mardi 23 juin 2009

Les pérégrinations de l’huître japonaise franco-irlando-britannique

Alors que l’option épizootie semble être la thèse dominante pour expliquer la mortalité des jeunes huîtres et admise par l’ensemble des acteurs de l’ostréiculture française, chercheurs, professionnels, administrations, et que les impacts environnementaux, climat et pollution terrestre, sont plutôt considérés comme des facteurs aggravant la maladie, un observateur extérieur ne peut être qu’étonné de la lenteur avec laquelle les mesures pour enrayer la diffusion de la maladie ont été prises. En d’autres termes pourquoi avoir attendu la fin mai 2009 pour arrêter le transfert des huîtres entre les bassins ostréicoles alors que la mortalité avait frappé la Corse dès la mi-avril, puis l’Etang de Thau au début du mois de mai.

En février 2009, Ifremer avait rendu son rapport sur les mortalités 2008. Beaucoup de points d’interrogations ? N’aurait-il pas fallu appliquer le principe de précaution face à toutes ces incertitudes ? D’autant plus que le rapport Chevassus publié mi-mai n’apportait pas plus de réponse. L’épizootie reste donc la thèse officielle.

Une huître n’est pas un saumon, mais... !

Excusez-moi de cette extrapolation mais je vais comparer deux choses qui ne sont à priori pas comparables, un bivalve et un poisson ; tous les deux vivent en mer en milieu ouvert avec des probabilités de transmission de maladies bien plus importantes que dans les élevages terrestres en batterie et clos.

Depuis, le démarrage de la salmoniculture en Norvège dans les années 80, de nombreuses maladies se sont déclenchées et propagées dans les élevages dispersés à travers le monde. Une maladie mortelle très courante est l’anémie infectieuse du saumon (isa en anglais).

Inconnue au Chili, le deuxième producteur mondial de salmonidés avec une production de plus de 500.000 tonnes en 2008 pour un chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars, cette maladie s’est propagée à partir de l’année 2007 dans l’ensemble des élevages sans que personne ne s’en soucie. Résultat en 2009 : Chute de production prévue de 50% et plus de 20.000 personnes mises sur le carreau.

En Ecosse, cette maladie s’est déclenchée à la fin de l’année 2008, dans un élevage de la côte sud-ouest des îles Shetland. Aussitôt, l’administration écossaise a fermé la zone et demandé la destruction des saumons. Depuis, 4 autres élevages ont été touchés toujours dans la zone infectée (et interdite) sans que la maladie n’ait été transmise en dehors. Les éleveurs touchés se sont ensuite déplacés dans une zone indemne.

En prenant des mesures draconiennes, l’administration écossaise a permis à la salmoniculture nationale de maintenir sa dynamique de développement avec une production toujours en progression en 2009, plus de 130 000 tonnes. Au Chili, les populations côtières ont perdu confiance dans cette industrie aquacole orchestrée par les multinationales norvégiennes comme Marine Harvest (350.000 tonnes de saumon) et Cermaq (120.000 tonnes). Ces mêmes sociétés interviennent en Ecosse, au Canada et naturellement en Norvège en respectant les normes sanitaires et sociales en vigueur dans ces pays. Ces multinationales sont au Chili, non pas pour le développement de ce pays mais pour ses ressources naturelles et humaines à bas coût dans l’intérêt de leurs actionnaires.

Entre insouciance et "Sauve qui peut"

En lisant les articles d'Ingrid Godard dans le Marin et de Philippe Baroux dans Sud-Ouest, tous les deux publiés le 5 juin 2009, tout le monde comprendra dans quel pays l’ostréiculture française "se situe".

Surmortalité des huîtres juvéniles - Mesure de protection entre les bassins ostréicoles (Le Marin)

Les grandes marées ont révélé de nouvelles mortalités ostréicoles. Après la Corse, l’étang de Thau et le bassin d’Arcachon, les huîtres juvéniles de Vendée, de Bretagne-sud et de Normandie semblent être touchées à leur tour. Les ostréiculteurs restent prudents et ne savent pas encore si le phénomène est comparable à celui de l’an dernier, mais ils constatent que ces mortalités sont plus précoces qu’en 2008. Pour tenter d’endiguer une épizootie, le ministère de l’Agriculture a décidé vendredi 29 mai d’interdire le transport des huîtres juvéniles entre les bassins et l’immersion d’huîtres creuses. La préfecture de basse Normandie a été la première à prendre un arrêté suspendant les transferts et les immersions des huîtres creuses. Joseph Costard, président de la Section régionale conchylicole normande, approuve, « c’est une mesure de précaution que l’on réclamait depuis quelque temps déjà. » La Basse-Normandie, premier bassin de production en France a été très touché en 2008. Elle était épargnée jusqu’à présent en 2009. « Trois lots ont été touchés il y a quelques jours sur Blainville sur mer et Gouville. » Si cette mortalité demeure inexpliquée, l’hypothèse du réchauffement de la température de l’eau est privilégiée. « L’an dernier, la mortalité se produisait à 19 °. Là, elle se déclenche à 16 °. » Cette interdiction va naturellement gêner la profession, habituée aux transferts de naissains entre régions de production. Les études épidémiologiques décideront de sa poursuite ou non. « Il faut bien essayer de trouver une solution. La profession est très inquiète. Si la mortalité nous frappe à nouveau, c’est toute une filière qui disparaît. »

Mortalité des huîtres - L'huître interdite de voyage - Quelles conséquences à l'arrêt des transferts ? (Sud-Ouest)

La maison Gillardeau, qui élève en Irlande, est parmi les principales victimes de la restriction des transferts d'huîtres.

Les ostréiculteurs l'affirment, les scientifiques le confirment, l'administration le souligne : le consommateur ne se met pas en danger quand il mange des huîtres. Ce message est pourtant bien difficile à faire passer quand une importante vague de mortalité - qui s'atténuerait ces dernières heures, selon certains témoins - frappe les plus jeunes produits. Et que l'arrêté du préfet de Région restreignant les transferts entre les bassins de production, de France et de l'étranger, est susceptible d'ajouter au trouble qui, naturellement, pétrit le profane.

Dans ce contexte, on comprend mieux pourquoi la maison Gillardeau, celle qui assied son renom sur 1 800 tonnes expédiées, pour l'essentiel élevées dans les eaux irlandaises, emprunte à l'ellipse. Pour finalement ne rien dire de précis sur les conséquences de ces interdictions de transfert, dans son activité. Aussi, quand Thierry Gillardeau souligne qu'« il n'est jamais bon de communiquer sur une crise », on mesure, entre les lignes, combien la décision préfectorale expose l'entreprise.

L'huître irlandaise - La menace planait depuis plusieurs jours. Elle a pris forme avant-hier : entrées et sorties d'huîtres sont interdites en Charente-Maritime,….

Frontières franchies à temps - Eleveurs-expéditeurs au Château-d'Oléron, les frères Massé ont pu franchir les frontières à temps, avant que l'arrêté ne soit signé. « Nous avons envoyé 2 000 poches de naissain en Irlande il y a dix jours…..

L'écloseur est K.-O.- Les autres victimes de cet arrêté, ce sont les écloseurs, ceux qui font naître l'huître dans des nurseries, avant de les vendre en petite taille aux producteurs. Le Rétais Éric Marissal dirige l'une des cinq plus grosses écloseries de France. Il qualifie de « dramatiques », les conséquences….
Philippe FAVRELIERE (modifié le 24 juin 2009)

Autres articles :

Pour plus d'informations :

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Importations d'huîtres du Japon à risque !

Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif aux risques sanitaires liés à l'importation à des fins d'introduction dans le milieu naturel (chez des ostréiculteurs français) d'huîtres vivantes Crassostrea gigas en provenance du Japon

Anses – Saisine n° 2011-SA-0072 / Saisine liée n° 2010-SA-0200

Maisons-Alfort, le 28 juin 2011

Huîtres importées du Japon entre le 11 octobre 2010 et le 25 février 2011

Le Japon n’est pas autorisé à exporter des mollusques bivalves pour l’élevage en Europe, mais une autorisation exceptionnelle d’importation à des fins de recherche a été obtenue auprès de la Commission européenne le 15 septembre 2010. Quatre lots d’huîtres du Japon ont été reçus au Laboratoire de Génétique et de Pathologie (Ifremer – La Tremblade) entre le 11 octobre 2010 et le 25 février 2011. Ces huîtres ont été soumises à des analyses visant, d’une part, à identifier à quelle espèce elles appartiennent et, d’autre part, à rechercher la présence d’agents infectieux notamment exotiques. Par ailleurs, ont été réalisés des essais de caractérisation de la sensibilité du naissain importé au virus OsHV-1 µvar (microvar) et aux bactéries V. splendidus et V. aestuarianus. Un rapport de synthèse de ces analyses a été réalisé en mai 2011.

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La saisine de la DGAl du 9 mars 2011 précise : « considérant la gravité de la situation de la filière conchylicole, le CNC souhaite modifier substantiellement [la phase 2 de la feuille de route initiale] et obtenir de la Commission européenne une dérogation pour importer et introduire directement dans le milieu naturel des huîtres adultes et/ou du naissain en provenance du Japon »

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Les essais réalisés à l’Ifremer ont mis en évidence, dans certaines conditions, une sensibilité à l’OsHV-1 µvar des huîtres japonaises importées. Si cette sensibilité est apparue globalement moindre que celle du naissain français dans deux des trois essais réalisés, il n’est pas possible de conclure de façon univoque à une plus grande résistance du naissain importé du Japon au virus OsHV-1 µvar, et encore moins à l’origine génétique d’une telle résistance.

Conclusion et recommandations de l’Agence

Au regard du risque non négligeable d’introduction, de persistance et de diffusion dans le milieu naturel d’agents pathogènes notamment exotiques, l’Anses recommande, pour tout projet d’importation d’huîtres en France, de s’en tenir au principe d’une importation en deux temps tel qu’énoncé dans la saisine d’août 2010 et validé dans l’avis du 27 septembre 2010 (n°2010-SA-0200).

Compte tenu des résultats des analyses réalisées par l’Ifremer sur lots reçus à la Tremblade entre octobre 2010 et février 2011, l’Anses recommande de ne pas importer d’huîtres vivantes en provenance du secteur de Miyagi (Japon) à des fins d’introduction dans le milieu naturel.

L'obtention d'un niveau de protection sanitaire adéquat est jugée difficile ; aucune mesure n’a pu être identifiée qui soit susceptible d’améliorer l’état sanitaire des huîtres du secteur de Miyagi et qui permettrait d’envisager leur introduction en France.

Compte tenu des difficultés liées à l’importation d’huîtres à partir de zones susceptibles d’héberger des agents pathogènes exotiques pour la France, et de celles liées à l’évaluation de leur résistance à l’OsHV1-µvar, des recommandations sont émises dans l’argumentaire en faveur d'autres solutions.

Pour télécharger l'Avis, cliquer Anses

Le point de départ : Avis de l'Anses du 27 septembre 2010

L’Agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie le lundi 23 août 2010 par la Direction générale de l'alimentation (DGAl) d’une demande d'évaluation des risques sanitaires liés à l'importation d'huîtres vivantes Crassostrea gigas du Japon à des fins expérimentales en milieu confiné.

Cette saisine n’a pas pour objet l’évaluation des risques sanitaires liés à l’importation d’huîtres vivantes qui seraient placées en milieu naturel, ou dont la descendance le serait. (Saisine n°2010-SA-0200 / Saisine liée n°2010-SA-0068)

Avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif à une demande d'évaluation des risques sanitaires liés à l'importation d'huîtres vivantes Crassostrea gigas du Japon, cliquer Anses

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Risques liées aux transferts

Afssa – Saisine n° 2008-SA-0214

Maisons-Alfort, le 23 juillet 2008

Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments sur l’évaluation des risques zoo-sanitaires liés à l’exportation ou aux échanges intra-communautaires d’huîtres dans un contexte de surmortalité d’huîtres creuses sur le littoral métropolitain, Cliquer Afssa

Afssa – Saisine n° 2008-SA-0261

Maisons-Alfort, le 12 septembre 2008

Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments sur l’évaluation du risque zoo-sanitaire lié, d’une part, à la réimmersion du naissain (naturel ou d’écloserie) dans le milieu et, d’autre part, à la reprise des exportations ou des échanges intra-communautaires d’huîtres dans le contexte de surmortalité d’huîtres creuses sur le littoral métropolitain, cliquer Afssa

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Le 17 novembre 2011


Toutes les huîtres de la baie ne sont pas paimpolaises. De jeunes vendéennes, charentaises, normandes, voire bordelaises viennent y parfaire leur croissance avant de repartir vers leurs eaux d'origine pour s'y faire affiner.

Au bout du môle Jean-Kerlévéo, des grues s'activent pour débarquer des poches d'huîtres, ces grands sacs aux mailles métalliques qui peuvent contenir de 200 à 300 bêtes, selon leur grosseur. Patrice Geay, de La Tremblade (17) surveille la manoeuvre. C'est que l'ostréiculteur charentais est plutôt concerné: ce sont ses huîtres au bout du filin. En bas, les chalands ont accosté, chargés de poches ramassées le matin même : 1.000 par marée. Patrice Geay fait le voyage à Paimpol tous les dix, quinze jours pour surveiller et aider au déchargement de la marchandise. Le camion rempli, il repart sur le champ. Les huîtres seront à l'eau, dans leur Atlantique natale, le lendemain matin.

«Notre baie est plus riche en plancton»

Les naissains (bébés huîtres) arrivent à l'âge de six mois dans la baie de Paimpol. Ils y resteront de deux ans à deux ans et demi, le temps de prendre du poil de la bête ou plutôt de la bonne coquille. «En Charente, elles se durcissent, ici elles sont plus tendres, elles prennent du poids car notre baie est plus riche en plancton», explique Yvon Le Berre, ostréiculteur du cru, venu donner un coup de main. «Elles gagnent une année», précise Pierre-Louis Dauphin, de Dauphin Nautic, qui grute ainsi les huîtres «étrangères» tous les quinze jours, de septembre à avril. «Les ostréiculteurs en profitent pour retirer les vieilles tables (*) usagées. Elles sont entreposées deux à trois jours sur le quai avant de partir chez un ferrailleur». Un va-et-vient incessant qui se fait avec la Charente, mais aussi avec le bassin d'Arcachon, la Normandie, la Vendée. Guillaume Raimbert, qui s'active au milieu du quai, est arrivé le matin même de Beauvoir-sur-Mer (85). Dix tonnes dans le camion, dix tonnes dans la remorque: le Vendéen ne traîne pas: «C'est le gros boom en ce moment, la pleine saison. Il faut compter un mois pour affiner nos huîtres, aussi dès mon arrivée au port du Bec, on les triera, on les calibrera pour une future mise en place pour les fêtes».

* Tables: structures métalliques sur lesquelles sont entreposées les poches en mer.

Marie-Hélène Clam

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Le 19 décembre 2011

La Direction des fraudes constate une francisation des huîtres irlandaises et espagnoles !


En cette période du "Made in France", la Dgccrf constate une francisation des huîtres étrangères !!!!

Chaque année, la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) propose un dossier en ligne « Pour des fêtes réussies » rappelant la règlementation aux produits consommés ou utilisés lors de ces fêtes de fin d'année.

Dans ce document vous trouverez ce que tout consommateur mais aussi tout professionnel doit connaître sur les produits alimentaires que l'on retrouve plus particulièrement pendant ces repas festifs de fin d'année. Petit florilège des produits les plus consommés mais aussi les plus contrôlés.

La France est le premier producteur d'huitres en Europe avec 130 000 tonnes d'huitres produites par an dont 90% de creuses et 10% de plates). La consommation d'huitres a lieu majoritairement pendant les fêtes de fin d'année.

Pour profiter au mieux de ces fruits de mers, il est rappelé que les huîtres ne doivent jamais être retournées afin qu'elles ne se vident pas et doivent être conservées au frais entre + 5 et + 15 degrés, à l'abri de la lumière. Elles peuvent être conservées 4 à 5 jours à condition qu'elles soient posées bien à plats.

La DGCCRF rappelle les anomalies relatives à l'information du consommateur qu'elle relève régulièrement avec l'utilisation d'origine locale valorisante comme « Marennes-Oléron » ou « Arcachon » pour des huîtres simplement expédiées de Marennes ou d'Arcachon. Parfois, il est aussi constaté des cas de francisation d'huitre (élevées en Irlande ou en Espagne et vendues comme françaises).

Source : L'Hôtellerie : Les conseils de la Direction générale de la Concurrence et de la Répression des Fraudes pour des fêtes réussies

Pour télécharger le document « Pour des fêtes réussies / Les conseils de la DGCCRF - Décembre 2011 », cliquer : Direction des Fraudes

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En Chine, même les huîtres risquent la contrefaçon (Le Figaro)

Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron, a été avertie par des clients de Hongkong et de Pékin de produits semblables sur la forme, mais de moins bonne qualité.

On connaissait la contrefaçon de marques prestigieuses de sacs à main, de montres ou de produits high-tech en Chine. Plus inattendue, la copie des huîtres Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron. «Ce sont nos clients restaurateurs à Pékin et Hongkong qui nous ont avertis, explique Véronique Gillardeau. Ces bourriches ressemblaient parfaitement aux nôtres, mais pas leur contenu. Il s'agissait de produits de moins bonne qualité. Nos huîtres, nous les connaissons par cœur. Leur couleur blanche, leur forme bombée et leur taux de chair…»

Rien de plus facile dans un pays qui produit 4 millions de tonnes d'huîtres par an, (130.000 tonnes en France, pourtant leader européen), de se démarquer en recopiant un logo haut de gamme. «D'autant que le droit des marques y est nettement moins contraignant qu'en France, regrette Véronique Gillardeau. Nous avons déposé notre nom en Chine et avons découvert après de multiples recherches qu'un certain monsieur Li l'avait fait aussi. Nous avons voulu régler à l'amiable ce litige avec lui, sans résultat.»

Plus que le préjudice économique - la Chine ne représente qu'une petite part des ventes à l'exportation de Gillardeau -, l'entreprise familiale centenaire, basée à Bourcefranc, en Charente-Maritime, redoute une «atteinte à l'image, poursuit Véronique Gillardeau. Ici comme ailleurs, nous ne voulons pas que des personnes soient déçues en croyant consommer notre produit.» Car en France aussi, Gillardeau est copié. «Mais, dans un pays de droit, nous faisons faire des constats d'huissier, et, s'il le faut, ça se termine au tribunal.»

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3 commentaires:

Biscay Oysters a dit…

Le rapport Chevassus dédouane un peu trop rapidement l'huitre Triploide ....On en reparlera dans pas longtemps !
Depuis 3 ans la production d'écloserie et particulièrement de Triplo a explosée ...facheuse coincidence ! Il est rapide de faire un raprochement avec les phénomènes actuels ...IFREMER par la voix d'un chef de station a confirmé que le phénomène de mortalité était bien une EPIZOOTIE . Sans + d'explications pour le moment ... A SUIVRE !

Anonyme a dit…

Conséquences génétiques de la production intensive de larves d'huîtres en écloserie : étude des processus de dérive et de sélection liés aux pratiques d'élevage.







Afin d'étudier l'influence génétique des pratiques de production intensive en écloserie sur la phase larvaire, deux types de processus sélectifs ont été examinés : l'effet de l'élimination des plus petites larves et l'effet de la température. Une approche de familles élevées en mélange a été utilisée afin d'avoir accès à l'information génétique au stade larvaire.

Les résultats exposés montrent que l'approche de familles élevées en mélange, combinée à une assignation de parenté basée sur le pouvoir discrimimant des marqueurs microsatellites, est un outil performant quant à une étude génétique en phase larvaire. Bien qu'avantageuse d'un point de vue phénotypique, la pratique de tamisage sélectif représente aussi un risque substantiel de perte de diversité. Les larves éliminées sont importantes afin de minimiser la variabilité du succès reproducteur et de fait, de maximiser la variabilité génétique des stocks. Ces résultats corroborent les estimations de variabilité sur les stocks d'écloseries commerciales où l'on constate une diversité allélique faible, comparée à celle de population issue du milieu naturel. La température exerce également une influence sur la précocité de l'expression de la variabilité génétique. Ainsi une température élevée (26°C) associée à une procédure de tamisage peut amplifier l'effet sélectif. Enfin, la sélection de larves à croissance rapide semble démontrée, s'opposant à la l'expression présumée du fardeau génétique en phase larvaire.

Les conditions artificielles d'élevage intensif peuvent donc avoir un effet génétique significatif qui devrait être pris en considération dans les pratiques d'écloserie, notamment dans la gestion de la diversité génétique.

Aquablog a dit…

Merci pour ces indications transférées sur l'article : Avis d'experts - Ostréiculture et biotechnologie
http://aquaculture-aquablog.blogspot.com/2009/07/avis-dexperts-ostreiculture-et.html

Concernant la diminution de la biodiversité en liaison avec l'intensification des élevages aquacoles (avec la diffusion de juvéniles issus d'écloserie), des études commencent à sortir sur le saumon (de repeuplement et d'élevage)
Sinon par rapport à l'huître, une équipe californienne parle de vigueur hybride...