lundi 23 novembre 2009

A La Rochelle, les plaisanciers n’aiment pas les « champs » de moules et d'huîtres !

Vraiment à La Rochelle, on n’aime pas les moules.

Son illustre maire, Michel Crépeau, avait attaqué en son temps un restaurateur pour racolage sur le Cours des Dames... « La moule rieuse » n'avait pas sa place sur les quais.

Maintenant, c’est au tour des plaisanciers ; ils veulent interdire les champs de moules sur leur parcours dans les Pertuis charentais.

Pourtant, ils sont tous contents de manger pour pas cher des moules frites sur le vieux port au pied des deux tours.

Face au déficit chronique de sa balance commerciale des produits de la mer, la France souhaite-t-elle réellement développer ses activités halieutiques ? On peut en douter quand on voit le poids grandissant de la plaisance, la création et l’agrandissement des ports maintenant estampillés durables, dans le temps… A La Rochelle, 1200 places vont s'ajouter aux 3000 actuelles !

Lire l’article de Philippe Baroux dans Sud-Ouest : Moules : Les filières encore attaquées

Filières à moules dans la baie d’Yves

« Cet acharnement de quelques plaisanciers en mal de reconnaissance risque de porter le coup de grâce aux mytiliculteurs qui comptent sur les filières pour relancer leur activité et compenser la mauvaise production des moules de bouchots. Dans le contexte économique difficile que nous traversons, une telle position des plaisanciers n’est pas tenable, face à des professionnels qui défendent leur outil de travail. Alors que toute une filière se trouve menacée, comment accepter que des plaisanciers s’approprient un espace pour leur loisir, au détriment de nos mytiliculteurs ? » Source : Jean-Louis Léonard Député UMP de Charente-Maritime

Philippe Favrelière (modifié le 6 janvier 2011)

Autres articles :

Montage d'après Google Earth : Entre La Rochelle et Fouras, la Baie d'Yves où sont localisées les filières de moules

Le 24 septembre 2010 : Dans le Nord, au pays des moules-frites, on accepte des motos dans les dunes, mais pas de moules sur les plages !!!!

Sangatte : la victoire est totale pour les opposants aux moulières (Voix du Nord)

Les opposants aux moulières - ils sont nombreux à Sangatte ! - baignent depuis mercredi soir dans une douce euphorie. L'arrêt du conseil d'État a été rendu public avant-hier, vers 18 h 30, et il apporte un point final sans équivoque à ce dossier : il n'y aura pas de moulières à Sangatte. Cette décision, pour dire vrai, n'est pas une surprise : depuis le début du mois, on savait que les conclusions du commissaire de la République étaient favorables aux anti-moules. On savait la bonne nouvelle imminente : « Mais là, c'est officiel, écrit noir sur blanc, ferme et définitif ! », énumère Pascal Dubus, l'un des membres les plus actifs du collectif « Non aux moulières ». « C'est une victoire totale, tous les amoureux de cette plage sauvage et magnifique ont gagné. » Enthousiasme….

------ 4 mai 2011 ------

Scandaleux : Comment la France peut-elle développer son aquaculture, si les plaisanciers n'aiment pas les huîtres en mer, mais uniquement au port ? !!!!

Ile d’Oléron : Contre les filières de la Malconche (Sud-Ouest)

Des plaisanciers appellent à se rassembler demain.

Les filières tendues en mer pour les cultures marines effraient certains plaisanciers. Alors que le contentieux sur les filières de la baie d'Yves, qui a défrayé la chronique ces dernières années, n'est pas encore éteint, un nouveau projet, dans l'anse de la Malconche, face à l'île d'Oléron, suscite des craintes. Elles s'exprimeront jeudi, à partir de 14 h 30, devant la mairie de Saint-Georges-d'Oléron. L'association des plaisanciers d'Antioche (APA) et l'association des plaisanciers du port de Saint-Denis-d'Oléron (APPSD) convient à ce rassemblement.

Quelques mots sur ce projet. ll est envisagé un champ de filières en mer sur 400 hectares. Un projet porté par le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes. Pour les ostréiculteurs, il représente une décennie de réflexion avant d'en arriver à la mise à l'enquête publique depuis le 7 avril dernier, et jusqu'au 11 mai prochain. Sur ce champ, 400 filières pour l'élevage des huîtres et/ou des moules seront installées progressivement sur sept ans.

Les plaisanciers soulèvent des problèmes liés à l'accélération de la sédimentation, la prolifération de coquilles mortes sur les plages, le danger présenté pour la navigation. « Il semblerait que l'impact sur la sédimentation n'a jamais vraiment été mesuré, évoque le président de l'APPSD, Bernard Barbier. Il faut pour ce dossier clarté et transparence, or nous avons le sentiment que l'on essaie de faire passer en force un projet litigieux pour favoriser certains intérêts. »

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Le 6 mai 2011, Filières de l'Anse de la Malconche....

Oléron. Filières conchylicoles : « On ne veut pas envenimer la situation » (Sud Ouest)

Les plaisanciers ont annulé leur rassemblement contre les filières en mer.

En début de semaine, plusieurs associations de plaisanciers avaient lancé un appel pour se réunir (lire « Sud Ouest » du mercredi 4 mai). En cause : le projet d'un champ de filières en mer sur 400 hectares, dans l'anse de la Malconche, face à l'île d'Oléron. Il fait redouter aux plaisanciers des problèmes liés à l'accélération de la sédimentation ou au danger présenté pour la navigation.

L'association des plaisanciers d'Antioche (APA), l'association des plaisanciers du port de Saint-Denis-d'Oléron (APPSD), entre autres, sont passées à l'action hier, à 14 h 30, devant la mairie de Saint-Georges-d'Oléron, afin de rencontrer le commissaire-enquêteur sur la question des filières conchylicoles au large.

Calmer le jeu - À leur arrivée, les représentants ont annoncé l'annulation du rassemblement, afin de calmer le jeu, de crainte d'une contre -manifestation d'ostréiculteurs.....

Échanges courtois - « On a jamais été contre les touristes, ajoutaient les autres professionnels, mais l'ostréiculture existe depuis la nuit des temps et on a le droit de souhaiter que ça continue encore longtemps. C'est pour ça qu'on s'est mobilisé à l'appel de nos syndicats et par le bouche à oreille ». Un espoir, donc.

Au lieu de l'affrontement craint, on a pu assister à des échanges courtois, comme cette discussion entre M. Pierre Chemin, ostréiculteur à Dolus et des plaisanciers restés sur place. Pierre Chemin : « On n'y arrive plus. Mais ne croyez pas pour autant qu'on se moque du reste : on travaille même sur des systèmes d'ancrage écologiques, des installations et du matériel qui respectent les droits et les activités de chacun. Il faut ouvrir un espace de dialogue et finalement y ''aller ensemble'' ».

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