lundi 23 février 2009

La coquille Saint-Jacques française dans la drague de la mondialisation

« 40 tonnes de Saint-Jacques à la poubelle - Du jamais vu : faute d'acheteurs, des coquilles ont été détruites à Grandcamp-Maisy et à Port-en-Bessin ». Voilà ce que titrait le quotidien Ouest-France la semaine dernière (en 2009).

Avec la langoustine, la coquille Saint-Jacques est l’une des pêcheries artisanales les mieux gérées en France. Ce coquillage représente la source principale de revenu de plusieurs centaines de pêcheurs en Bretagne et en Normandie. Comment expliquer que ces coquillages finissent à la décharge, alors que la France en importe de grandes quantités, l’équivalent de trois fois la production nationale ?

La France, premier importateur mondial de « saint jacques »

« Étant donné le faible taux de couverture de la consommation française par la production nationale pour la plupart de ces espèces, et en particulier le saumon, la crevette, la coquille Saint-Jacques et les poissons blancs, les entreprises françaises recourent principalement à l’importation de matière première pour la fabrication de ces nouveaux produits (ndlr de l’industrie de la transformation). » (Source : Ofimer).

La « saint jacques » se classe au 6ième rang des produits halieutiques importés avec une valeur de 180 millions d'euros en 2007. La France en est même le premier importateur mondial devant les USA et l’Espagne avec un total annuel de plus de 20 000 tonnes, principalement sous forme de noix congelés. En 2007, la principale origine est une noix importée d’Argentine sous l'éco-label MSC et pourtant d’un prix inférieur à ses cousines, la péruvienne, la chilienne, la britannique, la canadienne ou l’étatsunienne. Il est à noter que des espèces de pectinidés aussi différentes et qui n’ont rien à voir avec notre « Pecten maximus », se commercialisent sous l’appellation « saint jacques » sur le marché international. D'une manière générale, on constate que plus les noix sont grosses, plus leur prix est élevé comme Pecten maximus en Europe et Placopecten magellanicus, un gros pétoncle du Canada et des États-Unis.

La Saint-Jacques française, une gestion exemplaire de la ressource…

Pour cette espèce non soumise au quota de Bruxelles, les pêcheurs ont mis en place un système de gestion des gisements naturels très rigoureux, encadré et accompagné par l’administration maritime et la recherche, depuis les pertuis charentais, jusqu’en baie de Seine en passant par la rade de Brest et la baie de Saint Brieuc. Cette gestion permet de maintenir la production nationale entre 20 000 et 30 000 tonnes (poids entier), dont près de la moitié est décoquillée (en 2007 : 22 742 tonnes pour 55,2 millions d'euros).

Les dates de saison de pêche varient d’un gisement à l’autre, mais d’une façon générale, on peut dire que la campagne de pêche s’effectue entre les mois d’octobre et d’avril. Limitée dans le temps et dans l’espace, la saison de coquilles Saint-Jacques se réalise dans une certaine excitation. Pour beaucoup de pêcheurs, la coquille représente la principale source de revenu.

« L’ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques constitue chaque année un grand moment pour les pêcheurs détenteurs d’une licence pour ce bivalve. La récolte est en effet sévèrement encadrée dans le temps, dans l’espace et dans les volumes. Ainsi le temps de drague des coquilles St-Jacques peut aller de 3/4 d’heure à 1 heure, une ou deux fois par semaine. » (Eduquebec)

…. mais peu valorisée sur le marché national

Tous les efforts de gestion entrepris par les pêcheurs côtiers ne sont malheureusement pas reconnus sur le marché national. Pourtant, la coquille Saint-Jacques est un met de choix, très demandé et apprécié par les consommateurs, notamment en période de fêtes.

Certains mettent la mévente sur le dos de la crise actuelle, et en particulier la mévente sur le marché traditionnel espagnol. Mais la crise ne met-elle pas en exergue des dysfonctionnements au sein de la filière de la pêche française. Les pêcheurs doivent se réapproprier le commerce de leurs produits, même si certaines autorités administratives contestent la vente hors criée d’une grande quantité de "coquilles".

Cette pêcherie s’apparente beaucoup à la conchyliculture. N’y aurait-il pas à mettre en place des synergies avec les ostréiculteurs et les mytiliculteurs qui ont une grande expérience de la commercialisation de leurs coquillages pour des quantités bien plus conséquentes ?

Au moment de la réforme des organisations professionnelles de la pêche et de l’aquaculture, il serait important d’envisager une structure qui regroupe au niveau local l’ensemble des professionnels de la mer, pêcheurs et conchyliculteurs, notamment par rapport aux enjeux futurs : aires marines protégées, certifications d’origine, et face aux groupes d’intérêt comme la plaisance, les pêcheurs amateurs, les ONG environnementales et le lobby agricole.
Philippe FAVRELIERE
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Autres articles :

Pour plus d'informations :

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Pour connaitre et reconnaître la vraie coquille saint jacques « Pecten maximus »….

Pour découvrir la pêche de « Pecten maximus », la vraie coquille saint-jacques, partons en baie de Seine à bord du coquillard « Le Sauvage » et son patron Dimitri Rogoff...

Et pour reconnaitre la vraie saint jacques, écoutons les explications de Normandie Fraicheur Mer (NFM)....

Aussi regardez la très bonne vidéo qui est extraite de l’émission 100% mag sur M6. Le reportage nous détaille précisément comment reconnaitre la vraie coquille saint jacques. En prime, le reportage nous offre une délicieuse recette de carpaccio de saint jacques....

Depuis 1996 l’OMC, l’Organisation Mondiale du Commerce autorise l’appellation « Saint Jacques » pour tous les pectens ce qui provoque une confusion entre les véritables coquilles « Saint Jacques » et les pétoncles. Pourquoi l’OMC a dénoncé la réglementation de 1993 sur les dénominations commerciales ? Tout simplement pour favoriser les exportations du Canada, du Pérou et du Chili. Même si certains de ces produits sont très bons, ce ne sont pas de vraies coquilles saint jacques. D'après l'article de Chez mon poissonnier

Et le meilleur pour la fin avec l'Hôtellerie : Une journée avec Dimitri Rogoff, marin-pêcheur

Port-en-Bessin (Calvados). Depuis vingt-cinq ans, Dimitri Rogoff pêche les coquilles Saint-Jacques dans la baie de Port-en-Bessin, dans le Calvados. Ce patron-pêcheur exerce un métier difficile, mais qui reste attractif en matière d'emploi. Reportage.

13 heures : En ce jour d'ouverture de la pêche à la coquille Saint-Jacques en Baie de Seine, Dimitri Rogoff est 'remonté à bloc'. Ce patron-pêcheur de 51 ans compte beaucoup sur la pêche de ces prochains jours. "La coquille Saint-Jacques trouve toute sa place sur les tables de fêtes. 70 % de notre chiffre d'affaires est d'ailleurs réalisé avec ces mollusques. Autant dire qu'on n'a pas intérêt à se louper à cette période de l'année", concède-t-il sans détour.

13 h 30 : Direction la Baie de Seine. Après une heure de route, Dimitri et ses quatre matelots s'arrêtent là où plusieurs bateaux sont concentrés. Pour dénicher où se cachent les petits mollusques à la chair tendre et au goût raffiné, Dimitri a sa petite technique : "J'essaie de repérer ce qu'on appelle les tâches. Ce sont les endroits où sont regroupées les coquilles. L'expérience et l'intuition font toujours le reste !"

15 h 45 : Toutes les heures, le patron du Sauvage - le bateau de 13 m qu'il a acheté il y a quelques années à Port-en-Bessin -lève la drague. La pêche est vidée sur le bateau. Après la capture, c'est le moment du tri. "Il faut trier les coquilles avec soin, ne garder que les plus belles." Une à une, les coquilles sont examinées : les plus petites (moins de 11 cm) retournent à l'eau. Celles comprises entre 11 cm et 13 cm sont considérées comme de taille moyenne. Et les mollusques de plus de 13 cm sont les gros calibres. Une fois séparées, toutes sont scrupuleusement lavées et dépourvues de leurs crépidules (petits parasites). Elles sont ensuite stockées à plat dans des coffres à criée. "C'est la meilleure manière de conserver leur eau, et ainsi de garantir leur fraîcheur."

18 h 30 : Après quatre heures de pêche, il est temps de retourner au port.....

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9 heures (le lendemain) : Dimitri jette un oeil à sa feuille de vente du matin. Résultat : 4 000 € de chiffre d'affaires. "Sachant qu'on ne travaille que quatre jours par semaine et que j'ai quatre matelots, ce n'est pas mal du tout. De toute façon, je ne sors pas à moins de 2 000 € en mer." Si cela peut paraître abrupt, il faut dire que les pêcheurs détiennent le triste record de métier le plus dangereux. "La Manche est particulièrement dangereuse. Les bateaux cassent et se démantèlent régulièrement. En à peine dix heures, le temps peut se lever et la mer se déchaîner."

10 h 25 : Dimitri se rend à Normandie fraîcheur mer, un groupement qualité, dont il est le président. Cet ancien étudiant en architecture est très impliqué dans la gestion durable de la ressource. Il jette un oeil critique sur ses contemporains, notamment au travers de ses blogs(www.finemaree.com et www.rogoff.fr). "Ce groupement qualité me permet de me renseigner sur les grandes tendances du marché. En fonction des résultats, nous pouvons décider d'agir en modulant les heures de pêche, voire en diminuant les quotas de pêche par bateau. Nous avons une biomasse de coquilles : il faut donc veiller à ne pas dilapider les stocks, et à faire en sorte qu'elles se reproduisent. Pour cela, je milite en faveur d'une pêche durable et responsable." Autre cheval de bataille de ce patron engagé : le Label rouge, obtenu en 2002, puis de nouveau en 2009. Une manière de bénéficier d'une meilleure reconnaissance du métier : "Notre produit et le soin qu'on lui apporte sont mieux valorisés. Tout le monde s'y retrouve, pêcheurs comme consommateurs."...

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Le 14 septembre 2012

Disparition de l'inventeur de l'ordinateur portable concept "coquille saint-jacques"

BFMTV

Bill Moggridge a en effet conçu cette forme en "coquille saint-jacques", où l'écran se rabat sur le clavier.



Bill Moggridge est mort cette semaine à l'âge de 69 ans. Inconnu du grand public, il a pourtant très fortement influencé le marché du high-tech en mettant au point au début des années 80, le premier ordinateur portable. Et si 30 ans plus tard, les performances techniques et graphiques de ces machines ont considérablement évoluées, le design, lui est resté inchangé, preuve de la pertinence de cette innovation. Bill Moggridge a en effet conçu cette forme en "coquille saint-jacques", où l'écran se rabat sur le clavier. Pour parfaire son innovation, il avait même à l'époque fait appel à des philosophes et autre sociologues. Hommage à un visionnaire.

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Revue de presse :

Coquille St-Jacques. Le comité de pêche contre-attaque (Le Télégramme)

Face au désaveu des restaurateurs costarmoricains pour la coquille Saint-Jacques de la Baie de Saint-Brieuc, Alain Coudray, président du comité local de pêche, voit rouge. Il a donc mis en place, début juillet, avec l'organisation de producteurs (Cobrenord) une charte à destination des restaurants qui font travailler la pêche dans les Côtes-d'Armor.

Un gage de qualité - «C'est un gage de qualité pour la clientèle, déclare Alain Coudray, qui est assurée de déguster un produit du terroir issu d'un gisement protégé, produit d'une pêche durable et responsable, transformé directement dans les ateliers partenaires de la coopérative des pêcheurs». Jeudi, deux restaurateurs binicais ont signé cette charte, Laëtitia L'hostis, du restaurant «An Arvor», et Dominique Boscher, de «La Table de Margot». «Si les vacanciers venaient en Bretagne pour la chaleur, cela se saurait, souligne le président. Les touristes qui viennent chez nous apprécient la nature, l'authentique et le terroir, il ne faut donc pas les flouer sur l'origine des produits, comme ces restaurants qui affichent coquille de la baie, sans spécifier qu'il ne s'agit pas de la baie de Saint-Brieuc». «S'il n'y a plus de pêcheurs dans les ports bretons (il y en avait 92 à Binic, il y a encore quelques années), beaucoup de restaurateurs disparaîtront aussi», soulignent Laëtitia L'Hostis et Dominique Boscher. La charte, ainsi que des stickers, sont affichés sur la vitrine des deux établissements binicais....

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Le 5 décembre 2010

Québec : Financement d’une écloserie de pétoncles géants


La société « Les Fermes marines du Québec » a reçu 700.000 dollars canadiens pour la construction d'une écloserie de pétoncles géants, du Ministère canadien du Développement économique. Le projet, qui nécessitera un investissement global de 5,8 millions de dollars, se traduira par la création de 10 emplois dans la région de Gaspésie, trois d'entre eux à temps plein et sept postes saisonniers.

« Le secteur de la pêche offre de nombreuses possibilités de diversification économique. C'est pourquoi le gouvernement du Canada appuie l'innovation dans cette activité ainsi que dans l’aquaculture » a expliqué le ministre d'État, Denis Lebel.

Depuis sa création il ya trois ans, Les Fermes marines du Québec ont investi en recherche-développement afin de maximiser le rendement de la reproduction du pétoncle géant. Les travaux à ce jour ont porté sur le développement d’une technologie appropriée à partir des premiers résultats pilotes. Maintenant, avec l'appui de Canada Economic Development, l'entreprise est en mesure de passer à stade opérationnel avec la production des premiers naissains de pétoncle dans la région de la Gaspésie. «Le gouvernement du Canada est heureux d'appuyer ce projet novateur de Les Fermes marines du Québec, une initiative qui contribuera à positionner la Gaspésie dans le secteur de l'aquaculture marine et de permettre une production durable et rentable du pétoncle géant dans la région », a ajouté le ministre d'État.

En se spécialisant dans l'élevage du pétoncle géant, la société vise trois objectifs principaux : la production de naissains, la culture en suspension (long-line) et l'ensemencement des fonds marins. Au Québec, les débarquements de pétoncle ont chuté de 35% depuis 1999 en raison de la surpêche. La création d'une écloserie de pétoncles est donc considérée comme une bonne solution pour satisfaire le marché tout en offrant une source fiable d'approvisionnement pour les pêcheurs et les aquaculteurs de pétoncles. La société espère produire 5 millions de naissains d’ici 6 ans….. Thefishsite : $700,000 Funding For Scallop Farming Operations

Suite de la pectiniculture en Gaspésie le 5 novembre 2011

Pectiniculture : La mariculture passe à l'échelle industrielle en Gaspésie (lesaffaires.com)

La mariculture québécoise a un nouvel espoir : il s'agit de Jean-Philippe Hébert, un jeune entrepreneur de 31 ans qui pilote un projet de 5,7 millions de dollars (M $) dans la production de pétoncles à Gaspé et à Newport, dans la Baie des Chaleurs. Fermes marines de Gaspé sera la première entreprise d'aquaculture gaspésienne à pouvoir produire à une échelle industrielle, toute l'année.

Jean-Philippe Hébert a déjà immergé un demi-million de pétoncles dans des plateaux superposés dans la Baie de Gaspé en 2009. Et en attendant de les mettre en marché au printemps prochain, il était surtout occupé, l'été dernier, à superviser le chantier de la grande écloserie, qui ouvrira bientôt à Newport. Ce sera un bâtiment techno, où toute la production sera automatisée pour réduire les besoins en main-d'oeuvre et pouvoir concurrencer les mariculteurs asiatiques. L'écloserie, chauffée par géothermie et énergie solaire, pourra mettre au monde 25 millions de naissains (larves de mollusques) par année ; c'est énormément plus que ce que pourrait donner l'approvisionnement naturel.

«On a l'intention d'ensemencer 10 millions de pétoncles par année à Gaspé et 10 millions à Newport sur nos sites d'élevage en mer. Le reste de la production de l'écloserie sera réservé à la vente à d'autres éleveurs et à un projet de réensemencement des fonds, en collaboration avec les pêcheurs de pétoncles», raconte le jeune entrepreneur, qui n'exclut pas la possibilité de produire d'autres espèces de mollusques dans l'écloserie.

Les conditions idéales

Depuis la fin des années 1980 en Gaspésie, la mariculture s'est surtout concentrée sur l'élevage de moules, avec un succès mitigé. Les conditions climatiques n'y sont pas idéales pour cette espèce, et les coûts de transport vers les grandes villes québécoises sont élevés par rapport au prix de vente.

«Pour le pétoncle, les conditions en Gaspésie sont idéales, et l'espèce que nous avons ici est reconnue mondialement. De plus, le pétoncle peut se vendre jusqu'à un dollar l'unité, alors que la moule se vend autour de 60 cents la livre», analyse M. Hébert, qui travaille à son projet d'entreprise depuis la fin de ses études en aquaculture, il y a six ans.

Avant même la mise en marché, des restaurateurs et de grandes chaînes d'hôtellerie de Montréal attendent la production des Fermes marines de Gaspé. De passage au dernier International Boston Seafood Show, qui regroupait quelque 1 000 exposants, l'entreprise a suscité un vif intérêt, ce qui laisse présager un beau succès de vente.

«Pour l'instant, le pétoncle est un marché de niche ; mais on a beaucoup travaillé à diminuer les coûts de production, et l'objectif est d'offrir le produit au grand public. Et puis, on voit grand : on vise les marchés mondiaux», explique Jean-Philippe Hébert.

Son produit a l'avantage de ne pas concurrencer les pétoncles de la pêche commerciale du pays. À cause des risques de contamination, les pêcheurs ne peuvent pas vendre le pétoncle entier (avec le muscle et la gonade), ce que les Fermes marines de Gaspé pourront faire, car elles sont en mesure de tester leur production. «On arrivera donc avec un produit unique, très recherché», note M. Hébert.

Son entreprise a reçu un financement gouvernemental de près de deux millions de dollars ; le reste provient de financement privé. Trois emplois permanents et une dizaine d'emplois saisonniers seront créés.

Fermes marines de Gaspé

Localisation : Gaspé et Newport

Activité : Mariculture de pétoncles

Objectif : Produire 25 millions de naissains par année

Investissement : 5,7 millions de dollars (dont 1,8 en financement public)

valérie.lesage@transcontinental.ca

Fermes marines de Gaspé constitue la première expérience de mariculture de pétoncles en Gaspésie à l'échelle industrielle.

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Chili : L’élevage de pétoncle va bénéficier de l’ouverture du marché européen

L'Union européenne (UE) a décidé d'étendre la gamme des pétoncles (Argopecten purpuratus) en provenance du Chili qui peut entrer sur son marché. Dès maintenant, les pétoncles réfrigérés sont ajoutés aux pétoncles congelés ou transformés. Cette inscription permettra au Chili de devenir un concurrent sérieux des autres producteurs de pétoncles de la région, comme le Pérou. Les producteurs péruviens en ont exporté pour plus de 70 millions de dollars tandis que le Chili en a envoyé pour un peu plus de 22 millions de dollars en 2009.

Auparavant, le Chili relevait de « Conformément à l'annexe 5 du règlement n ° 854/2004 du Parlement européen et le Conseil de l'UE, «Le Chili est inscrite à l'annexe I de la décision 2006/766/CE de la Commission européenne en tant qu’exportateur de coquillages bivalves, échinodermes, tuniciers et gastéropodes marins destinés à la consommation humaine, mais seulement congelés ou transformés. »

"Mais depuis le 26 novembre 2010, le comité d'évaluation a modifié l'annexe, et le Chili apparaît maintenant dans la liste des pays tiers autorisés à exporter vers l’Union Européenne, mollusques, échinodermes, tuniciers et gastéropodes marins, vivants, congelés ou transformés pour la consommation humaine," a déclaré Aqua.

Cette nouvelle est de bon augure pour l'aquaculture chilienne. Selon le secrétariat à la pêche (Subpesca), jusqu'en août 2010, les récoltes de pétoncles du Nord ont totalisé 7.853 tonnes, soit une baisse de 16,8% par rapport à la même période en 2009 (9.437 tonnes). Source : Abren mercado europeo a los ostiones frescos (Seafood today - 3/12/2010)

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Crevettes et pétoncles latinos moins coûteux pour les importateurs européens !!!

Le Pérou, la Colombie et l'UE ont officiellement signé un accord de libre-échange (ALE). « Les produits péruviens qui sortiront gagnants dans le cadre de l'accord de libre-échange avec l'UE sont sans aucun doute ceux appartenant au secteur de l'agriculture et de la pêche », selon le vice-ministre du Commerce extérieur du Pérou.

Les droits de douane sur les produits de la pêche originaires du Pérou (comme les pétoncles «Argopecten purpuratus » et céphalopodes) et de la Colombie (crevettes d'élevage), qui sont actuellement, en moyenne, de 12 %, seront éliminés entièrement à la date d'entrée en vigueur de l'accord.

« Compte tenu de la taille relative des économies [péruviennes et colombiennes], l'impact économique et social de l'accord commercial proposé en Colombie et au Pérou surpassera de loin – en termes relatifs – les bénéfices générés pour l'UE. Selon une étude indépendante, cet accord pourrait à terme augmenter le PIB colombien de 1,3 % et le PIB péruvien de 0,7 % […]. Ces gains considérables entraîneront de nouvelles opportunités pour les exportateurs andins par l'élimination immédiate de tous les tarifs douaniers de l'UE sur les produits industriels et de pêche, à compter de la date d'entrée en vigueur de l'accord, ce qui va encourager ces pays à capturer une plus grande part de la valeur ajoutée, en bénéficiant d'un marché européen de quelques 500 millions de consommateurs totalement ouvert. » Source : Signature par l'UE, la Colombie et le Pérou d’un accord de libre-échange axé principalement sur la pêche (CTA/Agritrade - Mai 2011)

Présentation de la production des pétoncles au Pérou (ou Concha de Abanico « Argopecten purpuratus »), cliquer : Perfil del Mercado y Competitividad Exportadora de la Concha de Abanico

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Faire les yeux doux à des conchyliculteurs chinois englués dans le pétrole !

Une délégation de Charente-Maritime, deuxième département touristique de France, a séjourné quelques jours en Chine. Une mission de reconnaissance dans deux provinces au nord-est du pays : Jilin et Liaoning au nord de la mer de Bohai.

Aveuglée par le miroir aux alouettes du tourisme, la délégation charentaise, représentante du premier département halieutique français, est passée dans une région aquacole de toute première importance dans le monde avec la culture des algues (algoculture) et l'élevage de pétoncles (pectiniculture), sans probablement le remarquer !

« Nous ne voulions pas aller là où tout le monde va. Nous avons donc choisi cette région de tradition industrielle, la Ruhr chinoise », explique Dominique Bussereau, président du Conseil général de Charente-Maritime dans un article de Sud-Ouest : Faire les yeux doux aux Chinois, ici et là-bas

En effet, personne ne va dans cette région chinoise très industrielle et surtout très polluée !

Depuis plusieurs années, pêcheurs et aquaculteurs de la mer de Bohai subissent de plein fouet l'industrialisation sauvage de la Chine. Placés en première ligne, ils n'échappent pas aux différentes vagues de pollution qui secouent la mer de Bohai. Ils vivent continuellement dans la hantise de marées polluantes. Tantôt noires, tantôt rouges, tantôt vertes, tantôt invisibles... Ces marées déciment les ressources halieutiques et elles anéantissent leurs champs de pétoncles, produites par dizaines de milliers de tonnes dans cette région reconnue comme la première zone de pectiniculture au monde.

Mortalité massive de pétoncles d'élevage (lanterne)

Une production aquacole d'un million de tonnes de pétoncle !

La Chine est le premier pays producteur de pectinidés toutes espèces confondues (pétoncle, coquille saint-jacques,…) avec une production annuelle voisine de 1 million de tonnes de Pétoncle du Japon "Patinopecten yessoensis" (France : environ 30.000 tonnes de coquilles saint-jacques "Pecten maximus"). La production chinoise a connu une augmentation importante d'environ 147.000 tonnes en 1990 à 916.000 tonnes en 1995 et à plus de 1 million de tonnes en 1997. La production entre 1998 et 2003 a montré une grande variabilité (de 629.000 à 960.000 tonnes), qui peut être liée à la disponibilité de naissains (captage naturel ou écloserie).

Au japon, deuxième producteur mondial, la production a montré une augmentation régulière dès 1970 jusqu'à atteindre 200.000 tonnes en 1992, après, le niveau a été dépassé avec des fluctuations annuelles. La production maximale de 272.000 tonnes a été atteinte en 2002.

La production de Pétoncle du Japon est principalement absorbée par le marché local des pays producteurs. La durée courte de conservation des pétoncles vivants fait que le produit réfrigéré est disponible uniquement près des sites d'élevage. Autrement, on trouve sur le marché des noix de pétoncle congelés.

Des quantités s'élevant à quelques milliers de tonnes sont exportées, notamment en tant que chaire congelée. Les USA et la France sont les principaux importateurs de ces produits. Pour plus d’informations sur l’élevage de Pétoncle du Japon : FAO

Article intégral, cliquer Ici


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Le 4 novembre 2011

Pétoncle japonais, première pêcherie chinoise à prétendre au label MSC

La pêcherie de pétoncles de Zhangzidao est désormais la première pêcherie chinoise à entrer en phase d’évaluation du programme du Marine Stewardship Council. (image google de l'archipel de Zhangzidao situé au nord-est du grand port de Dalian)

Située au Nord de la Mer Jaune, la pêcherie est gérée par le Groupe Zhangzidao Fishery à Dalian. Chaque année, cette pêcherie produit plus de 60.000 tonnes de pétoncles japonais (Patinoplecten yessoensis) pêchés en plongée ou à la drague. Ils sont ensuite essentiellement vendus en frais sur le marché local ainsi qu’en Corée, puis en surgelés en Amérique du Nord et en Australie. L’évaluation de cette pêcherie va porter sur les opérations de pêche en plongée et à la drague durant une année, ainsi que sur ses méthodes de collecte de naissains sauvages et sur ses techniques d’élevage de naissains d’écloserie.

Coté en bourse, "Zhangzidao Fishery Group" est une société intégrée de pêche et d'aquaculture qui couvre toutes les activités depuis l'écloserie jusqu'au négoce. En possession de 70.000 hectares de concessions maritimes, le groupe s'appuie sur la production de 6 écloseries d'une capacité annuelle de 800 millions de pétoncles (3 cm), 10 millions de concombres de mer et 15 millions de naissains d'ormeaux.

L’évaluation sera réalisée par l'organisme indépendant de certification Moody Marine Ltd et elle devrait être terminée à la fin de l’année 2012.

La satisfaction du "PDG"

Monsieur Wu Hou Gang, Président du Comité d’administration du Groupe Zhangzidao Fishery de Dalian, explique : « Les pratiques de pêche non durables ont, sans aucun doute, des effets néfastes sur l’environnement marin. Les consommateurs et acheteurs de produits de la mer en sont de plus en plus conscients et sont en attentes de solutions durables. »

« C’est pourquoi, la durabilité de nos pratiques est au cœur des préoccupations du Groupe Zhangzidao Fishery de Dalian, et nous mettons en place, dans nos pêcheries, des mesures qui contribuent à la protection de l’environnement marin. Nos méthodes de pêche en plongée ont très peu d’impacts sur l’écosystème environnant, et nous modernisons régulièrement nos dragues pour minimiser leur impact sur les fonds marins. Cette année, à la Réunion Annuelle des Nouveaux Champions (organisée par le Forum économique mondial), notre organisation a été sélectionnée, parmi plus de 10 millions d’entreprises du monde entier, comme l’une des 16 entreprises leaders dans le développement durable. »

« Nous considérons la certification MSC comme une preuve de durabilité de nos pratiques de pêche car ce programme de certification est largement reconnu comme le plus rigoureux pour les pêcheries à recrutement assisté. De plus en plus de marchés internationaux cherchent des produits de la mer certifiés MSC et, si nous obtenons la certification, nous pensons que le label MSC apportera une valeur ajoutée à notre marque, et nous ouvrira de nouveaux marchés », conclut Wu Hou Gang.

Le MSC accueille avec satisfaction cette première pêcherie chinoise dans son programme... De belles perspectives en vue dans le plus grand pays halieutique du monde !

Source : Une première pêcherie chinoise s’engage dans le programme d’évaluation du Marine Stewardship Council

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Le 27 octobre 2011

Quand la coquille norvégienne nargue la saint-jacques française....

La coquille norvégienne est pêchée par des plongeurs qui la cueillent à la main. Estampillée produit de luxe, elle part à l'export à 90 %.

L'entreprise de Helge Myrseht, située à Dyrvik, fournit 500 des 900 tonnes de coquilles pêchées actuellement.

Le Centre des produits de la mer de Norvège, organisme lié au ministère de la Pêche, a organisé début octobre un voyage de presse centré sur la coquille Saint-Jacques, le saumon et le flétan. Pas de hiérarchie des valeurs affichée, les Norvégiens n'ont pas nos réticences face à l'élevage. En même temps, ils pointent la saint-jacques qu'ils considèrent comme la Rolls-Royce des coquilles. Et, dans ce cas précis, il s'agit d'un produit sauvage, dont l'exploitation est récente (1998), et dont la production (900 tonnes aujourd'hui) est appelée à progresser quand la zone de pêche sera agrandie aux gisements encore inexploités - la Norvège compte entre 12 000 et 15 000 petites îles.

Sportif et rémunérateur

Cette coquille de pleine mer est pêchée à la main par des plongeurs qui descendent entre 20 et 30 mètres. L'exercice est hautement sportif, la rémunération est stimulante. 200 à 300 kilos sont cueillis en moyenne par jour sachant que les saint-jacques norvégiennes sont d'un gros calibre, qu'il suffit de deux ou trois pour avoir un kilo. Le pêcheur reçoit 2,50 € par kilo.

Helge Myrseht, le patron de l'entreprise que nous avons visitée, à Dyrvik - elle fournit 500 des 900 tonnes de coquilles pêchées actuellement - explique que les plongeurs sont au nombre de 15, qu'ils partent en mer sur un bateau de cinq et que la pêche est organisée (il y a le skipper et pendant que deux plongeurs sont en action, deux autres surveillent les opérations). L'avantage de la plongée est de préserver les fonds marins. En France, ce type d'expérience existe dans le golfe du Morbihan.

Camdeborde est un fan

Recherchée, la saint-jacques de Norvège, à la chair ferme et douce à la fois, très minérale - elle est cueillie dans des eaux froides et claires -, part à l'export à 90 %. La grande restauration, les ambassades, les commerces spécialisés, sont les prescripteurs de cette coquille haut de gamme.

Le Palois Yves Camdeborde, à Paris, l'acclimate : « C'est un produit d'exception », souligne-t-il, expliquant : « Chaque saint-jacques est baguée, le calibre est supérieur à celui des coquilles françaises. Bien large et bien épais, il permet au cuisinier de s'amuser. La cuisson est moins délicate qu'avec une saint-jacques normale, je la quadrille sur un côté pour bien faire entrer la chaleur et je la sers dans un bouillon d'étrilles. La norvégienne est plus iodée et moins sucrée, c'est un autre produit. »

Le prix est à la hauteur de la réputation, la pièce coûte 3,50 €, le kilo se paye 12 euros. Les Norvégiens sont déterminés à pénétrer le marché français, d'autant qu'ils savent qu'avec la saint-jacques, ils n'auront pas à calmer les doutes provoqués par l'élevage. Source : La saint-jacques top de Norvège (Sud Ouest)

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Le 28 novembre 2011

D’où viennent les pétoncles géants ?

Aux USA, Le pétoncle géant est l’une des 5 pêcheries les plus grandes du pays. Dans le monde, c'est la première pêcherie de pectinidés.

Malgré son importance économique, on ne connait pas grand-chose de la vie et du comportement de Placopecten magellanicus sur la côte nord-est état-sunienne.

Ces pétoncles poussent rapidement, ils ont tendance à vivre longtemps, et ils ne se déplacent pas beaucoup une fois sur le fond.

Mais d’où viennent-ils ?

En novembre, les jeunes pétoncles, qui ont dérivé en mer au gré des courants océaniques depuis que leurs parents ont « frayé » à la fin de l’été, s'installent sur les fonds sableux et de graviers le long de la côte du Maine.

Personne ne sait d'où ils viennent ni où ils vont exactement, mais certains vont atterrir dans les zones abritées au coté des pétoncles de taille marchande. Les pêcheurs du Maine, qui capturent depuis des décennies les pétoncles sur les gisements côtiers, savent bien que certains endroits sont meilleurs pour Placopecten magellanicus que d'autres… Suite dans Waterfront : Scallops in Closed Areas

Lire aussi : USA. Fureur des petits pêcheurs face à la privatisation du pétoncle géant

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Le 20 décembre 2011

Achetez de vraies coquilles Saint-Jacques fraiches et entières...

En cette période du made in France, achetez la véritable coquille Saint-Jacques fraiche et entière...

Avec sa noix coraillée ou non et ses 2 valves
...

L'authentique coquille Saint-Jacques, la Pecten maximus de nos côtes françaises !

Et vous éviterez d'être grugés avec des noix aux origines douteuses !

Dans une enquête, la direction des fraudes (Dgccrf) a constaté que 35% des prélèvements analysés de saint-jacques, d’origine diverses (USA, Royaume-Uni, Vietnam, Pérou…), étaient non conformes. Il s'agissait de noix de pétoncle (1) ou de saint-jacques fraiches ou congelés....

Les noix de coquilles saint-jacques étaient gorgées d’eau !!!

Au cours de la cuisson, le coquillage peut perde jusqu’à la moitié de son poids. Dans ce cas, il s’agit d’un produit qui a été préalablement trempé. Or, la vente de ces noix de saint-jacques artificiellement gorgées d’eau est considérée comme une tromperie par les tribunaux si le consommateur n’est pas informé par voie d’étiquetage du traitement subi par la denrée.

(1) Depuis la fin des années 1990, le lobby du pétoncle a imposé l'appellation de coquille saint-jacques sur tous les pétoncles de la planète au grand dam des pêcheurs français de coquilles Saint-Jacques (Pecten maximus). Toutefois, si vous avez de bons yeux, vous identifierez la dénomination, le nom scientifique (ou nom latin), le mode de production (capture ou élevage), la zone de capture ou le pays d’élevage et le nom du pays d’origine qui sont obligatoires.

D'après l'article : Réveillon de Noël: 10 conseils pour ne pas se faire arnaquer (20 Minutes)


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La Direction des fraudes constate un trempage des noix de saint-jacques !


Chaque année, la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (Dgccrf) propose un dossier en ligne « Pour des fêtes réussies » rappelant la règlementation aux produits consommés ou utilisés lors de ces fêtes de fin d'année.

Dans ce document vous trouverez ce que tout consommateur mais aussi tout professionnel doit connaître sur les produits alimentaires que l'on retrouve plus particulièrement pendant ces repas festifs de fin d'année. Petit florilège des produits les plus consommés mais aussi les plus contrôlés.

Les coquilles SaintJacques

Ces coquillages – représentés par les espèces de la famille des Pectinidés–ont deux valves, de couleur blanche ou ocre, avec des oreillettes de chaque côté des deux valves.

En France, la plus connue est la coquille Saint-Jacques que l’on trouve sur les côtes bretonnes ou normandes, relativement grande, avec une valve bombée et une valve plate, striée, de couleur blanche et ocre, avec un corail bicolore.

On trouve également des pétoncles de deux sortes : le pétoncle, dit aussi vanneau, petit, relativement ferme de consistance, et le pétoncle bigarré ou pétoncle noir, particulièrement recherché. Les coquilles sont composées de deux valves bombées et striées.

La principale caractéristique des pectinidés est l’importance de leur muscle dit “adducteur” (qui retient les deux valves entre elles), partie ronde, blanche ou crème, qui donne la chair du coquillage. Les consommateurs français apprécient également le corail qui compose les organes reproducteurs de l’animal. L’hépatopancréas (poche noire) n’est généralement pas consommé ; il est susceptible de concentrer des toxines présentes dans le milieu ambiant.

Les règles d’étiquetage

La dénomination, le nom scientifique (ou nom latin), le mode de production (capture ou élevage), la zone de capture ou le pays d’élevage et le nom du pays d’origine sont obligatoires.

La chair des coquillages de cette famille peut s’appeler “noix de Saint-Jacques” (noix car ils sont décoquillés).

Les consommateurs peuvent ainsi distinguer, par exemple, les “noix de Saint-Jacques françaises” (Pecten maximus), des “noix de Saint-Jacques du Canada” (Platopecten magellanicus), des “noix de Saint-Jacques du Chili” (Argopecten purpuratus) ou des “noix de Saint-Jacques de Chine” (Clamys farreri). En lisant attentivement les étiquettes, on peut donc faire son choix en toute connaissance de cause.

Des différences en fonction des espèces et des goûts

Selon les espèces et les origines, les coquillages diffèrent par leur goût, leur couleur, leur taille et leur consistance.

La coquille française, Pecten maximus, est connue pour ses qualités gustatives exceptionnelles. Cette espèce est également pêchée en Ecosse. La coquille canadienne est un produit de grande taille, dont le corail n’est généralement pas consommé. Les coquilles chiliennes ou péruviennes sont plus petites, elles possèdent un corail bicolore d’un orange plus intense que la coquille française. La coquille chinoise est très petite et beaucoup plus dure que les précédentes. Cette liste n’est pas exhaustive.

Il peut arriver que la cuisson révèle de mauvaises surprises et que le coquillage perde jusqu’à la moitié de son poids. Dans ce cas, il s’agit d’un produit qui a été préalablement trempé, la coquille Saint-Jacques ayant la particularité de se comporter comme une éponge et de retenir très facilement l’eau. La vente de ces noix de Saint-Jacques artificiellement gorgées d’eau est considérée comme une tromperie par les tribunaux si le consommateur n’est pas informé par voie d’étiquetage du traitement subi par la denrée.

Les contrôles de la DGCCRF

La DGCCRF mène régulièrement des enquêtes pour débusquer les fraudeurs. Une précédente enquête avait montré que 35 % des prélèvements analysés de Saint-Jacques, d’origine diverses (USA, Royaume-Uni, Vietnam, Pérou,…), étaient non conformes. Les suites de cette enquête avaient donné à lieu à l’établissement de 8 procès-verbaux. Une nouvelle enquête est en cours en 2011.

Pour télécharger le document « Pour des fêtes réussies / Les conseils de la DGCCRF - Décembre 2011 », cliquer : Direction des Fraudes

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Le 16 mai 2012

Découvrir la pêche du pétoncle géant en Nouvelle-Angleterre (USA)

Aux USA, le quota de pétoncle géant est de 1,2 million de livres en 2012 (à vérifier)

Source : NOAA Announces Proceeds from 1.2 Million Pound Scallop Catch Will Fund 13 Cooperative Research Projects


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