lundi 22 novembre 2010

La Rochelle – Port des Minimes 2015 : La plaisance au cœur du parc naturel marin des Pertuis charentais

La Rochelle – Les Minimes 2015 : La plaisance en toute liberté.

Avec ses 4.900 places, le plus grand port de plaisance de l’Atlantique vous offre la plus grande réserve naturelle marine de France.

A la Rochelle, la voile n’a pas de limite sur ce vaste parc marin des Pertuis charentais... C’est aussi le plus grand territoire de Pêche no kill de la façade Atlantique… Et le top… La plongée sous-marine sur les hauts-fonds du plateau de Rochebonne.

Revue de presse actualisée le 14 septembre 2012 en bas de page

Rappel historique : Au début des années 2000, la Charente-Maritime était le premier département halieutique français avec une production annuelle de plus de 50.000 tonnes (30.000 tonnes d'huîtres, 10.000 tonnes de moules et 10.000 tonnes dans les trois ports de pêche : La Cotinière, La Rochelle et Royan).

Depuis la mortalité des jeunes huîtres et l’interdiction de commercialisation des poissons et coquillages en raison des teneurs élevées en PCB, cadmium, pesticides et autres produits radio-actifs, les activités professionnelles conchylicoles et de pêche ont peu à peu périclité dans les Pertuis charentais.

Toutefois, le Musée maritime à flot dans le bassin des chalutiers atteste le passé glorieux de la pêche rochelaise, la Maison de la mytiliculture à Esnandes, celui de la fameuse moule de bouchot « La Charron » et la Cité de l’huître à Marennes, celui de la si célèbre « Huître de Marennes-Oléron ». Le port de la Cotinière sur l'ïle d'Oléron, 5e port de pêche français en 2010, s’est reconverti dans la pêche no kill et la plongée sous-marine….

En 2010, Robin des bois nous avait averti...

Les Aires Marines Protégées au péril des boues de dragage

Colloques, soliloques, parlottes et tours de tables, les Aires Marines Protégées ne sont jusqu’ici que de vastes espaces où chacun entend protéger ce qu’il a de plus cher, c’est-à-dire ses propres intérêts même s’ils sont glauques comme les boues de dragage. La voie est encore longue pour amener à la raison les minorités agissantes qui sont souvent les plus polluantes.

La Rochelle en ce sens est édifiante. Dans le cadre de l’extension et de l’approfondissement du port de plaisance des Minimes -trimarans, catamarans et monocoques de compétition obligent-, 1 million de m3 de boues radioactives et chargées d’autres polluants doivent être extraites du chenal d’accès au vieux port en octobre 2011 et dispersées en mer dans le site Natura 2000 dit du Pertuis Charentais. Cet ensemble de 456.000 ha est décrit comme un des écosystèmes marins les plus productifs dans les eaux sous responsabilité française. Plusieurs espèces menacées, l’esturgeon, l’alose, le marsouin y sont présentes. En même temps, c’est une importante ressource économique pour les pêcheurs professionnels qui, grâce à des techniques diversifiées, alimentent les criées et le marché régional. Les bassins ostréicoles de l’île de Ré et de Marennes-Oléron s’inscrivent dans le Pertuis Charentais. Suite....

Philippe Favrelière à partir du Communiqué de presse de l'association Robin des bois à l'occasion du second colloque national sur les Aires Marines Protégées (AMP) du 15 au 17 novembre 2010 à La Rochelle (modifié le 23 novembre 2010)

Autres articles :

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Enquête publique. Parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais

Parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais

Enquête publique du 22 août au 22 septembre 2011

20 juin 2011. Le quatrième comité de concertation du projet de parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais a permis de présenter le texte des orientations de gestion amendé suite aux débats du troisième comité de concertation du 09 mai 2011 à La Rochelle.

Comme l'ont souligné plusieurs participants, l'État a entendu certaines demandes comme la réécriture des orientations, la création de l'orientation spécifique de la pêche professionnelle et des modifications apportées à la composition du conseil de gestion.

Lors de ce 4ème comité, la composition du conseil de gestion a été ajustée en fonction des échanges avec la salle et ainsi augmenté de quatre sièges, soit 57 membres, avec en particulier la diminution du nombre des représentants de l'État (8 membres).

Le projet sera maintenant soumis à enquête publique dans 117 communes de Charente-Maritime, Gironde et Vendée du 22 août au 22 septembre 2011. Une commission d'enquête composée de 7 commissaires enquêteurs aura un mois pour rendre son rapport.

Depuis le 16 octobre 2009, date du premier comité de concertation et le second comité du 26 mars 2010, la Mission d’étude a réuni les acteurs lors de 14 réunions thématiques sur les écosystèmes et le patrimoine naturel, la qualité de l’eau, les activités professionnelles ou de loisirs mais aussi sur l’exploitation des ressources ou l’érosion du trait de côte. Ces groupes de travail ont permis aux acteurs d’identifier, ensemble, les enjeux de la zone d’étude, à la fois en matière de connaissance et de protection du milieu marin mais aussi de développement durable des activités humaines dépendantes de la mer.

Le comité de concertation regroupe tous les acteurs de la mer concernés par le projet de parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et des pertuis charentais. La zone d’étude du projet concerne 3 régions, 3 départements et plus de 100 communes littorales. Source : AAMP

Pour plus d'informations :

Le site de l’Agence des Aires Marines protégées, cliquer Ici

  • Cliquer Ici pour télécharger « Les richesses naturelles de la mer et des estuaires »
  • Cliquer Ici pour télécharger « Les richesses humaines »
  • Cliquer Ici pour télécharger « Le livret propositions »

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Le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes émet un avis défavorable.

Le commissaire enquêteur qui formulera un avis sur le projet de Parc naturel marin Pertuis Charentais-estuaire de la Gironde va recevoir aujourd'hui celui du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes. Avis défavorable du bureau représentant des ostréiculteurs et des mytiliculteurs de la Charente-Maritime, émis lundi soir.

Surprenant. Parce que l'annonce du projet avait été reçue « plutôt favorablement » par la profession. Mais, au terme des deux années de concertation, elle ne s'y retrouve plus. « Il nous est aujourd'hui très difficile de trouver des raisons objectives et décisives en faveur du parc », indique le courrier expédié hier de Marennes. Plus qu'un non ferme et absolu, c'est un « non de la déception » qui est formulé, pour reprendre l'expression du directeur du Comité régional, Laurent Champeau. Son président, l'ostréiculteur Gérald Viaud explique : « Nous n'avons pas été écoutés, c'est dommage. Ce parc était l'opportunité d'avoir un outil de protection dans lequel nous aurions pu nous retrouver. Or, nous avons été mis au même rang que tous les autres, au même rang que les industriels par exemple. Ça n'est pas acceptable, nos huîtres sont les sentinelles du milieu naturel. »

Un parc trop vaste

Pourquoi cette position, alors que les conchyliculteurs ont obtenu l'orientation spécifique dans le projet qu'ils réclamaient ? « Notre sentiment est que cette concession ultime répond davantage à des considérations d'ordre tactique qu'à une véritable volonté de pérenniser nos activités menacées par la dégradation de l'environnement, et plus particulièrement de la qualité des eaux littorales. » Les pêcheurs professionnels, qui réclamaient cette même orientation, ont à l'inverse délibéré en faveur du parc.

Le Comité régional conchylicole regrette aussi l'échelle du parc. Trop grand.....

Pour plus d'informations :

Le site de l’Agence des Aires Marines protégées, cliquer Ici

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Plateau de Rochebonne reste en dehors du périmètre du parc marin

Site Natura 2000 en mer du Plateau de Rochebonne

Le site Natura 2000 en mer Plateau de Rochebonne est un site exclusivement marin, qui s’étend sur une superficie totale de 9 715 hectares (97 km²) intégrant la partie nord du plateau. Il est situé en Zone Economique Exclusive (ZEE), au centre du golfe de Gascogne, à 35 milles nautiques des plus proches côtes (au large de l’île de Ré).



Les activités pratiquées sur le site Natura 2000

La pêche maritime récréative, la chasse sous-marine (haut spot de chasse), La plongée sous-marine…

La pêche maritime professionnelle : Cette activité qualifiée de "mythique" sur le Plateau de Rochebonne est la plus pratiquée de toutes. C'est une zone poissonneuse fréquentée par des unités de l'ensemble du golfe de Gascogne et qui représente une zone stratégique pour l'ensemble des pêcheurs des Pays de la Loire et de Charente-Maritime. Le site Natura 2000 étant en limite sud de la Grande Vasière, les métiers qui y sont pratiqués sont variés : chalut de fond, chalut pélagique, filet, ligne et palangre. Les espèces les plus ciblées sont le bar, la daurade, le merlu, la langoustine, etc.

Le site Natura 2000 en mer du Plateau de Rochebonne est classé en Site d'Importance Communautaire (SIC) pour la présence :

  • de l'habitat Récifs de l'annexe 1 de la Directive Habitat, Faune et Flore (DHFF),
  • du Marsouin commun (Phocoena phocoena) et du Grand Dauphin (Trursiops truncatus), espèces d'intérêt communautaire.

La démarche Natura 2000 : Cas du Plateau de Rochebonne

Les enjeux de conservation d’un site se basent sur un état de référence de l’état de conservation du site. Appliqué au site Natura 2000 en mer du Plateau de Rochebonne, l’objectif du site apparaît non pas comme de restaurer mais de maintenir l’habitat « Récif » et les espèces « Grand dauphin » et « Marsouin commun » en bon état de conservation.

Voir tous les documents du groupe de travail (compte-rendu de réunion, étude, photographie sous-marine), cliquer Ici

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Pour plus d'informations sur le parc marin des pertuis charentais et le clapage en mer

Présentation du projet de parc naturel marin au large des côtes charentaises... Le plus grand parc marin programmé en métropole...

Mission d’étude pour la création d’un parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais – Présentation en juin 2010. Télécharger le document Ici

Parc naturel marin sur l’estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais - Réunion Groupes de travail : Orientations - Limites - Conseil de gestion / Jeudi 21 octobre 2010 – La Rochelle. Pour télécharger le document, cliquer Ici

Dossier clapage en mer (dragage des boues) du Comité Local des Pêches du Guilvinec, cliquer ici

Documents de l'Agence des Aires Marines Protégées :

  • Plaquette du parc naturel marin des pertuis charentais et de l’estuaire de la Gironde, cliquer Ici
  • Pêche professionnelle : Activités - Interactions - Dispositifs d’encadrement / Référentiel pour la gestion dans les sites Natura 2000 en mer, cliquer Ici
  • Cultures marines : Activités - Interactions - Dispositifs d’encadrement - Orientations de gestion / Référentiel pour la gestion dans les sites Natura 2000 en mer, cliquer Ici
  • Sports et loisirs en mer : Activités - Interactions - Dispositifs d’encadrement - Orientations de gestion / Référentiel pour la gestion dans les sites Natura 2000 en mer, cliquer Ici
  • La Rochelle : 2ème colloque national des aires marines protégées du 15 au 17 novembre 2010 / Du Grenelle de la Mer au Sommet de la Terre 2012. Pour plus d’informations voir l’Agence des Aires Marines Protégées (AMP), cliquer Ici
Autres documents :
  • Les déchets de la tempête Xynthia - 30 septembre 2010. L’association de protection de l’Homme et de l’environnement Robin des Bois publie le rapport qu’elle a réalisé avec le soutien de l’ADEME sur la collecte, l’inventaire et la gestion des déchets consécutifs à l’évènement Xynthia. Il a été rédigé à la suite des nombreuses et nécessaires visites de terrain, rencontres et échanges prolongés avec les parties concernées. Suivi de recommandations et illustré, ce rapport est destiné à tous les élus, services de l’Etat, associations, citoyens et organes de presse intéressés par les impacts différés des catastrophes climatiques, naturelles, urbaines, ou industrielles. Télécharger le document : Les déchets de la tempête Xynthia (Robin des bois avec le soutien de l’Ademe - Septembre 2010)
  • Document de l’Aglia 2010 : Les Aires Marines Protégées en en Europe

  • Analyse des effets des réserves de pêche

    Mesnildrey L., Gascuel D., Lesueur M., Le Pape O., 2010. Analyse des effets des réserves de pêche. Rapport de synthèse. Cellule Etudes et Transfert du Pôle halieutique, Agrocampus Ouest. 109 p.

    L’étude a vocation à apporter un éclairage scientifique sur la réflexion engagée actuellement sur les suites à donner aux propositions du Grenelle de la mer relatives aux aires marines protégées (notamment les engagements 14a et 21a). Pour mémoire, l’engagement 14a prévoit la création d’ici 2020 de 20% d’AMP dont, en moyenne globale, la moitié en réserve de pêche. L’engagement 21a propose de reconnaître les cantonnements de pêche pérennes (les réserves de pêche) comme un outil de gestion de la pêche joignant les objectifs de gestion durable des ressources naturelles et de la préservation de la biodiversité. Le travail du Pôle Halieutique consiste à réaliser un rapport de synthèse passant en revue les principaux effets écologiques et socioéconomiques des réserves de pêche. Dans ce rapport, une partie sera consacrée à des études de cas en zone tempérée mais également tropicale.

    Avant propos très intéressant qui analyse l’état des ressources marines exploitées par les pêches françaises notamment en Atlantique nord-est et Méditerranée et les effets des activités anthropiques sur les écosystèmes marins. Pour télécharger le document cliquer Ici

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Recensement des bonnes pratiques des professionnels des pêches maritimes françaises

Recensement des bonnes pratiques des professionnels des pêches maritimes françaises

Rapport final – Novembre 2010

Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins (CNPMEM)

Rédaction : Jérémie Corre

Coordination générale : Caroline Mangalo

Soutien technique : Agence des aires marines protégées

Cette étude de recensement des bonnes pratiques des professionnels des pêches maritimes françaises s’est déroulée d’avril 2010 à octobre 2010 et s’est décomposée en 3 phases :

- Une première phase de bibliographie, phase nécessaire pour recenser un certain nombre de bonnes pratiques décrites dans de nombreux documents (littérature scientifique, rapports d’étude, délibérations régionales et nationales …),

- Une seconde phase d’entretiens sur le terrain et d’entretiens téléphoniques afin de compléter certaines informations sur les bonnes pratiques décrites dans la littérature. Cette phase a également permis de recenser de nombreuses bonnes pratiques non identifiées durant la première phrase,

- Une troisième phase de rédaction du présent rapport, ce rapport servira de base pour la rédaction de fiches thématiques sur les bonnes pratiques.

Introduction

« Ce métier est formidable. C’est un métier où l’on peut rentrer matelot et finir capitaine. Il y a une vraie promotion sociale et la vraie promotion aux épaules ou au vrai mérite, le mérite de celui qui sait faire, se battre, devenir un patron. C’est un métier d’indépendance, de liberté, de conquérant, c’est souvent aussi biologiquement et intellectuellement un métier de prédateur, d’où les excès possibles dans les milieux de la pêche, car l’idée de prendre plus effleure un peu tout le monde. Cette mentalité, pour des raisons collectives et d’évolution du monde dans lequel on est, doit rester le moteur, mais elle ne doit être qu’un moteur et non une finalité et dépasser l’ensemble des systèmes par la cupidité de la prédation. » Olivier de Kersauson, extrait du discours prononcé lors de l’Assemblée Générale du Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins, juin 2010.

Métier de liberté, métier de prédation, métier à risque mais surtout métier à responsabilité. En effet, être marin pêcheur, c’est exercer un métier difficile pour ramener à terre des produits de la mer destinés, majoritairement en France, à l’alimentation humaine. « […] lorsqu’un patron donne un ordre, il est obéi ; il n’y a pas de discussion pendant un quart d’heure pour voir si on va virer le chalut ou pas. Vous vivez dans des mondes qui sont archaïques au sens le plus noble du terme, c’est-à-dire lorsque l’homme pense, il agit et il est responsable de ce qu’il fait. Et en parallèle, à terre, vous êtes dans un monde où lorsque l’homme pense, il sait agir, et de toute façon si cela ne fonctionne pas, c’est la conjoncture ! Il est donc très protégé.» Olivier de Kersauson.

La richesse des pêches maritimes françaises réside dans sa diversité : pêcheur à pied de coques dans la baie de la Baule, ligneur embarqué sur un navire de 8 m et pratiquant la pêche du bar dans les courants du raz de Sein en Bretagne ou patron pêcheur sur un thonier senneur congélateur de 85 m capturant le thon dans l’Océan Indien, sont autant de métiers différents.

Cependant, « Tous ces métiers ont un point commun, la passion de la mer et la maîtrise de savoir-faire complexes qui se transmettent depuis des générations et qui s’adaptent à chaque époque. Les pêches maritimes sont fondatrices du patrimoine culturel littoral et motrices du développement des zones littorales en métropole et dans les DOM », explique Pierre-Georges Dachicourt, Président du CNPMEM.

Métier à responsabilité écologique car le marin pêcheur ne produit pas, il « cueille » parmi des ressources halieutiques limitées, soumises à d’innombrables pressions pour la plupart d’origine anthropique (pollutions diverses, prélèvements de sédiments, introductions d’espèces invasives, surpêche de certaines espèces …). Le défi écologique doit être une priorité pour pouvoir pérenniser les activités de pêche professionnelle. En 2008, la pêche professionnelle maritime en France et dans les DOM concerne plus de 7 300 navires, ce qui représente près de 24 500 emplois directs de marins (Site Internet MAAP, 2008). Il convient d’ajouter à ces chiffres, l’activité des 1 300 pêcheurs à pied professionnels. Le nombre d’emplois générés à terre par l’activité de ces marins est difficile à évaluer mais dépasse certainement les 60 000 emplois induits (Anonyme, 2008).

Depuis de nombreuses années, les professionnels des pêches maritimes françaises et les structures collectives d’orientation de la pêche, ont mis en œuvre des bonnes pratiques. Ces initiatives aussi bien individuelles que collectives visent la pérennisation des activités de pêche durables.....

Pour télécharger le document, cliquer Ici

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Agence des aires marines protégées

Développement durable de la pêche professionnelle

Agence des aires marines protégées

La recherche de l’équilibre entre développement durable des activités maritimes et préservation de l’environnement représente l’un des enjeux majeurs au sein des aires marines protégées. Si les parcs naturels marins, les parcs nationaux et les sites du Conservatoire du littoral peuvent avoir pour objectif le maintien d’une pêche professionnelle dynamique tout en maîtrisant l’impact sur l’environnement, d’autres catégories d’aires marines protégées sont aussi susceptibles de mettre en place des collaborations étroites entre gestionnaires et professionnels de la pêche. La réserve naturelle des Bouches de Bonifacio en est l’exemple. Elle illustre l’utilité de cette contribution positive à la gestion des ressources halieutiques.

Collaboration et concertation

Le maintien d’une activité maritime dynamique, la maîtrise de l’impact des activités de pêche professionnelle sur l’environnement marin, ainsi que l’apport de la connaissance des marins pêcheurs sont autant de raisons qui invitent à une collaboration étroite entre gestionnaires d’aires marines protégées et professionnels de la pêche. La place des pêcheurs professionnels est essentielle au sein des aires marines protégées. Selon les régions, l’activité est capitale : traditionnelle et principale source d’alimentation dans certaines zones géographiques ou pêche industrielle, principale activité économique dans d’autres.

Contribution des aires marines protégées à la gestion des ressources halieutiques

Ce qu’apportent les aires marines protégées

Les aires marines protégées sont des zones privilégiées d’amélioration de la connaissance et de tests de mode de gestion respectueux de l’environnement marin.

La pêche professionnelle étant fortement liée à la qualité du milieu marin, les objectifs de préservation des écosystèmes marins adoptés au sein des aires marines protégées rejoignent les préoccupations des marins pêcheurs.

Deux exemples avec les orientations de gestion adoptées au sein des parcs naturels marins d’Iroise et de Mayotte illustrent :

  • l’importance de la pêche professionnelle dans les espaces protégés ;
  • l’intérêt de l’accompagner vers un développement raisonné et durable.
  • Les orientations « pêche » du PNM Iroise*Exploitation durable des ressources halieutiques
  • Soutien de la pêche côtière professionnelle
  • Exploitation durable des champs d'algues
  • Soutien aux activités maritimes sur les îles afin d'y maintenir une population d'habitants permanents

Exemple d’action : programme de marquage de bars afin d’améliorer la connaissance sur cette espèce emblématique de la zone du Parc

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Le soutien au développement durable de l’aquaculture marine dans les aires marines protégées

L’aquaculture marine est soumise à des contraintes d’espace et des difficultés dans la gestion des impacts potentiels, freins à son développement. La mise en place du réseau d’aires marines protégées vise à accompagner les professionnels de la pisciculture marine et de la conchyliculture et à valoriser et développer leurs bonnes pratiques. La collaboration entre les gestionnaires d’aires marines protégées et les aquaculteurs est indispensable à une gestion efficace qui prenne en compte les connaissances, les contraintes des aquaculteurs et maîtrise au mieux les impacts potentiels de leur activité.

L’aquaculture marine dans les eaux françaises

L’aquaculture marine revêt des formes très diverses dans les eaux françaises : conchyliculture (élevages d’huîtres, de moules ou encore de coques et palourdes), pisciculture marine (élevages de turbots, daurade, bar, saumon, maigre, esturgeon en métropole mais aussi ombrine en outre-mer), et élevages de crevettes japonaises dans certains étangs et marais salés. La production des élevages marins français reste artisanale, locale et menée dans un souci de reconnaissance d’un produit de qualité. La conchyliculture française se place au 2ème rang européen. L’ostréiculture représente à elle seule 65% de la production de la filière.

Pour en savoir plus sur les exploitations françaises :

> élevages marins sur le site du Comité National des Pêches Maritime et des élevages marins (CNPMEM)

> la pisciculture marine et nouvelle sur le site du Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture (CIPA)

> Comité national de la conchyliculture

En 2009, la Commission Européenne a publié une communication afin de donner un nouvel élan au développement durable de l’aquaculture européenne.

> stratégie de l'UE en matière d'aquaculture

L’aquaculture dans les aires marines protégées

La mise en place du réseau d’aires marines protégées français doit pouvoir accompagner les professionnels de la pisciculture marine et de la conchyliculture pour valoriser et développer leurs bonnes pratiques.

Les aquaculteurs, présents sur les littoraux maritimes sont des interlocuteurs privilégiés des gestionnaires. Leurs connaissances du fonctionnement des milieux marins et l’observation de leurs évolutions sont autant d’informations utiles à la gestion d’une aire marine protégée.

Des partenariats constructifs

L’Agence des aires marines protégées contribue à l’étude des interactions entre les macreuses noires et les élevages de moules entre le Mont Saint-Michel et le littoral du Calvados. La zone d’étude concerne plusieurs sites Natura 2000 et le projet de parc naturel marin du golfe normand-breton.

Aquaculteurs et leur prise dans le filet

Une orientation « aquacole » pour le Parc naturel marin de Mayotte

Le décret de création du Parc adopté le 18 janvier 2010 prévoit : « de développer les filières aquacoles respectueuses de l'environnement, en particulier celles qui bénéficient directement aux populations locales ».

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Référentiels pour la gestion des sites Natura 2000 en mer

Gestion - Natura 2000

Dans le cadre du dispositif Natura 2000, plusieurs documents ont été rédigés pour aider les opérateurs à organiser la gestion des activités humaines au sein des nouveaux sites marins.

Parmi eux : trois référentiels pour les activités de cultures marines, de sports et loisirs nautiques et de pêche professionnelle.

Ces référentiels proposent :

  • une identification et une description des interactions potentielles entre les activités étudiées et les habitats et espèces Natura 2000,
  • une présentation des dispositifs de gestion (administratif, réglementaire, financier),
  • des mesures / des orientations de gestion sur lesquelles appuyer le système de charte et contrat préconisé au niveau national pour la gestion des sites Natura 2000.

Au-delà des orientations de gestion et /ou mesures préconisées, des analyses pLienlus précises, à l’échelle de chaque site, seront nécessaires pour qualifier localement l’intensité de la pression exercée par chaque activité. Les interactions de chaque activité avec le milieu sont assez complexes à appréhender : les sources d’impacts sont très diversifiées et l’interaction dépend de la nature des pressions, de l’intensité de la pression mais également de la vulnérabilité spécifique des habitats et espèces présents localement.

A télécharger

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Echo-Mer « Guide de Gestion des déchets Portuaires »

« Guide de Gestion des déchets Portuaires »

David Beaulieu

Association Echo-Mer / La Rochelle / Charente-Maritime

Juin 2011

Le « guide de gestion des déchets portuaires » est le fruit des expériences que nous avons acquises sur les ports autour duquel se développent les activités de plaisance, de pêche, d’ostréiculture et de mytiliculture. Des documents existant déjà sur le sujet, notamment pour les ports de plaisance en France et à l’étranger ont été également exploités. Les données de terrain ont été essentiellement collectées sur les ports de La Charente – Maritime (France) entre mai 2009 et mai 2010. Il est publié parallèlement avec "La gestion des déchets portuaires en France. Zoom sur les ports du département de La Charente-Maritime". Ce document dresse un état des lieux des filières des déchets portuaires, mais également fait une analyse des problématiques et des innovations engagées, notamment dans la filière de construction des bateaux…. Suite et téléchargement de l’étude, cliquer : « Guide de Gestion des déchets Portuaires »

Lire aussi : La plaie des déchets portuaires

Créée il y a dix ans, l'association rochelaise Eco-Mer s'est donné pour objectif de « faire avancer l'écologie maritime ». Loin des mots, son président, David Beaulieu, préfère les actes. Aussi, lorsqu'il désigne le seul volet des déchets portuaires, il tord très vite le nez. « Avec ces dix ans de recul, je constate qu'il n'y a pas beaucoup d'efforts réalisés. Or, il ne faut jamais perdre de vue que la mer est l'ultime réceptacle de tous nos comportements. » Sous-entendu, les plus mauvais.

À son modeste échelon départemental, Eco-Mer tente d'infléchir les pratiques pour inciter à des usages responsables. Un travail en profondeur qui lui a valu d'être chargée par le Conseil général de la Charente-Maritime de réaliser une analyse environnementale de ses ports. 48 abris et points de débarquement au total qu'Eco-Mer a passés au peigne fin. Un travail méthodique, qui a accouché d'un guide de gestion des déchets portuaires : ceux caractéristiques de la plaisance (boues de carénage, pinceaux, rouleaux, résine, peintures, vernis) ; de la pêche professionnelle (filets, palettes, hameçons, câbles, chaînes, caisses en polystyrène, gants et torchons souillés, produits mécaniques) ; et enfin, les déchets de la conchyliculture (casiers, barres d'acier, ardoises, poches).

« Dans ce guide, nous avons recensé tous les déchets produits par les activités maritimes professionnelles et de loisirs. Et, pour chacun d'eux, nous indiquons quelle est la filière de valorisation. » (.....)

Le constat est édifiant : « Manque d'implication des acteurs, multiplicité d'intervenants qui dilue la responsabilisation face au problème. » Le tableau peut paraître sombre et exagéré. David Beaulieu se défend de forcer le trait : « Le paradoxe, c'est que l'on vous parle des ports du futur, des ports propres, mais on ne gère même pas correctement les ports actuels. » Et de citer en exemple ce port de plaisance qui bénéficie d'une certification environnementale ISO 14001, alors que sa pompe à essence est sur un ponton, laissant le milieu marin à la merci d'un trop-plein....

Suite de l’article, cliquer Sud Ouest

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Document très intéressant sur la Gouvernance des parcs marins

Les aires marines protégées d'Afrique de l'Ouest - Gouvernance et politiques publiques


Les aires marines protégées d'Afrique de l'Ouest

Gouvernance et politiques publiques

Editeurs scientifiques

Jean-Yves Weigel, François Féral, Bertrand Cazalet

Veigel J.Y, Féral F, Cazalet B., Les aires marines protégées d'Afrique de l'Ouest. Gouvernance et politiques publiques. Presses Universitaires de Perpignan, 232 pages. PUP, 2007

Le Sommet mondial pour le développement durable, qui s'est tenu à Johannesburg en 2002, a réaffirmé le rôle des aires marines protégées dans la conservation de la biodiversité en prenant l'engagement de créer des réseaux représentatifs censés couvrir 20 à 30% de la surface maritime à l'horizon 2012.

L'expression détaillée des recommandations du Sommet et de celles du Congrès mondial sur les parcs de Durban (2003) ont mis l'accent sur la nécessaire cohérence des politiques de préservation des ressources naturelles et de développement socio-économique, plus particulièrement en ce qui concerne la catégorie d'aire protégée administrée principalement à des fins d'utilisation durable des écosystèmes naturels (IUCN, 1994)

Mais au-delà, ces recommandations soulignent l'indispensable association de toutes les parties prenantes (stakeholders) aux différentes étapes de la constitution et de la mise en œuvre d'une aire protégée ; elles appellent à la reconnaissance et au respect de la propriété coutumière, des droits d'usage et d'accès des populations locales, ce dernier point étant particulièrement important dans la mesure où il englobe la question des droits de pêche traditionnels peu ou pas pris en compte par les programmes de protection des espaces marins.

L'importance de la gouvernance est ainsi explicitement reconnue dans plusieurs recommandations du Congrès, dont celles concernant l'établissement d'un système mondial de réseaux d'aires protégées marines et côtières, la protection de la diversité biologique marine et des processus écosystémiques, la gestion intégrée du paysage pour soutenir les aires protégées, ou bien encore les recommandations portant sur la cogestion des aires protégées et sur la pauvreté des populations locales". Ces recommandations s'inscrivent dans un mouvement général qui mentionne le caractère central des facteurs sociaux, culturels, économiques et institutionnels pour la conservation et qui appelle à décentraliser le plus possible la gestion.

Cette reconnaissance de l'importance de la gouvernance environnementale conduit à adopter une conception plus ouverte de la gestion des aires marines protégées permettant de discuter, non seulement du rôle de l'administration dans le processus de régulation de l'accès et de l'usage des ressources, mais également de la contribution que peuvent apporter d'autres intervenants tels que les communautés de résidents ou de pêcheurs, les ONG et les acteurs privés. Cette reconnaissance, qui s'inscrit dans une tendance mondiale à la décentralisation de l'autorité et de la responsabilité, vise à obtenir un engagement plus marqué de la société civile dans le processus décisionnel et réhabilite la gouvernance locale.

Ainsi, la question de la gouvernance environnementale et locale des aires marines protégées est celle de la coordination des organisations et des acteurs privés, communautaires ou publics, qui suppose la prise en compte d'un ensemble de contraintes et la levée d'un certain nombre d'ambiguïtés susceptibles d'être autant d'obstacles à l'atteinte des objectifs de développement durable, Les aires marines protégées sont un champ d'expérimentation privilégié de tels modes de coordination dont l'enjeu dépasse ces espaces, au regard du nombre considérable d'usagers dépendant des ressources naturelles dans les pays du Sud.

La caractérisation et l'évaluation des modes de gouvernance….

Pour télécharger le document, cliquer Ici

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Governance of marine protected areas in the least-developed countries

Case studies from West Africa

Weigel, J.Y.; Féral, F. & Cazalet, B., eds.

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 548. Rome, FAO. 2011. 78 pp.

Ce document en anglais est une synthèse du document en français ci-dessus

« Les aires marines protégées d’Afrique de l’Ouest. Gouvernance et politiques publiques (Weigel et. al, 2007)




Pour télécharger le document, cliquer FAO

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Revue de presse :

Le 2 décembre 2010

Clapage en mer : approche commune ONGs pêcheurs (Comité Local des Pêches Le Guilvinec)

Le 30 novembre 2010 une réunion "informelle" s’est tenue à Lorient entre les représentants de France Nature Environnement, Bretagne Vivante, Eau et Rivière de Bretagne, UMIVEM, Sémaphore, Pêche & Développement, et le président du Comité des pêches de Lorient, du Guilvinec, un représentant du Comité de Concarneau et de Quiberon-Auray-Vannes. Il s’agissait de faire un échange d’informations sur les clapages en mer pour voir concrètement les positions des uns et des autres, avant de prendre une éventuelle position commune…..

La directive cadre "stratégie pour le milieu maritime" exige pour 2020 que le volume d’eau jusqu’au 200 milles soit de bonne qualité, cela passe par l’arrêt immédiat du déversement de vase et de sédiments issus des dragages en mer. Les sédiments sous les normes N1 et N2 sont pollués, même s’il s’agit d’une pollution aujourd’hui légale. Les régions, les départements et les mairies, ne peuvent plus tenir la position schizophrénique du tout à la mer et du développement effréné d’un tourisme nautique bleu et vert….

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Rejets de boues de dragage : « scandale maritime » (Ouest France)

France Nature environnement et Robin des bois partent en guerre contre la redispersion en mer des sédiments dragués dans les ports.

« Nous estimons qu'il s'agit du plus grand scandale marin actuel. Depuis des années, nous nous confrontons à un véritable cartel qui occulte la sécurité sanitaire et la protection de la biodiversité au profit des accès maritimes », s'emporte Jacky Bonnemains de l'association Robin des bois. Vice-président de France Nature environnement, Christian Garnier évoque « une véritable bombe à retardement écologique. On immerge des polluants qui contaminent les mers. De plus, à l'endroit du largage, on constate une stérilisation du milieu pendant des années, sans oublier l'accroissement de la turbidité de l'eau. »

Chaque année, en moyenne, 40 millions de m3 de sédiments dragués dans les ports ou les estuaires sont relâchés en mer. En Basse-Normandie, les rejets à venir du dragage du port de Rouen font débat. Cette pratique remonte à la nuit des temps. « Certes, mais aujourd'hui, ces boues sont loin d'être inoffensives », souligne Jacky Bonnemains. Exemple : « après le dragage du port de la Trinité-sur-Mer dans le Morbihan (65 000 t), on a constaté une élévation de la concentration de certains métaux lourds, comme le plomb, dans les coquilles saint-jacques », indique André Dorso de FNE.....

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La Rochelle : Un second recours contre l'extension (Sud-Ouest)

Nature Environnement 17 ajoute le sien…. Un second recours donc, après celui de l'Association de protection du littoral rochelais. « Absence de concertation, zone de protection spéciale, site d'intérêt communautaire… Nous avions plusieurs motifs pour déposer ce recours. C'est naturellement le clapage au large des îles qui nous choque, comme l'association Robin des Bois l'a dénoncé récemment », précise Patrick Picaud, coordinateur de l'association Nature Environnement 17.

Loi sur l'eau, réglementation sur les ports maritimes, l'association affiliée à France Nature Environnement a bien potassé les textes avant de déposer son recours.

L'exemple belge - Une chose est sûre : le débat ne s'est pas interrompu après le feu vert du préfet. Ancien élu de l'équipe Crépeau, Gérard Gomes dit tout le bien qu'il pense de l'extension du port sur le plan économique, mais se montre beaucoup plus circonspect sur le clapage des boues du chantier au large : « Le rejet des matériaux dragués dans l'ouest du pertuis d'Antioche pose de vrais problèmes environnementaux. Je pense qu'il y a d'autres moyens de stocker ce million de mètres cubes de vase. En Belgique, le rejet en mer n'existe plus. Il y a toujours une recherche de valorisation des produits dragués. Tous les sédiments provenant de l'Escaut sont utilisés pour la création de terre-pleins. Pourquoi ne pas réfléchir à des solutions identiques à La Rochelle ? »….

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Le 6 décembre 2010 : Interrogations à Erquy, port de pêche important en Bretagne

Erquy. Un séminaire marin pour éviter un sanctuaire (Le Télégramme)

Parc naturel marin, Natura 2000, éoliennes offshore... oui, mais pas au détriment de l'économie locale. C'est le thème du Séminaire marin organisé aujourd'hui, à Erquy, par la communauté de communes du Penthièvre. Christiane Lemasson, maire d'Erquy, explique les raisons de la tenue de ce séminaire marin dans sa commune.

Pourquoi ce séminaire? Pour informer les élus locaux et tous ceux qui vont être amenés à se prononcer sur des projets qui vont peser lourdement sur l'économie locale. En 2008, l'Europe et l'État nous ont engagés dans une démarche de prolongement de Natura 2000 en mer. Cela se traduira par des mesures de préservation et de limitation de certains usages mais on ne sait toujours pas ce qu'on va y faire. Par ailleurs, aujourd'hui, on nous parle d'un projet de parc naturel marin normano-breton, mais au zonage flou….

Que demandez-vous? Plus de place pour les pêcheurs. On souhaiterait qu'ils pilotent la procédure Natura 2000 mer car les comités de pilotage qui fonctionnent très bien pour les Natura2000 terrestres n'ont pas de compétences pour la mer. Or, le comité régional des pêches a fait beaucoup d'études sur le sujet. On aimerait également que les Natura 2000 soient intégrés dans le parc naturel marin. Les collectivités y sont mieux représentées: 50% d'élus pour 50% d'usagers. Essentiel, car si on ne s'implique pas dans ces projets, d'autres décideront à notre place et on risque de se retrouver sous cloche rapidement……

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Natura 2000 : la mer pour tout nouvel horizon (Sud-Ouest)

Tout reste à faire sur les sites marins de Natura 2000. Avec quels objectifs ?.Si les sites terrestres Natura 2000 basculent dans le concret, il n'en est pas encore de même pour Natura 2000 en mer. 327 sites marins (au moins en partie) ont été retenus en France, mais on est encore loin de la gestion écologique de ces espaces : les sites qui bénéficient de documents d'objectifs validés (élaborés par toutes les parties prenantes) ne dépassent pas la dizaine…

Comme son pendant terrestre, Natura 2000 en mer concerne au premier chef les activités humaines. Ce qui soulève de nombreuses interrogations pour la pêche, les routes maritimes, la plaisance, l'implantation d'éoliennes au large, etc. « En 2011-2012, nous devrons terminer tous les documents d'objectifs et désigner les gestionnaires des sites. Quels seront leurs moyens, qui évaluera leur action ? Ce sont des points qui ne sont pas encore tranchés », explique Jérôme Bignon, député (UMP) de la Somme et président de l'Agence des aires marines protégées.

Dans la région, Natura 2000 ne se limite pas aux projets de parc marin pour le bassin d'Arcachon d'une part, pour l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais d'autre part. Le site du plateau de Rochebonne occupe par exemple un triangle rectangle de 45 km sur 29 au large de l'île de Ré. En pleine mer face au littoral girondin, le site de la tête de canyon du Cap-Ferret est un rectangle de 132 km sur 86, qui descend jusqu'à 2 900 m de profondeur. Quel développement y privilégier ? Comment et avec qui ? Réponse dans les années à venir....

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11 janvier 2011

Réseau Natura 2000 : un grand jour pour les saumons, les loutres et les forêts de hêtres d'Europe (Secteur Public)

La faune et la flore d'Europe sont maintenant mieux protégées qu'elles ne l'ont jamais été dans l'histoire de l'Union européenne. Natura 2000, le réseau européen de zones naturelles protégées, a été étendu de près de 27 000 kilomètres carrés... Il s'est notamment enrichi de zones marines d'une superficie de plus de 17 500 kilomètres carrés qui permettront de mieux protéger de nombreuses espèces marines menacées. Le réseau Natura 2000 couvre désormais près de 18 % du territoire terrestre de l'Union européenne et plus de 130 000 km2 de ses mers et océans. Les principaux pays concernés par cette dernière extension sont la République tchèque, le Danemark, la France, l'Espagne et la Pologne. Natura 2000 est la pièce maîtresse de la panoplie d'instruments dont s'est dotée l'Europe pour mettre fin à l'appauvrissement de la diversité biologique et sauvegarder les services écosystémiques.

«En protégeant la nature, c'est nous-mêmes que nous protégeons», a déclaré Janez Potoènik, commissaire européen chargé de l'environnement. «Le réseau Natura 2000 est un peu comme une assurance-vie: il sauvegarde la capacité de récupération de la nature et contribue à l'établissement de relations viables avec l'environnement naturel dont nous sommes tributaires. Je me réjouis tout particulièrement de la protection renforcée dont vont ainsi bénéficier 17 500 km2 de nos mers et océans.»

Qu'est-ce que Natura 2000?

Natura 2000 est un vaste réseau de zones de protection de la nature, destiné à garantir la survie des espèces et des habitats les plus précieux et les plus menacés en Europe. Ce réseau comporte environ 26 000 sites, et la dernière extension réalisée a ajouté 739 sites couvrant près de 28 000 kilomètres carrés. Les sites marins, qui représentent plus de la moitié de la superficie ajoutée (plus de 17 500 km2), se situent essentiellement en France, au Danemark et en Espagne.

Parmi les nouveaux sites marins inclus pour la région atlantique figure une partie de l'estuaire de la Loire (680 km2) qui abrite d'importants récifs d'eau froide et bancs de sable. La zone en question est une aire de croissance pour les poissons juvéniles et une zone d'étape vitale pour les espèces grandes migratrices telles que le saumon atlantique (Salmo salar) et la grande alose (Alosa alosa). Le Danemark a lui aussi ajouté de vastes sites marins, dont la zone dénommée Sydlige Nordsø, qui a été désignée aux fins de la conservation du marsouin (Phocoena phocoena). La nouvelle contribution de l'Espagne au réseau marin, El Cachucho, se compose d'un vaste banc offshore et d'un mont sous-marin et se situe en mer Cantabrique au large du nord de l'Espagne. La zone en question abrite des espèces marines extrêmement diverses, dont plusieurs éponges géantes découvertes récemment….

Pour en savoir plus :

MEMO/11/9

www.circa.europa.eu/Public/irc/env/natura_2000/library?l=/candidate_importance/biogeographical&vm=detailed&sb=Title

www.ec.europa.eu/environment/nature/index_en.htm

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Le 12 février 2011

Lorient. Boues. «Ou comment la majorité tente de se désembourber» (Le Télégramme)

Jean Le Bot, conseiller municipal (Radical-UMP), réagit au débat sur le dragage des boues: «Personne ne nie que le dragage des ports soit une nécessité pour assurer le maintien et le développement de l'économie maritime. Ce qui est critiqué, ce sont les solutions privilégiées qui s'appuient essentiellement sur le clapage en mer des boues de dragage dans la fosse de Groix à l'intérieur même d'une zone classée Natura 2000». Le conseiller communautaire poursuit: «Les politiques locaux n'arrivent pas à sortir de ce schéma unique, contrairement aux engagements pris lors du dragage des darses du port de pêche de Lorient en 1998. Malgré tout, le dragage a eu lieu, financé par l'État, mais les élus lorientais s'étaient engagés à rechercher des solutions de traitement à terre et de valorisation des sédiments de dragage». «Plus de dix ans se sont écoulés et aucune étude sérieuse n'a été réalisée à Lorient pour avancer sur ce dossier alors que dès 2003, la communauté portuaire de Vannes a fait le choix d'un traitement à terre de l'ensemble des produits de dragage. Il est clair que cette solution, certes plus onéreuse, n'a jamais fait partie de la politique lorientaise. Ainsi entre 2007 et 2010, le clapage en mer des sédiments de dragage a été réalisé de façon presque continue toujours dans la même zone et sans évaluation de ses conséquences sur le milieu marin».

«Chacun retourne sa veste» «Aujourd'hui chacun retourne sa veste pour être dans le mouvement: ceux qui ont voté «pour» prennent position «contre», et le président prétend avoir pris l'initiative des demandes de contrôles supplémentaires qui ont été celles de son opposition au conseil municipal de Lorient: «Ces événements nous échappent, feignons de les organiser!». «La majorité locale, outre son absence de véritable culture maritime et écologique, manque aussi de capacité d'anticipation: elle n'a pas vu le coup venir et s'est embourbée dans ce dossier face à des associations efficaces et motivées».

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Le 16 février 2011

Lorient. Boues : mercure et TBT en dépassement (Ouest France)

L'indice Géodrisk classe « risque faible » les prélèvements complémentaires de sédiments réalisés près de la Cité de la voile en janvier. Les boues pourront être immergées.

Les analyses des prélèvements de boues réalisés en janvier à divers endroits de la base de sous-marins seront présentées, demain jeudi, au comité de suivi des dragages du pays de Lorient. Mais de premiers résultats ont été connus hier.

Seuls les taux de mercure et de TBT (le tributylétain utilisé dans les peintures antisalissure pour protéger les carènes des bateaux) dépassent le niveau N1. En dessous de ce seuil, l'immersion des boues est jugée neutre sur l'environnement. Au-dessus, un complément d'information peut s'avérer nécessaire….

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Le 17 février 2011

Boues de la BSM. «Des zones d'ombre» dans les analyses ? (Le Télégramme)

Le collectif d'associations contre l'immersion des boues de dragage de la base des sous-marins dénonce des zones d'ombre dans le résultat des prélèvements effectués début janvier. Cet après-midi, de nouvelles informations devraient leur être délivrées.

>> Le collectif fourbit ses arguments

>> André Dorso : "beaucoup d'incohérences"

«Il y a des zones d'ombre qui nous chagrinent. On va demander des explications à l'occasion de la réunion du comité de suivi des boues de dragage qui se réunit jeudi». Les membres de collectif contre l'immersion des boues de dragage, qui regroupe 28 associations, ont étudié avec attention le résultat des prélèvements complémentaires effectués début janvier sous la houlette de Cap l'Orient, par Idra Environnement, autour du port de plaisance de la base des sous-marins. Rappelons que 150.000m³ de vase doivent y être dragués. Le collectif s'étonne d'abord de la longueur du processus. «On devait avoir le résultat des prélèvements effectués le 5janvier, trois semaines plus tard. On les a reçus six semaines plus tard. Je suis membre du comité de suivi des boues et pourtant nous avons été informés par la presse», s'étonne Bernard Margerie. «On ne remet pas en cause les résultats d'analyse en eux-mêmes. Mais on les a eus à l'arrache, avec des tableaux difficilement lisibles».....

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Le 18 février 2011

Boues de la BSM. Traitement à terre en vue (Le Télégramme)

La réunion du comité de suivi sur le dragage, hier, a fait émerger une certitude : les sédiments pollués seront traités à terre. Mais où, comment et à quel prix ? Le mystère est loin d'être résolu.

On en est sûr depuis la publication du résultat des dernières analyses (Le Télégramme de mercredi): il y a des sédiments pollués au fond du port de la base des sous-marins. Et comme Capl'Orient l'avait promis, ils ne seront pas rejetés à la mer au large de Groix. Mais alors, qu'en faire?

Combien à terre? «La première chose est de savoir combien il faudra en traiter à terre», répond Marc Cozilis. Le maire de Quéven représentait Capl'Orient à la réunion du comité de suivi sur le dragage, hier, en tant que vice-président chargé de l'environnement. Àses côtés, l'ingénieur spécialiste du dossier à l'agglo, Gilles Dornic. «On ne connaît pas encore la quantité de boues polluées, mais ce sera une partie mineure des 155.000m³ que l'on veut draguer à la BSM. Nous allons néanmoins devoir retailler le profil de dragage».

À quel endroit? Une fois qu'on aura évalué la quantité des boues polluées, il faudra comparer les différentes solutions de traitement à terre. «On peut n'en traiter qu'une petite partie, le reste devra être stocké», prévient Marc Cozilis. Pour le lieu, c'est encore un tantinet compliqué. Cinq options seraient en lice: la carrière des Kaolins, à Ploemeur; les bords du Blavet à Hennebont; un site de traitement à Gueltas, distant de 70km, dans le nord du département; et même le vaste siège de Seché Environnement, à Laval, l'un des leaders français du déchet….

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Le 21 février 2011

Colère sans réserve (Sud Ouest)

Réserve naturelle et parc marin sont les moteurs de la colère des pêcheurs plaisanciers.

«Le discours de protection n'est pas l'apanage du prosélytisme écologique. Nous avons conscience des problèmes et nous n'acceptons pas d'être stigmatisés. » La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), qui gère la réserve naturelle de Moëze, a fait l'unanimité, mercredi soir à la Citadelle. Unanimité contre elle, de 600 à 700 voix, et contre l'arrêté préfectoral de juillet dernier qui renforce les interdictions de pêche de loisirs et de circulation sur la partie oléronnaise de la réserve. L'Association des pêcheurs plaisanciers du Château-d'Oléron avait battu le rappel, la salle chauffait à blanc, trop étroite pour contenir toute l'assistance. Des pêcheurs, plaisanciers et professionnels, des chasseurs, et aussi plusieurs élus oléronnais, dont les deux conseillers généraux Michel Parent et Jean-Paul Peyry, le président de la Communauté de communes Patrick Moquay et le député Didier Quentin.

Tous ont fait écho au président Robert Ducoté dans son réquisitoire contre ce texte qui, outre ses propres restrictions, risque « de préfiguer les interdictions qui pourraient accompagner la mise en place du Parc naturel marin ». Tout au long de la soirée (plus de deux heures), les deux sujets se sont d'ailleurs télescopés, jusqu'à s'imbriquer dans l'expression du dépit sur le manque - pour ne pas dire l'absence - de concertation des services de l'état.

L'idée de constituer un Collectif oléronnais de défense des intérêts environnementaux, lancée par Robert Ducoté, n'aura donc pas tardé à faire souche sur ce terreau propice. François Colas, chargé de mission pour la création du parc marin, avait eu le courage de franchir la barrière hostile, pour venir expliquer une énième fois que le parc ne sera que ce que les acteurs de son conseil de gestion en feront. Ce dernier n'a pas eu d'autre choix que de prendre bonne note. Il peut compter sur les pêcheurs de loisirs pour défendre leur représentation au conseil....

Imaginer que les pêcheurs professionnels ne sont pas contre les restrictions qui sont posées pour la plaisance, c'est aussi faire fausse route. Michel Crochet, président du Comité régional des pêches maritimes, vole aussi dans les plumes de la LPO: « Y'en a marre [...]. Je ne vois pas pourquoi on interdit la pêche de loisirs. Les plaisanciers, nous, on fait avec. Si on leur interdit de pêcher ici, ils iront plus loin, et les conflits seront plus durs. »

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Le 27 février 2011 : Après Natura 2000, l'Europe soutient le Pesca-tourisme !!!

Marennes-Oléron : Quatre projets soutenus par le fonds européen pour la pêche (Sud Ouest)

Le Comité de programmation Fonds européen pour la pêche (FEP) Axe 4 du Pays Marennes-Oléron s'est réuni en février et il a décidé de soutenir quatre dossiers :

- L'inventaire du patrimoine maritime, porté par la Communauté de communes de l'Île d'Oléron. Il s'agit de réaliser un inventaire exhaustif du patrimoine de l'activité de pêche en mer sur l'île d'Oléron : recherches scientifiques, témoignages oraux des pêcheurs, inventaire documentaire et iconographique, inventaire du patrimoine mobilier et naviguant, bâti et paysager… Montant attribué : 11 782,50 € (Europe et État).

- L'expérimentation d'une démarche de pescatourisme sur le Pays Marennes-Oléron. Le porteur est le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes. L'objet est d'expérimenter l'embarquement de passagers par les professionnels de la conchyliculture sur le Pays Marennes-Oléron, afin de proposer un cadre d'activité aux professionnels de la zone souhaitant s'y engager. Montant attribué : 23 764,50 € (Europe et État).

- L'acquisition de matériel complémentaire pour l'adaptation des postes de travail. Dans le cadre du lancement de l'Atelier des Gens de Mer, il s'agit d'aménager des postes de travail pour les marins reconnus travailleurs handicapés. Montant attribué : 29 995,96 € (Europe et État).

- La mise en œuvre de Journées d'échanges thématiques avec le bassin d'Arcachon Val de l'Eyre, projet porté par le Syndicat Mixte du Pays Marennes-Oléron. Il s'agit de faire participer une vingtaine d'acteurs de chaque territoire à des déplacements de deux jours vers la rencontre d'homologues, d'experts techniques ou de projets innovants. Montant attribué : 6 612,75 € (Europe et État).

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Le 16 mars 2011

La Rochelle : Le port des Minimes sera étendu, les digues attendront (Sud-Ouest)

La Région apportera 12 millions d'euros pour l'extension du port de plaisance. Mais Ségolène Royal ne veut pas verser un centime pour le plan digues

Douze millions d'euros : c'est la somme que la Région apportera pour l'extension du port de plaisance des Minimes à La Rochelle, où notamment la création de 120 anneaux de plus est prévue. Ségolène Royal, présidente socialiste de Poitou-Charentes l'a annoncé hier, en présence de Maxime Bono, lors d'une réunion des professionnels de la filière nautique.

C'est en fait la somme demandée par la ville de la Rochelle qui contribue pour un même montant ; la communauté d'agglomération finance à hauteur de 6 millions et la régie du port à concurrence de 8 millions. On ignore quelle sera la cotisation du Conseil général mais Maxime Bono se dit confiant.

Repères :

  • Surface du port : 50 hectares
  • Nombre de places : 3600
  • Surface de l'extension : 15 hectares
  • Nombre de places de l'extension : de 900 à 1200
  • Coût de l'extension : 42 millions d'euros

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Parole de Pêcheurs : Natura 2000

Nous avons tous entendu parler du site Natura 2000* Pertuis Charentais, qui s'étendra de l'estuaire de la Gironde jusqu'à 3 milles dans le Sud du port des Sables (oui).

Il va de soi que dans cette zone la vie ne va pas être rose pour les pêcheurs, déjà quelque peu malmenés. Ce projet va bel et bien se faire, c'est irrévocable, mais nous avons notre mot à dire, et il convient de rester vigilants quant aux décisions qui vont se prendre.

En effet, la zone en question sera gérée par un Conseil d'administration, un peu comme dans une coopérative, et les membres du conseil, au nombre de 50 environ, seront les différents acteurs et utilisateurs du site, à savoir :

  • services de l'état (soit 10 à 12 personnes)
  • élus (soit 12 à 14 personnes)
  • professionnels : pêche, conchyliculture, sabliers, ports ... (soit 12 à 14 personnes)
  • loisirs : plaisance, pêche de loisir, plongée ... (soit 5 à 7 personnes)
  • associations écologiques (soit 3 à 5 personnes)
  • personnalités qualifiées (soit 4 à 6 personnes)

Certes, tous ces gens-là ont droit de faire valoir leur point de vue, mais si une question se pose lors d'une réunion de conseil, par exemple "faut-il autoriser les pêcheurs professionnels à travailler à tel endroit ?", nous risquons d’être bien seuls à nous défendre.

Veillons donc à ce que la profession soit représentée comme il faut, pour l'instant rien n'est encore décidé, le nombre de sièges des membres du conseil est toujours à l'étude. Ici aux Sables nous voyons cela de loin, mais en Charente-Maritime, nos collègues sont révoltés.

Nous aussi sommes concernés.

D'autre part, espérons que cette aire marine protégée ne servira pas de prétexte pour massacrer le reste de la côte en constructions, ports de plaisance et pollution.

Bertrand Poiraud

* En réalité, il s’agit d’un parc naturel marin, qui intègre un site Natura 2000 axé sur la préservation des écosystèmes, et sera associé à un conseil pour gérer cet espace dans un objectif de développement durable (préservation + développement)

Source : Comité régional des pêches Pays de la Loire

Source : Le bruit des Quais N°3 - Mars 2011

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Le 28 avril 2011

Granville : Les ports à sec ont le vent en poupe (Ouest France)

Au total, environ 450 bateaux utilisent les services des ports à sec de Granville.

Depuis quelques années, deux sites, STL Nautisme et le Port Saint-Nicolas, permettent d'entreposer les navires. Ils s'imposent de plus en plus comme une vraie alternative au port de plaisance.

Une activité en développement - « Les ports à sec sont relativement nouveaux dans la région. Les clients apprennent à les découvrir », observe Pierre-Marie Thomas, gérant de STL Nautisme, l'un des deux ports à secs de Granville. Pourtant, installé depuis 2005 à Granville, ce port compte déjà 200 bateaux. Signe d'une activité en plein développement. « Cela devient une référence pour les propriétaires de bateaux », complète Thierry Degrenne, responsable du Port Saint-Nicolas, qui existe depuis 2000. « On a eu du mal à démarrer mais les gens y croient maintenant. »

Une alternative aux ports de plaisance - Alors qu'il faut parfois trente ans pour obtenir une place dans un port de plaisance, les ports à sec s'affirment comme une alternative pour le stationnement des bateaux. Et ce d'autant plus qu'ils n'assurent pas uniquement le stockage des bateaux. Les ports à sec sont aussi en charge de leur entretien et de leur mise à l'eau. « C'est une formule qui plaît énormément aux plaisanciers », remarque Pierre-Marie Thomas. « Il faut arrêter de penser qu'un bateau est mieux dans un port de plaisance. Dans un port à sec, le moteur ne trempe pas dans l'eau, il est hors de danger, on le rince à l'eau douce et lorsqu'un client appelle, son bateau est à l'eau le lendemain », souligne Thierry Degrenne. « Ça ne sert à rien de laisser un bateau dans l'eau lorsqu'on ne l'utilise pas. »....

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Le 18 mai 2011 : Avis d'un petit métier de la pêche : coureauleur

Parc naturel marin : Trop petit face à l'État (Sud Ouest)

Oui au parc, non aux contraintes. Le marin-pêcheur du Château-d'Oléron critique aussi ses représentants professionnels.

Philippe Micheau : « Le parc marin, c'est intéressant, à condition que les pêcheurs soient mieux représentés dans son conseil de gestion. »

Selon les indicateurs de la mission de création du parc marin, 700 navires de pêche professionnelle travaillent dans les pertuis charentais, la partie maritime de l'estuaire de la Gironde et au sud des côtes de Vendée. Une majorité de navires côtiers de moins de 12 mètres. Philippe Micheau, patron de l'« Elite », est l'un de ces artisans. Le Château-d'Oléron est son port d'attache.

Il pêche seul sur son 8,50 m. La civelle en janvier et février, la seiche et la sole comme espèces principales entre mars et mai, le bar de ligne durant l'été, pour finir l'année avec la ligne ou le filet, suivant la technique qui est alors la plus productive. C'est un petit bateau polyvalent, somme toute représentatif de la flottille qui travaille à l'intérieur des pertuis. Il n'est pas taillé pour la haute mer et, rarement, Philippe Micheau s'éloigne d'un axe de travail contenu entre le pertuis de Maumusson et l'île d'Aix.

En homme du coureau, en professionnel qui entend que le projet de parc marin se dessinera sur une frontière sensible, entre protection de la nature et développement des activités économiques, il s'interroge sur son avenir. Déjà, il « faut se battre pour pêcher correctement. C'est une activité viable mais il ne faut pas s'endormir… ! »

« Oui au parc, mais… »

À 44 ans, il n'envisage d'avenir professionnel que « peinard ». Le parc marin risque-t-il de perturber l'équilibre qu'il a trouvé en une vingtaine d'années passées en mer ? Philipe Micheau introduit sur le sujet, comme beaucoup de professionnels de la mer, la nuance entre le contenant et le contenu.

« Le parc, je suis pour. Mais je refuse que des scientifiques fassent n'importe quoi. Un exemple : selon eux, la zone de frayère des soles, c'est le coureau. Pour moi, c'est au large, parce que les petits, on ne les voit pas dans le coureau en hiver et au début du printemps, lorsque le poisson pond. »

« Pour le parc, encore, mais à condition que notre "représentation soit correcte", sous entendu, au conseil de gestion. Or, trois, quatre places pour la pêche professionnelle, ça ne va pas du tout. Il y a 14 représentants des organisations professionnelles exerçant leur activité dans le domaine maritime, mais il ne faut pas se tromper. Il y a là, par exemple, un représentant des ports de plaisance. Mais ils relèvent quasiment tous du Département. Pourquoi ce siège, alors que le Conseil général en a déjà un parmi les représentants des collectivités locales ? Dans la liste des membres du conseil de gestion qui nous est actuellement proposée, il y a des doublettes partout. »....

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Le 19 mai 2011

Parc naturel marin : Iliens sur la réserve (Sud Ouest)

Qu'ils soient d'Aix, de Ré ou d'Oléron, les élus insulaires ne rejettent pas le parc des pertuis. Mais ils n'y adhèrent pas aveuglément. Les élus insulaires sont plutôt favorables au parc marin mais ils formulent plusieurs réserves.

Oléron, Ré, Aix. Les trois îles sont au cœur géographique du projet de parc marin estuaire de la Gironde-pertuis charentais. Parmi les élus insulaires que nous avons contactés, il n'y a pas d'opposition frontale à l'outil de gestion de ces 6 500 kilomètres carrés que bâtit l'Agence des aires marines protégées. Mais de multiples réserves sont cependant exprimées.

« C'est un oui, mais… », « c'est un bon outil si on en fait un bon usage », « je n'y suis pas hostile mais… » sont les formules génériques qui tournent en boucle. Elles rejoignent, dans l'esprit, la déclaration que faisait Dominique Bussereau, le 9 mai dernier, lors de la troisième réunion du comité de concertation qui se tenait à La Rochelle. « Sur le principe du parc, nous sommes tous d'accord. C'est ensuite que nous rentrons dans les difficultés. Il y a une forte réserve de principe du Conseil général sur l'ensemble du projet ! », s'exprimait alors le président du Département.

Formulation clientéliste pour ménager l'électorat ou crainte fondée de voir la montagne accoucher d'une souris ? Allons plus loin que les points de suspensions et les exclamations outrées. Pour le président de la Communauté de communes d'Oléron, par exemple, il est « intéressant d'avoir une table ronde qui permette aux différents intérêts représentés de négocier les usages de la mer ». Dans cette vision, le parc naturel marin constituerait « un lieu unique de discussion » plus pertinent qu'une approche où se « multiplient les procédures en parallèle ».

En complément de l'approche, à gauche, de Patrick Moquay, le député de droite, Didier Quentin, appuie que cet exercice du dialogue pourrait cependant bien trouver ses limites dans le périmètre même du parc. « Nous étions un peu à son origine lors de notre combat contre le terminal méthanier du Verdon, exprime le député-maire de Royan dont la circonscription législative, de la Côte de Beauté, jusqu'à Tonnay-Charente, en passant par Oléron, est baignée par ce parc. Mais dans mon esprit, au départ, nous étions dans un projet d'aire marine protégée qui ne couvrait que le nord de l'estuaire de La Gironde. »....

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Le 20 mai 2011

Parc naturel marin : « Aspiration par le bas » (Sud Ouest)

Le directeur de la Ligue pour la protection des oiseaux, Michel Métais, déplore le manque d'ambition que révèle la concertation sur le parc.

Le 9 mai dernier, lors du comité de concertation, les élus sont montés au créneau, ils ont exprimé de vives réserves sur le parc. Cette prise de position vous irrite-t-elle ? Une juxtaposition d'égoïsmes ne fait pas une politique. Une politique, c'est aux élus de la construire. C'est pourquoi je blâme moins les acteurs locaux que les élus. Il est navrant que ceux qui nous gouvernent, qui, localement, nous connaissent tous, ne fassent pas la part des choses, et ne prennent pas de hauteur de vue. Un manque de recul, de distance ? Dans le milieu marin, plus qu'à terre, les gens sont dans leur sphère. Une fois que l'on a dit que c'était du domaine public maritime, donc du domaine de l'État, tout le monde fait ce qu'il veut. Et les gens s'affrontent. Ces réunions de concertation ont été une juxtaposition d'interventions égoïstes. Et les grands élus sont défaillants dans ce système. Ils exacerbent cela. Le 9 mai, on a vu une aspiration du projet par le bas. Or, pour le parc, c'est une aspiration par le haut qu'il faut….

Pêcheurs, conchyliculteurs, défenseurs de la nature comme vous, tous mécontents, insatisfaits à ce stade de la concertation. Pourquoi ? Parce que les gens sont dans le rapport de force. Ils vivent dans leurs égoïsmes. Si le parc doit être cela, il ne faut pas le faire. Clairement, ou le parc est une chance d'un mieux, et à ce moment-là, il faut le soutenir. Mais si les gens ne le sentent pas, il ne faut pas y aller. Si les grands élus ne donnent pas un signe, il ne faut pas le créer. Vous pouvez aller jusqu'à une opposition au projet ? Si on recule sur la gouvernance et sur les objectifs, oui, nous serons contre. Notamment s'il n'y a pas de protection marine affirmée comme telle. Si tout dépend des professionnels de la mer, il ne se passera rien. La pêche durable c'est quoi ? La préservation de la ressource doit être assurée, et le prélèvement doit être conforme.

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Le 24 mai 2011

Parc naturel marin : Le Grenelle de la mer avance (CLPM le Guilvinec)

Sans que les pêcheurs ne s’en aperçoivent le Grenelle de la mer continue sa route. L’allure est peut être lente, mais elle n’est jamais interrompue. Les réunions des groupes de travail se succèdent à un rythme régulier comme en témoigne le groupe de travail sur les Aires Marines Protégées (AMP) du Grenelle de la mer. Il s’est réuni le 19 avril et le 12 mai dernier et sa prochaine réunion est programmée pour le 6 juillet 2011.

Une note d’information récente du Comité national des pêches rappelle la dynamique en cours dans ce groupe de travail sur les réserves de pêche, la méthodologie de création et de gestion d’une AMP et la stratégie nationale pour la création et la gestion des AMP. L’Agence des Aires Marines Protégées (AAMP) est la cheville ouvrière de cette dynamique, tant au niveau des documents structurants que des études. Cette situation de monopôle « intellectuel » sur le groupe de travail fait froid dans le dos des détenteurs du savoir « profane » que sont les marins pêcheurs. Néanmoins, on doit féliciter toutes les organisations qui tentent de garder un œil sur le pilotage de ce « paquebot » en orientant ou en nuançant les conséquences de la mise en place, par exemple, de 10% des eaux sous juridiction française, en réserve.

La note d’information du Comité National des Pêches permet de faire le point des travaux en cours…. Cliquez Ici

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Le 6 juin 2011

Semaine du Golfe : pêcheurs et ostréiculteurs manifestent dans la grande parade (Ouest France)

Comme prévu, les pêcheurs et ostréiculteurs se sont mobilisés durant la grande parade, afin de dénoncer les rejets de vases portuaires en baie de Quiberon. Ils étaient dix-sept bateaux et une quarantaine de chalands, de la presqu’île de Rhuys, de la baie de Vilaine et des îles (Houat, Hoëdic…).

«On crève de faim»

« Il y a déjà eu des rejets il y a quelques mois. Conséquence : les poissons des bandes côtières sont partis dans les grands fonds, là où on ne peut pas aller. On crève de faim, » explique Guénaël Riguidel, de l’Île-aux-Moines, président de l’Association de défense des artisans marins pêcheurs du Morbihan...


Manifestation de pêcheurs lors de la Grande... par lcabioch

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Le 13 juin 2011

Nautisme. La mutation des ports de plaisance (Le Télégramme)

Selon Nicolas Bernard, chercheur à l'UBO, les ports de plaisance doivent s'adapter, afin d'accueillir une clientèle plus exigeante. Il donnera une conférence sur ce thème, demain, à Bellevue.

À quand remonte l'explosion de la plaisance ? À partir des années 70. En 1950, on comptait 25.000 bateaux immatriculés en France. En 1990, 775.000. Aujourd'hui, on en dénombre 860.000, voile et moteur confondus. Mais seulement un peu plus de la moitié est utilisé.

Y a-t-il assez de ports pour les accueillir? Il existe 370 ports de plaisance en France, offrant 164.000 places à flot. Le déficit estimé de places s'élève à environ 50.000.

Comment expliquez-vous un tel écart ? Une très large majorité de bateaux sont de petites unités qui se garent sur des remorques, notamment les semi-rigides dont les ventes ont explosé ces dix dernières années.

Les pouvoirs publics favorisent-ils la création de places ? Après le boom des années 70, avec la création de nombreuses marinas, les autorités sont revenues à un développement plus raisonné. Le projet de ports exemplaires, promu depuis 2008 par le ministère de l'Environnement, encourage de nombreuses initiatives: création de ports à sec, aménagement de ports fluviaux, reconversion de ports de pêche ou de ports militaires...

Justement, quel bilan tirez-vous de la création du port du Château à Brest? C'est un signal fort d'aménager un équipement portuaire au centre-ville comme support d'événements nautiques. Le Château est une réussite mais, parallèlement, le Moulin-Blanc s'est étendu et modernisé. À Concarneau aussi, la municipalité vise sur l'événementiel alors qu'il n'y a pas longtemps, il aurait été impossible d'amarrer un voilier dans le deuxième bassin! Le plus symbolique, c'est Le Guilvinec développant un projet de port de plaisance alors que les activités de pêche y perdurent. Les mentalités ont considérablement évolué.

Quelles solutions pour les plaisanciers en mal de places de port? Je pense qu'il faut développer et améliorer l'offre de location de bateaux. Comme dans d'autres secteurs du tourisme, il faut promouvoir de nouveaux services. Par exemple, et cela se fait beaucoup à l'étranger, assurer l'avitaillement à la place du client. Ou coupler la sortie en mer avec une escale gastronomique ou culturelle. D'une manière générale, les ports de plaisance, longtemps gérés comme des parkings, ont des efforts à faire pour offrir de nouveaux services à une clientèle qui se montre de plus en plus exigeante: gardiennage, place au sec, mise à disposition de la Wi-Fi mais aussi partenariats avec d'autres promoteurs de loisirs locaux.

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Le 13 août 2011

Dragage et clapage. FNE réclame le retrait de l'arrêté préfectoral (Le Télégramme)

Comme annoncé courant juin, l'association France Nature Environnement vient d'envoyer une lettre à la préfecture du Finistère, demandant le retrait de l'arrêté préfectoral en date du 16juin, qui autorise le dragage dans les ports de Lesconil et Loctudy ainsi que le clapage des boues en mer.

Évaluation d'incidence Natura 2000 insuffisante

Cette lettre, datée du 12août, succède à trois autres lettres de recours gracieux adressées par le Comité local des pêches du Guilvinec, Bretagne Vivante et Eaux et Rivières de Bretagne. La lettre argue que «la violation de la Directive Habitats, de l'article L.414-4 ainsi que de l'article R.414-21 du Code de l'environnement entache cette décision d'une irrégularité flagrante. L'article6 paragraphes2 à4 de la Directive Habitats et l'article L.414-4 du Code de l'environnement imposent de procéder à une évaluation environnementale du projet dès lors que celui-ci est susceptible d'affecter un site Natura2000 (...). Trois sites Natura2000 sont concernés par le projet autorisé par l'arrêté litigieux. (...) En l'espèce, il s'avère que l'évaluation d'incidence Natura2000 est insuffisante.»

Une plainte auprès de la Commission Européenne

Plus loin, FNE affirme: «La Directive-cadre sur l'eau oblige les États membres de l'Union Européenne à atteindre le "bon état écologique" des masses d'eau pour 2015. (...) Le SDAGE de Loire-Bretagne du 18novembre2009 vise à maîtriser les pollutions dues aux substances dangereuses et notamment à préserver le littoral. Or, le dragage et le clapage conduisent à disperser des substances polluées accumulées durant des années dans le milieu marin, engendrant des flux importants de toxicité». Pour ces raisons, l'association envisage, si elle n'est pas entendue, de porter plainte auprès de la Commission Européenne pour «clapage en zone Natura 2000.»

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Le 5 septembre 2011

Des ports de plaisance recompensés avant résultats !!!

Plaisance durable : les 9 projets lauréats des « Ports de plaisance exemplaires » 2011

Concilier développement économique des ports de plaisance et prise en compte du développement durable, c’est l’objectif de l’appel à projets pour des ports de plaisance exemplaires lancé en 2009. Aujourd’hui 30 collectivités locales sont lauréates, avec à terme, 13.000 places supplémentaires.

La plaisance : un rôle économique déterminant

Le littoral français contribue fortement au développement économique du pays à travers différents secteurs d’activité, en particulier la pêche, l’industrie nautique, ou encore le tourisme. Avec près de cinq millions de pratiquants, 466 installations portuaires, et une capacité d’accueil de plus de 170 000 places en eaux maritimes, la plaisance joue un rôle important dans le dynamisme économique de ces territoires. Elle connaît une forte croissance, au point qu’il manque désormais des places pour accueillir tous les bateaux.

Quelles actions ?

Pour pallier ce déficit, l‘appel à projets « Ports de plaisance exemplaires » soutient depuis trois ans des projets d’accroissement de la capacité d’accueil intégrant le développement durable des territoires : rationalisation de l’espace, gestion des déchets et des eaux usées, maîtrise de la consommation d’énergie, protection du trait de côte.

Pour les ports maritimes et les ports fluviaux

Né du Grenelle de la mer, l’appel à projets a été lancé en 2009 pour trois ans, auprès des collectivités locales gestionnaires de ports de plaisance, qu’ils soient maritimes ou fluviaux. Les projets primés lors des deux précédentes éditions permettront à terme la création de 9.000 places à flot et à sec. Pour l’appel à projets 2011, mené en partenariat avec la Fédération des Industries Nautiques (FIN) et Voies Navigables de France (VNF), ce sont plus de 4.000 nouvelles places qui vont être mises en place.

Les 9 projets lauréats des « Ports de plaisance exemplaires » 2011 :

  • Communauté d’agglomération Portes de France Thionville (Lorraine) pour l’aménagement d’une zone d’activités nautiques avec un port de plaisance à Basse-Ham
  • Communauté de communes Meuse et Semoy (Champagne Ardenne) pour l’aménagement d’un port de plaisance à Monthermé
  • Communauté d’agglomération de Valenciennes Métropole (Nord Pas de Calais) pour l’aménagement d’un éco-port de plaisance à Valenciennes
  • Bayeux Intercom (Basse-Normandie) pour le développement de la capacité d’accueil de la plaisance à Port en Bessin-Huppain
  • Syndicat intercommunal à vocation unique de Treffiagat - Le Guilvinec (Bretagne) pour la réhabilitation d’un espace portuaire délaissé dans le port du Guilvinec – Treffiagat
  • Conseil général du Gard (Languedoc-Roussillon) pour le développement et l’optimisation des capacités d’accueil et de mise en réseau des ports fluviaux et maritimes du Rhône à la mer
  • Commune de Sérignan (Languedoc-Roussillon) pour le réaménagement du port de Sérignan avec la création d’un port à sec
  • Communauté urbaine Nice Côte d’Azur (Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour le réaménagement et l’optimisation de l’exploitation du plan d’eau du port de Saint- Jean-Cap-Ferrat
  • Commune de Sainte-Anne (Guadeloupe) pour le réaménagement du port de Sainte-Anne

Pour plus de renseignements, cliquer Ministère du Développement Durable

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24 septembre 2011 : Sénat

Clapage et demande de compensation financière pour les pêcheurs

Question écrite n° 19351 de M. François Marc (Finistère - SOC) publiée dans le JO Sénat du 07/07/2011 - page 1744

M. François Marc attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur les autorisations de clapage et sur les craintes qu'elles génèrent pour l'activité future des pêcheurs de chalutiers côtiers.

L'opération de claper dans des zones de pêche n'est pas sans conséquence écologique et économique.

Pour compenser les pertes d'exploitation durant la période de clapage, la mise en place d'un dispositif financier est donc réclamée.

Le préjudice est estimé à une heure de travail en moins par jour, soit une journée de moins par semaine. Ceci pourrait être contrebalancé par des journées en mer le week-end ou par une prise accrue de risque. Les professionnels de la mer estiment ces pertes à 2.000 € par semaine.

Il lui demande par conséquent de préciser quelle suite le Gouvernement entend donner à cette demande.

Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire publiée dans le JO Sénat du 22/09/2011 - page 2435

L'attention du ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire est appelée sur les autorisations de clapage et sur leurs conséquences économiques. Généralement liées à des opérations de dragage et d'entretien des accès aux ports, dont les pêcheurs sont également usagers réguliers, les opérations de clapage en mer, conduites par les collectivités gestionnaires des ports sont l'objet d'une autorisation administrative préalable et d'une enquête au cours de laquelle sont recueillis les avis des usagers et donc des marins-pêcheurs. À cette occasion, l'autorité administrative veille à ce que l'impact sur les activités économiques et sur le milieu soit le plus limité possible. Les règles communautaires, notamment celles relatives au fonds européen pour la pêche, ne permettent pas d'accorder des aides pour compenser une perte d'exploitation liée à d'autres activités. Par ailleurs, les opérations de clapage ne revêtent pas un caractère exceptionnel et imprévisible. A fortiori, elles ne peuvent pas être assimilées à une catastrophe naturelle. Elles ne sont donc pas susceptibles de justifier une compensation sous le régime des aides d'État à la pêche.

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Le 27 septembre 2011


« Où l'homme a-t-il encore sa place sur nos côtes ? » Cette question, quasi philosophique, c'est Bernard Bracq qui l'a posée. Mercredi soir, lors du conseil de la Terre des 2 Caps (CCT2C), le maire de Wissant, comme nombre de ses collègues, a fait part de son inquiétude quant au projet de création d'un parc naturel marin. ...

Dans la continuité de l'enquête publique qui s'est déroulée du 16 août au 16 septembre à ce sujet, les élus communautaires devaient se positionner. Et c'est une « attitude prudente », comme l'a indiqué le président Martial Herbert, qui a été adoptée. À l'unanimité, les élus ont estimé « que le périmètre initial réduit aux trois estuaires (Canche, Authie, Somme) apparaissait plus homogène, plus pertinent et plus facile à gérer » et n'ont pas approuvé « l'extension des limites du projet jusqu'à l'estuaire de la Slack »….

Pour plus d'informations, cliquer Agence des Aires Marines Protégées

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Le 14 octobre 2011

Les Verts, vent... de boues (Sud Ouest)

Les travaux d'extension ont commencé alors que le financement n'est pas bouclé et que le tribunal administratif est saisi. Les Verts demandent un moratoire.

Pourquoi tant de hâte ? Le comité La Rochelle-Aunis d'Europe écologie-les Verts (EELV) pose la question. Les travaux d'extension du port des Minimes viennent de commencer alors que le dossier est loin d'être calé. « Il semble plus urgent de remuer les boues que de draguer les fonds du Conseil général », ironisent Bernadette Desveaux et Jean-Marc Soubeste dans leur communiqué.

La drague a commencé ses va-et-vient 24 heures sur 24 alors que la Ville de La Rochelle n'est toujours pas assurée du financement de ce lourd investissement d'au moins 50 millions d'euros. Si le Conseil régional Poitou-Charentes a confirmé sa participation de 12 m€, le Conseil général de la Charente-Maritime, sollicité à même hauteur, se fait toujours tirer l'oreille. Son président, Dominique Bussereau, conditionne son engagement à la contribution de Ségolène Royal à son Plan digues départemental. Le sujet ne figure pas à l'ordre du jour de sa prochaine session….

L'autre pointe les 850 000 mètres cubes de vase dragués dans le chenal et rejetés dans la fosse d'Antioche dans un secteur classé Natura 2000 et partie intégrante du futur parc national marin. Quand le clapage des boues au large mobilise régulièrement les écologistes, pêcheurs et conchyliculteurs en Bretagne, curieusement, il ne provoque à La Rochelle aucun remous. Consensus ou indifférence ? « L'étude est bien faite, avoue Patrick Picaud. Nous n'avons pas trouvé grand-chose à redire sur le sujet. » La cellule juridique de FNE 17 planche toutefois sur un autre recours, au titre du code de l'environnement et de la loi sur l'eau, qui pourrait être déposé avant la fin de l'année…..

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Le 21 octobre 2011

Va-t-on vers une interdiction des arts traînants dans les parcs marins ?

Parc marin d’Iroise : Des semis pour pêche en plongée (Ouest France)

Des saint-jacques semées seraient réservées à la pêche en plongée, moins destructrice qu'avec les dragues.

Le parc marin d'Iroise veut réensemencer des zones où la saint-jacques a disparu. Autre nouvelle : les gardes peuvent verbaliser.

Des coquilles en baie de Douarnenez

Réuni mardi au Conquet, le conseil de gestion du parc marin d'Iroise a envisagé de réensemencer en coquilles Saint-Jacques, des secteurs d'où elles ont disparu ou presque. Le procédé est bien rôdé en rade de Brest, où des millions de juvéniles sont semés chaque année. La baie de Douarnenez pourrait ainsi être concernée. Selon Pierre Maille, président du parc, les semis seraient faits « sur des fonds où la drague est impossible. Et la pêche y serait réservée à la plongée ». La procédure d'autorisation suit son cours avec les services de l'État.

Gardes commissionnés

Les agents du parc marin sont désormais commissionnés en matière de police des pêches, de l'environnement (rejets, faune-flore, circulation sur le domaine maritime) et d'infractions sur le patrimoine culturel maritime (épaves). Les onze gardes pourront constater les infractions et verbaliser. « Cela ne représente que 20 % de l'activité des agents », assure Pierre Maille, qui précise que ces contrôles se feront « en coordination » avec les autres services de l'État (gendarmerie, Affaires maritimes, Douanes...) et s'intéresseront particulièrement « à ce que le parc suit, comme les cantonnements d'ormeaux ou de langoustes »....

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Le 8 novembre 2011

Extension des Minimes : Un problème peut en cacher un autre !

Un parking de bateaux à flot : 50.000 € la place !

Seulement 9 % des plaisanciers rochelais sortent en mer plus de 24 heures….

Un plaisancier casanier

L'enquête commandée par la Régie du port livre ses premiers résultats. Un millier de plaisanciers ont déjà répondu. Avant la fin du mois de novembre, la Régie du port de plaisance aura bouclé l'enquête qu'elle lançait en septembre dernier, à l'occasion du Grand Pavois.

Baptisé « Port idéal », ce questionnaire établi par le cabinet nantais Horizons Experts, poursuit un triple objectif. D'une part, actualiser et enrichir le travail statistique engagé en 2006 pour dresser le profil des plaisanciers rochelais, et cerner leurs pratiques nautiques. D'autre part, les inviter à préciser l'évolution possible de leur projet, notamment dans le cadre d'un éventuel renouvellement de bateau. Troisième but : jauger la sensibilité du plaisancier à l'idée de redéfinir les contrats qui le lie au port. Cible de l'enquête : les 3 600 navigateurs des Minimes et du Vieux Port, et les 1 800 personnes en attente d'une place de port et inscrites sur la liste de la régie. Suite de l'article concernant l'enquête…

Port des Minimes : stop ou encore ? (Sud-Ouest)

La justice se prononcera aujourd'hui sur la poursuite du chantier.

C'est Robin des Bois qui a décoché la première flèche. L'Association de protection de l'Homme et de l'environnement, puisque telle est sa dénomination officielle, a réclamé hier au juge des référés du tribunal administratif de Poitiers la suspension immédiate des travaux d'extension du port de plaisance des Minimes.

Son président, Jacky Bonnemains, est venu en personne plaider sa cause. Il s'est trouvé bien seul face aux avocats de la mairie de La Rochelle et aux représentants de la préfecture accourus en force pour demander le rejet de la requête et la condamnation de Robin des Bois à leur verser 3.000 euros pour procédure abusive. Le juge des référés, Didier Artus, doit rendre sa décision ce vendredi.

Risque de submersion

Un référé-suspension suppose qu'il existe un doute sérieux sur la légalité de l'acte administratif attaqué (en l'occurrence l'arrêté préfectoral du 27 mai 2010 qui a autorisé l'extension du port) et qu'il y a urgence à en suspendre l'application en attendant que le litige soit tranché sur le fond.

Pour Jacky Bonnemains, l'urgence tient à la protection des Rochelais face au risque de submersion marine. Les études d'impact datent d'avant Xynthia, affirme-t-il, elles n'ont pas intégré la possibilité d'un raz de marée comme celui qui a noyé le littoral charentais le 28 février 2010. « La baie de La Rochelle se trouve amputée de 20 hectares sur 300. Rétrécir l'entonnoir va modifier les courants et les mouvements des marées. » Si le plateau nautique des Minimes en est mieux protégé, quid de Port-Neuf et du Vieux-Port ?...

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Port des Minimes à La Rochelle : les travaux peuvent continuer (Sud Ouest)

L'association Robin des Bois réclamait la suspension des travaux d'extension du port de plaisance des minimes. Le juge des référés a rejeté leur demande

Le juge des référés du tribunal administratif de La Rochelle a rejeté le référé suspension engagé par l'associatin Robin des Bois contre l'arrêté préfectoral autorisant l'extension du port de plaisance des Minimes. Il a estimé que l'association n'apportait aucun élément susceptible de créer le doute quant à la légalité de cet arrêté. Les travaux, commencés il y a quelques semaines, peuvent donc continuer.

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La Rochelle : menace sur le chantier d'extension des Minimes (Sud Ouest)

L'équipe qui devait prendre place ce mardi en vue de préparer le chantier de déplacement de la digue du Lazaret, a été invitée à suspendre son intervention, jusqu'au 21 novembre prochain.

C'est le premier incident qui émaille le chantier d'extension du port de plaisance des Minimes. Il est la conséquence directe des déclarations faites samedi dernier sur France 3, par le président du Conseil général, Dominique Bussereau, qui paraît de moins en moins prêt à lâcher les 12 millions d'euros de contribution qui lui sont demandés pour ce chantier d'un total de 52 millions. A la Ville et à la Régie du port de plaisance, on veut se donner le temps d'examiner la situation, avant d'engager un démantèlement de la digue qui, s'il n'était pas achevé, serait particulièrement dommageable.

Dominique Bussereau, comme il le dit depuis plusieurs mois, met dans la balance de son soutien au port une aide plus marquée de la Région pour remonter les digues du littoral charentais que Xynthia a dévastées.

Le député-maire de La Rochelle, Maxime Bono, veut s'en tenir aux promesses qu'il a entendues du président du Conseil général de la Charente-Maritime de soutenir le projet d'extension du port de plaisances des Minimes. Il n'ose "imaginer le scénario du pire". Mais s'il devait advenir, il affirme qu'il irait chercher un autre partenaire, et que cette défaillance du Département serait "une crise de confiance grave".

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Le 17 novembre 2011

Extension du port de plaisance des Minimes : « le dragage fait partie de l'histoire de La Rochelle… »

Conseil municipal de La Rochelle du 14 novembre 2011 : Le financement de l’extension du port de plaisance des Minimes provoque des remous jusqu'aux coquilles saint-jacques (toujours interdites à la pêche) avec le dragage dont les vases sont rejetées dans la fosse du Pertuis d'Antioche entre Ré et Oléron...

Les écolos s'énervent…. La fronde, comme d'habitude, est tout de suite venue des rangs d'Europe Écologie-Les Verts. « Vous aviez toujours dit que s'il n'y avait pas les financements, il n'y aurait pas non plus d'extension. Or, les travaux de dragage ont débuté », s'est exclamée Joëlle Laporte-Maudire. Et d'ajouter : « Et on va rejeter les boues là où il y a des coquilles Saint-Jacques ».

Réflexion qui a fait bondir le maire (Maxime Bono ndlr) : « Non. Ne faîtes pas croire que les problèmes des saint-jacques viennent de là. Là où on rejette les boues, vous pouvez toujours courir pour trouver des coquilles Saint-Jacques ». Jean-François Fountaine (Président de Fédération des industries nautiques ndlr) a alors pris la parole pour rappeler que le dragage faisait partie de l'histoire de La Rochelle.

Du côté de l'UMP, Dominique Morvant et Pierre Demoncourt se sont étonnés que des travaux puissent être lancés alors que leur financement n'était pas garanti. Et de l'avis de Pierre Demoncourt, dans le privé, un chef d'entreprise qui prend une telle décision se fait débarquer « en huit jours »….Sud Ouest : Tempête sur le port

Un nouveau recours : Nature environnement 17 saisit le tribunal contre les travaux d'extension.

Après Robin-des-Bois, Nature environnement 17. L'association écologiste vient de déposer un nouveau recours contre les travaux d'agrandissement du port de plaisance des Minimes, à La Rochelle. Elle demande au tribunal administratif d'annuler l'arrêté préfectoral du 27 mai 2010 « portant autorisation d'extension au titre du code de l'environnement ». Le texte est censé encadrer notamment les opérations de dragage et l'immersion des boues dans la fosse d'Antioche, au cœur du Parc naturel marin.

Selon NE 17, « l'étude d'impact jointe au dossier souffre d'insuffisances manifestes. Les effets cumulés de l'extension des Minimes et de celle du port de La Pallice ne sont pas étudiés. 400 000 mètres cubes de sédiments sont ainsi écartés sans justification malgré des conséquences importantes pour la qualité de l'eau, les habitats et les espèces. » L'association a assorti son recours d'un référé. Les juges administratifs devraient donc se pencher à nouveau sur le dossier en urgence. Rappelons que Robin-des-Bois a été débouté début novembre de son référé suspension. Source : Sud Ouest

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Le 23 novembre 2011

Quand des élus ne croient plus à la pêche.....

En Charente-Maritime, les élus mettent la main à la poche pour l'agrandissement du port de plaisance de La Rochelle. Mais ils se posent des questions quant au financement de l'expansion du 5e port de pêche français....

Va-t-on vers une privatisation des ports de pêche ?


Pour financer l'extension du port de pêche de La Cotinière (Oléron), le Conseil général de Charente-Maritime met à l'étude un partenariat public privé. Le maire de Saint-Pierre-d'Oléron n'y est pas hostile.

La modernisation du port de La Cotinière passe-t-elle par un partenariat public privé ?

Un partenariat public privé pour réaliser l'extension du port de pêche de La Cotinière, et gérer ses nouveaux équipements. Il y a trois semaines, le Conseil général de la Charente-Maritime délibérait pour mettre cette option à l'étude. C'est une technique de financement, voire de gestion, que l'on rencontre par exemple dans les constructions des nouveaux centres pénitentiaires. À Saint-Pierre-d'Oléron, cette approche fut aussi envisagée, mais sans suite, pour un projet de nouvelle gendarmerie.... Source : La Cotinière : Un pas vers l'extension du port (Sud Ouest)

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Le 24 novembre 2011

A Vos Régions: Charente Maritime (Direct 8)

Présenté par Grégory Galiffi

Cette semaine Grégory Galiffi vous emmène au cœur de la Charente Maritime pour un périple autour du carré magique : La Rochelle, l'île de Ré, l'île d'Oléron et Rochefort. A la Rochelle, en compagnie de Christine Briant, triple championne du monde de voile légère, Grégory apprendra toutes les ficelles pour faire un bon skipper. Ca promet !

A l'île de Ré, nous rencontrerons deux passionnés de phares, dont celui des baleines situé sur l'île. Ils nous ouvriront les portes de leur outil de travail. Magique !

A l'île d'Oléron, Grégory fera les frais des marées. La pluie viendra s'installer sur la deuxième île de France, mais ne viendra pas bousculer son programme. La soupe de poisson de Bruno Manusset sur le Chalutier de Nicolas Massé est belle et bien maintenue...

Sans oublier son crochet à la Tremblade, où Patricia et Daniel Conseil prépareront une véritable éclade : des moules flambées sur une planche avec des aiguilles de pin.

A Rochefort, la construction de la réplique parfaite de« l'Hermione » se termine peu à peu. Le temps de découvrir pour Grégory les artisans qui oeuvrent chaque jour pour mettre à l'eau cette frégate. Rencontre avec un charpentier, forgeron et une voilière pas comme les autres...

D'autres spécialités culinaires incontournables seront à l'honneur, comme les huîtres Marennes Oléron et la galette charentaise. Pour finir cette émission, Grégory se rendra chez Fabien Jacques qui lui concoctera les fameuses mogettes. Et vous allez voir que ce n'est pas de tout repos....

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Le 26 novembre 2011


L'Association des amis du port des Boucholeurs veut créer une fédération de pêcheurs à pied de loisir pour deux raisons. Depuis septembre 2010, un arrêté préfectoral du préfet de la région Aquitaine (portant délégation interrégionale de la mer sud-atlantique) interdit le ramassage des huîtres sauvages et, dans le courant 2012, le Parc naturel marin (PNM) sera devenu réalité.

Seuls deux représentants défendront la pêche à pied au sein du comité de gestion de ce parc, sur 57 membres. Les Châtelaillonnais estiment que c'est trop peu et craignent de n'être pas entendus. Alors, l'Association des amis du port des Boucholeurs s'organise.

Courrier sans réponse

« Il y a environ un mois et demi, nous avons écrit au préfet de la région Poitou-Charentes, au préfet maritime, aux conseils régional et général ainsi qu'aux maires de Châtelaillon et d'Yves pour savoir quel avenir nous est réservé. Nous n'avons obtenu aucune réponse. Donc, nous changeons de stratégie. Puisque nous ne sommes pas considérés, nous appelons toutes les associations de pêcheurs à pied à nous rejoindre pour obtenir, au niveau local, la réouverture des zones de pêche et plus de représentants au sein du Parc naturel marin (1). Parce que si nous ne faisons rien, notre mode de vie est foutu ! », explique le président de l'association, Jean-Claude Bonnet.

« L'arrêté du préfet interdit le ramassage des huîtres sauvages sur le rocher de Châtelaillon (de la Jamble au Cornard), sur le site de la pointe de Digolet à la Fertalière à Lauzières, sur le secteur Chauveau sur l'île de Ré, à La Rochelle de la pointe des Minimes à la pointe de Roux, à la pointe de la Fumée à Fouras, sur le Jamblet à l'île d'Aix et au Toureau sur l'île Madame. Nous voulons rassembler tous les pêcheurs de ces sites et nous fédérer. Parce que sinon, bientôt nous vivrons au bord de la mer et n'aurons plus que le droit de la regarder », énumère-t-il. Olivier Guérin

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Les outils de gouvernance, de gestion et de planification sur le bassin d'Arcachon

Les outils de gouvernance, de gestion et de planification sur le bassin d'Arcachon

Quelles implications pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture ?

Alice Khayati

Août 2011

Crpmem / Aglia / Maia

Le Bassin d’Arcachon se situe en Aquitaine, sur la façade atlantique française. C'est une lagune ouverte sur l’océan, d’environ 150 km² à marée haute, et 40 km² à marée basse.

Sur ce territoire travaillent des pêcheurs et des conchyliculteurs. Ce territoire dispose également de plusieurs outils de gestion, gouvernance et planification, parmi lesquels on trouve :

 Natura 2000 en mer

 Parc naturel marin

 Site du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres

 Réserve naturelle nationale

 Schéma d’aménagement et de gestion des eaux

 Schéma de mise en valeur de la mer

 Schéma de cohérence territoriale

Face aux réflexions actuelles sur un projet de parc naturel marin sur le Bassin, les professionnels de la pêche et de la conchyliculture (Comité Local des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Arcachon, Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Aquitaine, Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine) ont souhaité mieux comprendre le rôle de chacun de ces outils, comment ils pouvaient interagir entre eux, et avec les activités des professionnels de la mer. Ils ont demandé à ce que ce travail soit réalisé dans le cadre du projet MAIA, et fasse l’objet d’un rapport synthétique et pratique.

Ce rapport présente donc les principales caractéristiques de chacun de ces outils (objectifs, situation sur le bassin d’Arcachon, fonctionnement, pouvoirs juridiques…), ainsi que leurs potentielles incidences (atouts et contraintes) sur la pêche et la conchyliculture. Enfin, lorsque cela est possible, est présentée une analyse de l’articulation de ces outils.

Pour télécharger le document, cliquer CRPMEM Aquitaine

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2012, année des parcs naturels marins

Analyses dans Novethic à partir du parc marin du golfe du Lion créé en 2011

Les parcs naturels marins ou comment faire cohabiter les différents usages de la mer

Inauguré fin octobre, le parc du golfe du Lion est le troisième parc naturel marin créé en France. Ce statut n'entraînant aucune réglementation spécifique, la protection des 4000 km2 de cette nouvelle aire marine protégée est suspendue au bon vouloir des usagers locaux.

Avec la création du parc marin du golfe du Lion, le ministère de l’écologie se targue d’avoir plus de 10 % des espaces maritimes métropolitains « désormais protégés », et d’avoir ainsi atteint l’objectif fixé pour 2012 par le Grenelle de la mer. Cet affichage ne correspond pourtant à aucune réalité réglementaire en matière de nouvelles protections des zones marines. Le parc naturel marin ne crée en effet pas de contraintes supplémentaires. Ses objectifs de protection et de « développement durable des activités de pêche et de loisirs » reposent sur un conseil de gestion, regroupant des représentants de l’État, des collectivités locales et des usagers. À charge à ce conseil pléthorique d’établir un plan de gestion qui permettra, ou non, de protéger les ressources. Le parc naturel marin est une nouvelle catégorie d’aires marines protégées créée en 2006. Premier parc marin en Méditerranée, le parc du golfe du Lion est le troisième du genre, avec ceux d'Iroise dans le Finistère et de Mayotte, créés respectivement en 2007 et 2010....

« Le parc marin n’est pas un outil de protection, plutôt un outil de gestion décentralisée de la mer », explique Bertrand Cazalet, juriste de l’université de Perpignan associé à la mission d’étude pour la création du parc marin méridional : « C’est original car la gestion de la mer est très centralisée en France. » Ainsi, les collectivités locales, les professionnels de la pêche et du tourisme et les associations d’usagers et environnementales seront en charge de la gestion des usages de la mer dans la zone du parc. Les représentants de l’État sont, eux, minoritaires dans ce « parlement de la mer ». Les responsables professionnels ne s’y sont pas trompés. Les pécheurs, très méfiants sur la création du parc, sont aujourd’hui bien représentés dans le conseil de gestion. Sachant que le parc allait se faire de toute façon et qu’ils n’avaient pas à craindre de nouvelles contraintes réglementaires, ils valaient mieux être dedans, résume Bertrand Cazalet.

La pêche récréative représente autant de prélèvements de poissons que la pêche professionnelle

Organiser les usages de la mer sur les 100 Km de côte entre l’Aude et les Pyrénées-Orientales, c’est surtout concilier les intérêts des pécheurs et de l’industrie du tourisme. Le littoral du parc accueille 2,5 millions de visiteurs par an. La pêche récréative représente par exemple autant de prélèvements de poissons que la pêche professionnelle sur la frange côtière. Or cette pêche n’est soumise à pratiquement aucune réglementation – il n’y a pas de permis de pêche. « Le parc devrait permettre de mieux mesurer la pêche de loisir et de gérer les conflits latents avec les professionnels », explique Christian Chaboud, économiste de l’environnement dans le domaine maritime à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et membre du conseil scientifique de la réserve marine de Banyuls qui se trouve dans la zone du parc. Au sein même des pêcheurs, les chalutiers et les « petits métiers » de la pêche se disputent certaines zones de pêche. « Les petits métiers de la pêche pourraient tirer parti d’une gestion concertée de la ressource, estime Christian Chaboud. Le parc peut réactiver une gestion locale de la pêche, qui est devenue très verticale, les décisions étant prises au niveau national et européen ».....

Parc naturel marin du bassin d'Arcachon

L'enquête publique pour la création d'un parc naturel marin sur le bassin d'Arcachon a débuté aujourd'hui (26 décembre ndlr), jusqu'au 2 février. Chacun peut exprimer son opinion.

Le préfet de Région, Patrick Stéfanini, et le préfet maritime, Anne-Philippe de Saint-Salvy, souhaitaient que l'enquête publique pour la création du parc naturel marin ait lieu à cheval sur des vacances afin de permettre, notamment, aux résidents secondaires d'exprimer leur opinion sur le projet, au même titre que les résidents permanents, les associatifs ou les professionnels.

Cet engagement, exprimé le 8 octobre dernier au cours du troisième comité de concertation à Lanton, est tenu. Même si l'enquête publique a été reportée d'une quinzaine de jours sur la date initialement souhaitée, en raison de modifications apportées au projet de la mission d'études.

La place des élus

L'enquête publique débute, en effet, aujourd'hui lundi 26 décembre, et durera un peu plus d'un mois, jusqu'au jeudi 2 février. Soit deux ans pile après le lancement de la mission d'études, confiée à Anne Littaye.

Le projet soumis à enquête publique ne fait cependant pas l'unanimité, comme l'ont déjà exprimé un collectif d'associations (lire ci-dessous), des professionnels et même des politiques (lire « Sud Ouest » de vendredi dernier). Le principal point d'achoppement concerne la composition du conseil de gestion proposé, et notamment la place quasi prépondérante des élus.

Alors que la mission d'études proposait un conseil de gestion à 47 membres dont 12 sièges pour les élus des 10 communes, du Conseil général et du Conseil général (le parc naturel de la mer d'Iroise compte un conseil de gestion à 50 membres pour 147 communes), le projet amendé par les préfets a porté ce à 60membres dont 25 sièges pour les élus (deux par communes, un pour le Siba, un pour le Sybarval, deux pour le Conseil général et un pour le Conseil régional). Avec les six postes des représentants de l'État, ce double collège aurait une majorité de 31 voix.

Tous les élus ne sont cependant pas d'accord. Pour simplifier, disons que les élus de droite, dont Marie-Hélène des Esgaulx et Yves Foulon, souhaitaient une présence conséquente des élus, alors que les élus de gauche, comme Nathalie Le Yondre, François Deluga et Christian Gaubert, trouvent ce nombre excessif. Une analyse que partage Michel Sammarcelli, le maire (ex-UMP) de Lège-Cap-Ferret dont le souhait de la présence du Siba a été exaucé.

Les sept orientations

Les professionnels maritimes auraient 12 sièges, dont huit pour la pêche et l'ostréiculture, trois sièges pour les espaces protégés (banc d'Arguin, prés salés d'Arès, parc naturel régional), six pour les loisirs en mer, six pour la protection de l'environnement et du patrimoine naturel, et deux personnes qualifiées (connaissance scientifique)....

Pour accéder à plus d'informations sur l'enquête publique, cliquer Agence des Aires Marines Protégées

Parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais

En début d'année, l'État devrait annoncer la création du parc naturel marin sur l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais. Une mission débutée en 2009.

L'enquête publique concernant le projet de parc naturel marin sur l'estuaire de la Gironde et les pertuis charentais est terminée. Elle s'est déroulée durant l'été, entre le 22 août et le 22 septembre. Le dossier est maintenant entre les mains des préfets qui ont suivi toute la procédure, pour ensuite être expédié au ministère de l'Environnement, si ce n'est déjà fait. Au total, 117 communes ont été consultées. Selon l'Agence des aires marines protégées, qui a accompagné toute la procédure, la création de ce parc marin, une mission lancée en mars 2009 par l'État, pourrait intervenir dans le courant du premier trimestre 2012.

Un vaste périmètre

Ce nouveau parc marin, le troisième en France, a une surface imposante. À ce jour, c'est le plus grand de la métropole. Il couvre 6 500 km2 pour 700 km de côtes. « Au nord, la limite intègre l'ensemble du pertuis breton et s'appuie sur la rive droite du Payré à son embouchure. »

Plus au sud, sur le secteur concernant le Médoc, la limite du parc « se situe à la pointe de la Négade sur la commune de Soulac-sur-Mer, ce qui permet d'inclure l'ouvert et le panache de la Gironde ».

Le document de présentation du parc précise aussi que, le long de la côte, « la limite retenue est celle du domaine public maritime naturel ». Dans l'estuaire de la Gironde, le parc descend jusqu'à la salure des eaux, au niveau du bec d'Ambès.

Un premier projet discuté

En mai dernier, un premier projet du parc marin, qui avait été présenté à l'ensemble des parties prenantes (pêcheurs, usagers de la plaisance et du nautisme, élus locaux, etc.), n'avait pas suscité l'adhésion au sein du comité de concertation chargé d'accompagner le dossier. Fin juin, une nouvelle épreuve a finalement obtenu l'aval des intervenants. C'est sur la composition du conseil de gestion et les orientations du futur parc que les discussions s'étaient cristallisées. Sur ce dernier point, les professionnels de la mer ont demandé à obtenir une orientation de gestion davantage dédiée à la pêche et à la conchyliculture.

Toutefois, les orientations générales correspondent à trois grands principes que l'on retrouve pour tous les parcs marins. « La connaissance du milieu marin, la protection du patrimoine naturel et le développement durable des activités marines. » Dans le cas de l'estuaire de la Gironde et des pertuis charentais, une orientation spécifique sur l'amélioration de la connaissance scientifique a été retenue.

Sur ce vaste périmètre, il y a un manque de connaissance entre les interactions qui peuvent exister entre les pertuis et l'estuaire de la Gironde, puis la migration d'espèces. Enfin, sur le lien terre-mer et la qualité de l'eau qui dépend de ce qui arrive des bassins-versants, le parc marin dispose aussi d'un avis sur toute activité qui pourrait avoir un impact notable sur le milieu marin. C'est-à-dire sur les activités qui se déroulent à terre.

Le parc et le développement

Selon l'Agence des aires marines protégées, le développement des activités économiques n'est pas incompatible avec le parc marin. La question est d'autant plus sensible dans le Médoc que la commune du Verdon dispose d'un avant-port industriel sur lequel de nouveaux projets sont envisagés.

Dans les faits, c'est à l'usage que les acteurs locaux pourront vérifier le véritable impact d'un parc marin sur les activités littorales du territoire. Un premier exemple permet de se faire une opinion. Dans le parc marin d'Iroise, le projet d'extension d'une porcherie a été annulé. L'exploitation donnait sur la baie de Douarnenez. Le dossier avait été soumis au conseil de gestion du parc marin, qui a donné un avis défavorable. Les services de l'État ont suivi l'avis du parc....

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Le 16 janvier 2012

Clapage des boues : Manifestation et réponse de Madame la Ministre au sénateur

Theix. Pêcheurs et ostréiculteurs dénoncent le rejet des vases en mer (Le Télégramme)

Hier matin, près de 50 pêcheurs et ostréiculteurs ont manifesté àTheix (56), sur le rond-point marquant l'entrée de la presqu'île de Rhuys. Objet de leur courroux: le clapage, en baie de Quiberon, des vases de Port-Haliguen (Quiberon) et Port-Crouesty (Arzon). Des opérations que contestent l'Association de défense des artisans marins pêcheurs du Morbihan et le comité de suivi de l'ostréiculture: «La pêche et l'ostréiculture sont sacrifiées: nous avons tous été victimes de lésions cutanées aux avant-bras à la suite de l'arrivée de microméduses acides». Les manifestants réclament donc que «les boues ne soient pas remises en mer. Ce n'est pas négociable car le clapage est un acte de pollution. Si une mesure n'est pas prise en ce sens, nous bloquerons le Spi de LaTrinité-sur-Mer à Pâques».

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Dragage des ports et option retenue pour les déblais (Sénat)

Question écrite n° 11144 de M. François Marc (Finistère - SOC) publiée dans le JO Sénat du 03/12/2009 - page 2782

M. François Marc attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, en charge des technologies vertes et des négociations sur le climatsur la question du dragage des ports et sur l'option à retenir s'agissant de la destination finale des déblais. Sujet sensible pour les collectivités, les déblais issus du dragage relèvent d'enjeux divergents selon les usages concernés. Si tout le monde reconnaît la nécessité des opérations de dragage, maîtres d'ouvrage, pêcheurs, plaisanciers, représentants d'associations environnementales portent chacun un regard différent sur le devenir retenu de ces sédiments, plus ou moins contaminés. Au-delà de la méthode du clapage (la moins coûteuse) consistant à rejeter en mer, à un endroit fixe ou par dispersion, à partir de la surface, les déblais issus du dragage, d'autres procédés semblent envisageables : mettre les déblais dans une carrière, utiliser le sable pour les dunes, construire une grande barge pour tous les ports,… Au regard des enjeux économiques de la pêche, activité essentielle pour le département du Finistère, il lui demande de préciser, parmi les solutions possibles, le procédé qui reçoit l'appui de l'État en vue d'un meilleur respect de l'environnement.

Réponse du Ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement publiée dans le JO Sénat du 12/01/2012 - page 98

Le traitement des sédiments de dragage portuaires a été au cœur des débats du Grenelle de la mer. Les dispositions réglementaires françaises qui régissent les immersions de matériaux de dragage résultent de la directive-cadre sur l'eau fixant des objectifs de qualité de l'eau et des travaux menés dans le cadre de plusieurs conventions internationales. Au regard des risques écologiques potentiels pour les écosystèmes côtiers, le Gouvernement a édicté des lignes directrices sur le rejet de ces sédiments dans le milieu. La France a déterminé, pour les éléments métalliques et les substances les plus toxiques, des seuils conformes à la convention OSPAR, entrée en vigueur le 25 mars 1998, relative à la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est. Ces seuils, disponibles sur le site Internet du Groupe d'études et d'observations sur le dragage et l'environnement (GEODE) : geode@nantes.port.fr, imposent des contraintes fortes en fonction de la toxicité des sédiments de façon que les opérations de dragages et d'immersion soient le moins dommageables possible pour l'environnement. En outre, le rejet des sédiments de dragage est soumis à un régime d'autorisation et de contrôle prévu par le code de l'environnement. Il permet de statuer sur le devenir des sédiments extraits par dragage pour tenir compte de leurs effets sur l'environnement. Les immersions résultent d'autorisations préfectorales accordées sur avis du préfet maritime et sont conditionnées par des études préalables ainsi que par un suivi environnemental postérieurement à l'immersion. Le comité opérationnel du Grenelle de la mer n° 11 (COMOP), traitant des sédiments de dragage a par ailleurs conclu à la nécessité de durcir les seuils de contamination au-delà desquels le rejet à la mer n'est pas possible. Un nouvel arrêté ministériel devrait intervenir au premier trimestre 2012. Au-delà des seuils réglementaires, les sédiments qu'il n'est pas possible d'immerger en raison de leur teneur en contaminants font l'objet d'une gestion à terre. La priorité est donnée à la valorisation, lorsque les sédiments présentent un potentiel de réemploi. La majorité des sédiments ne peut être valorisée en l'état, ce qui implique bien souvent un traitement préalable destiné à améliorer leurs propriétés mécaniques. Parmi les voies de valorisation utilisées figurent la lutte contre l'érosion, l'épandage agricole, la réalisation de remblais portuaires ou de sous-couches routières ou encore la réhabilitation des décharges ou de carrières. Enfin, lorsque les sédiments ne peuvent être relocalisés en mer ou valorisés, ils font l'objet d'une gestion à terre. Dans ce cas, les sédiments peuvent être utilisés en tant que sous-produits de substitution aux granulats ou transportés dans des centres d'enfouissement.

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Le 21 janvier 2012


Dès à présent, la ministre de l'Écologie et du Développement durable est en mesure de créer le parc naturel marin estuaire de la Gironde-pertuis charentais. Et, très certainement, Nathalie Kosciusko-Morizet signera le décret avant l'élection présidentielle. Les préfets de Vendée, de Gironde et de Charente-Maritime et le préfet maritime de l'Atlantique lui ont transmis leurs rapports avant Noël.

Cela fait trois ans que la mission d'étude a lancé ses travaux pour délimiter cet espace de 6.500 kilomètres carrés et 700 kilomètres de côte, où le développement économique devra être cohérent pour ne pas altérer la nature. Le parc s'étire ainsi de la commune vendéenne de Talmont-Saint-Hilaire, au nord, jusqu'à la façade littorale médocaine de Grayan-et-l'Hôpital, au sud, et il pénètre dans l'estuaire de la Gironde jusqu'à Macau et Bayon-sur-Gironde.

La concertation n'est pas toujours allée de soi. Mais la mission a cependant pu définir les grands principes d'action du parc et organiser la répartition des 57 sièges de son conseil de gestion, lequel en sera l'instance décisionnaire. Plus un seul projet maritime ne sera désormais engagé sur ce territoire sans qu'il ait rendu son avis.

10 000 commentaires

À propos d'avis, la consultation publique requise par la procédure a été séquencée en deux temps. D'abord, l'enquête publique. Le commissaire enquêteur a émis un avis favorable. 1 200 personnes lui ont écrit ou se sont présentées à la trentaine de permanences qu'il a tenues. 10 000 observations ont été collectées. « Lors des enquêtes, les gens viennent souvent pour râler et, en l'occurrence, on ne peut pas dire que ces observations expriment une grande adhésion, mais plutôt une adhésion partagée, indique le chef de mission, François Colas. Les remarques qui reviennent souvent sont "Un parc au périmètre trop étendu" et "Un trop grand conseil de gestion". On remarque aussi une forte mobilisation des pêcheurs de loisirs embarqués. »

Deuxième séquence : la consultation des 216 organismes concernés par le parc. Dont 117 communes littorales, une vingtaine de groupements de communes, les Pays, les Conseils généraux, les trois Régions (Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Aquitaine), les organisations professionnelles telles que les comités régionaux conchylicoles, les comités régionaux des pêches, les établissements publics de protection de la nature, les directions des services de l'État.

Rochefort a voté contre

« Sur cet ensemble, le projet a recueilli 70 % d'avis favorables. Parc étendu, grand conseil de gestion, là encore on retrouve les mêmes réserves. Mais, globalement, je pense que tous sont convaincus de la nécessité de protéger l'environnement et de l'intérêt d'un lieu pour parler ensemble des problèmes, par exemple, d'occupation de l'espace ou de confrontation des métiers. » Les réticences pourraient se résumer à cette interrogation : « N'allons-nous pas être oubliés dans un si grand parc ? » « Les grandes communes ont plutôt tendance à être favorables ; les petites manifestent plus d'inquiétude. »

Il faut aussi relever une grosse exception, unique dans le parc : le vote contre d'une importante commune, celle de Rochefort, suivi des avis conformes du Pays rochefortais et de la Communauté d'agglomération rochefortaise. Ces collectivités, dirigées par un préfet à la retraite, Bernard Grasset, ont craint le déséquilibre de leur représentation. Ironie de la chose, c'est à Rochefort qu'est hébergée depuis trois ans la mission pour la création du parc.

À l'inverse, les trois Régions et les trois Départements ont voté pour. En Charente-Maritime, les communes insulaires ont dit oui. Mais, au Conseil général, le sujet a donné lieu à un curieux vote : une majorité s'est dégagée en faveur du parc marin, alors que le président de l'assemblée départementale, Dominique Bussereau, s'abstenait. Philippe Baroux

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Huître de Gironde : Un cadeau empoisonné ? (Sud Ouest)

Faut-il pêcher les huîtres de l'estuaire de la Gironde, fussent-elles faiblement contaminées au cadmium ? Des ostréiculteurs sont contre, d'autres pour. Le projet reste en suspens

Les ostréiculteurs de Marennes-Oléron pêcheront-ils jamais des huîtres de l'estuaire de la Gironde ? Rien n'est moins sûr.

Ces huîtres de gisements naturels sont chargées de cadmium, un métal lourd qui les rend impropre à la consommation. Mais, en aval, plus on s'éloigne du lit du fleuve et plus on avance dans le temps, plus la concentration fléchit pour se rapprocher des normes autorisant la mise en vente des creuses. Ainsi, après une transition par des zones saines, le produit parvient finalement à satisfaire aux exigences de la sécurité sanitaire. Une sorte de quarantaine salutaire qui est démontrée scientifiquement.

Le président du Comité régional conchylicole Poitou-Charentes y voit une aubaine pour compenser la baisse de production, celle qui résulte des surmortalités des jeunes huîtres.

Feu vert de l'administration

Gérald Viaud est donc parti en croisade. Il a rallié à sa bannière les services de l'État, afin qu'ils autorisent une réouverture encadrée de ces gisements naturels d'huîtres. Sous réserve du respect d'un protocole strict de pêche et de décontamination, l'Agence nationale de sécurité alimentaire (Anses, ex-Afssa), la Direction des territoires et de la mer, et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) ont donné leur accord.

Il était ainsi convenu que les huîtres de l'estuaire seraient (re) parquées au pied du pont d'Oléron, sur des parcs qui font face au Château-d'Oléron. Et qu'elles ne seraient pas vendues avant plusieurs mois, pas avant que la concentration en cadmium soit repassée sous la norme sanitaire.

L'automne dernier, le sujet était sur les rails. Gérald Viaud annonçait la tenue d'une réunion d'information des professionnels avant la fin de l'année, et les premières pêches en estuaire au début de cette année. De réunion, il n'y en eut pas davantage que de pêche. Et ce même président du Comité régional conchylicole joue aujourd'hui la prudence. « Le sujet est en stand-by, commente-t-il. Nous l'aborderons lors de la prochaine session plénière du Comité régional, sûrement début février. Il faut voir comment cela va évoluer. Il y aura très certainement un vote… »

Pression des opposants

Pourquoi l'attentisme prend-il le pas sur l'enthousiasme ? Selon Gérald Viaud, « le Grand Port maritime de Bordeaux annonce de gros travaux. Je crains qu'ils ne remettent de mauvaises boues en suspension. » Mais, outre la rumeur des dragues et des pelleteuses, le bruit que son projet propage dans les cabanes lui est aussi revenu aux oreilles.

Au point que l'on se demande si ces voix professionnelles hostiles à la pêche en estuaire ne seraient pas sa première motivation à lever le pied.

Gérald Viaud s'en défend. « À cette pression, je peux opposer celle des partisans du projet qui me pressent pour aller pêcher ces huîtres. J'ai une centaine de demandes. A 62 ans, je n'ai pas d'état d'âme, et je ne comprends pas les arguments de ceux qui sont contre ; c'est un groupe qui a fait monter la purée ! »

Ostréiculteur dans le chenal d'Ors, sur la commune du Château d'Oléron, Benoît Massé dit toutes ses réserves sur le projet. « J'y suis farouchement opposé, pour une question d'image liée au cadmium. Si, pour un scientifique ou pour une personne qui connaît le sujet, les taux sont très faibles et que cela ne pose pas de problème - ce qui est certain -, que comprendra le consommateur ? Il verra l'image catastrophique d'une profession qui fait n'importe quoi pour essayer de s'en sortir. »

« Un risque pour l'image »

Le producteur oléronnais active la balance entre les avantages et les inconvénients. « L'administration a très bien encadré les choses. Le protocole est si contraignant que ne pourront être pêchées que de petites quantités d'huîtres, ajoute celui qui est membre de la commission du domaine public maritime au Comité régional conchylicole. Du coup, je ne vois pas l'intérêt de risquer d'altérer l'image de la profession pour sortir quelques kilos d'huîtres. Toutefois, si un vote est organisé et qu'une majorité de professionnels est pour cette pêche, je me rangerai à cette majorité. »

Son voisin Cyril Pain est sur la même longueur d'onde. Le producteur oléronnais, membres du conseil d'administration du Comité régional, évoque l'importance de la mobilisation contre le projet : « On ne peut pas la réduire à quatre ou cinq ostréiculteurs. Tous les jours, avant les fêtes, je recevais plusieurs coups de fil. Ça a commencé avec des gars du Château-d'Oléron, puis de Dolus et de la Seudre. J'ai demandé aux collègues les plus remontés contre le projet de se calmer, pour ne pas trop faire de bruit sur le sujet pendant les ventes des fêtes. » Un autre élément brouille la lisibilité du projet du comité, s'il s'entend comme une solution de secours apportée à l'urgence de soutenir la production. « Or, souligne cet autre fin connaisseur de l'ostréiculture charentaise qui préfère conserver l'anonymat, la rupture de production (liée aux surmortalités) qui était annoncée il y a trois ans pour 2011 n'a pas eu lieu. Et, pour 2012, pourra-t-on dire qu'il y aura des difficultés de production ? Quand on discute avec les professionnels, je n'ai pas l'impression d'un trou de production tel qu'il empêche de faire des affaires à la fin de cette année. Aussi, je comprends cette crainte de l'effet boomerang d'une pêche dans l'estuaire. La mesure devait, au départ, être positive pour la profession, mais elle pourrait être totalement négative pour l'image du produit. »

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Le 11 février 2012

Bassin d'Arcachon = Parc Marin Mortifère ?

Le bassin aura son parc naturel sans ses huîtres naturelles....

Ostréiculteurs : « Nous, c'est la double peine » (Sud Ouest)

Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, a décrit aux élus du Bassin une situation pour le moins difficile pour l'ostréiculture arcachonnaise.

Face aux élus du Syndicat Intercommunal du bassin d'Arcachon (Siba) hier, Olivier Laban, le président des ostréiculteurs, a résumé en peu de mots la situation : « Nous, c'est la double peine : les mortalités, et pas de naissain. »

En effet, un herpès-virus décime chaque année plus de 70 % des jeunes huîtres en France, mais aussi dans le monde. Des recherches génétiques de souches résistantes sont en cours, mais en tout état de cause, « ce problème de mortalité ne sera pas réglé demain. Nous sommes, pour le moment, condamnés à vivre avec. » Mais tant qu'il y a du naissain, il y a des huîtres qui survivent. Or, le bassin d'Arcachon, qui fut le premier bassin naisseur d'Europe, ne l'est plus. Depuis quatre ans, le naissain est famélique.

Olivier Laban avait demandé à être reçu par le Siba pour parler aux élus de cet incompréhensible état de fait. Parce qu'incompréhensible est le mot : personne ne peut expliquer pourquoi « le naissain n'est plus au rendez-vous chez nous, alors qu'il l'est en Charente-Maritime, dans l'estuaire de la Gironde » et même dans le lac d'Hossegor.

Les chercheurs d'Ifremer avancent la chute brutale de la température de l'eau en juillet pour expliquer la maigre survie des larves d'huîtres dans l'eau mais butent sur un problème : pourquoi y a-t-il aussi peu de larves ? Pourquoi un si faible effort de reproduction ? « Les ostréiculteurs se rappellent de l'épisode TBT (un produit utilisé dans les peintures pour bateau qui était la cause du manque de naissain dans les années 70, NDLR), a précisé Olivier Laban. J'espère me tromper. Je ne voudrais pas qu'un dysfonctionnement soit à l'origine de ce manque de naissain. »

Faire pression sur Ifremer

Le président des ostréiculteurs a demandé aux élus du soutien pour que des programmes de recherches sur le Bassin soient mis en œuvre, pour qu'Ifremer mobilise davantage de moyens sur ce sujet. « Peut-être peut-on s'adresser à d'autres organismes qu'Ifremer ? » s'est interrogé Yves Foulon, le maire UMP d'Arcachon. « Il y a le CNRS, l'Université de Bordeaux, a répondu Olivier Laban. Ifremer a des compétences mais il faut qu'il recalibre ses budgets pour peut-être avoir des efforts d'investigation plus importants sur Arcachon. On ne peut pas se contenter de l'explication de la baisse des températures. »

Michel Sammarcelli, le président divers droite du Siba, a entendu « ce cri d'alarme » et a proposé d'écrire un courrier au PDG d'Ifremer « pour rendre le bassin d'Arcachon prioritaire dans les programmes de recherches, parce qu'il y a en effet urgence. » « C'est une bonne chose, a ajouté Olivier Laban. Et peut-être aussi faut-il rencontrer les gens de la station arcachonnaise d'Ifremer. Peut-être qu'eux aussi demanderont plus de moyens… »

Une écloserie du Bassin à l'étude

Une étude a été mise en œuvre sur l'ouverture d'une écloserie propre au bassin d'Arcachon. Mais le premier rendu de ce travail a provoqué des réticences au sein de la profession. « Les ostréiculteurs sont pour une écloserie maîtrisée par la profession », a avoué Olivier Laban, le président des ostréiculteurs d'Arcachon. « Mais à condition que ça ne les engage en rien. En clair, s'il y a du naissain, je dois quand même acheter à l'écloserie du Bassin parce que je m'y suis engagé. Une coopérative aurait du sens. Mais je ne veux forcer la main de personne sur ce sujet. Peut-être une SA privée avec quarante ou cinquante ostréiculteurs verra le jour, et pas simplement des gros. Et puis le spectre des OGM plane sur les huîtres d'écloserie. Pourtant on a aujourd'hui toutes les garanties. On fait d'excellents produits d'écloserie. Seule la ponte est maîtrisée. Après, ces huîtres sont élevées dans le milieu naturel. »

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Les abeilles, pas les huîtres !!!

Dans son programme 2012, l'Anses va porter toute son attention à la santé des abeilles....

L'Anses présente son programme de travail 2012

Chaque année, l'Anses élabore, pour l'année suivante, son programme de travail dans le cadre d'un processus ouvert de consultation avec ses ministères de tutelle et les parties prenantes. Ce programme se décline, pour chacun des grands domaines de compétence de l'Agence, dans des orientations publiées sur le site. A l'occasion de la présentation de son programme de travail pour 2012, l'Anses fait le bilan des travaux menés en 2011 et met l'accent sur trois thèmes sur lesquels elle sera particulièrement mobilisée en 2012 :

1. Risques microbiologiques dans l'alimentation : l'émergence brutale en Allemagne et -dans une moindre mesure, en France au printemps 2011- d'une épidémie liée à la contamination de produits végétaux par la bactérie E.coli O104:H4 qui a touché plus de 3500 personnes, ou encore les épisodes de contamination de produits végétaux qui ont eu lieu récemment en Angleterre et aux Etats-Unis, appellent à renforcer la vigilance vis-à-vis des risques microbiologiques. L'Anses se mobilisera, en 2012, sur cette thématique autour de 3 axes forts : (i) la mise en place du volet sanitaire de l'observatoire de l'alimentation qui permettra de centraliser toutes les données disponibles sur les dangers microbiologiques et chimiques dans les aliments ; (ii) l'information du consommateur via la réalisation d'un guide reprenant l'ensemble des recommandations de l'Anses aux consommateurs en matière d'hygiène alimentaire ; et enfin, (iii) des travaux de recherche permettant d'améliorer les méthodes diagnostiques et la surveillance des pathogènes alimentaires majeurs et émergents.

2. La santé des abeilles : l'Anses mobilisera l'ensemble de ses compétences pour lutter contre les phénomènes de mortalité des abeilles. Il s'agit d'un problème préoccupant, désormais récurrent, présent à des degrés divers partout dans le monde et dont l'origine semble très complexe car multifactorielle. Grâce à son récent mandat de laboratoire de référence de l'Union européenne pour la santé des abeilles, l'Agence a pris une place centrale sur le sujet. Elle contribuera en 2012, dans le cadre de la plateforme partenariale d'épidémiosurveillance, à la mise en place d'un dispositif de surveillance épidémiologique des maladies des abeilles qui permettra d'objectiver leur état de santé. En parallèle, elle mettra en œuvre les nouvelles règles établies au niveau européen - auxquelles l'Agence a activement pris part - pour l'évaluation des risques des produits phytosanitaires pour les abeilles, et, plus généralement, pour l'environnement. Enfin, l'Anses mettra en place d'ici septembre 2012 un groupe d'experts destiné à mieux comprendre les effets des co-expositions des abeilles à des toxiques et des agents pathogènes, en vue d'éventuelles recommandations, d'ici à 2014, pour leur prise en compte dans la réglementation.

3. Les nanomatériaux : parmi les risques émergents, les enjeux sanitaires liés au développement des nanomatériaux manufacturés occupent une place importante. L'Anses souhaite mettre en place, pour les nanomatériaux, le même type de dispositif que celui qu'elle a créé pour les radiofréquences en 2011. En 2012, l'Agence installera un groupe de travail pérenne « Nanomatériaux et santé - alimentation, environnement, travail » afin de suivre en temps réel l'actualité scientifique de cette thématique. En miroir de ce groupe de travail, l'Agence mettra en place un comité de dialogue destiné à ouvrir les débats scientifiques actuels aux parties prenantes, sur les grands enjeux de l'exposition, de la méthodologie de l'évaluation de risque ou de la connaissance des risques sanitaires.

Dans la continuité des priorités que s'était fixées l'Anses en 2011, l'année 2012 sera également marquée par la poursuite des grands chantiers engagés l'année dernière concernant notamment l'antibiorésistance, l'évaluation des risques pour les travailleurs agricoles exposés aux pesticides, les contaminants de l'alimentation, les radiofréquences ou encore les perturbateurs endocriniens.

L'Agence a par ailleurs mis en place en 2011 son comité de déontologie et de prévention des conflits d'intérêt, anticipant ainsi une des exigences de la nouvelle loi relative à la réforme du médicament.

2012 sera marquée par la finalisation d'un nouveau contrat d'objectifs et de performance avec l'Etat pour la période 2012-2015 et la poursuite de sa politique d'ouverture aux acteurs de la société civile.

Pour plus d'informations sur les programmes 2012, cliquer Anses

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Un parc marin sur le Bassin (Sud-Ouest)

Le parc naturel marin, dont l'enquête publique s'achève, pourrait être créé avant la présidentielle. Mais qui tiendra la barre ?

Autour d'Arcachon, un projet de 420 km² d'espace marin et de 127 km de côtes à protéger.

L'enquête publique pour la création du parc naturel marin (PNM) du bassin d'Arcachon aurait dû s'achever jeudi dernier. À la demande de la commis- saire enquêtrice, Françoise Durand, le tribunal administratif de Bordeaux a accepté de la prolonger d'une semaine. Elle s'achèvera donc ce vendredi 10 février.

C'est ainsi que la commissaire enquêtrice a ajouté une onzième et dernière permanence aux dix assurées depuis le 30 décembre dans chacune des dix communes du Bassin. Elle se tiendra demain à la Direction des territoires et de la mer, sur le port d'Arcachon.

Pas d'accord entre les associations

À l'instar des élus, les associations s'affrontent aussi sur la composition du conseil de gestion. D'un côté, les associations environnementales, dont une vingtaine regroupées au sein de la Ceba (Coordination environnement du bassin d'Arcachon), présidée par Jean Mazodier, la Sepanso, les ostréiculteurs et les pêcheurs militent pour « un équilibre » avec un conseil à 50 membres et une réduction du nombre d'élus. De l'autre, les associations de plaisanciers et navigateurs, dont plusieurs regroupées au sein de l'Unan 33, et les professionnels du nautisme estiment qu'« un conseil de gestion à 60 redonne aux élus leur légitimité élective ».

Des conflits d'usage

C'est presque une évidence lorsqu'il s'agit de mettre en place une structure destinée à gérer les conflits d'usage, autrement dit les nombreuses activités sur la mer, dans le respect des intérêts et pratiques, parfois divergents, des professionnels et plaisanciers, élus et associations, habitants et touristes.

La prolongation de l'enquête publique, débutée le 26 décembre, est justifiée par le succès de cette concertation. À l'image des travaux de la mission d'études dirigée par Anne Littaye, qui, depuis janvier 2010, a rassemblé 235 personnes et 148 organismes au cours de réunions, séminaires, entretiens et ateliers. Sans parler des études lancées sur des sujets variés, et parfois nouveaux, comme le stock d'huîtres sauvages dans le bassin d'Arcachon, le stock de moules ou les herbiers de zostères.

Le succès de la concertation publique tient surtout, il faut le reconnaître, aux désaccords sur le projet finalement soumis à enquête publique. Même si tous les acteurs du projet s'accordent sur les sept orientations définies pour ce parc naturel marin, tant elles relèvent autant du bon sens que des préoccupations communes : préserver et restaurer la biodiversité lagunaire ; garantir le bon fonctionnement écologique des milieux, notamment des marais maritimes ; contribuer à la mise en valeur des patrimoines naturels, culturels et paysagers ; promouvoir et accompagner les filières professionnelles de la pêche et de la conchyliculture ; promouvoir des pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques ; améliorer la connaissance de la dynamique du Bassin et de son lien avec l'Océan ; et, enfin, responsabiliser l'ensemble de la population en la sensibilisant aux impacts des usages.

Le périmètre fait débat...

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Parc marin d’Arcachon : « Près de 200 signatures ont été recueillies » (Sud Ouest)

Ancien ostréiculteur, Robert Mora a recueilli sur les ports des signatures pour le parc naturel marin : « Tous les professionnels se sentent concernés », affirme-t-il.

Robert Mora a déjà recueilli des dizaines de signatures pour le parc marin.

«Il faut le dire, j'ai été très bien reçu, partout ! » De rire : « Comme un "pape" ! Cela prouve que le parc naturel marin intéresse au plus haut point les ostréiculteurs, pêcheurs… »

À la demande d'Olivier Laban, président de la Section régionale conchylicole, Robert Mora, ancien ostréiculteur, est parti à la recherche de signatures pour la création d'un parc naturel marin, afin que les professionnels puissent s'exprimer lors de l'enquête publique (1).

Avec une réserve, « celle d'un conseil de gestion à une cinquantaine de membres, pas plus, précise Robert Mora, à l'instar du collectif d'associations formé pour l'occasion, réunies sous la bannière de la Ceba (2). N'oublions pas qu'il s'agit là du domaine public maritime, et que les professionnels, qu'ils soient ostréiculteurs, pêcheurs, doivent avoir une très bonne représentation. À 50 membres, cela sera déjà difficile. Alors imaginez à plus, avec les voix des élus prépondérantes… ».

« Une vraie attente »

Robert Mora a donc en peu de temps parcouru les ports gujanais : « Barbotière, Canal, Gujan, Meyran, je les ai tous faits, explique-t-il. Je n'ai pour l'instant rencontré que trois refus, dont deux qui réfléchissent encore. Pour l'heure, il me reste un port à voir, mais j'ai 196 signatures : d'ostréiculteurs, patrons ou ouvriers, de pêcheurs et même d'un plaisancier qui estime qu'il faut devenir "raisonnable" sur le Bassin. »

« Il y a une vraie attente, relève cet ancien ostréiculteur, installé avec son épouse Gisou depuis 1953 sur Gujan-Mestras. Tous deux fils et fille d'ostréiculteurs ont connu toutes les crises. Mais celle qui arrive, avec le manque de naissain, la crevaison des huîtres est certainement l'une des plus dures, dit-il. Il faut trouver ce qui se passe dans l'eau, il y a vraiment quelque chose… »

Pour Robert Mora, « il y a certainement trop de bateaux, trop de monde, trop de constructions sur le rivage… Le PNR devrait permettre d'y voir plus clair, de réguler ce qui se passe, de trouver un équilibre. Les professionnels que j'ai rencontrés en sont conscients, ils n'ont pas signé à la légère ».

« Une profession unie »

Pour lui, qui connaît par cœur la profession ostréicole, « parfois individualiste », il la trouve cette fois-ci très soudée : « Elle est extrêmement unie sur ce projet, et en ce qui me concerne, j'en suis heureux. C'est l'avenir des ostréiculteurs et des pêcheurs qui se joue, c'est aussi l'avenir du Bassin qui est en jeu. »

Robert allait cette semaine reprendre le tour des ports pour les dernières signatures. Car bien qu'étant à la « retraite », la survie de l'ostréiculture le soucie. Et il continue chaque jour d'aller dans sa cabane sur le port afin de humer l'air du Bassin, discuter avec « les jeunes ». Les huîtres, c'est sa vie. De même, son épouse Gisou, présidente de l'Association de défense des cabanes et quais ostréicoles fait entendre sa voix afin que survive la tradition.

Autant dire que tous deux entendent tout faire pour préserver le bassin d'Arcachon. Et « la création d'un parc marin est une nécessité ».

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Arcachon : Diatribe contre les écolos (Sud Ouest)

Les navigateurs et les professionnels valident le projet de parc naturel marin.

Près de 150 personnes sont venues samedi matin, au Cercle de la voile, écouter les navigateurs de plaisance (Unan33), les sportifs nautiques (FFM) et les industriels du nautisme (UPNA) expliquer pourquoi ils soutenaient le projet de parc naturel marin (PNM) tel qu'il est actuellement soumis à l'enquête d'utilité publique. L'occasion pour les deux premières fédérations de se lancer dans une diatribe ouverte contre les écologistes.
Mireille Dénéchaud, la présidente de l'Union des associations de navigateurs de la Gironde (Unan), a rappelé avoir, au cours des études préalables à l'élaboration du PNM, toujours « dénoncé l'ultralibération mondiale qui soutenait l'ensemble ». Sa crainte ? La privatisation du parc naturel marin par des trusts financiers. « Comme ce qui existe en Amérique du Sud et en Asie », a-t-elle affirmé.

(…)

1 700 emplois du nautisme

Alexis Bonin et Frédéric Mora, respectivement vice-président et président de l'Union des professionnels du nautisme du bassin d'Arcachon (Upnba), ont ensuite pris la parole pour faire lecture du communiqué remis la veille à la commissaire enquêtrice (lire plus bas). Lequel explique en substance que les 170 entreprises du nautisme représentent 1 700 emplois, ce qui est supérieur à la somme de ceux générés par l'ostréiculture et ceux de la pêche.

« Nous aurions un seul siège comparé aux pêcheurs et ostréiculteurs qui eux en auraient huit. » Et de pointer un autre point litigieux à leurs yeux : l'absence du delta de la Leyre dans le périmètre, un point pourtant « stratégique compte tenu des rejets de nitrates ».

La « peur des élus »

Viviane Larrose, secrétaire générale de l'Unan et présidente des pêcheurs plaisanciers du bassin d'Arcachon, a ensuite pris la parole pour expliquer en quoi l'ouverture du périmètre du PNM sur l'océan était un handicap pour les usagers des loisirs. Et de demander, pour un meilleur suivi, à ce que ce soit les fédérations qui désignent leur représentant au sein du conseil de gestion.
Guy Barbouteau, le président de l'Association des pêcheurs et plaisanciers d'Andernos-les-Bains, s'est ensuite exprimé. Après avoir égratigné les professionnels de la pêche, il s'en est pris aux écologistes. « Pourquoi ont-ils peur des élus qui les ont toujours défendus ? À 48, ils auraient la majorité et feraient ce qu'ils veulent, et, quand on les connaît, il y a du souci à se faire ! Ils représentent quoi (les écolos) ? 2 ou 3 % de la population ? Les plaisanciers en représentent 10 %. »

Attaques en règle...

(...)

Et de carrément estimer que « les plaisanciers se battent pour leur survie ». Sentiment partagé par le dernier intervenant, Philippe Bourée, représentant la Fédération française de motonautisme de plaisance. « Les écolos sont bien gentils mais il faut qu'ils arrêtent de rêver […] Ils n'ont pas le monopole de la nature et il n'est pas question que l'on touche à nos libertés d'usage. » Les choses ont été clairement énoncées.

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Mortagne-sur-Gironde : Des pêcheurs amateurs inquiets (Sud Ouest)

Le va-et-vient des bateaux des pêcheurs.

Les pêcheurs amateurs sont nombreux à posséder un bateau dans le port, pour la plupart ancrés dans le chenal.

À chaque retour de pêche, les discussions sont animées. Elles portents souvent sur les espèces de poissons rapportés mais aussi sur l'évolution de la pêche de loisirs.

Depuis deux ans, a été créée l'Association des traditions de pêche amateurs estuaire Gironde (Atpa) dont le but principal est de défendre tous les modes de pêche dans l'estuaire.

L'estuaire est protégé par Natura 2000 - qui englobe le bassin versant, le marais maritime et l'ensemble des eaux avec différentes zones plus ou moins protégées - et par le schéma d'aménagement de gestion de l'eau (Sage), en concertation avec le Syndicat mixte pour le développement durable de l'estuaire de la Gironde (Smiddest).

Le rôle du Sage

Le rôle du Sage de l'estuaire de la Gironde et des milieux associés est d'étudier tout ce qui est en interaction avec l'océan, espèces de poissons, pêche professionnelle et de loisir, navigation commerciale, etc. La commune de Mortagne, fortement concernée, déplore de ne pas faire partie de cette commission, alors que le Sage est un schéma d'aménagement approuvé par le préfet.

Un parc marin

Le projet de parc naturel marin de l'estuaire de la Gironde et des pertuis charentais, avec 6 500 kilomètres carrés et environ 700 kilomètres de côtes, est très avancé et de nombreuses zones seront protégées. 22 communes de la Communauté d'agglomération Royan Atlantique (Cara) sont incluses dans ce périmètre.

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Le 29 mai 2012

Natura 2000 fête ses 20 ans


Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. Issu de la directive Habitats de 1992, le réseau écologique Natura 2000 couvre aujourd'hui un cinquième du territoire terrestre européen, soit 96 millions d'hectares à terre contre 20 millions d'ha de zones protégées en mer.

Le 21 mai 1992, les Etats membres de l'Union européenne adoptaient la directive Habitats, créant avec elle le réseau Natura 2000 destiné à protéger les habitats naturels, la faune et la flore sauvages dans l'UE. Ce réseau de sites naturels intègre les zones désignées de protection spéciale (ZPS) des oiseaux et les zones spéciales de conservation (ZSC) des espaces naturels et des espèces au titre de l'autre directive européenne dite Oiseaux datant 1979 réglementant la protection de la nature.

Vingt ans après son lancement, où en est aujourd'hui ce réseau écologique ? L'identification du périmètre des ZPS et des ZSC, qui constituait une première étape, est en cours de finalisation dans l'UE. Natura 2000 s'est toutefois étendu progressivement et compte désormais 27.000 sites protégés "sur une superficie équivalente à celles de l'Allemagne, de la Pologne et de la République tchèque réunies", s'est félicité la Commission européenne dans un communiqué. Cela corresponde à 18 % du territoire terrestre de l'Union européenne, soit 96 millions d'hectares et 20 millions d'ha de zones protégées en mer. Source : Actu-environnement

Pour plus d’informations sur Natura 2000 en Mer : Wikipedia et Europa

Carte ci-dessus tirée du Rapport sur les indicateurs de l’environnement 2012

Rapport sur les indicateurs environnementaux pour 2012 de l’Agence européenne de l'environnement (AEE) sur l’utilisation des ressources. Jeudi 24 mai, les députés ont voté à une large majorité en faveur du rapport du député libéral néerlandais Gerben-Jan Gerbrandy, fondé sur des études de l’AEE. Cliquer AEE

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22 juin 2012

Des récifs artificiels pour le poisson charentais (Sud Ouest)

Ils seront immergés au large de la pointe d'Oléron, à titre expérimental.

Petit poisson deviendra grand. A fortiori s'il trouve un abri où se réfugier. « Quand un poisson se sent en sécurité, il reste. » Foi de marin pêcheur. Commentaire du président du Comité régional des pêches maritimes de Poitou-Charentes, pour être précis. On comprend donc tout l'intérêt que Michel Crochet porte à l'expérimentation de récifs artificiels dans les eaux charentaises-maritimes. À l'initiative du Conseil général de la Charente-Maritime, le Centre régional d'expérimentation et d'application aquacole du Château-d'Oléron travaille depuis deux ans sur le projet d'implanter ces structures modulaires en béton.

Une « enquête patrimoniale » a tout d'abord été réalisée auprès des acteurs de la bande côtière, notamment les pêcheurs professionnels et les pêcheurs de loisirs. Elle a fait émerger un avis favorable au principe, à 87 %. Il s'est agi, dans une deuxième phase, d'identifier quel objectif était souhaité.

« Booster les populations »

« En Méditerranée, par exemple, les récifs sont installés pour réhabiliter des habitats dégradés. Le problème ne se pose pas vraiment en Charente-Maritime, explique le chargé de mission Cédric Hennache. En revanche, il apparaît ici l'envie de tester les récifs dans l'optique de booster les populations halieutiques. » La voie est donc tracée. Et un site a été retenu, en concertation avec le Comité régional des pêches : un carré de 500 mètres de côté délimiterait la concession dans laquelle seraient déposés les récifs, sur un carré de 50 mètres de côté. Le tout est localisé en bordure du plateau de Chardonnière, dans le nord-ouest d'Oléron, à une dizaine de kilomètres de la côte, et sur une profondeur de 30 mètres. Des fonds sableux et nets, proches d'une épave qu'ont colonisée plusieurs espèces de poissons et crustacés.

« Cette proximité est importante pour les professionnels, souligne Michel Crochet, soucieux de conjuguer l'avancée technique et les habitudes des patrons de pêche. Les récifs ne leur poseront pas de contraintes supplémentaires : ils les éviteront en même temps que l'épave. » Le président du Comité régional imagine déjà, dans ce schéma de gestion raisonnée de la mer, « la recrudescence du homard », par exemple, que travaillent quelques bateaux cotinards.

Phase expérimentale

Sur l'échéancier, la phase expérimentale à proprement parler doit s'ouvrir dans les douze prochains mois. Une étude de référencement sera alors réalisée. C'est un état zéro qui pose la photographie des espèces et des densités présentes. Si les financements suivent, 2014 verrait la fabrication des récifs. Déjà, des élèves du lycée de l'Atlantique de Royan planchent sur l'un des modèles envisagés pour le test. L'année 2015, elle, serait consacrée au suivi du récif et à la comparaison de son peuplement avec les résultats de l'étude de référencement....

(....)

En France, les premiers récifs ont été immergés dans les années 1990. La très grande majorité des sites sont situés sur la côte méditerranéenne (une vingtaine). Les plus gros projets, au large de Marseille, couvrent plus de 200 hectares. Tandis qu'en Atlantique et Manche, il n'existe que quelques sites, de taille bien plus modeste.

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Le 14 septembre 2012

Un Grand Pavois un rien nostalgique (Sud Ouest)

750 bateaux seront présentés au Grand Pavois.

Philippe Baroux

C'était il y a trente-neuf ans. Le 6 avril 1973, l'association Grand Pavois de La Rochelle était enregistrée au « Journal officiel de la République française ». Onze sociétés appartenant au Syndicat rochelais de navigation et de plaisance eurent l'idée et la volonté de créer un événement pour valoriser la filière nautique locale. Du 20 au 23 septembre suivant, 3 709 visiteurs allaient découvrir dans le nouveau port de plaisance de La Rochelle, aux Minimes, les 64 bateaux présentés à flot et à terre par 34 exposants.

Pour fêter la quarantième édition du salon nautique international à flot de La Rochelle (du 19 au 24 septembre prochain), un programme alléchant se dessine. Un temps fort de la saison nautique autour des 750 bateaux présentés, dont 300 à flot, même si le baromètre de santé économique de la filière et de ses constructeurs est loin du beau fixe. Les animations seront déclinées autour des deux pivots sur lesquels le salon rochelais assied depuis toujours sa réputation : la présentation des nouveautés (110 cette année) et le récit de belles aventures marines. 100 000 visiteurs sont attendus.

La légende de « Damien »

Ainsi, « Damien », voilier entré dans la légende après les 55 000 milles du périple autour du monde où l'ont mené Gérard Janichon et Jérôme Poncet, occupera la place d'honneur. Comme en 1973 quand il avait bouclé sa circumnavigation en plein salon. Le monument historique ressort de l'ombre d'un hangar pour recevoir tous les soins de restauration nécessaires à sa conservation. Et le coup d'envoi de cette opération espérée depuis longtemps par les passionnés sera donné lors de cette 40e édition.

Démarche originale, l'année 1973 de la création du salon sera aussi évoquée tout au long d'un ponton spécifique. S'y amarreront une dizaine d'unités prestigieuses de cette génération : les Kirk, Évasion 32, Arpège, Romanée, Daimio, Aloa 29, Edel IV, sans oublier la présence d'un Impensable de 1973. Toute une flottille présentée par des hôtesses dont le vestiaire ne détonnera pas. Comme une redécouverte du pantalon pattes d'eph'.

Voilà qui fera corps avec le parrain de cette édition, Antoine. On sait l'attachement de l'auteur des « Élucubrations » à la mer et au voyage. On sait moins combien il doit une partie de sa passion à sa première visite au Grand Pavois. Littéralement, c'est ici, à La Rochelle, qu'il eut sa révélation du grand large. Et il sera présent dans les allées les 20 et 21 septembre.


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