
Dans le berceau de la mytiliculture française à La Rochelle, des moules de corde origine Irlande sur le marché central… Le pays d’origine du moine qui 1500 années plus tôt a fondé Saint-Coulomb, cette petite bourgade bretonne où les habitants aujourd’hui retranchés dans leur forteresse de l'anse du Guesclin s’arcboutent contre l’invasion des moules pour protéger leurs 4 plages…
Saint-Coulomb, La Rochelle,.... La France devenue ce grand parc d’attractions avec ses belles plages, ses chambres d'hôtes et ses halles à marée « transformées en lieux d’exposition, de spectacle, de concert en même temps que les autorités locales tenteraient de mettre sur pied un tourisme industriel fondé sur la reconstitution du mode de vie des ouvriers au début du XXe siècle ». (*)
L’avenir imaginé par ces rentiers des trente glorieuses….
Patrice Walton doit se retourner dans sa tombe, cet irlandais qui selon la légende "inventa" la moule de bouchot dans le petit port d’Esnandes au nord de La Rochelle.... C'est maintenant son pays qui alimente en moule fraiche le pays des mouclades, marinières et autres éclades...
En 2010, la France a importé 44.353 tonnes de moules vivantes pour une valeur de 43.049 millions d'euros. Principalement de Hollande, Espagne, Irlande, Italie et Grèce. Voir le détail dans le tableau fourni par les douanes françaises (en bas de page). La production nationale (bouchot, corde (ou filière), fond, poche, table) se chiffre à près de 70.000 tonnes chaque année.
Hier.... A La Rochelle, les plaisanciers n'aiment pas les "champs" de moules
Aujourd'hui.... Saint-Coulomb sur la côte d'Emeraude entre Saint-Malo et Cancale
Bretagne Nord. Le projet d'élevage de moules en filières fait des remous....

Le 22 décembre 2011, le quotidien Ouest-France....
le quotidien Ouest-France annonce à la population les deux projets d'élevage de moules en filière sur la côte d'Emeraude ! : Deux projets pour 285 hectares de moules en filières
Pourquoi ? Comment ?
Deux projets d'exploitation de moules en filières ont été soumis à l'autorisation du préfet. Les sites se trouvent au large du Guesclin et à l'ouest de Cancale. Les mairies de Saint-Coulomb et Cancale, ainsi que de Saint-Malo et Saint-Méloir, accueillent depuis la mi-décembre et jusqu'au 13 janvier, les pièces du dossier ainsi qu'un registre. En dépit de l'affichage légal, l'enquête dite d'utilité publique est restée quasi confidentielle à cause de la date inadaptée.
Quelles superficies ?
Les deux sites mesurent 85 et 200 hectares. L'impact est loin d'être négligeable puisque le premier projet s'inscrit près du fort du Guesclin, vers les Tintiaux, sur une zone rectangulaire de 1 890 m de long sur 450 m de large. Le second projet s'étend dans un rectangle de 2 km ouest-est sur 1 km nord-sud, entre la Basse-du-Nid et la Grande-Burnouze. Il accueillerait jusqu'à 150 filières.
Pourquoi en mer profonde ?
Cela permet de s'affranchir des contraintes du marnage, pour garder les moules tout le temps immergées au large. Elles se nourrissent tout le temps, à la différence des moules dites de bouchots (sur des pieux qui découvrent à marée basse). D'où leur spécificité gustative.
C'est quoi, des « filières » ? Quels opérateurs ? Quel intérêt économique ? Avec quels moyens ? Où s'informer et réagir ?
Quelques jours plus tard, une pétition contre le projet d'élevage de moules est mise en ligne... Pétition contre l’élevage de moules sur nos plages
Dans le cadre de l'enquête d'utilité publique sur le projet d'élevage de moules en filières de 85 hectares au large du Fort du Guesclin, à Saint-Coulomb, une réunion d'information est organisée mardi 3 janvier, à 19 h dans le nouveau centre culturel « le Phare » avec le commissaire enquêteur, Henri Narzis, le porteur du projet, M. Vettier, et le maire Alain Mainguené. La réunion est gratuite et ouverte à tous.
Mais d'ores et déjà, certains expriment leur opposition au projet. Xavier Pibault, un habitant de la Guimorais, qui se présente comme un défenseur de l'environnement, fait circuler une pétition sur internet. « Un cartel de mytiliculteurs veut investir la Côte d'Emeraude, dénonce-t-il. Si cette première étape se concrétise, d'autres mytiliculteurs s'engouffreront dans la brèche. La Côte d'Émeraude, avec son patrimoine tant historique que romantique, deviendra en quelques années un espace industriel de production de moules comme l'a été jusqu'à épuisement la baie de Cancale. Imaginez les belles aquarelles de la baie de Saint-Malo quadrillées par des alignements de bouées de filières de moules. Notre côte bretonne perdra tout son charme. » Source : Saint-Coulomb : Une pétition contre le projet d'élevage de moules (Ouest France)
Réflexions personnelles autour de la conchyliculture offshore
Techniquement, il est possible d'installer des filières et d'élever des moules au large de la Bretagne... Il n'y a qu'un tsunami qui peut balayer ce type d'installation dans une baie fermée. Au large comme dans le cas des projets de filières Saint-Coulomb/Cancale, ce type d'installation résiste même au tsunami... Les filières de pétoncles installées sur la côte d'Hokkaïdo l'ont démontré au Japon...
Esthétiquement, il faut prévoir des filières en subsurface (meilleure résistance)... où les flotteurs sont entre deux eaux (non visibles).... Quelques bouées de balisage restent en surface....
Regardez les photographies (la photo ci-dessus et les 2 à droite) prises dans l'immense baie de Mutsu au nord d'Honshu (Japon). Voyez-vous des bouées ou autres flotteurs dans cette baie qui produit chaque année près de 100.000 tonnes de pétoncles japonais en filières, soit plus 100 fois la production de moules en prévision dans les deux projets de Saint-Coulomb/Cancale ?
Quant au risque de retrouver des moules (dégrappage) et du matériel sur les plages, prévoir un cahier des charges....
Il est temps de mettre en place une commission "Conchyliculture au large" au niveau national associant professionnels (conchyliculteurs, pêcheurs,...), chercheurs, nouvelles technologies, administrations, associations (riverains, environnement, plongeurs, pêcheurs,....),...
Sans quoi les problèmes vont se multiplier entre producteurs et riverains... Projet bloqué... Une opportunité pour les moules étrangères d'envahir le marché français : Moules de corde (ou de filières) d'Irlande, d'Ecosse, de Norvège et d'ailleurs.... Ce qui fragilisera l'ensemble de la filière moule hexagonale...
Qui peut porter de tel projet innovant ? (1) Des structures privées. (2) Des structures privées en association avec l'organisation professionnelle (CRC). (3) L'organisation professionnelle (CRC). Pour rappel : Le projet de filières d'huîtres au large de l'Ile d'Oléron (400 ha) est porté par le Comité Régional de la Conchyliculture (CRC). Les premières filières à moule du Pertuis breton en Charente-Maritime par une association professionnelle...
Concessions Maritimes. Dans un contexte de mondialisation, quelle garantie offre des entreprises privées hexagonales face aux multinationales aquacoles ?
A Dunkerque, des filières à moule récompensées !
Lors de la remise des trophées Jean-Bart qui récompensent les talents dunkerquois, le public a félicité l'audace des marins-pêcheurs qui se sont reconvertis dans la filière de la moule dunkerquoise et bien noté que « 500 à 600 tonnes sont attendues cette année, après une production de 400 tonnes en 2011 ». Source : Les talents dunkerquois ont de nouveau été récompensés par un Trophée Jean-Bart (La Voix du Nord)
Philippe Favrelière (modifié le 11 janvier 2012)
(*) Houellebec dans L’Humanité : Les Français contre un pays « parc d’attractions »
Autres articles :
- A La Rochelle, les plaisanciers n'aiment pas les "champs" de moules
- France. Vouloir une politique halieutique et/ou une politique touristique ?
- La Rochelle. Port des Minimes 2015 : La plaisance au coeur du parc naturel marin des pertuis charentais
- En tout temps, les moules gardent la frite !
- Aquaculture, compatible avec Natura 2000 en mer
- Une mer sans pêcheries ni cultures marines selon le Grenelle de la mer
- Marine Harvest écrit l'histoire du saumon Bio européen en Irlande !
- Quel modèle de développement aquacole pour l'Europe ?
- Marennes-Oléron : Ostréiculture en eaux profondes
- Pêche sous marine (des plongeurs pas forcément contre le projet et qui connaissent très bien les fonds de la zone projetée....)
- Pneuboat
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Aquaculture...des efforts européens à faire (France 3).
Vice-président de la commission pêche du Parlement européen, l'eurodéputé breton Alain Cadec ne veut pas laisser le développement de l'aquaculture aux pays tiers. Sur le blog d'avenue de l'Europe, l'émission de France 3, tous les samedi à 18h35.
Adresse de la vidéo : http://ma-tvideo.france3.fr/video/iLyROoafrXQd.html

Guide pratique
Xavier Bompais
Ifremer 1991
Ce guide (qui date un peu ndlr) est destiné à tous ceux qui désirent élever des moules sur des filières, en pleine mer. Recueil de recettes et de "trucs" acquis par des mytiliculteurs, des pêcheurs ou des marins, il se veut avant tout pratique.
Axé sur la description du matériel et de son utilisation, il comporte quatre parties :
- Après une brève présentation de la mytiliculture sur filières en France, il donne quelques conseils pour trouver un site d'élevage.
- Il s'attache à répondre aux questions que l'on se pose quand on choisit le matériel. Il décrit les divers types de filières et d'amarrages avec, pour chacun, les avantages, les inconvénients, les performances ; il passe en revue tous les composants : accastillage, aussières, flotteurs, suspensions, ancrages...
- Il propose des méthodes pour installer le matériel : comment l'assembler et le mettre en place sur le site d'élevage.
- Il évoque l'exploitation proprement dite : quels équipements employer, comment garnir la filière ?...
En fin de volume, des annexes donnent des renseignements complémentaires, en particulier des exemples de prix et d'aides financières ainsi que quelques adresses utiles : fournisseurs, centres et stations Ifremer, délégués régionaux à l'aquaculture....
L’aventure du large
Les Français aiment les moules... Chaque année, ils en consomment plus de 100.000 tonnes, dont la moitié est importée. Doiton produire plus pour diminuer ces importations ? Le problème n'est pas aussi simple : le marché de la moule en France est plus complexe qu'on ne le croit H serait même illusoire de penser reconquérir toute la part que s'y sont taillée les pays étrangers simplement en élevant plus de moules françaises.
Face à cette concurrence, plutôt que de produire plus, certains mytiliculteurs se persuadent qu'il leur faut "produire mieux", même s'ils obtiennent déjà de très bons résultats. Pour eux, cela veut dire mettre sur le marché, en des périodes de l'année où il se vendra mieux, un produit de très haute qualité qui aura poussé plus vite.
Pour concrétiser ce rêve, ils pensent que le seul élevage traditionnel ne suffit plus : il leur faut aller ailleurs, il leur faut trouver d'autres techniques. Depuis le début des années 80, beaucoup choisissent de s'éloigner un peu du littoral, de quitter les zones abritées de l'estran et des étangs, pour "prendre le large". Ils se lancent dans l'aventure de la pleine mer...
La côte méditerranéenne recueille maintenant les fruits de cette aventure ; la Bretagne reste encore "à la traîne". Mais l'espoir demeure grâce à un nouveau démarrage sur la côte atlantique.
Pour télécharger le document, cliquer Ifremer
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Review of the Irish Rope Mussel Industry
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Revue de presse :
Le 5 janvier 2012
Projet mytilicole chahuté par 400 opposants à Saint-Coulomb (Ouest France)
Les habitants de Saint-Coulomb se sont mobilisés pendant deux bonnes heures, mardi soir, au Phare, contre le projet de 85 ha de moules élevées en filières.
Arnaud Vettier et son beau-frère Xavier Salardaine ont eu beau se référer aux vingt et une années d'expérience de leur associé charentais Laurent Hurtaud, et au bagage scientifique d'une cousine maître de conférence en biologie, Aurélie Vettier, ils se sont heurtés à de très fortes réticences.
Un huissier de justice a enregistré les débats pour les besoins de l'enquête publique. Les deux projets sont consultables et anotables dans les mairies de Saint-Coulomb, Saint-Méloir, Saint-Malo, et Cancale, jusqu'au 13 janvier.
Site et chiffres
À 2 300 m de la pointe du Nid, dans le nord-est des Tintiaux, face au fort du Guesclin. Il ferait 1 895 m de long sur 450 m de large, avec un minimum de profondeur d'eau de 9 à 10 m.
Selon les calculs de Louis Le Nouvel (élu de l'opposition municipale cancalaise), cela représenterait 25 km de cordages pour 50 filières et 100 bouées de 50 litres par filière... Trois fois plus avec un autre projet de 200 ha près de la pointe du Grouin. Cela ferait un total de 100 km de cordages, et de 10 000 bouées pour maintenir et délimiter les filières.
Le clash....
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Le 6 janvier 2012
Projet d'élevage de moules : les écologistes sont contre (Ouest France)
Europe Écologie Les Verts (EELV) s'exprime à son tour sur le projet d'élevage de moules en filières, dans la baie de Cancale et près de l'anse du Guesclin à Saint-Coulomb (Ouest-France d'hier). Les écologistes dénoncent « la tentative d'accaparement précipité de l'espace maritime à des fins industrielles et commerciales. Il ne s'agit pas de s'opposer à l'aquaculture en général mais de souligner les limites de ce projet particulier ».
« Les installations seront source de pollutions, à fois visuelle sur les plages. Comment sera assuré le traitement de déchets éventuels ? Elles seront aussi une gêne à la navigation de pêche et de plaisance. Elles impacteront la zone de protection de la biodiversité (Natura 2000) située à proximité. »
Toujours selon EELV, « la pertinence économique du projet n'est pas démontrée : pourquoi autoriser une production à moyen terme de près de 1 000 tonnes de moules sur filières alors que 4 000 tonnes de moules de bouchots sont détruites annuellement dans la baie ? Les promesses d'emplois créés ne sont pas à la hauteur des emplois susceptibles de disparaître. »
« Dans cette affaire, l'État ne doit pas faire preuve de faiblesse.....
(....)
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Le 9 janvier 2012
La controverse autour du projet d'élevage de moules en filières, dans la baie de Cancale et près de l'anse du Guesclin, était dans tous les esprits. Pierre-Yves Le Moal est intervenu la veille lors de la réunion à Saint-Coulomb (Ouest-France de jeudi), mais en tant que professionnel, pas au titre de premier-adjoint. Pierre-Yves Mahieu a abordé le sujet lors de ses voeux, avec une certaine distance.
Il souhaite « que le bon sens l'emporte, que l'on ne gâche aucun atout », déclare-t-il, sans citer nommément le projet. « On oppose trop souvent économie résidentielle et économie productive. Il n'y a pas de Breizh riviera, considère Pierre-Yves Mahieu, en reprenant l'expression de Jean-Yves Le Drian, le président du conseil régional. Sans défigurer notre littoral, les activités maritimes doivent progresser, évoluer, s'adapter. Il faut que la baie continue à vivre, à faire vivre. »
Maurice Jannin, le conseiller général, attend pour sa part de disposer de tous les éléments d'appréciation. « Pour peser le pour le contre, il est nécessaire de disposer d'informations précises. Et nous ne les avons pas encore. Ce type d'exploitation se fait ailleurs, c'est vrai, mais il y a des risques, surtout dans la zone envisagée, où il y a des vents dominants et de forts courants. »
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Le 10 janvier 2012
Projet mytilicole à Cancale : une réunion ce soir salle Cancaven (Ouest France)
Les projets d’élevage de moules en mer par le procédé dit des filières portent sur 85 hectares devant Saint-Coulomb, et vers la pointe du Grouin sur 200 hectares mitoyens, mais ils présentent des caractéristiques techniques différentes. Le second fait appel à des bouées immergées, procédé qui réduit l’impact visuel.
Les organisateurs de la réunion d’information prévue aujourd’hui à 20 h 30 ne disposaient au départ d’une autorisation que pour une salle de 150 places, au centre socioculturel de Cancale (or, la semaine dernière, 400 personnes s’étaient déplacées à Saint-Coulomb). Finalement, ils ont obtenu hier soir la mise à disposition de la salle des fêtes de Cancaven, d’une capacité d'accueil pour 300 personnes.
La réunion de ce soir, en présence du commissaire enquêteur, se veut avant tout sereine, avec un but pédagogique. Elle a été initiée par la liste d’opposition municipale « Cancale vivre et agir ensemble », avec le soutien d’autres groupes.
Les porteurs des projets ont longuement rencontré les animateurs mais ne seront pas présents, échaudés par l’accueil hostile fait la semaine passée à leurs collègues du projet devant l’anse du Guesclin. En revanche, ils ont créé un site expliquant sur l’équivalent de sept pages comment ils conçoivent leur projet d’élevage de moules : « www.projetmoulescancale.fr ».
À noter par ailleurs qu’on totalisait ce matin près de 1 400 signatures et près de 200 commentaires sur « www.petition24.net ».
A Dunkerque, les mytiliculteurs aux filières à moule récompensés !
Le public a félicité l'audace des marins-pêcheurs qui se sont reconvertis dans la filière de la moule dunkerquoise et bien noté que « 500 à 600 tonnes sont attendues cette année, après une production de 400 tonnes en 2011 ». Source : Les talents dunkerquois ont de nouveau été récompensés par un Trophée Jean-Bart (La Voix du Nord)

C'est l'épilogue d'une longue bataille entre ostréiculteurs et plaisanciers et de 10 ans de travail sur le dossier, le préfet de la Charente- Maritime a signé l'autorisation pour la mise en place d’un parc de près de 400 hectares au large de l’ile d’Oléron.
Les huitres en filière au large d'Oléron…. Voir cette vidéo
Un champ de filières ostréicoles sera progressivement installé en mer au large d'Oléron pendant les sept années à venir. Environ 400 filières pour l'élevage des huîtres ou des moules seront installées progressivement sur sept ans. Toutes les étapes de la production seront ainsi réalisées en Charente-Maritime.
Cette nouvelle orientation prise par certains ostréiculteurs de Marennes-Oléron vise à lutter contre la surmortalité des naissains et à rapatrier toute la chaîne de production en Charente-Maritime. Ces huîtres Marennes-Oléron, élevées en plein mer, n'iront plus grandir dans les eaux plus froides de Normandie, de Bretagne ou d'Irlande.
Cette technique des filières est déjà utilisée dans d'autres bassins ostréicoles français.
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Le 19 janvier 2012

Surprise
Les formes avaient été respectées : annonce légale et affichage à la porte des mairies de Saint-Coulomb, Cancale (aussi à Saint-Malo et Saint-Méloir)... Mais personne n'était au courant de l'enquête publique (13 décembre 13 janvier) avant la publication d'un article dans Ouest-France.
285 hectares
L'enjeu : deux projets de création sur le domaine public maritime d'élevages de moules « en filières ». 85 ha à Saint-Coulomb, au large de l'anse du Guesclin (1 890 m de long sur 450 m de large). Et 200 ha mitoyens, à l'ouest de la pointe du Grouin à Cancale (2 km sur 1 km près de la Basse du Nid).
En immersion
La différence est considérable avec les moules de bouchots, élevées sur des pieux qui se découvrent à marée basse comme en baie du Mont Saint-Michel. Là, il s'agit d'immerger les coquillages en permanence (voir infographie). Après quatre années de mise en place progressive, les professionnels espèrent obtenir 200 à 300 tonnes pour le premier projet (50 filières de 100 m chacune). Pour le second (150 filières) : 1 000 tonnes.
Plus de 3 000 réactions
À Saint-Coulomb, le maire Jean Mainguené a orchestré une réunion publique le 6 janvier. Les porteurs du projet y ont été en difficulté face à plus de 400 personnes hostiles. Il y a eu aussi un vote unanimement défavorable du conseil. Et au final, quelque 3 000 opposants (1 764 par pétition sur Internet, 750 par lettres type, et 511 par signatures).
À Cancale, c'est l'opposition qui a pris l'initiative, en déplorant la passivité de la majorité municipale. Environ 300 personnes se sont réunies le 12 janvier dans un esprit moins houleux, mais il est vrai que les porteurs du projet avaient décliné l'invitation.
Les « pour »
Les « contre »
L'environnement
... et la vue ?
La procédure
La synthèse des enquêtes publiques prendra un mois, la commission paritaire des cultures marines et la commission nautique locale seront consultées, avant que le préfet ne se prononce.
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Le 31 janvier 2012 : Quand Cancale s'oppose, Camaret prend le large....

Poches suspendues
À l'heure actuelle, Cap au large, dont l'entrepôt est installé dans l'ancienne criée, produit non seulement à Camaret mais aussi à Landévennec et Carnac, dans le Morbihan. Créée en septembre2007 par six spécialistes de l'ostréiculture et de mytiliculture, l'entreprise commercialise sa production par le canal des GMS (grandes et moyennes surfaces), poissonneries et restaurants. «Produites en pleine mer, de façon écologique, nos moules et nos huîtres spéciales semblent être très appréciées. Mais ce processus de production, dans des poches d'une dizaine de kilos suspendues dans l'eau, est plus difficile à maîtriser qu'une production plus traditionnelle», explique Corinne Raguenel, une Rennaise qui est l'une des six associés de cette jeune PME très bientôt camarétoise et qui devrait recruter deux salariés d'ici à l'été prochain. Les dix filières camarétoises de Cap au large sont installées dans un périmètre où il y avait autrefois un élevage de saumons. Mais en disparaissant, cette ancienne «ferme» permet aujourd'hui à la commune de faire une percée dans le monde ostréicole.
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Cancale/Saint-Coulomb. Le fil de l'info articles d'Ouest France de février 2012
Moules de filière : les opposants ne désarment pas (Ouest France)
Les opposants aux projets de filières de moules continuent de réagir. Sur le site internet, ils sont 1.805 à avoir signé une pétition qui a été rouverte (1), et plus de 400 à faire des commentaires, parfois très fleuris, qu'ils soient très majoritairement défavorables, ou qu'ils émanent de partisans des mytiliculteurs.
Dans l'opposition municipale, on se montre également fort critique (2), notamment Louis Lenouvel et Marie Feuvrier. Ils recadrent le sujet. En substance : il est artificiel de s'en tenir au seul projet de Cancale, car ce n'est pas un seul avis d'enquête publique qui était affiché à l'entrée de la mairie, mais bien deux avis, avec deux registres.
Et les Cancalais seraient assurés d'une vue imprenable sur 2 604 bouées de Saint-Coulomb plus les 304 de Cancale (outre 7.500 bouées immergées), aussi bien à la pointe du Nid que depuis le corps de garde des Daules.
Il ne s'agit pas d'une simple expérimentation sur 5 filières mais bien d'un projet immobilisant 285 ha de domaine public. Alors que la réglementation sanctuarise l'environnement à terre, on ne tiendrait pas compte de l'implantation en zone Natura 2000 de Chausey, et près de celui de la pointe du Grouin....
(...)
(1) http://www.petitions24.net/petition_contre_lelevage_de_moules_sur_nos_plages
(2) Cinq ont voté contre : Louis Le Nouvel, Roux, Marie Feuvrier, Nicole Logeais (de la majorité) Yves Cahours. Quatre se sont abstenus : Géraldine Lasilier-Chauffaux, Laurence Penvern et M. Cadorel et Mme Victoire (majorité).
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Cancale : Moules en filière : un collectif contre le projet (Ouest France)
La rencontre s'est achevée par la mise en place d'une délégation de neuf personnes qui souhaitent rencontrer le sous-préfet.
Samedi, l'association de la Côte d'Emeraude pour l'environnement et la qualité de vie a regroupé, à la salle Cancaven, une cinquantaine de personnes. Des représentants d'associations ou de simples citoyens défenseurs de l'environnement.
« Le but de notre rencontre est de mettre en place une délégation afin d'organiser un collectif contre le projet d'élevage de moules en filière. Le tout en prévision d'une manifestation à Cancale et afin de demander un référendum à la Ville », explique Marcelin Daniel. Nous avons déjà plus de 200 associations régionales qui ont répondu positivement. »
Le Réseau cohérence, qui réunit 120 associations dans l'Ouest de la France, ainsi que le Groupement régional des associations de protection de l'environnement de Basse-Normandie, auraient accepté de participer à la manifestation.
Une délégation composée de Louis Bunouf (Asurio), Louis Le Nouvel (conseiller), Yves Guiziou (ADICCE), Louis Dubois (comité de défense), Christian Drouin (APPR), Eugène Roux (conseiller), Xavier Pibault (défenseur de l'environnement) et Marie Feuvrier (conseillère) a rejoint Marcelin Daniel pour rencontrer le sous-préfet en vue de l'informer de leur projet.
Moules en filières : le Département propose un comité de suivi (Ouest France)
Au début du mois, plus de 150 personnes s'étaient déplacées, salle Cancaven. Le conseiller général, Maurice Jannin avait tenté de rassurer à propos du projet d'élevage de moules en filières.
Une résolution relative aux projets de d'élevage de moules en filières subflottantes a été proposée par Maurice Jannin, conseiller général délégué aux affaires maritimes. Cette résolution a été votée à l'unanimité des conseillers généraux, toutes tendances confondues.
« Evaluer les incidences sur le paysage »
Le Département d'Ille-et-Vilaine, après examen des dossiers et sans remettre en cause le développement de la conchyliculture sur le territoire, demande, avant d'émettre un avis, « que des études complètes et transversales soient engagées pour évaluer leurs incidences sur le paysage, l'environnement, le réseau trophique (chaînes alimentaires) et les autres usages. »
Il souhaite, par ailleurs, qu'un processus de concertation soit rapidement engagé avec toutes les parties intéressées et propose, à cette fin, « la création d'un comité de suivi associant les porteurs de projets, les scientifiques locaux (Cresco et Ifremer), les élus, ainsi que les représentants des activités concernées et impactées (pêcheurs, plaisanciers, professionnels du tourisme...) ».
Opposé à tout projet qui dégraderait la Baie
Il demande également que ce projet soit soumis pour avis et instruction à l'agence des aires marines protégées, en charge de la mise en place d'un parc marin sur le golfe normand breton et au comité régional conchylicole Bretagne nord.
Sans préjuger des études demandées et des conclusions de la concertation à engager, le conseil général affirme son opposition à tout projet susceptible « de dégrader la qualité du site de la Baie du Mont Saint-Michel et de ses abords qui reçoivent chaque année plus d'un million de visiteurs. »
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Rapport négatif pour les filières à moules à Cancale (Ouest France)
Un commissaire enquêteur vient de rendre son avis défavorable sur un projet d'élevage de moules de 200 ha près de Cancale. Un second rapport est attendu pour 85 ha à Saint-Coulomb.
Manque de concertation et de transparence
Alors que les dossiers avaient été déposés en avril et en juillet, les habitants de Cancale et Saint-Coulomb n'ont découvert que fin décembre deux projets de 200 et 85 ha d'élevage de moules au nord-ouest de la Pointe du Grouin (1).
Le commissaire enquêteur conclut : « Ce projet a créé des craintes légitimes auprès de la population en raison d'un manque de concertation et de transparence de la part des requérants qui a généré aussi de la suspicion sur leurs motivations. »
Il a reçu 90 particuliers en mairie de Cancale, mais surtout dénombré 1 715 signataires d'une pétition sur Internet (qui frôle aujourd'hui les 2 000), et 379 opposants s'exprimant par lettre type. Au total, il a recensé 2 240 avis défavorables contre seulement 12 avis positifs. Autre précision : 23 associations ou syndicats professionnels et six élus se sont exprimés.
Conséquences sur l'environnement
André Gilbert, le rapporteur désigné par le tribunal administratif, note que « les opposants et même ceux favorables avec réserve ont critiqué la légèreté du dossier [...] notamment l'absence d'une étude d'impact ou d'une évaluation environnementale. » [...] « Les rares partisans du projet ignorent les conséquences sur l'environnement. »
En outre, il pointe l'absence de référence aux différents schémas d'aménagement du territoire par les collectivités ainsi qu'à la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement.
Le rapport est particulièrement sévère. En substance : « la zone de la baie du Mont Saint-Michel ne permet plus d'accueillir de nouvelles cultures marines en raison de la disponibilité (insuffisante) en nutriment. La pêche et la conchyliculture mènent une action en commun pour éradiquer la crépidule. Ce n'est pas en s'écartant de quelques centaines de mètres à l'ouest que le problème sera résolu ».
Parmi les oppositions, on relève celles du comité local des pêches de Saint Malo, et du comité régional conchylicole Normandie. Ou encore de l'association des pêcheurs plaisanciers qui dénoncent les risques pour la navigation, et craignent que la création d'une cale à Port-Picain ne les exclue du site.
Au-delà du délai d'enquête qui se terminait le 13 février, le conseil général vient par ailleurs de se prononcer à l'unanimité pour « la création d'un comité de suivi associant les porteurs de projets, les scientifiques, les élus, ainsi que les représentants des activités impactées (pêcheurs, plaisanciers, professionnels du tourisme...) ».









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