vendredi 28 août 2009

Saumon de Norvège, en maître sur la salmoniculture mondiale, toujours aux petits soins des consommateurs français

Mardi 25 août 2009, le quotidien « Le Monde » publie un article sur le chaos dans la salmoniculture chilienne « Au Chili, deuxième producteur mondial de saumon, l'"or rose" se tarit ». Trois jours plus tard, l’Ambassade Royale de Norvège à Paris rassure le consommateur français en publiant un communiqué « Le saumon norvégien ne connaît pas la crise ».

Statistiques de l'aquaculture en Norvège : Statistics Norway

Revue de presse en bas de page actualisée le 17 avril 2012

La France est la principale destination du saumon norvégien. Il ne faut surtout pas laisser le consommateur français sur sa faim après les révélations du « Monde » dans un reportage au Chili où les multinationales norvégiennes (et en particulier Marine Harvest, premier producteur mondial de saumon et troisième société dans le secteur halieutique de la planète) sont épinglées pour des questions sociales et environnementales.

A travers ses sociétés installées dans les principales zones d'élevage aux quatre coins de la planète, la Norvège contrôle près de 90% de la production mondiale de saumon atlantique (Salmo salar) !

Le Chili qui avait l’ambition de détrôner la Norvège, a été mis KO par le virus ISA (anémie infectieuse du saumon) à la fin de l’année 2008. Depuis, la Norvège a renforcé son hégémonie et règne maintenant en maître sur le marché mondial du saumon d’aquaculture. A travers ses sociétés installées dans les principales zones d'élevage aux quatre coins de la planète, la Norvège contrôle près de 90% de la production de saumon atlantique ! Un marché évalué à 7,6 milliards de dollars (5,3 milliards d'euros), pour une production de plus de 1,4 millions de tonnes. Rappelons que le saumon, toutes espèces confondues, pêche et aquaculture, s'est hissé en moins de 30 ans à la troisième place des produits halieutiques commercés dans le monde (en valeur), après le thon et le crevette.


Les révélations du « Monde »

« Marine Harvest a licencié 15 000 employés depuis 2008, selon les syndicats. Au total, le nombre de chômeurs pourrait atteindre 40 000 fin 2009. Ceux qui ont encore du travail doivent accepter des réductions de salaire. Le maire de Quellon se remémore l'époque du "miracle du saumon". Les gains avaient grimpé au Chili de 159 millions de dollars en 1991 à 2,5 milliards de dollars en 2006. A Quellon, le coup de grâce a été "la marée rouge", une bactérie qui rend les fruits de mer impropre à la consommation. Les pêcheurs artisanaux, sans travail, accusent la salmoniculture d'avoir pollué les fjords.

Il y a 550 "fermes à saumons" au Chili, dont 40 % sont entre les mains de multinationales. Le filon le plus exploité est l'archipel de Chiloé, composé d'une quarantaine d'îles, riches en baies protégées, fjords, lacs et fleuves profonds, ce qui lui a valu le surnom de "Salmon Valley".

L'épidémie dévoile les abus de l'élevage intensif et le manque de régulation de la part du gouvernement. "C'est un nouveau Far West, mais sans shérif", lance Juan Carlos Cardenas, directeur du Centre pour le développement durable (Ecoceanos). Cette ONG dénonce les méfaits irréparables sur l'environnement, en raison notamment des déchets organiques rejetés par les saumons. "L'aquaculture est une industrie très polluante, explique M. Cardenas, car elle utilise beaucoup de produits chimiques et d'antibiotiques."

Au mois de juillet, l'ONG Oceana a contraint le gouvernement chilien à révéler que la salmoniculture avait utilisé 385 tonnes d'antibiotiques en 2007, soit 600 fois plus que la Norvège, pour une production quasiment identique cette année-là. "Nous ne sommes pas opposés à l'activité même, mais à la façon dont elle se déroule", précise M. Cardenas. Il réclame un meilleur contrôle des conditions sanitaires. Il est convaincu que le virus AIS a été introduit dans des algues importées de Norvège. »

« Saumon de Norvège » aux petits soins de ses consommateurs favoris

Les Français mangent toujours plus de saumon de Norvège. Malgré la crise économique et la hausse du prix du saumon, la prédilection des consommateurs français pour ce poisson « aimé par tous » ne cesse de se renforcer. C’est le constat des dernières statistiques du Centre des Produits de la Mer de Norvège et TNS/Europanel.

Le Saumon de Norvège – un poisson de choix dans l’assiette des Français - Les ménages français semblent porter leur choix de plus en plus souvent sur le saumon de Norvège. Ils se réjouissent devant sa saveur appréciée par tous, sa belle couleur, la facilité de préparation… Les exportateurs norvégiens de saumon se réjouissent aussi, car la demande en saumon frais s’est encore renforcée lors des six premiers mois de l’année, avec une augmentation de plus de 6 % dans les exportations vers la France. Par rapport à l’année dernière, les Français ont mangé 4100 tonnes plus de saumon norvégien au premier semestre 2009.

Un peu d’histoire… C’est au début des années 1970 que les premières fermes aquacoles ont été installées en Norvège. L’hexagone fut parmi les premiers importateurs de saumon norvégien issu de l’aquaculture, et donc un véritable pionnier. Grâce à des conditions naturelles exceptionnelles, la recherche et la surveillance rapprochée des autorités, le secteur aquacole norvégien rencontre un succès incontestable auprès de la distribution française. Depuis, la France est devenue le premier pays consommateur de saumon norvégien, avec plus de 122 000 tonnes importées en 2008, soit plus de 2 kilos par Français et par an !

Un secteur tourné vers l’avenir - Qu’est-ce qui fait le succès du secteur aquacole en Norvège ? L’efficacité de la production combinée avec le respect du cycle de vie naturel du saumon y sont certainement pour beaucoup. L’aquaculture est ainsi devenue un secteur d’activité innovant et dynamique. En effet, les Norvégiens défient les idées reçues sur l’élevage, en proposant un saumon garanti sans antibiotiques, élevé dans des grands enclos en pleine mer, dans des conditions difficiles pour le producteur mais adorées par le saumon… C’est un résultat dont les Norvégiens sont fiers, mais qui repose sur des années de recherche et de développement, et qui progresse sans cesse. Pour plus d’informations sur le saumon de Norvège, rendez-vous sur : Saumon de Norvège

Autres articles :
Pour plus d'informations :


  • Document FAO 2009 : Aquaculture en cage : aperçu mondial de Albert G.J. Tacon et Matthias Halwart - L’élevage et la production d’organismes aquatiques cultivés dans des cages est une innovation aquacole relativement récente. Même si on peut établir que les origines de l’emploi de cages destinées au stockage et au transport de poissons pour de courtes durées remontent à près de deux siècles dans la région asiatique, la culture commerciale en cage a été lancée en Norvège dans les années 1970 avec l’essor et le développement de la salmoniculture. Tout comme dans l’agriculture terrestre, le changement qui s’est opéré au sein de l’aquaculture vers le développement et l’utilisation de systèmes intensifs d’élevage en cage a été favorisé par une combinaison de facteurs. Parmi ces facteurs figurent notamment: la concurrence accrue à laquelle le secteur fait face pour trouver des ressources disponibles (telles que l’eau, la terre, le travail et l’énergie), le besoin de réaliser des économies d’échelle et une productivité plus élevée réalisée par zone d’unités, enfin la motivation et le besoin de la part du secteur d’accéder, et de s’y étendre, à de nouveaux sites inexploités d’élevage en eaux libres, tels que les lacs, les réservoirs, les rivières, ainsi que les zones côtières d’eau saumâtre et les eaux de mer ouverte. Lire le document intégral : Aquaculture en cage / Études régionales et aperçu mondial

20 avril 2010 : Un point au moment des cendres volcaniques

Eruption volcanique : Saumons norvégiens cloués en mer !

Norvège - Le nuage de cendre volcanique handicape les exportateurs de saumon. Les pisciculteurs sont dans l’obligation d’arrêter leur récolte ou de congeler leur production. Jeudi dernier, Marine Harvest, le plus grand producteur mondial, prévoyait d’exporter 100 tonnes de saumon en France via l’aéroport principal d’Oslo, Gardermoen. Source : Volcano hits Norway hard

Marine Harvest, le géant de la salmoniculture mondiale, vient de révéler les résultats du premier trimestre 2010. Un total de 73.000 tonnes dont 50.000 tonnes en Norvège, 1.000 au Chili, 11.000 au Canada, 7.000 en Ecosse,.... Un peu moins qu’au 4e trimestre 2009 avec 89.000 tonnes. Source : Marine Harvest bat 1Q prévisions de sortie (Seafoodsource)

Grieg seafood, un autre grand du saumon norvégien, prend le contrôle de la société Northern Aquaculture Ltd. dans l’archipel des Shetland (Ecosse) pour un prix de 1,1 million d’euros et une capacité de production de 2.900 tonnes par an. Source : Grieg acquires Shetland producer (SeafoodSource)

La France est le principal client des sociétés norvégiennes qui produisent du saumon en Ecosse, Irlande, Féroé et Norvège. Pour plus de précisions sur le marché du saumon, FranceAgriMer vient de publier un document qui présente la situation mondiale et française du marché des produits de la mer : Diaporama sur les tendances des marchés France & international (FranceAgriMer)


Saumon : Marché français en 2008 (FranceAgriMer)

Environ 165 000 tonnes de consommation apparente (eq. poids vif)

Importations 190 000 tonnes dont :
97 000 tonnes de Norvège
25 000 tonnes d'Ecosse
15 000 tonnes du Chili
10 000 tonnes de Chine
8 000 tonnes de Pologne
5 000 tonnes du Danemark

Exportations 25 000 tonnes dont :
9 000 tonnes en Belgique
5 000 tonnes en Italie

Revue de presse :

Le 3 mai 2010

Saumon règne sur le marché français
Le saumon reste le poisson le plus populaire des consommateurs français, devant le cabillaud et le lieu noir. En terme d’achat, le saumon fumé arrive en tête suivi du frais et du congelé, respectivement 72% des français, 46% et 25% selon l’étude Kantar Worldpanel. En 2008, l'Union européenne a importé 600.000 tonnes de saumon pour une valeur de 2,2 milliards d'euros, dont 75% de Norvège. Les Français en ont consommé environ 165.000 tonnes. L'an dernier, les consommateurs ont payé en moyenne 22,41 € par le kilo de saumon fumé, 11,60 € le saumon frais et 13,80 € le surgelé.

En volume, le saumon frais représente 48% du marché, contre 34% pour le saumon fumé, 14% pour le surgelé et 1% pour le pané congelé. En valeur, le saumon fumé représente 50% du marché du saumon, 35% pour le frais et 13% le congelé. Source : Salmon still reigns supreme in France (Seafoodsource)

Label Rouge est le roi des saumons écossais
Parmi les certifications, le label Rouge qui répond à une liste d’exigences strictes, est perçu comme un produit de qualité. En 1992, le saumon écossais est devenu le premier aliment non-Français à recevoir le label rouge, et maintenant plus que 7.100 tonnes de saumon écossais sont vendues chaque année sous ce label.

« Le saumon écossais Label Rouge saumon est perçu comme un produit de qualité supérieure, et la demande est forte. » « Le marché concerne essentiellement la France (90%) où les consommateurs sont déjà sensibilisés, mais nous constatons également une demande ailleurs », a ajouté un responsable de l’organisation des producteurs de saumons écossais (Scottish Salmon Producers' Organization), qui s'est fixée des «objectifs ambitieux» pour les mois à venir.

Quatre producteurs écossais - Marine Harvest, Loch Duart, Scottish Seafarms and Sea Products of Scotland - alimente le marché en saumon Label Rouge. Environ 70 à 75% du saumon Label Rouge est vendu frais, le reste fumé. La France a récemment augmenté les exigences de traçabilité pour le label, et depuis 2006 tous les Label Rouge saumon fumé doit être fumés à partir de saumon Label Rouge. Pour plus d’informations : For Scottish salmon, Label Rouge is king (Seafoodsource)

Le 26 octobre 2009 : La norvège prépare le réveillon des français

Alimentation - Réveillon norvégien (restho news)
Le Centre des Produits de la Mer de Norvège lance son opération ’Réveillon norvégien’ et dévoile les plus beaux fleurons issus de ses eaux.

50 restaurants français fêtent le réveillon norvégien !
Afin de faire connaître au plus grand nombre ces produits d’exception - et de créer des liens pérennes entre les petits producteurs norvégiens, les distributeurs et les chefs restaurateurs - le Centre des produits de la Mer de Norvège a sensibilisé 50 restaurateurs de très haut niveau à travers toute la France, les invitant à travailler des recettes autour de ces merveilles de la mer à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Mettant en place des moyens rendant ces produits plus facilement disponibles, le Centre des Produits de la Mer de Norvège permet à ces chefs, à partir du 1er décembre et jusqu’au 15 janvier prochain, d’imaginer des recettes inventives autour de ces poissons et crustacés uniques et d’offrir à leur clientèle une expérience norvégienne exquise et haut de gamme. Cette opération a vocation à être la première étape d’une collaboration durable avec les Chefs, et sera certainement suivie de projets plus enthousiasmants encore !....Suite....

Le 29 novembre 2009

L’objet du mois : le saumon (Terra economica)
Vous l’imaginiez pêché en pleine mer au large de la Scandinavie ? Raté : le poisson rose est essentiellement produit dans des fermes aquacoles de Norvège. Et avant d’accoster nos assiettes, il vit tout sauf un long fleuve tranquille
Mangez du saumon de Norvège, vous vieillirez moins vite. C’est le site institutionnel www.poissons-de-norvege.com qui l’assure. Une tranche de saumon fumé à Noël ajouté à un feuilleté au réveillon, et c’est une vague d’oméga-3 qui irradiera votre corps. Problème : cette potion miracle devient rare. Le saumon atlantique a en effet presque disparu des océans. Heureusement, la Norvège a pensé à vous. Elle est devenue le premier producteur mondial de saumon d’élevage, devant le Chili et le Canada. « Un produit d’avenir », martèle Maria Grimstad, du Centre des produits de la mer de Norvège à Paris. La preuve : « Avec 100 kg d’aliments, on “ fabrique ” 13 kg de filets de porc ou 20 kg de filets de poulet, mais on produit 65 kg de saumon..... Voir la suite très intéressante sur Terra Economica

Le 28 juin 2010

Saumon aux pesticides, lait au PCB : une "Assiette tous risques" (AFP)
Saumon norvégien, maquereau de la Manche ou fraises d'Andalousie, autant de risques d'ingurgiter pesticides, antibiotiques ou PCB, selon "Assiettes tous risques", du magazine de France 3, "Pièces à conviction".
Soixante-dix pour cent des poissons consommés par les Français viennent de Norvège, de Corée ou du Vietnam, rappellent les journalistes. Or le saumon norvégien, particulièrement prisé, est victime des attaques du dévastateur pou de mer. Pour contrer ce parasite, les éleveurs utilisent du diflubenzuron, un pesticide, qui, selon son mode d'emploi, serait dangereux pour l'environnement et toxique pour les poissons. Kurt Oddekalv, président de Green Warriors of Norway, une organisation écologique, brandit des "poissons monstres" victimes de déformation. "30% des cabillauds achetés sous forme de filets proviennent de ces poissons", dit-il.
Après avoir vu l'émission, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s'est dit "choqué". Il a trouvé "révoltant" d'apprendre que le saumon d'élevage était nourri avec des pesticides "dont personne ne sait quels dégâts ils peuvent provoquer sur la santé humaine". Il a l'intention d'en parler avec son homologue norvégien.

Saumon : un pavé dans la mer (Tvmag)
Sur France 3, Pièces à conviction a enquêté sur la production des principaux aliments que nous consommons
Cru, fumé ou cuit à la vapeur, le saumon est l'aliment le plus riche en vitamine D après l'huile de foie de morue. Il semble qu'il soit aussi malheureusement l'un des plus pollués. L'enquête de Pièces à conviction en témoigne. Mais faut-il pour autant cesser d'en consommer ?
« Je suis certaine que notre enquête a ouvert les yeux du ministre de l'Agriculture, M. Le Maire, sur le problème du saumon, commente Élise Lucet, présentatrice et rédactrice en chef de Pièces à conviction. Apparemment il ne le connaissait pas. Il a été assez scandalisé et a décidé d'appeler son homologue norvégien juste après son passage sur le plateau pour demander l'interdiction du produit incriminé, sachant que 80% du saumon vendu en France vient de Norvège .» Le produit en question, c'est le diflubenzuron, un pesticide utilisé dans certaines fermes aquacoles norvégiennes pour éradiquer les poux de mer qui ravagent les élevages de saumons. Ce pesticide est interdit chez nous, sauf dans la lutte contre les termites et autres rampants.

La France est le premier consommateur de saumon d'Europe (165 000 tonnes en 2008) et son plus gros fournisseur est la Norvège (97 000 tonnes), devant le Royaume-Uni (25 000 tonnes) et le Chili (15 000 tonnes). Le saumon frais est le premier poisson consommé chez nous, devant le cabillaud et le lieu noir. Une tendance en hausse constante depuis vingt ans. Que faire alors ? Cesser de manger du saumon ? « Pas forcément, dit encore Élise Lucet. Mais je ne peux que conseiller aux gens de faire toujours plus attention à ce qu'ils consomment et de manger le plus possible de produits frais, fabriqués dans nos régions. Cela vaut aussi pour les viandes, les fruits, les légumes et les autres poissons. Quant au saumon norvégien, des mesures seront peut-être annoncées après l'émission. En tout cas je l'espère. »

Restent donc le saumon sauvage et le saumon d'élevage bio, évidemment plus chers et moins colorés, mais tellement meilleurs. Depuis 2000, sous l'égide de la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), la filière bio a développé l'aquaculture dans une démarche qualitative, officielle, contrôlée et certifiée.

Le 29 juin 2010

Le "médicament" pour soigner les saumons est autorisé, selon la Norvège (AFP)

L'utilisation d'un "médicament", contenant du diflubenzuron, un pesticide, pour soigner les saumons est autorisé par la réglementation européenne, a assuré mardi la ministre norvégienne de la Pêche qui avait été saisie par son homologue français, Bruno Le Maire.

Celui-ci avait interpellé Lisbeth Berg-Hansen, ministre de la Pêche et des affaires côtières à la suite d'une émission diffusée lundi sur France 3 selon laquelle le saumon norvégien, particulièrement prisé, est victime des attaques du dévastateur pou de mer. Pour contrer ce parasite, les éleveurs utilisent du diflubenzuron, un pesticide qui, selon son mode d'emploi, serait dangereux pour l'environnement et toxique pour les poissons, avait révélé le reportage "Assiettes tous risques", du magazine de France 3 "Pièces à conviction".

La ministre norvégienne a "assuré que les aquaculteurs norvégiens ont recours à un médicament vétérinaire bénéficiant d'une autorisation nationale de mise sur le marché accordée à l'issue d'une évaluation scientifique et réunissant l'ensemble des conditions de sécurité". "L'utilisation de ce médicament, qui contient du diflubenzuron, répond aux conditions prévues par la réglementation communautaire", a encore assuré la responsable norvégienne, toujours selon le ministère français.

L'usage de ce médicament "est strictement encadré et l'élimination du produit de la chair du poisson est assurée par le respect d'un délai d'attente, avant la commercialisation, de 100 jours après administration", d'après la ministère norvégienne. Après avoir vu l'émission, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire s'était dit "choqué". Il a trouvé "révoltant" d'apprendre que le saumon d'élevage était nourri avec des pesticides "dont personne ne sait quels dégâts ils peuvent provoquer sur la santé humaine". PARIS, 29 juin 2010 (AFP)

Sur son site, Norge, l'agence norvégienne de promotion, sécurise le consommateur français....

Le poisson le plus sain du monde (Norge)

On croit souvent à tort que le poisson d’élevage a été "bourré" de médicaments. Or le saumon est actuellement l’animal d’élevage le plus sain en Norvège et il présente de meilleurs résultats, en matière de santé, que dans le cas de l’homme, pour toute comparaison de la consommation des médicaments.

Tandis qu’un Norvégien sur deux prend des antibiotiques au moins une fois par an, le chiffre passe à un sur cinq pour le bétail et à un sur deux cents pour le saumon d’élevage. En Norvège, le recours aux antibiotiques pour le saumon d’élevage a été très faible au cours des 10-15 dernières années.

Efficacité des vaccins - La restriction drastique des médicaments dans le saumon a été rendue possible grâce à l’apparition de vaccins plus efficaces, l’amélioration de l’emplacement des fermes et la connaissance et la compréhension plus poussées que les éleveurs de saumon ont acquis au sujet de la prévention de la maladie. La médication utilisée en Norvège pour le poisson est approuvée par l’ensemble de l’UE en matière de sécurité sanitaire. La Norvège est également le seul pays à disposer de statistiques basées sur les prescriptions et à être capable de fournir des informations sur la consommation à l’échelle nationale. Des copies de toutes les prescriptions sont transmises au Directoire de la Pêche par le vétérinaire qui prescrit le médicament et une nouvelle copie neutre est envoyée au même organisme par le pharmacien lors de l’achat du médicament en question. Ce système permet d’avoir un contrôle total sur la médication, et il n’existe pas de façon aussi développée parmi les autres pays qui pratiquent l’élevage des poissons.

Le 6 juillet 2010 : Norge donne ses réponses aux interrogations

Le Centre des Produits de la Mer de Norvège répond aux questions des internautes suite à la diffusion du sujet de "Pièces à Conviction" sur France 3 (Norge)

Un reportage intitulé « Assiettes tous risques » a été diffusé dans le magazine de France 3, « Pièces à conviction », ce lundi 28 juin 2010. Le saumon au même titre que le maquereau, les fraises ou le porc fait l’objet d’une séquence dans cette émission, en raison de la présence présumée de produits chimiques dans ces aliments. Le Centre des Produits de la Mer de Norvège souhaite rectifier les informations erronées contenues dans le reportage, en ce qui concerne le saumon de Norvège, et répondre aux questions des consommateurs.

Qu’est-ce que le pou de mer ?

- Le pou de mer est un parasite qui existe naturellement en milieu marin et touche aussi bien les saumons d'élevage que les saumons sauvages, il se fixe sur la peau, aux nageoires et aux branchies du poisson, et se nourrit du mucus de la peau.

- Le pou de mer ne constitue aucun danger pour la santé humaine s’il est ingéré. D’ailleurs, les poux sont le plus souvent éliminés pendant la période d’élevage ou durant la récolte et la transformation. D’autre part, les poux de mer vivent sur la peau du saumon et n’affectent en aucun cas la qualité du produit, mais au-dessus d’une certaine concentration, on estime qu’il est nécessaire de traiter les poissons pour des raisons de bien-être animal.

Comment traite-t-on le problème du pou de mer dans les fermes aquacoles en Norvège ?

- La méthode de traitement la plus utilisée consiste à élever dans le même bassin, des poissons nommés « vieille commune » (Labrus bergylta). Ces derniers mangent les poux de mer et permettent de résoudre le problème de manière totalement naturelle. Lorsqu’une concentration élevée de poux est constatée, un vétérinaire peut prescrire des produits pharmaceutiques légaux, approuvés par les autorités norvégiennes et européennes, tel le diflubenzuron. Ce produit est administré via une alimentation spécifique, et il faut également que le vétérinaire obtienne un accord de la part des autorités pour permettre l’usage de cette alimentation.

- L’alimentation standard utilisée par 99,9 % des éleveurs norvégiens ne contient ni le diflubenzuron, ni aucun autre médicament.

Comment les autorités Norvégiennes contrôlent-elles ce type de traitement dans les fermes aquacoles ? Comment être sûr que le saumon de Norvège ne contient aucune trace de ces pesticides ?.....

Après quoi, Norge offre en cadeau une BD sur "Comment cuisiner le saumon"

Cuisiner le saumon de Norvège devient un jeu d’enfant avec le livre « Le saumon de Norvège, recettes magiques » !

En 49 pages, apprenez à vos enfants à cuisiner le saumon de Norvège tout en vous amusant, et partagez des moments magiques !

A télécharger : Le saumon de Norvège : Recettes magiques

L'ambassade de Norvège à Paris

Le saumon norvégien est sûr et sain (Ambassade de Norvège)

Une chaîne de télévision française a diffusé un reportage sur l’utilisation d’un médicament vétérinaire dans l’élevage du saumon. L’agence norvégienne pour la sécurité alimentaire dément toute toxicité pour la consommation. Ce documentaire pose des questions sur le médicament vétérinaire utilisé dans la lutte contre le pou de mer, un parasite qui affecte le saumon. C’est dans ce cadre qu’a eu lieu un dialogue entre le Ministre de l’agriculture et de la pêche Monsieur Bruno Le Maire et son homologue Madame Lisbeth Berg-Hansen. Dans sa lettre, la Ministre norvégienne met l’accent sur le fait que les produits de la mer norvégiens sont sûrs et sains. Elle souligne que les réglementations de l'UE concernant la santé des poissons, la santé des consommateurs et la sécurité alimentaire sont incluses dans la réglementation norvégienne par l'accord de l’EEE. Elle souligne aussi que la Norvège est entièrement dévouée à la mise en œuvre d’une aquaculture durable. Les mesures contre les poux de mer rentrent dans le cadre de cette politique. Tous les moyens mis en œuvre contre les poux sont agréés conformément à la législation de l'UE et ne représentent aucun danger pour les consommateurs…..

Deux médicaments vétérinaires peuvent être utilisés pour lutter contre les poux de mer : le diflubenzuron et le teflubenzuron. Et c’est bien conformément aux réglementations en vigueur de l'UE que ces substances sont utilisées. Comme c’est le cas pour tout médicament vétérinaire agréé, les effets environnementaux ainsi que les aspects concernant la sécurité alimentaire ont été pris en considération. Des programmes de surveillance des résidus de médicaments vétérinaires sont effectués, contrôles qui n'ont jamais permis de trouver aucun résidu de médicaments vétérinaires non autorisés. Pas davantage, ces contrôles n'ont jamais permis de détecter des niveaux de résidus supérieurs aux limites maximales autorisées. En effet, l’agence de surveillance des produits alimentaires a axé son programme de recherche sur la présence de substances xénobiotiques et de résidus médicamenteux dans le poisson. Ses contrôles effectués sur le poisson élevé en Norvège n’ont détecté ni substances illicites ni dépassement des valeurs limites applicables aux produits autorisés. Toutes les normes sanitaires et d’hygiène sont alignées sur les dispositions adoptées par l’UE pour son marché intérieur. En outre, l’élevage du saumon norvégien rentre dans le cadre strictement contrôlé d’une aquaculture durable, respectueuse de la santé des poissons, de la santé des consommateurs et de la sécurité alimentaire. Par conséquent, le saumon d’élevage en provenance de Norvège ne présente absolument aucun danger.

Pour toute information supplémentaire, consultez le site internet du Ministère de la Pêche et des Affaires Côtières : http://www.regjeringen.no/en/dep/fkd.html?id=257

Le 20 juillet 2010

Toujours plus de concentration dans l’élevage globalisé de saumon…

Une cinquantaine de sociétés contrôle la production de près de 1,5 millions de tonnes de saumon d’élevage pour un chiffre d’affaires d’environ de 7 milliards d’euros. Des sociétés la plupart norvégiennes… « Tandis que le nombre d’éleveurs de saumons a diminué en 13 ans, plus de consolidation arrive parce que nécessaire. Selon le directeur financier de Marine Harvest, davantage de consolidation est nécessaire dans le domaine de l’élevage du saumon. Le nombre de sociétés d’élevage du saumon en Norvège, au Chili, en Ecosse et au Canada est passé de 125 en 1997 à environ 50 l’année dernière. Comment se consolidera l’industrie dans la prochaine décennie ? » Intrafish : More salmon consolidation coming d’après Veille Produits de la mer de la CCI de Boulogne

Malgré l’industrialisation de l’élevage de saumon, les produits mis à la vente gardent un caractère artisanal !

« Cuisine gastronomie » se révolte contre le saumon OGM, pour mieux proposer dans le « Bien manger » le saumon label rouge et le saumon bio en épinglant au passage le saumon sauvage ! En fait, c’est le fumage artisanal avec du sel de Guérande qui donne toute la valeur au saumon d’élevage industriel estampillé label rouge ou bio

Saumon fumé artisanal d'Ecosse Label Rouge - filet entier tranché main sur peau (Bien manger) - La maison Fumage d’Angresse est une référence en matière de poissons fumés. Le saumon fumé Label Rouge est fabriqué à partir de saumon frais de qualité Label Rouge en provenance directe d’Ecosse….

Saumon fumé d'Ecosse bio - filet entier tranché sur peau (Bien.manger) - La maison Fumage d’Angresse est une référence en matière de poissons fumés. Les méthodes employées sont entièrement artisanales. Les poissons mis en œuvre sont frais (ils ne sont congelés à aucun moment), en provenance directe d’Ecosse….. Fumage d’Angresse sélectionne les meilleurs saumons d’Ecosse. Ce filet entier de saumon fumé d’Ecosse est issu de la filière biologique. Sa chair est plus tendre, plus rose, plus fondante et plus parfumée que les autres saumons. Son mode d’élevage biologique lui garantit une alimentation naturelle sans colorant, sans antibiotique, sans farine animale terrestre. Les lieux d’élevage sont laissés en jachère sur deux ans pour permettre au milieu naturel de garder toutes ses qualités. Il provient des îles Shetlands et est élevé selon un cahier des charges très strict. Contrairement aux idées reçues, les meilleurs poissons sont ceux qui sont élevés et non les sauvages. Ces derniers connaissent obligatoirement une étape de congélation, alors que les poissons élevés sont travaillés frais…..

Non au saumon OGM (Cuisine gastronomie) - De quoi s’agit-il ? C’est assez simple … La demande en saumon augmente… On a surpêché les saumons sauvages et ensuite on a commencé à élever des saumons en captivité. On pourrait d’ailleurs en parler car bien souvent, ces élevages ne sont pas exempts de critiques (saumons nourris de farines animales, fortes doses d’antibiotiques pour contrer les maladies qui ne manquent pas de survenir dans des zones avec de trop fortes concentrations de poissons… mais c’est un autre sujet). Le problème des saumons d’élevage serait qu’ils ne grandissent pas assez vite. Et en particulier, ils ne prennent du poids qu’en été. L’idée géniale née aux Etats Unis serait de modifier l’ADN des saumons pour introduire un gène d’un autre poisson qui permettrait aux saumons de prendre du poids l’hiver. On aurait ainsi des saumons commercialisables à partir de 16 mois au lieu de 3 ans. L’inventeur du saumon OGM (Aquabounty) clame que cela est sans danger et la FDA - Food and Drug Administration des Etats Unis - est en train d’étudier le dossier.

Le 7 août 2010 : Saumon de Cherbourg

Le saumon de Cherbourg sur la bonne pente (La Manche Libre)

Après avoir connu trois échecs successifs depuis sa création au début des années 1990, l’exploitation de la ferme aquacole implantée dans la grande rade de Cherbourg et la transformation des saumons qui y sont élevés semblent cette fois promis à un bel avenir.

Une conclusion que Franck Gouix, Gavin Moss et Franck Gondal, les trois derniers repreneurs de 'Saumon de France”, la société qui vend les saumons de Cherbourg sous cette marque commerciale, tirent de l'activité de l'année en cours.

640 tonnes de saumons - Le redressement de “Saumon de France”, dont la disparition paraissait très probable il y a trois ans encore, est pour ses repreneurs actuels à mettre au crédit d’une recherche de qualité couronnée de succès. C’est pour ne pas avoir choisi cette voie que les deux premières tentatives ont échoué, les saumons élevés à Cherbourg n’ayant pu se faire une place sur un marché déjà occupé par les saumons élevés en Norvège ou en Ecosse…..

Cherbourg : Gavin Moss et son million de petits poissons (Ouest France)

Gavin Moss élève chaque année 700 000 saumons dans la vingtaine de bassins que compte sa ferme piscicole. Il aime à le rappeler, « le saumon de Cherbourg est pour moitié gonnevillais ». Dans sa gigantesque ferme piscicole de Gonneville, Gavin Moss élève les jeunes saumons avant qu'ils ne gagnent le large.

Reportage : Les bassins bruissent et grouillent, les nageoires s'agitent en un ballet frénétique. À la surface, ça saute et claque sec. Dans l'épuisette, ça frétille avec anxiété. Des poissons partout, des milliers, au moins un bon million. Des petits, des gros. Des tachetés, des argentés. Des bleus, des verts et des jaunes. Et puis, bien sûr, le poisson roi, le protégé, l'objet de toutes les attentions : le saumon atlantique, salmo salar de son petit nom. C'est lui qu'on retrouve dans nos assiettes sous l'appellation Saumon de France. « C'est un smolt : un saumon qui est élevé en eau douce avant d'être transféré en pleine mer dans des cages. Un individu passe presque un an en eau douce puis au moins une année supplémentaire en eau salée avant d'être abattu », détaille Gavin Moss. Après huit mois d'élevage, un spécimen pèse en moyenne 20 grammes pour 10 cm. « À titre de comparaison, au même âge, une truite arc-en-ciel fait au moins 300 grammes. Le cycle du saumon atlantique est très long. »…..

Le 24 août 2010

La querelle du saumon en cage

Combien de kilos de poissons issus de la pêche pour produire un kilo de saumon d'élevage ? Cette question est au centre de débats sans fin entre défenseurs de la pisciculture et détracteurs de cette pratique. Un indice tente depuis plusieurs années de lui donner un tour scientifique : c'est le FIFO, acronyme anglais de fish in/fish out, soit littéralement le rapport entre la quantité de poissons qui entre, principalement sous forme de farine, dans les fermes, et la quantité de poisson qui en sort pour nourrir les humains. Pour les associations de défense de la nature, ce bilan est très négatif. Le chiffre qu'elles citent couramment est de plus de 5 kilos de poissons pêchés pour produire un kilo de saumon. Pour les aquaculteurs, cette proportion est largement exagérée. Elle ne tient compte ni de la diversification de l'alimentation des saumons en cage, qui ne cesse de progresser, ni de cet élément de comparaison majeur : à l'état sauvage, le saumon dépense beaucoup plus d'énergie pour se nourrir que dans une ferme, où l'aliment lui tombe presque dans la bouche. Pour grossir d'un kilo, un saumon en liberté doit donc absorber 7 kilos de proies. En tripatouillant un peu les calculs, les experts de l'Organisation internationale de producteurs de farine et d'huile de poissons trouvent un rapport inférieur à 1,7 kilo de poissons pêchés pour 1 kilo de saumon produit dans les fermes. "C'est largement exagéré dans l'autre sens", tranche Sadasivam Kaushik, l'ancien responsable du laboratoire INRA de Saint-Pée-sur-Nivelle, dont les calculs placent l'indice actuel du saumon d'élevage un peu au-dessus de 3 kilos de poissons pêchés pour un kilo produit. Pour lui, ces controverses autour d'un FIFO que chacun cuisine à sa sauce ne doivent pas masquer le fait que "l'aquaculture reste le moyen le plus efficace de produire de la protéine animale".

Tiré d’un article du Monde du 22 août 2010 : Que mangent les poissons qu'on mange ?

Le gouvernement du Canada appuie six projets d'aquaculture innovateurs en Colombie-Britannique

L'honorable Gail Shea, la ministre des Pêches et des Océans, a annoncé aujourd'hui un financement de 637 678 dollars pour soutenir l'innovation et la durabilité dans l'industrie aquacole de la Colombie-Britannique. "Ce financement aide l'industrie aquacole régionale à mettre sur pied des projets qui sont plus innovateurs, plus durables et plus compétitifs sur la scène internationale de l'industrie de l'aquaculture, a déclaré la ministre Shea. Je me réjouis de la gamme de projets de cette province qui reçoivent un financement dans le cadre du Programme d'innovation en aquaculture et d'accès aux marchés (PIAAM) de Pêches et Océans Canada (MPO). Cela témoigne de la portée et du potentiel de l'industrie, de son intérêt pour l'intendance environnementale et des avantages économiques qu'elle offre aux collectivités côtières."

En Colombie-Britannique, un total de six projets d'aquaculture - quatre pour les poissons et deux pour les mollusques et les crustacés - recevront un soutien fédéral par l'entremise du PIAAM dans le cadre de la phase actuelle de financement. Ces projets cherchent à accroître les connaissances et les technologies qui sont actuellement utilisées dans l'industrie aquacole de la Colombie-Britannique.

Pour la salmoniculture :

Projet-pilote d'élevage du saumon en circuit fermé - Mama'omas Enterprises Inc., une entreprise privée de la Première nation 'Namgis, a reçu un financement de près de 49.800 dollars du PIAAM pour mettre à l'essai une installation d'aquaculture conçue pour démontrer la faisabilité technique de la production de saumon grandeur nature dans une installation d'aquaculture terrestre en circuit fermé où il y a recirculation de l'eau. Le projet, qui sera mis sur pied près de la pointe nord-est de l'île de Vancouver, visera aussi à définir les paramètres opérationnels nécessaires à une installation de type commercial beaucoup plus grande. Il a obtenu 230 200 dollars en fonds additionnels.

Vaccins contre le pou du poisson pour les salmonidés d'élevage - Microtek Research and Development Inc., qui exerce ses activités à partir de Saanichton (Colombie-Britannique), a reçu un financement de plus de 36 438 dollars du PIAAM pour valider et tester un vaccin injectable contre le pou du poisson afin de prévenir les parasites dans l'élevage des salmonidés. Microtek a obtenu 42 500 dollars en fonds additionnels pour ce projet.

Pour obtenir des renseignements sur le PIAAM, visitez-le : http://www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/sustainable-durable/index-fra.htm.

Le 28 août 2010

Rouze-en-donezan. Quand la pêche devient scientifique (La dépêche)

Dans les Pyrénées, la pêche de la truite est un loisir incontournable. Elle est d'une part socialement ancrée dans les mœurs et d'autre part un vecteur économique important au regard du tourisme pêche qu'elle génère. Actuellement en cours de caractérisation et donc dans l'attente des conclusions, l'unité de la Bruyante continue d'être gérée par du déversement de truitelles de souche atlantique alors qu'elle se trouve sur l'enclave ariégeoise du bassin versant méditerranéen et donc, fort vraisemblablement, avec des truites de souche méditerranéenne. À ce stade, la fédération de Pêche en partenariat avec l'AAPPMA de Quérigut souhaite donc approfondir la connaissance de l'état qualitatif des populations qu'elles gèrent….. Sur l'ensemble des six stations de pêche désignées pour ces deux jours, des échantillons d'écailles et de nageoires ont été prélevés sur 180 poissons préalablement mesurés et photographiés. Tous ces poissons ont été relâchés après l'analyse. Désormais, l'accumulation des connaissances scientifiques montre, sur des secteurs conformes ou perturbés, que la gestion patrimoniale peut se pratiquer sans crainte de voir les populations s'effondrer et cela indépendamment de la pression de pêche.

Cependant, ces pratiques d'alevinage de par leur fréquence de déversements pluriannuelles et de leur quantité peuvent avoir modifié le patrimoine génétique des truites autochtones du bassin de la Bruyante. Le but de cette étude est donc de réaliser un état des lieux qualitatif des truites de ce bassin versant afin de sensibiliser le monde de la pêche et les collectivités aux multiples enjeux inhérents à la sauvegarde d'un patrimoine génétique.

Saumon : Test génétique pour lutter contre une maladie virale

La société norvégienne Aqua Gen a mis au point un nouveau test génétique qui permet de sélectionner les saumons les plus résistants au virus à l’origine de la nécrose pancréatique infectieuse (IPN). Le lancement commercial du produit constitue un réel progrès dans la lutte contre cette maladie onéreuse. En 2007, les chercheurs des entreprises norvégiennes Aqua Gen et Nofima, et du Centre de recherche de génétique (CIGENE) ont découvert les marqueurs d'un gène qui rend les saumons plus résistants aux virus causant la nécrose pancréatique infectieuse (IPN). Les nouvelles connaissances sur ces marqueurs est maintenant appliquée à la reproduction sélective - et Aqua Gen a déjà fourni des œufs de poissons de reproducteurs QTL génétiquement résistant à l’IPN. Pour plus d’informations : Genetic Test Finds Healthiest Fish for Breeding (Sciencedaily)

Le 29 août 2010 : Saumon = Poulet

Au cours d’un séminaire au Nor-Fishing exhibition de Trondheim (Norvège), Jo Dekeyzer, directeur général de Marine Harvest, fait un parallèle entre l’élevage de saumon et celui de volaille. (Rappel : Marine Harvest, leader mondial de la salmoniculture, produit plus de 300.000 tonnes de saumon chaque année aux quatre coins de la planète). Lire l’article de Callander McDowell dans Relaksation n°466 : Chick, chick, chicken

Réaction dans Fishnewseu : Salmon sector face key choice for the future, say analysts

De nouvelles données pourraient améliorer les aliments pour poissons

Une meilleure compréhension de ce qui se passe dans le corps d'un poisson quand il mange pourrait conduire à la production de meilleurs aliments pour poissons. Des chercheurs de l'Université de Göteborg en Suède ont l'espoir de contribuer à une aquaculture plus économe en énergie. À long terme, cela pourrait accroître l'offre de poissons d'élevage et ainsi fournir plus de nourriture pour la population en plein essor dans le monde. Les études sur les poissons d’Henrik Seth chercheur à l'Université de Göteborg (Département de zoologie) contribue à mieux comprendre ce qui se passe dans certaines parties du corps et en particulier dans celles qui sont impliquées dans le « manger ». Pour plus d’informations : New Insights Could Mean Better Fish Feeds (Sciencedaily)

Les Américains vont-ils autoriser «Frankenfish» ? (Jdle)

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a annoncé la mise en place d’une consultation publique de 60 jours sur une question délicate : accepteriez-vous dans vos assiettes du saumon génétiquement modifié ? Le processus d’approbation pourrait prendre moins d’un an, et si le feu vert est donné à la commercialisation du poisson, ce dernier pourrait se retrouver sur le marché dans 18 mois. La question est de taille, car l’approbation pourrait ouvrir la voie au commerce de nombreux autres animaux GM à consommer….. Pour arriver à ce résultat génétique, une hormone de croissance a été prélevée d’un saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha, une espèce des eaux froides), pour être jointe à une séquence ADN (promoteur) appartenant à la loquette d’Amérique, une sorte d’anguille, explique John Buchanan, scientifique en chef chez AquaBounty. Ce mélange génétique est ensuite injecté dans les œufs des saumons d’Atlantique. Le génome du poisson se charge du reste, l’ADN se répartissant ensuite chez le poisson. Outre cette manipulation, le saumon est rendu stérile, pour éviter les interactions avec les autres espèces….

Voir le document de la Food and Drug Administration (FDA) concernant les consultations publiques sur le saumon atlantique génétiquement modifié : Public Meetings on Genetically Engineered Atlantic Salmon

Le 30 août 2010

Des associations disent « Non » au saumon OGM

Une coalition de 31 associations (consommateurs, bien-être animal, environnement, pêche professionnelle et récréative, détallants...) ont publié une déclaration commune critiquant l'annonce de l’administration américaine Food and Drug Administration (FDA) qui vient d’annoncer qu’elle pourrait approuver la mise sur le marché des saumons transgéniques AquAvantage comme le premier animal génétiquement modifiés (OGM) destinés à la consommation humaine. Source : Coalition demand thumbs-down for genetically engineered fish (Fishnewseu)

17 septembre 2010

Canada : Manifestation contre le saumon transgénique (Radio Canada)

Plusieurs personnes ont manifesté jeudi matin devant les installations de l'entreprise Aqua Bounty, à Fortune, à l'Île-du-Prince-Édouard, pour dénoncer le saumon transgénique. Les porte-parole des manifestants ont expliqué qu'ils craignent une contamination du saumon de l'Atlantique naturel, que l'on trouve dans l'est du Canada. Aqua Bounty produit des oeufs de saumons transgéniques destinés à des élevages au Panama. Ce saumon atteint sa maturité deux fois plus vite que le saumon de l'Atlantique.

Les manifestants craignent, en cas de contamination, que le saumon transgénique finisse par dominer, voire remplacer, le poisson naturel qui serait ensuite voué à l'extinction. Les manifestants demandent au gouvernement canadien de ne pas approuver la commercialisation du saumon modifié. Aux États-Unis, la Food and Drug Administration tiendra bientôt des audiences publiques au Maryland pour écouter les citoyens que cette perspective inquiète. Trois groupes du Canada participeront à ces audiences, dont le Conseil des Canadiens.

Stop Frankenfish

Frankenfish may have won the race to be the first genetically engineered animal approved for human consumption. The biotechnology industry has genetically engineered a fish that grows at twice the normal rate, so it can get to market sooner and make more money, faster.

Le 18 septembre 2010

Morpol devient l’un des tout premiers éleveurs de saumon dans le monde

Morpol, le géant polonais du saumon fumé, est devenu en moins de deux mois l’un des tout premiers éleveurs de saumon dans le monde après l’acquisition de plusieurs sociétés norvégiennes en Ecosse. La dernière acquisition en date est Marine Farms, une société cotée à la bourse d’Oslo pour 62,7 millions d’euros. Morpol est en mesure de produire près de 30.000 tonnes de saumon par an, plus quelques milliers de tonnes de bar, de daurade et de Cobia produits par des filiales de Marine Farms en Espagne et à Bélize. Source : Morpol now owns 90.5 pct of Marine Farms (FIS)

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Le 15 octobre 2010

Saumon : Production de la société Marine Harvest au cours du 3e trimestre 2010

Norvège : 44.000 tonnes

Chili : 1.000 tonnes

Canada : 6.000 tonnes

Ecosse : 9.000 tonnes

Autres (Irlande,…) : 4.000 tonnes

Total du 3e trimestre : 64 000 tonnes

Rappel : 2e trimestre : 66.000 tonnes

Les directeurs généraux du FEP visitent la plus grande usine halio-alimentaire de Belgique : Marine Harvest Pieters à Bruges lors de la Réunion des Directeurs-généraux sur le Fonds européen pour la pêche (Eutrio.be)

Les Directeurs généraux de la pêche se sont rassemblés à Gand du 12 au 14 septembre 2010 pour une réunion informelle, à laquelle ont également participé six membres de la Commission européenne et des membres du secrétariat du Conseil. Ensemble, ils ont fait le point sur la mise en œuvre du Fonds européen pour la pêche. Après un exposé du Directeur général Lowri Evans de la Commission européenne, les Directeurs généraux ont échangé leur point de vue en détail dans trois groupes de discussion. Les résultats de cette réflexion ont été rassemblés par la Présidence belge dans un document qui a été présenté et approuvé mardi matin..... Mardi, après leur séance de travail, les directeurs généraux ont visité la plus grande entreprise de transformation des produits de la pêche de Belgique, Marine Harvest Pieters à Bruges.

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Saumon : Le norvégien Salmar met un pied sur les Îles Féroé

Salmar ASA, l’un des 5 plus grands groupes de salmoniculture norvégiens, a acheté plus de 20% des actions de la société Bakkafrost installée sur les Îles Féroé.

Bakkafrost est le plus grand producteur de saumon dans les îles Féroé, avec une production de 30.650 tonnes de poids éviscéré en 2009. Cette société détient 44% des concessions sur cet archipel des îles Féroé et elle est entièrement intégrée depuis la production de saumoneaux jusqu’à la vente. Son siège social est situé dans Glyvrar, et la société emploie 514 personnes au total.

Leif Inge Nordhammer, PDG de Salmar, a expliqué : « Nous considérons que Bakkafrost est une entreprise bien gérée avec une culture forte et positive de l'entreprise. Nous avons investi dans Bakkafrost parce que nous croyons que l’élevage de saumon atlantique se déroule dans de bonnes conditions sur les îles Féroé et parce que nous entrevoyons un fort potentiel de développement ensemble. » Pour plus d'informations, voir www.bakkafrost.com

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Ecosse : une grande région de la salmoniculture....
Depuis le début des années 1990, la salmoniculture écossaise a cru en tonnage et a décru en nombre de sociétés. Principalement concentrée autour de quelques multinationales norvégiennes et depuis peu une société polonaise, Morpol....

Callander McDowell dans ReLAKSation n°476, fait l'apologie de la concentration qui selon lui permettra à l'industrie d'avancée. Il ne comprend les limites imposées notamment en Norvège où une société ne peut possèder pas plus de 25% des concessions maritimes du pays et soutient Marine Harvest dans sa tentative de modifier cette réglementation....

1- La pisciculture écossaise en chiffre

Document à télécharger : Scottish Fish Farm Production Survey 2009 report (The Scottish Government)

  • Truite : 6.766 tonnes
  • Saumon atlantique : 412 millions de livres pour 144.247 tonnes soit 150 tonnes/actif
  • Cabillaud : 0,1 tonne

Les principales conclusions sont les suivantes :

La production de saumon Atlantique a augmenté de 12% en 2009 pour atteindre 144.247 tonnes. Cette augmentation intervient après quatre années à des niveaux de production relativement stable. Les prévisions de récolte pour 2010 sont estimées à 150.004 tonnes, soit une augmentation de 4% sur le total de 2009.

La production de truite arc-en-a diminué de 11,8% en 2009 à 6.766 tonnes. Ceci est contraire à la tendance récente d'une légère augmentation au cours des quatre dernières années. La production de cabillaud a diminué de 1.822 tonnes en 2008 à 0,1 tonnes en 2009 en liaison avec la fermeture d’un élevage important.

« Les emplois ont augmenté en 2009, passant à plus de 1000 personnes à temps plein dans le secteur piscicole ; le gouvernement écossais continue d'avoir une grande confiance en l'avenir de la pisciculture ; l'aquaculture continue à être une industrie en plein essor et de plus en plus important dans l'économie écossaise ; elle contribue à soutenir une croissance économique durable dans les collectivités rurales et côtières dans les Highlands et les îles, » selon Roseanna Cunningham, Ministre de l’environnement écossais.

2- La conchyliculture en devenir, en particulier la mytiliculture

A télécharger : Scottish Shellfish Farm Production Survey 2009 report (The Scottish Government)

La conchyliculture en Ecosse (Chiffre 2009) :

  • Mussel: £6.3 million pour 6.300 tonnes
  • Pacific oyster: £1.2 million pour 2900 tonnes
  • Native oyster: £0.13 million pour 490 tonnes
  • Scallop: £0.02 million pour 35 tonnes
  • Queen: £0.01 million

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Le 15 novembre 2010
Pêche de saumon sauvage d’Alaska exceptionnelle en 2010

Sur un total de 169 millions de poissons, 55% ont été capturés à Prince William Sound et dans la baie de Bristol (reportage Youtube ci-dessous). Malgré les captures historiques, les prix n’ont pas plongé du fait de la chute de la production chilienne en saumon d’élevage. On estime le chiffre d’affaires à 533,9 millions de dollars. Source : Alaskan salmon yields historic USD 534 mln in 2010 (Fis)

Pêche saumon sauvage d’Alaska au filet maillant dérivants sur Youtube

Capture du saumon sauvage d'Alaska dans la baie de Bristol, en Alaska. Visitez www.alaskaseafood.org pour plus d'informations.

Le 19 novembre 2010

Film : L'autre visage de l’industrie salmonicole en Colombie-Britannique (Canada)

L’Etat de Colombie-Britannique est la quatrième zone de production de saumon d’élevage dans le monde, après la Norvège, l’Ecosse et le Chili. Dans cette région du monde, la salmoniculture est contrôlée par les multinationales norvégiennes (Cermaq, Marine Harvest et Grieg Seafood). La salmoniculture fait l’objet d’attaques répétées de la part des organisations de Peuples premiers, d’écologistes et de pêcheurs qui défendent les ressources en saumon sauvage… notamment contre les poux de mer développés dans les élevages à forte densité…

Un film de 30 minutes intitulé Silver Harvest, produit avec le soutien de l’organisation des producteurs de saumon de Colombie-Britannique (BC Salmon Farmers Association), souhaite donner un autre visage de l’industrie salmonicole… Source : Film showing development of BC's salmon farming industry now available (FIS)

Silver Harvest from Lance Blackwell on Vimeo.

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Baie de Fundy - Enquête en profondeur sur un pesticide illégal (Radio Canada)

Environnement Canada a effectué une perquisition, jeudi, dans les bureaux de Cooke Aquaculture, au Nouveau-Brunswick, dans le cadre d'une enquête sur un pesticide illégal. Aucune accusation n'est portée contre l'entreprise.

Les 29 agents chargés de cette perquisition cherchaient des indices. Ils ont fouillé les dossiers et les ordinateurs dans huit bureaux et installations de l'entreprise. « Tout ce que je peux dire, c'est qu'une enquête de façon générale est ouverte à la suite de l'information qui suppose ou qui indique une infraction à la loi des pêches », explique Robert Robichaud, de la direction de l'application de la loi en environnement chez Environnement Canada.

La présence d'un pesticide illégal, le cyperméthrine, a mené à la mort de centaines de homards dans la baie de Fundy, il y a un an. Depuis cet incident, Environnement Canada mène deux enquêtes et tente de remonter à la source du pesticide. Les perquisitions effectuées jeudi font partie de ces enquêtes.

Nell Halse, porte-parole de Cooke Aquaculture, affirme que l'entreprise n'a rien à cacher et qu'elle collabore avec les enquêteurs depuis des mois. Elle dit que cette enquête porte sur toute l'industrie, non seulement sur Cooke. Mme Halse ajoute qu'elle a hâte de ne plus devoir défendre sans cesse l'entreprise et l'aquaculture en général. L'enquête, dit-elle, sème un doute sur les intentions de l'industrie. « Maintenant, les agents de l'application de la loi d'Environnement Canada vont analyser l'information qui a été recueillie hier, et essentiellement, cette information-là va être utilisée pour les deux enquêtes en cours », indique Robert Robichaud….

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Chili : Le monde du business entrent dans l’élevage du saumon

Les travailleurs de la filière saumon et de nombreux environnementalistes ont exprimé des inquiétudes sur la quantité croissante des acteurs financiers qui prennent des participations dans le capital de plusieurs sociétés salmonicoles au sud du Chili.

Après la crise vécue dans le secteur piscicole en raison de la propagation de l'anémie infectieuse du saumon (AIS ou ISA) à travers le pays, les employés de l'industrie du saumon et les ONG ont exprimé leurs préoccupations sur la situation de l'emploi et l'usage aveugle des ressources naturelles.

D'autant plus que la Bourse des marchandises (Bolsa de Productos) de Santiago a annoncé qu'il est possible d'assigner une valeur marchande à des concessions en mer dans le secteur de l'aquaculture du saumon. Selon Ricardo Mayorga Casas, président de la Fédération des travailleurs de l'industrie de la pêche à Puerto Montt, il y a des suspicions quant à qui deviendra propriétaire des ressources naturelles dans le pays. Article de FIS : Endless involvement of the financial sector in salmon farming

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Le 22 novembre 2010

France Nord : Mareyage

Le volume de saumon travaillé par les 4 mareyeurs de l’échantillon pour lesquels ce produit pèse plus de 20% de l’activité, est en baisse, marquant ainsi une rupture dans la croissance continue des volumes importés. Les prix sont en hausse sensible du fait des tensions sur le marché international : les opérateurs d’Amérique du Nord et d’Asie ont reporté leurs achats sur la Norvège du fait de la crise sanitaire qui touche la production chilienne. Source : Baromètre N°1 de 2010 sur l’activité des entreprises de mareyage / Janvier à avril 2010 (FranceAgriMer)

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25 novembre 2010

Du changement dans le capital de Marine Harvest

Le milliardaire norvégien, John Fredriksen, actionnaire principal de Marine Harvest, premier producteur de saumon dans le monde (300.000 tonnes soit le ¼ de la production mondiale) se désengage après la vente d’une partie de ses actions pour une valeur de 183 millions d’euros. Le plus grand armateur de tankers au monde garde néanmoins 23,21% des actions dans la société. Cette vente inattendue a entrainé une chute de 11% de l’action à la bourse d’Oslo. Il faut dire que l’action Marine Harvest avait pris 40% depuis le 1 janvier 2010, après avoir été multiplié par 4 en 2009 !

Marine Harvest est connu en France sous la marque Kristen (2e fabricant de saumon fumé dans l’hexagone après l’islandais Alfesca avec la marque Labeyrie).

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Compte-rendu d’un voyage promotionnel du saumon norvégien organisé par le Centre des Produits de Mer de Norvège : « BuzzEcolo c’est vu invité (début Octobre 2010) par Le Centre des Produits de la Mer de Norvège à une petite excursion au creux des Fjords pour découvrir et échanger autours des méthodes pêche et d’aquaculture en Norvège. »

Notre Saumon de Norvège (BuzzEcolo)

Le Saumon, un poisson gras aux vertus nutritives importantes, que l’on aime consommer de multiples façons et à diverses occasions. Devenu rare à l’état sauvage, l’élevage l’a rendu de nouveau populaire et plus accessible à la consommation …

Cependant ces fermes aquacoles, qui produisent le saumon d’élevage, font aussi l’objet de critiques et de méfiances … L’aquaculture reste une industrie relativement récente, qui à connu quelques crises, laissant le consommateur dans un certain flou concernant la qualité du saumon qu’il consomme !?....

….. L’aquaculture, à l’échelle industrielle, est une activité qui doit être strictement réglementée et sous surveillance. Mais pour en garantir le respect, les règles doivent aussi être clairement identifiées et identifiables par tous … Mais à l’heure actuelle, bien que les réglementations soient en place en Norvège, on peut cependant regretter l’absence d’un label permettant d’identifier facilement un saumon provenant d’une ferme respectueuse des bonnes pratiques.

En conclusion …

L’aquaculture, telle que nous l’avons découverte durant cette expédition en Norvège, semble à la fois raisonnable et durable … Mais, tout comme le simple consommateur, il nous manque certains repères pour balayer les doutes qui peuvent demeurer.

Les démarches entreprises pour réglementer et contrôler l’aquaculture en Norvège doivent bien évidement être poursuivies (voir renforcées dans certain cas). Mais il parait aussi essentiel que les informations liées aux pratiques et réglementations de cette activité, soient plus accessibles et lisibles pour le consommateur …

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Le 10 décembre 2010
Ecosse : Le saumon dans le rose !

L’association écossaise des producteurs de saumon - Scottish Salmon Producers' Organisation (SSPO) – baigne dans l’euphorie.

La dernière livraison de l’association « Scottish Salmon Farming – Industry Research Report » de décembre 2010 à quelques jours des festivités indique :

  • 234 nouveaux emplois dans la dernière année pour un investissement en capital de £ 29,5 millions en 2009,
  • 90% des sociétés salmonicoles se sentent «très confiantes» ou «en confiance» sur la demande future,
  • 70% ont exprimé le désir de se développer durablement,
  • 78% prévoient d'augmenter leurs effectifs.

La France est le premier marché pour le saumon écossais d’élevage, avec quelques 20.000 tonnes de saumon frais en 2008 dont environ 6.000 pour le Saumon écossais Label Rouge.

Pour plus d’informations lire le communiqué dans Fishnewseu : Economic report confirms the growing importance of salmon farming

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Le 14 décembre 2010

Norvège : Les exportations de saumon toujours en forte hausse malgré l'augmentation importante de son prix

Les exportations de saumon norvégien en novembre 2010 ont totalisé 390 millions d'euros, soit une progression de 38% par rapport à novembre 2009. Ces bons chiffres sont dus à la fois à l’augmentation des volumes et des prix. « N’ayant plus de rival depuis l’effondrement du saumon chilien, donc pas de concurrence face à une demande mondiale en croissance, les prix flambe » explique Paul Aandahl, analyste en marché à Norwegian Seafood Export Council (NSEC).

Malgré le prix élevé du saumon norvégien, saumon frais exporté à 4,60 € le kilo soit 0,98 € de plus qu’en novembre 2009, les exportations ont augmenté en volume notamment en direction du premier marché qu’est la France pour un volume de 11.415 tonnes en novembre 2010 soit une hausse de 5% par rapport à novembre 2009. Les exportations vers l’UE représentent 67% de toutes les exportations de saumon norvégien. Le volume des exportations de saumon norvégien vers la Russie a connu une croissance impressionnante de 50%, faisant de la Russie le deuxième plus grand marché pour le saumon norvégien en novembre. Source : Salmon exports during November are highest on record (FIS)

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Le 17 décembre 2010

L’élevage de saumon au NouveauBrunswick

Dans le Canada Atlantique, le NouveauBrunswick est une grande zone de production de saumon avec Cook Aquaculture, l'une des plus grandes sociétés salmonicoles dans le monde. Pas de société norvégienne contrairement à la Colombie-Britannique sur la côte Pacifique.

L’élevage de salmonidés a débuté en 1978 sur un seul site commercial, et il se pratique actuellement dans plus de 90 sites. La salmoniculture représente actuellement la denrée alimentaire unique la plus importante au NouveauBrunswick en termes de valeur des ventes, qui était estimée à 192 millions de dollars en 2008. La ville de St. George est considérée comme le berceau de l’industrie, mais les îles Deer, Campobello et Grand Manan ont aussi profité de la salmoniculture. Parmi les douze plus grands pays producteurs de saumon, le Canada se classe au quatrième rang derrière la Norvège, le Chili et l’Écosse. Le NouveauBrunswick représente environ 40% de toute la production canadienne de saumon.

Le succès de la salmoniculture au NouveauBrunswick peut être attribué à deux facteurs. D’abord, les eaux limpides de la baie de Fundy, avec leurs courants, leurs remous et les hautes marées, offrent un environnement sain pour l’élevage du poisson. Deuxièmement, la proximité des grands marchés pour les poissons et fruits de mer dans les États de la côte Est américaine procure au NouveauBrunswick l’avantage de fournir un produit d’une fraîcheur irréprochable. Le saumon peut se retrouver sur une table en NouvelleAngleterre dans les 24 heures après sa sortie de l’eau.

Environ 60% des saumons produits au NouveauBrunswick sont exportés dans le nord des ÉtatsUnis…. L’industrie de la salmoniculture au NouveauBrunswick emploie quelque 1 500 personnes dans les industries directes et indirectes, notamment la production d’aliments pour les animaux, la fabrication de cages et de filets, la construction de bateaux, la vente de moteurs, la transformation du poisson, la vente d’ancres, d’amarrages et de cordages, les industries du transport et de la construction, les services de santé des poissons, les services de vétérinaires de cabinet privé, l’emballage, la recherche, la consultation et les écoles qui offrent des cours spécialisés. L’industrie de la salmoniculture représente environ un emploi sur cinq dans le comté de Charlotte. Source : L'aquaculture au Nouveau Brunswick

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Le 11 janvier 2011

Le chinois Pacific Andes investit dans le saumon australien Tassal

La société chinoise Pacific Andes est connue comme l’un des plus importants fournisseurs de poissons congelés dans le monde avec ses pêcheries dans le Pacifique nord (colin d’Alaska, cabillaud,…), comme l’un des 5 plus grands de la pêche minotière au Pérou. En prenant des participations dans la société australienne Tassal, Pacific Andes vise maintenant l’aquaculture et plus particulièrement le saumon d’élevage. Commentant l'investissement, M. Ng Joo Siang, Pdg de Pacific Andes a déclaré: « Plus grand producteur de saumon en Australie avec des marques commerciales reconnues, Tassal est positionné comme un leader incontesté sur le marché asiatique en pleine croissance pour le saumon, en particulier en Chine et en Asie du Sud Est. » Source : Pacific Andes acquiert 20 parts pc en Tassal (Fis)

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Le 15 janvier 2011

Saumon : Le polonais Morpol poursuit son expansion dans l’élevage

Après avoir pris le contrôle de plusieurs fermes d’élevage de saumon en Ecosse au cours de l’année 2010 (Mainstream Scotland, Marine Farms ASA…), le polonais Morpol s’installe maintenant en Norvège. Le leader mondial de la transformation de saumon vient d’acquérir pour 63,5 millions d'euros Jøkelfjord Laks AS une société reconnue comme l’une des plus rentables en Norvège. Cette société qui a produit 6.700 tonnes de saumon en 2010, contrôle toutes les phases de l’élevage depuis l’écloserie (capacité de 1,6 million de saumoneaux par an) jusqu’au conditionnement. Source : Morpol buys Jøkelfjord Laks AS (Fis)

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Le 26 janvier 2011
Toujours plus de saumon d'élevage... En Irlande et maintenant en Russie
L’Irlande cherche à développer l’aquaculture avec une tendance saumon bio

Le Ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, TD Brendan Smith et le Ministre d'État, Sean Connick TD, viennent de rencontrer le directeur de Marine Harvest, l’une des entreprises les plus importantes au monde dans les produits de la mer afin de discuter des possibilités de développement de l’aquaculture en Irlande.

La société norvégienne dont les piscicultures irlandaises sont situées à Donegal, Mayo, Cork et Kerry, espère exporter entre 10 et 12.000 tonnes de saumon en 2011, avec une nette tendance dans le saumon biologique qui représentera près de 70% du total. La société, qui emploie actuellement 250 personnes en Irlande et 5.000 dans le monde entier, prévoit de doubler sa production et l'emploi en Irlande au cours des dix prochaines années. Source : Ireland Seeks To Expand Aquaculture Production (Seafoodnews)
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Russian Sea Group prévoit 30.000 tonnes de saumon en Mer de Barents

L’un des principaux groupes russes de l’industrie halio-alimentaire, Russian Sea Group, se lance dans la salmoniculture à partir de juin 2011. Le groupe a remporté l’appel d’offre pour développer des élevages de saumon en Mer de Barents avec un potentiel annuel de plus de 30.000 tonnes. Ce qui représente près de 35% des importations actuelles de saumon Atlantique de la Russie. Russian Sea Group souhaite sécuriser son approvisionnement en matière première, une stratégie qui va dans le sens de la Fédération de Russie : Sécurité alimentaire et substitution des importations. Source : Russian Sea Group

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Le 14 février 2011

Certification pour le poisson de Marine Harvest (Ouest France)

Le saumon, élevé dans les fermes aquacoles de Marine Harvest en Norvège, en Écosse ou au Chili, est livré frais entier à Lorient, puis il est tranché, dégraissé et totalement libéré de ses arêtes.

C'est le résultat de deux ans d'études, point par point, des pratiques de travail et des produits transformés. Une garantie de plus en plus exigée par la grande distribution.

Les bonnes pratiques - IFS, comme International food standard. C'est la certification internationale que Marine Harvest Lorient vient de décrocher après l'audit du Bureau Veritas. Et au terme de deux ans de pratiques revues et corrigées pour répondre à un cahier des charges strict, qui passe tout au peigne fin : les bonnes habitudes d'hygiène, la qualité des produits, les équipements, le contrôle, etc. « C'est un effort collectif. Tout le personnel y a contribué », se félicite Lionel Stephan, directeur de l'entreprise, installée rue Batelière (parallèle à la rue François-Toullec).

Saumon, lieu noir, cabillaud - Ce sont les trois principaux poissons que transforme Marine Harvest Lorient. Qui travaille aussi du merlan, de la julienne, de l'églefin, du sabre, etc. Le poisson, acheté à la criée de Keroman, est découpé en filets ou en portions. L'entreprise a aussi recours à l'importation et aux productions maison. Car le site de Lorient est l'une des nombreuses filiales du norvégien Marine Harvest, premier éleveur au monde de saumon : 300 000 tonnes, soit un quart de la production mondiale.

La barquette pré-emballée - Grâce à la certification, Marine Harvest Lorient espère développer sa gamme de produits pré-emballés dans les grandes surfaces….

3 500 tonnes par an - Marine Harvest Lorient est aussi spécialisé dans les brochettes de poisson (saumon et lieu noir). 200 tonnes sont produites le temps des barbecues, entre avril et fin août. Au total, 3 500 tonnes de matière première passent dans les ateliers. 60 personnes y travaillent. Cette année, l'entreprise réalisera 17 millions d'euros de chiffre d'affaires.

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Le 17 février 2011

Le groupe norvégien Marine Harvest investit 11 M d'euros dans une nouvelle usine à Boulogne (Voix du Nord)

Le projet était prêt depuis plusieurs mois mais il était suspendu à la décision des actionnaires. Fin de semaine dernière, les Norvégiens de Marine Harvest, leader mondial d'élevage de saumon, ont donné leur feu vert pour la construction d'une nouvelle usine à Capécure II. Un signal fort pour la place boulonnaise. Après Capitaine Houat et Océan Délices, Marine Harvest sera donc la troisième entreprise à venir s'implanter sur les anciens terrains de la COMILOG. Un investissement de 11 millions d'E pour une usine « supérieure à 7000 m2 » précise le directeur de l'unité boulonnaise, Jean Deterre.

Déjà implantée rue Marengo à Capécure depuis 1990, Marine Harvest travaille le saumon principalement et d'autres espèces (cabillaud, grenadier, haddock, panga, crustacés...) sous forme de produits frais qui sont ensuite emballés sous glace ou sous atmosphère protectrice. Une activité qui a généré 65 millions d'E de chiffre d'affaires en 2009….

120 salariés à Boulogne…

Leader mondial - En choisissant la place de Boulogne, Marine Harvest conforte ses ambitions en Europe. Le groupe norvégien est aujourd'hui présent dans plusieurs villes en France : Challans-en-Vendée, Lorient, Rennes et Landivisiau en Bretagne ainsi que Dunkerque. Le saumon d'élevage en Norvège dès les années 60 lui a permis de bâtir une stratégie mondiale et Marine Harvest a depuis racheté de nombreuses fermes en Écosse, en Irlande, au Chili et au Canada, devenant le leader mondial de cette filière (25 % à 30 % de parts de marché). En 2007, sa production s'est élevée à 1,25 million de tonnes.

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21 février 2011
En Norvège, le saumon SalMar dans la tourmente politique !
De fortes critiques se sont élevées contre la société salmonicole, SalMar, après la fuite d’un grand nombre de jeunes saumons dans le milieu naturel. Au moment d’un traitement contre les poux de mer, les saumons se sont échappés suite à une fausse manœuvre sur une cage d’élevage.

Trond Martin Sæterhaug (responsable politique, SVs fylkesleder) demande le retrait de la licence d’élevage à la société Salmar. S'exprimant sur les pages Facebook du journal NRK, il explique, « l’aquaculture a connu une croissance sans entrave depuis de nombreuses années et trop de cages à poissons ne sont pas suffisamment protégées contre les fuites tout le long de la côte. » « C'est une preuve que nous sommes incapables d'empêcher les évasions. Nous demandons de retirer les licences d’élevage à ceux qui ne peuvent pas satisfaire aux exigences », a-t-il déclaré.

De son côté, Hans Stoyan, Maire de la localité, soutient la société SalMar (ndlr exportatrice de saumon en France), « SVs fylkesleder va trop loin dans sa critique de la société Keystone Salmar. » « Les fuites sont regrettables et ne devraient jamais arriver. Mais, en arriver à de telles sanctions n'est pas une bonne chose », a-t-il dit.

Toujours est-il que la police attend un rapport de la Direction des Pêches et mène une enquête de son côté.

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Le Centre des Produits de la Mer de Norvège répond aux questions des internautes suite à la diffusion du documentaire « Manger peut-il nuire à la santé ? » sur France 3

Un reportage intitulé « Manger peut-il nuire à notre santé ? » a été diffusé sur France 3, le mercredi 16 février à 22h50.

Le saumon de Norvège au même titre que d’autres produits (la pomme, le blé, le porc) fait l’objet d’une séquence dans cette émission, en raison de la production industrialisée du produit et de son alimentation. Le Centre des Produits de la Mer de Norvège souhaite apporter des compléments aux informations développées dans le reportage, en ce qui concerne le saumon de Norvège. La journaliste Isabelle Saporta a collaboré avec Marianne et RMC et développe un discours très agressif envers l’industrie agro-alimentaire et l’élevage. Elle a notamment visité une exploitation norvégienne en 2009 dans le cadre d’un reportage radio.

« Les poissons sont-ils engraissés aux farines de poissons et aux huiles végétales ? » L’alimentation du saumon de Norvège est élaborée de façon à ce qu’elle garantisse sa qualité et sa santé. Elle est au plus près d’une alimentation optimale d’un saumon sauvage. Elle est donc composée de poissons sauvages ; et des huiles végétales, antioxydants, vitamines et minéraux complètent le régime alimentaire des saumons. De cette façon, les éleveurs réduisent leur dépendance aux ressources marines sauvages. La distribution de l’alimentation est surveillée en fonction de l’appétit du saumon, car une alimentation trop abondante veut dire gaspillage, pollution et pertes économiques importantes pour les éleveurs. Par ailleurs, les aquaculteurs norvégiens refusent toute nourriture destinée à accélérer la croissance des saumons. Ainsi, un saumon d’élevage a besoin d’environ 3 ans pour atteindre son poids moyen de 4 kg. Leur croissance est un peu plus rapide que celle du saumon sauvage tout simplement parce qu’ils ont accès en permanence à la nourriture qui correspond à leurs besoins. A noter, les producteurs doivent demander une certification qui prouve que l’huile végétale utilisée est sans OGM. La loi norvégienne interdit également toute utilisation d’antibiotiques ou autres médicaments à titre préventif dans les élevages de saumon.

Peut-on peut faire évoluer l’offre de poisson en fonction de ce que veut le marché ? Il existe, au niveau mondial, une demande croissante de poissons et notamment de saumons. Pour préserver les ressources halieutiques – c'est-à-dire les stocks de poissons disponibles -, de nombreux pays, au nombre desquels la Norvège, ont développé l’aquaculture qui compte aujourd’hui pour 43%* de la consommation mondiale de poissons. Le développement de l’aquaculture est aujourd’hui contrôlé par les autorités. Le choix des sites est étudié en fonction de son écosystème, de son environnement et de sa capacité à « supporter » l’impact de l’aquaculture. L’attribution des permis et licences a ainsi considérablement baissé depuis 2002. La filière elle-même s’investit pour maîtriser l’augmentation de la production sans pour autant multiplier le nombre de fermes. En Norvège, la viabilité, la rentabilité et la prospérité du secteur de l’aquaculture passent nécessairement par la capacité des acteurs à préserver l’environnement.

Les acheteurs de saumon choisissent-ils la couleur du saumon de Norvège dans un nuancier de teintes variant en fonction des substances chimiques ajoutées à la nourriture ? La chair du saumon atlantique présente naturellement une couleur rose-orangée en raison d’un antioxydant nommé astaxanthine. A l’état sauvage, il acquiert cette couleur en mangeant de petits crustacés et planctons qui en contiennent. En aquaculture, l’alimentation des saumons contient également cet antioxydant, reconnu pour ses propriétés bienfaisantes, et nécessaire à la santé des saumons. Cet antioxydant a aussi un rôle important pour assurer la qualité des oméga-3 du saumon ; il les empêche d’oxyder. La couleur de l’alimentation joue un rôle sur l’appétence du consommateur pour le produit. Il est vrai que pour le consommateur français par exemple, le rose soutenu de la chair du saumon est gage de bonne qualité. Il est par ailleurs important de noter que l’ensemble des additifs et leur utilisation dans l’alimentation animale sont strictement contrôlés par la Commission européenne et par la DGCCRF.

Le Centre des Produits de la Mer de Norvège reste à votre disposition pour toute information supplémentaire. Afin d’obtenir une documentation plus complète sur les sujets traités sur France 3 et sur le saumon de Norvège plus généralement, vous pouvez nous écrire sur norge.fr@seafood.no

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26 mars 2011

Révélations incendiaires sur le poisson bio

Quand les armateurs se couvrent, les consommateurs s’empoisonnent à l’éthoxyquine....

Anne-Katrine Lundebye Haldorsen, directrice des recherches sur la sécurité alimentaire en Norvège nous explique la présence d’éthoxyquine dans l’alimentation des poissons d’élevage : « L’éthoxyquine est un anti-oxydant de synthèse, il est ajouté à la farine de poisson pour prévenir de possibles explosions ».

Voilà le fin mot de l’histoire. La farine de poisson et l’huile de poisson qui entrent dans la composition de la nourriture des saumons d’élevage, proviennent en bonne partie de la pêche minotière d’Amérique du Sud. Elles sont livrées par cargo aux fabricants de croquettes du Nord. Mais ce long voyage comporte un risque : l’auto-combustion par oxydation. On asperge donc la matière première d’antioxydants.

Et Anne-Katrine Lundebye Haldorsen de rappeler que : « L’Organisation Maritime Internationale a approuvé seulement deux antioxydants synthétiques: l’éthoxyquine, qui est le plus efficace, mais aussi le BHT.»

Et les certificateurs bio acceptent l’utilisation de l’éthoxyquine ? « Nous en avons discuté avec eux, ils préféreraient que nous n’en utilisions pas, mais ils ont reconnu qu’il était essentiel que nous donnions un peu de farine de poisson sud-américaine à nos saumons. Ils ont donc accepté un peu d’éthoxyquine. »...

Lire l’article de Cedepa : Vous avez dit « bio »?

Visionner le reportage de la télévision suisse tsr.ch de novembre 2010 : "Saumon d'élevage: des poissons finalement assez conservateurs" et Norvège et Irlande : le fjord de l’angoisse et la tempête de croquettes bio

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Révélations incendiaires sur le poisson d'élevage, pas très bio !

Quand les armateurs se couvrent, les consommateurs s’empoisonnent à l’éthoxyquine....

Anne-Katrine Lundebye Haldorsen, directrice des recherches sur la sécurité alimentaire en Norvège nous explique la présence d’éthoxyquine dans l’alimentation des poissons d’élevage : « L’éthoxyquine est un anti-oxydant de synthèse, il est ajouté à la farine de poisson pour prévenir de possibles explosions ».

Voilà le fin mot de l’histoire. La farine de poisson et l’huile de poisson qui entrent dans la composition de la nourriture des saumons d’élevage, proviennent en bonne partie de la pêche minotière d’Amérique du Sud. Elles sont livrées par cargo aux fabricants de croquettes du Nord. Mais ce long voyage comporte un risque : l’auto-combustion par oxydation. On asperge donc la matière première d’antioxydants.

Et Anne-Katrine Lundebye Haldorsen de rappeler que : « L’Organisation Maritime Internationale a approuvé seulement deux antioxydants synthétiques: l’éthoxyquine, qui est le plus efficace, mais aussi le BHT.»

Et les certificateurs bio acceptent l’utilisation de l’éthoxyquine ? « Nous en avons discuté avec eux, ils préféreraient que nous n’en utilisions pas, mais ils ont reconnu qu’il était essentiel que nous donnions un peu de farine de poisson sud-américaine à nos saumons. Ils ont donc accepté un peu d’éthoxyquine. »...

Lire l’article de Cedepa : Vous avez dit « bio »?

Visionner le reportage de la télévision suisse tsr.ch de novembre 2010 : Saumon d'élevage: des poissons finalement assez conservateurs et Norvège et Irlande : lefjord de l’angoisse et la tempête de croquettes bio

Pendant ce temps, Marine Harvest affine sa stratégie en matière de certification....

Certification pour le poisson de Marine Harvest (Ouest France)

Le saumon, élevé dans les fermes aquacoles de Marine Harvest en Norvège, en Écosse ou au Chili, est livré frais entier à Lorient, puis il est tranché, dégraissé (notre photo) et totalement libéré de ses arêtes.

C'est le résultat de deux ans d'études, point par point, des pratiques de travail et des produits transformés. Une garantie de plus en plus exigée par la grande distribution.

Les bonnes pratiques

IFS, comme International food standard. C'est la certification internationale que Marine Harvest Lorient vient de décrocher après l'audit du Bureau Veritas. Et au terme de deux ans de pratiques revues et corrigées pour répondre à un cahier des charges strict, qui passe tout au peigne fin : les bonnes habitudes d'hygiène, la qualité des produits, les équipements, le contrôle, etc. « C'est un effort collectif. Tout le personnel y a contribué », se félicite Lionel Stephan, directeur de l'entreprise, installée rue Batelière (parallèle à la rue François-Toullec).

Saumon, lieu noir, cabillaud

Ce sont les trois principaux poissons que transforme Marine Harvest Lorient. Qui travaille aussi du merlan, de la julienne, de l'églefin, du sabre, etc. Le poisson, acheté à la criée de Keroman, est découpé en filets ou en portions. L'entreprise a aussi recours à l'importation et aux productions maison. Car le site de Lorient est l'une des nombreuses filiales du norvégien Marine Harvest, premier éleveur au monde de saumon : 300 000 tonnes, soit un quart de la production mondiale.

La barquette pré-emballée

Grâce à la certification, Marine Harvest Lorient espère développer sa gamme de produits pré-emballés dans les grandes surfaces. Filets et portions sont mis en barquette et étiquetés à l'effigie du magasin, qui n'a plus qu'à garnir ses rayons libre-service. Auchan a déjà été séduit. « Les consommateurs de l'Europe du Nord sont friands des barquettes, faciles d'emploi. Les Français y viennent petit à petit », explique Lionel Stephan.

3 500 tonnes par an - Marine Harvest Lorient est aussi spécialisé dans les brochettes de poisson (saumon et lieu noir). 200 tonnes sont produites le temps des barbecues, entre avril et fin août. Au total, 3 500 tonnes de matière première passent dans les ateliers. 60 personnes y travaillent. Cette année, l'entreprise réalisera 17 millions d'euros de chiffre d'affaires. Charles JOSSE. Ouest-France

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Le 14 mai 2011

Saumon. Marine Harvest croit toujours au potentiel chilien

Le directeur général de Marine Harvest ASA , Alf-Helge Aarskog, a exprimé sa confiance « sur le potentiel chilien à long terme », tandis que l'industrie du saumon se redresse après la crise sanitaire, sociale et économique provoquée par l'anémie infectieuse du saumon virus (ISA). En 2011, Marine Harvest prévoit de produire environ 341.000 tonnes de saumon dans le monde, dont près de 24.000 tonnes (poids éviscéré) au Chili. Fis : Despite production issues, Marine Harvest trusts Chilean potential
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Le 15 juin 2011

En Nouvelle-Zélande, l'expansion de l'aquaculture fait des vagues (AFP)

Aux commandes de son bateau pour touristes, Peter Beech observe une volée de mouettes piquer sur les bassins d'une ferme d'élevage de saumons. Inquiet, il est persuadé que l'aquaculture va provoquer un désastre écologique sur le littoral spectaculaire de Marlborough Sounds en Nouvelle-Zélande. Je ne suis pas sûr que ce soit un combat que l'on puisse gagner, lâche cet homme, dont la famille est enracinée depuis six générations dans cette région à l'extrême nord-est de l'île du sud de la Nouvelle-Zélande. Toute sa vie, il a navigué sur les flots cristallins de sa contrée natale, faisant découvrir aux touristes phoques, dauphins et baleines, qui fréquentent les lieux. La récente décision du gouvernement néo-zélandais de mettre un terme, au bout de dix ans, au moratoire sur le développement de l'aquaculture dans la région, le scandalise. On est en train de transformer nos magnifiques fjords en une grande zone d'élevage de poissons, maugrée-t-il.

La New-Zealand King Salmon Company a déjà fait une demande pour créer plus de fermes afin de doubler sa production de saumon à 15.000 tonnes d'ici 2015, avec l'objectif à long terme de devenir une société qui pèse 500 millions de dollars NZ (284 millions d'euros). La décision de Wellington a soulevé un vif débat sur la possibilité de développer l'aquaculture dans des zones écologiquement fragiles, sans mettre en danger le développement durable.

Alors que s'accroît la demande mondiale en poissons et fruits de mer, notamment sur les marchés asiatiques, l'aquaculture représente 46% de la consommation totale, une part qui ne cesse d'augmenter au moment où les stocks naturels sont en déclin, selon un rapport des Nations unies, publié l'an dernier.

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) estime pour sa part que, correctement gérée, l'aquaculture permet de diminuer la pression sur les stocks de poissons sauvages. New-Zealand King Salmon se dit parfaitement consciente de ses responsabilités en matière d'environnement, et souligne que les fermes aquacoles de Marlborough Sounds installées avant le moratoire n'ont jamais posé de problèmes.

L'expansion de cette activité va générer des emplois dont la région a cruellement besoin, fait valoir Grant Rosewarne, son directeur général. Le saumon fumé de première qualité atteint 250 dollars NZ le kilo (142 euros), offrant de juteuses recettes à l'exportation pour l'économie néo-zélandaise vacillante….

Voir le reportage vidéo sur Dailymotion, Cliquer Ici

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Marine Harvest s’ancre à Boulogne (agglo-boulonnais)

Pose de la première pierre

L’un des géants mondiaux du saumon, le groupe norvégien Marine-Harvest, construit une nouvelle usine à Boulogne. La première pierre a été posée le samedi 11 juin par Jo Dekeyzer, patron de Marine Harvest Europe, en présence de Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne-sur-Mer, Daniel Percheron, président du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais, Jean-Marc Puissesseau, président de la CCI Côte d’Opale, et Daniel Rouhier, sous-préfet.

Marine-Harvest, qui représente 25% de la production mondiale de saumon d’élevage, a décidé de s’engager dans un investissement de 11 millions d’euros pour renforcer son activité filetage et sa position sur les segments de marché « libre service » et « produits élaborés ». « Le site boulonnais, explique Jo Dekeyser, Pdg de Marine VAP Europe, s’est imposé en raison de ses atouts logistiques, de la concentration d’opérateurs effectuant la même activité, et de l’image porteuse d’un port de pêche ». Implantée sur une parcelle de 23 300 m² permettant des extensions futures, cette unité de 7 300 m² entrera en service au printemps 2012. Jo Dekeyzer s’est fixé comme objectifs, d’ici trois ans, de doubler le chiffre d’affaires de MH Boulogne (70 M d’€ en 2010) et d’ajouter 100 emplois à un effectif actuel de 188. La multinationale est en effet déjà présente à Boulogne avec l’ancienne société « Les Mareyeurs Boulonnais » qui a été par la suite rachetée successivement par le groupe Pieters, Fjord Seafood et Pan Fish avant de devenir en 2007 Marine-Harvest Boulogne, dirigée par Jean Deterre.

Marine-Harvest est la troisième entreprise à s’implanter sur la nouvelle zone de Capécure, après Océan-Délices et Intermarché-Capitaine-Houat.

Mais aussi le saumon du norvégien Leroy (Groupe Austevoll)....

Saumon : Hallvard Lerøy AS double sa production à Arras

Fishcut va investir 3,5 millions d’euros dans la construction d’une nouvelle unité de production sur la zone Actiparc d’Arras. L’entreprise, filiale du géant norvégien du saumon Hallvard Lerøy AS, s’est...

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Le 12 août 2011

Pérou, la face cachée du saumon d'élevage

Andrew Wasley et Jim Wickens in L’écologiste (juillet-septembre 2009)

Extrait

Les communautés humaines et animales sont menacées par l'industrie de fabrication de farine de poisson. La farine de poisson est fabriquée dans des usines où les conditions de travail sont laborieuses. Les familles qui y travaillent (vivent dans les villes minotières ndlr) accusent ces usines d'être à l'origine de l'asthme et de problèmes respiratoires et dermathologiques de leurs enfants. Ces usines ne respectent pas les zones tampons pour les séparer des habitations. En outre, les effluents non traités des usines contaminent certaines baies avec des impacts graves sur la biodiversité. Ces rejets forment des couches de matière organique dans la mer jusqu'à 1m d'épaisseur créant des "zones mortes". La pêche excessive d'anchois (permettant la production de farine), a un impact fort sur certaines populations d'oiseaux comme Le Cormoran de Bougainville, le Pélican Péruvien et le Fou Varié. Le Guano pourrait disparitre d'ici 20 ans si la surpêche se produit. La pèche étant la nourriture de base des péruvien, la diminution des bancs de poissons a un impact sur les populations locales.

Mais alors pourquoi produire de la farine de poisson ???

La farine de poisson produite mondialement va à 46% à l'aquaculture, 24% à l'alimentation des porcs, 22% aux ruminants, animaux domestiques et produits pharmaceutiques.

Source : L'âge de faire n°45 Septembre 2010, cliquer Ici

Remarque : Remettons le saumon à sa juste place !

Si le saumon atlantique d'élevage est bien l'espèce de poisson la plus consommée en France, il n'est pas le deuxième produit aquacole dans le monde après la crevette d'aquaculture.... Au niveau international, les carpes, les algues et les huîtres devancent largement les saumons et les crevettes dans le classement mondial des productions aquacoles....

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12 septembre 2011
Pourquoi la Norvège communique sur une hausse des cours du saumon ?
En août 2011, le Centre des Produits de la mer de Norvège communique sur une hausse des cours du saumon au cours du premier trimestre 2011 alors que les prix du saumon frais se sont effondrés à partir du mois de mai 2011 ? (en rouge sur le graphique de la bourse du saumon Fishpool)

26 août 2011 - Envolée des prix des produits de la mer sur le premier semestre 2011 !

En un an, le prix du kilo de saumon frais est passé de 11,8 euros à 13,9 euros, soit une augmentation de 17,4%, comparativement à la même période de 2010. C’est le Centre des Produits de la mer de Norvège qui a annoncé cette information, expliquant qu’il en allait de même pour nombre d’autres produits de la mer, qui ont tous connus une envolée de leurs prix sur le premier trimestre de l’année. Et l’une des conséquences directes de cette hausse des prix est la baisse de la consommation des foyers français de ces produits, notamment pour le saumon frais dont les ventes accusent une baisse de 30%. En effet, en 2010, 26,6% des foyers français avaient acheté au moins une fois du saumon frais, contre 22,5% en 2011. Seule la consommation de saumon fumé tient la dragée haute, avec une augmentation de 3,7% des volumes vendus durant le premier trimestre 2011. Source : Agro-media

Un journal israélien nous donne une explication : Le prix du saumon a baissé de 40 %, mais pas pour les consommateurs…

Cette baisse inattendue des prix de gros du « poisson rose » résulte directement de la concurrence acharnée qui oppose deux exportateurs norvégiens, Marine Harvest et Leroy.

Pour s’adjuger une plus grande part du marché, Marine Harvest a ainsi décidé d’accroître considérablement les quantités de saumon à destination d’Israël. Selon un importateur interviewé par le magazine économique Globes, les prix de gros du saumon frais étaient, voilà quelques jours, de 40 % inférieurs à ceux pratiqués le mois précédent : « J’ai mis sur le marché le kilo de saumon frais à 28 shekels sans compter la TVA. Pour le détaillant qui doit répercuter les pertes et les coûts de transport, cela revient à 44 ou 45 shekels, TVA incluse ! Or, je constate que les prix affichés pour le public n’ont pas changé. Les supermarchés n’ont aucun respect des consommateurs ! »

Effectivement, poursuivant leur enquête, les journalistes de Globes ont relevé des prix assez exorbitants : 100 shekels le kilo de filet de saumon dans les magasins Supersal, 90 shekels à Mega Boul, et 89,90 shekels à 'Hatsi 'Hinam. Les prix les plus bas ont été relevés dans le quartier de Guéoula, à Jérusalem, chez Weinstein, où le kilo de filet de saumon est proposé à 84 shekels.

Selon les estimations les plus sérieuses, le marché de gros annuel du saumon frais représente en Israël 170 millions de shekels, mais le chiffre des ventes généré par les achats des consommateurs est proche du double ! Source : Hamodia

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Le 28 septembre 2011

Prix du saumon frais : Chute à la production… Constant à la consommation !!!

Les cours du saumon frais à la bourse de Norvège (Fish Pool) ont fortement chuté au cours de l’année 2011 et sont à un niveau beaucoup plus bas qu’en 2010. Sur le marché français, le prix du saumon frais (entier et en filet) est quasiment constant…

Selon le baromètre national Relaxnews des produits frais, le prix au kilo du filet de saumon issu de l'aquaculture affiche la plus forte baisse de la semaine alors que le même saumon vendu entier (moins de 4 kilos) fait partie des plus fortes hausses.

A un prix de 8,08€/kg, le saumon entier prend plus de 60 centimes en une semaine, mais reste encore moins cher que l'an passé, où il était proposé à 8,96€.

Du côté des baisses, le saumon en filet voit son prix au kilo chuter de plus 2,60€ en une semaine à un prix de 12,41€ (contre 13,30€ en 2010 à la même époque)

Source : Baromètre des produits frais : le saumon est le produit le plus en hausse ou le plus en baisse, selon sa catégorie

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Le 30 septembre 2011

Salmoniculture. Les îles Féroé visent un saumon premium

Les îles Féroé restent un petit producteur de saumon de 50.000 tonnes annuelles comparées aux 980.000 tonnes attendues par la Norvège en 2011, les 150.000 tonnes d'Ecosse, et les 400.000 tonnes du Chili sur le chemin du retour après la chute de production liée à la maladie ISA (anémie infectieuse du saumon).

Les 3 entreprises qui trustent la salmoniculture des îles Féroé, Bakkafrost, Hiddenfjord et Marine Harvest, devraient s’entendre pour démarquer les saumons féroïens du reste du monde… L'élevage de saumons a débuté en 1980 ; 69 sociétés productrices coexistaient avant une phase de consolidation majeure du secteur. Seafoodsource : Faroes aims high with farmed salmon

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Saumon d'élevage : des poissons finalement assez conservateurs

Emission ABE - A Bon Entendeur

Télévision Suisse TSR1

30 novembre 2010

Après les antibiotiques, les polluants comme les PCB, A Bon Entendeur a découvert un agent conservateur douteux utilisé dans la nourriture des animaux. Les échantillons de saumon testés étaient tous contaminés même les saumons Bio et les risques pour la santé ne sont pas évalués.

L'agent conservateur douteux, c'est l'Ethoxyquine, un produit de synthèse à la fois pesticide et antioxydant.

Patrick Edder, chimiste cantonal à Genève ne cache pas sa surprise : « On ne s’attendait pas à retrouver de telle substance, puisque notre recherche initiale concernait des pesticides pour des traitements contre le poux de mer. Et c’est par hasard que l’on est tombé sur l'Ethoxyquine. Donc on a du rechercher la pertinence de retrouver cette substance dans le saumon. Et après quelques recherches on a vu que c’était un additif antioxydant pour l’alimentation des poissons. »

Ethoxyquine, pesticide et antioxydant à la fois...

l'Ethoxyquine a été synthétisée dans les années 50 par la firme américaine Monsanto. Employée pour le traitement des fruits, notamment contre le brunissement des poires, on la trouve parfois aussi comme conservateur dans certaines épices. Elle est surtout très utilisée comme anti-oxydant dans la nourriture pour animaux.

C’est donc une substance bien connue, mais dont la toxicité n’a curieusement pas été complètement évaluée, comme nous le confie Patrick Edder. « On n’a pas de certitude sur la toxicologie de ce produit et d’ailleurs le dernier rapport de l’autorité européenne de sécurité alimentaire montre bien que l’on ne peut pas conclure si le produit est dangereux ou s’il ne l’est pas car il nous manque les trois quarts des études toxicologiques. Alors après c’est une question de principe de précaution : Est-ce que l’on prend des mesures immédiates pour interdire cette substance; ou est-ce que l’on attend tranquillement qu’on ait une évaluation pour prendre une série de mesures. Apparemment, l’EFSA a plutôt choisi cette dernière solution. »

En jetant un coup d’œil sur les législations suisses et européennes, on trouve tout de même une valeur-limite pour les résidus dans les viandes, mais seulement pour les animaux terrestres. En gros, en Suisse et en Europe, on a une norme pour les kangourous et les serpents, mais pas pour les saumons....

.... Pour prévenir de possibles explosions dans le transport maritime de la farine de poisson

A l’Institut national de la nutrition et de la recherche sur les produits de la mer (INES) de Bergen (Norvège), Anne-Katrine Lundebye Haldorsen, directrice des recherches sur la sécurité alimentaire explique la présence d’Ethoxyquine dans l’alimentation des poissons d’élevage : «L’Ethoxyquine est un anti-oxydant de synthèse, il est ajouté à la farine de poisson pour prévenir de possibles explosions ».

Voilà le fin mot de l’histoire. La farine de poisson et l’huile de poisson qui entrent dans la composition de la nourriture des saumons d’élevage, proviennent en bonne partie de la pêche minotière d’Amérique du Sud, et elles sont livrées par cargo aux fabricants de croquettes du Nord. Mais ce long voyage comporte un risque: l’auto-combustion par oxydation. On asperge donc la matière première d’antioxydants.

Et Anne-Katrine Lundebye Haldorsen de rappeler que : « L’Organisation Maritime Internationale a approuvé seulement deux antioxydants synthétiques : l’Ethoxyquine, qui est le plus efficace, mais aussi le BHT.»

De l’Ethoxyquine dans le saumon Bio !

L’année dernière, nous avions filmé pour A Bon Entendeur une ferme à saumons bio irlandaise, en insistant sur le fait que la production de saumon bio était plus respectueuse de l’environnement et des animaux que la production conventionnelle, mais qu’elle n’était évidemment pas parfaite.

Et effectivement, nous avons retrouvé cette année dans nos résultats 242 microgrammes par kg d’Ethoxyquine et de dimère d’Ethoxyquine dans un saumon bio provenant du même groupe de producteurs que celle-ci.

Nous sommes allés demander à ces fermiers de la mer ce qu’ils pensaient de nos analyses. Eugene Casey, éleveur Mannin Bay Co. Admet que ses poissons peuvent contenir de l’Ethoxyquine : « Nous sommes obligés d’utiliser une petite quantité de farine de poisson sud-américaine au début de la vie de nos poissons pour des raisons de santé et à cause de cela, je pense qu’il reste des petites quantités d’Ethoxyquine dans le saumon à la fin de leur cycle de croissance. »

Et les certificateurs bio acceptent l’utilisation de l’Ethoxyquine ?

« Nous en avons discuté avec eux, ils préféreraient que nous n’en utilisions pas, mais ils ont reconnu qu’il était essentiel que nous donnions un peu de farine de poisson sud-américaine à nos saumons. Ils ont donc accepté un peu d’Ethoxyquine. »

La loi du marché semble la plus forte...

L’Ethoxyquine pourrait être remplacée en transportant la farine de poisson sous atmosphère contrôlée, avec un ajout d’antioxydants provenant des algues, mais encore faut-il le vouloir.

Et la loi du marché semble la plus forte selon Colin Mair, directeur technique Ocean Harvest Technology, « Le marché des saumons d’élevage est dirigé par le volume et les coûts. Tous les gens dans ce jeu, des fabricants de farine aux fermiers sont vraiment concentrés sur chaque centime d’économie possible et un changement n’est introduit que lorsqu’il est nécessaire. Nous remarquons que le public commence à se rendre compte des problèmes liés à l’élevage du saumon et c’est une forme de pression pour que cela change. »

L’Ethoxyquine n’est qu’un petit exemple parmi tous les produits de synthèse que nous ingérons chaque jour dans notre nourriture, mais elle nous rappelle que, puisque nous sommes ce que nous mangeons, il nous faut aussi nous préoccuper de ce qu’a mangé notre nourriture avant de finir sur notre table.

Pour Patrick Edder, : « Les grands derniers scandales alimentaires ont presque tous commencé avec la nourriture pour animaux. Encore aujourd’hui, on voit que des substances présentent dans l’alimentation des animaux se retrouvent dans le produit fini, qu’on a pas évaluées, dont on ne connaît pas la toxicologie et pour lesquelles ont prend peu de mesures. »

Pour visionner l'émission cliquer ABE

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Le 27 octobre 2011

Le saumon norvégien, victime collatérale du prix Nobel de la paix de Liu Xiaobo (Le Monde)

Pour Pékin, l'attribution du Nobel de la paix au dissident emprisonné Liu Xiaobo en 2010 est un prix qui ne passe pas. Les autorités chinoises ont répliqué en s'en prenant au... saumon norvégien. Un an après, les exportations sont en chute libre. Déplorant que le Nobel récompense un "criminel" et affirmant que cela allait "nuire" aux relations bilatérales, la Chine a manifesté son courroux en décrétant des contrôles vétérinaires renforcés sur le saumon norvégien. Des analyses si tatillonnes que le poisson frais finissait par pourrir dans les entrepôts, selon les professionnels.

"On s'attendait à une augmentation de 30 à 40 % de nos exportations vers la Chine cette année. Cela ne s'est pas produit", explique Christian Chramer, porte-parole du Centre des produits de la mer de Norvège. Une litote puisque les ventes de saumon frais norvégien vers la Chine continentale se sont écroulées de moitié sur les huit premiers mois de l'année. Signe qui ne trompe pas, la chute est particulièrement lourde au lendemain de la cérémonie Nobel en décembre 2010. Après plus de 1 000 tonnes ce mois-là, les exportations sont tombées à 315 tonnes en janvier, puis à 75 tonnes en février.

Pour contourner les obstacles, les pisciculteurs ont d'abord fait transiter leurs produits à destination de la Chine continentale via Hongkong. Mais cette porte s'est aussi refermée. Impuissant, le gouvernement norvégien a indiqué qu'il pourrait porter l'affaire devant l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Le saumon écossais profite

En ciblant le saumon, la Chine s'en est prise à un produit emblématique du pays scandinave, une attaque indolore pour elle qui peut à la place se tourner vers le poisson écossais. Certains groupes cherchent d'ailleurs à compenser la chute de leurs exportations vers la Chine par une recrudescence des ventes de poisson venant de leurs élevages dans des pays tiers. Mais cela ne compense "pas totalement", affirme-t-on chez Marine Harvest, leader mondial du secteur avec des fermes aquacoles dans six pays. "La consommation chinoise de saumon augmente et ce sont les autres producteurs qui accroissent leurs ventes", souligne Joergen Christiansen, porte-parole du groupe qui élève un quart des saumons de l'Atlantique produits dans le monde.

Pas d'impact

Si le marché chinois est encore plutôt modeste par rapport à des pays comme la France et la Russie, il croît rapidement et devrait devenir à terme un débouché important. Hormis le poisson, les échanges économiques bilatéraux n'ont enregistré "aucun effet Nobel pour l'instant", selon une étude du Bureau central de statistiques (SSB) norvégien parue au début de septembre. Au premier semestre, les importations chinoises en provenance de Norvège ont augmenté de 16 %, notamment du fait du renchérissement des matières premières dont le pays nordique est riche, tandis que, dans l'autre sens, les exportations progressaient de 43 %.

La mauvaise humeur des Chinois est en revanche patente au niveau politique : Pékin a suspendu sine die des négociations en vue d'un accord de libre-échange avec Oslo et exclu tout contact diplomatique de haut niveau. Seule petite avancée, le ministre de l'énergie norvégien a pu participer le 22 septembre à une conférence internationale à Pékin aux côtés de hauts responsables chinois, un développement dans lequel les Norvégiens voudraient voir les prémices d'un dégel.

------ 31 octobre 2011 ------
Quand les revenus du pétrole sont investi dans l'élevage de saumon....
La demande mondiale de saumon ouvre des perspectives plus que juteuses pour des investisseurs comme le norvégien John Fredriksen, le principal actionnaire du plus grand éleveur de saumon au monde, Marine Harvest. Le réalisateur allemand Wilfried Huismann décrypte les pratiques de cette société aussi discrète que puissante et dévoile dans son documentaire «Salmonopoly» la réalité des fermes aquacoles chiliennes. Interview.

Novethic : Vous abordez dans ce documentaire la grande épidémie qui a touché entre autres les élevages de saumon chiliens infectés par le virus IAS. Que se passe-t-il avec les poissons qui contractent ce virus et quel impact a-t-il sur les salariés de Marine Harvest ?

Wilfried Huismann : Le poisson infecté saigne intérieurement et il n’existe pas de traitement contre ce virus [qui ne constitue pas une menace pour l’espèce humaine, ndlr]. On doit alors tuer les saumons malades qui, au Chili, atterrissent ensuite dans la production de farine de poisson. Elle sert par la suite à nourrir les saumons d’élevage. Ce sont les plongeurs qui doivent ramasser les poissons mort ou malades. Ils doivent plonger par tous les temps, y compris quand la mer est agitée, et ils doivent plonger trois fois plus longtemps et plus profond que la loi chilienne ne le permet. Mais personne ne vient contrôler et pourtant ils risquent leurs vies en plongeant dans ces conditions. Durant ces dix dernières années, cent plongeurs sont morts au Chili, contre un en Norvège. Le plongeur Cristián Soto a perdu beaucoup de ses amis. Les conditions de travail sont catastrophiques, la société économisent sciemment sur les équipements techniques qui permettrait d’assurer la sécurité des plongeurs. Lors de mes interviews, ils m’ont dit que des plongeurs morts coutent moins chers à la société que ces équipements techniques.

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

John Fredriksen est un investisseur à la tête d’une fortune privée estimée entre 5 et 10 milliards d’euros. Il détient des plateformes pétrolières ainsi que la plus grande flotte de pétroliers au monde. Il n’a donc au départ rien à voir avec l’industrie du saumon. Lorsqu’il a perçu les gains possibles offerts par cette industrie, il a racheté une entreprise au bord de la faillite qu’il a ensuite fusionnée avec deux autres. Et il est devenu d’un coup le numéro un mondial de l’industrie du saumon. C’est un investisseur qui cherche toujours à être le plus grand. Il vient d’un milieu très modeste, n’a rien hérité de ses parents, et a toujours dû faire ses preuves. C’est une personnalité très timide, il évite tout contact avec le public mais il est aussi hargneux et dangereux dans les affaires. J’ai interviewé deux journalistes économiques norvégiens qui se sont penchés sur l’origine de sa fortune et qui dévoilent les sources mafieuses de cette fortune.

Voir le film intégral en espagnol, cliquer "Salmonopoly, Fiebre de Salmon"

Vous avez filmé au Chili en 2009. Savez-vous ce qu’est devenu Cristián Soto ?

Comment expliquer les ravages du virus AIS dans les fermes de Marine Harvest ?

Qui sont les habitants de cette région du Chili travaillant dans ces fermes aquacoles ?

Qui est John Fredriksen, le principal actionnaire de Marine Harvest ?

Pourquoi vous êtes-vous concentré uniquement sur Marine Harvest sans évoquer l’autre géant du saumon, le norvégien Cermaq ?

Cliare Stam à Francfort (Allemagne)

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Le 5 novembre 2011

Après le saumon atlantique, la maladie ISA s'attaque au saumon sauvage du Pacifique !
Colombie-Britannique : Découverte d'un cas d'anémie infectieuse du saumon (ISA)

Vancouver - L'Agence canadienne d'inspection des aliments affirme qu'elle a découvert un autre cas présumé de saumon infecté, mais qu'il lui faudra plusieurs semaines pour effectuer les vérifications nécessaires.

L'organisme fédéral a confirmé cette semaine qu'un laboratoire de l'université de l'Île-du-Prince-Édouard avait détecté le virus de l'anémie infectieuse du saumon chez un saumon coho de la Colombie-Britannique. Un laboratoire du ministère de la Pêche et des Océans situé à Moncton, au Nouveau-Brunswick, travaille présentement à valider les résultats.

Les observateurs du débat qui oppose les propriétaires de fermes d'élevage de saumons et leurs détracteurs depuis près de 20 ans soutiennent que, si la présence de la souche européenne du terrible virus est confirmée, cette découverte pourrait fournir aux écologistes le prétexte qu'ils attendent depuis longtemps pour monter aux barricades.

Selon Peter Robson, l'auteur du livre «Salmon Farming: The Whole Story», si les échantillons testés présentement s'avèrent une variante du virus que l'on retrouve ailleurs dans le monde, cela pourrait causer beaucoup de tort à l'industrie canadienne du saumon puisque cela voudrait dire qu'une maladie aurait été importé au pays pour la première fois de l'histoire de ce secteur.

Cette nouvelle survient à un moment important en Colombie-Britannique. La Commission Cohen, qui examine les causes de la crise du saumon rouge (Sockeye) de la rivière Fraser en 2009, a en effet annoncé vendredi qu'elle tiendrait deux jours d'audience publique à la mi-décembre afin de recueillir des renseignements sur le virus, entendre de nouveaux témoins et recevoir de nouvelles preuves. Source : Métro

Remarque : La Colombie Britannique est la 4e zone d'élevage de saumon atlantique dans le monde, après la Norvège, le Chili, l'Ecosse (y compris Shetland). Beaucoup de pêcheurs de cet Etat canadien vivent de la pêcherie de saumon sauvage du Pacifique (Sockeye, Coho, Chum, Chinook,...) ; ils sont opposés à cet élevage de saumon atlantique qui a été développé depuis plus de 20 ans par les multinationales norvégiennes dans leur région.

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Le 15 novembre 2011

Pisciculture. Le miroir aux alouettes du modèle norvégien….

La Norvège, modèle de l’aquaculture dans le monde ?

Le dossier de la banque hollandaise Rabobank "Sustainability challenge for the global food supply chain" montre que le développement de la salmoniculture norvégienne s’inscrit dans une stratégie mondiale. Ce modèle aquacole s’appuie sur le contrôle des principales pêcheries minotières situées dans l’Atlantique Nord et le Pacifique du Sud-Est (Chili et Pérou). La farine et l’huile de poisson sont en effet indispensables aux élevages d’espèces carnivores comme le saumon, le bar, la daurade et le turbot…
Il est illusoire que la France se lance dans ce type d'élevage de poissons carnivores n'ayant aucun contrôle sur ces pêcheries minotières que convoitent les deux grandes puissances halieutiques, Chine et Norvège....

Après le bar et la dorade, la France tente de développer l'élevage de la sole (Les Echos)

Malgré ses efforts, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège.

La demande de poissons se développe en France comme ailleurs dans le monde. Mais la pêche ne couvre pas la demande. L'aquaculture encore moins, alors même que les travaux des instituts de recherche, Inra, Ifremer et Cemagref ont permis la reproduction en élevages des espèces les plus prisées par les consommateurs. Pionnière dans les techniques d'élevage marin, grâce à la maîtrise de la reproduction et de l'alimentation, la France ne produit que 7.000 tonnes de poissons marins par an, contre 900.000 tonnes de saumons en Norvège, souligne le Cipa (Comité interprofessionnel des produits d'aquaculture).

Le bar et la dorade constituent l'essentiel (71 %) des tonnages issus des 40 élevages de poissons marins de l'Hexagone. Le saumon vient ensuite, avec des quantités 10 fois moindres, puis le turbot, le maigre, l'esturgeon et la sole....

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Les cours du saumon en chute libre (Les Echos)

Le retour en force du Chili après une grave épidémie a totalement modifié l'équilibre sur le marché du saumon. Les prix ont été divisés par 2 depuis avril.

Les professionnels le reconnaissent : les consommateurs n'ont pas encore profité pleinement du mouvement. En France, dans les magasins, les prix du saumon n'ont commencé à fléchir que cet été et la baisse se limite à moins de 20 %. Mais la tendance est là et elle devrait s'accentuer. Sur le marché de gros, en effet, les cours du saumon sont en chute libre. En Norvège, ils ont été divisés par 2 depuis avril, tombant en moyenne à 2,80 euros par kilo.

L'explication ? Elle est simple. Le saumon est un poisson qui se vend bien. Les Européens et les Américains raffolent de cet aliment riche en oméga-3. Les Brésiliens et les Chinois s'y mettent. Au total, la demande progresse actuellement d'environ 6 % par an. Mais en face, l'offre augmente en ce moment à un rythme plus rapide encore. A cela, une raison majeure : le retour en force du Chili sur le marché mondial.

Après la pénurie, des surcapacités

Pendant trois ans, le pays, qui était auparavant en passe de rattraper la Norvège comme premier producteur de la planète, a été mis hors course à cause d'une très violente épidémie. Apparue à la mi-2007 dans la région de Puerto Montt, la zone qui connaît la plus forte concentration de saumons au monde, cette anémie infectieuse s'est propagée à de nombreuses fermes aquacoles du pays. Il a fallu fermer nombre d'entre elles. Résultat : en deux ans, la production chilienne a chuté de 68 %. Les pays concurrents n'arrivant pas à compenser cette défection, les cours du saumon ont alors atteint des sommets, assurant la fortune des industriels norvégiens du secteur….

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Le 19 novembre 2011

Les pêcheurs boulonnais se lance dans l'élevage de saumon...

Les pêcheurs boulonnais se lance dans l'élevage de saumon...

"On a beaucoup de demandes de Boulogne ou de l'étranger pour du hareng, du maquereau ou de la coquille, les trois produits phares de nos bateaux."

Se lancer dans le saumon à très haut risque.... Et pourquoi pas développer l'élevage de coquille saint-jacques beaucoup moins risqué !!!!

Boulogne : La coopérative maritime étaploise (CME) prête à se lancer dans l'aquaculture (La Voix du Nord)

Éric Gosselin, directeur de la CME, croit fermement au projet de ferme aquacole en milieu fermé.

Éric Gosselin, directeur de la Coopérative maritime étaploise (CME), fait le point sur l'activité des 55 chalutiers et présente le projet de ferme aquacole où serait produit un saumon « made in... Boulogne ».

Vous souhaitez vous lancer dans l'aquaculture en produisant du saumon...

« Il s'agit d'un projet aquacole à terre, en milieu fermé, dans un hangar. Ici, la mer ne se prête pas à des fermes à ciel ouvert pour les salmonidés. Il y a trop de passages, pas assez de fond. Le projet porte sur six bassins qui produiraient du saumon qui nagera tout le temps dans une eau pure, filtrée, sans antibiotiques ni traitements. L'objectif dans une exploitation comme celle-là, c'est d'en sortir 500 tonnes par an, seuil d'une rentabilité assez rapide. Pourquoi du saumon ? En un 1 an, on peut produire un saumon de 2 ou 3 kilos avec une taille commercialisable. Nos clients sont intéressés par un poisson de qualité, élevé par nous. C'est une filière qui est maîtrisée et le marché existe. On pourrait commencer à produire cela en 2013 avec le soutien de la Région et de l'Europe qui a des budgets pour la diversification. Voire des pêcheurs qui sont prêts à investir dans l'outil qui serait construit sur un terrain de l'ex-site Comilog où on a l'intention de regrouper notre siège social, l'unité de transformation et les bassins d'aquaculture. »

Quel bilan tirez-vous de cette année 2011 ?

« Le début d'année a été difficile pour la flottille avec des chiffres d'affaires en recul de 20 % par rapport à l'année d'avant. Il y avait peu de poissons à forte valorisation comme l'encornet. Nos bateaux se sont donc rabattus sur des espèces à faible valeur (merlan, hareng). Et puis à partir de juillet, la situation s'est améliorée. On a bien travaillé sur le maquereau. On a fixé le prix à l'avance avec les conserveries. C'est une façon de travailler qu'on va renouveler car on sait ce qu'on va gagner, pas de mauvaise surprise. » Ce système de contractualisation a l'air de vous séduire...

« Il n'y a pas de risque de fluctuation lié au marché ou au nombre d'acheteur. Aujourd'hui, on ne peut plus se le permettre. Avec ce système, on négocie avant pour se mettre d'accord sur un prix et on garantit un approvisionnement régulier. On a beaucoup de demandes de Boulogne ou de l'étranger pour du hareng, du maquereau ou de la coquille, les trois produits phares de nos bateaux....

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Le 28 décembre 2011
Le saumon, ruine écologique de la Norvège (Rue89)
Une association norvégienne a transmis à Rue89 les résultats catastrophiques de son étude sur l'impact environnemental de l'élevage, question ultra-sensible à Oslo.

Critiquer l'industrie du saumon est de très mauvais goût en Norvège. L'association Green Warriors a vu se déployer une puissante contre-attaque lorsqu'elle a publié l'an dernier son rapport sur l'impact environnemental de l'élevage du saumon.

Aujourd'hui, en livrant à Rue89 l'exclusivité de sa version française (la version anglaise vient d'être mise en ligne), ils poursuivent leur combat dans un domaine hautement sensible – la pêche y est le troisième secteur d'exportation après le pétrole et le gaz.

Et la France est le plus gros importateur de saumon norvégien, l'essentiel de ce que nous consommons (dont 30% pendant les fêtes de fin d'année) vient des fjords de ce pays. Un marché multiplié par trois en vingt ans, qui pèse 416 millions d'euros annuels.

« Le poisson gras renforce la santé mentale »

Pour les autorités norvégiennes, il est préférable que le consommateur français ne sache pas trop dans quelles conditions sont élevés ces poissons, au risque de perdre l'appétit. Le site internet des exportateurs norvégiens de saumon ne lésine pas pour nous faire rêver :

« Les médecins et scientifiques du monde entier s'accordent à dire qu'il faut manger plus de saumon et d'autres poissons gras, car ils sont bons pour le cœur, la circulation et la lutte contre certaines maladies inflammatoires, voire contre certains cancers.

De plus, le poisson gras renforce la santé mentale, les acides gras contenus dans l'huile sont essentiels pour le développement du cerveau et ont un effet bénéfique sur la dépression, la schizophrénie, la maladie d'Alzheimer et certaines formes d'hyperactivité. »

En Norvège, le ministère de la Santé recommande d'ailleurs de manger du poisson gras deux à trois fois par semaine, dont par exemple 200 gr de saumon par semaine.

Plus risqué que bénéfique ?

Mais derrière les vertus connues des Oméga-3 pour la santé, une autre réalité du saumon norvégien est bien dissimulée.

Selon l'enquête de Green Warriors :…

Suite Rue89

Pour télécharger le document de l'association norvégienne, cliquer Green Warriors

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Le 9 janvier 2012
Salmoniculture : Mainstream Canada contre-attaque !
Mainstream produit 25.000 tonnes de saumon en Colombie Britannique, façade Canada pacifique. Filiale du groupe norvégien Cermaq, cette société qui élève du saumon atlantique (Salmo salar) fait l’objet d’attaques répétées de la part des défenseurs du saumon sauvage du pacifique (ainsi que les deux autres multinationales viking, Marine Harvest et Grieg Seafoods)

Cependant, les vents ont tourné…. Les multinationales salmonicoles ont maintenant le soutien du Fonds Mondial pour la Nature (WWF) dans le cadre du programme d’écocertification Aquaculture Stewardship Council (ASC).

Mainstream Canada contre-attaque suite à une campagne médiatique anti-saumon très virulente en 2010/2011. L’instigateur de cette campagne, Don Staniford de l'ONG "The Global Alliance Against Industrial Aquaculture" est jugé pour diffamation. S’il perd, il lui en coûtera 125 000 $ ! d’après theglobeandmail.com : Fish-farm foe defiant as court date nears

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Le 14 février 2012

L'aquaculture marine et ses dynamiques. L'exemple de la salmoniculture (geoconfluences)

Norvège, Chili : caractéristiques de deux modèles

Sylviane Tabarly

La salmoniculture dans un contexte général de production aquacole mondiale en expansion...

L’aquaculture, d'eau douce ou marine (poissons, crustacés, mollusques, à l’exclusion des plantes aquatiques), est le secteur de production d’aliments d’origine animale le plus dynamique dans le monde. Les disponibilités de produits aquacoles sont passées de 0,7 kg/hab en 1970 à 7,8 kg/hab en 2008, soit une croissance de 6,6% par an ; et de 8,3% par an sur la période 1970-2008 alors que la croissance démographique mondiale s’établissait en moyenne à 1,6% par an. L'ensemble des pêches de capture et l’aquaculture ont produit en 2008 environ 142 millions de tonnes (t) de poissons, l'aquaculture assurant 46% de ce total (FAO 2010). Les conditions de production sont très contrastées dans le monde : par exemple, en Norvège, les aquaculteurs produisent en moyenne 172 t par personne, contre 72 t pour le Chili.

Au sein de cette production aquacole mondiale, celle des salmonidés était, en 2008, d'environ 2.250.000 t dont 1.456.700 t de saumon atlantique (Salmo salar), le reste étant représenté par le saumon coho (Oncorhynchus kisutch) et la truite arc-en-ciel (Onchorhynchus mykiss), productions marines ou d'eau douce confondues. Les principaux marchés pour le saumon atlantique d’élevage sont le Japon, l’Union Européenne, et l’Amérique du nord où il est consommé soit en frais (entier, steak, filets), soit fumé, essentiellement sur le marché européen.

L'envolée de l'élevage du saumon atlantique (Salmo salar) et les pays producteurs....

Le saumon est une des espèces fer de lance de l'aquaculture mondiale et la production mondiale actuelle du saumon atlantique (Salmo salar) d'élevage excède 1.400.000 t (document ci-contre).

Le saumon atlantique croît mieux dans des sites où la température de l'eau reste dans les limites de 6 et 15°C. Les localisations susceptibles de convenir à son élevage sont relativement restreintes : les 2/3 du saumon d’élevage est produit en Norvège et au Chili qui, avec le Royaume-Uni et le Canada, assurent 93,7% de sa production mondiale (données FAO, document ci-dessus).

Les sites convenables de l'Atlantique Nord (Norvège, Écosse, pionniers de la salmoniculture, etc.), sont désormais plus limités. C'est donc dans le Pacifique du sud-est, au Chili, qui dispose de main d’œuvre et de matières premières (aliments et matériel des installations) à plus faibles coûts, que la production s'est rapidement développée au début du XXIe siècle.

La production traditionnelle du saumon atlantique dure environ 36 mois et comprend trois stades (document ci-dessous) :

  • Le premier consiste à produire des œufs et à faire éclore les alevins en écloserie (hatchery), puis à élever les saumoneaux (ou smolts) en eau douce dans un bassin couvoir pendant 8 à 16 mois jusqu'à ce qu'ils pèsent de 40 à 120 g et puissent alors s'adapter à l'eau de mer ;
  • le deuxième stade est l’élevage en mer du saumon jusqu’à son poids commercial de plus de 2 kg ; la durée de cette phase de l'élevage dure de 12 à 18 mois, elle dépend de la température de l'eau (6 à 15°C), du régime alimentaire adopté et du poids recherché ;
  • le troisième stade (transformation primaire) consiste à collecter et à préparer le saumon pour l’abattre, à le vider et le conditionner en vue de son transport et de sa commercialisation. Certains poissons sont fumés, coupés en filets ou transformés en produits "prêts à être consommés", mais la plupart sont vendus en tant que saumons entiers nettoyés.

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Le 24 février 2012 Saumon. Leroy Seafood Group maintient le cap...
Malgré la chute des cours du saumon et de la truite, le groupe norvégien Leroy Seafood Group, leader avec Marine Harvest (*) sur le marché du saumon français, enregistre un chiffre d’affaires record de 1,2 milliard d'euros en 2011, comparé au 1,19 milliard d'euros en 2010. Une augmentation liée à la hausse de production de 17% passant de 116.800 tonnes en 2010 à 136.700 tonnes en 2011. Leroy Seafood Group produit ses saumons principalement en Norvège et en Ecosse… FIS : Lower results for Leroy Seafood Group in Q4 2011 (*) le norvégien Marine Harvest, leader mondial de l'aquaculture avec une production de plus de 350.000 tonnes de saumon...
Pour en savoir plus sur : Leroy Seafood Group
Au Chili, deuxième producteur mondial de saumon atlantique, la production est repartie après la forte chute liée à la maladie Isa qui avait décimé les élevages à partir de 2007.
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Le 15 avril 2012

La Ferme marine de la Baie des Veys

Au coeur du bocage normand, réputé pour ses produits de qualité (beurre, caramels, fromages, huitres...), au bord de la Baie des Veys, c'est ici que notre pisciculture produit aujourd'hui un saumon qui ne sauait trahir cette réputation.

Bénéficiant d'un climat dun climat adapté et d'une eau pure, la ferme marine de la baie des Veys continue sur ce site la production des meilleurs saumons.

Les Caractéristiques du Saumon d'Isigny, le Saumon Authentique !

Nous partageons la même passion, le goût des bons produits et du respect animal.

Le saumon est un carnassier qui se nourrit de poissons et de crustacés. C'est pourquoi nous avons choisi d'élever nos poissons avec un aliment d'origine marine, issu de pêcheries durables.

Vous retrouverez la saveur originale du Saumon dans un poisson nourri sans huile végétale, ni colorant de synthèse, ni antibiotiques ou pesticides.

Le Saumon d'Isigny a un goût marin caractéristique, une chair ferme pour une parfaite tenue à la cuisson et une belle longueur en bouche.

Afin de vous garantir un produit d'une fraîcheur irréprochable, tous nos saumons sont pêchés, expédiés et livrés sous 48 h.

Pour plus d’informations, cliquer Saumon d’Isigny

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Côté sauvage, le dompteur de saumons d’Atlantique (Ouest France)

Saveur, c'est le leitmotiv de Côté Saumon, entreprise bretonne installée à Vannes. Dans le fumoir, Guy Danic et Stéphane Le Nain, les associés, produisent un saumon haut de gamme. Reportage.

De l’Irlande à la Bretagne

Ils sont saignés, éviscérés à bord du bateau. Puis congelés à – 40 °C dans les heures suivant leur débarquement. Il s’agit d’abord, pour les saumons pêchés pour Côté sauvage, petite entreprise nichée au cœur de la zone de Kergroix, de conserver toute leur saveur. Le mot d’ordre pour cette entreprise fondée par deux couples de Bretons. C’était en 1976 à Clifden, sur la côte ouest de l’Irlande. Avant de gagner la Bretagne et Saint-Pierre-Quiberon en 2002 et de prendre sa nouvelle appellation, la Salmon & Sea Food la petite fumerie de saumon sauvage avait pris la bonne habitude d’acheter sa matière première directement aux pêcheurs irlandais. Les années ont passé, les lieux ont changé. La méthode de fumaison de saumon est restée la même.

Un savoir-faire qui fait la différence

Une tradition qui se perpétue aujourd’hui sous la houlette de Guy Danic et de Stéphane Le Nain, associés pour le meilleur. Outre la qualité des poissons qui font déjà la réputation de l’entreprise, et face à la concurrence, Côté sauvage fait la différence par un savoir-faire qui peut faire quelques envieux. « Nous disposons d’un fumoir particulier doté d’un système d’assèchement de l’air qui permet de diminuer l’eau dans les poissons, décrit doctement Guy Danic. Ce qui nous permet de fumer à basse température (18 à 19°). Le poisson n’est pas cuit et garde tout son arôme ».

Rien qui ne ressemble au saumon industriel ? « Nous salons très peu le poisson à la différence des préparations industrielles, mais notre recette a ses inconvénients : le temps de fumage. Il faut compter 20 heures ».

Le fumoir, clef du succès…

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Les petits poissons menacés par les fermes aquacoles (Le Monde)

Les petits poissons – sardines, harengs, anchois et leurs semblables – ont cette particularité qu'ils se meuvent en bancs très compacts, appelés "baitballs" (littéralement "boules d'appât"). Naturellement, donc, ils s'avèrent très faciles à attraper, moins pour la consommation directe que pour fabriquer de la farine destinée à nourrir les poissons d'élevage. Une pratique responsable du déclin rapide de ces espèces, préviennent treize scientifiques internationaux, auteurs d'un nouveau rapport, Little Fish, Big Impact, financé par la fondation Lenfest.

Jusqu'à récemment, les petits poissons n'étaient pas surexploités, en raison de l'absence de réels débouchés pour cette pêche. Mais aujourd'hui, ces "poissons-fourrage", comme on les surnomme, sont largement utilisés dans l'agriculture et l'aquaculture : 90 % sont broyés et transformés en farine de poisson et huile de poisson, aliments pour le bétail et les fermes d'élevage – qui produisent la moitié des poissons et fruits de mer consommés dans le monde –, contre seulement 10 % pour la consommation humaine. Résultat : les petits poissons représentent actuellement 37 % de l'ensemble de la pêche dans le monde contre 8 % il y a cinquante ans.....

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17 avril 2012
Saumon. Leroy Seafood Group bat des records en 2011 Le norvégien Leroy Seafood Group, deuxième producteur mondial de salmonidés d’élevage, est satisfait de l’année 2011 et ce malgré la chute des cours du saumon.

Pour l’année 2011, le groupe norvégien qui écoule une grande partie de sa production en France, affiche 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour une production de 147.600 tonnes réparties entre l’Ecosse et la Norvège. Et un bénéfice de 157,6 millions d’euros… D’après FIS : Leroy Seafood Group achieves second-best ever profits in 2011

Sinon, la production de saumon d'élevage est repartie dans le monde...
Le Chili a surmonté la maladie de l'anémie infectieuse du saumon (ISA) en diminuant les densités d'élevage et en déplaçant les cages plus au sud du pays, dans les fjords de la Patagonie chilienne... En 2012, le Chili mise sur une production de près de 600.000 tonnes de salmonidés (saumon atlantique, saumon coho et truite arc-en-ciel). D'après un dossier sur les produits de la mer en Amérique du Sud de la revue Produits de la Mer, cliquer PdM n°132 d'avril-mai 2012....
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Le 11 mai 2012
Une nouvelle méthode de contrôle de la qualité du saumon (BE Norvège)
Le contrôle de la qualité du poisson le long de la chaine de distribution est un point primordial pour les producteurs de saumon. Silje Ottestad [1], doctorante à Nofima (institut de recherche en aquaculture, agriculture et nourriture) [2] a mis au point une nouvelle méthode utilisant la spectroscopie (non destructive).

La technique dite de "superchilling" (super-réfrigération) est une méthode de congélation où seul un faible pourcentage de la teneur en eau du poisson est congelé (-1 à - 2 degrés Celsius). Le produit est ainsi conservé plus longtemps qu'avec une réfrigération classique, et est de meilleure qualité que s'il avait été intégralement congelé. Pour obtenir une qualité optimale de poisson super-refroidi, il est très important de pouvoir contrôler la quantité de glace dans le produit. "J'ai développé une méthode qui permet de déterminer le taux de glace et sa répartition. Les conditions optimales de conservation dépendent du produit : de la taille du poisson, de s'il est entier ou en filets, de l'espèce, etc.", dit Silje Ottestad.

La couleur de la chair est un indicateur précis de la qualité du saumon. "Lorsque l'hémoglobine entre en contact avec de l'oxygène, le sang donne à la chair une couleur jaune ou marron, et la palette de couleur peut-être assez importante.", dit Silje Ottestad, qui a utilisé la spectroscopie pour déterminer la quantité de sang, mais également pour analyser les interactions chimiques causant la variation de couleur.

Des méthodes de mesures spectroscopiques avaient déjà été utilisées auparavant, mais d'importantes différences de précision apparaissaient en fonction de la texture de la chair du poisson. Silje Ottestad a travaillé à éliminer ces différences. "L'objectif est de parvenir à une méthode plus sûre et moins chère, qui pourrait s'appliquer à la viande, au lait, et aux fruits et légumes. Cela pourrait être très utile pour le tri de qualité, par exemple.", conclut-elle.

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Le 29 juin 2012

Sauvez notre saumon

Ce manifeste vise à protéger et restaurer nos pêches

par Sinclair Philip

Le Dr. John Volpe, spécialiste des systèmes alimentaires marins de l’École des études environnementales de l’Université de Victoria, C-B, et moi, avons rédigé ce manifeste, adopté unanimement par les présidents des conviviums présents à la Réunion nationale de Slow Food Canada tenue à Calgary le 23 avril 2006. Ce texte sera révisé en vue d’adresser et d’inclure les préoccupations des membres des provinces atlantiques. Celle imprimée ici est une version condensée du manifeste original. Nous développons notre site Web national et espérons y inclure le manifeste dans son intégralité bientôt.

Slow Food Canada encourage uniquement la consommation saisonnière de saumon sauvage de la côte ouest, décourage la consommation de toute forme de saumon d’élevage incluant le saumon d’élevage « biologique », et s’engage à la restauration des réserves de saumon sauvage.

Dans le Canada atlantique, plusieurs facteurs dont la surexploitation, la diminution des sources d’alimentation traditionnelle, la mauvaise gestion gouvernementale et la destruction de l’habitat ont réduit les réserves de saumon sauvage à un niveau frisant l’extinction. Ces menaces sont amplifiées par l’homogénéisation des bassins génétiques sauvages, résultat des fuites importantes et fréquentes de saumon en élevage dans le milieu sauvage, érodant la diversité génétique. Presque toutes les réserves de saumon sauvage dans les provinces atlantiques sont gravement atteintes et ne devraient pas être consommées. Dans le Pacifique, où plusieurs réserves sont plus saines, même si certaines se sont dégradées dans les dernières 100 années, nous avons remarqué que l’élevage de saumon n’allège pas le fardeau des réserves de saumon sauvage. En effet, l’élevage de saumon ne fait que modifier l’économie de l’offre et de la demande et mettre en danger les réserves sauvages en réduisant les prix et conséquemment, le niveau de vie des pêcheurs, pouvant mener même jusqu’à la disparition complète de ces économies.

Nous croyons que les saumons sauvages sont la pierre angulaire culturelle et écologique de l’espèce, dont l’importance est capitale pour leur habitat autochtone. Nous soutenons donc que tous les efforts sont nécessaires pour protéger et restaurer ces pêches afin d’éviter le destin dramatique qu’ont connu les pêches de morue. Le saumon sauvage exprime un aspect important de notre héritage culinaire. Son existence est profondément ancrée dans le tissu écologique et culturel de nos terres et de nos océans, et doit être préservée comme une expression de notre mode de vie…. Suite...
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Le 20 août 2012

Visite de la ferme aquacole de la rade de Cherbourg (manche.gouv.fr)

"Saumon de France" est le seul élevage de saumons en mer ouverte de l'hexagone.... Il y a un autre élevage de saumons dans le Calvados en bassins à terre....

Adolphe Colrat, Préfet de la Manche, accompagné d'Yves Husson, sous préfet de Cherbourg et de Dominique Mandouze, directeur départemental des territoires et de la mer, a visité la ferme aquacole de la rade de Cherbourg, ainsi qu'un certain nombre d'entreprises de la zone d'activités dédiées aux produits de la mer du port de Cherbourg qui travaillent les saumons produits par la ferme mais aussi des produits issus de la pêche locale.

Cette ferme, implantée dans le site propice, car abrité, de la grande rade de Cherbourg, a été reprise voilà quatre ans environ, et produit aujourd'hui chaque année environ 1000 tonnes de saumons de très haute qualité. Il s'agit d'une production unique en France.

Plus globalement, cette visite a permis de mettre en avant une filière composée de la pêche et de l'aquaculture, qui représente une activité économique d'ores et déjà essentielle à l'échelle du département. Les entreprises visitées (Filpromer , Manche Marée et Nutrifish , soit plus de 100 emplois directs) ainsi que celles présentes dans la zone, constituent la partie aval de cette filière. Elles pratiquent le mareyage, le filetage et le fumage des produits de la mer.

Il s'agit aussi d'un secteur porteur d'emplois d'avenir, qui répondent à l'exigence de développement durable. En effet, l'entreprise Nutrifish dispose d'un atelier de valorisation des coproduits de la pêche (partie aujourd'hui souvent non commercialisée du poisson) sous forme, notamment, de pulpe de poisson, de farines et demain d'huile riches en oméga 3, puisqu'il est envisagé l'implantation d'une usine de 3400 m2, afin de mettre en place un processus susceptible de valoriser l'ensemble des coproduits de la mer de la région.

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Le saumon est un poisson très populaire et l'un des plus consommés au Canada. Depuis 2010, nous mangeons plus de poissons issus de l'élevage que de la pêche traditionnelle. Parmi eux : le saumon frais. Or, que le saumon d'élevage n'a pas que des amis. Certains accusent les éleveurs de polluer les océans; d'autres affirment que ce saumon est contaminé à divers polluants cancérigènes. Faisons le point.
Pour en savoir plus, deux documents de Pêches Océans Canada :
Le Canada est le 4e producteur de saumon d'élevage dans le monde avec une production de plus de 120.000 tonnes chaque année.... 
4 entreprises "trustent" la salmoniculture canadienne...
  • Façade Atlantique : 1 société canadienne : Cook Aquaculture (40.000 tonnes)
  • Façade Pacifique : 3 sociétés norvégiennes (80.000 tonnes) : Marine Harvest,  Grieg Seafood, Mainstream Canada (Groupe Cermaq)
Ajout de blogue par Sarah King - 15 octobre, 2012 à 9:29
Le gouvernement de la Première ministre de la C.-B. Christy Clark a donné son feu vert la semaine dernière à la création d’une autre ferme salmonicole à Clayoquot Sound, une réserve de biosphère de l’UNESCO. Si vous avez pris le temps de vous tenir au courant des derniers développements entourant l’élevage du saumon, cette démarche va sans doute vous sembler à l’encontre de l'intuition. Jusqu’à hier, Greenpeace et d’autres groupes espéraient encore un peu que les Fédéraux, qui n’avaient pas encore donné leur approbation finale, suivraient pour une fois une approche précautionneuse en suspendant toute nouvelle autorisation dans la région. Malheureusement, les Fédéraux ont comme d’habitude fait passer les intérêts de l’industrie salmonicole avant la santé précaire de nos écosystèmes marins et de nos stocks de saumons sauvages.
Le ministère des Pêches et des Océans du Canada a considéré hier qu’il valait la peine d’ajouter une 21e ferme dans la région malgré les risques potentiels encourus, l’état déplorable des stocks de saumons sauvages locaux, l’éclosion de diverses maladies dans les fermes existantes, sans attendre le dépôt prochain de la Commission Cohen portant sur le déclin des populations de saumon rouge du fleuve Fraser. De plus, le ministère des Pêches et des Océans a procédé en dépit de la nette opposition de la Première Nation Tla-o-qui-aht, de sept autres organisations environnementales bien connues dont Friends of Clayoquot Sound, de la Living Oceans Society, de la Fondation David Suzuki, de Georgia Strait Alliance, du Wilderness Committee, de la fondation T. Buck Suzuki et de Greenpeace.
Il est important de savoir qu'on n'a vu nulle part dans le monde une population de saumons sauvages prospérer à proximité immédiate de fermes d’élevage du saumon. Certains chercheurs établissent un lien entre la présence de nombreuses fermes aquacoles sur la côte est et le fait que le saumon sauvage de l’Atlantique apparaît dans la liste des espèces en voie de disparition. Cette dure réalité constitue un signal d’alarme pour les groupes de défense de l’environnement préoccupés par cette situation, dont il a été question précédemment. C’est pourquoi ceux-ci ont fait parvenir hier à la Première ministre Clark une lettre, la deuxième depuis que Mainstream Canada a proposé l’établissement d’une ferme salmonicole de 55 hectares à Meares Point, près de Plover Point. Dans cette missive, ils dénoncent l'autorisation et demandent des explications sur cette décision manifestement mal avisée. Parmi les principales raisons qui justifient notre opposition, il y a le fait que le gouvernement s'obstine à ne pas vouloir prendre en compte les préoccupations croissantes entourant les pathogènes décelés sur les fermes salmonicoles de la C.-B. Non seulement ces pathogènes rendent malades les saumons d'élevage, mais ils constituent une menace pour nos stocks de saumons sauvages.
Les remontes du saumon à Clayoquot Sound diminuent d'une manière spectaculaire, notamment pour le saumon Chinook, dont certaines remontes ne comportent que quelques dizaines de ces poissons, plutôt que des dizaines de milliers. On a par ailleurs signalé cette année la présence d'éclosions de maladies dans les fermes d’élevage de Clayoquot, ce qui, hélas, n'est pas un phénomène nouveau. On a en effet rapporté la présence de pathogènes hautement contagieux, dont le virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (NHI), le virus de l'anémie infectieuse du saumon (vAIS), et la nécrose pancréatique infectieuse (NPI). Pour cette raison, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a lancé un programme de surveillance des pathogènes de deux ans englobant toute la côte, dont le but est de dresser un tableau plus complet de la situation du saumon sauvage en Colombie-Britannique.
La situation est plus claire en ce qui concerne le marché canadien du détail. Les chaînes de supermarchés du Canada commencent à comprendre que la vente de produits de la mer très controversés et non durables comme le saumon élevé dans des piscicultures à enclos ouverts entre en contradiction avec leurs politiques d'approvisionnement durable, et l'une d'elles, Overwaitea Food Group, a même pris l'initiative audacieuse de cesser la vente de ces poissons dans ses magasins. Des entreprises innovatrices trouvent des façons nouvelles et plus intelligentes d'élever du poisson tandis que les consommateurs réalisent l'intérêt de conserver des stocks de poissons sauvages dans nos océans.
Il est honteux que le gouvernement provincial chargé de gérer nos côtes et les ministères fédéraux, dont le mandat est de préserver la vie marine de nos eaux, ont comme qui dirait la tête coincée dans des parcs à filet.
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Photographie aérienne prise dans la région de Puerto Montt, capitale du saumon chilien (Philippe FAVRELIERE)

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