mercredi 7 octobre 2009

Huître d'Irlande : Les premières analyses accablent les huîtres françaises....

Les études de l'Institut Maritime d'Irlande (Irish Marine Institute) sur la mortalité estivale des jeunes huîtres avancent….

Alors que les mortalités se sont arrêtées en France et en Irlande et que le commerce interbassin conchylicole est libre maintenant, l'Institut Maritime d'Irlande nous donne ses premières conclusions, des conclusions qui accablent les huîtres françaises.

Rappel historique

L’Irlande est devenue depuis les années 1990, une base arrière de l’élevage d’huître japonaise pour plusieurs entreprises ostréicoles françaises. Au moment de la mortalité massive des jeunes huîtres à partir d’avril 2009, depuis le sud de la France, on se souvient que des ostréiculteurs se sont empressés de transférer leurs huîtres plus au nord, en Bretagne, en Normandie et même en Irlande. L’interdiction des transferts entre les bassins ostréicoles est arrivée ensuite…. Voir l’article : Les pérégrinations de l’huître japonaise franco-irlando-britannique

L'Institut Maritime d'Irlande (Irish Marine Institute) a réceptionné les notifications des cas de mortalité d’huîtres du Pacifique (Crassostrea gigas) depuis 15 baies irlandaises entre juin et août 2009. L'analyse des échantillons originaires de ces baies touchées par les mortalités et des autres baies indemnes est presque achevée.

Bon pour Angleterre et Jersey... Mauvais pour France


L'herpès virus de l'huître OsHV1 a été identifié dans 14 sites sur les 15 touchés par la mortalité. Dans les 14 sites, il y avait des huîtres qui avaient été importées de France en 2009 ou en 2008.

Des échantillons d'huîtres ont également été pris dans 6 autres baies où aucune mortalité n’a été constatée. L'analyse a montré que le virus de l'herpès n'était pas présent sur ces derniers sites.

Selon les registres de « transport » de l’institut irlandais, les mortalités ont été constatées dans toutes les baies où le naissain a été importé depuis la France en 2009. Dans les 6 baies où le naissain vient d'Angleterre et des îles anglo-normandes, pas de mortalité.

Rappel à l’ordre de l'Irish Marine Institute

En vertu des nouveaux règlements sur la santé piscicole, l'Institut irlandais de la marine doit être informé avant toutes importations, toutes exportations et tous mouvements d'animaux d'aquaculture élevés en Irlande. Toutes personnes envisageant le transport de coquillages en Irlande doivent prendre contact avec l'Irish Marine Institute (notification@marine.ie).

La Commission européenne examine de près la situation de la mortalité des huîtres qui a eu lieu en Irlande, France et Jersey cette année, et il est possible que des dispositions législatives soient mises en place très prochainement pour contenir la propagation de ce syndrome. Affaire à suivre ... Au niveau européen, le groupe II (aquaculture) du Comité Consultatif de la Pêche et de l' Aquaculture (CCPA) va se réunir le 13 octobre 2009. Lors de la dernière réunion en juin dernier, la mortalité avait été évoquée dans ce groupe de travail européen. Voir : Compte-rendu succinct de la réunion du groupe de travail II (Aquaculture) du Comité Consultatif sur la Pêche et l’Aquaculture du 3 juin 2009

Philippe FAVRELIERE (à partir de Fishnewseu )

Autres articles :

Pour plus d'informations :

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Le 20 Décembre 2013

L’Irlande, asile de l’huître française

Menacée par un virus qui détruit ses larves, la star des fêtes résiste mieux outre-Manche. Nous avons rencontré des ostréiculteurs charentais partis y tenter leur chance.

Source : Le Parisien par Benjamin Jérôme, Envoyé Spécial En Irlande | Publié le 12 déc. 2013

Le jour n’est pas encore levé que les hommes s’affairent déjà autour de la trieuse, un assemblage de tapis roulants qui répartit les huîtres creuses par taille.

Comme les salariés, recrutés autour du bassin Marennes-Oléron (Charente-Maritime), tout le matériel, des machines aux cirés jaunes, vient de France. Idem pour les huîtres, nées dans des écloseries en Vendée ou en Normandie.

Seul le décor n’est pas familier. Les fenêtres s’ouvrent sur une baie cernée de collines herbeuses, dépourvues d’arbres, que balaient pluies et vents.

Bienvenue en Irlande, nouvel eldorado des ostréiculteurs français.

La production française s’effondre

Car l’Irlande a deux atouts : des eaux froides et une faible densité de parcs ostréicoles, deux facteurs qui limitent la propagation d’un virus dévastateur pour les huîtres creuses.

Pour quelques tonnes de plus

7 313 tonnes d’huîtres creuses et 247 tonnes d’huîtres plates ont été produites en Irlande en 2012 (contre 80 000 tonnes en France).

86 % des huîtres irlandaises exportées partent en France.

3 à 4 ans d'élevage sont nécessaires pour obtenir une huître commercialisable.

Sources : Bord Iascaigh Mhara (BIM), le Bureau irlandais de la mer.

En France, premier producteur européen, ce virus a fait chuter la production de presque 40% en cinq ans. De 130 millions de tonnes en 2008, elle a fléchi à 80 millions de tonnes par an.

Nicolas Tessier, 40 ans, qui représente la cinquième génération d’une famille d’ostréiculteurs de Marennes, n’a pourtant pas choisi l’Irlande à cause du virus.

Attiré par les paysages sauvages et une fiscalité plus légère, après avoir vendu l’affaire de son père, en Charente-Maritime, il débarque en 2007 à Newport, qui borde Clew Bay, sur la côte ouest de l’Irlande, avec sa femme Delphine et leurs deux garçons, Antoine et Paul.

Associé à un courtier en coquillages, il rachète une petite exploitation qui périclitait et fonde Sofi Shellfish, la société ostréicole franco-irlandaise.

Si elle produit dix fois moins que la France, l’Irlande n’en est pas moins la deuxième fournisseuse d’huîtres en Europe.

L’Union européenne a subventionné le développement de cette activité sur l’île. « Mais l’ostréiculture ne s’invente pas », rappelle Nicolas.

Véritable forçat au travail – il est dans son exploitation sept jours sur sept –, Nicolas produit 200 à 250 tonnes d’huîtres creuses par an.

Les naissains – les petits – arrivent par camions frigorifiques depuis des écloseries, en France.

Les huîtres grossissent de 18 à 24 mois dans les eaux de Clew Bay, avant d’aller achever leur croissance en Normandie ou dans le sud-est de l’Irlande.

C’est là que l’huître acquiert ses saveurs définitives, différentes selon chaque terroir.

Des espèces régulièrement victimes de surmortalité

Nicolas est déjà en Irlande quand apparaît, en 2008, un variant du virus OsHV-1 qui tue les naissains.

Des ostréiculteurs français enregistrent jusqu’à 100 % de pertes dans une poche, ces sacs de métal dans lesquels ils rassemblent les huîtres avant de les mettre à l’océan.

En fait, la France a déjà connu des épisodes aussi alarmants. L’huître plate ( ostrea edulis), l’espèce autochtone de nos rivages, déjà consommée du temps des Romains, a fortement décliné au XIXe siècle.

On soupçonne aujourd’hui une surexploitation des stocks, et peut-être des maladies.

Dans les années 1870, on lui déniche une remplaçante au Portugal, la crassostrea angulata. Mais un siècle plus tard, l’ angulata disparaît totalement, victime d’infections virales.

Une remplaçante est alors importée du Japon et du Canada : la crassostrea gigas. C’est elle qu’on déguste aujourd’hui.

Mais jusqu’à quand ? La filière s’organise pour trouver des parades au virus qui la décime. Et l’Irlande apparaît comme une solution.

Si l’île n’est pas épargnée par le virus OsHV-1, elle s’en tire mieux que la France.

« Le virus nous a touchés avec un an de retard, et dans une moindre mesure », relativise Nicolas Tessier, qui parle de poches avec 40 % de mortalité.

L’ostréiculteur a vu arriver d’autres Français. Certains, comme lui, s’installent. D’autres rachètent des parcs irlandais et y envoient leurs équipes : les hommes travaillent les huîtres quelques jours puis repartent, avant de revenir plus tard.

Messe le dimanche et football gaélique

Loin d’être de tout confort, l’Irlande se mérite : 260 jours de pluie par an « et le reste du temps, c’est la grisaille », rappelle Delphine, la femme de Nicolas.

Si les marées imposent de travailler les week-ends et certaines nuits, les entrepreneurs expatriés doivent composer avec les habitudes des locaux.

On ne travaille pas les dimanches à cause de la messe, ni les jours et lendemains de match : du football gaélique, un sport qui se joue au pied et à la main, et qui est la seconde religion ici. Deux raisons qui font que Nicolas préfère faire venir des Français.

Marée basse à Clew Bay. Un soleil timide réchauffe l’air entre deux ondées. Ce matin, c’est Julien qui accompagne Nicolas jusqu’aux parcs à huîtres.

Arrivé de Charente-Maritime, ce jeune de 24 ans se tient debout, le visage balayé par le vent, sur le plateau tiré par le tracteur lancé sur le sable. Il sort un couteau, ouvre une huître avant de l’avaler.

Des salaires de 10 à 15 % plus élevés

« J’aime la France, mais je veux me mettre à mon compte, raconte le jeune travailleur expatrié. Il me faut de l’expérience et cela me permet d’apprendre l’anglais. »

Il estime toucher ici de 10 à 15 % de plus que ce qu’il pourrait espérer en France.

Combien de temps restera-t-il ? « En moyenne, les employés tiennent un ou deux ans, calcule Delphine Tessier, qui assure notamment les tâches administratives de la petite entreprise. Ils ont le mal du pays. Ils pensent à la famille, aux amis restés là-bas. »

Sans oublier le climat irlandais, qui pèse sur le moral. Même la famille Tessier, après six ans sur place, envisage de partir dans quelques années. Pas pour rentrer en France, mais pour la Nouvelle-Zélande.

« Là-bas aussi, ils font des huîtres », savoure Nicolas, les yeux emplis d’étoiles.

« L’ostréiculture est peut-être menacée »

Tristan Renault, chercheur à l’Ifremer

« Le virus OsHV-1 n’est pas dangereux pour l’homme. Si vous consommez des huîtres, vous en avez sûrement déjà absorbé sans que cela prête à conséquence », explique Tristan Renault, directeur de l’unité de recherche Santé, génétique et microbiologie des mollusques à l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

Acteur important de la filière, cet établissement public étudie les huîtres dans son laboratoire de La Tremblade, face à l’île d’Oléron.

L’institut est aussi le seul habilité en France à élever des tétraploïdes. Créées par procédé chimique, ces huîtres comptent deux fois plus de chromosomes que l’huître sauvage (diploïde) et servent de reproducteurs dans les écloseries commerciales.

Elles permettent de créer des huîtres triploïdes, stériles. L’intérêt ? Les huîtres triploïdes grossissent plus vite et ne sont jamais laiteuses.

Aujourd’hui, environ 30 % des huîtres creuses made in France sont triploïdes. Si le procédé est utilisé partout dans le monde, l’Ifremer est souvent accusé de jouer aux apprentis sorciers.

D’ailleurs, ces triploïdes pourraient-elles avoir un lien avec la propagation du virus OsHV-1 ?

« On a montré, par les données remontant du terrain, que les mortalités des triploïdes et des diploïdes étaient de même niveau », répond Tristan Renault, qui n’esquive pas le sujet.

Reste que le virus OsHV-1 est toujours là. Un projet porté par des ostréiculteurs vise à sélectionner des mollusques résistants et à les remettre en mer, pour qu’ils s’y multiplient.

L’Ifremer étudie d’autres pistes, comme intervenir sur la densité des parcs, ou faire de la sélection.

Enfin, un autre fléau est apparu : des bactéries qui tuent les naissains, mais aussi les adultes.

« L’espèce a une capacité d’adaptation très grande, elle n’est pas menacée, assure Tristan Renault. Mais dans sa forme actuelle, l’activité ostréicole l’est peut-être. »

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Le 4 novembre 2013

La conquête de l'Ouest (ou l'expatriation de 3 ostréiculteurs français en Irlande)

Balade irlandaise - Thalassa du vendredi 1 Novembre 2013

Reportage : La conquête de l'Ouest

L'Irlande séduit de nombreux Français en quête de nouveaux rivages. Les pionniers ont débarqué dans les années 70. À l'époque, le gouvernement irlandais fait appel au savoir-faire français en matière d'ostréiculture car en Irlande personne ou presque ne «cultivait la mer»

C’est ainsi que Jean Ledorven est arrivé il y a 38 ans dans le Connemara. Ce biologiste a lancé la culture des huîtres creuses sur un littoral encore vierge. Depuis, d’autres ont pris la relève : Benoit a quitté la Bretagne et s’est installé au sud-ouest de l’île, Nicolas a liquidé l’entreprise ostréicole familiale pour fonder sa propre entreprise au Nord-Ouest.

Cliquer Ici pour voir l'intégralité du reportage "La conquête de l'Ouest" (20 minutes)

Un reportage de Sophie Morand, Patrick Meheut et Patrick Mauroy

Une production France 3 - Thalassa

Source : Thalassa

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Des zones sanctuaires contre la mortalité des huîtres

Il est possible de réduire fortement la mortalité due à un virus, des naissains d’huîtres. C’est la conclusion d’une étude menée à Caen, par le Centre de référence sur l’huître (CRH). Le professeur Michel Mathieu, de l'Université de Caen, propose un protocole d’actions à la filière ostréicole régionale, confrontée à une mortalité de 70 % des naissains d’huîtres importés de Charente-Maritime ou Gironde.

Source : Ouest France

Le CRH propose un système de certification sanitaire des naissains et leur isolement dans des zones sanctuaires ou en bassins à terre, avant leur introduction sur les parcs ostréicoles à partir de la 2e année d’élevage, seulement. Ces actions permettraient d’obtenir un taux de mortalité de 15 à 20 %.

Les professionnels qui emploient près de 1 500 personnes en Basse-Normandie, espèrent également la mise en place d’un conservatoire de souches pour obtenir des huîtres résistantes aux virus.

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Il faut séparer les jeunes des plus âgées...

La surmortalité des jeunes huîtres disparaît si on s'assure qu'elles sont saines au départ et qu'on les élève loin des animaux plus âgés, ont constaté les chercheurs du Centre de référence de l'huître, basé à Caen. Dans une zone sanctuaire, à plus de 5 km d'un parc ostréicole, «on peut mener ces animaux pendant deux ans sans mortalité, ou du moins une mortalité de l'ordre de 5% à 10%», a indiqué lundi Michel Mathieu, professeur à l'université de Caen qui coordonne le Centre, lors d'une conférence de presse.

Source : 20 minutes

Ensuite «quand on les remet sur les parcs, même dans des zones où il y a une mortalité assez importante, la mortalité de ces animaux n'excède pas 20 à 30% comme au début des années 2000», a ajouté le professeur dont le centre est financé par des fonds publics. Pour mener leur étude, les chercheurs ont mis au point un procédé de certification des naissains, et ils ont immergé ces jeunes huîtres saines dans deux «sanctuaires», à Cricqueville-en-Bessin (Calvados) et à Hatainville (Manche). «La filière ostréicole est la seule filière animale où on fait coexister les juvéniles et les adultes», a souligné l'universitaire.

«La côte n'est pas extensible»

En Basse-Normandie, toutes les huîtres sont issues de naissains en provenance de régions françaises plus au sud ou d'écloseries. «Les sanctuaires, il faut les trouver. La côte n'est pas extensible», a réagi Joseph Costard, président de la section régionale de conchyliculture lors de ce même point presse, «l'estran» étant déjà très convoité. Michel Mathieu a par ailleurs estimé que le «cheptel est affaibli très probablement» par le fait que les ostréiculteurs ont, face à la surmortalité, considérablement augmenté le nombre de naissains introduits dans les parcs. «Quand un ostréiculteur sait qu'il peut s'attendre à avoir 60% de mortalité, il achète pour compenser 60% de naissains en plus», a-t-il expliqué.

Du coup, «on a probablement aujourd'hui 8 à 10 fois plus de naissains sur le parc qu'il n'y en avait avant l'apparition de cette maladie (l'herpès virus, ndlr) dans les années 80», selon l'universitaire. Dans le même temps la consommation française est passée de 130.000 tonnes à 80.000 tonnes. Le phénomène de surmortalité des jeunes huîtres est apparu en 2008. Il se double d'une mortalité des huîtres adultes depuis l'an passé, sur laquelle le Centre de référence est en train de travailler.

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Le 24 octobre 2013

Irlande. Devenir un acteur mondial dans les produits de la mer

L'Irlande met tout en oeuvre pour devenir un acteur majeur des produits de la mer dans le monde...



Regardez cette vidéo pour en savoir plus sur l'importance du secteur des produits de la mer irlandais dans l'économie du pays, les opportunités notamment en direction des marchés émergents comme la Chine, la demande mondiale croissante des produits de qualité et les objectifs ambitieux à atteindre pour 2020.

Pour en savoir plus sur la filière de la pêche/aquaculture en Irlande : About the Seafood Industry. Learn about the Seafood Industry in Ireland

Belles performances de l’huître irlandaise 

L'Irlande exporte de plus en plus d'huîtres à taille commerciale. Elle devrait exporter en France autour de 7400 t d’huître en 2013 pour un montant d’environ 40 millions d’euros. 

Source : pdm-seafoodmag  par B.Vaudour

L’enquête annuelle menée par le bureau irlandais de la mer (BIM) sur l’ostréiculture révèle une surprise : pour la 1er fois, le prix de l’huître creuse payée au producteur est passé au-dessus du prix de l’huître plate en 2012. Preuve que la demande de gigas irlandaise progresse à grands pas sur ses marchés extérieurs. Entre 2011 et 2013 (1), les exportations ostréicoles de l’Irlande se sont envolées de 75 % pour atteindre 8 400 tonnes. Cette progression record tient en grande partie à l’expédition d’huîtres de taille commerciale plutôt que du demi-élevage. Concentré à 70 % dans le Waterford et le Donegal, le potentiel de production reste identique, c’est la demande qui a évolué.

Parallèlement, la creuse d’Irlande voit son prix moyen à l’export grimper rapidement de 3,60€/kg à 5,43€/kg. Cette revalorisation tient non seulement à la progression des tailles, mais aussi à la part croissante des « spéciales ». Le tout dans un courant général d’augmentation des prix en France : 86 % des exportations d’huîtres irlandaises se destinent au marché français.

Tous marchés confondus, la croissance conjuguée des tonnages et du prix moyen pousse la valeur des ventes extérieures irlandaises au niveau record de 45 millions d’euros. L’ostréiculture de l’île verte compte 130 exploitations qui emploient un millier de personnes mais le secteur est concentré : une quinzaine d’entreprises réalisent, à elles seules, 70 % de la production nationale.

(1) Période du 30 juin au 1er juillet de l'année suivante

Pour en savoir plus sur l'aquaculture en Irlande (Huître, moule, saumon,...) : BIM Annual Aquaculture Survey 2012

L'huître irlandaise lorgne sur l'Asie

Lors d'un colloque organisé par le bureau irlandais de la mer (BIM) au moment du festival de l'huître de Galway, le 27 septembre 2013, les irlandais ont envoyé un signal fort à leur principal marché qu'est la France... (qui absorbe 86% de la production d'huître irlandaise estimée à 9000 tonnes). Compte tenu de la demande cette production pourrait rapidement doublée...

Mais les irlandais pensent que la croissance de l'ostréiculture ne se limite pas qu'à l'augmentation de la production. La différenciation des produits est essentielle pour se positionner avec sa propre identité (marque "Huître d'Irlande") sur de nouveaux marchés où la demande des huîtres irlandaises "synonyme de qualité" augmente.

Commentant cette tendance encourageante, un expert (Donnelly) a déclaré :         

« L'industrie de l'huître irlandaise a une tradition de vendre directement aux distributeurs intermédiaires sur le marché français. Mais cette approche offre peu de reconnaissance de la marque. Alors que les huîtres irlandaises sont vendus sous la dénomination 'Spéciale' sur un segment du marché français à forte valeur ajoutée. Notre littoral avec son excellente qualité d'eau est particulièrement bien adapté à la production d'huîtres de qualité. Nous devons valoriser cette qualité pour affirmer la notoriété de la marque "Huître d'Irlande". BIM est très intéressé pour que les producteurs développent leur propre identité en particulier sur les nouveaux marchés internationaux tels que Hong Kong et la Chine. »

D'après BIM et pour plus d'explications : BIM Hosts Innovation Conference for Oyster Growers as Ireland's Shellfish Exports Hit a Record €74 Million

La recherche marine en Irlande : état des lieux

La recherche publique en Irlande s'inscrit dans un cadre stratégique national et européen. C'est d'autant plus vrai pour la recherche marine qu'elle fait l'objet d'un intérêt renouvelé et que les documents stratégiques tant au niveau européen que national sont récents et se succèdent. Les priorités établies sont les énergies marines avec pour horizon un marché commun européen de l'électricité, les biotechnologies et la santé avec le développement d'alicaments et de médicaments dérivés des organismes microscopiques du grand large, et enfin l'aquaculture et la pêche qui doivent permettre de nourrir de plus en plus de personnes avec un impact environnemental et écologique réduit au minimum.

Source : Bulletin Electronique par Florian Bourcier 

Les acteurs de la recherche sur le sol irlandais sont nombreux mais concentrés autour des grandes villes du pays. Au premier rang d'entre elles, Galway, sur la côte atlantique abrite le Marine Institute et la National University of Ireland Galway. Le premier est l'organisme chargé de coordonner, financer et soutenir la recherche marine et la dernière est une université de renom dont la contribution à l'augmentation des connaissances sur les sujets maritimes est de toute première importance. La ville de Cork, au sud du pays, abrite l'université University College Cork, également en première ligne notamment sur les questions des énergies marines et de l'aquaculture. Une multitude de centres de recherche spécialisés se retrouvent au sein des institutions d'enseignement supérieur du pays.

Enfin, l'Irlande, grâce à ses différentes agences de financement de la recherche et à l'attractivité de ses universités a su se donner les moyens d'atteindre les objectifs stratégiques identifiés par le gouvernement et par le Marine Institute. Les mêmes domaines de recherche - aquaculture et pêche, énergies marines, biotechnologies - jouissent à la fois d'une plus grande part des effectifs des chercheurs et du financement travaillant dans les secteurs liés à la mer, sources européennes et nationales confondues.

Au sommaire de ce document (qui est téléchargeable Ici) :

1. Introduction

2. Le développement de la recherche marine, une volonté politique ?
2.1 Au niveau national
2.2 Le cadre européen

3. Les thèmes de recherche
3.1 Energie marine
- Les acteurs de la recherche
- Les sites d'essais de prototypes
- Les collaborations avec la France
3.2 Aquaculture, pêche et transformation des produits de la mer
- Les acteurs de la recherche
- Les collaborations avec la France
3.3 Biologie et environnement
- Les acteurs de la recherche
- Les collaborations avec la France
3.4 Biotechnologies marines
- Les acteurs de la recherche
- Les collaborations avec la France
3.5 Développement de produits et services de pointe issus de la recherche marine
- Les acteurs de la recherche
- Le projet SmartBay
- Les collaborations avec la France
3.6 Géologie, hydrocarbures, gaz et minéraux
- Les acteurs de la recherche
- Les collaborations avec la France
3.7 Droit, gouvernance et socio-économie de la mer
- Les acteurs de la recherche
- Les collaborations avec la France
3.8 Les algues
- Les acteurs de la recherche
- Les collaborations avec la France

4. Tendances et perspectives
4.1 Répartition des effectifs de chercheurs par sujets de recherche
4.2 Répartition du financement par sujets de recherche

5. Conclusion

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Le 8 août 2013

Irlande du Nord. Mortalité massive de naissain d’huître


Dans le Carlingford Lough, Darren Cunningham pense avoir perdu, en deux jours, 80% de son stock de jeunes huîtres depuis le réchauffement de l’eau. Soit 350.000 £ de pertes !

C’est une catastrophe pour cet ostréiculteur irlandais qui élève des huîtres depuis 20 ans. Darren Cunningham expédie des huîtres en France, Italie et Allemagne...

Le Ministère de l'Agriculture et du Développement Rural (Dard) a détecté dans un échantillon d’huîtres japonaises décimées la présence du l’herpès virus de l'huître. Le virus provoque des dégâts lorsque la température de l'eau passe au-dessus 16°C.

Harold Henning, voisin de Darren Cunningham, a également été durement touché...


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Galway International Oyster Festival

Galway International Oyster Festival

Festival international de l’huître à Galway

23-25 septembre 2011

Irlande

Le Galway International Oyster Festival (Festival International de l’Huître à Galway) est un festival irlandais qui se tient à chaque mois de septembre dans la ville de Galway. On y célèbre la reprise de la saison de l’huître, un met savoureux qui fait partie des grandes spécialités de la gastronomie irlandaise. Vous y dégusterez alors des huîtres délicieuses, tout en buvant à grandes lampées de la Guinness, avec de la musique irlandaise plein les oreilles ! Ça donne envie non ?

Présentation du Galway International Oyster Festival

Le Galway International Oyster Festival est un festival avant tout gastronomique. Et qui dit gastronomie, dit forcément dégustation ! Aussi, vous aurez la possibilité de goûter aux meilleures huîtres irlandaises, dans les restaurants de la ville, et au sein même du Festival. Traditionnellement, la douzaine d’huîtres se sert avec une pinte de stout irlandaise bien crémeuse….

Le Championnat d’Ouverture d’Huître

Mais le Festival ne s’arrête pas seulement à de la musique et à des orgies d’huîtres. Le Festival aime aussi organiser chaque année 2 championnats, entièrement dédiés à l’ouverture d’huîtres en un temps record ! Il s’agit du : Guinness Irish Oyster Opening Championship et du Guinness World Oyster Opening Championship

La compétition est rude, et chaque victoire à ces championnats figurent ensuite dans le Guinness Book des Records…

Oyster Concurrence Pearl

L’huître n’est pas bonne qu’à être à mangée : elle est également d’un grand intérêt lorsqu’il s’agit d’huîtres perlières. Voilà pourquoi le Festival de Galway organise également une compétition ayant pour but de décerner un prix à la jeune femme qui trouvera la plus belle perle parmi les huîtres perlières cultivées dans la région.

Seule la plus belle perle permettra de récompenser l’un des participant, et lui donnera ainsi le privilège d’être convié à l’ensemble des événements du festival. Qui plus est, un lot est décerné au gagnant, d’une valeur de plus de 500 €, et le visage du gagnant devient alors le visage officiel du festival....

Oyster Festival Gala Ball

Le Festival organise également un autre événement : un gala qui se tient souvent le samedi soir, dans un prestigieux hôtel de Galway (souvent le Meyrick Hotel). Vous pourrez alors danser, et déguster des huîtres avec du champagne, ou encore avec l’éternelle pinte de Guinness. Ambiance bon enfant, et nourriture d’une qualité exceptionnelle au programme !

Informations Pratiques : www.galwayoysterfest.com

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Février 2011 :

Crise de l’ostréiculture : De la régulation selon les ostréiculteurs britanniques

Après l’Irlande, c’est maintenant autour de la Grande Bretagne d’attaquer la France sur la gestion de la crise ostréicole….

Dans un entretien au site en ligne The Fishsite, David Jarrad de l’association des coquillages de Grande-Bretagne (Shellfish Association of Great Britain) donne son point de vue sur la situation de la mortalité des huîtres japonaises. Il indique que les producteurs britanniques souhaitent plus de régulations, mais que d’autres pays ne sont pas d’accord. Il explique aussi que les ostréiculteurs français en s’approvisionnant dans les écloseries du Royaume-Uni placent l’ostréiculture british dans une situation très difficile alors qu’ils n’ont constaté qu’un seul cas de mortalité en Grande-Bretagne (A Whitstable au sud de l’Angleterre). 


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Mortalité des huîtres en 2010

17 août 2010 : Des soupçons pour l’Herpes de l’huître


On soupçonne que l’herpès de l’huître soit la cause de la mortalité des huîtres japonaises en Irlande. Le vétérinaire-chef, Patrick J. Rogan a informé l'Organisation mondiale de la santé animale que 14 baies ont été touchées. Tous les cas concernent des élevages en milieu ouvert dans les eaux côtières. Le virus a été détecté entre le 3 juin 2010 et le 5 août 2010. Les mortalités ont été considérables, en particulier pour le naissain. La moitié des huîtres adultes a également été touchée par la mortalité dans certaines régions mais à des niveaux inférieurs. (The Fishsite : Suspicion Herpes Virus Ostreid)

La mortalité a été considérable, en particulier celle de naissain. Elle a également été observée chez les huîtres en pleine croissance et les adultes dans certaines zones, mais à un degré moindre. Il y a vraisemblablement transmission d’un site à l’autre ainsi qu’à travers l’eau, mais la présence l’année dernière du virus dans toutes ces zones et sa possible latence ne permettent pas d’être sûr que la source soit l’introduction de stock en provenance d’une zone infectée ou le résultat d’infections latentes dans les populations existantes.

Bien que l’épisode de mortalité semble toucher à sa fin, une réinfection des stocks qui seront introduits d’ici à l’été prochain est à prévoir une fois que les températures recommenceront à monter en juin. Entre le 3 juin et le 5 août 2010, la souche OsHV1 µVar a été identifiée par PCR et examen histopathologique dans les 14 baies. (OIE : Suspicion Herpes Virus Ostreid)

Mortalité des huîtres en 2009

Le 13 octobre 2009


Mortalité des huîtres en Irlande : Les services vétérinaires irlandais ont transmis leur rapport final à l’organisation internationale de la santé animale (OIE) le 9 octobre 2009.

Les autorités vétérinaires font état de ce qui semble être une maladie émergente – il suspecte une variante de L'herpès virus de l'huître OsHV1. Le rapport indique 15 foyers de maladie pour des huîtres en élevage (Crassostrea gigas) en différents lieux sur la quasi-totalité de la côte irlandaise entre début juin et août de cette année.

Des mortalités de 90 à 95% ont été signalées. Le rapport ajoute que les mortalités ont été considérables, en particulier dans le naissain. Des huîtres adultes ont également subi des mortalités dans certaines zones, mais à des niveaux inférieurs.

La transmission qui est due aux mouvements d'animaux d'un site à l'autre ainsi que dans l'eau, a été observée dans certaines baies. La transmission à partir des huîtres ayant survécu à l'infection OsHV1 en 2008 à de jeunes huîtres a également été observée.

Bien que les mortalités semblent maintenant terminées, les stocks qui seront introduits dans les zones infectées d'ici l'été prochain seront probablement contaminés lorsque les températures recommenceront à grimper en été 2010. Voir le rapport complet transmis par les services vétérinaires irlandais à l’OIE avec le détail par zone infectée.

Revue de Presse :

Le 30 octobre 2009

La Commission européenne a adressé le 29 octobre 2009 plusieurs avertissements pour non-respect de la législation communautaire en matière d'environnement.
La Commission a annoncé dans un communiqué avoir déposé plainte contre l'Irlande devant la Cour de justice des communautés européennes (CJCE) pour non-respect de la directive 2006/113/CE relative à la qualité requise des eaux conchylicoles sur la côte irlandaise. Les coquillages concernés sont notamment les huîtres, les moules, les coques, les coquilles Saint-Jacques et les palourdes.
Rappelons que cette directive s'applique aux eaux côtières et aux eaux saumâtres. Elle impose aux États membres de désigner ces eaux et d'établir des programmes de réduction de la pollution visant à garantir la conformité des eaux désignées.
La Commission menace l'Irlande d'une amende forfaitaire de plus de 3,8 millions d'euros et une astreinte journalière de 40.000 euros, pour n'avoir pas respecté un premier arrêt de la Cour de justice européenne en juin 2007, qui avait jugé que le pays ne se conformait pas aux règles définies par la directive. L'Irlande a depuis désigné 49 eaux conchylicoles supplémentaires, mais est en infraction pour une dernière zone. En outre, les programmes de réduction de la pollution n'ont toujours pas été soit mis au point soit appliqués à toutes les nouvelles zones désignées.
L'Irlande ayant annoncé ''qu'elle mettait actuellement la dernière main aux dispositions d'exécution de l'arrêt considéré'', la Commission propose d'accorder un délai de trois mois aux autorités irlandaises pour leur permettre de prendre les mesures nécessaires.

Le 8 octobre 2010


En Irlande, la pêche à l'huître plate remonte au XIIIe siècle bien que des traces de consommation datant de l’âge de bronze aient été retrouvées.

Mais, ce n’est qu’en 1970 que la culture de l’huître creuse y est introduite en recourant aux techniques ostréicoles françaises. L’huître irlandaise bénéficie de conditions environnementales exceptionnelles, à savoir des eaux côtières claires et limpides recevant les courants chauds du Gulf Stream et des eaux froides filtrées par la tourbe. Sa chair charnue, délicate et croquante, offre une savoureuse texture associée à une saveur délicatement iodée.

Production et consommation

Produite dans 165 fermes ostréicoles, l’huître irlandaise (7 000 t / an, loin derrière la France, premier producteur européen avec 130 000 t) est majoritairement destinée à l'exportation (France, Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Ukraine, Chine, Japon…). Au début des années 2000, l’Irlande s’est engagée dans la démarche qualité « Irish Quality Oyster » (IQO).Soumises à des critères stricts de production, les huîtres IQO (Tia Maraa, Bell’s Isle…) doivent être élevées durant au moins douze mois sur tables en poches ostréicoles et

la traçabilité doit être assurée durant tout le cycle d’élevage. La chair doit être croquante, fraîche et charnue (taux de chair supérieur à 13,5 %), la coquille doit présenter une forme ovale allongée parfaite (indice inférieur à 3) avec une couleur interne blanc nacré. Huîtres haut de gamme au goût subtil, elles se consomment toute l’année. (Sources : Bureau Irlandais de la Mer, www.huitres-irlande.com, Semmaris)

Sur le Marché de Rungis

En 2009, les volumes ont baissé de 6 % sur le MIN pour s’établir à 3 064 t (dont 48 t d’importation et 618 t d’huîtres creuses). « Nous commercialisons des huîtres irlandaises IQO dont la Tia Maraa, une nouvelle variété, depuis deux ans déjà, explique Alain Kousmi, commercial de la société Blanc SA Huîtres Coquillages. Nous en vendons 40 à 50 paniers par semaine, à destination des restaurateurs principalement... ».
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Le 19 décembre 2011

La Direction des fraudes constate une francisation des huîtres irlandaises et espagnoles !

En cette période du "Made in France", la Dgccrf constate une francisation des huîtres étrangères !!!!

Chaque année, la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) propose un dossier en ligne « Pour des fêtes réussies » rappelant la règlementation aux produits consommés ou utilisés lors de ces fêtes de fin d'année.

Dans ce document vous trouverez ce que tout consommateur mais aussi tout professionnel doit connaître sur les produits alimentaires que l'on retrouve plus particulièrement pendant ces repas festifs de fin d'année. Petit florilège des produits les plus consommés mais aussi les plus contrôlés.

La France est le premier producteur d'huitres en Europe avec 130 000 tonnes d'huitres produites par an dont 90% de creuses et 10% de plates). La consommation d'huitres a lieu majoritairement pendant les fêtes de fin d'année.

Pour profiter au mieux de ces fruits de mers, il est rappelé que les huîtres ne doivent jamais être retournées afin qu'elles ne se vident pas et doivent être conservées au frais entre + 5 et + 15 degrés, à l'abri de la lumière. Elles peuvent être conservées 4 à 5 jours à condition qu'elles soient posées bien à plats.

La DGCCRF rappelle les anomalies relatives à l'information du consommateur qu'elle relève régulièrement avec l'utilisation d'origine locale valorisante comme « Marennes-Oléron » ou « Arcachon » pour des huîtres simplement expédiées de Marennes ou d'Arcachon. Parfois, il est aussi constaté des cas de francisation d'huitre (élevées en Irlande ou en Espagne et vendues comme françaises).


Pour télécharger le document « Pour des fêtes réussies / Les conseils de la DGCCRF - Décembre 2011 », cliquer : Direction des Fraudes

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Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron, a été avertie par des clients de Hongkong et de Pékin de produits semblables sur la forme, mais de moins bonne qualité.

On connaissait la contrefaçon de marques prestigieuses de sacs à main, de montres ou de produits high-tech en Chine. Plus inattendue, la copie des huîtres Gillardeau, célèbre marque de fruits de mer du bassin de Marennes-Oléron. «Ce sont nos clients restaurateurs à Pékin et Hongkong qui nous ont avertis, explique Véronique Gillardeau. Ces bourriches ressemblaient parfaitement aux nôtres, mais pas leur contenu. Il s'agissait de produits de moins bonne qualité. Nos huîtres, nous les connaissons par cœur. Leur couleur blanche, leur forme bombée et leur taux de chair…»

Rien de plus facile dans un pays qui produit 4 millions de tonnes d'huîtres par an, (130.000 tonnes en France, pourtant leader européen), de se démarquer en recopiant un logo haut de gamme. «D'autant que le droit des marques y est nettement moins contraignant qu'en France, regrette Véronique Gillardeau. Nous avons déposé notre nom en Chine et avons découvert après de multiples recherches qu'un certain monsieur Li l'avait fait aussi. Nous avons voulu régler à l'amiable ce litige avec lui, sans résultat.»

Plus que le préjudice économique - la Chine ne représente qu'une petite part des ventes à l'exportation de Gillardeau -, l'entreprise familiale centenaire, basée à Bourcefranc, en Charente-Maritime, redoute une «atteinte à l'image, poursuit Véronique Gillardeau. Ici comme ailleurs, nous ne voulons pas que des personnes soient déçues en croyant consommer notre produit.» Car en France aussi, Gillardeau est copié. «Mais, dans un pays de droit, nous faisons faire des constats d'huissier, et, s'il le faut, ça se termine au tribunal.»

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L’Huître en Irlande : une spécialité irlandaise de choix

Rien ne vaut de bonnes huîtres d’Irlande, accompagnées d’une stout bien crémeuse ! Si le tableau vous semble quelque peu atypique, sachez que c’est ainsi que l’on mange les huîtres en Irlande. Car si l’île verte est l’un des pays les plus réputés pour sa gastronomie, c’est avant tout pour l’amertume de ses bières, mais aussi pour la qualité de ses huîtres !

Présentation des huîtres irlandaises
 
Avis aux mangeurs des petites bêtes de la mer : l’Irlande est un pays réputé pour son ostréiculture. Bien que sa production soit bien moins importante que celle de la France, l’huître irlandaise brille pour sa qualité et son goût inégalable. Les connaisseurs et amateurs d’huîtres s’accordent tous à dire que l’huître irlandaise est l’une des meilleures d’Europe !

On lui apprécie généralement ses saveurs iodées, ainsi que sa chair succulente, dont le goût est savamment rehaussé par quelques gorgées de Guinness ou d’une autre stout tout aussi savoureuse.

Si jamais vous souhaitez goûter à ces huîtres, sachez qu’à ce jour, les 3 grands ostréiculteurs irlandais sont connus sous le nom de Donegal Oysters, de PKA et de Seabreeze. Ces derniers distribuent en général leurs huîtres dans la plupart des restaurants et Pubs d’Irlande, et les servent avec une pinte de Guinness.

Aussi, si vous aimez goûter des huîtres dans un cadre festif, nous vous recommandons de participer au Galway International Oyster Festival, un festival qui se déroule du 27 au 30 septembre et qui célèbre le savoir-faire des ostréiculteurs irlandais. On y savoure de délicieuses huîtres, dans un cadre convivial où musique et danse traditionnelle irlandaise sont au rendez-vous ! N’hésitez pas à y participer : les huîtres de là-bas sont un véritable délice !

L’Irlande bénéficie d’un environnement idéal à l’ostréiculture

Mais pourquoi les huîtres irlandaises sortent-elles du lot par rapport à ses concurrentes européennes ? Avant tout grâce à la situation géographique de l’Irlande : l’île est cernée par des eaux prolifiques, riches en minéraux, protégées de la pollution, où vivent des écosystèmes à l’équilibre fragile. Ajoutez à cela la présence d’eaux douces de grande qualité, de tourbières, de roches calcaires comme celles de la région du Burren, et vous obtiendrez un environnement propice à la culture des huîtres.

Toutes ces données permettent ainsi d’obtenir une ostréiculture de grande qualité.

Depuis 2005 maintenant, l’Irlande a mit en place un nouveau processus qualité connu sous le nom de I.Q.O. (Irish Quality Oyster), une démarche permettant aux ostréiculteurs de cultiver des huîtres de grande qualité, sous le contrôle d’une grande instance veillant au respect de la charte de l’I.Q.O.


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Le 14 décembre 2012

Au pays du soleil humide


Nicolas et Delphine Tessier, deux Étaulais, ont tenté et réussi l'aventure irlandaise. Pour l'huître.

La végétation est si pauvre et peu hospitalière qu'elle ne comble que la voracité du mouton. Sur cette terre de Clew Bay, ne cherchez pas d'autre végétation que de grands carrés d'herbe tendre, géométrie du peu et du maigre que quadrillent des kilomètres de murs empierrés.

Bienvenue dans le nord-ouest irlandais. Le centre urbain le plus proche, c'est Galway, à 80 kilomètres. Clew Bay est une vaste morsure dans le trait de côte, où la voracité de l'Atlantique se régale de la rondeur de hautes collines. Elles y effondrent leur relief en pente douce, ne laissant subsister du banquet qu'un immense chapelet d'îlots, plats comme des galettes.

Arrivés en avril 2007

On ne se laisse pas dériver là par hasard. Et s'il n'y avait que la terre et l'océan… C'est que le ciel s'en mêle aussi. Il dilue le soleil dans les ondées et fond la pluie dans l'arc-en-ciel. Les quatre saisons du calendrier défilent au rythme accéléré des fronts pluvieux, en moins de temps qu'il ne faut pour assécher sa pinte de Guinness.

Nicolas Tessier préfère tourner le sujet à la dérision : « Le sol est gorgé ; ça transpire l'eau de partout. Tu ne la paies pas pour ta maison… Mais quand tu vis là, tu comprends vite pourquoi ! » Depuis 2007, ce Charentais-Maritime de 39 ans s'est expatrié là, en famille. Avec Delphine, son épouse, Paul et Antoine, leurs deux fils, 7 et 11 ans aux prunelles, ils ont avalé 1 200 kilomètres de bitume et décompté vingt heures de ferry : le trajet qui sépare Étaules, la petite commune ostréicole de la rive de Seudre d'où ils sont originaires, de Newport, comté irlandais du Mayo, où ils vivent.

« Le 1er avril 2007, nous emménagions. Ça n'était pas un poisson ! », ponctue Delphine. Une armée de copains, les meubles rangés sur des palettes que l'on décharge du camion avec un chariot élévateur, une opération rondement menée. Delphine laissait derrière elle un emploi d'agent administratif au service urbanisme de la mairie d'Étaules et un sentiment de rupture, elle qui « est assez famille ». Nicolas, lui, laissait à Marennes-Oléron l'établissement ostréicole paternel qu'il venait de vendre.

Une vie centrée sur le travail

À Clew Bay, les huîtres respirent la santé. Il les y élève depuis 2007, après des années de vaches maigres en Charente-Maritime. Ses affaires sont devenues prospères. Centrée sur le travail, la vie de la famille s'est organisée dans un mouchoir de poche, un quasi-repli sur soi. Une de ces petites routes étroites bordées de fuchsias relie l'établissement ostréicole au charmant cottage que louent les Tessier. 500 mètres tout au plus.

Nicolas pousse le portail. Petit tour du propriétaire. Il s'amuse à montrer le poulailler, puis le tas de tourbe, à l'abri dans la remise. « On chauffe même en été », lâche-t-il, guettant la surprise que produit son annonce. Les présentations faites avec Lili, imposant terre-neuve à robe noire, Delphine ouvre sa porte. Elle vient de sortir du four une tarte au citron. Eva, la petite-cousine de Paul et Antoine, est venue de Chaillevette leur rendre visite, accompagnée de Patricia, la sœur de Delphine. Quelques jours en famille, toujours bienvenus.

Dans la baie vitrée s'encadre le cliché romantique du berger poussant au loin ses moutons dans le vert pâturage… L'Irlande dans un écrin vert, devant le feu de cheminée, à l'abri des intempéries.

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