Mortalité des huîtres 2011 : Huître victime de la crise écologique !!!

Mortalité huîtres 2012 : Observatoire conchylicole et Forum Ostrea

Revue de presse conchyliculture, cliquer 2012

Mortalité 2012 :
Ifremer. RESCO
* 1e bulletin du 11 mai 2012, télécharger Ici
* 2e bulletin du 30 mai 2012, télécharger Ici
* 3e bulletin du 8 juin 2012, télécharger Ici
* 4e bulletin du 25 juin 2012, télécharger Ici
* 5e bulletin du 10 juillet 2012, télécharger Ici
* 6e bulletin du 27 juillet 2012, télécharger Ici
* 7e bulletin du 9 août 2012, télécharger Ici

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Mortalité des huîtres 2011 : Huître victime de la crise écologique !!!

Avec la surmortalité du naissain, l’huître, victime de la crise écologique, devient le symbole de la lutte contre la destruction des écosystèmes côtiers…

Revue de presse sur la mortalité des huîtres en bas de page actualisée le 23 juin 2012....

Arme secrète pour sauver les huîtres. Magnétothérapie, chlorure de magnésium et eau activée pour repousser le mal secret qui décime les jeunes huîtres(1). Réunion secrète dans la forêt de Paimpont pour implorer les dieux comme à l’époque des druides quand les romains venaient en Saintonge ou en Gascogne se ravitailler en huîtres gauloises…

Les ostréiculteurs sortent démunis après 4 années de mortalités massives des jeunes huîtres, même si l’année 2011 semble pour le moment moins meurtrière que les trois premières années…

Pour plus d'informations sur l'évolution des mortalités de naissain d'huître en 2011 :

Grenelle de l’Environnement, Grenelle de la Mer, Assises de la conchyliculture et beaucoup de promesses… « Au-delà des effets d’annonce des autorités administratives et politiques en termes d’aides et de soutien, il est aujourd’hui urgent d’entamer une véritable concertation avec les professionnels de la mer sur les moyens à mettre en œuvre pour sauvegarder les sites et les exploitations ostréicoles existants et ce, dans le cadre d’une feuille de route réaliste et cohérente visant à sortir l’ostréiculture de son marasme. »

Les ostréiculteurs ne veulent pas se laisser endormir…

Manifestation au moment de la semaine du golfe du Morbihan pour rappeler à tous les aveuglés par le miroir aux alouettes du tourisme que la pêche côtière et l’ostréiculture ne sont pas mortes. Pêcheurs et ostréiculteurs morbihannais partent en campagne pour la défense de la qualité des eaux côtières. Sensibilisation du public à la dégradation des écosystèmes littoraux.

L’huître peut devenir le symbole de la crise écologique et de la perte de biodiversité marine à l’image de l’abeille à terre (2).


Manifestation de pêcheurs lors de la Grande... par lcabioch

Journaliste, cinéaste,…

Cinéaste, journaliste, amoureux des bords de mer se mobilisent autour de la cause des huîtres, des hommes et des femmes de l’estran et des paysages côtiers façonnés depuis des décennies par ces jardiniers de la mer… Mobilisation pour ne pas voir disparaitre un métier qui vit de et avec son environnement naturel

Hélène Morsly, cinéaste

Quand on voit ces parcs à huîtres sur l’étang, ces levers et ces couchers de soleil, ce travail séculaire, on ne peut pas imaginer que ça disparaisse. C’est impossible ! Ce docu n’est ni militant ni revendicatif, je voulais simplement donner à voir, par touches impressionnistes. Je n’apporte aucune réponse. J’espère amener les spectateurs à se rendre compte de ce qu’ils pourraient perdre... Midi Libre : Sète. "L’étang ? C’est ni foutu ni gagné, mais fragile..."

Philippe Baroux, journaliste

L’huître a hérité sa jolie forme coffrée du fond des âges. L'huître creuse peut ainsi se poser sur des fonds vaseux, sans risquer d'étouffer. Une rusticité qui lui offre aussi de s'acclimater aux variations de salinité des estuaires. Un héritage de plus de 10 000 ans. Au temps où les torrents tumultueux de la fin de l'ère glaciaire ont fini par s'assagir et couler en fleuves tranquilles ; où s'est formé l'estran, qui découvre à marée basse. Quand la mer se retire aujourd'hui, la Crassostrea gigas se claquemure derrière ses deux valves. Ne dit-on pas « fermé comme une huître » ? À la renverse de marée, la creuse reprend son ouvrage et filtre le phytoplancton en suspension, à une cadence qui pousserait vers la sortie le champion des suce-goulots : 2 litres à l'heure !...

L'eau douce, un bien si précieux pour l'ostréiculteur ? « Oui, elle transporte l'azote, le phosphore, la silice, nécessaires au développement et au renforcement du phytoplancton, et les éléments détritiques, des molécules complexes que l'huître filtre aussi », détaille Jean Prou, du Laboratoire environnement ressources des pertuis charentais, une unité de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer). Pour que l'huître parvienne à maturité sexuelle et se reproduise, il faut de la chaleur et de la nourriture. Donc de l'eau douce. » L'équation n'est pas toujours vérifiée. La nature est complexe. En 2003, année de sécheresse, la reproduction fut bonne, malgré le déficit hydrique. Mais la température, dès le printemps, était déjà élevée : campagne de captage sauvée !... Sud Ouest : Des huîtres assoiffées d'eau douce

Jean-Luc Petitrenaud, animateur de France 5

« Je trouve que l'île (d’Oléron ndlr) campe bien ses produits, sans aller chercher ailleurs, ce qui redonne une définition des identités régionales assez étonnantes et authentiques, et de l'authentique pas passéiste. C'est un vrai régal dans tous les sens du terme. » Sud Ouest : Oléron : Petitrenaud séduit par les huîtres

(1) Impact du traitement des huîtres par magnétothérapie (aimants), chlorure de magnésium et eau activée.

(2) L’abeille, l’huître et le souriceau (de laboratoire !) (L’Agora de Bretagne)

Autres articles :

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Point sur les mortalités d'huîtres de l'année 2011 et début 2012

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Le 23 juin 2012

Nouveau coup dur pour tous les ostréiculteurs rétais (Phare de Ré)

La saison des mortalités des naissains d'huîtres a repris dans tous les bassins ostréicoles du littoral français. Sur l'île de Ré, c'est dans la nuit du 31 mai au 1er juin, que tout a basculé. Le point sur la situation, les zones touchées et les inquiétudes des professionnels.

En 24 heures, dans la nuit du 31 mai au 1er juin, le virus a fait des dégâts considérables. Au petit matin, les ostréiculteurs dont les parcs étaient situés dans la Fosse de Loix et à La Flotte ont évalué leurs pertes de naissains à 80 %. À Rivedoux, au Martray, à Saint-Martin, à Sainte-Marie, à Loix, à Ars et aux Portes, les ostréiculteurs emboîtaient le pas. Au 5 juin, les chiffres présentés par l’IFREMER confirmaient l’hécatombe : 82 % de pertes sur les juvéniles et 7 % sur les 18 mois dans l’île de Ré. À Marennes d’Oléron, si les huîtres de 18 mois n’étaient pas touchées, les juvéniles, elles, enregistraient une perte de 65 %.

“J’ai perdu 10 tonnes d’huîtres commercialisables en quatre jours”, commente l’ostréiculteur Jean-­François Beynaud. Les 500 000 naissains achetés cette année pour un montant de 25 000 € pourraient partir sous peu en fumée. “À ce jour, poursuit-il, on n’est même pas sûrs d’avoir des huîtres vivantes sur nos collecteurs.” Pour son confrère, Bernard Perrain, qui élève des huîtres en pleine mer et dans ses marais, les pertes sont aussi conséquentes. “À Loix, nous avons enregistré des pertes sèches à hauteur de 90 %. Au Martray, lors de la dernière marée, nous étions déjà à 60 %, et dans les marais du Goisil à 50 %. La mortalité a d’abord frappé sur les tubes garnis. Pour nous, en tant que petit producteur, c’est énorme. D’autant que c’est la première année où des huîtres adultes, que nous élevons depuis plusieurs années, ont été aussi frappées”, détaille l’ostréiculteur.

Un milieu naturel exsangue

Qu’ils soient gros ou petits producteurs, le sort est le même pour tous, car aucune huître n’a été épargnée, qu’elle soit en captage naturel ou d’écloserie. Une même question les préoccupe aujourd’hui : est-ce que cette vague énorme de mortalité est finie ? Aucun ne peut le dire avec certitude. Si le virus a décuplé de virulence, c’est qu’un certain nombre de facteurs étaient regroupés. Avec la chaleur du mois de mars et les pluies d’avril, tout était réuni pour que les huîtres aient une nourriture parfaite. Ce qui s’est traduit par une forte croissance. Étape suivante : la ponte des huîtres. Or, dans cette période-là où les huîtres sont en lait, elles sont affaiblies. Des conditions idoines pour que le virus fasse une véritable hécatombe.

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Comment s’en sortir ?

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Le recours aux écloseries, même si les éleveurs traditionnels n’y échappent plus, n’est pas non plus la solution idéale, d’autant que les cours montent au fur et à mesure des années. Diversifier l’activité, le captage naturel sur d’autres bassins, échelonner la vente sur toute l’année, en n’étant pas présent tous les jours sur les marchés, sont les pistes envisagées en attendant qu’une solution à la crise soit enfin trouvée.

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Le 20 juin 2012

Les surmortalités des naissains d'huîtres creuses Crassostrea gigas


Journée d'information et d'échanges du 18 janvier 2012

IFREMER / mai 2012

Baud Jean-Pierre, Bedier Edouard, Beliaeff Benoit, Boudry Pierre, Pernet Fabrice, Renault Tristan, Robert René

Résumé

Depuis 2008, la filière ostréicole française fait face à des mortalités très importantes touchant les naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas. Répondant aux missions qui lui sont assignées, l’Ifremer a rapidement lancé, en synergie avec ses partenaires et l’interprofession, des travaux visant à décrire précisément le phénomène, à progresser dans la compréhension de ses causes, et à étudier quelles pouvaient être les contributions à apporter pour une aide à la gestion du phénomène et à la mise en oeuvre de pistes de sorties de crise. Le 18 janvier 2012, l’Ifremer a organisé, avec le soutien du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, une journée d’information et d’échanges dédiée à cette problématique pour : présenter une synthèse les connaissances acquises à l’Ifremer depuis 4 ans ; présenter les dernières avancées et les perspectives, les projets en cours et à venir ; donner une large place à l’échange entre les différents participants. Cette journée a réuni les ministères, les représentants de la profession conchylicole, les centres techniques régionaux conchylicoles, les laboratoires agréés et reconnus, des organismes de recherche et des universités partenaires. Ce document retrace les interventions et les échanges qui se sont déroulés pendant cette journée d’information.

Pour accéder au document : http://archimer.ifremer.fr/doc/00084/19574/

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Le 7 juin 2012

Marennes - Le Littoral du 1 juin 2012 : Ostréiculture. Un risque génétique ?

Des ostréiculteurs dénoncent l'influence des écloseries dans l'apparition du virus de l'herpès qui décime les huîtres juvéniles. Les triploïdes sont montrées du doigt.


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Construite en 1984, la base ostréicole de Grandcamp-Maisy compte 28 ateliers adhérents à la Cuma, Coopérative d'utilisation de matériel agricole. La base dispose de matériel commun de filtration d'eau et d'infrastructure divers « comme la route qui est à notre charge, bien qu'utilisée par tout le monde y compris les touristes », confie Guy Lecourtois, président de la Cuma.

L'ostréiculture traverse une crise importante. Après la mortalité des huîtres adultes, c'est la mortalité des naissains qui plombe la profession. « La production a été réduite. Nous n'en sommes plus qu'à 2 500 tonnes. Nous avons dû réduire les emplois. Là où il y avait 250 salariés, temps pleins et saisonniers, il y a en 50 de moins. C'est l'emploi saisonnier qui a été sacrifié. Aujourd'hui, on en est à maintenir de justesse les CDI, certains ont été réduits à des 3/4 temps. »

Cette crise touche aussi les emplois indirects de la profession comme les fabricants de matériel, les transporteurs, les fournisseurs. « Nous faisons des économies partout, mais là où avant il fallait acheter 80 000 naissains pour l'année, il en faut 120 000 pour avoir espoir de sauver la production. »

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Le 22 mai 2012

Dans l'attente des premiers résultats "Mortalités 2012", l'Ifremer met en ligne la synthèse 2011

Ifremer. Synthèse de la mortalité des huîtres 2011

Observatoire conchylicole : Synthèse nationale 2011

Depuis 2009, l'Observatoire Conchylicole assure le suivi, sur des sites ateliers disposés sur l'ensemble du littoral français, de lots sentinelles d'huîtres creuses Crassostrea gigas caractéristiques de la production française. Leur suivi permet d'acquérir des données nationales de croissance et de mortalité, afin de traduire la dynamique spatio-temporelle des performances d’élevage et ainsi participer à la compréhension des phénomènes observés.

Voici ci-dessous la synthèse des résultats des suivis 2011.

Face à l’évolution constante du phénomène de mortalité affectant les huîtres creuses sur l'ensemble des bassins ostréicoles français, il est apparu indispensable de pouvoir disposer de séries temporelles relatives à la survie et à la croissance des huîtres en élevage dans les divers environnements conchylicoles.

Pour cela, l’Ifremer met en œuvre, depuis 2009, un réseau (ou Observatoire Conchylicole) dont l’objectif est d'observer et de caractériser sur un plan national la dynamique spatio-temporelle des performances conchylicoles de lots d’huîtres sentinelles, et en particulier de la survie dans le contexte de la crise ostréicole actuelle.

L’ensemble des données acquises par l’Observatoire Conchylicole en 2011 a été diffusé en temps quasi-réel, par l’intermédiaire de ce site internet dédié affichant les courbes de mortalité, de croissance et de température sur chaque site (actualisé tous les 15 jours). Des bulletins résumant les évolutions des divers paramètres sont également téléchargeables sur le site. Enfin, les mesures haute fréquence de température, pression et salinité des différents sites sont accessibles en temps réel sur un serveur spécifique.

Les résultats des suivis réalisés en 2011 mettent en évidence des différences significatives entre les taux de mortalité cumulée sur les différents lots de naissains (moyenne nationale 63.2 ± 20%) et les huîtres de 18 mois (moyenne nationale 3.1 % ± 4%). Certains sites apparaissent fortement touchés quel que soit le lot de naissain (tels que l’étang de Thau ou Loix en Ré), en opposition à certains autres pour lesquels les taux de mortalité cumulée sont plus faibles (Morlaix, Géfosse). La cinétique d’apparition des mortalités diffère selon les sites, et semble suivre un gradient sud-nord, fortement corrélé à la date du passage d’une température seuil (16° C). Ainsi, la première vague de mortalité est observée sur l’étang de Thau dès la mi-avril, alors qu’elle n’apparaît qu’à partir du mois de juin sur les sites de Normandie, Blainville ou Géfosse.

Les analyses pathologiques réalisées lors des premiers constats de mortalité sur chaque type de lots de naissain, et pour chaque site, montrent une présence quasi-permanente de l'herpes virus OsHV-1 µvar (détecté dans 81 % des échantillons analysés), associée à la présence de Vibrio splendidus (détecté dans 92 % des échantillons analysés) : une corrélation est observée entre le nombre d’individus porteurs du virus OsHV-1 µvar et les taux de mortalité. Parallèlement à cela, la bactérie Vibrio aesturianus n’a été détectée que dans 4 % des échantillons analysés, sa présence restant donc anecdotique.

Les données de croissance des lots étudiés mettent en évidence des performances globalement bonnes pour l’année 2011, aussi bien sur le naissain que sur le 18 mois. En effet, après des taux de croissance comparables aux moyennes décennales 2001-2010 jusqu’au mois de juin, on observe des gains de poids nettement plus élevés de septembre à décembre (environ 50% supérieur pour les sites situés plus au Nord tels que Blainville, Géfosse, Cancale et Brest).

Pour tous les détails : Suite...

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Quel avenir pour la filière ostréicole dans les régions de la façade atlantique française ?

Conseils économiques, sociaux et environnementaux de l’Atlantique

Mars 2012

CESER Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de Loire, Bretagne

La pêche de coquillages, une activité ancestrale

La pêche de coquillages pour la consommation humaine est une activité ancestrale apparue dès la Préhistoire.

Des amoncellements de coquilles d’huîtres et de moules sont ensuite retrouvés autour des habitations des zones côtières datant de l’Antiquité. L’huître était alors si commune qu’à Athènes, où est née la démocratie, on utilisait sa coquille comme bulletin de vote servant à bannir un citoyen jugé indésirable (de là vient le mot d’ostracisme).

Au Moyen-âge, les huîtres étaient consommées par les populations aisées dans les villes et constituaient un plat de pauvres dans les régions de production.

A la Renaissance, de nombreux marchands d’huîtres à l’écaille firent leur apparition à Paris, ville qui faisait une grande consommation d’huîtres.

A partir du 18ème siècle, l’exploitation des ressources augmenta prodigieusement. Partout, on prélevait de plus en plus et la pénurie s’annonçait. Dès 1750, on tenta de protéger la ressource par des réglementations, très difficiles à faire accepter par les populations locales dont la survie dépendait de cette activité.

La naissance de l’ostréiculture moderne

C’est au milieu du 19ème siècle que naît l’ostréiculture moderne : ce terme traduit le passage de la cueillette des huîtres sauvages à leur élevage. En France, un système de plancher-collecteur est inventé afin de collecter les larves

– appelées alors naissain – en période de reproduction des huîtres. Le naturaliste Victor Coste, étudiant le captage et l’élevage du naissain, expérimente les premiers parcs d’élevage à Arcachon puis en Baie de Saint-Brieuc.

Il s’inspire pour cela de techniques romaines qu’il adapte : c’est en effet un Romain, Sergius Orata, qui inventa le premier système de parc à huîtres et parvint ainsi à faire grossir dans des lagunes des huîtres provenant du littoral, ainsi qu’à fixer les larves d’huîtres sur des branches d’arbres, maîtrisant ainsi l’ensemble du cycle de vie.

Les parcs se multiplient donc sur le littoral français, atlantique, mais également en Méditerranée, avec des techniques de plus en plus perfectionnées.

C’est en 1868 que la langue française intègre le terme ostréiculture.

L’histoire récente de l’ostréiculture : une succession de trois espèces

Jusqu’à la fin du 19ème siècle, l’huître plate (Ostrea edulis) est la seule espèce présente dans les eaux françaises.

Elle fut alors fragilisée et se raréfie progressivement, jusqu’à disparaître totalement en 1920 à Arcachon et en Charente. En Bretagne, on assiste à un regain de production de l’huître plate à partir de 1929 : elle atteint 24 000 tonnes en 1970. Victime de deux parasitoses en 1973, la production retombe à un niveau très faible (500 tonnes en 1980). Avec environ 1 200 tonnes par an, l’huître plate est aujourd’hui loin d’avoir retrouvé son tonnage des années 1970 et n’est produite qu’en Bretagne.

Deux espèces d’huîtres creuses se sont parallèlement succédé :

- l’huître « portugaise » (Crassostrea angulata) : introduite du Pacifique Ouest par les navigateurs portugais au XVIIème siècle, elle a été importée fortuitement en France dans les années 1870 par un navire devant se décharger de sa cargaison de coquillages pour affronter une tempête. Suite à cette introduction accidentelle, l’huître portugaise se développa très bien dans les eaux françaises. Elle sera ensuite cultivée jusque dans les années 1970, victime alors d’une épizootie d’origine virale.

- et l’huître dite « japonaise » (Crassostrea gigas) : originaire du Pacifique, elle a été introduite massivement dans les années 1970 ; c’est l’huître exploitée aujourd’hui. De récents résultats scientifiques en génétique montreraient que l’huître dite « portugaise » ne serait qu’une variété importée au Portugal de cette huître dite « japonaise ».

L’ostréiculture française aujourd’hui : une filière d’importance

Principal pays producteur d’huîtres en Europe, la France offre une grande diversité de crus et de terroirs à travers ses 7 régions d’élevage situées sur le littoral français, et notamment le littoral atlantique, avec des bassins de production principalement situés sur les côtes bretonnes, les côtes vendéennes, le bassin de Marennes Oléron et le bassin d’Arcachon.

L’ostréiculture est une activité emblématique des régions de la façade atlantique : base traditionnelle dans notre économie, elle est également un élément constitutif de notre richesse paysagère, culturelle et patrimoniale.

Pour mieux comprendre les enjeux de la filière, il est nécessaire, dans un premier temps, de bien appréhender les caractéristiques, le poids socio-économique de l’ostréiculture, le contexte réglementaire dans lequel elle s’exerce et son environnement de production.

Quel avenir pour la filière ostréicole ?

Cette analyse fait apparaître un certain nombre de défis auxquels doit actuellement faire face la filière. Ces défis sont tant structurels, du fait de la dépendance de l’ostréiculture vis-à-vis de son environnement, que conjoncturels, liés au phénomène de mortalité des jeunes huîtres creuses observé depuis 2008.

Dans ce contexte difficile, les réponses apportées à la filière sont de différents ordres. La communauté scientifique, les structures d’accompagnement technique et les interprofessions se consacrent à la compréhension, au suivi du phénomène et aux pistes de sortie de crise. L’Etat et les collectivités territoriales se mobilisent dans des plans de soutien pour compenser en partie les conséquences socio-économiques de la crise.

Les Assises de la conchyliculture, organisées par l’Etat de juin à octobre 2010, ont également permis de faire émerger des propositions consensuelles pour préserver cette activité.

Sur ces bases, les CESER de l’Atlantique ont à leur tour souhaité formuler des préconisations qui puissent être pertinentes au vu des caractéristiques de la façade atlantique, et bénéficier d’une approche interrégionale.

C’est l’objet de la dernière partie de cette contribution.

Le rapport intégral, cliquer Ici

Le rapport synthèse, cliquer Ici

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Le 16 mars 2012

Sauver l’huître normande (Connexion)

Face à la forte mortalité des huîtres juvéniles, constatée par les ostréiculteurs en 2008, les institutionnels et la filière ont réagi en confiant à l’Université de Caen Basse-Normandie la création d’un Centre de Référence de l’Huître. L’objectif : fédérer les forces vives afin de trouver des solutions concrètes à la crise.

Pas de bâtiment, ni grand discours pour le Centre de Référence de l’Huître (CRH) ! L’objectif n’est pas de créer une structure supplémentaire mais de répondre, au plus vite, à la crise traversée, aujourd’hui, par le secteur conchylicole. De fait, les différents partenaires (1) n’ont pas attendu la signature de la convention de création du CRH, le 20 janvier 2012, pour travailler ensemble. « Dès 2009, nous avions répondu aux appels de la filière qui subissait un phénomène de mortalité particulièrement grave sur les huîtres de moins d’un an. En 2011, nous avons réorienté un certain nombre de nos programmes de recherche », confirme Michel Mathieu, professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie et responsable du CRH.

Un réseau professionnel très structuré

La Basse-Normandie possède un atout considérable pour sortir de cette crise sur lequel se base le CRH : un réseau scientifique et technique très bien structuré, de la formation à la recherche fondamentale. « Nous avons le maillage le plus fin de toutes les régions françaises pour récolter des données de terrain et de très bon relais chez les techniciens pour les interpréter et les analyser », poursuit Joseph Costard, président du comité régional de conchyliculture.

(...)

Programme de recherche du CRH

En 2012, le CRH a défini ses programmes de recherche. La priorité concerne la certification du naissain introduit en Basse-Normandie. L’urgence vise à définir et adopter des pratiques plus saines. « Nous réalisons donc des tests sur des naissains en introduisant des animaux peu chargés en virus à Port-en-Bessin-Huppain, sur une zone définie. » Le second volet focalise sur la compréhension du phénomène, et notamment sur les facteurs déclencheurs de la maladie (environnement et contamination à partir d’animaux infectés) et le troisième axe porte sur les mécanismes mis en place par l’huître pour se défendre. Cette compréhension des interactions entre huître et virus accompagne les projets actuels de sélection génétique. « La solution passera par cette double réponse : l’adoption de pratiques plus saines et la sélection d’espèces plus résistantes ».

(1) Région Basse-Normandie, Conseils Généraux de la Manche et du Calvados, Université de Caen Basse-Normandie, comité régional conchylicole, syndicat mixte d’équipement du littoral de la Manche, Ifremer, Etat.

Michel Mathieu - Responsable du CRH

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Le 3 mars 2012

Vendée. Huîtres : une écloserie expérimentale à Bouin (Ouest France)

Le conseil régional soutient un projet de plateforme d'innovation à la station Ifremer, à Bouin, pour répondre aux besoins de la profession ostréicole. Le président Jacques Auxiette est venu visiter les travaux.

Des professionnels comme le Noirmoutrin Jacques Sourbier, président de la section régionale conchylicole Vendée-Atlantique, ou comme Stéphane Angeri, le président national des écloseurs-nurseurs, attendaient le président régional pour une visite de chantier, hier après-midi, deux ans après le lancement de la plateforme d'innovation (PRI) et les 1,4 million d'euros accordés par la collectivité régionale. La moitié de la somme engagée. Un investissement devenu plus que nécessaire après les quatre années successives de surmortalité de naissains d'huîtres que vient d'essuyer la profession.

Aujourd'hui, cette plateforme a pour objectif de « devenir expérimentale, à vocation nationale » rappelle Jacques Auxiette. Les travaux de ce projet, présenté par le directeur de la station vendéenne Joël Haure, comprennent la rénovation et la construction de laboratoires et d'espaces d'accueil.

Surtout, cette PRI comprend « une écloserie expérimentale qui servira prochainement pour la production de familles d'huîtres sélectionnées ».

Des espaces sécurisés sont aussi créés pour le pré-grossissement, l'élevage et la maturation d'huîtres tétraploïdes. Et sur les 2 000 m2 de l'infrastructure, située en plein polder du Dain, là où est installée la grande majorité des 300 professionnels conchylicoles ligériens, 700 m2 seront en zone sécurisée, avec notamment une salle de quarantaine.

Tous les équipements, hors écloserie, auront demandé une nouvelle enveloppe de 230.000 € pour l'année 2012, la Région en assurant 60 %, le Département et Ifremer 20 % chacun.

La piste infectieuse avérée

Si la souche résistante espérée n'est pas encore trouvée, les causes de surmortalité commencent à être cernées. « La piste infectieuse est la piste majeure et avérée », souligne le scientifique d'Ifremer Jean-Pierre Baud durant cette visite. « Nous travaillons désormais sur la présence des agents infectieux dans les courants », pour trouver un remède à cet herpès qui attaque certaines zones et pas d'autres, sur tout le littoral français....

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Le 23 février 2012

Arcachon : M. Sammarcelli interpelle l'Ifremer (La Dépêche du Bassin)

Le président du Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon, Michel Sammarcelli.

Le président du Siba a adressé une lettre à Jean-Yves Perrot, le président-directeur général d'Ifremer.

Tout est allé très vite. Vendredi 10 février, Olivier Laban, le patron des ostréiculteurs, témoignait devant les élus du Siba de son désarroi face aux multiples crises que traverse la profession. « Nous subissons une double peine », précisait Olivier Laban. « Nous ne sommes pas épargnés par la mortalité comme l'ensemble des ostréiculteurs français, voire européens et mondiaux. Mais en plus, contrairement à nos collègues charentais, nous n'avons pas de naissain. Depuis quatre saisons sur le Bassin, il n'est plus au rendez-vous alors que nous étions le premier centre français en terme de production. » Mardi 14 février, quatre jours plus tard, Michel Sammarcelli a adressé une lettre à Jean-Yves Perrot, le PDG d'Ifremer (L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) avec pour objet : « Appel à partenariat scientifique ». Voici ce courrier : « Les maires des dix communes m'ont demandé, à l'unanimité, de vous interpeller sur les moyens à mettre en oeuvre pour diagnostiquer nos huîtres. Cette mission pourrait être confiée à la Station Marine d'Arcachon, or si on ne peut que saluer le travail de cette équipe, force est de constater qu'elle ne possède pas les moyens humains ni techniques susceptibles de répondre à cette préoccupation. Les communes, très concernées par l'issue de cette réflexion, sont prêtes à participer au financement des investigations complémentaires, mais c'est le savoir-faire de vos équipes qui est plébiscité à nouveau."

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Au Brésil, la Gigas meurt aussi !!!


Pour ceux qui croyaient en l’huître brésilienne pour sauver l’ostréiculture française...

Pour les brésiliens, c'est l'huître chilienne qui pourrait sauver l'ostréiculture de Santa Catarina....

Les brésiliens se tournent vers la Triplo pour contrer les mortalités estivales…

Des huîtres chiliennes vont être importées pour sauver les Gigas brésiliennes, en produisant des huîtres triploïdes plus résistantes...

Après avoir introduit l’huitre japonaise, Crassostrea gigas, il y a 20 ans, l’Etat de Santa Catarina produit près de 2000 tonnes d'huîtres. Cette région au Sud du Brésil est maintenant confrontée aux mortalités estivales quand la température atteint 30°C.

Une société de Florianopolis spécialisée dans l’aquaculture a été autorisée par le Ministère de la pêche pour importer et utiliser des huîtres chiliennes afin de fabriquer des « Triplo » résistantes…

Fis : Triploid oysters, a solution to summer mortality

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Le 17 février 2012

Mortalité des huîtres creuses : Reconduction du plan de sauvegarde en 2012 (agriculture.gouv.fr)

Dans le cadre de la crise des mortalités ostréicoles, une première réponse a été apportée dès 2010 par la production de naissains susceptibles de présenter des meilleures chances de survie. Les premiers résultats, bien que limités pour le premier plan, s’avèrent prometteurs avec l’utilisation progressive d’une famille présentant le meilleur taux de survie en condition expérimentale.

La reconduction d’un tel plan en 2012 a ainsi décidée par l’ensemble des acteurs.

A noter que les commandes ne pourront être prises en compte que si elles sont passées entre le 1er février 2012 et le 15 mai 2012.

Une convention annuelle est en cours de signature par les écloseries, l’interprofession, l’Ifremer et le ministère en charge de la pêche et de l’aquaculture. La production des animaux sera réalisée par les écloseurs partenaires de ce programme dans le courant de l’été 2012. La livraison des produits s’étalera de septembre 2012 à juin 2013.

Les ostréiculteurs souhaitant commander des produits issus de ce plan sont invités à se rapprocher des écloseurs partenaires de ce plan, à savoir :

  • La société VENDEE NAISSAIN, Le Polder des Champs, 85230 BOUIN ;
  • La SOCIETE ATLANTIQUE DE MARICULTURE (SATMAR), La Saline, 50760 GATTEVILLE LE PHARE ;
  • La société France TURBOT, L’EPINE 85 740, Chemin des ileaux ;
  • La Société ECLOSERIE DE KERNE, Le Tindio, 56640 ARZON ;
  • La SOCIETE DE DEVELOPPEMENT AQUACOLE DE BOUIN (SODABO), Le Polder des Champs, 85230 BOUIN ;
  • VENDEE ECLOSERIE, BOUIN – 85230, Polder Sud ;
  • Thierry LABADIE, Polder sud, 3ème Pont, 85230 BOUIN ;
  • La SOCIETE GRAINOCEAN, SAINT MARTIN DE RE, 17410, 14, cours Déchézeaux ;
  • La société ECLOSERIE DU PONANT, à 17750 DOLUS D’OLERON, Impasse des pêcheurs;

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Le 30 janvier 2012

Et si les huîtres devenaient une perle rare ? Interview de Jean-Pierre Baud de l’Ifremer (agrobiosciences.org)

Voilà plusieurs années que la filière conchylicole doit faire face à un problème d’envergure : une mortalité massive des naissains d’huître. Pour expliquer celle-ci, plusieurs raisons ont été avancées - agent infectieux, pollution, réchauffement climatique... Que sait-on réellement ? Quelles sont les causes avérées, supposées ? Et celles qui sont désormais écartées ?

Pour le savoir, la Mission Agrobiosciences conviait lors de l’émission "Ça ne mange pas de pain !" de janvier 2012, Jean-Pierre Baud, biologiste, coordinateur Transversal Conchylicole à l’Ifremer, à dresser l’état des connaissances scientifiques sur cette question. Une interview qui permet tout à la fois de faire le point sur la multitude de facteurs impliqués à des degrés divers dans ce phénomène, d’en saisir la complexité, mais aussi d’identifier les pistes actuellement explorées par la recherche en lien avec la profession, pour que l’huître ne devienne pas une perle rare...

Et si l’huître devenait une perle rare ?…

Séquence "Sur le pouce" de l’émission de janvier 2012 de "Ça ne mange pas de pain !" : Pour que la mer monte... Les défis de la pêche et de l’aquaculture.

L. Gillot. L’huître va-t-elle devenir une perle rare ? Au-delà du jeu de mot, nous avons souhaité pour cette séquence « Sur le pouce », revenir sur le phénomène de mortalité massive qui touche les naissains (c’est-à-dire les jeunes huîtres de moins d’un an), depuis 2008. La production annuelle est en nette diminution : 130 000 tonnes en 2009, 85 000 tonnes en 2010 ; pour l’année 2011, elle est estimée à environ 80 000 tonnes, ce qui entraîne une tension sur les prix : 30 à 40% d’augmentation moyenne en deux ans [1]. Si le taux de mortalité des jeunes huîtres est habituellement de l’ordre de 10 à 30 %, il oscille depuis 2008 entre 60 à 80%. D’où la dénomination de mortalité massive ou surmortalité. Depuis 2008, plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce phénomène. Qu’en sait-on aujourd’hui ? Et quelles sont les pistes pour y remédier ? C’est ce que nous allons voir avec Jean-Pierre Baud, biologiste, spécialiste des mollusques, coordinateur Transversal Conchylicole à l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

L. Gillot : Avant toute chose, le phénomène de surmortalité des huîtres touche-t-il de manière indifférenciée toutes les espèces élevées en France ou est-il spécifique à une espèce en particulier ?

J.-P. Baud. Ce phénomène est spécifique à une espèce, l’huître creuse « Crassostrea gigas », huître majoritairement élevée en France, puisqu’elle représente plus de 90 % de la production. Cette espèce, originaire du Japon, a été introduite sur le littoral français dans les années 70 suite à l’effondrement des huîtres portugaises.

L’huître plate, espèce endémique de notre pays, n’est en revanche pas touchée par ce phénomène. Reste que son élevage demeure minoritaire – 10% de la production. Par ailleurs, elle rencontre des problèmes de parasitoses.

A-t-on une idée précise des facteurs impliqués dans la surmortalité ?

Nous travaillons activement sur le sujet depuis 2008 et nous pouvons dire aujourd’hui que la piste infectieuse est avérée. L’agent impliqué est un virus de la famille des "herpès virus" [2]. Précisons que cette famille est vaste et que ce dernier n’a rien à voir avec l’herpès virus humain ; il n’est donc pas transmissible à l’homme. Les dernières recherches montrent que ce virus agirait de façon additive ou/et en synergie avec un vibrion, c’est à dire une bactérie, ce qui rend le phénomène d’autant plus complexe.

Vous citez l’exemple du vibrion. Existent-ils d’autres facteurs qui influencent ce phénomène ?

Effectivement, d’autres facteurs entrent en considération. Le principal d’entre eux est la température. Au printemps et en été, on observe une hausse relativement rapide des températures de l’eau qui, lorsqu’elle attend le 15 à 16 degrés, va activer les agents infectieux. D’ailleurs, si ce phénomène de mortalité massive des huîtres touche tous les bassins de production, il n’apparaît pas au même moment. Il sévit de manière graduelle du Sud vers le Nord, les bassins de production méditerranéens étant touchés en avril-mai, tandis que ceux situés en Bretagne ou en Normandie, le sont en août-septembre.

Ainsi, et malheureusement, tous les sites sont concernés à des degrés divers et avec des cinétiques variables selon la qualité et la température de l’eau comme l’environnement.

Sur cette question de l’environnement, certains avancent l’idée que la pollution ne serait pas étrangère au phénomène. En sait-on plus ?

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Le 26 janvier 2012

Surmortalité des huîtres - la recherche dégage des pistes

Depuis 2008, les ostréiculteurs font face à des surmortalités de naissains d’huîtres. Les causes de ce phénomène et les réponses à y apporter ont fait l’objet d’une journée d’information et d’échanges organisée par l’IFREMER et le MAAPRAT, à Paris, le 18 janvier 2011.

Au terme de la réunion, Philippe Mauguin, Directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture, fait le point sur la question.

Repères

Où et quand les huîtres meurent-elles ?

Faisant face à des mortalités en période estivale depuis 20 ans, les producteurs d’huîtres creuses, Crassostrea gigas, la plus répandue en France et dans le Monde, sont confrontés depuis 2008 à une amplification massive du phénomène. « 70 à 80 % des animaux de moins d’un an, sont morts chaque année depuis 2008, rappelle Tristan Renault, responsable du Laboratoire de Génétique et Pathologie (Ifremer La Tremblade) dans le dernier numéro des Nouvelles de l’Ifremer (décembre 2011). Les huîtres adultes apparaissent épargnées ainsi que les autres coquillages. Le phénomène concerne tous les bassins ostréicoles français. On a même ensuite observé des mortalités en Irlande, dans les Îles anglo-Normandes puis au Royaume-Uni, et plus récemment, en Nouvelle Zélande (2010) et en Australie (2011) ».

Quelles sont les causes de cette surmortalité ?

La recherche d’agents infectieux a permis de montrer la présence d’un virus appartenant à la grande famille des herpès virus (OsHV1 μvar) qui s’est rapidement répandu à l’ensemble des bassins de production français ainsi que des bactéries du genre Vibrio. « Si la composante infectieuse est évidente, les effets de l’association virus/bactérie sont encore en questionnement » explique Tristan Renault.

L’environnement (température, oxygénation, salinité) joue un rôle prépondérant : une augmentation rapide de la température de l’eau au printemps (le seuil de 16°C est avancé) a été clairement identifiée comme un facteur de risque majeur. Par ailleurs l’impact de l’environnement sur les coquillages reste également à approfondir.

Quelles solutions peuvent être apportées ?

Le travail de l’Ifremer, de l’État et des professionnels porte à la fois sur la prévention, toutefois limitée en milieu ouvert, sur l’impact des pratiques culturales et surtout sur la sélection génétique. Des expérimentations menées par l’Ifremer ont ainsi pu montrer qu’une famille issue du programme MOREST et soumise à des pressions de sélection depuis 2008 présente des résultats de survie très encourageants sur l’ensemble du littoral. Des tests montrent une mortalité moyenne pour cette famille sélectionnée de seulement 18%, contre 86% pour les familles témoins non résistantes.

Dans le prolongement de ces résultats, des « plans de sauvegarde » ont été mis en place en 2010 et 2011 en utilisant les familles issues du programme MOREST. L’objectif est de fournir aux ostréiculteurs des naissains présentant une meilleure chance de survie. Une convention annuelle a ainsi été signée entre des écloseries, l’interprofession, l’Ifremer et le MAAPRAT. Cela se traduit sur une disponibilité sur le littoral à l’été 2012, explique Philippe Mauguin qui sans attendre des résultats aussi bons qu’en milieu confiné, espère une baisse significative de la surmortalité. En 2012, le plan sera reconduit exclusivement avec l’utilisation de la famille présentant le meilleur taux de survie en condition expérimentale.

Enfin, un programme de sélection génétique va être mis en œuvre dans les prochains jours. Porté par l’interprofession, il regroupe l’Ifremer, le SYSAAF et les centres techniques et fera l’objet d’un financement conjoint par les 6 Conseils régionaux concernés par l’ostréiculture, l’Etat et le Fonds européen pour la pêche. En complément des programmes de sélection mis en œuvre par les sélectionneurs privés, ce programme vise à permettre la sélection de souches résistantes dans l’objectif de maintenir un approvisionnement par la voie du captage naturel.

Source : Ministère de l'Agriculture et de la Pêche

Plus d’informations sur le site de l’Ifremer : téléchargez le dernier numéro des Nouvelles de l’Ifremer.

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Ifremer : La recherche en appui à la conchyliculture

L’Ifremer a, depuis toujours, accompagné la filière ostréicole. C’est l’une des missions principales de l’Institut. Quatre ans après le début du phénomène de surmortalités des huîtres creuses, retour sur les acquis de la recherche.

Depuis 2008, les ostréiculteurs font face à des mortalités très importantes de naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas.

Des mortalités d’huîtres sont observées en période estivale depuis une vingtaine d’années en France, mais l’ampleur et la distribution du phénomène sont aujourd’hui d’une nature nouvelle.

L’Ifremer et ses partenaires (Universités et centres techniques régionaux), en lien avec l’interprofession, ont rapidement réagi, notamment via le Réseau de pathologie des mollusques ou l’Observatoire Conchylicole, initié en 2009 par l’Ifremer. « 70 à 80 % des animaux de moins d’un an, sont morts chaque année depuis 2008, rappelle Tristan Renault, responsable du Laboratoire de Génétique et Pathologie (Ifremer La Tremblade). Les huîtres adultes apparaissent épargnées ainsi que les autres coquillages. Le phénomène concerne tous les bassins ostréicoles français. On a même ensuite observé des mortalités en Irlande, dans les Îles anglo-Normandes puis au Royaume-Uni, et plus récemment, en Nouvelle Zélande (2010) et en Australie (2011) ».

La recherche d’agents infectieux a permis de montrer la présence d’un virus appartenant à la grande famille des herpès virus (OsHV1 μvar) ainsi que la bactérie Vibrio splendidus. « Si la composante infectieuse est évidente, les effets de l’association virus/bactérie sont encore en questionnement ».

L’environnement joue un rôle prépondérant : une augmentation rapide de la température de l’eau au printemps à 16°C a été clairement identifiée comme un facteur de risque majeur.

Au-delà du travail nécessaire d’approfondissement des connaissances, quelles solutions peuvent être apportées ?

L’huître associe deux spécificités qui rendent l’approche radicalement différente des autres animaux d’élevage : il s’agit d’un invertébré, ce qui exclut la vaccination, et elle pousse en milieu ouvert, rendant impossible le recours à des traitements médicamenteux.

Comment, alors, faire émerger des outils de gestion de cette crise ? Une première approche consiste à restreindre les transferts. Cela concerne peu la France car le virus et la bactérie sont déjà partout. L’Angleterre et l’Irlande, en revanche, présentent encore des zones sans mortalités, ce qui a encouragé à compléter la réglementation européenne en vigueur en termes de contrôle des transferts.

Une autre piste relève de l’amélioration par la sélection génétique, comme montré lors du programme Morest entre 2001 et 2006. « L’étude des génomes d’huîtres R (résistante) et S (sensible) a permis de mieux cerner les différences entre ces lignées et donc comprendre pourquoi certaines huîtres résistent mieux que d’autres, explique Pierre Boudry, responsable du Laboratoire Physiologie des Invertébrés (Centre Ifremer Bretagne, Brest). On a pu démontrer qu’il existait une base génétique à la résistance des huîtres au phénomène de mortalités estivales et que ce caractère était héritable, donc sélectionnable ».

Dans le prolongement de ces résultats, des « plans de sauvegarde » ont été mis en place en 2010 et 2011 en utilisant les familles d’huîtres « R ».

L’objectif est de fournir aux ostréiculteurs des naissains présentant une meilleure chance de survie. Un contrat annuel a ainsi été signé entre des écloseries, l’interprofession, l’Ifremer et le MAAPRAT.

« Cependant nous ne pouvons pas travailler uniquement sur ces quelques lignées qui pourraient s’avérer demain sensibles à d’autres agents pathogènes.

Nous devons veiller à maintenir la diversité génétique, garante du potentiel adaptatif et évolutif de l’espèce en France », précise Pierre Boudry.

Dans ce sens, un appel d’offres national a été lancé par les pouvoirs publics pour un programme de sélection national, à vocation collective.

Plus proche du terrain, des réponses ont aussi été apportées sur les pratiques culturales. Fabrice Pernet, du Laboratoire Environnement Ressources - Languedoc Roussillon

(Ifremer Sète) explore plusieurs pistes, parmi lesquelles, celle du captage local (jusqu’alors inexistant en Méditerranée), en recréant un effet de « marée » dans l’étang de Thau : « En 2010, la récolte de juvéniles fut exceptionnelle et les huîtres issues de ce captage précoce ont présenté des taux de survie intéressants en 2011, suggérant un effet bénéfique du captage local précoce ». Dans une autre étude, un lot d’huîtres considérées comme indemnes vis-à-vis de certains agents infectieux a été déployé sur 110 points de l’étang de Thau présentant différentes pratiques culturales. Résultat décevant pour la polyculture : les mortalités ont finalement atteint 90 % dans les zones d’élevage de moules et d’huîtres. « Dans l’immédiat, il n’existe pas de piste simple de sortie de crise concernant les pratiques d’élevage. On peut cependant tirer des informations des décalages de mortalités observés en fonction des pratiques et poursuivre les travaux en les combinant à grande échelle », explique Fabrice Pernet.

(1) http://wwz.ifremer.fr/repamo

(2) http://wwz.ifremer.fr/observatoire_conchylicole

(3) Un livre édité aux Editions Quae résume l’ensemble des travaux menés dans le cadre du programme MOREST (Mortalités estivales) : http://www.unitheque.com/Editeur /quae__ifremer__morest-1245.html

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Le 19 janvier 2012

Mortalité des huîtres. Mesures en faveur de l’ostréiculture 2011

Afin de venir en aide aux exploitations ostréicoles touchées de nouveau par une surmortalité exceptionnelle de naissains et de demi-élevage en 2011, 3 mesures ont été mises en place : une indemnisation des pertes de fonds, une aide à l’allègement des charges financières (FAC), l’exonération des redevances domaniales.

Textes de référence :

  • Circulaire DPMA/SDAEP/C2011-9636 du 6 décembre 2011 et décision FRANCEAGRIMER AIDES/GECRI/D2011-44 du 1e décembre 2011. Aide notifiée à la Commission européenne au titre des aides d'Etat. Pour télécharger la circulaire, cliquerLégifrance
  • Exonération des redevances domaniales en faveur des exploitations ostréicoles touchées par une surmortalité exceptionnelle de naissains et ou de demi-élevage en 2011 : décision conjointe des ministères chargés du budget et de l’agriculture en date du 23 septembre 2011

Mesures en faveur de l’ostréiculture 2011… Contacter CRC et/ou DDTM

Dépôt des dossiers avant le 10 ou le 15 février 2012 dans les départements ci-dessous :

  • Morbihan, cliquer Ici
  • Finistère, cliquer Ici
  • Charente-Maritime, cliquer Ici
  • Hérault, cliquer Ici

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Le 15 janvier 2012

Pas de pose dans les mortalités avec cet hiver qui n’en est pas un.....

Site Ostrea, le 10 janvier 2012 20:03

Mortalité sur la triplo jeune et adulte constatée depuis novembre aber benoit et morbihan

Cliquer Ici

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Le 14 janvier 2012

Sur Radio Terra One : Surmortalité des huîtres

Entretien avec Jean Barret de l'IFREMER de Sète

La mortalité des naissains d'huîtres a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années.

Dans cette émission nous avons rencontré Jean Barret, de l'IFREMER de Sète. Il nous donne une explication du phénomène, mais aussi le point de vue du scientifique au milieu des polémiques et des pressions économiques.

Pour écouter l'émission qui fait le point sur les mortalités d'huître, cliquer Ici

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Le 29 décembre 2011

Derniers jours pour signaler des mortalités anormales de coquillages (huîtres, moules)

Pour rappel, l’article R. 223-4-1 du code rural et de la pêche maritime prévoit que « tout propriétaire, toute personne ayant, à quelque titre que ce soit, la charge des soins ou la garde d’animaux d’aquaculture [...] qui constate une hausse de mortalité [...] est tenu d’en faire la déclaration immédiate au préfet et au vétérinaire chargé du suivi de ces animaux" (représentés par la DDTM-DML)…

Avoir transmis des fiches de déclaration de mortalité pourra également être exigé dans le cadre d’éventuels dispositifs d’aides.

Ainsi, pour la mesure d’aides 2011 (remplaçant les calamités agricoles des années précédentes), vous devez transmettre vos fiches de mortalité avant le 31 décembre 2011 pour y avoir accès.

Pour plus d’informations : DML

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21 décembre 2011 : Le virus "tue" même en hiver avec le changement climatique !

À la veille des fêtes, les huîtres corses décimées par l'herpès (Corse Matin)

Déjà frappée à plusieurs reprises par le virus, la production d'huîtres de l'étang de Diana connaît en cette fin d'année une épidémie d'herpès sans précédent, qui risque de limiter sa commercialisation à une portion congrue.

Le virus qui sévit depuis plusieurs années en France est particulièrement virulent cette saison en raison de la douceur des températures. Durement touchée, la production de l’étang de Diana est compromise

Produit phare des tables de fêtes, l'huître corse risque malheureusement de se faire très rare en cette fin d'année. L'étang de Diana, principal ostréiculteur de l'île qui fournit près de 90% de la production nustrale, est en effet touché de plein fouet par l'herpès virus.

Présente en France depuis plusieurs années, la maladie sévit le plus souvent aux beaux jours, la chaleur de l'eau favorisant le développement de l'épidémie. Mais ces derniers mois, la douceur des températures semble avoir entraîné une mortalité sans précédent parmi les cultures d'huîtres locales. « Cela fait peut-être quatre ou cinq ans que nous subissons ce virus,déplore Bernard Pantalacci, le gérant de la société de l'étang de Diana, en Plaine orientale. Au printemps dernier, environ 35 % de la production avait ainsi été affectée. Mais cette saison, la chaleur du climat a occasionné des ravages beaucoup plus importants que d'habitude. Je peux même dire que ce sera l'année la plus catastrophique que j'ai jamais connue.»

Jusqu'à 80 % de la production affecté....

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Réalisant une production d'huîtres relativement peu importante, l'étang d'Urbinu, situé lui aussi en Plaine orientale, n'a pour sa part pas été touché par la maladie. «Cela fait plusieurs années que nous avons fait le choix de produire des huîtres de reproduction naturelle en mer, qui sont certes moins performantes, mais aussi moins fragiles, explique son exploitant, Luc Bronzini. Après, le volume de production est aléatoire. Nous n'avons par exemple pratiquement rien commercialisé l'an dernier. Revenir à des pratiques culturales plus raisonnables est peut-être une solution face à ce virus qui décime l'huître.»

En attendant, la situation est bien pénible pour les gourmets. Et surtout catastrophique pour de nombreux ostréiculteurs.

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Aide financière pour les exploitations ostréicoles : Intérêts sur les emprunts

Aide à l'allégement des charges financières à destination des ostréiculteurs, producteurs ou utilisateurs de naissains touchés par la surmortalité ostréicole.

Depuis plusieurs années, les ostréiculteurs sont touchés par une surmortalité des huîtres et par des pertes d'exploitation en raison des décisions de suspension, retrait ou modification de l'autorisation d'exploitation de cultures marines pour motif d'insalubrité non imputable au bénéficiaire de l'autorisation d'exploitation de cultures marines (en cas d'apparition de micro-algues toxiques).

Afin d'aider cette profession, le ministère en charge de la pêche maritime et de l'aquaculture vient de fixer les conditions dans lesquelles une aide aux exploitations ostréicoles touchées de nouveau par une surmortalité exceptionnelle de naissains et de demi-élevage en 2011, vont recevoir une aide financière.

Selon une circulaire (n°2011-9636) du 6 décembre 2011, l'Etat a décidé de mettre en place, une enveloppe nationale de 2,5 millions d'euros de prise en charge d'intérêts sur les échéances des prêts professionnels à moyen et long terme, hors prêts fonciers, d'une durée supérieure ou égale à 24 mois, bonifiés et non bonifiés. La répartition régionale de cette enveloppe globale a été réalisée sur la base des besoins exprimés par les Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt (DRAAF) lors de la mise en oeuvre des précédents fonds d'allègement des charges relatifs aux surmortalités. Suite et source : Net-Iris

Pour télécharger : Circulaire DPMA/SDAÉP/C2011-9636 du 06 décembre 2011

Objet : aide à l’allégement des charges financières à destination des ostréiculteurs, producteurs ou utilisateurs de naissains et de ½ élevage touchés par les conséquences des mortalités ostréicoles affectant ce secteur de production.

Résumé : La présente circulaire précise les modalités d’intervention des DDTM dans la mise en œuvre du Fonds d’allégement des charges (FAC) dans le cadre de la décision de FranceAgriMer jointe....

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Mortalité des huîtres 2011 : Indemnisation des pertes selon un barème national harmonisé

La déclaration de mortalité devra parvenir aux DDTM avant le 31 décembre 2011

Circulaire DPMA/SDAEP/C2011-9635 du 01 décembre 2011

Indemnisation des pertes de récolte et des pertes de fonds à destination des ostréiculteurs, producteurs ou utilisateurs de naissains et de ½ élevage touchés par les conséquences des mortalités ostréicoles ayant affecté ce secteur de production en 2011.

La présente circulaire a pour objet de préciser aux gestionnaires en DDTM les nouvelles règles pour procéder à l'indemnisation des producteurs d'huîtres creuses affectés par les mortalités ostréicoles survenues en 2011 sur la base d'un barème national harmonisé.

Pour les années 2008, 2009 et 2010, les dommages subis par les producteurs du fait des mortalités ostréicoles exceptionnelles ont été indemnisés par le Fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA – anciennement FNGCA).

Suite à la publication de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche (LMAP) du 27 juillet 2010, le FNGRA a connu de profondes évolutions :

  • une section spéciale (1ère section) a été créée pour les aléas sanitaires et environnementaux qui se fonde sur le dispositif des fonds de mutualisation ;
  • la procédure des calamités agricoles (3ème section) a été recentrée sur les seuls aléas climatiques.

L’origine zoo-sanitaire étant la principale cause des surmortalités, la logique voudrait que ce phénomène soit couvert par un fonds de mutualisation. Or, le cadre réglementaire de tels fonds pour les aquaculteurs n’est toujours pas stabilisé et de ce fait, ces fonds ne sont pas encore opérationnels.

Le Gouvernement a donc décidé la mise en place d’un dispositif spécifique en 2011. Ce dispositif reprend la procédure des calamités agricoles (instruction, modalités d’indemnisation…) avec quelques modifications indiquées dans cette circulaire. J’appelle votre attention sur le fait que l’instruction des dossiers doit impliquer localement l’ensemble des services ayant traité les années passées les indemnités au titre des calamités agricoles, à savoir notamment les Délégations à la mer et au littoral et les Services d’économie agricoles des DDTM.

Montant de l’indemnisation 20 millions d’euros

Une enveloppe de crédits est affectée à ce dispositif, dans la limite d’un montant plafond de 20 millions d'euros versé en 2 fois.

Une première répartition départementale de l’enveloppe sera réalisée sur la base des estimations d’indemnisations prévisionnelles effectuées par les DDTM au vu des missions d’enquête conduites et après instruction du MAAPRAT et de la direction du budget.

Le premier versement, qui interviendra à l’issue de cette instruction, correspondra à 50 % de l’enveloppe et servira à verser un premier acompte de 50 % du montant estimé de l’indemnisation prévue pour le bénéficiaire....

Formulaires

Les formulaires utilisés les années précédentes pour la demande d'indemnisation au titre des calamités agricoles seront à nouveau utilisés. Chaque département pourra, s'il le souhaite, définir, en complément, un formulaire unique concernant l'ensemble des aides mortalités....

La déclaration des surmortalités

Conformément aux dispositions de l'arrêté du 4 novembre 2008 relatif aux conditions de police sanitaire applicables aux animaux et aux produits d'aquaculture et relatif à la prévention de certaines maladies chez les animaux aquatiques et aux mesures de lutte contre ces maladies, il est rappelé aux ostréiculteurs qui constatent un taux anormal de mortalité de leur production qu'ils doivent le signaler immédiatement auprès de leur direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), à l'attention de la délégation à la mer et au littoral (DML) qui en informera le service de l'économie agricole (SEA).

Dans tous les cas, cette déclaration de mortalité devra parvenir aux DDTM avant le 31 décembre 2011

Voir tous les détails de la circulaire Cliquer : Direction des Pêches maritimes et de l'Aquaculture

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Huîtres : la chasse au virus (France 3 Basse-Normandie)

Le Laboratoire Duncombe a mis au point une technique visant à déceler rapidement le virus dans les naissains d'huîtres. Le Laboratoire Départemental du Calvados analyse les naissains d'huîtres avant leur mise en culture dans les parcs....

En introduisant de jeunes huîtres saines, les ostréiculteurs espèrent mieux comprendre l'origine de la mortalité qui décime les parcs depuis 2008. Lors de la première année de culture, le taux de perte peut atteindre 80 % de la population.

Depuis quelques semaines, les chercheurs du Laboratoire Départemental du Calvados tentent de convaincre les ostréiculteurs de procéder à des tests avant l'introduction du naissains dans les parcs.

Le Laboratoire Duncombe, déjà connu pour avoir remis en cause les connaissances scientifiques sur le virus, vient de mettre au point une technique qui permet de déceler rapidement la présence du virus. Après l'extraction de l'ADN de l'huître, les chercheurs sont en mesure de quantifier la charge virale en deux heures. Ce délai bref "permet à l'ostréiculteur de savoir s'il peut ou non mettre le naissain à l'eau dans l'après-midi" explique Maryline Houssin, chef de service Recherche et Developpement Microbiologie au Laboratoire Franck Duncombe.

Le reportage d'Erwan de Miniac et Lucie Denechaud :


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"Aujourd'hui, les gens jouent au poker, déplore Marc Vivier, ostréiculteur dans la baie des Veys. Ils ensemencent, ce qui représentent une somme d'argent. Et ils constatent : ça a crevé, ça n'a pas crevé... Là, on essaye de mieux comprendre le phénomène. Si on est sûr qu'on met un naissain sain dans les parcs, on pourra déjà dire que l'herpès-virus ne vient pas des naissains qu'on importe".

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Octobre 2011 : Mortalité des huîtres : la version d'Ifremer contredite (Mensuel du Morbihan)

Le laboratoire Franck Duncombe de Caen, cité dans Le Mensuel actuellement en kiosque, publie une découverte qui ébranle la version d'Ifremer, le laboratoire de référence en matière de mortalité des huîtres.

Depuis quatre années, les plus jeunes huîtres crèvent de façon conséquente et inquiétante à cause d'un virus, le Os-HV1 (Lire le Mensuel de septembre 2010).

Pour Ifremer, laboratoire de référence en matière de mortalité des huîtres, c'est la mutation de ce virus en un variant plus virulent, détecté par son laboratoire en 2008, qui serait responsable à 99% de la mortalité des huîtres (lire dans Le Mensuel de septembre 2010 l'interview d'Edouard Bédier, responsable de l'antenne Ifremer à La Trinité-sur-Mer).

Le variant actif bien avant 2008

Dans son laboratoire départemental de Caen, Maryline Houssin, chef du service microbiologie, vient de publier une découverte qui ébranle la version d'Ifremer. Pour elle, "le variant Mircovar du virus OS-HV responsable des mortalités des huîtres n'est pas apparu en 2008 comme on le pensait", écrit-elle dans un communiqué. Son service a effectivement décelé la présence de ce variant dans des échantillons d'huîtres étudiés en 2004 et 2005 par une doctorante du laboratoire PE2M de l'université de Caen, et précieusement conservé par l'IRSN d'Octeville.

Interrogée dans Le Mensuel d'octobre actuellement en kiosque, Maryline Houssin laissait déjà entendre que ce Microvar était présent dans les huîtres bien avant 2008, "en accord avec les observations des professionnels pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté bien avant 2008."....

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Surmortalité des jeunes huîtres. Le virus aurait muté dès 2004 (Le Télégramme)

La mutation du virus OsHV-1, présentée comme responsable de la surmortalité massive des jeunes huîtres, est apparue plusieurs années avant la date de 2008 admise jusqu'à présent, selon des résultats de recherches rendus publics, hier, par un laboratoire de Caen. Cet établissement, le laboratoire Frank Duncombe, a retrouvé cette mutation, µVar, dans des échantillons d'huîtres datant de2004 et2005, «précieusement conservés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire d'Octeville (Manche)», affirme-t-il. Ce résultat est «en accord avec les observations des professionnels pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté bien avant 2008», souligne le laboratoire. L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) juge que la mutation du virus, dit herpétique, de l'huître, présent en France depuis 1991, est intervenue en 2008 et est «essentiellement» la cause de la spectaculaire surmortalité observée depuis cette date.

Facteurs aggravants

Selon des chercheurs, le phénomène a pu être accentué par des facteurs tels que la pollution ou l'élévation de la température de l'eau de mer, des concentrations plus forte des jeunes huîtres dans les parcs, ou encore l'arrivée d'une huître génétiquement modifiée. Chercheurs et autorités restent impuissants à enrayer cette surmortalité. Le laboratoire Frank Duncombe, soutenu par le conseil général du Calvados et associé au Centre de référence de l'huître, a précisé qu'«une communication scientifique est en cours de publication dans une revue internationale» pour valider sa découverte.

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Fin septembre 2011. Ifremer : Observatoire conchylicole national

Bulletin n°11 du 3 octobre 2011

La mortalité est stable sur l’ensemble des sites à l’exception de la rade de Brest avec une augmentation de 5% par rapport au dernier relevé…

La moyenne nationale des mortalités s’établit à 61,7%, avec une très forte variabilité selon les lots de naissain. Un minimum de 12,3%. Un maximum de 91,9%.

Le taux moyen de mortalité le plus faible : Baie de Morlaix (41,4%)

Le taux moyen le plus fort : Île de Ré (78,6%)

Pour plus de détails, cliquer : Mortalité des huîtres 2011

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Fin juillet 2011. OIE

France : Détection d'Herpès virus OsHV-1

Rapport envoyé à l’OIE (Organisation mondiale de la santé animale)

Information reçue le 25/07/2011 de Dr Jean Luc Angot, Directeur Général Adjoint, Direction Générale de l'Alimentation, Ministère de l'Agriculture et de la Pêche, Paris, France

Type de rapport : Rapport de suivi nº4 (rapport final)

Foyer 1 : Cotentin Ouest (Manche) / Date de début du foyer : 03/05/2011

Foyer 2 : Rivière de Morlaix (Finistère) / Date de début du foyer : 14/06/2011

Foyer 3 : Rivière de la Seudre (Charente-Maritime) / Date de début du foyer : 26/04/2011

Foyer 4 : Bassin d'Arcachon (Gironde) / Date de début du foyer : 21/04/2011

Foyer 5 : Côte du Bessin (Calvados) / Date de début du foyer : 31/05/2011

Foyer 6 : Pertuis d'Antioche (Charente-Maritime) / Date de début du foyer : 06/05/2011

Foyer 7 : Lac d'Hossegor (Landes) / Date de début du foyer : 12/05/2011

Foyer 8 : Marennes Oléron (Charente-Maritime) / Date de début du foyer : 05/05/2011

Foyer 9 : Etang de Thau (Hérault) / Date de début du foyer : 26/04/2011

Foyer 10 : Baie de L'aiguillon (Vendée) / Date de début du foyer : 27/05/2011

Foyer 11 : Etang de Salses-Leucate (Aude) / Date de début du foyer : 31/05/2011

Foyer 12 : Etang de Diana (Haute-Corse) / Date de début du foyer : 09/05/2011

Foyer 13 : Rivière de la Charente, (Charente-Maritime) / Date de début du foyer : 06/05/2011

Foyer 14 : Pays de Caux Sud (Seine-Maritime) / Date de début du foyer : 18/06/2011

Foyer 15 : Baie des Veys (Calvados) / Date de début du foyer : 09/05/2011

Foyer 16 : Baie du Mont St-Michel (Ille-et-Vilaine) / Date de début du foyer : 16/05/2011

Foyer 17 : Loix en Ré (Charente-Maritime) / Date de début du foyer : 18/05/2011

Récapitulatif des foyers. Nombre total de foyers : 17

Rapports futurs : Il est peu probable que cet évènement soit circonscrit mais il est maintenant considéré comme endémique. Il n´y aura pas d´autres rapports de suivi. Toute l'information concernant cette maladie se fera à travers les prochains rapports semestriels.

Pour plus d’informations, cliquer OIE

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Ifremer. Observatoire conchylicole

Bulletin des mortalités n°6 du 22 juillet 2011

Stabilisation globale des taux de mortalité avec une légère augmentation en Bretagne nord et Normandie depuis le bulletin n°5 (du 11 juillet 2011) et une reprise de la mortalité en baie de Quiberon.

Quelques indications sur les taux de mortalités :

Baie de Bourgneuf, Ré, Marennes-Oléron, Arcachon : 42% à 86%

Etang de Thau : 68% à 83%

Rade de Brest, rivière de Pénerf et Golfe du Morbihan : 23% à 72% (moyenne : 51%)

Baie de Morlaix, Baie du Mont-Saint-Michel, Côte Ouest Cotentine et Baie des Veys : 12% à 60% (moyenne : 43%)

Pour plus d’information, cliquer Bulletin n°6 du 22 juillet 2011

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Retour sur les importations d'huîtres du Japon

Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif aux risques sanitaires liés à l'importation à des fins d'introduction dans le milieu naturel (chez des ostréiculteurs français) d'huîtres vivantes Crassostrea gigas en provenance du Japon

Anses – Saisine n° 2011-SA-0072 / Saisine liée n° 2010-SA-0200

Maisons-Alfort, le 28 juin 2011

Huîtres importées du Japon entre le 11 octobre 2010 et le 25 février 2011

Le Japon n’est pas autorisé à exporter des mollusques bivalves pour l’élevage en Europe, mais une autorisation exceptionnelle d’importation à des fins de recherche a été obtenue auprès de la Commission européenne le 15 septembre 2010. Quatre lots d’huîtres du Japon ont été reçus au Laboratoire de Génétique et de Pathologie (Ifremer – La Tremblade) entre le 11 octobre 2010 et le 25 février 2011. Ces huîtres ont été soumises à des analyses visant, d’une part, à identifier à quelle espèce elles appartiennent et, d’autre part, à rechercher la présence d’agents infectieux notamment exotiques. Par ailleurs, ont été réalisés des essais de caractérisation de la sensibilité du naissain importé au virus OsHV-1 µvar (microvar) et aux bactéries V. splendidus et V. aestuarianus. Un rapport de synthèse de ces analyses a été réalisé en mai 2011.

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La saisine de la DGAl du 9 mars 2011 précise : « considérant la gravité de la situation de la filière conchylicole, le CNC souhaite modifier substantiellement [la phase 2 de la feuille de route initiale] et obtenir de la Commission européenne une dérogation pour importer et introduire directement dans le milieu naturel des huîtres adultes et/ou du naissain en provenance du Japon »

(....)

Les essais réalisés à l’Ifremer ont mis en évidence, dans certaines conditions, une sensibilité à l’OsHV-1 µvar des huîtres japonaises importées. Si cette sensibilité est apparue globalement moindre que celle du naissain français dans deux des trois essais réalisés, il n’est pas possible de conclure de façon univoque à une plus grande résistance du naissain importé du Japon au virus OsHV-1 µvar, et encore moins à l’origine génétique d’une telle résistance.

Conclusion et recommandations de l’Agence

Au regard du risque non négligeable d’introduction, de persistance et de diffusion dans le milieu naturel d’agents pathogènes notamment exotiques, l’Anses recommande, pour tout projet d’importation d’huîtres en France, de s’en tenir au principe d’une importation en deux temps tel qu’énoncé dans la saisine d’août 2010 et validé dans l’avis du 27 septembre 2010 (n°2010-SA-0200).

Compte tenu des résultats des analyses réalisées par l’Ifremer sur lots reçus à la Tremblade entre octobre 2010 et février 2011, l’Anses recommande de ne pas importer d’huîtres vivantes en provenance du secteur de Miyagi (Japon) à des fins d’introduction dans le milieu naturel.

L'obtention d'un niveau de protection sanitaire adéquat est jugée difficile ; aucune mesure n’a pu être identifiée qui soit susceptible d’améliorer l’état sanitaire des huîtres du secteur de Miyagi et qui permettrait d’envisager leur introduction en France.

Compte tenu des difficultés liées à l’importation d’huîtres à partir de zones susceptibles d’héberger des agents pathogènes exotiques pour la France, et de celles liées à l’évaluation de leur résistance à l’OsHV1-µvar, des recommandations sont émises dans l’argumentaire en faveur d'autres solutions.

Pour télécharger l'Avis, cliquer Anses

Le point de départ : Avis de l'Anses du 27 septembre 2010

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie le lundi 23 août 2010 par la Direction générale de l'alimentation (DGAl) d’une demande d'évaluation des risques sanitaires liés à l'importation d'huîtres vivantes Crassostrea gigas du Japon à des fins expérimentales en milieu confiné.

Cette saisine n’a pas pour objet l’évaluation des risques sanitaires liés à l’importation d’huîtres vivantes qui seraient placées en milieu naturel, ou dont la descendance le serait. (Saisine n°2010-SA-0200 / Saisine liée n°2010-SA-0068)

Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une demande d'évaluation des risques sanitaires liés à l'importation d'huîtres vivantes Crassostrea gigas du Japon, cliquer Anses

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La surmortalité des jeunes huîtres a commencé à diminuer (Les Echos)

Le ministère de l'Agriculture et de la Pêche a bon espoir de reconstituer l'offre d'huîtres en France d'ici à quatre ou cinq ans. Bruno Le Maire compte sur la sélection génétique pour rendre les coquillages résistants à la maladie qui décime les naissains depuis 2008. Les projets seront examinés cet automne. La production d'huîtres a chuté de 30 % en raison d'un virus désormais identifié, une forme d'herpès très agressive.

Le vent de panique qui soufflait sur les parcs à huîtres depuis 2008 avec les premiers pics de mortalité observée sur les jeunes huîtres commence à retomber. « Nous sommes plus optimistes aujourd'hui, car on connaît désormais l'origine du problème », dit-on à la Direction des pêches du ministère de l'Agriculture. Une forme d'herpès, OsHV-1, devenu très virulent en mutant, serait responsable de la disparition des naissains. Tous les bassins de production d'huîtres creuses -les « Crassostrea Gigas », une espèce issue du Japon -sont victimes de ce virus en France et ailleurs dans le monde. Il affecte une grande partie de la planète, « de l'Irlande à la Nouvelle-Zélande », selon la Direction des pêches. Les premiers chiffres, de 70 % à 80 % de mortalité, étaient d'autant plus impressionnants que les scientifiques ne comprenaient pas le phénomène. Pendant des mois, ils ont dû se borner à faire des observations desquelles il ressortait notamment que la mortalité augmentait avec la montée en température de l'eau. Certains ostréiculteurs soupçonnent les pesticides d'être un facteur aggravant, mais à ce stade, l'hypothèse n'a pas été confirmée.

Une fois le virus identifié par l'AFSSA (Agence française de sécurité sanitaire des aliments), les scientifiques de l'Ifremer et les réseaux nationaux de conchyliculture ont pu sélectionner des souches génétiques particulières permettant de produire des huîtres plus résistantes. Les résultats sont impressionnants dans certains bassins, beaucoup moins dans d'autres toutefois. « Nous avons pu réduire la mortalité des jeunes huîtres de 70 % dans certains endroits », précise la Direction des Pêches. Les progrès peuvent ne pas être homogènes à l'intérieur d'une même région, et certains bassins, comme l'étang de Thau, n'ont réduit la mortalité des naissains que dans une proportion de 30 % à 40 %. « Mais à ce stade, on ne peut pas en tirer de conclusions », précise le ministère de l'Agriculture.

Souches sélectionnées

Afin de gagner du temps et d'apporter des solutions opérationnelles à la filière ostréicole, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture, a lancé un appel à projets pour la production de souches sélectionnées. Les travaux de l'Ifremer ne peuvent pas en effet servir de base au développement d'une production massive d'huîtres résistantes. Un groupe de scientifiques donnera son feu vert aux projets ayant retenu l'attention du Comité de pilotage réunissant le Comité national de la conchyliculture, l'Association des régions de France et les ministères de l'Agriculture et de la Recherche. Ils devraient bénéficier de soutiens publics de l'Etat et des régions pour la plus grande part, le reste devant venir des fonds européens. Le développement des huîtres se faisant sur au moins trois ans, la vie des parcs à huîtres devrait avoir retrouvé un cours normal d'ici à quatre ou cinq ans.

Les entreprises ostréicoles devraient quant à elles se voir octroyer une nouvelle enveloppe d'environ 40 millions d'euros pour la période allant d'octobre 2010 à octobre 2011. Le niveau des pertes ne sera connu que dans quelques semaines. Sur 2009-2010, la production a chuté de 30 % par rapport à l'année antérieure, de 130.000 tonnes à 80.000 tonnes. Et les prix ont grimpé d'autant. Les huîtres demeurent le coquillage favori des Français, qui en consomment normalement deux fois plus que de moules et y consacrent trois fois plus de dépenses.

MARIE-JOSÉE COUGARD

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Retour sur les deux années écoulées :

Autres articles :

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Constat de surmortalité de coquillages – Procédure à suivre lors de hausse de la mortalité d’huîtres creuses

Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Pêche et de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire (MAAPRAT)

Ordre de service d'action

Note de service DGAL/SDSPA/N2011-8147

27 juin 2011

Objet : Constat de surmortalité de coquillages – Procédure à suivre lors de hausse de la mortalité d’huîtres creuses

Résumé : l'objet de la présente note de service est de présenter la procédure à suivre en 2011 par les DDTM lors du signalement de hausses de la mortalité d'huîtres creuses Crassostrea gigas. Cette note est conjointe et complémentaire de la note DGAL/SDSPA/N2011-8122 relative aux conditions d’échanges de mollusques marins vivants (coquillages de production primaire) au sein de l’Union européenne.

Extrait du document de 28 pages…

1- Contexte

11. Contexte épidémiologique

La mortalité estivale d’huîtres creuses est un phénomène connu depuis des décennies et rapporté dans différents pays. Sur les côtes françaises, ces mortalités estivales sont observées avec plus ou moins d’intensité selon les années. Les causes des mortalités estivales apparaissent comme reposant sur un modèle général d’interactions multifactorielles impliquant l’animal, son environnement et des agents infectieux.

Ces mortalités ont présenté en 2008 une intensité jamais égalée depuis l’introduction de l’huître creuse Crassostrea gigas sur le littoral français. L’ampleur du phénomène a été sans précédent ; tous les bassins ostréicoles ayant vu disparaître entre 40 et 80% de leurs stocks de juvéniles. Les mortalités ont affecté principalement le naissain (animaux de moins d’un an), toutes origines confondues. Elles ont été caractérisées par leur quasi-simultanéité sur l’ensemble des façades maritimes françaises et dans des écosystèmes très variés.

En 2009, le phénomène de mortalité anormale des huîtres survenu depuis fin avril-début mai, s’est amplifié et a touché la quasi-totalité du littoral métropolitain, les derniers épisodes signalés s’étant poursuivis jusqu’en novembre. Comme en 2008, ces mortalités ont principalement touché du naissain d’huîtres, de toutes origines (captage et écloseries), diploïde comme triploïde.

Les mortalités d’huîtres creuses, Crassostrea gigas, en 2010, comme en 2008 et 2009, ont touché majoritairement les huîtres de moins d’un an, quelle que soit leur ploïdie lorsque la température de l’eau dépasse les 16-17°C.

Ces mortalités touchent tout le littoral français métropolitain de la Méditerranée jusqu’à la Manche (écosystèmes pourtant très différents) avec un taux moyen de mortalité d’environ 70%.

La période à risque des mortalités s’étire dans le temps avec un démarrage plus précoce, mi-avril, et un arrêt fin septembre. Ces périodes sont toutefois différentes d’un site d’élevage à l’autre : elles débutent dans les sites les plus chauds (Corse : mi-avril, Thau : fin avril, Arcachon : début mai) pour finir dans les sites les plus froids tels que la Baie de Quiberon (eau profonde, Bretagne Sud) et la Baie de Morlaix (Côte d’Armor), fin juillet. Elles sont clairement liées au dépassement du seuil de température du milieu de 16°C.

Ailleurs en Europe, le virus a été décrit en 2009 et en 2010 en Irlande et à Jersey sur du naissain présentant des mortalités. Il a été confirmé (par séquençage) en Grande Bretagne en 2010, sur des huîtres de plusieurs classes d’âge présentant des mortalités. Le virus sous sa forme 0sHV-1 µvar a été également rapporté en Italie et aux Pays-Bas chez des huîtres creuses ne présentant pas de mortalité.

Hors d’Europe, il a été détecté en novembre 2010 en Nouvelle Zélande, au Nord-Ouest de l’Ile du Nord, associé à de fortes mortalités. Il a aussi été détecté en Australie au Sud-Est associé à des mortalités de 100% sur du naissain et des huîtres adultes.

Le phénomène observé de mortalités anormalement élevées d’huîtres Crassostrea gigas relève strictement de la santé animale et n'a aucun impact connu sur la santé publique. Ce phénomène résulterait de la combinaison de facteurs environnementaux, essentiellement la hausse de température de l’eau au delà de 16°C, associés à la présence de bactéries du genre Vibrio et essentiellement d’un variant nouvellement décrit de l’herpès virus OsHV-1, dénommé OsHV-1 μva

12. Contexte réglementaire

2- Rappels sur la procédure générale à suivre en cas de hausse de mortalité d’une espèce de coquillage dans une zone de production de mollusques

3- Procédure à suivre en 2011 lors de hausse de mortalité d'huîtres creuses Crassostrea gigas

31. Cas de la première déclaration de surmortalités de Crassostrea gigas par ZIR et pour chacune des classes d’âge

32. Cas des ZIR à cheval sur plusieurs départements

33. Cas des déclarations suivant la première déclaration par ZIR et par classe d’âge

34. Arrêt des surmortalités

Annexe 1 : Procédure depuis un signalement d’une hausse de la mortalité ou de signes de maladies des coquillages jusqu’à la réception des prélèvements au laboratoire d’analyses

Annexe 2 : Procédure de diffusion des résultats d’analyses de laboratoire

Annexe 3 : Liste des zones d’intervention REPAMO sur le territoire national (zones ostréicoles en gras)

Annexe 4 : Circulation des informations entre les différents acteurs lors de hausse de la mortalité des huîtres creuses

Annexe 5 : Format sous lequel les résultats de la surveillance sont disponibles sur le site collaboratif

Pour télécharger le document, cliquer Mortalité des huîtres

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Normandie : Etude des mortalités estivales vis-à-vis de la date d’immersion des huîtres

Evaluation de l’efficacité d’une mesure préventive vis-à-vis du risque de surmortalité d’huîtres creuses Crassostrea gigas

Anses / Saisine « n° 2010-SA-0273 »

Rapport d’appui scientifique et technique sur l’étude des mortalités estivales vis-à-vis de la date d’immersion selon les données du Comité Régional de la Conchyliculture Normandie - Mer du Nord

Destiné au groupe d’expertise collective d’urgence « Prévention de la surmortalité d’huîtres creuses»

Février 2011

Conclusions

• L’effet « groupe à risque » c’est à dire une ré-immersion entre le 31 mars et le 31 août, est un facteur aggravant des mortalités pour certains bassins (Meuvaines, Cotentin est) mais pas pour les bassins de Cotentin Ouest et Baie des Veys (pas de gain, encore moins pour une signification biologique).

• Les autres périodes de ré-immersion à risque proposées n’apportent pas d’intérêt sur la survie (non significatif pour 15 avril, aggravant pour le 30 avril).

• L’effet de l’année est aussi différent suivant les secteurs. Globalement l’année 2010 montrait plus de mortalité qu’en 2009, pour ceux ayant déclaré des mortalités anormales, malgré les mesures d’interdiction de ré-immersion tardives prises en 2010.

• La diminution du nombre de déclarations observée en 2010 par rapport à 2009 ou leur augmentation selon les bassins ne peut être analysée statistiquement sans connaître l’évolution de la production exposée au risque (évolution production /secteur des huitres de moins de 18 moins).

• De nombreux facteurs peuvent influer sur les mortalités et agir en interaction. Une enquête rétroactive sur les seuls déclarants ne permet pas de bien prendre en compte ces facteurs qui peuvent être répartis très inéquitablement et jouer le rôle de facteur de confusion vis-à-vis de la variable choisie comme importante, ici la période de ré-immersion.

• La qualité du remplissage des questionnaires n’a pas permis d’analyser des variables importantes comme l’origine géographique du lot avant ré-immersion.

• Il n’est donc pas possible de conclure, à partir de ces données, sur l’effet de la période de ré-immersion (effet qui est peut être non linéaire et à regarder au cours du temps) sur le niveau des mortalités.

• Des propositions d’amélioration du recueil des données (questionnaires d’enquêtes) et de recueil actif des données (enquête épidémiologique active) sont proposées dans ce document, car les données recueillies chez des professionnels sont fondamentales pour appréhender le problème des mortalités estivales dans son aspect global et plurifactoriel. D’autres approches, expérimentales apportent des compléments d’information qui permettent de mieux comprendre les mécanismes biologiques en cause.

Pour télécharger le rapport, cliquer Anses

Pour télécharger l'avis de l'Anses (28 février 2011), cliquer Ici

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Wikhydro Méditerranée - Présentation du suivi de la mortalité des huîtres (Ifremer)

La campagne Littoral Méditerranéen, qui s'est déroulée en juin 2010, s'inscrivait dans le cadre du projet Wikhydro, piloté par la Direction de la Recherche et de l'Innovation du Ministère du Développement Durable.

Wikhydro est une plate-forme ministérielle de savoir commun aux acteurs de l'eau, permettant à chacun d'apporter son savoir et son savoir-faire relevant de son métier. Il s'appuie sur un système informatique constitué d'un wiki (base de savoirs collaborative), du géoportail et d'un système de gestion de contenu abritant des clips vidéos d'experts.

Wikhydro est alimenté principalement par les organismes du Réseau Scientifique et Technique (RST) du ministère, et est ouvert au grand public sur Internet.

Cette campagne avait pour objectif de réaliser plusieurs clips - vidéos à caractère technique sur ces thématiques. Pour le littoral méditerranéen, Fabrice Pernet, chercheur en écophysiologie des mollusques à la station Ifremer de Sète (laboratoire Environnement Ressources Languedoc Roussillon), a été interviewé à cette occasion pour la vidéo intitulée "Les différentes espèces d'huîtres et leurs maladies. Présentation du suivi de la mortalité des huîtres".

Cette vidéo est accessible sur la page Wikhydro (bas de page, rubrique "Les écosystèmes") :www.wikhydro.org/index.php/Campagne_Littoral_M%C3%A9diterran%C3%A9en

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Surmortalité des huîtres : assainir le milieu pour sauver l'ostréiculture

Dans son coin à Caen, la scientifique indépendante Maryline Houssin travaille depuis quatre ans sur la mortalité massive des huîtres. Et propose une solution fiable : la certification. Elle expose sa méthode dans Le Mensuel du golfe du Morbihan.

Il aura fallu quatre ans et quatre publications scientifiques pour que l’équipe du laboratoire Franck Duncombe à Caen puisse, enfin, faire entendre sa voix. Et surtout ses préconisations. Le Mensuel est allé rencontrer Maryline Houssin et son équipe, dans leurs locaux normands.

Dans le numéro 79, actuellement en kiosque, la scientifique revient sur ses travaux et ses découvertes. Elle explique aussi quelle solution reste à privilégier, selon elle, pour sortir de la crise qui plonge depuis plusieurs années les professionnels de la mer. Et ce, à court terme.

Une solution : La certification

Pour ce Docteur en recherches cliniques et titulaire d’un DEA en microbiologie de l’environnement, une solution s’impose pour circonscrire la crise et peut-être en sortir : la certification des jeunes huîtres. « Il faut avoir la certitude que l’on plonge du naissain propre à l’eau, cela relève du bon sens », souligne la chercheuse Maryline Houssin. Pour ce faire, elle a mis au point une méthode fiable qu'elle détaille dans Le Mensuel.

Pour confirmer son hypothèse, elle entame une expérience à Portbail, en milieu naturel (lire Le Mensuel actuellement en kiosque).

Depuis plusieurs années, d’autres solutions de sortie de crise sont envisagées et pour certaines explorées. Tour d’horizon avec Maryline Houssin :

La sélection génétique : Le laboratoire d’Etat Ifremer travaille sur cette piste et sélectionne, sur plusieurs générations, les huîtres les plus résistantes. Maryline Houssin reste sceptique. « Pourquoi pas. Pour ma part, j’ai peur aux effets d’une éventuelle consanguinité, mais ce n’est pas ma spécialité. Qu’il y aille, c’est bien aussi. »

L’introduction de souches mères importées du Japon, leur berceau. Cette solution a été explorée par les professionnels puis écartée depuis le tsunami qui a balayé la baie de Sendai. « La réimplantation de souches mères reste scientifiquement dangereuse. La crainte, c’est d’amener d’autres pathogènes dans le milieu. A éviter », souligne la chef de service Recherches et Développement au laboratoire départemental Franck Duncombe à Caen.

Pour tous les détails dans "Mensuel du Golfe du Morbihan d'octobre 2011"

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Les surmortalités des naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas : acquis des recherches en 2010

Les surmortalités des naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas : acquis des recherches en 2010

Spat oysters mortalities, Crassostrea gigas : research lessons in 2010

IFREMER - Avril 2011

Auteur(s)

Cochennec-Laureau Nathalie, Baud Jean-Pierre, Pepin Jean-Francois, Benabdelmouna Abdellah, Soletchnik Patrick, Lupo Coralie, Garcia Celine, Arzul Isabelle, Boudry Pierre, Huvet Arnaud, Pernet Fabrice, Bachere Evelyne, Bedier Edouard, Petton Bruno, Gaussem Florian, Stanisiere Jean-Yves, Degremont Lionel

Résumé

Depuis 2008, la filière ostréicole française doit faire face à des surmortalités exceptionnelles des naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas, (huîtres de moins d’un an) comprises entre 60 et 90% dans tous les sites d’élevage. Des cas de mortalité similaires ont été décrits en Irlande, dans les îles anglo-normandes, au Portugal en 2009 et au Royaume-Uni en 2010. Récemment deux épisodes de mortalité, associés à la présence d’un virus OsHV1 μvar (ou un variant très proche) ont été également décrits en Nouvelle Zélande (décembre 2010) et en Australie (janvier 2011) soulignant la vulnérabilité de la filière ostréicole dans le monde. L’objectif de ce document est de faire un point sur les recherches menées depuis l’apparition de ce phénomène et de présenter les acquis scientifiques et techniques obtenus suite aux études menées en 2010 par différents acteurs de la filière (Laboratoires Ifremer et Centres techniques régionaux) dans le cadre du projet « surmortalité des huîtres creuses, Crassostrea gigas ». Ces résultats ont été présentés au cours de deux journées en décembre 2010 à l’Ifremer de Nantes, aux quelles participaient la DPMA, la DGAl, l’ANSES, le CNC, certaines CRCs et l’ensemble des scientifiques impliqués.

Pour plus d'informations et télécharger le rapport, cliquer : archimer.ifremer

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Bilan des surmortalités des huîtres creuses Crassostrea gigas depuis 2008

Bilan des surmortalités des huîtres creuses Crassostrea gigas depuis 2008

Nathalie Cochennec-Laureau et Jean-Pierre Baud - Ifremer, Nantes

Bulletin Epidémiologique / Santé animale - Alimentation

Mars 2011 trimestriel /numéro 42

Dans ce premier numéro de 2011, vous trouverez un article qui présente une analyse détaillée du phénomène de surmortalité qui touche les huîtres creuses en France depuis 2008, son évolution dans l’espace et dans le temps, ses causes infectieuses et les facteurs environnementaux, ainsi que les solutions de contrôle envisagées.

Résumé

Le phénomène international de surmortalité des naissains de Crassostrea gigas décrit depuis 20 ans a connu une ampleur dramatique depuis 2008, avec 40 à 100 % de mortalité par an sur cette classe d’âge, en France. Cet article se propose d’en faire l’analyse, de caractériser les différences observées par rapport aux mortalités estivales de l’huître creuse avant 2008, de mettre à jour les connaissances actuelles sur la compréhension de cette mortalité, notamment sur la piste infectieuse (herpes virus OsHV-1 µvar) et la mise en évidence de facteurs environnementaux aggravants. Enfin, l’intérêt d’une sélection familiale de type « taux de survie améliorée » est renforcée et pourra contribuer à moyen terme à répondre, tout du moins partiellement, à une sortie de crise de la filière ostréicole française.

Pour télécharger le document cliquer Ici

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Mortalité des huîtres et pratiques culturales

Les pratiques culturales peuvent-elles permettre de réduire la surmortalité du naissain d’huîtres creuses ?

Ifremer - Mars 2011

Récapitulatif des essais d’élevage et expérimentations zootechniques menés sur le territoire français entre 2008 et 2010

L’objectif de ce document est de faire le point sur les informations scientifiques et techniques recueillies sur le littoral français concernant la relation possible entre les pratiques culturales et la surmortalité qui touche le naissain d’huîtres creuses Crassostrea gigas depuis 2008. Cette relation est étudiée dans le cadre strict de plusieurs dizaines d’expérimentations menées sur le terrain (mer, estran, claires) par les équipes Ifremer, Instituts techniques et assimilés.

Depuis la fin du siècle dernier, l’approvisionnement en naissain basé dans l’ostréiculture traditionnelle sur le captage sur collecteurs dans des bassins « naisseurs », s’est enrichi d’une nouvelle source en provenance d’écloseries. Cette production d’écloserie, souvent faite de naissain triploïde (3n), a pris un essor considérable depuis le début des années 2000. Deux types de naissain cohabitent donc dans les écosystèmes conchylicoles : le naissain de captage et le naissain d’écloserie.

Le naissain d’écloserie dont il est question dans cette synthèse, provient à la fois d’écloseries privées ou des écloseries expérimentales de l’Ifremer (La Tremblade ou Argenton). Le naissain de captage provient des bassins naisseurs traditionnels de Marennes Oléron et d’Arcachon, des bassins en émergence des Pays de la Loire et Bretagne, et de quelques essais menés en Méditerranée. La saison de captage s’échelonne sur plusieurs semaines ; les pontes pouvant être, selon les années, plus ou moins précoces ou tardives. Parfois la ponte est unique et massive.

La mortalité d’une population de naissains, à un moment donné du cycle de vie, dépend pour partie des conditions rencontrées durant la période de l’expérimentation, mais aussi des conditions de vie (susceptible d’induire une sélection sur la population) à des stades antérieurs. Sur ces plans, l’huître d’écloserie et de captage sont rarement semblables.

Cette étude ne traite pas de la sélection génétique ni de la thématique pathologie (ni des éventuelles interactions entre le virus herpes OsHV-1 et le Vibrio splendidus souvent rencontré et associé aux épisodes de mortalité). Le champ de l’étude porte sur les « pratiques culturales » que l’on définira comme étant l’ensemble des techniques mises en œuvre pour élever des animaux sur estran. Ce sont bien les pratiques à l’échelle d’un éleveur particulier dans le contexte général qui sont examinées et non les pratiques collectives susceptibles d’avoir favorisé ce contexte.

Pour télécharger le document, cliquer archimer.ifremer

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Production de naissain d’huîtres en Méditerranée

Production de naissain d’huîtres en Méditerranée

Rapport d’activité intermédiaire - Année 2010

Février 2011

CRC Méditerranée / Ifremer / Cepralmar

Evaluation du potentiel d’approvisionnement en naissains d’huîtres creuses et limitations des mortalités printanières en Méditerranée (Pronamed 2010)

Pour télécharger le document, cliquer : CRC Méditerranée




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Marennes-Oléron : Adaptabilité face aux modifications de l'environnement

Adaptabilité des activités conchylicoles aux modifications de leur environnement : Scénarii et solutions

Le cas du bassin de Marennes-Oléron.

Auteurs : D. Mille (CREAA) et O. Le Moine (IFREMER LERPC-La Tremblade)

Août 2011

Creaa / Ifremer / Ancorim

Les enjeux

Le site étudié est le bassin conchylicole de Marennes-Oléron qui constitue avec le reste des rivages de Poitou-Charentes, l’un des plus importants centres conchylicoles européens et le premier en matière ostréicole.

Bien que bénéficiant historiquement de conditions préférentielles pour la réalisation de l’élevage des coquillages, l’activité conchylicole est aujourd’hui menacée outre par les mortalités précoces de juvéniles d’huîtres, par des risques de plus en plus prégnants : dégradation de la qualité des eaux, raréfaction de l’eau douce et augmentation de la fréquence des phénomènes climatiques violents ce qui entraîne une dégradation globale des conditions de production.

Pour télécharger cette très bonne étude, cliquer Ancorim/ CREAA

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Ancorim

Le Réseau atlantique pour la gestion des risques côtiers (ANCORIM – Interreg IVB Secteur de l’Atlantique) est un projet financé par le fonds européen de développement régional (FEDER), visant à renforcer la capacité d’action des décideurs dans les régions de l’Atlantique, dans le but d’éviter et de réduire les risques côtiers, notamment ceux qui sont liés aux changements climatiques. Il est axé principalement sur la mobilité de la ligne de rivage, la qualité des eaux et les activités économiques côtières, ainsi que l’aménagement du littoral.

L’arc atlantique est constitué de 33 régions européennes qui s’étendent sur un linéaire côtier de 2500 km, comptant environ 70 millions d’habitants. Ces régions sont caractérisées par une forte identité, liée à la proximité de l’océan et présentent également une grande diversité naturelle et culturelle. Elles sont aussi très vulnérables en raison des pressions qu’elles subissent d’origine humaine ou naturelle : tourisme, urbanisation, érosion côtière, pollutions …. Les différents risques sont par ailleurs potentiellement accentués par les effets pressentis du changement climatique : surcôte de tempêtes, inondations, …. Dans ce contexte, le projet ANCORIM vise à renforcer les capacités opérationnelles des décideurs et gestionnaires du littoral des régions atlantiques dans le but de faire face aux risques littoraux. Il se propose ainsi de mettre en réseau les ressources scientifiques et techniques existantes à l’échelle de l’espace atlantique européen, ainsi que de fournir des outils d’appui à la décision, et de valoriser les exemples de bonnes pratiques existantes dans les différents territoires concernés. Le projet ne consiste pas à développer des travaux de recherche scientifique mais à intensifier les échanges opérationnels entre la communauté scientifique et les décideurs en vue d’améliorer la prévention et gestion des risques côtiers. Pour plus d'informations, cliquer Ici

Autre étude : Enquête sur les besoins des décideurs et des acteurs pour la gestion du littoral Poitou-Charentes

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Huître Marennes-Oléron : Une étude pour mieux rebondir face à la crise....

Huître Marennes-Oléron : Une étude pour mieux rebondir face à la crise....

Le plus grand centre de production ostréicole, plus grande zone halieutique en France (Pêche + aquaculture) avec une production annuelle d’huître de près de 50.000 tonnes sur tout le département de Charente-Maritime, se dévoile dans une « Étude sur les perspectives à court, moyen et long terme de l'ostréiculture en Charente-Maritime ».

Cette étude permet à la profession ostréicole charentaise de mieux se connaitre afin de mieux rebondir dans toute sa diversité et toute sa complexité face à la crise…

Face à la crise due aux mortalités massives de naissains d'huîtres que nous subissons tous les étés depuis 2008, la profession constatant le manque de réactivité des administrations, des scientifiques et des élus politiques a entrepris de chercher par elle même les solutions de sortie de crise. Cela s'est traduit ce lundi 27 juin 2010 à Bourcefranc par la présentation devant plus de 300 ostréiculteurs des deux premières phases de l'étude lancée depuis octobre 2009 par le Comité Régional de la Conchyliculture Poitou-Charentes.

Un réseau de plus de 900 entreprises familiales

L'ostréiculture en Charente Maritime est encore artisanale et à forte composante familiale. Sur les 910 exploitations, 52 % font moins de 100.000 euros de CA annuel, 66 % commercialisent moins de 40 tonnes avec une médiane à 26 tonnes. Les itinéraires techniques sont multiples, il n'existe pas Une ostréiculture mais autant qu'il y a d'ostréiculteurs.

Chacun s'adapte à la composition de ses parcs, à leur disposition géographique, à leur productivité, à ses filières commerciales. Cela apporte des points positifs par exemple en terme de réactivité face à un problème ou de rapidité d'adaptation, mais comporte aussi des faiblesses comme l'impossibilité de parler d'une seule voix ou d'avoir une politique.... Suite...

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Étude sur les perspectives à court, moyen et long terme de l'ostréiculture en Charente-Maritime

Étude sur les perspectives à court, moyen et long terme de l'ostréiculture en Charente-Maritime

Parties 1 et 2 : état des lieux et diagnostic

Comité régional Conchylicole Poitou-Charentes

Via.Aqua. Aquaculture, Seafood & Marketing / Benoît Gaillard Consultants

Mars 2011

L'état des lieux résulte de la collecte, de l'analyse et de la mise en forme d'un très grand nombre de données en provenance d'une large variété de sources.

A chaque fois que cela a été possible, les sources ont été recoupées pour valider les données présentées ; c'est le cas notamment du fichier compilant les déclarations des calamités agricoles 2009 – qui comportent de nombreuses données économiques et financières – et du fichier CGO.

Les sources ont été indiquées pour chaque tableau et chaque graphique.

Pour faciliter la lecture de certains graphiques , des bulles ont été insérées pour donner un exemple de la façon il faut lire le graphique.

L'état des lieux et le diagnostic sont structurés à partir de trois entrées très simples :

  • Les conditions et l'organisation de la production (foncier, techniques, pratiques….).
  • La commercialisation des produits et le marché.
  • Les réalités humaines et financières des entreprises ostréicoles.

Pour télécharger le document, cliquer : CRC Poitou-Charentes

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FranceAgriMer : Situation des marchés

Situation des marchés / Conseil spécialisé de FranceAgriMer du 22 juin 2011

Conjoncture internationale

Vente en criées de janvier à mai 2011

Prix du gazole

Commerce extérieur (Importations/exportations)

Consommation des ménages

Le marché de la truite

Le baromètre d’image des produits de la mer : Perception confiance et intention d’achat

Pour télécharger la Situation des marchés / Conseil spécialisé de FranceAgriMer du 22 juin 2011, cliquer Ici

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Mutations dans le secteur conchylicole

Mutations dans le secteur conchylicole ;

Elaboration d’un outil opérationnel d’études et d’analyses technico-économiques

Synthèse des travaux 2010

Dominique Mille (CREAA)

Véronique Le Bihan (CAPACITES, Univ. Nantes)

Février 2011

AGLIA

La conchyliculture connaît en France une situation très contrastée. Alors que la mytiliculture a su faire évoluer ses techniques de production pour rester un secteur rentable, l'ostréiculture connait actuellement une crise importante due à des mortalités des naissains.

L'objectif de cette étude est donc de proposer aux professionnels, désireux de s'installer ou de faire évoluer leur entreprise, des référentiels technico-économiques leur permettant d'intégrer toutes les tâches techniques en termes économiques et d'évaluer ainsi la rentabilité de leur activité.

Pour télécharger le document, cliquer Aglia

Réflexion personnelle

Cet un outil devait valider l’extension de la conchyliculture au large et en particulier valider le développement de l’ostréiculture sur filières et en eaux profondes à partir d’huîtres triploïdes. Une fuite au large devant les problèmes grandissant sur l’estran.

Avec les problèmes de mortalité des juvéniles (jusqu’à 100% dans la zone de référence), l’outil est dans l’attente d’une huître résistante !

Quant à la mytiliculture, l'étude réalisée en 2009/2010 valide l'extension de l'élevage de moule au large notamment sur les filières du pertuis breton.... Eté 2011, la mytiliculture charentaise est en crise ! Sud Ouest : Bouchots : rien ne va plus !

Ne pas minimiser les facteurs environnementaux dans la mutation du secteur conchylicole et l'adaptation de la conchyliculture aux changements climatiques....

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Revue de presse

Le 16 mars 2012

Sauver l’huître normande (Connexion)

Face à la forte mortalité des huîtres juvéniles, constatée par les ostréiculteurs en 2008, les institutionnels et la filière ont réagi en confiant à l’Université de Caen Basse-Normandie la création d’un Centre de Référence de l’Huître. L’objectif : fédérer les forces vives afin de trouver des solutions concrètes à la crise.

Pas de bâtiment, ni grand discours pour le Centre de Référence de l’Huître (CRH) ! L’objectif n’est pas de créer une structure supplémentaire mais de répondre, au plus vite, à la crise traversée, aujourd’hui, par le secteur conchylicole. De fait, les différents partenaires (1) n’ont pas attendu la signature de la convention de création du CRH, le 20 janvier 2012, pour travailler ensemble. « Dès 2009, nous avions répondu aux appels de la filière qui subissait un phénomène de mortalité particulièrement grave sur les huîtres de moins d’un an. En 2011, nous avons réorienté un certain nombre de nos programmes de recherche », confirme Michel Mathieu, professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie et responsable du CRH.

Un réseau professionnel très structuré

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Huître : le centre de référence lancé en Normandie (Ouest France)

Le centre de référence de l'huître recherche les causes de la mortalité, jusqu'à 80 %, des naissains.

Depuis la mortalité des très jeunes huîtres, jusqu'à 80 %, apparue en 2008 (elle existait depuis plus longtemps mais était ignorée) la production en Basse-Normandie, première région en France, a chuté de 30 000 à 18 000 tonnes. L'ostréiculture bas-normande, ce sont aujourd'hui quelque 350 entreprises pour moins de 2 000 emplois, « en baisse de 30 % » se désole Joseph Costard, président de la section régionale conchylicole Manche-Mer du Nord. Dans ce contexte les collectivités locales - la Région et les deux départements côtiers - encouragent la recherche pour traiter ce virus. C'est ainsi que vient d'être créé, avec l'université de Caen et les laboratoires dont Frank-Duncombe à Caen, le Centre de référence de l'huître (CRH)....

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Le 15 mars 2012

Comparons l'huître si bien élevée et sa sœur sauvage (Sud Ouest)

Flora Salvo a, pour sa thèse, comparé des huîtres sauvages et celles d'élevage sur l'île aux Oiseaux. Un thème d'actualité au moment où l'ostréiculture cherche à sauver ses stocks.

Les ostréiculteurs, face à la pénurie, pourraient se tourner vers le stock d'huîtres sauvages.

Souvent, les chercheurs cherchent dans leur coin sans que personne ne leur demande jamais rien. Et des fois, leurs thèses et leurs analyses rencontrent l'actualité. C'est le cas pour Flora Salvo. Cette jeune étudiante carcassonnaise de 28 ans a publié au printemps dernier une thèse qui devrait intéresser évidemment l'ostréiculture arcachonnaise. Le titre suffit à comprendre pourquoi : « Approche comparée des populations naturelles et cultivées d'huître japonaise Crassostrea gigas dans une lagune macrotidale (bassin d'Arcachon) : cycle biologique, relations trophiques et effets sur le benthos. »

Sur l'île aux Oiseaux

Au moment où l'ostréiculture arcachonnaise peine à sauver ses stocks amputés depuis plusieurs années par un virus herpès mortel, il est fortement question de s'intéresser aux huîtres sauvages du Bassin. Une étude toute récente commandée par la mission du parc naturel marin les a évalués à environ 65 000 tonnes (et 16 000 tonnes d'huîtres d'élevage).

La thèse de Flora Salvo ne pouvait donc pas mieux tomber. Elle est donc de Carcassonne. Elle a étudié à Toulouse, puis à Marseille, au Canada, et enfin à Bordeaux 1, et plus exactement à la station marine d'Arcachon depuis 2006. Soyons clairs, l'objet premier de sa thèse n'est pas vraiment l'huître en elle-même mais les différentes méthodologies employées pour étudier et comparer les huîtres sauvages et celles d'élevage. Reste que l'huître sauvage n'avait jamais été étudiée dans son milieu naturel.

Et il n'empêche que bien des observations se dégagent des études menées par Flora Salvo pendant tout de même cinq ans sur un point précis de l'île aux Oiseaux où se côtoient à la même hauteur huîtres d'élevage et huîtres sauvages.

Le travail, « laborieux » dixit Flora Salvo, a été considérable : prélèvements réguliers, échantillonnage, analyse de l'eau, étude minutieuse des sédiments tombés sous les huîtres ou des espèces présentes sous ces mêmes huîtres, comparaison des rejets des objets d'étude, au total 500 pages de textes, de tableaux, de courbes, etc.

Parlons de reproduction…

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Pêche à pied. Interdite... mais tolérée ! (Le Télégramme)

Ce n'est pas nouveau, mais ce n'est pas su: la pêche à pied est interdite dans de nombreuses zones (presqu'île de Quiberon, et les îles notamment) où elle est pourtant pratiquée... et tolérée.

Zonage.

Un arrêté ministériel de 1999, explicité par des arrêtés préfectoraux révisés périodiquement (dans le Morbihan, le dernier remonte au 17 février 2010), divise l'ensemble du littoral français en zones de pêche. Celles qui font l'objet d'une exploitation professionnelle importante sont classées zones de production de coquillages. Les autres sont dites non classées.

Interdictions.

Les zones de production font l'objet d'une surveillance sanitaire importante. Au gré des saisons et des prélèvements réguliers effectués, elles sont périodiquement interdites à la pêche, tant professionnelle que de loisir. Ce que l'on sait moins, c'est que les zones non classées, qui ne font l'objet d'aucune surveillance sanitaire, sont interdites du 1erjanvier au 31 décembre. Et cela depuis treize ans!

La presqu'île, les îles, etc.

Dans le Morbihan, les zones non classées, et donc interdites à la pêche, ne sont pas de petites enclaves. On peut citer les îles de Groix, Houat, Hoedic et Belle-Ile ou encore la presqu'île de Quiberon, de Beg Rohu (Saint-Pierre-Quiberon) à la pointe du Conguel côté baie de Quiberon. Et côté océan, de la pointe du Conguel à la ria d'Étel. Rien que cela!

Tolérance....

(...)

Alerte en presqu'île.

Ce gentleman agreement, qui prévalait depuis des années entre pêcheurs et fonctionnaires chargés de la surveillance, vient d'être remis en cause côté baie de Quiberon entre Beg Rohu et la pointe du Conguel (environ 6km de côte). Les Affaires maritimes ont en effet été alertées «il y a un mois et demi» que des pêcheurs professionnels avaient investi cette zone afin d'y prélever de jeunes huîtres, dans le but de les revendre aux ostréiculteurs. Ces derniers ont en effet trouvé dans le prélèvement d'huîtres sauvages une parade à la surmortalité des naissains.

Dégât collatéral....

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Le 3 mars 2012

Vendée. Huîtres : une écloserie expérimentale à Bouin (Ouest France)

Le conseil régional soutient un projet de plateforme d'innovation à la station Ifremer, à Bouin, pour répondre aux besoins de la profession ostréicole. Le président Jacques Auxiette est venu visiter les travaux.

Des professionnels comme le Noirmoutrin Jacques Sourbier, président de la section régionale conchylicole Vendée-Atlantique, ou comme Stéphane Angeri, le président national des écloseurs-nurseurs, attendaient le président régional pour une visite de chantier, hier après-midi, deux ans après le lancement de la plateforme d'innovation (PRI) et les 1,4 million d'euros accordés par la collectivité régionale. La moitié de la somme engagée. Un investissement devenu plus que nécessaire après les quatre années successives de surmortalité de naissains d'huîtres que vient d'essuyer la profession.

Aujourd'hui, cette plateforme a pour objectif de « devenir expérimentale, à vocation nationale » rapelle Jacques Auxiette. Les travaux de ce projet, présenté par le directeur de la station vendéenne Joël Haure, comprennent la rénovation et la construction de laboratoires et d'espaces d'accueil.

Surtout, cette PRI comprend « une écloserie expérimentale qui servira prochainement pour la production de familles d'huîtres sélectionnées ».

Des espaces sécurisés sont aussi créés pour le pré-grossissement, l'élevage et la maturation d'huîtres tétraploïdes. Et sur les 2 000 m2 de l'infrastructure, située en plein polder du Dain, là où est installée la grande majorité des 300 professionnels conchylicoles ligériens, 700 m2 seront en zone sécurisée, avec notamment une salle de quarantaine.

Tous les équipements, hors écloserie, auront demandé une nouvelle enveloppe de 230 000 € pour l'année 2012, la Région en assurant 60 %, le Département et Ifremer 20 % chacun.

La piste infectieuse avérée

Si la souche résistante espérée n'est pas encore trouvée, les causes de surmortalité commencent à être cernées. « La piste infectieuse est la piste majeure et avérée », souligne le scientifique d'Ifremer Jean-Pierre Baud durant cette visite. « Nous travaillons désormais sur la présence des agents infectieux dans les courants », pour trouver un remède à cet herpès qui attaque certaines zones et pas d'autres, sur tout le littoral français.

« Malgré les aléas de la production et des mortalités, les écloseurs s'en sortent plutôt bien, constate Stéphane Angeri pour les écloseurs. Nous avons évité une chute désastreuse des stocks. Je me réjouis que l'interprofession se dirige vers la sélection pour que la profession s'en sorte. »

Tandis que le président de la section, Jacques Sourbier n'a pas tiré la sonnette d'alarme sur les difficultés de ces entreprises familiales, dont la plupart sont aujourd'hui dans le rouge. « Rouge n'est pas le terme ! Mais les stocks se restreignent et nos capacités s'atténuent. Mais nous avons désormais des débuts de réponse et des prémisses de solutions. C'est le temps qui joue désormais. »

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Au Brésil, la Gigas meurt aussi !!!


Pour ceux qui croyaient en l’huître brésilienne pour sauver l’ostréiculture française...

Pour les brésiliens, c'est l'huître chilienne qui pourrait sauver l'ostréiculture de Santa Catarina....

Les brésiliens se tournent vers la Triplo pour contrer les mortalités estivales…

Des huîtres chiliennes vont être importées pour sauver les Gigas brésiliennes, en produisant des huîtres triploïdes plus résistantes...

Après avoir introduit l’huitre japonaise, Crassostrea gigas, il y a 20 ans, l’Etat de Santa Catarina produit près de 2000 tonnes d'huîtres. Cette région au Sud du Brésil est maintenant confrontée aux mortalités estivales quand la température atteint 30°C.

Une société de Florianopolis spécialisée dans l’aquaculture a été autorisée par le Ministère de la pêche pour importer et utiliser des huîtres chiliennes afin de fabriquer des « Triplo » résistantes…

Fis : Triploid oysters, a solution to summer mortality

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Le 27 février 2012

La Marennes Oléron au Salon de l'agriculture (Sud Ouest)

Moins frappée que ses voisines par la crise ostréicole, l'appellation régale à Paris...

L'équation est implacable : la surmortalité des naissains entraîne une baisse des volumes et oriente les prix à la hausse. La règle des marchés, basée sur l'offre et la demande, n'épargne pas la Marennes-Oléron. Pourquoi, alors, en ces temps de crise, se casser la coquille en montant à Paris le coffre chargé de ses plus belles ambassadrices, fines de claire, spéciales, pousse en claire et autres claires vertes ?

« Il est encore plus important de faire notre promotion en période de pénurie, affirme Nicolas Brossard, responsable qualité du groupement Marennes-Oléron. On peut ainsi abattre les tabous et expliquer que la hausse des prix ne traduit pas qu'une volonté des ostréiculteurs de s'enrichir mais qu'elle assure la survie de certaines exploitations. »

« Quand on aime… »

Tandis que les apprentis du CFA de Niort subliment la spéciale en cuisine, Nicolas Brossard ouvre des coquillages à la chaîne. Les visiteurs du Salon de l'agriculture en redemandent. « Ils comprennent que nous sommes soumis aux aléas de la nature et que la hausse des prix n'est pas du simple fait des producteurs… » Un verre de vin de pays charentais à la main, ces touristes vendéens ne jurant que par les Marennes Oléron et « les huîtres de l'île de Ré », qu'ils consomment en quantité, ont constaté une « hausse d'environ 25 % du prix ».

« Douze euros la douzaine de grosses, celles qui viennent de la Tremblade, ça commence à compter », juge Bruno. Même si « elles ont ce petit goût de noisette ». Son beau-frère, Jacques, coupe court : « Quand on aime, on ne compte pas. » Heureusement, car son épouse, Jacqueline, a pour péché mignon la pousse en clair n° 2 ou 3.

Produit festif

Produit considéré comme festif dans les contrées les plus éloignées des côtes charentaises, la question du prix, en effet, semble ne pas avoir d'influences trop néfastes sur les ventes. « Aux dernières fêtes, on a retrouvé tous nos clients, assure Jean-Pierre Suire, président du groupement. C'est simplement dommage que les intermédiaires, la grande distribution ou les poissonniers, aient restreint les stocks de peur de ne pas tout vendre car beaucoup se sont trouvés en rupture le 24 et le 31 décembre. On aurait sûrement pu en vendre 10 % de plus. »

En ces temps de vache maigre, la Marennes Oléron a un autre atout : « Nous sommes les seuls à détenir deux Labels rouges et une IGP. » La meilleure carte de visite qui soit pour les chargées de communication qui assurent ne pas avoir eu à changer de stratégie. « On remarque d'ailleurs que ce sont nos produits les plus chers qui partent en premiers », complète Nicolas Brossard. La crise, financière, a donc ses limites. Celle qui touche les naissains, quant à elles, devrait se traduire par une baisse « de 5 à 10 % de notre production d'après les premières estimations ».

Les ostréiculteurs de l'appellation n'en sont donc pas encore réduits à faire la quête, loin de là. Sur le stand, on pouvait bien faire un don. Mais au profit de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM).

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Les enjeux de l’ostréiculture de demain (Manche libre)

Les recherches sur les causes de la mortalité des huîtres creuses se poursuivent activement.

Malgré la crise, les ostréiculteurs manchois gardent confiance en l’avenir.

Comment venir à bout des mortalités successives qui depuis 2008 frappent durement l’ensemble des bassins ostréicoles, à commencer par ceux de la Manche ? Même s’ils ne peuvent pour l’instant répondre à cette question, et laissent aux scientifiques le soin de la leur apporter le plus rapidement possible, les ostréiculteurs ne perdent pas confiance.

La Manche est un leader

C’est que la Manche a réussi, alors que l’ostréiculture ne s’y est développée que depuis le début des années 1970, à représenter pas moins de 21 % de la production nationale d’huîtres. Comment ? Pour des raisons liées à la fois à la température de l’eau et aux courants forts de Normandie, les professionnels utilisent du naissain, les petites huîtres, originaire d’autres régions comme le bassin d’Arcachon. Même si le captage naturel fournit l’essentiel du naissain ostréicole, les écloseries-nurseries d’huîtres, à l’image de la Satmar à Gatteville-phare, la plus grande d’Europe, constituent une part non négligeable d’approvisionnement pour les ostréiculteurs normands. Les caractéristiques des secteurs ostréicoles, principalement la quantité de nourriture présente, ont entraîné des spécialisations par bassin de production.

Les professionnels de la Côte des Isles, à l’ouest du département, produisent essentiellement des huîtres de demi-élevage, qu’ils vendent à d’autres secteurs comme celui de la baie des Veys, qui termine l’élevage. D’un point de vue strictement économique, les professionnels ont évidemment souffert des mortalités qui dans certains bassins comme à Blainville-sur-Mer, à l’ouest, ont pu décimer jusqu’à 80 % du cheptel.

80 % de pertes

Cependant, comme les amateurs d’huîtres sont restés tout aussi nombreux la baisse des quantités proposées sur le marché a pu être compensée par des prix en hausse, parfois de 20 %. A quoi se sont ajoutées des aides des diverses collectivités territoriales. Il n’en reste pas moins que ce sont surtout les jeunes ostréiculteurs qui ont été le plus touchés par cette surmortalité et que, pour eux, l’avenir passe tout autant par une meilleure organisation de la profession que par une réponse efficace aux phénomènes de mortalité.

C’est pourquoi ils fondent de nombreux espoirs dans le tout récent Centre de référence sur l’huître, placé sous la responsabilité du professeur Michel Mathieu, de l’Université de Caen.

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Le 24 février 2012

L'arme secrète pour sauver les huîtres ? (La Dépêche)

Si l'arme secrète est adoptée, tous les producteurs de Méditerranée pourront en bénéficie, y compris ceux de Leucate durement touchés par le virus.

Alors qu'un virus tue depuis 2007 les petites huîtres avant même leur croissance, une solution scientifique performante a été mise au point quelque part dans le bassin de Thau.

L'avenir de la conchyliculture s'est peut-être joué dans cette discussion acharnée entre les producteurs méditerranéens et les avocats du cabinet Ernst & Young de Montpellier. Les hommes de loi représentaient les intérêts du producteur qui a mis au point le système qui « tue » la mortalité des jeunes huîtres, auteur d'un brevet d'invention à l'INPI (Institut national de protection industrielle).

Cette mort subite des naissains afflige depuis trois saisons les productions de tous les bassins ostréicoles de France causant la perte, parfois, de 80 % des jeunes. Les participants à cette réunion à huis clos ont hier travaillé à la mise au point d'un protocole d'accord et d'un calendrier pour que les sept cents producteurs puissent bénéficier de cette avancée technologique.

À aucun moment, les solutions techniques utilisées n'ont été dévoilées… ni même évoquées. Elles ne le seront pas sans un engagement ferme de la part des partenaires. « C'est une solution sérieuse, mise au point par un producteur dans un secteur où seulement 10 % des huîtres avaient survécu. Après sa mise en œuvre pendant deux ans, le taux de mortalité est tombé à zéro.

Les éléments scientifiques contenus dans ce dossier semblent sérieux. Je dirais que le système permet de nettoyer l'environnement des huîtres sans altération du milieu. On tue le virus et après on soigne le patient », explique Yves Piétrasanta, maire adjoint de Mèze, qui a parcouru avec attention le volumineux pavé, gros comme un annuaire téléphonique qu'il garde dans un coffre fermé à clef.

« C'est une méthode contraignante. On est obligé de payer avant de savoir si les tests seront concluants. Nous allons nommer trois experts en génétique et en microbiologie. Puis nous implanterons cette technique sur six à huit tables de production dans les trois zones de production. Et ça marche pour tous les coquillages », commente Philippe Ortin le président de la fédération conchylicole de Méditerranée.

Les partenaires veulent signer un accord global pour que les sept cents producteurs de la zone Méditerranée puissent mettre en place ce dispositif d'ici le mois de mai, alors que les recherches entreprises par l'Ifremer ne déboucheront pas, avant, au mieux, trois années. Les producteurs veulent aller vite pour éviter un autre printemps mortel pour les naissains... et pour les comptes d'exploitation malmenés par trois années de virus.

Pour quelques millions d'euros

« L'État s'apprêtait à déverser 185 M€ pour aider le bassin. Il pourra bien trouver quelques millions pour abonder le tour de table pour mettre à la disposition de tous cette avancée technologique», remarque Yves Pietrasanta, vice-président du conseil régional Languedoc-Roussillon. «De son côté, la Région viendra certainement aider le dispositif. Il en va de la sauvegarde d'une profession tout entière. Si cela marche, ce sera un soulagement économique et social pour tous », poursuitl'élu . Car depuis le virus qui tue les petits, un tiers des tables de production sont en jachère ou carrément vides, pénalisant environ six cents emplois autour du bassin.

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Le 23 février 2012

Arcachon : M. Sammarcelli interpelle l'Ifremer (La Dépêche du Bassin)

Le président du Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon, Michel Sammarcelli.

Le président du Siba a adressé une lettre à Jean-Yves Perrot, le président-directeur général d'Ifremer.

Tout est allé très vite. Vendredi 10 février, Olivier Laban, le patron des ostréiculteurs, témoignait devant les élus du Siba de son désarroi face aux multiples crises que traverse la profession. « Nous subissons une double peine », précisait Olivier Laban. « Nous ne sommes pas épargnés par la mortalité comme l'ensemble des ostréiculteurs français, voire européens et mondiaux. Mais en plus, contrairement à nos collègues charentais, nous n'avons pas de naissain. Depuis quatre saisons sur le Bassin, il n'est plus au rendez-vous alors que nous étions le premier centre français en terme de production. » Mardi 14 février, quatre jours plus tard, Michel Sammarcelli a adressé une lettre à Jean-Yves Perrot, le PDG d'Ifremer (L'Institut Français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer) avec pour objet : « Appel à partenariat scientifique ». Voici ce courrier : « Les maires des dix communes m'ont demandé, à l'unanimité, de vous interpeller sur les moyens à mettre en oeuvre pour diagnostiquer nos huîtres. Cette mission pourrait être confiée à la Station Marine d'Arcachon, or si on ne peut que saluer le travail de cette équipe, force est de constater qu'elle ne possède pas les moyens humains ni techniques susceptibles de répondre à cette préoccupation. Les communes, très concernées par l'issue de cette réflexion, sont prêtes à participer au financement des investigations complémentaires, mais c'est le savoir-faire de vos équipes qui est plébiscité à nouveau."

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Le 21 février 2012

Arcachon : Un naissain famélique (Sud Ouest)

Isabelle Auby et Danièle Maurer, chercheuses à Ifremer, ne comprennent pas pourquoi les huîtres du bassin d'Arcachon pondent aussi peu depuis maintenant quelques années.

Ces parcs sont tristes à mourir : les tuiles sont vides, ou presque. Depuis quatre ans, le bassin d'Arcachon n'est plus la plus grande nurserie d'Europe. Alors que plusieurs milliers de petites huîtres se collent sur les collecteurs lors d'une année médiane, les ostréiculteurs n'en trouvent que quelques dizaines en 2011.

Que se passe-t-il ? C'est la question à laquelle les chercheurs de la station d'Ifremer (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer) d'Arcachon qui surveillent le captage dans le Bassin tentent actuellement de répondre.

Une lettre au Pdg

À la demande d'Olivier Laban, président des ostréiculteurs du Bassin, Michel Sammarcelli, président du Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) a envoyé un courrier à Jean-Yves Perrot, le Pdg d'Ifremer pour l'interpeller sur les moyens à mettre en œuvre au sein de la station Ifremer d'Arcachon pour diagnostiquer les huîtres du Bassin : « Or, si on ne peut que saluer le travail de cette équipe, force est de constater qu'elle ne possède pas les moyens humains ni techniques susceptibles de répondre à cette préoccupation. Les communes sont prêtes à participer au financement des investigations complémentaires, mais c'est le savoir-faire de vos équipes qui est plébiscité à nouveau. En conséquence, je vous demanderais de bien vouloir nous faire savoir de quelle manière votre établissement pourrait s'investir dans cet énigmatique dossier, au-delà duquel la pérennité d'activités économiques ancestrales et des services connexes semble compromise. »

1 Le modèle des années 1999-2003

Les deux chercheuses arcachonnaises Isabelle Auby et Danièle Maurer ont publié en 2004 une « étude de la reproduction de l'huître creuse dans le bassin d'Arcachon » sur les années 1999 à 2003 (1). En effet, on ne trouvait en 1998 que 46 naissains par tuile.

Elles ont dégagé de cette étude un modèle pour appréhender le captage sur le Bassin. Il combine l'intensité des pontes et la survie des larves avec la température de l'eau. Peu de pontes et maigre survie donnent un petit captage. Peu de pontes et excellente survie donnent un captage moyen. Grosse ponte et bonne survie donnent un captage excellent, etc.

C'est à travers le prisme de ce modèle qu'elles ont travaillé sur plusieurs pistes : température, salinité, maladies, stock de géniteurs et leur localisation, contaminant perturbant la ponte ou la survie, nourriture disponible.

2 L'importance de la température....

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L’acidité croissante des océans tue le naissain d’huître et de moule

Gretchen Hofmann, de l'Université de Californie à Santa Barbara, a indiqué que l'acidité croissante des océans, causée par le CO2 venant des carburants fossiles, tue le naissain -les larves d'huîtres et de moules notamment- dans le monde entier. Sur les côtes pacifiques du nord-ouest du Canada et des Etats-Unis, la destruction des élevages de mollusques menace une industrie dont le chiffre d'affaires atteint 200 millions de dollars, a souligné Gretchen Hofmann.

Source : Les maladies terrestres font des victimes sous-marines (Express)

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Le 17 février 2012

Les huîtres contre vents et marées (Challenges)

Aléas climatiques, sanitaires et humains menacent toujours un peu plus l'huître. Au grand dam de ses nombreux amateurs. Comment un coquillage aussi magique pourrait-il disparaître ?

Pas le moindre people à l'horizon, pas même des Bordelais en goguette. L'hiver, en semaine, la presqu'île est quasi déserte. Les volets de la villa de Philippe Starck - autrefois celle de Jean Anouilh - sont fermés, tout comme les maisons d'Audrey Tautou, de Pascal Obispo, de Renaud, de PPDA et de toutes les semi célébrités qui font la réputation "du" Ferret. En cette saison, pour trouver un peu de vie, il faut aller dans les villages ostréicoles, entre le bassin d'Arcachon et l'unique route départementale qui mène au cap. Là se trouvent les fameuses "cabanes" en bois, presque collées les unes aux autres, parfois minuscules, souvent pittoresques avec leurs volets bleus, roses ou verts. Le Par bassin est vide de tout bateau de Bertrand plaisance. On aperçoit les emblématiques cabanes "tchanquées" de l'île aux Oiseaux, bâties sur échasses (pilotis) pour surveiller les parcs à huîtres, et, sur l'autre rive, impressionnante, la dune du Pilat.

Nitrate et acidification

Les nuages s'amoncellent au-dessus de ce paysage de carte postale. La première menace vient de la mortalité des jeunes huîtres, en spectaculaire augmentation depuis 2008. Entre 70 et 80% d'entre elles n'atteignent pas leur premier anniversaire. Le principal suspect? Un "herpès virus" devenu meurtrier pour des raisons en partie inexpliquées. L'élévation anormale de la température de l'eau au printemps semble y être pour quelque chose. Certains accusent les peintures antisalissures des bateaux de plaisance, d'autres les nitrates ou l'acidification des océans. Ou bien est-ce la faute des "triploïdes", ces huîtres "de quatre saisons" génétiquement modifiées pour être rendues stériles et consommables toute l'année, y compris l'été, lors de leur période naturelle de reproduction? Les hommes seraient devenus pour l'huître des ennemis bien plus dangereux que les crabes, les étoiles de mer et les bigorneaux perceurs. Tous les sites ostréicoles sont touchés, mais le bassin d'Arcachon est spécialement affecté. Il fournissait naguère la plus grande partie du naissain, les larves d'huîtres élevées ensuite en Bretagne, en Normandie ou ailleurs. Pour compenser le manque à gagner, certains ostréiculteurs se sont convertis à l'"ostréotourisme" en ouvrant des chambres d'hôtes. Ils attendent beaucoup de la création, cette année, d'un parc naturel marin, dont un des objectifs est d'imposer autour de la lagune des pratiques plus respectueuses de l'environnement.

Un malheur n'arrivant jamais seul, les ostréiculteurs du Cap-Ferret viennent d'apprendre que les terrains sur lesquels sont construites leurs jolies maisons, propriété de l'Etat depuis les premières concessions accordées par Napoléon III, pourraient ne plus être transmises, en cas de décès, à leurs enfants ou à leur conjoint survivant. Un usage pourtant établi depuis près d'un siècle. Joël Dupuch, l'"ostréoacteur" révélé par le film Les Petits Mouchoirs, s'est joint aux "indignés" locaux qui veulent faire reconnaître la propriété de fait de leurs cabanes. "Plus que jamais, il faut être passionné pour faire ce métier", philosophe son cousin Ludovic Hiribarn, représentant de la cinquième génération d'une famille de "parqueurs" installés dans le village du Canon depuis 1870. Fournisseur des Bars à huîtres parisiens depuis trente ans, cet ostréiculteur "haut de gamme" affiche une étonnante sérénité: "Notre famille a traversé deux guerres, des dizaines de tempêtes, des maladies, des interdictions de vente et deux marées noires. Alors..." Pour lui, le doute n'est pas permis: la recherche génétique ou la prise de conscience écologique devraient faire émerger des solutions.

Les entrailles du mollusque.....

La fin des huîtres?

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Le 16 février 2012

CRC Arcachon : Deux nouvelles recrues (Sud Ouest)

Le Comité régional conchylicole d'Arcachon-Cap-Ferret a embauché deux nouvelles chargées de mission pour le Mondial de l'huître et les contrôles sanitaires.

Aux côtés des 315 entreprises ostréicoles du Bassin travaille le personnel du Comité régional conchylicole d'Arcachon-Cap-Ferret (CRC) présidé par le Gujanais Olivier Laban. Et cet effectif s'est sérieusement étoffé en 2012. En effet, deux nouvelles chargées de mission ont été embauchées.

La première s'appelle Gladys King-Wan. Elle travaille avec le comité depuis maintenant trois ans sur l'observatoire de la mortalité des jeunes huîtres. Elle est titulaire d'un master 2 en écologie marine. Dans ses nouvelles fonctions, elle sera affectée au groupe de défense sanitaire ostréicole. Elle sera en charge des autocontrôles de l'eau et des coquillages des exploitations agréées pour l'expédition.

Voilà le Mondial de l'huître

« Elle s'occupera des prélèvements, explique Olivier Laban, et les transmettra aux laboratoires pour analyse. Nous serons destinataires des résultats. Cela nous permettra d'avoir un regard sur l'état sanitaire de toutes ces entreprises, ce qui nous permettra d'être plus réactifs en cas de problème. Gladys pourra aussi avoir un rôle de conseil. C'est donc plus de visibilité et de compétences chez nous. »

La deuxième chargée de mission embauchée est Marie Bournazel. Originaire de la région, elle a travaillé à l'organisation du congrès européen pour le conseil des communes et des régions d'Europe. Sa mission, ici, sera de mettre sur pied le Mondial de l'huître au début du mois de décembre 2012. Le titre de la manifestation n'est pas définitif.

Il s'agira de réunir environ 25 pays producteurs d'huîtres (en Europe et sur tous les continents) et toutes les régions ostréicoles françaises. Seront invités des scientifiques, des professionnels, des administrations, « notamment pour échanger sur les méthodes et sur ces mortalités de jeunes huîtres dues à un herpèsvirus qui touchent désormais le monde entier ». Ce mondial aura lieu sur Gujan et sur Arcachon. Mais il sera surtout adossé à Cabanes en fête, qui anime Andernos chaque début d'hiver. « Juste avant les fêtes, ce sera aussi un outil de promotion. »...

(...)

Plus de 10 salariés....

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Le 11 février 2012

Bassin d'Arcachon = Parc Marin Mortifère ?

Le bassin aura son parc naturel sans ses huîtres naturelles....

Ostréiculteurs : « Nous, c'est la double peine » (Sud Ouest)

Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, a décrit aux élus du Bassin une situation pour le moins difficile pour l'ostréiculture arcachonnaise.

Face aux élus du Syndicat Intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) hier, Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, a résumé en peu de mots la situation : « Nous, c'est la double peine : les mortalités, et pas de naissain. »

En effet, un herpès-virus décime chaque année plus de 70 % des jeunes huîtres en France, mais aussi dans le monde. Des recherches génétiques de souches résistantes sont en cours, mais en tout état de cause, « ce problème de mortalité ne sera pas réglé demain. Nous sommes, pour le moment, condamnés à vivre avec. » Mais tant qu'il y a du naissain, il y a des huîtres qui survivent. Or, le bassin d'Arcachon, qui fut le premier bassin naisseur d'Europe, ne l'est plus. Depuis quatre ans, le naissain est famélique.

Olivier Laban avait demandé à être reçu par le Siba pour parler aux élus de cet incompréhensible état de fait. Parce qu'incompréhensible est le mot : personne ne peut expliquer pourquoi « le naissain n'est plus au rendez-vous chez nous, alors qu'il l'est en Charente-Maritime, dans l'estuaire de la Gironde » et même dans le lac d'Hossegor.

Les chercheurs d'Ifremer avancent la chute brutale de la température de l'eau en juillet pour expliquer la maigre survie des larves d'huîtres dans l'eau mais butent sur un problème : pourquoi y a-t-il aussi peu de larves ? Pourquoi un si faible effort de reproduction ? « Les ostréiculteurs se rappellent de l'épisode TBT (un produit utilisé dans les peintures pour bateau qui était la cause du manque de naissain dans les années 70, NDLR), a précisé Olivier Laban. J'espère me tromper. Je ne voudrais pas qu'un dysfonctionnement soit à l'origine de ce manque de naissain. »

Faire pression sur Ifremer

Le président des ostréiculteurs a demandé aux élus du soutien pour que des programmes de recherches sur le Bassin soient mis en œuvre, pour qu'Ifremer mobilise davantage de moyens sur ce sujet. « Peut-être peut-on s'adresser à d'autres organismes qu'Ifremer ? » s'est interrogé Yves Foulon, le maire UMP d'Arcachon. « Il y a le CNRS, l'Université de Bordeaux, a répondu Olivier Laban. Ifremer a des compétences mais il faut qu'il recalibre ses budgets pour peut-être avoir des efforts d'investigation plus importants sur Arcachon. On ne peut pas se contenter de l'explication de la baisse des températures. »

Michel Sammarcelli, le président divers droite du Siba, a entendu « ce cri d'alarme » et a proposé d'écrire un courrier au PDG d'Ifremer « pour rendre le bassin d'Arcachon prioritaire dans les programmes de recherches, parce qu'il y a en effet urgence. » « C'est une bonne chose, a ajouté Olivier Laban. Et peut-être aussi faut-il rencontrer les gens de la station arcachonnaise d'Ifremer. Peut-être qu'eux aussi demanderont plus de moyens… »

Une écloserie du Bassin à l'étude

Une étude a été mise en œuvre sur l'ouverture d'une écloserie propre au bassin d'Arcachon. Mais le premier rendu de ce travail a provoqué des réticences au sein de la profession. « Les ostréiculteurs sont pour une écloserie maîtrisée par la profession », a avoué Olivier Laban, le président des ostréiculteurs d'Arcachon. « Mais à condition que ça ne les engage en rien. En clair, s'il y a du naissain, je dois quand même acheter à l'écloserie du Bassin parce que je m'y suis engagé. Une coopérative aurait du sens. Mais je ne veux forcer la main de personne sur ce sujet. Peut-être une SA privée avec quarante ou cinquante ostréiculteurs verra le jour, et pas simplement des gros. Et puis le spectre des OGM plane sur les huîtres d'écloserie. Pourtant on a aujourd'hui toutes les garanties. On fait d'excellents produits d'écloserie. Seule la ponte est maîtrisée. Après, ces huîtres sont élevées dans le milieu naturel. »

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Les abeilles, pas les huîtres !!!

Dans son programme 2012, l'Anses va porter toute son attention à la santé des abeilles....

L'Anses présente son programme de travail 2012

Chaque année, l'Anses élabore, pour l'année suivante, son programme de travail dans le cadre d'un processus ouvert de consultation avec ses ministères de tutelle et les parties prenantes. Ce programme se décline, pour chacun des grands domaines de compétence de l'Agence, dans des orientations publiées sur le site. A l'occasion de la présentation de son programme de travail pour 2012, l'Anses fait le bilan des travaux menés en 2011 et met l'accent sur trois thèmes sur lesquels elle sera particulièrement mobilisée en 2012 :

1. Risques microbiologiques dans l'alimentation : l'émergence brutale en Allemagne et -dans une moindre mesure, en France au printemps 2011- d'une épidémie liée à la contamination de produits végétaux par la bactérie E.coli O104:H4 qui a touché plus de 3500 personnes, ou encore les épisodes de contamination de produits végétaux qui ont eu lieu récemment en Angleterre et aux Etats-Unis, appellent à renforcer la vigilance vis-à-vis des risques microbiologiques. L'Anses se mobilisera, en 2012, sur cette thématique autour de 3 axes forts : (i) la mise en place du volet sanitaire de l'observatoire de l'alimentation qui permettra de centraliser toutes les données disponibles sur les dangers microbiologiques et chimiques dans les aliments ; (ii) l'information du consommateur via la réalisation d'un guide reprenant l'ensemble des recommandations de l'Anses aux consommateurs en matière d'hygiène alimentaire ; et enfin, (iii) des travaux de recherche permettant d'améliorer les méthodes diagnostiques et la surveillance des pathogènes alimentaires majeurs et émergents.

2. La santé des abeilles : l'Anses mobilisera l'ensemble de ses compétences pour lutter contre les phénomènes de mortalité des abeilles. Il s'agit d'un problème préoccupant, désormais récurrent, présent à des degrés divers partout dans le monde et dont l'origine semble très complexe car multifactorielle. Grâce à son récent mandat de laboratoire de référence de l'Union européenne pour la santé des abeilles, l'Agence a pris une place centrale sur le sujet. Elle contribuera en 2012, dans le cadre de la plateforme partenariale d'épidémiosurveillance, à la mise en place d'un dispositif de surveillance épidémiologique des maladies des abeilles qui permettra d'objectiver leur état de santé. En parallèle, elle mettra en œuvre les nouvelles règles établies au niveau européen - auxquelles l'Agence a activement pris part - pour l'évaluation des risques des produits phytosanitaires pour les abeilles, et, plus généralement, pour l'environnement. Enfin, l'Anses mettra en place d'ici septembre 2012 un groupe d'experts destiné à mieux comprendre les effets des co-expositions des abeilles à des toxiques et des agents pathogènes, en vue d'éventuelles recommandations, d'ici à 2014, pour leur prise en compte dans la réglementation.

3. Les nanomatériaux : parmi les risques émergents, les enjeux sanitaires liés au développement des nanomatériaux manufacturés occupent une place importante. L'Anses souhaite mettre en place, pour les nanomatériaux, le même type de dispositif que celui qu'elle a créé pour les radiofréquences en 2011. En 2012, l'Agence installera un groupe de travail pérenne « Nanomatériaux et santé - alimentation, environnement, travail » afin de suivre en temps réel l'actualité scientifique de cette thématique. En miroir de ce groupe de travail, l'Agence mettra en place un comité de dialogue destiné à ouvrir les débats scientifiques actuels aux parties prenantes, sur les grands enjeux de l'exposition, de la méthodologie de l'évaluation de risque ou de la connaissance des risques sanitaires.

Dans la continuité des priorités que s'était fixées l'Anses en 2011, l'année 2012 sera également marquée par la poursuite des grands chantiers engagés l'année dernière concernant notamment l'antibiorésistance, l'évaluation des risques pour les travailleurs agricoles exposés aux pesticides, les contaminants de l'alimentation, les radiofréquences ou encore les perturbateurs endocriniens.

L'Agence a par ailleurs mis en place en 2011 son comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêt, anticipant ainsi une des exigences de la nouvelle loi relative à la réforme du médicament.

2012 sera marquée par la finalisation d'un nouveau contrat d'objectifs et de performance avec l'Etat pour la période 2012-2015 et la poursuite de sa politique d'ouverture aux acteurs de la société civile.

Pour plus d'informations sur les programmes 2012, cliquer Anses

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Un parc marin sur le Bassin (Sud-Ouest)

Le parc naturel marin, dont l'enquête publique s'achève, pourrait être créé avant la présidentielle. Mais qui tiendra la barre ?

Autour d'Arcachon, un projet de 420 km² d'espace marin et de 127 km de côtes à protéger.

L'enquête publique pour la création du parc naturel marin (PNM) du bassin d'Arcachon aurait dû s'achever jeudi dernier. À la demande de la commis- saire enquêtrice, Françoise Durand, le tribunal administratif de Bordeaux a accepté de la prolonger d'une semaine. Elle s'achèvera donc ce vendredi 10 février.

C'est ainsi que la commissaire enquêtrice a ajouté une onzième et dernière permanence aux dix assurées depuis le 30 décembre dans chacune des dix communes du Bassin. Elle se tiendra demain à la Direction des territoires et de la mer, sur le port d'Arcachon.

Pas d'accord entre les associations

À l'instar des élus, les associations s'affrontent aussi sur la composition du conseil de gestion. D'un côté, les associations environnementales, dont une vingtaine regroupées au sein de la Ceba (Coordination environnement du bassin d'Arcachon), présidée par Jean Mazodier, la Sepanso, les ostréiculteurs et les pêcheurs militent pour « un équilibre » avec un conseil à 50 membres et une réduction du nombre d'élus. De l'autre, les associations de plaisanciers et navigateurs, dont plusieurs regroupées au sein de l'Unan 33, et les professionnels du nautisme estiment qu'« un conseil de gestion à 60 redonne aux élus leur légitimité élective ».

Des conflits d'usage

C'est presque une évidence lorsqu'il s'agit de mettre en place une structure destinée à gérer les conflits d'usage, autrement dit les nombreuses activités sur la mer, dans le respect des intérêts et pratiques, parfois divergents, des professionnels et plaisanciers, élus et associations, habitants et touristes.

La prolongation de l'enquête publique, débutée le 26 décembre, est justifiée par le succès de cette concertation. À l'image des travaux de la mission d'études dirigée par Anne Littaye, qui, depuis janvier 2010, a rassemblé 235 personnes et 148 organismes au cours de réunions, séminaires, entretiens et ateliers. Sans parler des études lancées sur des sujets variés, et parfois nouveaux, comme le stock d'huîtres sauvages dans le bassin d'Arcachon, le stock de moules ou les herbiers de zostères.

Le succès de la concertation publique tient surtout, il faut le reconnaître, aux désaccords sur le projet finalement soumis à enquête publique. Même si tous les acteurs du projet s'accordent sur les sept orientations définies pour ce parc naturel marin, tant elles relèvent autant du bon sens que des préoccupations communes : préserver et restaurer la biodiversité lagunaire ; garantir le bon fonctionnement écologique des milieux, notamment des marais maritimes ; contribuer à la mise en valeur des patrimoines naturels, culturels et paysagers ; promouvoir et accompagner les filières professionnelles de la pêche et de la conchyliculture ; promouvoir des pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques ; améliorer la connaissance de la dynamique du Bassin et de son lien avec l'Océan ; et, enfin, responsabiliser l'ensemble de la population en la sensibilisant aux impacts des usages.

Le périmètre fait débat...

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Parc marin d’Arcachon : « Près de 200 signatures ont été recueillies » (Sud Ouest)

Ancien ostréiculteur, Robert Mora a recueilli sur les ports des signatures pour le parc naturel marin : « Tous les professionnels se sentent concernés », affirme-t-il.

Robert Mora a déjà recueilli des dizaines de signatures pour le parc marin.

«Il faut le dire, j'ai été très bien reçu, partout ! » De rire : « Comme un "pape" ! Cela prouve que le parc naturel marin intéresse au plus haut point les ostréiculteurs, pêcheurs… »

À la demande d'Olivier Laban, président de la Section régionale conchylicole, Robert Mora, ancien ostréiculteur, est parti à la recherche de signatures pour la création d'un parc naturel marin, afin que les professionnels puissent s'exprimer lors de l'enquête publique (1).

Avec une réserve, « celle d'un conseil de gestion à une cinquantaine de membres, pas plus, précise Robert Mora, à l'instar du collectif d'associations formé pour l'occasion, réunies sous la bannière de la Ceba (2). N'oublions pas qu'il s'agit là du domaine public maritime, et que les professionnels, qu'ils soient ostréiculteurs, pêcheurs, doivent avoir une très bonne représentation. À 50 membres, cela sera déjà difficile. Alors imaginez à plus, avec les voix des élus prépondérantes… ».

« Une vraie attente »

Robert Mora a donc en peu de temps parcouru les ports gujanais : « Barbotière, Canal, Gujan, Meyran, je les ai tous faits, explique-t-il. Je n'ai pour l'instant rencontré que trois refus, dont deux qui réfléchissent encore. Pour l'heure, il me reste un port à voir, mais j'ai 196 signatures : d'ostréiculteurs, patrons ou ouvriers, de pêcheurs et même d'un plaisancier qui estime qu'il faut devenir "raisonnable" sur le Bassin. »

« Il y a une vraie attente, relève cet ancien ostréiculteur, installé avec son épouse Gisou depuis 1953 sur Gujan-Mestras. Tous deux fils et fille d'ostréiculteurs ont connu toutes les crises. Mais celle qui arrive, avec le manque de naissain, la crevaison des huîtres est certainement l'une des plus dures, dit-il. Il faut trouver ce qui se passe dans l'eau, il y a vraiment quelque chose… »

Pour Robert Mora, « il y a certainement trop de bateaux, trop de monde, trop de constructions sur le rivage… Le PNR devrait permettre d'y voir plus clair, de réguler ce qui se passe, de trouver un équilibre. Les professionnels que j'ai rencontrés en sont conscients, ils n'ont pas signé à la légère ».

« Une profession unie »

Pour lui, qui connaît par cœur la profession ostréicole, « parfois individualiste », il la trouve cette fois-ci très soudée : « Elle est extrêmement unie sur ce projet, et en ce qui me concerne, j'en suis heureux. C'est l'avenir des ostréiculteurs et des pêcheurs qui se joue, c'est aussi l'avenir du Bassin qui est en jeu. »

Robert allait cette semaine reprendre le tour des ports pour les dernières signatures. Car bien qu'étant à la « retraite », la survie de l'ostréiculture le soucie. Et il continue chaque jour d'aller dans sa cabane sur le port afin de humer l'air du Bassin, discuter avec « les jeunes ». Les huîtres, c'est sa vie. De même, son épouse Gisou, présidente de l'Association de défense des cabanes et quais ostréicoles fait entendre sa voix afin que survive la tradition.

Autant dire que tous deux entendent tout faire pour préserver le bassin d'Arcachon. Et « la création d'un parc marin est une nécessité ».

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Le 30 janvier 2012

Et si les huîtres devenaient une perle rare ? Interview de Jean-Pierre Baud de l’Ifremer (agrobiosciences.org)

Voilà plusieurs années que la filière conchylicole doit faire face à un problème d’envergure : une mortalité massive des naissains d’huître. Pour expliquer celle-ci, plusieurs raisons ont été avancées - agent infectieux, pollution, réchauffement climatique... Que sait-on réellement ? Quelles sont les causes avérées, supposées ? Et celles qui sont désormais écartées ?

Pour le savoir, la Mission Agrobiosciences conviait lors de l’émission "Ça ne mange pas de pain !" de janvier 2012, Jean-Pierre Baud, biologiste, coordinateur Transversal Conchylicole à l’Ifremer, à dresser l’état des connaissances scientifiques sur cette question. Une interview qui permet tout à la fois de faire le point sur la multitude de facteurs impliqués à des degrés divers dans ce phénomène, d’en saisir la complexité, mais aussi d’identifier les pistes actuellement explorées par la recherche en lien avec la profession, pour que l’huître ne devienne pas une perle rare...

Et si l’huître devenait une perle rare ?…

Séquence "Sur le pouce" de l’émission de janvier 2012 de "Ça ne mange pas de pain !" : Pour que la mer monte... Les défis de la pêche et de l’aquaculture.

L. Gillot. L’huître va-t-elle devenir une perle rare ? Au-delà du jeu de mot, nous avons souhaité pour cette séquence « Sur le pouce », revenir sur le phénomène de mortalité massive qui touche les naissains (c’est-à-dire les jeunes huîtres de moins d’un an), depuis 2008. La production annuelle est en nette diminution : 130 000 tonnes en 2009, 85 000 tonnes en 2010 ; pour l’année 2011, elle est estimée à environ 80 000 tonnes, ce qui entraîne une tension sur les prix : 30 à 40% d’augmentation moyenne en deux ans [1]. Si le taux de mortalité des jeunes huîtres est habituellement de l’ordre de 10 à 30 %, il oscille depuis 2008 entre 60 à 80%. D’où la dénomination de mortalité massive ou surmortalité. Depuis 2008, plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce phénomène. Qu’en sait-on aujourd’hui ? Et quelles sont les pistes pour y remédier ? C’est ce que nous allons voir avec Jean-Pierre Baud, biologiste, spécialiste des mollusques, coordinateur Transversal Conchylicole à l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

L. Gillot : Avant toute chose, le phénomène de surmortalité des huîtres touche-t-il de manière indifférenciée toutes les espèces élevées en France ou est-il spécifique à une espèce en particulier ?

J.-P. Baud. Ce phénomène est spécifique à une espèce, l’huître creuse « Crassostrea gigas », huître majoritairement élevée en France, puisqu’elle représente plus de 90 % de la production. Cette espèce, originaire du Japon, a été introduite sur le littoral français dans les années 70 suite à l’effondrement des huîtres portugaises.

L’huître plate, espèce endémique de notre pays, n’est en revanche pas touchée par ce phénomène. Reste que son élevage demeure minoritaire – 10% de la production. Par ailleurs, elle rencontre des problèmes de parasitoses.

A-t-on une idée précise des facteurs impliqués dans la surmortalité ?

Nous travaillons activement sur le sujet depuis 2008 et nous pouvons dire aujourd’hui que la piste infectieuse est avérée. L’agent impliqué est un virus de la famille des "herpès virus" [2]. Précisons que cette famille est vaste et que ce dernier n’a rien à voir avec l’herpès virus humain ; il n’est donc pas transmissible à l’homme. Les dernières recherches montrent que ce virus agirait de façon additive ou/et en synergie avec un vibrion, c’est à dire une bactérie, ce qui rend le phénomène d’autant plus complexe.

Vous citez l’exemple du vibrion. Existent-ils d’autres facteurs qui influencent ce phénomène ?

Effectivement, d’autres facteurs entrent en considération. Le principal d’entre eux est la température. Au printemps et en été, on observe une hausse relativement rapide des températures de l’eau qui, lorsqu’elle attend le 15 à 16 degrés, va activer les agents infectieux. D’ailleurs, si ce phénomène de mortalité massive des huîtres touche tous les bassins de production, il n’apparaît pas au même moment. Il sévit de manière graduelle du Sud vers le Nord, les bassins de production méditerranéens étant touchés en avril-mai, tandis que ceux situés en Bretagne ou en Normandie, le sont en août-septembre.

Ainsi, et malheureusement, tous les sites sont concernés à des degrés divers et avec des cinétiques variables selon la qualité et la température de l’eau comme l’environnement.

Sur cette question de l’environnement, certains avancent l’idée que la pollution ne serait pas étrangère au phénomène. En sait-on plus ?

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Camaret. Cap au large. Une appellation pour ses produits (Le Télégramme)

La société Cap au large, qui élève des huîtres et des moules, va très prochainement installer son siège social dans la commune, où elle est déjà présente grâce à dix filières implantées en mer, entre la digue du port de pêche et la pointe Sainte-Barbe. En outre, à partir de l'été, en renfort de sa marque commerciale Kys marine, elle utilisera l'appellation «Huîtres de Camaret-sur-Mer» et également «Moules de Camaret-sur-Mer», le conseil municipal ayant donné son feu vert dans ce sens.

Poches suspendues

À l'heure actuelle, Cap au large, dont l'entrepôt est installé dans l'ancienne criée, produit non seulement à Camaret mais aussi à Landévennec et Carnac, dans le Morbihan. Créée en septembre 2007 par six spécialistes de l'ostréiculture et de mytiliculture,...

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La production annuelle des huitres à Oualidia pourra atteindre 500 tonnes d'ici quelques années selon un responsable (Aufait maroc)

La production annuelle des huitres de culture dans la lagune de Oualidia pourra atteindre 500 tonnes d'ici quelques années, à la faveur des projets ambitieux initiés pour le développement de l'ostréiculture dans cette zone, a affirmé lundi Abdelmalek El Houari, un responsable au département de la Pêche maritime de Oualidia.

Les chantiers lancés dans le cadre du Plan d'action intégré pour le développement durable de Oualidia portent notamment sur l'élaboration d'une étude environnementale pluridisciplinaire et d'une étude sur la réorganisation de l'activité ostréicole, a précisé M. El Houari dans une déclaration à la MAP.

Il s'agit également de la réalisation d'une souille, qui est une sorte de "piège à sédiment" visant l'amélioration de l'hydrodynamisme de la lagune.

Pour M. El Houari, la filière des huitres de culture à Oualidia revêt une grande importance sur le plan socio-économique en ce sens qu'elle a un impact positif sur la population locale et permet la création d'emplois stables.

L'état d'avancement des projets s'inscrivant dans le cadre de ce plan, lancé il y a deux ans, a été présenté à SM le Roi Mohammed VI, lundi à Oualidia.

Mettant en exergue les efforts soutenus déployés en vue de valoriser la production des huitres dans cette zone et améliorer la qualité sanitaire de la lagune, M. El Houari a affirmé qu'en 2011, la production des huitres au niveau de Oualidia se chiffre à 60 tonnes.

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Le Souverain prend connaissance de l'état d'avancement du plan intégré de mise à niveau de Oualidia et de la préservation de sa lagune (Le Matin)

• Un plan intégré au service de la réhabilitation de la lagune en tant que site écologique et zone humide d'intérêt international.

• S.M. le Roi pose la première pierre d'un centre d'information pour la protection et la préservation de la lagune de Oualidia, d'un coût global de 3 millions de dirhams.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est enquis, lundi dans la commune rurale de Oualidia (province de Sidi Bennour), de l'état d'avancement du plan intégré de mise à niveau de Oualidia et de la préservation de sa lagune, qui mobilise un investissement global de 330 millions de dirhams (MDH).

Elaboré sur Hautes instructions royales par les départements ministériels concernés et les autorités locales de la commune de Oualidia, ce plan d'action intégré vise à assurer durablement le développement de cette commune, à préserver son potentiel ostréicole et à protéger la baie en tant que site écologique et zone humide d'intérêt international régi par la convention Ramsar....

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Du Roudouic à la Croix, la station d'Ifremer traverse le port pour embarquer sur le «vaisseau amiral» du Marinarium. Une suite logique à la collaboration scientifique entamée en 2005.

«Dans le cadre d'un contrat de projet État Région, nous travaillons déjà sur le même programme de recherche qui a pour but l'identification des micro-algues toxiques et des toxines qu'elles produisent», explique Daniel Sellos, directeur de la station de biologie marine du Muséum d'histoire naturelle, plus connue à Concarneau sous le nom de Marinarium. La station de biologie marine assure cinq missions: recherche, enseignement, expertise pour différents ministères, collection d'espèces et diffusion de la connaissance vers le grand public (c'est le rôle du Marinarium). Pour sa part, la station Ifremer, jusqu'alors installée au Roudouic, derrière les chantiers Piriou, est l'un des trois laboratoires en France (avec ceux de Nantes et de Sète) accrédité par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche pour réaliser des analyses sur les productions conchylicoles (huîtres, moules, Saint-Jacques...).

Recherche commune sur les toxines

Il est chargé, de l'embouchure de la Laïta (limite entre le Finistère et le Morbihan) à celle du Douron (limite entre le Finistère et les Côtes-d'Armor), de la mise en oeuvre de trois réseaux de surveillance: Roch (réseau chimie), Remi (micro-organismes) et Rephy (phytoplancton). «Le regroupement des deux stations au même endroit ne peut qu'optimiser la qualité des travaux de recherche que nous menons en commun sur les micro-algues», souligne Claude Le Bec, responsable de la station Ifremer....

Image Wikipedia : Marée rouge / La Jolla (Californie)

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La Ferme Marine : de l'étang à l'assiette (Hotellerie)

Marseillan. En créant un restaurant au-dessus de son site de production ostréicole de Marseillan (Hérault), Gilles Cuccurullo a aussi inventé un concept basé notamment sur l'approvisionnement en direct de poissons et fruits de mer. En conservant à table l'esprit du « paysan de la mer » qu'il revendique.

L'étang de Thau est le « berceau » de Gilles Cuccurullo. C'est sur cet étang, à Marseillan (Hérault), qu'il accomplit depuis 43 ans son métier d'ostréiculteur. C'est ici même qu'il est devenu restaurateur en créant La Ferme Marine, il y a trois ans, avec sa femme Dany. Un restaurant conçu comme l'extension de l'activité ostréicole du groupe Occi Marée : « Nous avons d'abord élargi notre savoir-faire au métier de restaurateur pour compenser les difficultés de commercialisation de notre production de coquillages, notamment à l'international ». En prenant cette orientation professionnelle, Gilles Cuccurullo invente aussi un concept de restaurant de fruits de mer : « Nous avons voulu dès le départ quelque chose de très simple, conforme à ce que nous sommes, c'est à dire des paysans de la mer, pour faire déguster nos produits sans prétention, à un prix très raisonnable ». C'est cette simplicité qui fait tout l'attrait de la Ferme Marine de Marseillan. La terrasse est ouverte sur la surface lisse de l'étang de Thau, où les barques sillonnent entre les tables de cultures, avec au fond le profil arrondi de cette « île singulière », Sète. La salle de 120 couverts s'articule autour du grand buffet de fruits de mer, avec ses huîtres de Bouzigues à peine sorties de l'eau.

Buffet de la mer à volonté....

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Pêche et aquaculture : Les pouvoirs publics montent au filet (agrobiosciences)

Une interview de Philippe Mauguin, directeur des pêches et de l’aquaculture

Fortement recommandés sur le plan nutritionnel, les poissons et les coquillages de nos côtes resteront-ils accessibles demain en quantités suffisantes, à des prix abordables et pour une qualité sanitaire satisfaisante ? Où en est-on de la baisse des stocks halieutiques et de la gestion des quotas de pêche ? Et qu’en est-il des poissons d’élevage qui n’ont pas toujours une très bonne image ? Pour faire le point sur cette ressource essentielle, La Mission Agrobiosciences a demandé à Philippe Mauguin, directeur des pêches et de l’aquaculture au ministère de l’agriculture, de nous éclairer sur la situation actuelle et les actions qu’il conduit non seulement pour maintenir à flot ce secteur mais pour le développer durablement. Un entretien exclusif, dans le cadre de l’émission radiophonique mensuelle « Ça ne mange pas de pain », du mois de janvier 2012, « Pêche et aquaculture : Pour que la mer monte…. Sur les ondes de Radio Mon Païs (90.1) et en pod-cast. Où l’on apprend, entre autres, que le Ministère planche actuellement sur la mise en place d’une traçabilité des produits de la pêche…

Valérie Péan : Pourriez-vous nous dresser un petit état des lieux du secteur, pour la France métropolitaine et d’outre-mer ?

Quel pays occupe le premier rang en Europe pour la pêche ?

Et donc où en sont les volumes de poissons pêchés aujourd’hui par rapport aux stocks ?

Tout cela se fait donc au prix d’un renchérissement ?

Venons-en à la pisciculture. On entend dire ici et là des choses assez négatives sur les poissons d’élevage, qui contiendraient notamment des pesticides et des antibiotiques. Où en est-on d’un point de vue nutritionnel et sanitaire ?

La pisciculture a un rôle très important à jouer vis à vis de la demande mondiale de produits aquatiques puisque, malgré les progrès prévus en termes de gestion durable des pêches, l’offre ne suffira pas à répondre à la demande des 9 milliards d’individus que la Terre comptera en 2050. Aujourd’hui déjà, plus de 50% de la consommation mondiale de produits aquatiques vient de la pisciculture. Sa production mondiale a bondi : nous sommes passés d’à peine un million de tonnes en 1950 à 68 millions de tonnes en 2008, et 90% de cette production se situe en Asie. D’où les interrogations sur sa durabilité. De plus, les espèces carnivores sont en général nourries avec des farines de poisson. Dans ce cadre là, il est légitime de s’interroger sur le bilan. Enfin, vous évoquez l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages intensifs qui peuvent faire courir les mêmes risques que ceux que nous avons connus dans le domaine agricole. Pour toutes ces raisons, il existe un modèle de production durable, qui met notamment en avant des rations alimentaires intégrant davantage de protéines végétales. Concernant les additifs, la France a fixé des objectifs très ambitieux de réduction des antibiotiques dans l’élevage en général et en particulier dans les élevages piscicoles. En France, ces derniers sont généralement de petites entreprises, tournées le plus souvent vers les produits haut de gamme en « bio ».

Le Courrier International signalait récemment un article du New York Time qui alertait sur le problème de l’étiquetage des poissons : une fois les écailles et les nageoires enlevées, il est en effet très difficile de différencier les espèces. il est alors simple pour un commerçant de tricher, en faisant passer des filets de tel poisson, peu onéreux, pour des morceaux de poisson plus prisé, et donc plus cher. Cette fraude concernerait 20 à 25 % des poissons commercialisés. Comment lutter contre ce type de fraude ?

Il s’agit là d’un véritable problème. De manière générale, ces comportements peuvent relever de la fraude mais aussi de pratiques tout à fait légales dans le cadre réglementaire actuel…. Sachez aussi qu’un renforcement des normes de traçabilité des produits de la mer est actuellement requis : nous avons ouvert ce chantier cette année, pour une application prévue à partir du 1er janvier 2013.

C’est un scoop ?

Oui ! L’objectif est d’obtenir une traçabilité du bateau au consommateur. Cela signifie concrètement que tout lot de poisson pêché doit être identifié au premier débarquement avec les données concernant le bateau, la technique de pêche, les espèces et la zone exploitée. Autant d’informations qui pourront être suivies à tous les stades de la filière : au moment de la première vente à la criée, lors de la transformation si elle a lieu et sur les étals. Une traçabilité sanitaire utile au contrôle des pouvoirs publics et un étiquetage destiné à renseigner le consommateur. Cela représente un gros chantier technique, logistique et informatique.

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Formation «Aquaculture Méditerranéenne»

Cours international «Aquaculture Méditerranéenne»

Ciheam-Iam de Montpellier

en collaboration avec le CNAM – Intechmer

Ce cours international s’adresse à des personnes justifiant d’une formation de niveau II (bac + 3 ou bac + 4) ou d’une expérience attestée de niveau cadre dans le domaine de l’aquaculture.

Bonne maîtrise du français et de l’anglais.

Contexte

L’aquaculture est une filière en pleine expansion en Méditerranée notamment dans les pays du sud et de l’est. Ce potentiel de production est cependant confronté à des difficultés multiples pour répondre aux exigences réglementaires internationales et aux attentes des consommateurs, tant au niveau de la qualité des produits, qu’en matière de limitation des impacts sur l’environnement.

Objectifs et démarche pédagogique

Ce cours spécialisé à pour objectif d’apporter un éclairage sur les spécificités de l’aquaculture méditerranéenne à travers trois grandes thématiques :

  • la conchyliculture en Méditerranée
  • l’aquaculture en méditerranée occidentale
  • l’aquaculture dans les pays méditerranéens d’Afrique du nord et la Méditerranée orientale

Le cours alterne séance de cours magistraux et visites de terrain dans la région de Montpellier

Public

Ce cours est ouvert aux responsables de fermes aquacoles, aux ingénieurs et cadres des administrations, collectivités territoriales, établissements publics, bureaux d’étude, ayant à conduire des projets dans le domaine de l’aquaculture méditerranéenne.

Aux chercheurs, enseignants et étudiants intéressés par la thématique.

A toute personne désirant améliorer ses connaissances sur le sujet et disposant des pré requis nécessaires.

Programme de la formation

Semaine 1

La conchyliculture en Méditerranée

  • Spécificités de la conchyliculture Méditerranéenne
  • Enjeux environnementaux de la conchyliculture : relations entre bassins versants et lagunes
  • Certification ISO, qualité et diversification des produits en conchyliculture : exemple de l’entreprise MEDITHAU
  • Travaux dirigés et visites de terrain : ostréiculture et conchyliculture

Semaine 2 et 3

Aquaculture en Méditerranée occidentale

Source : Ecolomagtunisie

Pour plus de détails consulter la brochure de la formation, veuillez cliquer sur ce lien.

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Réponses culturelles aux changements rapides de la nature (Vertigo)

Au vu du changement climatique auquel nos sociétés devront faire face dans un futur proche, les questions relatives à la vulnérabilité et à la résilience sont devenues d’une importance capitale. Jusqu’à présent, les efforts pour fortifier la résilience ont été centrés au niveau des réformes des infrastructures matérielles et sociales. Des idées sur l’amélioration des structures physiques, comme des protections contre les inondations par les fleuves à grande crue et contre la mer en cas de fortes tempêtes, sont en train d’être développées. Également sont en cours des réflexions sur les changements des structures sociales nécessaires pour faire face aux effets sociaux, tels qu’une importance accrue des migrations provoquées par des événements catastrophiques comme les grandes sécheresses, symptomatiques dans certaines régions des changements climatiques. Il est clair qu’il est essentiel de commencer à planifier des changements conséquents dans les divers secteurs de la société comme la santé publique, l’économie, les finances, les assurances, etc. Néanmoins, il reste à considérer une perspective plus générale sur l’adaptation aux évènements naturels catastrophiques qui aille au-delà des approches qui se limitent aux réformes des infrastructures matérielles et sociales concernées.

Dans cet article, il s’agit d’aborder une perspective différente de la vision commune dans nos sociétés.....

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Le 28 janvier 2012


Novostrea Bretagne vient d'installer son écloserie-nurserie d'huîtres à Banastère en Sarzeau. Elle compte aujourd'hui parmi les six plus importantes entités en France avec une en Normandie, trois en Vendée et une en Charente-Maritime. Rencontre avec Gaël Fleurent, Hervé Leroy et Emmanuel Vernier les trois dirigeants de l'entreprise.

Pourquoi avez-vous choisi Sarzeau?

Nous avions la volonté de nous installer en Bretagne. Après un rendez-vous positif avec le maire de Sarzeau, il nous a fallu attendre 18 mois pour régler les procédures (urbanisme, environnement, DDE, préfecture, financements). L'accueil en local et dans le quartier a été excellent avec des échanges positifs.

Comment avez-vous démarré votre activité?

Nous avons entrepris des gros travaux de rénovation et construit une serre de 740 m² pour un budget de 1,5 M €. Les premiers tests d'une réelle production en octobre dernier ont été encourageants, preuve pour nous que la mise en place du process et la maîtrise de l'outil étaient efficaces. Mais il faut savoir rester prudents.

Voter arrivée a-t-elle généré des embauches?

Qui sont vos clients?

Que produisez-vous et en quelle quantité ?

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Le 21 janvier 2012

Huître de Gironde : Un cadeau empoisonné ? (Sud Ouest)

Faut-il pêcher les huîtres de l'estuaire de la Gironde, fussent-elles faiblement contaminées au cadmium ? Des ostréiculteurs sont contre, d'autres pour. Le projet reste en suspens

Les ostréiculteurs de Marennes-Oléron pêcheront-ils jamais des huîtres de l'estuaire de la Gironde ? Rien n'est moins sûr.

Ces huîtres de gisements naturels sont chargées de cadmium, un métal lourd qui les rend impropre à la consommation. Mais, en aval, plus on s'éloigne du lit du fleuve et plus on avance dans le temps, plus la concentration fléchit pour se rapprocher des normes autorisant la mise en vente des creuses. Ainsi, après une transition par des zones saines, le produit parvient finalement à satisfaire aux exigences de la sécurité sanitaire. Une sorte de quarantaine salutaire qui est démontrée scientifiquement.

Le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes y voit une aubaine pour compenser la baisse de production, celle qui résulte des surmortalités des jeunes huîtres.

Feu vert de l'administration

Gérald Viaud est donc parti en croisade. Il a rallié à sa bannière les services de l'État, afin qu'ils autorisent une réouverture encadrée de ces gisements naturels d'huîtres. Sous réserve du respect d'un protocole strict de pêche et de décontamination, l'Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses, ex-Afssa), la Direction des territoires et de la mer, et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) ont donné leur accord.

Il était ainsi convenu que les huîtres de l'estuaire seraient (re) parquées au pied du pont d'Oléron, sur des parcs qui font face au Château-d'Oléron. Et qu'elles ne seraient pas vendues avant plusieurs mois, pas avant que la concentration en cadmium soit repassée sous la norme sanitaire.

L'automne dernier, le sujet était sur les rails. Gérald Viaud annonçait la tenue d'une réunion d'information des professionnels avant la fin de l'année, et les premières pêches en estuaire au début de cette année. De réunion, il n'y en eut pas davantage que de pêche. Et ce même président du Comité régional conchylicole joue aujourd'hui la prudence. « Le sujet est en stand-by, commente-t-il. Nous l'aborderons lors de la prochaine session plénière du Comité régional, sûrement début février. Il faut voir comment cela va évoluer. Il y aura très certainement un vote… »

Pression des opposants

Pourquoi l'attentisme prend-il le pas sur l'enthousiasme ? Selon Gérald Viaud, « le Grand Port maritime de Bordeaux annonce de gros travaux. Je crains qu'ils ne remettent de mauvaises boues en suspension. » Mais, outre la rumeur des dragues et des pelleteuses, le bruit que son projet propage dans les cabanes lui est aussi revenu aux oreilles.

Au point que l'on se demande si ces voix professionnelles hostiles à la pêche en estuaire ne seraient pas sa première motivation à lever le pied.

Gérald Viaud s'en défend. « À cette pression, je peux opposer celle des partisans du projet qui me pressent pour aller pêcher ces huîtres. J'ai une centaine de demandes. A 62 ans, je n'ai pas d'état d'âme, et je ne comprends pas les arguments de ceux qui sont contre ; c'est un groupe qui a fait monter la purée ! »

Ostréiculteur dans le chenal d'Ors, sur la commune du Château d'Oléron, Benoît Massé dit toutes ses réserves sur le projet. « J'y suis farouchement opposé, pour une question d'image liée au cadmium. Si, pour un scientifique ou pour une personne qui connaît le sujet, les taux sont très faibles et que cela ne pose pas de problème - ce qui est certain -, que comprendra le consommateur ? Il verra l'image catastrophique d'une profession qui fait n'importe quoi pour essayer de s'en sortir. »

« Un risque pour l'image »

Le producteur oléronnais active la balance entre les avantages et les inconvénients. « L'administration a très bien encadré les choses. Le protocole est si contraignant que ne pourront être pêchées que de petites quantités d'huîtres, ajoute celui qui est membre de la commission du domaine public maritime au Comité régional conchylicole. Du coup, je ne vois pas l'intérêt de risquer d'altérer l'image de la profession pour sortir quelques kilos d'huîtres. Toutefois, si un vote est organisé et qu'une majorité de professionnels est pour cette pêche, je me rangerai à cette majorité. »

Son voisin Cyril Pain est sur la même longueur d'onde. Le producteur oléronnais, membres du conseil d'administration du Comité régional, évoque l'importance de la mobilisation contre le projet : « On ne peut pas la réduire à quatre ou cinq ostréiculteurs. Tous les jours, avant les fêtes, je recevais plusieurs coups de fil. Ça a commencé avec des gars du Château-d'Oléron, puis de Dolus et de la Seudre. J'ai demandé aux collègues les plus remontés contre le projet de se calmer, pour ne pas trop faire de bruit sur le sujet pendant les ventes des fêtes. » Un autre élément brouille la lisibilité du projet du comité, s'il s'entend comme une solution de secours apportée à l'urgence de soutenir la production. « Or, souligne cet autre fin connaisseur de l'ostréiculture charentaise qui préfère conserver l'anonymat, la rupture de production (liée aux surmortalités) qui était annoncée il y a trois ans pour 2011 n'a pas eu lieu. Et, pour 2012, pourra-t-on dire qu'il y aura des difficultés de production ? Quand on discute avec les professionnels, je n'ai pas l'impression d'un trou de production tel qu'il empêche de faire des affaires à la fin de cette année. Aussi, je comprends cette crainte de l'effet boomerang d'une pêche dans l'estuaire. La mesure devait, au départ, être positive pour la profession, mais elle pourrait être totalement négative pour l'image du produit. »

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Arcachon. Bilan ostréicole

A Arcachon, l’ostréiculture fait jaser…. 68 commentaires suite à l’article de Sud-Ouest : Ostréiculture : « il faut vendre moins, mais vendre mieux… »

Olivier Laban, président des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon, dresse le bilan commercial des fêtes et appelle à la revalorisation régulière du prix des huîtres....

Olivier Laban, ces fêtes se sont-elles bien passées pour l'ostréiculture arcachonnaise ?

Oui. crise ou pas crise, en fin d'année, les gens se font plaisir. Le Bassin vend 50 % de sa production pendant les fêtes, c'est-à-dire environ 3 000 tonnes. Le 24 et le 31 étaient des samedis et ça a bien aidé. Il y a eu un gros 24 et un gros 31 décembre. Et comme le 25 décembre et le 1er janvier étaient des dimanches, cela a permis de bien travailler aussi.

Comme chacun sait, il n'y a rien de mieux que des huîtres un lendemain de fête, c'est mieux que l'aspirine !

Les stocks d'huîtres baissent en raison de mortalités récurrentes et d'un manque de naissain. Y a-t-il eu pénurie ?

Tous les producteurs avaient, cette année, des huîtres, mais pas toujours la quantité suffisante par numéro, notamment pour le cœur du marché, le calibre 3. Il y a eu du commerce interprofessionnel, et donc pas de pénurie. Cela dit, je ne suis pas en mesure de quantifier les stocks disponibles pour 2012.

Ils baissent inévitablement, non ? La perte de production, en raison des mortalités d'huîtres, est réelle depuis quatre ans. Et comme une huître n'est commercialisable qu'au bout de trois ans, nous prenons aujourd'hui ces mortalités de plein fouet. Mais nous avions anticipé en augmentant les prix.

Quelle en a été la conséquence ? On constate une baisse des achats, de l'ordre de 15 à 25 % dans la grande distribution, qui a encaissé une augmentation de 40 % des prix sur deux saisons. On a désormais atteint un point de rupture en termes de prix. Certains ont compressé leurs marges au maximum, en ne rajoutant que la TVA.

Et pour la vente au détail ? C'est très différent, parce qu'il y a un intermédiaire de moins. Et puis l'ostréiculteur qui vend sur le même marché ses huîtres depuis vingt-cinq ans a eu tendance à ne pas trop augmenter ses prix. Du coup, la vente directe a bien marché. Mais le producteur doit faire l'effort de revaloriser ses huîtres. C'est très compliqué, parce que cette hausse ne passe pas partout. On trouve des bancs où le prix des huîtres n'a pas augmenté depuis vingt ans !

Il faut augmenter les prix ? Forcément. Rendez-vous compte de la situation dans laquelle se trouve l'un des 10 jeunes que nous installons chaque année sur le Bassin. Il reprend un marché dans une ville des Pyrénées où le prix n'a quasiment jamais bougé ! Et s'il augmente, il perd une partie de sa clientèle. On rattrape un peu le temps perdu mais il va falloir garder l'habitude de revaloriser régulièrement nos huîtres. à la production, le prix a doublé de 2000 à 2011, passant de 2 à 4 euros le kilo, une hausse de 100 %. Or, dans l'expédition, le mieux que l'on ait fait, c'est 40 % d'augmentation.

Comment faire passer cette augmentation des prix ? Il faut aider le consommateur à ne pas forcément acheter les huîtres à la douzaine, en vendant au kilo par exemple. Le client dépensera toujours dix euros, mais n'aura que huit huîtres et plus 10. L'essentiel, c'est qu'il continue à manger des huîtres. Et de toute façon, les quatre huîtres qu'il n'achètera pas, nous ne les avons plus. Il faut se résoudre à vendre moins, mais surtout à vendre mieux.

Y a-t-il un autre chantier à mener sur le plan commercial ? Oui, nous sommes en concurrence directe avec Marennes-Oléron et d'autres marques très structurées. L'ostréiculture arcachonnaise doit reprendre ce chantier sur lequel nous avions déjà un peu travaillé. Nous n'avons pas à rougir sur la qualité mais nous n'avons pas de Label rouge. Quant à la marque Arcachon-Cap-Ferret, elle a été déposée mais il n'y a pas de cahier des charges. Le travail de Marennes-Oléron sur sa marque fait qu'aujourd'hui, elles se vendent toutes seules ! Résultat, on trouve des Marennes sur le Bassin, mais pas d'huîtres d'Arcachon au Leclerc de Royan ! Les producteurs arcachonnais doivent comprendre l'importance de la communication pour vendre non pas plus, mais mieux.

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Le 19 janvier 2012

Mortalité des huîtres. Mesures en faveur de l’ostréiculture 2011

Afin de venir en aide aux exploitations ostréicoles touchées de nouveau par une surmortalité exceptionnelle de naissains et de demi-élevage en 2011, 3 mesures ont été mises en place : une indemnisation des pertes de fonds, une aide à l’allègement des charges financières (FAC), l’exonération des redevances domaniales.

Textes de référence :

  • Circulaire DPMA/SDAEP/C2011-9636 du 6 décembre 2011 et décision FRANCEAGRIMER AIDES/GECRI/D2011-44 du 1e décembre 2011. Aide notifiée à la Commission européenne au titre des aides d'Etat. Pour télécharger la circulaire, cliquerLégifrance
  • Exonération des redevances domaniales en faveur des exploitations ostréicoles touchées par une surmortalité exceptionnelle de naissains et ou de demi-élevage en 2011 : décision conjointe des ministères chargés du budget et de l’agriculture en date du 23 septembre 2011

Mesures en faveur de l’ostréiculture 2011… Contacter CRC et/ou DDTM

Dépôt des dossiers avant le 10 ou le 15 février 2012 dans les départements ci-dessous :

  • Morbihan, cliquer Ici
  • Finistère, cliquer Ici
  • Charente-Maritime, cliquer Ici
  • Hérault, cliquer Ici

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Le 15 janvier 2012

Pas de pose dans les mortalités avec cet hiver qui n’en est pas un.....

Site Ostrea, le 10 janvier 2012 20:03

Mortalité sur la triplo jeune et adulte constatée depuis novembre aber benoit et morbihan

Cliquer Ici

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Le 14 janvier 2012

Sur Radio Terra One : Surmortalité des huîtres

Entretien avec Jean Barret de l'IFREMER de Sète

La mortalité des naissains d'huîtres a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années.

Dans cette émission nous avons rencontré Jean Barret, de l'IFREMER de Sète. Il nous donne une explication du phénomène, mais aussi le point de vue du scientifique au milieu des polémiques et des pressions économiques.

Pour écouter l'émission qui fait le point sur les mortalités d'huître, cliquer Ici

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Le 7 janvier 2012

Les huîtres à la « deuzaine » (Le Monde)

Fini le temps où les huîtres étaient offertes treize à la douzaine sur les marchés ! Leur prix a plus que doublé en quelques années. Maintenant on les achète par deux, " à la deuzaine ", plaisante l'humoriste Nicolas Canteloup. C'est à l'unité que, pour sa part, le Bar à huîtres propose de grands crus d'huîtres prêtes à emporter pour le réveillon de la Saint-Sylvestre : les moyennes n°3 de l'île de Ré à 1,9 € pièce, la spéciale Gillardeau, " moyenne et charnue " n°3, Marennes Oléron à 2,90 € pièce et même 4,90 € l'unité pour l'exceptionnelle " pousse en claire " n°2 de David Hervé ! Les huîtres sont devenues un produit de luxe en raison de la forte mortalité des naissains (embryons), jusqu'à 70 %, enregistrée depuis 2008. Or trois années d'élevage et d'affinage sont nécessaires pour que l'huître soit comestible. Nous sommes donc en première année de pénurie de l'offre. Pénurie relative, dans la mesure où l'augmentation des prix a freiné la demande. Cause officielle de cette mortalité, un virus de type herpès, qui frappe les seules huîtres creuses.

En fait, rien ne va plus dans la filière ostréicole depuis que l'Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps) des aliments avait donné, en 2003, son feu vert pour le développement de l'huître dite triploïde ou des quatre saisons, rendue stérile par manipulation du nombre de ses chromosomes et parvenant à maturité en deux ans au lieu de trois. La relation de cause à effet n'a pas été établie entre la forte mortalité actuelle et la production massive de triploïdes (plus de 50 % de la production aujourd'hui), mais la filière se désole. Les seuls bénéficiaires sont les écloseries, chargées de la prévention de l'épizootie.

Pour maintenir une présence symbolique des huîtres – trois par personne - sur la table du réveillon, on pourra adapter d’anciennes recettes. Au Moyen âge, l’huître était servie en civet ou en pâté.....

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Le 5 janvier 2012 : Bilan marché huîtres de Bretagne

Huîtres. Plus chères, mais de qualité (Le Télégramme)

Impossible d'imaginer une table de Noël sans huîtres. Contre vents et marées, elles restent fidèles au rendez-vous. Cette année, elles sont d'excellente qualité, mais leur prix a encore sensiblement augmenté. À tel point que sur certains calibres, le prix de l'huître creuse a rejoint celui de la plate.

Comme la plate en son temps, l'huître creuse se raréfie à son tour. Depuis 2008, quand la surmortalité des naissains a commencé, elle a fortement déserté les parcs français. De 120.000 t avant la crise ostréicole, la production nationale est passée, en 2011, à 80.000 t. Qu'à cela ne tienne, les professionnels le répètent, il y en aura pour tout le monde en cette fin d'année, mais à des prix sensiblement plus élevés. «Leur prix a augmenté de 30 % par rapport aux années normales. Cette année, il faut compter entre 5 € et 10 € la douzaine chez nous. Mais ça peut monter jusqu'à 30 € dans les grandes villes françaises. Avec les intermédiaires, ça va vite», commente le Finistérien Goulven Brest, président du comité national conchylicole.

Le prix permet de «sauver les entreprises»

Pour les ostréiculteurs bretons, qui produisent 40 % des huîtres françaises, cette hausse des prix était nécessaire pour compenser la baisse des volumes. «Même s'il n'atteint pas des sommets, le prix nous convient car il permet de sauver les entreprises», confirme Alain Morvan, président du syndicat ostréicole du pays de Morlaix. Le discours est similaire en Bretagne Sud ou la production est descendue de 20.000 à 12.000 t. La baie de Quiberon a beaucoup souffert. Selon Hervé Jenot, président du comité conchylicole, la baie morbihannaise a perdu 50 % de ses huîtres depuis 2007 et certaines entreprises ont dû réduire leurs effectifs salariés de moitié. C'est surtout le personnel saisonnier qui est touché.

Bon côté de cette baisse de production : une excellente qualité du produit avec un taux de remplissage élevé. Les huîtres, moins nombreuses sur les parcs, ont mieux profité et leurs éleveurs ont eu plus de temps pour les bichonner.

Le prix des plates est stable «depuis trois ans»

Quant à la production d'huîtres plates, elle reste marginale. Elle devrait atteindre 1.500 tonnes cette année. Rien à voir avec les 25.000 t de «belons» que la Bretagne produisait dans les années 70 avant que deux parasites ne viennent anéantir les stocks !

L'écart entre le prix des creuses et des plates, surtout dans les petits calibres, n'a jamais été aussi réduit que cette année. «Le prix des plates n'a pas bougé depuis trois ans», indique Alain Morvan. Il donne l'exemple d'une douzaine d'huîtres nº3. En vente directe, les plates se vendent entre 7 € et 9,50 €, tandis que les creuses sont commercialisées entre 5,50 € et 8 €. Enfin, on notera que si la Bretagne, première région ostréicole, assure 40 % de la production, c'est la région Poitou-Charentes qui vient en tête pour la commercialisation avec près de la moitié des ventes françaises. La moitié des huîtres bretonnes est commercialisée directement, tandis que l'autre l'est à partir de Marennes-Oléron, dont elle prend au passage l'appellation. Frédérique Le Gall

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Huîtres. Du parc à l'assiette une vie mouvementée (Le Télégramme)

Traditionnellement, on consomme les huîtres au repas de Noël. Pour le réveillon du Nouvel an, la pratique gastronomique est moins courante. Et pourtant, cette année, elles sont de qualité.

À peine sorti de table et des agapes de Noël, il faut déjà penser au menu du prochain réveillon! Même si, traditionnellement, les restaurants prennent le pas sur la table familiale, les huîtres demeurent un mets apprécié pour finir l'année. Les ostréiculteurs poursuivent donc le ramassage de leur récolte.

«On a pu répondre à toutes les commandes»

À Plouezoc'h, toute l'équipe de Kerarmel s'active, trie, rince, manipule des caisses pleines. «La production, cette année, a été correcte. Comme l'an passé, on a pu répondre à toutes les commandes», commente Florence Foucault, gérante de l'entreprise. «On n'a pas eu trop de surmortalité, c'est une chance par rapport à nos collègues des Abers (qui enregistrent jusqu'à 40% de perte).» Pour Philippe Bigois, de L'Huîtrier au Dourduff-en-Mer, la saison aussi a été bonne. «Très bonne même, parce qu'on compense les pertes liées à la surmortalité en achetant deux fois plus de naissains.» Cette prévision entraîne donc deux fois plus de charges. Et si on y ajoute deux fois plus de pertes, on ne s'étonne pas de voir les prix augmenter.

Le virus herpès continue de tuer

De l'autre côté de la baie, à Carantec, Alain Morvan, ostréiculteur et président du syndicat ostréicole du Pays de Morlaix, tient le même discours. «C'est un peu tôt pour tirer un bilan. On va pouvoir fournir toutes les tables des fêtes, mais c'est pour l'année prochaine que cela risque d'être plus difficile. On a déjà fait des sondages mais il faudra attendre février pour connaître réellement l'état de la production pour l'année prochaine». Car le virus herpès continue de tuer, et l'hécatombe impose plus de travail aux professionnels.

«Des stocks à gérer de façon plus serrée»

«On est obligé de gérer les stocks de façon plus serrée mais aussi plus rigoureuse», explique Philippe Bigois. «Les huîtres qui, auparavant, n'étaient pas mises en poche (technique de culture) sont aujourd'hui conservées. Et on les booste pour en tirer le meilleur. » De son côté, Florence Foucault comptabilise les manipulations des sacs à huîtres. «Chaque poche contient près de 250 huîtres. Avant d'arriver dans les assiettes, on les aura retournées neuf à dix fois. C'est beaucoup de travail et de manipulation.»

Une surveillance efficace....

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Le 31 décembre 2011 : Bilan marché huîtres Méditerranée

Languedoc-Roussillon L’huître pourrait se faire rare sur les tables du réveillon (Midi Libre)

On appréhendait qu’elle ne soit pas au rendez-vous. Elle a pourtant tenu sa promesse. À Noël, l’huître a été la reine de la table. À la Saint-Sylvestre, elle pourrait manquer dans les assiettes. Le coquillage s’est bien vendu. De quoi donner du baume au cœur à la profession malmenée. "On ne peut pas dire que notre chiffre d’affaires a baissé si on le compare avec celui de l’année précédente, observe Samuel Balmefrezol, ostréiculteur sur l’étang de Thau, à Bouzigues. Peut-être parce que nous sommes en vente directe, sur de petites quantités. Les gros producteurs ont dû plus ressentir les effets de la réduction des tonnages."

La quantité non, la qualité oui

En effet, si cette saison offre un produit de qualité, pas trop iodé car il a beaucoup plu début décembre, très charnu avec un petit goût de noisette, elle ne se conjugue pourtant pas avec abondance. La production d’huîtres en Languedoc- Roussillon atteint les 8 000 tonnes, contre 14 000 habituellement. La faute à la mortalité des jeunes mollusques constatée sur notre littoral héraultais et audois, qui représente un dixième de la production du parc tricolore.

Mais toutes les côtes françaises sont touchées. Les pertes constituent 60 à 80 % de la récolte selon les lots. Les naissains sont décimés par un virus virulent depuis 2008. La profession, elle, trinque. Accuse le coup plus ou moins bien, déjà déstabilisée par le passé. L’État a débloqué 85 M€ pour les exercices 2010 et 2011. Le chiffrage pour 2012 n’a pas encore été arrêté. "D’année en année, on ne sait ce qui nous attend. On ne peut pas prévoir. C’est difficile. Un peu comme pour la vigne, comme toutes les productions soumises aux aléas en fait", remarque Francis Balmefrezol, le père de Samuel, qui possède six parcs sur Bouzigues et produit en moyenne quinze tonnes d’huîtres.

À force, les stocks peinent à se renouveler

"On risque de se retrouver dans une situation de pénurie à la fin de cette année, après avoir bien vendu pour Noël, analyse Philippe Ortin, le président de la section régionale de la conchyliculture de la Méditerranée. Les plus gros éleveurs vont en faire les frais. Ils ne pourront pas satisfaire tous leurs marchés et la grande distribution. Il leur faut faire l’impasse sur ce secteur marchand."

Quant au prix, forcément, face au contexte, il est en hausse. "On a de la demande, peu d’offre et les pertes font que les coûts de production ont augmenté", explique l’ostréiculteur Samuel Balmefrezol. En moyenne, le kilo des huîtres de Thau et de Leucate s’élève à 5-6 €. Plus accessibles que les Marennes d’Oléron et celles du bassin d’Arcachon dont le prix au kilo varie entre 7 et 10 €.

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Une quinzaine de plaintes pour vol (Midi Libre)

L’huître est devenue une denrée très convoitée. Depuis le début de cette année, une quinzaine de vols ont été recensés sur le bassin de Thau qui concentre 580 ostréiculteurs.

Ce qui représente un total de 5 tonnes, loin des quantités dérobées dans le secteur de Marennes-Oléron en Charente-Maritime. En effet, 40 tonnes ont été subtilisées depuis janvier. Gendarmerie et police surveillent de près les parcs. Six cavaliers et autant de chevaux de la Garde républicaine ont renforcé le dispositif de surveillance des entreprises conchylicoles de la Manche.

Un couple des Pays de la Loire n’a pas hésité, dernièrement, à parcourir 100 km pour voler des huîtres sur le parc conchylicole de Bricqueville-sur-Mer, toujours dans la Manche. Interpellé, il a dû rendre les 25 kg subtilisés et est convoqué devant le tribunal correctionnel. À Leucate, dans l’Aude, où quelque 28 familles d’ostréiculteurs vivent de la culture du mollusque, aucun vol n’est à déplorer.

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Marennes-Oléron Charente-Maritime : Bilan marché huîtres

Hausse des prix, production incertaine : les ostréiculteurs jouent les funambules (Sud Ouest)

Le cours de l'huître flambe et le rendement n'est pas toujours au rendez-vous. À Marennes-Oléron, des ostréiculteurs prennent quand même le risque de s'installer

Ce jour-là, un violent coup de vent de sud-ouest jette ses grains à l'assaut du viaduc de l'île d'Oléron. Au pied de la première travée, la petite cabane ostréicole s'accroche à la pointe continentale de Sinche, commune de Bourcefranc. À l'intérieur, trois hommes trient les huîtres des fêtes. Mathieu Legendre observe par d'étroites fenêtres le déchaînement des éléments. Il sait pourquoi il a quitté son 20e arrondissement parisien, après des études universitaires en biologie marine. « Pour ça ! », semble dire son regard perdu dans la tempête. Depuis son installation en juillet 2010, le jeune exploitant de 33 ans s'est endetté pour sept ans.

80 % de mortalité

Osé ? Risqué ? Voire inconscient ? Depuis quatre ans, les ostréiculteurs subissent jusqu'à 80 % de mortalité sur les huîtres de 1 an. Le produit est plus rare, donc plus cher. Dans l'entreprise, les équilibres d'exploitation sont plus instables.

« Si j'ai pu m'installer, c'est parce que le vendeur, Jean-Michel Delavoie, n'a pas été trop gourmand. » Mais aussi parce que ce dernier a accepté la demande de parrainage faite par Mathieu. Dix-sept mois en double commande, au cours desquels le candidat a finement évalué l'état du stock dans toutes les phases de croissance des huîtres. Son trésor de guerre en période de tassement de la production. « En 2008, lorsque j'ai commencé à chercher à m'installer, les premières surmortalités arrivaient. Je me suis quand même obstiné, en me disant qu'en période de crise, les exploitants pouvaient faire quelques concessions. »

Le pivot de cette petite entreprise qui produit une quarantaine de tonnes d'huîtres par an, c'est justement sa taille raisonnable, qui autorise les adaptations rapides aux fluctuations du marché, à défaut de pouvoir éviter les aléas de la nature.

Avec le manque d'huîtres, les transactions entre professionnels, d'éleveurs à expéditeurs, ont connu une flambée des cours.

En bout de chaîne, la hausse se répercute aujourd'hui sur le client. Les huîtres, qui se négociaient à 2,10 € le kilo entre professionnels lorsque Mathieu a monté son dossier d'installation, frôlent les 4 euros aujourd'hui. Mais la hausse qu'il s'autorise à répercuter sur sa clientèle des marchés de Montguyon, en Charente-Maritime, et de Coutras, en Gironde, a ses limites.

Mathieu Legendre y mesure l'incapacité du consommateur à encaisser la hausse au-delà d'un certain palier. « J'y vends 5 euros la douzaine de spéciales n° 3. Mais je n'irai pas plus haut sur un marché rural, ça ne passerait pas. À Angers, un collègue est à 6,50 €. »

Si, depuis 2008, de moins en moins de dossiers de création d'entreprise ostréicole sont instruits, Mathieu Legendre n'est cependant pas un cas isolé. Dans le marais oléronnais de Saint-Trojan-les-Bains, les frères Videau, Olivier et Patrice, 38 et 36 ans, se frottent aussi aux incertitudes de la période. Ils ont pourtant repris il y a dix-huit mois l'affaire familiale.

Pas de filet de sécurité

Les deux jours de repos hebdomadaire ? Pas pour eux. Il faut produire et tenir la quinzaine de marchés et de points de vente qui, d'Oléron au nord de la France et en Champagne-Ardenne, délimitent la bordure commerciale de leur entreprise. Dix salariés sous leur responsabilité. « Oui, la crise, les surmortalités… Mais c'est notre vie, notre métier, nous ne savons faire que ça ! L'outil était là, on ne se voyait pas bosser ailleurs. C'était dommage de laisser passer ça ! » Pour autant, Olivier ne parvient pas à placer le mot « opportunité » sur cette succession, tant les doutes le disputent à « l'envie de bien faire ».

Galopade des cours, rendements fluctuants, captage de naissain aléatoire, et la surmortalité au rendez-vous chaque été, dès que la température de l'eau grimpe au-dessus de 16 degrés, tout cela donne le sentiment de camper au bord d'un ravin.

Les ostréiculteurs sont des funambules, mais sans filet de sécurité. « Le métier est vraiment devenu compliqué. Mais nous y croyons parce que c'est dans notre mentalité. Aller de l'avant, réinvestir toujours dans l'outil de production. » Dans le contexte actuel, ils ne négligent pas une seule piste pour rebondir, jusqu'à retrouver des gestes oubliés comme le nettoyage des bancs sauvages : ils y ramassent de petites huîtres en espérant qu'elles résisteront au mal.

Tous ces jeunes exploitants ont en commun de n'avoir envisagé la production qu'avec des rendements touchés par la surmortalité. Ils intègrent le sinistre dans leur gestion. Heureusement, cette année, les pertes de volumes sont compensées par des hausses de chiffres d'affaires, conséquence de la hausse des cours.

« Mobilisé et réactif ! »

« Pour s'en sortir, il faut être très mobilisé et réactif ! », considère Christelle Werkhoven. Avec Nicolas, son mari d'origine néerlandaise, elle a repris l'entreprise familiale. C'est l'établissement que François Fonteneau, qui reste très présent, a monté à Dolus-d'Oléron. Leur projet, ces trentenaires l'ont mûri durant sept ans, renonçant aux belles situations professionnelles qu'ils avaient embrassées jusqu'alors, loin de la filière ostréicole.

Les premières séquences de mortalité n'ont pas soufflé leur envie. Ils misent sur eux-mêmes, avant de croire dans le potentiel de cette belle entreprise qui expédie 500 tonnes chaque année et collectionne les médailles au Salon de l'agriculture. « Mais la prise de risque reste très importante, concède Nicolas. Nous avons les parcs, l'équipement, le personnel, le temps pour disposer davantage de collecteurs de naissain et essayer ainsi d'amortir les pertes de produit. Cette année, nous avons réussi notre pari. Travailler selon des méthodes traditionnelles a fait ses preuves. Mais la nature évolue. Nous devons changer avec elle. »

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Huitres : sur le marché, les prix s'envolent (Sud Ouest)

Des ostréiculteurs appellent à la modération face à la flambée des prix.

Laurent Chiron énonce une crainte : « Il ne faudrait pas que l'on perde définitivement le consommateur ! » Peut-on imaginer en période de fêtes, cette fenêtre de l'embellie commerciale ostréicole, qu'un exploitant rumine pareille inquiétude ?

Producteur et expéditeur à L'Éguille-sur-Seudre, en plein cœur de l'appellation Marennes-Oléron, Laurent Chiron écoule 60 % de sa production annuelle entre le 15 et le 31 décembre. Et ce qui le préoccupe cette année avec une intensité sans précédent, c'est bien la hausse - pour ne pas dire la flambée - du prix de l'huître.

Il la mesure avec précision sur les paliers du négoce entre producteurs. Mais surtout, il la pointe sur les étals, que ce soit ceux de la grande distribution, ceux des débouchés traditionnels dans les poissonneries et chez les écaillers, ou la vente directe sur les marchés. « Entre 2004 et 2006, un kilo d'huîtres se vendait en moyenne 5,90 €. Cette année, c'est 8,50 €. »

Les ostréiculteurs sont au cœur d'un dilemme que résume le président du groupement qualité Marennes-Oléron, Jean-Pierre Suire : « Nous augmentons nos prix et nos client font la grimace. Mais, si nous ne le faisons pas, nos entreprises vont disparaître. »

Dans ces conditions, le gourmand qui ne gagne qu'un smic et se rabat sur des crevettes est-il d'accord avec le producteur marennais qui estime que l'huître est davantage « un plat plaisir associé à la fête » qu'un mets de luxe ? Le bilan des fêtes devrait en effet confirmer une baisse des ventes de 13 à 20 %, que ne saurait expliquer à elle seule la baisse de production résultant des surmortalités des jeunes huîtres.

La crise de production ostréicole et la crise économique unissent leurs effets pour perturber le marché de l'huître. « Les portefeuilles sont en berne », affirme Jean-Pierre Suire sans crainte du démenti.

Pas de spectre de la pénurie

« Il est certain que si nous vendions 120 000 à 130 000 tonnes d'huîtres en France avant la crise, nous ne les faisons plus, renchérit le vice-président du groupement, Laurent Chiron. Mais si nous cherchons des huîtres pour faire du commerce dès le début 2012, nous en trouverons, nous ne sommes plus à poil comme il y a deux ans. » Le spectre de la pénurie s'éloigne. Les ostréiculteurs garnissent leurs parcs avec de l'huître d'écloserie, et ils ont depuis 2008 augmenté leur capacité de captage de naissain....

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Narbonne. Pénurie l'an prochain ? (L’Indépendant)

Une chose est sûre : pour profiter de la qualité des huîtres du littoral audois, il vaut mieux les déguster ce soir, lors du réveillon. Pour le passage à l'an 2013, il n'y en aura peut-être pas pour tout le monde…

Cette année encore, les producteurs ostréicoles audois auront pu fournir les clients de manière satisfaisante, malgré une mortalité en hausse d'année en année. En sera-t-il de même pour les fêtes 2012 ? Aucune certitude. "Nous avons constaté une période de mortalité plus longue que d'habitude, relève Ange Gras, président des ostréiculteurs leucatois. A l'arrivée, les pertes sont considérables. Nous avons perdu entre 60 et 80 % de ce qui devait constituer notre production future".

La mortalité anormale que l'on déplore depuis 2008 sur tout le littoral français a entraîné des changements d'habitude chez les éleveurs. "Avant on se fournissait en naissains uniquement à Bouzigues, relate Christian Lados, de la Perle gruissanaise. Maintenant, nous les faisons venir d'un peu partout en France"

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Le 29 décembre 2011

Les huîtres de nouveau décimées par l'herpès (Le Figaro)

Cela n'affecte en rien leur comestibilité mais met en péril la filière ostréicole française.

Ce n'est pas parce que, pour la quatrième année consécutive, les «bébés» huîtres creuses ont été décimés à près de 70 % cet été que les survivantes ne sont pas bonnes à la consommation, loin de là. Car le virus, proche de celui de l'herpès, qui affecte les embryons de ces mollusques marins ne présente aucun danger pour la santé de l'homme.

Il y a essentiellement deux systèmes de reproduction des huîtres, soit naturel, soit à partir d'une fécondation en laboratoire, puis une première «pousse» dans une écloserie-nurserie avant que ces naissains ne soient vendus aux ostréiculteurs, qui vont les chouchouter pendant trois ans avant de pouvoir les commercialiser.

Depuis 2008, un virus fait d'importants dégâts sur les larves d'huîtres. «Pourtant, ce virus et les huîtres se connaissent depuis 400 millions d'années. C'est un vieux couple, explique Tristan Renault, responsable dulaboratoire génétique et pathologie à la station Ifremer de La Tremblade(Charente-Maritime).

Pourquoi les choses se sont-elles gâtées? Nous n'avons encore que des hypothèses. On sait que ce virus n'est pas une modification d'un ancien virus. Mais il a peut-être été introduit en provenance d'autres régions du monde ; ou bien il était préexistant mais discret, et pour une raison qui pourrait être environnementale, est devenu prééminent.»

Quatrième épisode de grave surmortalité

La lutte contre la dissémination et la contagion de ce virus herpétique est particulièrement difficile. «Il est évidemment impossible de vacciner des invertébrés,rappelle Tristan Renault.S'il y avait des traitements, ils seraient très difficiles à mettre en œuvre en mer. Il ne reste pour l'instant que l'emploi de mesures prophylactiques. Par exemple, ne pas faire de transfert de naissains de zones contaminées vers des zones indemnes. Nous travaillons également sur une sélection génétique des huîtres les plus résistantes, mais cela ne fait que commencer.»

Pour les ostréiculteurs, la pilule est dure à avaler. «Avec ce quatrième épisode de grave surmortalité, c'est un tiers des entreprises de la filière qui est au bord du gouffre, affirme Renan Henry, président du Comité de survie de l'ostréiculture, également ostréiculteur à Saint-Philibert, près de La Trinité-sur-mer (Morbihan). Nous pensons que l'Ifremer se trompe en faisant porter le chapeau au seul virus de l'herpès. Ainsi, beaucoup pensent que le système des écloseries, 30 à 40 % des huîtres aujourd'hui, a conduit à une dégénérescence de l'espèce.»....

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Le 21 décembre 2011

À la veille des fêtes, les huîtres corses décimées par l'herpès (Corse Matin)

Déjà frappée à plusieurs reprises par le virus, la production d'huîtres de l'étang de Diana connaît en cette fin d'année une épidémie d'herpès sans précédent, qui risque de limiter sa commercialisation à une portion congrue.

Le virus qui sévit depuis plusieurs années en France est particulièrement virulent cette saison en raison de la douceur des températures. Durement touchée, la production de l’étang de Diana est compromise

Produit phare des tables de fêtes, l'huître corse risque malheureusement de se faire très rare en cette fin d'année. L'étang de Diana, principal ostréiculteur de l'île qui fournit près de 90% de la production nustrale, est en effet touché de plein fouet par l'herpès virus.

Présente en France depuis plusieurs années, la maladie sévit le plus souvent aux beaux jours, la chaleur de l'eau favorisant le développement de l'épidémie. Mais ces derniers mois, la douceur des températures semble avoir entraîné une mortalité sans précédent parmi les cultures d'huîtres locales. « Cela fait peut-être quatre ou cinq ans que nous subissons ce virus,déplore Bernard Pantalacci, le gérant de la société de l'étang de Diana, en Plaine orientale. Au printemps dernier, environ 35 % de la production avait ainsi été affectée. Mais cette saison, la chaleur du climat a occasionné des ravages beaucoup plus importants que d'habitude. Je peux même dire que ce sera l'année la plus catastrophique que j'ai jamais connue.»

Jusqu'à 80 % de la production affecté....

(....)

Réalisant une production d'huîtres relativement peu importante, l'étang d'Urbinu, situé lui aussi en Plaine orientale, n'a pour sa part pas été touché par la maladie. «Cela fait plusieurs années que nous avons fait le choix de produire des huîtres de reproduction naturelle en mer, qui sont certes moins performantes, mais aussi moins fragiles, explique son exploitant, Luc Bronzini. Après, le volume de production est aléatoire. Nous n'avons par exemple pratiquement rien commercialisé l'an dernier. Revenir à des pratiques culturales plus raisonnables est peut-être une solution face à ce virus qui décime l'huître.»

En attendant, la situation est bien pénible pour les gourmets. Et surtout catastrophique pour de nombreux ostréiculteurs.

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Le 20 décembre 2011

La Direction des fraudes constate une francisation des huîtres irlandaises et espagnoles !

En cette période du "Made in France", la Dgccrf constate une francisation des huîtres étrangères !!!!

Chaque année, la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) propose un dossier en ligne « Pour des fêtes réussies » rappelant la règlementation aux produits consommés ou utilisés lors de ces fêtes de fin d'année.

Dans ce document vous trouverez ce que tout consommateur mais aussi tout professionnel doit connaître sur les produits alimentaires que l'on retrouve plus particulièrement pendant ces repas festifs de fin d'année. Petit florilège des produits les plus consommés mais aussi les plus contrôlés.

La France est le premier producteur d'huitres en Europe avec 130 000 tonnes d'huitres produites par an dont 90% de creuses et 10% de plates). La consommation d'huitres a lieu majoritairement pendant les fêtes de fin d'année.

Pour profiter au mieux de ces fruits de mers, il est rappelé que les huîtres ne doivent jamais être retournées afin qu'elles ne se vident pas et doivent être conservées au frais entre + 5 et + 15 degrés, à l'abri de la lumière. Elles peuvent être conservées 4 à 5 jours à condition qu'elles soient posées bien à plats.

La DGCCRF rappelle les anomalies relatives à l'information du consommateur qu'elle relève régulièrement avec l'utilisation d'origine locale valorisante comme « Marennes-Oléron » ou « Arcachon » pour des huîtres simplement expédiées de Marennes ou d'Arcachon. Parfois, il est aussi constaté des cas de francisation d'huitre (élevées en Irlande ou en Espagne et vendues comme françaises).

Source : L'Hôtellerie : Les conseils de la Direction générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes pour des fêtes réussies

Pour télécharger le document « Pour des fêtes réussies / Les conseils de la DGCCRF - Décembre 2011 », cliquer : Direction des Fraudes

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Le 12 décembre 2011

Arcachon. David Patsouris fait le point sur les mortalités et le captage

A quelques jours des fêtes, David Patsouris fait le point sur les mortalités et le captage dans le bassin d'Arcachon....

La situation ne s'améliore avec des stocks au plus bas...

Des stocks au plus bas sur les rives du Bassin (Sud Ouest)

L'observatoire des mortalités des naissains d'huîtres du bassin d'Arcachon montre une légère augmentation des pertes : le taux est au-delà de 65 %.

Au Cap-Ferret, le naissain d'huîtres a été plus important qu'ailleurs et les mortalités dues à l'herpèsvirus ont été moins fortes que dans le reste du bassin d'Arcachon.

Depuis plusieurs années, au printemps et à l'automne, quand la température de l'eau s'élève ou descend à 16 degrés, l'écrasante majorité des jeunes huîtres meurt. À cette calamité s'ajoute un captage faible depuis trois ans. Résultat, les stocks sont au plus bas. Le point avec Jean-Charles Mauviau, directeur du Comité régional de la conchyliculture d'Arcachon-Cap-Ferret.

1- Des mortalités au-delà de 65 %

Pour la troisième année, la profession ostréicole arcachonnaise a mis en place un observatoire des mortalités dans le Bassin. Quatre lots de naissains d'huîtres (naissains naturels, naissains dans une poche équipée d'aimants, et deux lots de naissains d'huîtres triploïdes dites résistantes) ont ainsi été disposés sur les parcs dans cinq endroits différents : au Ferret, sur le Grand Banc, puis Courbey, Canelon et Pelourdey (tous trois situés autour de l'île aux Oiseaux).

« Le but est d'avoir des données objectives, explique Jean-Charles Mauviau, pas de trouver des explications à ces mortalités. » Le constat global est celui-ci : plus de 65 % de ces naissains captés en 2010 sont morts entre le 21 avril et le 12 septembre (date du dernier prélèvement). En 2010, le chiffre était de 58 %. « C'est la même fourchette avec une tendance à la hausse », commente Jean-Charles Mauviau. La température de l'eau joue un rôle évident : en 2010, la vague de mortalité est arrivée entre le 1er mai et 14 juin, et en 2011, entre le 21 avril et le 16 mai, en raison d'une chaude météo.

Les différences de mortalités entre les différents lots ne sont pas significatives. Les jeunes huîtres meurent autant dans les poches équipées d'aimants (un système utilisé pour protéger les ruches). Certes, le naissain d'huîtres triploïdes meurt moins que le naissain naturel, mais la différence demeure négligeable. Enfin, les résultats sont partout les mêmes sauf au Ferret où les mortalités sont moins importantes.

2- 2011, une année de faible captage

Le bilan du captage des larves d'huîtres en 2011 n'a rien pour remonter le moral de la profession ostréicole. « Il est faible à peu près partout, soupire Jean-Charles Mauviau. Et puis la deuxième chose à dire, c'est que l'on constate 35 % de mortalités sur les tuiles. » On trouve en moyenne 150 naissains sur une tuile (moins de 2 millions de tuiles sont désormais posés dans le Bassin), et seulement quelques unités sur les coupelles (14 millions de coupelles posées).

Sur les vingt dernières années, la moyenne est de 2 000 naissains par tuile. « En 2011, nous avons un captage qui représente à peine 10 % d'une année moyenne. » Depuis sept ans, l'ostréiculture arcachonnaise n'a connu que deux années avec un captage correct, en 2006 et en 2008. En 2011, le premier frai, en juillet, a été « bousillé » par la chute de la température de l'eau due à une mauvaise météo. Et derrière, il n'y a pas eu grand-chose.

3- L'exception du Cap-Ferret

Restons prudents mais disons les choses : tant au niveau des mortalités que du captage, le Cap-Ferret fait figure d'exception. Les mortalités constatées par l'observatoire sont moins fortes sur les quatre lots au Ferret qu'ailleurs.

« On a vu qu'il y a eu aussi beaucoup de naissains de moules là-bas, raconte Jean-Charles Mauviau. Et les naissains d'huîtres y ont moins poussé qu'ailleurs. C'est intéressant parce qu'un brevet a été déposé par Ernst & Young pour un procédé qui consiste à juxtaposer des cordes d'huîtres et de moules, et il semble que les mortalités soient, dans ce système, moins fortes. »

Le captage a aussi été plus fort au Ferret qu'ailleurs dans le Bassin. « On constate en effet initialement un léger mieux », confirme Jean-Charles Mauviau.

4- Un stock d'huîtres au plus bas

Le résultat de cette succession de catastrophes est que les stocks d'huîtres, sur le Bassin, sont au plus bas. « Il semble qu'ils ont été complétés par le ramassage d'huîtres sauvages sur le terrain, devine Jean-Charles Mauviau. Et cela a évité un problème social grave. Mais quand on regarde les récurrences des mortalités et des faibles captages, et qu'on y ajoute les difficultés à s'approvisionner en huîtres d'écloserie (la demande est largement supérieure à l'offre), la situation est de plus en plus tendue. »

Dixit Jean-Charles Mauviau, une partie des entreprises s'est organisée : « Mais cela reste assez disparate et des entreprises manquent en effet d'huîtres. Et en dehors des problèmes économiques que cela entraîne, cette situation n'est psychologiquement pas simple à vivre pour un ostréiculteur. »

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Le 10 décembre 2011

L'ouvrage le plus exquis consacré à l'huître a été écrit par une américaine...

Première édition en anglais date de 1941 "Consider the oyster"...

Traduit en français "Biographie sentimentale de l'huître" et réédité en 1995, le livre de M.F.K. Fisher est accessible dans les librairies en ligne....

L’huître nous fait tourner en bourriche (Tribune de Genève)

En 1941 sortait en libraire ce qui demeure l’ouvrage le plus exquis consacré à l’huître. Parfaitement. Dans sa Biographie sentimentale de l’huître (Ed. Anatolia 1995), l’auteure américaine M.F.K. Fisher brosse avec fantaisie et érudition le portrait gourmand de cet «être bivalve au sexe indéterminé». «L’huître mène une vie terrible, mais palpitante», écrit-elle. «Quand on y songe, ses chances de vivre sont des plus minces, et si elle échappe aux traits que lui décoche sa propre outrageuse fortune, et parvient à trouver au cours des deux semaines que dure son insouciante jeunesse un endroit propre et lisse où se fixer, les années qui suivent regorgent de tensions, de passions et de dangers.» Savoureux, non? Quiconque aime à gober une fine de claire de temps à autre devrait avoir dévoré ce livre-là.

Pauvres coquilles

Reste que les propos de M.F.K Fisher trouvent un douloureux écho dans l’actualité. Car depuis quelques années, les chances de survie du mollusque sont devenues plus ténues encore. Un virus fait en effet des ravages chez les jeunes adultes des côtes françaises. La science patine. «On a accusé le réchauffement, mais rien ne prouve qu’il soit responsable. Dans une même région, il peut y avoir des différences gigantesques de mortalité d’un parc à l’autre. L’affaire reste mystérieuse.» C’est Dominique Lucas qui le dit. Dominique de «Lucas poisson», fournisseur genevois de chairs iodées pour la gastronomie et les détaillants, fin connaisseur de la faune des mers et, accessoirement, grand amateur d’huîtres.

Ce sont donc les rescapées que l’on boulottera au réveillon. «Et sans inquiétude», assure Lucas. «Le virus français touche les huîtres, pas les hommes.» Ce qui n’est pas le cas du norovirus; celui-ci se cache dans les trois quarts des huîtres anglaises et expédie les consommateurs durablement au petit coin. Inutile de s’appesantir. Evitons simplement, pour l’heure, d’avaler crus les bivalves d’Albion.

Le gros steak...

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Trédarzec : Le préfet découvre le site aquacole et ostréicole du Carpont (Ouest France)

« Je suis venu à la rencontre de la communauté de communes de la Presqu'île de Lézardrieux (CCPL) pour découvrir l'ensemble du territoire mais aussi les activités économiques, et bien me rendre compte du potentiel économique », a confié Rémi Thuau, préfet des Côtes-d'Armor, mercredi midi, à l'issue de la visite de l'élevage de turbots et la nursery d'huîtres au Carpont, pour le compte du groupe Adrien. « Il y a des choses intéressantes. Ce matin j'ai visité trois entreprises. J'ai vu comment on articule tout ce qui est aménagement du territoire, autour de l'intercommunalité, les sujets liés à la protection des sites, et tout ce qui est condition nécessaire au maintien de l'activité économique de qualité. »

Le préfet est aussi venu « manifester l'intérêt de l'Etat sur l'action menée par les responsables économiques locaux et par les élus du territoire. »

Accueilli au Carpont par Pierre James, responsable de la production, le préfet, accompagné par Pierre Simunek, sous-préfet de Lannion, et les maires du canton, a enregistré quelques chiffres. « 130 tonnes de turbots de 3,5 kg, label rouge, sont commercialisées par an, dans le respect de l'environnement sur un élevage en circuit fermé, avec une eau filtrée avant rejet dans le Jaudy.....

Parallèlement, la restructuration de l'écloserie de turbots à Noirmoutiers, a été nécessaire après le développement de la concurrence en Espagne, en Irlande, en Islande et en Chine. « De dix millions d'alevins, nous sommes descendus à un million », souligne Pierre James, embauché en 2007 pour développer le prégrossissement d'huîtres sur le Jaudy, en lanternes suspendues. « Nous espérions 300 à 500 millions de naissains par an, nous atteignons 100 à 200. Elles sont revendues aux ostréiculteurs de 6 à 8 mm. » Le préfet interroge Pierre James sur la mortalité estivale. « En 2008 nous avons subi des grosses pertes. Et ça continue. En 2011 nous avons perdu 48 %. Surtout en été quand le virus se développe. »

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Le 8 décembre 2011 : Des moules pour protéger les huîtres !


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L'huître de Méditerranée cultive sa différence à la veille de Noël (Libération)


PORT-LEUCATE (Aude) (AFP) - Dans les étangs littoraux du Golfe du Lion, en Méditerranée, des ostréiculteurs luttent en faisant preuve d'originalité contre la mortalité des jeunes huîtres qui laisse entrevoir une augmentation des prix pouvant atteindre 20% pour Noël.


Après l'étang de Thau (Hérault), le plus ancien domaine installé depuis 1925, l'ostréiculture a gagné dans l'Aude ceux de Leucate dans les années 1970, et de l'Ayrolle il y a 4 ans dans un ancien parc salin près de Gruissan.


A l'approche des fêtes de Noël, les bateaux à fond plat, les "plates", sillonnent l'étang de Leucate pour se rendre sur les "tables", des assemblages sur pilotis d'où pendent des cordes où sont fixées des huîtres, ou encore des pochons remplis de coquillages prêts à être consommés.


Mais les ostréiculteurs des étangs littoraux, qui s'approvisionnent en jeunes huîtres "Crassostrea gigas" dans les mêmes écloseries que ceux de l'Atlantique (Arcachon, Marennes-Oléron...), sont frappés par la mortalité des naissains et des juvéniles qui touche toutes les côtes françaises et peut aller de 60 à 80% selon les lots.


Aussi, la production de la région devrait se monter cette saison à quelque 8.000 tonnes contre les 14.000 de certaines années - 450 contre 800 à Leucate -, et les prix pourraient grimper de 20% pour les fêtes de fin d'année, selon le président des ostréiculteurs de Port-Leucate, Ange Gras.


Représentant un dixième de la production du parc français, la production de Languedoc-Roussillon est vendue à 70% pendant les fêtes de fin d'année, essentiellement dans la région et en Espagne....


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Les 24 ostréiculteurs de l'étang profitent également d'une autre particularité: la forte salinité de la Méditerranée, pouvant atteindre 40 grammes pour un litre d'eau, contre 30 pour l'Atlantique.


Ce phénomène limite la reproduction de l'huître, qui n'est donc pas "laiteuse", et moins appréciée des consommateurs, qu'un mois par an au lieu de plusieurs pour celles de l'Atlantique.


Sur l'étang d'Ayrolle, la société Someval est allée plus loin dans la spécificité, créant une huître unique en cumulant les avantages de la Méditerranée et des marées de l'Atlantique, la "spéciale de l'île Saint-Martin". "Une huître de connaisseurs", annonce son directeur, Patrice Gabanou.


Les huîtres adultes sont placées pour un affinage de trois mois sur des tables dans d'anciens bassins de salins, où l'on peut maîtriser les entrées et les sorties d'eau. Il est donc possible d'exonder et d'immerger à volonté les coquillages, qui se ferment dès qu'ils sont à l'air libre, et s'ouvrent à nouveau une fois dans l'eau.


"Avec cette gym tonique, se félicite M. Gabanou, les huîtres se musclent, ont plus de chair, sont moins salées, et deviennent croquantes."

------ 25 novembre 2011 ------

Huîtres : la chasse au virus (France 3 Basse-Normandie)

Le Laboratoire Duncombe a mis au point une technique visant à déceler rapidement le virus dans les naissains d'huîtres. Le Laboratoire Départemental du Calvados analyse les naissains d'huîtres avant leur mise en culture dans les parcs....

En introduisant de jeunes huîtres saines, les ostréiculteurs espèrent mieux comprendre l'origine de la mortalité qui décime les parcs depuis 2008. Lors de la première année de culture, le taux de perte peut atteindre 80 % de la population.

Depuis quelques semaines, les chercheurs du Laboratoire Départemental du Calvados tentent de convaincre les ostréiculteurs de procéder à des tests avant l'introduction du naissains dans les parcs.

Le Laboratoire Duncombe, déjà connu pour avoir remis en cause les connaissances scientifiques sur le virus, vient de mettre au point une technique qui permet de déceler rapidement la présence du virus. Après l'extraction de l'ADN de l'huître, les chercheurs sont en mesure de quantifier la charge virale en deux heures. Ce délai bref "permet à l'ostréiculteur de savoir s'il peut ou non mettre le naissain à l'eau dans l'après-midi" explique Maryline Houssin, chef de service Recherche et Developpement Microbiologie au Laboratoire Franck Duncombe.

Le reportage d'Erwan de Miniac et Lucie Denechaud :


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"Aujourd'hui, les gens jouent au poker, déplore Marc Vivier, ostréiculteur dans la baie des Veys. Ils ensemencent, ce qui représentent une somme d'argent. Et ils constatent : ça a crevé, ça n'a pas crevé... Là, on essaye de mieux comprendre le phénomène. Si on est sûr qu'on met un naissain sain dans les parcs, on pourra déjà dire que l'herpès-virus ne vient pas des naissains qu'on importe".

------ 24 novembre 2011 ------

Ostréiculture. Modèle économique: une étude lancée en décembre (Le Télégramme)

Entre les différents types d'élevages et les nombreux modes de commercialisation, il y a autant de modèles économiques que d'ostréiculteurs. Y-en-a-t-il un plus performant que les autres?

«Non. Ça dépend des années, en plus. Chacun a plus ou moins sa niche. Il y en a encore qui tiennent heureusement. Mais l'avenir n'est pas réjouissant. Tout le monde est affecté et sera affecté».

D'ores et déjà, la crise a-t-elle engendré des mutations dans la profession ?

Quelques professionnels ont disparu ou se sont reconvertis, mais on ne sait pas combien. Pour l'instant, quelqu'un qui arrête de travailler, au Comité régional de conchyliculture on ne le sait pas! Par des bruits de coursives on sait qu'untel a changé de métier, qu'untel termine l'élevage de ses huîtres mais ne renouvelle plus ses achats de naissain et donc qu'il programme une cessation d'activité à deux ou trois ans. Mais officiellement on ne sait rien...

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Soissons. À un mois du réveillon de Noël L'huître, toujours plus chère (L’Union)

Selon Annick de Lacuvellerie, détaillant sur le marché, la vente n'a pas fléchi, malgré les hausses répétées des prix, trois fois en deux ans.

Il y aura encore des huîtres pour les fêtes de fin d'année, mais beaucoup moins et surtout beaucoup plus chères.

On les déteste ou on les adore, mais tout le monde tombera d'accord sur un point : les huîtres, ça commence à coûter drôlement cher. Jusqu'à 22,80 euros la douzaine (8,20 euros le premier prix) à la poissonnerie du centre-ville Espadon 3000.

La faute à une crise sans précédent, une tempête qui balaie la communauté des ostréiculteurs depuis trois ans et qui n'est pas près de s'apaiser.

Une bactérie tueuse, un herpès ayant muté, attaque les jeunes huîtres au printemps, au pire moment, c'est-à-dire en période de reproduction. Les ostréiculteurs perdent à chaque fois 80 % de la production. Il faut savoir qu'une huître met environ quatre ans pour arriver à maturité.

Pour faire face à la baisse de stocks - la production nationale annuelle est passée de 120 000 à 60.000 tonnes - et en même temps à la demande à l'approche des fêtes, le cours de l'huître a flambé de 0,40 euro. Après deux augmentations rien qu'en 2010, c'est un nouveau coup porté au porte-monnaie des amateurs de fines de claire et autres spéciales. Sur le marché de Soissons, la vente d'huîtres ne semble guère en pâtir. Le détaillant, Annick De Lacuvellerie, l'assure : « La vente par rapport à l'année dernière n'a pas baissé. »

« On se fait plaisir »

Bien que la douzaine coûte 0,60 euros plus cher que l'année dernière, les habitués ne sont pas encore prêts à se passer de ce mollusque au goût si subtilement iodé. À l'instar de Marguerite et Erika, mère et fille, venues chercher, comme elles le font tous les quinze jours, de quoi se préparer un plateau à midi. « On voit bien les prix augmenter. Le premier prix est passé de 3,60 euros la douzaine il y a deux ans à 5,40....

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Les vols d'huîtres explosent à Marennes-Oléron (La Dépêche)

Depuis le début de l'année, les ostréiculteurs ont déploré le vol de 40 tonnes de coquillages. Pour tenter de juguler ces vols, qui s'accroissent année après année, = un important dispositif de surveillance a été mis en place.

Alors que l'on entre dans la plus forte période d'activité de l'année pour les ostréiculteurs avec la préparation des fêtes, ceux de Marennes-Oléron tirent le signal d'alarme : les vols d'huîtres sont deux fois plus importants en 2011 qu'en 2010, où ils avaient déjà été multipliés par 4 par rapport à 2009 ! On arrive ainsi à un total de 40 tonnes de coquillages déclarés volés par les professionnels depuis le début de l'année, avec 35 procédures en cours. Une augmentation jugée exponentielle qui fragilise encore un peu plus des producteurs en difficulté. « Nous sommes victimes d'une pénurie liée à une mauvaise reproduction et aux surmortalités de juvéniles que nous subissons depuis maintenant plusieurs années. Nous avons aussi subi Xynthia. Maintenant, ce sont les vols. Certains sont aux abois » déplore le président du syndicat des ostréiculteurs Gérald Viaud. Les pêcheurs de loisir sont aussi dans le collimateur : il leur est interdit de ramasser des coquillages à moins de 25 mètres d'un parc ostréicole. « Il faut que le procureur prenne conscience de la gravité de ces vols » prévient Gérald Viaud.

Un hélicoptère équipé de vision nocturne pour surveiller les bancs....

------ 21 novembre 2011 ------

Huîtres. «Ce sera pire en 2012 et 2013» (Le Télégramme)

Il y aura bien des huîtres à Noël, mais moins de travail pour les saisonniers. Le Carnacois Hervé Jenot, président du Comité régional de conchyliculture, fait le point sur la crise au sein de la profession. S'il ne désespère pas de l'avenir, il n'attend pas d'embellie avant plusieurs années.

Au déclenchement de la crise, en 2008, on avait dit qu'il n'y aurait plus d'huîtres en 2011...

Les médias ont dit ça, oui. Moi, je n'ai jamais dit ça. J'ai dit qu'il y aurait moins d'huîtres, et c'est ce qui est vrai. Sur le plan national, on produisait 130.000 tonnes avant la crise, et là on tombe à 70.000 tonnes. On est grosso modo à 50%. Au niveau du pays d'Auray, c'est encore 10% de moins environ, car on est impacté par le problème spécifique de la baie de Quiberon. Celle-ci représente à elle seule 2.500 des 3.000 hectares de parcs dans le coin.

Quel est le problème en baie de Quiberon ?

On y fait de l'élevage en eau profonde. Ce sont des huîtres qu'on sème dans des parcs à plat et qu'on récolte à la drague. Pour que ce soit rentable, il faut beaucoup de volume et du volume pas cher. Depuis 2008, étant donné que les juvéniles crèvent entre 70 et 80%, au moins au début, il n'y a plus de volume. Et comme il y en a peu il vaut très cher. En plus, on a actuellement trois prédateurs, le bigorneau perceur, l'étoile de mer et surtout depuis quatre-cinq ans, la dorade royale, qui se promène en bancs et qui peut manger des dizaines de tonnes. Au final, on a des prédateurs, un petit volume et une marchandise très chère. Du coup, les professionnels ont tendance à se rapatrier sur l'estran et à travailler les huîtres en poches.

Les prix vont-ils encore augmenter ?

Ils ont déjà augmenté l'année dernière. Je ne pense pas qu'ils augmentent beaucoup cette année. Il y aura certainement un réajustement par rapport au prix de gros. Mais grosso modo, à la consommation, ça devrait tourner entre 5,50 et 6 € le kilo. Pour la plate, qui n'est pas concernée par les pathogènes sévissant sur la creuse, mais dont les volumes sont limités par deux parasites depuis plus de trente ans, c'est entre 10 et 12 € le kilo suivant la taille. Ce sont les mêmes prix depuis une dizaine d'années.

Est-on au pic de la crise après quatre années de surmortalité des juvéniles?

Non, la profession rentre tout doucement dans une période très dure. Ce sera pire en 2012 et 2013. Il y aura des soucis à se faire pour aider les entreprises à passer cette crise. Sachant qu'on n'a pas trouvé la sortie. On est sur des pistes, on est bien engagé, mais on n'a pas trouvé.

Rappelez-nous ces pistes...

Au niveau national, avec l'aide de l'État et d'Ifremer....

------ 17 novembre 2011 ------
Les huîtres, tout le monde ne parle que d’elles à l’approche des fêtes de fin d’année. Mais qu’en est-il des problèmes de surmortalités des naissains, trouverons-nous des huîtres à Noël ? Comment les ostréiculteurs vivent-ils cette crise ?

Autant de questions légitimes que nous nous posons tous en ce mois de Novembre 2011 et qui ne peuvent trouver de réponses qu’auprès de spécialistes. C’est pour y voir plus clair que nous avons rencontré, Stéphan Alleaume, oestréiculteur et directeur associé des Parcs Saint Kerber à Cancale, des Parcs qui depuis 80 ans élèvent des d'huîtres plates et creuses qui font le bonheur des gourmets dans le monde entier.

C’est au Village de Paris-Bercy à l’occasion de la Fête de l’huître que nous avons partagé un café avec Stéphan Alleaume pour parler de son métier si particulier qui vit au rythme de la nature.

Stéphan Alleaume est un breton d’origine, mais il n’a pas commencé sa carrière dans les parcs à huitres. Non, au départ il se destinait plutôt à une vie artistique et il a d’ailleurs travaillé dans les galeries d’art à Paris. C’est la rencontre avec sa future épouse Véronique, petite-fille et fille d’ostréiculteur, qui l’a fait changer de voie. Les Parcs Saint Kerber ont été fondés par François Louvet, le grand père de son épouse il y a plus de 80 ans. En 1968 le beau-père de Stéphan, Joseph Pichot reprend l’affaire, mais il a l’âme d’un voyageur et devant la forte concurrence des ostréiculteurs en France, plus de 3 000 producteurs en 1968, il a l’idée d’aller voir par-delà nos frontières pour vendre ses produits. Pris d’abord pour un doux rêveur, il réussit le pari de vendre ses huîtres dans d’autres pays du monde, en commençant par l’Allemagne, puis le Moyen-Orient et enfin l’Asie pour arriver à 80% des ventes faites à l’export. Stéphan Alleaume a rejoint l’entreprise familiale en 1994, petit à petit il a gravi tous les échelons pour arriver en 2001 à reprendre 1/3 de l’activité, qu’il se partage aujourd’hui avec son beau-frère François-Joseph Pichot et ses beaux-parents.

Comment définissez-vous votre métier d'ostréiculteur ?

Nous sommes des éleveurs d’animaux, dans notre jargon on parle de têtes et puis on balade les huîtres de parc en parc. C’est un métier très proche de la nature, nous sommes tributaires de la mer, des marées. Nous sommes dépendants de ce milieu mais également conservateurs de ce milieu, car pour élever des huîtres il faut un environnement propre et des eaux classées A, donc là où on élève des huîtres la mer n'est pas polluée.

Votre profession vit depuis plusieurs années une crise de surmortalité des naissains qu’en est-il aujourd’hui ? Y a-t-il des solutions en vue ?

La surmortalité est toujours très importante et la baisse de la production atteint près de 40% comparée à celle de 2008. Actuellement nous avons des stocks et la demande est toujours là, mais il ne faut pas que les ventes partent trop vite à la hausse, sinon nous n’aurons plus de stock pour les fêtes de fin d’année (dans le pire des cas).

Au début de l’été nous pensions que le problème se calmait, mais il n’en est rien, encore 60 à 80% de mortalité en moyenne en France et sur Cancale nous sommes entre 50 et 60 %.

Pour l’instant il n’y a pas de vraies solutions en vue, en tout cas pas avant 2015-2016.

Une des solutions était le programme d’importation de souches externes. Le plus avancé était avec le Japon, mais après le Tsunami et l’accident nucléaire à Fukushima tout ça a bien-sûr été stoppé. Aujourd’hui nous sommes en discussion avec la Norvège et le Brésil, mais rien d’aussi avancé qu’avec le Japon.

Il faut bien comprendre qu’on ne peut pas faire entrer des souches externes comme ça. Il faut faire énormément d’analyses pour voir la compatibilité avec les nôtres et surtout tout vérifier pour qu’aucune souche ne vient introduire une autre maladie.

Le gros problème c’est que ce virus, qui a démarré en France, concerne aujourd’hui toute l’Europe.

Une autre piste explorée concerne la recherche sur le caractère résistant des naissains d’huîtres. Pour créer une huître plus résistante nous faisons se reproduire les survivantes, mais cela ne semble pas vraiment fonctionner. Des huîtres résistantes au virus ne produisent pas d'autres huîtres plus résistantes.

Quelles répercussions pour les producteurs et pour les consommateurs ?

Pour les consommateurs les prix ont augmenté de 20 à 30% l’année dernière et vont encore prendre 10 à 15 % cette année. Aujourd’hui nous sommes à un point d’équilibre entre l’offre et la demande. En clair nous avons perdu des consommateurs parce que pour certains le prix des huitres est devenu trop cher, la demande baisse donc légèrement et compense la baisse de la production.

Autre conséquence pour les consommateurs et pas des moindres la disparition des N°4, les plus petites. Il va en effet falloir s’habituer à des huîtres plus grosses, des 3, des 2, des 1 et des 0 (les plus grosses).

Du côté des producteurs c’est surtout un manque à gagner. Les entreprises se retrouvent fragilisées, les investissements sont bloqués. Pour vous donner une idée, sur Quiberon ils sortaient en 2008 près de 15 000 tonnes d'huîtres par an et bien cette année, en 2011 ils n'en sortiront que 3 000 tonnes. La Bretagne Sud est la région la plus touchée, parce qu’en plus du virus, les ostréiculteurs subissent des pertes dues aux prédateurs des huîtres, que sont les dorades et les étoiles de mer

Nos dépenses augmentent parce pour compenser la surmortalité nous devons mettre plus de naissains en captage, Chez nous le captage naturel représente 80%. Ce captage naturel se fait à Marennes et sur le bassin d’Arcachon.

Les 20% restants sont produites en écloseries, c’est-à-dire en milieu fermé, la plupart se trouvent en Pays de Loire, sur Noirmoutier et en Normandie.

Dans votre profession pour vous c’est « Jamais sans mon … » ?

Mon annuaire de marées, ça dicte tout chez nous. Les parcs à huîtres ne se découvrent qu’une semaine sur 2, donc on ne peut les atteindre qu’à ce moment-là. En clair si je programme une réunion, je regarde les marées, des vacances, les marées… Nous avons même offert un annuaire au ministère pour qu’ils arrêtent de nous bloquer des réunions au moment des grandes marées !

Un souvenir marquant, une rencontre importante ?

Le produit des parcs Saint-Kerber dont vous êtes le plus fier ?

La Tsarskaya, une huître que nous avons créée en 2005. C’est une création familiale. Quand nous avons du déménager la zone d’élevage en 2004, nous nous sommes aperçus que nous avions une huître creuse spéciale, ferme et charnue. Nous l’avons d’abord baptisée la Tsarine, puis c’est devenue la Tsarskaya, c’est la tsarine mais en Russe....

Votre accord met/vin parfait ?

Que trouve-t-on dans votre réfrigérateur ?

Que trouve-t-on toujours dans vos placards ?

Une recette que vous faites en famille ?

Une recette que vous aimez que l’on vous fasse ?

Vos bonnes adresses gourmandes ?

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14 novembre 2011

Sète. L’horizon s’éclaircit pour les huîtres de Thau (Midi Libre)

Les huîtres de Thau devraient être sur les étals pour les fêtes. Chères mais goûteuses.....

Si les résultats des derniers prélèvements se confirment lundi, la récolte sera autorisée en milieu de semaine prochaine.

Bonnes analyses

Depuis le 2 novembre au soir, les conchyliculteurs de Thau ne peuvent plus sortir une huître de leurs tables. Cela ne veut pas dire qu’ils n’en vendent plus, puisque les coquillages mis en bassin de purification avant cette date (en moyenne 15 jours de stock) ne sont pas touchés par “l’arrêté de suspension temporaire de la commercialisation” pris par le préfet.

Du reste, les analyses dont les résultats ont été livrés mardi par Ifremer sont bonnes : aucun des coquillages extrait des neuf points de prélèvement n’a fait état d’un taux de plus de 4 600 escherichia-coli pour 100 g de chair (seuil au-delà duquel la suspension temporaire est décrétée).

Si de nouvelles analyses confirment ce bon état sanitaire lundi, l’arrêté de suspension temporaire sera levé, et les producteurs pourront s’acheminer - presque - sereinement vers les fêtes de fin d’année.

Origines de la pollution....

Herpès virus

Si, côté E-coli, tout pourrait revenir à la normale, les ostréiculteurs n’en ont pas fini avec le duo herpès virus-vibrio (une bactérie) qui tue les jeunes huîtres depuis trois ans sur l’étang.

Pire : alors que ces derniers pourraient compter sur une eau plus fraîche synonyme de disparition temporaire du virus, cet automne particulièrement doux fait qu’avec une eau de l’étang à plus de 17°, le virus tueur s’y sent encore comme un poisson dans l’eau. Du coup, pour espérer obtenir une table d’huîtres commercialisables, les producteurs doivent ensemencer deux, voire trois fois, ce qui fait exploser les coûts de production.

Huîtres à Noël

Ceci étant dit, les gastronomes pourront-ils manger des huîtres de Thau à Noël ? Oui (si les analyses du 14 sont bonnes), car la priorité absolue des producteurs de Thau devrait être d’assurer la vente directe.

En revanche, les ventes en gros (vers Marennes par exemple) ne sont déjà plus qu’un souvenir. Avant l’herpès virus, 12 000 t d’huîtres sortaient chaque année de l’étang. Cette année, la production devrait péniblement atteindre 8 000 t avec, pour ce faire, une masse de travail décuplée (vu la difficulté d’ensemencer).

Alors oui, il y a aura des huîtres à Noël, mais elles seront chères. De l’ordre de 5 €/kilo, au moins. "Mais la qualité du produit y sera", assure-t-on au Comité conchylicole.

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Le 12 novembre 2011

Le Médoc veut relancer sa production d'huîtres (Sud Ouest)

Après une réunion à Talais, initiée par Franck Laporte, la CdC Pointe du Médoc relance l'idée d'une production d'huîtres dans l'estuaire. La rive droite est en avance.

«Les solutions sont toujours venues de la profession ! ». Jeudi après-midi, à Talais, lors d'une réunion de la commission aquaculture initiée par la CdC Pointe du Médoc et son vice-président Franck Laporte. Oliver Laban, le président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon-Aquitaine (CRC), a sans doute résumé avec cette phrase ce qui pourrait aider à initier un protocole d'études pour la relance de l'activité ostréicole sur la rive gauche de l'estuaire de la Gironde. Jusqu'à présent, ce dossier était bien enterré du fait de la pollution par le cadmium. Il y a vingt ans, ce métal très polluant avait mis fin à l'activité ostréicole qui s'était développée dans le grand estuaire.

La rive droite plus dynamique

Si le Médoc semble aujourd'hui croire à la relance de cette activité, la rive droite, elle, via son CRC Poitou-Charentes présidé par Gérald Viaud, a fait une démarche qui est aujourd'hui « jalousée » par la presqu'île. En effet, à partir de janvier 2012, et après deux années de travaux avec les services de l'État, les ostréiculteurs de cette rive pourront pêcher des huîtres juvéniles qui se trouvent sur les rochers découvrant entre Saint-Palais et Talmont. Des huîtres (âgées de 12 à 18 mois) qui iront ensuite rejoindre des parcs situés sur l'estran, en mer. Si le protocole réussi, ces huîtres pourraient être commercialisées dans le courant de l'année 2013. En se servant du gisement d'huîtres sauvages de l'estuaire, l'initiative engagée par la rive droite a pour objectif de réensemencer les parcs à huîtres touchés depuis des années en France par une forte mortalité.

Pour que ce processus aboutisse, les scientifiques devront valider le fait que ces huîtres de l'estuaire, toujours polluées par le cadmium, se décontaminent suffisamment dans l'océan. Selon Gérald Viaud, une première expérience menée en 2010 permet de l'observer. L'année 2012 sera donc déterminante.

Pas de raison d'opposer

Côté Médoc, la réunion de jeudi a permis de vérifier que le comité régional de conchyliculture Arcachon-Aquitiane, qui représente le Médoc et la Bassin d'Arcachon, n'avait jusqu'à présent pas engagé de démarche de relance de l'ostréiculture sur la rive gauche de l'estuaire....

(...)

Pas fait la démarche

Interrogé par « Sud Ouest » au lendemain de la réunion de Talais, Olivier Laban, qui préside le CRC Aquitaine, a été clair : « Nous n'avons pas fait de démarche. Et il y a deux raisons : les gens du Verdon ne nous ont pas fait remonter ce genre de besoin. Et ensuite, si je peux leur donner un conseil, je pense que dans un premier temps, on a suffisamment de ressources sur le Bassin d'Arcachon. Ce sont des huîtres sur lesquelles il y a zéro polémique. Contrairement à celles de l'estuaire, elles sont saines. On a soixante-cinq mille tonnes d'huîtres sauvages.....

(....)

La volonté politique....

Le projet de la presqu'île....

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Sainte-Hélène (56) Le préfet face aux atouts et aux soucis de cinq communes (Ouest France)

Le préfet Jean-François Savy et le sous-préfet Jean -Francis Treffel ont consacré la journée de mercredi à la visite de la communauté de communes Blavet Bellevue Océan (CCBBO). Ils ont rencontré les maires et premiers adjoints des cinq communes.

Une intercommunalité en fonctionnement...

Le potentiel touristique....

Les bienfaits de la loi Littoral

Pour Jean-François Savy, la loi Littoral est une très bonne chose car elle a évité le bétonnage. Il reconnaît les contraintes pour l'urbanisme, mais « les conflits sont relativement rares, à la marge ». Pour le maire Emmanuel Giquel, qui est confronté à des difficultés, « ce sont surtout les interprétations qui ne sont pas toujours claires et compliquent les choses ». Le préfet dit être très vigilant en ce qui concerne le rachat de chantiers ostréicoles : « Pas question d'en faire des résidences secondaires ».

L'avenir de la conchyliculture

En rencontrant quelques professionnels au chantier ostréicole Le Creff, le préfet a été particulièrement attentif à leurs préoccupations : 60 % de mortalité chez les jeunes huîtres encore cette année, les difficultés d'approvisionnement, et la menace d'arrêt d'activité qui pèse sur tous malgré la diversification entreprise par certains pour ne pas mourir. Il s'est montré optimiste : « Il y aura une solution à un moment donné ». Il a assuré : « En attendant, l'Etat apportera son soutien financier pour le maintien de cette activité économique ; il ne faut pas que la conchyliculture disparaisse ».

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Le 28 octobre 2011

Huîtres : la rive gauche de l'estuaire se sent lésée (Sud Ouest)

L'accord donné aux ostréiculteurs de Charente-Maritime de pêcher rive droite de l'estuaire est vécu comme une provocation en Nord-Médoc, qui défend son dossier. Les partenaires des dossiers aquaculture se réuniront le 10 novembre à Talais pour aborder notamment la question de l'huître.

Les services de l'État vont autoriser les ostréiculteurs de Charente-Maritime à pêcher des huîtres sauvages dans des gisements de l'estuaire de la Gironde fermés depuis 30 ans pour cause de cadmium (« Sud Ouest » de lundi 24 octobre). Or l'estuaire de la Gironde possède deux rives et, à 12 km en face de la Charente-Maritime, s'étend le territoire du Nord-Médoc. Un territoire qui, lui aussi, a connu l'âge d'or et la décadence de l'ostréiculture, puis son interdiction totale du fait de la pollution par le cadmium.

L'accord reçu pour les sites retenus autour de Royan, Saint-Palais-sur-Mer et Talmont est vécu comme une provocation, de l'autre côté de l'estuaire. Car depuis plus de deux ans, les élus de la commission aquaculture de la Communauté de communes Pointe du Médoc, sous la responsabilité du maire de Talais, Franck Laporte, s'évertuent à faire évoluer le dossier conchyliculture sur la rive gauche (1). « Nous n'allons pas rester les bras croisés », certifient les élus, prêts à fournir en huîtres sauvages aussi bien les ostréiculteurs de Marennes-Oléron que ceux du Bassin.

Une histoire ostréicole

Le poète Ausone, préfet des Gaules à Bordeaux, témoignait déjà de la succulence de la chair des huîtres plates « élevées dans les étangs du Médoc que les marais engraissent ». Les huîtres plates disparaissent (sauf au Verdon et à Soulac) lors des travaux d'assèchement des marais au XVIIe et XVIIIe siècles.

En 1868, par les hasards d'une tempête, le caboteur « Morlaisien » déverse sa cargaison d'huîtres portugaises au large de Talais. Elles vont prospérer et devenir le plus important gisement huîtrier français.

Les petits ports médocains de l'estuaire ont connu la prospérité économique du fait de leur activité ostréicole. Jusqu'en 1968, Le Verdon, Neyran, Talais, Saint-Vivien, Jau-Dignac-Loirac et Valeyrac faisaient vivre jusqu'à 1 200 familles sur 1 194 parcs de captage, 382 parcs d'élevage, neuf parcs d'affinage et d'expédition.

La pollution au cadmium a eu raison de cette activité économique prospère.

Problème de classement....

Réunion aquaculture....

« De façon équitable »

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24 octobre 2011

Le virus responsable des mortalités du naissain d'huîtres vient d'être identifié comme un virus existant avant 2004. L'espoir est désormais de mise chez les ostréiculteurs.

Découverte importante. Le laboratoire Frank Duncombe de Caen a retrouvé le virus U Var dans des échantillons d'huîtres étudiés en 2004. « Ce résultat remet clairement en question les connaissances actuelles. Il est par ailleurs en accord avec les observations des professionnels de l'ostréiculture pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté avant 2008 », explique Joseph Costard, président de la section de conchyliculture Normandie-Mer du Nord. « Cette découverte a été effectuée en Normandie grâce à des méthodes plus sensibles que celles d'Ifremer. L'annonce qui nous avait été faite de l'arrivée d'une variante supposée du virus seulement en 2008, et responsable de la mortalité, n'est pas cohérente avec les résultats des recherches que l'on vient d'obtenir. »

Trouver la cause. L'agent pathogène n'est pas seul. « Il y a un virus et une bactérie. Ce n'est donc pas une mutation qui provoque la mortalité depuis 2008 car ils étaient déjà présents en 2004 et nous savions vivre avec. Pourquoi pas à nouveau maintenant ? Désormais, il faut trouver la ou les causes de cette rupture d'équilibre », insiste Joseph Costard qui souhaite que le laboratoire Duncombre soit agréé. « Cela fait quatre ans que je me bats pour que les méthodes de recherches de ce laboratoire soient agréées. Ce serait un plus pour la profession et ce laboratoire doit être un laboratoire référent. »

Sortir de la crise. Pour Joseph Costard, c'est l'espoir d'une sortie de crise. « Je réclame que…

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L'estuaire au secours de l'huître (Sud Ouest)

Les services de l'État vont autoriser les ostréiculteurs du département à pêcher des huîtres sauvages dans des gisements de l'estuaire de la Gironde, fermés depuis trente ans pour cause de cadmium.

Là où il contemple l'ostréiculture, le capitaine du « Morlaisien » doit gentiment sourire. En 1868, une tempête avait contraint Hector Patoizeau à relâcher dans l'estuaire de la Gironde, avant d'y déverser un chargement d'huîtres qui commençait à sentir plus fort que la marée. Des huîtres portugaises, dont les plus résistantes ont essaimé dans l'embouchure du fleuve, jusqu'à garnir le bassin de Marennes-Oléron, tout proche. Des producteurs charentais avaient construit leur fortune sur cette aubaine : la portugaise était bien acclimatée dans leurs eaux lorsque l'huître plate a disparu, au début du XXe siècle.

Cent quarante-trois ans après les péripéties du « Morlaisien », l'estuaire de la Gironde pourrait revenir au secours de la production d'huîtres en Charente-Maritime. Mais cette fois, le hasard n'a rien à voir dans l'affaire.

L'obstacle cadmium est levé

Il n'est plus question de la plate, ni de la portugaise, décimées tour à tour par des maladies.

Le sujet préoccupant, c'est l'huître japonaise, la creuse de nos tables de réveillon qui est produite sur les parcs depuis les années 1970. Depuis quatre ans, l'avenir de cette variété préoccupe toute l'ostréiculture mondiale. Ses souches meurent en masse, sans que la science pose de conclusion définitive sur les causes de ces surmortalités : 71 % de pertes moyennes recensées l'année dernière par l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), sur l'ensemble des bassins de production français.

Des producteurs de Marennes-Oléron tiennent peut-être une solution à cette crise. Ils pensent que les gisements sauvages de japonaises de l'estuaire de la Gironde pourraient contribuer à regarnir leurs parcs ravagés par ces mortalités.

Le principe est simple. Pêcher ici, réimmerger plus loin ; cueillir l'huître sur trois sites retenus autour de Royan, entre Saint-Palais-sur-Mer et Talmont, et l'élever à Marennes-Oléron. Simple, seulement si l'on écarte le problème du cadmium,....

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Le 21 octobre 2011

Mortalité des huîtres : la version d'Ifremer contredite (Mensuel du Morbihan)

Le laboratoire Franck Duncombe de Caen, cité dans Le Mensuel actuellement en kiosque, publie une découverte qui ébranle la version d'Ifremer, le laboratoire de référence en matière de mortalité des huîtres.

Depuis quatre années, les plus jeunes huîtres crèvent de façon conséquente et inquiétante à cause d'un virus, le Os-HV1 (Lire le Mensuel de septembre 2010).

Pour Ifremer, laboratoire de référence en matière de mortalité des huîtres, c'est la mutation de ce virus en un variant plus virulent, détecté par son laboratoire en 2008, qui serait responsable à 99% de la mortalité des huîtres (lire dans Le Mensuel de septembre 2010 l'interview d'Edouard Bédier, responsable de l'antenne Ifremer à La Trinité-sur-Mer).

Le variant actif bien avant 2008

Dans son laboratoire départemental de Caen, Maryline Houssin, chef du service microbiologie, vient de publier une découverte qui ébranle la version d'Ifremer. Pour elle, "le variant Mircovar du virus OS-HV responsable des mortalités des huîtres n'est pas apparu en 2008 comme on le pensait", écrit-elle dans un communiqué. Son service a effectivement décelé la présence de ce variant dans des échantillons d'huîtres étudiés en 2004 et 2005 par une doctorante du laboratoire PE2M de l'université de Caen, et précieusement conservé par l'IRSN d'Octeville.

Interrogée dans Le Mensuel d'octobre actuellement en kiosque, Maryline Houssin laissait déjà entendre que ce Microvar était présent dans les huîtres bien avant 2008, "en accord avec les observations des professionnels pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté bien avant 2008."....

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Surmortalité des huîtres : prendre le problème à la source (La Manche Libre)

A quel âge l’huître est-elle la plus exposée au virus osHV-1 ? Une question essentielle.

Depuis 1992, les ostréiculteurs sont victimes d’une surmortalité de leurs naissains causée par un virus de type herpès, osHV-1. Ce parasite côtoie les huîtres depuis des millions d’années, bien avant l’époque où ces mollusques étaient cultivés. Éradiquer le virus serait donc peine perdue. Il faut ainsi trouver un moyen de le contourner. Voilà la mission du professeur Michel Mathieu, directeur de recherche en biologie marine à l’université de Caen et coordonnateur du Centre de Recherche sur l’Huître.

Mortalité : de 82 à 4 %

C’est à Cricqueville-en-Bessin que se déroule depuis avril une expérience ayant pour but, de déterminer si des naissains propres, dans une zone sanctuaire, subiraient le même sort que leurs consoeurs. Le résultat est encourageant, dans un site ostréicole, le taux de mortalité est de 82 %, celui d’une zone non contaminée est de 4 % seulement. Des solutions s’offrent alors aux ostréiculteurs. “Il faudrait définir des zones sanctuaires où l’on ne ferait rentrer que des naissains propres. Éviter les transferts lors des périodes à risques. Contrôler avant l’achat le niveau de charge virale”, indique le professeur Mathieu.

Il ne reste plus qu’à savoir si les bébés huîtres sont touchés en fonction de leur âge ou de leur taille. Mardi 11 octobre, Michel Le Guillois et ses stagiaires du centre de formation agricole de Coutances, ainsi que le lycée maritime et aquacole représenté par Isabelle Roblin et Yann Robert étaient donc venus prélever quelques huîtres mortes pour les donner à analyser aux docteurs en biologie marine, Clotilde Heudes et Aude Jouaux. “Les relevés d’analyses de charge virale étaient négatifs sur les animaux prélevés ce mardi”, signale le jeune docteur. Une expérience comme celle-là ne peut se faire que sur la durée, mais nous savons maintenant que la contamination par l’environnement est nulle, elle vient par le naissain contaminé. “Il faut valoriser cette connaissance pour essayer d’arriver à des pratiques qui soient moins à risques que ce qu’on a fait jusqu’à maintenant”, prévient Michel Mathieu. Rappelons qu’il n’y a aucun danger pour l’homme de consommer des huîtres. Du fait qu’elles se mangent vivantes et que le virus est propre aux coquillages…..

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Le 20 octobre 2011

Arcachon : Des huîtres mères mais pas de captage !!!!

Arcachon : Les huîtres sauvages (Sud Ouest)

L'étude sur le stock des huîtres dans le Bassin, réalisé par la mission pour le parc marin du bassin d'Arcachon, a été présentée, une première fois, mardi à la Teste-de-Buch (Lire « Sud Ouest » d'hier). Elle a été détaillée, hier matin, devant les ostréiculteurs, à l'issue du bureau mensuel du CRC, par Anne Littaye chef de la mission d'études, et Thomas Scourzic, gérant co-associé du bureau d'études Océanide.

Avec les ostréiculteurs

Ce bureau d'études a réalisé les comptages, en juin dernier, avec l'aide de cinq ostréiculteurs (Florian Fresquet, Frédérique Paillère, Olivier Demay et Sébastien Dufau de Gujan-Mestras, et Mickaël Thiry d'Andernos-les-Bains), sur trois zones choisies en fonction des activités et de la présence des ostréiculteurs. L'étude conclut à un stock de 131.600 tonnes d'huîtres dans le Bassin, dont 16 600 tonnes (seulement) d'huîtres d'élevage. « Un chiffre cohérent » selon Olivier Laban, le président du comité régional conchylicole. Il correspond aux déclarations des ostréiculteurs pour leurs dossiers de calamités en 2009.

Le chiffre nouveau et plus important concerne donc les huîtres sauvages (85 %), dont 50.000 tonnes de mortes (des tapis de coquilles) et 65.000 (tout de même) d'huîtres vivantes.

Olivier Laban « prend acte » de ce chiffre, d'autant qu'il a « suivi de près la méthodologie pour l'évaluation » et trouve qu'elle a été « plutôt bien faite ».

« Huîtres à l'ancienne »

Face à cet important stock d'huîtres sauvages, Olivier Laban s'interroge plus encore sur la cause réelle du manque de captage : « On pensait qu'il manquait d'huîtres mères dans le Bassin (d'où l'immersion de 150 tonnes d'huîtres mères bretonnes l'an dernier), mais les huîtres mères sauvages existent, elles libèrent des larves, le problème est donc ailleurs. » Cette année, le captage est encore plus rare (50 huîtres par tuile) que l'an dernier (150 à 200 huîtres), et même dérisoire par rapport aux 3 à 4.000 huîtres des bonnes années. De plus la mortalité sur les collecteurs est évaluée à 90 % : « La chute brutale des températures de l'eau en juillet n'explique pas tout. »

Il faut ajouter la mortalité (65 à 70 %) des huîtres juvéniles. « C'est la double peine, et ça s'aggrave », déplore Olivier Laban qui va de nouveau sensibiliser les maires du Bassin et le nouveau sous-préfet sur « la qualité de l'eau ».

Les ostréiculteurs pourraient aussi tirer parti de ces huîtres sauvages. Olivier Laban évoque une « piste de travail » aussi bien pour regonfler les stocks que nettoyer le domaine public maritime : « L'huître sauvage n'a pas une jolie forme mais on pourrait parler d'une huître à l'ancienne. » Bernadette Dubourg

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Des moules contre la mortalité des huîtres (France3 Aquitaine)

Des ostréiculteurs de l'Hérault proposent un brevet déjà très contesté sur le bassin d'Arcachon

Deux producteurs d’huîtres de l’étang du Thau dans l’Hérault ont imaginé d’installer des piquets recouverts de moules au milieu des parcs ostréicoles afin de combattre l’herpès virus qui décime les naissains. Mais pour les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon, ce brevet très cher selon eux, est loin de faire des miracles. Ils constatent que les moules sont également victimes du virus.

Voir la vidéo

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Lever le tabou sur la dégradation de l’eau en France (Univers Nature)

Depuis trois ans, le WWF enquête sur le dispositif français d’analyse de la qualité des eaux souterraines et de surface, et l’exploitation des données collectées dans les publications officielles. Or, il s’avère que les divers protocoles de mesure de la qualité de l’eau ont largement perdu de leur rigueur depuis une dizaine d’années. Au regard de quoi, l’ampleur de la pollution des eaux de surface et des nappes phréatiques est aujourd’hui gravement sous-estimée. En se basant sur des données de 2007, le WWF a établi des cartes de contamination. Il en ressort, à titre indicatif car sous-estimé, un « cocktail global des contaminations des eaux souterraines », composé à 55 % de métaux, à 38 % de pesticides de synthèse et à 7 % d’autres substances organiques.

Présidente du Comité Scientifique du WWF France et spécialiste au CNRS de l’évaluation des effets des substances chimiques dans les écosystèmes aquatiques, Hélène Roche explique ainsi que certaines rivières officiellement déclarées « en bon état chimique » sont, en réalité, contaminées par des substances qui passent au travers des protocoles de mesure déficients. Cette défaillance s’explique à la fois par l’insuffisance du nombre de substances toxiques recherchées, des protocoles de mesure inadaptés, en particulier pour les micropolluants chimiques, et une mauvaise analyse des données collectées. Outre un coût environnemental majeur, cette politique de l’autruche implique de lourdes retombées économiques à court, moyen et long termes. Selon le rapport, qui ne prend en compte que les pollutions agricoles, la décontamination des eaux souterraines se chiffrerait ainsi entre 522 et 847 milliards d’euros. Or, plus on minimisera la dégradation généralisée des cours d’eau et des nappes phréatiques, plus chère sera la note finale, et ce à tous points de vue.

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Charente-Maritime : L'impossible partage de l'eau (Sud Ouest)

Agriculteurs, conchyliculteurs, pêcheurs... Comment arbitrer la bataille de l'eau entre usagers ?Pluviométrie. Printemps et été records à La Rochelle et Jonzac. Saintes s'en sort à peine mieux.

Année record. 2011 a été très sec, trop sec en Charente-Maritime. De mémoire de météorologiste, printemps et été n'ont jamais été aussi peu pluvieux à La Rochelle et Jonzac. En attestent les relevés, éloquents, de Météo France depuis leur création en 1955 et 1969.

Le pire, c'est que ce n'est pas un épiphénomène. « 2003, 2005, 2006, 2009, 2010… Et maintenant 2011 ». Luc Servant, président de la chambre d'agriculture, égrène la funeste litanie des années sans pluie. « En blé, pois et orge, ce sont les plus mauvais rendements depuis trente ans. En secteurs irrigués, heureusement que les pluies d'été ont pris le relais des pompes. À l'est du département, sur les bassins du Mignon et de l'Antenne, là où l'interdiction d'irrigation a été totale, dès le 18 mai, la baisse des rendements est très nette », précise encore Luc Servant.

Trop de dérogations...

Déficit pluviométrique, températures anormalement élevées, niveaux des nappes et débit des rivières poussent en effet la préfecture à agir tôt, très tôt.....

Urgence du terrain contre vision à long terme de l'administration. Survie au quotidien de son pré carré contre réglementation garante d'un avenir collectif. « Des interdictions tôt dans la saison, c'était une position courageuse. Mais les arrêtés n'ont pas été tenus. Il y a eu trop de dérogations. On satisfait uniquement les besoins des agriculteurs sans tenir compte de la ressource et des autres utilisateurs », regrette Gilles Brichet, président de Fédération de pêche de la Charente-Maritime.

500 km à sec...

Nature et culture, travail et loisirs. Le manque d'eau a des conséquences dramatiques sur terre et aussi en mer. Premières victimes : les éleveurs de moules et d'huîtres. Le cycle est connu : « Les bassins versants enrichissent les zones côtières en éléments nutritifs qui nourrissent le phytoplancton dont ont besoin les coquillages », résume Jean Prou, de l'Ifremer, à La Tremblade.

En fin de chaîne

« Le déficit de croissance est catastrophique. Les poches d'huîtres font le même poids à l'automne qu'au printemps ! constate, effaré, Michel Grasset, président du syndicat ostréicole de Port-des-Barques. On est en fin de chaîne. Tout le monde a besoin de vivre ».

Encore une fois, les 1 700 agriculteurs irrigants du département sont dans le collimateur. « Grâce à la diversification des cultures et l'amélioration des techniques, on ne pompe plus que 60 millions de mètres cubes par an contre 100 millions il y a dix ans. Mais seuls 40 millions seront autorisés par l'administration à l'horizon 2015. La survie de certaines exploitations est en jeu », se défend Luc Servant....

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Le 19 octobre 2011

Surmortalité des jeunes huîtres. Le virus aurait muté dès 2004 (Le Télégramme)

La mutation du virus OsHV-1, présentée comme responsable de la surmortalité massive des jeunes huîtres, est apparue plusieurs années avant la date de 2008 admise jusqu'à présent, selon des résultats de recherches rendus publics, hier, par un laboratoire de Caen. Cet établissement, le laboratoire Frank Duncombe, a retrouvé cette mutation, µVar, dans des échantillons d'huîtres datant de2004 et2005, «précieusement conservés par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire d'Octeville (Manche)», affirme-t-il. Ce résultat est «en accord avec les observations des professionnels pour lesquels l'accroissement des mortalités a débuté bien avant 2008», souligne le laboratoire. L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) juge que la mutation du virus, dit herpétique, de l'huître, présent en France depuis 1991, est intervenue en 2008 et est «essentiellement» la cause de la spectaculaire surmortalité observée depuis cette date.

Facteurs aggravants

Selon des chercheurs, le phénomène a pu être accentué par des facteurs tels que la pollution ou l'élévation de la température de l'eau de mer, des concentrations plus forte des jeunes huîtres dans les parcs, ou encore l'arrivée d'une huître génétiquement modifiée. Chercheurs et autorités restent impuissants à enrayer cette surmortalité. Le laboratoire Frank Duncombe, soutenu par le conseil général du Calvados et associé au Centre de référence de l'huître, a précisé qu'«une communication scientifique est en cours de publication dans une revue internationale» pour valider sa découverte.

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« Les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau » (20 Minutes)

« Comme tous les ans, en particulier depuis 2008, on a beaucoup de mortalité sur nos parcs, mais ce n'est pas propre au Bassin », estime Grégory Boucher, 30 ans, qui est ostréiculteur au Cap-Ferret. Les 65.000 tonnes d'huîtres sauvages relevées dans le rapport d'Océanide*, pourraient être utilisées comme réserve de géniteurs. Pour le jeune ostréiculteur, « il vaut mieux garder cette idée sous le coude car les huîtres sauvages pourraient apporter du sang nouveau. » Néanmoins, la cause de la mortalité des huîtres fait encore débat. « L'huître creuse que nous élevons, la crassostrea gigas en latin, a été introduite dans les années 1970 et serait en voie de dégénérescence, ce qui expliquerait la mortalité, mais j'ai du mal à y croire », explique Grégory Boucher. Sur l'ensemble du projet de parc marin, l'ostréiculteur juge la conciliation des intérêts économiques et écologiques « un peu contradictoires » même si « plus d'écologie ne peut pas faire de mal ».E. P.

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Le 16 octobre 2011

Mèze. Virus tueur d'huîtres : le remède bientôt dévoilé (Midi Libre)

C’était comme un cadeau de Noël. Et le père Noël, c’était Yves Piétrasanta, président de Génération Écologie mais aussi de la communauté de communes du nord du bassin de Thau. L’élu, ingénieur chimiste, annonçait début janvier qu’il était possible de mettre fin à l’action de l’ostreid herpes virus qui sévit sur tous les bassins d’élevage de la planète. Un virus mortel pour les huîtres, qui fait perdre jusqu’à 9 millions d’euros par an à la filière ostréicole sur le seul étang de Thau (9 % de la production nationale) ! Dix mois plus tard, les jeunes huîtres meurent toujours et un climat de défiance rarement observé règne en bord de lagune. Car l’annonce d’Yves Piétrasanta a suscité autant d’espoirs que les modalités d’accès au “secret” ont généré de colère.

Dans les semaines suivant son intervention, les professionnels découvraient en effet que les inventeurs du “remède”, restés anonymes, se faisaient représenter par le cabinet de consulting Ernst & Young et qu’il faudrait débourser quelques millions d’euros - on parle de 5 M€ - pour accéder au secret. Le bon sens des paysans de la lagune parlait alors : personne ne payerait pour voir.

Tous les regards se tournaient vers les frères Cambon

Malgré une clause de confidentialité et la grande prudence des avocats d’Ernst & Young, quelques informations filtraient. Non sur la solution mais sur les inventeurs : tous les regards se tournaient vers les frères Cambon, à Mèze, déjà à l’origine d’un procédé de collage : des indélicats plongeaient même dans leurs “tables” (les parcs conchylicoles, NDLR), l’espionnite battait son plein. Mais côté solution : rien.

L’affaire a resurgi il y a quelques jours, quand la demande de brevet d’invention n°10 517 24, déposée au mois de mars, a été rendue publique par l’Institut national de la propriété industrielle. On y découvre le nom des inventeurs,…

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Le 8 octobre 2011

Surmortalité des huîtres : assainir le milieu pour sauver l'ostréiculture

Dans son coin à Caen, la scientifique indépendante Maryline Houssin travaille depuis quatre ans sur la mortalité massive des huîtres. Et propose une solution fiable : la certification. Elle expose sa méthode dans Le Mensuel du golfe du Morbihan.

Il aura fallu quatre ans et quatre publications scientifiques pour que l’équipe du laboratoire Franck Duncombe à Caen puisse, enfin, faire entendre sa voix. Et surtout ses préconisations. Le Mensuel est allé rencontrer Maryline Houssin et son équipe, dans leurs locaux normands.

Dans le numéro 79, actuellement en kiosque, la scientifique revient sur ses travaux et ses découvertes. Elle explique aussi quelle solution reste à privilégier, selon elle, pour sortir de la crise qui plonge depuis plusieurs années les professionnels de la mer. Et ce, à court terme.

Une solution : La certification

Pour ce Docteur en recherches cliniques et titulaire d’un DEA en microbiologie de l’environnement, une solution s’impose pour circonscrire la crise et peut-être en sortir : la certification des jeunes huîtres. « Il faut avoir la certitude que l’on plonge du naissain propre à l’eau, cela relève du bon sens », souligne la chercheuse Maryline Houssin. Pour ce faire, elle a mis au point une méthode fiable qu'elle détaille dans Le Mensuel.

Pour confirmer son hypothèse, elle entame une expérience à Portbail, en milieu naturel (lire Le Mensuel actuellement en kiosque).

Depuis plusieurs années, d’autres solutions de sortie de crise sont envisagées et pour certaines explorées. Tour d’horizon avec Maryline Houssin :

La sélection génétique : Le laboratoire d’Etat Ifremer travaille sur cette piste et sélectionne, sur plusieurs générations, les huîtres les plus résistantes. Maryline Houssin reste sceptique. « Pourquoi pas. Pour ma part, j’ai peur aux effets d’une éventuelle consanguinité, mais ce n’est pas ma spécialité. Qu’il y aille, c’est bien aussi. »

L’introduction de souches mères importées du Japon, leur berceau. Cette solution a été explorée par les professionnels puis écartée depuis le tsunami qui a balayé la baie de Sendai. « La réimplantation de souches mères reste scientifiquement dangereuse. La crainte, c’est d’amener d’autres pathogènes dans le milieu. A éviter », souligne la chef de service Recherches et Développement au laboratoire départemental Franck Duncombe à Caen.

Pour tous les détails dans "Mensuel du Golfe du Morbihan d'octobre 2011"

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Le 12 octobre 2011

Spongiculture : L'éponge marine, pleine de ressources (Ouest France)

Une équipe de chercheurs de l'UBS se penche sur les vertus encore peu connues de l'éponge de notre littoral.

Les éponges marines qui peuplent nos rivages ne sont peut-être pas aussi anodines qu'il n'y paraît. En Méditerranée, elles font l'objet d'une recherche scientifique attentive. Pourtant, en Bretagne, aucun chercheur ne s'y était encore attardé. « C'est peut-être l'eau à 15 °C qui démotive », ironise Pierre Sauleau.

Depuis l'an dernier, ce maître de conférence de l'Université Bretagne-sud, à Lorient, a lancé un programme de recherche sur ces étranges organismes. Entre Lorient, Vannes et Pontivy, des scientifiques de l'UBS ont ainsi amorcé ce qui pourrait être un vaste programme dédié à l'éponge.

Un festin de bactéries

« Tout dépend si nous trouvons les moyens pour financer notre projet », souligne le chercheur. Et ils ne sont pas à court d'idées. Voici les deux principaux axes sur lesquels leur savoir-faire devrait s'orienter.

D'une part, il y a tout le volet de la pollution. Les éponges sont des organismes simples qui, pour se nourrir, filtrent l'eau. Pas capricieuses, elles retiennent les bactéries dont elles font leur festin mais également les virus et les métaux lourds. « Si on installait des cultures d'éponges dans les zones polluées, on n'aurait alors qu'à récolter ces organismes pour en extraire la pollution et la traiter à terre. »

Cette spongicullture, associée à celle de l'huître, pourrait également protéger ces mollusques de l'attaque du Vibrio, responsable d'une forte mortalité des huîtres. « Le milieu ostréicole a déjà manifesté son intérêt pour ce projet de culture mixte. »

Deuxième volet de ce programme de recherche :....

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Le 20 septembre 2011

Conchyliculture. La diversification a la cote (Le Télégramme)

Plus de 400 conchyliculteurs sont attendus ce mardi et demain au parc Chorus pour leur 27e salon professionnel. Crise économique et mortalité des juvéniles obligent, la tendance est la diversification.

Le 27e salon de la conchyliculture et des cultures marines s'installe au parc Chorus pour deux jours: aujourd'hui et demain de 9h à 18h30 (restauration sur place). Près de 400 conchyliculteurs du Grand-Ouest sont attendus sur les stands des 60 exposants en matériels et services utiles aux professionnels: nouvelles techniques, nouvelles machines, nouveaux savoir-faire. Un rendez-vous professionnel orchestré par Chorus avec la collaboration de la coopérative maritime d'Auray, organisateur historique du salon. Plusieurs ateliers sont proposés par le Comité régional de la conchyliculture de Bretagne pour permettre aux professionnels de débattre des problèmes du moment.

Diversification....

Quelles huîtres et à quel prix pour Noël?

Y aura-t-il des huîtres à Noël? C'est la question que se pose le grand public, en marge de ce salon professionnel. Philippe Clenet, de la Cotriade à Damgan fait preuve d'un optimisme mesuré. «Oui j'aurai des huîtres à Noël, sans doute pas la quantité souhaitée. Mais, les huîtres qui ont résisté à la mortalité ont un retard de pousse. Je risque d'avoir beaucoup de nº 4 et peu de 3 et 2».

Quand à la qualité, il est encore trop tôt pour s'exprimer, dit l'ostréiculteur. «En trois mois le retard de pousse peut être rattrapé et cela peut changer la qualité». Reste la question du prix. Philippe Clenet a deux solutions: il privilégie le calibre et doit se fournir à l'extérieur ce qui provoquera une hausse des prix; ou bien il satisfait la clientèle avec ses propres huîtres et les tarifs seront moins impactés. «Les tarifs de gros sont sujets à une envolée liée à un effet spéculatif, dit le conchyliculteur. Si le marché parisien est capable d'absorber la hausse, ce n'est pas forcément le cas des marchés locaux!».

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La Manche veille sur sa mer depuis trente ans (Ouest France)

En 1981, le conseil général décidait de s'occuper lui-même de ses richesses maritimes. Depuis, son Smel (Syndicat mixte pour l'équipement du littoral) mène un travail de fond, sans faire de vague. Par exemple : Le Smel a contribué au réensemencement en coquilles saint-jacques au large de Granville : l'un des diverses missions de ce syndicat mixte pour l'équipement du littoral, qui oeuvre depuis trente ans.

Le Syndicat du littoral a 30 ans

En 1981, sous l'impulsion du conseiller général de Saint-Malo-de-la-Lande, Claude Asselin, et du préfet de l'époque, s'est constitué le Syndicat mixte pour l'équipement du littoral, le Smel. Le conseil général de la Manche s'est ainsi pris en main pour s'occuper lui-même de ses problèmes maritimes, afin de promouvoir ce secteur économique. Aujourd'hui, ce centre comprenant 12 scientifiques et techniciens basés à Blainville-sur-Mer fonctionne avec un budget de 950 000 € annuels, financés pour 600.000 € par le conseil général. Le reste provient des divers professionnels et collectivités qui souhaitent y adhérer, ayant un lien avec la mer.

Gestion et innovations....

Des données pour les huîtres

Le Smel a été bien évidemment en première ligne lors des épisodes de mortalité des huîtres. « Grâce aux données recueillies par le Smel, on sait de plus en plus de choses sur la mortalité, souligne Joseph Costard, président du comité régional de conchyliculture, membre à part entière du Smel. Ce qui nous a permis de prendre rapidement des dispositions de gestion, qui aujourd'hui sont copiées ailleurs. »

Autre aspect : les travaux du Smel sont utilisés par le CRH, centre de référence de l'huître, récemment créé à Caen, et réunissant aussi bien l'Ifremer que l'université ou encore les conchyliculteurs. « On espère que le projet de mini-écloserie expérimentale se fera dans la Manche », pointe Joseph Costard. Et peut-être le Smel pourra-t-il s'engager dans un projet de recherche de nouvelles pratiques d'élevage.

Un coup de pouce au homard....

Des éponges pionnières....

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Le 19 septembre 2011

Crassostrea gigas ou Crassostrea rhizophorae ?

Crassostrea gigas : Des huîtres japonaises en transit par le Brésil issues des écloseries étatsuniennes dans les années 1990 !!! D'autres seraient passées par le Chili ?

Crassostrea rhizophorae : Des huîtres brésiliennes indigènes (ou huître de palétuvier)... Cliquer : Associação dos Maricultores da Ilha Rasa

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Le 10 septembre 2011 :

Japonaises envahissantes et convoitées : Pêcheurs à pied, racleurs de rochers

Quiberon. Pêche à pied. Le coup de gueule des professionnels (Le Télégramme)

Les pêcheurs à pied professionnels en ont assez d'essuyer des remarques acerbes de vacanciers ou de résidants les accusant de piller les sites en ramassant les huîtres sur les roches de la presqu'île. Certains envisagent même de monter une association contre eux. Rencontre avec l'un d'eux dans la baie à proximité de Port-Haliguen.

Pourquoi votre profession de pêcheurs à pied est-elle décriée ?

Les gens sont persuadés que nous faisons un carnage, alors qu'en sélectionnant les huîtres de taille conséquente, on permet aux plus petites de grossir. Il faut savoir que ces roches, il y a quelques années, n'étaient pas recouvertes par les huîtres, mais par des moules et du goémon, qui aujourd'hui ont complètement disparu. On pourrait dire qu'elles sont envahissantes.

Combien de kilos prélevez-vous lors d'une pêche?

On ramasse chacun 150 à 200 kilos par jour, depuis octobre, en fonction des marées bien sûr. Les grosses sont vendues à Cancale, les autres partent chez les ostréiculteurs du coin. On voit des particuliers ramasser plus qu'il n'en faut pour une consommation personnelle et sans vraiment sélectionner. Nous, nous avons une licence et nous payons des cotisations.

Quel est l'enjeu de la pêche aux huîtres?

Tout le monde connaît le problème de la mortalité des naissains d'huîtres dans les parcs, ce qui a engendré la disparition de nombreux professionnels ostréicoles. Notre récolte permet aux ostréiculteurs restants de ne pas mettre la clé sous la porte et aussi de parer à la demande des fêtes de fin d'année. Nous remarquons aussi que, là où nous avions ramassé de grosses huîtres, il y a de nouveau plein de nouvelles petites, ce qui nous conforte pour l'avenir.

«Il n'y a aucun dommage causé par ce type de pêche»

Louis Ferrero, directeur du comité des pêches, tient aussi à apporter quelques explications. Il rappelle tout d'abord que les huîtres creuses de mer peuvent être pêchées toute l'année et que la nouvelle pêcherie existe depuis deux ou trois ans. «Les ostréiculteurs sont intéressés à cause du taux de mortalité de leurs huîtres de moins d'un an, ce qui a développé cette activité, souligne-t-il. Cela permet aux pêcheurs de travailler dans certains secteurs où il y a surabondance d'espèces, grâce à Mère Nature, tout en soulageant d'autres secteurs qui étaient exploités, comme pour la palourde par exemple».

181 autorisations en Bretagne....

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Le 9 septembre 2011

Crise de l'ostréiculture : l'ARF interpelle la Commission (Localtis)

Les mesures envisagées par la Commission européenne pour sauvegarder l'ostréiculture n'ont pas convaincu les régions. "Dans le projet de réforme de la PCP (Politique commune de la pêche, ndlr) que la Commission a fait paraître le 13 juillet 2011, la conchyliculture est noyée dans le vocable de l''aquaculture', derrière lequel il faut comprendre la plupart du temps la pisciculture", déplore Jean-Yves Le Drian, le président de la région Bretagne, cité dans un communiqué de l'Association des régions de France (ARF). "Il est primordial que les problématiques propres à la filière ostréicole soient prises en compte", poursuit le vice-président de l'ARF.

La filière traverse une crise majeure depuis quatre ans, avec un effondrement des cours suivi d'une surmortalité des naissains, les jeunes huîtres (certains bassins connaissent des taux de mortalité de 80%). L'ARF rappelle que la députée européenne Estelle Grelier avait soulevé le problème dans une question écrite du 6 juin dernier. Cette activité "pourvoyeuse d'emplois non délocalisables, pourrait disparaître si rien n'est fait par les pouvoirs publics pour l'aider à traverser cette crise", avait–elle alors alerté. Dans sa réponse, la Commission avait rappelé les mesures mises en place en 2011 et destinées à limiter la diffusion du virus et à protéger les régions non touchées, ainsi que les directives concernant la qualité de l'eau et le 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique. Le projet de réforme de la PCP contient un volet dédié au développement d'une "aquaculture durable". Celui-ci prévoit que les Etats élaborent d'ici à 2014 des plans stratégiques nationaux "en vue d'éliminer les obstacles administratifs et d'assurer le respect des normes environnementales, sociales et économiques dans le secteur aquacole". Un nouveau "conseil consultatif de l'aquaculture" doit également être créé, "qui aura pour mission de formuler des avis sur les questions ayant trait au secteur". Mais le nouveau cadre législatif n'entrera en vigueur qu'au 1er janvier 2013. D'ici là, les ostréiculteurs ont encore des soucis à se faire.

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Le 1 septembre 2011

Résumé des règlements européens relatifs aux pesticides

Mise à jour : juin 2011.

Source : PIP (financé par le Fonds Européen de Développement)

Pour accéder aux sites internet pertinents de l’Union européenne, cliquer Europa

Les règlements européens concernant l’utilisation des produits phytopharmaceutiques couvrent deux domaines principaux :

1- l’évaluation, la commercialisation et l’utilisation des pesticides;

2- les limites maximales des résidus de pesticides présents dans les produits d’origine végétale et animale.

Évaluation, commerce et utilisation des pesticides

Les règlements européens que nous présentons ici concernent l’évaluation, la commercialisation et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques uniquement à l’intérieur de l’Union européenne (UE).

Ils ne s’appliquent pas aux pesticides destinés à être exportés vers des pays tiers, par exemple les pays ACP, qui disposent en général de leur propre réglementation.

Jusqu’au 14 juin 2011, l’évaluation, la commercialisation et l’utilisation des pesticides dans l’Union européenne étaient régies par la directive 91/414/CEE. A partir de cette date, elle sera remplacée par le règlement sur les produits phytopharmaceutiques (Règlement CE N°1107/2009).

La Commission européenne a publié tous les règlements relatifs à cette nouvelle législation le 11 juin 2011.

Veuillez consulter la page :

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2011:153:0001:0186:FR:PDF

Règlement d’exécution (UE) N°540/2011 de la commission du 25 mai 2011 portant application du règlement (CE) no 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil, en ce qui concerne la liste des substances actives approuvées (Texte présentant de l'intérêt pour l'EEE)

Directive 91/414/CEE

Jusqu’au 14 juin 2011, l’évaluation, le commerce et l’utilisation des pesticides (herbicides, insecticides, fongicides, etc.) à des fins phytopharmaceutiques dans l’UE étaient régis par la Directive la Directive 91/414/CEE du Conseil.

Cette directive fixe la procédure à suivre pour l’évaluation des risques et pour l’approbation de nouvelles substances actives et des substances existantes, et des produits contenant ces substances.

Avant qu’une substance active pesticide ne puisse être commercialisée et utilisée dans l’UE, elle doit être soumise à une procédure d’autorisation et son utilisation doit être approuvée officiellement. Pour qu’une substance active soit approuvée, sa sécurité sur le plan de la santé humaine, des résidus présents dans la chaîne alimentaire, de la santé animale et de l’environnement doit être démontrée. Il incombe au secteur phytopharmaceutique d’apporter la preuve de la sécurité de chaque substance.

La première étape du processus d’évaluation est réalisée par un État membre rapporteur. Les résultats de cette première évaluation sont transmis à l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA), qui procède à son tour à une évaluation scientifique plus détaillée des risques, impliquant la participation de tous les Etats membres. Si ces évaluations indiquent que la substance n’exerce aucun effet nocif sur la santé humaine ou animale et qu’elle n’exerce aucun effet inacceptable sur l’environnement, elle peut alors être approuvée. Les produits contenant ces substances actives sont ensuite évalués et autorisés au niveau des Etats membres, selon les principes décrits dans cette Directive.

Le processus d’examen

Avant la Directive 91/414/CEE, les substances actives et les produits étaient évalués et autorisés au niveau national avec des exigences et des procédures propres à chaque Etat membre. Une fois que la Directive 91/414/CEE est entrée en vigueur, en vue d’harmoniser les évaluations et les autorisations octroyées selon l’ancien système, il était stipulé qu’une révision de toutes les substances actives existantes au sein de l’UE devait être entreprise.

Lors de l’adoption de la Directive, on comptait quelque 1 000 substances actives (et des dizaines de milliers de produits contenant ces substances) sur le marché. Une période d’examen de 12 ans a été programmée, à compter de deux ans après la notification de la Directive. Cette période a été prolongée et s’est achevée officiellement le 31 décembre 2008. Les substances qui n’avaient pas fait l’objet d’une décision définitive à cette date devaient être présentées à nouveau et évaluées pour le 31 Décembre 2010 au plus tard. Cette période de décision a été prolongée jusqu’à fin 2012.

Cet examen a débouché sur le retrait de nombreux pesticides anciens ou obsolètes, Parmi les substances actives commercialisées dans au moins un État membre avant 1993, seuls 26 % (environ 250 substances) ont passé le cap de l’évaluation. La majorité des substances existantes (67 %) ont été éliminées parce que les dossiers y afférents soit n’avaient pas été soumis, soit étaient incomplets, ou avaient été retirés par l’industrie. Quelque 70 substances n’ont pas réussi l’examen et ont été retirées du marché parce que l’évaluation n’a pas indiqué que leur utilisation était sûre sur le plan de la santé humaine et de l’environnement….

Suite Ici

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L’EFSA envisage d’arrêter les tests sur certains produits chimiques (Univers Nature)

Le comité scientifique de l’Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) a lancé une consultation publique quant à la possibilité de substituer le système de test actuel relatif aux produits chimiques par une dose d’exposition tolérée fixe. Dite « Seuil de Préoccupation Toxicologique » (SPT) (1), cette dernière s’appuie ainsi sur la tolérance a priori de quantités fixes définies de polluants, sans évaluation du risque spécifique. L’EFSA utilise actuellement l’approche SPT pour évaluer des substances aromatisantes et des métabolites de pesticides dans les eaux souterraines. Visant l’ensemble des impuretés chimiques et des métabolites, l’extension proposée par l’agence a suscité l’indignation de l’association Générations Futures. Celle-ci qualifie cette approche de « construction artificielle pour laquelle l'industrie a fait pression à tous les niveaux dans les 15 dernières années pour garantir l'accès au marché à un large éventail de produits chimiques ».

Outre son application pour le moins contestable, l’approche SPT se base sur des données issues d’études très anciennes, voire égarées, majoritairement parrainées par l’industrie. A l’inverse, les études scientifiques indépendantes sont mises de côté. Selon Générations Futures, concernant les produits chimiques perturbateurs du système endocrinien, des doses 10, 100, 1000, et même jusqu'à 7500 fois plus faibles que la valeur de la SPT se sont révélées toxiques dans des études indépendantes.....

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Le 8 septembre 2011

Les ostréiculteurs normands désespérés (France 3 Caen Basse-Normandie)

Ils sont impuissants face à la disparition des jeunes huîtres, qui compromet l'avenir de la profession. La crise continue de frapper les producteurs, démunis face au virus qui décime les parcs.

Ambiance morose aujourd'hui à Gouville où se réunissait l'assemblée générale du comité régional de la conchyliculture Normandie-mer du Nord .

Joseph Costard, président de la section régionale conchyliculture Normandie-Mer du Nord, est l'invité du 19/20...

Par endroit, le taux de mortalité des naissains, les jeunes huîtres, peut dépasser 80%. Or, ce naissain a besoin de croître pendant 3 ans pour produire une huître commercialisable. Ifremer (Institut de recherche pour l'exploitation de la mer) avance plusieurs hypothèses, un virus ou une bactérie inconnus, des algues toxiques, ou encore le changement climatique.

Quoiqu'il en soit, les ostréiculteurs sont contraint d'acheter du naissain pour les prochaines années, ce qui grève lourdement leur budget. Ils répercutent une partie de ces dépenses sur le prix, ce qui a eu pour conséquence d'entraîner une chute de 30% sur les ventes.

En moins de 40 ans, la région est devenue le leader français et ses quatre bassins de production (Côte Est, Côte Ouest, Isigny et Côte de Nacre) génèrent un bon millier d'emplois directs, et plus de 6000 emplois indirects.

Crise de l’ostréiculture

Joseph Costard, le président de la section régionale de Conchyliculture Normandie et Mer-du-Nord était l'invité du 19/20 en direct de Gouville mercredi soir (7 septembre 2011). La crise de la mortalité des naissains d'huîtres n'est pas finie, mais il y a l'espoir.

Pour visualiser l’interview de Joseph Costard, cliquer Ici ou Ici

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Gouville-sur-Mer. Mortalité des naissains d’huîtres dans la Manche : bilan en demi-teinte (Ouest-France)

Les ostréiculteurs normands ne sont pas sortis de la crise. Le comité régional de la conchyliculture tenait son assemblée générale cet après-midi à Gouville-sur-Mer (Manche).

La mortalité des naissains en 2011, enregistrée selon les déclarations des producteurs, est moindre dans certains secteurs par rapport à 2010, comme le secteur Blainville - Gouville.

Mais d’autres chiffres constatés sur des poches témoins restent très élevés, aux alentours de 80 % de mortalité.

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Le 31 août 2011

Saint-Vaast-la-Hougue : Une vraie nounou pour ses huîtres (Manche Libre)

Pour limiter la mortalité de ses huîtres, un ostréiculteur de Lestre les élève en nurserie. Une première dans la région.

Sébastien Lejeune n'est pas un ostréiculteur comme les autres. Il suffit de pénétrer dans son exploitation de Lestre, à une dizaine de kilomètres au sud de Saint-Vaast-la-Hougue pour s'en rendre compte. Tout au fond, une petite salle ne paye pas de mine. Et pourtant lorsque l'on y pénètre, on est saisi par le froid qui y règne et la multitude de fioles bouillonnantes d'un liquide saumâtre qui y sont entreposées. On se croirait dans l'antre d'un chercheur un peu azimuté tout droit sorti d'un film. Mais ici, point d'expérience interdite.

"80 % à 90 % de la population d’huîtres décimées par un virus"

Dans son laboratoire, Sébastien Lejeune, 39 ans, élève du phytoplancton. Et chaque flacon contient des millions d’individus. Cette petite plante, invisible à l’oeil nu, sert de nourriture de base aux huîtres. Car cet ostréiculteur s’est lancé dans l’élevage d’huîtres en nurserie. Et dès leur plus jeune âge, les naissains ont un sacré appétit. "Pour 1 million d’individus d’un millimètre, il faut 70 litres de nourriture par jour. Un chiffre à multiplier par 10 quand elles atteignent la taille de deux millimètres", explique-t-il. Dans la région, il est le seul à pratiquer l’élevage en écloserie. Un choix avant tout économique. Depuis plusieurs années, un virus particulièrement virulent décime les huîtres élevées en pleine mer. "Entre 80 % et 90 % de la production en meurt", déplore-t-il. "Cette année, je n’ai produit que 85 tonnes d’huîtres, contre 220 tonnes auparavant. Mais, je n’ai augmenté le prix de vente que d’un euro à 5 euros le kilo. Au-delà, impossible de les écouler".

24 mois d’attente

Résultat, l’ostréiculture n’est plus rentable et Sébastien Lejeune a dû diversifier son activité. Il organise des dégustations ou encore des visites de ses parcs à huîtres en tracteur pour maintenir son entreprise à flot. Malgré ces difficultés, Sébastien Lejeune a décidé d’investir dans un nouveau bâtiment pour y installer ses fameuses nurseries. À l’extérieur, un bassin de rétention dans lequel l’eau de mer est stockée 24 heures. "Sans huîtres à contaminer, le virus ne résiste pas plus de 12 heures dans l’eau", assure-t-il. Elle est ensuite envoyée dans un autre bassin à l’intérieur du bâtiment. Les larves et naissains y sont immergés dans des tamis permettant à la nourriture de passer. Ils y poursuivent leur croissance pendant six mois avant d’être implantés en haute mer. Pour Sébastien Lejeune, l’élevage en nurserie présente un avantage de taille. Il repousse la mise en mer des naissains. "Je vais les garder dans les bassins jusqu’au mois d’octobre, et lorsque la température de la mer sera redescendue, je pourrais les mettre dans les parcs. En dessous de 16 °C, le virus est en dormance et ne représente plus un risque". Il a acheté des larves issues de croisements génétiques, plus résistantes. "Je devrais ainsi passer de 80 % à 60 % de perte", espère-t-il. C’est la société Satmar basée à Gatteville-le-Phare, près de Barfleur, à la pinte Est du Cotentin, qui les lui a fournies à 850 euros le million de bêtes, contre 12 000 euros le million de naissains. Malgré tout, il lui faudra attendre 24 mois - période pendant laquelle les huîtres sont exposées au virus - pour être pleinement soulagé. Quant à nos papilles, elles patienteront jusqu’en 2014 pour les premières dégustations de cette cuvée "nurserie".

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Le 28 août 2011

Mortalité brutale et massive de naissains d'huîtres à Noirmoutier (Ouest France)

L’entreprise France Turbot, installée à l'Épine sur l'île de Noirmoutier, spécialisée dans l’élevage de naissins d’huîtres, a subi une mortalité importante et brutale d’une grande partie de sa production.

2,5 millions d'euros de préjudice

Cette mortalité concerne aussi bien les élevages en écloserie que les élevages en nurseries en bassins extérieurs. Le préjudice est de plus de 2,5 millions d’euros, pour une perte de 460 millions de naissains d’huîtres sur les 600 millions que comptait l’exploitation à cette époque.

Une pollution chimique envisagée

Le résultat des analyses écarte toute anomalie sur les eaux d’élevages, ni bactérie, ni virus. Une explication est avancée : une pollution chimique.

Interrogé le Pdg de l'entreprise Michel Adrien déclare que : « Nous sommes dans un environnement très fragile et nous saisissons cette occasion pour alerter les pouvoirs publics et leur dire que les étiers ne sont pas des égouts à ciel ouvert. »

Les conséquences immédiates sont très graves pour l’entreprise : « S’il n’y avait pas le Groupe Adrien derrière France Turbot, l’entreprise ne pourrait survivre. Nous avons perdu toute notre production de l’été et nous ne pourrons livrer de nombreux ostréiculteurs. » L’inquiétude est grande pour l’entreprise, bien qu’aucune menace ne pèse sur le personnel.

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Le 26 août 2011

Culture des algues. Parcs à huîtres et serres recherchés! (Le Télégramme)

Cultiver des algues dans des parcs à huîtres et des serres légumières. Une diversification insolite mais porteuse d'espoir pour les paysans et les ostréiculteurs bretons, confrontés à une conjoncture difficile.

Derrière ces expérimentations discrètes se cache une grande ambition : le développement de l'algoculture en Bretagne. «Nous voulons combler le déficit français et passer de l'âge de la cueillette sauvage des algues à celui de leur culture, indique Olivier Bourtourault, ingénieur en microbiologie et président de la société Aleor à Lézardrieux (22), une écloserie d'algues de six salariés. Le projet Breizh'Alg, rassemblant chercheurs et professionnels (*), et soutenu par la Région Bretagne, vise à créer une filière «algue durable» dans la région.

Un revenu complémentaire

Les résultats de la première récolte, portant sur deux espèces d'algues alimentaires, dans des parcs en pleine mer, sont encourageants. Olivier Bourtourault et Marc Danjon, directeur général adjoint du Centre d'études et de valorisation des algues (Ceva) de Pleubian (22), deux des pionniers de Breizh'Alg, travaillent d'arrache-pied sur le sujet depuis deux ans. «Nous maîtrisons la culture de plusieurs espèces d'algues et leur reproduction en laboratoire, expliquent-ils. Mais nous avons besoin d'espace pour la phase suivante, le développement des plantules». Les parcs ostréicoles, en partie vidés par la mortalité des jeunes huîtres, représentent un champ de culture idéal. Le Comité national conchylicole (CNC) de Bretagne-Nord et le Comité régional (CRC) de Bretagne-Sud ont saisi la perche. «Si le projet s'avère fiable, la culture des algues pourra apporter un complément de revenu, qui ferait du bien aux trésoreries des professionnels», estime Benoît Salaun, du CNC Bretagne-Nord. Le revenu tiré des algues pourrait représenter 15 à 20% du chiffre d'affaires dégagé par les huîtres.

Le marché asiatique très demandeur....

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Huîtres Marennes Oléron : Une longue colère sourde (Sud Ouest)

La pression des surmortalités d'huîtres donne toujours le tempo des réunions publiques. Ce fut le cas hier après-midi.

Actualité ostréicole dense, hier à Marennes, où le Comité régional conchylicole organisait une réunion publique. La tension qui avait marqué les précédentes assemblées professionnelles estivales était retombée, comme l'affluence (environ 200 personnes), d'ailleurs. Mais, le problème de la surmortalité des jeunes huîtres reste la préoccupation majeure de la profession.

Le sujet a été le départ d'une prise de bec entre l'actuel président du comité régional, Gérald Viaud, et son prédécesseur Bernard Laugraud. Point de friction : la pêche des bancs sauvages d'huîtres pour regarnir les parcs des professionnels. L'interprofession a donné son feu vert à cette pratique, mais des voix professionnelles, dont celle du Port-Barquais, s'élèvent pour dénoncer ce qu'ils considèrent en substance comme un pillage autorisé. Il y aura, disent-ils, de lourdes conséquences sur l'émission des larves d'huîtres dans le milieu naturel. Parce que, dans cette logique, la pêche de ces souches sauvages prive le secteur de ses géniteurs.

Hors cette passe d'arme de courte durée, la réunion autorisa l'ouverture d'autres chapitres.

En arrière-plan des mortalités juvéniles, il y a l'aide de l'État aux exploitants. Ces versements au titre des calamités agricoles sont plafonnés à 12 % du chiffre d'affaires des entreprises. Le point statistique a été dressé. L'administration maritime a reçu 435 dossiers au titre des sinistres de 2010. À ce jour, 161 entreprises ont reçu une avance, ou la totalité du montant de leur indemnité. 111 dossiers en cours de traitement « seront en principe bouclés à la fin de la semaine prochaine », promet le représentant de l'administration. Et les 34 derniers dossiers ne seront pas instruits avant réception de pièces complémentaires. L'enveloppe était de 16 millions d'euros l'année dernière. Pour l'instant, 3 millions ont été versés cette année, et l'enveloppe totale sur laquelle la profession peut compter n'excède pas plus de 13 millions. Le président Gérald Viaud déplore les restrictions budgétaires qui, traduites au niveau de l'entreprise, « divisent par deux ou trois le montant de l'aide ».

Schéma de développement....

Un autre sujet va éclairer le prochain trimestre : les propositions de la profession sur les sites qu'elle estime propices à son développement. À terre et en mer....

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Le 22 août 2011

Ifremer : Observatoire conchylicole

Bulletin n°8 du 22 août 2011 : Stabilisation des mortalités de petites huîtres sur l’ensemble du littoral français,

cliquer Ifremer

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Oléron. Filières à huîtres : Le « non » des marins pêcheurs (Sud Ouest)

Le projet des conchyliculteurs n'est pas du goût des pêcheurs, qui expriment leur opposition. Jean-Marie Berbudeau : « Cette pratique d'empiétement n'est pas tolérable ».

Après les plaisanciers, ce sont les marins pêcheurs professionnels qui expriment leur opposition au projet de champ de filières conchylicole de la Maleconche, entre fort Boyard et l'île d'Oléron.

Dans un communiqué co-signé du président du comité régional des pêches maritimes, Michel Crochet, et de Jean-Marie Berbudeau, président du comité local des pêches de Marennes-Oléron, ils expriment s'être rapproché du commissaire enquêteur, le 4 mai dernier, pour l'informer de leurs arguments qu'ils rappellent ici.

« De nombreux professionnels dépendant des coureaux se verraient amputer d'une zone de pêche non négligeable, si le projet devait voir le jour. Si nous sommes solidaires des conchyliculteurs, vues les difficultés qu'ils rencontrent, ce projet ne viendrait cependant que renforcer la fragilité des pêcheurs charentais. Cette pratique d'empiétement n'est pas tolérable, de surcroît lorsqu'elle est le fait de collègues qui ne savent que trop bien la dureté de nos métiers, les restrictions européennes. Il est tout simplement hors de question d'accepter cette conquête maritime ! » Le message adressé à ses porteurs, au comité régional conchylicole Poitou-Charentes est clair.

« Concertation biaisée ? »....

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Le 18 août 2011

Par conviction, la famille Madec ne se pliera pas à l’huître triploïde (24 heures)

Dans leur vivier de Prat-ar-Coum, dans le pays des Abers en Bretagne, les Madec élèvent traditionnellement leurs huîtres depuis 1898. Gardienne de la tradition à Prat-ar-Coum, Caroline Madec est, comme son père, opposée à la triploïde.

Voir la vidéo, cliquer 24 heures

La petite route plonge soudain et dévoile l’exploitation de Prat-ar-Coum, au bord de l’Aber-Benoît, ce bras de mer qui vient lécher les terres du 29 (le Finistère). Devant nos yeux, une rade de carte postale où mouillent voiliers et bateaux de pêche. Une odeur de mer, mélange d’iode et de poisson, saisit les narines.

Pourtant, ici, l’eau douce vient embrasser celle de l’océan. C’est cette particularité qui a incité les Madec à choisir l’endroit. La mèche en bataille, Caroline Madec vient à notre rencontre. L’œil brillant des gens passionnés, elle raconte le métier qui, depuis 1898, a déjà nourri quatre générations. Aux commandes depuis 1985, son père, Yvon Madec, transmet gentiment le flambeau à la cinquième.

«C’est avec le grand-père de mon père, instituteur, que tout a commencé», raconte celle qui, prédisposition naturelle, s’occupe du marketing de l’entreprise. «Nous étions les premiers à nous implanter, on a eu le choix des meilleurs endroits, poursuit-elle. L’huître s’imprègne du calcaire qu’il y a dans le sol pour faire sa coquille, et de l’eau qu’elle filtre pour faire son poisson.»

100 hectares de parc

Les débuts en amateur sont bien loin. Aujourd’hui, l’entreprise produit 450 tonnes d’huîtres par an, emploie 25 salariés à l’année mais jusqu’à 80 personnes à Noël, et gère quelque 100 hectares de parc. Ils sont répartis entre la rade de Brest pour le captage naturel, la baie de Morlaix pour l’élevage et, enfin, les Abers où les produits sont finalisés et marqués gustativement.

Non sans fierté, Caroline Madec précise: «On fait un élevage au sol, à l’ancienne. Et puis, on est revenu des écloseries, on s’en méfie même.» Une méfiance nourrie par les fortes mortalités qui touchent les naissains depuis trois ans. La faute à qui? «On ne sait pas! Les scientifiques n’ont toujours aucun résultat.»

Mais les Madec ont bien leur idée, qu’ils partagent avec de nombreux confrères. «On subodore que cela vient des écloseries. L’introduction des triploïdes (voir ci-dessous) en production, cela date d’il y a cinq ans environ. Dès le départ, les gens qui produisaient ces huîtres-là acceptaient des taux de mortalité jusqu’à 50%, compensés par une croissance plus rapide. L’herpès virus est là aussi, on ne peut pas le nier.»

Un produit modifié par l'homme

Alors que, derrière elle, la chaîne de mise en bourriches tourne, saison oblige, au ralenti, ne lui parlez pas de produire une triploïde. «Mon père est farouchement opposé à leur élevage! Cela va à l’encontre de l’idée de naturalité. Par l’action de l’homme, on a joué sur ce produit pour le commercialiser toute l’année. Nous, on joue de cette saisonnalité: les choses qui sont rares sont appréciées.»

A Prat-ar-Coum, la tradition restera reine. Des hauts et des bas, il y en aura d’autres: ils ont survécu à l’épizootie qui, en 1910, a décimé les huîtres plates (l’huître endémique), puis les creuses dans les années 70. Survécu aussi à la marée noire de l’Amoco-Cadiz. Dans leurs viviers, la plate, dite huître des rois de France, est de retour. Moins courue que la creuse (avec moins de 1% de la production nationale), elle est d’une incomparable finesse. Ce jour-là, en bout de chaîne, les étiquettes indiquent qu’elle a des amateurs à Bruxelles, mais aussi aux Emirats arabes.

La naissance de la triploïde...

Une huître qui grandit vite et de goût constant.....

Il est difficile pour le consommateur de savoir à laquelle il goûte. Des ostréiculteurs ayant fait le choix d’une huître née et élevée en mer ont choisi le label «Ostréiculteur traditionnel». Mais tous ceux qui n’élèvent pas de triploïdes n’y adhèrent pas.

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Le 16 août 2011

Ifremer : Observatoire conchylicole

Bulletin n°7 du 8 août 2011

Stabilisation des mortalités sur l'ensemble du littoral à l'exception de la baie de Quiberon... Pour télécharger le bulletin cliquer Ifremer

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Ostréiculture : la récolte se présente mal sur le bassin d'Arcachon (Sud Ouest)

Alors que 80 % des collecteurs ont été posés dans les eaux du Bassin, les indicateurs (salinité, température de l'eau, nombre de larves) n'incitent pas à l'optimisme .

Au cours de ce mois d'août où l'insouciance estivale domine, la santé d'une profession se joue. C'est maintenant que les ostréiculteurs plongent dans les eaux du Bassin leurs collecteurs, supports destinés à accueillir les larves d'huîtres qui viennent s'y coller et ensuite y pousser pour donner, finalement, de vraies et belles huîtres que les estivants dégustent.

Le captage de l'année dessine les contours du stock d'huîtres dans trois ans (c'est-à-dire quand les huîtres auront grandi et seront vendues). Or, depuis deux ans, les choses ne se passent vraiment pas bien. Le captage est qualifié de moyen voire de pas terrible et les jeunes huîtres sont décimées (parfois jusqu'à 80 % du cheptel) par un herpès virus dès que la température de l'eau est aux alentours de 16 degrés, une fois au printemps et une seconde fois à l'automne.

Résultat, les huîtres se font rares et la réussite de chaque campagne de captage devient vitale.

80 % des collecteurs posés

Cette année, les choses ne se présentent pas sous les meilleurs auspices. « Non, c'est moyen, soupire Olivier Laban, le président du Comité régional conchylicole d'Arcachon-Cap-Ferret. Il n'y a pas de fraie massive. Les cohortes sont peu nombreuses et petites. »....

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Le 11 août 2011


Face à la pénurie des naissains, l’ostréiculture s’accroche. À quel prix?

Les temps sont durs pour la quinzaine d'ostréiculteurs installés au bord du littoral d'Asnelles-Meuvaines, sur la côte de Nacre. Chaque été depuis plus de trois ans, une hécatombe touche les parcs de jeunes huîtres. Tout a commencé en 2008. Un mal alors mystérieux a emporté la quasi-totalité des naissains, frappant de stupeur "les paysans de la mer". Marc Vivier, propriétaire de l'un des plus importants parcs ostréicoles d'Asnelles, se rappelle cette "sinistre année": "J'ai perdu près de 80 % de mes naissains en quelques mois"”. L'ensemble des producteurs français, et d'une grande partie de la planète, avait alors été touché simultanément. Partout, les parcs de naissains étaient décimés. Aujourd'hui encore, le problème persiste. "Depuis le mois de mars, mes pertes vont de 50 à 90 % selon les lots", indique Marc Vivier. Mais les causes de l'hécatombe sont désormais connues. "La pénurie de 2008 va se ressentir cette année." Un virus, nommé OsHV1 par les scientifiques, a été identifié. L'OsHV1 est une forme d'herpès, qui se développe à la faveur du réchauffement de l'eau. Il frappe les jeunes huîtres entre le mois de mai et la fin de l'été. L'identification du mal n'a cependant pas abouti à son éradication. Cette année, ses effets ont d'ailleurs débuté de manière plus précoce: les fortes températures du printemps ont permis au virus de se développer dès avril. Désormais conscients du problème, les ostréiculteurs peuvent faire front. Mais c'est au prix de lourds sacrifices. "On achète deux fois plus de petites huîtres pour compenser", explique Marc Vivier. Cette solution a un coût. D'autant que le prix des naissains a augmenté: "Pour mille jeunes huîtres, il faut actuellement compter près de 14 euros, contre 5 ou 6 euros il y a trois ans". Une hausse que le consommateur retrouve sur les étales: le kilo d'huîtres a augmenté de 40 % en deux ans. Une surmortalité précoce Mais l'augmentation des prix à la vente ne suffit pas. Les ostréiculteurs compensent leurs pertes en réduisant les investissements et en restreignant la main d'oeuvre. Sur les dix employés que comptait l'entreprise de Marc Vivier en 2010, deux sont partis, et les postes libérés n'ont pas été renouvelés. Une étude de l'Espace régional de ressources sur l'emploi, la formation et les métiers (Errefom) estime que 85 emplois sont actuellement menacés en Basse-Normandie. La situation est d'autant plus alarmante que les huîtres mettent 3 à 4 ans pour arriver à maturité: "C'est donc cette année que la pénurie de 2008 va se ressentir", s'inquiète Marc Vivier.

Un centre de référence sur l’huître

Pour répondre à la détresse des ostréiculteurs, l’État, la région et le département ont créé un Centre de référence sur l’huître, en partenariat avec l’Université de Caen, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) et le Comité régional de la conchylicutlure Normandie-Mer du Nord. Ce centre a pour vocation de chercher des solutions face à la surmortalité des naissains, qui met en péril la profession ostréicole. Ce projet devrait aboutir à court terme à la construction à Blanvillesur- Mer d’une micro écloserie nurserie, où de nombreuses expérimentations seront effectuées. Pour Marc Vivier, “le centre est une grande chance. Bien-sûr, on ne s’attend pas à un miracle du jour au lendemain. Mais, au moins, des recherches sont faites pour trouver des solutions”. L’enjeu du centre de référence sur l’huître est de maintenir la capacité de production ostréicole de la région.

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Le 8 août 2011

Plan national d’adaptation de la France aux effets du changement climatique 2011 - 2015

La lutte contre le changement climatique est une priorité nationale et les mesures nécessaires pour limiter son ampleur, par la baisse de nos émissions de gaz à effet de serre (i.e. l’atténuation du changement climatique), font l’objet du Plan climat de la France, adopté en 2004 et actualisé régulièrement.

L’adaptation de notre territoire au changement climatique est devenue également un enjeu majeur qui appelle une mobilisation nationale. Cette adaptation doit être envisagée comme un complément désormais indispensable aux actions d’atténuation déjà engagées.

La loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle

Environnement, prévoit, dans son article 42, qu’un « Plan national d’adaptation pour les différents secteurs d'activité devra être préparé pour 2011 ».

Le Plan couvrira une période de 5 années. Une revue à mi-parcours sera effectuée en 2013, ce qui permettra de vérifier l’articulation entre le Plan national et les orientations et actions territoriales définies dans les Schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie et les Plans climat-énergie territoriaux prévus par la loi 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement.

La France sera l’un des premiers pays parmi les Etats membres de l’UE à se doter d’un plan d’adaptation au changement climatique. L’Allemagne devrait publier son plan à l’été 2011 et le Royaume-Uni produira son premier plan d’action quinquennal en 2012. L’Union Européenne a publié un Livre blanc sur l’adaptation en 2009 et devrait élaborer une stratégie européenne à partir de 2013.

Source et plus de renseignements : Ministère du Développement Durable

Pour télécharger le Plan national d’adaptation au changement climatique, cliquer Développement durable

Un train de 230 mesures pour s'adapter aux changements climatiques

La ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté mercredi 20 juillet 2011 un plan national d'adaptation au changement climatique. Ce projet, décliné en plus de deux cent trente mesures, concerne une vingtaine de secteurs. Révisé tous les cinq ans, il doit permettre à la France d'anticiper les effets inéluctables de la modification du climat. "Le changement climatique ne faisant aucun doute, l'incertitude qui plane encore sur son ampleur ne doit pas empêcher l'action", souligne-t-on au ministère. Source : Le Monde

Une mesure concerne la conchyliculture

Adapter la filière conchylicole française à la problématique du changement climatique

Fiche Pêche et Aquaculture

(extrait du Plan national d’adaptation au changement climatique)

Présentation générale du contexte :

Le changement climatique impacte les pêches et l’aquaculture par l’accroissement des températures de l’eau et du niveau des mers, la fonte des glaciers, les modifications de la salinité et de l’acidité des océans, la recrudescence de cyclones dans certaines régions, la diminution des pluies dans d’autres et les changements de répartition et d’abondance des stocks ichtyologiques. Le changement climatique met en danger la durabilité et la productivité d’une ressource économique et environnementale fondamentale, mais il peut offrir aussi des opportunités, en particulier dans l’aquaculture.

La réponse au changement climatique du secteur des pêches maritimes et de l’aquaculture marine ou d’eau douce est largement dépendante des stratégies d’adaptation qui seront mises en place. Les politiques des pêches sont fondées sur une approche éco-systémique, en tenant compte de tous les changements écologiques, en évaluant toute la gamme des conséquences et en élaborant des réponses de gestion appropriées. A l’appui de cette approche, l’étude des phénomènes du changement climatique et de leur impact sur l’écosystème des pêches sera cruciale et contribuera à la renforcer.

Les ressources utilisées par la pêche seront affectées par les conséquences du changement climatique sur les océans. Toutefois, cet impact sur les océans et leur biodiversité reste à préciser. En premier lieu, il convient de travailler à mieux définir les conséquences possibles notamment pour les espèces commercialisées.

En fonction des résultats de ces travaux, la question des conséquences à prendre en compte par les outils de gestion des pêches devra être analysée (modifications possibles des zones de pêche, accroissement de la dangerosité du métier par suite d’événements extrêmes, modification envisageable des disponibilités relatives des stocks, etc.).

Action n°1 : Adapter la filière conchylicole française à la problématique du changement climatique

Contexte :

Le changement climatique est susceptible d’impacter le secteur conchylicole par une évolution des techniques ou modalités d’élevage. D’ores et déjà apparaissent de nouvelles zones de captage de naissains d’huîtres initialement concentrées sur les bassins d’Arcachon et dans une moindre part de Marennes-Oléron. La mise en œuvre de travaux sur les capacités d’adaptation des huîtres et moules (principales productions conchylicoles françaises) à une élévation des températures et une vigilance renforcée quant à des maladies émergentes sont les premiers enjeux auxquels doit répondre le secteur en vue de s’adapter aux effets du changement climatique.

Objectifs :

  • Veille sanitaire sur l’émergence de maladies affectant les différentes filières du secteur conchylicole ;
  • Evaluation du potentiel génétique des huîtres et des moules à s’adapter à une élévation de température.

Descriptif de l’action :

a) Veille sanitaire :

- évaluer les moyens à mettre en œuvre pour assurer une veille sanitaire visant à détecter l’émergence de nouvelles pathologies affectant les coquillages ;

- définir un réseau de surveillance (acteurs, protocoles de suivi, etc.).

b) Mise en place du suivi sanitaire :

- optimiser le système de collecte des données (grilles de mesures, périodicité, coûts)

c) Bilan de la veille sanitaire :

- synthèse de l’évolution des données de suivi sur le littoral français ;

- mise en regard des résultats avec les évolutions des écosystèmes durant le même temps, éléments d’évolution à mettre en relation avec le changement climatique (indicateurs régionaux ou mondiaux) ;

- proposition d’un schéma de suivi intégré.

d) Potentiel génétique d’adaptation à une élévation de température :

- mise en œuvre d’expérimentations en laboratoire visant à déterminer le potentiel génétique des huîtres et des moules à s’adapter à une élévation de température ;

- rédaction d’une publication pour diffusion des résultats.

Pilote pour cette action : DPMA/SDAEP/BCEL - DGAL

Partenaires : DGAL, Ifremer, SYSAAF, autres instituts publics et privés, collaborations avec des instituts étrangers

Outils : modèles développés cartographie 2D et 3D relevé des moyens réguliers d’observationdes pathologies affectant les coquillages et synthèse indicateurs permettant de suivre l’état et la dynamique du système sous différents angles (environnement physico-chimique, productivité biologique, état sanitaire, etc.) indicateurs de suivi : mise en place de séries historiques de données mise à disposition du public rapport de veille sanitaire et publication scientifique

Calendrier de mise en œuvre :

2012-2013 : état des lieux

2013-2014 : dégager des éléments pour permettre un suivi et une mise en place du suivi

2014-2015 : bilan des observations et diffusion de la publication

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Le 6 août 2011

Soorts-Hossegor : L'amour des huîtres de père en filles (Sud Ouest)

Henri Labarthe est fier de passer le flambeau. Ses filles, Aurélie, 29 ans, et Florine, 28 ans, vont continuer de faire évoluer le parc à huîtres sur le lac, la première en bottes à s'occuper des naissains dans la parcelle de 45 ares, et la seconde, plus apprêtée, va accueillir le public au coin dégustation « Lou casaou de le Ma » (le jardin de la mer en gascon), cabane rénovée au fond du lac.

En guise de préambule, il faut dire qu'Henri a eu la chance de vivre au bord du lac, tout comme les cinq générations qui l'ont précédé. « Mon arrière-grand-père était ostréiculteur dans les années 1900. Mon grand-père pratiquait aussi la pêche, aux coquillages notamment », se rappelle l'ostréiculteur.

L'introduction ne serait pas complète sans l'évocation de « Dédé », le père d'Henri et le grand-père des filles, encore vaillant dans le parc et au marché d'Hossegor à l'âge de 87 ans !

Succession assurée

Forcément, Florine et Aurélie ont passé leur enfance dans le parc, apprenant tous les rouages du métier. Pour autant, Aurélie s'est rendu compte de sa véritable passion pour les huîtres il y a seulement un an. « Je prenais plus de plaisir à venir au parc qu'à aller travailler ailleurs », explique-t-elle. Elle prend la succession de la gestion du parc et les marchés (à Hossegor, à Anglet et à l'Epi gaulois à Dax le dimanche) et délègue à Florine, la partie dégustation.

Deux métiers différents correspondant bien aux personnalités de chacune. Aurélie se plaît à l'air libre, dans l'action....

Quant à Florine, auparavant serveuse dans un restaurant, l'ouverture du coin dégustation lui permet de retrouver cet univers si familier....

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Etang de Thau : manif contre les rejets des péniches de plaisance (Midi Libre)

Le tourisme fluvial se porte bien. On estime que plus de 10 000 petites péniches naviguent chaque année sur le canal du Midi, le canal du Rhône à Sète, et, entre les deux, sur l’étang de Thau.

Seulement voilà : faute de stations de vidange au fil de leur parcours, les plaisanciers y rejettent la plupart de leurs eaux usées (WC, toilettes, douches). Ce qui pose de sérieux soucis aux producteurs d’huîtres, de coquillages et aux pêcheurs.

D’où les barrages organisés hier, en fin d’après-midi, durant une heure, à La Peyrade et Marseillan, aux débouchés des canaux sur l’étang, par les professionnels, de plus en plus confrontés à la pollution organique de ces rejets. Ils en appellent à la création urgente de stations d’évacuation tout au long de l’itinéraire des péniches.

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Sète. Manif : "Les canaux ne sont pas des égouts !" (Midi Libre)

"Les canaux ne sont pas des égouts ! L’étang de Thau n’est pas un bassin de décantation !". C’est le double-message martelé hier, en fin d’après-midi, aux embouchures de l’étang, à Marseillan d’un côté, à La Peyrade de l’autre. Parqueurs et petits-métiers avaient décidé de bloquer les accès durant une heure pour sensibiliser les touristes louant des petites péniches à la pollution engendrée par leurs rejets sanitaires et domestiques (WC, douche, vaiselle...). Une soixantaine de professionnels s’étaient donné rendez-vous sous le pont de la Peyrade, rejoints par plusieurs élus et politiques (André Lubrano pour la Région, Christophe Morgo et François Liberti pour le Conseil général, Philippe Sans de Force citoyenne) ainsi qu’Alain Combes, président de l’Observatoire du Pays de Thau.

"Pour nos toilettes, pas d’autre solution que de les rejeter dans le canal"

Des touristes belges A la vue des barrages, la plupart des plaisanciers arrivant de Frontignan ou de l’étang ont fait demi-tour ou se sont arrêtés à bonne distance... Certains, tout de même, sont allés à la rencontre de professionnels en colère. Comme Martine et Jan, un couple de Belges, qui a loué une petite péniche pour une semaine de vacances, avec leurs deux enfants, sur le canal du Rhône à Sète. "Nos eaux de vaisselle ou de douche, nous essayons de les vider dans les ports, mais pour les toilettes, nous n’avons pas d’autre solution que de les rejeter dans le canal", ont-ils reconnu.

C’est bien le problème : la plupart des loueurs de péniches “court-circuitent” les cuves qui permettent de stocker les eaux usées à bord, faute de stations de vidange sur le parcours....

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Hérault. L'étang de Thau, une pelouse sous-marine sous surveillance (Midilibre.fr)

Un homme regarde depuis une barque un herbier, sorte de pelouse sous-marine, dans l'étang de Thau, le 29 juillet 2011. A côté des activités conchylicoles, l'étang de Thau, classé site d'intérêt européen pour son herbier de 2.400 hectares et ses magnifiques hippocampes, va bénéficier à partir de septembre d'une protection rapprochée.

A côté des activités conchylicoles, l'étang de Thau, classé site d'intérêt européen pour son herbier de 2.400 hectares et ses magnifiques hippocampes, va bénéficier à partir de septembre d'une protection rapprochée.

Sur les 19,5 km de cet étang entre Balaruc et Marseillan, l'étang de Thau, large de 4 km, est surtout connu pour la qualité de ses huîtres, de Bouzigues. Mais cette réserve naturelle, mélange d'eau douce et d'eau de mer, est aussi un écrin. Sous les vaguelettes se balancent paisiblement des herbes "zostères". "Il y en a deux sortes. Les marines, les plus grandes, qui peuvent aller jusqu'à 1,2 m, et les naines de 0,3 à 0,5 cm", explique Muriel Alexandre, en charge du programme de protection Natura 2000 débuté en 2009. Cet herbier, sorte de pelouse sous-marine, est d'un intérêt majeur pour la biodiversité.

"Avec les nutriments qui s'y trouvent, les plantes aquatiques et une multitude d'espèces se développent parfois de façon disproportionnée", constate le président des plongeurs héraultais Emmanuel Serval. "Les daurades et d'autres poissons y viennent pour se gaver", ajoute ce passionné.

"Une huître s'y développe deux fois plus vite que dans l'Atlantique", complète le président du syndicat mixte du bassin et maire UMP de Sète François Commeinhes. Au total, une vingtaine d'espèces d'oiseaux comme les flamants roses, sternes ou aigrettes, 88 espèces de poissons, 70 de mollusques et 200 d'algues se côtoient sur les 7.500 hectares de cet étang peu profond (2 à 11 mètres avec un petit gouffre à 26 mètres). Hippocampes craintifs Parmi les poissons, les plus étonnants sont les hippocampes.

Les herbiers servent d'habitat aux adultes et de nursery aux plus jeunes de ces petits chevaux de mer très craintifs. Qui filent se cacher au moindre mouvement suspect d'eau. On en compterait, selon une estimation, entre 5.000 et 30.000. "On a la chance d'avoir deux espèces rares d'hippocampes, le moucheté et celui à museau court", précise Mme Alexandre. "Les plus gros vont jusqu'à 20 cm", complète M. Serval.

Et d'en attraper un d'une douzaine de centimètres qu'il montre mais ne sort pas de l'eau car ce "n'est pas une bête de foire". L'enjeu à terme est de préserver un équilibre particulièrement fragile. Déjà des mesures ont été prises. Et d'ici un mois d'autres vont entrer en vigueur comme la limitation de l'usage de produits phytosanitaires ou des restrictions suuplémentaires de navigation et de mouillage.

"Il faut protéger sans atteindre les quelque 2.000 emplois induits par l'étang", note Mme Alexandre, notamment la conchyliculture qui concerne 1.500 hectares du bassin avec 13 à 20.000 tonnes d'huîtres et 3 à 4.000 tonnes de moules par an. Les villes côtières respectant des normes très strictes de rejet des eaux, le danger vient du ruissellement des eaux pluviales.

D'où la nécessité de bassins de rétention. "Cela va avec notre projet d'intercommunalité. On les construira dans les 3 à 5 ans", promet M. Commeinhes. L'autre pollution vient de l'irrespect d'une partie des 10.000 plaisanciers chaque année sur l'étang après avoir descendu le Canal du Midi: ils vidangent. Insupportable pour les habitants.

Dans la semaine, une soixantaine de professionnels ont encore manifesté sous la bannière "Thau n'est pas un bassin de décantation".

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Le 4 août 2011

Estuaires, déversoirs de la pollution terrestre : Cadmium en Gironde, PCB en Baie de Seine,....

PCB dans les tourteaux : pêche interdite (France 3 Normandie)

La pêche et la consommation des tourteaux et étrilles est interdite depuis hier (30 juillet 2011 ndlr) dans l'Estuaire de la Seine.

Suite à près de 400 prélèvements dans la Baie de Seine, l'agence Nationale de Sécurité Sanitaire avait mesuré chez ces crustacés une teneur en PCB supérieure à la limite réglementaire. Dans ses conclusions, elle recommandait l'interdiction de la commercialisation et de la consommation des tourteaux et étrilles. Un avis suivi par la préfecture.

La zone d'interdiction s'étend de Houlgate dans le Calvados à Fécamp, en Seine-Maritime….

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Lesparre-Médoc : Le vieux port se réveille (Sud Ouest)

Laissé à l'abandon pendant plusieurs années, l'ancien port à huîtres est redevenu un lieu de vie où se pressent chaque soir les estivants. (....)

« Ici », c'est le vieux port à huîtres du Verdon, cœur économique du village par le passé. Des huîtres, cela fait bien longtemps qu'on n'y en ramasse plus. La faute au cadmium, cet élément chimique proche du zinc, qui a pollué l'estuaire de la Gironde, mettant un terme à la culture ostréicole depuis le début des années 1970. Du coup, le port a été progressivement laissé à l'abandon, devenu le terrain d'accueil des déjections canines.

Cette « phase d'oubli », Jacques Bidalun, maire du Verdon, a voulu y mettre un terme. Depuis 2008, il s'active « pour redonner une âme à ce trésor » (....)

Seules quelques cabanes d'ostréiculteurs encore présentes perpétuent la mémoire du lieu....

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Les crabes de la Manche sont-ils intoxiqués au PCB ? (Paris Normandie)

Environnement. Les crabes du littoral sont épinglés pour leur forte teneur en PCB. Malgré une étude alarmante, autorités et pêcheurs relativisent...

Une vague après l’autre, la connaissance des conséquences de la pollution aux PCB, ces produits chimiques toxiques, plus connus sous le nom de pyralène entre autres, avance sur le littoral normand. Après l’interdiction pure et simple de la pêche à la sardine en février 2010, une nouvelle analyse de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’environnement et du travail, l’Anses, sème le trouble. A partir de plus de 400 prélèvements de poissons et crustacés, elle préconise tout simplement la non-commercialisation et la non-consommation des tourteaux sur l’ensemble de la Manche-est, de Cherbourg (Manche) au Tréport (Seine-Maritime), et celles des étrilles, de Houlgate à Fécamp. De quoi faire frémir le milieu de la pêche haut-normande tout entier car, contrairement à la sardine, les crustacés font vivre à titre principal ou accessoire nombre de pêcheurs. Quelque 76 navires seraient concernés sur la côte d’Albâtre.

L’éventualité d’un arrêté total ou partiel d’interdiction de la commercialisation a été combattue pied à pied par les pêcheurs ces dernières semaines. Le mercredi 13 juillet dernier, ils ont obtenu gain de cause : à l’issue d’une réunion les associant aux côtés des administrations concernées, il a été décidé… de ne rien décider….

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Plus de trois cents adhérents aux Amis du golfe du Morbihan (Ouest France)

À l'occasion de la 14 e assemblée générale des Amis du golfe du Morbihan, Jean-Yves Guyomar, qui préside désormais l'association, a retracé à la soixantaine d'adhérents présents le bilan des actions engagées au cours des douze derniers mois.

Soulignant la bonne santé de l'association qui a réuni en 2010 plus de trois cents adhérents répartis sur les vingt communes riveraines du golfe du Morbihan, il a placé son activité sous le signe de l'ouverture. De nombreuses rencontres avec les autorités et organismes compétents ont ainsi permis d'évoquer certaines préoccupations.

Entre autres, sur la commune de Baden, les projets de base nautique de Toulindac, et de port à sec à Penmern, les difficultés d'accès à certaines plages ainsi que les problèmes de balisage dans des parcs ostréicoles.

L'association, qui regrette l'abandon du projet de Parc naturel régional, participe à l'élaboration de l'Agenda 21 de Vannes agglo.

Des progrès concrets, mais toujours de la vigilance

Les Amis du golfe du Morbihan se félicitent de la signature récente de la Charte conchylicole du Morbihan. Ils espèrent que les engagements seront tenus, notamment envers la gestion des déchets et le maintien de la vocation professionnelle d'installations en bordure de côte, qui, avec la fermeture de certains chantiers, due à la crise de la mortalité des jeunes huîtres, pourraient avoir une destination future plus privative, contraire aux règlements en vigueur....

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Agadir : Interdiction de la récolte et de la commercialisation des coquillages de la zone conchylicole Tamri-Cap Ghir (Aufaitmaroc)

Le département de la Pêche maritime a décidé d'interdire la récolte et la commercialisation de tous les coquillages issus de la zone conchylicole Tamri-Cap Ghir de la région d'Agadir.

Un communiqué du ministère de l'Agriculture et de la pêche maritime parvenu mercredi à la MAP indique que les résultats d'analyses effectuées par l'Institut national de recherche halieutique (INRH) au niveau de la zone conchylicole Tamri- Cap Ghir "dénotent la présence de biotoxines marines dans les coquillages à des teneurs anormales".

En conséquence, il a été décidé d'interdire la récolte et la commercialisation des coquillages issus de cette zone, et ce, jusqu'à son épuration totale.

Il est recommandé aux consommateurs de ne s'approvisionner qu'en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d'identification et commercialisés dans les points de vente autorisés (marchés officiels). Les coquillages colportés ou vendus en vrac ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique, selon la même source.

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Marennes : Du mouvement à la réserve de Moëze (Sud Ouest)

Juillettistes et aoûtiens ne sont pas les seuls à migrer en cette période estivale, on s'agite beaucoup aussi du côté de la réserve de Moëze-Oléron, un phénomène qui mérite quelques explications pour Stéphane Guenneteau, garde-technicien : « Les réserves naturelles jouent un rôle important pour la sensibilisation du public et, pour son information, sur des phénomènes pas toujours évidents à décrypter si on ne les explique pas. En été, la nature ne prend pas de vacances. Nos derniers comptages d'oiseaux d'eau montrent qu'après une période plus calme sur la réserve, leur nombre est reparti à la hausse. »(....)

Un rôle économique

Du côté de la réserve, on sait que certains s'interrogent sur la réglementation du site. « Je dirais que l'une de nos missions est de l'expliquer, d'autant que l'homme y trouve aussi son intérêt. La nature nous rend aussi des services économiques. 40 % de l'économie mondiale repose sur les services qu'elle nous rend. Localement, pour Oléron par exemple, les professionnels de la mer dépendent de la qualité des eaux, de la gestion de la ressource piscicole. Au niveau de la réserve, la protection des herbiers à zostères sur la vasière concernent aussi l'avenir de l'huître et du poisson, une des raisons qui explique l'interdiction de la pêche aux coquillages. La réserve naturelle ne vit pas dans une bulle mais elle a au contraire sa raison d'être pour la nature et pour l'homme. Une mission passionnante », conclut Stéphane Guenneteau. Yvon Vergnol

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Le 3 août 2011

Aquaculture et PCP. Les professionnels satisfaits (Le Télégramme)

La réforme de la Politique commune des pêches ne fait pas que des malheureux. Goulven Brest, président du Comité national de la conchyliculture se réjouit du soutien que Bruxelles apporte dans son texte au secteur de l'aquaculture. «Pour une fois, nous sommes satisfaits», a-t-il commenté mercredi à l'issue d'une réunion au Comité national pêches. La réforme de la PCP prévoit un plan global de soutien, et le budget qui va avec. Les Etats membres devront ensuite élaborer des schémas nationaux.

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Schémas régionaux de développement de l’aquaculture marine (La Gazette des Communes)

Afin d’assurer le développement des activités aquacoles marines, en harmonie avec les autres activités littorales, la loi n° 2010-874 du 27 juillet 2010 de modernisation de l’agriculture et de la pêche a prévu l’élaboration de schémas régionaux de développement de l’aquaculture marine qui ont pour objet de recenser les sites existants et les sites propices au développement de cette activité, en métropole comme dans les départements d’outre-mer, à Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin et Saint-Barthélemy (article L.923-1-1 du Code rural et de la pêche maritime).

Ce décret précise les modalités d’élaboration de ces schémas, et notamment le délai à l’issue duquel un bilan de la mise en œuvre du schéma est effectué, conformément à l’alinéa 5 de l’article L.923-1-1.

Ses dispositions sont applicables tant en métropole que dans les collectivités ultramarines.

Pour accéder au Décret n° 2011-888 du 26 juillet 2011 relatif aux schémas régionaux de développement de l'aquaculture marine / JORF n°0173 du 28 juillet 2011 page 12879 - texte n° 33, cliquer Légifrance

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L'ostréiculture toujours en crise dans la Manche (Ouest France)

Depuis 2008, les jeunes huîtres sont frappées par un taux de mortalité de 60 à 90 %. Si bien que les ostréiculteurs voient leurs stocks s’affaiblir. Les conséquences sont immédiates : nombreuses suppressions d’emplois et hausse des prix à la vente.

Reportage chez Loïc Maine, ostréiculteur dans la Manche

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Le 18 juillet 2011

Mortalité 2011 depuis Ré jusqu’à Marennes-Oléron :

Constat général : La mortalité des naissains semble se stabiliser après la forte crise épidémique centrée sur le mois de mai. Pour les lots du printemps 2011, et pour la première fois depuis 4 ans, certains lots de naissains d’écloserie semblent présenter un taux de mortalité plus faible que celui du naissain naturel.

Pour plus de précisions cliquer CRC Marennes-Oléron

Observations DDTM : Seules les nouvelles fiches de mortalité doivent être remplies (formulaire utilisé sur tout le territoire national). Il est inutile de joindre les anciennes. Elles doivent toujours être retournées à la DDTM de Marennes ou de La Rochelle.

A ce jour, 80 déclarations de mortalités ont été fournies à la DDTM. Il serait d'ailleurs intéressant de connaître votre avis sur ces fiches (facilité de remplissage, pertinence des informations...). N'hésitez pas à nous faire parvenir vos impressions.

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Le 12 juillet 2011

Mortalité des huîtres : Observatoire national conchylicole : Bulletin n°5 du 11 juillet 2011

Cliquer Ifremer

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Huîtres : appel à projet pour la sélection génétique (Le Télégramme)

Bruno Le Maire, ministre de la Pêche, a souhaité la mise en place rapide d'un programme de sélection génétique des huîtres creuses. Ce programme a pour objectif d'apporter des solutions opérationnelles à la filière ostréicole, affectée depuis 2008 par une surmortalité de jeunes huîtres. Le comité de pilotage qui rassemble le Comité national de la conchyliculture, l'Association des régions de France, les ministères chargés de l'aquaculture et de la recherche, et le président du comité scientifique attaché, a émis un appel à projets pour la production de souches sélectionnées présentant un caractère de survie élevé. Les souches sélectionnées pourront ensuite être utilisées pour conserver une activité de captage naturel, permettant aux ostréiculteurs réalisant leur approvisionnement directement dans le milieu d'obtenir des huîtres résistantes. Les propositions seront étudiées par le comité scientifique attaché au comité de pilotage. Le choix des projets retenus sera effectué par le comité de pilotage en octobre. La DPMA informera les sélectionnés, qui pourront faire, par la suite, l'objet d'un financement public....

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Le 6 juillet 2011

Ostréiculture : la diversification de l'activité est une solution (Phare de Ré)

Le 27 juin, la section régionale de la conchyliculture Poitou-Charentes a organisé une réunion publique pour présenter les conclusions d'une enquête sur les perspectives de cette activité.

Le Phare de Ré : Quel est l’état des lieux dressé par l’étude économique sur les perspectives de l’ostréiculture en Charente-Maritime, commandée en 2010 ?

Gérald Viaud : Il n’y a pas de situation type en raison de la diversité même des entreprises ostréicoles. Car il y a une multitude de façons de faire ce métier. Toutefois, il est évident que depuis 2009, la situation de cette filière s’est dégradée. Les mortalités de naissains en sont une des causes principales. Et, tant qu’il n’y aura pas de solution pour enrayer cette mortalité, notre situation ne pourra qu’aller en se détériorant. Du coup, on est un peu paumés face à ce qui nous arrive. D’autant que, pour l’heure, il n’y a aucune solution miracle. Mais il faut garder espoir.

Quelles sont les pistes de sortie de crise ? La piste du Japon était la plus avancée, mais elle a été compromise après le tsunami. Une autre piste existe, des huîtres dans la Gironde ne meurent pas. Des essais sont actuellement en cours. Il faudrait donc que nous ayons l’autorisation de pêcher dans la Gironde. Plusieurs actions peuvent être envisagées : soit poser des collecteurs, soit pêcher les huîtres pour faire ensuite du demi-élevage, soit les réensemencer dans les gisements naturels. Mais, pour cela, il faut établir des protocoles et obtenir des autorisations multiples. Il y a tellement d’organismes qui ont leur mot à dire que, au final, cela provoque une situation d’inertie. Rien ne se passe. Il reste, aussi, la piste du Brésil, mais avec le risque d’introduire des agents infectieux. Enfin, si l’Ifremer travaille sur des pistes sérieuses de sortie de crise, la course contre le temps est engagée, car, nous, nous avons besoin d’une réaction immédiate. Rien n’est donc simple.

Quels sont les difficultés et les besoins des entreprises ? Se pose un problème de cheptel. Autrement dit, comme l’on vient de faire un cycle entier avec la mortalité, le problème que l’on a désormais, c’est de trouver la semence. Tout cela pose, évidemment, des problèmes de trésorerie et donc de paiement du personnel. Pour l’heure, tout le monde serre les dents et joue le jeu. De toute façon, une entreprise ostréicole n’est pas comme un commerce. Il ne suffit pas de tirer le rideau pour fermer l’entreprise. Quoi qu’il en soit, si nous connaissons tous de véritables difficultés, toutes les entreprises ne les rencontrent pas en même temps. Comme je vous le disais au tout début, la diversité de la filière rend difficile la perception de l’impact de la crise sur chaque type d’entreprise. Ce qui est sûr, c’est que ce sont les entreprises de production pure qui sont les plus touchées par la crise alors que celles qui ont la capacité à commercialiser leur production sont beaucoup moins impactées. Mais cela ne sera que de courte durée, car si la production est touchée, les entreprises qui ont cette dimension de commercialisation le seront par effet de domino.

Quelles sont les perspectives qui peuvent être envisagées pour sortir la filière ostréicole de cette crise ?

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Le 6 juillet 2011

Ostréiculture. L'État débloque de nouveaux fonds (Le Télégramme)

Sauf rebondissement de dernière minute, le gouvernement devrait annoncer aujourd'hui une enveloppe d'environ 35M€ au bénéfice des professionnels de l'ostréiculture en difficulté.

Depuis trois ans, les jeunes huîtres sont décimées par un virus mutant présent dans tous les bassins de production. De ce fait, les stocks d'huîtres creuses ne peuvent pas être renouvelés. Jusqu'à présent, l'État indemnisait les ostréiculteurs en puisant dans le fonds des calamités agricoles. Un fonds qui ne peut être sollicité, comme son nom l'indique, qu'en cas de crise passagère. Aussi, Bruno Le Maire, le ministre de l'Agriculture et de la pêche a-t-il sollicité l'attribution de nouvelles aides. Après arbitrage entre différents ministères, le gouvernement devrait donc reconduire une enveloppe globale semblable à celles des années précédentes, mais alimentée par d'autres sources budgétaires. L'exonération des redevances que versent les ostréiculteurs au ministère des Finances pour l'occupation du domaine publique maritime n'était pas acquise, mais elle a été confirmée officieusement il y a une semaine (Le Télégramme du 28juin). Les allégements de charges et l'équivalent des calamités agricoles viendront compléter aujourd'hui le nouveau dispositif d'aides à l'ostréiculture.

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Le 2 juillet 2011

Charte conchylicole. «On entrevoit le bout du tunnel» (Le Télégramme)

La charte conchylicole du Morbihan a été signée hier. Objectif: soutenir une activité victime de crises de mortalité des coquillages et éviter que des résidences secondaires remplacent les chantiers.

«La mortalité des huîtres reprend. L'année 2011 sera encore une année difficile. Cependant, on entrevoit le bout du tunnel car une nouvelle espèce pourrait arriver», a indiqué, hier, le préfet du Morbihan, Jean-François Savy. «Il faut donc de nouvelles aides en faveur des ostréiculteurs pour les porter jusqu'au bout du tunnel, de manière à ce que leurs installations soient toujours en place quand cette nouvelle espèce sera là». Le préfet, le président du conseil général, François Goulard, le président des maires du Morbihan, Jacques Le Nay, et le président du comité régional de l'ostréiculture du Morbihan, Hervé Jenot, ont donc signé la charte conchylicole du Morbihan.

Le problème du foncier

L'origine de la charte se trouve dans l'évocation du déclin progressif de l'activité ostréicole, menacée par la dégradation de la qualité des eaux littorales, par les épizooties brutales et par le contexte économique. S'ajoute le problème du foncier....

Demande de révision

Le Comité de survie de l'ostréiculture y voit, lui, «un risque pour la profession». «Telle que la charte est définie, seul le conchyliculteur se voit lister des obligations. C'est un recueil de lois et de directives d'application qui n'apporte ni solutions ni perspectives pour la profession», indique Renan Henry, président du Comité qui demande «la révision de cette charte qui nous envoie dans le mur».

Pour le détail du point de vue du Comité de Survie de l'Ostréiculture sur la charte, cliquer CSO

Présentation de la Charte conchylicole sous forme de diapositives, cliquer Ic

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Suivi des mortalités d’huître en 2011

Début des mortalités en baie de Morlaix,

Amplification en Normandie,

Poursuite en Bretagne Sud,

Stabilisation en Atlantique et Méditerranée....

Pour plus de renseignements, télécharger le bulletin de l'observatoire conchylicole de l'Ifremer :Bulletin n°4 du 20 juin 2011

Situation mortalité en Charente-Maritime

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OIE : Mortalité des huîtres au Pays-Bas

Information reçue le 30/06/2011 de Dr Christianne Bruschke, Chief Veterinary Officer , Ministry of Agriculture, Nature and Food Quality, Ministry of Agriculture, Nature and Food Quality, The Hague, Pays-Bas

Résumé

Date de début : 06/06/2011

Date de première confirmation de l´événement : 10/06/2011

Raison de notification : Maladie émergente

Mortalité : 50 %

Agent causal : OsHV-1, µvar sur Pacific oyster (Crassostrea gigas)

Nouveau foyer : Oosterschelde, ZEELAND

Nombre total de foyers : 1

Pour plus d’information, cliquer : OIE

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Le 28 juin 2011

Exonération des redevances domaniales sur les concessions maritimes



(Cliquer sur l'article de OF pour agrandir)

Lire aussi le communiqué de presse du Comité de Survie de l'Ostréiculture (CSO) : Au sujet de la non exonération des redevances domaniales, cliquer Ici

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Le 24 juin 2011

Caen - Les ostréiculteurs traditionnels en guerre contre l'huître à 30 chromosomes (20 Minutes)

Remontés par la crise de la surmortalité des huîtres, les ostréiculteurs traditionnels qui élèvent des coquillages nés en mer et non en écloserie, sont en guerre avec l'Ifremer qui a lancé une huître fine toute saison à croissance rapide, grâce à des manipulations génétiques.

"On est des éleveurs, mais on veut laisser faire la nature le plus possible. Avec la triploïde, on est en train de dénaturer un animal sauvage au risque que ça se retourne contre nous", peste Annie Castaldo, ostréicultrice traditionnelle dans l'Hérault.

Cette productrice participait cette semaine à Tourville-sur-Sienne (Manche) au rendez-vous annuel des Ostréiculteurs traditionnels (OT), qui compte 60 membres. Environ 10% des ostréiculteurs pratiquent l'huître traditionnelle, sans forcément adhérer à OT.

L'association s'apprête à lancer son propre étiquetage "huîtres nées en mer" sur les marchés et réclame une traçabilité.

OT refuse d'élever des mollusques nés en écloserie et surtout pas les triploïdes créées par l'Institut français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer. Ils les soupçonnent de jouer un rôle dans la surmortalité des jeunes huîtres apparue en 2008......

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Morbihan : Le département soutient l'ostréiculture (Ouest France)

La filière ostréicole subit une grave crise en raison notamment de la mortalité des huîtres. Le département lui apporte son soutien. A défaut de pouvoir apporter des aides financières directes, la collectivité a signé une charte afin d'envisager avec la profession les modalités d'interventions pour lui venir en aide.

Le conseil général a voté à l'unanimité une charte de soutien à la filière ostréicole, en proie à ce que le président du département, François Goulard, a qualifié, mercredi, « de crise la plus grave subie par cette activité économique. Même si les aides directes ne sont pas possibles en raison des règles européennes, nous allons étudier avec la profession les moyens de l'aider. »

Le groupe de gauche a voté la charte. Yves Briend (DVG, Belle-île) a estimé « qu'elle était un bon début de réponse alors que la reprise réelle de l'activité n'est guère envisagée avant 2015. »

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Arcachon : Une écloserie à l'étude (Sud Ouest)

L'étude de faisabilité d'une écloserie sur le Bassin a été présentée hier aux professionnels.

L'écloserie sur le bassin d'Arcachon n'est plus un tabou. Elle n'est certes pas encore créée mais les ostréiculteurs n'ont plus peur d'en parler. Ils devraient même se prononcer d'ici à la fin de l'année sur leur volonté ou non d'en ouvrir une sur le Bassin, à l'échéance de deux ans.

« Les mentalités évoluent. Au bout de quatre ans de baisse du naissain et de mortalité des jeunes huîtres, les ostréiculteurs veulent des solutions. Si l'écloserie est la seule alternative, pourquoi pas ? Il vaut mieux prendre le sujet à bras-le-corps et fixer les règles de production que de se laisser imposer des solutions », convient Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, réunis hier en assemblée générale au lycée de la Mer à Gujan-Mestras.

Sous forme de coopérative...

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Le 23 juin 2011

Conseil général 56. Au chevet de l'ostréiculture (Le Télégramme)

Cent ateliers ostréicoles sont menacés dans le Morbihan. Un plan d'action de soutien à la filière va être présenté le 1erjuillet. Il prendra la forme d'une charte à laquelle le conseil général apporte sa participation unanime.

Les élus du Morbihan se sont penchés, hier, sur l'avenir de l'ostréiculture. Un secteur important pour l'économie morbihannaise dans la mesure où il fait vivre 320 entreprises, essentiellement familiales et 1.200 personnes (en équivalent temps plein) avec des retombées indirectes en matière de tourisme et d'image. On a identifié le responsable de la crise: un virus qui décime depuis 2008 les naissains. Mais on ne connaît pas les raisons de sa prolifération. La crise est profonde puisqu'on estime que le retour à une activité normale ne se fera pas avant dix ans. Les exploitations vont commencer à être durement frappées à partir de cette année. Elles sont 320 sur le littoral morbihannais. On s'attend à la disparition d'un tiers d'entre elles.

Résidences secondaires

La profession a appelé l'État et les collectivités locales au chevet de la filière. Une charte doit être signée le 1er juillet à la préfecture à Vannes. Elle a été élaborée pour «préserver le potentiel de production», car le risque est grand de voir des bâtiments ostréicoles se transformer en résidences secondaires. Un retour à l'exploitation des concessions abandonnées deviendrait alors problématique. Cette charte vise à mieux protéger les zones ostréicoles, notamment, à travers le renforcement de leur rôle dans les documents d'urbanisme et en dissuadant les acquéreurs de maisons d'habitation ou de locaux d'activités pour en faire un autre usage. Si une vente peut être interdite sur le domaine public maritime, cette interdiction est, en effet, impossible sur le domaine privé. Or, «comme pour les maisons d'habitation, les travaux se font sans autorisation et ne sont pas sanctionnés», relève la charte.

La nature et le vide

«La crise est sans précédent», a déclaré hier, François Goulard, en précisant que la réglementation européenne interdit au conseil général d'intervenir directement. La solution, a-t-il dit, est une intervention à travers la section régionale ostréicole. François Goulard a ajouté qu'il a pris contact avec Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et de la pêche et François Baroin, ministre du Budget. Pour Yves Brien (opposition) «cette charte est un bon début de réponse». «La nature a horreur du vide, particulièrement dans une zone géographique attractive et à forte pression foncière», a-t-il dit. Joël Labbé se demande, pour sa part, si «cette crise n'est pas le résultat de l'intensification» et de l'introduction des huîtres stériles. François Goulard a répondu que «rien n'a été établi» qui puisse mettre en cause les triploïdes.

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Morbihan : Le département soutient l'ostréiculture (Ouest France)

La filière ostréicole subit une grave crise en raison notamment de la mortalité des huîtres. Le département lui apporte son soutien. A défaut de pouvoir apporter des aides financières directes, la collectivité a signé une charte afin d'envisager avec la profession les modalités d'interventions pour lui venir en aide.

Le conseil général a voté à l'unanimité une charte de soutien à la filière ostréicole, en proie à ce que le président du département, François Goulard, a qualifié, mercredi, « de crise la plus grave subie par cette activité économique. Même si les aides directes ne sont pas possibles en raison des règles européennes, nous allons étudier avec la profession les moyens de l'aider. »

Le groupe de gauche a voté la charte. Yves Briend (DVG, Belle-île) a estimé « qu'elle était un bon début de réponse alors que la reprise réelle de l'activité n'est guère envisagée avant 2015. »...

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Le 21 juin 2011 : Diversification

Sète. Milieu maritime : "Élever la Saint-Jacques, le violet, la pétoncle..." (Midi Libre)

Jean-Marc Deslous-Paoli est le directeur du Cépralmar qui fête ses 30 ans.

À quoi doit-on la naissance du Cépralmar (*) ? En février 1981, d’une volonté de la Régi on d’aider au développement des filières liées à la mer, pêche, conchyliculture, aquaculture. puis la gestion des milieux de production.

Avec quels financements ? Il y a sept employés, dont cinq chargés de mission. Le budget de 700.000 € est couvert à 90 % par la Région et, pour le reste, par les départements côtiers.

Qu’a fait le Cépralmar en 30 ans ? Son action phare, même si elle ne s’est pas forcément bien terminée, fut le développement des filières d’élevage de moules en mer. Il a aussi accompagné la mise en place du prégrossissement et les travaux sur le captage naturel des huîtres.

Quels sont les “gros chantiers” à venir ? La diversification de l’élevage, assurément. Nous travaillons sur la coquille Saint-Jacques, la pétoncle noire, le violet...

Comment travaillez-vous ? Avec une aide en personnel, via nos chargés de mission, et, en amont, pour monter des projets. Enfin, on travaille avec les entités engagées dans les projets : Ifremer, lycée de la Mer, professionnels...

Beaucoup s’accordent à dire qu’il y a de moins en moins de poisson. Quel pourrait être votre rôle ? La gestion de l’effort de pêche incombe aux prud’homies et au comité des pêches. Mais nous accompagnons certaines problématiques telles les difficultés des pêcheurs d’anguilles à survivre à la nouvelle règlementation et parlons valorisation des produits, points de débarquement pour les petits-métiers, options de vente directe...

*Centre d'étude et de promotion des activités lagunaires et maritimes.

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Huîtres : ils s'interrogent sur les écloseries (Ouest France)

Une quarantaine d'ostréiculteurs, adhérents ou non, étaient présents.

Venus de toute la France, les Ostréiculteurs traditionnels se sont réunis à Tourville-sur-Sienne. Minoritaires, ils dénoncent le rôle des écloseries dans l'affaiblissement des huîtres.

Journées studieuses pour les adhérents de l'Association des ostréiculteurs traditionnels : hier et avant-hier, ils étaient venus de toute la France pour se réunir à Tourville-sur-Sienne. Défenseurs des huîtres nées en mer, par opposition à celles fournies par les écloseries, ils souhaitent que l'on se penche sur le lien entre les choix techniques de la filière et la crise de la surmortalité.

« Antibiotiques et neuromachins »

« Je ne dis pas qu'on a raison mais qu'il faut au moins poser la question. » Louis Tessier fait partie des quelques ostréiculteurs bas-normands à avoir adhéré au mouvement. Il dénonce le tournant pris par la profession avec le système des écloseries : « On était ignorant de la science. Des scientifiques se sont penchés sur l'ostréiculture, ont transféré leur savoir aux écloseries. Le but était d'obtenir le plus possible dans le temps le plus court possible ».

Il pointe des dérives et regrette le manque d'information : « Depuis, on a appris que l'on utilisait des antibiotiques, des neuromachins. On ne savait pas tout ça, on aurait dû avoir, à cette époque, un débat de fond ».

Née en 2007, juste avant que le problème de la surmortalité ne devienne général et criant, l'association soupçonne en effet que la sélection et l'amélioration des naissains, les jeunes huîtres, aient affaibli l'espèce. La rendant plus productive mais aussi plus vulnérable. « Quand même, les gigas (NDLR : l'huître japonaise, Crassostrea gigas) l'emportent depuis les années 1970, à 90 % dans le monde », rappelle Benoît Lejeubioux, le président, lui-même exploitant en Bretagne-sud. « C'est une espèce très résistante, qui peut s'adapter à une eau à 25-30 °C. Qu'on nous dise que tout d'un coup elle ne tient plus, ça entraîne beaucoup de questions. »

Pas de nouveau virus en cause

Une position qu'a confortée en partie l'intervention de Maryline Houssin, du laboratoire départemental du Calvados. La microbiologiste était venue à leur demande faire part de l'avancement de ses recherches. Sans se prononcer sur l'origine de la vulnérabilité des huîtres, elle affirme clairement que pour elle, le virus OsHV-1 est responsable. Mais, c'est important, « pas une souche particulière qui aurait muté ». Ce virus a été détecté régulièrement depuis 1991. Pourquoi, dès lors, les huîtres seraient-elles devenues plus sensibles, affaiblies ?....

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Ostréiculture. Les éleveurs traditionnels toujours en guerre contre la triploïde (Le Télégramme)

Les ostréiculteurs traditionnels, qui élèvent leurs huîtres en mer, sont toujours remontés contre l'Ifremer, qui a développé en 1995/1998 une huître fine toute saison à croissance rapide, grâce à des manipulations génétiques. Ils se regroupaient cette semaine pour leur rendez-vous annuel.

Dans un contexte de crise de surmortalité des huîtres en France, les producteurs "traditionnel", qui élèvent leurs coquillages en mer et non dans des écloseries, sont remontés contre l'Ifremer, qui a développé une huître fine toute saison à croissance rapide, grâce à des manipulations génétiques. Cette semaine se tenait le rendez-vous annuel des Ostréiculteurs traditionnels (OT), qui compte 60 membres. Environ 10% des ostréiculteurs pratiquent l'huître traditionnelle.

"On dénature un animal sauvage"

"On est des éleveurs, mais on veut laisser faire la nature le plus possible. Avec la triploïde, on est en train de dénaturer un animal sauvage au risque que ça se retourne contre nous", s'insurge une ostréicultrice traditionnelle dans l'Hérault. Les membres d'OT soupçonnent les huîtres triploïdes de l'Ifremer de jouer un rôle dans la surmortalité des jeunes huîtres apparue en 2008.

Des huîtres au nombre de chromosomes modifié

Une accusation évidemment contestée par l'Ifremer. L'huître "triploïde", ou "quatre saisons" arrive à maturité en moyenne six mois plus tôt que son équivalent traditionnel. Les triploïdes ne sont pas à proprement parler des OGM, car ce ne sont pas les chromosomes eux mêmes qui sont modifiés mais leur nombre, comme pour les clémentines sans pépins.

On sait que la surmortalité des moins de 18 mois est "essentiellement" attribuée à un virus dit herpétique de l'huître, OsHV-1, présent en France depuis 1991 mais devenu très virulent après avoir muté en 2008, selon l'Ifremer. Jean-Pierre Baud, de l'institut, estime que la pollution de l'eau de mer a pu "accentuer" le phénomène.

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Due à un virus, la surmortalité des jeunes huîtres reste mystérieuse (AFP)

Pollution de l'eau, concentration plus forte des jeunes huîtres dans les parcs, ou conséquence de l'arrivée d'une huître génétiquement modifiée, la surmortalité des jeunes huîtres garde ses mystères.

On sait que la surmortalité des moins de 18 mois est essentiellement attribuée à un virus dit herpétique de l'huître, OsHV-1, présent en France depuis 1991 mais devenu très virulent après avoir muté en 2008, selon l'Institut français de Recherche pour l'Exploitation de la mer (Ifremer).

Le virus n'a aucune conséquence pour l'homme. C'est un agent infectieux connu depuis de nombreuses années et les scientifiques ignorent pour quelle raison il a soudain entraîné une surmortalité. (.....)

Cette mortalité massive et fulgurante de 60 à 90% des naissains touche tout le monde, du Nord de l'Irlande au Sud du Maroc en passant par la Bretagne et la Méditerranée, selon Olivier Laban, président de la section régionale conchylicole d'Arcachon (....)

Pour Michel Mathieu, professeur à l'université de Caen et coordinateur du centre de référence de l'huître, la triploïde peut avoir une part de responsabilité, non pas à cause des manipulations génétiques dont elle est le produit, mais du fait des pratiques qu'elle a générées. Car, selon lui, avec son apparition, la proportion de naissains dans les parcs a considérablement augmenté, à une période d'âge sensible.

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Le 24 juin 2011

Caen - Les ostréiculteurs traditionnels en guerre contre l'huître à 30 chromosomes (20 Minutes)

Remontés par la crise de la surmortalité des huîtres, les ostréiculteurs traditionnels qui élèvent des coquillages nés en mer et non en écloserie, sont en guerre avec l'Ifremer qui a lancé une huître fine toute saison à croissance rapide, grâce à des manipulations génétiques.

"On est des éleveurs, mais on veut laisser faire la nature le plus possible. Avec la triploïde, on est en train de dénaturer un animal sauvage au risque que ça se retourne contre nous", peste Annie Castaldo, ostréicultrice traditionnelle dans l'Hérault.

Cette productrice participait cette semaine à Tourville-sur-Sienne (Manche) au rendez-vous annuel des Ostréiculteurs traditionnels (OT), qui compte 60 membres. Environ 10% des ostréiculteurs pratiquent l'huître traditionnelle, sans forcément adhérer à OT.

L'association s'apprête à lancer son propre étiquetage "huîtres nées en mer" sur les marchés et réclame une traçabilité.

OT refuse d'élever des mollusques nés en écloserie et surtout pas les triploïdes créées par l'Institut français de Recherche pour l'Exploitation de la Mer. Ils les soupçonnent de jouer un rôle dans la surmortalité des jeunes huîtres apparue en 2008......

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Morbihan : Le département soutient l'ostréiculture (Ouest France)

La filière ostréicole subit une grave crise en raison notamment de la mortalité des huîtres. Le département lui apporte son soutien. A défaut de pouvoir apporter des aides financières directes, la collectivité a signé une charte afin d'envisager avec la profession les modalités d'interventions pour lui venir en aide.

Le conseil général a voté à l'unanimité une charte de soutien à la filière ostréicole, en proie à ce que le président du département, François Goulard, a qualifié, mercredi, « de crise la plus grave subie par cette activité économique. Même si les aides directes ne sont pas possibles en raison des règles européennes, nous allons étudier avec la profession les moyens de l'aider. »

Le groupe de gauche a voté la charte. Yves Briend (DVG, Belle-île) a estimé « qu'elle était un bon début de réponse alors que la reprise réelle de l'activité n'est guère envisagée avant 2015. »

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Arcachon : Une écloserie à l'étude (Sud Ouest)

L'étude de faisabilité d'une écloserie sur le Bassin a été présentée hier aux professionnels.

L'écloserie sur le bassin d'Arcachon n'est plus un tabou. Elle n'est certes pas encore créée mais les ostréiculteurs n'ont plus peur d'en parler. Ils devraient même se prononcer d'ici à la fin de l'année sur leur volonté ou non d'en ouvrir une sur le Bassin, à l'échéance de deux ans.

« Les mentalités évoluent. Au bout de quatre ans de baisse du naissain et de mortalité des jeunes huîtres, les ostréiculteurs veulent des solutions. Si l'écloserie est la seule alternative, pourquoi pas ? Il vaut mieux prendre le sujet à bras-le-corps et fixer les règles de production que de se laisser imposer des solutions », convient Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, réunis hier en assemblée générale au lycée de la Mer à Gujan-Mestras.

Sous forme de coopérative

L'écloserie était donc au cœur des débats. Dans le cadre de l'axe 4 Fep, le Comité régional conchylicole a obtenu des financements européens qui ont permis le lancement d'une étude de faisabilité d'une écloserie. Jacques Trichereau, du bureau d'études en aquaculture Idée, a présenté un projet d'écloserie d'un coût de 3 millions d'euros pour 250 millions de naissains produits. Il existe déjà neuf écloseries en France. Toutes privées. Des entreprises auxquelles les ostréiculteurs, y compris ceux du bassin d'Arcachon, achètent le naissain que les huîtres ne pondent plus en milieu naturel.

L'idée d'Olivier Laban serait plutôt de créer sur le Bassin une écloserie de type coopérative : « Les professionnels pourraient ainsi élaborer eux-mêmes la politique de production, distribution et prix du naissain. Chaque ostréiculteur serait actionnaire »….

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Le 23 juin 2011

Conseil général 56. Au chevet de l'ostréiculture (Le Télégramme)

Cent ateliers ostréicoles sont menacés dans le Morbihan. Un plan d'action de soutien à la filière va être présenté le 1erjuillet. Il prendra la forme d'une charte à laquelle le conseil général apporte sa participation unanime.

Les élus du Morbihan se sont penchés, hier, sur l'avenir de l'ostréiculture. Un secteur important pour l'économie morbihannaise dans la mesure où il fait vivre 320 entreprises, essentiellement familiales et 1.200 personnes (en équivalent temps plein) avec des retombées indirectes en matière de tourisme et d'image. On a identifié le responsable de la crise: un virus qui décime depuis 2008 les naissains. Mais on ne connaît pas les raisons de sa prolifération. La crise est profonde puisqu'on estime que le retour à une activité normale ne se fera pas avant dix ans. Les exploitations vont commencer à être durement frappées à partir de cette année. Elles sont 320 sur le littoral morbihannais. On s'attend à la disparition d'un tiers d'entre elles.

Résidences secondaires....

La nature et le vide

«La crise est sans précédent», a déclaré hier, François Goulard, en précisant que la réglementation européenne interdit au conseil général d'intervenir directement. La solution, a-t-il dit, est une intervention à travers la section régionale ostréicole. François Goulard a ajouté qu'il a pris contact avec Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture et de la pêche et François Baroin, ministre du Budget. Pour Yves Brien (opposition) «cette charte est un bon début de réponse». «La nature a horreur du vide, particulièrement dans une zone géographique attractive et à forte pression foncière», a-t-il dit. Joël Labbé se demande, pour sa part, si «cette crise n'est pas le résultat de l'intensification» et de l'introduction des huîtres stériles. François Goulard a répondu que «rien n'a été établi» qui puisse mettre en cause les triploïdes.

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Sète. Milieu maritime : "Élever la Saint-Jacques, le violet, la pétoncle..." (Midi Libre)

Jean-Marc Deslous-Paoli est le directeur du Cépralmar qui fête ses 30 ans.

À quoi doit-on la naissance du Cépralmar (*) ? En février 1981, d’une volonté de la Régi on d’aider au développement des filières liées à la mer, pêche, conchyliculture, aquaculture. puis la gestion des milieux de production.

Avec quels financements ? Il y a sept employés, dont cinq chargés de mission. Le budget de 700.000 € est couvert à 90 % par la Région et, pour le reste, par les départements côtiers.

Qu’a fait le Cépralmar en 30 ans ? Son action phare, même si elle ne s’est pas forcément bien terminée, fut le développement des filières d’élevage de moules en mer. Il a aussi accompagné la mise en place du prégrossissement et les travaux sur le captage naturel des huîtres.

Quels sont les “gros chantiers” à venir ? La diversification de l’élevage, assurément. Nous travaillons sur la coquille Saint-Jacques, la pétoncle noire, le violet...

Comment travaillez-vous ? Avec une aide en personnel, via nos chargés de mission, et, en amont, pour monter des projets. Enfin, on travaille avec les entités engagées dans les projets : Ifremer, lycée de la Mer, professionnels...

Beaucoup s’accordent à dire qu’il y a de moins en moins de poisson. Quel pourrait être votre rôle ? La gestion de l’effort de pêche incombe aux prud’homies et au comité des pêches. Mais nous accompagnons certaines problématiques telles les difficultés des pêcheurs d’anguilles à survivre à la nouvelle règlementation et parlons valorisation des produits, points de débarquement pour les petits-métiers, options de vente directe...

*Centre d'étude et de promotion des activités lagunaires et maritimes.

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Aquaculture: L’huître marocaine en péril (Maroc hebdo)

Une bactérie mutante affecte dangereusement une bonne partie de la production ostréicole au Maroc et des opérateurs s’inquiètent pour la pérennité de la filière....

L’huître marocaine serait-elle en péril ? A en juger par le vent d’inquiétude qui souffle en ce moment sur les lagunes de Dakhla, Oualidia et Mdiq, la filière ostréicole nationale connaît, en effet, une phase critique. Les éleveurs qui développent des exploitations marines sur ces trois sites, les plus importants du Royaume, tentent d’éviter la psychose. C’est le cas notamment de Mohamed Saïdi, opérateur ostréicole connu à Oualidia et à Dakhla, pour qui «le business des huîtres ne connaît pas de problèmes notables qui pourraient en menacer le développement».

Quid des normes zoo-sanitaire? Cette matière première, c’est ce que les opérateurs de la filière appellent des “naissains”, larves destinées à l’élevage industriel dans les “écloseries”. Les autorités marocaines exigent en principe des certificats attestant que les naissains importés sont indemnes de toute affection virale. Pourtant, en dépit des certificats délivrés aux importateurs, ces derniers ont constaté des taux de mortalité allant jusqu’à 75%, alors que la norme admise ne doit pas dépasser les 15%... Pour des raisons bizarrement inexpliquées, un virus (dit herpès marin), présent dans les coquilles des huîtres, a muté et sa variante s’est révélée plus dangereuse que la souche d’origine.........

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Morbihan. Pêche et aquaculture. 57.000 € à trois projets locaux (Le Télégramme)

Réunis hier à Quiberon, représentants territoriaux et professionnels de la pêche et de la conchyliculture du Pays d'Auray ont attribué pour 57.000€ de subventions à trois projets locaux.

Le tas total est d'un million d'euros. Une somme que le «comité de programmation de l'axe quatre du Fonds européen pour la pêche (FEP)», rassemblant 25 acteurs du Pays d'Auray, pourra allouer d'ici 2013 à des projets visant à préserver la pêche et l'aquaculture. Trois de ces projets ont été validés hier à Quiberon pour un montant de 57.000 €.

Sensibilisation au respect des eaux à Belle-Ile

Le Centre permanent d'initiatives pour l'environnement de Belle-Ile a présenté un projet de sensibilisation au respect des eaux littorales. Ce projet visant à limiter les pollutions marines aura trois axes et autant de publics: accompagnement des entreprises du nautisme dans la mise en place de procédés moins polluants; conseil auprès des gestionnaires de port; sensibilisation du public d'usagers. Le comité de programmation a attribué 16.000 € à ce projet de 24.000 € qui devra être mené à bien d'ici la mi-2012.

Prévention des pollutions dans l'anse du Pô....

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La fabuleuse histoire de l’huître d’été (Le Courrier d’Espagne)

Daniel Sorlut vous donne rendez-vous autour de ses huîtres pour célébrer les beaux jours avec gourmandise, légèreté et saveur. Contrairement aux idées reçues, ces sublimes bivalves peuvent vous accompagner au fil des saisons. Découvrez la fabuleuse histoire des huîtres d’été !

Prologue: au début, le mythe des mois en R

Les mois en R reviennent souvent à l’esprit lorsqu’il s’agit de consommer des coquillages, et en particulier des huîtres. Ce sont les mois les plus froids de l’année, de septembre à avril. Il y a quelques décennies, les coquillages étaient encore transportés en chariots tirés par des chevaux, à température ambiante. Les mois les plus froids étaient alors les plus indiqués pour parcourir de longues distances. De nos jours, les moyens modernes de tranports sous température dirigée permettent d’éradiquer cette idée de nos mémoires.

L’intrigue: les mois sans R et la reproduction des huîtres....

Rebondissement: Et la nature créa la variété d’huître triploïde

Née du croisement naturel de deux variétés d’huîtres: la diploïde, avec ses deux paires de chromosomes, et la tétraploïde, qui, elle, en a quatre. Lorsque ces huîtres se retrouvent ensemble dans les mêmes bassins pendant l’été, c’est le coup foudre… l’inévitable arrive! Allez leur dire de sortir protégées ! De cette union marine est conçue une troisième variété d’huîtres, la triploïde, avec trois paires de chrosomes et une particularité : elle est stérile. Dès lors, comme elle ne se reproduit pas, il ne lui reste qu’à manger et grandir et de ce fait, conserve une constance de qualité tout au long de l’année. Dénouement: les huîtres seront complices de nos apéritifs en terrasse ou de nos longs dîners d’été: Ces huîtres à la chair dense et onctueuse, parfumées, fraîches et savoureuses même en été… feront le plus grand bonheur des amateurs de saveurs uniques. Idéales pour agrémenter nos tables estivales, les huîtres Daniel SORLUT surprendront par leur caractère intense et texture fondante pour que le repas soit une fête! Juste pour nous, juste comme çà, pour le bonheur de vivre un moment inédit, accompagnées d’un verre de vin blanc (à consommer avec modération contrairement aux huîtres). Bonne dégustation! Les huîtres Daniel SORLUT, jamais le plaisir n’a été aussi accessible…

Ostras Daniel SORLUT,

la tradición del placer desde 1930.

Points de Vente et Dégustation à Madrid :

• Mercado San Miguel,

• la Terraza de la Casa de América,

• la Terraza del Ritz,

• Mercado de Torrijos.

www.ostrasorlut.com

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Arcachon : L'ambition du pôle grandit (Sud Ouest)

Alors que l'enquête d'utilité publique s'est achevée, Antoine Gremare, le directeur de la station marine, revient sur les enjeux de ce projet d'intérêt.

Antoine Gremare : « C'est maintenant que tout se joue. Il faudra qu'on sache fin 2011. »

L'enquête publique portant sur la révision simplifiée du plan local d'urbanisme s'est achevée le 6 juin. Le commissaire enquêteur a un mois pour rendre ses conclusions. En jeu : la réalisation du Pôle océanographique aquitain sur le petit port de plaisance. Un projet que porte depuis quatre ans Antoine Gremare, le directeur de la station marine.

« Sud Ouest ». Vous insistez sur l'ambition et l'immédiateté du projet. Pourquoi ?

Antoine Gremare. L'Europe structure en ce moment même ses centres d'excellence. C'est maintenant que tout se joue. Pas dans dix ans. Les recherches menées par la station marine d'Arcachon sont reconnues sur le plan international. Je rappelle qu'elles portent sur l'écologie marine et l'écotoxicologie, avec la présence de spécialistes de la contamination par les métaux. Des recherches qui ont des retombées directes pour le bassin d'Arcachon. L'ambition du pôle est de compléter les expertises en faisant venir ici des laboratoires actuellement présents sur le campus : le LPTC (laboratoire de physico-toxicochimie des systèmes naturels), Methys (modélisation, expérimentation et télédétection en hydrodynamique sédimentaire) et le reste de l'équipe d'Ecobioc (Écologie et bio géochimie des systèmes côtiers). Un tel rassemblement est rare.

Comment cela se passe-t-il ailleurs ?

Les stations « concurrentes » - telles que Roscoff ou Villefranche-sur-Mer - n'ont pas cette mutualisation. Les deux autres pôles de Brest et Marseille se structurent. La question est : comptera-t-on Bordeaux dans la cour des grands ?

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Catastrophes climatiques : « Sommes-nous stupides ? » (Sud Ouest)

Il y a en ce moment cette sécheresse qui touche les trois quarts du pays ; le printemps 2011 a été le plus sec jamais enregistré par Météo France. À La Rochelle, par exemple, il est tombé en trois mois 48 millimètres d'eau, contre 172 millimètres en moyenne (même pas un tiers de la normale !) [2].

La réponse, c'est que de toute façon, des sécheresses, il y en a déjà eu et il y en aura encore, c'est ainsi depuis la nuit des temps, et on a bien raison de ne surtout pas parler du réchauffement climatique comme cause possible de ce qui nous arrive. La règle d'or, qu'il faut bien comprendre, c'est qu'un événement météorologique donné ne peut jamais être attribué avec 100 % de certitude à un phénomène comme le réchauffement climatique.

Donc on fait comme si la sécheresse actuelle n'avait aucun rapport avec le réchauffement climatique, ni d'ailleurs les autres sécheresses en cours en Russie, en Chine et aussi aux États-Unis, sécheresses il est vrai compensées là-bas par des inondations jamais vues dans le Mississippi. Bien entendu, les tornades dévastatrices qui viennent de se produire dans le coin n'ont elles non plus aucun rapport avec le réchauffement climatique.....

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SAGE Charente : Patrick Moquay fait barrage à Robert Chatelier (Sud Ouest)

La politique s'est invitée, lundi, dans l'élection du président du Sage de la Charente.

Le Sage, c'est un sigle de plus qui cache le Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau, organisme dont on devine sans peine l'importance qu'il peut revêtir, ne serait-ce qu'au regard de la période de pénurie que nous vivons.

Le Sage de la Charente est le plus important de France et il regroupe les départements de Charente et de Charente-Maritime. Il est fort de 84 membres. Le collège des élus est le plus important avec 44 personnes, des maires, des conseillers généraux et régionaux. Les 40 autres participants représentent divers syndicats des eaux, mais aussi les usagers (cela va des irrigants en passant par les pêcheurs à la ligne et les amateurs de canoë) ainsi que les services de l'État.

NKM a tapé sur la table

Voilà belle lurette que ce Sage aurait dû être installé, mais il a fallu que Nathalie Kosciusko-Morizet tape récemment sur la table pour que les choses avancent. La ministre de l'Environnement a en effet rappelé que la directive-cadre européenne de 2015 allait poser quelques questions embarrassantes sur le sujet de l'eau et que d'ici là, dans le pays charentais, une foule de contentieux se devaient d'être réglés.

Bref, lundi matin, en préfecture d'Angoulême, les membres du Sage étaient réunis et il s'agissait, en premier lieu, de donner un président à cet organisme (lire notre édition d'hier).

Robert Chatelier, maire de Soubise, conseiller général UMP de Saint-Agnant, se voyait déjà dans le fauteuil. Est-ce sa dernière saillie de vendredi dernier au Conseil général où il a expliqué être « monté en haut de la tour de Broue » et assuré qu'il y avait « de l'eau dans les marais » qui est à l'origine de la sollicitation d'une autre candidature ?

Toujours est-il que les Benoît Biteau, Serge Morin, représentants de Ségolène Royal, Michel Boutant, président du Conseil général de Charente et quelques autres ont demandé au maire de Saint-Pierre-d'Oléron, Patrick Moquay, directeur de recherche au Cemagref (1), d'y aller. Cet homme de 46 ans, proche du PS, a accepté.....

(1) Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement.

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Alors que pour les agriculteurs, l'irrigation est « la meilleure assurance récolte pour sécuriser les cultures et nourrir le cheptel, » la Vendée pense à dessaliniser l’eau de mer pour répondre à la demande croissante d’eau douce !!!

Eau : « Pas de solution miracle sur la ressource » (Ouest France)

Le président de Vendée eau en appelle aux services de l'État pour avoir une réponse nette sur le dossier du barrage sur l'Auzance. Le problème de la ressource ne date pas d'hier.

Entretien avec Éric Rambaud, président du syndicat Vendée eau depuis 2001.

Lundi, vous avez célébré les cinquante ans du syndicat Vendée eau. Quelles sont les raisons de sa naissance ? Il est né d'une prise de conscience collective. La Vendée est faite de petits ruisseaux, de petites sources souvent asséchées et il y avait déjà, à l'époque, un problème de desserte de la ressource en eau. Pour faire face, les élus et le conseil général voulaient avoir une vision globale. Un plan a été mis en place le 30 novembre 1955. Le syndicat est le garant du principe de solidarité départementale.....

Nous devons continuer le travail de canalisations sur de grandes distances : celui entre le sud-est (Mervent) et le nord-ouest du département ; l'interconnexion avec les points extérieurs au département, à Clisson et Machecoul (Loire-Atlantique) est à renforcer.

Enfin, nous peaufinons une étude de faisabilité d'un projet d'usine de dessalement sur le continent. Nous savons que les techniques fonctionnent, il faut leur donner une dimension financière.

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Sécheresse : la Vendée sous haute tension (Ouest France)

Pour les agriculteurs, l'irrigation est « la meilleure assurance récolte pour sécuriser les cultures et nourrir le cheptel. »

Agriculture intensive, tourisme florissant, population croissante... Le département peine à étancher sa soif.Il aborde l'été sous la menace d'une rupture d'approvisionnement en eau.

Pourquoi ? Comment ?

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Condamnée pour avoir comblé une zone humide (Ouest France)

Le 18 septembre 2010, un procès-verbal est dressé à l'encontre de la société Rault, qui a effectué, en juillet et août 2010, des travaux de comblement sur une zone humide, à Plélo (entre Guingamp et Saint-Brieuc). L'entreprise a néanmoins continué son chantier.

Le 8 novembre, nouveau constat : la société n'a pas respecté la mise en demeure du préfet. Lors de l'audience du 19 avril, le prévenu n'a pas contesté la qualification de la zone litigieuse, mais dit-il, « personne ne m'a informé de cette requalification. Sinon, il est évident que jamais je n'aurais entrepris de travaux ».

Les représentants de l'association Eau et rivières et de la SMEGA avaient « dénoncé la politique du fait accompli de la société des carrières Rault et insisté sur l'intérêt des zones humides pour lutter contre la pollution par les nitrates et les marées vertes ». Le tribunal a condamné la société à 15 000 € d'amende, dont 5 000 € avec sursis. Le terrain de plus d'un hectare doit être remis en état dans les quatre mois, sous astreinte de 500 € par jour de retard. Les deux associations, parties civiles, obtiennent 3 100 € de dommages et intérêts.

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Le 20 juin 2011

Métiers de la mer. Un filon à exploiter d'urgence (Le Télégramme)

Les métiers de la mer peinent à recruter en Bretagne. Incroyable paradoxe dans le contexte de l'emploi des jeunes et de la proximité naturelle avec l'élément.

Un colloque se tenait sur l'apprentissage maritime, hier, auCentre d'instruction naval (CIN). La vice-présidente chargée de la mer et de la protection du littoral, au conseil régional, Isabelle Thomas, croit dur comme fer enla filière maritime. D'une part, du côté des métiers traditionnels de la mer qui ont de plus en plus de mal à trouver preneurs en Bretagne et d'autre part, en direction des nouvelles activités et ressources de la mer, génératrices d'un prometteur vivier d'emplois.

Comment expliquer cette relative désaffection des métiers de la mer en Bretagne ? Par leur profonde méconnaissance. Il y a encore un gros travail d'information à mener auprès des scolaires. Le conseil régional s'y atèle. Il faut aussi travailler à diminuer la pénibilité et la dangerosité de certains métiers en mer.

Les métiers du nautisme sont loin d'être les moteurs du secteur en Bretagne.

En effet, le secteur industriel mais aussi la pêche et le transport maritime génèrent la plupart des métiers de la mer. Le message n'est pas toujours évident à passer en Bretagne.

Quelle est la plus grande méprise autour de ces métiers?

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Que comprenez-vous à la crise ostréicole? (Le Télégramme)

J'ai beaucoup d'amis dans cette profession. Avec ces crises, cette profession est menacée. Il s'agit déjà d'un métier pénible et les jeunes hésitent àreprendre les exploitations, dont l'équilibre économique est de plus en plus précaire. Je n'ai jamais cessé de faire confiance aux producteurs d'huîtres. J'ai peur que le fait de beaucoup parler de la crise ne conduise à une perte de confiance. Nous devons être vigilants, mais pas systématiquement méfiant. L'ostréiculture est tributaire de l'écologie et plus précisément de la qualité de l'eau de mer. Il est dommage que l'on considère trop souvent la mer comme une poubelle. Il faut arrêter tous les rejets de déchets. La mortalité des jeunes huîtres est une véritable catastrophe, surtout pour la baie de Quiberon. Mais pour ma part je continue àfaire confiance aux producteurs et je mange des huîtres toute l'année!

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Aquaculture : L’huître marocaine en péril (Maroc Hebdo)

Ostréiculture. Une bactérie mutante affecte dangereusement une bonne partie de la production ostréicole au Maroc et des opérateurs s’inquiètent pour la pérennité de la filière.

L’huître marocaine seraitelle en péril? A en juger par le vent d’inquiétude qui souffle en ce moment sur les lagunes de Dakhla, Oualidia et Mdiq, la filière ostréicole nationale connaît, en effet, une phase critique.

Les éleveurs qui développent des exploitations marines sur ces trois sites, les plus importants du Royaume, tentent d’éviter la psychose. C’est le cas notamment de Mohamed Saïdi, opérateur ostréicole connu à Oualidia et à Dakhla, pour qui «le business des huîtres ne connaît pas de problèmes notables qui pourraient en menacer le développement».

La menace à l’amont de cette activité est pourtant grave. En cause: l’écosystème naturel, qui subit depuis quelque temps des variations d’autant plus dangereuses qu’elles menacent la pérennité même de la filière.

Tous les professionnels de la filière ne le disent pas, mais les prémices du mal remontent à 2008 déjà, année où l’on avait constaté un phénomène de mortalité d’huîtres tout à fait anormale en Europe, principal fournisseur de matière première pour les fermes ostréicoles marocaines.

Quid des normes zoo-sanitaire?

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La Tremblade : La ville va traiter les eaux pluviales (Sud Ouest)

Les eaux pluviales, actuellement rejetées directement dans la mer depuis la station de pompage de la place Brochard, seront bientôt renvoyées vers un ancien marais en friches pour y être décantées et filtrées avant rejet dans le milieu.

Côté travaux

Les travaux seront répartis en trois lots et devraient commencer en septembre 2011 en vue d'aménager la station de lagunage. À titre indicatif : le lot n° 1 concerne les terrassements (coût estimé à 90 000 € HT), le lot n° 2 concerne les raccordements et canalisations (coût estimé à 525 000 € HT), le lot n° 3 concerne la station de pompage des eaux pluviales et l'installation d'un groupe électrogène capable de prendre automatiquement le relais en cas de coupures d'électricité, comme ce fut le cas lors de la tempête Xynthia, à Ronce.

« Une qualité irréprochable »

La première tranche de réalisation de la station de lagunage, située à La Tremblade (îlot Rousselot) a été inaugurée en juillet 2010. La seconde, celle de Ronce, devrait être opérationnelle pour Pâques 2012. Et, comme l'a rappelé François Patsouris, adjoint au maire de La Tremblade : « La qualité des eaux du canal de la Grève doit être irréprochable pour l'affinage et l'expédition de ses huîtres de Marennes-Oléron, mais pas seulement. Les eaux de baignade vont aussi y gagner en qualité, dès l'été 2012. » Et pour Jean-Pierre Tallieu, maire de La Tremblade , « cet équipement de traitement des eaux pluviales est le premier outil d'envergure qui soit réalisé sur le bassin Marennes-Oléron. Un exemple à suivre. »

Le montant total des travaux de lagunage devrait s'élever à 2,6 millions d'euros.

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Irrigation : Le barrage sans nom (Sud Ouest)

La sécheresse, les projets de « bassines », la détresse des agriculteurs ont alimenté hier le (vif) débat d'ouverture de la session. Et voilà que l'on reparle de réaliser ce fameux barrage qui alimenta les débats il y a dix ans, avant d'être retoqué par le Conseil d'État.

Une soixantaine d'agriculteurs ont fait le siège de l'hôtel du Département, hier matin, à l'occasion de l'ouverture de la session du Conseil général. Ils voulaient être entendus par les élus. La sécheresse, les interdictions d'irriguer, le manque de fourrage pour les bêtes, l'inquiétude pour l'avenir : les raisons d'interpeller les décideurs étaient nombreuses. Et, tout logiquement, ce furent ces questions qui occupèrent presque entièrement les débats de la matinée. D'autant qu'une délégation de ces cultivateurs avait été invitée à y assister.

Aux grands maux, les grands remèdes : Dominique Bussereau ressort donc le vieux dossier du barrage de la Trézence que le Conseil d'État a enterré voici dix ans. « Mais il faudra lui trouver un autre nom », suggère le président, qui craint que cette appellation de Trézence ne rappelle trop aux magistrats l'ancien projet et que les mêmes causes produisent les mêmes effets : le rejet par la juridiction administrative. « Il nous faut imaginer une retenue différente et prenant soin d'éviter les écueils de la dernière fois. »

Trop de tourbe........

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Le 18 juin 2011

Mortalité des huîtres 2011

IFREMER : Bulletin de synthèses intermédiaires daté du 10 juin 2011, cliquer Mortalité des huîtres 2011

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Marennes Oléron. Arvert : Un débat sur l'avenir de l'agriculture est proposé (Sud Ouest)

Les filières agricoles peuvent-elles s'adapter aux changements de climat ? C'est la question du débat du 23 juin.

« Comment s'adapter au réchauffement du climat pour la filière agricole, que l'on soit céréalier, éleveur ou maraîcher ? » Un sujet d'actualité qui sera proposé par l'association Nature en Pays d'Arvert le jeudi 23 juin, à 20 heures, à la salle des fêtes.

Ce problème d'intense actualité pour les professionnels de l'agriculture mais aussi de l'ostréiculture, soumis aux graves conséquences du déficit hydrique (absence de pluviométrie, nappes phréatiques en danger, cours d'eau à sec, débits des rivières et réserves insuffisants), semble démontrer l'incapacité chronique des hommes à anticiper de telles situations.

Les choix de l'agriculture

Ainsi, l'usage de l'eau est un enjeu majeur pour les professions qui utilisent l'eau douce comme ressource essentielle à l'heure où, dans la région, « l'agriculture irriguée consomme environ 80 % de cette ressource ». Quant aux 20 % restants, ils sont consacrés à la consommation urbaine dont la demande est largement amplifiée l'été par l'afflux touristique.

Que faire quand celle-ci vient à manquer, sachant qu'aucune mesure de réduction de consommation urbaine ne permettrait de compenser le déficit global, même si des efforts importants étaient demandés aux populations ? À ce stade, peut-on imaginer que nos chercheurs trouvent la solution miracle d'une agriculture « sobre » en eau ?

Jean-Louis Durand, docteur ingénieur chargé de recherches en bioclimatologie à l'Institut national de recherches agronomiques de Lusignan (86), considéré tant en France qu'à l'étranger comme l'un des meilleurs spécialistes dans ce domaine, apportera l'éclairage scientifique au débat et des pistes de solutions face à cette situation.

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Le 11 juin 2011

Communiqué de presse de Poitou-Charentes Nature (8 juin 2011)

Les réserves d’eau sont une « fausse bonne solution » !

En réponse au président de la FNSEA et à tous les irrigants qui exigent des réserves d’eau et qui - en déclarant que toute l'eau non utilisée est perdue ! - ont malheureusement perdu toute notion du cycle naturel de l’eau....

Sécheresse. Xavier Beulin réclame un plan de stockage de l'eau (Le Télégramme)

Le président de la FNSEA Xavier Beulin a demandé un plan national pour le stockage de l'eau, pour permettre notamment le développement de retenues d'eau utilisables pendant la période sèche par les agriculteurs.

Le président de la FNSEA Xavier Beulin a demandé un plan national pour le stockage de l'eau, pour permettre notamment le développement de retenues d'eau utilisables pendant la période sèche par les agriculteurs. «Depuis 20 ans, on a décidé dans ce pays que le stockage d'eau n'était plus à l'ordre du jour», que les projets soient portés par des acteurs publics ou privés, a déploré Xavier Beulin, lors d'un déplacement à Carentoir (56) pour constater les effets de la sécheresse. «Je vais demander au président de la République qu'il prenne position pour mettre en oeuvre à l'échelle française, comme on l'a fait dans les années 60-70, un plan national autour du stockage et d'usage de l'eau, à partir d'une ressource hivernale qui est quand même relativement abondante», a-t-il expliqué. Selon Xavier Beulin, il tombe en moyenne chaque année 487 milliards de mètres cube d'eau en France, dont seulement 32 milliards sont captés par les activités humaines….

Les réserves d’eau sont une « fausse bonne solution » !

La crise météorologique exceptionnelle que nous traversons est cyniquement utilisée par les tenants de l’agriculture la plus intensive, qui est l’une des premières causes de la dégradation de la qualité des milieux, pour « vendre » la solution de pseudo ‘bon-sens’ que représenterait la « création de ressource », sous la forme de réserves artificielles. Il s’agit surtout pour eux de se faire financer des aménagements extrêmement coûteux, à leur seul profit mais aux dépens des finances publiques.

Chaque été, entre le tiers et la moitié des cours d’eau et zones humides de la région sont artificiellement asséchées, ce qui perturbe leurs équilibres biologiques et affaiblit, entre autres effets, leur capacité de résistance face à une situation de crise exceptionnelle telle que celle rencontrée ce printemps.Ø

En se livrant à une promotion à ce point exacerbée de ce type d’ouvrages, leurs défenseurs reconnaissent de fait la situation de surexploitation des nappes et des rivières, après l’avoir longtemps niée.Ø

Or, le stockage artificiel de l’eau est déjà bien avancé dans la région, avec une myriade de petites retenues sur les terrains imperméables, des réserves de substitution (ou non) déjà construites ailleurs, et de grands ouvrages comme les barrages de Mas-Chaban et de Lavaud sur le bassin de la Charente : pourtant, la question n’est pas résolue !

Les promoteurs de ce type de « solution » n’ont pas trouvé meilleur argument que ce qui s’avère être un véritable poncif ! Prétendre que l’eau qui « va à la mer » est « perdue » revient à nier le cycle naturel de cet élément vital, qui doit pouvoir continuer à circuler entre ses divers compartiments. L’extraordinaire productivité des eaux littorales est générée par l’apport de l’eau douce, sous réserve que celle-ci soit équilibrée en quantité et de bonne qualité. En hiver, les rivières et les zones humides ont besoin de crues pour se régénérer. C’est en hiver seulement que les nappes souterraines se rechargent significativement. Les niveaux des marais et les débits des cours d’eau doivent être suffisants au printemps pour assurer les cycles biologiques indispensables à leurs fonctions épuratoires.Ø

Il existe d’autres voies que la fuite en avant vers des aménagements qui font perdurer des pratiques dévastatrices, y compris quant à la qualité de la ressource en eau. L’exploitation de celle-ci devrait être orientée en priorité vers l’alimentation en eau potable.Ø

Il est urgent de revenir à une agriculture adaptée au territoire, moins dépendante d’apports d’eau estivale, en réintroduisant dans les assolements des céréales d’hiver, la luzerne, …

La construction de nouvelles retenues est la solution non seulement la plus coûteuse, mais aussi la plus rigide, puisqu’elle fige une pratique agricole inadaptée qui contraindra, pour le bénéfice de quelques-uns, à une fuite en avant technologique permanente, sans garantie de résultats. C’est donc la plus mauvaise des solutions face au changement climatique qui risque d’augmenter la fréquence d’évènements météorologiques exceptionnels.Ø

C’est pourquoi les associations de protection de la nature et de l’environnement fédérées par Poitou-Charentes-Nature sont opposées à la généralisation des réserves d’eau agricoles, même dites de « substitution ».

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Rejet des boues du port de Rouen : nouvelle enquête publique en juin (Ouest France)

Le préfet du Calvados a ordonné une nouvelle enquête d’utilité publique dans le dossier de l’immersion des sédiments du port de Rouen sur le site du Machu, au large de la Côte fleurie. En février dernier, le commissaire enquêteur avait donné un avis favorable au projet, soulevant la colère des élus et associations d’une trentaine de communes de Honfleur à Courseulles. Le projet prévoit le dépôt annuel de 4,5 millions de mètres cubes de vase et sédiments. Jusqu’à présent, ces sédiments sont rejetés sur le site de Kanik, au large du Havre. Saturé, ce dernier doit fermer en 2014.

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Oléron. Chenal d’Ors : La surveillance vidéo s'organise (Sud Ouest)

Agacement, suspicion, méfiance et interrogations, sont le lot quotidien des ostréiculteurs du chenal d'Ors, l'une des plus fortes concentrations de professionnels sur l'île Oléron. « Nous avons même dû provoquer une réunion d'urgence du conseil portuaire élargi », indique André Massé, maire-adjoint en charge des affaires portuaires. Il semble en effet que les vols se multiplient ces derniers temps, matériel, tables, ferrailles, essence et huîtres, certains sont excédés et envisagent de faire leur propre surveillance. « Ce n'est pas notre rôle », indique l'élu, évoquant même « l'emprunt » d'un ponton qui aurait servi à un vol de poches d'huîtres. « Les poches ont été retrouvées vide sur une plage du continent, le ponton abandonné au fil des courants, ce n'est plus tolérable. »

Suspendu à l'accord du préfet…

------ 10 juin 2011 ------

Auray : Ostréiculteurs. Prêts à faire le dos rond (Le Télégramme)

Rien de tel que d'assister à un débat interne pour constater l'état d'esprit d'un groupe humain. Exercice pratique hier à Plouharnel. En l'an III de la crise, les ostréiculteurs ont dépassé le stade de la colère. Et ils se préparent à un long combat.

La désignation d'un bouc émissaire ou d'un ennemi commun constitue un excellent ciment collectif.

«Écoeuré par le gouvernement»

On en a eu quelques exemples hier après-midi à Plouharnel au cours de la réunion d'information et de débat des ostréiculteurs du Comité régional conchylicole (CRC) de Bretagne-Sud. Haro sur «l'anglais», ennemi séculaire, pour l'instant épargné, et qui a déclaré un «black-out total» des importations. Et aussi «baptisé le virus Herpès (responsable de la mortalité des jeunes huîtres) le virus français!». Coup de gueule aussi, signé Hervé Jenot, le président du CRC, contre le gouvernement. «Il y a un conseil interministériel de la mer demain (aujourd'hui) à Guérande et nous ne sommes pas invités. L'ostréiculture de Bretagne Sud est écoeurée par l'attitude du gouvernement». «Avez-vous remarqué, appuie un autre, avec quelle célérité le ministre de l'agriculture et de la pêche a donné des ordres pour prendre des mesures contre la sécheresse, sans même connaître l'ampleur des dégâts». Tout le monde avait remarqué et Hervé Jenot avait même apporté la réponse: «Les agriculteurs sont 400.000, nous 2.000».

«Ils sont pas là les méchants?»

«Adapter les pratiques»

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Ostréiculture. Quelles aides pour la profession en 2011 ? (Le Télégramme)

Les huîtres continuent à être décimées par un virus. Les ostréiculteurs ne voient pas la fin de la crise. Pourtant, les aides actuelles à la profession ne devraient pas être renouvelées.

Depuis le début de la crise en 2008, les ostréiculteurs bénéficient de différentes aides financières de l'État. La première est une exonération de la redevance domaniale que chaque professionnel doit verser pour l'occupation des concessions ostréicoles sur le domaine public maritime. Pour la seule Bretagne Sud où le Comité régional de la conchyliculture (CRC-BS) tenait son assemblée générale hier, ce geste du gouvernement représente un million d'euros en 2010. Le deuxième «coup de pouce» vient du Fonds d'allégement des charges (FAC) qui reverse, aux entreprises ostréicoles, 10% des intérêts de l'emprunt, chaque année depuis trois ans. Ce qui représente, pour la Bretagne Sud, 500.000euros (+20% en 2010). Enfin, au titre des «calamités agricoles», les ostréiculteurs, déposent des dossiers d'indemnisation. En 2008, 202 ostréiculteurs ont effectué cette démarche pour la Bretagne Sud. En 2010, ils n'étaient plus que 132. «Les critères d'éligibilité aux aides sont de plus en plus exigeants», explique Hervé Jenot, le président du CRC-BS. À ce jour, le montant des versements pour 2010 n'est pas encore connu, car les derniers dossiers «calamités» ont été instruits le mois dernier. Depuis le début de l'année, les services de l'État ont reçu une vingtaine de nouveaux dossiers de demandes d'indemnisation pour surmortalité des huîtres juvéniles. Les taux sont inquiétants et montent jusqu'à 89% de perte (un ostréiculteur de la rivière de Pénerff 56)!

La fin des indemnisations pour calamités agricoles....

«On ne veut pas vivre des aides!»....

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Sète. L’herpès virus dope la production de moules (Midi Libre)

Toujours pas de remède miracle à la surmortalité des huîtres. Dès que la température monte, les jeunes huîtres meurent. À des “degrés divers”.

Comme ce fut le cas à partir du 18 mai dernier, quand les eaux de la lagune ont dépassé, par endroits, les 25 degrés. Rebelote, donc, en ce printemps : "En trois jours, les huîtres qui étaient en prégrossissement sont mortes à 90 %", constate Philippe Ortin, le président du Comité régional conchylicole (CRC). Parmi les victimes de ces nouveaux ravages de l’herpès virus, "de l’huître d’écloserie et la première génération d’huîtres “R”", ou “Résistantes”, qui n’ont pas mieux résisté que les autres.

Fatalistes, les producteurs de Thau s’adaptent. Par exemple, ils ensemencent moins au printemps, "puisque c’est généralement pour tout perdre". Et doivent “charger” leurs tables en trois mois seulement (dès septembre) contre six auparavant. Irréalisable avec la main d’œuvre disponible.

Du coup, des tables restent vides. Ce qui a donné à certains producteurs l’idée de se recentrer sur les moules : "L’étang en produira cette année de 10 à 20 % de plus", estime Philippe Ortin. La production pourrait ainsi atteindre 5 500 tonnes, contre 4 000 habituellement. Que les producteurs ne devraient pas avoir de mal à écouler, la moule de Thau étant un produit gustativement réputé.

Côté huîtres, quelques lueurs d’espoir tout de même : les lots de “Résistantes de 2e génération” mis au point par Ifremer ont résisté à 90 % à l’assaut du virus, et ce dans toute la France ! Les producteurs de Thau devraient pouvoir s’en procurer d’ici octobre. Idem pour les huîtres issues du captage naturel : les “individus” déjà collés sur cordes ont tous résisté au virus, ceux placés en prégrossissement n’ont succombé que dans une proportion de 20 %.

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Le 9 juin 2011

Maroc. Huîtres : Surmortalité inquiétante à Dakhla

Les professionnels soupçonnent une contamination.... Les autorités parlent de vague de chaleur... L'urgence d'une mise à niveau de la filière....

Une vague de surmortalité des huîtres secoue Dakhla. Les opérateurs tirent la sonnette d'alarme et appellent à un contrôle rigoureux. L'Association marocaine d'aquaculture (AMA) dénonce «d'importantes mortalités au niveau de lots de naissains (les larves) d'huîtres importés de provenance douteuse par certains opérateurs».

En cause : l'herpès virus, qui pourrait contaminer l'ensemble des élevages de la région. En dehors du mouvement de panique et de suppositions, l'association ne dispose pas de preuves scientifiques pour étayer ses soupçons. Deux opérateurs sont particulièrement touchés après avoir importé des naissains d'huîtres d'Europe.

Cette surmortalité est d'autant plus inquiétante que le site de Dakhla est l'un des plus importants du Maroc. Le ministère de l'Agriculture et de la pêche se veut rassurant. En principe, les naissains d'huîtres sont contrôlés par l'Office national de sécurité sanitaire des produits (ONSSA) qui valide ou pas leurs importations. «Ce n'est pas le premier cas de mortalité que nous enregistrons. Les décès que nous constatons sont habituellement dus à la chaleur et non pas à un virus», souligne Khalid Alloussi, chef de service aquaculture au ministère de la Pêche. Au moment où nous mettions sous presse, la Chambre des pêches maritimes de l'Atlantique sud-Dakhla devait diligenter une commission pour contrôler les fermes touchées par cette mortalité.

Des promesses qui ne semblent pas rassurer les opérateurs pour autant. «Cet incident est d'une extrême gravité. Nous déplorons l'immobilisme du département en charge qui ne semble pas saisir l'ampleur de cette catastrophe zoo-sanitaire», regrette Rachid Kandy, vice-président de l'AMA. L'affaire de la surmortalité n'est que la face émergée de l'iceberg. Au-delà, c'est la question de la mise à niveau de toute la filière qui est remise sur le tapis. L'une des priorités est de commencer par établir le dialogue. «Très peu de communication existe entre les professionnels et la tutelle. Cela bloque la filière», souligne Jacques Pinscloux, dirigeant d'Ostréa, fournisseur de nombreux restaurants. Par ailleurs, les opérateurs ne sont pas non plus exempts de tout reproche. Deux associations aujourd'hui parlent au nom du secteur sans qu'il y ait pour autant convergence des points de vue. Dans ces conditions, l'on voit mal comment la filière pourrait atteindre une production de 200.000 tonnes en 2020 (actuellement 300 tonnes), objectif annoncé dans le cadre du plan Halieutis. Source : Midipress

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Arcachon : Marennes-Oléron découvre le Bassin (Sud Ouest)

Les ostréiculteurs et les pêcheurs échangent leurs pratiques et leurs bonnes idées. C'est vrai, il y a les huîtres. C'est déjà beaucoup mais ce n'est pas le seul point commun entre le bassin d'Arcachon et Marennes-Oléron. On pourrait y ajouter tout aussi naturellement les pêcheurs, d'autant qu'ils se retrouvent, pour le coup, sur la même petite parcelle d'océan.

Les bonnes idées - Si l'on ajoute les préoccupations environnementales, les enjeux économiques, la dimension sociale… on se demande pourquoi il a fallu attendre les aides européennes de l'Axe 4 du FEP (fonds européen pour la pêche) pour que les professionnels et élus des deux territoires se rapprochent, d'abord pour mieux se connaître, ensuite pour échanger leurs pratiques et leurs bonnes idées et, pourquoi pas, le cas échéant, œuvrer ensemble dans certains domaines.

Cette coopération a été initiée par les FEP respectifs de Marennes-Oléron et du bassin d'Arcachon-Val de l'Eyre. Les 27 et 28 avril derniers, une première délégation de professionnels et d'élus du bassin d'Arcachon s'est rendue à Marennes-Oléron. Hier, ils ont accueilli une délégation charentaise pour deux jours sur le Bassin.

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Ils évaluent le stock d'huîtres (La dépêche du bassin)

Un bureau d'études réalise, pour le compte de la mission Parc Marin, un état des lieux du stock d'huîtres sur le Bassin.

Il y a eu les crépidules, les moules, les palourdes... Place maintenant aux huîtres. Depuis plus d'un mois, le bureau d'études Océanides travaille sur le Bassin afin d'évaluer le stock d'huîtres. L'objectif étant, pour la chargée de mission Anne Littaye, « d'évaluer le stock de tous les types de coquillages présents sur le Bassin sur une même période, de mettre en rapport la quantité de coquillages et la productivité des professionnels, et de commencer une démarche sur la question du nettoyage des récifs sauvages ». Afin de faciliter le comptage, le Bassin a été divisé en trois strates. La première concerne les surfaces ostréicoles concessionnées et exploitées. « Pour cette zone, les données des Affaires Maritimes concernant le captage et les ventes nous suffisent. Elles vont nous permettre d'établir une quantité sûre », explique Thomas Scourzic, gérant de la société Océanide. La seconde strate englobe les surfaces concessionnées mais où les informations manquent...

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Pollution des eaux par les nitrates agricoles : trois textes en consultation (Actu-Environnement)

Le ministère de l'Ecologie soumet à la consultation du public jusqu'au 24 juin 2011 un décret et deux arrêtés relatifs à la pollution par les nitrates d'origine agricole.

Mise en demeure de la Commission

Ces projets font suite à une mise en demeure de la Commission européenne adressée à la France fin 2009. La Commission reprochait une trop grande disparité entre les départements, de même que le caractère incomplet et insuffisant de certaines mesures pour répondre aux objectifs de la directive « nitrates ».

« Afin de répondre à ces griefs, les ministères en charge de l'écologie et de l'agriculture ont prévu une refonte d'une part de l'architecture générale des programmes d'actions et d'autre part du contenu des mesures incriminées », précise le MEDDTL.

Un programme d'action national

Les programmes d'action départementaux actuels sont remplacés par un programme national, qui définit les principales mesures à mettre en œuvre dans les zones vulnérables, et des programmes régionaux qui précisent et renforcent certaines de ces mesures, en particulier sur les périodes d'épandage et l'équilibre de la fertilisation.

Les mesures critiquées par la Commission sont précisées dans le programme d'action national fixé par l'un des projets d'arrêté. « La mise en œuvre opérationnelle de la mesure définissant les règles applicables à l'équilibre prévisionnel de la fertilisation azotée nécessite de recourir à des références techniques régionalisées qui feront l'objet d'un arrêté du préfet de région », ajoute le ministère. Ces références techniques seront proposées par un comité technique régional dont la composition et les modalités de fonctionnement sont précisés par le deuxième projet d'arrêté. Laurent Radisson

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Trame verte et bleue sans la grande bleue !

Poitou-Charentes : lancement d'un site dédié aux trames vertes et bleues (Actu-Environnement)

Prévue dans la loi Grenelle 2 de juillet 2010, la trame verte et bleue s'élabore dans les régions sous l'égide des Schémas régionaux de cohérence écologique (SRCE). Co-piloté par l'Etat et la Région, ce document de cadrage est à réaliser d'ici à fin 2012, afin de développer ces corridors écologiques. Dans le cadre de l'élaboration du SRCE, l'Observatoire Régional de l'Environnement (ORE) en Poitou-Charentes vient de lancer un site internet participatif permettant de découvrir ''toutes les informations sur la trame verte et bleue et sa mise en œuvre'' dans la région. Les citoyens, élus, associations, agriculteurs, artisans et enseignants sont aussi invités à contribuer au schéma via un questionnaire.

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La mauvaise note biologique des eaux de rivières (Ouest France)

La démolition du barrage de Coupeau à Saint-Berthevin, en Mayenne, a permis au Vicoin de retrouver son cheminement naturel. La qualité biologique de l'eau s'en est trouvée améliorée. Les cours d'eau de la région sont particulièrement dégradés. La construction de barrages et autres ouvrages a contribué à freiner une vitesse d'écoulement déjà lente par nature. De gros travaux sont dans les tuyaux.

Entretien avec Yvon Siou, Chargé de la planification à l'agence de l'eau Loire-Bretagne et auteur d'une étude publiée par l'Insee.

Seules 13 % des rivières de la région sont classées en bon état écologique selon les mesures les plus récentes. C'est un mauvais résultat... Au regard du Grenelle de l'environnement, très certainement. Nous nous sommes assignés un objectif de 46 % de cours d'eau classés en bon état en 2015. On est assez loin du compte. Peut-être a-t-on été trop ambitieux.

Qu'est-ce qui cloche ? L'appréhension de la qualité a changé. On s'est longtemps contenté de mesures physico-chimiques. Les résultats n'ont cessé de s'améliorer grâce aux efforts des industriels et des villes. Les rejets de phosphore, d'ammonium et même de matières organiques ont baissé. Depuis 2006, on mesure la qualité par la présence des espèces vivantes dans les rivières.

Et là, c'est une mauvaise surprise ? Oui. C'est surprenant de prime abord. Il n'y a pas de comportements plus mauvais ici qu'ailleurs. Mais tous les cours d'eau n'ont pas les mêmes taux d'acceptabilité aux pollutions. Les effets diffèrent selon leur présence dans une région pluvieuse ou moins arrosée. Nous sommes sur du massif cristallin. Il y a peu de nappes pour alimenter les rivières en période estivale. L'autre facteur négatif, c'est la faible vitesse d'écoulement des cours d'eau à cause de pentes modestes. Le phosphore et l'azote sont plus facilement « mobilisés » par les micro-algues. L'hypothèse la plus probable est un phénomène d'eutrophisation, la transformation d'éléments nutritifs en matière organique qui mange l'oxygène et rend le milieu plus acide. Cela entraîne un déséquilibre de la chaîne biologique.

Que faire pour améliorer ce mauvais score ?

Pour plus d’informations, cliquer Insee

La qualité des eaux de rivières en Pays de la Loire demeure insuffisante

Yvon SIOU, Agence de l'eau Loire-Bretagne - Délégation de Nantes

Résumé

Les mesures les plus récentes sur la qualité des rivières en Pays de la Loire confirment leur mauvais état écologique global : seulement 13 % des rivières sont ainsi classées en « bon état ». La Directive Cadre sur l'Eau fixe pour 2015 un objectif régional de 46 % de cours d'eau classés en bon état. La configuration géographique de la région qui limite les débits des cours d'eau explique en partie les perturbations écologiques constatées. L'empreinte des activités humaines présentes et passées sur la transformation et la pollution des rivières accentue par ailleurs ces déséquilibres écologiques.

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Le 8 juin 2011


Les défenseurs de l'ostréiculture traditionnelle (huîtres nées et élevées en pleine mer) participent ce jeudi à la réunion à l'invitation du CRC sur la surmortalité ostréicole et les acquis de la recherche à Plouharne. Ils promettent de faire entendre leur voix. Grosse colère chez les ostréiculteurs qui défendent l'élevage de l'huître en pleine mer. Ils dénoncent une casse à 90 % dûe aux « manipulations génétiques hasardeuses et dangereuses ».

La polémique

Pour dénoncer les mortalités qui frappent les jeunes huîtres creuses gigas, l'association de l'ostréiculture traditionnelle (60 membres) n'y va pas avec le manche du couteau. « Il semblerait que les instances dirigeantes professionnelles, comme le comité régional de la conchyliculture (CRC) fait preuve d'une crédulité et d'une méconnaissance totale des données scientifiques et biologiques. Elles se sont laissées abuser par Ifremer et les écloseurs qui ont mené l'ostréiculture dans une impasse totale ». Un pavé dans la mare qu'une profession, représentée par Yannick Stéphant et François Gouzer, n'a plus aucun scrupule à jeter à la face du monde.

« Bouillon de culture »

lls dénoncent « les promesses fallacieuses d'Ifremer et des écloseurs qui ont introduit des modifications génétiques. Lesquelles ont détruit l'ADN des huîtres traitées avec des produits mutagènes. D'un autre coté, poursuivent les ostréiculteurs de Saint-Philibert, les techniques d'élévation brutale de la température de l'eau dans les écloseries ont augmenté la puissance des virus ».

La casse, pour François Gouzer et Yannick Stéphant, est à l'avenant : des huîtres terriblement affaiblies, incapables de résister sur le plan biologique. « Les juvéniles seront morts à 90 % à la fin de l'été », tempêtent les ostréiculteurs en se défendant de jouer les oiseaux de mauvais augure...

Mais comment en est ont arrivé là ? « Le virus a été découvert en écloserie en 1991, et rien n'a été fait pour le stopper. Il y a le choc thermique des températures de l'eau supérieures de 6 à 10°, l'utilisation de produits chimiques (la cythocalasine B et le 6-DMAP). Un bouillon de culture » selon François Gouzer où se complaît un virus devenu incontrôlable.

Aux grands maux...

« Pourtant, une directive européenne oblige ceux qui utilisent ces produits à faire la preuve qu'ils ne sont pas dangereux pour l'environnement, l'animal et l'homme ».....

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Conditions d'échanges de mollusques marins vivants (coquillages de production primaire) au sein de l'Union européenne

Ministère de l’alimentation, l’agriculture, la pêche

Direction générale de l'alimentation Sous-direction de la santé et de la protection animales

Bureau de l’identification et du contrôle des mouvements des animaux

Note de service DGAL/SDSPA/N2011-8122

Date: 30 mai 2011

Objet : Conditions d'échanges de mollusques marins vivants (coquillages de production primaire) au sein de l'Union européenne

Résumé : la présente note a pour objet de présenter les conditions zoosanitaires applicables aux échanges au sein de l'Union européenne (IntraUE) de mollusques marins vivants à destination soit d’élevages soit de centres de purification ou d’expédition en vue de la consommation humaine depuis la France vers un autre Etat membre, en fonction de leur espèce, des statuts sanitaires de la zone de départ et de la zone d’arrivée au regard de certaines maladies. Elle traite également du cas spécifique des échanges intraUE des huîtres Crassostrea gigas. Une instruction complémentaire relative aux mesures 2011 en cas de mortalités associées à la présence de l’herpès virus OsHV1-µvar est en cours de publication par le bureau de la santé animale. Suite et téléchargement du document, cliquer Ici

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Le 7 juin 2011

Des huîtres assoiffées d'eau douce (Sud Ouest)

Les ostréiculteurs redoutent l'« absence d'anticipation » dans la gestion de l'eau douce, nécessaire au bon développement du mollusque marin

Elle a hérité sa jolie forme coffrée du fond des âges. L'huître creuse peut ainsi se poser sur des fonds vaseux, sans risquer d'étouffer. Une rusticité qui lui offre aussi de s'acclimater aux variations de salinité des estuaires. Un héritage de plus de 10 000 ans. Au temps où les torrents tumultueux de la fin de l'ère glaciaire ont fini par s'assagir et couler en fleuves tranquilles ; où s'est formé l'estran, qui découvre à marée basse.

Quand la mer se retire aujourd'hui, la Crassostrea gigas se claquemure derrière ses deux valves. Ne dit-on pas « fermé comme une huître » ? À la renverse de marée, la creuse reprend son ouvrage et filtre le phytoplancton en suspension, à une cadence qui pousserait vers la sortie le champion des suce-goulots : 2 litres à l'heure !

« Pour se reproduire et engraisser, l'huître a besoin d'eau douce », assène Michel Bertin. Ce jour-là, le producteur trembladais relève des coupelles sur lesquelles est fixé le naissain capté l'été dernier, à l'embouchure de la Seudre. Des huîtres de moins d'un an qui seront réimmergées en Bretagne, pour la deuxième phase du cycle d'élevage.

« Les racines de l'océan »

Souvent, il revient à l'éleveur ces mots d'Isabelle Autissier : « Les fleuves sont les racines des océans… » Il cite la navigatrice à l'envi. Comme il scande depuis plusieurs années sa revendication : « Une fois qu'elles sont fixées, il nous faut de l'eau douce pour avoir une croissance harmonieuse des larves. Quand l'eau est trop dure, ça ne passe pas. » Et cet été, le représentant du syndicat Apromarais a déjà eu l'occasion d'exprimer en préfecture que cela risquait fort « de ne pas passer »….

Mais, au sein de cet Observatoire de l'eau en Charente-Maritime, ils ne sont que deux représentants de la conchyliculture. Deux hommes de l'aval, auxquels est abandonné ce qu'il reste quand agriculture, industrie, et consommation touristique ont prélevé leurs parts sur la nappe. Ces deux voix sont bel et bien noyées dans le concert d'une soixantaine d'instrumentistes de l'administration, de l'environnement, de l'irrigation, qui interprètent débits de crise et d'objectif.

Posons le regard sur le fleuve Charente,…

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Création d’un Comité Consultatif pour la pêche et l’aquaculture en Bretagne (CLPM Le Guilvinec)

Le président de la région Bretagne, Jean Yves Le Drian, vient de rappeler aux acteurs de la pêche et l’aquaculture qu’il souhaite la création d’un Comité Consultatif pour la pêche et l’aquaculture en Bretagne.

La Région a voté en session d’octobre 2010 un programme d’actions pour la pêche et l’aquaculture pour la période 2011-2014. Parmi les neuf actions de ce programme issu de la concertation, était prévue l’instauration d’un comité consultatif régional pour la pêche et l’aquaculture.

Le Conseil régional de Bretagne a voté en session de mai sa création. Il a vocation à se réunir deux fois l’an afin de proposer un temps d’échange entre la Région et les acteurs sur les grandes lignes stratégiques de la pêche. Le comité consultatif régional pour la pêche et l’aquaculture sera constitué de 5 collèges. C’est pour cette raison qu’il sera constitué de l’ensemble des acteurs. Il assurera le suivi régulier des engagements du programme mais aussi une remontée des nouveaux enjeux et perspectives, éventuellement la production d’expertises spécifiques sur certaines thématiques complexes.

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Maroc : Les professionnels de l’aquaculture dénoncent l’immobilisme du département de la pêche (Maritime News)

Réunis en date du 1er juin 2011, les membres de l’Association Marocaine d’Aquaculture (AMA) se sont penchés sur la situation actuelle du secteur de l’aquaculture qu’ils ont unanimement qualifié d’alarmante à plusieurs égards.

Les professionnels réunis ont d’abord mis l’accent sur la situation désespérée des ostréiculteurs de Oualidia qui sollicitent depuis 2009 la mise en place de mesures d’accompagnement concrètes afin de sauvegarder les exploitations existantes et d’éviter la disparition d’une activité emblématique d’un site écologiquement sensible qui focalise, à juste titre, l’attention des Plus Hautes Autorités du Pays.

Les membres de l’AMA basés à Dakhla font également état d’importantes mortalités au niveau de lots de naissains d’huîtres importés de provenance douteuse par certains opérateurs et déplorent l’immobilisme du département en charge qui ne semble pas saisir l’ampleur de cette catastrophe zoo-sanitaire, potentiellement préjudiciable à la crédibilité du système national de surveillance des épizooties, clef de voûte pour le développement d’une aquaculture saine.

Certes, l’annonce de la création de l’Agence Nationale de Développement de l’Aquaculture lors de la présentation du Plan Halieutis en septembre 2009 a suscité une lueur d’espoir quant aux perspectives de développement de l’aquaculture dans notre pays, mais force est de constater qu’un an après la présentation du projet de loi 52-09 instituant ladite agence et trois mois après même sa publication au bulletin officiel, aucune structure opérationnelle n’a encore été mise en place et le sentiment d’abandon de la profession est plus que jamais grandissant....

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Coquillages : Notre ressource sous-estimée

14e Conférence internationale sur la restauration des coquillages

23 - 27 août 2011, Stirling, Ecosse, Royaume-Uni

La 14e Conférence internationale sur la restauration des coquillages (ICSR) est organisée pour la première fois au Royaume-Uni. La conférence se tiendra à l'Université de Stirling au cœur de l'Ecosse avec comme thème : « Coquillages: notre ressource sous-estimée ». La conférence se déroulera du 23 au 27 août 2011. Le programme comprendra des conférences et tables rondes, études de cas et présentations orales et par affiches. Toutes les sessions seront présentées en anglais.

Le thème de la conférence « Coquillages : notre ressource sous-estimée », reflète la perception des coquillages au Royaume-Uni comme quelque chose qui est bon à manger, souvent dans des restaurants haut de gamme. La pêche des coquillages et la conchyliculture sont en effet une partie très importante de l'économie britannique. Par ailleurs, les gisements naturels de coquillages représentent un écosystème qui fournit d'innombrables avantages (« services écosystémiques ») mis à mal par la pression de la pêche, la maladie, la pollution et d'autres facteurs. À l'échelle mondiale, les récifs de coquillages sont considérés parmi les habitats les plus menacés. Cette conférence espère changer les perceptions de la valeur des coquillages comme une ressource à valoriser en faisant venir des scientifiques du monde entier afin de discuter comment nous pouvons apprendre des expériences de l'étranger, notamment des Etats-Unis où des investissements importants et des efforts communautaires visent à rétablir et à accroître les gisements de coquillages. Pour plus d'informations, cliquer : University of Stirling / Institute of aquaculture

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Gujan-Mestras : Le maire ne veut pas d'un port à sec à Larros (Sud Ouest)

Marie-Hélène des Esgaulx vient de donner un avis défavorable au projet de port à sec porté par la société Port-Adhoc sur le port de Larros.

Le projet prévoit la création de 414 places au bout du port de Larros, face à la jetée du Christ.

C'est une tuile pour le porteur du projet, la société parisienne Port-Adhoc : dans un courrier daté du 4 mai et adressé à la Direction départementale des territoires et de la mer, Marie-Hélène des Esgaulx, sénatrice maire UMP de Gujan-Mestras, fait part de son avis défavorable sur le projet de création d'un port à sec sur le site ostréicole de Larros.

La procédure légale a été lancée à la mi-mars par Gilles Tersis, le promoteur, quand il a déposé le dossier à la préfecture de la Gironde. Un dossier d'ailleurs très épais : près de 150 pages qui examinent les choses sous tous les angles. Alors, de quoi parle-t-on ? Sur 12 203 m² au bout du port de Larros à Gujan, juste en face de la jetée du Christ, la création d'un port à sec de 414 places (la taille des bateaux étant limitée à 8,50 mètres) pour un investissement compris entre 2,7 et 3,2 millions d'euros.

L'esthétisme et le préfet…

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Le 6 juin 2011

Semaine du Golfe : pêcheurs et ostréiculteurs manifestent dans la grande parade (Ouest France)

Comme prévu, les pêcheurs et ostréiculteurs se sont mobilisés durant la grande parade, afin de dénoncer les rejets de vases portuaires en baie de Quiberon. Ils étaient dix-sept bateaux et une quarantaine de chalands, de la presqu’île de Rhuys, de la baie de Vilaine et des îles (Houat, Hoëdic…).

«On crève de faim»

« Il y a déjà eu des rejets il y a quelques mois. Conséquence : les poissons des bandes côtières sont partis dans les grands fonds, là où on ne peut pas aller. On crève de faim, » explique Guénaël Riguidel, de l’Île-aux-Moines, président de l’Association de défense des artisans marins pêcheurs du Morbihan...


Manifestation de pêcheurs lors de la Grande... par lcabioch

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Semaine du Golfe. Pêcheurs et ostréiculteurs devancent la grande parade (Le Télégramme)

Les pêcheurs et les ostréiculteurs du Morbihan protestent contre la dégradation de la qualité de l'eau. Ils ont profité de la grande parade de la semaine du Golfe pour mener une action inédite afin de faire passer leur message.

Près de 200 marins-pêcheurs et ostréiculteurs ont manifesté hier après-midi lors de la grande parade de la Semaine du Golfe. A bord d'une soixantaine de bateaux ( 20 bateaux de pêche et 40 plates d'ostréiculture), ils ont devancé de 15 h à 17 h la grande manifestation nautique de l'entrée du Golfe jusqu'au port de plaisance d'Arradon . Les deux professions, exceptionnellement réunies dans cette action commune, voulaient profiter de cette " vitrine médiatique" pour dénoncer la dégradation de la qualité des eaux dans le Golfe .

"On voulait se montrer"....

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Semaine du Golfe. 200 pêcheurs et ostréiculteurs manifestent en mer (Le Télégramme)

Plus de 200 pêcheurs et ostréiculteurs morbihannais ont manifesté ce samedi pour protester contre la pollution des eaux et ses conséquences sur la faune maritime. Ils ont profité de la grande parade de la Semaine du Golfe pour faire passer leur message. Rassemblés sur une soixantaine de bateaux (20 navires de pêche et 40 plates d'ostréiculteurs), ils ont pris la tête du cortège des vieux gréements.... Video

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Alerte aux pesticides dans l'Aber-Wrac'h (Ouest France)

L'eau pour éteindre l'incendie dans ce hangar de Mescoden a ruisselé, entraînant dans la nature des pesticides stockés dans le bâtiment. Un bâtiment du Gouessant, à Ploudaniel (Finistère), a brûlé, mercredi. On y stockait des pesticides. Depuis ce week-end, plus d'eau potable et le ramassage des coquillages est interdit.

Une concentration d'un herbicide, le prosulfocarb, 1 000 fois supérieure au seuil de tolérance ! Voilà ce qui a été détecté dans un affluent de l'Aber-Wrac'h, jeudi, le lendemain de l'incendie qui a en partie ravagé un hangar de la coopérative du Gouessant, sur la zone de Mescoden, à Ploudaniel. Ce feu très violent a nécessité de grandes quantités d'eau. Et ces eaux d'extinction ont entraîné dans la nature des pesticides. Le bâtiment stockait en effet des fongicides, des pesticides, dont 290 litres de prosulfocarb commercialisé sous la marque Défi. Ces eaux sont parties dans un ruisseau affluent de l'Aber-Wrac'h.

85 000 habitants…

La pollution probable de l'Aber-Wrac'h a eu une autre conséquence. Il y a un risque pour les parcs à huîtres et élevages de moules. « Par mesure transitoire, la pêche, le ramassage, la distribution et la commercialisation de tous les coquillages et poissons sont interdits », ajoute le sous-préfet. Cette interdiction sera maintenue tant que les analyses n'auront pas démontré l'absence de produits toxiques. « L'association de pêche locale n'a pas relevé de mortalité de poissons », affirme le sous-préfet.

La préfecture a demandé à l'entreprise du Gouessant d'évacuer les déchets « le plus rapidement possible ». Des produits phytosanitaires sont encore stockés à l'extérieur sur une palette qui a été recouverte de sable. La préfecture a demandé que l'entreprise réalise un talutage pour former un bassin de rétention en cas de pluie.

France Nature Environnement, qui a révélé le problème avant que les pouvoirs publics ne communiquent sur ce sujet, estime « inadmissible que les mesures de confinement des eaux d'extinction de l'incendie polluées par les pesticides agricoles ne soient pas mises en place ni opérationnelles ». Elle déplore également qu'« aucune information des populations concernées n'ait été organisée par les pouvoirs publics de l'État ».

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Surmortalités : ce que l'on sait (Phare de Ré)

- Les huîtres adultes de plus de deux ans ne sont pas touchées par les phénomènes de surmortalité, même lorsqu’elles sont porteuses asymptomatiques du virus OsHV1 μvar.

- Au stade de naissain, les huîtres sauvages meurent autant que les huîtres d’élevage, sauf si elles sont isolées.

- Les huîtres produites en écloserie, en conditions contrôlées, ne constituent pas, a priori, un réservoir de virus et sont donc “saines”. En revanche, en cas de mélange, en milieu confiné, ces huîtres se révèlent très sensibles et constituent un facteur de risque supplémentaire.

- Des “hôtes réservoirs”. Le virus OsHV1 μvar a été détecté chez des moules et des tellines. Cependant, les charges virales étaient faibles comparativement à celles des huîtres. Le prédécesseur de ce virus, l’OsHV1, avait été détecté chez des huîtres plates, des palourdes et des coquillages Saint-Jacques.

- Agents infectieux : présence majeure de l’herpès virus OsHV1 μvar, Vibrius splendidus, V. æstuarianus et quelques rares cas d’autres espèces de Vibrio. C’est le virus OsHV1 μvar qui provoque “avec une évidence élevée” les surmortalités. Ce variant, qui a émergé en 2008, s’est complètement substitué au virus OsHV1 de référence depuis 2009 et 2010.

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Ars-en-Ré : l'ostréiculture comme thérapie (Phare de Ré)

Des patients de l'hôpital psychiatrique de La Rochelle participent régulièrement à des travaux d'ostréiculture auprès de Tony Berthelot à l'huîtrière de Ré.

Depuis sept ans, un groupe de travailleurs un peu spécial vient régulièrement à l'Huîtrière de Ré pour aller à la marée. Des patients de l'hôpital psychiatrique de Lafond (La Rochelle), encadrés par deux infirmiers constituent cette main d'oeuvre motivée. Phillipe Berriau est l'un des infirmiers. "Nous organisons une soixantaine de sorties par an avec sept ostréiculteurs conventionnés par l'hôpital. Deux sont sur l'île de Ré mais nous sortons également à Marennes, Tonnay-Charente, Oléron, et La Tremblade".

Après avoir chausser les cuissardes, le groupe est monté sur la remorque où la motivation de tous était palpable. Ces sorties concernent quatre ou cinq patients en moyenne, hospitalisés pour de courts ou de plus longs séjours. Des hommes et des femmes traversent des moments difficiles dans leur vie : cure de désintoxication, dépressions, troubles psychotiques, etc...

Priorité au travail d'équipe

"Notre priorité, c'est le travail d'équipe en répartissant chaque tache suivant les possibilités de chacun pour qu'ils ne se sentent jamais en situation d'échec, soulignait l'ostréiculteur Tony Berthelot. Ils sont très attentifs et je pourrais presque les laisser oeuvrer toute la matinée. Ils ne s'arrêteraient pas !"…

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Semaine du Golfe, perturbée par les pêcheurs et ostréiculteurs ? (Ouest France)

« On ne veut pas un mètre cube de boue supplémentaire en baie de Quiberon. » Les pêcheurs, jusque-là plutôt discrets dans le débat sur le rejet en mer des vases issues du dragage des ports morbihannais, sont sortis du bois.

Plus déterminés que jamais

Réunis, hier, à Saint-Armel, à l'appel de l'Association de défense des artisans marins-pêcheurs du Morbihan (Adamp 56) et du Comité de survie de l'ostréiculture (CSO), une vingtaine de professionnels ont dit leur opposition au clapage des boues du Crouesty et de Port-Haliguen.

L'annulation de la troisième réunion du comité de suivi des dragages, qui devait initialement se tenir, hier, en préfecture, « a créé un malaise et une incompréhension qui ne font que renforcer notre détermination. On nous roule dans la farine », tempêtent-ils.

Pêche catastrophique et allergies...

Ils estiment déjà payer le prix fort à la suite des deux campagnes de dragage du port de La Trinité-sur-Mer et des rejets au large de la presqu'île de Rhuys qui ont suivi....

Suite de la Revue de presse, cliquer Le 31 mai 2011

Commentaires

Olivier a dit…
Vraiment intéressant comme article quand est il pour cette année ? Y a t'il eu une amélioration?
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Emma rani a dit…

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