mercredi 13 mai 2009

Le saumon d’élevage, pas si clean que ça

Une étude réalisée par l’Institut suédois de l’alimentation et des biotechnologies (SIK) montre que le saumon d’élevage est plus « écologique » que le porc ou le bœuf. Cette publication tombe à pic pour couvrir les soubresauts que connait actuellement la salmoniculture mondiale. Demandez aux pêcheurs chiliens, aux pêcheurs écossais ou à l’association norvégienne « Bellona » ce qu’ils pensent de l’élevage industriel de saumon !

Cette étude évalue l’empreinte carbone sur l’ensemble de la filière « saumon » depuis son élevage en Norvège, jusqu’à son lieu de vente en Suède. Conclusion : Si manger du saumon norvégien « consomme » autant de CO2 que manger du poulet, choisir ce saumon permet de « consommer » deux fois moins de CO2 que la viande de porc et sept fois moins que la viande de bœuf.

Cette étude commandée par la société Skretting, filiale du plus grand fabricant mondial d’aliment piscicole, Nutrico, montre par ailleurs que la nourriture constitue 80% des émissions de CO2 dans le cas du saumon d’élevage. Ce qui n’est pas à l’avantage de cette multinationale présente sur tous les continents ? Cette étude cacherait-elle un mal plus profond ? Comparer le saumon au porc en pleine crise de la grippe porcine à de quoi stimuler l’imagination !

L’association GRAIN explique dans un article paru en avril 2009 (Un système alimentaire qui tue : La peste porcine, dernier fléau de l’industrie de la viande) le lien entre cette nouvelle grippe et un élevage de porc industriel installé aux abords d’un village mexicain ; dans le même temps, les scientifiques canadiens sont inquiets par un virus qui décime les populations sauvages de poisson (Québec - Un virus de poisson qui inquiète les scientifiques).

Au Chili, « Commando 3 Autonomo de Mayo » incendie Salmonchile

Détruire les bureaux de salmonchile à Puerto Montt au chili, c’est s’attaquer au symbole de l’activité salmonicole dans la capitale du saumon chilien.

Cette destruction revendiquée par le « Commando 3 Autonomo de Mayo » intervient après le licenciement de plusieurs milliers de salariés dans les élevages et les usines de conditionnement de saumon. Selon la direction nationale du travail, 7500 ouvriers avaient été mis sur le carreau en novembre 2008 et des milliers d’autres ont été licenciés entre temps. Depuis près de deux ans, la propagation de l'anémie infectieuse du saumon (AIS) a contraint les producteurs à réduire leur production et à diminuer leur personnel.

En avril dernier, le groupe norvégien Marine Harvest, le plus grand producteur mondial de saumon, a annoncé qu'il avait abandonné la moitié de ses sites d'élevage au Chili, passant de 22 à 11 au cours du premier trimestre 2009 avec le licenciement de 1700 employés. Au même moment, le plus grand producteur chilien AquaChile a réduit ses effectifs de 450 personnes dans la région de Puerto Montt.

Le drame humain occasionné par tous ces licenciements dans des régions isolées où les opportunités d’emplois sont rares, pourrait expliquer la réaction violente à l’encontre de la société Salmonchile. Passons sur les conséquences écologiques de ces cages d’élevage abandonnées au fond de certains fjords avec leurs stocks de poissons morts !

En Ecosse, les pêcheurs protègent leur patrimoine « Saumon sauvage »

En Ecosse, troisième zone mondiale de production de saumon d’élevage, le développement de la maladie ISA semble circonscrit à la zone sud-ouest des îles Shetland. Depuis fin mars 2009, aucun site d’élevage supplémentaire n’aurait été touché. En plus des élevages salmonicoles contrôlés à près de 70% par des sociétés norvégiennes, l’Ecosse reste une région dans le monde où la pêche du saumon sauvage est encore une activité économique importante.

Actuellement, le Forum écossais de la pêche en eau douce (SFFF) créé en 2004 conjointement par le gouvernement écossais et les principales parties prenantes du secteur de la pêche en rivière mène une campagne de sensibilisation sur les dangers des parasites afin d’assurer l’avenir des pêcheries de saumon sauvage qui ont un rôle déterminant dans l’économie rurale écossaise. Le Secrétaire aux Affaires Rurales, M. Lochhead a souligné l'importance de mettre l'Écosse à l’écart du parasite du saumon, Gyrodactylus salaris (Gs) pour protéger les cours d'eau et l'emploi, et a lancé un nouveau film de sensibilisation sur YouTube. « Le saumon d'eau douce et la pêche font partie intégrante du patrimoine de l'Ecosse. Ils jouent un rôle essentiel dans l'économie écossaise et nous devons faire de notre mieux pour les protéger. »

Le SFFF estime le capital « pêche du saumon » en Écosse à une valeur de 425 millions de livres. La pêche amateur ou sportive apporte à elle seule plus de 100 millions de livres par an à l’économie et occupe près de 2800 personnes. « Elle est sans doute l'une de nos principales réussites de ces dernières années. » « Nous sommes impatients d'accueillir les Championnats du monde Fly Fishing cet été. Au cours de l'année du « Homecoming » c’est une autre occasion de montrer au monde entier les richesses de l’Ecosse et d’améliorer notre réputation en tant que premier centre de pêche à la mouche. »

En Norvège, Bellona informe, conseille et propose

L’association écologique Bellona mise à l’honneur dans la dernière émission « Thalassa » pour ses travaux sur les rejets radioactifs britanniques qui contaminent les côtes norvégiennes, travaille aussi pour une salmoniculture plus respectueuse de l’environnement. Voir le site Bellona : Impacts de la salmoniculture en Norvège

En guise de conclusion : Alors que le saumon ne remonte plus depuis longtemps les cours d’eau bretons, il arrive maintenant en masse par les terres et les airs en Bretagne, l’une des plus grandes régions au monde de transformation du saumon. Cette filière halio-alimentaire peut s’effondrer aussi vite qu’elle est apparue. Du jour au lendemain, les transformateurs peuvent délocaliser leurs activités qui n’ont aucune base régionale contrairement à la filière agro-alimentaire qui s’appuie sur des productions agricoles principalement bretonnes.
Philippe FAVRELIERE

Autres articles :
Pour plus d'informations :

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Impacts de l’aquaculture de saumon sur l’environnement et analyse des politiques de gestion

Impacts de l’aquaculture de saumon sur l’environnement et analyse des politiques de gestion

Kuypers Marine

Université Libre de Bruxelles

Institut de Gestion de l’Environnement et d’Aménagement du Territoire

Faculté des Sciences

Master en Sciences et Gestion de l'Environnement

Année Académique : 2008-2009

Directrice : Christiane Lancelot

Co-directeur : Pierre Kunsch

Depuis la fin des années 1980, la production aquacole de saumons d’élevage a cru de manière exponentielle. Cette expansion, accompagnée d'un recours massif à l'élevage intensif, a eu comme conséquence d’engendrer une série d' impacts écologiques négatifs : augmentation des besoins en farine et huile de poisson menaçant les stocks de poissons pélagiques, évasions de saumons d’élevage et propagation de maladies dans l'écosystème menaçant la survie des populations de saumons sauvages et d’autres espèces aquatiques et, production de déchets organiques et inorganiques augmentant la pollution de l’environnement aquatique et le risque d'eutrophisation. Vu la présence de résidus d’antibiotiques, de produits chimiques et de la bioaccumulation de polluants dans les saumons d’élevage, l’aquaculture représente également une menace pour la sécurité alimentaire de l'Homme. La salmoniculture permet toutefois de répondre à la demande croissante du consommateur et constitue une source importante d'emplois dans les régions où cette activité est fortement développée. De ce fait, seule une gestion durable de l’aquaculture de saumon permettra de concilier les impératifs environnementaux avec les intérêts de l'industrie et du consommateur. Une appréciation de l'efficacité des politiques et des instruments de gestion de l'aquaculture a été entreprise à travers l'exemple du dispositif règlementaire pour la salmoniculture écossaise. Il en ressort que l’Ecosse s'est progressivement dotée d'un des meilleurs ensembles d'outils de gestion pour l’aquaculture. Outre les dispositions découlant des Directives européennes relatives à l’aquaculture, la protection de l’environnement et la sécurité alimentaire, et l'adhésion à des accords et conventions internationaux, l'Ecosse s’est récemment dotée d’un cadre stratégique et d’un code de conduite visant à assurer un développement durable de son secteur aquacole respectueux de l'environnement. A l'heure actuelle, il reste encore un nombre de mesures à prendre pour atteindre cet objectif, notamment dans le domaine du respect et du contrôle des bonnes pratiques d'élevage. Il faudrait également promouvoir l’aquaculture multitrophique intégrée permettant un bon recyclage des nutriments. Des incitants financiers tels que des primes pour le respect des bonnes pratiques aquacoles ou, au contraire, un renforcement du principe du pollueur-payeur au moyen de pénalités financières plus élevées peuvent encore être envisagés. Enfin, les activités de l’aquaculture devraient mieux être prises en compte dans la gestion intégrée des zones côtières afin d’assurer que ses activités ne nuisent pas le cas échéant, aux communautés rurales, aux activités touristiques, à la pêche artisanale, ainsi qu’à la biodiversité marine...

Pour télécharger le document, cliquer Université Libre de Bruxelles

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Revue de presse :

25 juin 2010

Chili: otaries et baleines menacées par les élevages de saumons (Sciences et avenir)
Au cours d’une étude sur les baleines menée au large des côtes chiliennes, des chercheurs ont pu observer que les dégâts de l’aquaculture intensive s’étendaient toujours plus au sud du Chili, après avoir gravement pollué les eaux de la région de Chiloe et de Puerto Montt.
Saumons d'élevage dans une usine de Puerto Montt, au Chili, l'un des plus gros producteurs mondiaux de saumon.
Dans la province chilienne d’Aysén, célèbre pour ses fjords, le parc naturel ne protège qu’une partie des côtes. Autour, des fermes de salmoniculture s’installent, relatent des chercheurs de l’Institut Max Planck et de l’Université de Göttingen (Allemagne), partis à l'origine étudier la communication des mammifères marins. Plus au nord, les fermes ont été abandonnées car les poissons meurent d’une maladie virale introduite dans les élevages –l’anémie infectieuse du saumon. La densité des bacs d’élevage, l’usage intensif d’antibiotiques, le manque d’hygiène ont favorisé l’épidémie.
Otaries victimes des filets....

Le 28 juin 2010

Ecosse : Plus de 17000 signatures pour sauver le saumon sauvage

La semaine dernière, Lord Steel a remis au Parlement écossais la liste des 17.000 signataires de la pétition contre l’élevage de saumon. Cette pétition portée par Salmon & Trout Association exige une action concertée pour limiter les dégâts causés par les élevages de saumon vis-à-vis des ressources de saumon sauvage et de truite de mer dans l'ouest des Highlands et dans les îles. Paul Knight, chef de la direction de STA, a déclaré: « Il n'y a aucun doute que le gouvernement écossais est très loin d’assumer ses responsabilités et ses obligations internationales pour protéger le saumon sauvage et la truite de mer. Notre pétition confirme qu'il existe un grand intérêt auprès de la population pour que le gouvernement prenne sans délai des mesures correctives nécessaires qui permettront aux populations de poissons migrateurs de se restaurer dans l'ouest de l'Ecosse ». M. Knight a ajouté: «Nous sommes tout à fait réaliste et reconnaissons que l'élevage du saumon a toute sa place. Toutefois, comme le montre notre dernière étude, nous avons la preuve que la salmoniculture telle qu’elle est pratiquée actuellement, a des impacts dévastateurs sur les stocks de poissons sauvages migrateurs. Il est de la responsabilité du gouvernement, et de l’industrie salmonicole de fournir une protection adéquate pour sauver deux espèces emblématiques des ressources naturelles d’Ecosse - saumons sauvages et truites de mer - avant qu'il ne soit trop tard. » Source : Thousands sign petition demanding action to save wild salmon (Fishnewseu)

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Le 30 octobre 2010

Gapi, un outil pour mesurer les performances environnementales des piscicultures marines

Partant du constat que la pisciculture marine impacte le milieu, des chercheurs ont essayé de classer les différents types de pisciculture marine : saumon, bar, barramundi, cabillaud, turbot…L’objectif est de comparer quantitativement les impacts environnementaux dans la pisciculture marine, d'identifier les plus performantes, et mettre en évidence les solutions possibles. De tout ce travail est né le GAPI : Global Aquaculture Performance Index. Tout ce travail supporté par la grande fondation étatsunienne, The Pew Trust : 2010 Index Global Performance de l'aquaculture

Télécharger le rapport : GAPI Global Aquaculture Performance Index / An innovative tool for evaluating and improving the environmental performance of marine aquaculture

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Aquaculture: une guerre qui empoisonne l'industrie (Cyberpresse)

L'été anormalement chaud a stimulé les poux de mer, qui s'agglutinent par dizaines sur certains saumons, jusqu'à les tuer. Sur notre photo, un ouvrier soulève un filet rempli de saumons morts, près de Deer Island. Cette année, pour la première fois, l'humanité tirera plus de nourriture de l'aquaculture que des pêcheries. Cependant, l'élevage de poissons et fruits de mer ne se fait pas sans heurts, comme l'a constaté La Presse dans le sud du Nouveau-Brunswick, où des centaines de homards sont morts après avoir été exposés à un pesticide illégal.

À bord de la petite barque motorisée, on devrait sentir le parfum vivifiant de la brise du large. Mais c'est plutôt une puanteur âcre qui nous prend à la gorge et nous donne envie de nous éloigner au plus vite. «C'est fort, n'est-ce pas?» remarque Dale Mitchell, 50 ans, un des dirigeants de l'association de pêcheurs locale, avant de pousser son bateau encore plus près. À une cinquantaine de mètres, des ouvriers s'affairent autour d'une demi-douzaine d'enclos flottants de la société Cooke Aquaculture. Là comme ailleurs dans la baie de Passamaquoddy, qui baigne les côtes du Nouveau-Brunswick et du Maine, l'heure est au grand nettoyage. Des centaines de milliers de saumons d'élevage sont morts, dévorés par le pou de mer, leur principal parasite…..

Les épisodes d'empoisonnement de homards dans la baie de Fundy coïncident avec le retour en force du pou de mer. Pendant plus de 10 ans, ce petit parasite a été tenu en respect par un pesticide qui était intégré à la moulée du saumon, ce qui était moins nocif pour l'environnement. Puis, comme il arrive fréquemment, le parasite a créé une résistance. Cette année, la situation est désastreuse. L'été anormalement chaud a stimulé les poux de mer, qui s'agglutinent par dizaines sur certains saumons, jusqu'à les tuer. «Nous avons perdu 500 000 poissons cette année», dit Nell Halse, vice-présidente de Cooke Aquaculture, qui reconnaît que l'industrie est durement éprouvée.

Pas la première crise - L'industrie n'en est pas à sa première crise. Il y a 10 ans, un virus qui causait l'anémie chez le saumon a décimé les fermes, entraînant la faillite de plusieurs sociétés. Plus de 50 millions en fonds publics ont été investis pour relancer le secteur, névralgique pour la région. Des protocoles sanitaires ont été imposés. Depuis deux ans, la maladie n'est pas revenue.

Cooke est sortie grandie de la crise, en rachetant ses concurrents. Fondée il y a 25 ans, elle emploie 2000 personnes et représente aujourd'hui à elle seule 20% de toute l'aquaculture canadienne, avec un chiffre d'affaires de 400 millions. À travers ses multiples filialles, Cooke détient maintenant la majorité des permis pour les fermes d'aquaculture dans la baie de Fundy. Ses trois actionnaires sont toujours le fondateur Glenn Cooke, son frère Mike et leur père Gifford. Cooke produit 25 millions de saumons par année, surtout dans le sud-ouest du Nouveau-Brunswick, mais aussi en Nouvelle-Écosse, dans le Maine et, plus récemment, à Terre-Neuve. L'entreprise est intégrée à l'extrême. Elle élève ses alevins à partir des géniteurs qu'elle sélectionne elle-même. Elle conçoit, fabrique et répare ses cages. Elle fabrique sa moulée. Elle dispose de ses propres usines de découpe et d'emballage. Elle a son parc de camions. Elle a même sa propre usine de styromousse pour fabriquer ses caisses d'expédition.

Tout ça pour servir une clientèle habituée au flot continu d'un produit standardisé.

Dans la vaste pouponnière qui s'étend sur 2 hectares à Oak Bay, à 100 km à l'ouest de Saint Jean, le directeur Brian Donnelly, 36 ans, veille à la production annuelle de 15 millions de tacons. Il ajuste les températures de l'eau pour accélérer la croissance de certains et ralentir celle d'autres poissons. «De cette façon, on peut envoyer des saumons à la mer à presque tous les moments de l'année», dit-il. Parce qu'à l'autre bout de la chaîne, l'usine de découpe répond aux commandes en continu. «On ne récolte pas de poisson sans avoir de client, dit Nell Halse. On appelle ça notre «inventaire nageant».» Dans ce frigo géant où travaillent 340 personnes, aucune odeur suspecte, que des signes de propreté et d'hygiène. Les saumons apparaissent à un bout de la chaîne déjà vidés et étêtés. Ils ressortent à l'autre bout en filets, darnes et autres produits transformés. Destination: des poissonneries et supermarchés partout au Canada, étiquetés sous les marques True North Salmon Company et Heritage Salmon.

Une troisième étiquette a récemment été lancée: Seafood Trust Ecocertification, apposée par un organisme privé irlandais. Le cahier de charges de ce label écologique inclut plusieurs exigences qui réduisent l'impact environnemental des élevages.

Listes rouges - Car l'aquaculture de saumon a le malheur de réapparaître année après année sur les différentes «listes rouges» publiées par les organisations écologistes. Ces listes sont censées orienter les choix des consommateurs et des chefs cuisiniers. La liste rouge de l'Aquarium de Monterrey, en Californie, est la plus influente. «Cela a été frustrant de traiter avec eux, dit Mme Halse. Ils reconnaissent que leur évaluation de l'aquaculture a besoin d'être revue. Mais ils n'ont pas les ressources pour le faire.» Mais il y a de très bonnes raisons de garder l'industrie sur la liste rouge, selon Matthew Abbott, de l'organisation écologiste Fundy Baykeeper. Le jeune écologiste patrouille la baie régulièrement à partir du port de St. Andrews. «Il y a le fait qu'il faut pêcher des poissons sauvages pour nourrir les saumons. Il y a la pollution en provenance des excréments et de la moulée, il y a les pesticides qui se répandent dans la mer à chaque traitement, il y a les antibiotiques, qui soulèvent les mêmes questions que dans les élevages terrestres.» «Ce sont des élevages industriels, tout comme les mégaporcheries, sauf que ça se passe dans l'eau», dit-il.

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Pesticides : L'industrie aquacole défend ses méthodes (Radio Canada)

L'industrie de l'élevage du saumon au Nouveau-Brunswick affirme que l'aquaculture est durable et qu'elle n'exerce pas d'effet néfaste sur la pêche malgré l'utilisation de pesticides dans la baie de Fundy. Pamela Parker, directrice de l'Association des éleveurs de poissons du Canada atlantique, dit que son groupe est déçu parce qu'il a tenté sans succès d'expliquer cela aux autres utilisateurs de la baie. Le saumon que les consommateurs achètent à l'épicerie provient, en général, de fermes aquacoles. Le poisson y est élevé de façon naturelle, selon l'industrie, bien qu'elle se serve de pesticides pour se débarrasser du pou de mer. Par exemple, des saumons à bord d'un bateau baignent de 20 à 40 minutes dans une solution contenant 30 millilitres du pesticide delthaméthrine. Les éleveurs ont obtenu l'approbation de Santé Canada la semaine dernière pour utiliser ce produit.

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