mercredi 29 avril 2009

The 16th European Seafood Exposition et la 1e AMAP Poissons de mer

A la 16e European Seafood Exposition de Bruxelles, tous les produits de la mer relookés par l’industrie alimentaire mondialisée et à la première AMAP Poissons, tous les produits de la mer collectés localement par des pêcheurs artisans de Bandol.

La plus prestigieuse vitrine de l’industrie alimentaire des produits de la mer s’expose actuellement à Bruxelles. 1500 sociétés de 75 pays proposent leurs préparations industrielles et toutes leurs nouveautés culinaires à l’European Seafood Exposition. Ce salon mondial des produits de la mer qui se tient du 28 au 30 avril dans la capitale européenne, constitue la porte d’entrée pour de nombreuses entreprises sur le plus grand marché des produits aquatiques.

Des poissons, crustacés et coquillages surtout d’importation « relookés »

En France, il existe 287 entreprises de transformation employant 13000 salariés (équivalents temps plein), auxquelles il faut ajouter 52 entreprises de mareyage ayant également une activité de transformation, pour un chiffre d’affaires annuel de 3,4 milliards d’euros. Les entreprises françaises sont très majoritairement des PME, de taille nettement plus petite que les entreprises espagnoles, norvégiennes ou islandaises. 82% du chiffre d’affaires total est réalisé par seulement 16% des entreprises. Les grandes entreprises (plus de 250 salariés et plus de 200 millions d’euros de chiffre d’affaires par an) représentent 7% du nombre total des entreprises et 61% du chiffre d’affaires total du secteur.

Les entreprises françaises par région en 2007 se répartissent comme suit : la Bretagne représente 26% des entreprises françaises et 36% du chiffre d’affaires national, la région Atlantique 21% des entreprises et 18% du chiffre d’affaires, le Nord-Pas-de-Calais 12% des entreprises et 9% du chiffre d’affaires, la Méditerranée et Rhône-Alpes 13% des entreprises et 6% du chiffre d’affaires. (Source : MAP)

Des produits frais, poissons, crustacés et coquillages vendus localement

En France, il y a plusieurs milliers d’entreprises de pêche et d’aquaculture employant plus de 20000 hommes et femmes de la mer. Elles produisent près de 800 000 tonnes de produits halieutiques pour un chiffre d'affaires de 1,7 milliards d'euros chaque année. Les entreprises françaises sont très majoritairement des entités artisanales et familiales, localisées dans des régions où les opportunités d’emplois sont limitées. Le maillage important des entreprises permet à des régions excentrées de vivre toute l’année (en dehors du boum touristique) à l’exemple du bassin de Marennes-Oléron et du Pays Bigouden, les deux plus grandes microrégions halieutiques françaises.

Dans le Var, la première AMAP Poissons

Sur le port de Bandol, l'équipage du Tiki et des membres de l'association Arc-en-Ciel se retrouvent deux fois tous les quinze jours.

L'Association pour le maintien de l'agriculture paysanne est déclinée en association pour le maintien des artisans pêcheurs. On connaît déjà les Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne. Les Amap se sont développées ces dernières années pour promouvoir un engagement solidaire entre un paysan et un groupe de consommateurs qui se mettent d'accord sur un prix pour acheter l'ensemble de la production. Toutes les semaines, les abonnés récupèrent leur panier : des produits frais et variés, de saison, souvent bio.

Au Beausset, les membres de l'Amap créée par l'association Arc-en-Ciel ne se contentent plus du panier de légumes hebdomadaire ou des fromages de chèvre. Désormais, ils ont aussi la possibilité de s'inscrire à l'Amap poissons mise sur pied avec l'équipage du Tiki, un bateau de pêche du port de Bandol.

Quarante-quatre inscrits récupèrent tous les quinze jours un filet de poissons. Pour 20 euros, il contient par exemple un kilo de lottes ou de loups ou 3 kg de merlans, livrés nettoyés.

« La difficulté pour transposer l'idée de l'Amap à la pêche, racontent Claude Merlini, le patron du Tiki, et son matelot Pierre Jacominot, c'était de parvenir à gérer la quantité et la régularité. La pêche, ça reste aléatoire, conditionné par la météo. »
Voir la suite dans Var matin : Du panier de légumes au filet de poissons

Pour plus d'informations sur les AMAP et pour les pêcheurs, les ostréiculteurs et les mytiliculteurs qui souhaiteraient contacter une AMAP : Site national des AMAP

Autres articles :

Autres initiatives AMAP Poissons :

Revue de Presse :

Le 19 novembre 2009

Les AMAP se structurent pour mieux se développer (Actu Env)
L'engouement des consommateurs pour les associations pour le maintien de l'agriculture paysanne (AMAP) ne se dément pas. Mais l'offre a du mal à suivre. Un mouvement national devrait se structurer pour faciliter la naissance de nouveaux projets.
Aujourd'hui, près de 1.500 groupes AMAP (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) existeraient sur l'ensemble du territoire, de nombreux autres projets seraient en cours. Ce système de partenariat entre producteurs et consommateurs suscite de plus en plus d'intérêt depuis le lancement de la première initiative de ce type en avril 2001 à Aubagne.
Circuits courts, relation directe entre producteurs et consommateurs, solidarité financière, respect de l'environnement… sont autant d'arguments qui séduisent les quelques 60.000 familles de consommateurs engagées dans une telle démarche.
''Les AMAP représentent un véritable mouvement de fond, elles correspondent à des aspirations profondes des consommateurs'', analyse Jérôme Dehondt, responsable légal et porte-parole du mouvement interrégional des AMAP (MIRAMAP). Cependant, dans de nombreuses régions, ces associations ont des difficultés à se développer. Si en PACA (140 groupes), Rhône-Alpes (132 groupes), Ile-de-France (120 groupes) les initiatives sont nombreuses, la Picardie (3 AMAP), le Languedoc-Roussillon (3 AMAP), la Champagne-Ardenne (1 AMAP)… ont davantage de mal à faire émerger ce type de dispositif.
Une offre qui ne suit pas la demande

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