dimanche 1 janvier 2012

Revue de presse 2012 (1) : Conchyliculture, aquaculture, pisciculture, algoculture...


Mortalité des huîtres 2011 : Huître, victime de la crise écologique !

A partir du 20 février 2012, la revue de presse se poursuit Ici

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Le 18 février 2012


Lancée il y a deux ans, l'Amap (*) de la Ria atteint aujourd'hui un seuil que ses animateurs souhaitent dépasser. «Nous comptons 42 adhérents et 34 paniers sont distribués chaque semaine sur trois lieux: la ferme de Kerio à Belz, le Pain des Dunes à Loperhet (Erdeven) et l'Ecot-Pain à Lapaul (Locoal-Mendon)», expliquait Christelle Robert-Tessier, la présidente, jeudi lors de l'assemblée générale à Erdeven. «Ce que l'on souhaite aujourd'hui, c'est plus de synergie, plus d'implication de tous, et plus d'adhérents pour faire travailler davantage les producteurs locaux».

Dix producteurs

Pour y parvenir, l'Amap travaille à développer l'offre. En plus des «paniers paysans» issus de la ferme maraîchère bio de Kerio, à Belz, l'Amap de la Ria propose, en contrat ou à la carte, une gamme élargie fournie par dix producteurs: fromages et yaourt de chèvre, viande de veau bio, huîtres et coquillages, etc. «Le dernier producteur à nous avoir rejoint propose du miel et des pommes». L'Amap réfléchit aussi à rendre plus attractif, par la convivialité notamment, le mode alternatif de consommation qu'elle promeut.

(*) Association pour le maintien d'une agriculture paysanne.

Le site web : Amap de la Ria

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Mortalité des huîtres creuses : Reconduction du plan de sauvegarde en 2012 (agriculture.gouv.fr)

Dans le cadre de la crise des mortalités ostréicoles, une première réponse a été apportée dès 2010 par la production de naissains susceptibles de présenter des meilleures chances de survie. Les premiers résultats, bien que limités pour le premier plan, s’avèrent prometteurs avec l’utilisation progressive d’une famille présentant le meilleur taux de survie en condition expérimentale.

La reconduction d’un tel plan en 2012 a ainsi décidée par l’ensemble des acteurs.

A noter que les commandes ne pourront être prises en compte que si elles sont passées entre le 1er février 2012 et le 15 mai 2012.

Une convention annuelle est en cours de signature par les écloseries, l’interprofession, l’Ifremer et le ministère en charge de la pêche et de l’aquaculture. La production des animaux sera réalisée par les écloseurs partenaires de ce programme dans le courant de l’été 2012. La livraison des produits s’étalera de septembre 2012 à juin 2013.

Les ostréiculteurs souhaitant commander des produits issus de ce plan sont invités à se rapprocher des écloseurs partenaires de ce plan, à savoir :

  • La société Vendée Naissain, Le Polder des Champs, 85230 Bouin ;
  • La Société Atlantique de Mariculture (SATMAR), La Saline, 50760 Gatteville le Phare ;
  • La société France Turbot, L’Epine 85740, Chemin des ileaux ;
  • La Société Ecloserie de Kerne, Le Tindio, 56640 Arzon ;
  • La Société de Développement Aquacole de Bouin (SODABO), Le Polder des Champs, 85230 Bouin ;
  • Vendée Ecloserie Bouin, Bouin – 85230, Polder Sud ;
  • Thierry Labadie, Polder sud, 3ème Pont, 85230 Bouin ;
  • La Société GRAINOCEAN, Saint Martin de Ré, 17410, 14, cours Déchézeaux ;
  • La société Ecloserie du Ponant, à 17750 Dolus d'Oléron, Impasse des pêcheurs ;

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« Aquaculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine »

Le Groupement de Défense Sanitaire Aquacole d’Aquitaine a lancé officiellement le Programme de Qualification AquaREA : « Aquaculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine » le 17 février 2012 à la Pisciculture Moulin de Caouley en Gironde.

Les pisciculteurs d’Aquitaine sont associés au sein du Groupement de défense sanitaire aquacole d'Aquitaine (G.D.S.A.A) dans la lutte contre les maladies piscicoles.

Cette association regroupe pêcheurs et pisciculteurs pour la protection du milieu aquatique et l’amélioration de l’état sanitaire des poissons, dans les piscicultures comme dans les étangs et rivières d’Aquitaine. Et elle effectue des contrôles sanitaires et des analyses sur l’eau et les poissons, en collaboration avec le laboratoire départemental, ainsi que des études sur l’environnement et la pathologie des poissons.

Par la mise en place du programme de qualification AquaREA pour une Aquaculture Respectueuse de l’Environnement en Aquitaine, la filière piscicole d’Aquitaine sous l’impulsion du Groupement de Défense Sanitaire Aquacole d’Aquitaine, marque une étape importante dans son développement. Cet outil est une adaptation de la qualification AREA du Conseil Régional d'Aquitaine, déjà existante pour d’autres filières de production agricole. Il vise à obtenir une reconnaissance de la qualité sanitaire et environnementale des élevages piscicoles sur la région, et à accompagner les acteurs de la filière dans leur démarche d’amélioration continue des pratiques.

Contact :

Valérie Chesneau, Directrice du GDSAA, cliquer GDSAA

GDSAA – 1, rue Marcel David – BP 219 – 40004 MONT DE MARSAN Cedex

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Le 17 février 2012

Un ostréiculteur japonais dans les chinoiseries des frères Pourcel !

Cet ostréiculteur japonais de la baie de Matsushima ne fait pas partie d'un réseau... Un réseau de contrefaçons de Château Lafite et d’huîtres Gillardeau comme le laisserait supposer un post du blog des chefs Pourcel....

Contrairement aux deux frères Pourcel qui sont eux à la tête d'un réseau... Un réseau de restaurants en France et à l'étranger, le "Groupe Pourcel"....

Je peux en témoigner... "Cet ostréiculteur qui nous montre deux cordées de saint-jacques, vivait en 1987 dans la région de Miyagi, victime du Tsunami du 11 mars 2011 !!!"

Des chinoiseries contre les vins français et même les huîtres Gillardeau

L’industrie mondiale du vin regarde d’un oeil anxieux vers la Chine, après la publication d’articles faisant état de problèmes de contrefaçons. Après avoir largement reproduit les articles des industries de la mode ou la maroquinerie, de faussaires tourneraient à présent leur regard vers les secteurs de l’alimentation de luxe.

Le vin Français et surtout les grands crus de Bordeaux sont sous pression. Les prix pour un Château Lafite Rothschild ont chuté de 45% en 2011 à Hong Kong, tandis qu’en Chine, une bouteille de Château Lafite Rothschild 2008 se vend maintenant aux alentours de 9.500 yuans, en nette baisse par rapport aux 15.000 yuans qu’elle valait en 2009....

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Il n’y a pas que la contrefaçon de vin qui entame la confiance des consommateurs envers les produits de luxe élaborés en France. Des copies d’huîtres Gillardeau, nom d’un producteur d’huîtres haut de gamme produite depuis des siècles à Bourcefranc-le-Chapus, sur la côte Ouest de la France, par une petite entreprise familiale, ont aussi été repérées à Hong Kong et à Pékin.

Selon un article publié l’année dernière dans Le Figaro, l’entreprise a été avertie par plusieurs de ses clients asiatiques que des contrefaçons d’huîtres, de moins bonne qualité, étaient vendues avec le logo et le nom de la marque française.

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Les huîtres contre vents et marées (Challenges)

Aléas climatiques, sanitaires et humains menacent toujours un peu plus l'huître. Au grand dam de ses nombreux amateurs. Comment un coquillage aussi magique pourrait-il disparaître ?

Pas le moindre people à l'horizon, pas même des Bordelais en goguette. L'hiver, en semaine, la presqu'île est quasi déserte. Les volets de la villa de Philippe Starck - autrefois celle de Jean Anouilh - sont fermés, tout comme les maisons d'Audrey Tautou, de Pascal Obispo, de Renaud, de PPDA et de toutes les semi célébrités qui font la réputation "du" Ferret. En cette saison, pour trouver un peu de vie, il faut aller dans les villages ostréicoles, entre le bassin d'Arcachon et l'unique route départementale qui mène au cap. Là se trouvent les fameuses "cabanes" en bois, presque collées les unes aux autres, parfois minuscules, souvent pittoresques avec leurs volets bleus, roses ou verts. Le Par bassin est vide de tout bateau de Bertrand plaisance. On aperçoit les emblématiques cabanes "tchanquées" de l'île aux Oiseaux, bâties sur échasses (pilotis) pour surveiller les parcs à huîtres, et, sur l'autre rive, impressionnante, la dune du Pilat.

Nitrate et acidification

Les nuages s'amoncellent au-dessus de ce paysage de carte postale. La première menace vient de la mortalité des jeunes huîtres, en spectaculaire augmentation depuis 2008. Entre 70 et 80% d'entre elles n'atteignent pas leur premier anniversaire. Le principal suspect? Un "herpès virus" devenu meurtrier pour des raisons en partie inexpliquées. L'élévation anormale de la température de l'eau au printemps semble y être pour quelque chose. Certains accusent les peintures antisalissures des bateaux de plaisance, d'autres les nitrates ou l'acidification des océans. Ou bien est-ce la faute des "triploïdes", ces huîtres "de quatre saisons" génétiquement modifiées pour être rendues stériles et consommables toute l'année, y compris l'été, lors de leur période naturelle de reproduction? Les hommes seraient devenus pour l'huître des ennemis bien plus dangereux que les crabes, les étoiles de mer et les bigorneaux perceurs. Tous les sites ostréicoles sont touchés, mais le bassin d'Arcachon est spécialement affecté. Il fournissait naguère la plus grande partie du naissain, les larves d'huîtres élevées ensuite en Bretagne, en Normandie ou ailleurs. Pour compenser le manque à gagner, certains ostréiculteurs se sont convertis à l'"ostréotourisme" en ouvrant des chambres d'hôtes. Ils attendent beaucoup de la création, cette année, d'un parc naturel marin, dont un des objectifs est d'imposer autour de la lagune des pratiques plus respectueuses de l'environnement.

Un malheur n'arrivant jamais seul, les ostréiculteurs du Cap-Ferret viennent d'apprendre que les terrains sur lesquels sont construites leurs jolies maisons, propriété de l'Etat depuis les premières concessions accordées par Napoléon III, pourraient ne plus être transmises, en cas de décès, à leurs enfants ou à leur conjoint survivant. Un usage pourtant établi depuis près d'un siècle. Joël Dupuch, l'"ostréoacteur" révélé par le film Les Petits Mouchoirs, s'est joint aux "indignés" locaux qui veulent faire reconnaître la propriété de fait de leurs cabanes. "Plus que jamais, il faut être passionné pour faire ce métier", philosophe son cousin Ludovic Hiribarn, représentant de la cinquième génération d'une famille de "parqueurs" installés dans le village du Canon depuis 1870. Fournisseur des Bars à huîtres parisiens depuis trente ans, cet ostréiculteur "haut de gamme" affiche une étonnante sérénité: "Notre famille a traversé deux guerres, des dizaines de tempêtes, des maladies, des interdictions de vente et deux marées noires. Alors..." Pour lui, le doute n'est pas permis: la recherche génétique ou la prise de conscience écologique devraient faire émerger des solutions.

Les entrailles du mollusque.....

La fin des huîtres?

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Royan : Un festival pour goûter les saveurs de l'océan (Sud Ouest)

En septembre, la première édition du festival Iodé réunira grands chefs, producteurs et blogueurs autour des produits de la mer. Rencontre avec Fabrice Gass.

Fabrice Gass est poissonnier infographiste. Un étrange mélange qui l'a amené à s'intégrer au réseau des blogueurs culinaires, très actif en Europe. En deux ans, son réseau s'agrandit et il fonde, avec sa compagne Céline Housez, le web magazine Iodé (1). Près de 3.000 personnes suivent régulièrement ses recettes, les entretiens de grands chefs ou d'artisans de la mer qu'ils mettent en ligne tous les mois. Le chiffre monte à 145.000 si l'on considère les visiteurs ponctuels.

Dernièrement, il a eu l'idée de créer pour Royan un festival de gastronomie qui se déroulera à l'automne. Ce cuisinier royannais reconnaît : « Le festival s'est un peu monté à l'envers. Le réseau d'abord, puis l'idée de réunir ces gens autour d'une région très riche en produits de la mer, d'offrir à Royan le rayonnement gastronomique qu'elle mérite. »

Des trésors méconnus

Au fil de ses rencontres, il monte une équipe d'entrepreneurs qui parient sur la réussite d'un tel événement. Au menu : concours gastronomiques entre blogueurs sur des sites atypiques, ateliers de découverte de la cuisine et des alliances avec les vins régionaux… Frédéric Delesque, de l'agence de communication Outdoo, est l'un des membres de l'équipe. « Il faut savoir que le prix moyen de vente à la criée de Royan est le plus élevé de France. Il y a des poissons nobles, les pêcheurs augmentent la maille de pêche et les Royannais n'en ont aucune idée. »...

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Bio : un marché qui explose mais des surfaces converties qui restent à la traîne (Agro-Alimentaire)

L’Agence Bio a dévoilé hier les résultats de son baromètre 2011, mené par l’agence CSA (Conseil Sondage Analyses). Le marché des produits biologiques a quadruplé en dix ans et les surfaces agricoles dans l’hexagone ont doublé, bien que l’objectif des 6% de surface agricole utile (SAU) converties en bio n’ait pas été atteint fin 2011. Seuls 3,5% de la SAU sont actuellement convertis, l’objectif du Grenelle de l’environnement n’a donc pas été atteint.

En ce qui concerne les principaux résultats du baromètre de l’Agence Bio, 60% des français ont consommé des produits biologiques en 2011, et toujours 40% en consomment au moins une fois par mois, dont la moitié au moins une fois par semaine. Les consommateurs de produits biologiques sont toujours sur-représentés chez les femmes, les catégories socioprofessionnelles supérieures (CSP+) et les habitants de la région parisienne....

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Lancement du groupe ATG spécialisé en ingénierie (Lorient)

À l’occasion de la visite au Liban des membres du conseil de plusieurs sociétés spécialisées en aquaculture, une activité en forte croissance estimée à plus de 100 milliards de dollars, le lancement du groupe ATG (Aquaculture Technologies Group) a eu lieu à Beyrouth en présence du ministre du Tourisme Fadi Abboud, du ministre de l’Industrie Vreij Sabounjian et du ministre de l’Information Walid Daouk, ainsi que des députés et présidents des organisations économiques. ATG est un groupement de sociétés engagées sur le marché de l’ingénierie en aquaculture par la conception complète de projets et de design de systèmes aquacoles autonomes livrés clés en main. Le groupe contribue ainsi à la protection des espèces marines en voies de disparition, à la reconstruction de stocks menacés, à la protection de l’environnement et à la démocratisation des produits de la mer.

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À Lannion, l'extraction de sable fait des vagues (Ouest France)

Le projet d'extraction de la Can (filiale du groupe Roullier) suscite une vive opposition. À tel point qu'un collectif « Peuples des Dunes en Trégor » s'est créé récemment. Retour sur un an et demi de débats.

Quel projet dans la baie de Lannion ?

Il est question d'extraire 400.000 m3 par an (pendant 20 ans) de sable coquillier dans une dune sous-marine. Ce titre minier a été demandé en 2010 par la Can, Compagnie armoricaine de navigation de Pontrieux, filiale du groupe Roullier. Le volume peut paraître difficile à visualiser pour le commun des mortels qui se dira que le sable... il y en a plein la mer. « Mais attention, cela représentera une Tour Montparnasse par an », met en garde l'association Sauvegarde du Trégor.

Où exactement ?

Le gisement mesure 4 km2 et est situé à la verticale de Locquirec (Finistère), à 6,7 km de Trébeurden, 9,5 km de Locquémeau. Pile dans une « dent creuse » entre deux zones Natura 2000 en mer où une telle exploitation serait interdite.

Pourquoi un tel projet ?

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Fouesnant : Des images en écho au développement durable (Ouest France)

Les élèves des classes de première baccalauréat professionnel agricole et aquaculture du lycée de Bréhoulou ont réalisé des oeuvres destinées à sensibiliser au développement durable pour favoriser des gestes plus responsables. Ce projet artistique, mené dans le cadre d'un travail sur l'image en cours d'Eéducation socio-culturelle, a bénéficié de l'aide du peintre Jacques Godin. C'est tout d'abord en lien avec les actions des éco-délégués du lycée que les élèves de première ont participé à des réunions pour identifier les besoins en communication. Puis, avec le soutien de Jacques Godin - artiste peintre - présent au cours de plusieurs séances en janvier et février, les jeunes ont réfléchi aux différentes fonctions de l'image pour concevoir et réaliser leurs projets artistiques.

Cette semaine, ces supports de communication sont installés dans différents points de l'établissement : ils font office d'un balisage signalétique invitant le spectateur à s'informer pour modifier ses pratiques et être acteur du Développement Durable. De plus, afin d'exposer la démarche et le sens de leur travail, les élèves de première invitent leurs camarades des classes de seconde au vernissage de leurs oeuvres.

Ce projet a reçu le soutien du Conseil régional de Bretagne et de l'Association des parents d'élèves.

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Sécurité sanitaire : Des labos en première ligne (Acteurs publics)

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) joue un rôle crucial en matière de veille sanitaire. L'exemple du virus sur les bovins repéré fin janvier en témoigne. Son action est inséparable des actions menées par les services déconcentrés de l'Etat

Protection de la santé et du bien-être des animaux, protection de la santé des végétaux, évaluation des propriétés nutritionnelles et fonctionnelles des aliments : sur tous ces domaines, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met en œuvre, via des comités d’experts, toute une batterie d’expertise scientifique pluraliste. Fondée sur le rapprochement entre l’Afsset et l’Afssa, cette agence créée en juillet 2010 n’a pas chômé depuis. Qu’il s’agisse de l’affaire des huîtres contaminées du bassin d’Arcachon il y a dix-huit mois ou plus récemment de l’affaire des graines germées contaminées, dite affaire du concombre, qui a secoué l’Europe, l’Anses a été sur tous les fronts. “L’Agence, destinataire de nombreux échantillons, a mobilisé toute son expertise et son savoir-faire pour évaluer l’origine des bactéries”, rappelle son directeur, Marc Mortureux.....

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Arcachon: Les chefs primés pour leurs recettes à base de produits du Bassin (Sud Ouest)

Ils participaient au concours gastronomique organisé par le Siba

Alexandre Massoudi, jeune chef du tout récent restaurant le Bassano (ouvert en juillet dernier), boulevard de la Plage à Arcachon a remporté le concours gastronomique «Huîtres, Bassin et Fantaisie» organisé par le Siba à l’occasion des troisièmes rencontres du tourisme qui se déroulent ce jeudi à l'Olympia d'Arcachon. Il a reçu, ce matin, l’huître d’Or.

L’huître d’argent récompense Emmanuel Goncalves du restaurant le Pinasse Café au Cap Ferret, déjà primé l’an dernier.

L’huître de bronze est attribuée à Stéphane Sore, du restaurant Le Noroit à Arcachon.

Le Siba met ainsi à l’honneur l’huître, le poisson et les crustacés du bassin.

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Arcachon : Dix chefs pour trois huîtres (Sud Ouest)

Dix chefs ont participé, hier au lycée Condorcet, au concours gastronomique dont les prix seront remis, jeudi, lors des Rencontres du tourisme à l'Olympia.

L'épreuve s'annonçait redoutable. Notamment pour un estomac peu habitué à déguster, un lundi matin, en moins de deux heures, 10 plats différents, accompagnés chacun de leur vin.

Cette dégustation semblait moins effrayer les trois autres membres du jury. Stéphane Carrade, chef étoilé de La Guérinière à Gujan-Mestras, rompu à ce genre d'exercice ; Olivier Laban, le président des Ostréiculteurs, sollicité chaque année au Salon de l'agriculture, ou encore Emmanuel Martin, que le chantier Dubourdieu à Gujan-Mestras n'a pas totalement détourné de sa passion et de sa connaissance de l'œnologie.

Seul confort, la dégustation est à l'aveugle. On ne connaît pas le nom des restaurateurs qui participent à ce concours gastronomique (lire ci-dessous).

On ne les voit pas non plus. Une trentaine d'élèves du lycée Condorcet aident les chefs en cuisine, assurent, avec beaucoup d'application et de sérieux, l'accueil, le service, et font aussi parfois office de sommelier.

Sérieux et bonne humeur

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Port-des-Barques : L'Écomusée a reçu 8 000 visiteurs (Sud Ouest)

Samedi dernier, au cours de son assemblée générale, l'Écomusée, qui est actuellement riche d'une centaine d'adhérents, a fait le bilan d'une année écoulée qui s'avère positive. Une augmentation nette du nombre de visiteurs, due aux différentes expositions de casemates, à la visite du fort de l'île Madame (1) et des cabanes de l'Écomusée, a été constatée.

Le compteur du site Internet de l'Écomusée a même affiché une progression de 30 %, avec plus de 8 000 entrées l'année dernière. L'activité « l'école de l'estuaire » (où l'atelier pêche à pied reste le plus plébiscité des élèves) a accueilli 959 scolaires.

De nombreuses participations, notamment au comité de pilotage de l'Agenda 17 (tourisme et accessibilité), au Club des musées, aux ateliers « qualité et site en Pays rochefortais » et aux différentes manifestations locales, voire interrégionales (Fête de l'huître à Solignac en Haute-Vienne) ont permis à l'Écomusée de se faire connaître et d'affirmer sa démarche.

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Boulogne. Océan Délices va construire un nouvel atelier de 2700 m² dédié au sushi (Voix du Nord)

Océan Délices, via sa filiale Traiteurs de la mer, va prochainement construire un nouvel atelier de 2700 m² dédié au sushi à Capécure II. Cette spécialité culinaire japonaise séduit de plus en plus les gourmets.

Installée sur 600 m² dans la pépinière d'entreprise Haliocap à Capécure, les Traiteurs de la mer vont déménager, sans doute début 2013, pour un nouveau bâtiment de 2700 m² (atelier de 1700 m² et 1000 m² de stockage). Car le succès du sushi ne faiblit pas, bien au contraire. « La progression des Traiteurs de la mer est même plus forte qu'Océan délices » explique Alain Ducamp, son directeur général.

Le marché du sushi explose littéralement : + 54 % par an.....

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Coopération bénino-japonaise : pour une autosuffisance en matière de produits halieutiques (Nouvelle Tribune)

Pour aider le Bénin à atteindre l’autosuffisance alimentaire, le Japon forme des Béninois dans le domaine de l’aquaculture. La 32è série de formations a été lancée, hier à Glangbé (Sèmé-Kpodji), par l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon.

Avec l’accroissement de la population béninoise, le Bénin importe beaucoup de produits halieutiques. Ceci parce que nos cours d’eau n’en possèdent plus assez pour nourrir la population. C’est pour pallier à cela que le Japon, à travers la coopération participe à la formation des aquaculteurs du Bénin.

Dans la matinée d’hier, dans la ferme d’Antoine Ségla Kakalaka à Glangbé, commune de Sèmé-Kpodji, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Japon, Bamba Masahiro a procédé au lancement d’un séminaire de formations d’une trentaine de pisciculteurs.

Fruit du Projet de vulgarisation de l’aquaculture continentale (Provac) en République du Bénin, ce séminaire de formation revêt «une importance capitale», selon l’ambassadeur. Il permettra «l’augmentation du nombre de pisciculteurs, contribuera à moyen et long termes à l’augmentation de la production de poissons d’élevage aux fins de rendre disponibles les protéines animales d’origine halieutique».....

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Le 16 février 2012

"Martigues, capitale de l’aquaculture provençale au XIXe siècle"

Conférence : "Martigues, capitale de l’aquaculture provençale au XIXe siècle"

Mardi 21 février 2012

Martigues

18h30 - Salle des conférences Hôtel de Ville

Daniel Faget

Historien, natif de Saint-Tropez, Daniel Faget est maître de conférences en histoire moderne à Aix-Marseille-Université et consacre ses recherches à l’histoire du milieu marin méditerranéen.

Il est l’auteur de « Marseille et la mer. Hommes et environnement marin (XVIIIe – Xxe siècles) », paru aux Presses Universitaires de Provence/Presses Universitaires deRennes en 2011.

Martigues, capitale de l’aquaculture provençale au XIXe siècle

Confrontée à une crise sans précédent de ses activités de pêche côtière, le littoral provençal est l’objet au milieu du XIXe siècle de tentatives de développement d’une activité d’élevage aquacole. Se fixant comme objectif de pallier à l’appauvrissement des ressources naturelles, cette entreprise est menée par des biologistes, des industriels, et d’authentiques aventuriers. Empreints d’une idéologie saintsimonienne, qui place dans les potentialités de la révolution industrielle les espoirs d’un monde meilleur, ces hommes choisissent Martigues et l’étang de Berre pour démontrer au grand public la justesse de leurs raisonnements. A bien observer leurs réalisations, on ne peut qu’être frappé par leur audace et leur esprit d’innovation.

Finalement très empiriques, aucune de leurs réalisations ne débouche sur le succès escompté. Léon Vidal, Alphonse Derbes ou Eugène Lamiral apparaissent bien cependant comme des précurseurs de la logique productiviste qui marque les politiques halieutiques contemporaines, du règne destructeur des navires minotiers à la disparition annoncée des petits métiers de la pêche traditionnelle....

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CRC Arcachon : Deux nouvelles recrues (Sud Ouest)

Le Comité régional conchylicole d'Arcachon-Cap-Ferret a embauché deux nouvelles chargées de mission pour le Mondial de l'huître et les contrôles sanitaires.

Aux côtés des 315 entreprises ostréicoles du Bassin travaille le personnel du Comité régional conchylicole d'Arcachon-Cap-Ferret (CRC) présidé par le Gujanais Olivier Laban. Et cet effectif s'est sérieusement étoffé en 2012. En effet, deux nouvelles chargées de mission ont été embauchées.

La première s'appelle Gladys King-Wan. Elle travaille avec le comité depuis maintenant trois ans sur l'observatoire de la mortalité des jeunes huîtres. Elle est titulaire d'un master 2 en écologie marine. Dans ses nouvelles fonctions, elle sera affectée au groupe de défense sanitaire ostréicole. Elle sera en charge des autocontrôles de l'eau et des coquillages des exploitations agréées pour l'expédition.

Voilà le Mondial de l'huître

« Elle s'occupera des prélèvements, explique Olivier Laban, et les transmettra aux laboratoires pour analyse. Nous serons destinataires des résultats. Cela nous permettra d'avoir un regard sur l'état sanitaire de toutes ces entreprises, ce qui nous permettra d'être plus réactifs en cas de problème. Gladys pourra aussi avoir un rôle de conseil. C'est donc plus de visibilité et de compétences chez nous. »

La deuxième chargée de mission embauchée est Marie Bournazel. Originaire de la région, elle a travaillé à l'organisation du congrès européen pour le conseil des communes et des régions d'Europe. Sa mission, ici, sera de mettre sur pied le Mondial de l'huître au début du mois de décembre 2012. Le titre de la manifestation n'est pas définitif.

Il s'agira de réunir environ 25 pays producteurs d'huîtres (en Europe et sur tous les continents) et toutes les régions ostréicoles françaises. Seront invités des scientifiques, des professionnels, des administrations, « notamment pour échanger sur les méthodes et sur ces mortalités de jeunes huîtres dues à un herpèsvirus qui touchent désormais le monde entier ». Ce mondial aura lieu sur Gujan et sur Arcachon. Mais il sera surtout adossé à Cabanes en fête, qui anime Andernos chaque début d'hiver. « Juste avant les fêtes, ce sera aussi un outil de promotion. »

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Plus de 10 salariés....

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Aquaponie : on recycle les déjections de poissons ! (Cirad)

Utiliser les effluents des bassins d’élevage de poissons pour nourrir des plantes tout en retraitant naturellement l’eau : tel est le principe de l’aquaponie. C’est aussi un projet ambitieux intitulé Apiva (Aquaponie, innovation végétale, aquaculture). Il réunit le Lycée de la Canourgue en Lozère, l’Itavi, le Cirad de Montpellier et de Bangkok et de nombreux professionnels de l’aquaculture.

Le Cirad et son Unité mixte de recherche Intrepid, Intensification raisonnée et écologique pour une pisciculture durable, se sont donc investis pour cette technique innovante d’aquaculture qui associe à bénéfices réciproques des élevages aquacoles avec la l’hydroponie (cultures hors-sol sur solutions nutritives).

L’initiative vise aussi à développer une plateforme innovante de recherche et d'enseignement autour de cette nouvelle forme d'aquaculture intégrée . Un important partenariat s’est également développé à ce jour entre des centres de recherche et de développement, des lycées agricoles, des universités françaises et internationales, des entreprises, des organisations professionnelles et des représentants des pouvoirs publics.

Le principe

Dans un système aquaponique, les cultures végétales traitent l’eau en prélevant l’azote et le phosphore produits par les élevages aquatiques. L’atelier aquacole fournit quant à lui les éléments fertilisants nécessaires à la croissance des plantes, grâce aux déchets d'élevage qui sont alors valorisés au lieu d'être rejetés et de polluer l'environnement. Le système peut alors fonctionner en circuit fermé, avec recyclage intégral de l'eau.

La technique connaît un engouement important, notamment en Australie et aux Etats-Unis, mais aussi dans les zones arides où l’eau est rare et dans les zones urbaines où le foncier est coûteux.

Environnement....

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H2Ocean, la plateforme maritime du futur


La filiale catalane d'AWS Truepower [1] dirige un projet de plateforme marine multi-usages dont le but principal est de produire de l'hydrogène à partir de ressources renouvelables. Le projet baptisé H2OCEAN qui rassemble 17 entreprises et institutions publiques européennes est cofinancé par l'Union Européenne à hauteur de quatre millions et demi d'euros via son 7è Programme Cadre.

Une plateforme multi-usages, basée sur les énergies renouvelables marines

La plateforme est prévue pour fonctionner en haute mer et valoriser deux types d'énergie renouvelables offshore : l'énergie éolienne et l'énergie houlomotrice. A partir de l'énergie électrique ainsi produite, la plateforme fera fonctionner une unité d'aquaculture, une unité de potabilisation d'eau et une unité de production d'hydrogène. Cet hydrogène sera stocké in situ et mis à disposition des navires commerciaux, ou bien transporté à terre pour une utilisation dans des piles à combustible. Le but est de l'utiliser comme vecteur énergétique afin de s'affranchir des coûteuses liaisons par câbles et augmenter la compétitivité de l'énergie produite. D'autre part, les synergies entre les différentes activités de la plateforme permettent de réduire leur impact environnemental et d'augmenter le potentiel socio-économique de ce type d'activités marines.

La plateforme est prévue pour faire entre 300 mètres et un kilomètre de côté, de quoi accueillir jusqu'à trois pétroliers modernes. La taille d'une telle installation sera d'ailleurs un des éléments clés à prendre en compte lors du choix de son lieu d'installation. Il faudra ainsi définir quels sont les emplacements viables, choisir la méthode et la profondeur maximale d'ancrage etc. Des responsables du projet soulignent d'ailleurs qu'après la fin de la conception conceptuelle qui devrait s'achever en 2014, il faudra encore six ans pour développer un prototype réel. Autant de défis à relever pour l'initiative H2OCEAN dont ce projet d'envergure s'inscrit dans la durée....

Pour plus d'informations, cliquer BE Espagne

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Monsanto, un demi-siècle de scandales sanitaires (Le Monde)

Ancien géant de la chimie, Monsanto est aujourd'hui le leader mondial des OGM et l'un des premiers semenciers de la planète.

La condamnation, lundi 13 février, du géant américain de l'agroalimentaire Monsanto, poursuivi par un petit agriculteur charentais intoxiqué par un herbicide, est une première en France. A l'échelle de l'histoire de la multinationale, centenaire, cette condamnation ne constitue qu'une péripétie judiciaire de plus dans un casier déjà très chargé.

PCB, agent orange, dioxine, OGM, aspartame, hormones de croissance, herbicides (Lasso et Roundup)… nombre de produits qui ont fait la fortune de Monsanto ont été entachés de scandales sanitaires et de procès conduisant parfois à leur interdiction. Mais rien n'a jusqu'ici freiné l'irrésistible ascension de cet ancien géant de la chimie reconverti dans la biogénétique et passé maître dans l'art du lobbying. Portrait d'une multinationale multirécidiviste.

Un géant de la chimie… explosif

Depuis sa création en 1901 à Saint-Louis, le petit producteur de saccharine devenu un des principaux semenciers de la planète n'a cessé de défrayer la chronique depuis soixante ans. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, l'explosion accidentelle d'une usine de plastique Monsanto provoquée par celle d'un cargo français chargé de nitrate, qui fit 500 morts à Texas City en 1947, est ainsi restée dans les annales comme l'un des premiers désastres de l'industrie chimique.

Deux ans plus tard, c'est au tour d'une deuxième usine de la firme, à Nitro en Virginie, de partir en fumée. Cette fois-ci, la responsabilité de l'entreprise est engagée. Plus de deux cents ouvriers développent des chloracnés, un trouble aussi rare que sévère de la peau, rapporte Marie-Monique Robin, lauréate du prix Albert-Londres, dans son documentaire Le monde selon Monsanto.

L'accident révèle que le produit phare de la marque, l'herbicide 2,4,5-T, contient des niveaux élevés de dioxines, des substances hautement toxiques et cancérigènes, de composition assimilable à celle des polychlorobiphényles (PCB). La première étude suggérant la dangerosité potentielle de la dioxine était connue de Monsanto dès 1938 : la commercialisation de l'herbicide se poursuivra pourtant pendant près de quarante ans, avant son interdiction dans les années 1970.....

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PCB : le procès de la honte

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Agent orange : condamné pour "empoisonnement"

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Une stratégie nationale pour la mer et le littoral prévue pour l'été 2013 (Actu-Environnement)

La ministre de l'Ecologie a présenté, ce mercredi 15 février en conseil des ministres, un décret relatif à la stratégie nationale pour la mer et le littoral et aux documents de façade.

Cette stratégie s'inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Grenelle de la mer lancé en 2009 et de la loi Grenelle 2 de juillet 2010 qui a permis de transposer la Directive européenne cadre ''stratégie pour le milieu marin''.

La stratégie est définie dans un document qui ''a vocation à fédérer les politiques sectorielles en matière de pêche, d'environnement, d'industrie, d'énergie et de transports autour de six thématiques : le développement de l'économie et de l'emploi maritimes, la recherche et l'innovation, la protection des espaces, la prévention des risques littoraux ainsi que la présence sur la scène européenne et internationale'', a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet.

La stratégie nationale sera déclinée pour chaque façade maritime en métropole (Manche Est/Mer du Nord, Manche ouest/Atlantique nord, Atlantique sud, Méditerranée) et pour les sept bassins d'outre-mer. Ces outils "permettront l'organisation et la planification des activités en mer sur un même espace et faciliteront ainsi leur développement", a indiqué NKM.

Le travail d'élaboration de la nouvelle stratégie "devrait aboutir à l'été 2013"....

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Le 15 février 2012

Port-la-Nouvelle. La Région aux côtés des pêcheurs et des conchyliculteurs pour défendre la Méditerranée (La Dépêche)

La délégation européenne de la pêche et la Région à Port-la-Nouvelle

C'est à l'initiative de la Région qu'une délégation de la commission européenne conduite par Monique Pariat, directrice à la direction générale de la Pêche, a sillonné le littoral du Languedoc-Roussillon. En présence de la Région, la délégation rejoignait la CCI du port à Port-la-Nouvelle à 14 heures avant de faire une halte, à 16 heures, à la criée. Comme l'a rappelé André Lubrano, conseiller régional délégué à la pêche, la Région souhaite sensibiliser la commission européenne aux caractéristiques et aux spécificités de la pêche et de la conchyliculture méditerranéennes, dans le contexte actuel de crise chalutière et du projet de réforme de la politique commune des pêches. En présence du directeur des pêches au ministère de l'Agriculture, de délégations de la Région PACA, des départements de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, la Région a organisé des rencontres avec les chalutiers à Sète, les conchyliculteurs à Bouzigues, les petits métiers à Bages et les principaux représentants de la profession (Marc Planas, Pierre d'Acunto, Alex Fabre, Michel Combet, Frédéric Reste notamment) qui se sont réunis à Port-la-Nouvelle. La Méditerranée s'est exprimée à l'unisson pour que l'Europe prenne toute la mesure des difficultés actuelles de la flotte, notamment chalutière, et accompagne la relance de cette profession dans le respect de la ressource halieutique. « Nous sommes une génération de travailleurs et nous voulons que nos enfants puissent travailler à leur tour », expliquait Marc Planas. En conclusion de la journée, André Lubrano, rejoint par le vice-président de la Région délégué aux finances, a demandé à l'Union européenne que la réalité de l'économie de la Méditerranée, de ses emplois et de son organisation très originale en prud'homies, soit mieux reconnue. Aux côtés des pêcheurs, la Région poursuivra ses investissements d'avenir....

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Siffler et grelotter en travaillant (Phare de Ré)

Pas facile d'être facteur, éboueur, maçon, ostréiculteur, commerçant ambulant ou enduiseur quand le thermomètre affiche, comme cela est le cas depuis maintenant plusieurs jours, des températures glaciales. Rencontre avec ces hommes et ces femmes qui bravent le froid pour assurer leurs missions.

Après l’épisode neigeux du dimanche 5 février, les températures ont continué de dégringoler sur l’ensemble du département. Selon la très haute Organisation météorologique mondiale (OMM), la vague de froid polaire qui s’est installée depuis la fin janvier sur l’Europe, devrait perdurer encore une quinzaine de jours. Pour les personnes exerçant leur métier en extérieur, cette annonce est loin d’être réconfortante, même si le mercure est en légère hausse : +­ 5° C au meilleur de sa forme… Brrrrrrr !

L’angoisse des facteurs…

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Les huîtres gèlent à partir de - 6 °

Si le métier d’ostréiculteur est déjà un dur labeur en temps normal, inutile de préciser que, quand il s’agit d’aller “à la marée” avec des températures flirtant avec le zéro, cela devient carrément difficile. Difficile, mais pas ­rédhibitoire, à condition, bien sûr, d’avoir les équipements idoines : caleçon sous le jean, jean sous les cuissardes ou les waders. Sans oublier les gants étanches, le bonnet, la parka et l’incontournable polaire… “Pas le choix”, déclare Sébastien Réglin, de La Cabane Océane à La Flotte, en montant dans son véhicule, avec son associée, le vendredi 10 février, vers 11h du matin, pour regagner des parcs à huîtres situés à Loix. Dans la cabane en face, Hubert et Éric Le Corre descendent également à la marée, au Preau, juste en face, avec une escorte d’employés, emmitouflés comme des Esquimaux. “Quand les températures sont trop basses, nous privilégions du travail de maintenance de matériel, mais il faut quand même aller à la marée, ne serait-ce que pour vérifier que les huîtres ne gèlent pas. Dans l’eau salée, elles commencent à geler à partir de - 6 °C”, affirme l’ostréiculteur….

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Nouvelle stratégie européenne en faveur d'une bioéconomie "durable" (Actu-Environnement)

La Commission européenne a adopté lundi 13 février le plan d'action de la stratégie, présentée en janvier 2011, visant à exploiter durablement les ressources et tendre vers une "bioéconomie".

Il s'agit d'une ''initiative'' en faveur de la croissance durable qui figure parmi les sept lancées dans le cadre de la Stratégie Europe 2020, présentée par Bruxelles en mars 2010. L'objectif de la nouvelle stratégie : ''parvenir à une économie plus innovante et à faibles émissions'' pour favoriser "une agriculture et une pêche durables", la sécurité alimentaire et énergétique et ''l'utilisation durable de ressources biologiques renouvelables à des fins industrielles, tout en assurant la protection de l'environnement et la biodiversité'', explique la Commission dans un communiqué. La transformation des déchets organiques en bioénergie figure aussi parmi les nouveaux procédés développés dans les secteurs de la bioéconomie prônés dans la stratégie qui met l'accent sur la recherche et l'innovation. Développer les marchés et la compétitivité dans ces secteurs et inciter les responsables politiques et les parties prenantes "à travailler plus étroitement ensemble" sont également au cœur des thématiques du plan d'action.

La stratégie vise "à dégager des synergies et des complémentarités avec d'autres domaines d'action, instruments et sources de financement qui poursuivent les mêmes objectifs, comme le fonds de cohésion, les politiques communes agricole et de la pêche (Pac et PCP), la politique maritime intégrée (PMI) ainsi que les politiques en matière d'environnement, industrielle, de l'emploi, de l'énergie et de santé", ajoute Bruxelles. Un budget de 4,7 milliards d'euros a été proposé pour le défi "Sécurité alimentaire, agriculture durable, recherche marine et maritime et bioéconomie", assorti d'un financement complémentaire dans d'autres domaines dan le cadre du programme de recherche ''Horizon 2020'', précise la Commission.

Bioéconomie : près de 2.000 milliards d'euros de C.A en Europe....

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Parts de marché : Carrefour tombe encore en janvier [Linéraires]

Sur les ventes du 26 décembre au 22 janvier, les hypers et supers de Carrefour ont perdu ensemble 1,2 point de part de marché. Ce chiffre est celui du dernier pointage de Kantar Worldpanel, que Linéaires s'est procuré.

Dans le même temps, Leclerc a gagné 0,8 point. L'écart entre les deux enseignes n'est plus que 1,8 point sur la période, accréditant d'autant l'objectif affiché hier par Michel-Edouard Leclerc de dépasser Carrefour en 2015.

Derrière, Intermarché enregistre la deuxième plus belle progression de janvier (+ 0,6 pt) et U (+ 0,5 pt) consolide sa quatrième place sur ce classement par enseigne, qu'il a ravie à Auchan (- 0,2 pt).

A noter également, sur la période, la relative bonne tenue du hard discount. Lidl enregistre un gain de 0,2 pt, Aldi un gain de 0,1 pt, tandis que Netto est stable et que Leader Price cède 0,1
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Le 14 février 2012


Pour le maire de Tardinghen, les pieux posent un problème de sécurité. Pour celui d'Audinghen, ce sont des emplois.

Mi-janvier, pendant la cérémonie des voeux d'Audinghen, le maire, Marc Sarpaux s'est tout à coup emporté. Raison de sa colère : l'annulation, fin décembre dernier, par le tribunal administratif de Lille, de l'arrêté de renouvellement de concession de moules de bouchots sur sa commune et sur celle de Tardinghen, pris le 27 avril 2009.

L'affaire est à vrai dire sensible pour sa commune au niveau économique, car plusieurs emplois sont en jeu. Depuis 2009, Laurent Huretaud cultive des moules de bouchots sur les plages d'Audinghen et Tardinghen. Une concession rachetée à M. Godefroy et qui existe depuis 1983. Sept blocs de pieux sont positionnés sur la plage d'Audinghen, et 3 autres sur celle de Tardinghen. Pour l'instant, 5 personnes travaillent à temps plein pour l'entreprise, plus des saisonniers l'été. Et « La bouchot des deux Caps » souhaite se développer. « M. Huretaud a engagé 3 millions d'euros pour faire des travaux, notamment pour se mettre aux normes et pour pouvoir purifier les moules sur place » explique Marc Sarpaux. Il a d'ailleurs acheté un bâtiment à l'entrée d'Audinghen, qu'il a transformé, et a racheté du terrain pour s'agrandir. « Il y avait des perspectives d'embauches pour mettre les moules sous barquettes et les redistribuer à partir d'Audinghen » poursuit le maire. « Douze emplois en tout pour commencer ». Mais voilà, la décision du tribunal administratif de Lille vient malmener ses espoirs. Elle sanctionne le fait qu'aucune enquête publique n'a été réalisée au moment du renouvellement de la concession, contrairement à ce qu'exige la réglementation.

Sécurité vs emplois !

C'est la municipalité de Tardinghen qui a attaqué l'arrêté. « Ça m'ulcère !, s'indigne Marc Sarpaux, est-ce qu'on pense aux personnes employées ? » Au-delà de cette question, il souligne aussi la qualité des moules cultivées : « on va perdre un produit du terroir prometteur qui a obtenu les labels bio et Saveur en Or ! » Le maire d'Audinghen espère que « si le bon sens n'était pas reconnu », la population du village sera derrière lui et exprimera son mécontentement par des biais divers tels que pétition ou manifestation....

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L'aquaculture marine et ses dynamiques. L'exemple de la salmoniculture (geoconfluences)

Norvège, Chili : caractéristiques de deux modèles

Sylviane Tabarly

La salmoniculture dans un contexte général de production aquacole mondiale en expansion...

L’aquaculture, d'eau douce ou marine (poissons, crustacés, mollusques, à l’exclusion des plantes aquatiques), est le secteur de production d’aliments d’origine animale le plus dynamique dans le monde. Les disponibilités de produits aquacoles sont passées de 0,7 kg/hab en 1970 à 7,8 kg/hab en 2008, soit une croissance de 6,6% par an ; et de 8,3% par an sur la période 1970-2008 alors que la croissance démographique mondiale s’établissait en moyenne à 1,6% par an. L'ensemble des pêches de capture et l’aquaculture ont produit en 2008 environ 142 millions de tonnes (t) de poissons, l'aquaculture assurant 46% de ce total (FAO 2010). Les conditions de production sont très contrastées dans le monde : par exemple, en Norvège, les aquaculteurs produisent en moyenne 172 t par personne, contre 72 t pour le Chili.

Au sein de cette production aquacole mondiale, celle des salmonidés était, en 2008, d'environ 2.250.000 t dont 1.456.700 t de saumon atlantique (Salmo salar), le reste étant représenté par le saumon coho (Oncorhynchus kisutch) et la truite arc-en-ciel (Onchorhynchus mykiss), productions marines ou d'eau douce confondues. Les principaux marchés pour le saumon atlantique d’élevage sont le Japon, l’Union Européenne, et l’Amérique du nord où il est consommé soit en frais (entier, steak, filets), soit fumé, essentiellement sur le marché européen.

L'envolée de l'élevage du saumon atlantique (Salmo salar) et les pays producteurs....

Le saumon est une des espèces fer de lance de l'aquaculture mondiale et la production mondiale actuelle du saumon atlantique (Salmo salar) d'élevage excède 1.400.000 t (document ci-contre).

Le saumon atlantique croît mieux dans des sites où la température de l'eau reste dans les limites de 6 et 15°C. Les localisations susceptibles de convenir à son élevage sont relativement restreintes : les 2/3 du saumon d’élevage est produit en Norvège et au Chili qui, avec le Royaume-Uni et le Canada, assurent 93,7% de sa production mondiale (données FAO, document ci-dessus).

Les sites convenables de l'Atlantique Nord (Norvège, Écosse, pionniers de la salmoniculture, etc.), sont désormais plus limités. C'est donc dans le Pacifique du sud-est, au Chili, qui dispose de main d’œuvre et de matières premières (aliments et matériel des installations) à plus faibles coûts, que la production s'est rapidement développée au début du XXIe siècle.

La production traditionnelle du saumon atlantique dure environ 36 mois et comprend trois stades (document ci-dessous) :

  • Le premier consiste à produire des œufs et à faire éclore les alevins en écloserie (hatchery), puis à élever les saumoneaux (ou smolts) en eau douce dans un bassin couvoir pendant 8 à 16 mois jusqu'à ce qu'ils pèsent de 40 à 120 g et puissent alors s'adapter à l'eau de mer ;
  • le deuxième stade est l’élevage en mer du saumon jusqu’à son poids commercial de plus de 2 kg ; la durée de cette phase de l'élevage dure de 12 à 18 mois, elle dépend de la température de l'eau (6 à 15°C), du régime alimentaire adopté et du poids recherché ;
  • le troisième stade (transformation primaire) consiste à collecter et à préparer le saumon pour l’abattre, à le vider et le conditionner en vue de son transport et de sa commercialisation. Certains poissons sont fumés, coupés en filets ou transformés en produits "prêts à être consommés", mais la plupart sont vendus en tant que saumons entiers nettoyés.

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Paimpol. Les nouveaux projets de l'association Istr.com (Ouest France)

Lors de son assemblée générale de ce lundi, Istr.com, association pour la promotion de l'huître de la baie de Paimpol, a fait le bilan des activités de l'année passée et présenté ses projets pour 2012 : elle sera à nouveau au rendez-vous à l'occasion de divers événements, montrant ainsi qu'elle participe activement à l'animation de la vie locale.

Les événements

En 2011, Istr.com a organisé un séminaire avec Viv'Armor sur le thème de la pêche à pied et sur la question de la protection de l'eau. Elle était présente lors du salon nautique à Paris sur le stand paimpolais. En 2012, le 27 mai, l'association sera présente lors du passage à Plouézec du tour de Bretagne des véhicules anciens, du 18 au 24 juin, elle présentera film, exposition photo et proposera des dégustations d'huîtres lors du départ de la course du Figaro depuis le port de Paimpol. Du 3 au 5 août, elle participera à la fête des vieux gréements.

Fête de l'huître...

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Gujan-Mestras : Les salines du Bassin (Sud Ouest)

Le cycle de conférences gratuites organisé au cinéma Gérard-Philipe reprend mercredi 15 février à 21 heures. Roland Canet, correspondant régional Aquitaine du rayonnement du CNRS et l'association Terre & Océan proposent : « Sel de l'Atlantique, sel du bassin d'Arcachon : une richesse oubliée ? ».

Cette conférence de Didier Coquillas, médiateur histoire de l'association Terre & Océan sera animée par Roland Canet. Il évoquera le sel, indispensable à la vie. Depuis les origines, il fait partie des quêtes permanentes des êtres vivants. Sa culture est envisagée dès le néolithique (3 000 et 2 000 ans av. J.-C.) et prouvée dès l'âge de bronze (2 000 et 750 av. J.-C.) sur la côte Atlantique.

Le sel sur le Bassin

Les traces anciennes de son exploitation ont été repérées tant en Médoc que sur les rivages du bassin d'Arcachon selon des techniques originales et indigènes.....

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Cette richesse est-elle aujourd'hui définitivement abandonnée ?

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La moule, alliée du terrorisme (Courrier international)

Au Canada, une barrière flottante antiterroriste a dû être démantelée : elle sombrait sous le poids des moules et du varech. Cette installation destinée à protéger les vaisseaux de guerre du port de Halifax n’a pas non plus supporté l’assaut répété des vagues. Long de 1,6 km, l’ouvrage était hérissé de piquets en plastique de 1,5 mètres de hauteur. Il devait protéger frégates et destroyers en cas d’attaques perpétrées par de petits bateaux chargés d’explosifs. La structure, installée en 2007, était évaluée à 3,5 millions de dollars canadiens (2,5 millions d’euros), rapporte CBC News.

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Bretagne Nord : Parc naturel régional. «2012, année décisive» (Ouest France)

Le projet de parc naturel régional Rance-Émeraude (à l'intérieur du PNM Breton-Normand ndlr) doit passer à la vitesse supérieure en 2012, s'il veut aboutir en 2014. L'assemblée générale de Coeur Émeraude, hier, a tenté de fixer le calendrier et de faire adhérer les élus.

Une centaine d'élus et de responsables associatifs

La grande salle de la maison des associations de La Source était juste assez grande, hier soir. Maires ou adjoints de communes du pays de Saint-Malo à ceux d'Évran et de Matignon, élus et responsables régionaux, conseillers généraux, député de Dinan, responsables associatifs ou de comité des pêches... Près d'une centaine de personnes avait fait le déplacement, hier, à Dinan, pour l'assemblée générale de Coeur Émeraude. À la tribune, le sous-préfet LaurentBernard et le chef du service patrimoine naturel à la région Bretagne, Guillaume Lesage. Et bien sûr, CharlesJosselin et Gildas Cheny, respectivement président et directeur de «l'association de préfiguration du parc naturel régional Rance - Côte d'Émeraude» - sa nouvelle appellation. Au menu: l'avancée des travaux du PNR, justement.

«2012, année décisive»

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La Région met de l'argent sur la table

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«Actions de préfiguration» à la pelle

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Y a-t-il un pilote...

«Je n'ai rien contre les chargés de mission, mais quels sont les élus qui suivent ce projet, à part le président? Vu la masse de travail, il faudrait des réunions tous les quinzejours», a remarqué le député JeanGaubert. «Un comité de pilotage a été mis en place récemment», lui a répondu Charles Josselin. Mais la composition de ce comité pose problème. «On ne peut y inclure les représentants des 66communes du périmètre, c'est trop. Cela pose la question de la gouvernance du parc par les élus. C'est lourd à piloter», a reconnu l'ancien ministre.

«Malaise» sur le périmètre du projet de parc

C'est le conseiller général et maire de Saint-Père-Marc-en-Poulet, Jean-Francis Richeux, qui a lancé le débat. «On voit que le projet avance, mais il serait temps de s'attaquer au problème du périmètre. J'ai un sentiment de malaise là-dessus. Au lieu d'attendre fin 2013, et avant d'engager tout le monde, il faudrait savoir si on est tous d'accord sur ce périmètre. Il faut davantage écouter les élus, ce n'est pas assez fait aujourd'hui.» Charles Josselin a d'abord souri. «Jean-Francis Richeux a plus le pied sur le frein que sur l'accélérateur. Si nous avons desserré le calendrier, c'est pour laisser le temps aux élus de s'approprier le projet. Ce qu'on sait, c'est que le parc se dessinera à l'intérieur d'un triangle entre Cancale, le cap Fréhel et Plouasne», a exposé l'ancien ministre.

«Rien n'est arrêté»

La question du périmètre du parc marin normando-breton, qui toucherait celui du PNR Rance - Côte d'Émeraude, reste en suspens. Ce parc marin, piloté depuis Granville (50), pourrait s'arrêter au cap Fréhel ou aller jusqu'à Paimpol, ou même inclure la Rance maritime. «Rien n'est arrêté», a indiqué Charles Josselin. «On a vécu le problème du périmètre dans le Golfe du Morbihan, est intervenu le fonctionnaire régional, GuillaumeLesage. On ne fera pas les mêmes erreurs. Il faut d'abord connaître ce que le territoire partage. C'est trop tôt pour fixer le périmètre.»

Pas de «tabou»....

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Bretagne Nord. Extraction de sable. Les parlementaires PS au créneau (Le Télégramme)

La pression s'accentue sur le projet d'extraction de sable coquillier en baie de Lannion. D'accord avec les opposants, les parlementaires socialistes ont adressé un courrier à la ministre de l'Écologie.

Hier, Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère, Yannick Botrel, sénateur des Côtes-d'Armor et Corinne Erhel, députée des Côtes-d'Armor, ont adressé un courrier officiel à Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, du développement durable, des transports et du logement. Dans leur lettre, les parlementaires socialistes reprennent très largement l'argumentaire du collectif «Le peuple des dunes en Trégor» et rappellent que ce projet, porté par la Compagnie armoricaine de navigation (groupe Roullier), «prévoit l'extraction de 600.000 tonnes de sable durant vingt ans. À raison de 345 extractions chaque année, sur 4km² et, par endroits, à près de 40m de profondeur, nombre d'élus et de professionnels s'interrogent légitimement sur l'impact de tels prélèvements», écrivent-ils. Rappelant que le site convoité jouxte un espace classé Natura2000, les élus évoquent le rapport du commissaire enquêteur qui «pointe nombre d'interrogations et dénonce des carences dans l'état des lieux objectif de la biodiversité de cette baie». «Pour autant, et c'est surprenant, le projet bénéficie d'un avis final favorable alors que sur 1.403 avis recueillis, 1.132 sont défavorables, soit plus de 80%», poursuivent les élus. Des parlementaires qui rappellent que sur les treize communes riveraines de la baie de Lannion, «toutes ont exprimé leur parfait désaccord» et que «les professionnels de la pêche émettent d'immenses réserves quant à la pérennité de leurs activités dans cette zone». Pour les parlementaires au créneau, «l'opportunité économique» ne saurait tout commander. «De tels projets ne peuvent aboutir sans études préalables d'impact réalisées par des organismes indépendants. Seul un organisme de recherche public peut être chargé d'un tel travail et missionné par le gouvernement»....

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« Produit en Bretagne » a grandi vite et bien (Ouest France)

C’est la première marque régionale collective. L’association, créée il y a 19 ans, regroupe aujourd’hui 288 entreprises dont 44 l’ont rejoint en 2011.

Pas de crise de croissance

Produit en Bretagne fêtera ses 20 ans le 8 février 2013 à Saint-Malo. L’association, rassemble aujourd’hui 288 entreprises (dont 44 nouvelles en 2011) qui emploient plus de 100 000 salariés. Elle a réussi à imposer son logo – le célèbre phare bleu sur fond jaune – sur les rayons des grandes surfaces, mais aussi dans le monde des services et de la culture. En Bretagne, 96 % des consommateurs déclarent le connaître. Ils sont 49 % en Ile-de-France ! Preuve que cette marque répond à la demande, bien au-delà des frontières régionales.

Relocaliser

« Nous ne sommes pas une marque de terroir, insiste Malo Bouëssel du Bourg, directeur de Produit en Bretagne. Mais une marque de savoir-faire et de territoire qui s’appuie sur la solidarité et l’engagement des entreprises adhérentes. » Le débat sur la relocalisation de la production refait surface ? « Mais à Produit en Bretagne, cela fait 19 ans qu’on la met en pratique ! » sourit Jakez Bernard, son président. Pour conserver ce leadership, un forum étudiant sur le thème « La crise, une opportunité pour les territoires ? » est organisé à Sciences Po Rennes le 8 mars. Et un colloque sur le même thème se tiendra le 9 mars à Lorient

Innover

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Gruissan : Les salins à l'honneur sur « France 3 » (La Dépêche)

« C'est reparti pour 3 000 ans », a affirmé Patrice Gabanou… Il voulait bien sûr parler de l'exploitation des Salins, mise à l'honneur par la dernière émission de « Midi en France », récemment diffusée sur « France 3 » et animée par Laurent Boyer. C'était en direct de Carcassonne, et ce ne sont pas quelques flocons de neige et un souffle de tramontane qui ont empêché le saunier directeur des Salins de Gruissan de venir parler avec passion et compétence de la nouvelle vie de son domaine.

Entre le marbre rose de Caunes-Minervois et les tours de Carcassonne, le sel et les huîtres de notre commune ont trouvé leur place et prouvé le dynamisme d'un lieu très apprécié.

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Saint Brieuc. Florence fabrique de la bière aux algues (Ouest France)

Florence Gouriou vient d'ouvrir une brasserie artisanale, boulevard de l'Altantique à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor). C'est sa passion pour les étiquettes de bières qui l'a incitée à se lancer.

Florence Gouriou est tégestophile. Comprenez : collectionneuse de bière et d'étiquette de bière. Avant même d'obtenir son bac pro comptabilité, Florence a toujours apprécié les bières du monde. Voyant que c'était compliqué de décoller les étiquettes des bouteilles de ce célèbre breuvage, Florence et son compagnon ont décidé de partir pour un Tro Breizh, à vélo, à la rencontre des brasseurs bretons pour obtenir le fameux sésame : des étiquettes de bières vierges.

Au rythme de son périple, elle découvre comment se fabrique la bière. L'envie d'en fabriquer, à son tour, naît. En attendant, Florence continue à vendre de la bière belge et bretonne sur les marchés de la région (Binic, Saint-Brieuc et Plérin).

Un kit de brasseur de 20 litres...

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Le 13 février 2012

Quelles perspectives pour les ostréiculteurs d’Arcachon et de Marennes-Oléron ?

Séminaire mensuel - Conflits et territoires

Paris

Mardi 21 février 2012

Le conflit face aux autres stratégies d’acteurs locaux

Quelles perspectives pour les ostréiculteurs d’Arcachon et de Marennes-Oléron ?

Par Clarisse Cazals et Audrey Rivaud, économistes, ADBX, Irstea - Bordeaux

Mardi 21 Février 2012 de 13h00 à 15h00

Agro Paris Tech, 16 Rue Claude Bernard, Paris Vème (Métro Censier Daubenton)

Amphithéâtre Riessler

AgroParisTech, INRA et CNRS vec le soutien des Universités Paris V et Paris Sud

Résumé: Les formes de coordination qui découlent des dimensions négatives de la proximité géographique sont le plus souvent appréhendées sous l’angle de la conflictualité. Pourtant, les conflits d’usage environnementaux et leur pendant en termes de concertation ne sont pas les seuls moyens d’action des acteurs co-localisés face aux dysfonctionnements qu’ils rencontrent. Les stratégies de délocalisation ou d’évitement sont également des réponses adaptées, comme le montre la référence au diptyque exit-voice (Hirschman, 1970), qui permet d’envisager plus globalement les logiques d’acteurs et de saisir certaines dynamiques territoriales. Pour illustrer notre propos, nous nous intéressons à l’ostréiculture, activité productive spécifique confrontée à divers problèmes de coordination autour de ressources communes localisées. Nous analysons plus précisément les stratégies mises en oeuvre par les ostréiculteurs sur deux espaces particuliers : le bassin de Marennes-Oléron, où confrontés à un problème d’approvisionnement en eau douce ils privilégient des stratégies de sortie du jeu; et le Bassin d’Arcachon, où face à une altération de la qualité du milieu ils préfèrent des stratégies de prise de parole. L’analyse comparée de la spécificité des dysfonctionnements et de la situation des acteurs au regard des logiques sectorielles et territoriales nous permet alors d’expliquer ces différences stratégiques et d’en apprécier l’incidence sur les modes de gouvernance territoriale.

Vous pouvez nous confirmer votre présence par retour de mail (torre@agroparistech.fr)

André Torre, Marianne Ehrlich et Thierry Kirat

L’objectif du séminaire mensuel Conflits et Territoires est de permettre d’engager la discussion sur la question des conflits liés à l’espace, et tout particulièrement sur la place des conflits dans la construction et la gouvernance des territoires.

Le séminaire a lieu tous les derniers mardi du mois. L’accès est gratuit.

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Le 12 février 2012


Ce cahier des charges prévoit 3 niveaux d’engagement des restaurateurs en termes d’offre biologique, des règles de production et un dispositif de contrôle adaptés à chaque niveau d’engagement. En matière de communication, les dispositions déjà applicables dans ce secteur sont précisées.

Il entrera en vigueur le 1er octobre 2012

Les restaurateurs qui le souhaitent peuvent toujours, d’ici là, faire contrôler à titre volontaire et notifier leur activité en tant que préparateurs.

Qui est concerné ?

Ce cahier des charges concerne les opérations de la restauration définies comme activités principales ou secondaires relevant de la division 56 de la Nomenclature d’Activités Française (NAF) à l’exclusion des activités relevant du règlement (CE) n°834/2007.

Au sein de cette division, le cahier des charges couvre les opérateurs qui préparent et/ou distribuent directement aux consommateurs des denrées prêtes à être consommées, sur place ou à emporter, y compris lorsque tout ou partie de la préparation de ces denrées n’est pas réalisée sur le lieu de vente, et qui souhaitent faire référence à l’agriculture biologique pour tout ou partie de ces denrées alimentaires.

Il ne s’appliquera pas :

  • à la restauration à caractère social (cantines scolaires, restaurants universitaires, restaurants d’entreprises, de prisons, d’hôpitaux, de collectivités militaires ou religieuses…),
  • aux activités ponctuelles de restauration exercées de manière limitée dans le temps et n’excédant pas un total de 15 jours cumulés par an,
  • aux opérateurs ne proposant que des produits préemballés présentés dans leur conditionnement d’origine et portant les mentions de conformité au mode de production biologique, ou pour lesquels l’offre en produits biologiques ne concerne que du café.

Pour aller plus loin :

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Nature et progrès. Cahier des charges « Transformation des produits Alimentaires & restauration»

A l’initiative du premier cahier des charges au monde de l’agriculture biologique en 1974,

Nature & Progrès s’est toujours souciée de la préservation de l’environnement et de la qualité des aliments. Dans cet esprit, la mise en place d’un cahier des charges spécifique aux produits transformés permet de codifier un ensemble de bonnes pratiques.

Alors que les conditions de transformation édictées dans les différents cahiers des charges de la bio européenne restent volontairement très généralistes, Nature & Progrès apporte sa garantie spécifique en :

  • Valorisant le savoir faire artisanal ;
  • Sélectionnant les conditions optimales de fabrication afin de préserver la qualité des ingrédients biologiques utilisés ;
  • Limitant au strict minimum l’emploi des additifs et autres auxiliaires technologiques ;
  • Améliorant l’ensemble des pratiques sociales et environnementales des sites de production.

Dans un souci d’approche globale, le présent cahier des charges aborde l’ensemble des pratiques de transformation des produits alimentaires à l’usage des paysans transformateurs, des transformateurs ainsi que des restaurateurs. Seuls des produits spécifiques tels que le vin, les boissons fermentées ainsi que le pain font l’objet d’un cahier des charges spécifique.

Page 6 : Ingrédients d’origine marine

3.1. Algues

Les algues sont autorisées sous réserve de leur innocuité pour la santé du consommateur. La récolte sauvage respecte les dispositions du point 2. Dans le cas d’un risque de pollution avérée par les hydrocarbures dans la zone de prélèvement, des analyses sur les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) peuvent être demandées.

3.2. Huîtres, moules et autres coquillages

Ces produits de la mer doivent être conformes au cahier des charges « conchyliculture » de Nature & Progrès.

3.3. Poissons et crustacées

D’élevage

Les poissons et crustacées doivent être conformes au cahier des charges «aquaculture » de Nature & Progrès et/ou certifiés en agriculture biologique.

D’origine sauvage

Afin de favoriser une pêche respectueuse des ressources halieutiques, le poisson doit provenir de pêcheries engagées dans une gestion respectueuse des écosystèmes.

En conséquence est autorisée :

  • La pêche locale issue d’artisans pêcheurs garantissant un poisson frais issu d’espèces gérées par quota et obtenu par une technique de pêche sans équipement excessif (Exemple des petits filets du type Bolinche)

Interdit

  • Pêche par chalut pélagique

Pour télécharger le cahier des charges : Nature et Progrès

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Le 11 février 2012

Bassin d'Arcachon = Parc Marin Mortifère ?

Le bassin aura son parc naturel sans ses huîtres naturelles....

Ostréiculteurs : « Nous, c'est la double peine » (Sud Ouest)

Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, a décrit aux élus du Bassin une situation pour le moins difficile pour l'ostréiculture arcachonnaise.

Face aux élus du Syndicat Intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) hier, Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, a résumé en peu de mots la situation : « Nous, c'est la double peine : les mortalités, et pas de naissain. »

En effet, un herpès-virus décime chaque année plus de 70 % des jeunes huîtres en France, mais aussi dans le monde. Des recherches génétiques de souches résistantes sont en cours, mais en tout état de cause, « ce problème de mortalité ne sera pas réglé demain. Nous sommes, pour le moment, condamnés à vivre avec. » Mais tant qu'il y a du naissain, il y a des huîtres qui survivent. Or, le bassin d'Arcachon, qui fut le premier bassin naisseur d'Europe, ne l'est plus. Depuis quatre ans, le naissain est famélique.

Olivier Laban avait demandé à être reçu par le Siba pour parler aux élus de cet incompréhensible état de fait. Parce qu'incompréhensible est le mot : personne ne peut expliquer pourquoi « le naissain n'est plus au rendez-vous chez nous, alors qu'il l'est en Charente-Maritime, dans l'estuaire de la Gironde » et même dans le lac d'Hossegor.

Les chercheurs d'Ifremer avancent la chute brutale de la température de l'eau en juillet pour expliquer la maigre survie des larves d'huîtres dans l'eau mais butent sur un problème : pourquoi y a-t-il aussi peu de larves ?

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Faire pression sur Ifremer

Le président des ostréiculteurs a demandé aux élus du soutien pour que des programmes de recherches sur le Bassin soient mis en œuvre, pour qu'Ifremer mobilise davantage de moyens sur ce sujet. « Peut-être peut-on s'adresser à d'autres organismes qu'Ifremer ? » s'est interrogé Yves Foulon, le maire UMP d'Arcachon. « Il y a le....

(....)

Une écloserie du Bassin à l'étude

Une étude a été mise en œuvre sur l'ouverture d'une écloserie propre au bassin d'Arcachon. Mais le premier rendu de ce travail a provoqué des réticences au sein de la profession. « Les ostréiculteurs sont pour une écloserie maîtrisée par la profession », a avoué Olivier Laban, le président des ostréiculteurs d'Arcachon. « Mais à condition que ça ne les engage en rien. En clair, s'il y a du naissain, je dois quand même acheter à l'écloserie du Bassin parce que je m'y suis engagé. Une coopérative aurait du sens. Mais je ne veux forcer la main de personne sur ce sujet. Peut-être une SA privée avec quarante ou cinquante ostréiculteurs verra le jour, et pas simplement des gros. Et puis le spectre des OGM plane sur les huîtres d'écloserie. Pourtant on a aujourd'hui toutes les garanties. On fait d'excellents produits d'écloserie. Seule la ponte est maîtrisée. Après, ces huîtres sont élevées dans le milieu naturel. »

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Les abeilles, pas les huîtres !!!

Dans son programme 2012, l'Anses va porter toute son attention à la santé des abeilles....

L'Anses présente son programme de travail 2012

Chaque année, l'Anses élabore, pour l'année suivante, son programme de travail dans le cadre d'un processus ouvert de consultation avec ses ministères de tutelle et les parties prenantes. Ce programme se décline, pour chacun des grands domaines de compétence de l'Agence, dans des orientations publiées sur le site. A l'occasion de la présentation de son programme de travail pour 2012, l'Anses fait le bilan des travaux menés en 2011 et met l'accent sur trois thèmes sur lesquels elle sera particulièrement mobilisée en 2012 :

1. Risques microbiologiques dans l'alimentation : l'émergence brutale en Allemagne et -dans une moindre mesure, en France au printemps 2011- d'une épidémie liée à la contamination de produits végétaux par la bactérie E.coli O104:H4 qui a touché plus de 3500 personnes, ou encore les épisodes de contamination de produits végétaux qui ont eu lieu récemment en Angleterre et aux Etats-Unis, appellent à renforcer la vigilance vis-à-vis des risques microbiologiques. L'Anses se mobilisera, en 2012, sur cette thématique autour de 3 axes forts : (i) la mise en place du volet sanitaire de l'observatoire de l'alimentation qui permettra de centraliser toutes les données disponibles sur les dangers microbiologiques et chimiques dans les aliments ; (ii) l'information du consommateur via la réalisation d'un guide reprenant l'ensemble des recommandations de l'Anses aux consommateurs en matière d'hygiène alimentaire ; et enfin, (iii) des travaux de recherche permettant d'améliorer les méthodes diagnostiques et la surveillance des pathogènes alimentaires majeurs et émergents.

2. La santé des abeilles : l'Anses mobilisera l'ensemble de ses compétences pour lutter contre les phénomènes de mortalité des abeilles. Il s'agit d'un problème préoccupant, désormais récurrent, présent à des degrés divers partout dans le monde et dont l'origine semble très complexe car multifactorielle. Grâce à son récent mandat de laboratoire de référence de l'Union européenne pour la santé des abeilles, l'Agence a pris une place centrale sur le sujet. Elle contribuera en 2012, dans le cadre de la plateforme partenariale d'épidémiosurveillance, à la mise en place d'un dispositif de surveillance épidémiologique des maladies des abeilles qui permettra d'objectiver leur état de santé. En parallèle, elle mettra en œuvre les nouvelles règles établies au niveau européen - auxquelles l'Agence a activement pris part - pour l'évaluation des risques des produits phytosanitaires pour les abeilles, et, plus généralement, pour l'environnement. Enfin, l'Anses mettra en place d'ici septembre 2012 un groupe d'experts destiné à mieux comprendre les effets des co-expositions des abeilles à des toxiques et des agents pathogènes, en vue d'éventuelles recommandations, d'ici à 2014, pour leur prise en compte dans la réglementation.

3. Les nanomatériaux :

(...)

Dans la continuité des priorités que s'était fixées l'Anses en 2011, l'année 2012 sera également marquée par la poursuite des grands chantiers engagés l'année dernière concernant notamment l'antibiorésistance, l'évaluation des risques pour les travailleurs agricoles exposés aux pesticides, les contaminants de l'alimentation, les radiofréquences ou encore les perturbateurs endocriniens.

L'Agence a par ailleurs mis en place en 2011 son comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêt, anticipant ainsi une des exigences de la nouvelle loi relative à la réforme du médicament.

2012 sera marquée par la finalisation d'un nouveau contrat d'objectifs et de performance avec l'Etat pour la période 2012-2015 et la poursuite de sa politique d'ouverture aux acteurs de la société civile.

Pour plus d'informations sur les programmes 2012, cliquer Anses

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Un parc marin sur le Bassin (Sud-Ouest)

Le parc naturel marin, dont l'enquête publique s'achève, pourrait être créé avant la présidentielle. Mais qui tiendra la barre ?

Autour d'Arcachon, un projet de 420 km² d'espace marin et de 127 km de côtes à protéger.

L'enquête publique pour la création du parc naturel marin (PNM) du bassin d'Arcachon aurait dû s'achever jeudi dernier. À la demande de la commis- saire enquêtrice, Françoise Durand, le tribunal administratif de Bordeaux a accepté de la prolonger d'une semaine. Elle s'achèvera donc ce vendredi 10 février.

C'est ainsi que la commissaire enquêtrice a ajouté une onzième et dernière permanence aux dix assurées depuis le 30 décembre dans chacune des dix communes du Bassin. Elle se tiendra demain à la Direction des territoires et de la mer, sur le port d'Arcachon.

Pas d'accord entre les associations

À l'instar des élus, les associations s'affrontent aussi sur la composition du conseil de gestion. D'un côté, les associations environnementales, dont une vingtaine regroupées au sein de la Ceba (Coordination environnement du bassin d'Arcachon), présidée par Jean Mazodier, la Sepanso, les ostréiculteurs et les pêcheurs militent pour « un équilibre » avec un conseil à 50 membres et une réduction du nombre d'élus. De l'autre, les associations de plaisanciers et navigateurs, dont plusieurs regroupées au sein de l'Unan 33, et les professionnels du nautisme estiment qu'« un conseil de gestion à 60 redonne aux élus leur légitimité élective ».

Des conflits d'usage

C'est presque une évidence lorsqu'il s'agit de mettre en place une structure destinée à gérer les conflits d'usage, autrement dit les nombreuses activités sur la mer, dans le respect des intérêts et pratiques, parfois divergents, des professionnels et plaisanciers, élus et associations, habitants et touristes.

La prolongation de l'enquête publique, débutée le 26 décembre, est justifiée par le succès de cette concertation. À l'image des travaux de la mission d'études dirigée par Anne Littaye, qui, depuis janvier 2010, a rassemblé 235 personnes et 148 organismes au cours de réunions, séminaires, entretiens et ateliers. Sans parler des études lancées sur des sujets variés, et parfois nouveaux, comme le stock d'huîtres sauvages dans le bassin d'Arcachon, le stock de moules ou les herbiers de zostères.

Le succès de la concertation publique tient surtout, il faut le reconnaître, aux désaccords sur le projet finalement soumis à enquête publique. Même si tous les acteurs du projet s'accordent sur les sept orientations définies pour ce parc naturel marin, tant elles relèvent autant du bon sens que des préoccupations communes : préserver et restaurer la biodiversité lagunaire ; garantir le bon fonctionnement écologique des milieux, notamment des marais maritimes ; contribuer à la mise en valeur des patrimoines naturels, culturels et paysagers ; promouvoir et accompagner les filières professionnelles de la pêche et de la conchyliculture ; promouvoir des pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques ; améliorer la connaissance de la dynamique du Bassin et de son lien avec l'Océan ; et, enfin, responsabiliser l'ensemble de la population en la sensibilisant aux impacts des usages.

Le périmètre fait débat...

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Parc marin d’Arcachon : « Près de 200 signatures ont été recueillies » (Sud Ouest)

Ancien ostréiculteur, Robert Mora a recueilli sur les ports des signatures pour le parc naturel marin : « Tous les professionnels se sentent concernés », affirme-t-il.

Robert Mora a déjà recueilli des dizaines de signatures pour le parc marin.

«Il faut le dire, j'ai été très bien reçu, partout ! » De rire : « Comme un "pape" ! Cela prouve que le parc naturel marin intéresse au plus haut point les ostréiculteurs, pêcheurs… »

À la demande d'Olivier Laban, président de la Section régionale conchylicole, Robert Mora, ancien ostréiculteur, est parti à la recherche de signatures pour la création d'un parc naturel marin, afin que les professionnels puissent s'exprimer lors de l'enquête publique (1).

Avec une réserve, « celle d'un conseil de gestion à une cinquantaine de membres, pas plus, précise Robert Mora, à l'instar du collectif d'associations formé pour l'occasion, réunies sous la bannière de la Ceba (2). N'oublions pas qu'il s'agit là du domaine public maritime, et que les professionnels, qu'ils soient ostréiculteurs, pêcheurs, doivent avoir une très bonne représentation. À 50 membres, cela sera déjà difficile. Alors imaginez à plus, avec les voix des élus prépondérantes… ».

« Une vraie attente »

Robert Mora a donc en peu de temps parcouru les ports gujanais : « Barbotière, Canal, Gujan, Meyran, je les ai tous faits, explique-t-il. Je n'ai pour l'instant rencontré que trois refus, dont deux qui réfléchissent encore. Pour l'heure, il me reste un port à voir, mais j'ai 196 signatures : d'ostréiculteurs, patrons ou ouvriers, de pêcheurs et même d'un plaisancier qui estime qu'il faut devenir "raisonnable" sur le Bassin. »

« Il y a une vraie attente, relève cet ancien ostréiculteur, installé avec son épouse Gisou depuis 1953 sur Gujan-Mestras. Tous deux fils et fille d'ostréiculteurs ont connu toutes les crises. Mais celle qui arrive, avec le manque de naissain, la crevaison des huîtres est certainement l'une des plus dures, dit-il. Il faut trouver ce qui se passe dans l'eau, il y a vraiment quelque chose… »

Pour Robert Mora, « il y a certainement trop de bateaux, trop de monde, trop de constructions sur le rivage…

(....)

« Une profession unie »

Pour lui, qui connaît par cœur la profession ostréicole, « parfois individualiste », il la trouve cette fois-ci très soudée : « Elle est extrêmement unie sur ce projet, et en ce qui me concerne, j'en suis heureux. C'est l'avenir des ostréiculteurs et des pêcheurs qui se joue, c'est aussi l'avenir du Bassin qui est en jeu. »

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Mortagne-sur-Gironde : Des pêcheurs amateurs inquiets (Sud Ouest)

Le va-et-vient des bateaux des pêcheurs.

Les pêcheurs amateurs sont nombreux à posséder un bateau dans le port, pour la plupart ancrés dans le chenal.

À chaque retour de pêche, les discussions sont animées. Elles portents souvent sur les espèces de poissons rapportés mais aussi sur l'évolution de la pêche de loisirs.

Depuis deux ans, a été créée l'Association des traditions de pêche amateurs estuaire Gironde (Atpa) dont le but principal est de défendre tous les modes de pêche dans l'estuaire.

L'estuaire est protégé par Natura 2000 - qui englobe le bassin versant, le marais maritime et l'ensemble des eaux avec différentes zones plus ou moins protégées - et par le schéma d'aménagement de gestion de l'eau (Sage), en concertation avec le Syndicat mixte pour le développement durable de l'estuaire de la Gironde (Smiddest).

Le rôle du Sage

(...)

Un parc marin

Le projet de parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et des pertuis charentais, avec 6 500 kilomètres carrés et environ 700 kilomètres de côtes, est très avancé et de nombreuses zones seront protégées. 22 communes de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique (Cara) sont incluses dans ce périmètre.

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Les huîtres n'ont pas trouvé preneur (Sud Ouest)

Vendues aux enchères suite à une liquidation judiciaire, les huîtres repasseront en salle des ventes.

Pas adjugé ! Les 12 tonnes d'huîtres vendues aux enchères suite à une liquidation judiciaire, hier midi, à Boyardville, par la commissaire-priseur de l'hôtel de vente de Rochefort, Indiana Raffaelli, n'ont pas trouvé preneur. La mise à prix était de 1 euro par kilo soit un total de 12 000 euros les 12 tonnes. « À 1 euro le kilo, on était pourtant dans les prix du marché. Quand on sait qu'à la revente, cela atteint facilement 2 euros le kilo », explique Me Raffaelli. Moins d'une demi-douzaine d'ostréiculteurs étaient présents pour la visite des parcs avec les Affaires maritimes de Marennes et la vente. Le froid y est sûrement pour quelque chose.

Les huîtres seront remises en vente dans les prochains jours. Les enchères se tiendront à l'hôtel des ventes de Rochefort, au chaud. « Photos des parcs et quantifications précises sont à la disposition de tous les éventuels acheteurs. Pas besoin d'une seconde visite sur le terrain », assure la commissaire-priseur. Au chaud, le lot de coquillages trouvera peut-être plus facilement un acquéreur...

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Le 11 février 2011

Test : le caviar français est-il à la hauteur ? (Le Figaro)

VIDÉO - Pour nourrir les tendres moments de la Saint-Valentin, le caviar reste la star des mets. Alors que les importations d'œufs sauvages restent interdites, nous avons testé pour vous les produits «Made in France».

Quand le caviar fait les yeux doux, c'est généralement bon signe. N'oubliez jamais que vous avez un œil au cœur de l'estomac. En compagnie de Michel Domange, sélectionneur professionnel depuis vingt ans, nous avons goûté, à l'aveugle, cinq caviars d'élevage français sortis tout droit des grandes maisons parisiennes afin d'habiller votre palais pour cette soirée de rêve. Ne regrettez pas le caviar sauvage: depuis juillet 2011, toute importation sur l'Europe des esturgeons pêchés en mer Caspienne, côté russe ou iranien, est interdite. Les quotas devraient être revus fin février. Mais qu'importe. Aujourd'hui, les esturgeons élevés dans les lacs, les étangs ou les bassins naviguent dans la cour des grands. On leur a longtemps reproché leur amertume, une singularité vaseuse, un manque d'élégance. La mise à la diète en eau claire des esturgeons avant l'estocade fut du meilleur aloi. «Les éleveurs ont également réduit l'usage des conservateurs: seul le Borax (acide borique) est aujourd'hui autorisé pour nos caviars tricolores aussi compétitifs que le caviar iranien. En outre, l'extraction qui préserve la qualité des œufs se fait avec beaucoup plus de doigté et d'attention», précise Michel Domange. Un esturgeon qui a souffert laisse toujours une trace ombrageuse.

Les résultats détaillés

  1. La Maison Nordique, 229, rue du Faubourg Saint-Honoré, VIIIe. Caviar Sologne, 120€ les 50g. Aspect: 5/5, texture: 5/5, goût: 5/5, qualité-prix: 4/5. Total: 19/20.
  2. Maison Prunier, 15, place de la Madeleine, VIIIe. Caviar Gironde, 80€ les 50g. Aspect: 4/5, texture: 4/5, goût: 4/5, qualité-prix: 4,5/5. Total: 16,5/20.
  3. Petrossian, 18, bd de Grenelle, XVe. Caviar Charentes, 90€ les 50g. Aspect: 4/5, texture: 3/5, goût: 3/5, qualité-prix: 3/5. Total: 13/20.
  4. Épicerie Générale, 43, rue de Verneuil, VIIe. Caviar Pyrenées, 117€ les 50g. Aspect: 3,5/5, texture: 2,5/5, goût: 2/5, qualité-prix: 2,5/5. Total: 10,5/20.
  5. Maison du Caviar, 21, rue Quentin Bauchart, VIIIe. Caviar Gironde, 117€ les 50g. Aspect: 2/5, texture: 2/5, goût: 2/5, qualité-prix: 2/5. Total: 8/20.

La sobriété lui va si bien

La perle noire se déguste-t-elle seule ou accompagnée? Selon Michel Domange, le caviar n'a nul besoin d'escorte, il n'aime ni se fourrer dans la robe de la pomme de terre ni être emmitouflé sous trois couches de crème. Au contraire, il s'épanouit seul dans l'assiette, tenant les blinis à distance. Comme le champagne, le caviar ne se sert ni glacé ni sur glace (entre 0 et 2 degrés). La légende lui a imposé les petites cuillères en nacre ou en corne. Par leur neutralité, ces deux matières n'altèrent en rien son parfum, contrairement à l'argent qui lui tourne les sangs. Le 14 février, soyez gourmands: l'or noir n'aime pas les lendemains, il ne tarde pas alors à pleurnicher dans son huile.

Des grains sous le manteau...

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Entrée en vigueur d’un étiquetage alimentaire sans OGM (Univers Nature)

Jusqu’à récemment, s’il était obligatoire d’indiquer la présence d’Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) dans les produits alimentaires, rien n’obligeait les fabricants à spécifier si les animaux fournissant la viande, les produits laitiers ou les œufs étaient nourris aux OGM. En outre, la réglementation française interdisait les rares filières sans OGM à le mentionner sur leurs emballages. En ce sens, la parution au Journal Officiel du décret relatif à la nouvelle mention « sans OGM », le 31 janvier 2012, marque une réelle avancée. Pour l’association de protection des consommateurs Que Choisir, l’impuissance des consommateurs non informés à privilégier les produits sans OGM a largement favorisé le développement exponentiel du soja OGM au cours de la décennie passée. A l’heure actuelle, il représente plus de 80 % du soja donné aux animaux d’élevage. Pourtant, 70 % des Européens sont opposés aux OGM selon l’Eurobaromètre.

Devant entrer en vigueur le 1er juillet prochain, ce nouvel étiquetage « sans OGM », applicable aux produits végétaux, aux produits animaux transformés ou non et aux produits issus de l’apiculture, encouragera les filières animales utilisant une alimentation non OGM. Si elle a salué ce progrès, qui a le mérite de faire prendre conscience au public que l’intrusion des OGM dans notre alimentation ne date pas d’hier, France Nature Environnement (FNE) relève certaines imperfections. Ainsi, jugée trop restrictive, la possibilité d’insérer la mention « sans OGM » sur la face principale du produit ne pourra concerner que les ingrédients représentant plus de 95 % du poids du produit. Pour l’association, 50 % aurait suffi. Par ailleurs, la durée minimale d’alimentation sans OGM pour les animaux d’abattage, fixée à un an par le texte officiel, est perçue comme insuffisante. Enfin, pour la production de miel, il incombe à l’apiculteur de se renseigner sur les potentiels essais OGM mis en place dans un rayon de 3 km autour de ses ruchers.

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Le risque de contamination des aliments, priorité de l'Anses pour 2012 (Maxiscience)

Le risque de contamination des aliments, priorité de l'Anses pour 2012

Le risque microbiologique dans l'alimentation sera l'un des trois thèmes phare de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) pour 2012. C’est ce qu’indique le programme de travail qui vient d’être présenté.

Avec la santé des abeilles et les nanomatériaux, le risque microbiologique (bactéries, virus, parasites) dans l'alimentation sera l'un des thèmes majeurs sur lequel l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) compte se pencher en 2012.

Une décision qui fait sans surprise référence à l'épidémie liée à la consommation de produits végétaux contenant la bactérie E.coli O104:H4, qui a touché près de 4.000 personnes au printemps dernier en Allemagne. Ainsi, l'Anses a tenu à rappeler la nécessité de "renforcer la vigilance vis-à-vis des risques microbiologiques". L'agence estime en particulier nécessaire de "porter une attention accrue aux produits végétaux jusqu'ici peu impliqués dans des toxi-infections alimentaires collectives".

Dans cet objectif, un guide destiné aux consommateurs et reprenant l'ensemble de ses recommandations en matière d'hygiène alimentaire sera disponible, "leur permettant de maîtriser les risques dans leur cuisine". Elle travaillera également à la mise en place du volet sanitaire de l'Observatoire de l'alimentation créé par la loi de Modernisation de l'agriculture et de la pêche. Il permettra de centraliser toutes les données disponibles sur les dangers microbiologiques et chimiques dans les aliments....

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La baule : La pêche à pied des coques est toujours interdite aux amateurs (Ouest France)

Seuls les professionnels peuvent ramasser les coques pour les faire décanter chez eux avant la commercialisation…

Ramassage de coques interdit à cause de bactéries E coli

Malgré les grandes marées qui se profilent à partir de demain (marée de coefficient 103), les pêcheurs à pied amateurs de coques vont devoir ronger leur frein. En effet, la pêche des coques sur le plage Benoît, à La Baule, et sur la plage du Nau, de l’autre côté de l’étier, au Pouliguen, est interdite, en raison d’une trop forte présence de bactéries Escherichia coli. Cette bactérie baptisée plus simplement E. Coli est présente dans les intestins des mammifères, et est très commune chez l’être humain. Ce sont souvent les déjections qui sont responsables de cette prolifération dans l’eau. Problème d’assainissement urbain, de rejets intempestifs ? L’interdiction est apparue avec les vacances de la Toussaint. Les causes ne sont pas établies.

Seuls les professionnels peuvent ramasser les coques, dans la mesure où ces derniers les placent dans des bassins de décantation.

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Le consommateur doit pouvoir mieux identifier le pays d'origine des produits (Net-iris)

Bruxelles est invité par l'Assemblée nationale à accepter la reconnaissance du "Fabriqué en France" et à faciliter la promotion des produits européens.

Ni le droit européen, ni le droit national, n'imposent de manière systématique l'apposition de la mention de l'origine des produits sur les emballages, à l'exception de quelques produits, essentiellement alimentaires, qui sont soumis à cette obligation (comme la viande bovine non transformée, le miel, les oeufs, les fruits et légumes frais, les produits issus de la pêche et de l'aquaculture, le vin).

Pour les autres produits, le professionnel français doit respecter deux obligations lors de l'étiquetage : d'une part, ne pas induire en erreur le consommateur (article L121-1 du Code de la consommation), et d'autre part, l'interdiction d'apposer une fausse origine (article L217-6 du Code de la consommation).

Compte tenu de l'existence de nombreuses différences dans les règles de production ou de fabrication (notamment l'hygiène, la qualité des matières premières, le respect de l'environnement) et les conditions de travail (âge minimum pour travailler, encadrement de la durée quotidienne de travail, droit au repos hebdomadaire, etc.), dans les Etats à l'extérieur et à l'intérieur de l'Union européenne, mais aussi de l'intérêt, révélé par différentes études, des Français et des Européens en général pour le marquage de l'origine des produits dans leur choix de consommation, l'Assemblée nationale a adopté une résolution permettant de mettre en évidence et promouvoir le "Fabriqué en France" et de déterminer la notion d'origine d'un produit (quand par exemple son cycle de production est réparti entre plusieurs Etats).

Les députés souhaitent en effet que la Commission européenne, en lien avec le Parlement et le Conseil de l'Union européenne, reconnaissent que le marquage de l'origine des produits intra-communautaires ou extra-communautaires n'est pas incompatible avec le principe de libre circulation et ne constitue donc pas une entrave aux échanges.

Ils encouragent également la Commission européenne à adopter un règlement permettant étendre à tous les produits, alimentaires et non alimentaires, l'obligation d'apposition de l'origine du pays de production, qu'il soit intra-communautaire ou extra-communautaire.

En outre, ils invitent les institutions européennes à engager un travail sur la notion d'origine des produits en minimisant la logique douanière et en favorisant une logique de production industrielle et de transparence vis-à-vis des consommateurs.

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Consommation des terres agricoles : vers une fusion des Safer et des EPF ? (Localtis)

A l'occasion d'un colloque organisé par l'Association nationale de développement des espaces ruraux (Ander) le 6 février, la question de la fusion des Safer et des établissements publics fonciers (EPF) a été posée. Objectif : renforcer leur poids pour mieux endiguer la consommation excessive de terres agricoles au profit des zones urbaines.

Comment freiner la consommation toujours plus grande des terres agricoles au profit des zones urbaines ? La question a été une fois de plus posée à l'occasion d'un colloque organisé le 6 février 2012 par l'Association nationale de développement des espaces ruraux (Ander). "La baisse très forte du nombre d'exploitants agricoles ne semble pas connaître de plancher", a déploré Vincent Piveteau, directeur de l'école nationale supérieure du paysage de Versailles, président du collectif "Ville-Campagne". Sur les cinquante dernières années, les surfaces agricoles ont reculé de 20%, dont 2,5 millions d'hectares sous l'effet de l'extension de la ville et 4,5 millions d'hectares au profit de la forêt. D'après les tendances actuelles, la chute se poursuivrait dans les années à venir. Les surfaces agricoles seraient ainsi amenées à régresser de 12% d'ici à 2050.

Des outils ont été mis en place pour limiter cette consommation excessive des terres agricoles dans le cadre de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche du 27 juillet 2010 et de la loi de finances rectificative du 29 décembre 2010. Un nouveau dispositif, qui entrera en vigueur le 1er mars 2012, est prévu dans la loi de finances rectificatives pour 2010, reposant sur une taxe d'aménagement (TA) et le versement pour sous-densité (VSD). La première remplace la taxe locale d'équipement, la taxe départementale des espaces naturels et sensibles et la taxe départementale pour le financement des conseils d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement. Elle est instituée dans les communes dotées d'un plan local d'urbanisme (PLU) ou d'un plan d'occupation des sols (POS) et établie sur la construction, la reconstruction, l'agrandissement des bâtiments et les aménagements de toute nature nécessitant une autorisation d'urbanisme. Son objectif : simplifier et rendre plus lisible la fiscalité. Le VSD, quant à lui, a été créé pour inciter à une utilisation plus économe de l'espace. Il a pour objectif de densifier les surfaces construites en privilégiant le développement vertical plutôt que l'urbanisation horizontale. Il pourra être instauré par les communes pour les constructions sur les zones urbanisées ou à urbaniser de leur territoire. Mais ces outils sont-ils suffisamment dissuasifs ? "Ce sont des outils parmi d'autres, a expliqué Brigitte Barèges, députée (UMP) du Tarn-et-Garonne et maire de Montauban, il faut surtout que les maires utilisent des outils comme les PLU ou les zones d'aménagement concertées (ZAC) pour freiner l'expansion de terrains constructibles. Ce n'est pas facile mais c'est possible. Il faut aussi qu'ils aient une véritable politique d'urbanisation et d'aménagement du territoire."

Des champs d'action de plus en plus perméables...

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Le 10 février 2012

Shigeatsu Hatakeyama, lauréat des Héros des forêts de l'ONU


Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur japonais qui avait reçu une délégation d’ostréiculteurs français et de chercheurs de l'Ifremer en octobre 2010, fait partie des lauréats des Héros des forêts de l'ONU pour son travail dans la protection des forêts autour de la baie de Kesennuma.

Lors d'une cérémonie organisée jeudi 9 février 2012 par le Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF) au siège de l'ONU à New York pour clôturer l'Année internationale des forêts, le prix « Héros des forêts » a été décerné à six lauréats originaires du Cameroun, du Japon, de Russie, du Brésil et des Etats-Unis.

« Chacun d'entre nous, parmi les 7 milliards d'êtres humains de la planète, sommes liés aux forêts pour notre bien être physique, économique et spirituel. Le prix 'Héros des forêts' du FNUF a été conçu dans le cadre de l'Année internationale des forêts 2011 pour identifier et rendre hommage aux innombrables individus du monde entier qui se dévouent à protéger les forêts », a déclaré la Directrice du secrétariat du FNUF, Jan McAlpine.

Au cours de l'année 2011, les Nations Unies ont organisé une série de manifestations et d'activités pour souligner la valeur des forêts et des mesures que peuvent prendre les gens pour les protéger.


Selon le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), les forêts couvrent 31% de la surface terrestre du globe, capturent plus de 1.000 milliards de tonnes de carbone et fournissent un moyen de subsistance à plus de 1,6 milliard de personnes.

Suite aux délibérations du jury, le prix "Héros des forêts" a été décerné à des lauréats représentant chacun une région du monde.

Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur victime du tsunami du 11 mars 2011, est le lauréat "Héros des forêts" pour l'Asie....

Les autres lauréats sont Paul Nzegha Mzeka (Cameroun) pour un projet de reforestation et d'apiculture durable, Anatoly Lebedev (Russie) pour une campagne freinant l'exploitation forestière illégale en Sibérie, Paulo Adario (Brésil) pour son action en faveur des forêts vierges d'Amazonie et deux scouts américaines (Rhiannon Tomtishen et Madison Vorva, 16 ans) pour la campagne contre l'huile de palme afin de protéger l'habitat des orangs-outans.

Le jury a également décerné un prix spécial à José Claudio Ribeiro et Maria do Espirito Santo, deux militants brésiliens qui ont été assassinés alors qu'ils tentaient de protéger les forêts naturels de leur pays....

Selon le FNUF, toutes ces personnes partagent le même courage, la même passion et la même persévérance bien qu'elles soient issues d'horizons différents. Elles servent de sources d'inspiration à tous ceux qui souhaitent faire une différence et protéger les forêts. Source : Année des forêts : l'ONU récompense des militants de la protection des forêts

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Bourcefranc : Journées portes ouvertes au Lycée de la mer (Sud Ouest)

Le lycée de la Mer ouvre ses portes au public...

Samedi 11 février 2012

Bourcefranc / Charente-maritime / Poitou-Charentes

Le Lycée de la mer et du littoral, situé à Bourcefranc-le-Chapus, organise une journée portes ouvertes, demain, de 10 heures à 18 heures. Cet établissement propose de nombreuses formations générales et professionnelles. Cette journée s'adresse tout particulièrement aux élèves de troisième qui souhaitent aller en secondes générales et technologiques (scientifique, économique et sociale, sciences et techniques de management et gestion, sciences et technologies de l'agronomie et du vivant, etc.).
Un atelier piscicole

Par ailleurs, des formations professionnelles en relation avec la mer et la nature sont proposées (bac pro aquaculture ou culture marine jusqu'en BTS et licence). À noter que le lycée dispose d'un laboratoire, d'un atelier piscicole et d'une exploitation. La section surf est accessible à tous les élèves. Nouveauté pour la rentrée prochaine : une langue vivante 2 en Sciences et technologie de l'agronomie et du vivant. En outre, il existe six modules d'exploration : sciences économiques et sociales et principes fondamentaux d'économie et de gestion, littérature et société, méthodes et pratiques scientifiques, biotechnologie et pour finir écologie, agronomie, territoire et développement durable. L'option latin est possible jusqu'au bac.

Les enseignants seront présents pour répondre aux questions : foyer, internat, salle de restauration, aides (bourses du Conseil régional, etc.).

Pour plus d'informations cliquer Lycée de la mer et du littoral

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L'aquaculture sous l'œil de Google Earth (Le Figaro)

Des chercheurs canadiens ont dénombré les cages d'engraissement de poissons dans toute la Méditerranée grâce aux seules images de Google Earth...

Les images satellites de Google Earth peuvent servir à autre chose qu'à regarder l'endroit où on habite. Dernière nouveauté, elles peuvent permettre de repérer au large des côtes les cages où l'aquaculture engraisse les poissons. Ces dispositifs forment des petits cercles à la surface des eaux et ils sont facilement reconnaissables. Pablo Trujillo et Chiara Piroddi, de l'université de Colombie-Britannique (Canada) les ont comptés dans toute la mer Méditerranée pour l'année 2006. Ils ont dénombré 248 cages pour les thons rouges et 20.976 pour les bars et les daurades (Plos One, en ligne le 8 février)

L'objectif que se sont fixé les deux chercheurs au départ était de vérifier si le potentiel de production de toutes les fermes aquacoles correspond aux déclarations faites chaque année par les états côtiers à la FAO (Organisation mondiale pour l'alimentation et l'agriculture). La question est importante parce que l'avenir de la pêche est étroitement associé à celui de l'aquaculture. Et pas seulement parce que la production aquacole peut remplacer les captures et limiter la pression sur les ressources marines. En effet, les choses sont plus compliquées car les poissons d'élevage consommés en Europe sont nourris avec des sardines ou des anchois pêchées en mer. Les données fiables en matière d'aquaculture sont donc un des éléments nécessaires à une gestion durable des pêches.

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L'aquaculture est plus importante dans l'est de la mer Méditerranée

Globalement, la production potentielle (225.000 tonnes) est assez proche des chiffres déclarés au cours de l'année 2006 par tous les états côtiers (199.000 t). Deux pays sont toutefois montrés du doigt: la Grèce et la Turquie, dont les productions aquacoles dépassent respectivement de 30% et 18% les déclarations faites à la FAO.

La tendance à la fraude et la sous-déclaration dans le domaine de l'aquaculture n'a donc rien à voir avec les fraudes pratiquées dans le secteur de la pêche : pêche illégale, hors-quota, hors saison, hors-zone, hors-dimension, etc.. «Nos travaux montrent que les déclarations à la FAO sont fiables mais aussi que Google Earth peut être un bon instrument de vérification», concluent les auteurs de l'étude. Un constat confirmé par Jean-Noël Druon, du Centre Commun européen de Recherche basé à Ispra, en Italie.

«Les avancées technologiques ne doivent pas seulement servir aux fraudeurs, elles doivent être aussi être utilisées pour lutter contre la fraude», estime de son côté Daniel Pauly, de l'université de Colombie Britannique, un des ténors de l'océanographie des pêches. «Les ONG devraient s'associer pour mettre en orbite des satellites de télédétection et repérer les fraudes», ajoute-t-il. En effet, il déplore que les autorités de surveillance - européennes ou nationales - ne rendent jamais publics les résultats de leur traque. «S'il n'y a pas de sanction et de poursuite en justice, ça ne sert à rien». La force des images de Google Earth, c'est d'être publique. Les chercheurs ont toutefois découvert qu'une partie des clichés au large des côtes françaises et corses ainsi qu'en Israël ont une mauvaise résolution. Ils ont demandé à Google pourquoi, ils attendent la réponse.

Pour accéder à l'étude :

Fish Farms at Sea: The Ground Truth from Google Earth

Pablo Trujillo*, Chiara Piroddi, Jennifer Jacquet

Fisheries Centre, University of British Columbia, Vancouver, British Columbia, Canada

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9 février 2012

Les huîtres Jégat reconnues par les plus grands chefs français (Ouest France)

Récemment, l'équipe de France des arts de la table, composée des plus grands chefs cuisiniers, comme Bernard Vaussion de l'Elysée, Michel Roth du Ritz ou encore Benjamin Masson du Pétrus, a reconnu la qualité du travail de Yvonnick Jégat et de son équipe installés près de Vannes.

Yvonnick Jégat est fier de ses employés. Grâce à leur travail, la qualité de ses huîtres a été reconnue par l'équipe de France des arts de la table.

L'histoire

« C'est gratifiant pour l'entreprise et pour les gars, on sait pourquoi on se bagarre ! » Yvonnick Jégat est le plus heureux des ostréiculteurs arradonnais.

Cette reconnaissance lui permet dorénavant de servir ses produits sur les plus grandes tables de France.

Ses huîtres sur les plus grandes tables

Cette histoire incroyable remonte au mois de décembre. Un de ses clients fait déguster ses huîtres à ses proches, à Paris. Yvonnick Jégat est ensuite contacté, peu avant les fêtes. Il se rend à la capitale pour faire découvrir ses produits à l'équipe de France des arts de la table, le 20 janvier. Et là, « on m'a annoncé que mes huîtres seraient servies pour les grands événements ».

Pas du genre à se mettre en avant, l'ostréiculteur n'en reste pas moins ému. « C'est une fierté pour nous ! Cela prouve aussi que les huîtres de Bretagne-Sud sont de qualité ! » Il est vrai qu'à Paris, les huîtres de Charente-Maritime labellisées la perle blanche ont tous les honneurs sur les plus grandes tables. Dorénavant, les huîtres de l'Arradonnais auront aussi une place de choix.

Travailler avec la nature

Le secret d'Yvonnick Jégat : travailler avec la nature. Ses huîtres « nées en mer » sont sujettes à une attention toute particulière. Comme certains autres, il ne fait pas d'élevage en poche ; il sème ses huîtres sur le sable. « Le cycle d'élevage sur sable permet d'avoir une coquille plus dure et une huître charnue. Une huître ça se croque, il faut qu'elle soit charnue ! »

C'est ce qui a fait la différence lors des dégustations. L'ostréiculteur travaille « selon la nature. Avec le soleil, les courants et l'eau douce » ; les trois ingrédients nécessaires à la croissance du fruit de mer.

« Une huître c'est entre 3 et 4 ans de travail ! » Chez lui, pas de triploïdes qui grandissent beaucoup plus vite.

Un brin militant, il explique être entier avec ses clients « Je ne veux pas gagner mes sous malhonnêtement ! Cette reconnaissance est celle du travail bien fait et je la dois beaucoup à ma clientèle locale. » Ses clients, Yvonnick Jégat y tient et les chouchoute.....

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Arcachon. Parc marin : l'enquête jusqu'au 10 février (Sud Ouest)

L'enquête publique est prolongée jusqu'au 10 février inclus.

Quelques jours supplémentaires pour participer à l'enquête publique sur le parc naturel marin.
C'est ce qu'on appelle un très beau succès : l'enquête publique « dans le cadre de l'étude pour la création d'un parc naturel marin sur le bassin d'Arcachon et son ouvert » attire tant et tant de monde qu'elle sera finalement prolongée jusqu'au 10 février avec une permanence supplémentaire aux affaires maritimes d'Arcachon le 8 février.

Ouverte le 8 décembre dernier, elle devait initialement se refermer le 2 février. Ce sont donc huit jours supplémentaires qui ont été accordés par le tribunal administratif à la demande de Françoise Durand, la commissaire enquêtrice.

Selon nos informations, ce délai aurait surtout été accordé pour que les professionnels puissent se manifester dans de bonnes conditions. En effet, les ostréiculteurs, par exemple, n'ont pu se mobiliser durant le mois de décembre puisqu'ils étaient évidemment pris par leur activité pendant les fêtes de fin d'année où ils écoulent la moitié de leur production annuelle.

La commissaire enquêtrice tiendra encore deux permanences, à Lanton, le jeudi 2 février de 8 h 45 à 12 h 30, et le mercredi 8 février dans les bâtiments de la Délégation des territoires et de la mer, sur le port d'Arcachon.

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L'huître crue et chaude cuisinée (Sud Ouest)

La mouclade est le prétexte pour le chef étoilé Stéphane Carrade, à Gujan-Mestras (33), de créer sa réplique avec l'huître. Bienvenue à la huclade !.

Le Syndicat intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba), qui roule pour les produits locaux, organise le 13 février prochain le Concours de tout un terroir. Les restaurateurs inscrits - 10 chefs - seront invités notamment à valoriser l'huître en la sortant de son usage courant et, de préférence, en la cuisinant. Celui que le jury désignera vainqueur de cette confrontation au service de la bonne cause se verra remettre l'Huître d'or le 16 février prochain à l'Olympia d'Arcachon.

Stéphane Carrade, qui détint 2 étoiles chez Ruffet, à Jurançon (64), depuis qu'il officie à La Guérinière, à Gujan-Mestras (1 étoile), acclimate quotidiennement l'huître du Bassin. « J'apprends à la connaître, et elle est un produit phare au restaurant », souligne-t-il. Ajoutant : « J'ai créé deux recettes hyperfaciles et hypergourmandes. » De fait, jamais en panne d'idées, Stéphane a inventé la réplique de la mouclade, qu'il a baptisée la huclade.
Huîtres, curry et jambon...

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Planguenoual : La chlorelle, une algue verte qui a de l'avenir (Ouest France)

Loin des grands débats écologiques et des bruits médiatiques, à deux pas de chez nous, près des entreprises mytilicoles de la Jospinet, une équipe de chercheurs s'active à produire une algue de couleur verte : la chlorelle. Pas banal, à deux kilomètres des plages de Morieux malheureusement connues depuis cet été pour des algues vertes d'une autre nature.

Stéphane Fay, directeur de Coriolis, présente le fruit de la recherche, objet de son entreprise : « La chlorelle est une algue d'eau douce, unicellulaire, qui se développe au terme d'un process. Nous avons lancé l'opération il y a bientôt 3 mois et sommes en pleine montée en charge. »

« Des valeurs nutritionnelles »

Le 18 novembre, Coriolis avait ouvert ses portes. C'étaient les premiers pas : tout le matériel n'était pas encore livré, mais la production commençait. Partant d'un pilote de 4 litres, l'objectif à atteindre était, dans un premier temps, de 70 litres, puis de 250 litres. Cette phase est désormais dépassée. « Nous sommes en plein dans les essais : test du matériel, adaptation aux réactions parfois imprévues tel, hier, ce phénomène d'électrolyse qui nous détruit un joint et nous contraint à fabriquer une pièce différente. »

De ce ferment d'idées, d'ingéniosité, de passion et de tension, nul doute que sortira sous quelques mois un produit fini commercialisable. D'ici là, il faut sécuriser le process de production, avec comme obsession la production en continu.

La chlorelle se caractérise par sa forte teneur en protéines (60 % de la matière sèche) et en lipides (oméga 3 et 6 jusqu'à 15 % de la matière sèche). « Cette algue microscopique peut servir de base nutritionnelle pour l'alimentation des larves de poissons ; c'est le premier créneau : l'aquaculture. »

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Régime fiscal dérogatoire pour les marins pêcheurs (Net-Iris)

Réévaluation de la rémunération de référence visée à l'article 81 A du CGI et applicable aux marins pêcheurs en 2012.

L'activité de pêche, souvent de nature artisanale, est soumise à divers aléas. Aussi, l'administration fiscale admet qu'une fraction de la rémunération perçue par les marins pécheurs soit exonérée de l'impôt sur le revenu et corresponde à un pourcentage du montant du salaire excédant une rémunération de référence égale à la rémunération moyenne d'un matelot exerçant son activité en France.

Cette exonération d'impôt sur le revenu est prévue au II de l'article 81 A du Code général des impôts et applicable aux marins pêcheurs appelés à exercer leur activité hors des eaux territoriales françaises. Chaque année la rémunération de référence est actualisée.

Au titre de l'imposition des revenus de 2011, la rémunération de référence pour le calcul de la fraction de rémunération exonérée a été fixée à 17.565 euros. Toutefois, par arrêté du 4 avril 2011, le salaire forfaitaire a de nouveau été revalorisé de 2,1% et porté à 18.017,44 euros à compter du 1er avril 2011.

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Des poissons dans le paysage (La Terre)

On ne possède pas de statistiques sur le sujet, mais l’aquaponie serait mondialement en croissance.

Au Vermont, l’agriculture décline et l’immobilier de villégiature gruge le paysage. Selon cinq universitaires américains, l’aquaponie pourrait remédier à ces maux et à quelques autres.

L’aquaponie, c’est le jumelage entre la pisciculture et des serres hydroponiques, où les plantes se nourrissent de l’azote, du phosphore et du potassium issus des déjections des poissons. Un modèle à caractère environnemental donc, et qui fait l’économie de l’achat de nutriments.

Pourquoi les auteurs de « The integration of sustainable aquaculture into Vermont’s working landscape » ont-ils ciblé cet État? « Oui, l’agriculture est en déclin bien ailleurs, convient un des cosignataires de l’étude, Barry Costa-Pierce, professeur de pêcheries et aquaculture à l’Université du Rhode Island. Mais le Vermont est le centre du mouvement de l’alimentation locale. » Et son adhésion, précise Costa-Pierce, est un élément primordial de l’implantation et de la viabilité de l’aquaponie.

« Sauf que le Vermont est un désert pour le poisson même si on y en mange beaucoup, affirme Barry Costa-Pierce, qui est également directeur du Rhode Island Sea Grant, un organisme subventionnant les recherches sur l’océan et les ressources côtières. L’aquaculture y est sous-développée. Nous sommes inondés d’importations de qualité médiocre. Et il y a beaucoup d’éducation des consommateurs à faire. Les gens croient qu’il est plus compliqué de cuire du poisson que du poulet. »
Des alliances

L’étude sur le potentiel de l’aquaponie est très détaillée, depuis les modes de production jusqu’aux débouchés commerciaux. Dans d’anciens bâtiments de ferme revampés, elle favorise l’élevage de salmonidés – truite arc-en-ciel, entre autres -, bien adaptés au climat, jumelé à la culture du basilic, de l’origan et du persil. Avec un des modèles proposés, les auteurs estiment qu’il est possible de faire un profit de 46 000 $ dès la première année, même en tenant compte des coûts annuels et de mise en exploitation évalués à 230 000 $, excluant l’achat de la terre.

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Les écloseries de poissons marins

Fiche Ifremer aquaculture - janvier 2012 - Bruno Petton

Introduction

On recense environ 30 000 espèces de poissons d’eaux douces et marines. Pourtant moins de 200 d’entre-elles ont fait l’objet d’un début de production aquacole. Aujourd’hui, l’essentiel du développement piscicole mondial est assuré par moins de 30 espèces. En France métropolitaine, les exploitations marines produisent principalement du bar Dicentrarchus labrax, de la dorade Sparus aurata, du turbot Psetta maxima et du maigre Argyrosomus regius, tandis qu’en outre-mer l’ombrine ocellée Sciaenops ocellatus espèce sub-tropicale concourt principalement au développement d’une filière en eau chaude. Elle est élevée en Martinique, à la Guadeloupe, à la Réunion et à Mayotte, alors que le cobia Rachycentron canadum fait l’objet de premiers essais d’élevage. En Polynésie française, le paraha peue Platax orbicularis est un nouveau candidat à l’aquaculture.

La disponibilité en jeunes poissons est un élément clé pour initier puis pérenniser ces productions. La pêche de juvéniles dans le milieu naturel est aléatoire et ne s’inscrit pas dans une démarche durable de l’activité piscicole. Les écloseries ont donc été développées pour les produire. Ces outils sont positionnés à terre près du littoral et alimentés en eau de mer par pompage. Ils sont gérés par un personnel à haut niveau de technicité, capable d’appliquer des méthodes d’élevage élaborées. Les principales difficultés de cette phase d’élevage résident dans la faible taille des larves à l’éclosion (3 à 4 mm) et la contrainte d’un nourrissage parfois exclusif avec du plancton vivant lors des premières semaines de vie. Aujourd’hui, les écloseries assurent aux exploitations de grossissement :

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Le non-respect des lois sur la protection de l'environnement est bénéfique aux entreprises (BE)

Dans un mémoire de recherche soutenu auprès de la faculté de Droit de l'Université d'Uppsala, Charlotte Bourner démontre qu'il est plus avantageux économiquement pour une entreprise de ne pas suivre les lois sur la protection de l'environnement que d'être sanctionnée par la justice. En moyenne l'amende ne dépasse pas 50.000 SEK et un dixième des entreprises sanctionnées avaient déjà été poursuivies pour des faits similaires.

La juridiction actuelle crée des incitations économiques à ne pas suivre la loi. Les investissements nécessaires pour respecter les normes environnementales sont supérieurs aux amendes en cas d'infraction. Depuis le 1er juillet 2006, la loi ne prend plus en considération la taille de l'entreprise ni ses gains pour évaluer le montant de l'amende. Les autres procédures de poursuites judiciaires ne sont pas suffisamment mises en oeuvre pour réellement contribuer au respect de la loi. Charlotte Bourner ajoute que la justice manque de ressource et que le non-respect de l'environnement n'est pas perçu comme un délit qui doit être sanctionné.

Stefan Karlmark, avocat en Droit de l'environnement, s'est appuyé sur le travail de recherche de Charlotte Bourner et conclut que la législation doit également tenir compte de la responsabilité individuelle des dirigeants d'entreprise....

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Recherche et Développement en aquaculture au Canada de 2011


R et D en aquaculture au Canada de 2011

Editeurs
D. John Martell, Ingrid Burgetz, Johannie Duhaime et G. Jay Parsons

Produit par
Pêches et Océans Canada, Association Aquacole du Canada

Nous vous souhaitons la bienvenue à la quatrième édition de la publication biannuelle R&D en aquaculture au Canada. Cette revue offre un recueil des projets de R.-D. en aquaculture qui ont été menés lors des deux dernières années dans l'ensemble du Canada. Elle contient la description de plus de 220 projets ainsi que des détails sur un éventail impressionnant de sujets, de domaines et d'espèces en provenance de la vaste étendue géographique du Canada. Les projets présentés portent sur les espèces marines et d'eau douce, et les sujets abordés couvrent la santé des poissons, les méthodes d'élevage, la nutrition, la génomique, les interactions environnementales et davantage encore.

R&D en aquaculture au Canada été publié avec le support et le financement de Pêches et Océans Canada – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) et le support de l'Association Aquacole du Canada (AAC). Les ouvrages soumis ont été édité en considération de la longueur des textes et du style de la rédaction. Les projets qui ne sont pas inclus dans cette édition devraient être soumis à temps pour l'édition 2013.

Table des Matières
  • Introduction
  • Poissons – Dulcicoles
  • Poissons – Saumons
  • Poissons – Marins
  • RCAMTI
  • Pou du poisson
  • Mollusques et crustacés
  • Aquaculture – Interactions environnementales
Pour accéder au document cliquer Ici
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8 février 2012

STX OSV va construire un transporteur d’aliment piscicole de 75 m de long !


La compagnie norvégienne Eidsvaag a passé commande au chantier naval STX OSV d'un nouveau type de navire spécialisé dans le transport d'aliments piscicoles.

Ce bateau-ravitailleur des fermes piscicoles offshore travaillera pour la société Skretting, leader mondial de la production et de la fourniture de nourriture pour les fermes de poissons et de crevettes. Adoptant le design NVC 401 LNG, développé par Rolls-Royce, ce bateau mesurera 75 mètres de long pour 13.6 mètres de large. Chargé du ravitaillement des fermes piscicoles, ce navire présentera la particularité de disposer d'une propulsion au gaz naturel liquéfié. D'un coût de 25.7 millions d'euros, il doit être livré au second trimestre 2013 par le chantier STX de Brattvaag, en Norvège. Sources : Mer et Marine et Intersio news

Aller sur le site de STX OSV pour découvrir les navires du futur

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Au Brésil, la Gigas meurt aussi !!!


Pour ceux qui croyaient en l’huître brésilienne pour sauver l’ostréiculture française...

Pour les brésiliens, c'est l'huître chilienne qui pourrait sauver l'ostréiculture de Santa Catarina....

Les brésiliens se tournent vers la Triplo pour contrer les mortalités estivales…

Des huîtres chiliennes vont être importées pour sauver les Gigas brésiliennes, en produisant des huîtres triploïdes plus résistantes...

Après avoir introduit l’huitre japonaise, Crassostrea gigas, il y a 20 ans, l’Etat de Santa Catarina produit près de 2000 tonnes d'huîtres. Cette région au Sud du Brésil est maintenant confrontée aux mortalités estivales quand la température atteint 30°C.

Une société de Florianopolis spécialisée dans l’aquaculture a été autorisée par le Ministère de la pêche pour importer et utiliser des huîtres chiliennes afin de fabriquer des « Triplo » résistantes…

Fis : Triploid oysters, a solution to summer mortality

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300.000 saumons s'échappent d'un élevage en Ecosse (20 Minutes)

Les pêcheurs s'inquiètent de l'impact que pourraient avoir les fugitifs sur les saumons sauvages...
Une violente tempête s’est abattue pendant la semaine de Noël sur les îles Shetland, au nord de l’Ecosse. Les vents dépassant les 100km/h ont détruit onze cages d’une ferme d’élevage de saumons, laissant s’échapper dans la nature 300.000 poissons. Près d’un mois plus tard, les cages ont pu être reconstituées mais les fugitifs inquiètent les pêcheurs, rapporte le New York Times.....

Car le patrimoine génétique des saumons d’élevage est moins varié que celui des saumons sauvages, plus aptes de ce fait à s’adapter aux variations du climat ou de leur milieu. Des croisements pourraient appauvrir considérablement les gênes des poissons sauvages, qui deviendraient ainsi plus sensibles aux maladies. D’autant plus que les saumons d’élevage emmènent souvent avec eux des bactéries ou des parasites, comme les poux de mer, contre lesquels les saumons sauvages ne sont pas immunisés.

Des «ravages»… si les saumons d’élevage survivent dans la nature

D’après l’association Blue Planet Society, «il y a une forte probabilité pour que 300.000 saumons nagent dans l’Atlantique Nord, faisant des ravages dans l’écosystème marin». Toutefois, un porte-parole du gouvernement écossais relativise: il a expliqué que les animaux habitués à être nourris par les hommes pourraient être nombreux à mourir rapidement sans leur ration journalière de croquettes. Les assureurs de la ferme et la marine écossaise sont en cours d’investigation pour évaluer les dommages causés à la population de saumons sauvages, même s’ils seront très difficiles à mesurer....

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Le 7 février 2012

Pêche et conchyliculture : bon bilan pour le pays d'Auray (Ouest France)

Serge Gomes Da Silva du magazine « Farnet » est depuis lundi et jusqu'à mercredi dans le pays d'Auray.

Le comité de programmation pour la pêche est financé pour moitié par des fonds européens. Il s'est réuni lundi.

Professionnels et élus

Ce comité est présidé par Jean-Yves Bannet, également maire de Locmaria. Le syndicat mixte du Pays d'Auray a été chargé de sa mise en oeuvre. Il réunit des professionnels de la pêche et de la conchyliculture, des syndicats mixtes, des syndicats en charge de la gestion de l'eau. Le Fonds européen pour la pêche (Fep) a retenu deux pays de Bretagne, le pays d'Auray en est. L'objectif est de soutenir le développement de la pêche et de la conchyliculture.

Positif

Le bilan présenté lundi à Quiberon est bon. Dix-sept dossiers de projets pour dynamiser la filière ou la protéger ont été déposés en un an. Parmi les actions évoquées, la mise en place d'un observatoire de la qualité de l'eau, au-delà de ce qui est pratiqué par les syndicats d'aménagement. Il vise à affiner les zones de pollutions bactériologiques. « Observer c'est bien, mais quelles actions derrière ? » ont interrogé les professionnels. « Les élus travaillent depuis un an à des actions concrètes » ont assuré plusieurs acteurs locaux. Une étude menée en partenariat avec l'UBS sur le traitement de l'eau par des éponges a également été évoquée.

Magazine européen

Le titre Farnet, publication de la commission européenne, diffusera dans son prochain numéro, un reportage sur les actions menées par le comité de programmation du pays d'Auray. Serge Gomes Da Silva est, depuis hier, avec une équipe de journalistes pour suivre le travail mené par les acteurs du comité de programmation.

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Algues, la nouvelle vague ? (agrobiosciences)

Une interview de Jean-Paul Simier, directeur des filières alimentaires à l’Agence économique de Bretagne

On parle beaucoup des algues comme d’une ressource végétale prometteuse, mais on a l’impression que leur culture ne décolle pas vraiment en France. Les choses seraient-elles en train de changer, en Bretagne du moins ? Pourra-t-on enfin parler des algues en Bretagne sans qu’elles soient systématiquement associées à la pollution et à la mort de la faune sauvage ?

Récemment, le journal Le Télégramme posait la question « Le malheur des huîtres fera-t-il le bonheur des algues ? »

Réponses avec Jean-Paul Simier, Directeur Filières Alimentaires (Bretagne Développement Innovation) qui travaille sur le programme BreizAlg, porté justement par un groupe d’ostréiculteurs.

Cette interview a été réalisée en janvier 2012, dans le cadre de l’émission radiophonique mensuelle de la Mission Agrobiosciences, consacrée aux défis de la pêche et de l’aquaculture.

Sylvie Berthier : Vous travaillez actuellement sur le projet BreizhAlg. Quels en sont les objectifs ?

Jean-Paul Simier : Ce projet vise à développer une filière structurée de production d’algues, essentiellement destinées à l’alimentation humaine (elongata ou haricot de la mer, Palmaria palmata ou dulse, Porphyra pour les shusis, Ulva…). Elle associera tous les métiers qui composent la chaîne de production, des algoculteurs aux transformateurs agroalimentaires, en passant par les professionnels du conditionnement et du séchage des algues.

A l’échelle mondiale, la production d’algues s’évalue à prés de 16 millions de tonnes par an et est concentrée essentiellement en Asie, à 95%, sachant que ces algues sont issues, à plus de 90%, de l’aquaculture et non de la cueillette.

L’Europe, elle, n’est productrice qu’à hauteur de 500 mille tonnes et la France, qui voit sa production effectuée majoritairement en Bretagne, plafonne à 60 mille tonnes.

En terme de chiffre d’affaire, l’algue alimentaire représente prés de 5 milliards d’euros dans le monde et seulement 10 millions d’euros en France. Cependant, notre pays dispose d’un potentiel très fort puisque les zones de production asiatiques, saturées et hyper-polluées, tendent à atteindre leurs limites alors que, parallèlement, la demande alimentaire continue de croître. Comme vous le savez, la FAO dit qu’il faudra augmenter la production alimentaire de 70% en 2050. Sachant que la Terre est couverte à plus de 70% de mers et d’océans, et les terres arables vont sans doute manquer, l’algue porte une promesse importante pour les ressources alimentaires du futur....

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Au Nord de la Chine, la mer de glace endommage les élevages de coquillages

Au Nord de la Chine, la mer de Bohai est gelée depuis janvier.

Une forte mortalité a été constatée sur les coquillages et les concombres de mer au large de la ville de Qinghuangdao (non loin du grand port de Dalian).

Presque toutes les filières d’algues sont prises dans la glace avec le risque d’être emportées ce qui va conduire à d’énormes pertes économiques pour les aquaculteurs...

Suite : Algue, huitre et pétoncle, Prisonniers de la Mer de glace

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De pauvres pisciculteurs suisses !

Pisciculture : Incapable de payer son eau, l’écloserie de Lucens ferme (24 heures)

La nursery à poissons de la Société de pêche de Lucens a dû cesser ses activités. Elle ne peut pas payer sa facture d’eau.

Combien vous coûtera l’eau nécessaire à la croissance de 80 000 œufs de truites farios, sachant que la gestation peut durer de 40 à 80 jours en bassin et qu’un robinet déverse en continu une eau potable facturée à 1 fr. 10 le mètre cube? On dirait le problème sorti d’un manuel de maths. Depuis quelques semaines, cette équation donne des sueurs froides à Christian Jaquet, le président des pêcheurs de Lucens. Car le montant à payer (3300 francs), c’est précisément ce que la commune comptait facturer à la société si elle continuait à tirer l’eau du réseau pour irriguer son écloserie à poissons. Alors après avoir offert l’eau durant une soixantaine d’années, Lucens a fermé le robinet.

«Ce n’était plus raisonnable, explique le syndic, Etienne Berger. Avec les sécheresses de ces dernières années, la nappe phréatique atteint régulièrement son seuil critique. D’un côté, on fait boucler les fontaines, on interdit d’arroser, on demande aux citoyens de faire des efforts, et de l’autre, on offrait près de 3000 m3 d’eau potable à l’écloserie.» 3000 m3, c’est un volume plus important qu’un bassin olympique.

Utile à l’espèce

Contrainte de payer son eau, la société a donc préféré boucler sa nursery....

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Le paraha peue "Platax orbicularis" (Ifremer)

Un ouvrage sur le paraha peue "Platax orbicularis", réalisé par Éric Gasset et Georges Remoissonnet, est maintenant disponible aux éditions Quae

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Norovirus dans les Huîtres néerlandaises (Ceeram)

Alerte Norovirus dans les huîtres néerlandaises (Provenance Pays-Bas) - Alerte néerlandaise - Janvier 2012

Huîtres distribuées en Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse

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Dans les écloseries d'huîtres, une alternative aux antibiotiques dans la lutte contre les bactéries serait les probiotiques....

Les probiotiques sont des micro-organismes vivants (bactéries ou levures), ajoutés comme compléments à l’alimentation habituelle des animaux d’élevage, exerçant un effet bénéfique sur leur santé....

New probiotic promising in shellfish aquaculture (allaboutfeed)

The use of probiotic bacteria, isolated from naturally-occurring bacterial communities, is gaining in popularity in the aquaculture industry as the preferred, environmentally-friendly management alternative to the use of antibiotics and other antimicrobials for disease prevention.
Probiotic bacteria isolated can be used to improve survival, nutrition and disease prevention in larvae grown in shellfish hatcheries.

Researchers at NOAA's Milford Laboratory in Milford, Connecticut, USA have shown that naturally-occurring bacteria isolated from the digestive glands of adult eastern oysters (Crassostrea virginica) and northern bay scallops (Argopecten irradians irradians) may be used as potential probiotic candidates in oyster larviculture.

Two related research studies published in the Journal of Shellfish Research identify a new probiotic bacterium, designated OY15, which has been shown to significantly improve larval survival in pilot-scale trials during the first two weeks of life, the most critical stage for the organism when mortality rates are among the highest.

"We are cautiously optimistic that this probiotic candidate, OY15, will offer a number of significant benefits to the shellfish industry," said Gary Wikfors, co-author of both studies and head of the Milford Laboratory's Biotechnology Branch.

"Commercial and public shellfish hatcheries can have low survival rates for shellfish seed during the first two weeks, so improving those survival rates and the health of the organisms beyond that point is a pretty significant step forward."

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Chine : protestations contre la réquisition de vasières utilisées pour l'aquaculture (Xinhua)

Plus de 200 villageois dans la ville portuaire de Wenzhou (est) se sont rassemblés lundi matin pour protester contre les compensations accordées par le gouvernement local pour la réquisition de vasières utilisées pour l'aquaculture, selon les autorités locales.

Des villageois du bourg de Longgang ont défilé avec des banderoles dans les rues du district de Cangnan, réclamant davantage de transparence concernant les compensations, a déclaré Huang Shoulong, secrétaire du Comité du Parti communiste chinois pour le district de Cangnan.

L'année dernière, le gouvernement local avait réquisitionné à des villageois des vasières utilisées pour l'aquaculture pour mettre en oeuvre des projets de construction.

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Le 6 février 2012

Vente aux enchères : Il faut sauver les huîtres laissées en jachère (Sud Ouest)

Pas moins de 12 tonnes vont être vendues pour la culture par le commissaire-priseur.

En ce moment, l'Hôtel des ventes de Rochefort semble spécialisé dans les opérations originales. Celle qu'il organise vendredi en témoigne, puisque 12 tonnes d'huîtres seront proposées aux enchères. Si l'invitation paraît alléchante, le consommateur peut toutefois ranger vin blanc et beurre salée. Du moins pour le moment. Car il s'agit d'huîtres destinées à la culture. Autrement dit, une vente judiciaire à l'attention des professionnels. Ainsi, point de glacières entassées jusqu'au plafond de l'Hôtel des ventes, mais une virée en mer, à marée basse.

Après avoir donné rendez-vous aux ostréiculteurs intéressés, le commissaire-priseur, Indiana Raffaelli, va donc délocaliser ses services, embarquer au large de Boyardville (après un rendez-vous fixé à Marennes) et céder ses 12 tonnes de mollusques… en un seul lot. Il ne s'agit ni de pêche au gros, ni de vente en gros, mais d'une première assez insolite pour la spécialiste des ventes publiques. « Nous avons dû faire appel aux Affaires maritimes, afin de bien délimiter les concessions concernées et de ne pas empiéter sur les parcelles voisines. Bref, il s'agit de vendre les bonnes huîtres, ce qui, en mer, représente un repérage compliqué. »

Le festin virtuel est sauvé...

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Nice. Table ronde "L'aquaculture de nos régions passe à table"

06 fév.
12h-15h : table ronde sur le thème "L'aquaculture de nos régions passe à table", organisée par le Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture et en présence de professionnels de la filière aquacole, du monde de la grande distribution et de la restauration de la région de Nice. Lieu : Restaurant Le Gaglio, à Nice.

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Arcachon : Diatribe contre les écolos (Sud Ouest)

Les navigateurs et les professionnels valident le projet de parc naturel marin.

Près de 150 personnes sont venues samedi matin, au Cercle de la voile, écouter les navigateurs de plaisance (Unan33), les sportifs nautiques (FFM) et les industriels du nautisme (UPNA) expliquer pourquoi ils soutenaient le projet de parc naturel marin (PNM) tel qu'il est actuellement soumis à l'enquête d'utilité publique. L'occasion pour les deux premières fédérations de se lancer dans une diatribe ouverte contre les écologistes.
Mireille Dénéchaud, la présidente de l'Union des associations de navigateurs de la Gironde (Unan), a rappelé avoir, au cours des études préalables à l'élaboration du PNM, toujours « dénoncé l'ultralibération mondiale qui soutenait l'ensemble ». Sa crainte ? La privatisation du parc naturel marin par des trusts financiers. « Comme ce qui existe en Amérique du Sud et en Asie », a-t-elle affirmé.

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1 700 emplois du nautisme

Alexis Bonin et Frédéric Mora, respectivement vice-président et président de l'Union des professionnels du nautisme du bassin d'Arcachon (Upnba), ont ensuite pris la parole pour faire lecture du communiqué remis la veille à la commissaire enquêtrice (lire plus bas). Lequel explique en substance que les 170 entreprises du nautisme représentent 1 700 emplois, ce qui est supérieur à la somme de ceux générés par l'ostréiculture et ceux de la pêche.

« Nous aurions un seul siège comparé aux pêcheurs et ostréiculteurs qui eux en auraient huit. » Et de pointer un autre point litigieux à leurs yeux : l'absence du delta de la Leyre dans le périmètre, un point pourtant « stratégique compte tenu des rejets de nitrates ».

La « peur des élus »

Viviane Larrose, secrétaire générale de l'Unan et présidente des pêcheurs plaisanciers du bassin d'Arcachon, a ensuite pris la parole pour expliquer en quoi l'ouverture du périmètre du PNM sur l'océan était un handicap pour les usagers des loisirs. Et de demander, pour un meilleur suivi, à ce que ce soit les fédérations qui désignent leur représentant au sein du conseil de gestion.
Guy Barbouteau, le président de l'Association des pêcheurs et plaisanciers d'Andernos-les-Bains, s'est ensuite exprimé. Après avoir égratigné les professionnels de la pêche, il s'en est pris aux écologistes. « Pourquoi ont-ils peur des élus qui les ont toujours défendus ? À 48, ils auraient la majorité et feraient ce qu'ils veulent, et, quand on les connaît, il y a du souci à se faire ! Ils représentent quoi (les écolos) ? 2 ou 3 % de la population ? Les plaisanciers en représentent 10 %. »

Attaques en règle...

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Et de carrément estimer que « les plaisanciers se battent pour leur survie ». Sentiment partagé par le dernier intervenant, Philippe Bourée, représentant la Fédération française de motonautisme de plaisance. « Les écolos sont bien gentils mais il faut qu'ils arrêtent de rêver […] Ils n'ont pas le monopole de la nature et il n'est pas question que l'on touche à nos libertés d'usage. » Les choses ont été clairement énoncées.

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Le 4 février 2012

Histoire d'huître


Voir l'avant et l'après de l'histoire des huîtres sur Bibi Bourcefranc

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La Tremblade : Salon National de l'Ostréiculture



40e Salon National du matériel ostréicole, mytilicole, cultures marines et pêche...

La Tremblade / Charente-Maritime / France

14 au 16 avril 2012

Pour tout renseignement :

Salon de La Tremblade

Tel/Fax : 05 46 47 22 57

Courriel : comitefoireetsalon@aliceadsl.fr



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Avec la FAO, un tour du monde de l’aquaculture

En 15 minutes, la FAO fait le point sur l’aquaculture dans le monde :

« Turning points in modern aquaculture »



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Marseillan (Thau) : Un deuxième ostréiculteur Bio avec Frédéric Voisin à Loix-en-Ré

Un réveillon tendance bio (Dépêche)

Consommation. Le marché est en pleine expansion pour les fêtes de fin d'année. Pascal vend ses huitres bio au marché du Ravelin (Toulouse) chaque vendredi.

« Non, ça n'a rien de snob. Les réveillons biologiques ont de plus en plus la cote et pas seulement chez les bobos », lance Pascal Krzyzanski, producteur d'huîtres et de moules bio à Marseillan, près de l'étang de Thau. « Mes huîtres sont élevées en milieu naturel avec deux percées sur la mer, une à Sète et l'autre à Marseillan. L'eau peut ainsi se renouveler deux fois par an ce qui donne à ces fruits de mer ce goût subtil de noisette ». Depuis un an, Pascal « trompe » ces huîtres aussi. En langage du métier, cela signifie qu'il les sort régulièrement de l'eau de façon à recréer la marée. Cette méthode améliore aussi la chair et rend l'huître moins iodée. Depuis septembre, il vient chaque vendredi vendre ses fruits de mer au marché du Ravelin à Saint-Cyprien. « Je suis le seul sur Toulouse et je serai bientôt sur le marché du Capitole ».

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La société Larzac élève des truites et du saumon de fontaine bio près de Millau. Danièle, commerciale de la société, confirme l'engouement du public pour ce type d'alimentation : « Nous avons beaucoup de commandes pour Noël. Les consommateurs sont vraiment très vigilants, désormais, sur la qualité des produits ». Truites et saumons sont élevés en bassin de terre spacieux et nourris avec des céréales bio et du poisson de mer deux fois par an. Serge Marquié, producteur de volailles à Villefranche-de-Lauragais, confirme : « Ici, chapons, pintades et poules sont élevés en plein air et nourris aux céréales biologiques ». Quant au prix, il est fonction de la qualité de l'élevage. Compter 14 € pour un chapon de 4 kg contre 9 € pour un chapon classique.

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Le 3 février 2012

Quand 5000 agriculteurs basques deviennent leader sur le marché des produits de la mer....

La coopérative agricole basque Lur Berri, basée dans les Pyrénées-Atlantiques, prend le contrôle de Labeyrie, Delpierre et Blini qui commercialisent saumons fumés, crevettes, coquilles saint-jacques, tarama et autres harengs...

Labeyrie quitte l'islandais Alfesca pour redevenir 100 % français avec Lur Berri comme actionnaire majoritaire. Rebaptisé Labeyrie Fine Foods, le nouvel ensemble réalise un chiffre d'affaires total de plus de 700 millions d'euros, et emploie plus de 3 000 personnes. Le groupe compte 15 sites en France et au Royaume-Uni.

Labeyrie, le groupe bien connu pour son saumon fumé et son foie gras, repasse sous pavillon tricolore. Après neuf ans, les actionnaires islandais se sont entièrement retirés du capital au profit notamment de la coopérative basque Lur Berri, basée dans les Pyrénées-Atlantiques. Celle-ci a augmenté sa participation de 49,9 % à 62,9 % du capital. Labeyrie avait été acheté en 2004 par l'islandais Alfesca pour constituer un leader européen de produits de la mer et du foie gras.

Le fonds d'investissement français LBO entre dans le capital à hauteur de 33,3 %. Le management est actionnaire pour 3,8 %. Lur Berri a eu recours à l'emprunt pour réaliser cette opération auprès d'un pool de six banques et de trois fonds mezzanine, Cerea, Unigrains et BNP Paribas Invest.

Rebaptisé Labeyrie Fine Foods, le nouvel ensemble commercialisera du foie gras et du saumon fumé, mais aussi des gambas, des crevettes et des crustacés, des blinis et différentes spécialités apéritives, telles que le tarama ou le guacamole, ainsi que les pâtisseries surgelées achetées à Brossard en août 2010.

En achetant Labeyrie, « Lur Berri double presque son chiffre d'affaires de 700 millions d'euros, à 1,2 milliard d'euros », a indiqué Olivier Gemin, directeur général de la coopérative basque. Le groupe pyrénéen conforte ainsi les débouchés industriels de ses adhérents coopérateurs, qui élèvent des canards. Il gagne aussi un portefeuille de grandes marques, telles que Delpierre, un leader des poissons fumés et des crustacés, ainsi que Blini, spécialiste des produits apéritifs cosmopolites. Auquel il convient d'ajouter un volume très important de marques de distributeur vendues en Europe. Lur Berri produit également des légumes surgelés et de la viande.

« Fine Foods »

La volonté de retrait complet d'Alfesca (« Un choix personnel de monsieur Olafsson (actionnaire majoritaire d'Alfesca ndlr) », précise Olivier Gemin) a donc permis à la coopérative basque de franchir une troisième étape décisive : « Labeyrie est un des fleurons de l'agroalimentaire français, c'était l'occasion de sauter le pas et de conforter ainsi à la fois notre pôle amont et aval », explique le directeur. Le montant de la transaction n'a pas été révélé.

Labeyrie réalise un chiffre d'affaires annuel de 700 millions d'euros (contre 412 M€ en 2008), dont 50 % sont réalisés en France. Il bénéficie dans le Sud-Ouest d'une image plutôt foie gras, bien que ce dernier ne représente en réalité que 20 % de son activité. C'est le saumon (et autres poissons fumés) qui arrive en tête (40 %), devant les crustacés et coquillages (30 %), crevettes, gambas, coquilles Saint-Jacques cuisinées notamment.

La société développe également une activité de spécialités apéritives dites cosmopolites, du type tarama et guacamole, blinis. Elle réalise aussi des pâtisseries salées et sucrées surgelées héritées du rachat de Brossard Surgelés. Les produits, en fonction de leur spécificité, sont commercialisés sous trois marques : Labeyrie, Delpierre et Blini.

Le choix du nom de Labeyrie Fine Foods ne doit rien à une certaine mode de l'anglicisme. « Fine parce que nous sommes sur une gamme de produits alimentaires de plaisir, Foods parce que nous sommes tournés vers l'international », indique Olivier Gemin. Pour l'heure, il ne fait pas état de projets nouveaux : « Notre volonté est d'abord de consolider l'existant. »

Retour au bercail

En faisant l'acquisition de Labeyrie, le groupe Lur Berri, dont le siège se situe à Aïcirits (64), double quasiment de taille et porte son chiffre d'affaires à 1,2 milliard d'euros. Il boxe désormais dans la même catégorie que ses grands voisins, le landais Maïsadour et le béarnais Euralis. Lur Berri est notamment spécialisé dans le maïs, les légumes et céréales, les canards gras, bovins, porcins, ovins et aliments du bétail. Il est l'actionnaire de référence d'Arcadie Sud-Ouest (produits carnés, steaks hachés surgelés) et majoritaire chez Spanghero (produits élaborés et cuisinés à base de viande, le cassoulet en particulier).

Ex-président d'Alfesca, Xavier Govare est désormais le président de Labeyrie Fine Foods. Pour lui, sa prise de contrôle par Lur Berri s'apparente en quelque sorte à « un retour au bercail » et apporte de la « cohérence » dans l'actionnariat. Pour le reste, lui-même et son équipe ont, dit-il, « plein d'idées » pour la suite. Il affiche sa volonté de développer l'activité et l'emploi dans le Sud-Ouest, où Labeyrie compte environ 1 500 salariés, avec des pointes saisonnières jusqu'à 2.000.

Les détails de cette opération seront présentés aux 5 000 agriculteurs adhérents de Lur Berri lors de l'assemblée générale de la coopérative, le 17 février prochain.

Sources : Les Echos et Sud Ouest

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Landrévarzec. Guyader gastronomie rachète Bretagne saumon (Ouest France)

Christian Guyader poursuit la croissance externe de son groupe.

« Ce mardi, les dirigeants de Bretagne saumon ont informé leur comité d’entreprise du projet de rachat de leur société par Guyader gastronomie. » Le communiqué officiel confirme la volonté de Christian Guyader, dirigeant de Guyader gastronomie à Landrévarzec, près de Quimper, de poursuivre la croissance externe de son groupe qui produit des produits de la mer (60 %) et de la charcuterie traditionnelle.

290 salariés

Guyader gastronomie compte cinq usines et un centre logistique. Il emploie 290 salariés et réalise un chiffre d’affaires de 42 millions d’euros. En rachetant Bretagne saumon, Christian Guyader passe à la vitesse supérieure. La PME spécialisée dans les saumons et les truites fumées compte un effectif permanent de 150 personnes et dégage un chiffre d’affaires de 29 millions d’euros….

Reprise de Bretagne Saumon par Guyader Gastronomie (Bretagne Economique)

Ce mardi 24 janvier 2012, Hervé Delpierre et Jean-François Floch, les dirigeants de Bretagne Saumon (Châteauneuf du Faou, Finistère) ont informé leur comité d’entreprise du projet de rachat de leur société par Guyader Gastronomie (Landrévarzec, Finistère) dirigée par Christian Guyader et Antoine Gorioux. « Guyader Gastronomie et Bretagne Saumon, en réunissant leur savoir faire et leurs équipes commerciales, vont pouvoir optimiser leur dynamique de croissance en France et en Europe. Avec les dirigeants de Bretagne Saumon, nous partageons le même positionnement haut de gamme, les mêmes valeurs de qualité, d’innovation, d’attachement au territoire et d’ouverture sur le monde. Ensemble, nous serons plus forts pour nous adapter aux évolutions de notre environnement et mieux répondre aux exigences croissantes de nos clients et des consommateurs » explique Christian Guyader. Depuis le 2 janvier, Christian Guyader a été rejoint aux commandes de l’entreprise par Antoine Gorioux, ex DG de Marine Harvest Kritsen, spécialiste du saumon fumé et des produits traiteur de la mer.....

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Conseil régional de Bretagne. Trois jours de session consacrés au budget (Le Télégramme)

Le conseil régional entame sa session budgétaire organisée sur troisjours. Après le discours de politique générale du président, le débat d'aujourd'hui portera sur le vote des recettes, dont on sait qu'elles sont marquées par la forte augmentation (+23%) de la taxe sur les cartes grises, seul levier fiscal que peut désormais utiliser la Région. L'examen des dépenses des douzemissions, elle, se poursuivra demain. Samedi sera consacré aux points suivants : actualisation de la politique linguistique, création du conseil du sport, mise en place d'un fonds de capital-risque d'intervention pour la pêche, programme algoculture, politique de santé et avis sur le projet régional de santé de l'Agence régionale de santé, projet de pôle métropolitain du pays de Brest, feuille de route de Bretagne très haut-débit et établissement public du Fonds régional d'art contemporain.

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Royan. Exposition de Daniel Mohen : "Suite ostréicole"

"Suite ostréicole et Autres…", Peintures, Dessins

Exposition Daniel Mohen

Royan - Centre d'Arts plastiques

Espace d'Art Contemporain des Voûtes du Port

3 février-15 avril 2012

L'exposition de Royan présente plusieurs Suites et principalement une Suite ostréicole. L'artiste nous dit son attachement et son émotion face à ce paysage de Marennes-Oléron qu'il tente de déchiffrer depuis longtemps, rythmé par les marées et marqué par l'apparition et la disparition de phénomènes graphiques et colorés, liés à l'activité ancestrale des hommes. Il considère sa pratique picturale comme parente de celle de l'archéologue : Il s'agit d'un déchiffrage fait à partir du relevé d'indices de toute nature, aussi bien visuels qu'haptiques qui lui donnent une empreinte du lieu qu'il transposera à l'atelier en un langage pictural longuement mûri. Source : Centre d'Arts Plastiques

Image : Ostréicole I, 2009-10, fusain et acrylique sur toile, 90x195 cm © Daniel Mohen

Pour en savoir plus....

Sud Ouest : Comme des fragments de ciel, d'eau et de boue

Daniel Mohen propose sa vision des paysages ostréicoles de l'embouchure de la Seudre.

«J'ai mon coin pour peindre à Bourcefranc. Près de l'ancien embarcadère, à l'ombre du pont. Là, je ne suis pas dérangé. » Daniel Mohen, dans ce minuscule territoire bien à l'abri des importuns, peint ce qu'il voit et surtout ce qu'il ressent. Il voit du matériel ostréicole en vrac plus ou moins abandonné, les flaques d'eau dans lesquelles le ciel se reflète, les ferrailles, les poches d'huîtres, les algues. Il ressent une atmosphère, une formidable vibration entre les éléments sortis de l'eau… « Il y a là, une sonorité à travers les tons et puis il y a le graphisme qui apparaît, indépendant des couleurs qu'il vient rythmer… » Daniel Mohen propose à la galerie des Voûtes du port son exposition « Suite ostréicoles », une série de tableaux qui oscillent entre le figuratif et l'abstrait. Pas de dessin proprement dit, mais comment ne pas deviner, à travers ces aplats de couleurs, ces nuances aqueuses et ces traits sombres, des fragments de paysages ostréicoles de la Seudre…

Apparitions progressives

Daniel est un homme du Nord. De ce coin de France où les terrils des corons servent de montagnes (du reste, il présente aussi une petite série consacrée aux terrils). L'artiste a choisi le soleil du Midi et celui de Meschers où il possède une maison. « Je viens dans cette commune depuis quarante ans plusieurs mois dans l'année. Je connaissais l'estuaire, les falaises, Marennes, mais c'est à Bourcefranc que j'ai eu un choc émotionnel.

À marée haute, on ne voit rien, et puis petit à petit apparaît cette « activité ». Les fers rouillés, la vase se dégagent ; c'est comme une sorte de vie cachée qui se découvre. J'aime cette notion d'apparition progressive… »

De la boue et des algues

Alors, tout comme la marée dévoile lentement ses trésors provisoirement engloutis, Daniel Mohen montre au fil de ses œuvres la progression de son inspiration. « Ma première toile sur le thème de l'ostréiculture remonte à 2009. » Le trait est plus rigide, plus net ; les couleurs - vert, bleu dominantes - plus franches. « Et puis moi aussi j'ai changé ma manière de peindre. » Et de voir. Dans les œuvres suivantes, aux couleurs de sa palette sont venues s'ajouter celles de la matière brute trouvée sur place : la boue, la vase, les algues, la rouille directement frottées ou collés sur les toiles comme si elles venaient s'inscrire d'elles-mêmes, naturellement dans l'œuvre.

Daniel Mohen saurait-il résumer son travail sur l'ostréiculture à cette douzaine de tableaux ? Certainement pas. « Je n'ai pas fini, j'aurais encore beaucoup de choses à peindre. » Tant qu'il y aura des marées à Bourcefranc....

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Le 2 février 2012

2 février, journée mondiale des zones humides

Du travail pour les aménageurs.... Après avoir détruit marais, marécages, tourbières et autres prairies humides, les "aménageurs" de la France se dirigeraient vers la création de zones humides artificielles !!!

Recréer des zones humides pour la qualité de l'eau et la biodiversité (Actu-Environnement)

Ce 2 février, les zones humides sont à l'honneur. Alors que la France a perdu les deux tiers des ces écosystèmes, leurs intérêts pour le traitement des eaux et le développement de la biodiversité encourage la création de zones humides artificielles.

Au cours du siècle dernier, plus de la moitié des zones humides en Europe et dans le monde a disparu. La France n'est pas épargné. Deux tiers de la superficie des zones humides originelles françaises ont été détruits dans le cadre de l'aménagement du territoire (zones de culture, étalement urbain, infrastructure de transport). En cent ans, cette disparition représente 2,5 millions d'hectares, soit trois fois la superficie de la Corse. Même si un ralentissement de la tendance de régression a été observé entre 1990 et 2000, ces zones restent menacées surtout les zones humides ordinaires souvent très localisées et dont la disparition peu sembler sans importance. Pourtant leurs intérêts en matière de maintien de la biodiversité et de traitement de l'eau sont désormais bien connus. A tel point que depuis quelques années, on tente de recréer des zones humides dites artificielles.

Des zones tampons entre les milieux agricoles et les cours d'eau

En France, 35% de la superficie du pays sont traités par des produits phytosanitaires. Par ruissellement, une bonne partie rejoint les cours d'eau et participe à la dégradation de la qualité du milieu. Selon le Cemagref et l'Onema, changer les pratiques et réduire l'utilisation des pesticides ne va pas suffire à améliorer la situation pour respecter les engagements de la Directive Cadre sur l'Eau. Ces deux organismes travaillent donc de concert pour encourager la mise en place de zones tampons entre les champs et les cours d'eau. Une zone humide artificielle comme par exemple un plan d'eau peu profond peut recueillir les eaux de ruissellement polluées et les stocker suffisamment longtemps pour que la faune et la flore dégrade la pollution. Le temps de séjour de l'eau, la température, le type de sédiment et les espèces présentes conditionnent l'efficacité de l'épuration. D'après les travaux du Cemagref, en moyenne 55% des polluants peuvent être retenus par ce biais. Ce taux peut atteindre plus de 80% pour certaines molécules comme le tebuconazole, un fongicide appartenant à la famille de triazoles utilisé sur les cultures de blé, de fleurs, arbres fruitiers, cultures oléagineuses.

Des zones humides artificielles pour affiner l'épuration en station...

Lire aussi : Marais, vasières, lagunes, prairies humides, mangroves....

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Les Etats-Unis suppriment les taxes de pénalité sur le saumon norvégien (norvege-fr)

Les autorités américains ont décidé de supprimer les taxes de pénalité sur le saumon norvégien - 20 ans après sa mise en place. L’aquaculture industrielle se réjouit.

- Il est très gratifiant de constater qu’une taxe antidumping sur le saumon frais entier vers les Etats-Unis qui a plus de 20 ans, ait été supprimée, dit Sveinung Sandvik, le directeur du département de l’aquaculture à Fiskeri- og havbruksnæringens landsforening, la Fédération national de l’industrie de la pêche et de l’aquaculture.

US International Trade Commission confirme dans un bref message qu’une majorité parmi les membres est pour la résiliation des sanctions, qui impliquent d’ajouter presque 24 % de taxes douanières de plus sur le saumon d’élevage norvégien, vendu comme du saumon frais entier. Ni les filets de saumon frais, ni le saumon congelé et transformé n’ont subi des mesures commerciales similaires.

La justification des sanctions mises en place en 1991, était que les subventions norvégiennes de l’aquaculture étaient en défaveur de la concurrence pour l’industrie norvégienne. Il a également été allégué que le saumon norvégien était vendu à des prix de dumping dans ce qui était alors le troisième marché de l’industrie.

C’était dans le cadre de l’examen obligatoire de la commission, qui, selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), devrait être fait tous les ans, que les autorités norvégiennes et l’industrie pouvaient planter leurs arguments contre les mesures anti-dumping.

- Cette affaire est fondamentalement importante au point de vue de l’industrie et la politique commerciale qui nous ont semblé essentiel de mettre en ordre. L’industrie du saumon est très orientée vers l’exportation et dépendante de conditions fiables et prévisibles de commerce. Pour cette raison, c’est une décision importante, dit la ministre de la pêche et des affaires côtières Lisbeth Berg-Hansen (Ap).

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Micro-algues : L'essor d'une start-up libournaise (20 minutes)

La vitesse d'ascension de la société Fermentalg étonne même son fondateur. Alors qu'elle vient de souffler ses deux bougies, cette entreprise de production de micro-algues, implantée à Libourne, pourrait être prochainement cotée en Bourse. L'idée d'exploiter industriellement ces micro-algues pour des débouchés dans l'alimentation, la santé et plus tard les biocarburants, a germé dans la tête de Pierre Calléja, spécialiste en aquaculture marine. Il a participé, dans les années 80, à la création des premières fermes marines en Méditerranée. C'est au début des années 90 qu'il commence à développer un système de production de micro-algues à faible coût, destinées à être vendues aux fermes d'aquaculture. Aujourd'hui, son entreprise emploie 30 personnes et mobilise indirectement un réseau de scientifiques d'une centaine de personnes.

Des algues dans les oméga 3...

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1 février 2012

Moules des 2 Caps, 5 emplois au pilori (Semaine dans le boulonnais)

Cinq personnes travaillent à temps plein sur la concession, aidés par des intérimaires et des saisonniers. Des emplois aujourd'hui menacés.

Lors de ses voeux, le maire d'Audinghen, Marc Sarpaux s'exprimait sur le différend entre la mairie de Tardinghen et le propriétaire de la concession de moules située sur les deux communes.

L'enjeu, la survie d'une entreprise Cinq emplois, une production de moules qui a obtenu la fameuse norme "bio" en septembre dernier, auquel s'ajoute le label Saveur en'Or : les moules de bouchot produites sur la concession à cheval entre Audinghen et Tardinghen tiennent toutes leurs promesses pour Laurent Hurtaud, directeur de la société "La bouchot des deux caps". Mais aujourd'hui, suite à un jugement du tribunal administratif, l'entreprise est menacée. La mairie de Tardinghen qui a saisi le tribunal a gagné. Le jugement date du 14 décembre dernier. Thibaut Ségard, maire de Tardinghen explique : « Le renouvellement de la concession aurait dû se faire avant la fin de celle-ci. Sinon, il s'agit d'une création. Et le tribunal est allé dans notre sens ». François Lambert, directeur des Affaires maritimes, rectifie : « il s'agit surtout de répondre l'évolution des textes de loi. La loi Bouchardeau exige désormais une enquête publique plus large. » Et Laurent Hurtaud d'argumenter : « pour nous il s'agit d'un renouvellement, il n'y avait donc pas besoin d'enquête publique ». Reste qu'aujourd'hui, la justice a annulé la concession.

Si l'entreprise dispose d'un délai, c'est sa survie qui est en jeu. « Pour nous, perdre cette concession, c'est la faillite assurée, lâche Laurent Hurtaud. Cela met en péril nos autres activités, notamment une concession à Oye-plage, elle aussi prometteuse et d'autres en Charente. » Sur les deux Caps, l'entreprise emploie cinq personnes à temps plein. Un effectif renforcé l'été et au moment des grandes marées. À cela s'ajoute une dizaine d'autres emplois dans les autres concessions. Créée en 1982, la concession a été rachetée par l'entreprise actuelle en 2009. « Sur les 400 tonnes de moules que nous produisons au total, 300 viennent de cette concession. » Laurent Hurtaud est d'autant plus amer qu'il avait des projets d'extension pour l'entreprise....

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Le 31 janvier 2012

L’avenir de la conchyliculture

"The future of shellfish aquaculture"

Atelier de travail "Conchyliculture et Aquaculture"

15-16 février 2012

Bordeaux

Cet atelier porte sur l'avenir de la conchyliculture ; il est destiné aux conchyliculteurs, organisations aquacoles, représentants gouvernementaux, institutions de recherche, agences de recherche de financement et autres intervenants dans le secteur. Durant 1 journée et demie, cet atelier sera organisé en plusieurs sessions, avec un fort accent sur la discussion et le consensus.

C'est le projet Aquainnova qui organise cet atelier de travail avec des experts de l'aquaculture en vue de l'élaboration du "Vision Paper" et "SRA" de la Plateforme Technologique Européenne "EATIP"

La Plateforme Technologique Européenne - PFTE - "EATIP" coordonne un projet européen nommé "Aquainnova" qui a pour objectif d'examiner et d'identifier des domaines de recherches de l'aquaculture européenne et ainsi permettre l'élaboration de documents : tels que le "Vision Paper", l'agenda stratégique de recherche (SRA), ... Dans cet objectif, Aquainnova organise un atelier intitulé "The future of shellfish aquaculture" les 15 et 16 février 2012, à Bordeaux. La réunion sera principalement consacrée à la conchyliculture et rassemblera décideurs politiques, chercheurs, acteurs publics et privés de l'aquaculture sur les thèmes suivants :

  • Vision "Europe 2020"
  • Questions : consommation et producteur (certifications, normes... )
  • Questions socio-économiques et transferts de connaissances
  • Identifier les priorités de recherche stratégique
  • Outils de soutien en région, nationaux, européens ....

Accéder à la page des différents sessions de travail "Remote Stakeholder Consultation", cette page détaille les différents ateliers thématiques et propose un outil de consultation en ligne, préalable à la réunion.

Source : Eurosfaire

Pour plus d'informations et inscription, cliquer EATIP

Télécharger aussi le document provisoire "The future of European aquaculture / The Vision and Strategic Research & Innovation - Agenda of the European Aquaculture Technology and Innovation Platform" publié en avril 2011, cliquer Eurosfaire

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Cet atelier de travail sur l'avenir de la conchyliculture s'inscrit dans une vision à long terme de l'aquaculture européenne....

Voir ci-après EATIP...

Quels acteurs de la filière halieutique se cachent derrière EATIP ?

Ces acteurs vont définir l'avenir de l'aquaculture européenne (y compris la conchyliculture) ?

N'y aurait-il pas un modèle français à promouvoir ?

Lire :

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EATIP. Définir une vision à long terme pour l'aquaculture européenne 2030

The future of European aquaculture

The Vision and Strategic Research and Innovation Agenda of the European Aquaculture Technology and Innovation Platform (EATIP)

Définir une vision à long terme pour l'aquaculture européenne 2030

« Un esprit positif, durable, futur scénario reflétant les idéaux, les valeurs et les aspirations des parties prenantes »

La vision de la plateforme technologique de l'aquaculture européenne est la mise en œuvre d'un plan stratégique efficace axé sur la RDTI au sein de la communauté de recherche européenne.

Cette stratégie est nécessaire pour soutenir le développement durable de l'aquaculture européenne et relever les défis suivants :

  • Fournir aux consommateurs européens, des produits sûrs de la plus haute qualité et à un prix abordable
  • Assurer que l’impact sur l'environnement de l’aquaculture soit minime
  • Respecter les conditions d'élevage optimales de bien-être
  • Garantir le développement de la formation et les compétences des professionnels travaillant dans le secteur du développement et l'intégration des nouvelles technologies au sein de la chaîne de valeur
  • Améliorer la performance économique à chaque niveau de la chaîne de valeur
Fournissant des contributions claires et avantages pour la société

En réalisant les exigences spécifiques de RDTI et l'innovation requise par le secteur, transversales recherche interdisciplinaire doit être réalisé et, grâce à l'engagement des parties prenantes et les institutions de financement, les ressources affectées aux investissements RDTI besoin d'être augmenté. Les innovations et les connaissances générées doivent être intégrées de manière efficace au sein de toutes les composantes du secteur, en utilisant des mécanismes appropriés de soutien. Le dynamisme recherché par cet effort nécessitera l'enthousiasme, l'engagement et le travail d'un large éventail d'individus, entreprises et organismes à travers l'Europe.

L'European Aquaculture Technology and Innovation Platform (EATIP) a été créée pour répondre à ces besoins. Par l'amélioration de l'impact de la RDTI européenne sur toutes les composantes sectorielles, non seulement être amélioré, mais la compétitivité des avantages visibles seront fournis au citoyen européen, consolider la viabilité de la profession. (traduction google)

Source : EATIP

Télécharger le document Vision EATIP!

Pour accéder aux documents sur la politique de développement de l’aquaculture en Europe, cliquer EATIP

General introduction of the European Policies and Aquaculture, cliquer Ici

General introduction to the Policy background of Aquaculture Welfare projects, cliquer Ici

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Les conchyliculteurs d’Ille-et-Vilaine à l’honneur !

Banque Populaire / Prix national de la dynamique agricole et de la pêche - Huit lauréats créateurs d’emplois et de valeur ajoutée

La Banque Populaire distingue le talent d’agriculteurs et de pêcheurs toujours plus innovants

A l’occasion de la cérémonie du 19e Prix National de la Dynamique Agricole et de la Pêche, la Banque Populaire a récompensé, hier, neuf lauréats agriculteurs ou pêcheurs. Ce prix Banque Populaire distingue le talent des exploitants issus de toutes les régions de France illustrant la place essentielle de l’agriculture et de la pêche dans l’économie d’aujourd’hui et de demain.

Un prix de référence pour les agriculteurs et les pêcheurs

Le Prix National de la Dynamique Agricole et de la Pêche Banque Populaire, placé sous le haut patronage de Bruno Le Maire, Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du Territoire, réunit l’ensemble des acteurs de ces deux secteurs. Ce prix récompense à travers quatre catégories le secteur agricole : création d’entreprise ; valorisation, innovation et savoir faire technique ; agriculture durable et initiative collective. Une cinquième catégorie est spécifiquement dédiée au secteur de la pêche et de la culture maritime.

Pour l’année 2011, 132 dossiers ont été transmis pour le secteur agricole par les Banques Populaires régionales. Les neuf lauréats ont été élus parmi 28 candidats présélectionnés par un pré-jury national composé de représentants de la profession agricole (organisations professionnelles agricoles -OPA-, ministère, presse…).

Les lauréats dans la catégorie « Création d’entreprise agricole » sont :

  • l’Earl La Fringale (Lasson - Yonne) : Benoît et Quentin Joubert et Anthony Michelet ont créé un atelier de boulangerie pour transformer les céréales produites sur 125 ha en pain et pâtisseries. Leurs produits sont vendus sur neufs marchés de la région;
  • la Sarl Les Herbiers (Latour Bas Elne, Pyrénées orientales) : sur trente hectares, Thierry Bornarel et Linda Petitjean produisent et commercialisent des herbes aromatiques. Ils emploient jusqu’à 20 personnes.

Dans la catégorie « Initiative collective »...

Cette catégorie récompense les initiatives collectives des agriculteurs qui contribuent à la création de coopératives agricoles. Ces coopératives permettent un meilleur accès au marché, à la préservation des revenus de la ferme, à l’emploi dans les régions, et à la diffusion des méthodes durables de production.

Les lauréats 2012 sont :

  • Comité Aoc moules de Bouchots de la Baie du Mont Saint Michel dirigé par Stéphane Hesry.
Expérience soutenue par la Banque Populaire de l’Ouest

L’appellation d’origine contrôlée moules de bouchots de la baie du Mont Saint-Michel a vu le jour il y a cinq ans grâce à la volonté des mytiliculteurs du port du Vivier-sur-Mer. Depuis cette reconnaissance officielle, les moules de bouchots de la baie du Mont Saint-Michel ne sont plus usurpées. Les 55 producteurs, par le biais de leur Comité AOC Moules de bouchots, construisent peu à peu leur image : publicités sur les lieux de ventes, spots télévisés et bientôt une application Smartphone permettant la géo localisation des points de ventes.

  • la Sarl Laiterie de la Tourette (Saint Genès ka Tourette – Puys de Dôme) : Pierre Fraisse, Dominique Viallard et René Morane font transformer par leurs salariés un tiers de leur production de lait bio produit sur leur exploitation. Dans leur commune de 150 habitants, ils ont créé sept emplois;

Dans la catégorie « Agriculture durable », les lauréats sont :

Dans la catégorie « Valorisation, innovation et savoir faire technique », les lauréats sont :

Dans la cinquième catégorie « Pêche et cultures marines »

Ce prix, décerné par le Crédit Maritime, récompense les exploitations de pêche artisanale ou de cultures maritimes les plus dynamiques, capables d’assurer la pérennité de leur activité, de présenter un projet innovant et de mettre en valeur les aspects de développement durable et techniques.

Les lauréats 2012 sont :

  • Stéphan Alleaume et François-Joseph Pichot, ostréiculteurs, en Ille-et-Vilaine

Expérience soutenue par la Caisse Régionale du Crédit Maritime Bretagne Normandie

Stéphan Alleaume et François-Joseph Pichot, ostréiculteurs et propriétaires des Parcs Saint Kerber ont pour clientèle des amateurs d’huitres crues provenant de 70 pays. 80 % de leur chiffre d’affaires correspond à des commandes passées de l’étranger. Cependant, ils restent très impliqués dans la filière ostréicole locale et nationale. Au travers de leurs divers engagements, Stéphan et François-Joseph ont pour objectifs de faire cohabiter la conchyliculture avec les autres activités de la baie, de défendre leur vision de l’ostréiculture et peut-être aider à trouver une solution à la crise sanitaire qui touche les ostréiculteurs européens.

Source : Banque Populaire

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Michel Aymeric nommé Secrétaire général de la Mer (Mer et Marine)

Directeur de cabinet du ministre des Transports, Michel Aymeric a été nommé Secrétaire général de la Mer lors du Conseil des ministres de mercredi dernier. Il remplace Jean-François Tallec, qui occupait ce poste depuis 2008 et est parti en retraite. Né en 1951, Michel Aymeric, inspecteur général de l'administration, a été directeur des Affaires maritimes de 2003 à 2008. Avant de rejoindre le cabinet de Thierry Mariani en 2010, il avait occupé durant deux ans les fonctions de directeur général de l'Etablissement public de sécurité ferroviaire.

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Des Cancalais remportent le prix national de la Dynamique agricole et de la pêche (Ouest France)

Stephan Alleaume et François-Joseph Pichot, ostréiculteurs et propriétaires des Parcs Saint Kerber, à Cancale, ont reçu, le 18 janvier, le prix national de la Dynamique agricole et de la pêche, dans la catégorie pêche et cultures marines. Chaque année ce prix, placé sous le haut patronage du ministère de l’Agriculture, récompense des professionnels de l’agriculture et de la mer pour les initiatives qu’ils mènent au sein de leurs exploitations.

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La Fondation Cornélius-Brotherton finance des projets étudiants (L’avantage)

Québec. Dans le cadre d’un appel de projets réalisé l’automne dernier, la Fondation Cornélius-Brotherton annonce le financement de 17 projets collégiaux totalisant la somme de 30.000 $. Cet appui financier est destiné à soutenir des initiatives dans deux catégories distinctes : l’innovation dans les programmes d’études et le développement de la vie étudiante, pour chacun des campus du Cégep de la Gaspésie et des Îles.

Dans la catégorie Innovation dans les programmes d’études, trois projets sont retenus :

Dans la catégorie Développement de la vie étudiante, 14 projets sont retenus :

Au Campus de Carleton-sur-Mer :

Deux projets de stage international ont capté l’attention du comité :

Douze étudiants de Sciences humaines vivront un séjour de recherche et d’éco-volontariat au Pérou pour lequel ils recevront la somme de 3 000 $ alors que dix autres étudiants du programme d’Arts, lettres et médias bénéficieront de 2 500 $ pour leur permettre de réaliser un stage culturel à Paris.

À l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec :

Huit étudiants du programme d’Aquaculture pourront compter sur un apport financier de 4.000$ pour visiter des écloseries françaises.

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Et si les huîtres devenaient une perle rare ? Interview de Jean-Pierre Baud de l’Ifremer (agrobiosciences.org)

Voilà plusieurs années que la filière conchylicole doit faire face à un problème d’envergure : une mortalité massive des naissains d’huître. Pour expliquer celle-ci, plusieurs raisons ont été avancées - agent infectieux, pollution, réchauffement climatique... Que sait-on réellement ? Quelles sont les causes avérées, supposées ? Et celles qui sont désormais écartées ?

Pour le savoir, la Mission Agrobiosciences conviait lors de l’émission "Ça ne mange pas de pain !" de janvier 2012, Jean-Pierre Baud, biologiste, coordinateur Transversal Conchylicole à l’Ifremer, à dresser l’état des connaissances scientifiques sur cette question. Une interview qui permet tout à la fois de faire le point sur la multitude de facteurs impliqués à des degrés divers dans ce phénomène, d’en saisir la complexité, mais aussi d’identifier les pistes actuellement explorées par la recherche en lien avec la profession, pour que l’huître ne devienne pas une perle rare...

Et si l’huître devenait une perle rare ?…

Séquence "Sur le pouce" de l’émission de janvier 2012 de "Ça ne mange pas de pain !" : Pour que la mer monte... Les défis de la pêche et de l’aquaculture.

L. Gillot. L’huître va-t-elle devenir une perle rare ? Au-delà du jeu de mot, nous avons souhaité pour cette séquence « Sur le pouce », revenir sur le phénomène de mortalité massive qui touche les naissains (c’est-à-dire les jeunes huîtres de moins d’un an), depuis 2008. La production annuelle est en nette diminution : 130 000 tonnes en 2009, 85 000 tonnes en 2010 ; pour l’année 2011, elle est estimée à environ 80 000 tonnes, ce qui entraîne une tension sur les prix : 30 à 40% d’augmentation moyenne en deux ans [1]. Si le taux de mortalité des jeunes huîtres est habituellement de l’ordre de 10 à 30 %, il oscille depuis 2008 entre 60 à 80%. D’où la dénomination de mortalité massive ou surmortalité. Depuis 2008, plusieurs raisons ont été avancées pour expliquer ce phénomène. Qu’en sait-on aujourd’hui ? Et quelles sont les pistes pour y remédier ? C’est ce que nous allons voir avec Jean-Pierre Baud, biologiste, spécialiste des mollusques, coordinateur Transversal Conchylicole à l’Ifremer, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

L. Gillot : Avant toute chose, le phénomène de surmortalité des huîtres touche-t-il de manière indifférenciée toutes les espèces élevées en France ou est-il spécifique à une espèce en particulier ?

J.-P. Baud. Ce phénomène est spécifique à une espèce, l’huître creuse « Crassostrea gigas », huître majoritairement élevée en France, puisqu’elle représente plus de 90 % de la production. Cette espèce, originaire du Japon, a été introduite sur le littoral français dans les années 70 suite à l’effondrement des huîtres portugaises.

L’huître plate, espèce endémique de notre pays, n’est en revanche pas touchée par ce phénomène. Reste que son élevage demeure minoritaire – 10% de la production. Par ailleurs, elle rencontre des problèmes de parasitoses.

A-t-on une idée précise des facteurs impliqués dans la surmortalité ?

Nous travaillons activement sur le sujet depuis 2008 et nous pouvons dire aujourd’hui que la piste infectieuse est avérée. L’agent impliqué est un virus de la famille des "herpès virus" [2]. Précisons que cette famille est vaste et que ce dernier n’a rien à voir avec l’herpès virus humain ; il n’est donc pas transmissible à l’homme. Les dernières recherches montrent que ce virus agirait de façon additive ou/et en synergie avec un vibrion, c’est à dire une bactérie, ce qui rend le phénomène d’autant plus complexe.

Vous citez l’exemple du vibrion. Existent-ils d’autres facteurs qui influencent ce phénomène ?

Effectivement, d’autres facteurs entrent en considération. Le principal d’entre eux est la température. Au printemps et en été, on observe une hausse relativement rapide des températures de l’eau qui, lorsqu’elle attend le 15 à 16 degrés, va activer les agents infectieux. D’ailleurs, si ce phénomène de mortalité massive des huîtres touche tous les bassins de production, il n’apparaît pas au même moment. Il sévit de manière graduelle du Sud vers le Nord, les bassins de production méditerranéens étant touchés en avril-mai, tandis que ceux situés en Bretagne ou en Normandie, le sont en août-septembre.

Ainsi, et malheureusement, tous les sites sont concernés à des degrés divers et avec des cinétiques variables selon la qualité et la température de l’eau comme l’environnement.

Sur cette question de l’environnement, certains avancent l’idée que la pollution ne serait pas étrangère au phénomène. En sait-on plus ?

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Camaret. Cap au large. Une appellation pour ses produits (Le Télégramme)

La société Cap au large, qui élève des huîtres et des moules, va très prochainement installer son siège social dans la commune, où elle est déjà présente grâce à dix filières implantées en mer, entre la digue du port de pêche et la pointe Sainte-Barbe. En outre, à partir de l'été, en renfort de sa marque commerciale Kys marine, elle utilisera l'appellation «Huîtres de Camaret-sur-Mer» et également «Moules de Camaret-sur-Mer», le conseil municipal ayant donné son feu vert dans ce sens.

Poches suspendues

À l'heure actuelle, Cap au large, dont l'entrepôt est installé dans l'ancienne criée, produit non seulement à Camaret mais aussi à Landévennec et Carnac, dans le Morbihan. Créée en septembre 2007 par six spécialistes de l'ostréiculture et de mytiliculture,...

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La production annuelle des huitres à Oualidia pourra atteindre 500 tonnes d'ici quelques années selon un responsable (Aufait maroc)

La production annuelle des huitres de culture dans la lagune de Oualidia pourra atteindre 500 tonnes d'ici quelques années, à la faveur des projets ambitieux initiés pour le développement de l'ostréiculture dans cette zone, a affirmé lundi Abdelmalek El Houari, un responsable au département de la Pêche maritime de Oualidia.

Les chantiers lancés dans le cadre du Plan d'action intégré pour le développement durable de Oualidia portent notamment sur l'élaboration d'une étude environnementale pluridisciplinaire et d'une étude sur la réorganisation de l'activité ostréicole, a précisé M. El Houari dans une déclaration à la MAP.

Il s'agit également de la réalisation d'une souille, qui est une sorte de "piège à sédiment" visant l'amélioration de l'hydrodynamisme de la lagune.

Pour M. El Houari, la filière des huitres de culture à Oualidia revêt une grande importance sur le plan socio-économique en ce sens qu'elle a un impact positif sur la population locale et permet la création d'emplois stables.

L'état d'avancement des projets s'inscrivant dans le cadre de ce plan, lancé il y a deux ans, a été présenté à SM le Roi Mohammed VI, lundi à Oualidia.

Mettant en exergue les efforts soutenus déployés en vue de valoriser la production des huitres dans cette zone et améliorer la qualité sanitaire de la lagune, M. El Houari a affirmé qu'en 2011, la production des huitres au niveau de Oualidia se chiffre à 60 tonnes.

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Le Souverain prend connaissance de l'état d'avancement du plan intégré de mise à niveau de Oualidia et de la préservation de sa lagune (Le Matin)

• Un plan intégré au service de la réhabilitation de la lagune en tant que site écologique et zone humide d'intérêt international.

• S.M. le Roi pose la première pierre d'un centre d'information pour la protection et la préservation de la lagune de Oualidia, d'un coût global de 3 millions de dirhams.

Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est enquis, lundi dans la commune rurale de Oualidia (province de Sidi Bennour), de l'état d'avancement du plan intégré de mise à niveau de Oualidia et de la préservation de sa lagune, qui mobilise un investissement global de 330 millions de dirhams (MDH).

Elaboré sur Hautes instructions royales par les départements ministériels concernés et les autorités locales de la commune de Oualidia, ce plan d'action intégré vise à assurer durablement le développement de cette commune, à préserver son potentiel ostréicole et à protéger la baie en tant que site écologique et zone humide d'intérêt international régi par la convention Ramsar....

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Du Roudouic à la Croix, la station d'Ifremer traverse le port pour embarquer sur le «vaisseau amiral» du Marinarium. Une suite logique à la collaboration scientifique entamée en 2005.

«Dans le cadre d'un contrat de projet État Région, nous travaillons déjà sur le même programme de recherche qui a pour but l'identification des micro-algues toxiques et des toxines qu'elles produisent», explique Daniel Sellos, directeur de la station de biologie marine du Muséum d'histoire naturelle, plus connue à Concarneau sous le nom de Marinarium. La station de biologie marine assure cinq missions: recherche, enseignement, expertise pour différents ministères, collection d'espèces et diffusion de la connaissance vers le grand public (c'est le rôle du Marinarium). Pour sa part, la station Ifremer, jusqu'alors installée au Roudouic, derrière les chantiers Piriou, est l'un des trois laboratoires en France (avec ceux de Nantes et de Sète) accrédité par le ministère de l'Agriculture et de la Pêche pour réaliser des analyses sur les productions conchylicoles (huîtres, moules, Saint-Jacques...).

Recherche commune sur les toxines

Il est chargé, de l'embouchure de la Laïta (limite entre le Finistère et le Morbihan) à celle du Douron (limite entre le Finistère et les Côtes-d'Armor), de la mise en oeuvre de trois réseaux de surveillance: Roch (réseau chimie), Remi (micro-organismes) et Rephy (phytoplancton). «Le regroupement des deux stations au même endroit ne peut qu'optimiser la qualité des travaux de recherche que nous menons en commun sur les micro-algues», souligne Claude Le Bec, responsable de la station Ifremer....

Image Wikipedia : Marée rouge / La Jolla (Californie)

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La Ferme Marine : de l'étang à l'assiette (Hotellerie)

Marseillan. En créant un restaurant au-dessus de son site de production ostréicole de Marseillan (Hérault), Gilles Cuccurullo a aussi inventé un concept basé notamment sur l'approvisionnement en direct de poissons et fruits de mer. En conservant à table l'esprit du « paysan de la mer » qu'il revendique.

L'étang de Thau est le « berceau » de Gilles Cuccurullo. C'est sur cet étang, à Marseillan (Hérault), qu'il accomplit depuis 43 ans son métier d'ostréiculteur. C'est ici même qu'il est devenu restaurateur en créant La Ferme Marine, il y a trois ans, avec sa femme Dany. Un restaurant conçu comme l'extension de l'activité ostréicole du groupe Occi Marée : « Nous avons d'abord élargi notre savoir-faire au métier de restaurateur pour compenser les difficultés de commercialisation de notre production de coquillages, notamment à l'international ». En prenant cette orientation professionnelle, Gilles Cuccurullo invente aussi un concept de restaurant de fruits de mer : « Nous avons voulu dès le départ quelque chose de très simple, conforme à ce que nous sommes, c'est à dire des paysans de la mer, pour faire déguster nos produits sans prétention, à un prix très raisonnable ». C'est cette simplicité qui fait tout l'attrait de la Ferme Marine de Marseillan. La terrasse est ouverte sur la surface lisse de l'étang de Thau, où les barques sillonnent entre les tables de cultures, avec au fond le profil arrondi de cette « île singulière », Sète. La salle de 120 couverts s'articule autour du grand buffet de fruits de mer, avec ses huîtres de Bouzigues à peine sorties de l'eau.

Buffet de la mer à volonté....

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Pêche et aquaculture : Les pouvoirs publics montent au filet (agrobiosciences)

Une interview de Philippe Mauguin, directeur des pêches et de l’aquaculture

Fortement recommandés sur le plan nutritionnel, les poissons et les coquillages de nos côtes resteront-ils accessibles demain en quantités suffisantes, à des prix abordables et pour une qualité sanitaire satisfaisante ? Où en est-on de la baisse des stocks halieutiques et de la gestion des quotas de pêche ? Et qu’en est-il des poissons d’élevage qui n’ont pas toujours une très bonne image ? Pour faire le point sur cette ressource essentielle, La Mission Agrobiosciences a demandé à Philippe Mauguin, directeur des pêches et de l’aquaculture au ministère de l’agriculture, de nous éclairer sur la situation actuelle et les actions qu’il conduit non seulement pour maintenir à flot ce secteur mais pour le développer durablement. Un entretien exclusif, dans le cadre de l’émission radiophonique mensuelle « Ça ne mange pas de pain », du mois de janvier 2012, « Pêche et aquaculture : Pour que la mer monte…. Sur les ondes de Radio Mon Païs (90.1) et en pod-cast. Où l’on apprend, entre autres, que le Ministère planche actuellement sur la mise en place d’une traçabilité des produits de la pêche…

Valérie Péan : Pourriez-vous nous dresser un petit état des lieux du secteur, pour la France métropolitaine et d’outre-mer ?

Quel pays occupe le premier rang en Europe pour la pêche ?

Et donc où en sont les volumes de poissons pêchés aujourd’hui par rapport aux stocks ?

Tout cela se fait donc au prix d’un renchérissement ?

Venons-en à la pisciculture. On entend dire ici et là des choses assez négatives sur les poissons d’élevage, qui contiendraient notamment des pesticides et des antibiotiques. Où en est-on d’un point de vue nutritionnel et sanitaire ?

La pisciculture a un rôle très important à jouer vis à vis de la demande mondiale de produits aquatiques puisque, malgré les progrès prévus en termes de gestion durable des pêches, l’offre ne suffira pas à répondre à la demande des 9 milliards d’individus que la Terre comptera en 2050. Aujourd’hui déjà, plus de 50% de la consommation mondiale de produits aquatiques vient de la pisciculture. Sa production mondiale a bondi : nous sommes passés d’à peine un million de tonnes en 1950 à 68 millions de tonnes en 2008, et 90% de cette production se situe en Asie. D’où les interrogations sur sa durabilité. De plus, les espèces carnivores sont en général nourries avec des farines de poisson. Dans ce cadre là, il est légitime de s’interroger sur le bilan. Enfin, vous évoquez l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages intensifs qui peuvent faire courir les mêmes risques que ceux que nous avons connus dans le domaine agricole. Pour toutes ces raisons, il existe un modèle de production durable, qui met notamment en avant des rations alimentaires intégrant davantage de protéines végétales. Concernant les additifs, la France a fixé des objectifs très ambitieux de réduction des antibiotiques dans l’élevage en général et en particulier dans les élevages piscicoles. En France, ces derniers sont généralement de petites entreprises, tournées le plus souvent vers les produits haut de gamme en « bio ».

Le Courrier International signalait récemment un article du New York Time qui alertait sur le problème de l’étiquetage des poissons : une fois les écailles et les nageoires enlevées, il est en effet très difficile de différencier les espèces. il est alors simple pour un commerçant de tricher, en faisant passer des filets de tel poisson, peu onéreux, pour des morceaux de poisson plus prisé, et donc plus cher. Cette fraude concernerait 20 à 25 % des poissons commercialisés. Comment lutter contre ce type de fraude ?

Il s’agit là d’un véritable problème. De manière générale, ces comportements peuvent relever de la fraude mais aussi de pratiques tout à fait légales dans le cadre réglementaire actuel…. Sachez aussi qu’un renforcement des normes de traçabilité des produits de la mer est actuellement requis : nous avons ouvert ce chantier cette année, pour une application prévue à partir du 1er janvier 2013.

C’est un scoop ?

Oui ! L’objectif est d’obtenir une traçabilité du bateau au consommateur. Cela signifie concrètement que tout lot de poisson pêché doit être identifié au premier débarquement avec les données concernant le bateau, la technique de pêche, les espèces et la zone exploitée. Autant d’informations qui pourront être suivies à tous les stades de la filière : au moment de la première vente à la criée, lors de la transformation si elle a lieu et sur les étals. Une traçabilité sanitaire utile au contrôle des pouvoirs publics et un étiquetage destiné à renseigner le consommateur. Cela représente un gros chantier technique, logistique et informatique.

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Formation «Aquaculture Méditerranéenne»

Cours international «Aquaculture Méditerranéenne»

Ciheam-Iam de Montpellier

en collaboration avec le CNAM – Intechmer

Ce cours international s’adresse à des personnes justifiant d’une formation de niveau II (bac + 3 ou bac + 4) ou d’une expérience attestée de niveau cadre dans le domaine de l’aquaculture.

Bonne maîtrise du français et de l’anglais.

Contexte

L’aquaculture est une filière en pleine expansion en Méditerranée notamment dans les pays du sud et de l’est. Ce potentiel de production est cependant confronté à des difficultés multiples pour répondre aux exigences réglementaires internationales et aux attentes des consommateurs, tant au niveau de la qualité des produits, qu’en matière de limitation des impacts sur l’environnement.

Objectifs et démarche pédagogique

Ce cours spécialisé à pour objectif d’apporter un éclairage sur les spécificités de l’aquaculture méditerranéenne à travers trois grandes thématiques :

  • la conchyliculture en Méditerranée
  • l’aquaculture en méditerranée occidentale
  • l’aquaculture dans les pays méditerranéens d’Afrique du nord et la Méditerranée orientale

Le cours alterne séance de cours magistraux et visites de terrain dans la région de Montpellier

Public

Ce cours est ouvert aux responsables de fermes aquacoles, aux ingénieurs et cadres des administrations, collectivités territoriales, établissements publics, bureaux d’étude, ayant à conduire des projets dans le domaine de l’aquaculture méditerranéenne.

Aux chercheurs, enseignants et étudiants intéressés par la thématique.

A toute personne désirant améliorer ses connaissances sur le sujet et disposant des pré requis nécessaires.

Programme de la formation

Semaine 1

La conchyliculture en Méditerranée

  • Spécificités de la conchyliculture Méditerranéenne
  • Enjeux environnementaux de la conchyliculture : relations entre bassins versants et lagunes
  • Certification ISO, qualité et diversification des produits en conchyliculture : exemple de l’entreprise MEDITHAU
  • Travaux dirigés et visites de terrain : ostréiculture et conchyliculture

Semaine 2 et 3

Aquaculture en Méditerranée occidentale

Source : Ecolomagtunisie

Pour plus de détails consulter la brochure de la formation, veuillez cliquer sur ce lien.

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Nutrition animale

Le groupe coopératif agricole français InVivo en pleine croissance à l'export (lemoci)

Le groupe coopératif agricole français InVivo a réalisé en 2010-2011 un chiffre d’affaires de 6,1 milliards d’euros, en progression de 37,2 % par rapport à l’exercice antérieur, signale le groupe dans un communiqué. A 35 millions d’euros, le résultat net du groupe est le meilleur enregistré depuis sa création il y a dix ans, se sont félicités les dirigeants du groupe, Philippe Mangin, président, et Patrice Gollier, directeur général.

Ces bonnes performances s'expliquent, selon InVivo, par la forte augmentation des prix des matières premières agricoles et la croissance d’activité des quatre métiers : semences et agrofourniture végétale, nutrition et santé animales, commerce international des grains et distribution verte.

Le groupe poursuit son développement à l’international, qui représente aujourd’hui 47 % du chiffre d’affaires total. « Convaincu du rôle stratégique de l’agriculture et de la nécessité d’accroître la productivité agricole dans toutes les régions du monde pour satisfaire les besoins alimentaires de l’humanité, InVivo mise sur l’innovation agronomique et zootechnique pour relever ce défi. » Au Vietnam, InVivo NSA renforce ses capacités de recherche en aquaculture et vient d’ouvrir une ferme expérimentale porcine. Tous les travaux sont orientés vers la mise au point de solutions et d’itinéraires techniques capables de répondre aux enjeux économiques et écologiques de l’agriculture, précise le groupe.

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Réponses culturelles aux changements rapides de la nature (Vertigo)

Au vu du changement climatique auquel nos sociétés devront faire face dans un futur proche, les questions relatives à la vulnérabilité et à la résilience sont devenues d’une importance capitale. Jusqu’à présent, les efforts pour fortifier la résilience ont été centrés au niveau des réformes des infrastructures matérielles et sociales. Des idées sur l’amélioration des structures physiques, comme des protections contre les inondations par les fleuves à grande crue et contre la mer en cas de fortes tempêtes, sont en train d’être développées. Également sont en cours des réflexions sur les changements des structures sociales nécessaires pour faire face aux effets sociaux, tels qu’une importance accrue des migrations provoquées par des événements catastrophiques comme les grandes sécheresses, symptomatiques dans certaines régions des changements climatiques. Il est clair qu’il est essentiel de commencer à planifier des changements conséquents dans les divers secteurs de la société comme la santé publique, l’économie, les finances, les assurances, etc. Néanmoins, il reste à considérer une perspective plus générale sur l’adaptation aux évènements naturels catastrophiques qui aille au-delà des approches qui se limitent aux réformes des infrastructures matérielles et sociales concernées.

Dans cet article, il s’agit d’aborder une perspective différente de la vision commune dans nos sociétés.....

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Le 28 janvier 2012


Novostrea Bretagne vient d'installer son écloserie-nurserie d'huîtres à Banastère en Sarzeau. Elle compte aujourd'hui parmi les six plus importantes entités en France avec une en Normandie, trois en Vendée et une en Charente-Maritime. Rencontre avec Gaël Fleurent, Hervé Leroy et Emmanuel Vernier les trois dirigeants de l'entreprise.

Pourquoi avez-vous choisi Sarzeau?

Nous avions la volonté de nous installer en Bretagne. Après un rendez-vous positif avec le maire de Sarzeau, il nous a fallu attendre 18 mois pour régler les procédures (urbanisme, environnement, DDE, préfecture, financements). L'accueil en local et dans le quartier a été excellent avec des échanges positifs.

Comment avez-vous démarré votre activité?

Nous avons entrepris des gros travaux de rénovation et construit une serre de 740 m² pour un budget de 1,5 M €. Les premiers tests d'une réelle production en octobre dernier ont été encourageants, preuve pour nous que la mise en place du process et la maîtrise de l'outil étaient efficaces. Mais il faut savoir rester prudents.

Voter arrivée a-t-elle généré des embauches?

Qui sont vos clients?

Que produisez-vous et en quelle quantité ?

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Le réchauffement climatique redessine la géographie des ressources halieutiques

Rayon poissons, fruits de mer et coquillages, le changement climatique contribue à fragiliser certaines espèces. "La dégradation des habitats et des lieux de ponte explique la diminution de la pêche des saumons depuis trente à quarante ans", avance Denez L'Hostis, de l'association France Nature Environnement (FNE). La hausse des températures modifie le calendrier et les lieux de ponte ou encore la nourriture des alevins.

La prolifération d'algues toxiques atteint les coquilles Saint-Jacques mais épargnerait la noix et le corail. Le tableau est sombre, même si, explique l'ingénieur breton, les stocks de homards ou de langoustines sont en bon état. La migration des espèces pour s'adapter à la nouvelle donne thermique dessine une nouvelle géographie des ressources.

"Dans le golfe de Gascogne, la température de l'océan a augmenté de plus de 1,5 degré au cours des vingt-cinq dernières années, entraînant une migration des espèces vers le nord tout en modifiant l'abondance des populations", constate Marion Le Foll, de l'institut Ifremer.

Réchauffement climatique favorisé par nos modes de consommation

Les réveillons de Noël ou de la Saint-Sylvestre deviennent eux-mêmes facteurs du réchauffement de la planète.

Pierre Ozer, chargé de recherche au département des sciences et gestion de l'environnement de l'Université de Liège (Belgique), a calculé le bilan carbone d'un réveillon pour huit personnes avec des produits traditionnels, provenant des quatre coins du monde, tels que proposés par les publicités des supermarchés : 209 000 km parcourus pour 41,3 kg de CO2. Est-ce bien raisonnable ? s'interroge-t-il.

La Terre se réchauffe, et ce, toujours plus vite

Si les scientifiques ne cessent de le rabâcher, à coup d'études et rapports documentés, une poignée de climatosceptiques continue de nier cette réalité, arguant d'une manipulation planétaire. Alors, quoi de mieux qu'une animation pour mesurer le phénomène ? C'est ce qu'a effectué la NASA, en résumant dans une vidéo de 26 secondes 131 ans d’évolution des températures sur Terre, de 1880 à 2011.

Dans cette animation, réalisée par le laboratoire de la NASA Goddard Institute for Space Studies (GISS), les couleurs rouges indiquent des températures supérieures à la moyenne pendant la période de référence de 1951 à 1980, tandis que les bleus témoignent de températures plus basses. Les données proviennent des relevés d'un millier de stations météo dans le monde, des observations satellitaires de la température de la surface de la mer et des mesures effectuées par la station de recherche de la NASA en Antarctique.

On voit ainsi que l'augmentation de la température s'est accélérée à la fin des années 1970. Fait encore plus marquant : neuf des dix années les plus chaudes enregistrées l'ont été au cours de la dernière décennie — 2010, 2005 et 1998 constituent les trois records de températures moyennes depuis le début des relevés en 1880.

2011, elle, se classe 9e année la plus chaude au niveau planétaire. "Même avec les effets rafraîchissants d’une forte influence de La Niña et une activité solaire faible ces dernières années, 2011 a été une des dix années les plus chaudes enregistrées", commente James Hansen, directeur du GISS. Au total, l'écart de températures entre l'année la plus froide (1884) et 2011 est de + 0,51°C.

Le Monde : La NASA illustre le réchauffement climatique depuis 1880 et Le réveillon fait les frais du réchauffement climatique

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Union Européenne : Depuis 1 janvier 2012, présidence danoise et nouvelle présidence des commissions du Parlement Européen et toujours un espagnol à la tête de la pêche et de l'aquaculture


Les priorités de la présidence danoise du Conseil des ministres de l'Union européenne seront présentées aux commissions parlementaires par les ministres danois lors de réunions du 23 au 26 janvier. Ce communiqué sera mis à jour quotidiennement durant toute la semaine.

Pêche

Une "Europe responsable, dynamique, verte et plus sûre", bien préparée pour l'avenir, sont les principales priorités de la présidence, a annoncé la ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, Mette Gjerskov, devant les membres de la commission de la pêche, mercredi. La présidence se concentrera sur la réforme de la politique commune de la pêche (PCP), qui devrait faire partie de la stratégie UE 2020 de manière à assurer "la gestion durable des ressources halieutiques dans l'intérêt des citoyens de l'UE".

La présidence sera également axée sur l'actualisation de la législation sur la pêche en haute mer, le plan de gestion à long terme du saumon de la Baltique et l'amélioration de la dimension extérieure de la PCP afin qu'elle réponde "aux normes et principes qui régissent les eaux intérieures de l'Union européenne".

Sous la présidence de: Gabriel Mato Adrover (PPE, ES)

Commerce international

(....)

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Le 27 janvier 2012


Au marché Victor Hugo ou dans quelques restaurants, on trouve ce met de luxe.

Passez la frontière et le premier village espagnol du Val d'Aran produit du caviar pyrénéen.

Le caviar est hors de prix. Une raison, la femelle esturgeon ne pond qu'une fois dans sa vie, à l'âge de 7 ans. Quelques rares gourmets, les plus fortunés, le trouveront à la table du réveillon. Loin des rives de la mer Caspienne, les oeufs d'esturgeon sont aussi produits dans les Pyrénées.

Le caviar se fabrique aussi dans les Pyrénées Voir cette vidéo

La production reste confidentielle et de qualité grâce aux eaux limpides du Val d'Aran, juste après Luchon. Dans le petit village espagnol de Les, les bassins olympiques de la pisciculture Nacarii fument au contraste de l'air frais de la montagne. L'eau de nage des poissons doit être maintenue à bonne température. Elle provient de la montagne mais est filtrée et chauffée. La Garonne prend sa source à une vingtaine de kilomètres de là.

La pisciculture tend à obtenir un agrément Bio. Avec quatre salariés, la fabrication demeure artisanale. Alors que le caviar aquitain représente une production d'environ 20 tonnes par an, l'or noir du Val d'Aran ne pèse que 700 kilogrammes annuel.

La provenance exacte des esturgeons et le salage minutieux des oeufs sont les secrets de fabrication. Dans le métier, c'est le gage de qualité du produit fini. En outre, l'élevage est le seul moyen légal de commercialiser le caviar aujourd'hui. La France, comme l'ensemble des pays de l'Union européenne, n'a plus le droit, depuis 2010, de commercialiser le caviar sauvage de la mer Caspienne, russe ou iranien. Son contrôle se fait sous la responsabilité du Cites (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction). Dans les commerces, au moins cher, on trouve les 30 grammes aux alentours de 60 euros.

Où trouver ce caviar de montagne ? Des chefs cuisiniers français étoilés le proposent à leurs tables comme Gilles Goujon, dans l'Aude ou les restaurateurs Jérémy Morin ou Yannick Delpech à Toulouse.

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Thau : Mortalités massives de l’Huître creuse : causes et perspectives

Mortalités massives de l’Huître creuse : causes et perspectives

Rapport final du programme de recherche sur les mortalités d’huîtres creuses Crassostrea gigas dans l’étang de Thau

Ifremer juillet 2011

Ce rapport fait état d’une étude conduite pendant deux épisodes de mortalité massive du naissain d’huître creuse Crassostrea gigas en France en 2009-2010.

Ce projet a pour objectif d’améliorer la compréhension des causes des mortalités de naissain en documentant, à moyen terme, la cinétique des mortalités d’huîtres en relation avec les paramètres environnementaux, les agents infectieux et la physiologie de l’huître. Par ailleurs, ce projet vise à examiner l’effet des conditions d’élevage sur la mortalité, les agents infectieux et l’état énergétique des huîtres.

Afin d’atteindre ces objectifs, nous avons suivi deux évènements de mortalité printanière en 2009 et 2010 sur plusieurs lots d’huîtres en relation avec les paramètres environnementaux de l’étang de Thau, la croissance, la reproduction et la condition physiologique des huîtres, et la dynamique des agents infectieux. Par ailleurs, nous avons réalisé quatre expériences basées sur des transferts d’huîtres d’un milieu sain exempt de mortalité (mer ouverte) vers l’étang de Thau où des mortalités massives ont été enregistrées.

Les mortalités massives d’huîtres creuses coïncident toujours avec des infections simples par le virus Herpes OsHV-I ou des infections multiples (virus Herpes et bactérie Vibrio splendidus), lorsque la température de l’eau est comprise entre 17°C et 24°C. Dans l’étang de Thau, les mortalités démarrent début mai et s’arrêtent en octobre, avec une période d’interruption en juillet août lorsque la température de l’eau est supérieure à 24°C. Par rapport aux années 2007 et 2008, la mortalité s’intensifie et le seuil thermique de déclenchement est abaissé de ~2°C.

Les mortalités d’huîtres varient principalement en fonction du parcours zootechnique des animaux, de l’hydrodynamique et des pratiques culturales. Hormis dans quelques cas particuliers, la mortalité des huîtres est indépendante de l’état reproducteur et des réserves énergétiques.

La survie d’un lot d’huître est fonction de l’exposition ou non à la mortalité dans le passé. Les transferts de lots d’huîtres maintenus indemnes de mortalité en sans mortalité (mer ouverte) dans un milieu à risque de mortalité (étang de Thau) conduit inexorablement à des pertes importantes lorsque la température de l’eau est comprise entre 17°C et 24°C. En contrepartie, les huîtres qui survivent à une exposition aux mortalités durant l’année n sont résistantes l’année n+1. Il semble préférable d’exposer les huîtres aux mortalités dès leur plus jeune âge afin de sélectionner les populations cultivées et limiter la mortalité aux jeunes stades d’élevage, moins coûteux pour l’entreprise. Le maintien et le transfert d’huîtres naïves et sensibles aux mortalités vers des bassins à risque de mortalité contribuent à entretenir ou générer des foyers potentiels d’infection. Ces résultats confortent l’intérêt récent porté au développement des activités de captage de naissain d’huître sur Thau, captage qui est précoce et donc exposé aux mortalités pendant sa première année…..

Suite et téléchargement du document, cliquer Ifremer

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La consommation de poisson entre les mains de l’industrie de l’alimentation animale ?

Ou comment une société de conseil et d’aide à la décision marche dans la direction de l’agrobusiness.

La société de conseil Alcimed analyse les solutions existantes pour faire face à la demande croissante en poisson afin de répondre à la consommation humaine mondiale.

Le communiqué de presse d'Alcimed « Dans 20 ans, pourra-t-on consommer autant de poisson qu’aujourd’hui ?», nous explique que dans 20 ans la possibilité de consommer du poisson, dépendra de l’évolution de la recherche en nutrition animale….

Limiter les possibilités de consommer des produits aquatiques au choix de l’agrobusiness sans envisager d’autres possibilités de développement halieutique est plutôt suspect. Actuellement, la plus grande partie de la production aquacole repose sur des systèmes d'élevage indépendants de l’industrie de la nutrition animale : coquillage, algue, rizi-pisciculture, agro-pisciculture,…. D'autre part, les pêcheurs ont la possibilité d'augmenter la production halieutique dans le cadre de programmes de récifs artificiels, pacage marin,...

Extrait du communiqué....

Aujourd’hui, les poissons que nous consommons sont soit d’origine sauvage, i.e. pêchés en mer ou en eau douce, soit issus de l’aquaculture. La mer et les eaux douces étant déjà largement exploitées, la quantité de poissons sauvages disponibles pour la consommation humaine devrait rester constante ou au pire diminuer si les mesures de régulation des pêches ne sont pas suivies correctement dans le monde entier.

Seul le développement de l’aquaculture permettra de répondre à la demande croissante en poisson.

L’augmentation de la population humaine et du niveau de vie dans les pays émergents continue de faire augmenter la consommation de poissons. A priori seules deux possibilités semblent envisageables pour répondre à cette demande grandissante :

- Accepter de manger des poissons qui habituellement, à cause de leur trop petite taille, ne sont pas destinés à l’alimentation humaine. Ils sont appelés poissons fourragers car ils sont utilisés sous forme de farine et d’huile pour nourrir les animaux plus gros destinés à la consommation humaine (poissons carnivores et omnivores, porcs, volailles) et les animaux de compagnie,

- Augmenter la production mondiale de poissons d’aquaculture.

La deuxième solution peut paraître simple et plus séduisante pour les consommateurs. En effet, depuis les années 80, l’aquaculture est un secteur en plein développement dans les pays émergents tels que la Chine, premier pays consommateur de poissons devant le Japon.

Les poissons d’aquaculture les plus appréciés se nourrissent de farines et d’huiles de poisson, des matières premières dont la disponibilité est limitée

Parmi les poissons d’aquaculture, les espèces carnivores (saumons, truites,…) et omnivores (carpes, tilapias, poissons-chats,…) ont besoin de protéines et d’huile de poisson dans leur alimentation. Les farines de poissons représentent, par exemple, pour les saumons de 25 à 60% de leur alimentation et pour les carpes et les tilapias de 3 à 10%. Ces farines sont sources de protéines de haute qualité qui assurent un très bon développement de l’organisme….

(…)

En conclusion, dans 20 ans, selon l’évolution de la population mondiale et la recherche en nutrition animale, les protéines et huile de poisson devraient être utilisées dans des proportions plus faibles dans l’alimentation des poissons d’aquaculture, voire uniquement dans l’alimentation des poissons d’aquaculture les plus « haut de gamme ». Il devrait donc toujours être possible de manger du poisson, mais ce seront probablement des poissons, en moyenne, plus petits qu’aujourd’hui (maquereaux à la place de thon ou de saumon) et avec des qualités nutritionnelles moins importantes car les protéines de poisson auront été substituées totalement ou en partie par des protéines végétales et animales.

Pour télécharger l'intégralité du communiqué de presse, cliquer Alcimed

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Le 26 janvier 2012

Surmortalité des huîtres - la recherche dégage des pistes

Depuis 2008, les ostréiculteurs font face à des surmortalités de naissains d’huîtres. Les causes de ce phénomène et les réponses à y apporter ont fait l’objet d’une journée d’information et d’échanges organisée par l’IFREMER et le MAAPRAT, à Paris, le 18 janvier 2011.

Au terme de la réunion, Philippe Mauguin, Directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture, fait le point sur la question.

Repères

Où et quand les huîtres meurent-elles ?

Faisant face à des mortalités en période estivale depuis 20 ans, les producteurs d’huîtres creuses, Crassostrea gigas, la plus répandue en France et dans le Monde, sont confrontés depuis 2008 à une amplification massive du phénomène. « 70 à 80 % des animaux de moins d’un an, sont morts chaque année depuis 2008, rappelle Tristan Renault, responsable du Laboratoire de Génétique et Pathologie (Ifremer La Tremblade) dans le dernier numéro des Nouvelles de l’Ifremer (décembre 2011). Les huîtres adultes apparaissent épargnées ainsi que les autres coquillages. Le phénomène concerne tous les bassins ostréicoles français. On a même ensuite observé des mortalités en Irlande, dans les Îles anglo-Normandes puis au Royaume-Uni, et plus récemment, en Nouvelle Zélande (2010) et en Australie (2011) ».

Quelles sont les causes de cette surmortalité ?

La recherche d’agents infectieux a permis de montrer la présence d’un virus appartenant à la grande famille des herpès virus (OsHV1 μvar) qui s’est rapidement répandu à l’ensemble des bassins de production français ainsi que des bactéries du genre Vibrio. « Si la composante infectieuse est évidente, les effets de l’association virus/bactérie sont encore en questionnement » explique Tristan Renault.

L’environnement (température, oxygénation, salinité) joue un rôle prépondérant : une augmentation rapide de la température de l’eau au printemps (le seuil de 16°C est avancé) a été clairement identifiée comme un facteur de risque majeur. Par ailleurs l’impact de l’environnement sur les coquillages reste également à approfondir.

Quelles solutions peuvent être apportées ?

Le travail de l’Ifremer, de l’État et des professionnels porte à la fois sur la prévention, toutefois limitée en milieu ouvert, sur l’impact des pratiques culturales et surtout sur la sélection génétique. Des expérimentations menées par l’Ifremer ont ainsi pu montrer qu’une famille issue du programme MOREST et soumise à des pressions de sélection depuis 2008 présente des résultats de survie très encourageants sur l’ensemble du littoral. Des tests montrent une mortalité moyenne pour cette famille sélectionnée de seulement 18%, contre 86% pour les familles témoins non résistantes.

Dans le prolongement de ces résultats, des « plans de sauvegarde » ont été mis en place en 2010 et 2011 en utilisant les familles issues du programme MOREST. L’objectif est de fournir aux ostréiculteurs des naissains présentant une meilleure chance de survie. Une convention annuelle a ainsi été signée entre des écloseries, l’interprofession, l’Ifremer et le MAAPRAT. Cela se traduit sur une disponibilité sur le littoral à l’été 2012, explique Philippe Mauguin qui sans attendre des résultats aussi bons qu’en milieu confiné, espère une baisse significative de la surmortalité. En 2012, le plan sera reconduit exclusivement avec l’utilisation de la famille présentant le meilleur taux de survie en condition expérimentale.

Enfin, un programme de sélection génétique va être mis en œuvre dans les prochains jours. Porté par l’interprofession, il regroupe l’Ifremer, le SYSAAF et les centres techniques et fera l’objet d’un financement conjoint par les 6 Conseils régionaux concernés par l’ostréiculture, l’Etat et le Fonds européen pour la pêche. En complément des programmes de sélection mis en œuvre par les sélectionneurs privés, ce programme vise à permettre la sélection de souches résistantes dans l’objectif de maintenir un approvisionnement par la voie du captage naturel.

Source : Ministère de l'Agriculture et de la Pêche

Plus d’informations sur le site de l’Ifremer : téléchargez le dernier numéro des Nouvelles de l’Ifremer.

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Ifremer : La recherche en appui à la conchyliculture

L’Ifremer a, depuis toujours, accompagné la filière ostréicole. C’est l’une des missions principales de l’Institut. Quatre ans après le début du phénomène de surmortalités des huîtres creuses, retour sur les acquis de la recherche.

Depuis 2008, les ostréiculteurs font face à des mortalités très importantes de naissains d’huîtres creuses, Crassostrea gigas.

Des mortalités d’huîtres sont observées en période estivale depuis une vingtaine d’années en France, mais l’ampleur et la distribution du phénomène sont aujourd’hui d’une nature nouvelle.

L’Ifremer et ses partenaires (Universités et centres techniques régionaux), en lien avec l’interprofession, ont rapidement réagi, notamment via le Réseau de pathologie des mollusques ou l’Observatoire Conchylicole, initié en 2009 par l’Ifremer. « 70 à 80 % des animaux de moins d’un an, sont morts chaque année depuis 2008, rappelle Tristan Renault, responsable du Laboratoire de Génétique et Pathologie (Ifremer La Tremblade). Les huîtres adultes apparaissent épargnées ainsi que les autres coquillages. Le phénomène concerne tous les bassins ostréicoles français. On a même ensuite observé des mortalités en Irlande, dans les Îles anglo-Normandes puis au Royaume-Uni, et plus récemment, en Nouvelle Zélande (2010) et en Australie (2011) ».

La recherche d’agents infectieux a permis de montrer la présence d’un virus appartenant à la grande famille des herpès virus (OsHV1 μvar) ainsi que la bactérie Vibrio splendidus. « Si la composante infectieuse est évidente, les effets de l’association virus/bactérie sont encore en questionnement ».

L’environnement joue un rôle prépondérant : une augmentation rapide de la température de l’eau au printemps à 16°C a été clairement identifiée comme un facteur de risque majeur.

Au-delà du travail nécessaire d’approfondissement des connaissances, quelles solutions peuvent être apportées ?

L’huître associe deux spécificités qui rendent l’approche radicalement différente des autres animaux d’élevage : il s’agit d’un invertébré, ce qui exclut la vaccination, et elle pousse en milieu ouvert, rendant impossible le recours à des traitements médicamenteux.

Comment, alors, faire émerger des outils de gestion de cette crise ? Une première approche consiste à restreindre les transferts. Cela concerne peu la France car le virus et la bactérie sont déjà partout. L’Angleterre et l’Irlande, en revanche, présentent encore des zones sans mortalités, ce qui a encouragé à compléter la réglementation européenne en vigueur en termes de contrôle des transferts.

Une autre piste relève de l’amélioration par la sélection génétique, comme montré lors du programme Morest entre 2001 et 2006. « L’étude des génomes d’huîtres R (résistante) et S (sensible) a permis de mieux cerner les différences entre ces lignées et donc comprendre pourquoi certaines huîtres résistent mieux que d’autres, explique Pierre Boudry, responsable du Laboratoire Physiologie des Invertébrés (Centre Ifremer Bretagne, Brest). On a pu démontrer qu’il existait une base génétique à la résistance des huîtres au phénomène de mortalités estivales et que ce caractère était héritable, donc sélectionnable ».

Dans le prolongement de ces résultats, des « plans de sauvegarde » ont été mis en place en 2010 et 2011 en utilisant les familles d’huîtres « R ».

L’objectif est de fournir aux ostréiculteurs des naissains présentant une meilleure chance de survie. Un contrat annuel a ainsi été signé entre des écloseries, l’interprofession, l’Ifremer et le MAAPRAT.

« Cependant nous ne pouvons pas travailler uniquement sur ces quelques lignées qui pourraient s’avérer demain sensibles à d’autres agents pathogènes.

Nous devons veiller à maintenir la diversité génétique, garante du potentiel adaptatif et évolutif de l’espèce en France », précise Pierre Boudry.

Dans ce sens, un appel d’offres national a été lancé par les pouvoirs publics pour un programme de sélection national, à vocation collective.

Plus proche du terrain, des réponses ont aussi été apportées sur les pratiques culturales. Fabrice Pernet, du Laboratoire Environnement Ressources - Languedoc Roussillon

(Ifremer Sète) explore plusieurs pistes, parmi lesquelles, celle du captage local (jusqu’alors inexistant en Méditerranée), en recréant un effet de « marée » dans l’étang de Thau : « En 2010, la récolte de juvéniles fut exceptionnelle et les huîtres issues de ce captage précoce ont présenté des taux de survie intéressants en 2011, suggérant un effet bénéfique du captage local précoce ». Dans une autre étude, un lot d’huîtres considérées comme indemnes vis-à-vis de certains agents infectieux a été déployé sur 110 points de l’étang de Thau présentant différentes pratiques culturales. Résultat décevant pour la polyculture : les mortalités ont finalement atteint 90 % dans les zones d’élevage de moules et d’huîtres. « Dans l’immédiat, il n’existe pas de piste simple de sortie de crise concernant les pratiques d’élevage. On peut cependant tirer des informations des décalages de mortalités observés en fonction des pratiques et poursuivre les travaux en les combinant à grande échelle », explique Fabrice Pernet.

(1) http://wwz.ifremer.fr/repamo

(2) http://wwz.ifremer.fr/observatoire_conchylicole

(3) Un livre édité aux Editions Quae résume l’ensemble des travaux menés dans le cadre du programme MOREST (Mortalités estivales) : http://www.unitheque.com/Editeur /quae__ifremer__morest-1245.html

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Endurcissement du naissain d’huîtres creuses, Crassostrea gigas par le niveau d’exondation ou la densité d’élevage

Endurcissement du naissain d’huîtres creuses, Crassostrea gigas par le niveau d’exondation ou la densité d’élevage : récapitulatif d’essais conduits entre 2004 et 2007 en rivière d’Auray (56), pour réduire les mortalités estivales.

Joseph Mazurié, JeanFrançois Bouget, Aimé Langlade, Serge Claude

Ifremer Mai 2011

Ce rapport récapitule les essais menés entre 2004 et 2007 pour tenter de réduire les mortalités estivales de naissain de Crassostrea gigas, par les pratiques zootechniques et notamment celle qualifiée d’endurcissement. Il s’agit de prégrossir les huîtres dans des conditions de forte exondation (exondation par coefficient de marée de 3040), avant de les remettre sur parc normal d’élevage au début ou en cours d’été. Plusieurs années de suite, sur le même site en amont de la rivière d’Auray (Bretagne Sud, France), des améliorations de survie très significatives ont été ainsi obtenues. Les meilleurs résultats correspondent à un endurcissement de durée limitée (34 mois, entre mars et juinjuillet), pour lequel le ralentissement de croissance semble pouvoir être compensé une fois les huîtres ramenées au niveau bas d’élevage. Une tentative d’obtenir le même gain en bridant la croissance par une augmentation de densité intrapoche s’est révélée moins concluante. Ces essais méritent d’être testés ailleurs et dans les conditions de mortalités plus violentes observées depuis 2008.

Pour télécharger ce document, cliquer Ifremer

Lire aussi : En Corée, sélection naturelle du naissain d'huître !

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Le 25 janvier 2012

Japon : Renaissance de l'ostréiculture dans le Tōhoku

10 mois après le tsunami du 11 mars 2011, les débris à la dérive sur l’océan ont traversé le Pacifique ; ils s’échouent maintenant sur les plages américaines. Pendant ce temps, les ostréiculteurs les moins touchés du Tōhoku vendent leurs premières huîtres avec 1 an d’avance !

Sur une plage de Seattle dans l’Etat de Washington, un flotteur d'un mètre de long porte le nom d'un ostréiculteur japonais « Yuuki Watanabe ». C’est le dirigeant d’une coopérative de pêche de la préfecture de Miyagi. « J'aimerais que les bouées nous soient restituées », a déclaré Watanabe après avoir examiné attentivement une photo, « elles correspondent exactement au type de flotteurs couramment utilisé dans l’ostréiculture de la région de Miyagi. »

1 milliard d'euros de dégâts dans l'aquaculture...

En effet, le tsunami a anéanti les élevages et les producteurs manquent cruellement de matériel pour relancer leurs activités aquacoles. En septembre 2011, le ministère de l’agriculture et de la pêche donnait un dernier bilan officiel des dégâts. Sur un total de plus de 10 milliards d’euros pour l’ensemble de la filière pêche, l'aquaculture avec les stocks en élevage et les équipements/matériels en mer représentait près d’un milliard d’euros (embarcations et infrastructures portuaires non compris).

Avant le tsunami, la région du Tōhoku produisait plus de 80.000 tonnes de coquillages chaque année, principalement des huîtres et des pétoncles japonais…. Les préfectures de Miyagi et d’Iwate se classaient respectivement aux 3e et 4e rangs de la production d’huîtres au Japon. Après la catastrophe, les conchyliculteurs doivent repartir de zéro. En octobre 2011, les coopératives de pêcheurs évaluaient la production d’huîtres et de pétoncles à seulement 10% d'une année normale, en basant leur estimation sur les installations d’élevage encore en état et les stocks de coquillages survivants.

Mais, c’était sans compter la « pousse » exceptionnelle des coquillages…

Effet Fukushima !

De petites huîtres d'un à deux centimètres mises en élevage à partir de juin 2011 atteignent aujourd’hui plus de 10 cm de longueur. Sous le poids des huîtres, les radeaux d’élevage menacent même de couler ! Du jamais vu ! Les ostréiculteurs de la baie de Kesennuma ont donc récolté le 19 janvier 2012 leurs premières huîtres de l’après tsunami (sachant qu’elles sont les survivantes du captage de l’été 2010)....

Suite Ici

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Coopératives. Onze bretonnes dans le top 100 (Le Télégramme)

Onze coopératives bretonnes font partie du palmarès établi par Coop FR et qui répertorie les cent plus importantes entreprises coopératives françaises.

Parmi les plus petits groupements, notons enfin que les quatre premières coopératives maritimes sont bretonnes (Lorient-Auray, Pays bigouden, Le Guilvinec et Saint-Malo).

En cette année 2012, consacrée «année internationale des coopératives» par l'Onu, l'organisation représentative du mouvement coopératif français (coopératives agricoles, bancaires, de production, de consommateurs...), qui s'est renommée Coop FR en 2010, a dévoilé le palmarès descent plus importantes entreprises coopératives françaises, qu'elle publie tous les deux ans. Inspiré du «Global 300» des coopératives à l'échelle mondiale, il se base sur des critères arrêtés en 2010: le chiffre d'affaires consolidé, le nombre de sociétaires et le nombre de salariés. Sur ces 100 groupements coopératifs, onze possèdent leur siège en Bretagne.

Les agricoles en tête

La plupart sont encore agricoles: Triskalia (14e), Even (17e) et Cooperl Arc Atlantique (18e), bien placés dans le top 100, se situent également dans le top dix des coopératives agricoles, respectivement aux huitième, neuvième et dixième rangs....

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Des écrans UV sur les moules sauvages du littoral languedocien (enviscope)

La présence d'écrans UV sur des moules sauvages du littoral languedocien montre l'impact polluant de produits de consommation courante.

La Rencontre "Eau et Santé" organisée par l'Agence de l'Eau Rhône Méditerranée et Corse et le Grand Lyon a évoqué de nombreuses atteintes aux milieux aquatiques par des polluants de plus en plus nombreux et de plus en plus divers.

L'étude de ces atteintes à l'environnement permet de retrouver de nombreuses substances parmi lesquelles des produits utilisés au quotidien. Des recherches ont montré la présence de médicaments par exemple dans le lac Léman.

Mais d'autres substances peuvent être retrouvées en mer, sur des représentants de la faune marine. C'est le cas des écrans UV retrouvés sur des moules sauvages du littoral languedocien. Les moules sauvages bénéficient des crèmes protectrices dont s’enduisent les baigneurs des plages. Le résultat a été montré par Claude Casellas, Professseur à l'Université de Montpellier, Responsable du groupe de travail eau et santé multi exposition pour le Forum mondial de l'eau qui se tiendra à Marseille au mois de mars prochain, en présence de plusieurs milliers de spécialistes de l'eau.

L'enseignante chercheuse a expliqué que les travaux ont été réalisés pour montrer la diffusion des crèmes écran UV ans les eaux du littoral. Les chercheurs ont pêché des moules sauvages sur plusieurs sites, proches de plages fermées ou proches de plages ouvertes, près desquelles les courants marins diluent les produits.

Au mois de juillet, et davantage encore au mois d’août les moules portent des traces d’écran UV. C’est davantage le cas près des plages où les courants circulent peu, alors que les moules vivant près des plages ouvertes sont moins polluées. La teneur des moules en huiles UV diminue quant les baigneurs sont partis en septembre.

« L'environnement joue un rôle sentinelle pour la sante humaine » rappelle Claude Casellas. En étudiant l’environnement, on est capable de répérer des substances qui pourront un jour, concerner l’homme, en se concentrant, en déréglant le fonctionnement de systèmes naturels.

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Les scientifiques japonais étudient le langage des huîtres (japoninfos.com)

Des scientifiques Japonais ont commencé à étudier le langage des huîtres dans le but de découvrir ce qu’elles disent à propos de leur environnement.

Les chercheurs surveillent l’ouverture et la fermeture de la coquille de l’huître, notamment lorsqu’il y a des changements dans leur habitat naturel, comme la diminution de l’oxygène ou la marée rouge, une floraison d’algues qui étouffent en masse les crustacés.

A l’aide d’un dispositif qu’ils ont surnommé le « Kai-lingual », un jeu de mot sur « kai » qui veut dire crustacé en Japonais, les scientifiques de l’Université Kagawa tentent de décoder les mouvements des huîtres qui pourraient nous avertir d’éventuels problèmes.

Le Kai-lingual se sert d’une série de capteurs et d’aimants pour envoyer des informations sur l’ouverture et la fermeture de la coquille des huîtres lorsqu’elles réagissent à un changement environnemental. Cette technique n’a jamais été utilisée sur les huîtres élevées à des fins alimentaires, mais a été utilisée pour l’élevage des huîtres perlières.

« Grâce au kai-lingual, on peut entendre leurs “cris”, du genre “on souffre du manque d’oxygène” », a expliqué Tsuneo Honjo, le directeur du Centre de Recherche sur la Mer Régionale Intérieure de Seto à l’université.

« Les huîtres perlières ont été placées chez leurs cousines les huîtres d’élevage, où elles ont joué le rôle d’interprète, informant les producteurs sur les changements de l’océan » a-t-il dit. « Au cours de ces années de recherche nous avons pu fermement établir des discussions avec les huîtres perlières. Le but de ce projet, serait qu’elles traduisent pour nous les réactions des huîtres d’élevages.»....

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Le 24 janvier 2012

MSA. L'emploi "Agricole" dans la conchyliculture

en complément à l'emploi maritime

L’observatoire économique et social. La conchyliculture en 2008 et 2009

Mutualité Sociale Agricole (MSA) : Régime agricole des conchyliculteurs

En fin d’année 2008, le secteur de la conchyliculture employait 7 100 salariés et non-salariés. En tenant compte de l’emploi saisonnier, ce sont près de 17 000 personnes qui ont trouvé un emploi dans ce secteur en 2008.

La conchyliculture est confrontée à de graves difficultés économiques.

Révélé par le passage de la tempête Xynthia en début d’année 2010, la filière conchylicole connaît de graves difficultés économiques. Ces difficultés trouvent aussi leurs sources dans l’apparition d’une épidémie d’origine pathogène qui touche tous les bassins de productions ostréicoles depuis 2008.

Cette épidémie d’origine inconnue qui affecte les huîtres juvéniles se veut un facteur d’inquiétude pour un secteur d’une grande fragilité économique. Dès 2008, les pertes sont estimées à 85 % sur les naissains de 12 mois, et 40 % sur les jeunes huîtres de 18 mois.

La période de gestation d’une huître est de 3 années, en conséquence il pourrait ne plus y avoir d’huîtres sur le marché à partir de la saison 2011/2012. Dès la saison 2008/2009, un effet a été observé sur le chiffre d’affaires de la filière. Des problèmes de sous-production majeurs se posent dès la saison 2009/2010, pour devenir dramatiques durant la saison 2010/2011.

Au regard des conséquences économiques et sociales que la crise pourrait faire naître dans les prochaines années, un état de la situation actuelle de la filière conchylicole revêt toute son importance afin de mettre en place un plan de soutien financier pour les exploitations dont la situation devient préoccupante.

En 2008, 19 000 contrats de travail ont généré une masse salariale de 65 millions d’euros et 23 millions d’euros de cotisations sociales.

En 2008, le nombre d’établissements employeurs de main d’œuvre agricole dans le secteur de la conchyliculture se situait à 2 034 unités, représentant 1 % des établissements employeurs du régime agricole (tableau 1).

Les établissements conchylicoles employaient cette année là 15 314 salariés, pour 19 300 contrats de travail, soit 0,9 % des contrats du régime, dont 7 800 relevaient de l’emploi saisonnier, contrats dits de « travailleurs occasionnels ». Au 31 décembre 2008, le nombre de contrats à cette date, indicateur de l’emploi permanent, s’établissait à 5 750.

La masse salariale des établissements conchylicoles s’établissait en 2008 à 65 millions d’euros (0,4 % du régime des salariés agricoles) et son volume d’heures travaillées à 6,1 millions d’unités (0,5 % du régime des salariés agricoles), représentant 3 340 salariés en équivalent temps plein. Le montant total de cotisations sociales (parts ouvrières et patronales) générées par les contrats de travailleurs conchylicoles s’élevait en 2008 à 23,3 millions d’euros….

Suite et téléchargement du document, cliquer MSA

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Le changement climatique, un défi pour la sécurité alimentaire (Ane)

Le changement climatique et notamment l’augmentation des températures représente un vrai défi pour la sécurité alimentaire, faisant notamment augmenter le risque d’occurrence de maladies nées dans l’eau et la nourriture.

Le changement climatique posera un certain nombre de défis en matière de sécurité alimentaire dans les décennies à venir, depuis l’augmentation des taux de maladies liées à la nourriture et à l’eau, à la propagation des pathogènes, d’après ce que des chercheurs ont indiqué lundi lors d’un sommet annuel de l’Association Américaine pour l’Avancement de la Science.

En fonction du scénario que suivront les émissions de gaz à effet de serre, les températures moyennes mondiales devraient augmenter de 1,1°C à 6,8°C d’ici la fin du siècle, d’après un article publié par le journal Nature Climate Change.

Et les températures plus élevées sont connues pour faire augmenter l’occurrence de certaines maladies. Il est possible que des températures plus chaudes puissent entraîner une croissance plus rapide des bactéries...

D’après une étude récente de la salmonellose en Europe, la fréquence de cette maladie augmente de 12% pour chaque augmentation de 1°C de la température de l’air au-delà d’une base de 6°C, d’après Cristina Tirado, une scientifique environnementale de l’Université de Californie, à Los Angeles....

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La Mode des bars à huitres

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Table ronde 5 - Algues, coquillages et poissons : quel avenir pour les cultures marines côtières ? (Agrocampus)

Modérateur : Hervé Le Bris, Professeur, AGROCAMPUS OUEST Centre de Rennes

Rapporteur : Florent Spinec, Formateur aquaculture et pêche, AGROCAMPUS OUEST Site de Beg Meil

Objectif de table ronde

Confronter les points de vue sur les différentes pistes d’avenir de l’aquaculture en se basant sur la perception des animateurs et des participants.

Contexte

Les atouts

La France possède de nombreux atouts. La volonté affichée de l’Etat et des régions en matière de maintien voire de développement de l’aquaculture. La France dispose d’un maillage scientifique et technique serré, avec les universités, les instituts de recherche et les centres techniques régionaux qui couvrent l’ensemble du spectre d’activité aquacole. Les compétences de l’ensemble des acteurs sont reconnues dans des domaines aussi variés que la production, la transformation et la valorisation des denrées alimentaires.

Le marché français est porteur en matière d’attrait et de volonté de consommer les produits marins.

Les produits possèdent une «belle image» auprès des consommateurs.

Nous avons des pôles d’excellences sur la production de juvéniles avec une reconnaissance internationale. Ils sont adossés à des réseaux de surveillance sur la qualité et la mise en marché. Ce qui n’est pas le cas au niveau européen.

Par ailleurs, le niveau de formation technique en France est bien reconnu au niveau international.

Les difficultés

Des distorsions existent entre pays de l’Union Européenne. Cela pose le problème de la compétitivité.

Le discours de l’Etat est positif mais sur le terrain peu de choses se réalisent concrètement.

La typologie des structures à dominante familiale pour la conchyliculture et le manque de grands groupes posent questions. Les négociations avec les GMS (grandes et moyennes surfaces) sont donc difficiles.

La protection des élevages peut devenir un frein au développement (vols, dégradations…)

Les animateurs portent la même vision sur l’avenir de l’aquaculture :

La difficulté d’accès aux sites corrélée avec l’acceptabilité sociétale des activités primaires aquacoles est le problème majeur.

Le potentiel existe mais le « gros problème est de mettre les activités en place ».

L’accès à l’espace est difficile en France mais dans le monde l’aquaculture se développe. Le problème est politique.

« Pourquoi une société qui veut manger des produits de la mer ne veut pas les faire sur son sol ? »

« La population urbaine venue pour être là et consommer du paysage et du service ».

Les productions sont en décalages. Les organisations non gouvernementales (ONG) ne jouent pas toutes le jeu.

Les solutions et perspectives

La mise en place d’une concertation permanente et organisée est vitale. Mais pour les professionnels « le temps de la concertation est peu compatible avec le temps de l’entreprise ».

Une meilleure relation entre le monde scientifique et professionnel est nécessaire. Les sciences humaines et sociales doivent être mieux représentées dans les travaux de recherches. Ceux-ci doivent être une co-construction entre professionnels et scientifiques (exemple du groupement d’intérêt scientifique (GIS) pisciculture durable).

Pour se développer l’aquaculture doit être acceptée et donc il faut aller vers le public et modifier les pratiques. Une des possibilités est de proposer un autre modèle, de modifier l’image de l’aquaculture par de la sensibilisation et de l’éducation (exemple l’utilisation de végétaux et d’algues pour l’alimentation des poissons carnivores).

Les progrès zootechniques peuvent aussi passer par une délocalisation extracommunautaire pour profiter des atouts des sites d’élevages (température /qualité des eaux).

Des freins sociologiques existent ainsi il n’est pas facile pour des professionnels d’avoir un regard territorial.

Les AMP peuvent être une opportunité pour développer les cultures marines.

L’axe IV du FEP est un bon outil pour la concertation.

Conclusion

Travailler avec sciences économiques et sociales donne une prise de recul.

L’accès aux littoraux ne peut se régler sans la mobilisation des politiques à tous les niveaux du communal au national.

Comment arrive-t-on à plus de lobbying national ?

Il apparaît que le raisonnement à l’échelle du territoire permet d‘avoir une meilleure représentativité des activités.

Quelle sensibilisation des jeunes doit-on faire sur les métiers aquacoles ?

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Schéma National de la Conchyliculture et de l'Aquaculture. Éléments pour une stratégie de développement. Région Languedoc-Roussillon

Date de publication : 1979-01

1979 ISTPM, Région Languedoc-Roussillon

Contributeur(s) Ifremer : Pichot Paul, Raimbault René, Duclerc Jean

Résumé

Conformément aux instructions du 21 juin 1976 de M. le Ministre de l'Equipement, le Schéma de la Conchyliculture et de l'Aquaculture a été engagé en Languedoc-Roussillon. A cet effet, un Groupe de Travail Régional a été établi par M. le Préfet de Région en date du 11octobre 1976. L'objectif qui lui a été fixé,en concertation avec la Délégation à l'Aménagement du Territoire et à l'Aménagement Régional (D.A.T.A.R.) qui assure la coordination au niveau national, était : - faire le point de l 'existant : sites conchylicoles exploités, niveau de production, principaux conflits avec les autres activités concurrentes, opérations en cours de préparation, perspectives à court terme. Le Groupe de Travail associe les Administrations, les Professionnels et les Scientifiques. Il a été réuni plusieurs fois et les séances de travail se sont tenues par secteurs géographiques. Cette phase, concrétisée par un rapport daté de Mars 1978 a permis de mettre en évidence l'importance de la conchyliculture dans la région et l'excellente position du Languedoc-Roussillon en matière d'aquaculture tant au niveau de la recherche fondamentale qu'au niveau de la mise en pratique. Un certain nombre de conflits ont également été mis en évidence, conflits qui selon les secteurs géographiques considérés s'avèrent plus ou moins cruciaux. En fait la configuration géographique du littoral Languedoc-Roussillon caractérisée par un vaste plateau continental maritime et un chapelet d'étangs littoraux en osmose permanente conduit à appréhender les activités maritimes dans leur ensemble. Le présent rapport tente une approche globale des activités maritimes liées à l'exploitation des produits de la mer. Il a pu être réalisé grâce à l'étroite collaboration du Centre de l'Institut Scientifique et Technique des Pêches Maritimes (I.S.T.P.M.) de Sète et en faisant de larges emprunts à des travaux réalisés ces toutes dernières années (pêche, conchyliculture, valorisation des étangs, monographie des étangs).

Source : http://archimer.ifremer.fr/doc/00057/16874/

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Armen Petrossian, le tsar du caviar (Capital)

En misant avant ses concurrents sur l’esturgeon d’élevage, le fringant sexagénaire, fils d'épicier, a transformé la vieille affaire familiale en leader mondial du béluga impérial.

En cette veille de Noël, la boutique Petrossian du très chic 7e arrondissement de Paris ne désemplit pas. Une longue file de clients s’étire devant la célèbre façade bleue ornée de guirlandes lumineuses. Armen Petrossian veille personnellement à ce que l’on serve à chacun un petit verre de vodka, histoire de se réchauffer en patientant. Pendant cette période, où il réalise 60% de son chiffre d’affaires annuel, le patron de la maison de caviar est présent en personne pour jouer les hôtes. «Tout doit être parfait !» martèle l’alerte sexagénaire toujours tiré à quatre épingles, en souriant sous sa moustache impeccablement cirée. L’alignement des boîtes couleur azur remplies de béluga impérial, la découpe du saumon… Les employés le savent : le maître est intraitable.

Créateur de marque. Mais c’est ce perfectionnisme qui a permis à Armen Petrossian de transformer la petite épicerie fine fondée par son père et son oncle à Paris, en 1920, en numéro 1 mondial du caviar. La société a dégagé 40 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 et pèse près de 20% du marché mondial, loin devant ses concurrents Kaspia, Caviar House & Prunier et La Maison du caviar. «Armen Petrossian a réussi à créer une marque emblématique, aussi connue que les grands noms de la haute couture», reconnaît Philippe Jaegy, du cabinet de conseil spécialisé dans le luxe Solving Efeso.

L’affaire était pourtant mal engagée. En 1992, quand Armen prend les commandes de l’entreprise familiale, le ciel lui tombe sur la tête. Le marché est bouleversé par la révolution en Iran et l’éclatement de l’Union soviétique, pays limitrophes de la mer Caspienne, d’où provient la quasi-totalité du caviar sauvage dans le monde. «Les populations, qui risquaient auparavant jusqu’à trente ans de goulag pour la pêche d’un seul esturgeon, se sont ruées sur le business», se souvient le dirigeant, entre deux boutades sur Lénine et Staline. Résultat : en quelques années, le marché noir explose, ce qui provoque un effondrement des prix.

Connaissant parfaitement la région et parlant couramment le russe et l’arménien, Armen se rend compte avant les autres que le caviar sauvage vit ses dernières heures. Il sillonne alors le monde avec sa valise et ses nœuds papillons – il en possède plus de 500 –, en quête de fermes où s’approvisionner en caviar d’élevage. Ses concurrents le prennent pour un fou. «J’étais sûr d’atteindre la même qualité, assure-t-il. Ce ne sont pas les meilleurs raisins de Champagne qui font un Dom Pérignon, c’est le travail de sélection et d’affinage.» L’histoire lui a donné raison. En 1998, un accord international interdit la pêche des esturgeons. Il est alors le premier à proposer du caviar d’élevage dans son catalogue. Une avance que ses rivaux mettront dix ans à combler.

Inventeur du Prozac naturel. Parallèlement, Armen Petrossian a entrepris de diversifier l’offre de la maison. Son objectif : susciter des achats en dehors des fêtes et attirer une clientèle qui n’a pas les moyens de dépenser entre 175 et 1 000 euros pour une boîte de 125 grammes de la précieuse denrée. Il investit d’abord dans des ateliers de fumaison à Angers pour enrichir son assortiment de poissons fumés avec de l’anguille, du hareng et des coquilles Saint-Jacques. Puis il se lance dans le foie gras, avant d’introduire truffes et vodkas dans son catalogue, des produits vendus sur Internet dès 1998. Ce gourmet, fin cuisinier, développe même une gamme sucrée avec du miel, des confiseries et des perles de chocolat, dont les boîtes s’inspirent de celles du béluga....

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Cristian Perria vainqueur de la coupe du monde des écaillers (L’Hotellerie)

Cristian Perria du Café de Turin à Nice (06) vient de remporter la perle d'or, la 1ère coupe du monde des écaillers qui s'est déroulé lors du 25e salon Agecotel. Organisé par Marcel Lesoille, record du monde de l'ouverture d'huitres creuses, Jacques et Laurent Pourcel en étaient les présidents d'Honneur. Réservé aux écaillers professionnels du monde entier, les candidats devaient réaliser un plateau de fruits de mer pour une personne. Bruno Thevenin de la ferme marine à Tassin (69) et Eric Gumpel du milano à Fréjus (83) ont obtenu la deuxième et la troisième place.

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Restos du coeur du Sud-Bassin : « en dessous du seuil de pauvreté » (Dépêche du Bassin)

Les bénévoles posent pour la photo de l'hiver 2012 durant quelques instants, avant de reprendre leur travail dans la bonne humeur.

Jusqu'à fin mars, une quarantaine de bénévoles fait tourner l'antenne des Restos du Coeur du Sud-Bassin. La solidarité est là, mais la misère reste aussi au rendez-vous….

(…)

Foie gras, huîtres et queues de langouste

Une misère grandissante certes, mais sur le Bassin, la solidarité bat son plein. Les collectivités, les entreprises - à commencer par les supermarchés - et les particuliers, donnent comme ils peuvent. Une aide précieuse qui, pour le moment, fait diminuer l'inquiétude quant au manque de moyens des Restos du Coeur sur le plan national. Ainsi, l'antenne du Sud-Bassin n'est pas à l'abri des belles surprises. Ainsi lors du jour de l'an, une association généreuse a fait parvenir plusieurs dizaines de kilos de foie gras, un ostréiculteur gujanais a fait don de nombreuses huîtres tandis qu'un supermarché a donné au centre des queues de langouste ! « Ils ont pu avoir un vrai repas de fête », sourit la responsable. D'Arcachon au Teich en passant par le Val de l'Eyre et le nord des Landes, les bénéficiaires des Restos n'ont plus de frontière. De plus, cette année, un camion aménagé se rend chaque semaine à Marcheprime et à Belin-Béliet pour apporter les vivres aux personnes nécessiteuses ne pouvant pas forcément se déplacer. Le conducteur Jean-Marie, aidé de plusieurs bénévoles, distribue les colis aux bénéficiaires. Mais pour profiter des dons de vêtements, jouets, livres et de la coiffeuse, ces derniers devront tout de même venir au centre testerin, de l'avenue de l'aérodrome, ouvert chaque lundi et jeudi de 14h à 17h.

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Retraités de la marine : des revendications nombreuses (Ouest France)

L'assemblée générale des pensionnés de la marine marchande, du commerce et de la pêche du Guilvinec a rassemblé 26 adhérents (dont de nombreuses femmes) au château de Kergoz, mardi 17 janvier. Les revendications de l'association présidée par Alain Porcher restent nombreuses. La fédération des retraités de la marine va entrer au conseil supérieur des gens de mer (66 membres, dont 3 pour les pensionnés). Mais, « ce n'est pas suffisant. Nous devons être présents au conseil d'administration de l'Enim (régime de retraite des navigants) », a exigé le président. Comptant 120 000 pensionnés pour 34 000 actifs, les retraités incarnent d'ailleurs une belle force numérique.

Revalorisation des petites pensions. L'association réclame l'augmentation des pensions des veuves de marins dont le montant est inférieur à 824 € mensuels, conformément aux améliorations accordées aux veuves du régime général de la sécurité sociale et de la mutualité sociale agricole. De nombreuses pensions, inférieures à un minimum vital décent, doivent en effet faire face à des charges mensuelles incompressibles, d'où une paupérisation croissante des titulaires des petites pensions de réversion.

Jeune marin victime d'un accident du travail. Les ayants droit d'un jeune marin victime d'un accident du travail, ne pouvant plus naviguer ni travailler à terre, se retrouvent sans ressources si le décès du marin n'est pas dû à l'accident du travail. Il faut revoir les périodes de validation.

Marins atteints d'une maladie à évolution lente (type amiante). L'association exige le droit au cumul de la pension de retraite anticipée et de la pension d'invalidité pour maladie professionnelle. Compte tenu d'une pathologie liée à l'activité antérieure du marin.

Marins ayant servi en Afrique du Nord de 1952 à 1962. La majorité de ces marins ont effectivement servi parmi les fusillés marins ou en groupe de protection et groupes mobiles de sécurité. L'association revendique la prise en compte de ces services dans le calcul de la retraite.

L'assemblée générale de l'association départementale se déroulera à Riec sur Belon, le 15 avril. Le congrès national 2012 aura lieu à Boulogne.

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Le 23 janvier 2012

Vente des 1e huîtres de Miyagi : Effet Fukushima ou effet Tsunami ?

10 mois après le tsunami du Tōhoku au nord-est du Japon, les flotteurs des filières à huîtres ont traversé le Pacifique et s’échouent maintenant sur les plages alaskiennes.

Pendant ce temps, les ostréiculteurs de Miyagi qui ont réussi à relancer leurs activités avec les moyens du bord, vendent leurs premières huîtres avec 1 an d’avance !

Effet Fukushima ou effet Tsunami ?

Les ostréiculteurs français de l'époque "Résur" connaissent la réponse. C'était le temps des huîtres de 18 mois vendables !!!

Suite... Renaissance de l'huître....




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FARNET Guide n ° 5 : Diversification des zones de pêche

Diversification des zones de pêche

Les défis socioéconomiques que connaît aujourd’hui le secteur européen de la pêche exigent le déploiement d’un large éventail de mesures en vue d’améliorer les sources de revenus des pêcheurs et de leur famille ainsi que d’autres habitants des communautés de pêche.

L’Axe 4 du Fonds européen pour la pêche (FEP) a ici ouvert une piste : la diversification économique des zones de pêche.

L’Axe 4 soutient « le développement durable des zones de pêche » au travers de stratégies élaborées par des partenariats locaux représentés au sein de groupes d’action locale pêche (FLAG). Ces stratégies peuvent inclure des activités leur permettant de diversifier l’économie de leur territoire et d’offrir aux communautés de pêche des emplois et des revenus supplémentaires . Certaines stratégies FLAG se limitent à faire référence, d’une manière générale, à la diversification ; dans d’autres, le partenariat présente déjà sa vision préliminaire de l’orientation à donner à ces activités de diversification. Dans les deux cas, la diversification peut porter sur des activités concernant exclusivement les pêcheurs ou concerner des stratégies plus générales à mettre en œuvre dans tout le territoire de pêche.

Le présent guide s’adresse aux FLAG qui ont fait de la diversification un des objectifs de leur stratégie ainsi qu’aux bénéficiaires potentiels souhaitant mener à bien des projets de diversification.

Le guide s’articule autour de trois grands chapitres:

> Dans le 1e chapitre, nous présentons les questions fondamentales en rapport avec la diversification des zones de pêche ; il s’agit de questions que se poseront de nombreux FLAG au moment de préparer ou de réorienter leur stratégie ainsi que dans le cadre de leur coopération avec les promoteurs de projet et lors du processus de sélection de projets;

> Le 2e chapitre expose un large éventail d’activités de diversification pouvant être intégrées dans une stratégie de diversification des zones de pêche ; ce chapitre sera illustré de nombreux exemples issus de pratiques actuelles de développement local ;

> Enfin, dans le 3e et dernier chapitre, nous passerons en revue certains aspects clés que le FLAG doit prendre en compte pour diversifier avec succès sa zone de pêche.

Le lecteur trouvera également dans ce guide des références et des liens utiles

Pour télécharger le guide, cliquer Farnet

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Le 21 janvier 2012

Ria d'Etel : retour à la normale (France 3 Bretagne)

Toutes les huîtres et les coquillages de la Ria d'Etel de nouveau commercialisables. Le préfet a levé l'interdiction de pêche et de commercialisation des coquillages et des huîtres de la Ria d'Etel.

Ria d'Etel : les coquillages de nouveau consommable Voir cette vidéo

L'interdiction de vente de coquillages pour 5 ostréiculteurs de la Ria d'Etel est levée. Trop tardivement pour l'équilibre de ces exploitations. Les ostréiculteurs ont à la fois souffert de l'interdiction mais aussi de la crainte du consommateur durant la période des fêtes.

Au grand soulagement des professionnels, le préfet du Morbihan a levé totalement l'interdiction concernant la pêche et la commercialisation des coquillages et huîtres dans la ria d'Etel. Cette interdiction était en vigueur en partie depuis le naufrage du cargo maltais TK Bremen à la mi-décembre.

"Les mesures prises par l'Etat pour traiter les conséquences sanitaires de l'échouement du TK Bremen (...) ont contribué à la parfaite restauration de la qualité sanitaire des coquillages de la ria", indique un communiqué de la préfecture. "C'est pourquoi l'interdiction de pêche professionnelle pour l'ensemble des coquillages de la ria, fouisseurs et non fouisseurs, est levée", précise le communiqué.

Prise au lendemain de l'échouement du cargo sur une plage d'Erdeven, tout près de l'embouchure de la ria d'Etel, l'interdiction de pêche et de commercialisation des coquillages et huîtres avait été progressivement levée mais restait en vigueur sur certains secteurs, les plus proches géographiquement de la côte.

En dehors des pêcheurs à pied, une cinquantaine de professionnels élèvent des huîtres creuses dans la ria d'Etel, un site préservé très apprécié des touristes pour ses plages de dunes sauvages, ses sentiers de randonnées et ses ramifications aquatiques à l'intérieur des terres.

Cette interdiction avait eu de lourdes conséquences économiques pour un certain nombre d'entre eux car elle intervenait à quelques jours des fêtes de fin d'année, temps fort des ventes.

Le chantier de découpage et d'évacuation du cargo sinistré arrive quant à lui à son terme et l'ensemble du site devrait être déblayé dans les prochains jours, selon la préfecture du Morbihan.

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Pertuis charentais : Le parc marin est à portée de main (Sud Ouest)

Dès à présent, la ministre de l'Écologie et du Développement durable est en mesure de créer le parc naturel marin estuaire de la Gironde-pertuis charentais. Et, très certainement, Nathalie Kosciusko-Morizet signera le décret avant l'élection présidentielle. Les préfets de Vendée, de Gironde et de Charente-Maritime et le préfet maritime de l'Atlantique lui ont transmis leurs rapports avant Noël.

Cela fait trois ans que la mission d'étude a lancé ses travaux pour délimiter cet espace de 6.500 kilomètres carrés et 700 kilomètres de côte, où le développement économique devra être cohérent pour ne pas altérer la nature. Le parc s'étire ainsi de la commune vendéenne de Talmont-Saint-Hilaire, au nord, jusqu'à la façade littorale médocaine de Grayan-et-l'Hôpital, au sud, et il pénètre dans l'estuaire de la Gironde jusqu'à Macau et Bayon-sur-Gironde.

La concertation n'est pas toujours allée de soi. Mais la mission a cependant pu définir les grands principes d'action du parc et organiser la répartition des 57 sièges de son conseil de gestion, lequel en sera l'instance décisionnaire. Plus un seul projet maritime ne sera désormais engagé sur ce territoire sans qu'il ait rendu son avis.

10 000 commentaires

À propos d'avis, la consultation publique requise par la procédure a été séquencée en deux temps. D'abord, l'enquête publique. Le commissaire enquêteur a émis un avis favorable. 1 200 personnes lui ont écrit ou se sont présentées à la trentaine de permanences qu'il a tenues. 10 000 observations ont été collectées. « Lors des enquêtes, les gens viennent souvent pour râler et, en l'occurrence, on ne peut pas dire que ces observations expriment une grande adhésion, mais plutôt une adhésion partagée, indique le chef de mission, François Colas. Les remarques qui reviennent souvent sont "Un parc au périmètre trop étendu" et "Un trop grand conseil de gestion". On remarque aussi une forte mobilisation des pêcheurs de loisirs embarqués. »

Deuxième séquence : la consultation des 216 organismes concernés par le parc. Dont 117 communes littorales, une vingtaine de groupements de communes, les Pays, les Conseils généraux, les trois Régions (Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine), les organisations professionnelles telles que les comités régionaux conchylicoles, les comités régionaux des pêches, les établissements publics de protection de la nature, les directions des services de l'État.

Rochefort a voté contre

« Sur cet ensemble, le projet a recueilli 70 % d'avis favorables.....

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A Arcachon, l’ostréiculture fait jaser…. 68 commentaires suite à l’article de Sud-Ouest : Ostréiculture : « il faut vendre moins, mais vendre mieux… »

Olivier Laban, président des ostréiculteurs du bassin d'Arcachon, dresse le bilan commercial des fêtes et appelle à la revalorisation régulière du prix des huîtres....

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Marennes : Un interlocuteur pour les travailleurs saisonniers (Sud Ouest)

Pas superstitieux les responsables du Groupement local d'employeurs Marennes-Oléron (Glemo) qui, pour leur 13e année d'existence, avaient convié vendredi 13, à la salle de réception de la mairie, employeurs et employés à la traditionnelle galette des Rois.

Ça a été l'occasion, pour le président Alain Barcat, de faire le point sur cette structure qui compte aujourd'hui plus d'une centaine d'entreprises adhérentes, pour un équivalent temps plein de 70 emplois avec des pointes en été de 170, et une cinquantaine en hiver.

« Cela permet notamment aux salariés de n'avoir qu'un seul contrat de travail et qu'un seul interlocuteur avec le Groupement tout en travaillant dans plusieurs entreprises. Nous nous appliquons à compléter leur temps de travail saisonnier afin de leur permettre de signer des contrats à durée indéterminée. »

Des avantages partagés

Outre ces avantages pour les salariés, les entreprises y trouvent aussi leur compte « en retrouvant tous les ans des employés qu'elles ont déjà formés. On capitalise ainsi sur la formation et sur la connaissance de l'entreprise par les salariés et tout cela à prix coûtant puisque nous sommes une association ».

Autre avantage non négligeable, le Glemo permet aux salariés une multicompétence sur un territoire où les emplois saisonniers (ostréiculture, tourisme) sont assez nombreux, « comme il permet à de petites entreprises de partager des emplois comme secrétaire comptable ou qualiticienne qu'elles ne pourraient embaucher à l'année », précise Alain Barcat. « Nous allons, depuis un an, dans le sens de l'optimisation de l'emploi. »....

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Huître de Gironde : Un cadeau empoisonné ? (Sud Ouest)

Faut-il pêcher les huîtres de l'estuaire de la Gironde, fussent-elles faiblement contaminées au cadmium ? Des ostréiculteurs sont contre, d'autres pour. Le projet reste en suspens

Les ostréiculteurs de Marennes-Oléron pêcheront-ils jamais des huîtres de l'estuaire de la Gironde ? Rien n'est moins sûr.

Ces huîtres de gisements naturels sont chargées de cadmium, un métal lourd qui les rend impropre à la consommation. Mais, en aval, plus on s'éloigne du lit du fleuve et plus on avance dans le temps, plus la concentration fléchit pour se rapprocher des normes autorisant la mise en vente des creuses. Ainsi, après une transition par des zones saines, le produit parvient finalement à satisfaire aux exigences de la sécurité sanitaire. Une sorte de quarantaine salutaire qui est démontrée scientifiquement.

Le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes y voit une aubaine pour compenser la baisse de production, celle qui résulte des surmortalités des jeunes huîtres.

Feu vert de l'administration

Gérald Viaud est donc parti en croisade. Il a rallié à sa bannière les services de l'État, afin qu'ils autorisent une réouverture encadrée de ces gisements naturels d'huîtres. Sous réserve du respect d'un protocole strict de pêche et de décontamination, l'Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses, ex-Afssa), la Direction des territoires et de la mer, et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) ont donné leur accord.....

(....)

Pression des opposants

Pourquoi l'attentisme prend-il le pas sur l'enthousiasme ? Selon Gérald Viaud, « le Grand Port maritime de Bordeaux annonce de gros travaux. Je crains qu'ils ne remettent de mauvaises boues en suspension. » Mais, outre la rumeur des dragues et des pelleteuses, le bruit que son projet propage dans les cabanes lui est aussi revenu aux oreilles.

(...)

« Un risque pour l'image »

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Anne Tréguer, la toquée, cuisine dans le bus (Ouest France)

La journaliste de radio va animer des ateliers culinaires itinérants. Sa recette : mélanger les âges, les gens et les aliments. Un voyage gourmand sur les routes du Finistère-Sud.

Portrait

« C'est un projet qui mijote depuis longtemps. » Journaliste à France Bleue Breizh Izel depuis 19 ans, Anne Tréguer retourne aux fourneaux. Mais pas comme certains l'entendent. « Mon métier me plaît toujours mais j'avais envie de faire autre chose. J'ai suivi une formation en diététique à Rennes et j'ai décidé de créer ma propre entreprise : Toques & bus. L'idée : animer des ateliers de cuisine dans un bus. »

Désormais à temps partiel à la radio, Anne Tréguer donne, en fin de semaine, des cours dans les écoles, les entreprises ou les maisons pour tous. « Je mélange les enfants du centre de loisirs avec les clubs du troisième âge. Vous ne pouvez pas vous imaginer tout ce que les gens racontent en épluchant les légumes : la guerre, l'amour, l'enfance. »

Vies en tranches....

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Radio Canada : Du Mékong à nos assiettes

Une heure sur terre

Reportage de Radio Canada

Le pangasius, un poisson à chair blanche, est très populaire depuis quelques années dans nos épiceries. Mais, saviez-vous qu'il provient du Vietnam? Son coût d'élevage minime en fait une espèce très rentable dans le delta du Mékong....


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Aquaculture – L’élevage des tilapias : Une nouvelle approche génétique de sélection des mâles (ecolomagazine)

L’élevage des tilapias n’est rentable que s’il porte uniquement sur des populations mâles. Mais les méthodes d’inversion hormonale utilisées pour produire de telles populations présentent de nombreux inconvénients. Le Cirad explore depuis plusieurs années une approche génétique. Il vient de découvrir le moyen de sélectionner très tôt des géniteurs à descendances mâles grâce à un gène présent dans la tête des alevins.

Chez le tilapia, le contrôle du sexe est une préoccupation majeure pour les producteurs. Les mâles grossissent plus vite que les femelles, et ces dernières font des petits tous les mois dès l’âge de 4 mois. L’utilisation de populations monosexes mâles permet donc d’optimiser la croissance des animaux en élevage et la transformation de l’aliment. Cependant, ces populations sont principalement produites par des techniques d’inversion hormonale, qui soulèvent bien des questions pour l’environnement et le consommateur. Afin de trouver une alternative à ces pratiques, une équipe du Cirad propose deux approches, l’une environnementale, qui repose sur l’effet masculinisant des fortes températures, l’autre génétique, qui passe par l’utilisation de géniteurs à descendances monosexes mâles, les mâles YY.

Produire des populations monosexes

Pour sélectionner les mâles YY, à descendances monosexes mâles, il faut faire appel à des approches indirectes comme le testage sur descendances, car il n’existe pas de chromosomes sexuels différenciés chez la plupart des poissons. En analysant le sex-ratio d’une descendance, on peut identifier le génotype sexuel (XX, XY, YY) de ses parents. Seul problème : pour sexer les descendants, et donc identifier les parents intéressants, il faut attendre 4 à 5 mois. Tous les laboratoires travaillant sur le tilapia recherchaient donc dans les gonades des marqueurs moléculaires qui permettraient un sexage précoce, efficace et simple.

Un gène dimorphique lié au sexe dans la tête des alevins

L’équipe du Cirad a eu l’idée de regarder dans la tête des alevins. Elle y a trouvé un gène considéré jusque-là comme typiquement gonadique chez tous les vertébrés, qui présentait un énorme dimorphisme d’expression lié au sexe, beaucoup plus précoce dans le système nerveux central que dans les gonades. En utilisant des mélanges de populations monosexes mâles et monosexes femelles, elle a constitué des lots de différents sex-ratios connus (100 % de femelles, 75 %, 50 %, 25 % et 0 %) et a réalisé, en aveugle, un sexage moléculaire sur chacun des lots d’alevins âgés de 14 jours. Le reste de chaque lot était conservé et sexé à 4 mois par la technique classique. Les sex-ratios identifiés à 14 jours correspondent à 100 % à ceux trouvés à 4 mois.

C’est une nouvelle étape franchie pour un contrôle du sexe chez le tilapia par des approches respectueuses du consommateur et de l’environnement.

L’élevage des tilapias en Tunisie :

L’aquaculture en Tunisie regroupe les activités piscicoles (élevage de poissons essentiellement…) et conchylicoles (élevage de coquillages, en majorité huîtres et moules ainsi que palourdes à moindre degré).

L’élevage du tilapia commence à se développer dans les barrages du centre du pays et dans les oasis du sud tunisien intégré aux cultures géothermales.

Référence : Cirad

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Aquaculture – Polémique sur le poisson bar (defimedia)

Les avis sont partagés sur l’élevage en aquaculture.

Les opinions divergent.

L’origine : l’élevage du poisson bar dans nos lagons. D’un côté, le ministre de la Pêche et de Rodrigues, Nicolas Von Mally, qui insiste sur le fait que cette démarche est sans risques, de l’autre, l’océanographe Vassen Kauppaymuthoo, qui, lui, affirme que le ministre est «mal conseillé».

Notre écosystème ne sera pas en danger avec l’élevage du poisson bar. C’est ce qu’estime le ministre Von Mally. « Certaines personnes, dit-il, font de la démagogie à ce propos», s’insurge-t-il. C’est vrai que le poisson bar est un carnivore, avance le ministre, comme 90 % des poissons. Il n'est pas plus dangereux que les autres ». Il n’y a pas de quoi s’inquiéter, dit le ministre, le poisson bar n’est pas dangereux. « Je déplore que certains ne veulent pas que le secteur de l’aquaculture aille de l’avant » avoue Nicolas Von Mally.

« L'élevage de bar est risqué. » Vassen Kauppaymuthoo est clair. Il avance que la flore et la faune de nos lagons ne sont pas prêtes à accepter la présence du bar, car c’est un prédateur dangereux. Il serait alors en haut de la chaîne alimentaire. De plus, l'aquaculture attire les requins dans le lagon. C'est le cas à La Ferme Marine de Mahébourg (FMM) où les cages sont attaquées et les ombrines s'échappent », rétorque l'océanographe Vassen Kauppaymuthoo.

Néanmoins, pour défendre l'aquaculture, Nicolas Von Mally assure que les Mauriciens qui se lancent dans ce créneau auront plus de revenus qu'en allant à la pêche. Il estime que l'élevage de poisson est pour la pêche, parallèlement de ce que l'agriculture est à la chasse ou à la cueillette.

Ces arguments sont démentis par Vassen Kauppaymuthoo. Celui-ci déclare que les pêcheurs peuvent mieux gagner leur vie allant à la pêche. Celle-ci, dit-il, est une ressource gratuite alors qu’être employé dans une ferme marine ne l’est pas. Il dénonce également la privatisation du lagon qui découlerait de la multiplication des cages en mer. « Nous allons en payer les frais si nous allons de l'avant avec l'aquaculture », conclut-il.

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TK Bremen. L'heure des indemnisations (Le Télégramme)

Depuis hier, la pêche professionnelle est de nouveau autorisée pour tous les coquillages de la ria d'Étel. Pour les ostréiculteurs et les producteurs de coques ou de palourdes, l'heure est maintenant aux indemnisations.

Le chantier de déconstruction du TKBremen sur la plage de Kerminihy, à Erdeven, où il s'est échoué le 16décembre dernier, est pratiquement terminé. En attendant un dernier coup de cisaille symbolisant la fin du chantier qui sera donné lundi après-midi, l'entreprise néerlandaise Euro Demolition va commencer le nettoyage du site. À quelques centaines de mètres de là, dans la ria d'Étel, une bonne nouvelle est tombée, hier, sous la forme d'un arrêté préfectoral levant l'interdiction de pêche professionnelle pour l'ensemble des coquillages.

Six victimes principales

Cette interdiction, prise dès le matin de l'échouement, a principalement touché six ostréiculteurs qui se sont vu interdire de prélever leurs huîtres jusqu'au 4 janvier, pour la moitié d'entre eux, et jusqu'à hier, pour les trois autres. S'ils ont pu tout de même commercialiser leurs huîtres déjà placées en bassins insubmersibles, ainsi que celles prêtées par des collègues, tous ceux-là ont perdu gros. «J'ai quatre tonnes à la côte, dont trois qui devaient partir troisjours après l'échouement», indique Anne-Gildas Portanguen, une des six principales victimes. Les «200 à 300kg» prêtés par un collègue n'ont pas compensé la perte, loin de là.

Une quarantaine de dossiers distribués....

Comme ses collègues, Anne-Gildas a récupéré un dossier d'indemnisation, vendredi. JeanMahéo, le président du syndicat local, en a distribué une quarantaine. Mais tous ne les rempliront pas. En dehors des six qui ont eu des interdictions de prélèvement sur leurs parcs, les plus touchés sont ceux qui font de l'expédition, victime d'une image dégradée. Jean Mahéo cite un expéditeur ayant perdu «60% de son chiffre d'affaires». Mais pour d'autres, notamment ceux qui vendent au détail localement, c'est beaucoup moins. Donc, «ce sera à chacun de voir avec son expert-comptable si ça justifie de remplir un dossier».

Les producteurs de coques et de palourdes aussi....

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TK Bremen : levée totale de l’interdiction sur les huîtres d’Etel (AFP)

Le préfet du Morbian a levé jeudi totalement l’interdiction concernant la pêche et la commercialisation des coquillages et huîtres dans la ria d’Etel, encore en vigueur pour partie depuis le naufrage du cargo maltais TK Bremen à la mi-décembre.

"Les mesures prises par l’Etat pour traiter les conséquences sanitaires de l’échouement du TK Bremen (...) ont contribué à la parfaite restauration de la qualité sanitaire des coquillages de la ria", indique un communiqué de la préfecture.

"C’est pourquoi l’interdiction de pêche professionnelle pour l’ensemble des coquillages de la ria, fouisseurs et non fouisseurs, est levée", précise le communiqué.

Prise au lendemain de l’échouement du cargo sur une plage d’Erdeven, tout près de l’embouchure de la ria d’Etel, l’interdiction de pêche et de commercialisation des coquillages et huîtres avait été progressivement levée mais restait en vigueur sur certains secteurs, les plus proches géographiquement de la côte....

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Antibactérien, résistant et recyclable, le cuivre pourrait remplacer les filets en polymères. Une première exploitation de loups de mer en Europe opte pour ces avantages.

L’aquaculture ne cesse de se développer partout dans le monde, accompagnant la hausse continue de consommation des poissons et fruits de mer, aliments stars des assiettes de Noël (+65 % en 50 ans*)...... (....) Mais comment améliorer leurs conditions de production ? Depuis quelques années, plusieurs exploitations aquacoles dans le monde utilisent des cages en alliages de cuivre pour l’élevage du saumon et d’autres espèces. Les résultats obtenus sont très concluants : les poissons se développent nettement mieux. Naturellement antibactérien, le cuivre prévient l’encrassement des filets, ce qui a pour effet de diminuer la mortalité des poissons (-10 %) et d’améliorer leur qualité. Depuis cet été, une première exploitation européenne située dans le détroit des Dardanelles utilise des cages en cuivre pour améliorer sa production de loups de mer.

Les 3 défis de l’aquaculture du XXIe siècle : qualité, santé, environnement

La consommation mondiale de poissons et fruits de mer a augmenté de 65 % depuis les années 60 pour atteindre 17 kilos par habitant à la fin des années 2000*.....

(....)

Pour répondre à la demande tout en maintenant la qualité, l’aquaculture doit aujourd’hui faire face à 3 défis : la hausse des volumes (la production a crû de 71 % en 10 ans et le mouvement se poursuit), l’amélioration des conditions sanitaires d’élevage, et enfin la diminution des impacts environnementaux (préservation du milieu aquatique, réduction des déchets, respect de la biodiversité).

Cages d’élevage en cuivre : des résultats remarquables pointant des bénéfices multiples

Le cuivre ayant l’avantage d’être naturellement antibactérien, plusieurs élevages aquacoles en Australie, aux Etats-Unis et au Japon ont remplacé leurs traditionnels filets en polymères par des cages constituées d’un maillage en cuivre ou alliage de cuivre. Celles-ci sont même utilisées depuis 25 ans au Chili, pour l’élevage de différentes espèces. Les retours d’expérience font état de résultats sans appel : le cuivre influe positivement sur la qualité et la quantité des poissons produits, mais aussi sur les conditions sanitaires d’élevage et l’environnement.

Par ses propriétés naturellement antibactériennes, le cuivre enraye le développement des boues microbiennes qui encrassent les filets et prévient l’apparition de parasites et agents pathogènes susceptibles d’infecter les poissons.

Conséquences :

  • L’absence d’algues sur les parois facilite la circulation de l’eau et le maintien d’un taux d’oxygénation optimal pour le développement des poissons
  • Les antibiotiques et les produits de traitement phytosanitaires éventuellement polluant peuvent être réduits
  • Plus résistantes, les cages en cuivre empêchent la fuite des poissons d’élevage et un croisement avec les espèces sauvages, préservant l’écosystème naturel
  • Elles sont beaucoup plus durables que les filets en polymères : leur solidité permet de les remplacer moins souvent et les cages usagées peuvent être revalorisées facilement, le cuivre étant 100 % recyclable
  • Elles permettent de réduire les déchets habituellement liés à l’encrassement des filets (NB : l’industrie aquacole génère environ 170.000 m3 de déchets/an)

Etudes de cas : la ferme Van Diemen Aquaculture en Tasmanie (Australie)

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L’aquaculture européenne s’ouvre au cuivre

Fort des résultats obtenus par les fermes déjà équipées, le détroit des Dardanelles est devenu cet été le premier site européen à accueillir des cages d’aquaculture en alliage de cuivre. Installée à 50 mètres de profondeur, elles permettent un stockage de 15.000 loups de mer européens, soit une capacité de production de 4,5 tonnes. Dans ce passage maritime reliant la mer Egée à la mer de Marmara (Turquie), les conditions météorologiques sont souvent difficiles avec parfois des creux de vagues de 3 à 5 mètres. Les attaques de prédateurs tels que les requins et les phoques sont également fréquentes, ce qui nécessite l’utilisation d’un matériel solide et durable.

Demain, une utilisation accrue des cages en cuivre pourraient permettre d’explorer de nouvelles zones de production, à l’écart des régions côtières : leur résistance aux courants marins du large et aux aléas climatiques rendent possible l’élevage en haute mer.

*Chiffres 2008, FAO, organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

**Cage en cuivre UR30 développée par la société chilienne EcoSea

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Le 20 janvier 2012


Les habitants de Saint-Coulomb et Cancale se sont fortement mobilisés en découvrant avec stupeur une enquête publique portant sur deux importants projets mytilicoles.

Surprise

Les formes avaient été respectées : annonce légale et affichage à la porte des mairies de Saint-Coulomb, Cancale (aussi à Saint-Malo et Saint-Méloir)... Mais personne n'était au courant de l'enquête publique (13 décembre 13 janvier) avant la publication d'un article dans Ouest-France.

285 hectares

L'enjeu : deux projets de création sur le domaine public maritime d'élevages de moules « en filières ». 85 ha à Saint-Coulomb, au large de l'anse du Guesclin (1 890 m de long sur 450 m de large). Et 200 ha mitoyens, à l'ouest de la pointe du Grouin à Cancale (2 km sur 1 km près de la Basse du Nid).

En immersion

La différence est considérable avec les moules de bouchots, élevées sur des pieux qui se découvrent à marée basse comme en baie du Mont Saint-Michel. Là, il s'agit d'immerger les coquillages en permanence (voir infographie). Après quatre années de mise en place progressive, les professionnels espèrent obtenir 200 à 300 tonnes pour le premier projet (50 filières de 100 m chacune). Pour le second (150 filières) : 1 000 tonnes.

Plus de 3 000 réactions

À Saint-Coulomb, le maire Jean Mainguené a orchestré une réunion publique le 6 janvier. Les porteurs du projet y ont été en difficulté face à plus de 400 personnes hostiles. Il y a eu aussi un vote unanimement défavorable du conseil. Et au final, quelque 3 000 opposants (1 764 par pétition sur Internet, 750 par lettres type, et 511 par signatures).

À Cancale, c'est l'opposition qui a pris l'initiative, en déplorant la passivité de la majorité municipale. Environ 300 personnes se sont réunies le 12 janvier dans un esprit moins houleux, mais il est vrai que les porteurs du projet avaient décliné l'invitation.

Les « pour »...

Les « contre »....

L'environnement...

... et la vue ?...

La procédure

La synthèse des enquêtes publiques prendra un mois, la commission paritaire des cultures marines et la commission nautique locale seront consultées, avant que le préfet ne se prononce.

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Le 19 janvier 2012

Mortalité des huîtres. Mesures en faveur de l’ostréiculture 2011

Afin de venir en aide aux exploitations ostréicoles touchées de nouveau par une surmortalité exceptionnelle de naissains et de demi-élevage en 2011, 3 mesures ont été mises en place : une indemnisation des pertes de fonds, une aide à l’allègement des charges financières (FAC), l’exonération des redevances domaniales.

Textes de référence :

  • Circulaire DPMA/SDAEP/C2011-9636 du 6 décembre 2011 et décision FRANCEAGRIMER AIDES/GECRI/D2011-44 du 1e décembre 2011. Aide notifiée à la Commission européenne au titre des aides d'Etat. Pour télécharger la circulaire, cliquer Légifrance
  • Exonération des redevances domaniales en faveur des exploitations ostréicoles touchées par une surmortalité exceptionnelle de naissains et ou de demi-élevage en 2011 : décision conjointe des ministères chargés du budget et de l’agriculture en date du 23 septembre 2011

Mesures en faveur de l’ostréiculture 2011… Contacter CRC et/ou DDTM

Dépôt des dossiers avant le 10 ou le 15 février 2012 dans les départements ci-dessous :

  • Morbihan, cliquer Ici
  • Finistère, cliquer Ici
  • Manche, cliquer Ici
  • Charente-Maritime, cliquer Ici
  • Hérault, cliquer Ici

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EFSA. Avis scientifique sur le norovirus dans les huîtres

L'autorité sanitaire européenne (EFSA) vient d'émettre un "Avis scientifique sur le norovirus (NoV) dans les huîtres : les méthodes, les limites et les options de contrôle"

Conclusion générale :

La mesure de santé publique la plus efficace pour contrôler les infections au norovirus est d'élever les huîtres dans des zones non contaminées aux matières fécales en raison de l'inefficacité des techniques de traitement actuelles.

Le Groupe a recommandé que les mesures de contrôle pour les norovirus dans les huîtres devraient tendre à éviter la contamination par des matières fécales, soit prévenir la contamination humaine dans les zones de production de mollusques, ou en restreignant la récolte commerciale dans les zones contaminées aux matières fécales. En outre, des études complémentaires sont nécessaires pour établir et optimiser l'efficacité de la dépuration et de relayer pour la réduction de NoV en utilisant la méthode standardisée du CEN. (Traduction google)

Pour plus d'informations cliquer : EFSA

Pour télécharger l'avis, cliquer EFSA

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Activités maritimes de la Vendée en 2009

Monographie 2009 : L’activité maritime dans le département de la Vendée

La délégation à la mer et au littoral a publié en 2011 le rapport d'activité 2009 de l'activité maritime.

Pêche. Avec 273 navires de pêche, pour environ 819 marins, l’activité de pêche maritime engendre dans le département de la Vendée un chiffre d’affaires de l’ordre de 49 millions d’euros pour une production de 12 026 tonnes….

Conchyliculture. La Vendée constitue un département à l’identité forte qui se retrouve dans ses deux bassins de production conchylicole.

Le premier bassin s’étend majoritairement sur la partie vendéenne de la baie de Bourgneuf. L’ostréiculture s’y est progressivement développée depuis 1947, principalement par la culture de l’huître creuse portugaise avant l’apparition de la maladie qui anéantit complètement la production en 1965. Depuis les années 1970, la relance de l’ostréiculture s’est faite par l’introduction de l’huître creuse japonaise, Crassostrea gigas.

Le second bassin regroupe, quant à lui, le sud du département de la Vendée, dont la proximité géographique avec la Charente-Maritime explique les liens. Les exploitations y sont moins étendues et se concentrent particulièrement en Baie de l’Aiguillon avec une prédilection pour la mytiliculture. Historiquement, la culture des moules remonterait en France au 13ème siècle et l’installation des bouchots sur le côté vendéen de la baie de l’Aiguillon est chose acquise en 1844. Aujourd’hui encore, la baie de l’Aiguillon demeure une grande région d’élevage, avec ses plantations de bouchots qui composent des alignements spectaculaires, sur une longueur totale de plus de 500 km. La Vendée, dans son ensemble, comporte un certain nombre d’atouts qui la classe parmi les premières régions conchylicoles.

Pour télécharger le document, cliquer Vendée

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"Vaimos", le voilier intelligent de l'Ifremer

Source : Le Télégramme : Voilier scientifique. "Vaimos", le drone à voile de l'Ifremer, interrompt sa navigation

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Sous les Halles de Challans, les Merlet tirent leur révérence (Ouest France)

Régis et Guylaine Merlet vous saluent bien ! Ce couple d’ostréiculteurs de Beauvoir-sur-Mer, qui tiennent un banc réputé sous les Halles, place Briand à Challans, font valoir leurs droits à la retraite.

Le couple a créé cette entreprise familiale pour produire bon an, mal an, 20 à 25 tonnes d’huîtres. Et comme ils sont éleveurs-expéditeurs (vente directe du produit, statut de plus de 80 % des ostréiculteurs de la baie de Bourgneuf), ils tenaient le banc sous les Halles du marché de Challans depuis presque quinze ans. Ils arrètent arrêtons à la fin du mois.

Le banc sera assuré au début du mois prochain par Nicolas et Cinthya Burgaud. Les Burgaud, ce sont plusieurs générations d’ostréiculteurs à Beauvoir ! Ils ont le même profil, à savoir une entreprise familiale. «Mais nous, notre entreprise, elle disparaît avec la retraite. Vous savez, l’ostréiculture prend un peu le chemin de l’agriculture : certains disparaissent, d’autres grossissent ! réagit Régis Merlet. Personnellement, je n’ai jamais manqué d’huîtres. J’en ai toujours eu à vendre. Bon, c’est peut-être mon avantage, j’ai toujours travaillé avec le captage naturel pour le naissain. Bon, j’ai vu le métier évoluer, progresser aussi… Cette crève plusieurs années de suite, je l’ai pas trop mal vécu. Aujourd’hui, on n’est pas en surproduction, mais en production. Maintenant, je retourne le problème : s’il n’y avait pas eu cette crève qui a provoqué cette crise, où en serions-nous aujourd’hui ?…» Philippe GILBERT.

Reportage complet ce jeudi dans les pages Challans de Ouest-France

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Le 18 janvier 2012

Pour développer les huîtres de pleine mer (France 3 Poitou-Charentes)

C'est l'épilogue d'une longue bataille entre ostréiculteurs et plaisanciers et de 10 ans de travail sur le dossier, le préfet de la Charente- Maritime a signé l'autorisation pour la mise en place d’un parc de près de 400 hectares au large de l’ile d’Oléron.

Les huitres en filière au large d'Oléron…. Voir cette vidéo

Un champ de filières ostréicoles sera progressivement installé en mer au large d'Oléron pendant les sept années à venir. Environ 400 filières pour l'élevage des huîtres ou des moules seront installées progressivement sur sept ans. Toutes les étapes de la production seront ainsi réalisées en Charente-Maritime.

Cette nouvelle orientation prise par certains ostréiculteurs de Marennes-Oléron vise à lutter contre la surmortalité des naissains et à rapatrier toute la chaîne de production en Charente-Maritime. Ces huîtres Marennes-Oléron, élevées en plein mer, n'iront plus grandir dans les eaux plus froides de Normandie, de Bretagne ou d'Irlande.

Cette technique des filières est déjà utilisée dans d'autres bassins ostréicoles français.

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Nouvelle-Calédonie. Élevage de langoustes et de pétoncles

Par Nouvelle-Calédonie 1ère

Après l’élevage de bèche de mer, gros plan à présent sur celui des langoustes et coquillages !

Pour cela, une ferme aquacole a été créée à la Foa. Découverte de cette grande première.


aquaculture langoustes et coquillages par NC1ere

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Le 17 janvier 2012

Guide pratique. Pourquoi et comment labelliser les produits de pêche et d’élevage ?

Pourquoi et comment labelliser les produits de pêche et d’élevage ?

Un guide pratique d'aide à la décision...

Par Marie Christine Monfort et Pascale Baelde

Le concept de durabilité est relativement récent et continue d’évoluer sous l’influence de nombreux facteurs sociétaux eux-mêmes en mutation, qu’ils soient économiques, politiques ou scientifiques. La durabilité est particulièrement difficile à appréhender dans l’industrie des produits de pêche et d’élevage. Qu’est ce qu’un poisson durable ? Quels sont les enjeux et les outils de la durabilité des produits de la mer ? Ces questions s’adressent aujourd’hui aussi bien aux exploitants de la ressource, aux acteurs du marché qu’aux gestionnaires de l’industrie.

La multiplication des labels sur les produits aquatiques provoque aujourd’hui hésitation chez les producteurs, doutes chez les intermédiaires et suspicion chez les consommateurs alors même qu’ils sont mis en place pour rassurer.

Pour une entreprise, s’engager dans une démarche de labellisation reste une stratégie marketing qui répond à un besoin de différenciation et de communication auprès du consommateur. Mais pour dire quoi ? Vers quelle cible ? Quel label pour vanter quelle valeur ? Jouer solo ou en groupe ? Quels bénéfices économiques espérer et quel impact financier craindre ?

Sur le marché français, les produits de la mer offrent de nombreuses possibilités de différenciation en raison à la fois de la grande variété de leurs attributs et de la diversité des attentes des consommateurs. La filière est activement entrée dans l’ère du marketing et de la différenciation.

Voir clair dans le maquis des labels

Ce rapport accompagne de façon pragmatique ceux d’entre vous qui ont besoin de mieux comprendre, au-delà des préjugés et idées reçues, ce que la labellisation peut leur apporter et de quelle manière. Dans l’absolu, il n’y a pas de démarche de labellisation qui soit supérieure aux autres ; il en est juste une qui convient mieux à votre cas particulier. L’ambition de ce guide est de vous accompagner dans le maquis des labels, en vous aidant à vous poser les bonnes questions et en vous faisant gagner un temps précieux dans vos réflexions et vos décisions.

La première partie du rapport évalue et resitue les enjeux de la labellisation pour les produits de la pêche et de l’élevage dans le contexte commercial, règlementaire et sociétal actuel et dégage les tendances.

Dans la seconde partie, le rapport décrit en détail la quinzaine d’approches possibles de type B2C pour les produits aquatiques sur le marché français, distinguant :

  • labels à proprement parlé (publics),
  • certifications privées,
  • marques collectives privées,
  • marques privées.

A qui s’adresse ce guide ?

Dirigeant d’une organisation de producteurs, d’un élevage aquacole, responsable marketing, R&D, commercial, mareyeur, importateur, exportateur, transformateur, chercheur, étudiant ou encore en charge de l’accompagnement des acteurs économiques de votre région.

Pour plus de renseignements, cliquer Guide Pratique

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Ostréiculture : La CFDT déplore l'abandon des salariés (Mensuel du Morbihan)

Un coup de gueule. Pour la CFDT, les salariés ostréicoles restent les oubliés de la crise majeure qui secoue la profession. Pour le syndicat, aucune mesure d'accompagnement n'a encore abouti. "On les a abandonnés."

Après presque trois années de présence auprès des salariés ostréicoles qui se retrouvent licenciés à cause de la crise majeure qui secoue la profession, les représentants de la CFDT Morbihan font entendre leur mécontentement. Ils déplorent un manque de volonté institutionnelle voire politique pour leur faciliter l'accès aux mesures d'accompagnement mises en place. Ou du moins, un déficit majeur de communication au sein de la profession qui, selon le syndicat, prive les salariés d'un suivi et de formations qui les aideraient à rebondir.

"Les salariés ostréicoles sont abandonnés. Ils restent les grands oubliés de cette crise", insistent Jean-Marc Thépaut et Nicolas Le Strat, respectivement secrétaire départemental et chargé de mission au sein de la CFDT. Une preuve ? La non publication d'une plaquette d'information qui leur était destinée et qui devait être diffusée l'année dernière sur tout le département. Ou bien encore l'achoppement au niveau régional d'une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) dont l'efficience commence à tarder.

Le CRC visé

"Tout est tombé à l'eau." La cause ? Un défaut de sensibilisation auprès des principaux intéressés : les salariés. "Les employeurs ne connaissent pas les possibilités de reclassement ou de suivi de leurs salariés", regrettent le syndicat impliqué. En ligne de mire, la chambre consulaire conchylicole.

Selon la CFDT, le Comité régional conchylicole (CRC) reste un frein majeur à la transmission de l'information à destination des salariés. Ce dont se défend son président, Hervé Jénot. "On a informé les chefs d'entreprise sur les mesures mises à disposition pour leurs employés. Je ne comprends pas la position de la CFDT. On ne va pas non plus se substituer aux services d'aide à l'emploi", souligne le représentant des ostréiculteurs.

Pour neutraliser ce blocage que pointe la CFDT, ses délégués se disent prêts à s'asseoir autour d'une table avec les représentants de la conchyliculture.

400 emplois supprimés....

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Cancale : Toujours des réactions sur le projet d'élevage de moules (Ouest France)

L'association des Amis du rivage de la baie réagit à son tour au projet d'élevage de moules sur filières (Ouest-France de mercredi). Pour elle, « la priorité va à la valorisation des moules de bouchots détruites en grande quantité sur le domaine public maritime, devant Le Vivier-sur-Mer et Cherrueix, écrit Pierre Lebas, son président. Après, on verra. »

Impliquée et en lien avec le collectif d'associations Vigibaie Manche Ille-et-Vilaine dans l'Opération Grand Site, Natura 2000, la Gestion intégrée de la zone côtière et le projet de Parc naturel marin, l'association réclame la coordination de toutes ces politiques, ces orientations, pour plus de cohérence. « Comment se prononcer sur ces deux projets, et donc sur la gestion du milieu marin, sans un minimum de travaux scientifiques ? Or, ils existent. Pour notre part, nous demandons une véritable gestion conchylicole intégrée avec un volet développement durable très affirmé. »

Marcelin Daniel, responsable de l'Association de la Côte d'Emeraude pour l'environnement et la qualité de la vie, veut « éviter les polémiques stériles qui n'aboutissent à rien en se respectant mutuellement. Cela ne peut se faire que...

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L'Ifremer teste à Brest "Vaimos", un drone à voile entièrement autonome (Eurosport)

L'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer a mis à l'eau mardi à Brest, Vaimos, un petit voilier entièrement autonome qui, dans l'avenir, sera chargé de faire des prélèvements dans des zones océaniques peu fréquentées, a constaté l'AFP.

"L'idée, c'est de faire un bateau de surveillance de l'océan, totalement autonome, qui pourrait naviguer dans des zones qui sont très peu couvertes par la pêche ou les lignes régulières de ferries, pour un coût relativement faible", a expliqué Olivier Ménage, ingénieur à l'Ifremer.

Vaimos (voilier autonome instrumenté de mesures océanographiques de surface) a été lancé depuis le port du Moulin Blanc, au fond de la rade de Brest. Il doit gagner la mer d'Iroise en franchissant le goulet, atteindre la baie de Douarnenez en début de soirée puis revenir au Moulin Blanc mercredi après-midi.

Le test porte sur une navigation d'un peu plus de 100 milles (185 km). Mais le drone de surface à propulsion à voiles, capable de naviguer entre 3 et 6 noeuds (5 et 11 km/h), sera suivi par un bateau accompagnateur tout au long de son périple.

"Pour l'instant, on lui donne une route à suivre constituée d'une série de +way points+ et lui se débrouille tout seul pour la navigation, notamment le réglage des voiles", a ajouté M. Ménage en précisant qu'une petite éolienne fournit l'électricité nécessaire à la consommation du bord.

Lancé en février 2011, le programme Vaimos a réuni l'Ifremer et l’équipe robotique ENSTA Bretagne (Ecole nationale supérieure de techniques avancées) autour de ce prototype construit sur la base d'une coque de Mini JI, le quillard de 3,65 m handivoile.

Il a nécessité 600 heures de travail pour une équipe de quatre personnes, pour un budget d'environ 20.000 euros....

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Natura 2000 en mer. 2012 année décisive (Le Télégramme)

Le programme d'actions Natura 2000 en mer devrait être validé pour la fin de l'année sur trois zones, de Penmarc'h à Trévignon. Ce dispositif fera du littoral cornouaillais un site pilote pour un développement des activités marines.

Trois zones. Natura 2000 en mer est en chantier en Cornouaille sud, de la pointe de Penmarc'h à la pointe de Trévignon sur trois zones. Les secteurs de Trévignon et des Glénan, sous la direction du même chargé de mission Pascal Ragot, sont des extensions maritimes des programmes Natura 2000 validés depuis 2006 pour la partie terrestre (dunes de Trévignon et archipel des Glénan). Le secteur des Roches de Penmarc'h est une création uniquement maritime dont la coordination est assurée par Sophie Lecerf. Trois comités de pilotage. Les comités de pilotage de Trévignon et des Glénan, présidés par Jean-Claude Sacré maire de Trégunc et Roger Le Goff maire de Fouesnant, se réunissent ensemble. Le comité de pilotage des Roches de Penmarc'h est porté par le Comité régional des pêches et présidé par le préfet maritime de l'Atlantique. Une première. Aucun Natura 2000 en mer, procédure créée en 2008, n'a pour l'instant été mené à son terme. La validation du dispositif pour la Cornouaille sud fin 2012 serait donc une première. Une année de chantier. L'élaboration de Natura 2000 se passe en trois temps: état des lieux, définition des objectifs de conservation et de gestion,....

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P. Gros (2010). Vers une pêche et une aquaculture viables dans un monde changeant

In: Dossier Scientifique de l'IFN, ed. by Bourillet, F., vol. 16, pp. 93–116, Ecole du Val-de-Grâce, Paris. Dossier Scientifique de l'IFN.

IFN Institut Français pour la Nutrition. Aliments de demain et santé : Réalités et fantasmes

Cliquer Ici

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La Bretagne veut vite tourner la page du "TK-Bremen" (Le Monde)

C'est une bataille contre les vagues et la météo. Et pour le moment, elle est en passe d'être gagnée. Jusqu'à mardi un anticyclone garantit à la Bretagne un vent léger et un doux soleil d'hiver. Quant aux marées, elles promettent d'être moins fortes. Sur la plage de Kerminihy, joyau de la commune d'Erdeven (Morbihan), classée site Natura 2000, les 40 ouvriers mobilisés jour et nuit depuis le 7 janvier autour de la carcasse du TK-Bremen vont pouvoir garder leur rythme de travail.

Du cargo maltais échoué dans la nuit du 16 au 17 décembre, il ne reste plus que l'arrière. Le reste a déjà été déchiqueté par les trois grues transportées en convoi exceptionnel des Pays-Bas. Car le dépeçage des épaves en milieu maritime est une spécialité néerlandaise. Quand on demande pourquoi à Ber Mak, le directeur des opérations d'Euro Demolition - la compagnie chargée du démantèlement du vraquier -, il répond qu'"aux Pays-Bas on naît au niveau de la mer. Et il faut apprendre à l'apprivoiser".

Cet expert était déjà à la manoeuvre en 2006 après l'échouement du Rokia Delmas, un porte-conteneurs panaméen de 185 m de long, sur un platier rocheux au large de l'île de Ré. Le chantier dura quatre cents jours.

A Kerminihy, Ber Mark annonce crânement qu'il aurait pu détruire le TK-Bremen, 109 m de ferraille posés sur le sable, "en sept jours" mais "que le site est un espace naturel protégé et que toutes les précautions doivent être prises". Si la météo ne joue pas de mauvais tours, le cisaillage devrait être achevé, selon lui, pour le 22 janvier. Les délais seraient alors tenus....

(....)

Assis dans son bureau de la petite mairie d'Etel, Guy Hercend, maire-adjoint, "apolitique", affiche un calme olympien : "Nous pensons que la saison ne sera pas gâchée.....

A Brest, le préfet maritime de l'Atlantique, l'amiral Jean-Pierre Labonne, rappelle également "les enjeux touristiques et économiques" qui rendent cette échéance du 6 avril si importante. Lui aussi veut croire à ce rendez-vous.....

(...)

Dans la nuit du mardi 10 janvier, un incident s'est produit alors que la grue géante de 250 tonnes, sorte de tyrannosaure dont les mâchoires déchirent l'épave comme un vulgaire en-cas, s'attaquait à la structure avant. Une partie de la coque s'est mise à flotter, risquant de dériver au large. L'équipe néerlandaise a alors décidé de couper le ballast numéro un avant d'avoir pu en pomper le mélange d'eau salée et de fuel léger, provoquant une légère pollution. Une simple irisation.

Mais l'unique zodiac d'Euro Demolition a été incapable de canaliser la fuite. La marine nationale a dû intervenir en urgence. Les équipes du Centre d'expertises pratiques de lutte antipollution (Ceppol) ont dépêché des embarcations pour placer des barrages flottants, et deux bâtiments écoles, le Lion et le Chacal, qui rentraient sur Lorient, ont été détournés pour brasser la surface de l'eau. Rien de grave si ce n'est un argument de plus pour certaines ONG, comme Robin des bois qui estime que "la rapidité n'est pas la meilleure alliée de l'environnement". Selon l'association, le chantier aurait pu démarrer quinze jours plus tard, afin de mieux cartographier l'ensemble des polluants du bord et les diriger vers la filière de recyclage ad hoc.

La thèse ne convainc pas Jean-Noël Yvon, ostréiculteur au Listrec, dans la ria d'Etel. "Moi, je raisonne en marin, et en Bretagne, en janvier, même si la météo est sympa en ce moment, les coups de vent sont toujours possibles. Les fissures peuvent s'agrandir et les restes du bateau se disperser en mer. Alors que les dégâts sur les parcs à huîtres ont été jusqu'à maintenant limités grâce aux moyens mis en place, ce serait dramatique."

Les experts de Le Floc'h Dépollution, PME de Morlaix réputée mondialement pour son savoir-faire acquis depuis le naufrage du Torrey Canyon en 1967, ne pensent pas autrement. "Plus ça dure, plus c'est compliqué", insiste Patrick Le Floc'h, fondateur de l'entreprise, réquisitionnée par la préfecture du Morbihan au lendemain de l'échouement.

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Les Alliages de Cuivre dans l'Aquaculture Marine

Les Alliages de Cuivre dans l'Aquaculture Marine

Augmentent la productivité

Pour un avenir durable

Pourquoi choisir des cages en alliage de cuivre

Le cuivre est un oligo-élément essentiel qui aide au maintien de la bonne santé et au développement de toute forme de vie. De par ses propriétés naturelles métallurgiques et biologiques, les alliages de cuivre sont un matériau parfait pour les clôtures d'aquaculture marine, que ce soit en surface ou en pleine mer.

Les cages d'aquaculture en mailles d'alliage de cuivre améliorent les conditions sanitaires, la productivité et la durabilité des opérations des aquaculteurs élevant des saumons, des truites, des brèmes, des bars de mer, des morues, des cobias, des sérioles et autres espèces.

Améliorent la santé des poissons et la production

Les mailles d'alliage de cuivre empêchent naturellement le Biofouling et améliorent le débit de l'eau et sa circulation, tout en aidant à maintenir un taux d'oxygène plus haut qui empêche les parasites et les agents pathogènes de croître et d'infecter le poisson, ce qui réduit le recours à des antibiotiques et des produits chimiques anti-fouling. Les coûts d'alimentation peuvent dès lors être réduits de 15 %.

Maintiennent les volumes de la cage

Les mailles en alliage de cuivre propres permettent aux cages de maintenir leurs formes face à la force des vagues de l'océan et des courants, même en pleine mer. Les cages de plus grande dimension empêchent la surpopulation des poissons et aide à maintenir une grande oxygénation qui, au final, améliore le rendement. La maille possède également une force mécanique et une déformabilité très élevées, ce qui est essentiel dans la création de structures de retenues efficaces en aquaculture marine.

Excluent les prédateurs et empêcher les fuites

Les mailles en alliage de cuivre sont très résistantes aux attaques des prédateurs et réduisent les fuites des poissons d'élevage, empêchant la compétition et le croisement avec les stocks halieutiques sauvages.

Réduit l'entretien

Les mailles d'alliage de cuivre ne doivent pas être remplacées ou nettoyées suite à l'apparition de biofouling qui peut croître sur des enclos traditionnels. Cela diminue l'ensemble des coûts liés à l'entretien et aux risques des plongeurs.

Longévité et recyclable

Les mailles en alliage de cuivre ont une durée de vie de 5 ans ou plus et dépendent des conditions d'application. Elles perdent peu de masse avec le temps, et sont entièrement recyclables. Le matériau recyclé est utilisé dans la production initiale de mailles en alliage de cuivre, ce qui réduit les émissions de CO2 en comparaison avec les filets en polymères traditionnels. Les mailles en alliage de cuivre à haute résistance et anti-corrosion sont compatibles avec les cages communément utilisées dans l'industrie de l'aquaculture marine, permettant la mise en application rapide dans les centres d'élevages existants.

Usages Courants et Futures Applications

La technologie des mailles en alliage de cuivre a débuté en 1975 dans de petits enclos d'élevage de saumon dans le Nord-Est des USA. Depuis lors, la technologie des alliages a évolué et est utilisée avec succès au Japon, en Australie et au Chili, fournissant des solutions productives et durables aux aquaculteurs. Le développement de futures applications et d'essais sur des matériaux améliorés en alliage de cuivre, formes de mailles, et configurations de système d'aquaculture sont en cours avec une variété d'espèces en Chine, Corée, Panama, Norvège, Afrique du Sud, Turquie et aux Etats-Unis. Source : Aquaculture

Cliquez ici pour télécharger la brochure.

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La Nouvelle-Calédonie se lance dans l’élevage d’holoturie (ou concombre de mer ou)

L’élevage de la bèche de mer prend forme (nouvellecaledonie.la1ere.fr)

Les bassins d’élevages à la tribu de Tiabet à Poum ont reçu leurs premiers juvéniles

Des juvéniles, élevés dans des bassins à Boulouparis, ont retrouvé les eaux d’origine de leurs géniteurs. Ce projet pilote réunit les efforts des Provinces Nord et Sud, et ouvre des perspectives intéressantes pour les jeunes.


biches de mer par NC1ere

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Le 16 janvier 2012

Aquaculture. Le Canada avance….

Un projet canadien qui pourrait intéresser les futurs salmoniculteurs étaplois….

La Première nation Namgis, située à l'extérieur de Port McNeill, en Colombie-Britannique, a reçu un financement de plus de 800 000 $ dans le cadre duProgramme d'innovation en aquaculture et d'accès au marché (PIAAM) pour mettre au point une installation commerciale pilote dans le but de déterminer la viabilité technologique et commerciale de l'élevage du saumon atlantique destiné à l'alimentation humaine dans un système aquacole terrestre en parc clos et en recirculation. Le projet consiste en un module à l'échelle commerciale pouvant être incorporé en tant qu'unité autonome à une installation beaucoup plus grande.

Source : Le gouvernement du Canada soutient l'emploi et la croissance en Colombie-Britannique grâce au financement de quatre projets aquacoles novateurs sur l'île de Vancouver

Un autre projet sur le recyclage des coquilles d'huîtres

L'entreprise Fanny Bay Oyster, située à Union Bay, en Colombie-Britannique, a reçu un financement de 63.000 $ dans le cadre du PIAAM pour adopter une technologie permettant de broyer de grandes quantités de coquilles d'huîtres de manière efficace et rentable. Cette pratique réduira le volume global de déchets et produira ultimement des particules de différentes tailles qui pourront être utilisées dans divers marchés. Les dispositifs de broyage de coquilles seront évalués et testés par l'entreprise Fanny Bay Oyster; cette dernière pourra ainsi prendre une décision définitive éclairée sur l'achat de l'équipement.

Pour plus d'informations sur les projets canadiens :

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Clapage des boues : Manifestation et réponse de Madame la Ministre à Monsieur le Sénateur

Theix. Pêcheurs et ostréiculteurs dénoncent le rejet des vases en mer (Le Télégramme)

Hier matin, près de 50 pêcheurs et ostréiculteurs ont manifesté àTheix (56), sur le rond-point marquant l'entrée de la presqu'île de Rhuys. Objet de leur courroux: le clapage, en baie de Quiberon, des vases de Port-Haliguen (Quiberon) et Port-Crouesty (Arzon). Des opérations que contestent l'Association de défense des artisans marins pêcheurs du Morbihan et le comité de suivi de l'ostréiculture: «La pêche et l'ostréiculture sont sacrifiées: nous avons tous été victimes de lésions cutanées aux avant-bras à la suite de l'arrivée de microméduses acides». Les manifestants réclament donc que «les boues ne soient pas remises en mer. Ce n'est pas négociable car le clapage est un acte de pollution. Si une mesure n'est pas prise en ce sens, nous bloquerons le Spi de LaTrinité-sur-Mer à Pâques».

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Dragage des ports et option retenue pour les déblais (Sénat)

Question écrite n° 11144 de M. François Marc (Finistère - SOC) publiée dans le JO Sénat du 03/12/2009 - page 2782

M. François Marc attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climatsur la question du dragage des ports et sur l'option à retenir s'agissant de la destination finale des déblais. Sujet sensible pour les collectivités, les déblais issus du dragage relèvent d'enjeux divergents selon les usages concernés. Si tout le monde reconnaît la nécessité des opérations de dragage, maîtres d'ouvrage, pêcheurs, plaisanciers, représentants d'associations environnementales portent chacun un regard différent sur le devenir retenu de ces sédiments, plus ou moins contaminés. Au-delà de la méthode du clapage (la moins coûteuse) consistant à rejeter en mer, à un endroit fixe ou par dispersion, à partir de la surface, les déblais issus du dragage, d'autres procédés semblent envisageables : mettre les déblais dans une carrière, utiliser le sable pour les dunes, construire une grande barge pour tous les ports,… Au regard des enjeux économiques de la pêche, activité essentielle pour le département du Finistère, il lui demande de préciser, parmi les solutions possibles, le procédé qui reçoit l'appui de l'État en vue d'un meilleur respect de l'environnement.

Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement publiée dans le JO Sénat du 12/01/2012 - page 98

Le traitement des sédiments de dragage portuaires a été au cœur des débats du Grenelle de la mer. Les dispositions réglementaires françaises qui régissent les immersions de matériaux de dragage résultent de la directive-cadre sur l'eau fixant des objectifs de qualité de l'eau et des travaux menés dans le cadre de plusieurs conventions internationales. Au regard des risques écologiques potentiels pour les écosystèmes côtiers, le Gouvernement a édicté des lignes directrices sur le rejet de ces sédiments dans le milieu. La France a déterminé, pour les éléments métalliques et les substances les plus toxiques, des seuils conformes à la convention OSPAR, entrée en vigueur le 25 mars 1998, relative à la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est. Ces seuils, disponibles sur le site....

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Offre d'emploi : Technicien aquacole (H/F)

Technicien aquacole (H/F) ; projet sélection génétique en ostréiculture, SCORE.

Date de publication : 25/12/2011 - Expiration : 30/01/2012

Entreprise : Comité National de la Conchyliculture (CNC), 122 rue de Javel, 75015 Paris.

Fonction : Gestion projet / études

Présentation entreprise

Le CNC est l’organisation interprofessionnelle qui assure la représentation de tous les éleveurs, transformateurs et distributeurs de coquillages en France et qui défend les intérêts généraux des activités conchylicoles (http://www.cnc-france.com). Le CNC est chef de file d’un programme de sélection et d’amélioration de la ressource ostréicole. Ce programme mobilise tous les acteurs et partenaires institutionnels de la filière ostréicoles (Comités Régionaux de la Conchyliculture, entreprises ostréicoles, centres techniques régionaux et départementaux, Ifremer, SYSAAF) et il est soutenu par l’Etat (MAAPRAT), avec le concours éventuel des Conseils régionaux de Basse-Normandie, Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Aquitaine et Languedoc-Roussillon, ainsi que par la profession.

Nature et contexte du programme

Depuis 2008, la filière ostréicole française subie chaque année des mortalités très importantes des jeunes huîtres creuses Crassostrea gigas. Dans ce contexte, la maîtrise de l’approvisionnement et le rendement biologique des stocks en élevage sont devenus des enjeux prioritaires.

Dans le cadre de la mise en place d’un programme de sélection génétique d’intérêt général en vue d’un captage orienté dans le milieu par des souches d’huître à « survie améliorée » incluant notamment la certification des naissains et la réalisation de recherches sur les liens entre environnement, pratiques culturales et comportement des coquillages (recommandation issue des Assises de la Conchyliculture tenues en 2010), un premier appel à projet a été lancé en 2011.

En réponse à cet appel à projet, le programme de sélection collective de l’huître creuse à des fins de captage orienté, « SCORE » comporte plusieurs actions couvrant :

  • la caractérisation, le suivi et la cryopréservation des ressources ostréicoles françaises ;
  • la mise en place d’une Unité de sélection collective au sein de la Plateforme de Recherche et d’Innovation de Bouin (85) pour la production de familles ;
  • la mise en œuvre d’un programme de sélection de familles d’huîtres et d’évaluation de leurs performances ;
  • une étude de faisabilité du captage orienté pour optimiser l’utilisation des familles sélectionnées;
  • l’animation et la gestion du projet.

Missions et objectifs du poste : Technicien aquacole (H/F)

Sous l’autorité du CNC, la personne recrutée en tant que technicien(ne) aquacole du programme SCORE a pour mission le fonctionnement d’une Unité de Sélection Collective qui se situe à Bouin (85). Il/elle produira en écloserie les différentes familles de Crassostrea gigas qui participeront au programme collectif de sélection. Il/elle assurera la mise en route et le fonctionnement de l’unité sous la responsabilité du cadre technique recruté par le CNC. Il/elle sera en contact avec le personnel de l’Ifremer et du SYSAAF dans le cadre de SCORE.

Profil....

Date de prise de fonction : poste à pourvoir immédiatement

Pour plus d'informations, cliquer Ici

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Une plongée dans le monde du plancton

Une plongée dans le monde du plancton


Projection-débat animée par Pierre Mollo et Morgane Nédélec

A l'IPFM de La Seyne sur mer

26 janvier 2012 à 14h

Projection-débat animée par Pierre Mollo et Morgane Nédélec à l’Institut de Promotion et de Formation aux Métiers de la mer de La Seyne sur mer. Nos deux chercheurs passionnés de cet univers microscopique présenteront plusieurs extraits de films dont « Planète plancton » réalisé par Jean-Yves Collet pour ARTE en 2009. Découvrir la vie qui s’organise dans une goutte d’eau de mer, en comprendre les tenants et les aboutissants (base de la chaîne alimentaire marine, production de 50% de notre oxygène, indicateur de l’état des milieux aquatiques…), tels sont les objectifs de Pierre Mollo, co-auteur de « L’enjeu plancton » édité par la Fondation Charles Léopold Meyer. Des élèves de l’IPFM, engagés dans une formation en lien avec le milieu maritime, assisteront cette conférence. Il est possible d’y participer (l’entrée est libre) dans la mesure des places disponibles, merci de nous prévenir (encredemer@yahoo.fr).

Source : Encre de Mer

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Le 15 janvier 2012

Aquaculture : A la recherche d'une stratégie de développement halieutique...

France : Toujours à la recherche d’un nouvel élan de l’aquaculture !!!

Avec Internet, Ifremer nous ouvre ses bibliothèques à des documents précieux comme la thèse de doctorat de Bernard Gilly sur les systèmes aquacoles en France.

Préparé au département de Stratégies de Développement et d'Aménagement de l'Ifremer, ce document daté de 1987 donne une analyse du développement aquacole de notre pays qui est toujours d’actualité. Une analyse avec un modèle d’aide à la décision que devrait lire tous les décideurs en mal de développement aquacole…

En 1987, Bernard Gilly se posait la question de savoir pourquoi la France n’arrivait pas à développer son aquaculture toujours ancrée dans la conchyliculture « traditionnelle » alors que d’énormes investissements avaient été consacrés à l’aquaculture dite « nouvelle ».

25 ans plus tard, les interrogations de Bernard Gilly sont toujours d’actualité ainsi que les analyses et les réponses apportées dans son document : "Les systèmes aquacoles en France : Analyse du développement de la recherche et modèle théorique d’aide à la décision"

Résumé.

Le secteur des cultures marines en France est souvent assimilé, dans les discours dominants, à l'aquaculture nouvelle (poissons ou crustacés élevés en mer) dont la production reste anecdotique. Dans la pratique, les élevages d'huitres et de moules (aquaculture traditionnelle) représentent un secteur d'activité d'un poids économique équivalent à celui des pêches maritimes.

Les discours dominants, étatiques, corporatistes et scientifiques, sur l'aquaculture nouvelle ont constitué un "paradigme aquacole", pérennisé sous la forme d'un système de représentations idéologiques empruntées à d'autres secteurs (en particulier au secteur agricole). Ignorant l'efficacité, la complexité et le déterminisme des différents systèmes de valorisation aquacoles, ce paradigme repose sur un modèle évolutionniste que l'analyse de l'histoire récente ne permet pas de confirmer.

Les différents résultats montrent que les freins au développement se situent au niveau de l'entreprise, vecteur essentiel d'un développement du secteur. Ils sont liés à la nature et au niveau de l'investissement d'une part, et d'autre part à l'évaluation des risques et incertitudes liés à la dépendance de la production par rapport à 1'environnement et aux imperfections des marchés des produits aquacoles.

Un modèle théorique d'aide à la décision de l'entreprise utilisant la programmation linéaire est présenté, avec un double objectif :

  • obtenir une représentation du comportement général d'une firme aquacole indépendamment de sa ou ses productions, en tenant compte des facteurs de risque et d'incertitude ;
  • permettre l'utilisation ultérieure de ce modèle pour fournir, aux investisseurs, aux organismes d'aménagement et à la recherche, un outil à multiples fonctions : sensibilité des résultats à des modifications de certains facteurs maîtrisés ou non par l'entreprise, faisabilité économique en univers incertain, simulation de l'évolution optimale des entreprises à plus ou moins long terme.
Pour télécharger le document, cliquer archimer.ifremer

Deux extraits de la thèse de Bernard Gilly

L'exploitation des ressources marines vivantes a essentiellement deux composantes : une activité de simple cueillette, la pêche sous toutes ses formes, et une activité de culture marine qui revêt des aspects très différents selon son degré de sophistication. Ces deux composantes ont des caractéristiques communes tant au plan biologique qu'au plan économique : toutes les deux sont des activités économiques basées sur l'exploitation de ressources naturelles renouvelables; toutes les deux utilisent, à des degrés divers, la productivité naturelle du milieu aquatique. L'état d'avancement des travaux économiques est assez inégal pour ces deux secteurs: de nombreuses analyses économiques théoriques et appliquées ont été menées sur la pêche maritime, permettant l'émergence d'un véritable sous ensemble de l'économie des ressources naturelles (dans la réalité, son degré d'avancement la place souvent en position de leader en la matière). Les travaux économiques menés sur les cultures marines n'ont ni cette homogénéité, ni ce degré d'avancement, malgré les questions importantes qui sont en jeu (aménagement du littoral, développement des productions). Ces travaux procèdent généralement à partir de deux types d'approche: une approche agricole ou une approche halieutique, c'est à dire que pour étudier les enjeux de l'aquaculture, on commence par lui retirer sa spécificité en utilisant a priori une approche exogène au secteur.

Notre thèse est qu'il n'existe pas d'aquaculture "nouvelle" qui s'opposerait à l'aquaculture "traditionnelle". Mais une même activité aquacole dont la diversité des mises en œuvre témoigne d'une différence de forme et non de nature : plus ou moins grande dépendance par rapport aux capacités biotiques du milieu, plus ou moins large contrôle des phases du cycle biologique. Ces sont ces critères (et les espèces élevées) qui différencient plus sûrement les types d'aquaculture que leur supposé caractère de nouveauté ou de tradition. Cette dualité erronée s'est pourtant traduite, historiquement, par la séparation des recherches entre organismes : l'Institut Scientifique et Technique des Pêches Maritimes (ISTPM) se consacrait à des recherches très appliquées en conchyliculture, venant en appui d'une profession très structurée depuis de nombreuses années ; le Centre National pour l'Exploitation des Océans (CNEXO) avait développé une recherche de pointe sur les nouvelles formes d'aquaculture et suscitait des développements d'entreprises en s'impliquant directement dans le processus de production et/ou de commercialisation. Au delà des réelles divergences thématiques, ces deux types de recherches traduisaient l'affrontement de deux logiques scientifiques et de deux logiques sociales de l'approche scientifique....

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Le 14 janvier 2012

Sur Radio Terra One : Surmortalité des huîtres

Entretien avec Jean Barret de l'IFREMER de Sète

La mortalité des naissains d'huîtres a fait couler beaucoup d'encre ces dernières années.

Dans cette émission nous avons rencontré Jean Barret, de l'IFREMER de Sète. Il nous donne une explication du phénomène, mais aussi le point de vue du scientifique au milieu des polémiques et des pressions économiques.

Pour écouter l'émission qui fait le point sur les mortalités d'huître, cliquer Ici

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Planète plancton sur Ushuaia TV

Planète plancton, le film de Jean-Yves Collet sur Ushuaia TV

A voir sur Ushuaia TV

ces 2 films produits pour ARTE et qui nous entrainent dans le monde invisible du plancton :

1ère partie : au service de l’homme

samedi 14 janvier à 20h48

dimanche 15 janvier à 17h23

mercredi 18 janvier à 9h34

2ème partie : l’impact de l’homme

samedi 21 janvier 20h46

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La Bretagne en chantier....

Au Nord, on extrait.... Au Sud, on déverse...

Morbihan. Manifestation contre le clapage des vases en mer - Samedi 14 janvier 2012

Comité de Survie de l'Ostréiculture. Le 4 juin 2011, nous avons participé, aux cotés de nos amis pêcheurs, à une action pacifique de sensibilisation du grand public en devançant la Grande Parade de la Semaine du Golfe.

Par cette action, nous voulions dénoncer et montrer aux amoureux de la mer que quelque chose de grave se passe dans notre environnement commun, à savoir la pollution volontaire de l’une des plus belles baies du monde par des vases contaminées venant des ports de plaisance du Morbihan.

On nous avait promis une rencontre commune avec le Président du Conseil Général du Morbihan et le Préfet du département, mais cette promesse est restée lettre morte de la part des deux protagonistes.

Pour eux, nous n’existons pas ! Seules les structures officielles (Comité des pêches et Comité Conchylicoles), achetées à coups de subventions pour se taire, sont les seuls organes habilités à discuter avec les collectivités publiques !

En tout état de cause, le Conseil Général et la Préfecture, veulent continuer à polluer la Baie de Quiberon avec les vases des ports de Quiberon et du Crouesty (150 000 m3) malgré les activités économiques qui y vivent.

Depuis le dévasage du port de la Trinité sur Mer, les coquilles saint jacques sont impropres à la consommation, la reproduction des huîtres plates est inexistante, des tas de déchets sont découverts ici et là, l’eau est grâce et brûle les bras et les mains, …

Trop c’est trop ! Nous subissons tout ! Les mortalités, les pollutions de navires poubelles irresponsables, les micro algues toxiques, les tempêtes dévastatrices, les réseaux d’eaux usées défectueux, et là on veut encore nous en rajouter une couche volontairement !!!

Si cela n’est pas montrer une volonté délibérée de faire disparaître une profession, patrimoine maritime du département, pour laisser la place au tourisme et à la plaisance, nous ne voyons pas ce que cela pourrait être d’autre !

Bien que tous occupés sur les marchés du samedi matin, les ostréiculteurs du Morbihan seront présents aux cotés de leurs amis Artisans Marins Pêcheurs du Morbihan et appellent la population qui refuse cette pollution à se joindre à eux, ce samedi 14 janvier à 10h au 1er rond point de la Presqu’île de Rhuys afin de manifester leur mécontentement.

Et puisque tout est entériné, puisque nous n’existons pas à leurs yeux, la prochaine action sera le week-end de Pâques, par le blocage radical du Spi à la Trinité sur Mer ! Nous ne lâcherons pas tant que le Conseil Général et la Préfecture ne reviendront pas sur leur décision.

Source : Le CSO.

Correspondant CSO pour cette action : 06.08.26.58.00.

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Peuple des dunes en Trégor : Grande manifestation le 13 mai (Ouest France)

Alain Bidal et Alain Le gendre, président et trésorier du jeune collectif « Peuple des dunes en Trégor ». Samedi après-midi, la maison de la mer était bien petite pour accueillir une trentaine d'associations locales. Explications du mouvement.

Pourquoi une telle mobilisation ? Nous contestons un projet d'extraction de sable en baie de Lannion, déposé par la CAN (Compagnie armoricaine de navigation). Il prévoit d'extraire 400.000 mètres cubes par an pendant 20 ans, dans un secteur privilégié à proximité de la balise du Crapaud. Les volumes demandés sont colossaux, et l'emplacement bien mal choisi

Pourquoi est-ce dangereux ? Ça l'est à plusieurs titres. Dangereux pour l'environnement, cette zone abrite de nombreux poissons, bars, lieux, et surtout lançons en grande quantité, Dangereux pour l'emploi local, à commencer par la pêche, mais aussi le secteur nautique par rapport aux plaisanciers et au tourisme.

Que réclame le collectif ?

Qui forme le collectif ?

Pourquoi « Peuple des dunes en Trégor » ?

Quelles sont les actions à venir ?

Nous avons créé un site Internet, http://lepeupledesdunes.com, et un e-mail : peupledesdunesentregor@orange.fr. Huit modèles de tracts sont prêts à être distribués par les associations adhérentes et une pétition est déjà en ligne. Un système de courrier va aussi être réalisé, à destination des décideurs. Une caravane passera également dans l'ensemble des treize communes du littoral concernées par ce projet d'extraction. Sans oublier une grande manifestation prévue le 13 mai à Trébeurden. Nous espérons voir la plage de Tresmeur noire de monde.

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Equateur. Emeutes des "petits" producteurs de crevettes….

Depuis le 1 janvier 2012, des crevetticulteurs équatoriens ne peuvent plus pratiquer leur activité. L'Etat doit les expulser faute de permis d'exploitation.

Ces producteurs souhaitent poursuivre leur activité crevetticole et ils le font savoir. Des émeutes pour la crevette ont eu lieu avant les fêtes de fin d’année à Pedernales, une ville de la province de Manabi à l'ouest du pays. Au nombre de 482, ces producteurs revendiquent les quelques 12.886 hectares exploités jusqu'à maintenant.

« Nous souhaitons que les permis d’exploitation soient renouvelés comme avant sur présentation des documents », exige Christian Fontaine, président de la coopérative de crevettes à Pedernales…

La direction nationale du secteur de la crevette s’est réunie le 6 janvier 2012 à Guayaquil, avec Priscilla Duarte, secrétaire à l'aquaculture. L'objectif est de parvenir à un accord, pour éviter l'expulsion d'au moins 442 producteurs qui n'ont pas été en mesure de renouveler leur permis d'exploitation sur une zone couvrant 12.886 hectares. Toutefois, l’avenir de ces petits producteurs est maintenant entre les mains du président équatorien Correa, le seul à pouvoir revenir sur le décret d’expulsion….

Avec une surface moyenne de 30 ha, ces producteurs de la province de Manabi représentent la catégorie des "petits" éleveurs de crevettes en Equateur... En comparaison avec les fermes crevetticoles de plusieurs centaines d'hectares de la région de Guayaquil...

A Guayaquil, des élevages de crevettes de plusieurs centaines d'hectares....

(Cliquer pour agrandir)

Remarque : Tous ces petits producteurs (442) exploitent une surface totale équivalente à une seule société de crevetticulture de la région de Guayaquil au sud de l'Equateur.... Ils ont en moyenne 30 hectares de terrain, ce qui représente 3 bassins d'élevage de ces immenses fermes !

D’après El Comercio : Correa definirá el caso camaroneros et Camaroneros y Gobierno buscan un consenso para regularizar a 442 productores

L'Equateur est le 1e fournisseur de la France avec plus de 20.000 tonnes de crevettes chaque année (sur un total de près de 100.000 tonnes importées)


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Licence professionnelle spécialité Aquaculture et gestion durable de son environnement

Licence professionnelle mention Production animale spécialité Aquaculture et gestion durable de son environnement

Catalogue des formations de l'Université de La Rochelle

La Licence professionnelle spécialité Aquaculture et gestion durable de son environnement prépare aux métiers et techniques de l'aquaculture et de son environnement.

Un stage d'une durée de 4 mois est obligatoire.

La formation se déroule à Bourcefranc-le-Chapus

Compétences et aptitudes visées

  • Comprendre le fonctionnement technico-économique d'une entreprise aquacole
  • Maîtriser les principales étapes de la production
  • Analyser et comprendre les interactions avec l'environnement
  • Maîtriser la démarche qualité et l'application de la règlementation sanitaire
  • Mettre en place une procédure HACCP
  • Maîtriser les techniques des diagnostics environnementaux
  • Situer l'entreprise dans son environnement (étude de milieu, approche globale)
  • Liste à pucesParticiper aux différentes phases du SME (Système de Management en Environnement)
  • Maîtriser le fonctionnement global des écosystèmes marins en tenant compte de leurs composantes physiques et biologiques
  • Développer des aptitudes à la gestion d'une entreprise de production ou de transformation dans le secteur aquacole
  • Connaître les partenaires institutionnels et la réglementation liée à l'environnement
  • Développer des aptitudes à la gestion d'une entreprise de production ou de transformation dans le secteur aquacole
  • Communiquer dans une langue étrangère (anglais technique)

Pour plus d'informations, cliquer Université de La Rochelle

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Le 13 janvier 2012

Pour plus d'informations lire Le Marin en ligne ou en kiosque

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Faits divers

Agression sexuelle à Londres : c’était la faute aux huîtres !

Un Londonien a été relaxé dans une affaire d’agression sexuelle, le jury ayant accordé crédit à l’hypothèse d’une intoxication par des huîtres, qui aurait altéré son discernement.

Rapportée par le quotidien le Daily Mail, l’affaire remonte au 13 décembre dernier. Lors d’un dîner au restaurant dans le West End londonien, James Whitmarsh, producteur d’émissions pour la BBC âgé de 41 ans, s’est mis à se comporter de manière assez étrange avec ses amis, répondant «Honk» à leurs questions tout en agitant ses bras.

Après s’être assuré qu’il ne s’agissait pas d’une plaisanterie, les convives ont appelé une ambulance, mais l’infirmière a fait les frais de cette agitation. Alors qu’elle tentait de l’examiner, James Whitmarsh lui a soudain mis une main aux fesses, l’autre au niveau de l’entrejambe, ce qui lui a valu de comparaître au tribunal pour agression sexuelle.

Or après 40 minutes de délibération, le jury a décidé de l’acquitter, acceptant son explication : celle d’une mauvaise réaction aux huîtres qu’il avait prises en entrée, et qui lui auraient fait perdre son self-control ! Et ce malgré l’absence de test toxicologique… Les jurés semblent avoir été convaincus par les explications de Nicholas Birch, toxicologue invité à donner son avis.

Cette affaire n’a rien à voir avec l’alcool, a d’emblée assuré l’expert: l’accusé avait bien bu de la bière et du vin blanc lors du repas, mais pas assez pour déclencher de telles singeries.

En revanche, lorsqu’il subsiste des toxines dans les huîtres, «il en suffit d’une seule pour affecter quelqu’un», a-t-il expliqué. Selon lui, il est donc tout à fait possible que James Whitmarsh ait perdu conscience de ses actes. Rien à voir avec les prétendues propriétés aphrodisiaques de ces mollusques.

Nicholas Birch suppose que les toxines naturellement filtrées par les huîtres n’ont pas été correctement enlevées avant que les coquillages ne soient servis... Suite : Agression à Londres : c’était les huîtres! (Jdle)

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Secteur agricole : une modification de la politique de l'eau s'impose (Actu-Environnement)

A l'horizon 2015, les eaux françaises ne seront pas conformes à la réglementation européenne. Une étude pointe les raisons du retard pris par le secteur agricole, et préconise une modification de tout le dispositif de mise en œuvre de la DCE.

Exigé par la Directive cadre sur l'eau (DCE) du 23 octobre 2000, le bon état des masses d'eau visé pour 2015 ne sera pas atteint. Ce constat est largement partagé par l'ensemble des acteurs, notamment sur la question des nitrates et des produits phytosanitaires utilisés le plus souvent dans la production agricole. Pourtant, la mise en œuvre de la DCE a conduit à élaborer, dans chaque grand bassin hydrographique, un schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) ainsi qu'un programme de mesures. Ce dernier qui définit un grand nombre d'actions concrètes pour accompagner le secteur agricole, devait normalement permettre de parvenir à la réalisation de l'objectif imposé à tous les Etats européens.

Outre la pertinence des mesures choisies, la question de leur mise en œuvre et de la mobilisation des acteurs peut se poser pour expliquer ce probable échec. Plusieurs autorités ministérielles ont donc mandaté, en mai 2010, le Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) et le Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD) pour conduire une étude permettant de mieux comprendre les obstacles rencontrés par les exploitants agricoles dans leurs objectifs de réduction de pollution. Avec une approche plus sociologique que technique ou économique, cette étude a consisté à interroger plus de 200 personnes réparties sur six bassins versants différents, de taille et de localisation très variées.

Coincé entre le respect réglementaire et leurs intérêts économiques....

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Barrages : arguments et soutiens des partisans de l'effacement (Manche Libre)

La pêche et l'observation du saumon constituent, aux yeux du collectif "Les Amis de la Sélune", un attrait majeur pour la revitalisation de la vallée de la Sélune.

Le collectif des "Amis de la Sélune", regroupant 17 organisations écologistes, a édité une plaquette vantant les bienfaits de l'effacement des barrages sur le tourisme et la renaturation de la vallée.

Dans un document publié fin décembre, intitulé « Adoptons la vallée de la Sélune », le collectif « Les Amis de la Sélune » énumère ses arguments en faveur de la suppression des barrages de Vezins et La Roche-qui-Boit et de la reconversion de la vallée de la Sélune. « Infranchissables » par les poissons migrateurs, comme le saumon ou l'anguille, les deux ouvrages hydroélectriques « fonctionnent comme des pièges à sédiments [favorisant] l'accumulation de substances dangereuses », rappelle la plaquette de dix pages. En restaurant la continuité écologique de la Sélune, l'effacement des barrages est perçu comme « une formidable opportunité à saisir pour revitaliser écologiquement et socialement la vallée » et « la rendre à nouveau sauvage ».

Le saumon pour appâter les touristes

Les Amis de la Sélune militent pour la mise en place d'un « écotourisme » avec la création de services et d'activités spécialisés dans l'observation de la nature et des sports nature comme des sentiers de randonnée pédestre et équestre, des descente en canoë-kayak ou des connexions VTT entre la Sée et la Sélune. « Ce nouvel attrait touristique de la vallée de la Sélune, en faisant de celle-ci un laboratoire grandeur nature d'un tourisme durable, offrira un grand potentiel pour l'expansion de l'économie durable », estime le collectif composé de 17 organisations écologistes. L'objectif est bel et bien d'attirer les touristes de la baie du Mont-Saint-Michel « vers les bassins versants trop ignorés ».

Le saumon occupe une place de choix dans ce schéma de revitalisation de la vallée. La remontée supposée des saumons d'avril à octobre « prolonger[ait] avantageusement la saison touristique », aidée en cela par l'organisation de parcours de pêche, de séances d'observation du saumon pendant la période de reproduction, d'une Fête des migrateurs au printemps ou de la création d'une école de pêche à la mouche....

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Poitou-Charentes : les indemnités de l'Erika reversées en faveur du littoral (Actu-Environnement)

La présidente PS de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, a annoncé mardi 10 janvier que les indemnités perçues fin décembre dernier par la région après le naufrage du pétrolier Erika, en 1999 au large du sud de la Bretagne - ayant entraîné une marée noire touchant les côtes vendéennes -, seraient consacrées au soutien des actions de développement du littoral de Charente-Maritime.

Après une rencontre hier avec des ostréiculteurs à Marennes-Oléron, Ségolène Royal a indiqué dans un communiqué qu'"il convient maintenant d'identifier les besoins et les projets à soutenir'' et a annoncé qu'elle allait lancer ''une démarche participative'' auprès de tous les interlocuteurs de la côte charentaise-maritime. ''Le fruit de cette concertation permettra de définir un plan d'actions sur les trois prochaines années", a-t-elle souligné.

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Repeuplement du lagon mauricien‎ (grandbaie.mu)

Le ministère de la Pêche à lance des initiatives pour redonner vie au lagon mauricien et parmi se trouve cet action de largage des alevins à Blue-Bay qui a ...

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12 janvier 2012

L'aquaculture pourra-t-elle un jour remplacer la pêche ? (Ifremer)

Depuis un demi siècle, on assiste à un essor sans précédent de l’aquaculture mondiale. Poissons, Mollusques, Algues et Crustacés sont produits en grandes quantités grâce à des techniques d’élevage très diversifiées qui vont de l’élevage extensif sans apport de nourriture à l’élevage intensif incluant le recyclage et le traitement de l’eau .

En ce qui concerne l’aquaculture de poissons (pisciculture), il faut savoir qu’elle est principalement pratiquée en eau douce (85%) et que les principales espèces élevées (carpes, Tilapias, Silures…) sont essentiellement herbivores. La pisciculture marine, beaucoup plus récente, ne représente aujourd’hui que 10% de la production piscicole mondiale. Une espèce, la Sériole, a longtemps assuré la quasi totalité de la production aquacole marine jusqu’à ce que l’on commence, dans les années 1980, à maîtriser la reproduction et les premières étapes du cycle biologique d’espèces comme le saumon, le bar, la daurade, le turbot ou l’esturgeon. Depuis, le nombre d’espèces élevées n’a cessé d’augmenter, passant de 17 en 1980 à 75 en 2009.

Cependant contrairement aux espèces continentales, les espèces marines se nourrissent d’autres poissons et pour les élevages de poissons carnivores, le problème n’est peut-être pas aussi simple. Ces espèces ont besoin de protéines animales dans leur alimentation. Celles-ci leur sont apportées par la farine et les huiles de poissons fournies par la pêche minotière. Actuellement, il faut entre 2,5 et 5 kg de poissons sauvages pour produire 1 kg de poisson d’aquaculture. Plus de 30 millions de tonnes de sardines, d’anchois et autres petits pélagiques sauvages sont transformés en farine et en huile pour les élevages de poissons marins. La pression sur ces poissons pélagiques est très forte et on peut s’inquiéter de la durabilité de ces stocks et du risque de déséquilibre des écosystèmes.....

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Pas de pose dans les mortalités avec cet hiver qui n’en est pas un.....

Site Ostrea, le 10 janvier 2012 20:03

Mortalité sur la triplo jeune et adulte constatée depuis novembre aber benoit et morbihan

Cliquer Ici

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Presqu’île de Rhuys : les pêcheurs appellent à manifester contre les rejets des vases en mer (Ouest France)

La dernière grosse mobilisation des pêcheurs contre les rejets en mer des vases portuaires remonte au printemps dernier lors de la grande parade de la Semaine du Golfe.

Ils l’avaient annoncé à la sortie de leur entrevue récente jugée « décevante » avec le sous-préfet de Lorient, en charge du comité de suivi des vases portuaires. Les pêcheurs de l’association de défense des artisans marins pêcheurs du Morbihan (Adamp) vont se mobiliser contre les rejets en mer, entre Saint-Gildas-de-Rhuys et Houat des sédiments de Port Haliguen (100.000 m3 en 2012-2013) et du Crouesty (50.000 m3 en 2015-2016).

Appel à manifester samedi

Avec les ostréiculteurs du Comité de suivi de l’ostréiculture (CSO), ils appellent à manifester ce samedi, à 10 h, au premier rond-point de la presqu’île à Theix. « Nous avons choisi ce giratoire sur lequel trône un bateau de pêche désarmé car c’est ce qui nous attend avec cette nouvelle campagne de déversement de vases portuaires sur notre lieu de travail », tempêtent les pêcheurs de l’Adamp.

Avis de circulation difficile....

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Des huîtres et coquillages du bassin du Mès (Ouest France)

Michel Andrieux, producteur à SAint-Molf, présente ici des huîtres n° 2. L'été, quand elles sont laiteuses, il n'hésite pas à les préparer au barbecue.

Le traict du Mès s'étend sur les communes de Mesquer, Saint-Molf et Assérac. C'est un lieu de production de palourdes, de coques et bien sûr d'huîtres, les huîtres de Mesquer-Pen Bé. Parmi les producteurs, le Gaec Les Champs Fleuris de Michel Andrieux et Frédéric Miché, à Pend'hué, dans la commune de Saint-Molf.

La période de fin d'année y est bien sûr la plus chargée, alors que le mois de janvier sera traditionnellement le mois le plus calme de l'année. Les huîtres les plus demandées sont les moyennes (n° 3).

Michel Andrieux et Frédéric Miché vendent leur production (palourdes, coques et huîtres) à des grossistes en Espagne, à des mareyeurs nantais et à des commerçants de la Presqu'île. Ils vendent également aux particuliers. La plus grande rareté des huîtres due à une mortalité anormale depuis quelques années les a obligés à diminuer les ventes aux grossistes.

Le Gaec des Champs Fleuris a beau être situé dans une sorte de « bout du monde », il n'en est pas moins visité chaque année par plus de 2 000 scolaires d'école primaire, notamment dans le cadre de classes de mer. Une initiative qui tient à coeur aux deux ostréiculteurs.

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Ria Etel. Le préfet de région au chevet des ostréiculteurs (Le Télégramme)

Tenir debout, dans l'urgence, les entreprises conchylicoles et de pêche à pied, envisager avec elles le plus long terme. C'était l'objet de la visite du préfet de région, Michel Cadot, hier sur un chantier ostréicole au Pont-Lorois. Michel Cadot inscrivait sa venue dans la suite des engagements pris devant les professionnels par le ministre de l'Agriculture, Bruno Lemaire, le 19 décembre à Locoal-Mendon. Dans ce dispositif figurait tout d'abord un système d'avance remboursable et d'aide d'urgence plafonné à 30.000? par entreprise. «Trop juste», soupirait Jean Mahéo, président du syndicat conchylicole de la ria. «Vous êtes très en dessous», confirmait Denis Le Barron, hôte de la réunion, qui chiffrait la perte économique entre 55 et 60%. Concernant l'avance remboursable, elle pourrait être débloquée sous quinzaine d'après le préfet de région.

Campagne pour promouvoir l'huître bretonne

Sur les aides, Denis Le Barrron a exprimé le souhait d'un lissage pluriannuel plutôt que de prendre 2011 comme seule référence, du fait des quatre mois de fermeture déjà subis, d'avril à juillet. Mais au-delà, les professionnels ont souligné l'impact sur l'image et leur clientèle et souhaité inscrire un soutien dans la durée. «Le problème, c'est du long terme, il ne faut pas que l'aide soit un coup d'épée dans l'eau», plaidait Jean Mahéo.

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La moule, alliée du terrorisme (Courrier international)

Au Canada, une barrière flottante antiterroriste a dû être démantelée : elle sombrait sous le poids des moules et du varech. Cette installation destinée à protéger les vaisseaux de guerre du port de Halifax n’a pas non plus supporté l’assaut répété des vagues. Long de 1,6 km, l’ouvrage était hérissé de piquets en plastique de 1,5 mètres de hauteur. Il devait protéger frégates et destroyers en cas d’attaques perpétrées par de petits bateaux chargés d’explosifs. La structure, installée en 2007, était évaluée à 3,5 millions de dollars canadiens (2,5 millions d’euros), rapporte CBC News.

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TK Bremen. Deux associations dénoncent l'impact environnemental (Le Télégramme)

L'association Surfrider Foundation Europe et le Collectif Vigilance Citoyenne ont envoyé ce jeudi une lettre ouverte au préfet du Morbihan pour protester contre le démantèlement du TK Bremen, échoué sur la plage de Kerminihy, à Erdeven (56), qui entraînerait des impacts environnementaux négatifs.

"Le site de la plage de Kerminihy où est échoué le cargo TK Bremen est un site d’importance communautaire classé en zone Natura 2000, où de nombreuses espèces protégées, ainsi que leurs habitats ont été recensés." C'est ainsi que commence une lettre ouverte de l'association Surfrider Foundation Europe et du Collectif de vigilance citoyenne adressée au préfet du Morbihan.

Ces derniers dénoncent le démantèlement du TK Bremen sur le site de Kerminihy pour plusieurs raisons. "Le cumul des impacts potentiels d'un tel chantier est très important. Il concerne les travaux préparatoires au passage des engins de chantier, en passant par les rejets de découpage (particules de ferraille, peintures toxiques et autres produits chimiques constitutifs de sa construction ou de son armement). C'est le cas de l'amiante, composé volatile dont les poussières sont extrêmement cancérigènes. Il en va de même concernant les destructions et/ou perturbations des espèces présentes et de leurs habitats (hivernage, reproduction)."

Les associations demandent ensuite "une information transparente et accessible par tous et en particulier des réponses

précises aux questions" sur les mesures de protection de l'environnement, pendant et après le démantèlement. Pour plus de précisions, la lettre est ci-dessous.

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Trébeurden : Peuple des dunes en Trégor : grande manifestation le 13 mai (Ouest France)

Alain Bidal et Alain Le gendre, président et trésorier du jeune collectif « Peuple des dunes en Trégor ». Samedi après-midi, la maison de la mer était bien petite pour accueillir une trentaine d'associations locales. Explications du mouvement.

Pourquoi une telle mobilisation ?

Nous contestons un projet d'extraction de sable en baie de Lannion, déposé par la CAN (Compagnie armoricaine de navigation). Il prévoit d'extraire 400 000 mètres cubes par an pendant 20 ans, dans un secteur privilégié à proximité de la balise du Crapaud. Les volumes demandés sont colossaux, et l'emplacement bien mal choisi

Pourquoi est-ce dangereux ?

Ça l'est à plusieurs titres. Dangereux pour l'environnement, cette zone abrite de nombreux poissons, bars, lieux, et surtout lançons en grande quantité, Dangereux pour l'emploi local, à commencer par la pêche, mais aussi le secteur nautique par rapport aux plaisanciers et au tourisme.

Que réclame le collectif ?

L'instruction a été menée en dépit du bon sens. Lors de l'enquête publique, les 13 communes concernées se sont prononcées contre le projet, la LTA, comme les associations locales. 80 % des personnes interrogées par l'enquêteur se sont montrées défavorables. D'autre part, il n'y a eu aucun état de situation initiale de réalisé. Nous demandons de commencer par cela.

Qui forme le collectif ?

Plus de trente associations et de nombreux particuliers nous ont déjà rejoints : professionnels de la pêche, associations de plaisanciers et de plongeurs, associations pour l'environnement et la défense des oiseaux, élus, professionnels du tourisme, du nautisme, et des activités nautiques. Des horizons très divers qui garantissent que le mouvement sera apolitique.

Pourquoi « Peuple des dunes en Trégor » ?

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Le 11 janvier 2012

La Baule : Le premier centre de production de coques (Ouest France)

Le naturaliste affirme que « l'ensemble des traicts, sans les marais, représente 680 ha » et, « sur cet espace, 150 sont occupés par des concessions conchylicoles. 15 exploitants se les partagent. » Ici, la pêche de loisir est interdite, à moins de 10 m des parcs, délimités par des piquets, sous peine de poursuites. Une fois entrés dans les traicts, la vase retient nos pas. Nous marchons vers Pen Bron.

Auprès de ses parcs, Frédéric Miché explique combien « le lieu est particulièrement bon pour l'élevage des coquillages, grâce au phytoplancton qui se développe, dû aux arrivées d'eau douce, par la Loire et le coteau guérandais. » Cet endroit est le premier pour la production des coques. « C'est un centre de production extensif - au contraire des centres « intensifs » - parce qu'il n'y a aucune introduction de nourriture, que l'on gère la prédation, et les densités d'élevage. » Autrement dit, « on ne dope pas la nature ».....

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Un tour dans la poche (Sud Ouest)

La valorisation du plastique est à l'étude. Un nouveau test se déroulera en février, après l'essai concluant de 2011.

Des poches pour immerger les huîtres, des mannes pour les transporter, des casiers pour les présenter, mais aussi des bottes, des cuissardes, des tuyaux de PVC pour les réseaux hydrauliques, du filet pour enrouler les moules autour des bouchots, du film étirable pour le conditionnement des palettes… Le plastique et le caoutchouc sont présents à toutes les étapes de la production conchylicole.

Il est d'ailleurs assez fréquent d'observer ces équipements dans les recoins des exploitations, abandonnés là quand l'usure du temps a fait son œuvre. Des déchets ostréicoles entassés plus que stockés, là où ils gênent le moins. Seulement voilà, ces tas informes mangés par des ronces collent mal avec l'air du temps écologique, et l'image de produits élevés et affinés au cœur d'une nature exceptionnellement généreuse…

Point de fatalité ! Un mouvement s'amorce pour faire place nette aux abords des chenaux, comme d'autres concourent au nettoyage des plages.

Dolus, commune pilote....

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Dans son atelier Claires et Mer, à la Cotinière, La Navicule bleue cultive déjà une petite expérience de valorisation des matières en plastique issues de la filière maritime. Des kilomètres de filets y sont détricotés, démantelés. S'attaquer aux déchets ostréicoles constituerait un prolongement logique de la démarche. « Nous avons réalisé une étude cet automne, et nous arrivons à l'étape du test. Nous le réaliserons sur un site ostréicole d'Oléron, le mois prochain, ou en mars, évoque Thierry Leques, le responsable de La Navicule bleue. Deux approches seront observées : soit nous demandons aux ostréiculteurs d'apporter leurs déchets à un point de collecte, soit nous irons au-devant d'eux, jusqu'aux établissements. »

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90 tonnes de poches...

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Projet mytilicole à Cancale : une réunion ce soir salle Cancaven (Ouest France)

Les projets d’élevage de moules en mer par le procédé dit des filières portent sur 85 hectares devant Saint-Coulomb, et vers la pointe du Grouin sur 200 hectares mitoyens, mais ils présentent des caractéristiques techniques différentes. Le second fait appel à des bouées immergées, procédé qui réduit l’impact visuel.

Les organisateurs de la réunion d’information prévue aujourd’hui à 20 h 30 ne disposaient au départ d’une autorisation que pour une salle de 150 places, au centre socioculturel de Cancale (or, la semaine dernière, 400 personnes s’étaient déplacées à Saint-Coulomb). Finalement, ils ont obtenu hier soir la mise à disposition de la salle des fêtes de Cancaven, d’une capacité d'accueil pour 300 personnes.

La réunion de....

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A Dunkerque, les mytiliculteurs aux filières à moule récompensés !

Le public a félicité l'audace des marins-pêcheurs qui se sont reconvertis dans la filière de la moule dunkerquoise et bien noté que « 500 à 600 tonnes sont attendues cette année, après une production de 400 tonnes en 2011 ». Source : Les talents dunkerquois ont de nouveau été récompensés par un Trophée Jean-Bart (La Voix du Nord)

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Le voleur d'huîtres était un pro (Sud Ouest)

Prison avec sursis pour l'ancien responsable conchylicole qui avait volé 2,7 tonnes d'huîtres dans l'île de Ré.

La gendarmerie maritime l'avait surpris la main dans les poches en pleine nuit, le 21 septembre dernier, dans le Fier d'Ars. Il avait reconnu d'autres vols, toujours dans les mêmes parcs. Quatre expéditions au total durant l'été 2011 pour quelque 2,7 tonnes d'huîtres dérobées. Les trois-quarts avaient été revendus sur les marchés. Perle dans la coquille, le voleur n'était autre qu'un ancien responsable conchylicole, lui-même mytiliculteur à la retraite....

Quatre mois plus tard, devant le tribunal correctionnel de La Rochelle, le sexagénaire peine à expliquer son geste. Sinon par « une grande fatigue » et « un état dépressif » persistant. Lui, dont l'avocat, Claudy Valin, vantera les mérites, les 52 années de travail, l'engagement au service de la profession, la confiance réitérée de ses pairs, n'aura fauté qu'une fois, mais une fois de trop. Les huîtres volées étaient commercialisées par son fils, ostréiculteur, qui en ignorait la provenance.

La Section régionale conchylicole s'est portée partie civile....

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Top 10 des infos utiles sur les huîtres (Topito)

Vous en avez probablement mangé une ou deux, voire 7 douzaines pendant les fêtes, mais que savez-vous des huîtres au juste ? L’huître est un mollusque plutôt mystérieux. On a donc essayé de savoir ce qui se cachait sous cette coquille.

1. Les huîtres, tout en étant peu caloriques, présentent de nombreuses qualités nutritionnelles intéressantes : notamment grâce à leur teneur en minéraux et en oligo éléments. Cela fait de l’huître un « allier santé » en quelque sorte. Ne reprenez pas 3 fois du gâteau au chocolat pour autant.

2. Grâce à leur richesse en zinc, sélénium, vitamine E et C, les huitres présentent des qualités anti-oxydantes utiles dans la lutte contre le vieillissement, les cancers et les maladies cardio vasculaires : mangez plus d’huîtres pour vivre plus longtemps ! (potentiel slogan de campagne présidentielle)

3. Les huitres étant riches en sel, elles ne conviennent pas aux régimes pauvres en sel : logique me direz-vous ? Tout ça pour dire qu’il convient de se méfier des huîtres en cas d’insuffisance cardiaque ou hépatique. Ce n’est pas très réjouissant.

4. La conservation optimale des huîtres se fait au frais entre 5 à 10 °C pendant maximum 10 jours : après, elles s’ennuient et une huître qui s’ennuie, c’est une huître qui ne facilite pas la digestion.

5. Il est conseillé de ne pas consommer les huîtres déjà ouvertes et ne se refermant pas ou les huîtres présentant une mauvaise odeur : sauf si vous commencez un régime à base de « je régurgite tout ce que j’ingurgite ».

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Le 10 janvier 2012

Les pays de l'or noir investissent l'aquaculture....

La Gulf Merchant Bank investit dans l’aquaculture

le groupe émirati Gulf Merchant Bank (GMB) a lancé son nouveau fonds d’investissement dédié au développement de l’aquaculture au Maroc.

Déjà présent au Maroc à travers la Mediterranean Aquaculture Company MAC aux côtés de la société Mejilloneras del Norte spécialisée dans l’élevage des moules, GMB a consenti un premier investissement de 35 millions d’euros, avec l’acquisition d’une première concession par MAC pour l’élevage, la transformation et la commercialisation des coquillages et des moules.

A terme, le projet doit englober la production d’huîtres ainsi que du pétoncle.

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Pendant ce temps en France, on se déchire autour d'un élevage de moule....

Cancale : Élevage de moules en filières dans la baie : « Que le bon sens l'emporte... » (Ouest France)

La controverse autour du projet d'élevage de moules en filières, dans la baie de Cancale et près de l'anse du Guesclin, était dans tous les esprits. Pierre-Yves Le Moal est intervenu la veille lors de la réunion à Saint-Coulomb (Ouest-France de jeudi), mais en tant que professionnel, pas au titre de premier-adjoint. Pierre-Yves Mahieu a abordé le sujet lors de ses voeux, avec une certaine distance.

Il souhaite « que le bon sens l'emporte, que l'on ne gâche aucun atout », déclare-t-il, sans citer nommément le projet. « On oppose trop souvent économie résidentielle et économie productive. Il n'y a pas de Breizh riviera, considère Pierre-Yves Mahieu, en reprenant l'expression de Jean-Yves Le Drian, le président du conseil régional. Sans défigurer notre littoral, les activités maritimes doivent progresser, évoluer, s'adapter. Il faut que la baie continue à vivre, à faire vivre. »

Maurice Jannin, le conseiller général, attend pour sa part de disposer de tous les éléments d'appréciation. « Pour peser le pour le contre, il est nécessaire de disposer d'informations précises. Et nous ne les avons pas encore. Ce type d'exploitation se fait ailleurs, c'est vrai, mais il y a des risques, surtout dans la zone envisagée, où il y a des vents dominants et de forts courants. »

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Colomiers. Sur le marché depuis 30 ans (La Dépêche)

« Depuis 30 ans nous vendons des huîtres sur le marché du samedi à Colomiers ». Mado et Jean-Noël Robert sont ostréiculteurs sur l'île d'Oléron et proposent de délicieuses « fines claires marennes d'Oléron » de tous les calibres de fin septembre à Pâques. « La saison a été bonne, et nous avons assuré la demande pour ce 30e Noël ». Ils font aussi le marché du dimanche à Cornebarrieu et à l'Union....

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L’élevage de tilapia obtient un soutien de la Banque africaine au Zimbabwe (Agritrade/Cta)

Un crédit de 8 millions $US proposé par la Banque africaine de développement (BAD) pour financer le projet Lake Harvest Aquaculture (LHA) sur le lac Kariba a été octroyé pour aider à augmenter l’élevage de tilapia et ainsi approvisionner la sous-région en protéines à un prix abordable. Les installations du LHA formeront la plus grande ferme d’élevage de tilapia en Afrique subsaharienne. D’après le FIS, « la BAD veillera à ce que le projet continue à se conformer aux bonnes pratiques internationales en matière de gestion environnementale et sociale. Lake Harvest Aquaculture respecte les normes de production européennes les plus strictes et est la seule ferme aquacole certifiée par GlobalGap ».

LHA pourrait au final produire 20.000 tonnes de poisson par an d’ici 2015, notamment des produits frais et surgelés, la production annuelle de tilapia étant actuellement de 2 500 tonnes. « L’entreprise cible essentiellement les marchés africains, et le Zimbabwe devrait absorber 37 % de la production. Cinquante pour cent supplémentaires seront destinés aux marchés de la région d’Afrique australe, tandis que l’Europe devrait absorber les 13 % restants des exportations », déclare le FIS, qui ajoute que « les bénéfices du projet incluent plus de 900 nouveaux emplois, une croissance économique et de la diversification. Le projet contribuera également aux recettes publiques, au commerce régional et à l’intégration, à la génération de devises et à l’amélioration de la sécurité alimentaire au Zimbabwe et dans les pays voisins ».

« Lake Harvest Aquaculture est considéré par de nombreux experts comme un modèle d’élevage durable de poisson sur le continent », d’après le directeur du Département du secteur privé et de la microfinance de la BAD......

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Mesures renforcées des programmes d’actions régionaux pour la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole

Dans le cadre de la procédure contentieuse ouverte depuis 2009 par la Commission européenne à l’encontre de la France concernant une éventuelle mauvaise application de la directive 91/676/CEE dite directive « nitrates », la France s’est engagée depuis le début de l’année 2010 dans une vaste réforme de son dispositif réglementaire « nitrates ».

Cette réforme crée un programme d’actions national qui fixera le socle réglementaire national commun aux 74 départements français concernés par des zones vulnérables. Parallèlement, les programmes d’actions départementaux actuels évolueront vers des programmes d’actions régionaux qui préciseront, de manière proportionnée et adaptée à chaque territoire, les actions supplémentaires nécessaires à l’atteinte des objectifs de reconquête et de préservation de la qualité des eaux vis-à-vis de la pollution par les nitrates. Le détail de ces évolutions et de leur calendrier est expliqué dans le communiqué de presse des Ministères chargés de l’écologie et de l’agriculture en date du 28 octobre 2011 rappelé en annexe.....

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Deux projets de textes sont soumis à la consultation du public :

1/ un projet de décret modifiant les dispositions du code de l’environnement transposant la directive 91/676/CEE dite directive « nitrates » et précisant le contenu des programmes d’actions régionaux.

Ce projet de décret détaille plus particulièrement la liste des actions spécifiques accessibles

au préfet de région pour une mise en œuvre dans les zones « atteintes par la pollution » (article R211-81-1 du projet de décret).

2/ un projet d’arrêté interministériel pris en application du décret aujourd’hui soumis à la consultation du public, définissant les modalités techniques de certaines mesures renforcées des programmes d’actions régionaux devant obligatoirement être mises en œuvre dans les actuelles zones en excédent structurel et zones d’actions complémentaires, en substitution à la réglementation actuelle

Les observations peuvent être adressées avant le 14 janvier 2012 à l’adresse électronique suivante :...

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Programme d’action national pour la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole

La protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole s’appuie sur la directive 91/676/CEE dite directive « nitrates ». Une réforme de l’application de la directive nitrates a été engagée par la France à la demande de la Commission européenne.

Le décret n°2001-1275 du 10 octobre 2011 relatif aux programmes d’actions à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole a introduit une modification de l’architecture des programmes d’actions à mettre en œuvre en zone vulnérable en application de cette directive : les actions de nature obligatoire sont définies par un programme d’actions national et des programmes d’actions régionaux visant à renforcer localement les mesures du programme national.

Consultation du public sur le projet d’arrêté

Le projet d’arrêté définissant le programme d’actions national impose notamment :

  • le relèvement de 20% en moyenne des valeurs d’excrétion des vaches laitières,
  • l’allongement des durées d’interdiction d’épandage des fertilisants azotés,
  • la clarification des modalités de dimensionnement et de contrôle des capacités de stockage des effluents des exploitations agricoles,
  • un renforcement de la mise en œuvre de l’équilibre de la fertilisation azotée à la parcelle.

Le présent projet d’arrêté a fait l’objet d’une évaluation environnementale et d’un avis du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable en tant qu’autorité environnementale.

Il a été soumis à la consultation du public, accompagné du rapport d’évaluation environnementale, du résumé technique et de l’avis de l’autorité environnementale.

Il sera complété par un deuxième arrêté en 2012 afin de préciser l’ensemble des huit mesures prévues par l’article R.211-80-1 du code de l’environnement.

La consultation du public s’est tenue du 14 octobre au 18 novembre 2011 sur le site du Ministère chargé de l’Écologie.

Consultez les documents (projet d’arrêté, évaluation environnementale du programme d’action national relatif a l’application de la directive « nitrates », résumé de cette évaluation et avis de l’autorité environnementale) sur http://www.developpement-durable.gouv.fr/

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Le 9 janvier 2012

Salmoniculture : Mainstream Canada contre-attaque !

Mainstream produit 25.000 tonnes de saumon en Colombie Britannique, façade Canada pacifique. Filiale du groupe norvégien Cermaq, cette société qui élève du saumon atlantique (Salmo salar) fait l’objet d’attaques répétées de la part des défenseurs du saumon sauvage du pacifique (ainsi que les deux autres multinationales viking, Marine Harvest et Grieg Seafoods)

Cependant, les vents ont tourné…. Les multinationales salmonicoles ont maintenant le "soutien" du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) dans le cadre du programme d’écocertification Aquaculture Stewardship Council (ASC).

Mainstream Canada contre-attaque suite à une campagne médiatique anti-saumon très virulente en 2010/2011. L’instigateur de cette campagne, Don Staniford de l'ONG "The Global Alliance Against Industrial Aquaculture" est jugé pour diffamation. S’il perd, il lui en coûtera 125.000 $ ! d’après theglobeandmail.com : Fish-farm foe defiant as court date nears

Pour plus d'informations sur la campagne anti-saumon : Campagne : Fumer du saumon tue !

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Pour une ostréiculture durable (Bretagne Durable)

Le réseau Cohérence délivre un identifiant "ostréiculture durable et solidaire" aux professionnels qui choisissent de s'engager dans une démarche respectueuse de l'homme et de l'environnement.

En répondant aux critères d'un cahier des charges précis, ils peuvent alors vendre des huîtres labellisées par le réseau. Reportage vidéo avec Guillaume Cinquin, ostréiculteur basé au Tour du Parc (56) et Audrey Richeboeuf, animatrice de la section "ostréiculture" pour Cohérence.

Dans notre magazine n°2 (voir rubrique notre actu), le reportage "Une certaine idée de l'ostréiculture", sur les chantiers de Guillaume Cinquin et Laurent Thomas, ostréiculteurs au Tour-Du-Parc (56)....

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Le cas d'école du TK Bremen

Démolition Go Fast

La démolition du TK Bremen sur le territoire français est un spectaculaire exemple de la simplification administrative chère au gouvernement. Ce déchet industriel de plus de 2.000 tonnes contenant de l’amiante sous diverses formes, des PCB, des tartres d’hydrocarbures, des déchets de peinture au plomb, au mercure et à l’étain ne fait pas l’objet contrairement à la réglementation française et européenne d’une autorisation temporaire d’Installation Classée pour la Protection de l’Environnement. Les lignes directrices de la Convention de Bâle et de l’Organisation Maritime Internationale sur le démantèlement des navires ne sont pas respectées. Robin des Bois demande que le préfet du Morbihan, la préfecture maritime et l’Inspection du travail publient la cartographie des déchets dangereux présents sur le TK Bremen, si elle existe.

Le maintien dans certaines tranches du navire comme les lieux de navigation et d’habitation - château arrière - des cloisons, revêtements de sol, joints, colle, sanitaires, câblages et autres équipements électriques produira des ferrailles non triées à la source. En traitant ces ferrailles polluées, l’aciérie qui recyclera le TK Bremen exposera ses ouvriers à des risques supplémentaires et augmentera la charge de ses effluents atmosphériques.

La rapidité et la brutalité sont toujours spectaculaires mais elles ne sont pas les meilleures alliées de la sécurité des travailleurs et de la protection de l’environnement. L’urgence avancée par les services de l’Etat qu’il y aurait à démolir le TK Bremen dans les meilleurs délais pour éviter une dislocation de la coque sous les coups de boutoir des vagues est un faux prétexte. Depuis des décennies, des navires de la taille du TK Bremen sont échoués sur le littoral de Mauritanie par exemple et résistent. Le Ministère de l’écologie avait bien l’intention dans les jours qui ont suivi l’échouement de respecter la réglementation qui s’impose mais les coups de boutoir des élus voulant se débarrasser dans les meilleurs délais de ce problème encombrant et les échéances électorales ont été déterminants.

Robin des Bois a porté plainte contre X pour pollution par hydrocarbures et mise en danger de la vie d’autrui. Les personnes morales ou privées susceptibles d’entrer dans le périmètre de cette plainte sont :

Suite.... Cliquer Robin des bois

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Faut-il être fou pour y croire encore ?

Mensuel du Golfe du Morbihan

Janvier 2012

Dossier

Agriculture, pêche, ostréiculture

Faut-il être fou pour y croire encore ?

Cliquer Ici

Actuellement en Kiosque





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ADEME. Réalisation d'un bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES)

Guide pour la réalisation de bilans des émissions de gaz à effet de serre d'une organisation du secteur agricole et agro-alimentaire

Le secteur agricole et agro-alimentaire comme tous les secteurs économiques émet des gaz à effet de serre (GES). Néanmoins, il se distingue à la fois par les enjeux associés et par les processus en présence :

* Le secteur agricole et agro-alimentaire a, en effet, pour vocation première de nourrir la population,

* Il est fondé sur des processus biologiques très complexes. Les principaux gaz émis par le secteur sont liés à ces processus ; ce sont le protoxyde d’azote (N2O) et le méthane (CH4),

* Enfin, l’agriculture est à la fois puits et sources d’émissions puisqu’elle peut stocker et déstocker du carbone dans les sols.

L’objectif de ce guide est d’aider toute entreprise du secteur dans la réalisation de bilans des émissions de gaz à effet de serre (GES) de leur organisation. Il a été établi à partir de retours d’expériences, de nombreux échanges, et des dernières évolutions méthodologiques connues lors de ce projet.

Il insiste en particulier sur la nécessité de réaliser cet exercice de quantification et de mise en œuvre des leviers de réduction des émissions dans le cadre d’une réflexion globale et d’une implication des différents acteurs de la filière, de la fabrication des intrants pour l’agriculture jusqu’à la distribution aux consommateurs. Cette réflexion doit s’inscrire dans une logique « gagnant - gagnant » sur le long terme pour l’ensemble des acteurs. Source : Ademe

Pour visualiser le guide, cliquer : Emission GES

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Le 8 janvier 2012

Il faut sauver l'ostréiculture bretonne (Parti breton)

Le Parti Breton s’inquiète de la situation dans l’ostréiculture. L’échouage du TK Bremen ne doit pas cacher la véritable réalité de la situation de l’ostréiculture bretonne. Face aux différentes épizooties qui ont saigné à blanc la profession, le Parti Breton demande à ce qu’un véritable plan de sauvetage soit mis en place pour sauver l’ostréiculture bretonne.

Il y va de l’ensemble d’une économie qui vivifie le littoral breton.

Nous proposons :

  • Le contrôle par les ostréiculteurs de la production de naissains, pour une meilleure gestion en milieu naturel.
  • La création d’un label "Huîtres de Bretagne" à partir d’un strict cahier des charges garantissant la qualité de l’huître bretonne. Contrôles sanitaires, développement de techniques d’élevages privilégiant l’élevage à plat, densités d’huîtres plus faibles dans les poches, densités définies bassin par bassin, essais d’élevages mixtes (huîtres, moules).
  • Une politique commerciale forte en faveur de l’huître de Bretagne, sur les marchés dans les grandes surfaces et à l’export.

Le Parti Breton à travers sa politique d’aménagement économique de tout le territoire breton, refuse que les zones ostréicoles soient bradées au seul profit du tourisme et des résidences "volets clos". L’actualité récente démontre que le littoral breton doit être protégé des investisseurs immobiliers. A Plouharnel dans le Morbihan les ostréiculteurs ont dû manifester contre la création de maisons secondaires sur le site d’un ancien chantier ostréicole.

La diversification est également nécessaire. Diversification des élevages : par exemple la palourde en appoint de l’ostréiculture; également, la remise en état sur une grande échelle des marais salants permettant le développement de la saliculture.

A l’heure où les perturbations du système financier pèsent de plus en plus sur les économies, la création d’un fonds d’investissement maritime breton soutiendrait le développement de son économie et de l’ostréiculture bretonne.

Christian Jiquel, Herve Le Gwenn

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Projet mytilicole chahuté par 400 opposants à Saint-Coulomb (Ouest France)

Les habitants de Saint-Coulomb se sont mobilisés pendant deux bonnes heures, mardi soir, au Phare, contre le projet de 85 ha de moules élevées en filières.

Arnaud Vettier et son beau-frère Xavier Salardaine ont eu beau se référer aux vingt et une années d'expérience de leur associé charentais Laurent Hurtaud, et au bagage scientifique d'une cousine maître de conférence en biologie, Aurélie Vettier, ils se sont heurtés à de très fortes réticences.

Un huissier de justice a enregistré les débats pour les besoins de l'enquête publique. Les deux projets sont consultables et anotables dans les mairies de Saint-Coulomb, Saint-Méloir, Saint-Malo, et Cancale, jusqu'au 13 janvier.

Site et chiffres...

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Conclusion ?

11 personnes se sont levées en faveur du projet. Toutes les autres sont contre... Le rapport d'enquête public devra être bouclé en un mois. Une commission nautique locale sera consultée, ainsi qu'une commission paritaire des cultures marines. Ensuite, ce sera au préfet de trancher.

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Projet d'élevage de moules : les écologistes sont contre (Ouest France)

Europe Écologie Les Verts (EELV) s'exprime à son tour sur le projet d'élevage de moules en filières, dans la baie de Cancale et près de l'anse du Guesclin à Saint-Coulomb (Ouest-France d'hier). Les écologistes dénoncent « la tentative d'accaparement précipité de l'espace maritime à des fins industrielles et commerciales. Il ne s'agit pas de s'opposer à l'aquaculture en général mais de souligner les limites de ce projet particulier ».

« Les installations seront source de pollutions, à fois visuelle sur les plages. Comment sera assuré le traitement de déchets éventuels ? Elles seront aussi une gêne à la navigation de pêche et de plaisance. Elles impacteront la zone de protection de la biodiversité (Natura 2000) située à proximité. »

Toujours selon EELV, « la pertinence économique du projet n'est pas démontrée : pourquoi autoriser une production à moyen terme de près de 1 000 tonnes de moules sur filières alors que 4 000 tonnes de moules de bouchots sont détruites annuellement dans la baie ? Les promesses d'emplois créés ne sont pas à la hauteur des emplois susceptibles de disparaître. »

« Dans cette affaire, l'État ne doit pas faire preuve de faiblesse. Seules une réflexion approfondie et une expression démocratique permettront aux habitants du pays de Saint-Malo de décider en pleine connaissance de cause de l'usage de leur zone côtière. » Par conséquent, EELV demande « l'ajournement de ces deux projets dans l'attente d'une réelle étude d'impacts multicritère indépendante ».

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Le 7 janvier 2011

Les moules de filières que ne veulent pas les rentiers des 30 glorieuses !

Dans le berceau de la mytiliculture française à La Rochelle, des moules de corde origine Irlande sur le marché central… Le pays d’origine du moine qui 1500 années plus tôt a fondé Saint-Coulomb, cette petite bourgade bretonne où les habitants aujourd’hui retranchés dans leur forteresse de l'anse du Guesclin s’arcboutent contre l’invasion des moules pour protéger leurs 4 plages…

Saint-Coulomb, La Rochelle,.... La France devenue ce grand parc d’attractions avec ses belles plages, ses chambres d'hôtes et ses halles à marée « transformées en lieux d’exposition, de spectacle, de concert en même temps que les autorités locales tenteraient de mettre sur pied un tourisme industriel fondé sur la reconstitution du mode de vie des ouvriers au début du XXe siècle ». (*)

L’avenir imaginé par ces rentiers des trente glorieuses….

Patrick Walton doit se retourner dans sa tombe, cet irlandais qui selon la légende "inventa" la moule de bouchot dans le petit port d’Esnandes au nord de La Rochelle.... C'est maintenant son pays qui alimente en moule fraiche le pays des mouclades, marinières et autres éclades...

En 2010, la France a importé 44.353 tonnes de moules vivantes pour une valeur de 43.049 millions d'euros. Principalement de Hollande, Espagne, Irlande, Italie et Grèce. Voir le détail dans le tableau fourni par les douanes françaises. La production nationale (bouchot, corde (ou filière), fond, poche, table) se chiffre à près de 70.000 tonnes chaque année.

Hier.... A La Rochelle, les plaisanciers n'aiment pas les "champs" de moules

Aujourd'hui.... Saint-Coulomb sur la côte d'Emeraude entre Saint-Malo et Cancale

Bretagne Nord. Le projet d'élevage de moules en filières fait des remous....

Suite Ici

Réflexions personnelles autour de la conchyliculture offshore

Techniquement, il est possible d'installer des filières et d'élever des moules au large de la Bretagne... Il n'y a qu'un tsunami qui peut balayer ce type d'installation dans une baie fermée. Au large comme dans le cas des projets de filières Saint-Coulomb/Cancale, ce type d'installation résiste même au tsunami... Les filières de pétoncles installées sur la côte d'Hokkaïdo l'ont démontré au Japon...

Esthétiquement, il faut prévoir des filières en subsurface (meilleure résistance)... où les flotteurs sont entre deux eaux (non visibles).... Quelques bouées de repérage restent en surface.... Voir la photographie ci-dessus prise dans l'immense baie de Mutsu au nord d'Honshu (Japon). Voyez-vous des bouées ou autres flotteurs dans cette baie qui produit près de 100 fois plus de pétoncles (ou saint-jacques) que la production de moules en prévision dans les deux projets de filières en Bretagne-Nord ?

Quant au risque de retrouver des moules (dégrappage) et du matériel sur les plages, il faut prévoir un cahier des charges....

Il est temps de mettre en place une commission "Conchyliculture au large" au niveau national associant professionnels (conchyliculteurs, pêcheurs,...), chercheurs, nouvelles technologies, administrations, ONG,....

Sans quoi les problèmes vont se multiplier entre producteurs et riverains... Projet bloqué : Une opportunité pour les moules étrangères d'envahir le marché français : Moules de corde (ou de filières) d'Irlande, d'Ecosse, de Norvège et d'ailleurs.... Ce qui fragiliserait l'ensemble de la filière moule hexagonale...

Qui peut porter de tel projet innovant ? (1) Des structures privées. (2) Des structures privées en association avec l'organisation professionnelle (CRC). (3) L'organisation professionnelle (CRC). Pour rappel : Le projet de filières d'huîtres au large de l'Ile d'Oléron (400 ha) est porté par le Comité Régional de la Conchyliculture (CRC). Les premières filières à moule du Pertuis breton en Charente-Maritime par une association professionnelle...

Concessions Maritimes. Dans un contexte de mondialisation, quelle garantie offre des entreprises privées hexagonales face aux multinationales aquacoles ?

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Projet mytilicole chahuté par 400 opposants à Saint-Coulomb (Ouest France)

Les habitants de Saint-Coulomb se sont mobilisés pendant deux bonnes heures, mardi soir, au Phare, contre le projet de 85 ha de moules élevées en filières.

Arnaud Vettier et son beau-frère Xavier Salardaine ont eu beau se référer aux vingt et une années d'expérience de leur associé charentais Laurent Hurtaud, et au bagage scientifique d'une cousine maître de conférence en biologie, Aurélie Vettier, ils se sont heurtés à de très fortes réticences.

Un huissier de justice a enregistré les débats pour les besoins de l'enquête publique. Les deux projets sont consultables et anotables dans les mairies de Saint-Coulomb, Saint-Méloir, Saint-Malo, et Cancale, jusqu'au 13 janvier.

Site et chiffres

À 2 300 m de la pointe du Nid, dans le nord-est des Tintiaux, face au fort du Guesclin. Il ferait 1 895 m de long sur 450 m de large, avec un minimum de profondeur d'eau de 9 à 10 m.

Selon les calculs de Louis Le Nouvel (élu de l'opposition municipale cancalaise), cela représenterait 25 km de cordages pour 50 filières et 100 bouées de 50 litres par filière... Trois fois plus avec un autre projet de 200 ha près de la pointe du Grouin. Cela ferait un total de 100 km de cordages, et de 10 000 bouées pour maintenir et délimiter les filières.

Le clash....

(....)

Attentes

Eaux et Rivières, ainsi que Bretagne Vivante, demandent un état des lieux indépendant (par exemple Ifremer ou le Cresco). C'est-à-dire une véritable étude d'impact, qualifiant d'empirique l'approche du projet qui n'a jamais été testé par ici (à part une tentative avortée en 1967 à Saint-Malo parce que la force du courant empêchait les moules de se nourrir).

Il faut mesurer les problèmes de sédimentation, savoir s'il y aurait assez de phytoplanctons (alors qu'il en manque en baie du Mont)....

Objections...

(...)

Profits....

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Conclusion ?

11 personnes se sont levées en faveur du projet. Toutes les autres sont contre... Le rapport d'enquête public devra être bouclé en un mois. Une commission nautique locale sera consultée, ainsi qu'une commission paritaire des cultures marines. Ensuite, ce sera au préfet de trancher.

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Aquaculture...des efforts européens à faire (France3)

Vice-président de la commission pêche du Parlement européen, l'eurodéputé breton Alain Cadec ne veut pas laisser le développement de l'aquaculture aux pays tiers. Sur le blog d'avenue de l'Europe, l'émission de France3, tous les samedi à 18h35.

Adresse de la vidéo : http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafrXQd.html

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Pour que la mer monte… Les défis de la pêche et de l’aquaculture

Avec Philippe Mauguin, directeur des pêches et de l’aquaculture du ministère de l’agriculture, et Jean-Paul Simier, directeur des filières alimentaires à l’agence économique de Bretagne

Ecouter « Ça ne mange pas de pain ! »

Les mardi 17 et mercredi 18 janvier 2012

Sur Radio Mon Païs (90.1 et par le Web)

Il y a comme du vague à l’âme du côté des poissons, coquillages et autres crustacés. Il faut dire qu’entre la surmortalité des naissains d’huître, la guerre des quotas de pêche, le réchauffement des océans, les marées noires ou encore les algues vertes, le secteur a l’air d’être dans la nasse, avec une onde de choc sur les prix à la consommation. L’état des lieux est-il si noir et que nous réserve l’avenir ? Une gestion plus durable des ressources ou encore l’aquaculture - sous certaines conditions - ne pourraient-elles compenser en partie la baisse des stocks ? Quant à ces algues invasives et nuisibles qui inondent certains littoraux, sachez que plusieurs projets très concrets permettent non seulement de les valoriser utilement, mais aussi de les domestiquer. Des nouvelles fraîches à découvrir dans cette émission de "Ça ne mange pas de pain !" de la Mission Agrobiosciences. Le sommaire détaillé ci-dessous...

Pour que la mer monte... Les défis de la pêche et de l’aquaculture

Sommaire de l’émission du 17 et 18 janvier 2012

Mise en bouche

Revue de presse sur l’actualité

Algues, la nouvelle vague

Une interview de Jean-Paul Simier, directeur des filières alimentaires à l’Agence économique de Bretagne, par Sylvie Berthier, Mission Agrobiosciences.

Grain de Sel

Quand les pouvoirs publics montent au filet

Une interview de Philippe Mauguin, Directeur des Pêches et de l’Aquaculture, ministère de l’Alimentation et de l’Agriculture, par Valérie Péan, Mission Agrobiosciences.

Propos de table Discussion avec les chroniqueurs

Sur le pouce

Et si l’huître devenait une perle rare ?…

Pour plus d'informations sur Agrobiosciences, cliquer Les défis de la pêche et de l’aquaculture

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Fruit du Grenelle, l'étiquetage environnemental est lancé. Sept entreprises d'Aquitaine font partie des pionnières en France, en attendant sa généralisation en 2013.

Encore des contraintes et des coûts supplémentaires ? C'est probablement ce que pensent la majorité des entrepreneurs avec le principe d'étiquetage environnemental de la production, inscrit dans la loi Grenelle 2. Ils sont pourtant sept « courageux » - et consentants ! - en Aquitaine (1) à s'être lancés dans la phase expérimentale initiée par le ministère de l'Environnement, avec 160 autres entreprises françaises.

Cet affichage vise à faire apparaître sur le produit les impacts environnementaux générés tout au long de son cycle de vie. Le Château Larose Trintaudon (cru bourgeois, haut-médoc), où l'on veut toujours « avoir un coup d'avance », inscrit la nouveauté sur sa cuvée 2007 et y voit beaucoup d'avantages….

Transparence

Comme le château médocain, le groupe Aqualande (40), qui produit des truites, n'a pas attendu la loi Grenelle pour faire attention à son impact sur l'environnement. Mais cette expérimentation lui permet (enfin) de communiquer. « On avait envie de valoriser notre démarche d'entreprise et, aujourd'hui, on peut l'afficher. Avant, à part dire que c'est bien… Cela nous a déjà permis de réduire les coûts en travaillant sur l'emballage (carton, plastique). Et demain, avec ces chiffres, on pourra le quantifier », explique Lionel Colin, directeur qualité, hygiène, sécurité et environnement d'Aqualande.

Mais si communiquer sur les efforts environnementaux restera toujours positif pour l'image des entreprises, il est difficile de croire que cela influencera réellement le grand public. Cette démarche semble cependant avoir un impact sur les entreprises, car elle les pousse à se remettre en cause….

« Avantage concurrentiel »

« C'est intéressant économiquement, car on se met aussi en danger à travers cette transparence. Nous avons récemment remporté un marché avec…

Aucune entreprise ne s'est vu imposer une étiquette type. La société Lartigue et Fils (40), par exemple, a préféré communiquer au maximum sur son site Internet, alors qu'Aqualande a choisi de tout montrer et détailler sur son étiquette.

À l'issue de cette phase expérimentale, dans un an, un rapport sera remis au gouvernement, qui devrait statuer dans la foulée. Si toutes les entreprises ont un jour l'obligation d'afficher ces données, comme le stipule la loi, alors pourquoi ne pas imaginer une sorte de comptabilité écologique, comme il existe aujourd'hui une comptabilité financière ?

(1) Dans les Landes, Rip Curl (boardshop), Aqualande (truite fumée), Lartigue et Fils (saumon), Sikig (Kiwi) ; dans les Pyrénées-Atlantiques, Notox (planches de surf), Cool Shoe (tongs) ; et, en Gironde, le Château Larose Trintaudon (vin).

Pour découvrir la plus grande société aquacole française (qui n'est pas conchylicole, mais piscicole), cliquer Aqualande

à ne pas confondre avec "Viviers de France", l'autre grand producteur de truites landais (qui est passé sous le contrôle du groupe norvégien "Aker seafoods")

C'est en Mai 1981 qu'est créée la SCA (Société Coopérative Agricole) des Aquaculteurs Landais par Jacques Lamothe, Jean-Claude Béziat, Michel Barrucand, Abel Caubarrus, François Pomarez, Michel Harispe, Joël Lucas et Christophe Tragnan.

Aqualande est le premier éleveur-transformateur de truites en eau douce avec 25 sites pour une production d'environ 5000 tonnes.

Aqualande, c'est :

  • 40 millions d'euros de CA en 2007
  • 280 Salariés et plus de 100 personnes pour les élevages
  • 25 piscicultures de truites en France
  • 3 truites fumées sur 4 vendues en France
  • 300 tonnes de bars (élevés dans les Pyrénées Orientales) sur 1 site

Landvika : la performance environnementale s’affiche !

Le travail mené sur l’affichage environnemental depuis le début de l’année dans le cadre de l’expérimentation nationale de l’affichage des caractéristiques environnementales des produits organisée par le ministère de l’écologie et du développement durable nous permet de communiquer les valeurs suivantes : -- Pour 100g de truite fumée Lanvika consommée: -- Réchauffement climatique : 900 g CO2eq -- Empreinte eau : 2,47 litres d’eau eq -- Empreinte biodiversité : 0,75 m² de zone urbaine pendant 1 an. Ces valeurs seront imprimées sur les emballages de nos truites fumées Landvika 6 tranches et 8 tranches à partir du mois d’octobre 2011.

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Un « drôle de cadeau » aux ostréiculteurs de la ria d'Étel (Sud Ouest)

L'échouement du « TK Bremen » laisse les producteurs dans une situation préoccupante.

« Le gros problème de nos entreprises est financier. Une perte qui n'est pas encore chiffrée avec précision, mais qui est assez énorme, de l'ordre de 55 à 60 % de diminution du chiffre d'affaires sur la période de la fin d'année. » Dans le résumé de la situation que dresse le président du syndicat des ostréiculteurs de la ria d'Étel (Morbihan), Jean Mahéo, on mesure toutes les conséquences du « drôle de cadeau de Noël » qu'ils ont reçu à la côte. Le « TK Bremen » s'est échoué mi-décembre en bordure de leur littoral, entre Lorient et Vannes, traînant dans sa misère une nappe d'hydrocarbures de 1 kilomètre de long sur 5 mètres de large et, par voie de conséquence, une interdiction de commercialisation des huîtres.

« Le mal est fait »

Aussi, tous les efforts des préfets débarqués avant-hier sur cette plage de Kerminihy pour répandre la bonne parole d'un démantèlement rapide et soigneux du cargo en trois semaines (lire notre édition d'hier) effleurent à peine ces producteurs. Car pour cette quarantaine d'ostréiculteurs, dont certains alimentent leurs collègues arcachonnais et charentais, « le mal est fait ».

Le préfet de la Région Bretagne, Michel Cadot, a beau promettre d'activer la solidarité ; comme hier, les ministres de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, et de l'Écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, ont beau se rendre sur place au lendemain de l'échouement, le KO reste proche.....

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5 000 à 6 000 € de pertes....

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Eugène Joannic évalue sa perte à 5 000 à 6 000 euros. Et il n'a pas encore trouvé la solution pour payer les 2 000 euros de naissains mis à l'eau pour regarnir ses parcs en vue de la prochaine campagne. Si les fêtes s'étaient déroulées dans des conditions normales et pas avec 50 % de perte de chiffre d'affaires à la vente directe, elles lui auraient procuré la trésorerie nécessaire.

Le producteur conserve cependant une dose de philosophie : « Comme disent les vieux, ''Nous sommes passés à côté du coup de fusil''. Quand on regarde la dérive du cargo, s'il n'avait pas tapé sur des rochers au large et dévié son cap, il aurait pu rentrer directement dans la ria ! »

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Les huîtres à la « deuzaine » (Le Monde)

Fini le temps où les huîtres étaient offertes treize à la douzaine sur les marchés ! Leur prix a plus que doublé en quelques années. Maintenant on les achète par deux, " à la deuzaine ", plaisante l'humoriste Nicolas Canteloup. C'est à l'unité que, pour sa part, le Bar à huîtres propose de grands crus d'huîtres prêtes à emporter pour le réveillon de la Saint-Sylvestre : les moyennes n°3 de l'île de Ré à 1,9 € pièce, la spéciale Gillardeau, " moyenne et charnue " n°3, Marennes Oléron à 2,90 € pièce et même 4,90 € l'unité pour l'exceptionnelle " pousse en claire " n°2 de David Hervé ! Les huîtres sont devenues un produit de luxe en raison de la forte mortalité des naissains (embryons), jusqu'à 70 %, enregistrée depuis 2008. Or trois années d'élevage et d'affinage sont nécessaires pour que l'huître soit comestible. Nous sommes donc en première année de pénurie de l'offre. Pénurie relative, dans la mesure où l'augmentation des prix a freiné la demande. Cause officielle de cette mortalité, un virus de type herpès, qui frappe les seules huîtres creuses.

En fait, rien ne va plus dans la filière ostréicole depuis que l'Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps) des aliments avait donné, en 2003, son feu vert pour le développement de l'huître dite triploïde ou des quatre saisons, rendue stérile par manipulation du nombre de ses chromosomes et parvenant à maturité en deux ans au lieu de trois. La relation de cause à effet n'a pas été établie entre la forte mortalité actuelle et la production massive de triploïdes (plus de 50 % de la production aujourd'hui), mais la filière se désole. Les seuls bénéficiaires sont les écloseries, chargées de la prévention de l'épizootie.

Pour maintenir une présence symbolique des huîtres – trois par personne - sur la table du réveillon, on pourra adapter d’anciennes recettes. Au Moyen âge, l’huître était servie en civet ou en pâté.....

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Sarzeau. Exposition. «Pêcheurs d'hier» à l'Hermine (Le Télégramme)

Conçue par les Archives départementales du Morbihan, l'exposition «Pêcheurs d'hier» retrace l'histoire de la pêche dans le Morbihan du XVIIIesiècle à la fin des années 1960. Du filet à la boîte de conserve, les visiteurs se laissent porter par les flots de l'histoire d'une activité économique essentielle dans la constitution de l'identité morbihannaise.

Cartes postales et publicité

Des cartes postales anciennes, des affiches, de la publicité, de la correspondance et des photographies permettent au public de découvrir l'histoire de la pêche à la sardine et au thon. Le développement de l'ostréiculture, l'apparition des conserveries et l'aménagement du littoral par des structures portuaires, comme le port de Lorient, soulignent l'impact de la pêche comme une activité qui façonne les paysages et les vies. Au fil des documents d'archives, les visiteurs pénètrent dans la vie des marins pêcheurs et de leur famille, une vie rythmée par les naufrages, les fêtes maritimes et les pardons. Une très belle exposition à voir en famille.

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Ploufragan. Cité des métiers. Le programme du premier semestre (Le Télégramme)

La Cité des métiers a présenté, jeudi, le programme du premier semestre. Au menu, 51rendez-vous dont 22 zooms, treize ateliers, six soirées cité, cinq journées découvertes, deux forums, trois conférences...

Sur l'ensemble des 51rendez-vous proposés à la Cité des métiers, neuf thématiques seront retransmises en visioconférence avec la Maison de l'emploi de Loudéac, la Maison du département de Guingamp et, pour la première fois, l'Espace Sainte-Anne de la communauté des communes de Merdrignac.

Nouveautés: ambulancier et les métiers du cheval

Deux nouveautés sont au programme du semestre: ambulancier et les métiers du cheval. Voici les rendez-vous par spécificité. ZOOMS. Le 11 janvier, coiffure; le 18 janvier, pêche; le 25 janvier, hôtellerie; le 1erfévrier, parc zoologique; le 8février, travail des métaux; le 15 février, automobile; le 22 février, armée; le 29 février, agroalimentaire;

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Audenge : Nathalie le Yondre : oui avec des réserves (Sud Ouest)

L'année 2012 démarre sur les chapeaux de roues dans la commune d'Audenge. En effet, dès lundi soir, le Conseil municipal s'est réuni sous la présidence du maire, Nathalie Le Yondre, afin de délibérer sur le projet de Parc naturel marin (PNM), actuellement ouvert à enquête publique. Soulignons ici que les collectivités locales ont toute liberté pour évoquer en Conseil ce projet. Si elles ne le font pas, ce dernier est approuvé d'office.

Or, à Audenge, Nathalie Le Yondre a choisi de convoquer les élus de la commune afin qu'ils se prononcent sur ce dossier. Un choix délibéré, comme elle l'a fermement indiqué, lors d'une conférence de presse, avant la tenue du conseil.

Favorable au Parc...

(...)

Élus sur représentés

Voilà pour les « bons points ». Mais là où Nathalie Le Yondre n'est pas d'accord, c'est sur la composition du conseil de gestion, proposé par le préfet. Après avoir écrit au préfet le 18 novembre dernier, alors qu'il était question que ce conseil passe de 47 à 75 membres (il est désormais proposé à 60 membres) elle réprouve le fait que « le nombre de représentant des collectivités territoriales, soit les élus, passe de 12 à 25, soit plus de 40 % de la totalité de ses membres. »

« De ce fait, ajoute-t-elle, la proportion de représentants des professionnels (20 %), d'usagers (10 %), d'associations de protection de l'environnement (10 %) et du collège des personnes qualifiées (3,33 %) ne permet plus de garantir le bon fonctionnement du futur conseil de gestion. »

« Je refuse que l'on entende faire prévaloir les positions des élus sur celles des professionnels, usagers et associations de protection, dit-elle. Il convient que ce conseil de gestion soit équilibré entre les différents collèges. Une telle proposition est irraisonnable. »

D'où sa demande : « Je souhaite qu'à l'issue de l'enquête publique, une nouvelle phase de concertation sur la composition du conseil de gestion soit rouverte », dit-elle.

Proposition qui était portée lors du Conseil municipal de ce lundi soir, approuvée à la seule majorité du Conseil municipal (lire ci-dessous).

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Licence Professionnelle Productions Animales

Spécialité Biotechnologies aquacoles : Valorisation des produits de l'aquaculture

Type de Diplôme : Licence Professionnelle

Domaine : Sciences, Technologies, Santé

Mention : Productions Animales

Spécialité : Biotechnologies aquacoles : Valorisation des produits de l'aquaculture

Finalité : Professionnelle

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Licence Professionnelle : Licence Professionnelle Productions animales option aquaculture et aquariologie

Le Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP)

Résumé descriptif de la certification

Licence Professionnelle : Licence Professionnelle Productions animales option aquaculture et aquariologie

Université Henri Poincaré (Nancy)

CNESER Président de l'université de Nancy I, Président d’université de Nancy I, Recteur de l'académie

Résumé du référentiel d'emploi ou éléments de compétence acquis

Les professionnels sont spécialistes des productions aquacoles en milieu continental (milieux tempérés et tropicaux) et de la maintenance des organismes aquatiques en aquarium (aquariologie, animalerie). Ils gèrent des entreprises de production (fermes aquacoles) ou des entreprises commerciales (magasins d’aquariophilie) ou à vocation pédagogique et culturelle dans le secteur aquariologique (aquariums publics, maisons de la nature). Leur connaissance des différentes espèces leur permet de les sélectionner, de les élever, les soigner et les nourrir. Ils maîtrisent également l’acheminement des poissons.

Compétences ou capacités évaluées

Connaître les caractéristiques des organismes aquatiques et des milieux aquatiques, comprendre le fonctionnement des filières professionnelles et des enjeux socio-économiques et sociétaux associés, maîtriser la gestion des milieux aquatiques et la qualité des produits, être un bon communicant, avoir des connaissances scientifiques et méthodologiques....

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Cofrepêche recrute….
Le bureau d'études Cofrepêche recrute….

Nous recherchons : Des spécialistes en développement, recherche et mise en oeuvre de politiques de gestion de pêche et d'aquaculture (experts sous compétences diverses et complémentaires recherchés)

Nouveau contrat: évaluations des accords de pêche UE et ORGP pour la DG MARE

Le consortium géré par Cofrepêche évaluera pendant les deux prochaines années, pour le compte de la DG MARE, les accords de pêche de l'UE avec des pays tiers. Les évaluations indépendantes seront réalisées avant, pendant ou à la fin des accords de pêche ou de leurs protocoles. Des évaluations concernant les activités de la DG MARE pour le compte de l'UE au sein des Organisations Régionales de Pêche dont l'UE est membre sont également prévues.

Pour plus d'informations, cliquer Cofrepêche

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Formation aux métiers du mareyage

Formation aux métiers du mareyage

Le Lycée Maritime et Aquacole de La Rochelle

De Février à Juillet 2012 avec 12 semaines en centre et 10 semaines en entreprise (trois périodes de stage).

Le Lycée Maritime et Aquacole de La Rochelle propose une formation professionnelle pour les demandeurs d’emplois motivés par la mise en marché des produits de la mer :

Le CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) Employé polyvalent des produits de la mer.

En quoi consiste ce métier ?

L’employé polyvalent des produits de la mer travaille dans le domaine professionnel du mareyage et de la vente en gros.

Il doit être capable de réaliser en autonomie l'ensemble des activités de l'atelier de marée dans un esprit de qualité et de respect des normes d'hygiène et de sécurité :

Trier et calibrer toutes les espèces de poissons,

Effectuer le conditionnement de poissons entiers,

Effectuer une première transformation ;

Mettre en filets certaines espèces ;

Conditionner et préparer l'expédition ;

Gérer la resserre ;

Assurer le nettoyage des matériels, outillages et locaux.

Quelles sont les qualités requises pour accéder à cette formation ?

Pour plus d'informations, cliquer Lycée Maritime et Aquacole de La Rochelle

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Les saumons d’élevage, gavés aux pesticides ? (bastamag)

On le dit bon pour le cœur, la circulation et la lutte contre certains cancers. Le saumon, paré de ses vertus en Oméga-3, cache pourtant une autre réalité. Depuis plusieurs mois, le saumon d’élevage norvégien est nourri au pesticide. C’est la seule solution qu’auraient trouvée les pisciculteurs pour lutter contre un parasite naturel. Avec de possibles effets cancérogènes pour l’Homme. Et une catastrophe environnementale avérée pour la faune aquatique.

Les saumons d’élevage norvégiens qui finissent en filet dans les rayons réfrigérés des supermarchés avant d’atterrir dans nos assiettes sont nourris aux pesticides. Cette information, révélée en juin 2010 dans l’émission Pièces à conviction (France 3), fait l’objet d’un nouveau rapport d’une ONG norvégienne, Green Warriors. Les Français sont directement concernés puisque 80 % des saumons qu’ils consomment – près de 100 000 tonnes importées chaque année ! – viennent des fjords norvégiens. Or, c’est au cœur de ces vallées glaciaires que le saumon est victime des attaques d’un parasite naturel, le pou de mer.

Connu depuis longtemps des biologistes, le pou de mer est un petit crustacé de 8 à 12 mm qui se nourrit de la peau, du sang et du mucus des poissons, provoquant de grosses tâches marrons sur le dos du saumon. Sa prolifération est devenue le cauchemar des propriétaires de fermes piscicoles norvégiennes. Pendant des années, les pisciculteurs ont traité les poux de mer à coups d’antibiotiques, mais cela ne fonctionne plus. Pour « épouiller leurs stocks », ils utilisent désormais du diflubenzuron, un produit chimique reconnu comme pesticide. Ils le mettent dans la nourriture avant de le déverser dans les cages où se pressent des dizaines de milliers de saumons.

Un pesticide interdit en Europe mais autorisé en Norvège....

(...)

Toxique pour les poissons, cancérogène pour les humains....

(....)

Un marché de 5,3 milliards d’euros...

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Ce samedi dans Littoral (Mer et Marine)

Cette semaine, le magazine maritime de France 3 fait escale en baie du Mont Saint-Michel. Littoral nous fera également découvrir la seule ferme de corail en France, à Camaret, et nous emmènera à la rencontre de Jean-Noël Duchemin, un artiste qui construit sa maison en forme de bateau renversé (voir ci-dessous la bande annonce de l'émission du samedi 7 janvier).

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Enquêtes publiques et études d'impact : la réforme est publiée (Actu-Environnement)

Réforme très impactante pour l'ensemble des porteurs de projets, trois décrets relatifs aux enquêtes publiques et aux études d'impact sont parus au Journal officiel du 30 décembre. Présentation.

Prévue par les lois Grenelle, la réforme de l'enquête publique et des études d'impact, outils emblématiques du droit de l'environnement, prend corps avec la publication de trois décrets au Journal officiel. Son entrée en vigueur est prévue le 1er juin 2012.

Réforme des enquêtes publiques

"Le décret procède aux modifications réglementaires rendues nécessaires par le regroupement des enquêtes publiques existantes en deux catégories principales : l'enquête publique relative aux opérations susceptibles d'affecter l'environnement régie par le Code de l'environnement et l'enquête d'utilité publique régie par le Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique", indique le ministère de l'Ecologie.

Le premier décret détermine la procédure et le déroulement de l'enquête publique prévue par le Code de l'environnement. Les objectifs ? Une amélioration de la participation du public et de la prise en compte des avis formulés, la simplification des procédures, et la possibilité de modifier les projets en cours d'enquête.

Au niveau de la simplification des procédures, on peut noter l'encadrement de la durée de l'enquête ou encore la possibilité de regrouper les enquêtes en une enquête unique en cas de pluralité de maîtres d'ouvrage ou de réglementations distinctes. Le décret fixe aussi la composition du dossier d'enquête qui devra comporter un bilan du débat public ou de la concertation préalable si le projet en fait l'objet.

Consultation du public par voie électronique...

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Ils trichaient pour mieux vendre leurs huîtres (Manche Libre)

Le couple possédait des parcs à Grandcamp-Maisy ainsi que dans le Morbihan.

TRIBUNAL DE CAEN. Ils étaient absents lors de l’audience mais auraient écoulé près de 60 tonnes d’huîtres impropres à la consommation. Mardi 27 décembre, le tribunal correctionnel de Caen a examiné le cas d’un couple d’ostréiculteurs du Bessin. Ces derniers étaient soupçonnés de tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme, de faux en écriture et d’usage de faux, le tout du 1er novembre 2007 au 28 février 2009.

Le couple possède plusieurs parcs à huîtres : à Grancamp-Maisy, ainsi que dans le Morbihan, à Sarzeau et à Plouharnel. Tous leurs parcs sont situés en “zone B”....

Surclassement et risque de maladie

Or, ces ostéiculteurs n’avaient ni les moyens de posséder leurs propres bacs de purification, ni d’avoir recours à la main-d’oeuvre nécessaire. Fortement endetté, le couple a donc l’idée de vendre les huîtres de Grancamp-Maisy en Charentes-Maritimes, sous le label “A”, à six de leurs principaux acheteurs, par ailleurs demandeurs du label “huîtres d’Isigny classées A”....

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Le 6 janvier 2011

Le Pescatourisme sur la façade atlantique française

AGLIA. Lettre d’information n°1 - Décembre 2011

• Qu’est-ce que le pescatourisme ?

C’est une activité de diversification qui a pour objectif de permettre aux pêcheurs professionnels et aux conchyliculteurs, à titre d’activité complémentaire rémunérée, d’accueillir à bord de leur navire, des personnes pour leur faire découvrir leur métier, mais aussi l’environnement marin.

Le professionnel continue donc à pratiquer son activité principale de pêche ou de conchyliculture, tout en embarquant des passagers à son bord.

Le pescatourisme dans la règlementation française

Depuis plus de 20 ans, les pêcheurs italiens se sont lancés dans le «pescaturismo». En France, le transport de passagers occasionnel a toujours fait partie intégrante des métiers de la mer, jusqu’à l’accident tragique de 2006 d’un fileyeur-ligneur ayant causé la mort d’Edouard Michelin et du patron-pêcheur.

La Direction des Affaires Maritimes (DAM) a alors renforcé la règlementation encadrant le transport de passagers à bord des embarcations déclarées en « navire de pêche ». Il en a résulté la publication des notes du 11 janvier 2007 et du 20 juillet 2007 relatives au «transport de passagers sur les navires de pêche inférieurs à 24m».

Après 2 ans sous ce système dérogatoire, un groupe de travail national (DAM, DPMA, AGLIA, CNPMEM, MPEA) s’est constitué pour obtenir une règlementation nationale applicable à tous les navires et de manière homogène d’un port à l’autre.

Cela a abouti à l’intégration de la division 230-13, spécifique aux navires conchylicoles, dans la règlementation relative à la sécurité des navires (Arrêté du 9 mai 2011 portant modification de l’arrêté du 23 novembre 1987 relatif à la sécurité des navires). L’équivalent de ce texte pour les navires de pêche professionnelle est attendu pour début 2012.

Le développement du pescatourisme en France

Après les notes de 2007, peu de professionnels ont essayé d’obtenir les autorisations pour embarquer des passagers, jugeant les modalités trop contraignantes. En 2009, l’association Marco Polo Echanger Autrement (MPEA) a présenté un projet de développement du pescatourisme dans le cadre du groupe Axe 4 FEP varois.

Cette activité a pris peu à peu de l’ampleur et l’essai est un succès. Sur la façade atlantique, les professionnels s’appuient principalement sur la dynamique territoriale des

groupes Axe 4 FEP. Des demandes individuelles ont également émergé ça et là, mais peu ont pu aboutir pour le moment…

Résultat à Marennes-Oléron

En 2010, les professionnels ostréicoles ont manifesté le souhait de diversifier leur activité, fragilisée par la crise ostréicole.

Le CRC Poitou-Charentes a alors voulu expérimenter le Pescatourisme sur le Pays Marennes-Oléron durant l’été 2011. Cette action pilote a été menée dans le cadre du groupe Axe 4 FEP du Pays Marennes Oléron (financements Europe, Etat, Région Poitou-Charentes).

Sur les 6 professionnels initialement intéressés, seuls 3 (2 au Château d’Oléron, 1 à Marennes) ont obtenu l’autorisation du Centre de Sécurité des Navires pour effectuer du pescatourisme durant l’été 2011. Les 3 autres ont abandonné devant le coût trop important des investissements à réaliser. Ainsi, 27 passages ont été embarqués (pour rappel : tarif adulte à 39€ et enfant 19€).

En attendant le bilan officiel d’ici la fin de l’année 2011, on peut d’ores et déjà retenir que malgré la volonté de la profession à embarquer des passagers pour les sensibiliser

à la richesse mais aussi à la fragilité de l’environnement dans lequel se développent leurs huîtres, ils ont été confrontés à 2 freins majeurs :

  • une réglementation très contraignante,
  • un coût d’investissement disproportionné par rapport au profit attendu, sachant que le pescatourisme n’est qu’une activité complémentaire.

Remarque personnelle : Avec cette réglementation draconnienne, le pescatourisme a fortement diminué dans le bassin de Marennes-Oléron. Dans les années 1990, l'association Terres Marines pilotée par des ostréicultrices coordonnait avec l'accord des Affaires Maritimes de Marennes, une flottille d'une quarantaine de chalands ostréicoles pour les sorties à la marée. Les touristes pouvaient réserver une sortie en mer avec les ostréiculteurs dans les offices de tourisme. Ils pouvaient partir de Port-des-barques, de Marennes et d'Oléron (Chenal d'Arceau, chenal d'Ors, château d'Oléron et Saint-Trojan). Des centaines de touristes ont pu ainsi découvrir le travail des huîtres en mer...

Pour télécharger la lettre d'information n°1, cliquer Aglia

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Observatoire économique des entreprises conchylicoles

Observatoire économique

Entreprises conchylicoles du réseau Nautil

Septembre 2011

Le temps de la recherche n’est pas nécessairement le temps de l’entreprise. Là où chacun espère trouver des solutions à la crise des mortalités, les chercheurs nous expliquent qu’il faut du temps.

Pour autant, le chef d’entreprise doit dans ce contexte difficile gérer son exploitation, afin de traverser cette crise et d’en sortir au mieux. Les collaborateurs Nautil et CER FRANCE font le pari du conseil et de l’accompagnement au quotidien. Gérer c’est prévoir, et malgré les incertitudes - ou à cause d’elles - anticiper sur la trésorerie semble un des facteurs clé de gestion en période de doutes. L’observatoire économique que nous établissons est le reflet du passé, et donne les clés de cette prévision.

A . Nicolazo - Nautil

  • Productions d'huîtres sur estran …... p. 4-15
  • Normandie …………………........ p. 4-7
  • Bretagne Sud …………..….......... p. 8-9
  • Pays de Loire - Vendée ……………… p. 10-11
  • Charente-Maritime ……………… p. 12-13
  • Gironde ……………… p. 14-15
  • Productions de moules ………… p. 16-17
  • Productions d'huîtres en eaux profondes …… p. 18

Pour télécharger le document, cliquer Nautil

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Le 5 janvier 2011

Bruno et Pierre Nicolas imperturbables, malgré le cargo (Le Télégramme)

Le cargo TKBremen aurait pu gâcher les fêtes de Bruno Nicolas, le père, et Pierre Nicolas, le fils. Il n'en sera rien. Toutes les commandes d'huîtres seront honorées par les ostréiculteurs de Plouhinec (56).

Le lieu est magique: l'entreprise Nicolas est nichée dans un des méandres de la rivière d'Etel. Pas la moindre irisation sur l'eau: «On a de la chance. On est en fond de baie, dans un endroit paisible. Nous n'avons pas été touchés par la pollution du cargo. On se fiera aux analyses qui seront faites régulièrement.» Préservée de la pollution, l'entreprise Nicolas l'a aussi été de la surmortalité des jeunes huîtres. «On achète notre naissain à Marennes (Charente-Maritime). On le travaille en poche dans la ria. Nos parcs sont sur le bord du chenal, face à Saint-Cado. Les courants sont linéaires. La température remonte peu au-dessus de 16º C.On remonte les jeunes huîtres haut sur le rivage. Pour l'instant, on n'a quasiment pas eu de problème de surmortalité.» Bruno Nicolas explique avec humour qu'outre les bonnes conditions d'exploitation dont il bénéficie, il y a aussi le savoir-faire de l'ostréiculteur. «Il faut sentir la nature. Nous, on leur parle aux huîtres, on leur dit: "Allez les filles, il faut pousser"». Plus sérieusement, le chef d'entreprise sait qu'il doit «résister à la tentation de renoncer à la qualité pour faire de la quantité».

Très peu d'annulations de commandes

Les clients - toujours plus nombreux - de la petite entreprise, lui sont fidèles à ce prix.....

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TK Bremen. Conchyliculteurs. Premières aides sous quinzaine (Le Télégramme)

Hier, en plus de sa visite sur le chantier de déconstruction du TK Bremen, à Erdeven, le préfet de région Michel Cadot est allé sur un chantier ostréicole, à Belz (56). L'occasion pour Jean Mahéo, président du syndicat conchylicole de la ria d'Etel de rappeler que le système, prévu par le gouvernement, d'avance remboursable et d'aide d'urgence, plafonné à 30.000€ par entreprise, était «trop juste». Des avances remboursables qui pourraient, toutefois, être débloquées sous quinzaine d'après le préfet de région. Les professionnels ont également souligné l'impact négatif sur leur image et leur clientèle. Le préfet a alors évoqué la proposition de financer, avec l'État et l'Europe, une campagne de promotion de l'huître bretonne. Pour le conseil général du Morbihan, Gérard Le Tréquesser a donné un accord de principe de participation.

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FAO. Les statistiques de la pêche et de l'aquaculture dans le monde en ligne

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Huîtres. Plus chères, mais de qualité (Le Télégramme)

Impossible d'imaginer une table de Noël sans huîtres. Contre vents et marées, elles restent fidèles au rendez-vous. Cette année, elles sont d'excellente qualité, mais leur prix a encore sensiblement augmenté. À tel point que sur certains calibres, le prix de l'huître creuse a rejoint celui de la plate.

Comme la plate en son temps, l'huître creuse se raréfie à son tour. Depuis 2008, quand la surmortalité des naissains a commencé, elle a fortement déserté les parcs français. De 120.000 t avant la crise ostréicole, la production nationale est passée, en 2011, à 80.000 t. Qu'à cela ne tienne, les professionnels le répètent, il y en aura pour tout le monde en cette fin d'année, mais à des prix sensiblement plus élevés. «Leur prix a augmenté de 30 % par rapport aux années normales. Cette année, il faut compter entre 5 € et 10 € la douzaine chez nous. Mais ça peut monter jusqu'à 30 € dans les grandes villes françaises. Avec les intermédiaires, ça va vite», commente le Finistérien Goulven Brest, président du comité national conchylicole.

Le prix permet de «sauver les entreprises»

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Le prix des plates est stable «depuis trois ans»....

L'écart entre le prix des creuses et des plates, surtout dans les petits calibres, n'a jamais été aussi réduit que cette année. «Le prix des plates n'a pas bougé depuis trois ans», indique Alain Morvan. Il donne l'exemple d'une douzaine d'huîtres nº3. En vente directe, les plates se vendent entre 7 € et 9,50 €, tandis que les creuses sont commercialisées entre 5,50 € et 8 €. Enfin, on notera que si la Bretagne, première région ostréicole, assure 40 % de la production, c'est la région Poitou-Charentes qui vient en tête pour la commercialisation avec près de la moitié des ventes françaises. La moitié des huîtres bretonnes est commercialisée directement, tandis que l'autre l'est à partir de Marennes-Oléron, dont elle prend au passage l'appellation.

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Huîtres. Du parc à l'assiette une vie mouvementée (Le Télégramme)

Traditionnellement, on consomme les huîtres au repas de Noël. Pour le réveillon du Nouvel an, la pratique gastronomique est moins courante. Et pourtant, cette année, elles sont de qualité.

À peine sorti de table et des agapes de Noël, il faut déjà penser au menu du prochain réveillon! Même si, traditionnellement, les restaurants prennent le pas sur la table familiale, les huîtres demeurent un mets apprécié pour finir l'année. Les ostréiculteurs poursuivent donc le ramassage de leur récolte.

«On a pu répondre à toutes les commandes»

À Plouezoc'h, toute l'équipe de Kerarmel s'active, trie, rince, manipule des caisses pleines. «La production, cette année, a été correcte. Comme l'an passé, on a pu répondre à toutes les commandes», commente Florence Foucault, gérante de l'entreprise. «On n'a pas eu trop de surmortalité, c'est une chance par rapport à nos collègues des Abers (qui enregistrent jusqu'à 40% de perte).» Pour Philippe Bigois, de L'Huîtrier au Dourduff-en-Mer, la saison aussi a été bonne. «Très bonne même, parce qu'on compense les pertes liées à la surmortalité en achetant deux fois plus de naissains.» Cette prévision entraîne donc deux fois plus de charges. Et si on y ajoute deux fois plus de pertes, on ne s'étonne pas de voir les prix augmenter.

Le virus herpès continue de tuer

De l'autre côté de la baie, à Carantec, Alain Morvan, ostréiculteur et président du syndicat ostréicole du Pays de Morlaix, tient le même discours. «C'est un peu tôt pour tirer un bilan. On va pouvoir fournir toutes les tables des fêtes, mais c'est pour l'année prochaine que cela risque d'être plus difficile. On a déjà fait des sondages mais il faudra attendre février pour connaître réellement l'état de la production pour l'année prochaine». Car le virus herpès continue de tuer, et l'hécatombe impose plus de travail aux professionnels.

«Des stocks à gérer de façon plus serrée»

«On est obligé de gérer les stocks de façon plus serrée mais aussi plus rigoureuse», explique Philippe Bigois. «Les huîtres qui, auparavant, n'étaient pas mises en poche (technique de culture) sont aujourd'hui conservées. Et on les booste pour en tirer le meilleur. » De son côté, Florence Foucault comptabilise les manipulations des sacs à huîtres. «Chaque poche contient près de 250 huîtres. Avant d'arriver dans les assiettes, on les aura retournées neuf à dix fois. C'est beaucoup de travail et de manipulation.»

Une surveillance efficace....

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Bélon. Un nouvel affineur... de très grosses huîtres plates (Le Télégramme)

Le Bélon compte un nouvel ostréiculteur: il s'appelle Alain Cornou. Il s'est installé sur la cale de Kersauz, côté Moëlan, et il est spécialisé dans l'affinage des très grosses plates.

«Gonflé», de se lancer aujourd'hui dans l'ostréiculture? Alain Cornou ne rejette pas le terme, mais il a de très sérieux arguments à faire valoir. D'abord, il a une «lourde hérédité». Né à Concarneau il y a 53ans, notre homme peut s'enorgueillir d'avoir comme arrière-grand-mère la célèbre Riécoise Mélanie Rouat, restauratrice... et ostréicultrice. Et une partie des générations suivantes est restée dans la même filière professionnelle.

De père en fils

Le grand-père d'Alain, Yves Cornou, gérait deux sites ostréicoles: sur le Bélon, côté Riec, et à La Forêt-Fouesnant. Ce deuxième site passera ensuite entre les mains d'un des enfants, Jacky; qui tout naturellement embauchera son fils Alain. Celui-ci fera donc ses premières armes, de 1980 à 1989, sur la concession paternelle, avant de s'exiler à Paris. Dans la capitale, il ne quitte pas pour autant la filière, puisqu'il devient directeur commercial chez Demarne, un des plus puissants grossistes de Rungis en produits de la mer. Et à partir de 2001, Alain Cornou et un associé se mettent à leur compte, en se lançant dans l'approvisionnement de moules irlandaises et normandes.

L'appel du Bélon

En 2005, il émigre pour deux ans du côté de l'étang de Thau, puis, en 2007, il revient à Rungis comme directeur d'une société qui importe des États-Unis homards et coquilles saint-Jacques. Mais l'appel de la Bretagne et surtout du Bélon est le plus fort et une opportunité intéressante finit par se présenter. À Kersauz, côté Moëlan, une concession ostréicole, celle des anciens Établissements Mahé, est à l'abandon depuis Noël 1999.....

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Dossier Le Télégramme sur les labels

Conso. Dans la jungle des labels (Le Télégramme)

Les labels ont-ils une influence sur les actes d'achat? En tout cas, ils se multiplient. Et ce alors que les consommateurs, crise oblige, ont de plus en plus tendance à privilégier le facteur prix.

Label Rouge, AB, AOC, IGP... pas toujours simple de se repérer dans la forêt des labels, particulièrement dans l'alimentaire. D'autant plus que les sigles et logos de marques et distributeurs, du type «Engagement qualité X...», «Terre et saveur» ou «Produit de l'année», viennent brouiller les cartes.

Label Rouge et AB: des valeurs sûres

En principe, c'est clair : les labels sont délivrés par des organismes certificateurs indépendants à des produits respectant un cahier des charges, encadré par l'État. Pour les autres signes, liberté et souplesse sont de rigueur, sans garantie officielle. En pratique, le consommateur ne s'encombre pas de ces subtilités. Selon le Credoc (*), seuls le Label Rouge et le label AB (Agriculture Biologique) sont clairement identifiés et conservent un capital confiance. Une personne sur deux identifie le Label Rouge à une origine de production et une sur quatre à une assurance de qualité gustative; de même, six personnes sur dix associent AB à l'absence de produits chimiques. AB profite aussi de l'engouement croissant pour les produits bio. Ce qui n'empêche pas parallèlement une vigilance accrue des consommateurs face à la tendance au «verdissement» des produits. Quant au label Max Havelaard, il est clairement identifié comme garant du commerce équitable. En revanche, les AOC et AOP sont en perte de vitesse. Surtout chez les jeunes générations, qui ne consacrent que 8% de leur budget à l'alimentation.

Le goût et le prix d'abord...

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Appellations de territoire. Comment s'y retrouver (Le Télégramme)

AOC.

L'Appellation d'origine contrôlée répond à un cahier des charges validé en France par l'INAO (Institut national de l'origine et de la qualité). Ce n'est pas un signe de qualité, même s'il y contribue, mais de reconnaissance de produits de terroir, dont les caractéristiques tiennent à la qualité d'un sol, d'un climat ou d'un savoir-faire spécifique. Créée en 1953, l'AOC concerne désormais uniquement les produits viticoles (près de 500vins et eaux de vie). Pour les autres produits, depuis 2002, une AOC est automatiquement inscrite en AOP.

AOP.

L'Appellation d'origine protégée est la transcription européenne de l'AOC pour les produits agricoles ou alimentaires bruts ou transformés (fromages, cocos paimpolais, volailles de Bresse, miel de Corse, pommes de terre de l'Île de Ré, taureaux de Camargue...).

IGP.

L'Indication géographique protégée est attribuée à tout produit dont les caractéristiques sont liées à son origine géographique (ingrédient, recette, procédé). Exemple: des vins de pays, la brioche vendéenne... Le lien au territoire est, en principe, moins fort que pour une AOP. Il suffit qu'une des étapes de production, transformation ou élaboration ait lieu sur le territoire concerné (les trois pour une AOP). Néanmoins, le cahier des charges doit être certifié.

Label bio européen.

Il est moins contraignant que le label français AB, notamment en ce qui concerne les interdictions de traitements antiparasitaires ou antibiotiques, l'emploi de pesticides et la présence d'OGM (0,9%). Ce label est contesté par la Fédération nationale de l'Agriculture biologique.

Label AB....

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«Produit de l'année». Un logo pour gogos ? (Le Télégramme)

Présélection, absence de test gustatif, participation payante... Le label «Produit de l'année» est dans le collimateur de la CLCV (*).

Fiable, l'appellation «Produit de l'année»? La CLCV en doute. Et ses griefs sont nombreux. Pour commencer, l'association de consommateurs reproche notamment à ce concours de ne prendre en compte qu'une partie des nouveaux produits, en l'occurrence, «uniquement ceux qui sont proposés par des industriels».

«Pas testés»...

«Ceux-ci sont ensuite sélectionnés par un comité de parrainage composé exclusivement d'industriels et de professionnels de la communication et de la publicité», dénonce la CLCV. Quant aux consommateurs sollicités (plus de 10.000 personnes), ils ne testent essentiellement les produits «qu'au niveau de l'emballage, ce qui n'est aucunement une garantie sur le plan de la qualité gustative». Sans compter que, si les industriels veulent utiliser le logo, il leur faut payer une certaine somme (16.800 euros, ndlr).

«C'est volontaire»....

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Pêche. Le recycleur des mers lointaines (Le Télégramme)

Chef d'entreprise, Gwenaël Baudimant transforme les déchets de la pêche en ingrédients nutritionnels. S'approvisionnant surtout en Asie et en Amérique du Sud, ce Nantais rêve de voir se monter une filière de collecte en France.

Et si les coquilles d'huîtres, les algues, les arêtes ou les abats de poissons avaient une valeur marchande? Gwenaël Baudimant en est convaincu. Ce chef d'entreprise nantais en achète à tour de bras. Plusieurs milliers de tonnes par an. Puis il les transforme en huiles, en poudres ou en capsules qui sont ensuite vendues à l'industrie agroalimentaire, cosmétique et pharmaceutique. Les molécules issues des déchets de la pêche entrent ainsi dans la composition de multiples ingrédients nutritionnels: crèmes antirides, produits favorisant l'oxygénation du sang des sportifs ou encore compléments alimentaires. Surfant sur la vague des produits naturels, le business de Phosphotech, la PME que cet ancien chercheur d'Ifremer a créée en 2000, est en plein essor. À tel point que l'entreprise nantaise, dont la production est aujourd'hui sous-traitée auprès de cinq industriels européens, projette de se doter, d'ici à 2015, d'une usine de 3.000m² à proximité du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes(44). Un investissement de huit millions d'euros. Colossal pour cette société de trente salariés qui dégage cinq millions de chiffre d'affaires.

La France, ce n'est pas le Pérou

Si les applications et les débouchés sont nombreux - Phosphotech vendant jusqu'en Chine et au Japon -, l'approvisionnement s'avère toutefois problématique....

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Le 4 janvier 2012

Bretagne Nord. Un projet d'élevage de moules sur filières qui fait des remous

Réponse et remarques personnelles après les articles de Ouest France et la pétition contre l'élevage de moule sur nos plages...

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Cancale / Saint-Coulomb : Deux projets pour 285 hectares de moules en filières (Ouest France)

Pourquoi ? Comment ?

Deux projets d'exploitation de moules en filières ont été soumis à l'autorisation du préfet. Les sites se trouvent au large du Guesclin et à l'ouest de Cancale. Les mairies de Saint-Coulomb et Cancale, ainsi que de Saint-Malo et Saint-Méloir, accueillent depuis la mi-décembre et jusqu'au 13 janvier, les pièces du dossier ainsi qu'un registre. En dépit de l'affichage légal, l'enquête dite d'utilité publique est restée quasi confidentielle à cause de la date inadaptée.

Quelles superficies ?

Les deux sites mesurent 85 et 200 hectares. L'impact est loin d'être négligeable puisque le premier projet s'inscrit près du fort du Guesclin, vers les Tintiaux, sur une zone rectangulaire de 1 890 m de long sur 450 m de large. Le second projet s'étend dans un rectangle de 2 km ouest-est sur 1 km nord-sud, entre la Basse-du-Nid et la Grande-Burnouze. Il accueillerait jusqu'à 150 filières.

Pourquoi en mer profonde ?

Cela permet de s'affranchir des contraintes du marnage, pour garder les moules tout le temps immergées au large. Elles se nourrissent tout le temps, à la différence des moules dites de bouchots (sur des pieux qui découvrent à marée basse). D'où leur spécificité gustative.

C'est quoi, des « filières » ?

Quels opérateurs ?

Quel intérêt économique ?

Avec quels moyens ?

Où s'informer et réagir ?

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Saint-Coulomb : Une pétition contre le projet d'élevage de moules (Ouest France)

Dans le cadre de l'enquête d'utilité publique sur le projet d'élevage de moules en filières de 85 hectares au large du Fort du Guesclin, à Saint-Coulomb (Ouest-France du jeudi 22 décembre), une réunion d'information est organisée mardi 3 janvier, à 19 h dans le nouveau centre culturel « le Phare » avec le commissaire enquêteur, Henri Narzis, le porteur du projet, M. Vettier, et le maire Alain Mainguené. La réunion est gratuite et ouverte à tous.

Mais d'ores et déjà, certains expriment leur opposition au projet. Xavier Pibault, un habitant de la Guimorais, qui se présente comme un défenseur de l'environnement, fait circuler une pétition sur internet. « Un cartel de mytiliculteurs veut investir la Côte d'Emeraude, dénonce-t-il. Si cette première étape se concrétise, d'autres mytiliculteurs s'engouffreront dans la brèche. La Côte d'Émeraude, avec son patrimoine tant historique que romantique, deviendra en quelques années un espace industriel de production de moules comme l'a été jusqu'à épuisement la baie de Cancale. Imaginez les belles aquarelles de la baie de Saint-Malo quadrillées par des alignements de bouées de filières de moules. Notre côte bretonne perdra tout son charme. »

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La foule à Saint-Coulomb pour le projet d’élevage de moules (Vidéo Ouest France)

Dans le cadre de l’enquête d’utilité publique sur le projet d’élevage de moules en filières de 85 hectares au large du Fort du Guesclin, une réunion d’information est organisée ce soir, à Saint-Coulomb, près de Cancale, en présence du commissaire enquêteur, du porteur du projet et du maire.

La salle est pleine, avec plus de 350 personnes. Le projet suscite certaines réserves, notamment de la part des défenseurs de l’environnement. Ils font circuler actuellement une pétition sur internet.

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Pétition contre l’élevage de moules sur nos plages

Cette pétition a pour unique but de s'opposer à l'implantation d’élevage de moules sur le littoral de la côte d'Emeraude.

Ouest-France a fait paraître récemment un article concernant un projet d’élevage de moules sur cordes comme en Méditerranée, à quelques encablures du littoral de Saint-Coulomb et de la côte nord Cancalaise....

Cela est aberrant et criminel pour l’environnement côtier. Les conséquences seront nombreuses, logiques et prévisibles.

Cette technique est valable en Méditerranée, dans les estuaires et baies, à l’abri des tempêtes et des courants violents. Il s’avère que les deux zones choisies sont situées dans un secteur très exposé aux tempêtes et aux courants très violents. Ces installations légères seront immanquablement balayées comme des fétus de paille face aux forces gigantesques et terrifiantes engendrées par les tempêtes.

En 1978, la digue de SAINT MALO a été détruite sur plus de 250 mètres, des blocs de granit déscellés et balayés sur la plage.

Ce projet privé est piloté par des gens qui n’ont aucun sens des réalités maritimes. Après avoir massacré la baie du Mont Saint Michel, ils s’attaquent aujourd’hui à l'un des plus somptueux espaces de notre majestueuse Côte d’Emeraude, dotée de falaises et de plages sublimes.

Si ces mytiliculteurs s’installent, les tempêtes détruiront ces cordes épaissies par des chapelets de grappes de moules et la végétation sous-marine qui s’y fixera forcément. Ainsi, elles auront une prise aux courants considérable décuplant leur faiblesse. Résultat : ces installations seront drossées sur nos plages et les pollueront gravement et durablement.

De plus, si ces filières à moules ne coulent pas elles devront être soutenues par des bouées dont le volume sera énorme et conséquent, avec une flottabilité importante qui va générée une poussée supplémentaire par rapport aux courants, conjuguée à la houle d'ouest, mais aussi en sens inverse lorsque la mer baissera avec des vents de nord est.....

3 janvier 2011 à 22 heures : 316 signataires et 22 commentaires

Remarques personnelles :

Techniquement, il est possible d'installer des filières et d'élever des moules au large de la Bretagne... Il n'y a qu'un tsunami qui peut balayer ce type d'installation dans une baie fermée. Au large comme dans le cas du projet de filières Saint-Coulomb/Cancale, ce type d'installation résiste même au tsunami... Les filières de pétoncles au large d'Hokkaïdo l'ont démontré au Japon...

Esthétiquement, il faut prévoir des filières en subsurface (meilleure résistance)... où les flotteurs sont entre deux eaux (non visibles).... Quelques bouées de repérage restent en surface.... Voir la photographie ci-dessus prise dans l'immense baie de Mutsu au nord d'Honshu (Japon). Voyez-vous des bouées ou autres flotteurs dans cette baie qui produit plus de 100 fois plus de pétoncles (ou saint-jacques) que la production de moules en prévision dans le projet de filières en Bretagne-Nord ?

Quant au risque de retrouver des moules (dégrappage) et du matériel sur les plages, il faut prévoir un cahier des charges....

Il est temps de mettre en place une commission "Conchyliculture au large" au niveau national associant professionnels (conchyliculteurs, pêcheurs,...), chercheurs, nouvelles technologies, administrations, ONG,....

Sans quoi les problèmes vont se multiplier entre producteurs et riverains... Projet bloqué : Une opportunité pour les moules étrangères d'envahir le marché français : Moules de corde (ou de filières) d'Irlande, d'Ecosse, de Norvège et d'ailleurs.... Ce qui fragiliserait l'ensemble de la filière moule hexagonale...

Qui peut porter de tel projet innovant ? (1) Des structures privées. (2) Des structures privées en association avec l'organisation professionnelle (CRC). (3) L'organisation professionnelle (CRC). Pour rappel : Le projet de filières d'huîtres au large de l'Ile d'Oléron (400 ha) est porté par le Comité Régional de la Conchyliculture (CRC). Les premières filières à moule du Pertuis breton en Charente-Maritime par une association professionnelle...

Concessions Maritimes. Dans un contexte de mondialisation, quelle garantie offre des entreprises privées hexagonales face aux multinationales aquacoles ?

Voir le projet de filières à huîtres au large d'Oléron (accepté après enquête publique), cliquer Anse de la Malconche

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Le 3 janvier 2012

Les huîtres normandes (maison.com)

La Normandie est connue pour ses bocages, ses vaches, son beurre, sa crème et son cidre, mais beaucoup moins pour ces huîtres. Et pourtant...

Si la pêche est inscrite dans les gènes normands depuis plusieurs siècles, l’activité ostréicole est également très ancienne. Les huîtres plates sauvages - Ostrea edulis - se ramassaient à marée basse ou par dragage dès le XVIIème siècle. Le commerce de l’huître prend une place importante dans l’activité économique de la région à partir du XVIIIème. A tel point qu’il faut rapidement légiférer la pêche, afin de protéger les ressources. C’est ainsi que naissent les parcs.

Au lieu de rejeter les huîtres de petites tailles à l’eau, on les place dans des bassins peu profonds, réservoirs d’eau où les huîtres, à la grande surprise, croissent comme les autres. Mieux, la technique améliore la longévité et bonifie la saveur de l’huître. Le rythme des marées obligeant le mollusque à s’ouvrir et à se fermer, l’huître devient charnue et développe ses parfums....

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Le savoir-faire des ostréiculteurs normands et la qualité de leur terroir leur permettent à ce jour d’être les premiers producteurs du marché national, avec en 2009, 27 000 tonnes produites. Une demande d’IGGP est actuellement en cours afin de labéliser toutes ses qualités.

A tel point que les normands fournissent parfois leur camarade voisin qui estampillent ainsi de leur sceau des huîtres qu’ils ont à peine affinées. Reste à savoir lesquelles...

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Cancale. Le directeur des pêches et de l’aquaculture aux côtés des ostréiculteurs (Ouest France)

Philippe Mauguin, directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture, était aujourd’hui en baie du Mont Saint-Michel. Après une année particulièrement difficile pour les ostréiculteurs, le représentant du Ministère de l’agriculture est venu leur apporter son soutien, assurant que le « scénario catastrophe » avait toutefois été évité en 2011. Une dizaine d’entreprises ostréicoles auraient mis la clé sous la porte cette année.

En 2012, la situation pourrait être plus critique. La production nationale d’huîtres ne devrait pas excéder 80.000 tonnes, contre 120.000 tonnes en année normale. Des pistes sont à l’étude pour créer des espèces d’huîtres résistantes à l’herpès virus, qui déciment les naissains depuis plusieurs années.

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Gujan-Mestras (33) : la vie de l'huître avant l'assiette (Sud Ouest)

Ils sont quatre ou cinq visiteurs installés dans la salle de projection de la Maison de l'huître à discuter avec Catherine, l'une des hôtesses, avant qu'elle ne lance le film qui débute la visite des lieux.

« Vous produisez du naissain ? », interroge une visiteuse. « Oui, nous sommes centre naisseur », lui rétorque le guide. La discussion s'engage sur l'ostréiculture, la production, l'élevage : la visite est bien lancée. « Je vous expliquerai tout cela après le film, il va vous faire découvrir l'ostréiculture sur le bassin d'Arcachon. » L'obscurité se fait dans la salle, le silence aussi et l'écran s'anime.....

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Le monde ostréicole

« Avec les vacances, les gens arrivent et ne manquent pas de nous rendre visite », font remarquer Nadine et Catherine en accueillant un groupe de visiteurs. « Certaines familles sont venues se renseigner, elles profitent du beau temps pour les promenades en extérieur et reviendront nous voir lorsque le temps sera moins clément. »....

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Les huîtres sont parties par milliers de douzaines (Sud Ouest)

Maylis et Guillaume Trioné, présents le samedi rue Charles-de-Gaulle, ont été « dévalisés » par les Marmandais.

Pour Noël, malgré la crise, ils avaient eu énormément de commandes d'huîtres. Avec, pour certaines, de grosses quantités. Du bassin d'Arcachon, le 24 au matin, ils avaient pris la route pour Marmande avec le Renault Trafic « plein à ras bord ». Avant-hier, pour la Saint-Sylvestre, ils avaient donné la consigne à leurs clients : « On ne prend pas de nouvelles commandes. De cette façon il y en aura un peu pour tout le monde… mais ne venez pas trop tard ! »

Les prix en hausse

Le couple s'est lancé dans l'ostréiculture juste au moment où apparaissait le phénomène de surmortalité des jeunes huîtres. Celle-ci, liée à un virus, n'est toujours pas résolue. Auparavant, pour voir 200 000 huîtres parvenir à la taille adulte, il fallait en cultiver environ 350 000. Aujourd'hui, il en faut 7 à 800 000 pour obtenir le même résultat. À la clef, beaucoup de travail et d'investissements supplémentaires : ce qui explique en partie la hausse des prix à la vente.….

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Choix de vie

Ils sont sympas en diable, ces deux-là. Il y a cinq ans qu'ils ont repris l'affaire de David Lanau, au Petit Piquey, sur le Bassin. Un choix de vie. Guillaume, 32 ans, originaire de Bordeaux, a fait des études d'expert-comptable. Il a vite compris, au cours de ses premiers stages, qu'il allait mourir d'ennui à passer son temps enfermé derrière un ordinateur. Il est allé s'aérer en donnant un coup de main à un copain ostréiculteur… et a pris goût à l'exercice. Sur le Bassin, il a aussi rencontré Maylis. Elle, est bel et bien native de l'endroit, et petite-fille d'ostréiculteur, mais faisait une école de commerce en envisageant une carrière dans la banque. L'appel du large a été plus fort !

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Des huitres haut de gamme dans l'Hérault par ITELE

Reproduire le cycle de la marée, un défi hors du commun, qu'a réussi à relever un ostréiculteur de l'Hérault. Le but de ce dispositif est de produire des huitres haut de gamme qui seront capables de rivaliser avec cette de l'Atlantique. Reportage

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Vietnam. Delta du Mékong : quatre milliards de dollars d’exportation pour les produits aquatiques en 2011 (Le Courrier)

Selon le secteur commercial des provinces du delta du Mékong, le chiffre d’affaires à l’exportation des produits aquatiques des provinces du delta du Mékong a atteint quatre milliards de dollars en 2011, soit une croissance de 27% par rapport à l’année précédente. Ils sont principalement écoulés dans 29 pays de l’Amérique du Nord, de l’Union européenne, de l’Asie, de l’Océanie et du Moyen-Orient.

Ainsi, plus de 600.000 tonnes de poisson tra (pangasius) ont été exportées pour un chiffre d’affaires de près de 1,7 milliard de dollars..... Il ne faut pas oublier non plus les 190.000 tonnes de crevettes exportées qui ont généré un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de dollars, provinces de Cà Mau, de Bac Liêu et de Soc Trang en tête.

Cette année, les provinces du delta du Mékong réserveront 762.000 ha pour l’aquaculture, dont 582.000 ha de bassins d’élevage dédiés à la crevette géante tigrée (penaeus monodom). En 2011, ces provinces ont produit près de 2,2 millions de tonnes de produits aquatiques, soit 252.000 tonnes de plus qu’en 2010.

L’aménagement du réseau hydraulique au service de l’élevage des produits aquacoles, le renforcement du contrôle de la qualité des alevins ainsi que l’application étendue du modèle d’élevage aquacole aux normes GAP (Good Agricultural Practises) et CoC (sécurité alimentaire et respect de l’environnement) ont activement contribué au succès du secteur aquacole des provinces du delta du Mékong. Par ailleurs, le Service provincial des produits aquatiques a très régulièrement organisé des cours à l’intention des foyers d’éleveurs pour qu’ils suivent et respectent les normes de sécurité alimentaire et de protection de l’environnement.

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Le 2 janvier 2012

L'huître à l'origine d'une pensée reliant écologie et économie.....

L’Europe au chevet de l’ostréiculture, ou comment un zoologiste initie une première forme d’écologie économique (1870-1880)

Patrick Matagne. Université de Poitiers – IUFM Poitou Charentes, Laboratoire Ruralités

Cette communication est une contribution à l’histoire de la pensée écologique et économique, inscrite dans le contexte européen de la seconde moitié du XIXe siècle. A l’occasion d’une étude des causes de l’épuisement des bancs d’huître, le zoologiste allemand Karl August Möbius crée, en 1877, le néologisme biocénose, qui va devenir une des deux composantes de l’écosystème (l’autre est le biotope). Croisant les apports et les analyses des naturalistes et des économistes, il dénonce les effets néfastes d’une exploitation non durable des bancs d’huîtres. Il est aux racines d'une pensée reliant écologie et économie.

En 1869, le zoologiste allemand Karl August Möbius est envoyé en mission pour étudier l’ostréiculture. La situation est alors préoccupante. En Prusse comme en France, l’épuisement des bancs d’huîtres compromet l’avenir d’une activité littorale naissante.

Quelle est alors la situation de l’ostréiculture ? Quelles sont les causes de l’épuisement des bancs d’huîtres ? Comment restaurer la productivité ?

C’est à toutes ces questions que le gouvernement prussien demande au professeur Möbius de trouver des réponses. Le zoologiste, dans le cadre de cette mission, va développer une pensée qui relève d’une première forme d’écologie économique, qui le conduit à réfléchir à la durabilité de nos modes d’exploitation des ressources naturelles…. Suite Oeconomia

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Moules de Bretagne: quand "malheur" se transforme en "bonheur"... gastronomique ! (Nouvelobs)

A la pêche aux moules, moules, moules... Qu'elles soient de bouchot, de cordes ou de parcs, les moules constituent une agréable fantaisie de table, navigant de l'apéro au plat principal.

Les moules de bouchot sont nées d'une triste histoire: en 1235, l'embarcation du marin irlandais Patrick Walton se fracasse sur les rochers près de La Rochelle. Pour se nourrir, il fixe des filets entre des pieux pour attraper les oiseaux. Mais très vite, aux parties enfoncées dans l'eau, se fixent des mollusques: prémices de la mytiliculture...

Moules apéros :

  • faire revenir chacun des ingrédients suivants séparément dans un peu de beurre et d'huile, et les réserver dans quatre bols différents: 20 tranches de chorizo; petits morceaux de poivrons (rouge et jaune); une échalote en rondelles et persil haché; grains d'une grappe de raisin blanc.
  • faire revenir également deux échalotes hachées dans du beurre, ajouter 1kg de moules, poivre, et faire cuire à feu vif pendant 3mn.

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France 3. Avenue de l'Europe. Aquaculture

Samedi 07 janvier 2012

18h30 à 18h45

Durée : 15 min

Avenue de l'Europe. L'aquaculture

Présenté par : Véronique Auger

Les captures de poissons en mer stagnent, leur prix explose sur le marché, et l'Union européenne se lance dans l'aquaculture à grande échelle. Au sommaire :

  • Reportage en Ecosse, terre du saumon d'élevage
  • Reportage en Espagne, terre du thon d'élevage
  • Reportage près de Cannes, terre du bar d'élevage

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Caen. Tromperie sur marchandise : un couple d’ostréiculteurs condamné (Ouest France)

Au moins 55 tonnes d’huîtres impropres à la consommation écoulées entre novembre 2007 et février 2009 dans le Morbihan et en Charente-Maritime. Cet après-midi au tribunal correctionnel de Caen, un couple d’ostréiculteurs du Bessin a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 10 000 € chacun, pour « tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l’homme », ainsi que pour faux et usage de faux en écriture.

Des huîtres du Bessin pour des huîtres bretonnes

Possédant des parcs à huîtres dans le Bessin, dans le Morbihan et en Charente-Maritime, ces ostréiculteurs endettés ont vendu des huîtres normalement classées en catégorie B, et donc devant être purifiées dans des bains avant la vente, en catégorie A. En clair, ils ont fait passer des huîtres élevées dans les eaux du Bessin pour des huîtres bretonnes. Ces faits avaient été mis au jour à la suite d’une enquête judiciaire pour des vols de sacs d’huîtres, en novembre et décembre 2008, dans la baie des Veys (Bessin).

Le tribunal de Caen interdit par ailleurs aux deux ostréiculteurs toute activité d’ostréiculture durant un an. Ils étaient absents à l’audience.

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Diversification. Les huîtres ont leur bistrot (Le Télégramme)

Mickaël Tanguy, ostréiculteur à La Trinité-sur- Mer, a ouvert un bar à huître sur le chantier familial. Du producteur au consommateur, la boucle est bouclée et offre de nouveaux débouchés.

Aujourd'hui, tous les chantiers ou presque font de la vente directe. Certains ont poussé le concept jusqu'au magasin de produits locaux ou proposent des repas dégustation pour les groupes. Mais le bar à huîtres de Mickaël Tanguy est unique en son genre dans la région. «Je me suis inspiré des cabanes de pêcheurs de Charente-Maritime, où l'on peut déguster quelques huîtres en buvant un verre», raconte le jeune ostréiculteur de 32 ans, qui a pris la succession de son père Ludovic, à la pointe de Kermancy, quand son grand frère Nicolas se lançait dans le coquillage.

Au coeur du chantier…

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Jean-Louis Goumont: «Prêt à tout pour survivre»

Installé dans la ria d'Etel, à Belz, dans un petit coin de paradis appelé Larmor, Jean-Louis Goumont tente depuis deux ans de survivre. Cet été, il a embarqué sur un armement lorientais.

«En l'espace d'un mois, en mai2009, j'ai perdu 85% de mes naissains. Depuis, c'est la galère». À 43 ans, Jean-Louis Goumont estime ne plus être un perdreau de l'année et donc apte à faire face à n'importe quelle éventualité. Mais parfois, sa capacité à relever les défis rencontre des limites. «En 2000, lorsque j'ai repris l'affaire familiale, j'ai investi 250.000 € dans un parc et un nouveau bâtiment, aux normes européennes. L'ennui, c'est que les remboursements étaient trop élevés par rapport à mon activité. Et quand la crise est arrivée, les difficultés n'ont fait que s'aggraver».

Juste bon pour payer les factures

En juin, pris à la gorge, Jean-Louis Goumont a sauté sur le premier emploi qui lui était proposé: un embarquement sur un armement lorientais, direction la mer d'Irlande. «Un boulot qui vous marque à vie», lance l'ostréiculteur. «Et qui ne vous garantit pas toujours un salaire. Le premier mois, comme la pêche avait été bonne, j'ai eu une paye. Mais en octobre, je n'ai rien perçu. Résultat: au final, ce que j'ai gagné m'a juste permis de payer les factures». Malgré cela, Jean-Louis Goumont n'est pas homme à se laisser abattre. Viscéralement attaché à son terroir, il croit en son métier. «Mes huîtres sont les meilleures de la ria d'Etel. Y a pas plus charnues et plus iodées. Les crises, la profession en a connue. Du temps de mes parents, elles existaient déjà. Si les pouvoirs publics ne veulent pas que l'on disparaisse, ils doivent nous aider à tenir trois-quatre ans, le temps que nos nouvelles huîtres puissent être commercialisées».

Des projets

Dans sa tête, Jean-Louis Goumont n'attend pas l'aumône.

«Mon entreprise est située au beau milieu du chemin côtier de Port Niscop. Mon idée est de faire venir chez moi les dizaines de randonneurs qui l'empruntent chaque jour. Mais encore faut-il que l'on me donne le coup de main nécessaire pour aménager mon local. Je suis cuistot dans l'âme. Recevoir les promeneurs, je saurai toujours faire», clame-t-il. En attendant, Jean-Louis Goumont voit arriver le début de la nouvelle année avec une certaine angoisse. «J'aurai fini de vendre mes dernières huîtres et il faudra bien que je me débrouille. En ce moment, je suis prêt à tout pour survivre». Source : Le Télégramme

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Repeupler les mers et les océans (Global.Arte)

Pour lutter contre la disparition de certains poissons, la société Ecocéan a lancé un programme qui récupère les larves de poissons en mer. Afin de les protéger pendant leur croissance, elles sont élevées en captivité. Avant d’être relâchées.

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La mention "issus d'une exploitation de haute valeur environnementale" est reconnue (Actu-Environnement)

L'emploi de la mention valorisante "issus d'une exploitation de haute valeur environnementale" est désormais possible dans la publicité, l'étiquetage ou la présentation commerciale des produits agricoles ou des denrées alimentaires issus d'une exploitation certifiée.

Un décret, publié le 22 décembre au Journal officiel, précise les conditions d'utilisation de cette mention et définit les sanctions applicables. Une amende administrative de 1.500 euros maximum peut être prononcée par le préfet en cas d'usage illicite de la dénomination "exploitation de haute valeur environnementale" ou de la mention valorisante "issu d'une exploitation de haute valeur environnementale".

Le dispositif réglementaire de certification environnementale des exploitations agricoles avait été publié en juin dernier, en application de l'article 109 de la loi Grenelle 2. Selon ce dernier, "les exploitations agricoles utilisant des modes de production particulièrement respectueux de l'environnement peuvent faire l'objet d'une certification qui comporte plusieurs niveaux d'exigences environnementales dont le plus élevé repose sur des indicateurs de performance environnementale et ouvre seul droit à la mention « exploitation de haute valeur environnementale »".....

Décret n° 2011-1914 du 20 décembre 2011 relatif à la mention valorisante « issus d'une exploitation de haute valeur environnementale » JORF n°0296 du 22 décembre 2011 page 21783

Publics concernés : chefs d'exploitation agricole, professionnels de l'agroalimentaire, chambres consulaires, organisations de consommateurs et de protection de l'environnement, administrations et personnes concernées par l'agriculture durable.

Objet : utilisation de la mention valorisante « issus d'une exploitation de haute valeur environnementale » pour les produits agricoles et les denrées alimentaires.

Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur le lendemain de sa publication.

Notice : le décret précise les conditions d'utilisation de la mention valorisante « issus d'une exploitation de haute valeur environnementale » pour les produits agricoles et les denrées alimentaires ; il définit les sanctions applicables pour un usage illicite de cette mention valorisante ainsi que de la mention « exploitation de haute valeur environnementale ».

Références : le présent décret est pris pour l'application de l'article 109 de la loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l'environnement. Le code rural et de la pêche maritime modifié par le présent décret peut être consulté, dans sa rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance.

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Décret n° 2011-694 du 20 juin 2011 relatif à la certification environnementale des exploitations agricoles. JORF n°0142 du 21 juin 2011 page 10526

Publics concernés : chefs d'exploitation agricole, professionnels de l'agroalimentaire, collectivités territoriales, chambres consulaires, organisations de consommateurs et de protection de l'environnement, administrations et citoyens concernés par l'agriculture durable.

Objet : définition et contrôle de la certification environnementale des exploitations agricoles.

Entrée en vigueur : immédiate.

Notice : le décret précise la composition de la Commission nationale de la certification environnementale qui assistera le ministre de l'agriculture sur les questions de certification environnementale. Il précise les conditions que doivent remplir les exploitations pour pouvoir être certifiées en niveau deux ou en niveau trois de la certification environnementale ainsi que les modalités de reconnaissance des démarches déjà engagées. Il définit les modalités de contrôle des exploitations ainsi que les modalités d'agrément des organismes certificateurs qui seront chargés de ce contrôle.

Références : le code rural et de la pêche maritime, modifié par le présent décret, peut être consulté, dans sa rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance.

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Le 1 janvier 2012

Le caviar d'Aquitaine en quête de reconnaissance (Les Echos)

Les producteurs français, surtout basés dans le Grand Sud-Ouest, font l'essentiel de leur chiffre d'affaires pendant les fêtes de fin d'année. Ils travaillent à l'obtention d'un label de qualité régional.

Les régions développent leur propre marketing territorial

La crise est là même pour un mets de luxe comme le caviar. « La saison est bizarre. Nous avons certes beaucoup de commandes mais sur de petites quantités. On sent que nos clients sont très prudents », explique Michel Berthommier, le patron de l'Esturgeonnière, une ferme aquacole qui emploie 14 personnes au Teich en Gironde. C'est dans la région que se concentre une bonne partie de la production française de caviar. Dans les années 1990, l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture (ex-Cemagref) s'était lancé dans des travaux sur la reproduction en captivité de l'esturgeon de Sibérie afin d'en repeupler la Garonne. Ces techniques ont été mises à profit par une série d'entreprises qui emploient aujourd'hui une centaine de personnes pour un chiffre d'affaires d'environ 14 millions d'euros et une production de 18 à 20 tonnes de caviar par an. La production mondiale étant estimée à 120 tonnes, sans compter une quarantaine de tonnes supplémentaires provenant d'esturgeons sauvages.

Cette production aquacole est très exigeante, car les femelles ne sont abattues pour la récolte des oeufs qu'au bout de sept ans d'élevage au minimum. L'Esturgeonnière, qui produit environ 4 tonnes par an sous la marque Perlita, a parié sur une production très élaborée, dans d'immenses bassins en béton, à l'eau filtrée et recyclée, contenant en permanence plus de 50.000 poissons dont de 6.000 à 7.000 sont abattus chaque année. L'investissement initial a été lourd.....

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Suite de la revue de presse, cliquer Ici

Revue de presse : Aquaculture, conchyliculture, pisciculture, algoculture....

Année 2011 :
  • Du 13 novembre au 31 décembre 2011, cliquer Ici
  • Du 20 septembre au 12 novembre, cliquer Ici
  • Du 1 juillet au 19 septembre 2011, cliquer Ici
  • Du 10 mai au 30 juin 2011, cliquer Ici
  • Du 1 mars au 9 mai 2011 cliquer Ici
  • du 13 janvier au 28 février 2011 cliquer Ici
Année 2010 (cliquer sur la date)Année 2009

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