mercredi 4 janvier 2012

Les moules de filière que ne veulent pas ces rentiers des trente glorieuses….


Les moules de filières que ne veulent pas les rentiers des 30 glorieuses !

Dans le berceau de la mytiliculture française à La Rochelle, des moules de corde origine Irlande sur le marché central… Le pays d’origine du moine qui 1500 années plus tôt a fondé Saint-Coulomb, cette petite bourgade bretonne où les habitants aujourd’hui retranchés dans leur forteresse de l'anse du Guesclin s’arcboutent contre l’invasion des moules pour protéger leurs 4 plages…

Saint-Coulomb, La Rochelle,.... La France devenue ce grand parc d’attractions avec ses belles plages, ses chambres d'hôtes et ses halles à marée « transformées en lieux d’exposition, de spectacle, de concert en même temps que les autorités locales tenteraient de mettre sur pied un tourisme industriel fondé sur la reconstitution du mode de vie des ouvriers au début du XXe siècle ». (*)

L’avenir imaginé par ces rentiers des trente glorieuses….

Patrice Walton doit se retourner dans sa tombe, cet irlandais qui selon la légende "inventa" la moule de bouchot dans le petit port d’Esnandes au nord de La Rochelle.... C'est maintenant son pays qui alimente en moule fraiche le pays des mouclades, marinières et autres éclades...

En 2010, la France a importé 44.353 tonnes de moules vivantes pour une valeur de 43.049 millions d'euros. Principalement de Hollande, Espagne, Irlande, Italie et Grèce. Voir le détail dans le tableau fourni par les douanes françaises (en bas de page). La production nationale (bouchot, corde (ou filière), fond, poche, table) se chiffre à près de 70.000 tonnes chaque année.


Aujourd'hui.... Saint-Coulomb sur la côte d'Emeraude entre Saint-Malo et Cancale

Bretagne Nord. Le projet d'élevage de moules en filières fait des remous....


Le 22 décembre 2011, le quotidien Ouest-France....

le quotidien Ouest-France annonce à la population les deux projets d'élevage de moules en filière sur la côte d'Emeraude ! : Deux projets pour 285 hectares de moules en filières

Pourquoi ? Comment ?

Deux projets d'exploitation de moules en filières ont été soumis à l'autorisation du préfet. Les sites se trouvent au large du Guesclin et à l'ouest de Cancale. Les mairies de Saint-Coulomb et Cancale, ainsi que de Saint-Malo et Saint-Méloir, accueillent depuis la mi-décembre et jusqu'au 13 janvier, les pièces du dossier ainsi qu'un registre. En dépit de l'affichage légal, l'enquête dite d'utilité publique est restée quasi confidentielle à cause de la date inadaptée.

Quelles superficies ?

Les deux sites mesurent 85 et 200 hectares. L'impact est loin d'être négligeable puisque le premier projet s'inscrit près du fort du Guesclin, vers les Tintiaux, sur une zone rectangulaire de 1 890 m de long sur 450 m de large. Le second projet s'étend dans un rectangle de 2 km ouest-est sur 1 km nord-sud, entre la Basse-du-Nid et la Grande-Burnouze. Il accueillerait jusqu'à 150 filières.

Pourquoi en mer profonde ?

Cela permet de s'affranchir des contraintes du marnage, pour garder les moules tout le temps immergées au large. Elles se nourrissent tout le temps, à la différence des moules dites de bouchots (sur des pieux qui découvrent à marée basse). D'où leur spécificité gustative.

C'est quoi, des « filières » ? Quels opérateurs ? Quel intérêt économique ? Avec quels moyens ? Où s'informer et réagir ?


Quelques jours plus tard, une pétition contre le projet d'élevage de moules est mise en ligne...  Pétition contre l’élevage de moules sur nos plages

Dans le cadre de l'enquête d'utilité publique sur le projet d'élevage de moules en filières de 85 hectares au large du Fort du Guesclin, à Saint-Coulomb, une réunion d'information est organisée mardi 3 janvier, à 19 h dans le nouveau centre culturel « le Phare » avec le commissaire enquêteur, Henri Narzis, le porteur du projet, M. Vettier, et le maire Alain Mainguené. La réunion est gratuite et ouverte à tous.

Mais d'ores et déjà, certains expriment leur opposition au projet. Xavier Pibault, un habitant de la Guimorais, qui se présente comme un défenseur de l'environnement, fait circuler une pétition sur internet. « Un cartel de mytiliculteurs veut investir la Côte d'Emeraude, dénonce-t-il. Si cette première étape se concrétise, d'autres mytiliculteurs s'engouffreront dans la brèche. La Côte d'Émeraude, avec son patrimoine tant historique que romantique, deviendra en quelques années un espace industriel de production de moules comme l'a été jusqu'à épuisement la baie de Cancale. Imaginez les belles aquarelles de la baie de Saint-Malo quadrillées par des alignements de bouées de filières de moules. Notre côte bretonne perdra tout son charme. » Source : Saint-Coulomb : Une pétition contre le projet d'élevage de moules (Ouest France)

Réflexions personnelles autour de la conchyliculture offshore

Techniquement, il est possible d'installer des filières et d'élever des moules au large de la Bretagne... Il n'y a qu'un tsunami qui peut balayer ce type d'installation dans une baie fermée. Au large comme dans le cas des projets de filières Saint-Coulomb/Cancale, ce type d'installation résiste même au tsunami... Les filières de pétoncles installées sur la côte d'Hokkaïdo l'ont démontré au Japon...

Esthétiquement, il faut prévoir des filières en subsurface (meilleure résistance)... où les flotteurs sont entre deux eaux (non visibles).... Quelques bouées de balisage restent en surface....

Regardez les photographies (la photo ci-dessus et les 2 à droite) prises dans l'immense baie de Mutsu au nord d'Honshu (Japon). Voyez-vous des bouées ou autres flotteurs dans cette baie qui produit chaque année près de 100.000 tonnes de pétoncles japonais en filières, soit plus 100 fois la production de moules en prévision dans les deux projets de Saint-Coulomb/Cancale ?

Quant au risque de retrouver des moules (dégrappage) et du matériel sur les plages, prévoir un cahier des charges....

Il est temps de mettre en place une commission "Conchyliculture au large" au niveau national associant professionnels (conchyliculteurs, pêcheurs,...), chercheurs, nouvelles technologies, administrations, associations (riverains, environnement, plongeurs, pêcheurs,....),...

Sans quoi les problèmes vont se multiplier entre producteurs et riverains... Projet bloqué... Une opportunité pour les moules étrangères d'envahir le marché français : Moules de corde (ou de filières) d'Irlande, d'Ecosse, de Norvège et d'ailleurs.... Ce qui fragilisera l'ensemble de la filière moule hexagonale... 

Qui peut porter de tel projet innovant ? 

(1) Des structures privées. 
(2) Des structures privées en association avec l'organisation professionnelle (CRC). 
(3) L'organisation professionnelle (CRC). Pour rappel : Le projet de filières d'huîtres au large de l'Ile d'Oléron (400 ha) est porté par le Comité Régional de la Conchyliculture (CRC). Les premières filières à moule du Pertuis breton en Charente-Maritime par une association professionnelle...

Concessions Maritimes. Dans un contexte de mondialisation, quelle garantie offre des entreprises privées hexagonales face aux multinationales aquacoles ?

A Dunkerque, des filières à moule récompensées !

Lors de la remise des trophées Jean-Bart qui récompensent les talents dunkerquois, le public a félicité l'audace des marins-pêcheurs qui se sont reconvertis dans la filière de la moule dunkerquoise et bien noté que « 500 à 600 tonnes sont attendues cette année, après une production de 400 tonnes en 2011 ». Source : Les talents dunkerquois ont de nouveau été récompensés par un Trophée Jean-Bart (La Voix du Nord)

Philippe Favrelière (modifié le 11 janvier 2012)

(*) Houellebec dans L’Humanité : Les Français contre un pays « parc d’attractions »

Autres articles :

Pour aller plus loin....

Voir le site des porteurs du projet "Moules de Cancale", cliquer Moules de filière


Lire les commentaires instructifs sur des Forum (Plongeurs, nautisme, pêcheurs,...) :
  • Pêche sous marine (des plongeurs pas forcément contre le projet et qui connaissent très bien les fonds de la zone projetée....)
  • Pneuboat

Le 19 Juin 2014

Saint-Coulomb : "C'est pas bon les moules !..." "Les moules, c'est bon pour la planète..."
           
Ille-et-Vilaine : un projet controversé de parc à moules de 1.000 hectares


Société - 2min 11s - à 13h35

Près de Saint-Malo, un projet de parc à moules de 1.000 hectares devrait voir le jour. Un impact sur le paysage et des risques de pollution pour cette zone très touristique. La décision devrait tomber dans les mois à venir.

Un potentiel de production de 2 à 3 millions de tonnes en Norvège....

La production alimentaire comme solution pour lutter contre le réchauffement climatique

La Norvège, avec ses kilomètres de longues côtes et ses fjords, pourrait justement profiter de ces atouts géographiques pour résoudre en partie le problème du changement climatique. Le CO2 pourrait en effet être stocké dans les forêts de varech et au fond des fjords, et avec l'aide de nouvelles mesures, la production de moules et d'algues serait même susceptible d'augmenter.

Source : BE Norvège

La chercheuse Sissel Andersen [1] de l'Institut pour la Recherche Marine (IMR) explique qu'il faudra dans l'avenir produire plus de nourriture tout en réduisant les émissions carbones. Le projet veut permettre de contrôler la remontée des eaux profondes à forte concentration en nutriments vers la surface. De la sorte, les phytoplanctons se développent mieux et offrent aux autres espèces de la chaine alimentaire comme les moules un environnement propice à la croissance.

Nutrients from the deep



Nettavis Om Forskning
Dans les fjords norvégiens, les fonds sont riches en nutriments. Le phytoplancton qui se trouve en surface, dépend de ces nutriments pour se développer. Cette vidéo explique comment il serait possible d’envoyer ces nutriments en surface...
 
Les fjords dans lesquels la remontée des eaux est contrôlée permettraient donc une croissance des moules de trois à quatre fois supérieure aux zones non contrôlées. Le Lysefjord (région du Rogaland, dans l'ouest), avec ses 4400 kilomètres carrés offre un potentiel de production de deux à trois millions de tonnes de moules, alors que l'ensemble de la Norvège cultive actuellement un peu plus de 1000 tonnes.

Le stockage du CO2

Une zone propice de 2000 km2 permettrait une augmentation du stockage du CO2 de 0,58 million de tonnes au fond des fjords, ce qui représente 6% de l'ensemble des émissions liées au trafic routier en Norvège dit Oivind Strand [2], responsable de la section du rapport traitant du contrôle de la remontée des eaux.

Finalement, le projet souhaite favoriser le développement des forêts de varech dans le nord du pays, où les conditions ne permettent pas une implantation naturelle. Ces forêts de varech offriraient une neutralité carbone à la région tout en permettant un meilleur environnement pour le cabillaud côtier.

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Le parc naturel marin d'Iroise mise sur la pêche et l’aquaculture !

En Finistère, dans le plus grand département halieutique français, même un parc naturel marin peut devenir le territoire du développement de la pêche et de l’aquaculture…

Un exemple à suivre....

A une époque où la France sanctuarise de plus en plus d'espaces marins. Dernier en date, le parc national des Calanques à Marseille.


A une époque où le tourisme veut imposer sa vision du développement littoral.


Appel à projets 2012 : Pêche et Aquaculture

Dans le cadre du programme d’actions 2012, le conseil de gestion du Parc naturel marin d’Iroise a souhaité encourager les porteurs de projets dans le secteur de la pêche ou de l’aquaculture en milieu insulaire. 

L’appel à projets « Développement de l’activité économique liée à la pêche ou l’aquaculture sur les îles» s’adresse aux professionnels de la pêche et de l’aquaculture désirant se lancer dans une activité d’exploitation de ressources halieutiques, une activité de récolte d’algues de rive, une activité aquacole ou consolider/diversifier leur activité existante en lien avec une île située dans le PNMI.

>> Consultez le dossier de présentation
>> Consultez le dossier d’inscription

Pour plus d’informations, cliquer PNMI

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Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large (offshore aquaculture)

A global assessment of offshore mariculture potential from a spatial perspective

FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 549

Source : FAO - Juillet 2013

Avec l'augmentation de la population et la compétition pour l'accès à la terre et à l'eau, il y a un besoin croissant de transférer l'aquaculture continentale ou côtière vers des systèmes de production aquacole plus au large afin d'accroître la disponibilité en poisson pour la consommation humaine. L’aquaculture marine (ou mariculture), tout particulièrement au large, offre des possibilités importantes dans la production alimentaire durable ainsi que dans le développement de nombreuses communautés côtières, en particulier dans les régions où les disponibilités de terres, d'espaces proches du rivage et d'eau douce sont limitées.

Un nouveau Document technique de la FAO, « Evaluation globale du potentiel de développement de l’aquaculture marine au large à partir d'une perspective spatiale », analyse, pour la première fois, la situation et le potentiel de développement de la mariculture en mer à partir d'une perspective spatiale adaptée à l’ensemble des pays maritimes. Ce document identifie également les pays qui ne pratiquent pas encore la mariculture, mais qui ont un potentiel élevé dans l’aquaculture offshore. L'objectif de ce document est de pousser les pays à évaluer précisément leur potentiel dans la mariculture au large (aquaculture offshore). Une annexe examine la télédétection pour le développement durable de la mariculture au large des côtes.


Cliquer Ici pour accéder au document téléchargeable gratuitement

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En 2010, la France a importé 44.353 tonnes de moules vivantes pour une valeur de 43.049 millions d'euros. Principalement de Hollande, Espagne, Irlande, Italie et Grèce.


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Guide pratique : Les filières pour l'élevage des moules

Les filières pour l'élevage des moules

Guide pratique
Xavier Bompais
Ifremer 1991

Ce guide (qui date un peu ndlr) est destiné à tous ceux qui désirent élever des moules sur des filières, en pleine mer. Recueil de recettes et de "trucs" acquis par des mytiliculteurs, des pêcheurs ou des marins, il se veut avant tout pratique.

Axé sur la description du matériel et de son utilisation, il comporte quatre parties :
- Après une brève présentation de la mytiliculture sur filières en France, il donne quelques conseils pour trouver un site d'élevage.
- Il s'attache à répondre aux questions que l'on se pose quand on choisit le matériel. Il décrit les divers types de filières et d'amarrages avec, pour chacun, les avantages, les inconvénients, les performances ; il passe en revue tous les composants : accastillage, aussières, flotteurs, suspensions, ancrages...
- Il propose des méthodes pour installer le matériel : comment l'assembler et le mettre en place sur le site d'élevage.
- Il évoque l'exploitation proprement dite : quels équipements employer, comment garnir la filière ?...
En fin de volume, des annexes donnent des renseignements complémentaires, en particulier des exemples de prix et d'aides financières ainsi que quelques adresses utiles : fournisseurs, centres et stations Ifremer, délégués régionaux à l'aquaculture....

L’aventure du large

Les Français aiment les moules... Chaque année, ils en consomment plus de 100.000 tonnes, dont la moitié est importée. Doiton produire plus pour diminuer ces importations ? Le problème n'est pas aussi simple : le marché de la moule en France est plus complexe qu'on ne le croit H serait même illusoire de penser reconquérir toute la part que s'y sont taillée les pays étrangers simplement en élevant plus de moules françaises.

Face à cette concurrence, plutôt que de produire plus, certains mytiliculteurs se persuadent qu'il leur faut "produire mieux", même s'ils obtiennent déjà de très bons résultats. Pour eux, cela veut dire mettre sur le marché, en des périodes de l'année où il se vendra mieux, un produit de très haute qualité qui aura poussé plus vite.

Pour concrétiser ce rêve, ils pensent que le seul élevage traditionnel ne suffit plus : il leur faut aller ailleurs, il leur faut trouver d'autres techniques. Depuis le début des années 80, beaucoup choisissent de s'éloigner un peu du littoral, de quitter les zones abritées de l'estran et des étangs, pour "prendre le large". Ils se lancent dans l'aventure de la pleine mer...

La côte méditerranéenne recueille maintenant les fruits de cette aventure ; la Bretagne reste encore "à la traîne". Mais l'espoir demeure grâce à un nouveau démarrage sur la côte atlantique.

Pour télécharger le document, cliquer Ifremer

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Un document pratique du BIM (Direction des pêches en Irlande)

Cliquer sur l'image pour télécharger, sinon aller dans la bibliothèque du BIM (+ de documents) en cliquant Ici

Review of the Irish Rope Mussel Industry


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Agence des aires marines protégées

Agence des aires marines protégées

La recherche de l’équilibre entre développement durable des activités maritimes et préservation de l’environnement représente l’un des enjeux majeurs au sein des aires marines protégées. Si les parcs naturels marins, les parcs nationaux et les sites du Conservatoire du littoral peuvent avoir pour objectif le maintien d’une pêche professionnelle dynamique tout en maîtrisant l’impact sur l’environnement, d’autres catégories d’aires marines protégées sont aussi susceptibles de mettre en place des collaborations étroites entre gestionnaires et professionnels de la pêche. La réserve naturelle des Bouches de Bonifacio en est l’exemple. Elle illustre l’utilité de cette contribution positive à la gestion des ressources halieutiques.

Collaboration et concertation

Le maintien d’une activité maritime dynamique, la maîtrise de l’impact des activités de pêche professionnelle sur l’environnement marin, ainsi que l’apport de la connaissance des marins pêcheurs sont autant de raisons qui invitent à une collaboration étroite entre gestionnaires d’aires marines protégées et professionnels de la pêche. La place des pêcheurs professionnels est essentielle au sein des aires marines protégées. Selon les régions, l’activité est capitale : traditionnelle et principale source d’alimentation dans certaines zones géographiques ou pêche industrielle, principale activité économique dans d’autres.

Contribution des aires marines protégées à la gestion des ressources halieutiques

Ce qu’apportent les aires marines protégées

Les aires marines protégées sont des zones privilégiées d’amélioration de la connaissance et de tests de mode de gestion respectueux de l’environnement marin.

La pêche professionnelle étant fortement liée à la qualité du milieu marin, les objectifs de préservation des écosystèmes marins adoptés au sein des aires marines protégées rejoignent les préoccupations des marins pêcheurs.

Deux exemples avec les orientations de gestion adoptées au sein des parcs naturels marins d’Iroise et de Mayotte illustrent :
  • l’importance de la pêche professionnelle dans les espaces protégés ;
  • l’intérêt de l’accompagner vers un développement raisonné et durable.
  • Les orientations « pêche » du PNM Iroise*Exploitation durable des ressources halieutiques
  • Soutien de la pêche côtière professionnelle
  • Exploitation durable des champs d'algues
  • Soutien aux activités maritimes sur les îles afin d'y maintenir une population d'habitants permanents

Exemple d’action : programme de marquage de bars afin d’améliorer la connaissance sur cette espèce emblématique de la zone du Parc

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L’aquaculture marine est soumise à des contraintes d’espace et des difficultés dans la gestion des impacts potentiels, freins à son développement. La mise en place du réseau d’aires marines protégées vise à accompagner les professionnels de la pisciculture marine et de la conchyliculture et à valoriser et développer leurs bonnes pratiques. La collaboration entre les gestionnaires d’aires marines protégées et les aquaculteurs est indispensable à une gestion efficace qui prenne en compte les connaissances, les contraintes des aquaculteurs et maîtrise au mieux les impacts potentiels de leur activité.

L’aquaculture marine dans les eaux françaises

L’aquaculture marine revêt des formes très diverses dans les eaux françaises : conchyliculture (élevages d’huîtres, de moules ou encore de coques et palourdes), pisciculture marine (élevages de turbots, daurade, bar, saumon, maigre, esturgeon en métropole mais aussi ombrine en outre-mer), et élevages de crevettes japonaises dans certains étangs et marais salés. La production des élevages marins français reste artisanale, locale et menée dans un souci de reconnaissance d’un produit de qualité. La conchyliculture française se place au 2ème rang européen. L’ostréiculture représente à elle seule 65% de la production de la filière.

Pour en savoir plus sur les exploitations françaises :
> élevages marins sur le site du Comité National des Pêches Maritime et des élevages marins (CNPMEM)
> la pisciculture marine et nouvelle sur le site du Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture (CIPA)
> Comité national de la conchyliculture
En 2009, la Commission Européenne a publié une communication afin de donner un nouvel élan au développement durable de l’aquaculture européenne.
> stratégie de l'UE en matière d'aquaculture

L’aquaculture dans les aires marines protégées

La mise en place du réseau d’aires marines protégées français doit pouvoir accompagner les professionnels de la pisciculture marine et de la conchyliculture pour valoriser et développer leurs bonnes pratiques.
Les aquaculteurs, présents sur les littoraux maritimes sont des interlocuteurs privilégiés des gestionnaires. Leurs connaissances du fonctionnement des milieux marins et l’observation de leurs évolutions sont autant d’informations utiles à la gestion d’une aire marine protégée.

Des partenariats constructifs

L’Agence des aires marines protégées contribue à l’étude des interactions entre les macreuses noires et les élevages de moules entre le Mont Saint-Michel et le littoral du Calvados. La zone d’étude concerne plusieurs sites Natura 2000 et le projet de parc naturel marin du golfe normand-breton.
Aquaculteurs et leur prise dans le filet

Une orientation « aquacole » pour le Parc naturel marin de Mayotte

Le décret de création du Parc adopté le 18 janvier 2010 prévoit : « de développer les filières aquacoles respectueuses de l'environnement, en particulier celles qui bénéficient directement aux populations locales ».

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Gestion - Natura 2000

Dans le cadre du dispositif Natura 2000, plusieurs documents ont été rédigés pour aider les opérateurs à organiser la gestion des activités humaines au sein des nouveaux sites marins.

Parmi eux : trois référentiels pour les activités de cultures marines, de sports et loisirs nautiques et de pêche professionnelle.

Ces référentiels proposent :
  • une identification et une description des interactions potentielles entre les activités étudiées et les habitats et espèces Natura 2000,
  • une présentation des dispositifs de gestion (administratif, réglementaire, financier),
  • des mesures / des orientations de gestion sur lesquelles appuyer le système de charte et contrat préconisé au niveau national pour la gestion des sites Natura 2000.

Au-delà des orientations de gestion et /ou mesures préconisées, des analyses plus précises, à l’échelle de chaque site, seront nécessaires pour qualifier localement l’intensité de la pression exercée par chaque activité. Les interactions de chaque activité avec le milieu sont assez complexes à appréhender : les sources d’impacts sont très diversifiées et l’interaction dépend de la nature des pressions, de l’intensité de la pression mais également de la vulnérabilité spécifique des habitats et espèces présents localement.
A télécharger

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La conchyliculture participe à la défense de l’environnement

Sa présence contribue au maintien d’une bonne qualité des eaux.

Le coquillage reste indéniablement la sentinelle la plus efficiente de la qualité sanitaire des milieux. (mise en œuvre par l’Etat de réseaux de surveillance REMI, REPHY, définition d’objectifs prioritaires de contrats de bassins)

Elle rend des services écosystémiques en augmentant la biodiversité locale :
  • en constituant des cantonnements salutaires qui protègent et favorisent le développement des espèces indigènes marines animales ou végétales (nourriceries, nurseries)
  • en constituant des garde manger pour de nombreuses espèces protégées (huîtrier pie, macreuses, eiders, goélands…)

Elle exerce un effet modérateur sur l’eutrophisation des milieux :

Source : Rencontre halieutiques de Rennes – Présentation de Goulven Brest

Pêche et aquaculture : un atout pour l’aménagement des territoires côtiers
Une gestion nouvelle de la pêche et de l’aquaculture pour le développement des territoires : La conchyliculture... Pour télécharger le document cliquer Agrocampus

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Revue de presse :

Le 5 janvier 2012

Les habitants de Saint-Coulomb se sont mobilisés pendant deux bonnes heures, mardi soir, au Phare, contre le projet de 85 ha de moules élevées en filières.

Arnaud Vettier et son beau-frère Xavier Salardaine ont eu beau se référer aux vingt et une années d'expérience de leur associé charentais Laurent Hurtaud, et au bagage scientifique d'une cousine maître de conférence en biologie, Aurélie Vettier, ils se sont heurtés à de très fortes réticences.

Un huissier de justice a enregistré les débats pour les besoins de l'enquête publique. Les deux projets sont consultables et anotables dans les mairies de Saint-Coulomb, Saint-Méloir, Saint-Malo, et Cancale, jusqu'au 13 janvier.

Site et chiffres

À 2 300 m de la pointe du Nid, dans le nord-est des Tintiaux, face au fort du Guesclin. Il ferait 1 895 m de long sur 450 m de large, avec un minimum de profondeur d'eau de 9 à 10 m.

Selon les calculs de Louis Le Nouvel (élu de l'opposition municipale cancalaise), cela représenterait 25 km de cordages pour 50 filières et 100 bouées de 50 litres par filière... Trois fois plus avec un autre projet de 200 ha près de la pointe du Grouin. Cela ferait un total de 100 km de cordages, et de 10 000 bouées pour maintenir et délimiter les filières.

Le clash....

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Le 6 janvier 2012

Europe Écologie Les Verts (EELV) s'exprime à son tour sur le projet d'élevage de moules en filières, dans la baie de Cancale et près de l'anse du Guesclin à Saint-Coulomb (Ouest-France d'hier). Les écologistes dénoncent « la tentative d'accaparement précipité de l'espace maritime à des fins industrielles et commerciales. Il ne s'agit pas de s'opposer à l'aquaculture en général mais de souligner les limites de ce projet particulier ».

« Les installations seront source de pollutions, à fois visuelle sur les plages. Comment sera assuré le traitement de déchets éventuels ? Elles seront aussi une gêne à la navigation de pêche et de plaisance. Elles impacteront la zone de protection de la biodiversité (Natura 2000) située à proximité. »

Toujours selon EELV, « la pertinence économique du projet n'est pas démontrée : pourquoi autoriser une production à moyen terme de près de 1 000 tonnes de moules sur filières alors que 4 000 tonnes de moules de bouchots sont détruites annuellement dans la baie ? Les promesses d'emplois créés ne sont pas à la hauteur des emplois susceptibles de disparaître. »

« Dans cette affaire, l'État ne doit pas faire preuve de faiblesse.....

(....)

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Le 9 janvier 2012

La controverse autour du projet d'élevage de moules en filières, dans la baie de Cancale et près de l'anse du Guesclin, était dans tous les esprits. Pierre-Yves Le Moal est intervenu la veille lors de la réunion à Saint-Coulomb (Ouest-France de jeudi), mais en tant que professionnel, pas au titre de premier-adjoint. Pierre-Yves Mahieu a abordé le sujet lors de ses voeux, avec une certaine distance.

Il souhaite « que le bon sens l'emporte, que l'on ne gâche aucun atout », déclare-t-il, sans citer nommément le projet. « On oppose trop souvent économie résidentielle et économie productive. Il n'y a pas de Breizh riviera, considère Pierre-Yves Mahieu, en reprenant l'expression de Jean-Yves Le Drian, le président du conseil régional. Sans défigurer notre littoral, les activités maritimes doivent progresser, évoluer, s'adapter. Il faut que la baie continue à vivre, à faire vivre. »

Maurice Jannin, le conseiller général, attend pour sa part de disposer de tous les éléments d'appréciation. « Pour peser le pour le contre, il est nécessaire de disposer d'informations précises. Et nous ne les avons pas encore. Ce type d'exploitation se fait ailleurs, c'est vrai, mais il y a des risques, surtout dans la zone envisagée, où il y a des vents dominants et de forts courants. »

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Le 10 janvier 2012

Les projets d’élevage de moules en mer par le procédé dit des filières portent sur 85 hectares devant Saint-Coulomb, et vers la pointe du Grouin sur 200 hectares mitoyens, mais ils présentent des caractéristiques techniques différentes. Le second fait appel à des bouées immergées, procédé qui réduit l’impact visuel.

Les organisateurs de la réunion d’information prévue aujourd’hui à 20 h 30 ne disposaient au départ d’une autorisation que pour une salle de 150 places, au centre socioculturel de Cancale (or, la semaine dernière, 400 personnes s’étaient déplacées à Saint-Coulomb). Finalement, ils ont obtenu hier soir la mise à disposition de la salle des fêtes de Cancaven, d’une capacité d'accueil pour 300 personnes.

La réunion de ce soir, en présence du commissaire enquêteur, se veut avant tout sereine, avec un but pédagogique. Elle a été initiée par la liste d’opposition municipale « Cancale vivre et agir ensemble », avec le soutien d’autres groupes.

Les porteurs des projets ont longuement rencontré les animateurs mais ne seront pas présents, échaudés par l’accueil hostile fait la semaine passée à leurs collègues du projet devant l’anse du Guesclin. En revanche, ils ont créé un site expliquant sur l’équivalent de sept pages comment ils conçoivent leur projet d’élevage de moules : « www.projetmoulescancale.fr ».

À noter par ailleurs qu’on totalisait ce matin près de 1 400 signatures et près de 200 commentaires sur « www.petition24.net ».

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A Dunkerque, les mytiliculteurs aux filières à moule récompensés !

Le public a félicité l'audace des marins-pêcheurs qui se sont reconvertis dans la filière de la moule dunkerquoise et bien noté que « 500 à 600 tonnes sont attendues cette année, après une production de 400 tonnes en 2011 ». Source : Les talents dunkerquois ont de nouveau été récompensés par un Trophée Jean-Bart (La Voix du Nord)

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13 janvier 2012
 

Pour plus d'informations lire Le Marin en ligne ou en kiosque

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Le 17 janvier 2012

Pour développer les huîtres de pleine mer (France 3 Poitou-Charentes)

C'est l'épilogue d'une longue bataille entre ostréiculteurs et plaisanciers et de 10 ans de travail sur le dossier, le préfet de la Charente- Maritime a signé l'autorisation pour la mise en place d’un parc de près de 400 hectares au large de l’ile d’Oléron.

Les huitres en filière au large d'Oléron…. Voir cette vidéo

Un champ de filières ostréicoles sera progressivement installé en mer au large d'Oléron pendant les sept années à venir. Environ 400 filières pour l'élevage des huîtres ou des moules seront installées progressivement sur sept ans. Toutes les étapes de la production seront ainsi réalisées en Charente-Maritime.

Cette nouvelle orientation prise par certains ostréiculteurs de Marennes-Oléron vise à lutter contre la surmortalité des naissains et à rapatrier toute la chaîne de production en Charente-Maritime. Ces huîtres Marennes-Oléron, élevées en plein mer, n'iront plus grandir dans les eaux plus froides de Normandie, de Bretagne ou d'Irlande.

Cette technique des filières est déjà utilisée dans d'autres bassins ostréicoles français.

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Le 19 janvier 2012

Les moules font des vagues en baie de Saint-Malo (Ouest France)

Les habitants de Saint-Coulomb et Cancale se sont fortement mobilisés en découvrant avec stupeur une enquête publique portant sur deux importants projets mytilicoles.

Surprise

Les formes avaient été respectées : annonce légale et affichage à la porte des mairies de Saint-Coulomb, Cancale (aussi à Saint-Malo et Saint-Méloir)... Mais personne n'était au courant de l'enquête publique (13 décembre 13 janvier) avant la publication d'un article dans Ouest-France.

285 hectares

L'enjeu : deux projets de création sur le domaine public maritime d'élevages de moules « en filières ». 85 ha à Saint-Coulomb, au large de l'anse du Guesclin (1 890 m de long sur 450 m de large). Et 200 ha mitoyens, à l'ouest de la pointe du Grouin à Cancale (2 km sur 1 km près de la Basse du Nid).

En immersion

La différence est considérable avec les moules de bouchots, élevées sur des pieux qui se découvrent à marée basse comme en baie du Mont Saint-Michel. Là, il s'agit d'immerger les coquillages en permanence (voir infographie). Après quatre années de mise en place progressive, les professionnels espèrent obtenir 200 à 300 tonnes pour le premier projet (50 filières de 100 m chacune). Pour le second (150 filières) : 1 000 tonnes.

Plus de 3 000 réactions

À Saint-Coulomb, le maire Jean Mainguené a orchestré une réunion publique le 6 janvier. Les porteurs du projet y ont été en difficulté face à plus de 400 personnes hostiles. Il y a eu aussi un vote unanimement défavorable du conseil. Et au final, quelque 3 000 opposants (1 764 par pétition sur Internet, 750 par lettres type, et 511 par signatures).

À Cancale, c'est l'opposition qui a pris l'initiative, en déplorant la passivité de la majorité municipale. Environ 300 personnes se sont réunies le 12 janvier dans un esprit moins houleux, mais il est vrai que les porteurs du projet avaient décliné l'invitation.

Les « pour »

Les « contre »

L'environnement

... et la vue ?

La procédure

La synthèse des enquêtes publiques prendra un mois, la commission paritaire des cultures marines et la commission nautique locale seront consultées, avant que le préfet ne se prononce.

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Le 31 janvier 2012 : Quand Cancale s'oppose, Camaret prend le large....

Camaret. Cap au large. Une appellation pour ses produits (Le Télégramme) 

La société Cap au large, qui élève des huîtres et des moules, va très prochainement installer son siège social dans la commune, où elle est déjà présente grâce à dix filières implantées en mer, entre la digue du port de pêche et la pointe Sainte-Barbe. En outre, à partir de l'été, en renfort de sa marque commerciale Kys marine, elle utilisera l'appellation «Huîtres de Camaret-sur-Mer» et également «Moules de Camaret-sur-Mer», le conseil municipal ayant donné son feu vert dans ce sens.

Poches suspendues

À l'heure actuelle, Cap au large, dont l'entrepôt est installé dans l'ancienne criée, produit non seulement à Camaret mais aussi à Landévennec et Carnac, dans le Morbihan. Créée en septembre 2007 par six spécialistes de l'ostréiculture et de mytiliculture, l'entreprise commercialise sa production par le canal des GMS (grandes et moyennes surfaces), poissonneries et restaurants. «Produites en pleine mer, de façon écologique, nos moules et nos huîtres spéciales semblent être très appréciées. Mais ce processus de production, dans des poches d'une dizaine de kilos suspendues dans l'eau, est plus difficile à maîtriser qu'une production plus traditionnelle», explique Corinne Raguenel, une Rennaise qui est l'une des six associés de cette jeune PME très bientôt camarétoise et qui devrait recruter deux salariés d'ici à l'été prochain. Les dix filières camarétoises de Cap au large sont installées dans un périmètre où il y avait autrefois un élevage de saumons. Mais en disparaissant, cette ancienne «ferme» permet aujourd'hui à la commune de faire une percée dans le monde ostréicole.

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Cancale/Saint-Coulomb. Le fil de l'info articles d'Ouest France de février 2012

Les opposants aux projets de filières de moules continuent de réagir. Sur le site internet, ils sont 1.805 à avoir signé une pétition qui a été rouverte (1), et plus de 400 à faire des commentaires, parfois très fleuris, qu'ils soient très majoritairement défavorables, ou qu'ils émanent de partisans des mytiliculteurs.

Dans l'opposition municipale, on se montre également fort critique (2), notamment Louis Lenouvel et Marie Feuvrier. Ils recadrent le sujet. En substance : il est artificiel de s'en tenir au seul projet de Cancale, car ce n'est pas un seul avis d'enquête publique qui était affiché à l'entrée de la mairie, mais bien deux avis, avec deux registres.

Et les Cancalais seraient assurés d'une vue imprenable sur 2 604 bouées de Saint-Coulomb plus les 304 de Cancale (outre 7.500 bouées immergées), aussi bien à la pointe du Nid que depuis le corps de garde des Daules.

Il ne s'agit pas d'une simple expérimentation sur 5 filières mais bien d'un projet immobilisant 285 ha de domaine public. Alors que la réglementation sanctuarise l'environnement à terre, on ne tiendrait pas compte de l'implantation en zone Natura 2000 de Chausey, et près de celui de la pointe du Grouin....

(...)

(1) http://www.petitions24.net/petition_contre_lelevage_de_moules_sur_nos_plages
(2) Cinq ont voté contre : Louis Le Nouvel, Roux, Marie Feuvrier, Nicole Logeais (de la majorité) Yves Cahours. Quatre se sont abstenus : Géraldine Lasilier-Chauffaux, Laurence Penvern et M. Cadorel et Mme Victoire (majorité).

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La rencontre s'est achevée par la mise en place d'une délégation de neuf personnes qui souhaitent rencontrer le sous-préfet.

Samedi, l'association de la Côte d'Emeraude pour l'environnement et la qualité de vie a regroupé, à la salle Cancaven, une cinquantaine de personnes. Des représentants d'associations ou de simples citoyens défenseurs de l'environnement.

« Le but de notre rencontre est de mettre en place une délégation afin d'organiser un collectif contre le projet d'élevage de moules en filière. Le tout en prévision d'une manifestation à Cancale et afin de demander un référendum à la Ville », explique Marcelin Daniel. Nous avons déjà plus de 200 associations régionales qui ont répondu positivement. »

Le Réseau cohérence, qui réunit 120 associations dans l'Ouest de la France, ainsi que le Groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie, auraient accepté de participer à la manifestation.

Une délégation composée de Louis Bunouf (Asurio), Louis Le Nouvel (conseiller), Yves Guiziou (ADICCE), Louis Dubois (comité de défense), Christian Drouin (APPR), Eugène Roux (conseiller), Xavier Pibault (défenseur de l'environnement) et Marie Feuvrier (conseillère) a rejoint Marcelin Daniel pour rencontrer le sous-préfet en vue de l'informer de leur projet.

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Au début du mois, plus de 150 personnes s'étaient déplacées, salle Cancaven. Le conseiller général, Maurice Jannin avait tenté de rassurer à propos du projet d'élevage de moules en filières.

Une résolution relative aux projets de d'élevage de moules en filières subflottantes a été proposée par Maurice Jannin, conseiller général délégué aux affaires maritimes. Cette résolution a été votée à l'unanimité des conseillers généraux, toutes tendances confondues.

« Evaluer les incidences sur le paysage »

Le Département d'Ille-et-Vilaine, après examen des dossiers et sans remettre en cause le développement de la conchyliculture sur le territoire, demande, avant d'émettre un avis, « que des études complètes et transversales soient engagées pour évaluer leurs incidences sur le paysage, l'environnement, le réseau trophique (chaînes alimentaires) et les autres usages. »

Il souhaite, par ailleurs, qu'un processus de concertation soit rapidement engagé avec toutes les parties intéressées et propose, à cette fin, « la création d'un comité de suivi associant les porteurs de projets, les scientifiques locaux (Cresco et Ifremer), les élus, ainsi que les représentants des activités concernées et impactées (pêcheurs, plaisanciers, professionnels du tourisme...) ».

Opposé à tout projet qui dégraderait la Baie

Il demande également que ce projet soit soumis pour avis et instruction à l'agence des aires marines protégées, en charge de la mise en place d'un parc marin sur le golfe normand breton et au comité régional conchylicole Bretagne nord.

Sans préjuger des études demandées et des conclusions de la concertation à engager, le conseil général affirme son opposition à tout projet susceptible « de dégrader la qualité du site de la Baie du Mont Saint-Michel et de ses abords qui reçoivent chaque année plus d'un million de visiteurs. »

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Le 23 février 2012

Un commissaire enquêteur vient de rendre son avis défavorable sur un projet d'élevage de moules de 200 ha près de Cancale. Un second rapport est attendu pour 85 ha à Saint-Coulomb.

Manque de concertation et de transparence

Alors que les dossiers avaient été déposés en avril et en juillet, les habitants de Cancale et Saint-Coulomb n'ont découvert que fin décembre deux projets de 200 et 85 ha d'élevage de moules au nord-ouest de la Pointe du Grouin (1).

Le commissaire enquêteur conclut : « Ce projet a créé des craintes légitimes auprès de la population en raison d'un manque de concertation et de transparence de la part des requérants qui a généré aussi de la suspicion sur leurs motivations. »

Il a reçu 90 particuliers en mairie de Cancale, mais surtout dénombré 1 715 signataires d'une pétition sur Internet (qui frôle aujourd'hui les 2 000), et 379 opposants s'exprimant par lettre type. Au total, il a recensé 2 240 avis défavorables contre seulement 12 avis positifs. Autre précision : 23 associations ou syndicats professionnels et six élus se sont exprimés.

Conséquences sur l'environnement

André Gilbert, le rapporteur désigné par le tribunal administratif, note que « les opposants et même ceux favorables avec réserve ont critiqué la légèreté du dossier [...] notamment l'absence d'une étude d'impact ou d'une évaluation environnementale. » [...] « Les rares partisans du projet ignorent les conséquences sur l'environnement. »

En outre, il pointe l'absence de référence aux différents schémas d'aménagement du territoire par les collectivités ainsi qu'à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.

Le rapport est particulièrement sévère. En substance : « la zone de la baie du Mont Saint-Michel ne permet plus d'accueillir de nouvelles cultures marines en raison de la disponibilité (insuffisante) en nutriment. La pêche et la conchyliculture mènent une action en commun pour éradiquer la crépidule. Ce n'est pas en s'écartant de quelques centaines de mètres à l'ouest que le problème sera résolu ».

Parmi les oppositions, on relève celles du comité local des pêches de Saint Malo, et du comité régional conchylicole Normandie. Ou encore de l'association des pêcheurs plaisanciers qui dénoncent les risques pour la navigation, et craignent que la création d'une cale à Port-Picain ne les exclue du site.

Au-delà du délai d'enquête qui se terminait le 13 février, le conseil général vient par ailleurs de se prononcer à l'unanimité pour « la création d'un comité de suivi associant les porteurs de projets, les scientifiques, les élus, ainsi que les représentants des activités impactées (pêcheurs, plaisanciers, professionnels du tourisme...) ».

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Le 29 février 2012 

Filières de moules : Cancale / Saint-Coulomb : 1 à 1

Un surprenant « oui » au projet d'élevage de moules (Ouest France)

Le maire reproche au commissaire enquêteur son parti pris, malgré le rejet massif des deux projets par le public et les associations.

Opposition de Nicolas Hulot

Coup de théâtre, stupeur et colère à la mairie de Saint-Coulomb où la réponse positive du commissaire enquêteur Henri Narzis risque fort de relancer la polémique sur le très sensible projet d'élevage de moules. Une semaine après le rapport négatif du commissaire enquêteur de Cancale, celui de Saint-Coulomb prend le contre-pied.

Le dernier à se prononcer contre les projets d'élevage au nord est du Grouin est Nicolas Hulot et sa fondation : « Les conditions [de leur préparation] ne sont pas acceptables. »

L'argument économique

Henri Narzis met dans la balance la création de deux emplois permanents et d'un saisonnier (pour 500 000 € de chiffre d'affaire et une production annuelle de 300 tonnes avec 50 filières en 4 ans). « La semaine dernière, une personne a annulé un compromis d'achat chez le notaire, n'ayant pas de garantie sur la pollution visuelle des bouées », objecte Jean Mainguené. Selon lui, sur la base de 3 000 personnes par jours pendant 45 jours sur les plages colombannaises, c'est un tiers de touristes qui risque d'être perdu à terme.

1 801 signatures
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Partialité ?
(...)

Les conclusions

Selon Henri Narzis, une expérimentation d'une à deux filières est souhaitable, avec un encadrement indépendant et un suivi environnemental. Il propose aussi de réduire la durée de concession à 10 ans (au lieu de 35) d'immerger une partie des bouées pour limiter l'impact visuel.

Il admet pourtant l'absence d'étude préalable d'impact, mais qui selon lui n'était pas imposée par les textes. Ceci alors qu'Eaux et Rivières dénonce le caractère tronqué du projet, et que le conseil général, comme bien d'autres, veulent la vision d'une politique d'ensemble.

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Le 6 mars 2012

Plage Du Guesclin : mobilisés contre les moules (France 3 Bretagne)

300 personnes ont manifesté contre deux projets de moules sur filières au large de la plage Du Guesclin. Plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées jeudi 5 avril pour protester contre deux projets d’élevage de moules sur filières au large des communes de Saint-Coulomb et de Cancale en Ille-et-Vilaine. Près de 300 personnes se sont données rendez-vous aujourd’hui sur la plage Du Guesclin. Objectif : mettre la pression sur la préfecture d’Ille-et-Vilaine pour faire échouer les deux projets très controversés.

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Le 18 mai 2012

Le rassemblement était organisé par le collectif Cadre et l'Association de la Côte d'Emeraude pour l'environnement et la qualité de la vie (ACEQV).

Comme tous les 13 de chaque mois, les opposants au projet d'élevage de moules sur filières se sont réunis sur la côte. Hier, environ 300 personnes ont répondu à l'appel lancé par le collectif Cadre et l'Association de la Côte d'Emeraude pour l'environnement et la qualité de la vie (ACEQV) sur la plage du Verger. Si elle ne faiblit pas, la mobilisation n'a toutefois pas attiré plus de monde un dimanche.

« Nous sommes déterminés »

« Le score n'est pas de dire on a fait 2 000 ou 6 000 personnes, même si cela nous ferait plaisir, tempère Marie Feuvrier, membre du collectif Cadre et conseillère municipale d'opposition à Cancale. Ce que nous voulons montrer, c'est que nous sommes déterminés et que nous restons mobilisés pour ce que ces projets ne se fassent pas. »

Deux projets sont à l'étude, l'un de 200 ha au large de Cancale ; l'autre de 85 ha, au large de Saint-Coulomb, à moins de deux miles nautiques de la côte. « On a sanctuarisé le littoral mais dans la baie, on pourrait détruire le paysage et tout saccager ? On dit non ! » Y compris pour une expérimentation avant le lancement du projet, comme les opposants l'ont fait savoir hier.

Pour eux, l'augmentation de la production passe par l'amélioration des élevages actuels de moules dans la baie. « Aujourd'hui, sur 10 000 moules commercialisées, 4 000 sont rejetées, précise Marie Feuvrier. Commençons par améliorer le processus pour qu'il n'y ait plus autant de perte, avant de penser à lancer un nouveau projet d'élevage. »

Le collectif Cadre et l'Association de la Côte d'Emeraude pour l'environnement et la qualité de la vie (ACEQV) appellent à un nouveau rassemblement le mercredi 13 juin. Stéphanie BAZYLAK.

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Le poids économique de la conchyliculture en baie du Mont-Saint-Michel...

Les moules de bouchot Engagement Qualité Carrefour

Depuis 2002, Carrefour s'engage sur la qualité de ses moules de bouchot. Alain Chevalier, mytiliculteur dans la baie du Mont Saint-Michel, vous fait visiter son exploitation.

Repères

Chiffre d'affaires : à lui seul, le secteur de la conchyliculture dans la baie dégage un chiffre d'affaires de 43,3 millions d'euros.

Tonnage : Les moules arrivent en tête avec 10542 tonnes récoltées l'an passé, dont la moule de bouchots qui bénéficie désormais de l'appellation d'origine protégée. L'huître creuse représente une production de 5813 tonnes suivie de l'huître plate avec 1310 tonnes.

Emploi : les 125 entreprises totalisent 551 emplois, dont 468 emplois permanents. 69 saisonniers et 14 intérimaires renforcent les effectifs en haute saison.

Matériel : 58 navires amphibies permettent de travailler sur les exploitations, auxquels s'ajoutent 29 chalands, 120 yoles, 195 véhicules, 223 tracteurs et 77 élévateurs

Source :

Moules et huîtres sont essentielles pour l'économie de la baie du Mont Saint-Michel. Une convention instaure le respect de l'environnement.

Un espace de production

Dans la baie, entre Cancale et le Mont Saint-Michel, on trouve le premier bassin de production de coquillages en France. Pour l'huître plate, il s'agit même du premier bassin européen. Les producteurs doivent néanmoins concilier activité économique et préservation de l'environnement. « Il s'agit de régler les conflits d'usages qui apparaissent régulièrement et qui provoquent des tensions, explique le préfet, Michel Cadot. Certains voudraient que la baie reste un paysage. Elle doit être préservée, mais c'est avant tout un espace de production, qui permet de faire vivre et d'entretenir l'espace. »

Un document historique

Une convention a été signée hier par le représentant de l'État avec Jean-Louis Tourenne, le président du conseil général ; et Goulven Brest, à la tête du Comité régional de la conchyliculture en Bretagne nord. « Un document historique, de l'aveu même des professionnels, l'aboutissement de quinze années de discussions. » Elle instaure une nouvelle instance de gouvernance, de suivi et d'évaluation, associant tous les acteurs sur le terrain.

La convention prévoit un plan d'actions annuel pour un développement intégré de la conchyliculture dans la baie. Concrètement, il s'agit d'effaroucher les macreuses, ces oiseaux qui s'attaquent aux coquillages ; d'entretenir les chemins ; de ramasser les déchets sur l'estran ; de collecter et de traiter les coproduits, en particulier les petites moules impropres à la commercialisation. Le fonctionnement et l'entretien du port de Cancale et du port départemental du Vivier-Cherrueix figurent aussi parmi les actions prévues en 2012.

Le dispositif sera financé par une Cotisation professionnelle obligatoire, acquittée par l'ensemble des conchyliculteurs. Chacun paye, en fonction de la surface pour les huîtres, et du nombre de pieux pour les moules. Là encore, une première, car cette cotisation existait dans l'agriculture mais pas dans les exploitations maritimes. « Jusqu'à présent, on gérait en sanctionnant, en faisant appliquer les règles, décrit le préfet, pour résumer la démarche. Désormais, on fait confiance à la responsabilité collective de l'ensemble des professionnels. »

Olivier BERREZAI.

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Le 21 mars, le Département signera une convention avec le comité conchylicole de Bretagne Nord. En jeu : l'entretien et la préservation du littoral de la Baie.

Le dossier remonte à 2004. À l'époque, le programme de restructuration conchylicole en Bretagne Nord prévoit de déplacer les parcs à huîtres et les pieux des moules de bouchots vers l'est. Pour les ports de Cancale et du Vivier-sur-Mer, c'est une révolution. Pour le département, propriétaire des deux ports depuis 1984, aussi.

Car la loi impose à tout professionnel débarquant les produits de sa pêche dans un port de s'acquitter de la redevance d'équipement sur les ports de pêche (REPP). Cette taxe, qui représente généralement de 2 à 4 % du chiffre d'affaires d'un bateau, permet de réaliser l'entretien, l'amélioration et l'équipement du port.

« Les professionnels n'utilisant plus ces ports, la baisse a été immédiate », résume Thierry Robin, chargé de mission littoral au conseil général d'Ille-et-Vilaine. De plus, « ces taxes, passant par l'intermédiaire des douanes, ne permettaient pas au Département d'avoir le moindre contrôle », se souvient Maurice Jannin, conseiller général délégué aux Affaires maritimes et au littoral. L'élu planchera cinq ans sur le dossier. La solution a été trouvée en 2009. Son application sera retardée en raison de la crise ostréicole.

Un dispositif pilote

Mise en place avec le concours du comité régional conchylicole de Bretagne Nord, la convention conchylittorale s'appuie sur deux axes : la mise en place d'un conseil de gestion réunissant professionnels, Département et État via le préfet de région ; ainsi que l'élaboration d'un plan annuel d'actions.

« Cela peut paraître étrange que des activités professionnelles soient débattues avec les collectivités locales, mais c'est logique », explique Sandrine Aubin-Pinchon, chef du service agriculture, ports et pêche pour le Département. « Le Département est doublement concerné : en tant que propriétaire des ports d'abord, et pour tout ce qui concerne l'aspect visuel du littoral. »

À compter de cette année, ostréiculteurs et mytiliculteurs verront donc une partie de leur cotisation professionnelle obligatoire (CPO) transformée en taxe conchylittorale. Calculée en fonction de la surface des parcs à huîtres ou du linéaire de bouchots, cette taxe est une première en France. « La vérification de la compatibilité avec la réglementation nationale et européenne juridique a pris un certain temps », reconnaît Sandrine Aubin-Pinchon.

Il faut dire qu'avec pas moins de huit syndicats professionnels en baie du Mont-Saint-Michel, Goulven Brest, président du comité régional de la conchyliculture, a dû mouiller sa chemise. Également président du comité national conchylicole, il a cependant estimé que le jeu en valait la chandelle puisque le dispositif sera désormais applicable sur d'autres littoraux.

Le chantier Arep de Saint-malo mobilisé

Le dispositif mis en place intègre une convention signée entre le Comité conchylicole de Bretagne Nord et le chantier d'insertion Arep, de Saint-Malo. Objectif : « Nettoyer les plages du littoral après chaque grande marée au minimum », explique Marie-France Ferret, directrice de l'Arep.

Depuis 1996, le chantier Environnement de l'Arep travaille régulièrement sur le littoral de la baie du Mont-Saint-Michel.

« On a pu voir une évolution, note Bernard Ménez, responsable de la petite équipe de 6 à 10 personnes, en charge du nettoyage. La première année, nous avons récupéré pas loin de 200 tonnes de déchets. Ça représentait plus de 9 000 sacs poubelles de 110 litres ! ». En 2011, le chiffre est passé à 30 tonnes.
Longue de 31 kilomètres, la bande littorale, entre Cancale et Les 4 Salines, va désormais pouvoir bénéficier d'un traitement uniforme. Avant la signature de la convention, c'était en effet les communes qui prenaient en charge le ramassage des macro-déchets.

Ou pas. « On va gagner en efficacité, promet Bernard Ménez. La convention nous finance chaque année trente et un jours d'opération pour maintenir le littoral propre ».

Bruno SAUSSIER. 

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Accumulation des conflits d'usages en défaveur des cultures marines !...

Concepts et outils pour l’analyse spatiale des conflits d’usages

Ion Tillier

Applications en zone côtière (baie de Bourgneuf, Pays de Loire, France)

Cliquer Ici pour télécharger l'étude de l'Université de Nantes

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Au Crozon, la municipalité s'est ravisée après avoir accepté un projet conchylicole !!!!

Un projet d'extension d'un parc à huîtres au Zorn, dans le quartier du Fret, rencontre une farouche opposition des riverains, qui refusent ce qu'ils appellent une «privatisation du littoral».

Une extension de 6.243m² des parcs déjà existants à Rostellec, plus une création de trois parcs de captage du naissain d'huîtres au Zorn, pour une surface totale de 7.167m²... Au début de ce mois, c'est dans ces termes que le projet de la Sarl Huîtres de Rostellec, gérée par Michel Diverrès, avait été soumis à l'approbation du conseil municipal de Crozon. Cette délibération intervenait juste après la clôture d'une enquête publique qui n'avait pas soulevé la moindre observation. Du reste, elle avait été approuvée à l'unanimité moins une abstention, celle de l'élue d'opposition Nicole Garnier. Mais, oh surprise, quelques jours plus tard, lors d'une réunion de quartier organisée par la ville au Fret, un vent de fronde s'était subitement levé contre le projet. Les riverains reprochant un déficit d'information sur la tenue de l'enquête publique. Avant de multiplier les griefs à l'encontre d'un projet qu'ils jugent hautement préjudiciable.

Le projet de Rostellec rendu caduc

Presque un mois plus tard, où en est-on ? Un comité de défense s'est constitué, avec un noyau dur d'une vingtaine de riverains. Une pétition a aussi recueilli une centaine de signatures. L'association se réunit demain soir pour envisager les possibilités de recours. De son côté, le maire a saisi la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), comme il s'y était engagé auprès des habitants. Et qu'a-t-il appris? «D'abord, que l'extension à Rostellec est déjà caduque. Elle ne se fera pas car elle se situe sur le bornage du plan Polmar, destiné à protéger la baie de Roscanvel.» Reste le cas du Zorn, où Michel Diverrrès envisage de créer des parcs de captage du naissain d'huîtres à l'aide de collecteurs en plastique déposés sur des tables. Daniel Moysan promet une vraie concertation, associant tous les acteurs: DDTM, ostréiculteur, municipalité et population. «À l'automne, en tenant compte d'une marée favorable, on mettra sur pied une visite sur le site, puis une réunion publique».

Des arguments des deux côtés

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28 juillet 2012

En marge de notre article d'hier, sur la polémique qui agite le quartier du Fret au sujet du projet d'extension d'un parc à huîtres au Zorn, nous évoquions un précédent à Camaret remontant à l'année 2000. Albert Le Moign, qui avait mené la fronde à l'époque contre ce projet sur la grève de Notineau, précise que Michel Diverrès n'avait pas retiré son projet de son premier chef, mais qu'il y avait été contraint. «M.Diverrès avait été condamné par le tribunal administratif de Rennes, auquel il avait fait appel ou, du moins, les Affaires maritimes qui le soutenaient. L'appel au tribunal administratif de Nantes avait également été en notre faveur», rappelle-t-il. Albert Le Moign en profite pour confirmer qu'il a effectivement été contacté par le collectif de riverains récemment constitué à Crozon.

29 juillet 2012

Réuni mercredi, le conseil municipal a annulé la délibération prise le 29juin concernant le projet de parc à huîtres au Zorn, dans le quartier du Fret. À l'unanimité moins une abstention, les élus avaient alors donné leur accord au projet de la SARL Huîtres de Rostellec, pour une extension de 6.243m² à Rostellec et la création de trois parcs au Zorn.

Opposition des riverains

Depuis, le projet fait l'objet d'une farouche opposition de la part des riverains (Le Télégramme de vendredi). Après avoir appris que l'extension à Rostellec est caduque, car située sur le bornage du plan Polmar, le maire, Daniel Moysan a demandé que la question, soit ajoutée à l'ordre du jour, vendredi.

Annulation à l'unanimité...

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On reparle de projet d'installations de parcs à moules en baie de Vilaine. Aucun projet n'a été formellement présenté. Mais la convocation d'une commission nautique, le 6 juillet, à Lorient, par la préfecture maritime, a mis en émoi la municipalité. Cette commission avait pour but d'examiner les conséquences sur la navigation que pourrait avoir la création d'une ferme d'élevage de moules sur bouchots dans le secteur des Mâts. Rien n'est pour l'heure arrêté, précise-t-on au Syndicat mytilicole qui ajoute que l'idée d'une implantation aux Mâts est déjà très ancienne. La prudence est donc de mise. Mais on sait que les professionnels vont se trouver confrontés dans les années à venir à des pertes d'exploitation du fait de l'envasement palpable en baie de Kervoyal, qui ne devrait pas s'arrêter. Les mytiliculteurs et pêcheurs de Pénestin et de Billiers, à qui ces parcs de Kervoyal avaient été octroyés en dédommagement de la construction du barrage d'Arzal, avaient déjà dû en demander une restructuration en 1996, parce qu'une partie était alors devenue improductive sous l'effet de l'envasement. Cette fois, il n'y a plus d'extension possible.
Le maire s'oppose...

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Rejet des demandes de concessions de moules sur filières au large des communes de Saint-Coulomb et de Cancale

Communiqué de la Préfecture de la Région Bretagne

Rennes, le 10 juillet 2012

En avril et mai 2011, le préfet d’Ille-et-Vilaine a été saisi de deux demandes de concession de culture de moules sur filière en eaux profondes au large des communes de Saint-Coulomb et de Cancale.

A l’issue de la procédure administrative d’instruction, et après enquête publique et administrative, le Préfet de l’Ille-et-Vilaine a décidé de prendre un arrêté de rejet concernant ces deux projets.

Cette décision défavorable est notamment motivée par le fait que ces projets créent une incertitude sur la compatibilité avec les autres usages (navigation de plaisance et pêche). Par ailleurs, les études menées apparaissent insuffisantes pour évaluer pleinement l'impact de ces projets sur le milieu marin, l’environnement et les paysages.

Il n’a donc pas paru possible de faire droit, en l’état, à ces deux initiatives individuelles, alors que la concertation, engagée au cours de la procédure (enquête publique, enquête administrative), a dégagé un très large consensus sur la nécessité d’une expérimentation préalable, portée collectivement.

Le rejet de ces deux projets ne marque naturellement pas un coup d’arrêt définitif dans l’expérimentation de cette technique de culture de moules en Ille-et-Vilaine.

Cependant, la faisabilité technique et économique de ce mode d’élevage devra être davantage éprouvée notamment dans des conditions de mer difficiles. Une approche plus globale dans le temps et dans l’espace permettra d’en évaluer plus soigneusement l’impact sur l’environnement et les paysages. De tels projets ne peuvent se développer que dans le cadre d’une concertation renouvelée avec les élus, les autres professions et l’ensemble des acteurs concernés du littoral, afin de rechercher des zones de moindres contraintes, davantage propices au développement de cette technique prometteuse.

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mercredi 11 juillet 2012

Apprenant la décision de rejet du projet de création d'une concession de culture de moules en filière par le préfet d'Ille-et-Vilaine, Pierre-Yves Mahieux, maire de Cancale, « relève que cette décision reconnaît, comme l'avait fait notre conseil municipal, la nécessité pour cette technique d'élevage de faire l'objet d'une expérimentation préalable. »

Pour le maire, cette expérimentation doit se faire « en concertation avec les organisations professionnelles et toutes les parties concernées », de façon à « évaluer plus complètement son impact sur l'environnement et établir la faisabilité technique de ce type de projet ».

Un projet « qui s'inscrit légitimement dans la perspective d'une évolution professionnelle prometteuse », estime Pierre-Yves Mahieux, mais à développer dans « des zones de moindres contraintes », suggère-t-il.

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Le 15 août 2012

Un projet imaginaire, créateur de ressource halieutique pour Fécamp...
Fécamp port secondaire, Fécamp qu'ça bouge

Quand les collectivités locales investissent dans des ports "Musée"... Maud et Marine, deux étudiantes en architecture, imaginent le port du futur.

Voici quelques nouvelles du projet "Fécamp port secondaire, Fécamp qu'ça bouge"

Parcourez les rues du port imaginaire en compagnie de Maud et Marine, architectes depuis juillet 2012...

Nous avons obtenu notre diplôme avec les félicitations du jury. Nous venons tout juste de mettre le blog à jour avec les documents présentés lors du rendu de projet en juillet.

Vous pourrez y voir les images des projets de l'écloserie, des serres de traitement de l'eau "aquaponiques", et des éoliennes productrices de ressource halieutique. Plus tard nous ajouterons les photos des maquettes qui ne sont malheureusement pas encore en notre possession.

Maud Atamaniuk et Marine Canté


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Quand les collectivités locales investissent dans le tout tourisme au Nord d'Oléron...

Retraités et plaisanciers s'opposent à tous projets de cultures marines (de crainte que les excréments d'huîtres ne souillent leurs plages comme dans le Nord de l'Île Oléron....)

Environ 150 personnes se sont réunies, sur la plage de Foulerot contre le projet de la Maleconche

Un mégaphone à la main, les membres de l'association Aplimap parcouraient la plage de Foulerot, peu avant 17 heures, pour informer la population de l'action. Non loin de l'accès de la plage, un stand et sa banderole « Sauvons nos plages » a été dressé, chacun pouvant venir signer la pétition mis en place contre le projet d'implantation de filières ostréicoles dans l'anse de la Maleconche, dont le début des travaux est prévu pour la fin du mois d'août.

Étalées sur environ 400 hectares, les filières prévues auront pour but de développer l'ostréiculture en eau profonde et, selon le Comité régional conchylicole Poitou-Charentes, il s'agirait d'une réponse à la surmortalité qui touche les huîtres dans les parcs de Marennes-Oléron.

Noëlle Demyk, la présidente de l'association Aplimap, dénonce, elle, une enquête publique bâclée : « Les dégâts environnementaux n'ont pas du tout été évalués, nous voulons faire entendre notre voix et montrer que beaucoup de gens sont contre ce projet, même les élus des communes concernées. »

Au-delà de la pollution visuelle, les opposants craignent l'arrivée d'excréments produits par les coquillages sur la plage, ainsi qu'un excès de vase. « Ce projet sera aussi néfaste pour l'économie touristique locale, puisque toutes les activités nautiques disparaîtront », ajoute la présidente de l'association. Michel vient en vacances sur l'île d'Oléron depuis quarante-cinq ans : « Avec ce projet, Oléron la lumineuse ne sera plus lumineuse du tout ! »

Un recours a été déposé en justice au début de l'été, et si les travaux commencent « nous déposeront un référé suspensif au tribunal administratif », conclut Noëlle Demyk.

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D'autres collectivités ont su concilier tourisme et conchyliculture....

Aux boucholeurs, Cultures marines riment avec tradition et avenir

Placé entre deux stations balnéaires, Fouras et Châtelaillon-plage, le village des boucholeurs est un centre conchylicole très actif. Ce port perpétue la tradition et l'avenir des cultures marines en baie d'Yves....  

Elevage d'huîtres / Moules de bouchot / Moules de filières

Dimanche 12 août 2012, c'était le jour de la fête du village des Boucholeurs (sur les communes d'Yves et de Châtelaillon) avec la grande manifestation en l'honneur des huîtres et des moules de bouchots. Depuis trente-cinq ans, elle est organisée par ces hommes de la mer, les ostréiculteurs et les mytiliculteurs, désireux de faire découvrir leur patrimoine et leurs traditionnels jeux.

Des produits locaux

À ces animations se sont joints, depuis quelques années, des stands de produits locaux et d'artisanat. Tout au long de la journée, une foule nombreuse s'y est rendue flânant, pouvant déguster des huîtres et des moules, regarder les jeux proposés en bord de mer selon la marée, voire participer à la pêche aux canards, à la course de plates, au foot sur l'estran, etc.

L'éclade géante a également connu son succès, ainsi que les différents groupes musicaux et le bal. Quant aux enfants, une aire leur était spécialement dédiée avec des jeux et promenade en poney.

Le travail des mytiliculteurs

L'ancienne cité de Chastel-Aillon qui était perchée sur la presqu'île du Cornard arasée par la mer, a laissé place aux parcs à huîtres des ostréiculteurs, les premiers se trouvant déjà face au village. Dans la baie d'Yves, les mytiliculteurs y ont toujours leurs bouchots.

Une exposition de cartes postales anciennes retraçait l'histoire du village et des cultures des huîtres et des moules. La carte postale illustrant le programme de la fête est assez intéressante car elle représente, vers 1925, la famille Landret (parents de Nicole Durand, l'archiviste des Boucholeurs et de Châtelaillon), qui attendait, dans les bouchots, la marée basse. En effet à cette époque, les mytiliculteurs récoltaient les moules de bouchots sur des pieux en mer. Il fallait attendre dans le bateau (la lasse) que la marée soit basse pour pouvoir décharger les moules dans les réservoirs de lavage puis les trier sur les tables sur l'estran. Après, ils pouvaient remplir leurs paniers en osier de moules et les charger sur des charrettes tirées par des chevaux jusqu'aux cabanes.

De nos jours, la récolte, avec les lasses en aluminium ou les chalands, permet aux mytiliculteurs de rentrer directement à la cabane pour continuer le travail.

Sud-Ouest : Châtelaillon-Plage : Huîtres, moules et jeux aux Boucholeurs

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Reconcilier conchyliculture et tourisme autour d'une Eclade... 

Éclade, églade… ?

Cette spécialité de moules cuites dans des aiguilles de pin est servie un peu partout dans l'île d'Oléron, midi et soir. Un peu partout dans l'île, les dégustations d'éclade sont proposées, chez les producteurs, les ostréiculteurs.

Lorsque vous arrivez sur l'île d'Oléron, impossible de passer à côté. Offices de tourisme, guides touristiques et affiches vous préviennent : ici, on confectionne et on mange ses propres éclades de moules. Une spécialité oléronnaise qui ravit touristes et locaux depuis longtemps. Succès indéniable qui ne se trouve pas partout. Sur la route des huîtres, il n'y a qu'à demander. Entre Saint-Georges-d'Oléron et Le Château en passant par Boyardville, les pancartes « éclades à midi et le soir » se multiplient. Il suffit de s'arrêter et de commander.

La première question à se poser : éclade ou églade ? Pour les deux termes, il y a des partisans. Mais n'allez pas les contredire, ils sont chacun intimement convaincus d'avoir raison ! Question de patois apparemment. Selon Marc Vigneron-Larosa, président de l'État libre de Boyard, l'éclade serait une spécialité d'ici à cause de l'environnement. « Il y avait tout sur place pour faire ce plat : des pins à volonté, les planches étaient présentes et les moules venaient s'échouer sur la plage. Il n'y avait plus qu'à tout assembler ! »

Pour concocter les éclades, les moules de bouchots sont indispensables. Sur Oléron, les plupart prennent vie aux alentours de la plage des Saumonards. Des cordes de chanvre sont tendues entre des poteaux à trois mètres d'intervalle vers le mois de mars. Là, les larves de moules viennent s'y accrocher. Elles grandissent pendant quelques mois, puis sont décrochées et emmenées sur les bouchots, principalement à Boyardville pour la côte est. Les cordes sont enroulées autours des pieux en chêne. On les laisse ainsi pendant environ un an et demi, selon les producteurs. L'année suivante, elles sont récoltées et comblent les estomacs des touristes. Entre temps, elles sont surveillées de près afin d'éviter toute maladie et de supprimer les prédateurs.

Première chose à faire avant d'envisager la cuisson des éclades : ramasser les aiguilles de pins. Peu importe quelle espèce, le plus important est d'en ramener une quantité suffisante. Mais attention, interdiction de ramasser n'importe où et n'importe comment. Seul l'Office national des forêts (ONF) peut autoriser les producteurs à ramasser des aiguilles sur ses parcelles en échange d'une participation financière. Reste toujours la possibilité d'en recueillir dans les parcelles qui ne sont pas gérées par l'ONF. Mais, non seulement elles sont rares, et en plus, on risque une amende si l'on déborde sur les parties ONF sans autorisation.

Rentré chargé de sacs d'épines, commençons la disposition des moules. Disposer les moules pointes vers le haut pour éviter que, pendant la cuisson, les cendres ne tombent dedans. Les emboîter en commençant par une rangée d'environ six moules, tout dépend de la taille de la planche. Le tout doit former un ensemble homogène. Ensuite, placer les aiguilles de pins dessus. En mettre une quantité suffisante pour que les mollusques soient assez cuits. Refaire une nouvelle fois le manège pour être sûr de ne pas manger des moules crues. Autre manière de les installer sur la planche : autour de quatre clous centraux. Les disposer en étoile autour et élargir le cercle jusqu'à remplir la planche.

Partage et convivialité

« On utilisait cette méthode surtout avant, quand il n'y avait pas de rebord. C'était moins pratique car les moules tombaient de la planche. Alors on a changé de système ! », explique Bastien Clarinard, producteur d'huîtres et concepteur d'éclade. Lui n'élève pas ses propres moules, il les achète.

Pas comme Jean-Jacques Joubert - installé depuis 1994 - qui cuisine ses éclades avec ses propres moules. « Les moules ne représentent que 20 % de notre production, le reste, ce sont des huîtres. Mais nous tenons à préserver cette production et à la faire déguster aux clients », précise la femme du producteur.

Et n'allez pas systématiquement demander les éclades dans les restaurants. Le plus souvent, on peut les déguster chez les producteurs mêmes. Parce qu'on les prépare à l'extérieur, les éclades demandent de l'espace et un espace ouvert. Ce que les restaurants ne possèdent pas forcément. Et puis, les éclades sont exigeantes. Elles nécessitent beaucoup de temps de préparation, pour autant, il n'est pas possible de les préparer trop à l'avance.

Autre manière de les manger : en famille ou entre amis, du moins à plusieurs. On vient, on achète un ticket et puis les cuisiniers les assemblent. Ils enflamment ensuite le tout « C'est impressionnant », s'exclament des touristes dans la foule. Distribution générale quand tout est cuit et c'est à qui sera le plus imposant. Chacun lève son ticket pour se montrer et recevoir son assiette ! « Ça reste bon enfant », sourit un autre vacancier.

Pour manger des éclades, il ne faut pas avoir peur de se salir les mains. Les coquilles qui s'effritent sous la pression des doigts, le noir du brûlé qui laisse des traces et les quelques aiguilles de pins restées coincées dans les moules à peine écloses. Là, réside tout le charme des éclades : authentique, chaleureux et naturel. À l'image des Oléronnais, et c'est sûrement pour ça qu'ils affectionnent tant cette tradition.

Le record

Le 7 juillet, à l'occasion de la fête nationale de l'État libre du Boyard (Boyardville), le record oléronnais de la plus longue éclade a été battu. Anciennement détenu par Le Douhet, ce record est désormais de 60 mètres de moules grillées aux épines de pins. L'État libre du Boyard le détenait l'an dernier avec 48,6 mètres de moules cuites aux épines de pins, mais Le Douhet l'avait défié avec 50 mètres. Non sans fierté, l'État libre a repris son titre pour un moment, il l'espère.

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Le 24 mai 2013
Projets d’élevage de moules sur filière : de nouvelles étapes de concertation

Source : Ouest France

Depuis décembre 2011, les deux projets initiaux d’élevage sur 85 et 200 ha se sont heurtés à une forte opposition.

La sous-préfecture accueillera ce vendredi matin la deuxième rencontre du comité de suivi sur l’expérimentation d’un élevage de moules à Saint-Coulomb (la première s’était tenue le 13 mars).

Cette réunion intervient alors que la commission départementale des sites et paysages a rendu le mois dernier un avis consultatif défavorable : 12 contre, 3 abstentions, et 3 contre.

La réunion du 24 mai à la sous-préfecture portera notamment sur les objections soulevées et sur les aménagements demandés par les membres de la commission.

Aucun vote n’est prévu, ni aucune date sur l’éventuelle mise en place de quatre lignes expérimentales de moules sur filières subflottantes.

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Le comité de défense de la baie de Kervoyal ne veut pas baisser les bras face au projet de création d'un élevage de moules de bouchots au large de Damgan. Ses porte-parole l'on redit, hier, en annonçant une manifestation le 26 juillet. Cette action fait suite à la pétition lancée l'année dernière (4.000 signatures recueillies) et qui avait été déposée le 19 octobre à la préfecture. Ce projet soulève une vive opposition à Damgan. Il porte sur la création d'un parc de 13.500 pieux sur quatorze hectares sur le plateau des Mâts à près de quatre kilomètres de la côte. Les mytiliculteurs de Pénestin et du Tour-du-Parc, associés dans cette opération, ont défendu leur dossier, au début octobre, à Férel où le comité d'estuaire de la baie de la vilaine avait organisé une réunion spécifique sur le sujet sous la présidence de Guy Rival, maire de Billiers.

« Que des points négatifs »

La manifestation du 26 juillet est prévue à 16 h. Ce jour a été choisi en fonction des grandes marées pour mobiliser le plus de monde, a indiqué le comité de la défense qui veut montrer par là que « l'action se poursuit ». Le maire, Alain Daniel y participera. Bernard Tobie, mytiliculteur à Pénestin, avait indiqué lors de ce comité d'estuaire de Férel que les risques d'envasement à cet endroit sont minimes. Ce que conteste le comité de défense qui « rappelle que l'implantation de nouvelles concessions avait été dénoncée dès 1905 par la municipalité de Pénestin et des communes riveraines ; qu'en 1948 et 1950 la municipalité de Damgan et celles du canton étaient contre de nouvelles implantations et la création du barrage d'Arzal, car les élus savaient, qu'à plus ou moins long terme, la Baie de Kervoyal serait envasée ». « Depuis le déplacement des bouchots en Baie de Kervoyal la vase a gagné la Pointe de Kervoyal jusqu'à Saint Guérin », ajoute le comité qui ne voit dans ce projet « que des points négatifs pour Damgan et l'ensemble du canton : pollution du littoral, vie économique dégradée, perte d'emplois bien supérieure à ceux qui seraient créés ». « Damgan et les communes avoisinantes, souligne-t-il, constituent une zone touristique très importante, ce qui est une ressource pérenne pour la région ».

Enquête publique en été ?

« Le dossier suit son cours », souligne pour sa part Bernard Tobie, qui préside le GIE porteur du projet des Mâts. La procédure administrative sera lancée fin juin par la DDTM (*), indique-t-il. La présentation de l'étude de modélisation de la sédimentation et de la courantologie réalisée devrait être présentée parallèlement courant juillet au comité d'estuaire. Bernard Tobie espère que l'enquête publique pourra avoir lieu en été, à un moment où il y a le plus de monde. « Je suis pour que cette enquête se fasse dans la plus grande transparence, sur des documents qui tiennent la route », dit-il.

(*) Direction départementale des territoires et de la mer.

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Aquaculture... des efforts européens à faire (France 3)

Vice-président de la commission pêche du Parlement européen, l'eurodéputé breton Alain Cadec ne veut pas laisser le développement de l'aquaculture aux pays tiers. Sur le blog d'avenue de l'Europe, l'émission de France 3, tous les samedi à 18h35.


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Le 6 mars 2012

Saint-Coulomb : Projets de moules en filière : 400 personnes rassemblées à Saint-Coulomb (Ouest France)

Un grand demi-cercle avec en toile de fond le fort Du Guesclin. Cet après-midi, le collectif opposé aux projets d’élevage de moules en filières a frappé fort. Près de 400 personnes se sont retrouvées dans l’anse Du Guesclin, entre Saint-Malo et Cancale. Malgré les rumeurs, Nicolas Hulot n’était pas présent. Plusieurs élus avaient fait le déplacement : Herri Gourmelen, conseiller régional UDB, Stéphane Perrin du PRG, Michel Penhouët, candidat aux législatives PRG et Jean Mainguené, maire de Saint-Coulomb. Les opposants dénoncent les conséquences d’un tel élevage : impact sur le tourisme et sur l’environnement avec un slogan : « Les moules, c’est dans la baie ! » (celle du Mont-Saint-Michel).

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