mardi 7 juin 2011

Mortalité 2011 : Huitre victime de la crise écologique (Suite revue de presse)

Revue de presse mortalité 2011 : Huître, victime de la crise écologique....
Suite de la revue de presse à partir du 1 juin 2011, cliquer Ici
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Le 4 juin 2011
À défaut d'une solution «clef en main» pour venir à bout de la surmortalité des jeunes huîtres, Ifremer va proposer un code de bonne conduite aux ostréiculteurs. En attendant la réintroduction de souches résistantes...
Les relations entre professionnels de la mer et chercheurs ont toujours été compliquées. Les ostréiculteurs et Ifremer n'échappent pas à la règle. En 2008, quand la mortalité des huîtres juvéniles (naissains) est subitement passée de 40% (au maximum) à 80%, voire 100%, l'institut de recherche a été montré du doigt. Certains ostréiculteurs l'ont accusé d'avoir joué les apprentis sorciers en effectuant des manipulations génétiques sur les huîtres.
Identifier les facteurs aggravants…
Augmenter les chances de survie des naissains…
Des conseils de bon sens - Mais le temps scientifique n'est pas le temps économique et les ostréiculteurs sont en plein désarroi. Lors de leur prochaine assemblée générale, le jeudi 9 juin, dans le Morbihan, Ifremer leur suggérera de «prendre un certain nombre de précautions qui relèvent du sens commun, en attendant la réintroduction de souches résistantes». Pour limiter la mortalité, il leur sera, entre autres, conseillé de procéder à un captage précoce du naissain, de limiter les déplacements entre bassins, de remonter les poches sur l'estran et de mettre en place une traçabilité des mollusques.
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Quoi de commun entre ces trois êtres vivants ?
L’abeille et l’huître sont devenus des symboles de la crise écologique et de la perte en biodiversité. De mauvais gagnepains pour les uns ; apiculteurs et ostréiculteurs perdent tant de ruches et de naissains. Des combats pour les autres qui hissent les reines abeilles sur les toits des villes.
Quant au souriceau, La Fontaine n’y trouverait pas son petiot dans les défilés de chimères que fabriquent les start-up. Pauvres vermisseaux, mouches et moustiques génétiquement modifiés censés remplacer l’abeille ! Tristes huîtres triploïdes nées en labo censées remplacer les huîtres nées en mer ! Malheureuses abeilles tuées par les Cruiser ou les Gaucho de tous poils !
Voyez comme elle parle, une folle ou une poète.
Cette empathie pour les vermisseaux – que nous sommes – il faudra bien entendre que nous sommes écoumène, parties prenantes de cette communauté vitale, de cette arche de Noé déliquescente. Je suis, tu es, nous sommes le jardin planétaire. Arrêtons de croire à ces histoires à dormir debout.
Sécheresse ? Un représentant de la FNSEA dit « On attend que les scientifiques nous fassent des maïs qui poussent sans eau ». Hécatombe marine ? Un autre, éleveur d’huîtres annonce qu’ « Une nouvelle huître R de labo va nous sauver ». Pendant ce temps, la banquise fond et des hordes de bons moustiques OGM anti-paludisme sont larguées en Asie comme dans un roman de Bordage.....
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La culture des algues est embryonnaire en Bretagne. Des projets sont en cours pour développer la production, combinée avec l'ostréiculture.
Le malheur des huîtres fera-t-il le bonheur des algues? C'est en s'appuyant sur un groupe d'ostréiculteurs, frappés par une forte mortalité des huîtres, que l'entreprise Aléor, basée à Lézardrieux, tente de développer une activité de culture d'algues.
Fini l'âge de la cueillette
«Le littoral breton est une zone très favorable à la culture des algues. Mais on reste à l'âge de la cueillette», a expliqué Olivier Bourtourault, dirigeant d'Aleor, lors du colloque sur les ressources marines, organisé hier à Trébeurden. Vingt-quatre producteurs, répartis sur tout le littoral de la Bretagne, ont testé la culture l'hiver dernier, ils seront 36 l'hiver prochain. L'objectif est d'arriver en 2015 à mille hectares de culture et 50.000 tonnes produites, pour les marchés de l'alimentation et de la chimie. «L'enjeu, c'est un chiffre d'affaires de 60MEUR et 400 emplois: 200 dans la transformation et 200 dans l'agroalimentaire», avait expliqué plus tôt, Yannick Lerat, directeur scientifique au Ceva (Centre d'études et de valorisation des algues), à Pleubian. Qui soutient le projet Breiz'Alg, dans lequel est impliqué Aléor,avec le soutien de la Région Bretagne. Ces objectifs restent modestes: quelque 3% du chiffre d'affaires de l'agroalimentaire breton et une surface cultivée égale à celle du Coco de Paimpol. Et insignifiants au regard de la production asiatique.
Wakamé du Japon....
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Limiter la dispersion des résidus de médicaments dans l’eau. Tel est l’objectif affiché du plan lancé lundi 30 mai 2011 par les ministères de l’Ecologie et de la Santé après 18 mois de gestation.
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Ecologie, et Sophie Delaporte, Directrice générale adjointe de la Santé, ont lancé le 30 mai un Plan national sur les résidus de médicaments dans l'eau. Objectif : mieux connaître les risques et mieux prévenir la dispersion des résidus.
La maîtrise des risques liés aux résidus de médicaments était un engagement du Grenelle de l'environnement, repris dans le Plan national santé environnement (PNSE 2) et inscrit également dans le Plan d'action national contre la pollution des milieux aquatiques par les micropolluants. Le comité de pilotage du plan avait été mis en place en novembre 2009.
« Des phénomènes comme la résistance de certaines bactéries dans l'environnement, que nous constatons aujourd'hui, sont des signaux. Il est important d'agir dès maintenant. La réussite de ce plan d'action repose sur la prévention, en limitant les rejets médicamenteux, et sur la recherche, pour améliorer les connaissances afin de mieux cerner les impacts sanitaires et environnementaux », a déclaré la ministre.
Méconnaissance du risque....
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Le 3 juin 2011
Le stock d'huîtres, sauvages ou d'élevage, va être évalué pour la première fois.
Après les palourdes, l'an dernier, les crépidules et les moules, en ce début d'année, c'est au tour des huîtres de faire l'objet d'une évaluation du stock dans le Bassin.
Ce comptage, réalisé dans le cadre de la mission du Parc naturel marin, a été confié au bureau d'études Océanide, installée à Mont-de-Marsan, en partenariat avec l'Ifremer qui ouvre ses laboratoires d'Arcachon, les Affaires maritimes et bien sûr les ostréiculteurs du Bassin. « Nous avons divisé le Bassin en trois zones en fonction des activités et de la présence des ostréiculteurs », explique Thomas Scourzic, gérant co-associé d'Océanide, qui participe aux travaux de comptage.
Première zone, les surfaces concessionnées et exploitées dont les données sont déjà connues des Affaires maritimes et où il n'y a donc pas de comptage.
Manque d'informations
Deuxième zone, des zones concessionnées ou qui ne sont plus exploitées et qui devraient être nettoyées, pour lesquelles « il manque des informations ». C'est « un peu partout » dans le Bassin. Troisième zone, des gisements sauvages sans la moindre information.
Une centaine de points ont été sélectionnés. « On pose un cadre, on prélève, on compte le nombre d'huîtres vivantes, on note leur poids, on compte les coquilles vides, ce qui nous donne des indications sur la vitalité du récif. »
Les opérations de comptage ont débuté il y a un mois et devraient durer encore deux semaines. Cinq ostréiculteurs (Florian Fresquet, Frédérique Paillère, Olivier Demay et Sébastien Dufau de Gujan-Mestras, et Mickaël Thiry d'Andernos-les-Bains) accompagnent, à tour de rôle Thomas Scourzic et son équipe (Michaël Loyem, Philippe de Laborie et Alban Moral) : « Ce sont les sentinelles de la mer, leur connaissance et leur expérience sont pour nous un gain de temps et d'efficacité. »…
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2 juin 2011
Affaire à suivre : Huîtres, une filière en danger
Affaire à suivre, émission de TEBEO TV (Télévision Bretagne Ouest) présentée par Olivier Clech, a proposé le 1 juin 2011 un dossier sur la mortalité des huîtres avec Goulven Brest (Président du CNC) et Jean-Pierre Baud (IFREMER)
Pour voir l’émission, cliquer : Affaire à suivre
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Semaine du Golfe : Manifestation des ostréiculteurs et des pêcheurs morbihannais
Rendez-vous le 4 juin 2011 à 17 heures sur la case de mise à l’eau des dériveurs d’Arradon
Les ostréiculteurs du Golfe du Morbihan, via le Comité de Survie de l’Ostréiculture, ont décidé de s’associer avec leurs collègues pêcheurs du Golfe du Morbihan et de la Baie de Quiberon pour sensibiliser à notre cause l’opinion publique à l’occasion de la Semaine du Golfe.
Nous souhaitons profiter de la vitrine médiatique et de la présence de nombreuses personnalités présentes à l’occasion de cette grande fête des gens de la mer (les vrais !) pour crier notre détresse. Après, il sera trop tard !!!
Nous sommes très inquiets des conditions d’exercices de notre profession et craignons de plus en plus disparaître à très court terme. Pourquoi :
  • pollution par les réseaux d’eaux usées des communes
  • dégradation de la qualité générale du milieu
  • fermetures administratives à répétition
  • pertes des stocks pour la quatrième année consécutive (1/3 des entreprises en perdition pour la fin 2011)
  • contrôles à outrance
  • nationalisation pure et simple de nos outils de travail privés décidés par nos grandes administrations
Comme si cela ne suffisait pas, nous apprenons que le Syndicat Mixte des Ports du Morbihan veut continuer à dévaser tous les ports (Le Croisty, Quiberon, …) et le chenal du barrage d’Arzal, et rejeter les vases contaminées par centaines de milliers de mètres cubes dans la Baie de Quiberon. Déjà les rejets des vases du port de la Trinité sur Mer ont apporté des quantités de problèmes (irritation de la peau, désertification de la zone, déchets multiples (moteurs de bateaux, murs de parpaings, bidons en tout genre, pneus, …))
Trop c’est trop ! La mer n’est pas une poubelle, la survie de notre métier en dépend !!!
Communiqué du CRPMEM de Bretagne du 1 juin 2011
Position du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Bretagne au sujet des clapages et rejets en milieu marin ou estuarien des boues et sédiments portuaires.
Le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins de Bretagne condamne fermement et rejette par principe toute action de clapage ou de rejet en mer des boues ou des sédiments portuaires – à plus forte raison lorsqu’ils sont effectués dans la bande côtière.
Il a toujours préconisé prioritairement leur traitement à terre.
A défaut de solutions terrestres et sous réserve du constat d’absence de toxicité, il peut admettre des rejets en mer – sous réserve qu’ils soient effectués sous forme d’épandage et sur les zones du large et dans tous les cas, sur des secteurs opportunément désignées après avis des marins pêcheurs professionnels.
En l’espèce, le Comité Local des Pêches Maritimes d’Auray -Vannes se joint au Comité Régional pour renouveler son opposition au clapage des boues de dragages des ports du Sud Morbihan.
Le Président
A. Le Berre
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Le 31 mai 2011
La filière ostréicole est touchée par la mortalité des naissains huîtres depuis trois ans. Moins cette année.
Entretien avec Joseph Costard, président du Comité régional conchylicole.
La surmortalité des jeunes huîtres à la fin du printemps sévit depuis trois ans. Quelle est la situation cette année ? La mortalité se poursuit. Mais dans une mesure bien moindre que celle observée en 2008, 2009 et 2010. Sur l'ensemble du cheptel, moins de 10 % des naissains installés sur les parcs sont morts. Sur les lots de naissains fortement touchés, la mortalité a touché la moitié des animaux. Dans le bassin de Charente-Vendée, c'est beaucoup plus fort.
Comment expliquez-vous ces différents taux de mortalité entre bassins de production ? Il y a un lien avéré entre la mortalité et des pathogènes : le virus DSHV1 et deux bactéries, sans savoir lequel est le plus virulent. Ces pathogènes sont contagieux et infectieux. Quand la température de l'eau atteint 16o C, la charge virale augmente. Nous avons donc pris des mesures depuis 2009 pour interdire l'immersion des naissains pendant la période à risque. Cette année, à partir du 5 mai.
La mortalité des naissains est derrière vous ?
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Aquaculture : Résidus de médicaments vétérinaires et autres substances
Rapport pour 2009 sur les résultats de la surveillance des résidus de médicaments vétérinaires et d'autres substances dans les animaux vivants et de produits animaux
Question n º: EFSA-Q-2010-00839
Pour télécharger le rapport technique, cliquerIci
Résumé
Dans le cadre de l'article 31 du règlement CE 178/2002 [1], la Commission européenne a demandé à l'Autorité européenne de sécurité d'analyser les résultats de surveillance des résidus dans les animaux vivants et de produits animaux dans les États membres. Le présent rapport résume les données de surveillance à partir de 2009.
Règlement (UE) n ° 37/2010 [2] fixe des limites maximales pour les résidus de médicaments vétérinaires dans les animaux producteurs d'aliments et de produits animaux. Directive 96/23/CE du Conseil [3] prévoit des mesures pour contrôler certaines substances et de leurs résidus, principalement des médicaments vétérinaires, d'animaux vivants et produits d'origine animale. En outre, la décision 97/747/CE [4] établit les niveaux et fréquences d'échantillonnage pour certains produits animaux.
Comme indiqué dans le rapport de 2008, la base de données de résidus actuels organisé par la Commission européenne ne contient pas le nombre total d'échantillons (conformes et non conformes) testé pour chaque substance. Par conséquent, il n'était pas possible de calculer le pourcentage d'échantillons positifs pour une substance spécifique et de vérifier si celles-ci varient significativement entre les années successives. Les différences dans le nombre de résultats non conformes vu d'ensemble, pour un groupe de substances ou d'une substance individuelle, pourrait donc être due soit à un plus grand nombre de tests effectués, ou à un taux plus élevé de non-conformité. En outre, il n'a pas été possible d'identifier les échantillons non conformes pour plus d'une substance.
En comparaison avec les rapports précédents, la structure et l'analyse des données effectuée dans le présent rapport ont été améliorées. Toutefois, cela peut causer des difficultés lorsque l'on compare les données de 2009 aux données des rapports précédents. Dans le présent rapport, l'évaluation globale de l'UE comprend tous les animaux / catégories de produits animaux et sont présentées pour chaque groupe de substance principale. Dans les rapports précédents ce inclus les animaux d'élevage seulement. Évaluation des échantillons analysés, les échantillons non-conformes et des résultats non conformes sont présentées pour chaque animal / catégorie de produits animaux séparément. Des résultats qui n'ont pas été déclarés en vertu de la directive 96/23/CE du Conseil ne sont pas inclus dans l'évaluation globale, mais traités séparément. Les échantillons suspects ont été évalués séparément des échantillons ciblés.
Au total, il y avait 764 736 échantillons rapportés dans le cadre de la surveillance des résidus 2009 dans l'UE. Un total de 484 087 échantillons (445 968 échantillons ciblés, 38 119 échantillons suspects) ont été signalés en vertu de la directive 96/23/CE du Conseil. En outre, un État membre a signalé 280 649 échantillons pour les tests inhibiteur qui n'ont pas été inclus dans l'évaluation globale..... Source : EFSA
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Le 30 mai 2011
« Cela étonne certains, mais les huîtres ont besoin d'eau douce, même si elles sont dans l'eau de mer » constate Benoît Massé, ostréiculteur à Château d'Oléron. « L'eau douce qui arrive par les rivières permet la croissance des micro-algues dont se nourrissent les huîtres. S'il n'y a pas assez d'eau douce, les huîtres ne grandissent pas et il n'y a pas de développement larvaire », explique-t-il.
Pour les ostréiculteurs du bassin de Marennes-Oléron, l'enjeu est particulièrement important cette année. « Nous avons des mortalités de 70% des jeunes huîtres depuis trois ans. Si nous n'avons pas de reproduction cette année, nous sommes morts » prévient Benoît Massé. Or les bassins ostréicoles sont situés en aval des fleuves Charente et Seudre, particulièrement affectés par la sécheresse précoce et les prélèvements d'irrigation agricole.
« Nous avons juste besoin d'un débit normal des rivières. Mais nous arrivons en dernier : tout le monde se sert avant nous. On nous coupe le robinet alors que nous sommes déjà mis à mal par la nature » déplore-t-il. Cette nouvelle difficulté surgit alors que la mortalité des huîtres juvéniles a déjà repris cette année. « Nous l'observons sur le Bassin d'Arcachon depuis la mi-avril. Elle est déjà de l'ordre de 50 à 60 % sur les jeunes huîtres de l'an dernier. Cela arrive largement un mois plus tôt que les années passées. Cela démarre dès que l'eau dépasse 16°C » remarque Jean-Charles Mauviot, directeur de la Section Conchylicole d'Arcachon....
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Le 27 mai 2011
Comité de Survie de l’Ostréiculture : « Trop, c’est trop ! »
Lettre adressée au Préfet et Conseil Général du Morbihan
Nous sommes très inquiets des conditions d’exercices de notre profession et craignons de plus en plus disparaître à très court terme. Pourquoi :
  • pertes des stocks pour la quatrième année consécutive (1/3 des entreprises en perdition pour la fin 2011)
  • fermetures administratives à répétition
  • pollution par les réseaux d’eaux usées des communes
  • dégradation de la qualité générale du milieu
  • contrôles à outrance
  • nationalisation pure et simple de nos outils de travail privés décidés par nos grandes administrations
  • ....
Et là, le Syndicat Mixte des Ports du Morbihan veut continuer à dévaser tous les ports, et le chenal du barrage d’Arzal, et rejeter les vases contaminées par centaines de milliers de mètres cubes dans la Baie de Quiberon.
Trop c’est trop !
Avec nos collègues pêcheurs du Golfe du Morbihan et de la Baie de Quiberon nous envisageons de sensibiliser l’opinion publique pour crier notre détresse.
Pêcheurs et Conchyliculteurs, tous du secteur primaire, nous sommes les parents pauvres de ce pays.
C'est dans cet état d'esprit que nous souhaiterions vous rencontrer ensemble. Suite Ici
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Le 26 mai 2011

Vous le savez certainement les abeilles sont au centre de toutes les inquiétudes car elles connaissent depuis quelques années une mortalité anormalement élevée que rien ne semble pouvoir endiguer. Depuis maintenant plus d'une année, Auris en collaboration avec les apiculteurs, a mis au point le système BeeMag, système qui génère un champ magnétique stable, homogène et constant au cœur même de la ruche. Plus de 30 000 ruches en sont équipées aujourd'hui avec des résultats très encourageants, démontrant ainsi une fois de plus l'influence positive d'un champ magnétique continu sur le vivant.
Une autre espèce connait aussi un taux de mortalité très élevé: l'huitre. Grâce à l'expérience acquise avec les abeilles, les ostréiculteurs ont choisi Auris pour mener une expérimentation sur des poches de naissains d'huîtres, c'est à dire des huitres d'une année, celles qui connaissent le taux de mortalité le plus élevé (plus de 80%). Auris a donc conçu des aimants spéciaux intégrés dans des coques étanches adaptées au milieu marin et aux dimensions des poches d'élevage.
2000 coques magnétiques ont été fournies aux ostréiculteurs.
L'étude a démarré début avril sur 7 zones différentes, océan Atlantique et mer Méditerranée.
Ces expérimentations sont menées par des comités régionaux (CRC) et des centres techniques sous l'égide du Comité national de la conchyliculture (CNC) et de son président, Monsieur Goulven Brest.
Nous devrions avoir une première tendance vers la mi-juin, et des résultats plus sûrs vers la fin août.
Nous vous tiendrons bien entendu informés en avant première des résultats... quels qu'ils soient !
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Comme nous vous l'avions annoncé, nous menons actuellement une expérimentation sur les naissains d'huitres. Nous vous avions promis des infos et les premières ne sont pas bonnes : les huitres continuent à mourir. Il faut dire que les poches d'élevage ont été équipées avec les aimants qu'une quinzaine de jours avant la montée exceptionnelle des températures des mois d'avril et de mai. Un délai certainement bien trop court pour une action profonde. Est-ce pour autant l'échec du test avec des aimants sur les naissains d'huitres ? Il est bien trop tôt pour tirer des conclusions, les tests se poursuivent et nous aurons d'autres résultats vers la mi-juin.
Si on se réfère aux abeilles, l'expérimentation a été menée pendant tout l'hiver avant de constater une forte baisse de la mortalité à l'arrivée du printemps. Il faudra montrer la même patience avec les huitres, une année sera une bonne base d'observation d'autant que les conditions climatiques de cette année sont encore une fois très exceptionnelles….
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Sans surprise, la mortalité des naissains est repartie sur l'ensemble du littoral français. Elle a débuté cette année, en avril, en Méditerranée, avant de reparaître en Charente-Maritime. Ces trois dernières semaines, des pics ont été enregistrés sur tout le littoral charentais. Comment sortir de cette crise ? Quelles sont les pistes scientifiques envisageables ? Comment les ostréiculteurs entrevoient-ils l'avenir ? Y a-t-il encore un avenir dans l'ostréiculture ? État des lieux sur l'île de Ré et témoignages d'ostréiculteurs.
Cela fait quatre ans que ça dure et personne ne sait comment en sortir. 2008 : la filière ostréicole française doit faire face à des surmortalités exceptionnelles de naissains d’huîtres creuses, cassostrea gigas, comprises entre 60 et 90 % dans tous les sites d’élevage. Fin mai - début juin, fin juin - début juillet, et fin juillet - début août. C’est l’hécatombe aussi dans l’île de Ré. Même scénario en 2009, mais avec des mortalités qui commencent dès fin avril et s’achèvent fin septembre. 2010 et 2011 n’échappent pas au phénomène. Tous les bassins d’élevage sont touchés. La profession s’inquiète pour son avenir. Se greffe, pour les ostréiculteurs de l’île de Ré, la tempête Xynthia en 2010, où bon nombre d’entre eux perdent leurs outils de travail et certains parcs. La quarantaine d’entreprises ostréicoles de l’île en activité, qui produisait annuellement autour de 6 000 tonnes d’huîtres, craint le pire. Et pour cause. La production a chuté quasiment de moitié. Et aucune réponse aux questions suivantes : quel est le facteur déclencheur du virus OsHV1 μvar ? D’où vient-il ? Pourquoi touchent-ils tous les bassins ostréicoles ? Où en est vraiment l’Ifremer dans ses recherches ?
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On est qu’au mois de mai et déjà, le virus OsHV1 μvar redevient très actif dans tous les bassins ostréicoles de l’île de Ré. La Flotte enregistre déjà entre 90 et 100 % de mortalité, Le Martray entre 40 et 60 %, Rivedoux autour de 70 %, Loix autour de 60 %. Seul le Fier d’Ars n’est pas trop touché actuellement, mais de notables différences ont été enregistrées entre les éleveurs. Certains ostréiculteurs n’auront pas d’huîtres à Noël.
Face à ce cataclysme, les deux syndicats ostréicoles, pourtant opposés sur nombre de sujets, ont décidé de travailler ensemble pour envisager des solutions de sortie de crise. L’organisation de manifestations pour se faire entendre est loin de faire l’unanimité, tous syndicats confondus, comme sur l’ensemble du territoire départemental. Certains demandent un audit de toutes les entreprises, composé d’un état des lieux et de projections, au cas par cas. “L’idée est d’arriver à dégager une véritable problématique ostréicole afin de l’intégrer au SCOT et de proposer des solutions aux entreprises pour qu’elles survivent”, précise Tony Berthelot, très favorable à cette démarche, à la différence de Jean-François Beynaud ou d’Alain Porsain.
Plutôt que de dépenser une somme faramineuse pour réaliser une étude qui, de toute façon, n’apportera aucune solution, selon Alain Porsain, ce dernier propose “un plan de jachère en échange d’une indemnité de surface. Ce qui permettrait de maintenir l’outil de production, en attendant qu’une solution soit trouvée”.
Dans le syndicat de Jean-François Beynaud, les ostréiculteurs préconisent un plan de financement sur deux à trois ans. L’objectif ?
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Le point avec Tristan Renault, directeur à l'Ifremer du laboratoire de génétique et de pathologie, à la station de La Tremblade, en Charente-Maritime.
Le Phare de Ré : Les recherches menées depuis 2008 ont-elles permis de trouver une solution pour éradiquer ce virus et en finir avec la mortalité des naissains ?
Tristan Renault : Il n’existe pas, pour l’heure, de solution miracle pour éradiquer le virus. Si de sérieuses pistes de sortie de crise sont envisageables, force est de reconnaître qu’elles restent réduites, car on travaille sur des invertébrés qui évoluent dans un milieu ouvert. Autrement dit, on ne peut pas utiliser la vaccination et l’usage de produits antiviraux représente un risque, car il pourrait se répandre partout dans la mer. Donc, cette solution est exclue.
Ce qui nous reste, c’est la régulation des transferts des huîtres d’un lieu à l’autre. À partir du moment où des mortalités de naissains sont déclarées à un endroit, il faut interdire tout transfert. Mais, au niveau français, l’application de cette règle est très compliquée, et, par ailleurs, tous les sites sont contaminés. En revanche, elle s’applique au niveau européen depuis 2010 et permet de protéger les zones où il n’y a pas de mortalité.
Quelle est, en conséquence, la principale piste de sortie ?
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Le dossier du Pays d'Auray a été retenu dans le cadre du fonds européen pour la pêche. Neuf projets locaux sont déjà dans les cartons. Avec, en toile de fond, la reconquête de l'image et de la qualité de l'eau.
«Cette fois, c'est du concret, pas une énième étude qui ne débouche sur rien, mais bien des projets pour développer le territoire et son identité maritime», souligne Jean-Yves Bannet, vice-président du Pays d'Auray, en charge des îles et des espaces côtiers. Le pays d'Auray est l'un des deux seuls territoires bretons (onze en France) retenus dans le cadre de l'axe 4 du nouveau Fonds européen pour la pêche (FEP), qui vise à «maintenir la prospérité économique et sociale des zones de pêche et d'aquaculture». Le Pays d'Auray dispose ainsi d'une enveloppe prévisionnelle de 1M€ pour financer des projets en lien avec le programme européen d'ici à 2013. «Les projets sont sélectionnés par un comité de programmation qui associe élus, associations et professionnels de la filière pêche et conchyliculture», souligne Anne Hirsch, chargée de développement économique au Pays d'Auray.
Un observatoire de l'eau
Parmi les neuf projets déjà déposés, la création d'un «observatoire de l'eau» est l'un des plus avancés. «C'était l'une de nos priorités depuis plusieurs annéespour reconquérir la qualité de l'eau», rappelle Hervé Jenot, président du Comité régional conchylicole de Bretagne-Sud, qui porte le projet. Cet observatoire va prendre la forme d'un site Internet, qui réunira enfin toutes les données microbiologiques des différents acteurs: bassins versants, Ifremer, Saur, Syndicat mixte ABQP (Auray, Belz, Quiberon, Pluvigner). «Ce sera d'abord un outil pédagogique et de vulgarisation à destination des professionnels, avant une éventuelle ouverture vers les particuliers». Le site Internet pourrait être mis en ligne dès le mois de septembre. Pour rappel, en dehors de la baie de Quiberon et de l'entrée du golfe, toutes les rivières du pays d'Auray ont été déclassées de la catégorie A à B depuis 2010. Avec l'obligation de passer en bassins tous les coquillages qui y sont élevés avant leur commercialisation.
Valoriser la Saint-Jacques
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Face à la manière dont l'Etat traite «la maritimité bretonne», la Bretagne ne se laissera pas faire et passera à l'offensive. Tel est le message envoyé par Jean-Yves Le Drian.
Hier, le conseil régional a détaillé son implication dans le processus de la réforme de la politique commune de la pêche. Cette présentation intervient à l'heure où la Bretagne est attaquée de tous les côtés sur la gestion des affaires maritimes. Jean-Yves Le Drian, son président, a critiqué le «déni de maritimité dont est victime la Bretagne à la suite de décisions récentes et insupportables». Le président du conseil régional dénonce le plan d'actions pour le milieu marin, énoncé par le ministère de l'Ecologie le 5mai. Ce décret dit «PAMM», qui détaille le programme pour atteindre ou maintenir un bon état écologique des eaux marines, redéfinit également la répartition des autorités... Et divise la Bretagne en trois: la Bretagne Nord sous l'autorité conjointe du préfet maritime de Cherbourg et du préfet de la Région de Haute-Normandie (Rouen); la Bretagne Sud sous la coupe du préfet maritime de Brest et du préfet de la région Pays-de-la-Loire; et une petite «Bretagne Celtique» sous l'autorité du préfet maritime de Brest et du préfet de région de Nantes....
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Le 25 mai 2011
Le pays d'Auray a été retenu pour mettre en place l'axe 4 du Fonds européen pour la pêche. Ainsi, plusieurs projets vont bénéficier d'une aide.
Pourquoi ? Comment ?
Quel est le but du Fonds européen pour la pêche ? L'objectif du Fonds européen pour la pêche (Fep) est de maintenir une prospérité économique et sociale dans les zones de pêche et d'aquaculture. Le pays d'Auray est l'un des deux territoires bretons à avoir été retenu pour appliquer l'axe 4 du Fep. Dès lors, le Syndicat mixte du pays d'Auray s'engage à agir collectivement pour la qualité de l'eau, favoriser un développement éco-responsable et valoriser les produits de la filière halieutique.
Quels sont les fonds mobilisés ? Une enveloppe d'1 million d'euros est mise à disposition du pays d'Auray, sur trois ans. Cette somme est financée à 50 % par l'Europe, 25 % par l'État, 12,5 % par la région et 12,5 % par le département.
Qui va gérer ces fonds ?
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Marennes-Oléron. Charente-Maritime. Depuis 2007, la Région Poitou-Charentes aide les entreprises de la Région à trouver de nouveaux marchés hors de France.
Dans ce cadre, le « Groupement Qualité Huitres Marennes-Oleron », regroupant 10 entreprises, vient de recevoir 10 000 € d’aide de la Région pour participer au salon européen de Bruxelles « Sea Food », et ainsi offrir de nouvelles perspectives d’expansion à ces producteurs.
La Région soutient activement les entreprises pour qu’elles se développent et créent de l’emploi et rappelle que toutes les aides accordées aux entreprises de la Région sont conditionnées par la signature d’une charte d’engagement qui impose à l’entreprise de ne pas licencier si elle fait du profit sous peine de devoir rembourser les aides publiques.
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Le 24 mai 2011
Les surmortalités des naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas : acquis des recherches en 2010

Spat oysters mortalities, Crassostrea gigas : research lessons in 2010
IFREMER - Avril 2011
Auteur(s)
Cochennec-Laureau Nathalie, Baud Jean-Pierre, Pepin Jean-Francois, Benabdelmouna Abdellah, Soletchnik Patrick, Lupo Coralie, Garcia Celine, Arzul Isabelle, Boudry Pierre, Huvet Arnaud, Pernet Fabrice, Bachere Evelyne, Bedier Edouard, Petton Bruno, Gaussem Florian, Stanisiere Jean-Yves, Degremont Lionel
Résumé
Depuis 2008, la filière ostréicole française doit faire face à des surmortalités exceptionnelles des naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas, (huîtres de moins d’un an) comprises entre 60 et 90% dans tous les sites d’élevage. Des cas de mortalité similaires ont été décrits en Irlande, dans les îles anglo-normandes, au Portugal en 2009 et au Royaume-Uni en 2010. Récemment deux épisodes de mortalité, associés à la présence d’un virus OsHV1 μvar (ou un variant très proche) ont été également décrits en Nouvelle Zélande (décembre 2010) et en Australie (janvier 2011) soulignant la vulnérabilité de la filière ostréicole dans le monde. L’objectif de ce document est de faire un point sur les recherches menées depuis l’apparition de ce phénomène et de présenter les acquis scientifiques et techniques obtenus suite aux études menées en 2010 par différents acteurs de la filière (Laboratoires Ifremer et Centres techniques régionaux) dans le cadre du projet « surmortalité des huîtres creuses, Crassostrea gigas ». Ces résultats ont été présentés au cours de deux journées en décembre 2010 à l’Ifremer de Nantes, aux quelles participaient la DPMA, la DGAl, l’ANSES, le CNC, certaines CRCs et l’ensemble des scientifiques impliqués.
Pour plus d'informations et télécharger le rapport, cliquer : archimer.ifremer
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En Bretagne, l'eau est passée au-dessus des 16º. Et pour la quatrième année, c'est l'hécatombe chez les huîtres juvéniles. Les stocks fondent et la profession ne voit pas le bout du tunnel.
«Selon les secteurs, 30 à 80% des juvéniles vont disparaître. Dès que la mer se réchauffe, c'est reparti! En 2010, ça a commencé par la Corse, puis l'étang de Thau, Arcachon et le Morbihan avant de remonter vers la côte Nord. Cette année, la chaleur est arrivée avec un mois et demi d'avance!» Porte-parole du comité conchylicole pour la Bretagne-Sud, Hervé Jenot estime que la profession est «KOdebout».
Totalement empirique
En quatre ans, quelles parades les ostréiculteurs et les scientifiques ont-ils trouvées pour lutter contre le virus et les bactéries qui s'attaquent aux naissains d'huîtres? «Tous les ans, on essaie des nouvelles techniques. On s'inspire de ce qui réussit chez les autres. C'est totalement empirique pour l'instant». Un ostréiculteur pensait avoir trouvé la solution: il a copié les techniques coréennes, en remontant les naissains sur l'estran pour qu'ils restent 10heures hors d'eau. «Ça a marché l'an dernier. Pas cette année».
Quant à la «piste japonaise»,.....
Les stocks fondent
Il faut trois ans pour faire une huître. Ça fait quatre ans que la reproduction est mise à mal.Les entreprises ont du mal à garder la tête hors de l'eau. «Depuis 2008, nous sommes indemnisés au titre des calamités agricoles. Les deux premières années, les aides ont permis de maintenir la trésorerie des exploitations sans renflouer le cheptel.En 2010, il y a eu un effet ciseau, les entreprises ont diminué leurs effectifs et dans le même temps, le prix des huîtres a augmenté». Mais 2011 s'annonce douloureuse: «Le consommateur n'achètera pas beaucoup plus cher, il y aura moins d'huîtres à vendre et il sera difficile de comprimer davantage les effectifs»....
Diversification ou changement d'activité?
Un tiers des entreprises ostréicoles pourraient fermer d'ici un an, en Bretagne-Sud….
Un nouveau fonds spécial pour l'ostréiculture
Plus de 3.000 personnes travaillent dans les chantiers ostréicoles bretons (2.000 équivalents temps plein), selon le comité régional de la conchyliculture. Elles sont 5.000, selon la CFDT. Pour éviter une hémorragie des emplois, plusieurs dispositifs ont été mis en place. Notamment l'«activité partielle de longue durée» qui prévoit une formation indemnisée sans licenciement pendant près de deux ans. Mais l'employeur devait jusqu'à présent continuer à verser 20% du salaire et les dossiers avaient bien du mal à se mettre en place. Ça va changer: «On nous a annoncé la création rapide d'un fonds ostréicole interministériel. Le chômage partiel sera indemnisé à 100%» a annoncé hier Goulven Brest, le président du Comité régional conchylicole. Les dossiers des salariés devraient donc se débloquer rapidement. Ce qui ne résoudra pas le problème de la baie de Quiberon où seules une dizaine d'entreprises sur cinquante devraient survivre. Leur modèle économique, qui repose sur la quantité et le faible coût, est aujourd'hui remis en cause.
Bourse aux emplois agricoles en Morbihan
Pour leurs salariés, une initiative arrive à point. La CFDT du Morbihan a annoncé hier que la MSA (80% des salariés ostréicoles), la FDSEA et le service social maritime viennent d'obtenir de la Bourse régionale d'emplois agricoles (AEF) qu'elle propose des postes dans les secteurs du maraîchage, de l'horticulture et des espaces verts, aux employés du secteur ostréicole. Qu'ils soient encore en activité ou déjà au chômage. Renseignements Les offres d'emploi sont consultables en temps réel sur www.anefa.org et il est possible de téléphoner à l'AEF au 02.97.46.22.14 où une opératrice enregistre les demandes.
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Normandie : Création d’un centre de référence sur l’huître (CRH)
La mer représente, en Basse-Normandie, un vaste champ d’études où les compétences sont nombreuses et variées. La Région propose donc, aujourd’hui, de fédérer ces forces pour mieux les valoriser à travers un Institut de la Mer et du Littoral.
En Basse-Normandie, la mer et ses 470 km de littoral sont porteurs d’une très grande richesse. Pour les mettre en valeur et les préserver, un grand nombre d’acteurs sont mobilisés. Le monde de la conchyliculture l’a constaté avec le virus qui décime les parcs depuis quelques années. « D’un côté, les écloseries font des recherches sur des lignées encore plus résistantes, explique Michel Mathieu, directeur de l’IFR 146 ICORE à l’Université de Caen Basse-Normandie. Et parallèlement, une large palette de personnes doivent se pour comprendre ces mortalités et aboutir à l’amélioration des pratiques d’élevage. Il faut avoir une vision écosystémique. » Face à ces grands problèmes, « nous avons effectivement besoin d’une fédération des compétences », appuie Josette Travert, Présidente de l’Université de Caen Basse-Normandie. Un centre de référence sur l’huître a donc été créé pour répondre à cette volonté. « Les attentes des conchyliculteurs sont fortes. Nous avons besoin des compétences des scientifiques, au même titre qu’eux ont besoin des informations de terrain que nous leur fournissons », renchérit Joseph Costard, président du Comité Régional Conchylicole Normandie Mer du Nord.
Fédérer les forces en région…
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Moules, Saint-Jacques, gambas sont quelques pistes de nouvelles filières pour les professions de la mer.
Ce printemps, l'herpès virus continue de ravager les stocks de jeunes huîtres du bassin d'Arcachon, qu'elles soient naturelles (nées dans le Bassin) ou nées en écloserie. D'après le Comité régional conchylicole du Bassin (CRC), 50 % du captage 2010 est déjà mort. En attendant une seconde vague de mortalité cet automne, quand la température de l'eau redeviendra fatale, c'est-à-dire à 16 ou 17 degrés.
Dans ces conditions, la diversification devient cruciale : « Nous n'avons pas encore de pistes de sortie, expliquait hier Olivier Laban, le président des ostréiculteurs arcachonnais. Nous subissons ces mortalités depuis quatre ans. Il ne faut plus attendre et je pense qu'il y a une attente de mes collègues au sujet de la diversification. »
« Incontournables »
Certains ostréiculteurs se sont lancés dans la dégustation, d'autres dans le pescatourisme. Certains imaginent aussi la création de gîtes de mer.....
Des conférences étaient programmées : le captage et l'élevage de moules, l'élevage des gambas, des crevettes, des pétoncles noirs, des Saint-Jacques, les casiers de pontes de seiches, etc. Autant de coquillages et d'espèces qui existent déjà ici, mais pas assez (le pétoncle et la Saint-Jacques) pour envisager une production.
« Le but, c'est d'essayer de favoriser l'avenir des métiers de la mer, précise Anne Littaye, chef de projet du PNM, et donc d'ouvrir des voies possibles pour une diversification de ces professions. Le Parc peut initier des études et des essais pour proposer de nouvelles filières. » Et donc aider au maintien et au développement des professionnels de la mer ici, « ce qui est une demande très forte des acteurs et utilisateurs du Bassin »....
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Le 23 mai 2011
Depuis plusieurs semaines, une équipe de bénévoles s'active à préparer la 39e édition du Salon national du matériel ostréicole, aquacole, cultures marines et pêche. Et, à deux jours de l'inauguration, le quatuor Yves, Maurice, Roland et Jacques a relevé les manches, bientôt rejoints par Jean-Paul, Alain, Claude, Christian, Denise et les conjoints car, comme chaque année, la tâche est grande.
Optimisme de rigueur
Chacun s'affaire donc dans son domaine et pas la peine de se décourager, malgré les difficultés rencontrées ces dernières années par la profession, les ostréiculteurs en particulier. Impossible dans ces conditions de ne pas évoquer la situation avec le professionnel Yves Papin, à l'heure où la mortalité des juvéniles s'annonce encore exceptionnelle. « Pas question de baisser les bras, nous avons connu des situations similaires par le passé et nous comptons bien surmonter cette crise. »…
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Le 22 mai 2011
Les taux de pertes sont considérables en Seudre et sur la Charente.
Le célèbre patoisant saintongeais Piqthiu revient d'un Tour de France gastronomique avec un conseil dans la besace, qu'il ne s'est pas fait prier de livrer aux ostréiculteurs qu'il rencontrait hier à La Tremblade : « Arrêtez de parler des mortalités, parce qu'à l'autre bout du pays, ils n'osent plus manger d'huîtres. Ils pensent que les causes de la mortalités des jeunes huîtres peuvent affecter la santé de l'homme ». Que cela soit une fois encore affirmé ici, le virus et la bactérie qui déciment les cheptels ne sont agressifs que pour l'huître. Les scientifiques n'ont de cesse de le répéter, les professionnels sont à l'unisson, et si, sur ces quatre dernières années désastreuses un individu était tombé malade après avoir tordu le cou à une telle huître, la traînée de poudre n'aurait pas tardé à embraser le paysage médiatique. Les huîtres restent bonnes. Mais elles continuent de flancher dès l'arrivée des premiers rayons de soleil, c'est tout aussi certain. Le phénomène a été observé avec « une quinzaine des jours d'avance » cette année, note même l'ostréiculteur port-barquais Michel Grasset. Et comme l'année dernière, la vague a déferlé, foudroyante sur « trois ou quatre jours au début du mois ». Ces jeunes huîtres captées l'été dernier sont mortes à 50-60 % sur les nurseries de la Charente, avec, selon lui, des ravages croissants au sud de cet estuaire. Pour ce qui est des zones de dépôt de collecteurs de la Seudre, Gérald Viaud note des pertes supérieures à 90 %.
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L'Observatoire du plancton, à Port-Louis, n'a pas attendu longtemps avant de se faire un nom. Aujourd'hui, ce «laboratoire» pédagogique est le guetteur de la rade. Une bande de copains, c'est sans doute la seule manière de définir l'Observatoire du plancton de Port-Louis. Autour de Pierre Mollo, scientifique, et de ses amis, dont Claude Tuauden, l'observatoire s'est implanté dans un local municipal proche du port de la Pointe. Il a choisi d'être un lieu de diffusion de la connaissance du plancton. Claude Tuauden, par exemple, a plus de 20 ans d'expérience professionnelle dans le monde de l'aquaculture. Palourdes, homards, crevettes, huîtres, il sait de quoi il parle lorsqu'il prononce le mot plancton. Sans ces algues et animaux microscopiques, il n'y aurait sans doute pas de coquillages et de poissons.
De l'observation à l'expérimentation
L'observation du plancton à travers les prélèvements réalisés dans la rade, ce fut la première étape de cette «maison de la connaissance» qui emploie aujourd'hui deux permanents ainsi que quatre à cinq stagiaires. Cet hiver, par exemple, ils ont découvert des traces d'Alexandrium dans la rade. Il s'agit d'une micro-algue rouge qui peut devenir mortelle si elle est absorbée à des doses importantes. Pour se diversifier, l'observatoire, que dirige un triumvirat féminin composé de Claudine, Nicole et Marcelline, a décidé de se lancer dans la culture du phytoplancton. C'est le domaine de Claude Tuauden.
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Le 21 mai 2011
Alors que le salon conchylicole ouvre ce matin, un audit expose la situation des entreprises face à la crise.
Rien ne change dans le paysage des mortalités. Pour la quatrième année, le printemps charrie ses coquilles vides. Cette saison encore, le taux de mortalité des juvéniles captées l'été dernier n'est pas moins alarmant que lors des cycles antérieurs. Les pertes sont sévères, jusqu'à 80 % chez certains. La tendance s'affirme depuis le début du mois de mai et les premiers réchauffements de l'eau circulant dans les pertuis. La crise continue donc de dévider son sinistre écheveau. C'est dans ce contexte que le Comité régional conchylicole a lancé une étude économique dont les résultats seront diffusés dans le détail avant l'été. Durant une année, les consultants nantais de Via Aqua et rochelais de Bernard Gaillard Consultants ont exploré la filière.
Une immersion, explique le directeur du comité conchylicole marennais Laurent Champeau, afin de « mieux connaître ses fonctionnements, et avec l'idée de cerner ses forces et ses faiblesses. Connaître l'ostréiculture, cela paraît une évidence. Mais nous ne sommes jamais rentrés à ce point dans le détail. L'étude nous montre bien la complexité d'un métier qui est loin d'être monolithique. Il y a la production, il y a ceux qui produisent et commercialisent, ceux qui font du captage naturel, de l'écloserie, des deux, ceux qui adoptent un cycle de production complet, les tenants d'un cycle sur des huîtres que d'autres font grossir, et toutes les combinaisons possibles et imaginables. » Il en existe « plusieurs centaines », notent les consultants dans leur rapport.
Une étude qui débute par un état des lieux dont voici les principales tendances. Précisons que ces éléments reflètent une situation actualisée jusqu'en 2009. Les effets de la surmortalité de l'année dernière n'y figurent donc pas.
2 200 emplois
La conchyliculture en Poitou-Charentes, ce sont 908 entreprises, dont 53 spécialisées dans la production des moules. Ce vivier procure de l'emploi à 6 700 personnes en Charente-Maritime, soit 2,6 % de la population active du département. « Il s'agit d'une catégorie professionnelle stable, très attachée à son métier et à son milieu et, en même temps, très fluctuante car fortement marquée par le cycle de l'huître », peut-on lire. D'où le recours aux contrats saisonniers et ponctuels. A l'aune de ces particularités, les 6 700 personnes ne représentent plus « que » 2 200 emplois en équivalent temps plein.
Un faible endettement…
Fragilité des expéditeurs…
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Réforme de la Politique Commune de la Pêche : Coup de pouce à l’aquaculture
Attendues avec impatience, les propositions relatives à la réforme de la politique commune de pêche (PCP), devraient être présentées par la Commission européenne le 13 juillet prochain. Objectif d’un rendement maximal durable atteint au plus tard en 2015, application du principe de précaution, contrôle des prises et débarquements, développement d’une pêche plus sélective, adaptation des flottes : le projet actuellement soumis à la consultation interservices au sein de la Commission présente une série d’options qui sont loin de faire l’unanimité. Au titre du traité de Lisbonne, le nouveau règlement qui régira la poursuite des activités de pêche, l’aquaculture et l’organisation commune des marchés sera adopté en codécision Parlement européen/Conseil.
La nouvelle PCP visera par ailleurs à stimuler et promouvoir l’aquaculture. A cette fin, les Etats membres devront élaborer des stratégies nationales de développement de ces activités pour 2014 au plus tard. Ces stratégies devront définir des objectifs et prévoir les mesures nécessaires pour s’y conformer, de simplification administrative (obtention des licences) et pour améliorer et garantir les conditions d’accès à l’eau et à l’espace pour les opérateurs. Ils devront élaborer des indicateurs de durabilité environnementale, sociale et économique propres à ce secteur. Ces stratégies devront également évaluer et traiter les impacts potentiels de l’aquaculture sur les ressources biologiques marines et leurs effets transfrontières éventuels. Source : Europolitique : Pêche : Les propositions de réforme de la PCP se précisent
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Le 20 mai 2011
Mortalités des huîtres 2011 : Résistance des huîtres captées en Méditerranée en 2010
On constate très peu de mortalité (3%) sur les huîtres captées à Bouzigues et Mèze en 2010 et un peu plus (20%) sur les huîtres captées à Marseillan. Ces huîtres étaient de taille légèrement inférieure à celle observée sur les autres zones. Le captage a eu lieu un petit peu plus tard qu’à Bouzigues et Mèze.
Par contre, on constate 37% de mortalité sur le captage tardif: ce sont des huîtres captées en septembre 2010, après le gros pic de mortalité de l’été 2010. On pourrait donc penser qu’elles ont été moins intensément confrontées aux causes du phénomène de mortalité en 2010 et qu’elles le sont plus intensément en 2011….. Pour plus de précisions, cliquer Ici
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Le 18 mai 2011
L'Association de défense des artisans marins pêcheurs du Morbihan (Adamp 56) tire la sonnette d'alarme dans une lettre ouverte aux ostréiculteurs datée de début mai.
Opposition ferme à l'immersion des vases
Elle lance un appel à la profession pour sauver le métier et rejoindre l'association. «Face à l'immersion de vases, nous pourrons avoir des positions communes devant les pouvoirs publics (un courrier a déjà été en préfecture le 30décembre 2010 au sujet des vases). L'avenir de nos métiers passe par des eaux côtières de qualité et l'arrêt de certaines pratiques qui ne font que dégrader nos conditions de travail et mettent en péril nos professions. Nous sommes opposés très fermement à l'immersion des vases dans des sites à proximité des lieux de pêche», indique Guénaël Riguidel, président, dans son courrier.
La pêche des coquilles Saint-Jacques compromise
L'association dénonce les algues vertes, les macros déchets, les eaux troubles et vaseuses ou encore le rejet en mer des stations d'épuration. «Pour des raisons sanitaires, la pêche de coquilles Saint-Jacques a été arrêtée et la prochaine campagne semble compromise», ajoute le président. La Saint-Jacques serait victime d'une toxine la rendant impropre à la consommation pendant de nombreux mois.
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Le 17 mai 2011
En Bretagne, les conchyliculteurs craignent moins le parc d'Iroise que la pression démographique.
A une demi-heure de route au nord de Brest, le littoral breton compose une mosaïque complexe. La côte des Légendes s'offre entre ses écueils de granit rose, ses plages ciselées et ses prés salés. L'Atlantique et la Manche scellent une union sauvage : enfer des marins quand la houle déferle. Un paradis aussi, où la diversité biologique s'épanouit là où la mer s'insinue loin dans les terres, pour lécher une lande touffue d'ajoncs lumineux et de bruyères rosées. Le cœur de cet écosystème de 22 000 hectares, ce sont les abers, Benoît et Wrac'h. Un classement en site Natura 2000 intervenu en 2007 souligne leur grand intérêt biologique. Le parc marin de la mer d'Iroise, qui s'étire à la pointe de Bretagne, est à un battement d'aile de goéland. Qui sait, poussera-t-il un jour ses limites jusqu'à englober ces joyaux du nord Finistère ? Les scientifiques ne s'accordent-ils pas à leur reconnaître un fonctionnement biologique étroitement relié à la mer d'Iroise ?
Mais qui contrôle en amont ?
Autant le dire d'emblée, Yvon Madec est buté comme un vieux bouc. Il revendique être « opposé à toute contrainte ». À une époque où les ostréiculteurs n'étaient que trois le long de la côte des Légendes, le producteur de l'aber Benoît était de ces pionniers. Il emploie aujourd'hui 25 personnes.
La famille Madec, qui produit du coquillage depuis 1898, a surmonté bien des crises, dont un premier épisode de mortalité sur l'huître plate, dans les années 20, le naufrage de l'« Amoco Cadiz » à quelques dizaines de kilomètres en 1978, et une seconde vague tueuse sur la plate en 1980, ne sont que les faces émergées. C'est aujourd'hui à l'huître creuse qu'il cultive exclusivement sur captage naturel (en rade de Brest) de donner ses coups de butoir sur l'économie de l'exploitation.
Mais les Madec ont toujours franchi la mauvaise houle. L'idée d'une extension du parc marin d'Iroise, ou le classement des abers en zone de protection Natura 2000, ne constituent-ils pas de nouvelles lames scélérates ? « Vous savez, pour vivre heureux, vivons cachés. Un de ces jours, ils vont nous découvrir des herbiers de zostères et ils viendront nous interdire d'exploiter », tranche le gaillard des Viviers de Prat ar Coum, membre de la section régionale conchylicole de Bretagne nord.
« Ce qui est étonnant, c'est que, côté terre, il n'y a pas beaucoup de contrôle. Une bande de 500 mètres doit nous protéger des épandages de lisier, mais il y a toujours des demandes dérogatoires ! » Sans parler des épandages sauvages. « Pourtant, il y aurait des solutions faciles, comme placer des GPS sur les tracteurs… »....
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Le dossier, qui sera mis à l'enquête publique en août prochain, reste incomplet. La version présentée en début de mois sera rectifiée.
Une mission d'étude pour définir un périmètre et des orientations générales, puis, une enquête publique, enfin, le décret du ministre de l'Écologie. Ce sont les trois étapes qui devraient conduire à la création du parc naturel marin estuaire de la Gironde-pertuis charentais. Une gestation de deux ans qui a commencé en mars 2009, après qu'une analyse stratégique eut montré « l'intérêt de la zone des pertuis et de l'estuaire » relié à ses écosystèmes.
Depuis lors, la mission constituée pour porter ce projet de l'État a organisé 400 rencontres avec tous les acteurs du milieu maritime. Dont 14, thématiques, sur les écosystèmes et le patrimoine naturel, la qualité de l'eau, les activités professionnelles ou de loisirs, mais aussi l'exploitation des ressources ou l'érosion du trait de côte.
La date du 22 août prochain est fixée comme seuil de l'enquête publique. La concertation s'élargira alors au public. Celle conduite avec les acteurs maritimes et les collectivités arrivera ainsi à son terme. Pourtant, tous les écueils ne sont pas contournés. Loin s'en faut. Le 9 mai dernier à La Rochelle - où se tenait la troisième grand-messe de ce dialogue entre les préfets porteurs du projet et les usagers du littoral des trois départements bordant le parc -, on a entendu s'élever la voix des conchyliculteurs et des pêcheurs professionnels. Mettant en avant le caractère patrimonial et identitaire de leurs activités, ils ont exigé une orientation qui leur soit propre, et brandi la menace de ne plus prendre part aux travaux en cas de fin de non-recevoir. Les préfets ont plié, il faut donc réécrire une partie du projet.
Pas d'a priori sur la pêche.....
Le combat pour les sièges......
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Le 16 mai 2011
Depuis un certain temps l’étang de Thau est victime des eaux noires délestées par des petites péniches et autres bateaux habitables de passage. Ce problème récurrent a fait l’objet de nombreux échanges lors de réunions entre élus, professionnels de l’étang ou usagers. Mais il semble que ces discussions, parfois très engagées, n’aboutissent pas. Thierry Baëza, adjoint à l’environnement et au cadre de vie à la Ville de Mèze, a adressé un courrier aux présidents de Thau agglo, Hérault Méditerranée, CCNBT, SMBT (Syndicat mixte du bassin de Thau) ainsi qu’aux conseillers généraux concernés pour les sensibiliser sur ce point. Car si l’ensemble des acteurs est conscient de cette situation, aucune action ne paraît être mise en place pour trouver une solution à cette problématique qui touche le bassin de Thau, le Canal du Midi et le canal du Rhône à Sète.
"Si le tourisme est une économie non négligeable pour la région, il ne doit pas se faire au détriment des activités professionnelles de l’étang, la conchyliculture et la pêche, rappelle Thierry Baëza dans son courrier. Et la solution existe. Il reste à déterminer qui doit la mettre en place. Une action commune entre l’État, la région, le conseil général, la communauté d’agglomération, la communauté de communes, le syndicat mixte et les collectivités devrait solutionner le problème." L’élu rappelle d’ailleurs que durant le mois de juillet 2010, "une des plages de Mèze a été interdite à la baignade suite à un taux de coliformes fécaux important dû à un délestage de pénichettes. Cette fermeture a été néfaste pour l’image de la ville, de l’étang, mais aussi pour celle des activités professionnelles."…
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Le 14 mai 2011
En Charente-Maritime, les paysans des plaines irriguées et paysans de la mer plaident ensemble pour les réserves de substitution afin de pallier le manque d'eau douce
Fallait-il s'étonner de voir les hommes de l'aval (le bassin de Marennes-Oléron et plus largement la bande côtière du département) et ceux de l'amont (les terres irriguées), poursuivre la discussion sur le trottoir, devant la préfecture, une fois close la réunion ? Michel Bertin, le président du syndicat ostréicole Apromarais et ses collègues du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, Michel Grasset et Jacques Baron, jouaient donc les prolongations avec le président de la Chambre d'Agriculture, Luc Servant, et le président des irrigants, Daniel Seguin…....
« Les beaux discours »
Il n'est donc pas exclu aujourd'hui que, comme ils l'avaient entrepris en 2006 avant de parvenir à décrocher un largage d'eau au canal de l'Unima à Charras (sur le bassin versant de la Charente), les ostréiculteurs manifestent leur colère. Elle se noie dans les promesses : « c'est toujours la même chose, il y a les beaux discours à chaque crise, mais après, rien n'est fait pour un partage équitable. »
La veille de cette réunion, Michel Bertin l'avait écrit au préfet de la Charente-Maritime, avec copie du courrier transmise aux élus concernés par le secteur ostréicole. On peut lire : « je suis outré des décisions qui ont été prises au comité quantitatif du 28 mars dernier. Outré par ce gel des restrictions d'irrigation avec pour seule explication que les agriculteurs n'avaient pas encore obtenu leurs réserves de substitution. Outré, parce que le choix est clairement fait de tuer la conchyliculture, de continuer la culture intensive d'une plante d'une région tropicale humide. Monsieur le préfet, il ne faut pas oublier que la richesse de la Charente-Maritime part de l'océan. »
« Les racines de l'océan »
Michel Bertin, sur la même veine, ne se lasse pas de citer avec gourmandise Isabelle Autissier qui a pris part active au Grenelle de la mer : « elle a toujours dit que les rivières étaient les racines de l'océan. C'est la plus belle image qui définit la protection du littoral. »
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Le nouveau préfet, Patrick Stefanini, aime les huîtres. Hier matin, toutefois, il n'en a pas dégusté à la cabane ostréicole d'Olivier Laban, sur le port de Meyran ouest. Trop tôt peut-être.
Une semaine et demie après sa prise de fonction, le nouveau préfet effectuait hier sa première visite dans l'arrondissement d'Arcachon. Une journée débutée, de bonne heure, sur le port ostréicole de Gujan-Mestras : « Je découvre un secteur de production dont je mesure les difficultés depuis quelques années. Mais j'ai plaisir d'avoir affaire à quelqu'un qui n'est pas abattu, ce n'est pas un professionnel qui courbe la tête, qui fait face. »
Les jeunes huîtres - « Ce qui me plaît, ajoute le préfet, c'est de l'entendre dire que si on ne travaille pas, on ne s'en sort pas. »
Le président du Comité régional de la conchyliculture a longuement expliqué au préfet, tout en lui faisant visiter ses installations, la nouvelle crise de l'ostréiculture avec l'absence de naissain et la mortalité des jeunes huîtres.
Patrick Stefanini se souvient être venu en Gironde, « il y a trois ou quatre ans » avec le préfet Idrac « en plein soubresaut du test de la souris ». Olivier Laban salue l'action de Dominique Schmitt, prédécesseur de Patrick Stefanini, pour son écoute et son implication dans le dossier des huîtres, notamment auprès du ministre Bruno Le Maire, pour le remplacement du test de la souris par le test chimique.
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La secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts est venue à Lestre (Manche) jeudi après-midi pour échanger avec les ostréiculteurs sur l'épidémie qui frappe leurs élevages d'huitres.
Cécile Duflot, la secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts, a rencontré les ostréiculteurs travaillant dans la dizaine d'exploitations de Lestre ce jeudi après-midi pour parler de la surmortalité qui frappe les naissains d'huitre de leurs élevages depuis quatre ans. "Le taux de mortalité chez les naissains est de 70% en moyenne", soupire Raphaël Leblond, ostréiculteur.
Cécile Duflot a tenu à rappeler son soutien à la profession : "Il appartient à la puissance publique de les aider à passer ce cap difficile. Les élus Europe Ecologie Les Verts de la région réfléchissent aux modalités avec lesquelles ils pourraient les aider".
Les professionnels ont abordé le manque de subventions et la perte des emplois due à la diminution de la production d'huitres. "C'est un chantier fantôme. 30% de notre personnel est au chômage technique", se désole Raphaël Leblond.
Les ostréiculteurs ont également évoqué les difficultés financières et administratives auxquelles ils doivent faire face en tentant de diversifier leurs activités pour traverser cette crise. Certains croisent des familles d'huitres existantes afin de produire leurs propres naissains. D'autres organisent la visite des parcs à huîtres.



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Président du Nouveau centre, ex-Ministre de la Défense et des anciens combattants, Hervé Morin a présidé une table ronde sur le thème de l'ostréiculture, à l'invitation de Maurice de Saint-Denis.
Dans le cadre de son tour de France à la rencontre des forces d'innovation et de création, Hervé Morin a fait escale dans la Manche le jeudi 5 mai. Il a visité un élevage bovin à Saint-André de Bohon et a participé à une table ronde sur les filières lait et viande à l'invitation de Pascal Ferré, vice-président de la FNSEA.
Puis il a rencontré des ostréiculteurs à Bréhal, chez Maurice de Saint-Denis, dans la zone d'activités du Clos des Mares. A cette occasion, il a fait une déclaration au sujet de sa candidature éventuelle. "S'il fallait qu'il y en ait une, elle serait proclamée en Normandie." Pour l'heure, il ne veut pas polémiquer avec Jean-Louis Borloo : "Il faut éviter de nous combattre".
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Le 13 mai 2011
Mortalité des huîtres et pratiques culturales
Les pratiques culturales peuvent-elles permettre de réduire la surmortalité du naissain d’huîtres creuses ?
Ifremer - Mars 2011
Récapitulatif des essais d’élevage et expérimentations zootechniques menés sur le territoire français entre 2008 et 2010
L’objectif de ce document est de faire le point sur les informations scientifiques et techniques recueillies sur le littoral français concernant la relation possible entre les pratiques culturales et la surmortalité qui touche le naissain d’huîtres creuses Crassostrea gigas depuis 2008. Cette relation est étudiée dans le cadre strict de plusieurs dizaines d’expérimentations menées sur le terrain (mer, estran, claires) par les équipes Ifremer, Instituts techniques et assimilés.
Depuis la fin du siècle dernier, l’approvisionnement en naissain basé dans l’ostréiculture traditionnelle sur le captage sur collecteurs dans des bassins « naisseurs », s’est enrichi d’une nouvelle source en provenance d’écloseries. Cette production d’écloserie, souvent faite de naissain triploïde (3n), a pris un essor considérable depuis le début des années 2000. Deux types de naissain cohabitent donc dans les écosystèmes conchylicoles : le naissain de captage et le naissain d’écloserie.
Le naissain d’écloserie dont il est question dans cette synthèse, provient à la fois d’écloseries privées ou des écloseries expérimentales de l’Ifremer (La Tremblade ou Argenton). Le naissain de captage provient des bassins naisseurs traditionnels de Marennes Oléron et d’Arcachon, des bassins en émergence des Pays de la Loire et Bretagne, et de quelques essais menés en Méditerranée. La saison de captage s’échelonne sur plusieurs semaines ; les pontes pouvant être, selon les années, plus ou moins précoces ou tardives. Parfois la ponte est unique et massive.
La mortalité d’une population de naissains, à un moment donné du cycle de vie, dépend pour partie des conditions rencontrées durant la période de l’expérimentation, mais aussi des conditions de vie (susceptible d’induire une sélection sur la population) à des stades antérieurs. Sur ces plans, l’huître d’écloserie et de captage sont rarement semblables.
Cette étude ne traite pas de la sélection génétique ni de la thématique pathologie (ni des éventuelles interactions entre le virus herpes OsHV-1 et le Vibrio splendidus souvent rencontré et associé aux épisodes de mortalité). Le champ de l’étude porte sur les « pratiques culturales » que l’on définira comme étant l’ensemble des techniques mises en œuvre pour élever des animaux sur estran. Ce sont bien les pratiques à l’échelle d’un éleveur particulier dans le contexte général qui sont examinées et non les pratiques collectives susceptibles d’avoir favorisé ce contexte.
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Touchés par Xynthia, les locaux de la ferme aquacole, rénovés et agrandis, ont été inaugurés mercredi. Xynthia n'y est plus qu'un mauvais souvenir (ou presque). Mercredi matin, les nouveaux locaux du CREAA (Centre régional d'expérimentation et application aquacole), situé au Château-d'Oléron, ont été inaugurés en présence de nombreuses personnalités.
Xynthia avait tout noyé
Il y a plus d'un an, la tempête avait noyé tous les bâtiments sous plus d'un mètre d'eau et de vase. Du mobilier aux véhicules en passant par les archives, tout ou presque avait été détruit. Seules rescapées : les données informatiques.
Un an de travaux plus tard et un million d'euros injectés notamment par le Département et la Région, la rénovation est achevée. Les bâtiments ont été agrandis et équipés de 230 mètres de panneaux photovoltaïques. Situées sur un marais de 14 hectares, les digues endommagées pendant Xynthia ont été rehaussées. Une partie des bassins a dû être curée et reprofilé.
Comprendre, accompagner
Depuis 1986, le CREAA gère la ferme d'application aquacole du Château-d'Oléron ainsi que les fossés à poissons du Moulin des Loges ou encore les 16 parcs de l'observatoire conchylicole. Ses missions toutes liées au développement de l'aquaculture et de la conchyliculture sont nombreuses et variées : il s'agit aussi bien d'accompagner les techniques ostréicoles que de comprendre la surmortalité actuelle des huîtres. Le CREAA mène également plusieurs programmes en partenariat avec l'Ifremer sur les risques littoraux ou encore la diversification des activités en marais. Depuis quelques mois, à la demande du Conseil général, un membre de l'équipe planche sur la création d'un récif artificiel au large de l'île d'Oléron dans le but de favoriser certaines espèces locales comme le bar, le maigre ou la sole. Un exemplaire de ce qui pourrait être immergé d'ici à un an est actuellement en démonstration sur le parking du CREAA.
Observatoire ostréicole du littoral charentais (Creaa)
Le point à la fin de l’année 2010
Résumé
La poursuite des sur-mortalités du naissain reste l’élement marquant de cette année 2010. Les pertes sont cependant en lèger retrait par rapport à l’année passée et retrouvent le niveau de l’année 2008. Les chiffres de notre observatoire montrent que 25 % du naissain a survécu. Cependant, le cas du parc de La Flotte sur la côte nord de l’île de Ré montre que les niveaux de mortalité cumulée sur un même site pendant les deux premières années peut rendre insupportable la poursuite de l’exploitation sur ces sites.
La situation des huîtres marchandes doit continuer à nous alerter du fait de la hausse des mortalités depuis 2007.
La croissance de tous les lots a été légèrement supérieure à la normale car elle a permis de dépasser le niveau habituel des poids en fin d’année. Le naissain fait exception car il a été handicapé au départ par une petite taille héritée de la de la période tardive de captage en 2009.
À la fin de l’année, les huîtres marchandes présentaient en moyenne le poids d’une huître de calibre 3.
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Le 11 mai 2011
Le Conseil scientifique ostréicole aquitain, créé en 2006, poursuit ses travaux
Il avait été présenté comme l'une des réponses aux crises ostréicoles de 2005 et 2006. À ce moment, les tests de la souris faisaient état d'une toxicité inconnue. Alors qu'un programme national était piloté par l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) afin d'identifier les raisons de la mortalité des rongeurs, la Région Aquitaine avait mis en place un Conseil scientifique ostréicole aquitain (CSOA). Où en est-on, cinq ans plus tard ? Le test de la souris est mort, remplacé par les analyses chimiques. Au sein de la station d'Arcachon, Benoît Sautour, qui était l'un des référents du dossier, explique que les travaux s'inscrivent aujourd'hui de manière plus large dans le cadre de la recherche littorale en Aquitaine (programme Osquar, qui s'achèvera en 2013).
« Multistress »....
Un an de suivi sur le Bassin....
La contamination des larves
Un autre volet de la recherche porte sur les stades larvaires. « Il s'agit de les soumettre à ce cocktail de contaminants en laboratoire », explique Patrice Gonzalez, pour qui, si la thèse du virus domine, l'impact des contaminants n'a pas été suffisamment pris en compte dans l'étude de la mortalité des naissains.
Dernier point des recherches : l'aspect alimentaire de l'huître. Le phytoplancton dont elle se nourrit est-il lui aussi contaminé ? En plus de ces volets, Benoît Sautour rappelle que les travaux du LPTC (laboratoire de physico- et toxico-chimie de l'environnement) sont toujours en cours. Un travail de fourmis accompli sur le Bassin qui ne se révèle pas complètement inutile : Benoît Sautour se rappelle une chose....
« Aujourd'hui la réglementation prévoit une sectorisation, c'est incontestablement l'un des résultats de notre programme de recherche. »
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Le 10 mai 2011
Olivier laban est président de la Caisse locale du Crédit agricole.
Le président du comité régional de la conchyliculture, Olivier Laban, vient de prendre la présidence de la Caisse locale du Crédit agricole qui regroupe les agences allant d'Arcachon aux communes du Val de l'Eyre.
Un ostréiculteur succède à un céréalier landais, Jean-Paul Heurtaud, président depuis 20 ans, qui a d'ailleurs proposé Olivier Laban pour sa succession, comme il l'avait déjà proposé l'an dernier comme membre de la caisse régionale du Crédit agricole à Bordeaux.
Olivier Laban estime surtout que cette nomination est « une reconnaissance par rapport à la profession ». Elle confirme aussi son « souhait d'avoir plusieurs stratégies » pour aider l'ostréiculture. La banque n'en est pas la moindre.
« Pour céder une entreprise, il faut un repreneur. Pour qu'il y ait un repreneur, il faut un financement. Ma première mission est de faire passer ce message. Malgré les différentes crises que nous traversons, l'ostréiculture a un avenir » assure Olivier Laban qui estime pouvoir « peser sur les banquiers afin qu'ils accordent toute leur confiance aux ostréiculteurs ».
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Le projet de pôle océanographique sur le petit port s'affine. Toutefois, des zones d'ombre subsistent. Ainsi que des dissonances.
C'est demain, vendredi 6 mai, que débute l'enquête d'utilité publique relative à la modification du plan local d'urbanisme (PLU) d'Arcachon. Une modification destinée à valider l'implantation d'un bâtiment pouvant atteindre 20 mètres de haut sur une surface au sol de 3 800 m² au niveau du petit port de plaisance : le fameux POA. Comprenez le Pôle océanographique aquitain. Un projet universitaire d'envergure nationale destiné à étoffer l'actuelle station marine d'Arcachon et qui depuis sa première présentation en 2005 n'en finit pas de faire des vagues.
Une modification également destinée à permettre la construction, en lieu et place de la station marine, place Peyneau, près de la jetée d'Eyrac d'Arcachon, d'un complexe hôtelier et commercial. Soit une très belle opération immobilière. Autant dire que dans cette affaire les enjeux sont importants et les sentiments exacerbés....
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Les élus et les associations écologiques se mobilisent pour promouvoir une agriculture biologique sur le bassin d'Arcachon. Ils dénoncent un « habillage vert ».
C'est par pure commodité que Vital Baude, Michel Daverat et des militants d'Europe Écologie Les Verts se sont assis, samedi matin, à l'ombre du local du Conseil général, en bordure du Bassin, à Gujan-Mestras.
Michel Daverat est toujours conseiller régional. Et Vital Baude n'a pas enlevé le siège de conseiller général d'Arcachon qu'il briguait le mois dernier. Il se trouve juste que ce local est à proximité immédiate du ruisseau du bourg qui traverse Gujan-Mestras, dont les écologistes voulaient, notamment, dénoncer la pollution et, à travers elle, la nécessité de modifier les pratiques agricoles et de développer l'agriculture biologique.
Le programme Oscar
En pleine Semaine du développement durable, ils ont rappelé les résultats des analyses réalisées par le Cemagref et l'université de Bordeaux 1, dans le cadre du programme Oscar (Ostréiculture et qualité, approche dynamique du bassin d'Arcachon), présentés la semaine dernière lors de la réunion publique du RRLA (Réseau de recherche littoral aquitain) à Bordeaux. « Ce ruisseau présente des taux anormalement élevés de pesticides, dont le diuron, interdit depuis 2008 », assurent les écologistes qui se refusent, faute de preuve, de dénoncer un responsable, voire un coupable. Ils assurent cependant que ces produits sont utilisés dans l'agriculture. « Leur seule présence interroge et inquiète », assure Michel Daverat, qui souhaiterait que les préconisations du Grenelle de l'environnement soient réellement défendues par les élus et les responsables politiques.
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Le 9 mai 2011
Thau : La température de l’eau en direct, cliquer Ifremer
Suivi des mortalités des huîtres creuses
Contrôle semaine 13 Ce point "0" avait pour but de vérifier, si la mise en place (transport, mise à l'eau, adaptation au milieu ...) avait entraîné une mortalité. La sortie du 31 mars nous a permis de constater qu'il n'y avait aucune mortalité à ce jour. Par contre, nous avons perdu 4 mouillages et/ou pearlnet, hors zone d'élevage.
La température, montant régulièrement, nous avons décidé d'échantillonner 2 fois par semaine à partir de la semaine 14. Les sorties feront l'objet d'une observation, ne concernant que les pearlnets suivis, que vous trouverez ci-dessous
Semaine 14
- 6 et 7 avril : aucune mortalité observée
- 9 avril : aucune mortalité observée
Semaine 15
- 13 avril : légères mortalités sur les zones de Meze et Marseillan
- 14 avril : début des mortalités confirmé
- 16 & 17 avril : 30 % de nos lots sont touchés; la mortalité allant de 10 à 100 %. Les 3 zones d'élevage sont atteintes.
Suite Ici
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Le conseil municipal s'est réuni exceptionnellement, lundi, en fin de matinée, avec un seul point à l'ordre du jour : la création de treize concessions de captage en surélever d'huîtres creuses sur les grèves de la Rade de Brest, entre le Sillon des Anglais et Lomergat. Le tout correspondrait à une longueur avoisinant 4 kilomètres.
Déplorant l'absence de concertation de la part des professionnels demandeurs et considérant que ces projets vont totalement à l'encontre des intérêts de la population locale qui pratique culturellement la pêche de loisirs, et de ceux du tourisme pour lequel la pêche, notamment à pied, est un atout, le conseil se déclare vivement opposé à de telles réalisations. Il est également rappelé que le site envisagé appartient au Réseau Natura 2000 et que ces concessions ne seraient d'aucun profit pour la commune tant en terme d'emplois que de recettes financières. De plus, les infrastructures de captage donneraient un piètre aspect visuel à un site aussi remarquable que celui de la Rade de Brest.
Au niveau d'autres projets prévus en amont du Pont de Térénez, sur les communes de Rosnoën, Dinéault et Trégarvan, il est convenu de se ranger à l'avis des conseils municipaux concernés. Par contre, les conseillers émettent un avis favorable à l'extension d'un élevage de moules en eau profonde à l'Ouest du Sillon des Anglais.
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Suite de la revue de presse à partir du 1 juin 2011, cliquer Ici

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