle qui va très bientôt mettre sur le marché de l’emploi sa toute première cuvée d’ingénieur des travaux en sciences halieutiques. Il est bien loin le temps de la lutte pour la rétrocession des terrains comme cela a été le cas pour le site de Logbessou devant abriter d’autres écoles de l’université de Douala.

L’autre attraction de cette cérémonie riche en émotion a été l’exposition des morceaux de caviar sur les stands, produits de luxe importés des pays européens et pas à la portée de toutes les bourses. Mais comme l’a souligné la directrice de l’ISH, le Pr Minette Tomedi Eyango, la production du caviar de Tilapia, de « Kanga », ou de « Bunga (poisson fumé) » ne sera possible qu’avec l’industrialisation de la formation dispensée aux étudiants. Le recteur peut alors se sentir heureux d’avoir, il y a 3 ans, malgré l’indisponibilité des locaux et la qualité de l’infrastructure routière, pris la ferme décision d’ériger cet établissement dans le Nkam.....

------- 29 novembre 2011 ------

Guérande : Le lycée « éco-responsable » ne manque pas de projets (Ouest France)

Le lycée professionnel Olivier-Guichard va de l'avant. Les spécialités enseignées au lycée l'ont conduit à s'intéresser à l'environnement. Un enseignant, « animateur développement durable », a été désigné. Il s'agit de Frédéric Borie, enseignant en aquaculture. Son rôle : sensibiliser ses collègues et les élèves à cette thématique, et aider au montage et à la réalisation de projets de développement durable. Il y a une vingtaine d'élèves éco-délégués volontaires. Des partenariats ont été noués, notamment avec l'Ademe (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) et ont abouti cette année à l'obtention du label Eco-Ecole. Depuis trois ans, le lycée a le label régional d'établissement éco-responsable.

Chaque année, le lycée développe un thème. En 2010-2011, c'était l'alimentation....

Cette année scolaire, 2011-2012, le thème porte sur les déchets. Et aussi un projet d'aquaponie : utiliser l'eau des bassins d'élevage des poissons pour nourrir des plantes qui à leur tour nourriront les poissons....

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Les huîtres britanniques touchées par un virus qui fait vomir (AFP)

Les huîtres cultivées en Grande-Bretagne sont touchées par un virus qui provoque des vomissements et des diarrhées à ceux qui les consomment. Plus de trois quarts des coquillages sont concernés.

Plus de trois quarts des huîtres cultivées au Royaume-Uni sont atteintes d’un virus qui peut causer des vomissements et diarrhées au consommateur, selon une étude menée pour le compte de l’agence de contrôle des aliments, publiée un mois avant les fêtes de fin d’année.

Ce "norovirus" a été détecté sur 76% des huîtres testées. Mais le niveau à partir duquel il est pathogène n’a pas encore été établi, précise l’agence, the Food Standards Agency (FSA) dans un communiqué.

Les scientifiques n’ont pas non plus été en mesure de se prononcer sur l’efficacité du traitement opéré pour purifier les huîtres à l’aide d’ultra-violets.

Cette étude, menée entre 2009 et 2011 sur 8.000 huîtres dans une quarantaine de zones de culture au Royaume-Uni, est "la première de ce type" dans le pays, a souligné le chef de l’équipe scientifique de la FSA, Andrew Wadge.

Ses résultats "nous aideront à travailler avec les producteurs afin de trouver les moyens de réduire les niveaux de norovirus dans les crustacés et à travailler au plan européen à définir les niveaux à partir desquels la consommation est sans danger", a-t-il dit.

"Les gens doivent connaître les risques de manger les huîtres crues", a-t-il dit, appelant les personnes âgées, fragiles,....

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Emyg environnement et aquaculture lève des fonds (fusacq)

Provence Alpes Côte d'Azur Investissements, nouveau fonds créé afin de financer les entreprises innovantes en région Paca, vient d'apporter 150 K€ à EMYG Environnement et Aquaculture.

2 C Invest accompagne également la société à hauteur de 200K€.

EMYG Environnement et Aquaculture, fondée en 1998 et située à Carnoux en Provence, est spécialisée dans les viviers et le traitement d’eau, notamment en purification, oxygénation et courantologie dans l’aquaculture. Ses clients sont à la fois présents dans le domaine de l'épuration, de la conchyliculture et de la restauration. Source Fusacq

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Le bien-être animal concerne aussi les poissons !

Protection des animaux pendant le transport : rapport de la Commission

Un rapport du 10 novembre 2011 de la Commission européenne, sur l’incidence du règlement (CE) n° 1/2005 du 22 décembre 2004 relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes, vient d'être publié. Il envisage entre autres de mettre en place un certain nombre de mesures pour améliorer l'application des règles actuelles et accroître le bien-être des animaux au cours de leur transport.

Le règlement (CE) n° 1/2005 du 22 décembre 2004 s’applique aux animaux vertébrés transportés dans le cadre d’une activité économique.

Conformément à l'article 32 du règlement (CE) n° 1/2005 du 22 décembre 2004, la Commission vient de publier un rapport "sur l'incidence du règlement sur le bien-être des animaux transportés et sur les courants d'échanges d'animaux vivants dans la Communauté élargie. "

Ce rapport étudie notamment l'impact du règlement (CE) n° 1/2005 du 22 décembre 2004 :

- sur le bien-être animal durant le transport ;

- sur le commerce intérieur de l'Union européenne (UE) ;

- sur les implications socio-économiques et régionales ;

- sur la mise en oeuvre des systèmes de navigation ;

En outre, le rapport contient des informations relatives à l’application de la législation de l’UE....

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Tahiti : Le prix de la perle au gramme atteint son plus bas niveau à 460 Fcfp (La dépêche)

L’ISPF publie Points forts sur l’état de la perliculture en 2010

Les exportations de produits perliers ont rapporté 7, 7 milliards Fcfp en 2010, faisant tomber les recettes à leur niveau d’il y a 20 ans. Les volumes ont doublé depuis 2006, alors que le chiffre d’affaires généré à l’exportation a baissé de 33 %.

La perle est toujours victime d’une baisse de la qualité accompagnée d’une surproduction. Le prix du gramme continue de chuter, il passe de 490 Fcfp à 460 Fcfp en 2010. Le prix moyen a été divisé par quatre entre 2001 et 2010.

La promotion et la commercialisation sont en panne, le nombre de négociants diminue, indiquant un ralentissement des ventes, et la concurrence s’intensifie. Cette tendance inquiète les professionnels de la perle de Tahiti, note l’ISPF....

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La reproduction des mollusques bivalves d'aquaculture marine

Ifremer

Date de publication : 1995

Contributeur(s) Ifremer : Devauchelle Nicole

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Perros-Guirec : La coquille en plongée, solution d'avenir ? (Ouest France)

Seules deux zones en France sont autorisées à pêcher la Saint-Jacques en plongée : Saint-Malo et Perros. Trois bateaux ont la licence chez nous.

Avec 200 kg par jour et par plongeur, autant dire que ce type de pêche est marginal. Au comité local de pêche, on tient à ce que ça le reste. « Non les dragues n'abîment pas les fonds marins, ce sont des idées d'écolos, s'émeut Yannick Hémeury. Ça fait 80 ans qu'on ratisse la zone et il y a toujours des coquilles. »

Une vision convergeant avec celle, plus tempérée, de Jean-Pierre Carval : « Les sites à coquilles, peu profonds, sont naturellement perturbés par les tempêtes. Les dragues ne sont qu'un inconvénient de plus. Et la plongée peut être aussi destructrice. Au Chili, tenez, 3 000 plongeurs ont mis les sites à poil. »

Pas d'accord, Philippe Orveillon, plongeur à Saint-Malo, estime lui que « les dragues sont nocives non seulement pour les coquilles mais pour l'habitat des poissons ». Alors que la pêche à la main, respectueuse de l'écosystème, permet de sélectionner des prises à très grosse noix, que l'on vend plus cher, et d'économiser du gazole en prime.

Sans doute la vérité se situe-t-elle entre la poignée de pêcheurs de Perros et les 3 000 du Chili : une pêche sélective, parallèle aux arts traînants, qui permettrait de surcroît d'en savoir un peu plus sur l'efficacité des semis de naissains.

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Coquille Saint-Jacques du gisement de Perros-Guirec : que sont les naissains devenus ? (Ouest France)

Depuis neuf ans, 2,7 millions de « coquillettes » Saint-Jacques ont été semés sur le gisement de Perros-Guirec. Seule la moitié d’entre elles arrivent à maturité, les autres étant la proie des prédateurs. Un ensemencement visant à compenser la baisse de la biomasse enregistrée à partir des années 70. Le creux en Bretagne nord se situant en 1989. L’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) s’est alors lancé dans l’étude puis la reproduction artificielle grâce à l’écloserie du Tinduff, à Plougastel-Daoulas. Les stocks ont alors commencé à remonter. Grâce à une bonne gestion mais aussi à la baisse du nombre de bateaux et aux quotas. Selon Yannick Hémeury, président du comité local des pêches, « les semis servent à compenser les aléas naturels : température de l’eau, pluviométrie, courants défavorables etc. Bien géré, le gisement se renouvelle naturellement, avec des variations saisonnières ».

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Dis, comment on fait les bébés coquilles ? (Ouest France)

À l'écloserie du Tinduff, qui approvisionne toutes les zones ensemencées de France, Jean-Pierre Carval nous détaille la reproduction « artificielle » des coquilles Saint-Jacques.On choisit des géniteurs sauvages en début d'hiver à qui on fait atteindre en cuves une maturité accélérée, en les nourrissant de phytoplancton et en augmentant la température de l'eau. Ils sont prêts à se reproduire en mars (deux mois avant le délai normal).

Les saint-jacques étant hermaphrodites (à la fois mâles et femelles), elles vont dans un premier temps relâcher leur sperme dès que l'eau de leur cuve atteint 16-17 °C.

On les retire des bacs pour éviter l'autofécondation (stérile), on change les coquilles de cuve, on pousse la température de 3 ou 4 °C. Les géniteurs vont alors lâcher leurs ovocytes (femelles) qui seront fécondés par le sperme resté en suspension.

Quand les larves atteignent 2 mm, on les place en mer dans des cages de prégrossissement (à Carantec, pour ce qui concerne le gisement de Perros). On est en mai, au moment où le phytoplancton prolifère.

Six mois plus tard, 50 à 60 % auront survécu. On sera en automne, époque à laquelle les naissains auront atteint 2 à 5 cm et pourront être dispersés en mer, au-dessus d'un site favorable, d'une profondeur de 15 et 50 m et à l'abri des trop forts courants. On attend trois à quatre ans, pour que la taille des coquilles atteigne au moins 10,2 cm.

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Un hélicoptère pour veiller sur les huîtres à Marennes (La Charente Libre)

Une production en baisse et des cours en hausse: les éléments sont réunis dans le bassin de Marennes-Oléron pour une recrudescence des vols d'huîtres. Comme toujours à l'approche des fêtes, un dispositif spécifique est mis en place par la gendarmerie afin de mener la lutte contre les vols de bourriches. Déjà, depuis le début de l'année, une quarantaine de tonnes a disparu des parcs de leurs propriétaires. Un des fautifs était d'ailleurs jugé à La Rochelle ce 21 novembre pour un vol record de 12 tonnes. «D'autres voleurs pris la main dans le sac seront présentés au tribunal en janvier. Ça prouve que les mesures de prévention commencent à porter leurs fruits», estime Gérald Viaud, président de la section régionale conchylicole. Des mesures qui se renforcent donc. Ainsi le survol en hélicoptère de la zone ostréicole est-il prévu. «Cet appareil est équipé de caméras infrarouges qui peuvent relever en pleine nuit, et du ciel, le numéro d'une plaque minéralogique ». A ces rondes s'ajoutent celles des dix gardes issus des rangs ostréicoles. Enfin, nombre de cabanes ostréicoles sont désormais équipées de caméras de surveillance.

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Bricqueville-sur-Mer : Un couple fait 100 km pour voler une poche d’huîtres (Ouest France)

Il y a un mois, un couple habitant dans les Pays de la Loire a été interpellé par les gendarmes sur le parking de la cale de Bricqueville-sur-Mer. Un peu avant, le couple avait attendu que les ostréiculteurs quittent leurs parcs pour aller voler une poche d’huîtres à maturité. Un promeneur avait alors prévenu les ostréiculteurs, puis la gendarmerie. Les voleurs, qui ont restitué les huîtres, comparaîtront devant le tribunal correctionnel en 2012.

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La société coopérative est-elle l’avenir de l’emploi salarié ? (ressources solidaires)

La société coopérative ouvrière de production est-elle une réponse à la perte des emplois ? À Lomme, les salariés d’Hebdoprint ont décidé de reprendre leur entreprise sous cette forme afin de sauver leur secteur d’activité et leur emploi. Plus loin de nous, mais dans la région, le syndicat CFDT de Sea-France s’est engagé dans une démarche similaire. Nous avons demandé à Jean-Marc Florin, directeur adjoint de l’union régionale des SCOP de nous éclairer sur le fonctionnement de cette entreprise participative.

Avez-vous plus de demandes de création de SCOP par des salariés dont l’entreprise ferme, que par le passé ?

« Sachant que c’est l’activité économique qui créé de l’emploi, je ne suis pas sollicité plus fortement aujourd’hui. Le climat économique est atone. Toutefois, il faut noter que les sociétés coopératives résistent mieux que les entreprises à capitaux classiques. Après cinq années de création, le taux de réussite est supérieur. » - Qu’est-ce qui différencie fondamentalement une SCOP d’une autre entreprise ?

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Sécheresse : la Charente manque toujours d’eau (Sud Ouest)

Le département est le plus touché de la région Poitou-Charentes

L’hiver approche et la Charente figure toujours en rouge écarlate sur la carte de la sécheresse en France. Elle est le département le plus touché de la région Poitou-Charentes, avec un déficit pluviométrique marqué : Météo-France à Cognac n’a mesuré que 50 mm d’eau en septembre (contre une moyenne habituelle de 66,8 mm) et 48,5 mm en octobre (contre une moyenne de 75 mm). « Le déficit est encore plus important dans le sud-est de la Charente », note d’ailleurs Météo-France.

De fait, les débits du fleuve Charente et des rivières sont très bas, lorsqu’ils ne sont pas nuls. Le Né et la Tude, par exemple, ne coulent toujours pas. La Fédération départementale de pêche a inspecté 1 558 kilomètres de cours d’eau et mesuré 831 km d’assecs et de ruptures d’écoulement (chiffre arrêté au 1er octobre). La situation est si délicate que la préfecture a interdit jusqu’au 4 décembre le remplissage des étangs, réserves et plans d’eau dans les bassins du Né, de la Tude, de l’Auzonne, du Lary et de la Poussone Palais.

Dans son bulletin mensuel récemment publié, l’Observatoire régional de l’environnement en Poitou-Charentes (ORE) précise également que les nappes sont basses : « En Charente, 78% des piézomètres montrent des niveaux inférieurs à la moyenne fin octobre, contre 59% fin septembre. »

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Saint-Brieuc : Salon. Les gourmets y ont pris goût (Le Télégramme)

Salon breton du livre et du gourmet s'est achevé hier soir, au Carré Rosengart. Uneédition riche et de qualité, selon Didier Simon, directeur de l'office de tourisme delabaie, et Clotilde Clément, maître d'oeuvre de la manifestation.

Le Télégramme: Quel bilan peut-on tirer de cette quatrième édition du salon?

Didier Simon : «Il est encore un peu tôt pour tirer un bilan quantitatif, le dimanche après-midi étant habituellement le moment le plus fréquenté du salon. Ceci dit, au niveau qualitatif, on peut déjà dire que ce fut une bonne édition, festive et très riche en animations. Elle a été appréciée à la fois des chefs et du public. Ce qui contribue à la renommée gastronomique de la ville et de sa baie.»...

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5 décembre 2011 : Journée mondiale du bénévolat

« Je me considère comme très chanceux d’avoir choisi Solidarités Nouvelles face au Chômage qui m’apporte beaucoup : sentiment de continuer à apprendre et à être utile, rencontres fécondes et souvent joyeuses, valeurs partagées, engagement citoyen dans une association dont le fonctionnement est réellement démocratique. » Jacques, bénévole pour Solidarités Nouvelles face au Chômage.

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7 mesures clés pour engager la France dans la transition énergétique (Cdurable)

Le Réseau Action Climat interpelle les candidats aux élections de 2012

7 mesures clés pour engager la France dans la transition énergétique. Le RAC-France et ses associations membres lancent aujourd’hui un appel aux candidats aux élections de 2012 à travers un document portant sur 7 mesures clés pour engager la France dans une transition énergétique fondée sur la maitrise de notre consommation d’énergie et le développement des énergies renouvelables, à même de contribuer à la protection du climat.

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Statistiques d’aquaculture 2010 : Statistique Canada

1-La production et la valeur de l’aquaculture, par province et le Canada

2 Exportations de certains produits canadiens d’aquaculture, par destination

3 Compte de valeur ajoutée - Industrie de l’aquaculture, par province et le Canada

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Pensionnés marine marchande : une place légitime à l'Enim (Ouest France)

La réunion d'information de l'association des pensionnés de la marine marchande et pêche s'est tenue sous la présidence d'Alain Pocher, ce vendredi. Le Cap-Sizun compte 450 adhérents à l'APMM. Les pensionnés de la marine marchande pêche et commerce s'inquiètent pour l'avenir de leur régime de retraite et de prévoyance, amélioration des petites retraites, pouvoir d'achat, bonification campagne AFN... une pétition avait été signée l'an passé.

Revendications

Elles ont été relayées par les sénateurs et députés en assemblées. Et de déplorer l'organisation administrative de l'Enim où le secteur des professionnels de la marine marchande n'est plus représenté, pas plus que ses retraités, contrairement aux plaisanciers. En septembre dernier lors du congrès de Nice les pensionnés de la marine marchande ont présenté une motion au Premier ministre où ils réaffirment « leur attachement à leur régime particulier de sécurité sociale et à l'établissement Enim qui le régit ». Ils y déplorent également la disparition du conseil supérieur de l'Enim et demandent instamment la mise en place du conseil supérieur des gens de mer « décidé dans son principe par le comité interministériel de la mer du 8 décembre 2009 ».

------ 28 novembre 2011 ------

Nouvelle Calédonie. L’urbanisation ne fait pas bon ménage avec l’ostréiculture !

Dumbéa - Grand Nouméa. La Zac Panda met la pression sur les huîtres (Les Nouvelles Calédoniennes)

Les ostréiculteurs situés à l’embouchure de la Dumbéa sont inquiets. L’urbanisation de la Zac Panda pourrait remettre en question l’exploitation qui attend davantage de soutien de la part des institutions.

La Zac Panda devrait avoir d’importantes conséquences pour la production d’huîtres à Dumbéa. Mais pour trouver un nouveau site de production, il faut environ deux ans de travail, dont une année de tests, et d’importants investissements, selon les gérants de L’Huîtrière.

Les Zacs de Dumbéa sont d’énormes projets d’aménagement et il faut parfois un peu de temps pour bien mesurer tous leurs impacts. C’est le cas de L’Huîtrière qui, depuis deux ans et la découverte de l’étude d’impact, commence à voir son avenir différemment. Alors qu’en juin 2007, les responsables provinciaux étaient présents pour l’inauguration de l’écloserie, ils livraient l’année précédente une étude d’impact de la Zac assez explicite.

Prudence. « L’implantation de la zone conchylicole à l’embouchure de la Dumbéa semble à court terme également menacée par les nombreux projets affectés sur le trait de côte », indiquait le document en août 2006. Une conclusion qui rappelle celle du directeur du Sivap dans son avis pour l’agrément d’hygiène de la société. « Toute autorisation d’installation tendant à modifier les conditions d’environnement de départ (construction d’habitations, activités minières ou agricoles... notamment en amont de la rivière) doit appeler la plus grande prudence de la part des autorités publiques », soulignait Didier Carton en 1998, date de lancement de la production d’huîtres.

En octobre 2003, la Zac Panda était pourtant créée par délibération provinciale. En mars 2004, malgré les mises en garde du Sivap, la direction du patrimoine et des moyens délivre un bail de 35 ans à la société. La province semble se rendre compte de l’erreur un an plus tard. Elle annule cette autorisation en s’appuyant sur un contentieux entre l’ostréiculteur et la Mobil pour une pollution au gasoil en 2004. A deux doigts de partir, L’Huîtrière finit par obtenir gain de cause au tribunal administratif en 2006….

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Saint-Raphaël. Succès des huîtres à 1 mois de Noël

Pendant que des personnes font leurs stocks pour les réveillons, d’autres consomment…

Sur le parvis du Palais des Congrès de Saint-Raphaël, entouré de cagettes d'huîtres en pagaille, le producteur Gaec de l'Empire, lui, sourit. « Nos huîtres de Méditerranée sont parties comme des petits pains, en plateaux, pour le déjeuner. » Au Palais Gourmand, c'est donc plutôt « sur place » qu'à emporter !


------ 26 novembre 2011 ------

Cabanes en fête… à Andernos… C’est bientôt… le 3 décembre 2011

Une fête de l’huître en hiver pour un moment insolite et festif... Célébrant le mariage des huîtres du Bassin d’Arcachon et des vins de l’Entre-deux-Mers, cette manifestation accueillera, pour la troisième édition, 40 viticulteurs dans 40 cabanes au port ostréicole d’Andernos-les-Bains, le tout servi avec les recettes de grands chefs cuisiniers du Sud-Ouest autour des produits de la terre et de la mer.

Au programme : orchestres et bandas, chants marins, expositions de peintres locaux, messe, défilé nautique de gréements traditionnels, tournois de pétanque, feu d’artifice. Source : Vins entre 2 mers

Blog : Cabanes en fête

Andernos-les-Bains : Les derniers préparatifs de la fête des cabanes (Sud Ouest)

Joël Clavé, véritable Monsieur Loyal de Cabanes en fête, a réussi la prouesse de projeter, jeudi soir, les prévisions météo… du samedi 3 décembre. Citant l'adage « jamais deux sans trois », il veut croire que le beau temps sera de la partie pour la troisième édition de Cabanes en fête, dans une semaine, comme il était au rendez-vous des deux précédentes éditions.

Ceci dit, même sans soleil, les organisateurs et bénévoles de cette fête hivernale de la convivialité, réunissant les huîtres, le vin de l'Entre-deux-Mers, la gastronomie, la musique et l'art, dans les 50 cabanes du port ostréicole, veulent montrer qu'ils sont capables de réussir une fête par tous les temps.....

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Toutes les huîtres de la baie ne sont pas paimpolaises. De jeunes vendéennes, charentaises, normandes, voire bordelaises viennent y parfaire leur croissance avant de repartir vers leurs eaux d'origine pour s'y faire affiner.

Au bout du môle Jean-Kerlévéo, des grues s'activent pour débarquer des poches d'huîtres, ces grands sacs aux mailles métalliques qui peuvent contenir de 200 à 300 bêtes, selon leur grosseur. Patrice Geay, de La Tremblade (17) surveille la manoeuvre. C'est que l'ostréiculteur charentais est plutôt concerné: ce sont ses huîtres au bout du filin. En bas, les chalands ont accosté, chargés de poches ramassées le matin même : 1.000 par marée. Patrice Geay fait le voyage à Paimpol tous les dix, quinze jours pour surveiller et aider au déchargement de la marchandise. Le camion rempli, il repart sur le champ. Les huîtres seront à l'eau, dans leur Atlantique natale, le lendemain matin.

«Notre baie est plus riche en plancton»....

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Charente-Maritime : Gare aux voleurs d'huîtres (Sud Ouest)

Le garde-juré Francis Bédis est un rouage majeur du partenariat entre ostréiculteurs et gendarmes.

Francis Bédis, le garde-juré du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, patrouille les nuits « propices au vol » sur les parcs d'élevage et dans les ports ostréicoles. PHOTO P. B.

«L'hiver dernier, à 22 heures. Je vois débarquer quatre gars équipés de lampes frontales, sur le banc de Chevalier, face à Saint-Trojan-les-Bains. Je leur demande ce qu'ils font là. Ils me répondent qu'ils viennent pêcher des bigorneaux… Une autre fois, à Oléron, un 4x4 roulait parmi les parcs, à 1,5 km de la côte. J'interroge le conducteur. Sait-il qu'il n'a pas le droit d'y ramasser des huîtres ? Il me répond avec répartie : ''Vous ne pensez quand même pas que j'allais venir jusqu'ici à pied avec ma mère !" Elle avait 89 ans et était assise à côté de lui. Et il y avait assez de seaux dans le coffre de la voiture pour faire du mal ! »

Des yeux et des oreilles. Et une forte aptitude à repérer les comportements qui ne collent pas avec une bonne pratique de l'ostréiculture. Cela fait un an que Francis Bédis, le garde-juré salarié du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, a lancé la traque aux voleurs d'huîtres. Il n'est pas armé. Il n'a pas de pouvoir de police. Mais il a prêté serment à la barre du tribunal de grande instance, et du Fier-d'Ars au pertuis de Maumusson. Il dérange par sa seule présence, et pêche du renseignement qu'il renvoie aux gendarmes.

Une présence insolite, un numéro d'identification de bateau, de louches allées et venues… Les enquêteurs peuvent alors faire leur « cueillette » sur le bord du quai, ou engager des investigations plus poussées.

Discret et silencieux....

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FranceAgriMer : Programme d’aide en faveur de l’expérimentation

Aide à la recherche, au développement et à l’innovation

Filières concernées : Agriculture, Pêche, Aquaculture et Industrie agro-alimentaire

Pour plus de renseignements, cliquer : FranceAgriMer

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L’huître née en mer et Basta ! (Goûts d'Ouest)

On devrait évoquer les goûts iodés, la pointe de noisette, la mâche… Et puis après en avoir croqué une ou deux on devrait rapidement glisser sur la cuisine, les accompagnements, les vins biens mariés etc. Malheureusement, rien de tout cela lorsque l’on rencontre aujourd’hui un ostréiculteur. Non, autour d’une assiette d’huîtres, on évoque la crise, les dégâts faits à l’environnement, les reconversions des confrères ici dans le transport, là dans la pêche… les mois qui manqueront pour partir vivre normalement – je n’ai pas dit confortablement – à la retraite… Sans tomber dans le catastrophisme, c’est un fait, le monde de l’huître est salement touché, et tous les amoureux du bivalve avec lui. Nous quoi.

Même s’il reconnaît être moins atteint que les autres, Jean-Noël Yvon ne se fait pas d’illusion. « Combien de chantiers sont aujourd’hui en hibernation ? Je n’en sais fichtre rien, mais un paquet… Franchement, je ne vois pas d’avenir. Sur le stock il ne me reste plus que deux ans. A 3 ans de la retraite, il me manquera un peu plus d’un an d’activité ! » Mais pas question de laisser tomber ses 6.5 ha de concession installées sur le domaine maritime, en Istrec dans la ria d’Etel. « C’est un pays ravitaillé par les cormorans, mais c’est vraiment le pays l’huitre ici, L’Istrec ça veut dire l’huitrière ! »Dans ce magnifique coin du Morbihan non loin de Locoal-Mendon la commune de Gilles Servat, Jean-Noël Yvon perpétue le métier dans la famille depuis quand même 4 générations !

« ça me tue de parler de ça ! »....

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Madagascar. Aquaculture : Unima rime avec environnement (L'Express de Madagascar)

Unima signe un nouveau partenariat avec la WWF. La préservation de l'éco­système sur les sites d'élevage de crevettes en est l'objectif.

L'ambition du groupe Unima pour ses productions est d'arriver à des crevettes d'élevage neutres en émission de carbone. Amyne Ismaïl, directeur général du groupe, l'a annoncé hier lors de la signature de la reconduction d'un partenariat avec la World Wildlife Found (WWF). Unima, aujourd'hui à 78% de compensation de carbone, veut porter ce chiffre  à 100%. La collaboration avec WWF s'inscrit justement dans cette optique. Ce partenariat technique vise à sauvegarder, et même à restaurer l'écosystème sur les sites d'élevage de l'Aquaculture de la Mahajamba (Aqualma).

«Madagascar aujourd'hui produit la meilleure crevette au monde. Cela ne s'est pas fait par hasard, il a fallu des engagements pour la pêche responsable, et qui ont conduit petit à petit à la reconnaissance et à la notoriété des produits malgaches vis-à-vis des consommateurs et les professionnels», déclare Amyne Ismaïl. 

En signant un partenariat avec WWF, Unima s'est fait un allié disposant des expériences et du savoir-faire nécessaire, d'une notoriété mondialement prouvée, pour  l'accompagner dans toute sa démarche environnementale. 

Intérêts communs

D'ailleurs, les visions des deux entités convergent sur plusieurs  points, comme l’intérêt particulier accordé par WWF aux forêts de mangrove qui abondent sur les sites d'Unima. 

La première phase de partenariat a été signée en 2007. Pour cette deuxième phase, il est axé sur cinq points majeurs : la préservation et la gestion responsable de la mangrove, création d'une aire protégée marine, suivi des espèces sensibles comme l'Ankoay, grand oiseau typique de cette région, l'inventaire de la forêt sèche de Mifoko....

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Conférence : L'algue : aliment du futur ?

L'algue : aliment du futur ?

Nantes. Conférence Sciences en Tête

UFR des Sciences et Techniques / Campus Lombarderie Amphi A

1 décembre 2011 à 15:30

L'association Sciences en Tête vous invite à une conférence gratuite et ouverte à tous.

L'algue : aliment du futur ?

Joël Fleurence

Les algues sont consommées traditionnellement en Asie comme légumes de mer ou rentrent dans la composition de nombreuses préparations culinaires. À côté de cette application en alimentation humaine directe, les algues sont également exploitées pour la production d'additifs alimentaires tels que les alginates, agar ou carraghénanes. Certaines espèces et plus particulièrement, les algues rouges contiennent des teneurs en protéines comparables voire supérieures (25 à 50 % de la masse sèche) à celles rapportées pour le soja. Par ailleurs, les algues rouges possèdent un pigment protéique, la Phycoérythrine, déjà utilisé au Japon comme colorant alimentaire à haute valeur ajoutée.

Les recherches actuelles se focalisent donc sur l'opportunité de valoriser les algues rouges comme source de protéines pour l'alimentation humaine et surtout animale (ex : aquaculture).

Joël Fleurence est Professeur, directeur du laboratoire d'Ecophysiologie Marine à l'université de Nantes.

Pour plus d'infos : sciences en tête

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Châtelaillon-Plage : Une fédération de pêcheurs à pied ? (Sud Ouest)

L'Association des amis du port des Boucholeurs veut créer une fédération de pêcheurs à pied de loisir pour deux raisons. Depuis septembre 2010, un arrêté préfectoral du préfet de la région Aquitaine (portant délégation interrégionale de la mer sud-atlantique) interdit le ramassage des huîtres sauvages et, dans le courant 2012, le Parc naturel marin (PNM) sera devenu réalité.

Seuls deux représentants défendront la pêche à pied au sein du comité de gestion de ce parc, sur 57 membres. Les Châtelaillonnais estiment que c'est trop peu et craignent de n'être pas entendus. Alors, l'Association des amis du port des Boucholeurs s'organise.

Courrier sans réponse

« Il y a environ un mois et demi, nous avons écrit au préfet de la région Poitou-Charentes, au préfet maritime, aux conseils régional et général ainsi qu'aux maires de Châtelaillon et d'Yves pour savoir quel avenir nous est réservé. Nous n'avons obtenu aucune réponse. Donc, nous changeons de stratégie.....

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La mode des bars à huîtres (TF1)

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Les Huîtres Saint Honoré : Plaisir et Tradition (Planète mer)

Les Huitres Saint Honoré sont originaires de Salcott, bras de mer de l’île de Mersea bordé par la Mer du Nord. Bien que les côtes de cette région soient réputées pour les huîtres depuis la conquête romaine de la Grande Bretagne, ces huîtres de l’est anglais sont le fruit d’une tradition ostréicultrice vieille de deux siècles. Les huîtres plates et creuses de Saint Honoré, quant à elles, baignent dans la « Salcott Creek » depuis plus d’un siècle.

L’huître creuse de Saint Honoré (Crassostrea Gigas) est un produit d'affinage. Elle est plongée en casier pendant trois ans en eaux profondes riches en phytoplanctons.

A l’issue de ce cycle, vient l’affinage, durant lequel la Creuse de Saint Honoré borde en estuaire pour gagner une subtile teneur en iode et assurer des saveurs minérales et végétales.

La Creuse de Saint Honoré se présente comme une huître généreuse, charnue, ferme et croquante, faisant d’elle un produit de la mer authentique.

L’huître plate Saint Honoré (ostrea edulis – native oyster) est draguée des eaux profondes du bras de mer de Salcott, où elle a reposé pendant quatre années, et ce, afin de goûter aux bas-fonds de Salcott et de son marais voisin.

A l’issue de ce cycle, en septembre, l’huitre plate a gagné en chair. Dès lors, elle quitte son lit naturel pour être rincée, calibrée, épurée et enfin conditionnée pour le plaisir du fin gourmet.

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Nuaillé-d'Aunis (17) : Plus d'une tonne de poissons morts (Sud Ouest)

C'est dans la matinée de lundi dernier que Christine Cocard, maire de Nuaillé-d'Aunis, a été avertie que de nombreux poissons morts s'accumulaient dans les eaux du Curé, à l'écluse du Bot. Sur une longueur de 1,5 km, de très nombreux poissons gisaient à la surface du cours d'eau. Quelques pêcheurs habitués des lieux se disaient surpris : « Il y a de très gros poissons qu'on n'a jamais vus par ici. » Mais, plus inquiétant encore, cinq cadavres de ragondins flottaient également contre l'écluse.

De l'azote ammoniacal

Christine Cocard a alors alerté les services de l'État, le Conseil général et les représentants des syndicats et associations des eaux et de la pêche. Elle s'est également rendue à Rochefort pour faire analyser quelques poissons morts au Labo 17 diagnostic et environnement. Résultat : il semblerait que les eaux du Curé contenaient « une forte présence d'azote ammoniacal, en quantité importante, peut-être due à des rejets d'origine humaine, industrielle ou agricole ». Un autre prélèvement effectué mardi près d'Andilly indiquait la présence de sulfates.....

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Société nationale de sauvetage en mer (Question au Sénat)

Question écrite n° 15799 de M. Roland Courteau (Aude - SOC) publiée dans le JO Sénat du 04/11/2010 - page 2864

M. Roland Courteau expose à M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climat, que plus de la moitié des personnes sauvées en mer ont été secourues par la Société nationale de sauvetage en mer, association à but non lucratif animée par de nombreux bénévoles.....

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Mise en place du Conseil supérieur des gens de mer (Question au Sénat)

Question écrite n° 20085 de Mme Maryvonne Blondin (Finistère - SOC) publiée dans le JO Sénat du 22/09/2011 - page 2414

Mme Maryvonne Blondin attire l'attention de Mme la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement sur la mise en place du Conseil supérieur des gens de mer....

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Huîtres : la chasse au virus (France 3 Basse-Normandie)

Le Laboratoire Duncombe a mis au point une technique visant à déceler rapidement le virus dans les naissains d'huîtres. Le Laboratoire Départemental du Calvados analyse les naissains d'huîtres avant leur mise en culture dans les parcs....

En introduisant de jeunes huîtres saines, les ostréiculteurs espèrent mieux comprendre l'origine de la mortalité qui décime les parcs depuis 2008. Lors de la première année de culture, le taux de perte peut atteindre 80 % de la population.

Depuis quelques semaines, les chercheurs du Laboratoire Départemental du Calvados tentent de convaincre les ostréiculteurs de procéder à des tests avant l'introduction du naissains dans les parcs.

Le Laboratoire Duncombe, déjà connu pour avoir remis en cause les connaissances scientifiques sur le virus, vient de mettre au point une technique qui permet de déceler rapidement la présence du virus. Après l'extraction de l'ADN de l'huître, les chercheurs sont en mesure de quantifier la charge virale en deux heures. Ce délai bref "permet à l'ostréiculteur de savoir s'il peut ou non mettre le naissain à l'eau dans l'après-midi" explique Maryline Houssin, chef de service Recherche et Developpement Microbiologie au Laboratoire Franck Duncombe.

Le reportage d'Erwan de Miniac et Lucie Denechaud :


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"Aujourd'hui, les gens jouent au poker, déplore Marc Vivier, ostréiculteur dans la baie des Veys. Ils ensemencent, ce qui représentent une somme d'argent. Et ils constatent : ça a crevé, ça n'a pas crevé... Là, on essaye de mieux comprendre le phénomène. Si on est sûr qu'on met un naissain sain dans les parcs, on pourra déjà dire que l'herpès-virus ne vient pas des naissains qu'on importe".

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Basse-Normandie : La présence de la Garde républicaine dissuade les voleurs (Ouest France)

Trois questions à Thierry Imbert, adjudant, commandant du groupe de six cavaliers de la Garde républicaine en mission de surveillance des parcs à huîtres.

Quelle est votre mission dans la baie des Veys ?

La Garde républicaine est amenée de plus en plus à diversifier nos missions. Nous sommes présents dans la capitale mais aussi sur le littoral l'été, lors des grands rassemblements de gens du voyage, au milieu des vignobles et ici avant la période des fêtes. Nous venons appuyer un dispositif de gendarmerie visant à éviter les vols d'huîtres directement dans les parcs. Nous veillons aussi au contrôle des exploitants et des promeneurs de 8 h le matin à minuit. Soit à cheval en journée, soit en véhicule la nuit.

Quel bilan peut-être tiré de votre présence ?

En dix jours sur le terrain, une seule infraction a été constatée. Il s'agit de l'utilisation d'une table par un ostréiculteur. L'affaire est confiée à la gendarmerie maritime qui devra définir s'il s'agit d'un fait manifeste ou l'échange de table entre ostréiculteurs....

Comment est perçue votre présence ?

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Morlaix : 410 000 € de machines et mises aux normes chez Aquadis (Ouest France)

« Nous travaillons aussi les noix de coquille Saint-Jacques, pendant la saison. Dans quelques jours, pour les fêtes de fin d'année, nous allons préparer 5 000 plateaux de fruits de mer, prêts à consommer », indique Christophe Tanguy, directeur de production chez Aquadis, à Lanorgant.

Après le rachat de l'ancienne station d'épuration de la commune, l'entreprise vient d'investir 110.000 € dans sa remise aux normes. Elle vient également d'acheter pour 300.000 € de machines. Et envisage d'agrandir la partie expédition et stockage des emballages. « Cela nous permettra d'extraire le risque incendie de nos ateliers de production », note le directeur général Jean-Pol Le Ribault.

« Toute la France en 24 heures »

Trente salariés travaillent quotidiennement dans les ateliers. Ils y traitent essentiellement la truite sous différentes présentations (darne, filet, pavé), mais aussi des filets de poissons de mer, des crustacés cuits en caisse, frais et en barquette sous atmosphère protectrice.

Les produits sont élaborés à partir de production locale. La SAS aquaculture Naturellement fournit à l'entreprise, les truites d'eau douce, les truites avec le label bio et les truites de mer. « Pour les produits de la mer, nous nous appuyons sur le savoir-faire des mareyeurs locaux et la fraîcheur exceptionnelle de leurs arrivages », ajoute le directeur général, Jean-Pol Le Ribault. « Notre situation géographique nous permet, grâce à une logistique de transport exceptionnelle, de livrer toute la France en vingt-quatre heures mais aussi l'étranger, en un temps record. Pourquoi irions-nous ailleurs ? »

Lors de son passage, récemment, le préfet Pascal Mailhos a constaté le dynamisme de l'usine de transformation de poisson, installée dans la commune depuis de nombreuses années.

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Baie de Seine : Tourteaux et PCB

Chair brune : à éviter

Chair blanche des pinces et pattes : OK

L’Anses revient sur son avis rendu le 13 mai 2011 qui émettait un jugement défavorable quant à la consommation des tourteaux et des étrilles en baie de Seine « Les tourteaux sont considérés en moyenne non conformes aux limites réglementaires sur l’ensemble de la Baie de Seine et leurs non commercialisation et non consommation sont recommandées »

Un nouvel avis de l'Anses du 16 novembre 2011 apporte des nuances dans la consommation des tourteaux…

Conclusion de l’étude de l’Anses

Au regard de l’ensemble des résultats d’analyse en dioxines et PCB des tourteaux et étrilles pêchés dans la zone FAO VII D (Manche Est), l’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail estime que les tourteaux et étrilles sont conformes à la nouvelle réglementation portant sur la chair blanche des pinces et pattes, quelle que soit la zone de prélèvements et peuvent être commercialisés et consommés.

L’agence confirme que, au regard de l’analyse de l’effet matrice (pinces et pattes vs pinces et pattes + thorax), la conformité de la chair blanche issue des pinces et pattes, faisant l’objet de la nouvelle réglementation, est représentative de l’ensemble de la chair blanche incluant la chair de thorax.

Concernant la chair brune des crabes pêchés en Manche Est, l’Agence recommande, au vu des données disponibles présentant un niveau de contamination très supérieur à celui observé dans la chair blanche (jusqu’à un facteur 20), de ne pas la consommer (sous forme brute ou transformée).

Par ailleurs, l’agence note que comme la chair brune pour des produits mal préparés et précuits peut rendre la chair blanche du thorax impropre à la consommation, il est recommandé qu’un soin particulier soit apporté à la préparation de ce type de chair blanche et que son utilisation comme aliment ou comme ingrédient alimentaire devra utiliser des procédés alimentaires sous démarche HACCP pour des Guides de Bonnes Pratiques d’Hygiènes (GBPH) ou Programme Pré-requis Opérationnel (PrPO) incluant un point critique à ce sujet.

Source : Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une demande d’interprétation des résultats d’analyse en dioxines et PCB des étrilles et tourteaux pêchés en zone FAO VII D (Manche Est) et à l’évaluation du risque sanitaire lié à leur consommation / Anses – Saisine n° 2011-SA-0277

Une explication à cette différenciation morphologique des autorités sanitaires européennes dans une note d'information relative à la présence non pas de PCB mais de cadmium dans la «chair brune de crabe»

«Consommation de «chair brune de crabe»

1. La présente note d’information relative à la présence de cadmium dans la «chair brune de crabe» vise à sensibiliser l’ensemble des autorités, institutions et associations nationales qui sont responsables de la santé publique ou qui communiquent des informations sur la sécurité aux consommateurs.

2. Les crabes et autres crustacés apparentés peuvent contenir des quantités élevées de cadmium dans la partie principale de leur corps, à savoir le céphalothorax. Le contenu de cette partie est souvent appelé «chair brune de crabe» en raison de son apparence brun vert. Il ne s’agit pas, à proprement parler, de «chair». Le céphalothorax contient l’organe digestif du crabe – l’hépatopancréas – qui accumule le cadmium en raison de sa fonction digestive. Les concentrations de cadmium dans la chair des pattes et des pinces de crabe (souvent appelée «chair blanche») sont faibles.

3. L’Union européenne a fixé une teneur maximale en cadmium pour les pattes et les pinces (la chair blanche), de sorte que leur consommation ne présente pas de problème sanitaire. Les pattes et les pinces sont les seules parties des crabes qui soient mangées dans la plupart des États membres de l’Union.

4. Certains consommateurs mangent également la «chair brune» dans quelques pays. Les consommateurs qui mangent régulièrement cette «chair» peuvent être exposés à des teneurs élevées en cadmium

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Chair brune dans le tourteau..... Partie noire dans la coquille saint-jacques....

La coquille Saint Jacques touchée par la toxine ASP (Dailymotion/France3)


La coquille Saint Jacques touchée par la toxine... par France3baiedeseine

La coquille Saint Jacques touchée par la toxine ASP par France 3 Baie de Seine

Depuis le 3 octobre dernier, la préfecture de Haute-Normandie a décidé de limiter la pêche à la coquille dans certaines zones, aux professionnels travaillant avec un mareyeur agréé capable d'éliminer une dangereuse toxine. Cette toxine, nommée A.S.P. est de plus en plus présente près de nos côtes et elle se montre particulièrement dangereuse pour la santé. C'est pourquoi les pouvoirs publics surveillent particulièrement

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Consommation des poissons, mollusques et crustacés : Aspects nutritionnels et sanitaires pour l’Homme

Aspects nutritionnels et sanitaires pour l’Homme

ANSES 2010

La production, la transformation et la commercialisation des poissons, mollusques et crustacés (PMC) obéissent à des pratiques très diverses liées aux espèces aquatiques concernées, aux modes d’approvisionnement (aquaculture, pêches artisanales, industrielle et de loisirs) et au milieu aquatique (eau de mer, eau douce, eau saumâtre). Ils sont cependant présentés sous une dénomination commune auprès des consommateurs.

L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, Anses depuis le 1er juillet 2010, a souhaité, par décision du 21 février 2006, s’auto-saisir sur les aspects sanitaires et nutritionnels liés à la consommation de ces produits d’origine aquatique afin :

  • D’établir un état des lieux des pratiques d’alimentation des poissons, mollusques et crustacés ;
  • D’évaluer l’impact des pratiques d’élevage sur la qualité nutritionnelle des poissons, mollusques et crustacés ;
  • D’évaluer les aspects nutritionnels et sanitaires pour le consommateur, liés à la consommation des poissons, mollusques et crustacés ;
  • D’envisager une analyse bénéfice/risque de la consommation de ces produits.

Il convient de noter que les aspects de santé et de bien-être des animaux n’ont pas été inclus dans le champ d’évaluation. L’évaluation de l’impact des pratiques de pêche et d’élevage sur l’environnement n’a pas été traitée. Néanmoins quelques éléments sont évoqués en matière de gestion durable des ressources halieutiques.

Ce rapport a été réalisé dans le cadre d’un groupe de travail rassemblant notamment des experts des Comités d’experts spécialisés (CES) « Alimentation animale », « Nutrition humaine », « Microbiologie », et « Résidus et contaminants chimiques et physiques ». Ce groupe de travail a procédé à l’analyse des documents scientifiques et techniques collectés et a également auditionné des personnalités susceptibles d’apporter des compléments d’informations utiles à la réflexion engagée. Ce rapport a été présenté puis soumis à la relecture des quatre CES impliqués entre mars et avril 2008.

Ce rapport présente les différentes ressources des poissons, mollusques et crustacés les plus consommés en France, leurs modes de production, de transformation et de distribution aux consommateurs, et apporte des éléments de réponse aux interrogations posées sur la qualité nutritionnelle et sanitaire de ces produits.

Parallèlement à cette démarche, l’agence a rendu le 14 juin 2010 un avis relatif aux bénéfices/risques liés à la consommation de poisson, en s’appuyant notamment sur les réflexions apportées par le présent rapport, alors en cours de finalisation.

Pour télécharger le document, cliquer Anses

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Miss France. À la découverte des abers (Le Télégramme)

Mercredi, onze des trente-trois Miss du concours Miss France ont découvert les abers. Une halte aux viviers de Prat-ar-Coum leur a permis de découvrir les huîtres et les fruits de mer et aussi de les déguster avec délectation en compagnie d'Annie et Yvon Madec. Au plaisir de la bouche s'est ajouté celui de la beauté du paysage des abers. Les questions fusaient pour en comprendre la particularité. Une visite au sémaphore de l'Aber-Wrac'h a saisi les jeunes demoiselles, plus qu'admiratives du panorama maritime. Elles sont ensuite descendues au port avant de prendre la route de la Sill où Gilles Falc'hun et son équipe les attendaient.

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Calvados : Des parcs à huîtres sous haute surveillance (TF1)

Résumé : A l'approche des fêtes de fin d'année, les ostréiculteurs sont victimes de vols au sein même de leurs parcs. Dans le Calvados, pour la troisième année consécutive, les parcs sont protégés par les gendarmes.

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Pornic. Le made in fait son chemin dans le Pays de Retz (Ouest France)

« Comment s'unir pour mieux valoriser les productions et savoir-faire locaux ? » C'était la question posée au premier forum Terre & mer du Pays de Retz Atlantique, lundi, pour rapprocher consommateurs et producteurs.

Si vous préférez acheter des produits locaux et de saison, ayant du goût, plutôt que manger des mets importés, sans saveur, et fréquenter les marchés plutôt que les hypermarchés, vous êtes sans doute un « locavore » qui s'ignore. Ce terme désigne une nouvelle race de consommateurs, qui achète la nourriture produite dans un rayon allant de 100 à 250 km maximum autour de son domicile. Une manière de réagir à la crise : en mangeant local, on fait vivre les producteurs régionaux et on maintient le tissu économique local. Tout en limitant la pollution engendrée par le transport des marchandises. D'une pierre trois coups !

La vente directe a le vent en poupe

Un forum se tenait lundi soir à Pornic pour « favoriser la consommation locale » et les échanges entre les producteurs et les restaurateurs, gestionnaires de cantines scolaires, transformateurs et commerçants locaux. En la matière, le Pays de Retz n'est pas en reste. Il est même plutôt dynamique, même s'il a encore des progrès à faire. « Un quart des producteurs de la terre et de la mer pratiquent la vente directe de leur production », chiffre Patrick Prin, président de la Maison régionale de l'agriculture du Pays de Retz. Autre signe : les trois communautés de communes du Pays de Retz Atlantique (Pornic, Sud-Estuaire, Coeur Pays de Retz) ont sorti cet automne un guide pour présenter les producteurs pratiquant la vente directe, à la ferme ou sur les marchés.....

(...)

En résumé, une question leur était posée : voulez-vous travailler ensemble pour valoriser les produits made in Pays de Retz ?

Le territoire regorge de produits locaux (boeuf, moules, huîtres, sel, légumes...), comme l'a rappelé le député-maire de Pornic Philippe Boënnec. « C'est un beau pays plein de ressources. À nous de le faire connaître. »

Une « Retz'galade » en 2012....

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Delta du Mékong : le pangasius rapporte 1,4 milliard de dollars (Vietnam+)

Depuis janvier, le delta du Mékong a exporté 487.700 tonnes de pangasius pour plus de 1,4 milliard de dollars. Ce montant représente plus de 30% de la valeur totale des exportations de produits aquatiques du pays.

Au cours des dix premiers mois de l'année, le delta a augmenté de 5.140 ha la superficie de plans d'eau destinés à cet élevage, avec une production de plus de 1,1 million de tonnes, notamment dans les provinces d'An Giang, Dong Thap, Can Tho et Vinh Long. Le prix des pangasius des provinces du delta est actuellement de 27.500-28.300 dôngs le kilo, soit 2.000 dôngs de plus qu'en octobre. -AVI

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La Norvège aide le Vietnam en aquaculture (Vietnam+)

La Norvège accordera une aide d'environ 2 millions de dollars pour la troisième phase d'un projet d'amélioration des compétences du Vietnam en matière d'aquaculture.

C'est ce que contient, en substance, l'accord signé jeudi à Hanoi entre le ministre de l'Agriculture et du Développement rural Cao Duc Phat et son homologue norvégien de l'Agriculture et des Aliments Lars Peder Brekk, en visite de travail au Vietnam à l'occasion de la célébration des 40 ans de l'établissement des relations diplomatiques bilatérales.

Cet accord permettra à l'Institut d'étude sur l'aquaculture N°1 d'améliorer ses recherches et sa formation pendant la troisième phase de ce projet qui sera mise en oeuvre de 2011 à 2015.

De 1999 à 2008, le gouvernement norvégien a octroyé environ 3,7 millions de dollars aux première et deuxième phases du projet afin d'améliorer les compétences de cadres vietnamiens dans l'agriculture, notamment l'aquaculture, avec à la clé de nombreuses formations.

A cette occasion, les deux ministres du Vietnam et de Norvège ont eu un entretien. Lars Peder Brekk a reconnu les efforts du Vietnam pour lutter contre l'effet de serre et s'adapter au changement climatique. Selon lui, le gouvernement norvégien souhaite poursuivre sa coopération avec le Vietnam, notamment dans la réduction des émissions de CO2 au Vietnam, et plus largement dans la région du Mékong. -AVI

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Énergies renouvelables: la législation française et tchèque toujours pas en conformité avec les règles de l'UE

Bruxelles, le 24 Novembre 2011 - L'augmentation de la part des énergies renouvelables à 20% en 2020 dans la consommation énergétique globale de l'UE est un objectif clé de l'UE pour une approche plus durable et compétitif de l'UE. Le succès repose beaucoup sur l'engagement des Etats membres à mettre pleinement en œuvre les exigences de la législation de l'UE. Par conséquent, la Commission a formellement demandé aujourd'hui par le biais des avis motivés à la France et la République tchèque à mettre sa législation nationale sur les énergies renouvelables en ligne avec les règles communes de l'UE ont convenu. Si les États membres ne respectent pas leur obligation légale dans les deux mois, la Commission peut renvoyer à la Cour de justice.

L'énergie renouvelable la directive (2009/28/CE ) a dû être mis en œuvre par les États membres avant le 5 Décembre 2010. Cependant, la France et la République tchèque n'ont pas encore informé la Commission de la transposition complète de la directive dans leur législation nationale....


------ 24 novembre 2011 ------

Quand des élus ne croient plus à la pêche (et par extension à la conchyliculture).....

En Charente-Maritime, les élus mettent la main à la poche pour l'agrandissement du port de plaisance de La Rochelle. Mais ils se posent des questions quant au financement de l'expansion du 5e port de pêche français dans le plus grand département halieutique de l'hexagone...

Va-t-on vers une privatisation des ports de pêche ?

Pour financer l'extension du port de pêche de La Cotinière (Oléron), le Conseil général de Charente-Maritime met à l'étude un partenariat public privé. Le maire de Saint-Pierre-d'Oléron n'y est pas hostile.

La modernisation du port de La Cotinière passe-t-elle par un partenariat public privé ?

Un partenariat public privé pour réaliser l'extension du port de pêche de La Cotinière, et gérer ses nouveaux équipements. Il y a trois semaines, le Conseil général de la Charente-Maritime délibérait pour mettre cette option à l'étude. C'est une technique de financement, voire de gestion, que l'on rencontre par exemple dans les constructions des nouveaux centres pénitentiaires. À Saint-Pierre-d'Oléron, cette approche fut aussi envisagée, mais sans suite, pour un projet de nouvelle gendarmerie.... Source : La Cotinière : Un pas vers l'extension du port (Sud Ouest)

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Huîtres. «Ce sera pire en 2012 et 2013» (Le Télégramme)

Il y aura bien des huîtres à Noël, mais moins de travail pour les saisonniers. Le Carnacois Hervé Jenot, président du Comité régional de conchyliculture, fait le point sur la crise au sein de la profession. S'il ne désespère pas de l'avenir, il n'attend pas d'embellie avant plusieurs années.

Au déclenchement de la crise, en 2008, on avait dit qu'il n'y aurait plus d'huîtres en 2011...

Les médias ont dit ça, oui. Moi, je n'ai jamais dit ça. J'ai dit qu'il y aurait moins d'huîtres, et c'est ce qui est vrai. Sur le plan national, on produisait 130.000 tonnes avant la crise, et là on tombe à 70.000 tonnes. On est grosso modo à 50%. Au niveau du pays d'Auray, c'est encore 10% de moins environ, car on est impacté par le problème spécifique de la baie de Quiberon. Celle-ci représente à elle seule 2.500 des 3.000 hectares de parcs dans le coin.

Quel est le problème en baie de Quiberon ?

Les prix vont-ils encore augmenter?

Est-on au pic de la crise après quatre années de surmortalité des juvéniles ?

Rappelez-nous ces pistes...

Au niveau national, avec l'aide de l'État et d'Ifremer on a lancé plusieurs programmes pour essayer de changer de qualité d'huître en allant chercher à l'extérieur. On avait notamment une piste au Japon mais le tsunami a tout mis par terre. Donc pour l'instant ça n'a pas marché. L'huître des quatre saisons n'a pas marché non plus. On a aussi lancé un programme de plan de sauvegarde visant à faire de la sélection génétique à partir de celles qui ont survécu. Mais ça prendra du temps. Le quatrième programme, lui, a marché. L'État nous a autorisé à aller chercher des huîtres sauvages sur les rochers. Grâce à cela, beaucoup d'entreprises ont regarni leurs parcs. Dans ces sauvages, il y avait des juvéniles qui avaient passé le cap des mortalités et ça va faire des belles huîtres. Maintenant, ça ne va pas marcher ad vitam eternam. Des huîtres, on ne va pas en trouver des mille et des cents sur les rochers.

En 2008, dans le pays d'Auray on recensait 3.000 hectares de parcs, 175 entreprises et 650 emplois représentant 520 équivalents temps plein. Et aujourd'hui ?

Alors qu'il est déjà dur de survivre, un jeune peut-il encore s'installer aujourd'hui ?

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Soissons. À un mois du réveillon de Noël L'huître, toujours plus chère (L’Union)

Selon Annick de Lacuvellerie, détaillant sur le marché, la vente n'a pas fléchi, malgré les hausses répétées des prix, trois fois en deux ans.

Il y aura encore des huîtres pour les fêtes de fin d'année, mais beaucoup moins et surtout beaucoup plus chères.

On les déteste ou on les adore, mais tout le monde tombera d'accord sur un point : les huîtres, ça commence à coûter drôlement cher. Jusqu'à 22,80 euros la douzaine (8,20 euros le premier prix) à la poissonnerie du centre-ville Espadon 3000.

La faute à une crise sans précédent, une tempête qui balaie la communauté des ostréiculteurs depuis trois ans et qui n'est pas près de s'apaiser.

Une bactérie tueuse, un herpès ayant muté, attaque les jeunes huîtres au printemps, au pire moment, c'est-à-dire en période de reproduction. Les ostréiculteurs perdent à chaque fois 80 % de la production. Il faut savoir qu'une huître met environ quatre ans pour arriver à maturité.

Pour faire face à la baisse de stocks - la production nationale annuelle est passée de 120 000 à 60.000 tonnes - et en même temps à la demande à l'approche des fêtes, le cours de l'huître a flambé de 0,40 euro. Après deux augmentations rien qu'en 2010, c'est un nouveau coup porté au porte-monnaie des amateurs de fines de claire et autres spéciales. Sur le marché de Soissons, la vente d'huîtres ne semble guère en pâtir. Le détaillant, Annick De Lacuvellerie, l'assure : « La vente par rapport à l'année dernière n'a pas baissé. »

« On se fait plaisir »

Bien que la douzaine coûte 0,60 euros plus cher que l'année dernière, les habitués ne sont pas encore prêts à se passer de ce mollusque au goût si subtilement iodé. À l'instar de Marguerite et Erika, mère et fille, venues chercher, comme elles le font tous les quinze jours, de quoi se préparer un plateau à midi. « On voit bien les prix augmenter. Le premier prix est passé de 3,60 euros la douzaine il y a deux ans à 5,40....

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Les vols d'huîtres explosent à Marennes-Oléron (La Dépêche)

Depuis le début de l'année, les ostréiculteurs ont déploré le vol de 40 tonnes de coquillages. Pour tenter de juguler ces vols, qui s'accroissent année après année, = un important dispositif de surveillance a été mis en place.

Alors que l'on entre dans la plus forte période d'activité de l'année pour les ostréiculteurs avec la préparation des fêtes, ceux de Marennes-Oléron tirent le signal d'alarme : les vols d'huîtres sont deux fois plus importants en 2011 qu'en 2010, où ils avaient déjà été multipliés par 4 par rapport à 2009 ! On arrive ainsi à un total de 40 tonnes de coquillages déclarés volés par les professionnels depuis le début de l'année, avec 35 procédures en cours. Une augmentation jugée exponentielle qui fragilise encore un peu plus des producteurs en difficulté. « Nous sommes victimes d'une pénurie liée à une mauvaise reproduction et aux surmortalités de juvéniles que nous subissons depuis maintenant plusieurs années. Nous avons aussi subi Xynthia. Maintenant, ce sont les vols. Certains sont aux abois » déplore le président du syndicat des ostréiculteurs Gérald Viaud. Les pêcheurs de loisir sont aussi dans le collimateur : il leur est interdit de ramasser des coquillages à moins de 25 mètres d'un parc ostréicole. « Il faut que le procureur prenne conscience de la gravité de ces vols » prévient Gérald Viaud.

Un hélicoptère équipé de vision nocturne pour surveiller les bancs....

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Le pacage marin (ou aquaculture de repeuplement), çà marche !

Granville. Coquilles Saint-Jacques: le projet d'ensemencement porte ses fruits (Ouest France)

De milliers de petites coquilles Saint-Jacques de 6 à 7 centimètres se trouvent au large de Granville.

Le projet d’ensemencement de coquilles saint-Jacques mené au sud de Chausey, depuis deux ans, par le comité local des pêches de l’ouest-Cotentin, semble déjà porter ses fruits. Ce mercredi 23 novembre, un bateau de pêche granvillais a tiré un trait de drague et remonté à la pelle de petites coquilles Saint-Jacques. « On n’en avait jamais vu autant, se réjouit André Piraud, président du comité local des pêches de l’Ouest-Cotentin. Nous pensons que l’ensemencement commence à porter ses fruits, car nous trouvons en assez grande quantité des petites Saint-Jacques dans des endroits où traditionnellement nous n’en n’avions jamais pêché »

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Aquanord : Gravelines vote la garantie d'emprunt pour le rachat des bâtiments (La Voix du Nord)

Spécialisée dans l'élevage de bars et de daurades, Aquanord avait été placée en redressement judiciaire en février2010.

Confrontée à une forte concurrence grecque, la ferme aquacole Aquanord, implantée à Gravelines depuis 1983 et spécialisée dans l'élevage de bars et de daurades, avait déposé le bilan en février 2010. Placée en redressement judiciaire, la société avait été contrainte de licencier dix de ses cent dixsalariés et de présenter un plan de continuation de l'activité.

Les orientations ainsi retenues prévoyaient une réorientation vers le haut de gamme et le bar gros calibre, point faible des concurrents (soit, à terme, 70 % du site gravelinois). Également visés par le plan, le maintien en place des cent salariés et la reconquête des super et hypermarchés.

Sortir du redressement judiciaire....

------ 23 novembre 2011 ------

Ostréiculture. Modèle économique: une étude lancée en décembre (Le Télégramme)

Entre les différents types d'élevages et les nombreux modes de commercialisation, il y a autant de modèles économiques que d'ostréiculteurs. Y-en-a-t-il un plus performant que les autres?

«Non. Ça dépend des années, en plus. Chacun a plus ou moins sa niche. Il y en a encore qui tiennent heureusement. Mais l'avenir n'est pas réjouissant. Tout le monde est affecté et sera affecté».

D'ores et déjà, la crise a-t-elle engendré des mutations dans la profession ?

Quelques professionnels ont disparu ou se sont reconvertis, mais on ne sait pas combien. Pour l'instant, quelqu'un qui arrête de travailler, au Comité régional de conchyliculture on ne le sait pas! Par des bruits de coursives on sait qu'untel a changé de métier, qu'untel termine l'élevage de ses huîtres mais ne renouvelle plus ses achats de naissain et donc qu'il programme une cessation d'activité à deux ou trois ans. Mais officiellement on ne sait rien...

------ 22 novembre 2011 ------

Norvège : Un rapport sur l'impact environnemental de la pisciculture (BE)

Un rapport publié récemment par l'IMR (Institut de Recherche Marine) pour le compte du Ministère de la Pêche et des Affaires Côtières montre que la pisciculture, notamment du saumon, aurait, dans plusieurs comtés, des impacts très négatifs sur l'environnement.

Le Finnmark, le comté le plus septentrional du pays, a une concentration d'élevages très faible et a longtemps été épargné par l'impact négatif de l'aquaculture. Ce comté a dorénavant de sérieux problèmes de poux de mer (petits crustacés qui se nourrissent de la chair du poisson) et de modifications génétiques sur la population sauvage de saumon et de truite (dus à l'évasion de poissons d'élevage, qui se reproduisent avec des poissons sauvages).

Depuis 2009, le gouvernement norvégien a inscrit la pisciculture dans une stratégie de développement durable fixant des objectifs concernant son impact sur l'environnement et le poisson sauvage, et précisant notamment l'impact des maladies diverses, des évasions et de la pollution engendrée sur les populations de poisson sauvage. Le rapport de l'IMR déclare clairement " [...] il est très probable que les effets sur l'environnement de l'aquaculture soient en conflit avec les objectifs de la stratégie de développement durable [...]". Cette conclusion est identique à celle d'un précédent rapport datant de janvier 2011, qui avait pour objectif de réaliser une première évaluation de ce type de risque. "Le rapport fournit de nouvelles données sur les poux de mer et le nombre d'évasions de poissons de culture. La situation a empiré depuis l'année dernière.", annonce Geir Lasse Taranger, un des auteurs du rapport et chercheur à l'IMR [4]. Les chercheurs ont classé chaque comté en trois catégories (vert, jaune et rouge), en fonction de la probabilité que l'impact de la pisciculture soit en désaccord avec les objectifs de durabilité fixés par le gouvernement. Le Finnmark est classé dans la catégorie jaune. Il était vert en janvier. Rogaland a eu une tendance positive en passant de jaune à vert, tandis que Hordaland reste classé dans la catégorie rouge.

La proportion de saumons sauvages et truites de mer attaqués par les poux de mer est un bon indicateur de l'impact environnemental de la pisciculture à l'échelle régionale. Le risque est considéré comme modéré quand plus de 10% des poissons sauvages sont infectés par les poux de mer. Il est considéré comme élevé quand les 30% sont dépassés. "Il y a une connexion entre l'importance de la pisciculture dans un comté et la quantité de poux de mer trouvée sur les poissons sauvages, mais un lien direct entre ces deux faits n'est pas encore avéré.", précise Geir Lasse Taranger. "Nous avons trouvé beaucoup de poux de mer sur les poissons sauvages en 2008 et en 2011, surtout dans les régions de Hardanger et de Hordaland. Cela ne signifie pas qu'il y avait plus de poux dans les élevages, mais que les conditions pour la propagation ont été favorables.", ajoute-t-il.

Pour télécharger le document en norvégien, cliquer Ici

Malgré cela, les pêcheurs boulonnais persistent et signent....

Après la moule de Dunkerque, le saumon « made in Boulogne » ? (Voix du Nord)

Éric Gosselin, directeur de la Coopérative maritime étaploise (CME), fait le point sur l'activité des 55 chalutiers et présente le projet de ferme aquacole où serait produit un saumon « made in... Boulogne ».

Vous souhaitez vous lancer dans l'aquaculture en produisant du saumon...

« Il s'agit d'un projet aquacole à terre, en milieu fermé, dans un hangar. Ici, la mer ne se prête pas à des fermes à ciel ouvert pour les salmonidés. Il y a trop de passages, pas assez de fond. Le projet porte sur six bassins qui produiraient du saumon qui nagera tout le temps dans une eau pure, filtrée, sans antibiotiques ni traitements. L'objectif dans une exploitation comme celle-là, c'est d'en sortir 500 tonnes par an, seuil d'une rentabilité assez rapide. Pourquoi du saumon ? En un an, on peut produire un saumon de deux ou trois kilos avec une taille commercialisable. Nos clients sont intéressés par un poisson de qualité, élevé par nous. C'est une filière qui est maîtrisée et le marché existe. On pourrait commencer à produire cela en 2013 avec le soutien de la Région et de l'Europe, qui a des budgets pour la diversification. Voire des pêcheurs qui sont prêts à investir dans l'outil qui serait construit sur un terrain de l'ex-site Comilog où on a l'intention de regrouper notre siège social, l'unité de transformation et les bassins d'aquaculture. »

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Gujan-Mestras : Collecte d'huîtres (Sud Ouest)

Les huîtres sont toujours présentes sur le cross, pour les dégustations mais aussi pour les récompenses….

Le comité d'organisation du cross de « Sud Ouest » rappelle aux ostréiculteurs que la collecte des huîtres se déroulera jeudi 24 novembre sur les ports. Par avance, il les remercie de l'effort qu'ils vont consentir pour la réussite de cette manifestation qui pour la 38e fois va réunir sur le site de Chante- Cigale, l'ostréiculture, la ville de Gujan-Mestras et le journal « Sud Ouest ».

Les bénévoles chargés de cette collecte ont rendez-vous à la cabane de Bernard Langlade, sur le port de la Barbotière, à 14 heures. Toutes les bonnes volontés seront les bienvenues

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Oléron : Le pêcheur à pied est condamné pour le vol de 12 tonnes d'huîtres (Sud Ouest)

Le professionnel de la pêche évite la prison ferme mais pas une addition salée. Il dit qu'il va faire appel.

Hier, à la sortie du tribunal correctionnel, Jean-Jacques Counil, le pêcheur professionnel basé à La Tremblade, qui avait répondu, le 21 octobre, d'un vol de 12 tonnes d'huîtres au détriment de deux ostréiculteurs, poussait « un petit ouf » de soulagement. « J'évite la prison ferme », soulignait-il, ayant bien en tête que le procureur de la République Julien Wattebled avait requis douze mois de prison dont six ferme. Le magistrat visait à sanctionner la situation de récidive du prévenu même si le délit antérieur n'était pas un vol d'huîtres.

« Je conteste »

« Mais je vais faire appel, poursuivait Jean-Jacques Counil car si je suis d'accord pour que le montant du préjudice d'un des deux ostréiculteurs se monte à 1 500 €, je conteste les 20 000 € que je dois à l'autre. Je n'ai jamais pêché sur sa concession. » Son épouse rappelait que sept tonnes d'huîtres ont été saisies et restituées.

Au delà, le couple souligne que les huîtres pêchées, durant le mois de février 2011 au large de Boyardville (Saint-Georges-d'Oléron), n'étaient pas des huîtres travaillées. Lors de l'audience de fin octobre, l'avocate du prévenu avait, plaidant la relaxe, brandit un plan des concessions et lancé que « la concession était en jachère ». Elle fait aussi référence au glanage....

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La directive-cadre sur l’eau DCE sur le bon état des cours d’eau en 2015 : une galéjade ? (Cedepa)

La directive-cadre sur l’eau (2000/60/CE), couramment désignée DCE, est une directive européenne prise le 23 octobre 2000.

Elle établit un cadre pour une politique globale communautaire dans le domaine de l’eau. La réglementation européenne édicte les éléments qui doivent concourir à la protection des ressources en eau douce, ou salée, superficielles ou souterraines, de transition et côtières.

L’objectif de la DCE est de prévenir et de réduire la pollution des eaux, de promouvoir son utilisation durable, protéger l’environnement, améliorer les écosystèmes aquatiques (zones humides) , atténuer les effets des inondations et des sécheresses.

En préambule, il est indispensable de préciser notre position, non ambigüe : nous voulons le plus d’eau possible de la meilleure qualité possible. Toutes les actions en direction des facteurs qui dégradent sa qualité et qui l’utilisent de manière irraisonnée doivent être engagées sans délai. On ne peut pas être plus clair.

Par contre, nous avons quelques observations sur les délais, les indicateurs et une perception divergente sur les priorités.....

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Mayotte - La production locale, une réponse au conflit (Malango)

Avec 1500 km2 de lagon, Mayotte a un potentiel considérable en matière d’aquaculture qui est freinée par une absence de compétence. Mais de manière plus générale, la France n’est pas en pointe dans ce secteur de l’aquaculture tropicale : la preuve Mayotte avec ses 150 tonnes par an, est en tête… alors que Madagascar produit pendant ce temps 5500 tonnes.

Les jours se suivent et un thème revient comme un pansement sur l’économie de Mayotte : il faut développer la production endogène, locale. Nous avons donc rencontré THE spécialiste, Bertrand Coûteaux, notre commissaire au développement endogène dont on n’entend plus parler depuis 8 mois... Il se partage depuis son installation le 30 novembre 2010 entre La Réunion et Mayotte, mais son absence nous avait étonné lors du conflit, il s’en explique et relate ses premières avancées. Elles s’appuient en grande partie sur la région.

Bertrand Coûteaux est très attendu sur des dossiers moteurs pour l'économie...

------ 21 novembre 2011 ------

L’ENIM publie son nouveau site internet

Visitez le nouveau site Internet de l’ENIM, le régime de sécurité sociale des marins, cliquer ENIM

Avec une organisation de l’information plus claire et plus accessible, le site Internet de l’ENIM a pour vocation de tenir informé ses bénéficiaires et les armateurs de leurs droits et leurs démarches en matière de prévoyance, de retraite, d’aides extra-légales et de cotisations.

Les accès aux services en ligne Mon compte assuré et Professionnels de santé : mon espace pro sont présents dès la page d’accueil et ce tout au long de la navigation.

Simple à consulter, l’ENIM se dote d’un site Internet qui répond de manière plus précise aux attentes de ses assurés....

Le plus ancien régime de protection sociale

L’ENIM est un régime de sécurité sociale commun à tous les navigants professionnels du commerce, de la pêche, de culture marine et de la plaisance. Il couvre toutes les branches (sauf celle de la famille rattachée au régime général) et offre donc une protection sociale pour les risques maladie, maternité, invalidité, décès, accident du travail et vieillesse. Vous constaterez en navigant sur ce site que ce régime, tout au long de ces trois siècles d’existence, a su évoluer et s’adapter aux nouveaux changements de la société sans renier son passé lié à l’histoire spécifique du monde maritime et des gens de mer. Il développe une action sanitaire sociale auprès des marins et leurs familles ; Il assure la taxation et le recouvrement des contributions et cotisations sociales.

Destiné à vous informer et répondre à vos interrogations en quelques clics, le nouveau site de l’ENIM ouvert le 03/11/2011 est divisé en trois grandes parties :

  • une présentation de l’ENIM avec une possibilité d’indiquer immédiatement votre situation pour aller au plus vite à l’information recherchée,
  • les prestations :....

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L'huître recrute pour les fêtes (Ouest France)

L'ostréiculteur Jean-Jacques Cadoret attend 200 saisonniers. Pour la période comprise entre le 10 et le 30 décembre.

Deux questions à Jean-Jacques Cadoret, ostréiculteur à Riec-sur-Belon.

Quels saisonniers recrutez-vous ?

Nous recherchons 200 saisonniers. Des femmes, pour la mise en barquette des huîtres et des hommes, pour la pêche et le nettoyage. Aucun diplôme préalable n'est requis pour ces tâches. Juste la motivation ! Nous avons également besoin de préparateurs de commandes et de personnes qui seront chargées de l'expédition. Il s'agira d'un travail en 2x8, la première équipe débutant à 6 h, l'autre à 14 h. Le recrutement a déjà commencé, avec l'aide de Pôle emploi.

Manger des huîtres à Noël, c'est de saison ?...

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Bassin d’Arcachon : Phytoplancton passé au crible FlowCAM/PhytoImage

Mise en œuvre opérationnelle d’un système couplé de numérisation (FlowCAM) et de traitement d’images (PhytoImage) pour l’analyse automatisée, ou semi-automatisée, de la composition phytoplanctonique d’échantillons d’eau de mer - Premières étapes

2011 Ifremer

Auteur(s) : Tunin Ley Alina, Maurer Daniele

Résumé

Le projet FlowCAM/PhytoImage a pour objectif, à terme, la mise en œuvre opérationnelle d’analyses de la composition phytoplanctonique d’échantillons d’eau de mer grâce à une analyse automatisée, ou semi­automatisée, en utilisant un FlowCAM couplé à une version spécifique du logiciel PhytoImage, développé par l’Université de Mons en Belgique. Ce rapport rend compte des premières phases de la réalisation du projet, effectuées dans le cadre d’un post-doctorat, en constante interaction avec l’équipe de l’UMONS. Les images issues de la numérisation d’échantillons, principalement prélevés dans le bassin d’Arcachon de janvier 2010 à mars 2011, ont permis de constituer des banques d’images des particules du bassin d’Arcachon, principalement de la flore totale phytoplanctonique (matériel frais et fixé au Lugol) mais aussi d’autres catégories de particules non ciblées (zooplancton et particules inertes)…. Suite Ifremer

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Pêcheurs-plaisanciers. Un recours auprès du préfet de région (Le Télégramme)

Le comité départemental de la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France a tenu son assemblée générale samedi, à Larmor-Plage. Dans le collimateur des pêcheurs plaisanciers l'arrêté préfectoral interdisant la pêche à pied de loisir dans le département, 15mètres autour des cultures marines. «On ne peut pas accepter que cette interdiction soit réservée aux seuls pêcheurs plaisanciers», s'indigne Alain Bayaert, président du comité. «Le Morbihan est truffé de parcs à huîtres. Les gisements pour la pêche à pied sont de plus en plus restreints». Les pêcheurs plaisanciers y voient la volonté des professionnels de s'accaparer les gisements et crient à la discrimination. Le comité va déposer un recours auprès du préfet de région, pour demander l'abrogation de l'arrêté.

Les boues du Scorff aussi dans le collimateur...

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Lot-et-Garonne. Layrac. Les huîtres du dimanche (La Dépêche)

Eric Massé est ostréiculteur au Château d'Oléron, sur l'île du même nom, face à Marennes. Il entretient là-bas 3 ha de parcs dans lesquels, avec son épouse Corinne, ils élèvent les huîtres qu'on trouve dans l'Agenais.

Car la famille Massé écoule toute sa production dans la périphérie du chef-lieu. Ils quittent leur domicile d'Oléron, le samedi, à 3 heures, pour être à Agen à l'ouverture du marché. Il faut être proche de quelque ostréiculteur pour connaître les affres d'un tel métier : passer des heures dans l'eau en suivant les marées, travailler quand les autres s'amusent.

Actuellement, Eric s'inquiète, comme ses confrères des Charentes-Maritimes (et même d'ailleurs) de l'importante mortalité des jeunes huîtres d'un an. La cause de cette hécatombe est pour l'instant hypothétique, mais elle affecte gravement le commerce de ces mollusques tant appréciés pour les fêtes. Eric Massé monte son étal en face du Géant le samedi après-midi, jusqu'à 19 h, son épouse au marché du Gravier le matin....

------ 19 novembre 2011 ------

Les pêcheurs boulonnais se lance dans l'élevage de saumon...

Les pêcheurs boulonnais se lance dans l'élevage de saumon...

"On a beaucoup de demandes de Boulogne ou de l'étranger pour du hareng, du maquereau ou de la coquille, les trois produits phares de nos bateaux."

Se lancer dans le saumon à très haut risque.... Et pourquoi pas développer l'élevage de coquille saint-jacques beaucoup moins risqué !!!!

Avec le saumon, les pêcheurs/aquaculteurs passeront d'une dépendance "Carburant" à une dépendance "Aliments piscicoles"... Lire : Aliment aquacole, le "carburant" du pisciculteur

Boulogne : La coopérative maritime étaploise (CME) prête à se lancer dans l'aquaculture (La Voix du Nord)

Éric Gosselin, directeur de la CME, croit fermement au projet de ferme aquacole en milieu fermé.

Éric Gosselin, directeur de la Coopérative maritime étaploise (CME), fait le point sur l'activité des 55 chalutiers et présente le projet de ferme aquacole où serait produit un saumon « made in... Boulogne ».

Vous souhaitez vous lancer dans l'aquaculture en produisant du saumon...

« Il s'agit d'un projet aquacole à terre, en milieu fermé, dans un hangar. Ici, la mer ne se prête pas à des fermes à ciel ouvert pour les salmonidés. Il y a trop de passages, pas assez de fond. Le projet porte sur six bassins qui produiraient du saumon qui nagera tout le temps dans une eau pure, filtrée, sans antibiotiques ni traitements. L'objectif dans une exploitation comme celle-là, c'est d'en sortir 500 tonnes par an, seuil d'une rentabilité assez rapide. Pourquoi du saumon ? En un 1 an, on peut produire un saumon de 2 ou 3 kilos avec une taille commercialisable. Nos clients sont intéressés par un poisson de qualité, élevé par nous. C'est une filière qui est maîtrisée et le marché existe. On pourrait commencer à produire cela en 2013 avec le soutien de la Région et de l'Europe qui a des budgets pour la diversification. Voire des pêcheurs qui sont prêts à investir dans l'outil qui serait construit sur un terrain de l'ex-site Comilog où on a l'intention de regrouper notre siège social, l'unité de transformation et les bassins d'aquaculture. »

Quel bilan tirez-vous de cette année 2011 ?...

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Le N°1 mondial de l'aliment piscicole dans le conseil de surveillance de l'Ecolabel ASC

Knut Nesse est nommé membre du Conseil de Surveillance de l'ASC (Skretting)

Knut Nesse, PDG de Nutreco Aquaculture (Groupe Skretting), a accepté d'être l'un des membres du Conseil de Surveillance de l'Aquaculture Stewardship Council (ASC).

Fondée en 2009, ASC est une organisation indépendante à but non lucratif responsable de la gestion des normes développées lors des Aquaculture Dialogues pour une filière aquacole durable. Les Aquaculture Dialogues sont un programme de tables rondes initiées et coordonnées par WWF.

"Je suis impatient de prendre mes fonctions. Etre impliqué dans une telle organisation permettra d'avoir un aperçu et de comprendre un grand nombre de questions environnementales concernant de multiples espèces aquacoles" déclare Knut Nesse. "Puisque Skretting étend ses activités en Asie, avoir un meilleur aperçu des questions environnementales concernant les espèces aquacoles de la région, telles que la crevette, sera une expérience très enrichissante."

"Nous sommes très heureux que Knut Nesse ait accepté d'être le nouveau membre du Conseil de Surveillance de l'ASC. Sa nomination a été unanimement acceptée par les 4 autres membres" déclare José R. Villalón, président du Conseil de Surveillance.....

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Formation en aquaculture dans Nord-Pas-de Calais

L’aquaculture à Coulogne Le lycée professionnel privé de Coulogne (62) est le seul établissement au Nord de Paris à proposer un BTSA (brevet de technicien supérieur agricole) aquaculture. La moitié des diplômés poursuivent en licence professionnelle, notamment environnement et sécurité en agroalimentaire avec l’ULCO, et les plus courageux en master aquariologie.

À savoir : membre du Pôle de compétitivité à vocation mondiale (Aquimer), le lycée met en place un élevage d’esturgeons labellisé en partenariat avec le conseil régional Nord-Pas-de-Calais. (source : L'Etudiant)

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Québec : L'École nationale des pêches proactive pour attirer plus d'étudiants (Cyberpresse)

L'École des pêches et de l'aquaculture veut se rapprocher des pêcheurs commerciaux de tout le Québec.

La direction de l'École nationale des pêches et de l'aquaculture du Québec entend se rapprocher de ses clientèles potentielles afin d'améliorer l'achalandage de cette institution basée à Grande-Rivière, en Gaspésie.

Fondée il y a plus de 60 ans, l'école a vu sa clientèle traditionnelle chuter au fil des ans. Depuis 12 ans, 176 étudiants y ont obtenu leur diplôme, 55 au collégial et 121 au secteur professionnel. C'est bien moins que la moitié de la capacité de l'institution.

Toutefois, l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec (ÉPAQ) joint d'autres clientèles, notamment des pêcheurs, des aquiculteurs et des ouvriers d'usine qui suivent une formation continue entre leurs périodes de travail.

De plus, l'institution sert aussi au programme collégial d'accueil et d'intégration, c'est-à-dire aux collégiens de la MRC du Rocher-Percé qui n'ont pas encore fait un choix d'option mais qui s'avancent dans les matières obligatoires comme le français, les mathématiques, la philosophie et l'éducation physique. De 20 à 45 étudiants par année s'y inscrivent....

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L'école Ferrandi et le 1er concours culinaire pour une Pêche Durable (L’Hotellerie)

L'école Ferrandi crée avec l'Alliance des Produits de la Mer le 1er concours culinaire pour une Pêche Durable dont Olivier Roellinger sera le parrain. Cette information sous une apparence anodine est révélatrice d'une évolution considérable dans l'approche de l'enseignement professionnel en France.

Que l'Alliance des Produits de la Mer souhaite organiser ce concours et qu'Olivier Roellinger accepte d'en être le parrain, nous pouvons bien sûr les assurer de notre soutien, mais nous sommes dans la continuité de leur action et de leurs engagements. Avec l'Ecole Ferrandi comme cofondateur, une toute autre étape est franchie.

L'école Ferrandi, c'est 50 ans d'enseignement dans la gastronomie française, un nombre impressionnant de grands noms de la cuisine, chefs étoilés, Meilleurs Ouvriers de France comme professeurs associés et parmi les anciens élèves. Et pour ne citer que quelques chiffres : 1 500 étudiants français et étrangers jusqu'à Bac + 5, 20 cuisines et laboratoires, 2 restaurants d'application pour des taux de réussite aux examens (97,4 %) et d'insertion professionnelle (88 %) exceptionnels....

------ 18 novembre 2011 ------

Énergie en mer : la pêche aux tep (tonnes d’équivalent pétrole)

Énergie en mer : la pêche aux tep (tonnes d’équivalent pétrole)

Lettre mensuelle AAER n°61

Date de publication : novembre 2011

Sommaire : Énergie en mer : la pêche aux tep / OIE : programme d’appui pour la législation vétérinaire / Rapport d’activité du comité de déontologie / Abattoirs : études et données économiques / Contrôle de la bien-traitance en abattoir / Formations vétérinaires en Europe : étude comparée.

Energie en mer : La pêche aux tep (tonne d’équivalent pétrole)

Philippe Ferlin

Le milieu marin non seulement joue un rôle essentiel dans le cycle du carbone mais peut aussi devenir une source d’énergie dans les prochaines décennies.

Trois pistes de production énergétique sont actuellement explorées : l’utilisation de l’hydrodynamisme (marées, courants, vagues), le thermodynamisme (utilisation des différences de température entre couches profondes et eaux de surface) et la production bio-énergétique (algues).

Mais les mers et les océans, sources potentielles d’énergie, sont aussi des lieux de dépenses énergétiques du fait de l’activité de pêche.

  • L’énergie tirée de l’océan
  • Les relations entre pêche et énergie
  • Aquaculture et énergie

Pour télécharger le bulletin cliquer Ici

Remarque personnelle : Le tableau ci-dessus sur le rendement alimentaire selon les espèces est contestable. Peut-on comparer l'aliment d'un saumon (composé à 70% d'huile et farine de poisson) avec l'aliment du poulet (composé de céréales et protéagineux). Pour le tableau au dessus, il aurait été intéressant d'y ajouter des coquillages d'élevage...

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La Garde républicaine surveille les huîtres de Grandcamp-Maisy (Video Ouest France)

Depuis lundi, six gardes républicains assurent des patrouilles sur les parcs à huîtres de Grandcamp-Maisy. Mise en place l’an dernier à la même époque, cette surveillance avait permis d’éradiquer les vols sur les parcs, en Baie des Veys. L’adjudant Thierry Imbert, du 3e escadron du régiment de cavalerie de la Garde républicaine explique cette surveillance un peu particulière.

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Réflexion de Riskassur sur le Développement de la pisciculture

Le problème qui commence à se poser au développement de la pisciculture est celui de l'alimentation.

Jusqu'à présent, elle provenait de la pêche de poissons impropres à la consommation humaine et doit, de plus en plus, être complétée par des aliments d'origine végétale, pour répondre à la croissance des besoins. La question qui risque de se poser rapidement est de savoir si la nourriture végétale n'affadira pas le goût des poissons d'élevage.

Ne risque-t-on pas de voir apparaitre de nouvelles étiquettes « élevé aux poissons sauvages » ou « poissons de grains » comme les poulets qui en sont nourris ?

Nous consommerons de plus en plus de poissons d'élevage (Riskassur)

Grâce à l'aquaculture, principalement en Chine et, plus près de chez nous en Grèce et en Norvège, nous trouvons toujours un assortiment varié de poissons et de crustacés sur l'étale des poissonniers. Ceux-ci doivent indiquer l'origine des produits proposés à la vente et on peut lire sur les étiquettes « poisson d'élevage en provenance de... » ou « poisson péché en mer de . . . »

La différence se situe d'abord au niveau des prix et, une fois dans l'assiette, par exemple une daurade de d'élevage n'a rien de commun avec une daurade péchée en mer.

Le développement de l'aquaculture est devenu une nécessité en tant que source de protéine animale, avec une progression telle que les poissons d'élevage dépassent dors et déjà 50% de la consommation.

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Réintroduction de farines animales : L'Anses défavorable au stade actuel (Agrisalon)

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) a émis mercredi un avis défavorable à la réintroduction de certaines farines animales pour l'alimentation des animaux d'élevage. Bruxelles a proposé en juillet 2010 de lever l'interdiction du recours aux protéines animales pour l'alimentation des non ruminants comme les porcs, les volailles ou le poisson.

L'Anses avait été saisie de la question par le ministère de l'Agriculture, suite à une proposition faite l'an dernier par la Commission européenne. Tout en constatant des « progrès dans l'organisation des filières », l'agence « considère néanmoins que les conditions permettant une utilisation sécurisée des protéines animales transformées (Pat) ne sont pas, à ce jour, totalement réunies », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

« On ne ferme pas totalement la porte »

L'Anses avait déjà posé en 2009 plusieurs conditions à tout assouplissement de la réglementation européenne sur les Pat. L'une d'elles portait notamment sur la mise au point d'un test fiable de détection de l'espèce d'origine des protéines transformées. C'est précisément le fait que « ce test de détection ne soit pas encore pleinement disponible qui pose problème », a expliqué mercredi à l'Afp un porte-parole de l'agence. « On ne ferme pas totalement la porte mais au regard des conditions clairement posées en 2009 comme préalabales à une éventuelle réutilisation des protéines animales, on contaste que toutes les conditions ne sont donc pas réunies aujourd'hui », a-t-il ajouté....

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Où va Mayotte ? (Malango)

La réponse n’est pas si compliquée que cela, tant les territoires ultramarins qui ont précédé notre île sur la voie de la départementalisation suivent le même schéma : petitesse des territoires, donc faible consommation, et dépendance financière des pays auxquels ils sont rattachés. Les acteurs de l’actuel conflit en prenant en référence la Guadeloupe ont-ils raison ? Nous en avons discuté avec Eli Domota pour en cerner les points divergents et convergents.

La récolte de la vanille activité perdue à Mayotte

Dans une excellente analyse publiée dans Mayotte Hebdo et qui aurait méritée d’être vulgarisée (un petit effort Zaïdou !), notre confrère Zaïdou Bamana trace le schéma idéal de la croissance de l’économie mahoraise dans les années à venir qui doit se dégager des handicaps liés aux étroits marchés typiques des Départements d’outre-mer (DOM). Handicaps mis en valeur dans le rapport que les syndicalistes aiment à nommer « rapport Stanislas », engendré par le mouvement contre la cherté de la vie, et accouché dans la douleur d’un accord non encore signé à l’heure où nous écrivons ces lignes....

L’aquaculture, un domaine déjà très subventionné à Mayotte. Ici, Nicolas Sarkozy lors de sa visite de Mayotte aquaculture....

------ 17 novembre 2011 ------

Les huîtres, tout le monde ne parle que d’elles à l’approche des fêtes de fin d’année. Mais qu’en est-il des problèmes de surmortalités des naissains, trouverons-nous des huîtres à Noël ? Comment les ostréiculteurs vivent-ils cette crise ?

Autant de questions légitimes que nous nous posons tous en ce mois de Novembre 2011 et qui ne peuvent trouver de réponses qu’auprès de spécialistes. C’est pour y voir plus clair que nous avons rencontré, Stéphan Alleaume, oestréiculteur et directeur associé des Parcs Saint Kerber à Cancale, des Parcs qui depuis 80 ans élèvent des d'huîtres plates et creuses qui font le bonheur des gourmets dans le monde entier.

C’est au Village de Paris-Bercy à l’occasion de la Fête de l’huître que nous avons partagé un café avec Stéphan Alleaume pour parler de son métier si particulier qui vit au rythme de la nature.

Stéphan Alleaume est un breton d’origine, mais il n’a pas commencé sa carrière dans les parcs à huitres. Non, au départ il se destinait plutôt à une vie artistique et il a d’ailleurs travaillé dans les galeries d’art à Paris. C’est la rencontre avec sa future épouse Véronique, petite-fille et fille d’ostréiculteur, qui l’a fait changer de voie. Les Parcs Saint Kerber ont été fondés par François Louvet, le grand père de son épouse il y a plus de 80 ans. En 1968 le beau-père de Stéphan, Joseph Pichot reprend l’affaire, mais il a l’âme d’un voyageur et devant la forte concurrence des ostréiculteurs en France, plus de 3 000 producteurs en 1968, il a l’idée d’aller voir par-delà nos frontières pour vendre ses produits. Pris d’abord pour un doux rêveur, il réussit le pari de vendre ses huîtres dans d’autres pays du monde, en commençant par l’Allemagne, puis le Moyen-Orient et enfin l’Asie pour arriver à 80% des ventes faites à l’export. Stéphan Alleaume a rejoint l’entreprise familiale en 1994, petit à petit il a gravi tous les échelons pour arriver en 2001 à reprendre 1/3 de l’activité, qu’il se partage aujourd’hui avec son beau-frère François-Joseph Pichot et ses beaux-parents.

Comment définissez-vous votre métier d'ostréiculteur ?

Nous sommes des éleveurs d’animaux, dans notre jargon on parle de têtes et puis on balade les huîtres de parc en parc. C’est un métier très proche de la nature, nous sommes tributaires de la mer, des marées. Nous sommes dépendants de ce milieu mais également conservateurs de ce milieu, car pour élever des huîtres il faut un environnement propre et des eaux classées A, donc là où on élève des huîtres la mer n'est pas polluée.

Votre profession vit depuis plusieurs années une crise de surmortalité des naissains qu’en est-il aujourd’hui ? Y a-t-il des solutions en vue ?

La surmortalité est toujours très importante et la baisse de la production atteint près de 40% comparée à celle de 2008. Actuellement nous avons des stocks et la demande est toujours là, mais il ne faut pas que les ventes partent trop vite à la hausse, sinon nous n’aurons plus de stock pour les fêtes de fin d’année (dans le pire des cas).

Au début de l’été nous pensions que le problème se calmait, mais il n’en est rien, encore 60 à 80% de mortalité en moyenne en France et sur Cancale nous sommes entre 50 et 60 %.

Pour l’instant il n’y a pas de vraies solutions en vue, en tout cas pas avant 2015-2016.

Une des solutions était le programme d’importation de souches externes. Le plus avancé était avec le Japon, mais après le Tsunami et l’accident nucléaire à Fukushima tout ça a bien-sûr été stoppé. Aujourd’hui nous sommes en discussion avec la Norvège et le Brésil, mais rien d’aussi avancé qu’avec le Japon.

Il faut bien comprendre qu’on ne peut pas faire entrer des souches externes comme ça. Il faut faire énormément d’analyses pour voir la compatibilité avec les nôtres et surtout tout vérifier pour qu’aucune souche ne vient introduire une autre maladie.

Le gros problème c’est que ce virus, qui a démarré en France, concerne aujourd’hui toute l’Europe.

Une autre piste explorée concerne la recherche sur le caractère résistant des naissains d’huîtres. Pour créer une huître plus résistante nous faisons se reproduire les survivantes, mais cela ne semble pas vraiment fonctionner. Des huîtres résistantes au virus ne produisent pas d'autres huîtres plus résistantes.

Quelles répercussions pour les producteurs et pour les consommateurs ?

Dans votre profession pour vous c’est « Jamais sans mon … » ?

Un souvenir marquant, une rencontre importante ?

Le produit des parcs Saint-Kerber dont vous êtes le plus fier ?

Votre accord met/vin parfait ?

Que trouve-t-on dans votre réfrigérateur ?

Que trouve-t-on toujours dans vos placards ?

Une recette que vous faites en famille ?

Une recette que vous aimez que l’on vous fasse ?

Vos bonnes adresses gourmandes ?

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Andernos-les-Bains : Les cabanes en bleu (Sud Ouest)

La troisième édition de Cabanes en fête a lieu le samedi 3 décembre sur le port, avec des huîtres, du vin de l'Entre-deux-Mers et de la musique.

C'était une idée audacieuse : une fête en plein hiver sur un port ostréicole.

Ce fut une réussite immédiate. 20 000 visiteurs la première année, 25 000 l'an dernier, qui ont dégusté 12 000 douzaines d'huîtres (autrement dit 144 000 huîtres), bu 12 000 bouteilles de l'Entre-deux-Mers et mangé 120 000 tapas. Car cette fête hivernale, joliment baptisée Cabanes en fête, n'est pas - seulement - une fête de l'huître, même si elle se déroule sur un port et même dans les 50 cabanes ostréicoles.

« C'est une fête de la gastronomie, au sortir d'un mois de novembre souvent sinistre. C'est une journée anti-morosité » résume Joël Clavé, adjoint à la culture d'Andernos-les-Bains, une des trois chevilles ouvrières de cet événement, aux côtés de Marie-Laurence Pouey et Roseline Maugy.

Label environnement

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Formation aux métiers du mareyage

Le Lycée Maritime et Aquacole de La Rochelle propose une formation professionnelle pour les demandeurs d’emplois motivés par la mise en marché des produits de la mer :

Le CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) EMPLOYÉ POLYVALENT DES PRODUITS DE LA MER.

En quoi consiste ce métier ?

Réponse : Lycée Maritime et Aquacole de La Rochelle

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Chine : Des coquillages à la sauce métaux lourds (Courrier International)

Amateurs de fruits de mer, prudence ! La pollution chimique des côtes chinoises atteint des niveaux élevés. Adieu huîtres et mollusques…

Alors que les médias de la province du Guangdong [sud de la Chine] révèlent une concentration de cuivre 740 fois supérieure à la normale dans des huîtres, à une embouchure de la rivière des Perles, le 9 octobre dernier, à Wenling, dans la baie de Yueqing [province côtière du Zhejiang, un des grands centres aquacoles de Chine], M. Huang déguste justement une omelette aux huîtres.

Ce paysan de 48 ans ne mange déjà plus depuis huit ans le riz qu’il plante, car il a été prouvé que la prévalence élevée des cancers dans son village est liée à une pollution [des sols] aux métaux lourds. Il fait désormais très attention. Mais voilà que maintenant les fruits de mer vont devenir pour lui un nouvel aliment interdit !

Selon le “Rapport sur la qualité de l’environnement marin de la province du Guangdong en 2010”, les polluants rejetés en mer au niveau des huit principales embouchures de la rivière des Perles auraient été estimés à plus de 1 million de tonnes. Ils seraient à l’origine de dépassements importants des teneurs en métaux lourds autorisées dans certains coquillages.

Un inspecteur chargé de la protection de l’environnement maritime a révélé que la pollution aux métaux lourds provient en grande partie des rejets clandestins des industries chimiques dans les eaux littorales. Toute la côte est touchée par ce type de pollution. Celle de la baie de Yueqing n’est qu’une illustration de ce qui peut arriver aux villes côtières cernées par les industries.

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La perle fine est devenue pendentif (Dépêche du Bassin)

Trouvée par le Testerin Christian Guillot en ouvrant les huîtres de l'ostréiculteur Raymond Boutet, la perle naturelle est désormais un bijou d'exception.

Il y a quelques semaines, Christian Guillot a l'heureuse surprise de trouver une magnifique perle de six millimètres dans une de ses huîtres dominicales. « Depuis 1982, c'est la première fois », s'étonnait alors cet amateur inconditionnel du mollusque du Bassin. Quelques heures de travail plus tard, la perle est devenue pendentif, enfermée dans un écrin d'or. Et c'est un Testerin qui a eu le privilège de la sublimer cette découverte. Dans son atelier, le joaillier Jean-Luc Saugueret l'a entourée de trois brins d'or 750 millièmes et a soudé le tout au laser afin de ne pas abîmer la nacre. Le bijou fait désormais le bonheur de l'épouse de Christian Guillot. « À ma connaissance, c'est la plus grosse perle jamais trouvée sur le Bassin », annonce-t-il. « D'habitude, celles que l'on peut découvrir mesurent trois ou quatre millimètres mais jamais six. » Et l'expert ne tarit pas d'éloges sur cette petite bille : « Elle est d'une rondeur parfaite et son blanc est laiteux, une couleur typique des perles naturelles. Elle ressemble presque à une perle d'ivoire. C'est vraiment exceptionnel. » Le bijou est exposé jusqu'à la fin de la semaine chez Jean-Luc Saugueret (bijouterie Or Ligne), rue du Chemin-des-Dames à La Teste.

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L’Europe plus vigilante sur les produits de la mer importés (Jdle)

La recherche de résidus de médicaments sur les produits de la mer importés est plus active dans l’Union européenne (UE) que dans d’autres régions du monde, notamment aux Etats-Unis, révèle une étude publiée dans la revue Environmental Science and Technology.

Selon le type de produit issu de l’aquaculture, ce sont 20 à 50% des importations qui feraient l’objet de tels examens à leur entrée dans l’UE. Loin devant le Japon (18%), le Canada (2 à 15%) et les Etats-Unis (2%), montrent Keeve Nachman et son équipe, du Johns Hopkins Center for a Livable Future (Baltimore) [1].

Une analyse plus détaillée révèle des profils très différents d’un pays à l’autre, en fonction du type d’importation et du contrôle plus ou moins poussé selon les produits. Pour l’UE et le Japon, plus des deux tiers des contrôles positifs sont liés à des crevettes, tandis qu’aux Etats-Unis et au Canada, aucun produit ne s’avère aussi dominant par rapport aux autres....

------ 16 novembre 2011 ------

Evolution du prix sur le marché des produits de la pêche et de l'aquaculture

L’atelier annuel sur l'indice du prix du poisson a eu lieu à Procida en Italie, les 3 et 4 octobre 2011

3rd AD-HOC Fish price index workshop

The annual workshop on fish price indexes was held in Procida, Italy, October 3-4, 2011.

1. Aperçu de l'offre mondiale, la demande et le commerce (Audun Lem, FAO)

2. Développements de l'OMC - Point sur Doha – Litiges dans la pêche (Christina Schröder, consultante à l’OMC)

3. L'Observatoire européen du marché de poisson - statut et avenir (Philippe Paquotte, Commission européenne)

4. Index et évolution des prix (Sigbjørn Tveteraas, PUCP, Lien Kristin, NSEC, Frank Asche, ISU)

- Indice des prix des poissons: état des travaux, développement et expansion

- Mise à jour des statistiques (qualité des données / définitions, mise à jour)

- Entrée de nouveaux pays

5. L'indice FAO des prix du poisson pour les prix du poisson domestique (Frank Asche, ISU)

6. Les projections de l'OCDE-FAO Agricultural 2011-2020 (Stefania Vannuccini, FAO)

- Projections

- Modèle

- Projections 2012-2021

7. Système d’information du marché agricole (AMIS) (Audun Lem, FAO)

8. Plan de travail et de suivi (tous)

9. AOB

Pour accéder à tous les documents, cliquer Globefish

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Thau : Les huîtres de nouveau comestibles (France 3 Languedoc-Roussillon)

Ifremer a donné son feu vert. les coquillages du bassin de thau sont de nouveau consommables

L'interdiction de ramasser et de commercialiser les huîtres du bassin de Thau, prise au moment des fortes pluies, a été levée mardi soir par la préfecture de l'Hérault. Les analyses pratiquées par Ifremer à une semaine d'intervalle sont bonnes.

Plus de risque d'uintoxication.

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L’aquaculture répond à la demande croissante de poissons

D’ici à 2012, elle couvrira plus de la moitié de la consommation mondiale

L'aquaculture est la source de protéines animales qui connaît la plus forte croissance à l'échelle mondiale et fournit actuellement près de la moitié du poisson consommé dans le monde, selon un rapport que vient de diffuser la FAO.

Le rapport, intitulé Etat de l'aquaculture dans le monde 2010, révèle que la production mondiale de poissons de l'aquaculture a augmenté de plus de 60 pour cent entre 2000 et 2008, passant de 32,4 millions de tonnes à 52,5 millions.

Il prévoit, d'autre part, que d'ici à 2012 plus de la moitié de la consommation mondiale de poissons proviendront de l'aquaculture.

"Alors que la production mondiale des pêches de capture stagne et que la population mondiale s'accroît, l'aquaculture est perçue comme ayant le meilleur potentiel de production de poissons pour satisfaire la demande croissante en produits aquatiques sains et de qualité", indique le rapport.

Du fait de sa croissance en volume et en valeur, l'aquaculture a nettement contribué à l'atténuation de la pauvreté et à l'amélioration de la sécurité alimentaire dans de nombreuses parties du monde.

Mais l'aquaculture n'a pas augmenté uniformément sur notre planète. On observe, en effet, des différences marquées dans les niveaux de production et la composition des espèces et des systèmes agricoles au sein et entre les régions, ainsi que d'un pays à l'autre.

La région Asie-Pacifique domine la filière : en 2008, elle représentait 89,1 pour cent de la production mondiale, la Chine contribuant, à elle seule, à hauteur de 62,3 pour cent. Parmi les 15 principaux pays producteurs de l'aquaculture, 11 se trouvent dans cette région.

Remarques personnelles sur le boom de l'aquaculture mondiale....

Suite à la sortie de ce rapport de la FAO "World Aquaculture 2010" beaucoup d'articles de presse ne parlent que des exploits de l'aquaculture d'espèces carnivores comme le saumon, le bar, la daurade, la crevette... Mais aussi de la pollution engendrée par ces élevages de type industriel....

Or, l'aquaculture la plus abondante dans le monde concerne :

  • des poissons herbivores ou omnivores (carpes, tilapia...)
  • des coquillages (huîtres, pétoncles, moules,...)
  • des algues (dont le rapport FAO parle à peine ?)
Ce type d'aquaculture (conchyliculture et algoculture) ne cause pas de problèmes particuliers sur l'environnement et il faudrait le faire savoir !!!

Exemples d'articles :

Un poisson sur deux consommé dans le monde provient de l'élevage (Le Monde)

Pensez-vous sérieusement que le sashimi que vous vous apprêtez à déguster est l'un de ces fiers saumons qui remonte jusqu'au lieu de sa naissance pour y mourir ? Vous ne croyez tout de même pas que ce filet sans arêtes, que vous venez d'acheter dans sa barquette, a autrefois frétillé avec ses congénères tilapias dans l'eau saumâtre de l'embouchure d'un fleuve ?

A partir de 2012, selon les prévisions de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), qui vient de publier un rapport (Pdf) sur le sujet, un poisson sur deux consommé dans le monde sera un poisson d'élevage. Votre saumon, plus pâle (et moins goûtu) que son lointain cousin sauvage du Pacifique, a de très fortes chances de venir d'une ferme, probablement norvégienne. Quant au tilapia – un poisson dont l'élevage est l'un des plus répandus sur la planète –, il ne connaît guère l'Afrique, sa terre d'origine, et a probablement vu le jour où il a fini : en Chine.

Sushis, saumons, crevettes....

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L'élevage de poisson, une solution pour nourrir le monde ? (20 Minutes)

Selon le dernier rapport de la FAO, un poisson sur deux consommé dans le monde provient de l'élevage, ce qui n'est pas sans impact sur l'environnement...

Une production en pleine explosion et une demande croissante: l’aquaculture pourrait s’imposer comme une des solutions pour fournir des protéines à 7 milliards d’humains tout en évitant de faire disparaître des espèces de poissons sauvages frappées par la surpêche. Selon le dernier rapport de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), le poisson élevé en cages représentait en 2008 45,6% de la consommation mondiale, avec 52,5 millions de tonnes de poisson produit dans le monde, soit 20 millions de plus qu’en 2000. La Chine représente à elle seule 62,3% de la production mondiale de poissons et crustacés d’élevage: près de 33.000 tonnes de carpes, anguilles, crevettes d’eau douce ou crabes ont été élevés dans les étangs chinois en 2008.

Les petits poissons pêchés pour nourrir les gros

L’élevage des poissons n’est pas sans impact pour l’environnement et notamment pour leurs congénères en liberté. «Il faut en moyenne 4 kilos de poissons sauvages pour produire un kilo de poisson d’élevage», explique Gaëtan de Royer, du Pôle Aquimer, qui travaille sur l’alimentation des poissons carnivores d’élevage. La pêche minotière, destinée à la production de farines et d’huiles de poissons, représente environ un tiers des pêches mondiales. «Cette pêche est encadrée par des quotas fixés en fonction des stocks de poissons, nuance Denisl Covès, du laboratoire d'aquaculture à la station Ifremer de Palavas. Mais on a atteint le seuil maximal de productivité de ces écosystèmes.»

Pour éviter de décimer les petits poissons pour nourrir les gros, des alternatives sont en développement. «Ces dernières années il est devenu plus économique de remplacer les farines par des protéines végétales, soja importé du Brésil ou tournesol», explique Trygve Berg Lea, manager chez Skretting, une entreprise norvégienne qui produit des aliments pour poissons. Selon l'institut national norvégien de nutrition et de recherche sur les produits de la mer (Nifes), 70% des huiles de poisson et 80% des protéines marines composant la nourriture des saumons d’élevage pourraient être remplacés par des ingrédients végétaux sans perdre les qualités nutritionnelles du saumon. Mais la pression sera reportée sur les terres cultivables, déjà occupées pour la production de céréales à destination du bétail… «D’autres voies sont considérées plus prometteuses, explique Denis Covès, notamment les micro-algues pour la production d’huiles riches en Oméga-3 et qui pourront être aussi utilisées pour fabriquer du pétrole vert, pour la cosmétique ou la pharmacie.»

Des aliments qui se digèrent bien pour moins de déchets

Autre inquiétude des défenseurs de l’environnement, les fermes d’élevage en mer produisent de grandes quantités de déchets, résidus d’aliments ou de médicaments et excréments de poissons, et peuvent être responsables de la prolifération de virus ou de parasites, comme les poux de mer. «On a beaucoup travaillé sur la qualité des aliments pour que la digestibilité soit maximale. Actuellement, 85 à 90% des aliments ingérés sont utilisés par le métabolisme des poissons pour leur croissance, cela réduit la quantité de matière fécale», précise Denisl Covès. Quant aux antibiotiques, leur utilisation est en «chute vertigineuse» assure Denis Covès, grâce au développement de vaccins et l’amélioration des conditions de vie des poissons.

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Le Fooding remet ses prix et dévoile son guide aux anciens frigos de Paris (lci.tf1.fr/)

Après le parc des Buttes Chaumont l'an dernier, le Fooding, mouvement culinaire français défendant "l'appétit de la nouveauté contre l'ennui à table", a investi lundi soir le cadre insolite des voûtes des anciens frigos de Paris pour décerner ses prix et dévoiler son guide 2012.

Le chef multi-étoilé Alain Passard, parmi les premiers soutiens du Fooding, le comédien et humoriste Jamel Debbouze, son épouse la journaliste Mélissa Theuriau et l'animatrice de C+ Solweig Rediger-Lizlow, l'humoriste Gaspard Proust et la présentatrice Virginie Efira comptaient parmi les invités de cette kermesse nocturne et gourmande.

Au menu, des saveurs résolument Fooding : soupe de cardons, céleri rave et topinambours, saucisses de Laguiole simplement grillées, brouillade au haddock fumé, grandes huîtres de Prat-Ar-Coum, crêpes au gingembre et caramel salé. Camille Lesecq, chef pâtissier du Meurice avait conçu une glace au chocolat, surmontée d'une gourmandise flambée.

A l'occasion de grandes tablées éclairées aux bougies sous les voûtes XIXe, le poulet simplement rôti du chef Bernard Chesneau, installé à Copenhague, a célébré le goût authentique du "bel ordinaire" que défend aussi le mouvement Fooding qui s'exporte désormais à New York ou Milan....

------ 15 novembre 2011 ------

Marennes-Oléron. La culture en filière des huîtres (France 3 Poitou-Charentes)

Les ostréiculteurs d'Oléron se tournent vers une nouvelle technique : les huîtres de pleine mer en filière. Avec ce projet, les ostréiculteurs d'Oléron vont délaisser les claires pour la pleine mer. Il pourrait s'agir d'une petite révolution dans la technique d'élevage des huîtres dans notre région.

Oléron (17): les huîtres en filière Voir cette vidéo

La technique de la filière, plus largement répandue pour les moules, a déjà fait ses preuves en Bretagne et Normandie pour les huîtres. Elle permet une pousse plus rapide car permanente puisque les huîtres, immergées, sont nourries en permanence.

Un projet portant sur près de 300 hectares au large de Chassiron a été initié il y a sept ans. Il est aujourd'hui sur le point d'aboutir et pourrait concerner à terme une cinquantaine de professionnels. A l'heure actuelle, un seul ostréiculteur exploite cet élevage sur filière entre Oléron et La Rochelle.

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France : Présentation de la pêche maritime et de l’aquaculture (Agreste)

En 2009, les navires français métropolitains ont pêché près de 437 000 tonnes de poissons, crustacés, coquillages et autres produits de la mer. Les captures françaises ont été réalisées pour 76,3% en Atlantique nord - Manche – Mer du Nord, 12,1% dans l’Océan indien, et 4,5% en Méditerranée. La pêche métropolitaine est en recul depuis 2003 et la baisse des prises des thoniers de l’océan indien continue. La pêche congelée et transformée représente 35% de la production française mais seulement 18% de la valeur totale.

Le chiffre d’affaires des pêches métropolitaines atteint 930 millions d’euros, soit une baisse de 4,2 % par rapport à 2008. Les premières espèces commerciales en valeur restent le thon, la baudroie, la sole, le bar, la coquille Saint-Jacques, le merlu et la langoustine. À elles seules, ces sept espèces représentent 55,5 % de la valeur des ventes….

Aquaculture

La France est le deuxième producteur en aquaculture dans l’Union européenne. La conchyliculture est l’activité aquacole dominante en métropole (186 300 tonnes), suivi de la pisciculture en eau douce, avec 44 300 tonnes de ventes dont plus des trois quarts de truite arc-en-ciel….

Conchyliculture

Les entreprises conchylicoles sont en majorité des entreprises individuelles (71 %), les EARL représentant 13 %. Leur nombre est de 2 952 en 2009.... Les ventes sont assurées par d’importantes unités : 20% des expéditeurs commercialisent 74% des huîtres ou 98 % des moules pour la consommation.

La conchyliculture emploie 17 840 personnes en 2009 dont 53 % sont des permanents. Les saisonniers ou occasionnels (8 310 personnes) travaillent surtout chez les ostréiculteurs et assurent 11 % de la charge de travail….

Huîtres creuses. Les entreprises de Poitou-Charentes commercialisent 48 % des expéditions, celles de Bretagne et de Normandie 33 %. Ces deux dernières régions produisent des tonnages importants, 62 % des ventes entre professionnels, en réalisant les phases intermédiaires d’élevage des huîtres, l’affinage final étant concentré dans les « claires » de Marennes-Oléron.

Les moules (83.000 tonnes) sont davantage vendues à partir de leurs lieux de production. La Bretagne Nord avec 25.900 tonnes est la première zone expéditrice de moules de bouchot, devant les régions conchylicoles Nord-Normandie et Poitou-Charentes. Les entreprises de la Méditerranée commercialisent 15.900 tonnes de moules, essentiellement des « galloprovincialis » ou moules d’Espagne.

Pour télécharger l'intégralité du document, cliquer Agreste

Pour accéder à l'ensemble des statistiques du Ministère de l'Agriculture, cliquer : Agreste

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Pisciculture. Le miroir aux alouettes du modèle norvégien….

La Norvège, modèle de l’aquaculture dans le monde ?


Le dossier de la banque hollandaise Rabobank "Sustainability challenge for the global food supply chain" montre que le développement de la salmoniculture norvégienne s’inscrit dans une stratégie mondiale. Ce modèle aquacole s’appuie sur le contrôle des principales pêcheries minotières situées dans l’Atlantique Nord et le Pacifique du Sud-Est (Chili et Pérou). La farine et l’huile de poisson sont en effet indispensables aux élevages d’espèces carnivores comme le saumon, le bar, la daurade et le turbot…

Il est illusoire que la France se lance dans ce type d'élevage de poissons carnivores n'ayant aucun contrôle sur ces pêcheries minotières que convoitent les deux grandes puissances halieutiques, Chine et Norvège....

Après le bar et la dorade, la France tente de développer l'élevage de la sole (Les Echos)

Malgré ses efforts, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège.

La demande de poissons se développe en France comme ailleurs dans le monde. Mais la pêche ne couvre pas la demande. L'aquaculture encore moins, alors même que les travaux des instituts de recherche, Inra, Ifremer et Cemagref ont permis la reproduction en élevages des espèces les plus prisées par les consommateurs. Pionnière dans les techniques d'élevage marin, grâce à la maîtrise de la reproduction et de l'alimentation, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège, souligne le Cipa (Comité interprofessionnel des produits d'aquaculture).

Le bar et la dorade constituent l'essentiel (71 %) des tonnages issus des 40 élevages de poissons marins de l'Hexagone. Le saumon vient ensuite, avec des quantités 10 fois moindres, puis le turbot, le maigre, l'esturgeon et la sole.

L'élevage de cette dernière se heurte toujours à des problèmes de reproduction. La mortalité est importante et la commercialisation s'en ressent. « Les difficultés sont liées à l'adéquation entre l'alimentation proposée aux larves et la réalité de leurs besoins nutritionnels. La température de l'eau aussi est une question délicate », note le Cipa. La sole élevée dans le Sud-Ouest est surtout destinée au marché espagnol.....

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Bonne pêche (Les Echos)

L'aquaculture n'a pas que des amis. La police du goût ne manque jamais une occasion de critiquer les soi-disant faibles qualités gustatives des poissons sortant des usines de la mer. Et certains ardents défenseurs de la cause écologique ne sont guère avares de critiques, pointant du doigt la pollution provoquée par les rejets des giga-fermes marines.

Même si le poisson de batterie n'est pas toujours nourri avec les meilleurs aliments, ce qui nuit à sa saveur, et si personne ne peut nier que l'aquaculture n'a pas que des retombées positives pour l'environnement, force est de constater qu'une fois de plus l'innovation et le progrès technique adapté à l'univers agroalimentaire permettent de régler plus de problèmes qu'ils n'en créent.

Comme le souligne la FAO, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'an prochain, un poisson sur deux consommé dans le monde n'aura pas été pêché en mer mais élevé dans une ferme. Ce boom de l'aquaculture, qui aura permis de plus que doubler la production mondiale depuis 2000, est une bonne nouvelle.

Une bonne nouvelle pour la population mondiale, qui ne cesse de croître et de s'enrichir, ce qui tire la demande alimentaire, en particulier en protéines financièrement abordables. En permettant d'augmenter l'offre et de faire baisser les prix, l'aquaculture est une arme massive de lutte contre la pauvreté. Une bonne nouvelle pour l'économie mondiale car, même si l'aquaculture est dominée par de grands groupes plus que par des auto-entrepreneurs, sa croissance fournit du travail et tire tout un éco-système.

A l'heure où 80 % des espèces de poissons sont menacées par la pollution ou par une capture industrialisée de plus en plus performante, l'aquaculture permet en prime de limiter la pression insoutenable exercée sur la faune marine. Pour sauver les poissons victimes de la surpêche, la solution la plus efficace consisterait à créer de vastes zones de non-pêche, des réserves naturelles dans lesquelles les espèces pourraient se reproduire à leur rythme. Aujourd'hui 12 % de nos terres sont des espaces protégés, contre seulement 0,5 % des océans. Tant que la volonté politique planétaire d'investir dans la sauvegarde de notre or bleu ne se manifestera pas, l'aquaculture représentera donc une puissante alternative

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L'incroyable essor de l'aquaculture (Les Echos)

L'aquaculture devrait bientôt détrôner la pêche. Dès l'an prochain, l'élevage fournira la moitié des poissons consommés sur la planète, estime la FAO. C'est la source de protéines animales qui connaît la plus forte croissance au monde. L'essor considérable de la demande, alors que la ressource halieutique stagne, explique l'explosion de l'aquaculture. Un mouvement largement tiré par l'Asie. Les industriels, notamment norvégiens, profitent du mouvement. Mais, à court terme, ils sont pénalisés par la chute des cours du saumon.

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L'aquaculture en passe de fournir la moitié des poissons consommés dans le monde (Les Echos)

L'aquaculture sera la troisième source de protéines dans l'alimentation mondiale, devant la viande bovine, d'ici à 2020, selon les prévisions de la Rabobank. En pleine restructuration, elle remplace peu à peu la pêche et attire de plus en plus d'investisseurs.

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Les cours du saumon en chute libre (Les Echos)

Le retour en force du Chili après une grave épidémie a totalement modifié l'équilibre sur le marché du saumon. Les prix ont été divisés par 2 depuis avril.

Les professionnels le reconnaissent : les consommateurs n'ont pas encore profité pleinement du mouvement. En France, dans les magasins, les prix du saumon n'ont commencé à fléchir que cet été et la baisse se limite à moins de 20 %. Mais la tendance est là et elle devrait s'accentuer. Sur le marché de gros, en effet, les cours du saumon sont en chute libre. En Norvège, ils ont été divisés par 2 depuis avril, tombant en moyenne à 2,80 euros par kilo.

L'explication ? Elle est simple. Le saumon est un poisson qui se vend bien. Les Européens et les Américains raffolent de cet aliment riche en oméga-3. Les Brésiliens et les Chinois s'y mettent. Au total, la demande progresse actuellement d'environ 6 % par an. Mais en face, l'offre augmente en ce moment à un rythme plus rapide encore. A cela, une raison majeure : le retour en force du Chili sur le marché mondial.

Après la pénurie, des surcapacités

Pendant trois ans, le pays, qui était auparavant en passe de rattraper la Norvège comme premier producteur de la planète, a été mis hors course à cause d'une très violente épidémie. Apparue à la mi-2007 dans la région de Puerto Montt, la zone qui connaît la plus forte concentration de saumons au monde, cette anémie infectieuse s'est propagée à de nombreuses fermes aquacoles du pays. Il a fallu fermer nombre d'entre elles. Résultat : en deux ans, la production chilienne a chuté de 68 %. Les pays concurrents n'arrivant pas à compenser cette défection, les cours du saumon ont alors atteint des sommets, assurant la fortune des industriels norvégiens du secteur….

------ 14 novembre 2011 ------

Sète. L’horizon s’éclaircit pour les huîtres de Thau (Midi Libre)

Les huîtres de Thau devraient être sur les étals pour les fêtes. Chères mais goûteuses.....

Si les résultats des derniers prélèvements se confirment lundi, la récolte sera autorisée en milieu de semaine prochaine.

Bonnes analyses

Depuis le 2 novembre au soir, les conchyliculteurs de Thau ne peuvent plus sortir une huître de leurs tables. Cela ne veut pas dire qu’ils n’en vendent plus, puisque les coquillages mis en bassin de purification avant cette date (en moyenne 15 jours de stock) ne sont pas touchés par “l’arrêté de suspension temporaire de la commercialisation” pris par le préfet.

Du reste, les analyses dont les résultats ont été livrés mardi par Ifremer sont bonnes : aucun des coquillages extrait des neuf points de prélèvement n’a fait état d’un taux de plus de 4 600 escherichia-coli pour 100 g de chair (seuil au-delà duquel la suspension temporaire est décrétée).

Si de nouvelles analyses confirment ce bon état sanitaire lundi, l’arrêté de suspension temporaire sera levé, et les producteurs pourront s’acheminer - presque - sereinement vers les fêtes de fin d’année.

Origines de la pollution....

Herpès virus....

Huîtres à Noël...

Ceci étant dit, les gastronomes pourront-ils manger des huîtres de Thau à Noël ? Oui (si les analyses du 14 sont bonnes), car la priorité absolue des producteurs de Thau devrait être d’assurer la vente directe.

En revanche, les ventes en gros (vers Marennes par exemple) ne sont déjà plus qu’un souvenir. Avant l’herpès virus, 12 000 t d’huîtres sortaient chaque année de l’étang. Cette année, la production devrait péniblement atteindre 8 000 t avec, pour ce faire, une masse de travail décuplée (vu la difficulté d’ensemencer).

Alors oui, il y a aura des huîtres à Noël, mais elles seront chères. De l’ordre de 5 €/kilo, au moins. "Mais la qualité du produit y sera", assure-t-on au Comité conchylicole.

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La culture de macro-algues se développe partout dans le monde, des algues à vocation alimentaire directe ou des algues à vocation industrielle comme Euchema aux Philippines (sur la photo ci-dessous) ou à Zanzibar (Tanzanie) et maintenant à Maurice et Rodrigues (l'article...)


Maurice s’est lancée dans la culture d’algues. Bien que sur une base pilote, ce projet a retenu l’aide du Dr Flower Msuya, une spécialiste tanzanienne évoluant dans ce secteur depuis maintenant 15 ans. Elle est chargée, par la Mauritius Research Council (MRA), de former une centaine de Mauriciens et de Rodriguais. Portrait.

«J’espère que cette formation aboutira à la naissance d’une industrie dans la culture d’algues ». Dr Flower Msuya parle ici d’un encadrement de deux semaines accordé aux pêcheurs et aux membres des institutions liées à la pêche et à la recherche sur la culture des algues. Selon la spécialiste, cette industrie s’est développée à grande échelle dans son pays natale. Elle est parmi celles qui attirent le plus d’investissement étranger dans le pays et dans les îles du Zanzibar.

La formation qui a débuté le 7 novembre dernier s’est étendue à deux niveaux. Le premier se concentre sur la théorie et la seconde partie est axée sur la pratique. «J’ai animé des conférence sur ce qui se fait déjà au Tanzanie, sur les méthodes utilisées. Ensuite, il a été question de déterminer les lieux où les pêcheurs pourront faire la culture », explique-t-elle.

Ensuite, un site sera choisi, dans un premier temps pour une expérience. Deux autres lieux côtiers accueilleront ce projet, dès que les essais porteront leurs fruits. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la diversification du secteur de l’économie. De nombreux pêcheurs mauriciens souffrent de manque de poissons dans nos lagons.

A Rodrigues, la culture des algues cible principalement les piqueuses d’ourite. Ils sont d’ailleurs plus nombreux à s’être inscrits à ce cours de formation. « Plus d’une soixantaine de personnes sera encadrée. Mais la formation se passera autrement dans la petite ile. La pratique sera privilégiée », soutient le Dr Flower Msuya.

D’ailleurs, elle a déjà de l’expérience dans la formation des Tanzaniens. Le docteur travaille avec des cultivateurs d’algues dans plus de six villages de Zanzibar.

La spécialiste en est à sa deuxième visite à Maurice. Elle entreprend des recherches à l’Institut des Sciences Marines de l’Université de Dar-es-Salaam, au Zanzibar et a aussi décroché un doctorat en Algues en Mariculture, en 2004. Au total, celle-ci a consacré quinze années de sa vie à la culture des algues. Le docteur évolue aussi au sein du Zanzibar Seaweed Cluster Initiative. C’est justement à travers cet organisme qu’elle travaille sur des innovations à apporter à cette activité.

Le Dr Flower Msuya a grandi au Kilimanjaro. Cette mère de quatre enfants dit apprécier l’accueil des Mauriciens. « Je me suis tout de suite sentie comme chez moi. On dirait que j’ai toujours connu ces gens. Belle expérience », affirme-t-elle.

La formation pour les Rodriguais débute dès demain (lundi 14 novembre). L’experte tanzanienne regagnera son pays le 18 novembre prochain.

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Biocarburant : l'algue miracle sera cultivée à Gruissan (La Dépêche)

Le salin de Gruissan a été retenu pour développer les deux premières étapes du projet Salinalgue. Objectif : cultiver la Dunaliella salina, une micro-algue géniale, utile à la fabrication de bioproduits dont un biocarburant.

Préserver l'environnement, produire moins d'émissions de gaz à effet de serre… oui mais comment ? A sa manière et dans son champ de compétence, le projet Salinalgue répond à cette question. Salinalgue ? Tel est le nom d'un projet porté par Biocar, la branche biocarburants de la Compagnie du Vent. L'idée consiste à cultiver une microalgue baptisée Dunaliella salina, à grande échelle, dans des milieux ouverts, sur des salines inexploitées. Bingo ! Le salin de Gruissan est de ceux-là. En balance avec les Salins de Giraud, il a été choisi pour la première phase d'expérimentation.

« C'est un projet en trois phases, explique Robert Gandolfo, chef de projets de Pôle Mer PACA. La première prévoit un développement sur 1 000 à 1 500 m2 ; la deuxième sur quelques hectares ». Gruissan offrait ce potentiel. C'est donc ici que se dérouleront les deux premières phases. Dunaliella salina, dont les vertus bioénergétiques ouvrent des perspectives intéressantes (lire encadré), fera sur place l'objet d'une étude approfondie en vue de maîtriser sa culture et sa récolte.

Un budget de plus de 7 M€.....

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L'huître, perle de la mer ! (Le Point)

À voir leurs coquilles alignées, on se demande bien quelles bêtes préhistoriques se dressent face à nous ! Car elles n'ont rien qui plaide pour elles. Mais alors rien du tout. "Elles", ce sont les huîtres. Non seulement elles ont une robe froissée, mais en plus elles sont difficiles à ouvrir. Il faut dire qu'elles ne se donnent pas facilement. Bombées, ultraplates, elles ont pour point commun de ressembler à du papier mâché, à du vieux carton usé par le temps.

Une chose est sûre : celui qui aura le courage et la technique pour venir à bout d'elles sera toujours récompensé ! C'est à ce moment précis que s'opère la magie. De grande fraîcheur mais surtout pas glacées, légèrement chaudes mais surtout pas bouillantes - elles deviendraient caoutchouteuses et complètement recroquevillées -, leur tiédeur doit s'opérer très lentement pour arriver à bon port et à coeur.

Il ne reste plus qu'à laisser parler votre sensibilité avec du poireau, des crosnes, des noisettes ou tout simplement un petit coup de moulin à poivre. Surtout pas de citron ni d'échalotes. Comme le vin, il y a des terroirs et surtout des hommes avec de vraies signatures : celle d'Yvon Madec avec ses Prat-Ar-Coum à Carantec, celle d'Henri Gillardeau dans le bassin Marennes-Oléron, celle de Florent Tarbouriech à l'étang de Thau et tellement d'autres encore...

Sensations garanties comme pour les grands flacons. Les huîtres peuvent nous faire passer curieusement du sucré au très salé. La curiosité, votre curiosité doit s'éveiller. L'origine, l'ostréiculteur, la taille vont parfaire votre papillothèque et, comme pour les cépages, vous serez à même de connaître les huîtres qui vous procurent le plus de plaisir !

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F.T. Etangs d’aquaculture (reca-niger)

Référentiel technico-économique sur l’aménagement et l’exploitation d’étangs d’aquaculture - Burkina Faso

Précision :

L’aquaculture comprend l’élevage des animaux aquatiques (poissons mais aussi crustacés ou mollusques) et la culture des végétaux aquatiques (par exemple une algue comme la spiruline), donc ce qui s’élève ou se cultive dans l’eau.

La pisciculture se limite à l’élevage des poissons. Cette fiche est centrée sur la pisciculture.

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Ces fiches ont été élaborées avec l’appui de COWI, bureau danois travaillant également en appui au PASR et au RECA au Niger.

Télécharger le document : Etangs d’aquaculture

------ 13 novembre 2011 ------


Des huîtres élevées aux salins de Gruissan ? Le fruit du "bon sens agricole" selon Patrice Gabanou, l'un des acteurs de cette initiative. "La saliculture ayant subi des revers économiques, j'ai réfléchi à la reconversion du site", explique-t-il. L'idée d'un projet conchylicole n'a pas tardé à faire son chemin. Les premières études sont lancées en 2007, le temps aussi d'adapter une partie des salins à cette nouvelle activité et de modifier les circuits hydrauliques. La première "récolte" a été mise en vente en 2010 : cette année, la production s'élève à une centaine de tonnes. Et dans le lot, une huître pas comme les autres.

Cette star suscitant toutes les attentions, c'est "La spéciale de l'île Saint-Martin". "Cette huître a bénéficié d'un élevage spécifique", affirme Patrice Gabanou. "La période d'affinage, qui consiste à reproduire les marées, a été plus longue. De plus, la densité d'huîtres élevées au mètre carré est plus basse que pour les autres variétés". Chaque mollusque a donc bénéficié d'une quantité plus importante de phytoplancton. Résultat : une production plus faible que la moyenne (30 tonnes), mais une qualité exceptionnelle.

"La spéciale de l'île Saint-Martin est une huître charnue et croquante. Ce n'est pas une huître que l'on gobe, mais que l'on croque ! Une huître de connaisseurs ! De surcroît, l'affinage dont elle fait l'objet lui permet de grossir sa coquille, ce qui lui donne une résistance hors d'eau plus importante". Vendredi, les amateurs venus aux salins pour une première dégustation ont unanimement salué la finesse de ce produit haut de gamme. Un statut qui lui vaut d'ailleurs un prix sensiblement plus élevé que ses congénères. "Elles sont plus chères car elles coûtent plus cher à élever", résume le spécialiste. "Le kilo est à 9,80 euros, contre 6,80 euros pour nos huîtres 'traditionnelles'". Mais de l'avis de tous, la saveur de cette "spéciale" mérite amplement ce tarif....

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Les scientifiques développent un test pour les pesticides résiduels provenant de l'aquaculture (Cordis)

Une équipe de chercheurs allemands a démontré que les poissons provenant des fermes aquacoles sont menacés par la contamination de pesticides provenant de la matière végétale qu'ils consomment. Ces résultats apparaissent à un moment où notre consommation de poissons, dont la moitié provient de fermes aquacoles, est plus importante que jamais, faisant du secteur un acteur important de l'industrie alimentaire avec un taux de croissance de 9%.

Pour protéger les consommateurs, l'équipe de scientifiques de l'Institut Fraunhofer de biologie moléculaire et d'écologie appliquée (IME) à Schmallenberg préconise que les poissons élevés en fermes soient testés contre des résidus de pesticides, une action qui n'avait jamais été entreprise dans l'aquaculture à ce jour.

L'augmentation de la demande en poissons a un effet boule de neige sur la demande en aliments destinés à l'alimentation des poissons, et les producteurs ont ainsi remplacé les ingrédients tels que la farine et l'huile de poisson pour des plantes telles que le soja, le maïs et le colza. L'équipe s'inquiète de la teneur possible de ces aliments en pesticides.

Bien que les techniques connues comme les études de métabolisme soient déjà utilisées pour tester si les ingrédients actifs des pesticides s'accumulent et sont décomposées par les ruminants, la volaille et les porcs, ces techniques actuelles ne peuvent être appliquées aux poissons. Les scientifiques ont donc tenté de créer leur propre système, pour tester si les substances chimiques s'accumulent dans les poissons consommant une alimentation contaminée.

«Premièrement, nous testons si l'ingestion d'aliments peut mener à l'accumulation de résidus de pesticides dans les tissus des poissons et nous observons les produits de dégradation ou métabolites résultant des processus de métabolisation des poissons. Ainsi, plus la substance est liposoluble, plus elle s'accumulera dans les tissus des poissons», commente le Dr Christian Schlechtriem, de l'IME. «Nos tests forment la base d'études ultérieures sur l'alimentation. Les résultats détermineront si ces études ultérieures, qui étudieront les taux maximaux de résidus de pesticide, sont nécessaires.»

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Aquaculture : Micro filière pour macro algues bio (Biofil)

Inscrite dans le règlement bio européen, la production d’algues bio a démarré en France. Inter Bio Bretagne (IBB) coordonne la structuration de cette filière naissante, la majorité des acteurs se situant sur les côtes bretonnes. La certification a démarré le 1er juillet 2010.

“Les cultures d’algues produisent 70 % de notre oxygène et absorbent le CO2, ce sont de grandes frayères naturelles, des forêts vierges où la chaîne alimentaire se reconstitue d’elle-même”, affirme avec force Jean-François Arbona qui, tout comme sa compagne Magali Molla, est un algoculteur passionné.

L’algue est récoltée depuis des siècles à l’état sauvage. Son utilisation a évolué au fil des avancées scientifiques, dans l’alimentaire, les cosmétiques, la pharmacie, l’industrie, l’agriculture… Riche en vitamines et oligoéléments, ses qualités nutritives ne sont plus à démontrer. Si sa consommation est courante dans les pays asiatiques, elle reste encore confidentielle sous nos latitudes, mais séduit de plus en plus. Près de 67 000 t d’algues ont été récoltées en 2009 en Bretagne, une des premières régions productrices d’Europe (2). Les professionnels misent sur la certification bio, désormais possible, mais les critères d’obtention sont complexes, notamment sur la question du classement des eaux. Si, en Espagne, la procédure est déjà opérationnelle, en France, elle peine à s’étendre. En attendant, des algues bio sont importées de pays hors Union (Chine, Argentine, Chili…), parfois à des prix défiant toute concurrence.

Seules les macros algues, de culture ou sauvages, entrent dans le champ d’application du règlement bio européen. En Bretagne, l’algue sauvage, dite algue de rive, est le domaine d’une cinquantaine de professionnels et près de 500 “occasionnels”. La création d’une filière bio devrait accentuer la professionnalisation du secteur.

Des critères d’éligibilité drastiques

“Selon le cahier des charges, un site de production doit être classé en bon état chimique, écologique et sanitaire ; notre matériel est recyclable ou réutilisable ; on n’utilise ni intrant, ni fertilisant ; la peinture du bateau n’est pas nocive ; et nous travaillons moteur arrêté”, énumèrent Jean-François Arbona et Magali Molla, de C-Weed Aquaculture, algoculteurs installés sur l’estuaire de la Rance, près de Saint-Malo, en zone Natura 2000. Ils y cultivent le wakamé, algue brune alimentaire de la famille des laminaires. Ils sont les premiers en France à avoir obtenu la certification bio, il y a tout juste un an. “Nous sommes ici en zone aquacole et nous n’avons rien eu à changer à notre mode de production”, précise le producteur, en remontant de l’eau les algues qu’il récolte chaque année en mai. Le site de culture de 12 ha est en effet conforme aux critères de l’Inao (3), en charge de l’application du cahier des charges bio, notamment via la rédaction du guide de lecture français. Il cumule un bon état chimique de l’eau et un bon état (ou très bon état) écologique selon les classements de la Directive Cadre sur l’eau (DCE). De plus, il bénéficie du classement en zone conchycole A ou B. Or tous les sites de récoltes bretons ne sont pas logés à la même enseigne. La DCE considère en effet des zones globales : “Pour l’Agence de l’eau qui en a la charge, il est difficile de faire du sur mesure, alors un seul critère peut déclasser une zone entière, c’est un vrai casse-tête”, estime Michaël Böhm, coordinateur du programme Algmarbio à IBB. Autre frein, une grande partie des sites de récolte d’algues n’est pas située en zone conchylicole.

Lever les obstacles

Vingt-six analyses effectuées sur une durée de 13 mois sont nécessaires au classement d’une zone en conchyliculture (règlement CE 854/2004), pour un coût d’environ 20 000 euros. (...)

Frédéric Ripoche

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E. Gastronomie : Internet révolutionne la cuisine, même les grands chefs s’y mettent (Le Matin)

En faisant entrer le réseau des réseaux dans la cuisine, tablettes et smartphones ont libéré la créativité de petits et de grands malins, bien décidés à transformer l’art de la table.

Sa nouvelle cuisine flambant neuve, Benoît Violier l’a vu naître en trois dimensions sur l’écran de son iPad. Son premier livre, qui paraîtra en 2013, l’héritier de Fredy Girardet et de Philippe Rochat le conçoit sur sa tablette. Il y confie toutes ses recettes, ses notes et ses photos, synchronisées en permanence dans les nuages via le logiciel Dropbox. Le Français de 40 ans, nouveau chef de l’Hôtel de Ville de Crissier depuis mai dernier, ne pourrait plus s’en passer.

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La demande mondiale de saumon ouvre des perspectives plus que juteuses pour des investisseurs comme le norvégien John Fredriksen, le principal actionnaire du plus grand éleveur de saumon au monde, Marine Harvest. Le réalisateur allemand Wilfried Huismann décrypte les pratiques de cette société aussi discrète que puissante et dévoile dans son documentaire «Salmonopoly» la réalité des fermes aquacoles chiliennes. Interview.

Novethic : Vous abordez dans ce documentaire la grande épidémie qui a touché entre autres les élevages de saumon chiliens infectés par le virus IAS. Que se passe-t-il avec les poissons qui contractent ce virus et quel impact a-t-il sur les salariés de Marine Harvest ?

Wilfried Huismann : Le poisson infecté saigne intérieurement et il n’existe pas de traitement contre ce virus [qui ne constitue pas une menace pour l’espèce humaine, ndlr]. On doit alors tuer les saumons malades qui, au Chili, atterrissent ensuite dans la production de farine de poisson. Elle sert par la suite à nourrir les saumons d’élevage. Ce sont les plongeurs qui doivent ramasser les poissons mort ou malades. Ils doivent plonger par tous les temps, y compris quand la mer est agitée, et ils doivent plonger trois fois plus longtemps et plus profond que la loi chilienne ne le permet. Mais personne ne vient contrôler et pourtant ils risquent leurs vies en plongeant dans ces conditions. Durant ces dix dernières années, cent plongeurs sont morts au Chili, contre un en Norvège. Le plongeur Cristián Soto a perdu beaucoup de ses amis. Les conditions de travail sont catastrophiques, la société économisent sciemment sur les équipements techniques qui permettrait d’assurer la sécurité des plongeurs. Lors de mes interviews, ils m’ont dit que des plongeurs morts coutent moins chers à la société que ces équipements techniques.

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

John Fredriksen est un investisseur à la tête d’une fortune privée estimée entre 5 et 10 milliards d’euros. Il détient des plateformes pétrolières ainsi que la plus grande flotte de pétroliers au monde. Il n’a donc au départ rien à voir avec l’industrie du saumon. Lorsqu’il a perçu les gains possibles offerts par cette industrie, il a racheté une entreprise au bord de la faillite qu’il a ensuite fusionnée avec deux autres. Et il est devenu d’un coup le numéro un mondial de l’industrie du saumon. C’est un investisseur qui cherche toujours à être le plus grand. Il vient d’un milieu très modeste, n’a rien hérité de ses parents, et a toujours dû faire ses preuves. C’est une personnalité très timide, il évite tout contact avec le public mais il est aussi hargneux et dangereux dans les affaires. J’ai interviewé deux journalistes économiques norvégiens qui se sont penchés sur l’origine de sa fortune et qui dévoilent les sources mafieuses de cette fortune.

Voir le film intégral en espagnol, cliquer "Salmonopoly, Fiebre de Salmon"

Vous avez filmé au Chili en 2009. Savez-vous ce qu’est devenu Cristián Soto ?

Comment expliquer les ravages du virus AIS dans les fermes de Marine Harvest ?

Qui sont les habitants de cette région du Chili travaillant dans ces fermes aquacoles ?

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

Pourquoi vous êtes-vous concentré uniquement sur Marine Harvest sans évoquer l’autre géant du saumon, le norvégien Cermaq ?

Cliare Stam à Francfort (Allemagne)

------ 12 novembre 2011 ------

Le Médoc veut relancer sa production d'huîtres (Sud Ouest)

Après une réunion à Talais, initiée par Franck Laporte, la CdC Pointe du Médoc relance l'idée d'une production d'huîtres dans l'estuaire. La rive droite est en avance.

«Les solutions sont toujours venues de la profession ! ». Jeudi après-midi, à Talais, lors d'une réunion de la commission aquaculture initiée par la CdC Pointe du Médoc et son vice-président Franck Laporte. Oliver Laban, le président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon-Aquitaine (CRC), a sans doute résumé avec cette phrase ce qui pourrait aider à initier un protocole d'études pour la relance de l'activité ostréicole sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde. Jusqu'à présent, ce dossier était bien enterré du fait de la pollution par le cadmium. Il y a vingt ans, ce métal très polluant avait mis fin à l'activité ostréicole qui s'était développée dans le grand estuaire.

La rive droite plus dynamique

Si le Médoc semble aujourd'hui croire à la relance de cette activité, la rive droite, elle, via son CRC Poitou-Charentes présidé par Gérald Viaud, a fait une démarche qui est aujourd'hui « jalousée » par la presqu'île. En effet, à partir de janvier 2012, et après deux années de travaux avec les services de l'État, les ostréiculteurs de cette rive pourront pêcher des huîtres juvéniles qui se trouvent sur les rochers découvrant entre Saint-Palais et Talmont. Des huîtres (âgées de 12 à 18 mois) qui iront ensuite rejoindre des parcs situés sur l'estran, en mer. Si le protocole réussi, ces huîtres pourraient être commercialisées dans le courant de l'année 2013. En se servant du gisement d'huîtres sauvages de l'estuaire, l'initiative engagée par la rive droite a pour objectif de réensemencer les parcs à huîtres touchés depuis des années en France par une forte mortalité.

Pour que ce processus aboutisse, les scientifiques devront valider le fait que ces huîtres de l'estuaire, toujours polluées par le cadmium, se décontaminent suffisamment dans l'océan. Selon Gérald Viaud, une première expérience menée en 2010 permet de l'observer. L'année 2012 sera donc déterminante.

Pas de raison d'opposer

Côté Médoc, la réunion de jeudi a permis de vérifier que le comité régional de conchyliculture Arcachon-Aquitiane, qui représente le Médoc et la Bassin d'Arcachon, n'avait jusqu'à présent pas engagé de démarche de relance de l'ostréiculture sur la rive gauche de l'estuaire....

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Pas fait la démarche

Interrogé par « Sud Ouest » au lendemain de la réunion de Talais, Olivier Laban, qui préside le CRC Aquitaine, a été clair : « Nous n'avons pas fait de démarche. Et il y a deux raisons : les gens du Verdon ne nous ont pas fait remonter ce genre de besoin. Et ensuite, si je peux leur donner un conseil, je pense que dans un premier temps, on a suffisamment de ressources sur le Bassin d'Arcachon. Ce sont des huîtres sur lesquelles il y a zéro polémique. Contrairement à celles de l'estuaire, elles sont saines. On a soixante-cinq mille tonnes d'huîtres sauvages.....

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La volonté politique....

Le projet de la presqu'île....

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Manche. Huîtres : deux zones déclassées en catégorie B en 2012 (Ouest France)

Le préfet l'a annoncé à Joseph Costard, président de la section régionale conchylicole Manche-Mer du Nord, quatre zones ostréicoles du département seront déclassées en catégorie B en mars 2012.

Quatre zones concernées. Alors que certaines zones ostréicoles du département avaient été déclassées en catégorie B en 2010, quatre nouvelles zones seront déclassées en mars 2012. « C'est le résultat de la mauvaise qualité des eaux de ces 3 dernières années qui amène à ce déclassement pour 4 zones situées pour 2 d'entre elles au Sud de Saint-Vaast et pour les 2 autres à Gouville et Blainville », explique Joseph Costard.

« Ces zones représentent les plus gros centres de production du département, soit environ 80 % de la production qui correspondent à 15.000 tonnes par an. Le problème de pollution dans la baie de Morsalines de cet été a accentué les choses », ajoute-t-il.

La catégorie B. Se retrouver en catégorie B pour une zone ostréicole implique de nombreuses contraintes pour les ostréiculteurs. « La catégorie A nous permet la vente directe alors que la catégorie B nous oblige à une purification du produit avant la vente », poursuit Joseph Costard. « Ce déclassement concerne 183 entreprises, soit environ 400 ha de parcs ostréicoles et plus de 1 300 employés. »

Impact financier. Pour le monde ostréicole, il faut maintenant s'équiper pour pouvoir vendre les huîtres. « Nous avons lancé une étude sur les équipements de purification qui nous seront nécessaires. Nous l'avons présenté mardi au préfet....

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Greenwashing. Construction "Reconnu Grenelle Environnement"

Eco-construction "Reconnu Grenelle Environnement" ne limitera pas la pollution déversée par les artisans dans les caniveaux....

Toutes ces nanoparticules et autres agents chimiques (dans les peintures sans odeur, les ciments à prise rapide,...) continueront à se déverser en mer...

Les fédérations d'entreprises et artisans du bâtiment la CAPEB (marque "ECO Artisan") et la FFB (marque "Les Pros de la performance énergétique"), ainsi les trois organismes de qualification Qualibat, Qualit'EnR (Qualisol, QualiPV, Qualipac, Qualibois) et Qualifélec ont signé ce mercredi 9 novembre une charte d'engagement visant à renforcer leurs exigences de qualité en lançant la mention ''Reconnu Grenelle Environnement''. Cette charte a été signée à l'occasion du salon Batimat à Paris, aux côtés de la ministre de l'Ecologie et de l'Ademe.

La mention ''Reconnu Grenelle Environnement'' concerne les prestataires de travaux soit d'efficacité énergétique, soit d'installation d'équipements de production d'énergie renouvelable. Elle définit les exigences auxquelles devront désormais satisfaire les signes de qualité pour bénéficier de cette reconnaissance. Délivrés aux entreprises qui réalisent des travaux concourant à l'amélioration de la performance énergétique des logements, ''ces signes de qualité sont éligibles à l'éco-prêt à taux zéro et au crédit d'impôt développement durable'', explique Qualibat.

La mention s'obtient sur dossier auprès de l'un des trois organismes de qualification Qualibat, Qualit'EnR et Qualifelec. Elle est attribuée pour une période de deux ans reconductible. L'un des engagements de cette charte '' consiste en l'obligation pour les organismes signataires de réaliser des contrôles d'installation. Avec déjà 18.000 audits réalisés sur des systèmes énergies renouvelables chez les particuliers, Qualit'EnR répond déjà à cette exigence'', a indiqué l'organisme.

Quelque 32.200 entreprises titulaires de la marque Qualibat répondraient également déjà aux critères pour la mention Reconnu Grenelle. Actu-Environnement : Eco-construction : lancement de la mention "Reconnu Grenelle Environnement"

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La pêche, une activité entre parenthèse dans le futur parc national des Calanques !

Dans le Conseil d'administration du parc national des Calanques à Marseille, le pêcheur professionnel est en sursis... Placé entre parenthèse (1 pêche pro), il est en effet le seul producteur de poisson dans cette noble assemblée de 48 mangeurs de bouillabaisse ! (1)

A titre de comparaison : Le projet de parc naturel marin du bassin d'Arcachon avec un conseil de gestion de 47 membres dont 12 représentants des organisations professionnelles maritimes....

Le conseil de gestion pourrait être composé de 47 membres (le parc d'Iroise en compte 50), soit 6 représentants de l'État, 12 élus (les maires des 10 communes du Bassin et 2 élus du Conseil général et du Conseil régional), 3 représentants des organismes de gestion d'espaces protégés, 12 représentants des organisations professionnelles maritimes (dont 8 pêcheurs et ostréiculteurs), 5 représentants des loisirs en mer, 5 représentants des associations de protection de l'environnement et 4 personnes qualifiées. Sud Ouest : Bassin d'Arcachon : parc marin en vue

Pour soutenir la pêche artisanale des Calanques dans une réponse à l’enquête publique avant le 18 novembre !

Le projet de parc des Calanques prévoit une immense réserve intégrale (+ 4000 ha) sur l'un des rares sites de pêche dans une zone où le plateau continental - et donc les territoires de pêche - sont étroits.

La mise en œuvre de ce projet en l'état conduirait à concentrer la pêche dans les zones littorales restantes, désorganisant la pêche entre Marseille et le Cap Sicié. C'est l'avenir de ce secteur artisanal, déjà lourdement sanctionné par des politiques productivistes favorables à la pêche et l'aquaculture industrielles, qui est en jeu. Les petits métiers de la pêche sont pourtant très bien intégrés à leur environnement physique, social, économique et culturel et les Prud'homies méditerranéennes sont un modèle de gestion des ressources marines qui a fait ses preuves au cours des siècles.

La profession des pêcheurs demande à modifier les zones prévues et à être intégrée dans la gestion du futur Parc (postes au CA, règlements prud'homaux pour la gestion des pêches...). Source : L'Encre de Mer

Les propositions des pêcheurs dans l'Encre de Mer : Parc des Calanques : la profession des pêcheurs artisans réfute le projet et fait des propositions

Pour soutenir leurs propositions, vous pouvez répondre à l'enquête publique (avant le 17 novembre inclus) : Téléchargez un modèle de lettre pour les pêcheurs professionnels (cliquez Ici) et/ou un modèle de lettre pour les non-pêcheurs (cliquez Ici). Vous pouvez mettre vos coordonnées et renvoyer la lettre signée à l'adresse mentionnée (de préférence en recommandé avec accusé de réception).

Pour plus de renseignements : Préfecture Provence-Alpes-Côtes d'Azur /Bouches-du-Rhône

Lire l'article intégral RPA : Parc national es Calanques : En finir avec plus de 250.000 années d'histoire !

(1) Une vraie bouillabaisse de pêcheur avec des vins de la Loire

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Suite de la revue de presse, cliquer Ici

Revue de presse : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture....

Année 2011 :
  • Du 20 septembre au 12 novembre, cliquer Ici
  • Du 1 juillet au 19 septembre 2011, cliquer Ici
  • Du 10 mai au 30 juin 2011, cliquer Ici
  • Du 1 mars au 9 mai 2011 cliquer Ici
  • du 13 janvier au 28 février 2011 cliquer Ici
Année 2010 (cliquer sur la date)Année 2009

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