lundi 29 juin 2009

Vente directe du poisson : Les criées devront faire avec

Lors de l’assemblée générale de l’association des responsables de criées et halles à marée, l’arcachonnais, Yves Herszfeld, président de l’association, a profité de la présence de Philippe Mauguin, le nouveau directeur des pêches, pour manifester son hostilité envers la vente directe : « C’est une véritable gangrène pour toute la filière ». Le représentant de l’Etat ne pouvait pas répondre autrement que : « le passage obligatoire en criée ne peut être décidé, car nous devons sauvegarder la liberté de commerce. Mais l’enregistrement de la vente doit être obligatoire pour tous ». Ce qui correspond à la tendance actuelle du développement de la vente directe des produits alimentaires auxquels les produits de la pêche n’échapperont pas.

Réglementation de la vente directe au port (ou vente à quai) : Document d'Agrocampus Ouest à Rennes -

France, Bretagne : "Diversification des activités de pêche et de conchyliculture en Bretagne"

Page 61, cliquer : Vente au Port

Nouveau : Décret n° 2012-64 du 19 janvier 2012 relatif aux modalités des premières ventes de produits de la pêche maritime débarqués en France par des navires français, cliquer Ici

Ce nouveau décret précise la première mise en vente dans 3 cas :
  • La vente par l'intermédiaire des halles à marées (criées)
  • La vente de gré à gré entre un pêcheur et un acheteur inscrit au registre du commerce ou au répertoire des métiers (contrat écrit)
  • La vente au détail (vente directe à des fins de consommation privée de produits n'excédant pas 30 kg de poids vif par acheteur et par jour)

FranceAgriMer : Suivi hebdomadaire des cours du poisson en criées (langoustine, baudroie (lotte), merlu, sardine, bar, saint-jacques,...), cliquer Cotations

Ce combat d’arrière-garde qui laisserait penser que les pêcheurs impliqués dans la vente directe, sont les brebis galeuses de la profession, me rappelle les remarques hostiles d’autrefois envers ces paysans qui ne vendaient pas leur lait à la coopérative et qui préféraient fabriquer leur fromage pour les commercialiser directement sur les marchés. Depuis les temps ont bien changé, les entreprises laitières sont devenues des multinationales et les paysans qui le souhaitent, sont encouragés à développer la vente directe (Voir l'article : Les "circuits courts" concernent aussi les pêcheurs !).

Une chasse aux sorcières pour le compte de qui ?

Pourquoi tant de hargnes envers ces pêcheurs qui développent un mode de commercialisation permettant une valorisation des productions locales et donc une défense des économies régionales. Il n’est pas normal que des pêcheurs doivent se cacher ou ne pas éventer des initiatives comme les AMAP* par peur des représailles.

Les directeurs de criée se soucient de l’avenir de leur structure en termes de chiffre d’affaires et de tonnage. Les yeux rivés sur le cadran, ils sont obnubilés par la chute régulière des résultats. Se rendre à l’évidence, la part des ventes en criées diminuera de toute manière. Les importations augmentent invariablement. Avec une quantité de 226.000 tonnes en 2008, les 39 criées représentent 10% des produits halieutiques consommés en France. Ce volume correspond approximativement à la production conchylicole française (huître, moule et palourde) qui est vendue principalement par les producteurs eux-mêmes sans passer par des intermédiaires.

En pratiquant cette chasse aux sorcières, les responsables de criées à quelques exceptions près ne seraient-ils pas à la solde de certains mareyeurs qui voient en la vente directe eux-aussi du chiffre en moins dans leurs affaires ? Ces mêmes mareyeurs ne se gênant pas par ailleurs d'importer des produits quand les prix sur le marché international sont intéressants.



Adapter le fonctionnement des criées à la pêche côtière

Quand on voit l’étendue des halles à marée, surdimensionnée par rapport aux débarquements d’aujourd’hui, on se doute que ces bâtiments ont été construits à une époque où il y avait beaucoup plus de poissons. L’époque de la grande pêche et de la pêche hauturière est révolue. Il ne faudrait pas maintenant faire supporter le coût et le fonctionnement de ces structures à la pêche artisanale et côtière.

D’autre part, à cette époque, le poisson arrivait principalement par la mer et se vendait en criée dans les ports de pêche. Maintenant une grande partie du poisson arrive dans ces villes portuaires par la route et même par avion des quatre coins du monde et la pêche locale est diluée dans cette masse d’importation envahissante. Ce qui explique que sur le marché central de La Rochelle, le Week-End dernier, il y avait des vendeurs de langoustines à 9,80 euros le kilo et d’autres à 23 euros, toutes les deux pêchées dans l’Atlantique du Nord-Est. Rien pour indiquer les raisons d'une telle différence de prix. La première origine Ecosse était en phase de décongélation sur l’étal, la deuxième ultra fraîche venait du port de La Côtinière-Oléron.

Comment voulez-vous que des pêcheurs qui aiment leur métier et dont les produits ne sont pas valorisés par les intermédiaires et les vendeurs en bout de chaine et donc pas connus des consommateurs, ne se tournent pas vers la vente directe !

Il serait important de redéfinir le rôle des criées. Elles ont une importance notable dans la vie et l'économie locales des plus petits ports de pêche. Abandonnées par leur concessionnaire "CCI" pour des raisons économiques, comme au Croisic actuellement (voir l'article plus bas), les criées peuvent retrouver leur place dans la filière de la pêche en associant les pêcheurs et leur famille dans la commercialisation des produits. Les directeurs de criées deviendraient alors des animateurs/gestionnaires de structures de commercialisation sous forme de coopératives ou de SCOP dans lesquelles des mareyeurs, des poissonniers et des organisations de consommateurs seraient impliqués.


Lire dans Sud-Ouest : La vente directe de poissons devient quotidienne au port

Quatre pêcheurs vendent tous les jours le produit de leur pêche directement aux consommateurs à la criée de Ciboure. Tout le monde trouve son compte dans ce système

Le provisoire est en passe de devenir définitif sous le chapiteau devant la criée de Ciboure. Montée au départ pour pallier la baisse des cours de certaines espèces de poisson en raison de la surproduction, la vente directe à la table des produits de pêche s'impose comme un véritable complément de revenus pour les pêcheurs.

Mieux, un nouveau mode de consommation qui s'inscrit dans la tendance « manger bio et naturel » qui séduit de plus en plus de clients, et devient un bon plan en période de crise. « Au départ, j'étais seule, je voyais quatre personnes dans la journée, se souvient Marina Alseguren, fille de pêcheur, étudiante en lettres, et reconvertie en commerciale sur le port depuis le mois d'avril. Maintenant, je vois la différence. Cela a démarré avec les ponts du mois de mai, les gens reviennent, et s'habituent à nous. En plus, mon père me fait confiance. »

Cette dernière remarque pourrait paraître anecdotique, sauf chez les gens de la mer, habitués à voir mari et père partir de longues journées et soirées loin du foyer familial. « Cela resserre les liens », confirme Véronique qui a quitté son travail pour vendre les produits de son mari, Pierre Courtiau du bateau « Ordaña »...
(Sud-Ouest du 29 juin 2009)

Quelques observations

Actuellement dans le port de pêche de La Rochelle, il passe probablement plus de produits de la mer en dehors que dans la criée si on tient compte des moules débarquées sur les quais par les pinasses mytilicoles et transbordées directement dans les camions réfrigérés pour leur distribution sur les marchés. « Vous me direz mais les moules ne sont pas pêchées, cela n’a rien à voir avec les poissons capturés par les pêcheurs ». Je vous répondrai : « En Hollande, toutes les moules d’élevage passent dans la criée de Yerseke».

Dans le plus grand pays de pêche européen, la Norvège, je n’ai pas vu une seule criée pendant un séjour de plus d’un mois. Mais, j’ai vu des pêcheurs qui vendaient des crevettes cuites directement sur les quais. j'en ai profité.... En fait, la commercialisation se fait principalement de gré à gré entre pêcheurs et industriels. De plus en plus, la pêche norvégienne à l’image des petits pélagiques est gérée dans le cadre de sociétés aux activités intégrées de transformation et de pêche comme Norway Pelagic dont le quota de capture dépasse chaque année 500.000 tonnes rien que dans les eaux norvégiennes.

La vente directe est une tendance lourde en réaction à la mondialisation du commerce des produits alimentaires. Le besoin d’authenticité fait que le consommateur recherche un contact direct avec le producteur. D’ailleurs, Michel Barnier avant son élection au Parlement Européen, avait pris des mesures pour accompagner cette tendance dans le secteur agricole. On peut se demander pourquoi, alors qu’il était aussi ministre de la pêche, ces mesures ne concernent pas le secteur halieutique ?
Philippe FAVRELIERE

Autres articles :
Informations complémentaires sur les criées et saisonnalité du poisson
Voir les sites :

Quelques initiatives de vente directe en AMAP

AMAP Poisson de Lorient : LESPAR

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Autres initiatives de vente directe de poisson

Pétition : Pour le maintien de la vente directe de poisson sur le port de Saint Jean de Luz

Photographie : pêcheurs et membres de l'AMAP "Arc-en-Ciel" de Bandol (Var Matin)

Pêcheur, Mareyeur et Poissonnier : Vente en ligne :

Criées avec site internet :

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Réglementation

En matière de réglementation de la vente en direct, dégustation....

France, Bretagne : "Diversification des activités de pêche et de conchyliculture en Bretagne"

L'équipe du Pôle halieutique d'AGROCAMPUS OUEST a le plaisir de vous annoncer la sortie du guide " Diversification des activités de pêche et de conchyliculture en Bretagne". Ce guide est disponible et téléchargeable sur le site du Pôle. Une sortie papier est prévue pour le début de l'année prochaine. Les informations contenues dans ce guide ont été mises à jour au premier trimestre 2010 et, même si elles ont été vérifiées, elles n’ont en aucun cas de valeur légale et sont susceptibles d'évoluer. Source : Collectif Pêche et Développement / Marie Lesueur et Laura-Mars Hénichart, Agrocampus Ouest, Centre de Rennes, 2 décembre 2010,

Document à télécharger :

http://halieutique.agrocampus-ouest.fr/pdf/504.pdf

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Réglementation en matière d'étiquetage des produits de la mer mis à la vente (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes)

Étiquetage des produits de la mer et d'eau douce (Dgccrf)

Le règlement 104/2000 du Conseil du 17 décembre 1999 portant organisation des marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture fixe, dans son article 4, les obligations d’étiquetage de ces produits. Trois mentions doivent être portées à la connaissance du consommateur pour les produits destinés à la vente au détail :

  • la dénomination commerciale de l’espèce,
  • la méthode de production (capture en mer ou en eaux intérieures ou élevage),
  • la zone de capture.

Ces obligations s’appliquent à partir du 1er janvier 2002.

Le règlement 2065/2001 de la Commission du 22 octobre 2001 établit les modalités d’application du règlement suscité en ce qui concerne l’information du consommateur dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture. Il s’applique sans préjudice de la réglementation générale relative à l’étiquetage.

Modalités d'application du règlement 2065/2001 relatif à l'étiquetage des produits de la mer

Listes des dénominations commerciales

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Autres initiatives :

Lorient : LESPAR (Lorient ensemble pour le pour le soutien d'une pêche artisanale responsable) de Lorient fonctionne avec 2 chalutiers et Quarante familles de consommateurs depuis près d'un an. Malgré l'opposition des mareyeurs les responsables du port sont intéressés par la démarche qui est transparente et permet un encadrement de la vente et des liens nouveaux entre pêcheurs et consommateurs. Commentaire du 27 novembre 2009 dans l'article : Les "circuits courts" concernent aussi les pêcheurs ! et article du Télégramme (octobre 2010) : Lorient : Côté mer. Le P'tit Jul II fournisseur de L'Espar (Le Télégramme)

Granville : multiplications des ventes directes, la CCI veut redonner le goût de la halle à marée aux pêcheurs en créant le label "Baie de Granville". Les mareyeurs pensent ainsi mieux valoriser les produits.
Ouest-France, édition du 26/9/09, page Marine

Comité des pêches Le Guilvinec : Pour le moment seul le Comité des pêches publie les cours de la criée du Guilvinec. La CCI ne communique plus les cours des criées aux journaux depuis le début des années 2000. Le marché est public, le public à le droit de savoir.
L’interconnection et l’ouverture des criées à un maximum d’acheteurs, souvent demandées par les pêcheurs, ont toujours été freinées. Depuis quelques semaines quand on pose la question à la CCI il semblerait que ce sont les acheteurs extérieurs qui ne veulent plus venir. Où est la réalité ?
La CCI, dans un souci d’homogénéisation a décidé de proposer des enchères descendantes partout en Cornouaille. Les pêcheurs côtiers du Guilvinec souhaitent revenir aux enchères montantes. La CCI semble être à l’écoute.

L’idée d’avoir un jour une gestion des criées détachée de la CCI n’est plus taboue, même si personne ne sait aujourd’hui par quel bout prendre le problème. Cette question devra être à l’ordre du jour d’un prochain conseil du Comité.
Les pêcheurs sont remontés contre le manque de réactivité générale des mareyeurs qui « attendent des ordres de commande » avant d’acheter. Où est leur métier de prospecteur de marché ? Sans doute faudra-t-il essayer de mieux comprendre leur rôle aujourd’hui.
Source : Compte-rendu de la réunion Langoustine du Comité des Pêches du 16 octobre 2009

Avril 2010 : Le bottin de la vente directe du Pays d'Auray

Auray - Le bottin de la vente directe au pays d'Auray (Ouest France)
Éveline Kervadec, Fabrice Piveteau, Solen Billon, Hervé Jenot et Nathalie Juyon.
Direct, du producteur au consommateur ! Le pays d'Auray a réuni un comité de pilotagepour créer un guide des ostréiculteurs et agriculteurs qui pratiquent les circuits courts.
Quatre questions au Comité de pilotage chargé de la création du guide de la vente directe : Éveline Kervadec, élue de la chambre d'agriculture ; Fabrice Piveteau, responsable de l'antenne vannetaise de la chambre d'agriculture ; Solen Billon, chargée du recensement des producteurs ; Hervé Jenot, président de la section conchylicole Bretagne sud et Nathalie Juyon, chargée de mission santé et services à la population au pays d'Auray.
Pourquoi vouloir faire un guide des conchyliculteurs et agriculteurs ?
Le pays d'Auray a vocation pour promouvoir les activités primaires des 28 communes qui le composent.

Janvier 2010 : Projet d'AMP Poisson avec le pêcheurs de l'Île d'Yeu

Les AMAPs peuvent-elles soutenir les pêcheurs? (AMAP 44)
La pêche locale, une autre activité en péril, menacée par les intermédiaires et les industriels, et des acteurs qui interpellent le réseau des AMAPs à la recherche d'une meilleure connaissance de leur fonctionnement.
Une rencontre sur l'Ile d'Yeu en décembre
Ce mois ci Daniel VUILLON a contacté le réseau AMAPs 44 après avoir été interpellé par le maire de l'île d'Yeu qui lance un appel à la solidarité des AMAP pour le "Maintien de la pêche locale" .
Actuellement les petits marins pêcheurs de l'île déposent le bilan les uns après les autres. Il n'y a pas très longtemps encore, la pêche de l'île allait alimenter les marchés locaux nantais. Depuis les prix sont cassés par la concurrence mondialisée, avec un prix de détail toujours plus bas pour les petits pêcheurs et de plus en plus cher pour les mangeurs.....

Ile d’Yeu : Une AMAP Poisson à Nantes ???
Beaucoup d’entre vous ont été informés d’une rencontre, à l’initiative de Bruno Noury, maire de l’île d’Yeu, autour d’un projet de création d’une AMAP poisson. Cette rencontre a eu lieu le 4 décembre, trois mangeurs et trois producteurs d’AMAPS de Loire Atlantique, ainsi que Denise et Daniel Vuillon, créateurs du système des AMAPS, étaient présents....

Le Croisic. Pour contrer la fermeture de la criée, la mairie ouvre son propre marché de poissons (Presse Océan)
La maire Michèle Quellard était la première hier à profiter des langoustines, crabes, merlans, bars et homards de première fraîcheur.
Aux grands maux les grands remèdes. Sa dernière poissonnerie fermée, la ville se refuse à baisser les bras.
Tant pis si ce n'est pas dans ses compétences. Depuis que les menaces de fermeture planent au-dessus de sa criée, la ville du Croisic, le port du département où la langoustine se vend le mieux, n'a eu de cesse de soutenir le maintien de sa pêche avec fermeté. Les élus l'ont démontré mardi dernier en manifestant aux côtés des pêcheurs. Hier, il s'agissait d'ouvrir un marché aux poissons et crustacés sur la place de l'ancien hôtel de ville, un lieu pittoresque et stratégique, bien connu des touristes.....

Les huîtres Madec (Lannilis - 29) en un clic
Ze Blue Box. Les saveurs bretonnes en un clic à Paris (Le Télégramme) - En un clic, les Parisiens peuvent commander sur le net des produits frais du terroir, notamment bretons, et se les faire livrer en 24heures, à domicile ou dans un point-relais. Depuis quatre mois, l'équipe de Ze Blue Box met les petits plats dans les grands pour respecter ses engagements auprès des consommateurs de la capitale. Elle a sélectionné un réseau de fournisseurs locaux aux quatre coins du pays. La Bretagne y tient une belle place avec les huîtres de Prat-ar-Coum d'Alain Madec de Lannilis (29), les mini-légumes de Hotgame de Taulé(29) ou les recettes du chef….. Le Clic : Ze Blue Box

Lorient - Le thon pourra se vendre en direct sur le port (Ouest France) - Le thon blanc de l'Annytia et du Carmalia sera débarqué sur le port de Lorient sous réserve du respect des réglementations portuaires et de bonne pêche. Les professionnels du port ont validé le projet de vente directe de thon sur les quais des Keroman. Reste à savoir si la pêche sera bonne. Les professionnels du port de Keroman réunis hier matin, ont validé le projet de vente directe de thon blanc au port de Lorient par l'armateur des deux chalutiers, l'Annytia et le Carmalia. Parti le 21 juillet, il veut à son retour de campagne vendre sa pêche au grand public (Ouest-France du 22 juillet). Une initiative que les quais de Keroman n'ont pas vue depuis longtemps.

« Un test » - Maurice Benoish, président du port, voit cette expérience comme « un test, un événement dans l'esprit de Keroman Port en fête » qui s'était déroulé en juin dernier. Et ce type de vente « ne s'improvise pas. Il faut notamment organiser la venue du grand public »….

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Les filières pêche et aquaculture en France (chiffres 2010)

Les filières pêche et aquaculture en France

FranceAgriMer 2011

Collection : Chiffres clés

Edition : Avril 2011

Flotte de pêche/Aquaculture

Importations / Exportations

Production

Entreprises

Echanges

Consommation

Pour télécharger le document, cliquer FranceAgriMer

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Consommation des produits de la pêche et de l’aquaculture 2010

Consommation des produits de la pêche et de l’aquaculture

Données statistiques 2010

FranceAgriMer 2011

Edition : Mai 2011

Consommation par habitant

Achats des ménages pour leur consommation à domicile en 2010 (Panel Kantar Worldpanel)

Analyse du marché en 2010

Tendances du marché depuis 2005

Structure du marché en 2010

Focus par espèce

Pour télécharger le document, cliquer FranceAgriMer

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Les filières Pêche et Aquaculture en France 2009

Les filières Pêche et Aquaculture en France

FranceAgriMer : Edition 2010

Production

Echanges

Transformation

Consommation

Pour télécharger le document cliquer Ici





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FranceAgriMer : Bilan Criées année 2010

FranceAgriMer : Bilan Criées janvier 2011

Débarquements par port et par espèce

Débarquements étrangers dans les criées françaises

Retraits par port de pêche

Pour télécharger le document cliquer Ici







Classement des criées françaises par année en valeur et en quantité, cliquer Ici


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Baromètre 2010 sur l’activité des entreprises de mareyage


Baromètre 2010 sur l’activité des entreprises de mareyage

Septembre à décembre 2010

Bilan 2010

FranceAgriMer 2011

Edition : Mars 2011

Via.Aqua - Aquaculture, Seafood & Marketing / Proteis +

Ce baromètre porte sur le quadrimestre n°3 de 2010, soit les mois de Septembre à Décembre 2010.

Les enquêtes ont été réalisées au téléphone du 14 février au 8 Mars 2011 auprès de 31 entreprises du secteur dumareyage, réparties sur les quatre façades maritimes et adhérentes à la démarche du Baromètre.

Les résultats sont présentés selon 5 rubriques :

  1. activité en poissons bleus, poissons fins, autres poissons, langoustines et céphalopodes
  2. origine des achats
  3. structure des ventes
  4. social et investissement
  5. baromètre de satisfaction et analyse des faits marquants de la période

S’y ajoute :

  • le bilan de l’année 2010 qui présente pour chacune des façades la structure des activitéspar famille de produits, des lieux d’achats et du portefeuille clients.
  • la synthèse des réponses sur le thème spécifique qui portait sur l’article 86 de la LMAP (Loi de Modernisation de l’Agriculture et la Pêche) et le décret en préparation portant sur l’obligation d’un contrat écrit pour les ventes de gré à gré

Pour télécharger le document, cliquer FranceAgriMer

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Etudes sur la première mise en marché :

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Valoriser les produits locaux de la pêche

Valoriser les produits locaux de la pêche

Farnet Magazine n° 3 / Automne-Hiver 2010

« Rassembler les acteurs locaux est essentiel pour forger une vision commune. C’est aussi la seule façon d’assurer pour l’avenir un développement vraiment durable. »

La stratégie Europe 2020 pour une croissance intelligente, durable et inclusive jette les fondements d’une approche politique davantage intégrée à l’échelon européen. Pour favoriser cette approche, il nous faut mettre en place un cadre qui facilite la coordination politique aux niveaux local, régional et national.

L’Axe 4 du Fonds européen pour la Pêche représente une avancée à la fois importante et exaltante pour la politique européenne de la pêche. Cette initiative nouvelle permet pour la première fois aux populations locales, en particulier celles qui dépendent du secteur, d’être impliquées dans la mise en œuvre de la Politique commune de la pêche. Elle contribue également à ce que les changements au sein du secteur de la pêche soient mieux pris en compte dans le processus de développement plus large.

Les groupes d’action locale pêche (FLAG) sont la clé de la réussite de l’approche de l’Axe 4. Rassembler tous les acteurs locaux, du public, du privé et de la société civile, est en effet essentiel pour forger une vision commune. C’est aussi la seule façon d’assurer pour l’avenir un développement vraiment durable.

Il est particulièrement réjouissant de constater les progrès considérables qui ont été accomplis au cours des douze derniers mois dans la mise en œuvre de l’Axe 4. Les 21 pays participants ont tous désormais lancé la procédure de sélection des groupes et, dans 11 pays, 124 FLAG sont maintenant opérationnels. Il importe de maintenir ce rythme au cours des prochains mois de façon à ce que tous les FLAG soient en ordre de marche pour le premier semestre de 2011.

Mais la sélection des FLAG n’est qu’un début. Le vrai défi, c’est de mener à bien une stratégie locale qui apporte de vrais bénéfices aux communautés de pêcheurs à travers l’Union, tout en contribuant à construire un secteur de la pêche plus durable.

« Rassembler les acteurs locaux est essentiel pour forger une vision commune. C’est aussi la seule façon d’assurer pour l’avenir un développement vraiment durable. »

Une priorité inscrite dans de nombre de stratégies déjà approuvées est d’améliorer les revenus et l’emploi dans les zones tributaires de la pêche en valorisant les produits locaux de la pêche. C’est le thème qu’explore cette édition de FARNET Magazine, à partir de projets repérés notamment en France et aux Pays-Bas.

Ces projets témoignent concrètement des avantages de l’approche territoriale intégrée, qui réussit à rassembler des intérêts sectoriels différents pour « vendre » un territoire et ses produits. Ils montrent également comment la mobilisation des ressources et atouts locaux autour d’une vision et d’une stratégie communes contribue à une meilleure intégration des politiques sectorielles au niveau local.

Récemment nommée Directrice générale des Affaires maritimes et de la Pêche, je voudrais féliciter tous ceux qui sont impliqués dans ces initiatives et je leur souhaite beaucoup de succès. Au cours des prochains mois, nous allons réfléchir à la façon de bâtir sur les réussites que l’Axe 4 a enregistrées jusqu’ici. C’est pourquoi j’encourage celles et ceux qui connaissent un bon projet à se manifester pour que nous puissions en prendre connaissance.

Lowri Evans, Directrice générale

Sommaire

  • Gagner plus avec moins

En valorisant les produits locaux de la pêche, les entreprises de pêche peuvent améliorer leurs revenus et leur rentabilité sans nécessairement devoir augmenter les prises.

  • Reportage : Plus près du consommateur

Il existe aux Pays-Bas un important marché à valoriser du côté des produits de la mer frais et des plats préparés à base de poisson.

Exemples en Hollande-du-Nord et dans le Flevoland.

  • Interview : Michel Delebarre

Président de la commission « Cohésion territoriale » du Comité des Régions (COTER).

  • Reportage : Du partenariat au réseau

Le FLAG Bassin d’Arcachon – Val de l’Eyre veut jouer la carte de la valorisation en mettant en réseau les producteurs alimentaires de la zone.

Fédérer pêcheurs, ostréiculteurs et transformateurs pour mieux valoriser les produits du bassin d’Arcachon (France)

L’ostréiculture et la pêche dans le Bassin d’Arcachon, c’est :

  1. 26 ports ostréicoles
  2. 780 ha de parcs à huîtres (4 000 concessions)
  3. 350 entreprises ostréicoles (chiffre d’affaires : 40 millions d’euros
  4. de 8 000 à 10 000 tonnes d’huîtres par an (France : 120 000 tonnes)
  5. premier centre européen de naissain (larves d’huîtres)
  6. 11 fileyeurs, 7 chalutiers, 8 vedettes pour la pêche côtière
  7. 85 navires pour la petite pêche intra-bassin
  8. 1 807 tonnes de poisson vendues (12 millions d’euros) à la criée d’Arcachon
  9. la pêche fraîche artisanale comme spécialité,
  10. la sole, la seiche et l’anguille comme produits phares

  • Alizés

Quatre projets de développement territorial innovants mis en œuvre dans des zones de pêche.

  • Lettonie : Miser sur l’expérience

24 groupes d’action locale pêche comptent tirer les leçons du programme Leader pour faire de l’Axe 4 une réussite.

  • C’est parti : 90 FLAG se rencontrent à Gijón

Le séminaire « FLAG en mouvement » a donné aux participants une première occasion d’amorcer un travail en réseau et d’échanger leurs vues sur leurs défis communs.

  • Réseau FARNET

Pour télécharger Farnet Magazine, cliquer n°3

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Revue de Presse :

Le concept AMAP appliqué à la pêche (Urgenci)
Après l’application des AMAP à l´artisanat pour la production de savons et détergents (voir l´exemple de l’AMAP d’Aubagne), voici un exemple d´AMAP appliquée aux produits de la mer, réalisé dans la même région. Cette initiative pionnière démontre comment l´engagement entre producteurs et consommateurs peut s´appliquer à bien des secteurs, autre que l´agriculture elle-même, selon les mêmes principes et avec des avantages similaires.
Yanis El Yousi Mimoum, un jeune pêcheur installé à son compte depuis 5 ans sur la côte méditerranéenne française,

Le 13 mars 2009

Vente directe du poisson: une pratique en hausse face à des prix en baisse (Marine marchande)
Face à la baisse des prix, liée à la surproduction et à la faible demande, de nombreux pêcheurs du Sud-Ouest se sont lancés, depuis quelques semaines, dans la vente directe aux consommateurs, suscitant la controverse au sein de la filière. "On le vend mieux qu'à la criée et en plus les clients sont contents car il est moins cher et plus frais", se félicite Pascal Chabrerie, un pêcheur d'Arcachon. Comme d'autres collègues, il s'est mis, de sa propre initiative, à la vente directe en raison de chute des prix du poisson au cours des dernières semaines. Au plus fort de la crise liée essentiellement à la baisse de la demande du marché espagnol en raison de la crise financière, la sole se vendait, fin février, 7,50 euros le kilo, soit au prix de retrait, c'est-à-dire au prix minimum. "A la même époque l'an dernier, elle était à 13,50 euros", se souvient Yves Herszfeld, directeur de la criée d'Arcachon et président de l'association nationale des directeurs de criée, affirmant ne jamais avoir connu de cours aussi bas.

Le 18 juin 2009

Criée du Croisic : Cap sur la coopérative (Presse Océan)
On va vers un divorce entre la Chambre de commerce et les pêcheurs qui refusent la fermeture de la criée.
Mi-mai, les pêcheurs croisicais avaient déjà annoncé la couleur. Déçus par la tournure que prenait la concertation sur leur avenir avec la Chambre de commerce et d'industrie, ils avaient manifesté le projet de reprendre la criée sous une forme coopérative. La semaine dernière, ils ont formalisé ce souhait en envoyant une lettre à la CCI, gestionnaire de la criée. Pour autant, les pêcheurs ne lui ferment pas la porte estimant que le modèle coopératif lui laisse de la place. L'option prise par les pêcheurs a été confortée par une visite de la criée coopérative du Grau-du-Roi (Gard) « dont le fonctionnement permet de s'adapter facilement aux mutations de la filière », mentionne le Comité local des pêches qui rappelle qu'il paraît « indispensable aux pêcheurs croisicais de tenter une nouvelle expérience de coopérative avec le soutien des collectivités plutôt que de se résigner à vivre une agonie de la profession qui touchera également le tissu économique local et le tourisme d'une petite cité de caractère ».
Manque d'objectivité…..Suite Presse Océan

Le 1 juillet 2009 :

Le Croisic. De nombreux Croisicais se sont déplacés pour la matinée de soutien aux pêcheurs

Tous mobilisés pour la criée (Presse-Océan)

Une foule nombreuse, principalement composée de Croisicais, a commencé à marcher depuis la criée dans les rues de la petite cité de caractère.
L'appel solidaire a été entendu. Près de 350 personnes ont marché silencieusement au départ du port.
C'est bien triste », lance Marie-Noëlle, Croisicaise d'adoption. Habitants, plaisanciers, conchyliculteurs, sauveteurs en mer... Beaucoup ont tenu hier à montrer qu'ils tenaient à leur port de pêche en répondant à l'appel de ses principaux acteurs. Les pêcheurs en tête, ils ont marché dans le silence depuis le port pour montrer leur détermination à sauvegarder leur criée.
Dans la foule, « On tient à notre petite cité de caractère », glisse une habitante. « Le Croisic sans pêcheurs, c'est plus Le Croisic. Mon père était pêcheur ici, ma place est donc bien là aujourd'hui » renchérit Frédérique. Une bonne partie des commerçants avait tenu à être solidaire en baissant le rideau de son établissement pendant une heure.
Réunion tendue
Si l'ambiance était bon enfant au départ du cortège, elle s'est tendue en arrivant vers 11 h au foyer des Anciens, où se tenait la réunion du conseil portuaire. Dans un contexte plutôt houleux, la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) - le concessionnaire - a fait part de son impuissance. « On gère mal ? Et bien allez-y ! Donnez-nous des solutions. Nous, on n'a pas trouvé », annonçait René Thiriet représentant la CCI.
Les pêcheurs n'ont pas manqué de fustiger le comportement de la CCI. « Vous dépensez grossièrement pour aller plus vite au trou et être débarrassé ! » a lancé le représentant des usagers du port, René Debec. Pour Madame le maire, il est impensable que la criée ferme. « S'il n'y a plus de pêche, la commune est morte ».
Des habitants remontés
Mais une fois entérinée, cette décision attendue de la CCI de se retirer de la gestion du port, les pêcheurs ont reçu l'appui du Conseil général. Ce dernier souhaite les inviter à discuter des solutions à apporter. En réponse, la CCI, qui conserve officiellement sa gestion jusqu'au 31 décembre, accepte de continuer jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé.
Sortie des acteurs, la foule est toujours là. Face aux personnes massées devant l'entrée du foyer, Madame le Maire fait part du contenu de la réunion à ses administrés. Les réactions des Croisicaises et Croisicais ne se font pas attendre. Les membres de la CCI sortiront sous les sifflets et les quolibets. Une habitante : « Ce sont des pourris ! ». « C'est trop facile de dire le bateau coule, je me casse », réagit un autre.Sur le fond, cet échange n'aura pas été inutile. « Le Conseil général s'est montré prêt à discuter et apporter son soutien. Avec la CCI on n'a jamais avancé », notait un usager. Pour l'avenir de la criée, cet ancien pêcheur était même confiant : « Nous voulons restreindre la criée, pas la fermer. La coopérative du Grau-du-Roi (Camargue) y arrive, pourquoi pas nous ? La mairie est avec nous. On va se battre ». L'épilogue se fera forcément attendre.
Charles Cadiet

Le 3 juillet 2009 :

L’économie des criées vacille et leurs responsables s’interrogent sur leur avenir. Tous pensent qu’il va falloir faire des choix. Selon Yves Herzfeld, Président de l’Association des directeurs des halles à marée, le nombre de criées va diminuer dans les 3 à 4 ans qui viennent.
Le Marin du 3 juillet (page 2-3)

Le 1 août 2009 :

Trévignon. Vente directe tous les jours à la criée (Le Télégramme)

Si la Pointe de Trévignon possède beaucoup de charme, avec ses bateaux multicolores, sa digue et ses lumières changeantes, la vente directe à la criée est aussi l'un de ses nombreux atouts. Chaque jour, de 9h30 à 12h et de 15h à 17h, les bateaux de pêche côtière y débarquent poissons et crustacés. Langoustines, crabes, homards, maquereaux, rougets, merluchons... Également à la vente, moules et huîtres de producteurs locaux de l'Aven. Le tout avec le sourire et quelques précieux conseils pour les recettes!

Le 6 août 2009 :

Brest - La criée se fera en silence dès l'automne (Ouest France)
Les acheteurs estiment en compagnie de Ronan Floch la qualité de la marchandise. La criée de Brest organise des ventes les lundi, mercredi et vendredi de chaque semaine.
Brest est la dernière criée française à la voix. Une particularité qui disparaîtra à l'automne pour faire place aux moyens informatiques.
Les crieurs et leur débit de mitraillette pour vendre le poisson au meilleur prix appartiendront bientôt au passé. Brest est la dernière à céder aux sirènes du numérique : c'est désormais devant un écran que se noueront les transactions. Ironie de l'histoire, la criée avait commencé son activité sur ordinateur en 1992... avant un retour à la vente orale en 1998.
Le crieur, puisqu'il continuera à s'appeler ainsi bien qu'aphone, va devoir changer considérablement de procédé. Ronan Floch, l'actuel directeur et crieur des halles de marée de Brest défend la démarche. « Beaucoup de gens sont demandeurs d'un passage à Internet. »
Ce changement est une aubaine pour les pêcheurs : « La possibilité d'enchérir à distance augmente le nombre d'acheteurs. Ce qui mécaniquement suscitera une hausse des prix. »

Des enchères anonymes
Le directeur de la criée table sur 50 mareyeurs et poissonniers. Ce qui n'enchante pas ceux déjà présents sur le marché. Ainsi, Yvon Madec des Viviers de Prat-ar-Coum à Lannilis craint l'arrivée des supermarchés, capables « d'acheter en grande quantité et de faire monter les prix. »
De ce fait, il sera désormais quasiment impossible de « faire des coups », comprenez d'acheter à Brest à un prix inférieur à celui du marché français. Finis aussi les tentatives de bluff entre concurrents. « Souvent, les acheteurs se poussent mutuellement pour contraindre leurs rivaux à acheter plus cher », confie Ronan Floch.
Sur Internet, les enchères seront en effet anonymes. Elles se feront de manière descendante au premier clic ; c'est-à-dire que le crieur descendra son prix jusqu'à ce qu'un acheteur se manifeste. Celui-ci emportera automatiquement la mise.

Un manque de charme
Jusqu'à présent, « il fallait avoir l'oeil », souligne Sylvain Bougeaut, un des poissonniers brestois. Demain, certains acheteurs ne pourront plus vérifier la qualité de la marchandise. Ils devront se fier entièrement à l'appréciation du crieur, que ce soit sur la taille, la qualité ou la fraîcheur du poisson et des crustacés proposés.
De manière générale, tous les acteurs de la chaîne jugent cette évolution inéluctable. Néanmoins, la plupart regrettent déjà le charme de la vente à la voix, Ronan Floch au premier chef : « La vente à la voix, c'est un vrai plaisir : en tant que crieur, je regrette son arrêt. »
Même sentiment chez Anthony, salarié des viviers d'Audierne : « Je représente mon patron sur les ventes à Brest. Avec la vente à distance, je n'achèterai plus de poisson. Je vais devoir me contenter de mon métier de fileteur (découpe et préparation du poisson). »
Mais, que les nostalgiques se rassurent, ils pourront toujours se rendre sur place : des postes informatiques leur seront alloués, leur permettant d'enchérir en jugeant sur pièces. Seule manquera alors la voix puissante de Ronan Floch. Jean-Marie LEFORESTIER
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Le 19 août 2009

Pays Basque - Plusieurs projets pour l'ancienne criée de Saint-Jean-de-Luz (journal PB)
La dernière sardinade organisée par les pêcheurs cibouriens et luziens a rapporté plus de 1 200 euros qui serviront à financer les amendes dues à la CCI de Bayonne pour occupation «illégale» de l'ancienne criée de Saint-Jean.

Près de 35 kg de sardines ont été grillées pour les quelque 300 personnes qui ont répondu présentes. «Satisfaite de l'opération», Mathilde Ubera de la coopérative maritime Logicoop, a particulièrement apprécié les réactions du public qui, «ne comprennent pas pourquoi on ne pourrait pas exploiter ce local qui ne sert à rien ni à personne».

Actuellement, certes... Pourtant, en 2004, suite à un appel à projet interne à la communauté portuaire, La Basquaise, coopérative de Ciboure, a été désignée comme porteur d'un projet de création d'un lieu d'information sur l'activité du port et de commercialisation de produits de la pêche, hors produits frais. «Mais depuis, rien de concret n'a été réalisé» constate Mathilde Ubera.

Retards dans les programmes
Didier Munduteguy, responsable d'Exploitation du port de pêche et de commerce de Saint-Jean-de-Luz pour la CCI, explique que le risque pour la CCI de ne plus être concessionnaire de la zone il y a 3 ans (convention 1956-2006) a entravé l'initiative. Il faudra attendre fin 2006, la nouvelle attribution de la concession à la CCI pour qu'elle puisse envisager de poursuivre une politique d'aménagement. Didier Munduteguy précise qu'en novembre 2007, lors d'une table ronde organisée avec les coopératives, «les personnes présentes ont renouvelé leur appui à La Basquaise pour mener à bien la réhabilitation de l'ancienne criée...».

Pour Robert Sansebastian, le Directeur de la Basquaise, c'est donc «acquis depuis longtemps». Réaffirmant aujourd'hui sa volonté de «développer ses activités grand public afin de pérenniser ses services aux adhérents marins-pêcheurs», il estime que «toute autre revendication de ce lieu ne peut être interprétée que comme une entrave à nos projets».

Or, justement, en 2008, Logicoop a rédigé un projet de son côté portant sur une «revalorisation de la pêche artisanale». L'ancienne criée deviendrait ainsi un lieu de contact et d'échanges où serait organisés, outre la vente directe d'espèces locales dont certaines peu connues -donc mal vendues-, des ateliers de cuisine, des expositions (panneaux, projection de diaporamas, de vidéo), des conférences et autres manifestations permettant au public de mieux connaître «la vie de la pêche et des pêcheurs» et l'environnement maritime local. «Elle pourrait également être le point de rendez-vous de ceux qui désirent embarquer à la journée avec les équipes de pêcheurs comme cela se fait dans plusieurs régions» propose Mathilde Ubera.

Solutions solubles entre elles ?
Elle tient à préciser que le projet de Logicoop ne s'oppose pas à celui de La Basquaise ni à tout autre programme qui serait «dans l'intérêt des pêcheurs». Elle se dit prête à s'associer à toutes initiatives. C'est un peu dans cet esprit d'association d'idées que la Commission Européenne a retenu la candidature du Comité local des pêches - représentants des différentes filières du secteur halieutique - pour son programme de financement «Axe 4», réservé au développement durable du domaine maritime. Le Comité est actuellement en train de recruter un chargé de mission qui devrait porter un projet, «reprenant les idées communes et pas celle d'un acteur en particulier», précise Serge Larzabal, son Président.
Sarean Zer

Concarneau - Criée. Jean-François Garrec «inquiet mais combatif» (Le Télégramme)
En visite hier matin à la criée, le président de la CCI, Jean-François Garrec, a fait part de son inquiétude, tant la baisse des apports fragilise la filière. Il croit cependant aux vertus des réformes et au dynamisme de la pêche côtière et de la bolinche.

Venu prendre le pouls des acteurs locaux, hier matin lors d'une petite vente, Jean-François Garrec, président de la Chambre de commerce, a effectué un tour d'horizon de la situation locale. Il était accompagné de Christian Le Viol, directeur du département «concessions et patrimoine» de la CCI, qui quitte ses fonctions le 1erseptembre, de Christophe Hamel, nouveau directeur des criées cornouaillaises, et de Grégory Pennarun, responsable du site concarnois. Une période critique. Une quantité débarquée en baisse de 12% depuis le début de l'année (moins 27% en juillet), pour un chiffre d'affaires en recul de 16%... Face à cette situation, partagée par les autres ports cornouaillais, Jean-François Garrec se dit «très inquiet». «Ce recul des tonnages rend toute la filière malade: moins de poisson, c'est moins de travail, alors que les besoins en matière première sont forts», explique le président de la CCI. «Moins de produits, c'est aussi une plus grande difficulté pour vendre: les acheteurs, qui ont besoin de régularité, vont chercher le poisson ailleurs». Parallèlement, la mise en place de la concession unique, permettant de structurer l'offre cornouaillaise, est ralentie par des procédures juridiques. Pour maintenir les apports, la CCI voudrait miser sur l'installation des jeunes, mais les aides financières manquent. Des atouts. À côté de ce constat sombre, se dégagent plusieurs points forts: environ 150côtiers habitués du port, une bolinche dynamique et en partie fidélisée, une attractivité commerciale qui demeure et des acteurs prêts aux réformes. Les mentalités évoluent. «Si nous avions parlé, voici seulement trois ans, du système d'enchères descendantes récemment mis en place, les réactions auraient été vives», résume Christophe Hamel. «La volonté de travailler ensemble pour s'en sortir est plus forte», note Jean-François Garrec, qui se dit «combatif». Un fonctionnement qui évolue. L'un des objectifs de la CCI est de réduire les coûts de fonctionnement, dans le but de diminuer les taxes. À côté du plan de départs volontaires (24 personnes sur la Cornouaille), la mutualisation des moyens et la mobilité du personnel des criées sont engagées. Parmi les 40 employés concarnois, certains peuvent être appelés sur un autre site: «Il faut s'adapter en fonction des apports, être présent là où est le poisson». «Cela signifie moins de recours à l'intérim afin de sauvegarder l'emploi», indique le président de la CCI. Qui souhaite aussi développer l'automatisation de la manutention. Restructuration des bâtiments. Un appel d'offres a été lancé pour étudier le réaménagement du bâtiment de la criée, aujourd'hui surdimensionné. D'ores et déjà, des PME de la région, principalement de l'agroalimentaire, sont intéressées par les locaux vides. «Les nouvelles activités seront liées à la mer», assure la CCI. Parking de la criée. Site unanimement apprécié du dernier festival des Filets bleus, le parking de la CCI pourra être de nouveau utilisé l'an prochain.
Rodolphe Pochet

Le 5 septembre 2009

Concarneau - La criée à optimiser (Ouest France)

Le conseil portuaire a débattu hier des modalités du dragage du port. Et de la réorganisation de la criée.

La Chambre de commerce a présenté hier au conseil portuaire une étude sur les possibilités de réorganisation de la criée. « La criée est aujourd'hui disproportionnée, explique Mickaël Quernez, elle a été conçue pour 40 000 tonnes par an, alors qu'il s'en débarque 10 000 tonnes aujourd'hui. Cela entraîne une perte de productivité, des déplacements inutiles. »

L'objectif est d'optimiser la criée actuelle, notamment pour la pêche côtière, et de libérer éventuellement des espaces pour d'autres activités. « Le président de la CCI a bien rappelé qu'il n'est pas question de délocaliser au Guilvinec le débarquement de la pêche hauturière, cette vente restera à Concarneau. »

Le 3 octobre 2009

Loctudy. Statu quo pour la criée (Le Télégramme)
Début septembre, l'arrivée de trois nouveaux côtiers à l'armement Pochic redonnait espoir aux professionnels du port de Loctudy (notre édition du 2septembre), mobilisés pour le maintien de la vente du soir. Vendredi, à l'occasion du conseil portuaire, François Clément, le directeur de la chambre de commerce et d'industrie de Quimper-Cornouaille, gestionnaire du port, leur a donné raison. Le président de la CCI Jean-François Garrec n'était pas joignable hier pour commenter cette décision. «Les professionnels et la municipalité ont mis tout leur poids dans la balance. Et puis la situation a bien évolué avec l'arrivée de nouveaux bateaux à l'armement Pochic», commente Serge Guyot, mareyeur et président de la nouvelle association «Loctudy pôle pêche». À l'équilibre budgétaire malgré la réduction de sa flotte, le port conserve ainsi sa vente côtière. «D'autant qu'elle ne coûtait pas d'argent au port», souligne le mareyeur. Et de poursuivre: «Il ne faut pas oublier que Loctudy est le dixième port de pêche français, le premier pour la langoustine».

Le 28 octobre 2009

« Les criées sont à bout de souffle » (Sud-Ouest)
Directeur du port de pêche et président des directeurs de criées françaises, Yves Herszfeld lance un cri d'alarme
Yves Herszfeld : « Si rien n'est fait, nous allons assister à la disparition des halles à marée
Les halles à marée françaises vont mal, très mal : « Nous venons de rencontrer à Paris, au ministère de l'Agriculture, Philippe Maugin, le directeur des pêches, explique Yves Herszfeld, le directeur du port de pêche d'Arcachon, président des directeurs de criées de France. La plupart sont en déficit, et Arcachon n'échappe pas à la règle. Nous avons tiré la sonnette d'alarme. Si rien n'est fait, les halles à marée vont disparaître. Elles commencent déjà à se regrouper, comme en Bretagne, mais pour l'Aquitaine, ce n'est pas possible, Arcachon, Saint-Jean-de-Luz, Royan, La Rochelle étant trop éloignées les unes des autres. »

Diminution de la flotte
Cette mauvaise santé des criées s'explique facilement, selon Yves Herszfeld : « Suite au plan de sortie de flottes 2008 et 2009 - une centaine de destructions de navires sur les côtes françaises -, le chiffre d'affaires est en forte baisse. L'objectif de ce plan étant la protection de la ressource, nous ne pouvons qu'approuver. Mais il faut savoir que les criées n'ont pas d'autres revenus que les produits vendus par leurs soins ! Ainsi pour Arcachon, nous avons cinq chalutiers en moins, soit un quart de la flottille. De plus, nous allons perdre le Grand Bleu, qui était un chalutier des plus performants... »
Les solutions ne sont pas des plus roses : « Certes, on nous dit qu'il n'y aurait plus de sorties de flotte. On nous demande aussi d'interpeller le commissaire européen sur la possibilité d'aide pour les halles à marée. Ces aides serviraient surtout à financer d'éventuels départs à la retraite anticipée pour nos personnels... Nous n'avons pas trop de levier pour réaliser des économies. Il ne nous est pas possible d'augmenter les taxes vu la conjoncture. »

Prix moyens en baisse
Moins de personnel - « ou mutualisé avec la plaisance », dit Yves Herszfeld - et pas d'investissements : « On ne peut pas, c'est clair. »
À cela s'ajoute, selon lui, le souci de la vente directe de poissons de plus en plus fréquente sur les quais par les marins : « Tout ce poisson ne passe pas par la criée. Et les mareyeurs n'en peuvent plus. Certes, c'est légal, Saint-Jean-de-Luz a même officialisé la vente, mais c'est se tirer une balle dans le pied. Comment accepter que cette vente ne soit pas soumise aux mêmes règles sanitaires que les mareyeurs ou les poissonniers ? »
Arcachon, comme les autres, va terminer l'année en déficit, d'autant plus que la sole, son poisson roi, n'est pas au rendez-vous en ce mois d'octobre : « Les aléas de la météo. » À cela il faut ajouter les frais conséquents du rapatriement du poisson débarqué dans d'autres ports lorsque les passes sont infranchissables... Les quais broient du noir. Auteur : CHANTAL ROMAN

Le 31 Octobre 2009

Saint Gilles Croix de Vie - La vente directe se développe sur le port (Ouest France)
C'est la saison de la crevette sur le port de pêche.
Du bateau au consommateur, c'est le concept de commercialisation initié par plusieurs patrons pêcheurs qui vendent directement sur le quai.
Depuis le printemps dernier, la vente directe se développe sur le bassin des côtiers, sur le port de pêche. Plusieurs patrons de la petite pêche ont pris le parti de s'installer sur le quai avec leur étal, dans l'enceinte du port.
« J'ai commencé la saison en proposant du poisson : de la sole, du merluchon, du tacaud... Depuis quelques semaines, c'est la saison de la crevette. Et cela devrait durer jusqu'aux fêtes du Nouvel an. » Ensuite, il devrait y avoir une interruption pendant la pêche à la civelle qui mobilise de nombreux armements côtiers.

Vente populaire
« Depuis que je vends ma pêche en directe, j'apprécie les contacts avec les clients qui sont très demandeurs de conseils et de détails sur le métier de marin. » Au moins deux bateaux sont représentés sur les quais. L'un au coin du bassin de la petite pêche et un autre étal sur le quai Marcel Bernard, côté mairie.
Cette technique de vente jugée rentable par l'armateur interrogé n'est pas très usitée en Vendée, hormis sur certains sites dépourvus de criée. « Cela change un peu mes habitudes de pêche. Par exemple, le mardi, je relève plus de casiers car je ne suis pas tenu par l'heure de la vente de 14 h 30. »
Ce mode de commercialisation diversement apprécié dans la filière, est légal dans l'enceinte du port et très populaire dans certaines régions comme en Méditerranée et en Bretagne.
Vente directe de crevettes roses vivantes le mercredi et le samedi de 10 h à midi au port de pêche.

Le 7 novembre 2009 : Vente directe de Saint-Jacques à La Rochelle

Charente-Mme : campagne de pêche à la St-Jacques (FR3 Poitou-Charentes)
La campagne de pêche à la coquille St-Jacques a débuté : réglementée, elle souffre de la concurrence européenne
La campagne de pêche à la coquille St-Jacques a débuté dans les pertuis charentais. Très réglementée, elle devrait durer jusqu'à la fin de l'année
Cette année elle subit la grande concurrence d'autres coquilles européennes : en la matière il n'y a, semble-t-il pas de politique commune. Si bien que la coquille charentaise, assez rare à cause de sa réglementation de pêche, a vu ses prix s'effondrer devant l'avalanche sur le marché des coquilles d'Europe du nord.

Vente directe ?
A la fin de la précédente campagne, en février 2009, la plupart des pêcheurs avait donc choisi de vendre le fruit de sa pêche directement au consommateur (c'est-à-dire aussi bien aux particuliers qu'aux restaurateurs), sans passer par la criée. Il est vrai qu'à condition de répondre aux règles sanitaires requises, les pêcheurs en ont le droit et ne s'en sont pas privés puisque tout le monde y trouvait son compte : achetée à la criée 2,5 € le kg, la coquille se vendait 5 € de la main à la main (donc plus intéressant pour le pêcheur !). Pendant ce temps, sur les étals des poissonniers, le kg de coquilles passé par la crié se retrouvait mis en vente au particulier à environ 8 € le kg contre 5 € en vente directe (donc moins intéressant pour le consommateur !). Cette habitude de vente directe du producteur au consommateur avait en revanche fait rire jaune les autorités du port de pêche de Chef-de-Baie, car les transactions directes n'entrent pas dans le bilan final du port !

Le 19 novembre 2009 : Fermeture des criées au public

Criée de la Cotinière - Reculez derrière la barrière ! (Sud-Ouest)
L'Europe s'invite sur le quai au poisson et l'interdit au public
Il n'y aura plus que les visites organisées, pour être autorisé à approcher le poisson débarqué dans un joli folklore au port de la Cotinière.
Fini le temps où le touriste regardait le merluchon droit dans le blanc des yeux. Joignant souvent le geste du photographe amateur à l'air médusé du profane. À ranger elle aussi au catalogue des souvenirs, cette époque insouciante où la tong flâneuse croisait le pas actif du marin-pêcheur affairé à débarquer sa pêche.
Car, si les effets de la mesure que s'apprête à signer le maire de Saint-Pierre-d'Oléron ne se feront vraiment ressentir qu'aux premiers beaux jours de prochaines vacances scolaires, quand la marée humaine envahira à nouveau le port de la Cotinière, l'histoire locale retiendra qu'il y aura bel et bien eu un avant et un après fermeture de l'accès au quai de débarquement du poisson !
La mort dans l'âme....

Criées - La Rochelle s'ouvre aux visites, Royan y pense (Sud-Ouest)
L'accès du public y est aussi interdit. Mais des solutions sont déjà aménagées
Pascal Bouillaud, directeur de la criée de La Rochelle.
Pour le libre accueil du public, la Cotinière faisait jusque-là exception dans le paysage portuaire du département. Les criées de Royan et de La Rochelle appliquent le principe d'interdiction de l'accès lors des opérations de manutention du produit de la pêche.
La configuration du site royannais permettrait pourtant d'observer le déroulement de la vente, depuis une galerie qui surplombe la salle des enchères. Mais, ici, ce sont des questions de normes de sécurité qui entravent le libre accès au site. Cette galerie n'est, en effet, desservie que par un escalier unique, alors que la réglementation exige une issue supplémentaire. Exit, donc, les visiteurs. Sur le quai, c'est une grille - érigée l'année dernière - qui empêche d'aborder les opérations de déchargement du poisson.
Mais, nuance le directeur du port, David Passerault, « une réflexion est en cours avec l'Office de tourisme pour l'organisation de visites guidées. »

Le 23 novembre 2009

La Côtinière - De la mer à l'assiette (Sud-Ouest)
Le poisson tout nu, avant d'être pané, présenté par Nicolas Dubois et préparé par le chef Patrick Arbeille.
Arrivés en bancs serrés, autour de leurs maîtresses, à la criée, les 45 enfants de l'école maternelle de la Cotinière ont pu découvrir, vendredi, toute la filière de la pêche en une animation adaptée à leurs petites oreilles - un film et quelques diapos -, à leurs grands yeux - visite de l'atelier de mareyage -, et à leurs petites mains, puisque la matinée s'est achevée sur un atelier de cuisine pour le plaisir de rouler ses doigts dans la farine et d'apprendre, mine de rien, une des mille et une façons de préparer le poisson.
Cette ballade découverte, pas si buissonnière que ça, organisée par Nicolas Dubois pour faire découvrir aux enfants « l'histoire d'un poisson, de la mer à l'assiette », a bénéficié de la participation exceptionnelle de Patrick Arbeille, ancien cuisinier scolaire sur Dolus.
Cette matinée restera bien ancrée dans la mémoire de Jade, Matthieu, Lilou et les autres : on ne leur fera plus croire, désormais, que le (bon) poisson pané est forcément carré avec les yeux dans les coins !

Douarnenez - Halles : pétition pour la vendeuse de poisson (Ouest France)
Toute la matinée, de très nombreux clients sont venus soutenir la marchande de poisson, en signant la pétition.
« Oui pour garder la vente directe aux Halles de Douarnenez et Tréboul. » Ce matin, plusieurs dizaines de personnes sont venues soutenir la marchande de poisson verbalisée vendredi (Ouest-France de samedi et lundi). Ils ont signé en nombre la pétition, présentée sur l’étal. À 11 h, déjà plus d’une centaine de signatures avaient été recueillies.
Véronique Le Berre, la femme du marin pêcheur verbalisée, n’avait pas de poissons à vendre ce matin. Mais elle était présente, au côté de sa collègue, qui, elle, proposait du tacaud, du merlan et de la sole. « Les gens s’inquiètent, relève Bruno Claquin, président du comité local des pêches. Si on met tout notre poisson sous criée, nos entreprises ne seront pas viables. » Une réunion, avec les différents partenaires (représentants des Affaires maritimes, de la municipalité, poissonniers, femmes de patrons pêcheurs), devrait se tenir jeudi.
Douarnenez : Véronique Le Berre, femme de marin pêcheur, a été verbalisée par les Affaires maritimes pour avoir levé un filet de poisson qu’elle vendait aux halles au motif que les pêcheurs peuvent vendre leur produit brut mais que si il y a transformation, ils sont soumis aux mêmes règles sanitaires que les poissonniers. (Source : Ouest France du 21 nov 2009)

Le 24 novembre 2009

Douarnenez - Poisson. La vente directe épinglée (Le Télégramme)
Verbalisée pour avoir coupé du poisson, ce qui est interdit en vente directe, la femme d'un marin-pêcheur a suscité une vague de sympathie aux halles hier.

Dans les halles, il y a deux poissonneries. Mais on peut également acheter du poisson dans la coursive côté rue Eugène-Kérivel. Là, deux étals fixes, assortis d'un point d'eau, sont à disposition des marins-pêcheurs, qui peuvent venir y vendre leur production, en direct. À Tréboul, le bâtiment surnommé «Le Petit Rungis» est également dédié à cette forme de vente.

Protection du consommateur
«Le pêcheur a le droit de vendre lui-même le produit de sa pêche», rappelle Xavier Prudhon, directeur départemental des Affaires maritimes. «Par contre, s'il transforme le poisson (tranchage ou mise en filet, NDLR), il doit se plier aux règles qui s'imposent aux détaillants en matière sanitaire. La concurrence doit pouvoir s'exercer de manière égale, tout comme la protection du consommateur».
«Quelle hypocrisie!» Comme deux autres femmes de marins-pêcheurs, Véronique Le Berre vend depuis quinze ans la pêche de son époux, aux halles ainsi qu'à Tréboul.....

Le 27 novembre 2009

Douarnenez - Vente directe de poisson. Table ronde constructive (Le Télégramme)
La table-ronde sur la question de la vente directe de poisson s'est déroulée hier, de 16h30 à 17h30 en mairie, en présence de 22 personnes, autour de William Boulic, premier adjoint au maire. Étaient notamment présents, des responsables des Affaires maritimes, de la Direction des services vétérinaires (DSV), les pêcheurs qui pratiquent la vente directe et des poissonniers de la ville.
Si la discussion a démarré un peu vivement, «globalement, j'ai le sentiment que cette rencontre a été constructive», rapportait William Boulic hier soir au téléphone. «Personnellement, je tiens à ce que les uns et les autres puissent continuer à travailler. Plus il y a de monde aux halles, mieux chacun se porte».

Des travaux aux halles?
Reste le problème réglementaire qui, s'il autorise les pêcheurs à vendre leur pêche en direct, leur interdit toute intervention sur le poisson (tranchage, filetage). Un problème lorsqu'il s'agit de vendre du gros poisson, comme c'est le cas en janvier, février et mars avec le lieu. «De la discussion avec la DSV, il est apparu clairement que les installations municipales mises à disposition des pêcheurs aux halles en ville n'autorisent aucunement la découpe, poursuit William Boulic. Mais ces installations peuvent être améliorées. Par la Ville éventuellement, ou par les pêcheurs eux-mêmes. À Tréboul, les installations sont plus récentes et pourraient presque être acceptables. En résumé, nous avons convenu que, dès la semaine prochaine, la DSV inspectera les installations et nous dira ce qui convient et ce qui ne convient pas. De là, nous verrons ce que la Ville peut faire, sachant que si travaux il y a, il y aura augmentation des loyers. Mais les pêcheurs ne semblent pas contre l'idée d'avoir des équipements mobiles à eux. Il y a aussi la question de la formation à la découpe et aux mesures d'hygiène, obligatoires. Là aussi, les marins et leurs épouses pourraient suivre ces formations, qui leur donneront l'habilitation. Nous allons donc suivre tout cela de près, car il n'est pas question que cette querelle finisse mal». M.-L.Q.

Le 3 décembre 2009

La Rochelle : quel avenir pour le port de pêche ? (France 3 Poitou-Charentes)
Le port de pêche de la Rochelle n'est plus rentable : quelles solutions pour le sauver ?
Avec 2700 tonnes de poissons débarqués, le port de pêche de La Rochelle est au bord de la rupture. L'outil, encore récent, semble surdimensionné au regard des ports de pêche voisins et en particulier le très actif port de La Cotinière
A moins de 3000 tonnes de poissons débarqués, le port tourne à perte. En dessous de 2500 tonnes, on court à la fermeture. Sachant que l'outil de travail n'est payé qu'en proportion du poisson débarqué et non pas du poisson traité (qui lui existe mais ne compte pas !), l'avenir n'est pas joyeux. L'outil de travail, surdimensionné est en déficit chronique. La Communauté de Communes doit donc mettre la main à la poche, et du côté des professionnels on se demande ce qu'il faut sauver en priorité : le port, la pêche ou les pêcheurs ? Dilemme ! On avance une solution séduisante : créer un pôle de produits de la mer qui regrouperait, (sous un label d'excellence) les pêcheurs, les ostréiculteurs et les conchyliculteurs. Mais le temps presse : le maire de La Rochelle a donné comme objectif le débarquement de 5000 tonnes d'ici à deux ans. Sinon.....

Le 4 décembre 2009

CCI de Quimper Cornouaille : les ports de pêche plombent le budget. Les plans de sorties de flottes des 3 dernières années ont entraîné la perte de 52 bateaux ce qui provoque un manque à gagner. Le centre régional de ressources en développement durable et énergies renouvelables sera implanté zone de kerdroniou pour une ouverture programmée en décembre 2010. Coût du chantier : 4,25 millions d’euros. La CCI, qui soutient financièrement l’AG2R appelle à la mobilisation pour que l’évènement reste en Cornouaille.
Le Progrès de Cornouaille, édition du N° 3289, page 9 (Source : CCI Quimper)

Le 18 décembre 2009

Le Croisic : Criée - Une étude en forme d'espoir (Presse Océan)
Le Croisic. Étude à l'appui, le maire assure que le maintien de la criée est viable
Le devenir de la criée du Croisic n'est pas encore fixée, mais l'étude demandée par la Ville apporte des arguments pour son maintien.

L'avenir de la criée du Croisic se joue entre études et négociations. A la mairie, on assure que la criée est viable. La définition du mot criée a toute son importance. Quand vous regardez dans le dictionnaire, il est évoqué le débarquement et la vente. Les deux mots y sont ». Michèle Quellard, maire du Croisic, souhaite que la ville conserve sa criée.
Après l'annonce du désengagement de la Chambre de commerce et d'industrie, la mairie avait demandé une étude « sans parti pris, sans a priori », dixit Gérard Le Cam, 1er adjoint au Croisic.

Un bon point
Hier, l'étude commandée par la Ville a été présentée à huis clos aux élus et aux patrons pêcheurs avant le Conseil municipal. Selon Michèle Quellard, « l'analyse d'Arméris met en évidence la possibilité de parvenir à un équilibre de gestion de la structure ». Un bon point selon les élus. « Nous pensions que des économies d'échelle peuvent être dégagées pour faire fonctionner et rentabiliser l'équipement », insistent-ils indiquant qu'il « faudra certainement l'adapter à la flottille existante en 2009 et donc au tonnage débarqué ».... Suite Presse-Océan

Panier paysan

Pays de la Loire – Panier paysan : Les produits du terroir sont à portée de clic (Ouest France)
En direct des producteurs de la région, « lepanierpaysan.com » propose des légumes, viandes et laitages, « bio pour 95 % », précise David Sagot. Cinq cents produits sont référencés.
Né dans le Vaucluse en 2001, lepanierpaysan.com s'est, depuis, implanté dans les Pays de la Loire. Le système valorise les agriculteurs locaux. Les paniers sont livrés à domicile ou au travail.
Panier modulable
Poisson, volailles, épicerie, fruits et légumes de saison, viande, laitages : « Il peut y avoir jusqu'à une trentaine de produits différents dans le panier, et il est modifiable. On peut remplacer jusqu'à dix produits, ou ne faire qu'à la carte. Et pas d'abonnement ou de contrat : on commande quand et comme on veut. Ça laisse beaucoup de liberté. » Suite Ouest France

Le 22 décembre 2009

La Turballe / Le Croisic - Les criées en quête d'une bouée de sauvetage (Ouest France)
La criée de La Turballe vient de déclarer un déficit de 460 000 €. De quoi conforter l'hypothèse d'une gestion commune avec Le Croisic.
Plus question de gérer celle du Croisic. La chambre de commerce de Saint-Nazaire a rendu son tablier cet été. Au tour de La Turballe de jeter l'éponge. Le conseil général hérite du bébé.
Le contexte
Quotas, baisse des apports et crise économique qui rogne le pouvoir d'achat. Les criées sont partout à la peine. En juin, la chambre de commerce, gestionnaire de la criée du Croisic, a décidé de jeter l'éponge. Au tour de La Turballe.
L'annonce, vendredi d'un déficit de 460 000 € dans la gestion communale du port et de la criée de La Turballe, est tombée comme un pavé dans la mare. Le déficit n'est plus tenable. « Il faut savoir dire on arrête », plaide le maire René Leroux, devant le conseil municipal. La concession de 30 ans entre la commune et le conseil général devait prendre fin en 2013. Il demande d'anticiper au 31 décembre 2009.
Impossible de continuer
Au Croisic, l'adjoint au maire Gérard Le Cam découvre la situation de son voisin turballais et ne s'en réjouit pas. « Je n'ai pas à juger ce déficit. Tous les ports du littoral sont touchés. La pêche traverse une mauvaise passe. Nous allons tout tenter pour conserver notre criée. » ...

Le 30 décembre 2009

Criée d’Arcachon - La morosité reste tenace au port de pêche (Sud-Ouest)
Près de 400 tonnes de moins en apports de poissons à la criée arcachonnaise.
«Comment qualifier cette année 2009 ? D'extrêmement morose, et c'est un euphémisme. »
Yves Herszfeld, le directeur du port d'Arcachon ne se voile pas la face : « La chute est rude. Nous sommes passés de 18 millions d'euros en valeur en 2007 à 15 millions d'euros en 2008, et à 11 millions d'euros cette année... Quant aux apports, nous tournons cette année à 1 850 tonnes contre 2 200 tonnes l'an dernier. Soit près de 400 tonnes de moins... »
Moins de soles....

Achats à distance
Il faut donc remonter très loin pour retrouver une année aussi morose au port de pêche : « Nous allons essayer de maintenir les objectifs pour l'année prochaine, soit entre 10 et 11 millions de chiffre d'affaires. À mon sens, nous ne pourrons pas faire plus. » De noter que toute la filière pêche est en difficulté : « Un mareyeur a fermé ses portes. Or, autrefois, nous avions des listes d'attente pour occuper les cases de mareyage. Mais là, la liste est vide... » Un recul qui entraîne aussi des restrictions budgétaires pour la criée : « Pas ou peu d'investissement et une mutualisation du personnel entre la plaisance et la pêche », dit Yves Herzsfeld.

« Le seul investissement va consister en un système d'achat à distance, qui permettra à des mareyeurs d'autres ports d'acheter chez nous, en direct aux enchères, poursuit-il. De la même façon, les mareyeurs arcachonnais pourront acheter du poisson ailleurs, Boulogne, Saint-Jean-de-Luz... »
Le port d'Arcachon n'est pas le seul à être en recul cette année. Au titre de président de l'Association des directeurs de criée de France, Yves Herszfeld réunira ses collègues le 13 janvier afin de faire le point sur les criées de l'Hexagone : « Toutes sont dans le même cas : les ports affichent des résultats en très nette baisse, partout. »

15 janvier 2010

Quiberon. Dans les coulisses de la criée (Le Télégramme)
La criée de Quiberon a des horaires très variables (jour et nuit) en fonction des pêcheurs et des acheteurs. Elle est ouverte cinq à six jours sur sept, en fonction des saisons et des arrivées des bateaux. Anne Guillaumin-Gauthier en est la directrice. Elle explique le fonctionnement et présente son service: «Dans le cadre d'offres territoriales, nous proposons des produits de haut de gamme, en qualité et en fraîcheur, et depuis 2009, avec un label BQM (Bretagne qualité mer), nous maintenons la réputation des types de pêche côtière que nous essayons de revaloriser au maximum, pour le marché local, et qui présente beaucoup pour l'avenir».
Aux enchères sur Internet...

20 janvier 2010

Des associations pour le maintien d une pêche locale (dietimiam)
Le mois dernier, nous vous parlions des graves problèmes qu'engendre la pêche intensive du thon rouge. Aujourd'hui, peut être en espérant un avenir meilleur, nous vous présentons une initiative intéressante dans le domaine de la pêche : le maintien d'une activité de pêche artisanale est primordial tout comme l'est la production locale des fruits et légumes.
Bien sûr la vente directe aux consommateurs existe depuis longtemps sur certains ports. Mais aujourd'hui, cette méthode s'organise et se répand dans un certain nombre de ports français. C'est ainsi qu'il se développe des AMAP (associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) qui s'ouvrent à la pêche par des systèmes d’expédition réfrigérés. Comme pour les fruits et légumes, les poissons diffèrent selon les saisons.
Nous sommes donc ravis de vous présenter l'expansion de ces associations qui concilient le juste prix pour le consommateur et le pêcheur ainsi que le respect des océans. Par exemple, à Saint Rémy de Provence, une AMAP reçoit les produits de la pêche d'un pêcheur du Grau du Roi. Ces produits s'ajoutent au panier hebdomadaire des adhérents.
Voir le dossier de Dietimiam : Produits de la pêche

Le 20 février 2010

Criée de Brest. La vente par Internet ne fait pas que des heureux (Le Télégramme)
La vente à la criée de Brest est aujourd'hui ouverte sur Internet. Si les producteurs s'en félicitent, les acheteurs locaux font plutôt la grimace.
La criée a perdu sa voix depuis la mi-décembre! Brest était l'une des dernières à fonctionner à l'ancienne, avec des acheteurs locaux regroupés autour d'un crieur. La voix grave de Ronan Le Floc'h s'est tue, le charismatique directeur de criée a cessé de tenir en haleine ses acheteurs.

Prix plus justes
Les ventes se déroulent aujourd'hui dans un silence de cathédrale. La dizaine d'acheteurs présents bataille aujourd'hui devant un écran plat, aux côtés de confrères oeuvrant à distance, avec les mêmes informations défilant sur leur écran respectif. Si le folklore a pris un sérieux coup derrière les branchies, cette évolution devrait garantir aux marins-pêcheurs un prix et une certaine régularité des cours. Ce recours à Internet devrait permettre à Brest de se hisser enfin au niveau des autres criées bretonnes. «C'était rageant de voir que nous vendions moins cher qu'en Sud-Finistère un produit pêché du jour plutôt qu'à la semaine», observe l'ancien crieur. Les ventes aujourd'hui relayées par Internet vont permettre à d'autres acheteurs de se mêler aux enchères. «Très excentrée et générant un tonnage plutôt modeste, la criée de Brest n'intéressait pas les acheteurs éloignés», observe Yvon Troadec, patron du Saphir. Aujourd'hui, en un clic,….

La menace extérieure
Du côté des acheteurs, les avis sont largement plus mitigés. Certains se félicitent de ne plus avoir à se déplacer systématiquement. D'autres craignent une certaine inflation des prix. L'équilibre étant à trouver entre les locaux et les extérieurs, et même les acheteurs étrangers qui pourraient venir semer la zizanie dans une criée habituée à fonctionner en circuit fermé. Stéphane Jézéquel

Arcachon / Le Teich - La boîte de conserves fait plutôt recette (Sud-Ouest)
Le Brin d'océan cherche à séduire de nouveaux clients. La conserverie artisanale de Delphine Brin est en plein développement.
Dix-huit mois après son installation dans la zone artisanale de Sylvabelle, Delphine Brin est plutôt sereine ! C'est en 2008 qu'elle a démarré sa production de conserves, en lançant son entreprise, Le Brin d'océan. Elle avait constaté à l'époque l'absence de conserverie de poisson sur le Bassin...
À partir de poissons achetés à la criée d'Arcachon et de produits frais, l'entreprise, qui emploie aujourd'hui deux personnes, fabrique une gamme de 11 produits dans des conditionnements différents. De la soupe de poissons aux recettes à base de seiches et, sous peu, des rillettes !
Vente en ligne

Le 6 mars 2010

Criées de Dieppe et Fécamp : Apports et prix en ligne

Agde. Pêche : A la Criée du Grau, les travaux vont bon train (Midi Libre)
« Le calendrier est respecté. Nous sommes même en avance. » Président de la Criée aux poissons du Grau d'Agde, Christian Théron ne peut que se féliciter du bon déroulement des travaux qui chamboulent actuellement le site.
En 2009, près de 120 mètres de quais ont été réceptionnés. Une trentaine l'est en ce moment – ils vont permettre d'amarrer deux thoniers, NDLR – et les 180 mètres restant le seront en juin prochain. Soit 330 mètres de quais au total, pour un montant de 9 millions € (financés à 90 % par le Département et 10 % par la Ville d'Agde et l'Agglo).
Ces aménagements sont une aubaine pour les professionnels de la pêche. Sous peu, trois nouveaux chalutiers sont attendus au port, ce qui porterait les effectifs de la flotte rattachée à la Criée d'Agde à dix chalutiers, neuf métiers au large et une cinquantaine de petits métiers. « L'année dernière, les ventes en volume de la Criée d'Agde ont augmenté de 5,8 % (les ventes en valeur ont baissé dans un même temps, NDLR) contre une baisse moyenne en France de 9 % » , se satisfait le conseiller général, Sébastien Frey.....

A Port-de-Bouc, la Halle à marée manquait de pêcheurs (La Provence)
La Criée a fermé en décembre. Les pêcheurs restants ont "déménagé" à l'anse Aubran
Les locaux de la Halle à marée appartiennent à la ville de Port-de-Bouc. Pour l'heure, ils sont vides. La Halle à marée de Port-de-Bouc, située sur le port de pêche, a fermé en décembre dernier. "Non, non elle n'a pas fermé, rectifie René Giorgetti, premier adjoint de la Ville. Elle est juste déplacée." La faute à une réduction d'activité. La crise du gazole d'abord, les contraintes européennes en matière de quotas ensuite. Et la décision irrévocable pour nombre de pêcheurs de "déchirer" leurs bateaux contre subventions, sorte de "prime à la casse".....

8 mars 2010

Challans - Un magasin collectif pour les produits fermiers (Ouest France)
À la Coëtière, les producteurs locaux se sont associés pour vendre en commun légumes de saison, volailles ou porc. Une démarche originale pour aller au plus près du consommateur.
Réunir leurs produits pour les vendre dans un même lieu : c'est l'idée qu'ont eu Arlette Voisin, productrice de légumes de saison à Challans, et Pascal Bouchet, éleveur à la ferme de la Boutière à Nieul-le-Dolent….. Ils ont ouvert ce magasin collectif le 15 janvier à la Petite Coëtière et accueillent déjà deux autres producteurs de pommes et de sel de Noirmoutier. « L'idée était de se regrouper pour vendre sur place et en commun les produits de nos exploitations », expliquent les producteurs….
Les producteurs ont dans l'idée d'aller encore plus loin en offrant une gamme plus large de produits multiples. « Comme le lait, la viande bovine, le poisson. Les producteurs sont demandeurs. »

11 mars 2010

Le Croisic perd sa plaisance, maintient sa criée (Ouest France)
Le port de plaisance sera géré par une société d'économie mixte en même temps que la criée croisicaise et le port de La Turballe. Sans doute à partir du 1er janvier. De gauche à droite : Bernard Deniaud, vice-président du conseil général, Michèle Quellard, maire du Croisic, Philippe Grosvalet, vice-président du conseil général, et Gérard Le Cam, premier adjoint au maire du Croisic.
La réunion du conseil portuaire aurait pu être houleuse, elle fut fair-play : Le Croisic offre sa gestion du port de plaisance mais sauve l'essentiel !
A l'unanimité. Dans la salle du conseil municipal du Croisic, hier après-midi, les membres du conseil portuaire avaient à se prononcer sur le désengagement de la gestion municipale de son port de plaisance en faveur du conseil général. Ils ont voté positivement, et à l'unanimité. Ils avaient déjà bien évalué les enjeux.
La Turballe OK, Le Croisic tique. Le département souhaitait reprendre la gestion des deux ports de La Turballe et du Croisic, avec sa criée et son port de plaisance. La Turballe a refilé le bébé avec empressement. Mais Le Croisic ne désirait pas forcément céder la gestion du port de plaisance. Sauf à deux conditions : l'une, garder coûte que coûte la criée et son activité, tant en terme de point de débarquement que de point de vente. Et ce dernier point était loin d'être acquis.
Quitus de la ville. Or, les négociations en coulisse ont porté leur fruits, notamment une rencontre entre le président du département et la maire du Croisic : la gestion commune autour d'une Sem se fera et les deux criées maintiendront leurs activités. Le conseil général a cédé et obtenu en échange le quitus du Croisic pour son plan de sauvetage des deux ports, dont les criées sont largement déficitaires...

Le 4 mai 2010 : Paniers de la mer à La Rochelle

De la soupe de poisson au menu de l'insertion (Sud-Ouest)
Le Panier de la mer a déménagé de Chef-de-Baie à la Pallice en s'agrandissant. Il fait désormais partie d'une Fédération nationale. Inauguration et explications. Le Panier de la mer 17. Le chantier d'insertion emploie actuellement 12 personnes.
On en trouvera bientôt à Nantes, Cherbourg, Saint-Malo, Fécamp, à la Guadeloupe et au bord de la Méditerranée : les Paniers de la mer se multiplient sur le littoral français comme les giratoires à l'entrée des villes. Né à La Rochelle en 2001, le Panier de la Mer 17 s'inspirait d'une initiative du Port breton du Guilvinec. Jacques Luciani, infatigable président de la Banque alimentaire de Charente-Maritime, était alors la locomotive de cette création rochelaise. Il en reste le garant. L'objectif est triple : Offrir une opportunité d'insertion pour des chômeurs longue durée, donner accès aux plats de produits de la mer à des foyers qui n'ont pas les moyens, lutter contre le gaspillage du poisson détruit en masse pour réaliser de la farine animale.

De 80 à 450 mètres carrés
Le Panier de la mer 17 existe donc à La Rochelle depuis 2001. Il était hébergé jusqu'en janvier dernier dans les locaux du lycée aquacole à Chef-de-Baie. Mais il vient de prendre une nouvelle dimension en s'installant dans les anciens locaux de la Conserverie Guillou à la Pallice. Il passe ainsi d'une surface de 80 mètres carrés à 450 mètres carrés, ce qui lui permet d'afficher de toutes nouvelles ambitions. « Nous lançons une unité de production de soupe de poisson. Actuellement, le chantier d'insertion emploie 12 personnes mais nous devrons bientôt passer à 16, puis à 24 », annonce fièrement Julien Bernard, le directeur de cette entreprise pas vraiment comme les autres.

Les salariés du Panier de la mer 17 bénéficient d'un Contrat à durée déterminé de six mois renouvelable une fois. L'enjeu restant de permettre à des personnes en rupture de vie professionnelle depuis longtemps et juste bénéficiaires du Revenu de solidarité active de remettre le pied à l'étrier.

Le déménagement et l'installation du Panier de la mer dans l'enceinte du Port autonome auront coûté 623 9 548 euros à la collectivité (lire ci-contre).

« Nos produits trouvent leur débouché naturel auprès des associations comme la Banque alimentaire, les Secours populaire et catholique, la Croix-Rouge. Et pas seulement dans le département. Le Centre communal d'actions sociales de Poitiers nous a contactés pour fournir son épicerie sociale. J'ai même reçu une demande du président de la Banque alimentaire de Bourg-en-Bresse qui voudrait fournir des plats de poisson à ses bénéficiaires. Je lui ai répondu : quand il y en a pour l'Ain, il y en a pour tous », raconta Jacques Luciani, goguenard, lors de l'inauguration hier à la Pallice.

Brigitte Bourguignon y assistait. La présidente de la Fédération nationale des Paniers de la mer avait parcouru 800 kilomètres depuis Boulogne-sur-Mer, pour être présente. Elle raconta comment les expériences du Guilvinec et de La Rochelle ont fait des petits.

« La Rochelle a choisi le créneau de la soupe de poisson, d'autres comme Lorient s'orientent vers les plats cuisinés. Pour notre part, à Boulogne, nous avons pour volonté de faire labelliser notre formation ».

Le réseau des Paniers de la mer s'organise.

Le 6 mai 2010 : 1 an de vente à la table à Ciboure (64)

Ciboure (64) : la vente directe aux consommateurs, une pratique rentable (Sud-Ouest)
A Ciboure, trois bateaux vendent, depuis un an, le produit de leur pêche sans passer par un grossiste. Difficile d'évaluer la part que représente cette activité dans leur résultat, mais cela reste intéressant
Un an d'activité. Marina Alsugurren et Véronique Courtiau n'ont pas pensé à souffler de bougie et n'aiment pas que l'on parle d'anniversaire. La crise économique que traverse le monde de la pêche ne les encourage pas aux célébrations. Mais cela ne les empêche pas de conserver le moral. Bien au contraire. En jetant un œil dans le rétro, elles sont même plutôt fières de ce qu'elles ont accompli et ne regrettent pas du tout leur reconversion. Marina est la première à s'installer à côté de la criée de Ciboure pour vendre le produit de la pêche de son frère et de son père, du bateau « Kittara ». Elle venait d'obtenir son BTS dans le secteur commercial et ne trouvait pas d'emploi. En guise d'alternative à la situation difficile des pêcheurs, elle franchit le pas et devient salariée pour vendre directement à la table…..

Fidélité
Les bateaux « Agur » et « Alcatraz » la rejoignent pour vendre, mais ne restent pas longtemps. Elle attend le 6 mai, soit il y a un an jour pour jour, pour voir arriver Véronique Courtiau. Cette dernière quitte son travail pour vendre le poisson de son époux, du bateau « Ordaña ». « J'avais la volonté de m'installer », explique-t-elle.
Le bouche à oreille commence à produire son effet. En juin, un troisième bateau, le « Leuna », vend aussi à la table, avec Martine Larodé. Les trois s'entendent bien et sont complémentaires, comme le sont leurs activités pour leur famille de pêcheurs. Le pari était risqué dans une région pas du tout habituée à ce type de commerce, mais progressivement, les clients se fidélisent et trouvent leur compte dans cette vente directe. « On vend ce que nos pêcheurs ramènent de leur bateau et ne vendent pas à la criée », expliquent les nouvelles vendeuses.
« À trois, on a beaucoup de variétés de poissons, les clients sont contents, ça fait plaisir quand ils reviennent et reconnaissent la qualité du poisson. Ils nous demandent des conseils », constate Véronique Courtiau. « J'en ai qui m'appelle le matin à 7 h 30 pour savoir ce que j'ai à vendre, car tout dépend de la pêche », complète Marina Alsugurren…..

Le 11 mai 2010 :

Port d'Audierne (29). Au coeur de la criée de Poulgoazec [Video] (Le Télégramme)
C'est une criée réputée. Elle alimente entre autres des restaurants huppés ou encore le festival de Cannes, sur le point de démarrer. Les poissons et crustacés de Poulgoazec, à Plouhinec, au port d'Audierne, satisfont les professionnels.
Les acheteurs le confirmaient, ce lundi après-midi, au cours de la vente : "On trouve toujurs une bonne qualité, à la criée de Poulgoazec". La séance dure moins d'une heure. Un moment assez calme malgré la concurrence sur certains poissons de luxe, comme le bar. Un chariot muni d'un écran avance, piloté par le crieur. Les acheteurs appuient sur un bippeur pour se porter acquéreurs. Le personnel pose des étiquettes sur les pièces acquises ou tire les caisses dans les allées.
Mai, un mois fort….

Roscoff - Port de Bloscon. Visite matinale du préfet (Le Télégramme)
Le préfet a effectué une visite très matinale, hier, à la criée où, accompagné de Jean-Yves Chiaro, sous-préfet de Morlaix, il a été accueilli par Jacques Feunteuna, président de la CCI. La visite guidée par Guirec André, directeur de la criée, lui a permis d'apprécier l'efficience des installations qui ont été aménagées pour permettre la commercialisation des produits de la mer.
Une forte activité
Les espèces de qualité, comme la lotte, la raie, le grondin rouge, le bar ou les crustacés sont traitées dans les délais les plus brefs pour être expédiés sur les marchés de la région, Rungis, ou vers les pays étrangers. Il est à noter que le positionnement de Roscoff et l'outil de vente informatisée ont permis, l'an dernier, au marché de mieux résister à la crise que d'autres ports bretons. Cette activité cohabite avec les rotations des ferries (350 à l'année), et l'accueil de cargos, sur un espace relativement restreint comparativement à d'autres ports d'importance moyenne…..

Le 14 mai 2010 : Les huîtres Madec (Lannilis - 29) en un clic

Ze Blue Box. Les saveurs bretonnes en un clic à Paris (Le Télégramme)
En un clic, les Parisiens peuvent commander sur le net des produits frais du terroir, notamment bretons, et se les faire livrer en 24heures, à domicile ou dans un point-relais. Depuis quatre mois, l'équipe de Ze Blue Box met les petits plats dans les grands pour respecter ses engagements auprès des consommateurs de la capitale. Elle a sélectionné un réseau de fournisseurs locaux aux quatre coins du pays. La Bretagne y tient une belle place avec les huîtres de Prat-ar-Coum d'Alain Madec de Lannilis (29), les mini-légumes de Hotgame de Taulé(29) ou les recettes du chef…..
Le Clic : Ze Blue Box

Le 26 mai 2010

AMAP Poissons de Nantes : le nombre de 100 colis est atteint (Croqueurs de bio)
Il n'y a plus de place !!!! Il faut attendre la rentrée si vous souhaitez faire aprtie de l'AMAP poisson... Je vous tiendrai au courant. En attendant, voici un mail reçu sur le groupe de discussion du collectif AMAP44 :
Je fais suivre ce message encourageant de Nicolas Brin, patron-pêcheur à Arcachon, qui livre des AMAP de l'agglomération de Bordeaux.
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Objet : un an après notre entrée dans le système amap :

Bonjour,
Depuis notre entrée dans les amaps qui sont aux nombre de 9.Bruges (2 livraisons part mois), Blanquefort, Léognan, Villenave d'Ornon, Castelnau, Cussac, Lacanau, St Médard en Jalles, Mérignac. Ce qui fait environ 380 colis par mois. Malgré quelques intempéries et mauvaises pêches nous avons réussi à livrer chaque amap seulement en décalant deux livraisons sur toute l'année.
L'amap nous permet de vendre 50% de la pêche par ce système, Vanessa tient un banc de poisson 3 fois par semaine ce qui me fait 10% encore de vente directe. Je ne vends plus que 40% de ma pêche en criée. Je reste quand même obligée de passer par celle ci par rapport au tonnage pêché…..

Le 8 juin 2010

Lorient - Pêcheur et consommateur en ligne directe ! (Ouest France)
Les circuits-courts, comme L'Espar, ne sont pas toujours du goût des criées. C'est du poisson et des taxes en moins.
On appelle cela un circuit court. Mais l'ambition n'est pas de court-circuiter la filière traditionnelle, se défendent ses adhérents de L'Espar.
L'Espar ? C'est Lorient ensemble pour le soutien d'une pêche artisanale responsable. Son principe : créer un lien direct entre le pêcheur et le consommateur. Rien de politique dans tout cela mais une simple envie de consommateur de bousculer les habitudes, en achetant moins cher du poisson local, frais et entier. Adieu saumons et crevettes d'élevage premiers produits aquatiques à garnir les assiettes françaises, adieu les plats préparés ! Le pêcheur, aussi, y gagne en prix.
Une glacière par semaine
L'Espar est une association loi 1901, à but non lucratif. Elle est à la pêche ce que les Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) sont à l'agriculture paysanne. Créée il y a un peu plus d'un an, elle atteint aujourd'hui sa vitesse de croisière. « Une quarantaine d'adhérents », précisent deux porte-parole, Jean-François Daigremont et Patrick Loaec…..

Le 17 juin 2010

Pêche : les criées dans le rouge (Sud-Ouest)
Hausse du prix du carburant, apports en poissons qui diminuent... Les directeurs de criées de France sont plutôt moroses. Et c'est la filière dans son ensemble qui est inquiète.

Yves Herszfeld, président de l'association des directeurs de halles à marée est inquiet pour l'avenir de la filière pêche.
«On ne peut dire que les criées voient l'avenir en rose, dit Yves Herszfeld, président de l'association des directeurs de halles à marée et patron du port de pêche arcachonnais. Nous venons de tenir notre assemblée annuelle à Lorient et mes collègues sont pessimistes. Hausse du carburant, une nouvelle fois, raréfaction des apports, plan de sortie de flotte, vente directe, impossibilité d'augmenter les taxes de mareyage. Les indicateurs sont dans le rouge. »
L'inquiétude règne sur les quais de France : « Deux criées ont disparu en Manche, une dizaine est en déficit, d'autres ont du mal à se relever. La situation est inquiétante. »

« Vendre mieux »
La semaine prochaine, le 23 juin Yves Herszfeld est invité, pour la première fois, aux Assises de la Pêche à Paris. Ce rendez-vous annuel des dirigeants de la filière des Produits de la mer va permettre aux participants d'évoquer toutes ces difficultés de la pêche. Le directeur arcachonnais interviendra sur le thème « Commercialisation : quelles nouvelles relations producteurs/distributeurs/consommateurs ». « Nous sommes très contents d'être invités, nous avons des choses à dire. »
Quant à la criée arcachonnaise, « elle essaie de s'en sortir, comme les autres. Nous avons bloqué les investissements, réalisé pas mal d'économies. Car Arcachon n'a pas échappé aux sorties de flotte, cinq chalutiers en moins, donc des apports en baisse de 15 %. De plus, nous avions dernièrement trois chalutiers en réparation au même moment ! En compensation, fort heureusement, nous avons eu davantage d'apports de soles, bien vendues. D'ailleurs, la filière va tourner ainsi : vendre moins, mais mieux. »
La criée d'Arcachon pourrait-elle disparaître ? À cette question le sang de celui qui a traîné ses fonds de culotte, tout jeune, sur le port de pêche ne fait qu'un tour : « Pas question ! Nous ferons tout pour la maintenir. La seule chose, pour l'heure est l'expérience que nous menons au plan du mareyage sur des poissons non concurrents entre les Luziens et nous. Les mareyeurs Basques peuvent acheter à distance chez nous, de la sole par exemple, et ceux d'Arcachon font de même pour la sardine, l'anchois.

Signe d'optimisme enfin, « un pêcheur du Cap Ferret vient d'investir dans un nouveau fileyeur. Il faut donc croire à une relance ».

Le 23 juillet 2010 : Arcachon : Les pêcheurs peuvent vendre leur poisson cuit

La pêche s'invite à la fête (Sud-Ouest)

Sous réserve de l'autorisation du Conseil général ou des mairies, les pêcheurs peuvent cuire et vendre leurs produits lors des fêtes, au cours de l'été. Les restaurateurs n'apprécient guère.

Les pêcheurs peuvent vendre leur poisson cuit. Après les ostréiculteurs, les pêcheurs, serait-on tenté d'écrire. C'est un peu ça. De la même manière que les ostréiculteurs ont demandé et obtenu, pour la saison estivale, de proposer des bulots, bigorneaux et crevettes à la dégustation avec leurs huîtres, les pêcheurs ont demandé et obtenu de vendre leur poisson cuit au cours des fêtes.

« En avril, j'ai vendu mes mulets 0,10 € le kilo à la criée d'Arcachon, et mes coques, 0,80 € », explique Jean-Michel Labrousse, président du comité local des pêches, qui estime que la vente directe de leurs produits cuits va dans le sens d'une directive de Bruxelles sur la valorisation des produits.

Alain Argelas, président du tout nouveau syndicat des ventes directes, appuie bien évidemment la démarche : « Des poissons de qualité se sont retrouvés à la poubelle parce qu'ils n'ont pas trouvé acquéreur à la criée, autant le vendre nous-mêmes. C'est déjà autorisé dans nos cabanes. Les vendre aussi dans les fêtes, c'est très bien ».

Le 24 juillet 2010

Quiberon : Criée. Encore trois visites commentées cet été (Le Télégramme)

Ils avaient rendez-vous à 5h15 pour une visite guidée. Eh oui! Il faut être matinal pour découvrir le monde de la criée. Cédric Nicolas, l'animateur de l'office de tourisme, attendait le groupe de curieux sur le quai pour une petite page d'histoire, avant d'entrer dans les lieux. À Quiberon, la pêche est artisanale et côtière. C'est donc principalement du poisson noble que l'on trouve dans les bacs: bars, rougets, dorades... La sardine a été et reste une tradition quiberonnaise, mais elle est moins omniprésente et part principalement vers les conserveries. Cédric Nicolas rappelle qu'il y a eu jusqu'à quinze conserveries sur la presqu'île; il n'en reste que deux.

Sur le principe des enchères - Dans la criée, Anne Guillaumin-Gauthier, la directrice et unique femme en France à ce poste, explique les subtilités de la vente: «Il n'y a plus de crieur: le chef des ventes est sous le tableau. Les mareyeurs achètent sur le principe des enchères montantes, mais nous avons aussi des acheteurs par Internet». Une modernité qui a étonné les visiteurs, sceptiques que l'on puisse acheter du poisson sans même le voir. La directrice de la criée précise: «Nous avons le label Bretagne Qualité mer, nous travaillons avec Normapêche dans un souci constant de valorisation de nos produits. De plus, à Quiberon, nous sommes une des rares criées à être un centre de purification pour les crustacés. Nous pouvons apposer notre agrément sanitaire»….

Le 2 août 2010

Argelès/mer : Du poisson frais sur les étals des artisans pêcheurs (L’indépendant)

Eté comme hiver, les pêcheurs argelésiens ramènent leur pêche du jour sur le port et les clients se précipitent devant les étals. Le bon plan pour manger du poisson ultra frais à prix raisonnable.

Ils ne sont plus que trois pêcheurs à jeter leurs filets dans les eaux d'Argelès. Et seulement deux familles vivent à l'année de cette pêche locale. D'un côté George Jaume à bord du Quetzal II et de l'autre, la famille Lair et son bateau Cartouche. Et ce matin, les uns comme les autres savent déjà qu'ils ne feront pas fortune. "Quelques rougets, un barracuda, des rascasses, des sars, une poignée de poulpes... La pêche a été maigre", constate George devant son étal trop vide à son goût. C'est l'été, les vacanciers sont là, les barbecues et planxa n'attendent plus que les sardines et autres daurades à faire griller, mais les poissons ne semblent pas enclins à se faire prendre dans les mailles du filet. Ou plutôt dans les 4 kilomètres de filets posés chaque jour par Georges et son matelot Mickaël levés depuis 3 h du matin et relevés à l'aube….

Le 4 août 2010

Poissons et crustacés. Vente directe à «L'Eldorado du Pêcheur» (Le Télégramme)

C'est une nouveauté à Quiberon: ouvert depuis quelques jours, «L'Eldorado du Pêcheur», rue de Kervozes, à Port-Maria, est une poissonnerie pas tout à fait comme les autres. Mickaël Charuau, patron pêcheur, y propose de la vente directe de poissons et de crustacés, en arrivage direct du navire de pêche. «Nous assurons une vente en direct, sans glaçage, tous les jours de 8h30 à 12h30, selon le premier arrivage, et de 16h30 à 19h, après l'arrivée du bateau». En plus du grand choix de produits de la mer à l'étal, il propose également tourteaux, araignées de mer, homards et langoustes. Sébastien Ribler, ancien marin pêcheur et poissonnier, sera chargé d'accueillir la clientèle. Contact «L'Eldorado du Pêcheur», tél.06.17.65.71.12.

Site internet : Bienvenue à l’Eldorado du pêcheur

Nous vous donnons rendez-vous sur les marchés suivants :

  • Arradon : Mardi et vendredi matin de 8h00 à 12h15
  • Larmor Baden : Mercredi et dimanche matin de 8h00 à 12h15
  • Le Bono : Jeudi matin de 8h00 à 12h15
  • Plouharnel : Mercredi et samedi matin 8h00 à 12h00 »

Il est bon il est frais mon poisson !

Le 4 août 2010

Etaples : Q comme Qualité : les étals réputés pour la qualité de leur poisson (La Voix du Nord)

Les étals accueillent habitués et touristes chaque matin. De nombreux habitués et touristes visitent le port chaque jour, vrai lieu de découverte, les clients ne sachant pas ce qu'ils vont y trouver. « On reçoit du poisson frais tous les jours, qui arrive sur les quais de Boulogne, puisque les bateaux ne peuvent plus arriver à Etaples », explique une femme de marin, vendeuse. Et à des prix très compétitifs. La qualité du poisson reste très élevée grâce aux capacités de conservation optimisées : aujourd'hui, tous les bateaux possèdent un camion isotherme pour le transport vers Etaples. La chaîne du froid est donc bien respectée.

Sur chaque étal, on peut retrouver les familles et les femmes de pêcheurs qui, après 12 heures de pêche de nuit, viennent livrer leur marchandise sur le port. Beaucoup de clients mettent en avant le côté convivial de ces ventes, « En plus du poisson, on repart souvent avec un conseil de cuisson et des idées de recettes », souligne une fidèle cliente. Une autre, du Nord, en vacances au Touquet, relève le charme des étals, « Je viens tous les samedis matin à vélo au même étal et c'est devenu l'objet de ma balade, d'autant que Le Touquet est très encombré les jours de marché.

Le 11 août 2010

Pêche. Les produits de la mer des ports de Moëlan (Le Télégramme)

Avec ses trois ports, Merrien, Brigneau et Bélon, Moëlan a une vie maritime bien vivante. Les Moëlanais et les estivants, amoureux de ce petit coin de terre, apprécient la qualité et la fraîcheur des produits de la mer. Dubateau à l'assiette, il n'y a qu'un pas. Moëlan haut lieu de la pêche - Haut lieu de la filière pêche avec une flottille conséquente et de nombreuses conserveries au siècle passé, Moëlan a su garder, grâce à la ténacité d'une poignée de marins pêcheurs, une qualité de vie exceptionnelle qui passe par le contenu de l'assiette. Certes Merrien a perdu sa flottille professionnelle, mais deux ostréiculteurs y vendent toujours leur production. À Brigneau, deux marins pêcheurs y vendent le produit de leur pêche chaque jour. Du poisson de qualité et des crustacés pêchés le matin même. En effet, c'est à 3h que le matin, les marins pêcheurs embarquent et démarrent une longue journée. Au Bélon, leur retour au port s'échelonne globalement entre 11h et 17h. Le produit de leur pêche varie selon la saison, le temps, le type de pêche et le matériel utilisé. Le choix est varié: langoustines frétillantes, crabes, merluchons, merlans, lieus, lottes... promettent des repas de fête. Les horaires d'arrivée des bateaux sont généralement affichés au port. Une personne est toujours présente sur le quai, et peut renseigner sur le bateau attendu et la pêche pratiquée.

Le 13 août 2010

Quillan : Ces truites élevées dans les eaux limpides du Rébenty (L’Indépendant)

Depuis 2007, François Isambert exploite une ferme piscicole à La Fajolle, où il élève des truites et des ombles bio qu'il vend le mercredi au marché de Quillan. Pour le touriste de passage un jour de marché à Quillan, la scène a de quoi surprendre. Debout à l'arrière de son pick-up, un homme barbu s'agite, épuisette en main, puis d'un coup de matraque miniature, achève sans coup férir une série de poissons. Pour les Quillanais habitués de la place de la République en revanche, le barbu en question n'est pas un inconnu. Ici, on l'appelle François : c'est le pisciculteur de la vallée du Rébenty, celui qui vend des truites arc-en-ciel, faro, des ombles de Fontaine et des ombles Chevalier encore vivantes et toujours succulentes. "Tous les poissons sont bio, ils sont élevés dans les eaux du Rebenty et du Funt d'argent", prévient d'emblée François Isambert….. Pisciculture de La Fajolle, tél. 04 68 20 77 40.

www.pisciculturedelafajolle.com

Lorient : Sur le port, qui veut du thon à 6 € le kg ? (Ouest France)

C'était une première : une vente directe de germon était organisée, hier, par les pêcheurs. Belle affaire pour les gourmets, touristes et locaux, venus nombreux. Il est 7 h 45, à Lorient. La cité s'éveille à peine d'une nuit de fête interceltique. Sur les quais, les pêcheurs s'activent. La vente directe de thon blanc se fait traditionnellement dans d'autres ports bretons. Mais au port de pêche de Keroman, c'est une première. Des lève-tôt, impatients, lorgnent les étals et oublient déjà leur petit-déjeuner. Les thons, dans leurs robes grises, sont prêts à finir dans les assiettes... Une tonne sera vendue ce matin. Belle affaire ! Venue de Quéven, un commune voisine, Annie ouvre son panier pour arborer fièrement un thon de 5,5 kg, qu'elle vient juste de payer « 33 € ». Habituellement, les mareyeurs achètent aux pêcheurs le thon entier (souvent destiné aux conserveries) autour de 2 € le kilo. Là, pour les gourmands, le thon de chalut est à 4,50 € le kilo, et le thon de ligne, à 6 €. Dans la grande surface voisine du port, à Géant, il est vendu 14,90 € le kg. Trois fois plus cher !

« Coupez des fines tranches... » - Cette année, le thon blanc (ou germon, son autre nom) a été précoce :….

Le 18 août 2010 : Les consommateurs se rapprochent des pêcheurs.... Les criées cherchent à vendre à distance ?...

Un vent d'optimisme sur le quai de pêche (Sud-ouest)

Avec des apports de soles en très nette hausse, le port de pêche commence à revivre. La criée d'Arcachon vit un bel été, les apports de poissons, dont les soles, étant inespérés. «Quand tout va mieux, il faut le dire. » Yves Herszfeld, le directeur du port de pêche d'Arcachon sent comme un vent d'optimisme souffler sur les quais : « Nous avons de la chance, les apports de soles sont importants cet été. Les chalutiers pêchent également, nous croisons les doigts, mais tout va mieux. »

Un vrai bol d'air - Il faut dire que la criée arcachonnaise, à l'image des autres halles à marée françaises vient de vivre des mois plutôt noirs. Pour la première fois, Arcachon enregistrait un sérieux déficit, conséquence du départ de six chalutiers dans le cadre du plan de sortie de flotte. Chalutiers en moins, apports en moins…

Vente à distance - Quant à la campagne à la seiche qui a eu lieu, là aussi les apports sont en hausse : « De 100 tonnes en 2009 on est passé à 120 tonnes, ce qui est pas mal. » Même si ce léger mieux donne meilleur moral, mieux vaut ne pas s'endormir sur ses lauriers, d'autant plus que personne ne sait de quoi sera fait le dernier trimestre 2010. Aussi la criée arcachonnaise va-t-elle innover : « Nous allons tenter une expérience de vente à distance, explique Yves Herszfeld. Pas lus tard que jeudi, il allait "tâter le terrain" », du côté de Royan. Il s'agirait de permettre aux mareyeurs installés sur d'autres ports de la côte Saint-Jean-de-Luz, Royan, etc., de pouvoir acheter du poisson en criée d'Arcachon, et réciproquement. Soit un système de vente interconnecté. Les acheteurs agréés pourraient donc acheter sur des ports simultanément qu'ils soient physiquement présents dans l'une ou l'autre des criées, et cela dans de bonnes conditions de sécurité et de fiabilité. « C'est un grand projet, dit le directeur du port de pêche. Nous l'étudions attentivement. Si cela peut se faire, nous pourrions l'amorcer dès le 1er janvier prochain. »

Le 20 août 2010

Port de Saint-Jean : les pêcheurs engagés dans la vente à la table sommés de quitter les lieux (Journal du Pays-Basque)

«La semaine dernière, j'ai vendu du rouget à la criée pour seulement 8,60 euros. Normalement, ce poisson est autour de 20 euros, mais depuis quelque temps, son prix ne fait que baisser. On m'a dit que mes rougets étaient trop petits, qu'il en fallait des plus gros. Le problème, c'est que je suis ensuite allé au marché de Saint-Jean et que les mêmes poissons se trouvaient à l'étalage entre 21 et 28 euros le kilo...». L'homme à qui cette mésaventure est arrivée s'appelle Marc Dehez. Ancien matelot sur le thonier Txinistari, il s'est installé à son compte au port de Saint-Jean-de-Luz en avril dernier. Depuis, il expérimente avec dépit, sinon colère, le décalage entre cours à la criée et prix de vente final au consommateur.

«On veut nous éjecter» - Afin de joindre les deux bouts, il tente bien de s'insérer dans le système de «vente à la table», deux fois par semaine. Ce dispositif de commerce direct, mis en place par la coopérative Logicoop en février 2008, doit théoriquement garantir une marge plus décente au pêcheur, du fait de l'absence d'acheteur intermédiaire. Sauf que là encore, tout n'est pas si simple : «On veut nous éjecter du Port de Saint-Jean, s'insurge-t-il. Plusieurs de mes collègues ont reçu des recommandés du Conseil général, poussé par la CCI, visant à nous faire partir. Nous demandons juste à pouvoir vendre notre poisson à un prix correct. Par exemple,….

La vente directe de poisson en justice (Sud-Ouest)

La coopérative de pêcheurs organisant la vente sur table au port de Saint-Jean-de-Luz a reçu l'ordre de cesser cette activité. Elle est convoquée devant le juge le 27 août. Trois pêcheurs adhérents de Logicoop se relaient tous les matins sur les étals de la tente. En équilibre sur le bastingage du « Point-Barre », le bateau qu'il a racheté il y a quatre mois, Marc Dehez, 40 ans dont vingt-deux à naviguer, laisse parler son anxiété. « On est en plein été et c'est le moment de faire des rentrées d'argent, explique-t-il. Je pêche principalement du rouget, un poisson de saison. Je le vends à 16 euros le kilo sur le port, deux fois par semaine, et je suis obligé si je veux maintenir mon entreprise ! »

Pêche à la table : la version de La Basquaise (JPB)

Ouvert depuis maintenant plus de deux ans, le conflit concernant la vente à la table sur le Port de Saint-Jean-de-Luz n'est pas encore près de se refermer (lire notre édition de jeudi). Néanmoins soucieux de trouver une solution négociée, le maire Peyuco Duhart a entamé cette semaine une série de discussions avec les différentes parties, commençant par rencontrer Dominique Dirassar, président de la coopérative Logicoop, à l'origine du lancement du système.

Hier, Robert Sansebastian, directeur de La Basquaise, nous a assuré être favorable à la poursuite de ce tour de table municipal. En revanche, il a tenu à livrer sa version de la situation. Au sujet de la baisse des cours,….

Brest : À la criée, Internet a gonflé le prix du poisson (Ouest France)

De moins en moins d'acheteurs se déplacent à la criée. Quand ils le font, c'est avec une télécommande qu'ils enchérissent.

Le 15 décembre dernier, la criée de Brest arrêtait la vente à la voix. Internet a pris le relais. Un changement qui a permis une hausse du chiffre d'affaires…..

10 à 15 acheteurs en plus - Autre source de mécontentement pour les mareyeurs et les poissonniers : les prix, qui flambent depuis le début de l'année. « La lotte est passée de 4,80 € le kilo en moyenne à 5,70 €, le prix du squale a doublé, il n'y a guère que les gros bars qui ont un peu baissé », détaille Ronan Floc'h. C'était d'ailleurs l'objectif affiché de cette opération : fournir aux pêcheurs des tarifs plus intéressants. Pour le directeur de la criée, graphiques à l'appui, cette opération est un succès : « Le chiffre d'affaires a progressé de 10 % depuis le début de l'année par rapport à 2009. En gagnant de 10 à 15 acheteurs, la concurrence est plus forte et les prix montent. » Cette valeur doit toutefois être pondérée : dans le même temps, le prix moyen à la tonne, tous poissons confondus, a baissé. « On vend davantage de poissons bon marché comme le squale... Les effets de la crise sûrement ! », avance Ronan Floc'h.

Criée de Brest : depuis décembre dernier, la vente à la voix a été remplacée par Internet. Selon le directeur de la criée, ce changement a permis au chiffre d’affaires de progresser de 10 % depuis le début de l’année et de gagner des acheteurs. Néanmoins, le prix moyen à la tonne, tous poissons confondus, a baissé. Ouest-France, édition du Brest / CCI Quimper

Lesconil : la baisse d’activité de la filière pêche a mené à la fermeture de la criée en 2008. Depuis, la commune, le conseil général et la CCI de Quimper Cornouaille réfléchissent à une reconversion du site et à une mixité entre pêche et plaisance. Le Marin, édition du N° 3293, page 12 / CCI Quimper

Le 25 août 2010

Le Guilvinec : Pêche au thon. La vente directe a fait des heureux (Le Télégramme)

Samedi après-midi, l'Armement Bigouden accueillait le retour de deux de ses Bara «An Ty» et «Pemdez 2» qui rentraient de leur campagne de pêche au thon germon. Une belle campagne qui a ramené 55T de muscles iodés. 50T pêchés au chalut et cinq à la ligne entre le sud de Penmarc'h et le Sud Irlande, sur des fonds de 1.000m. Cette belle pêche était proposée en vente directe, par pièces entières. 6 EUR du kg le thon de ligne, 4EUR le thon de chalut, 2EUR le thon blessé: la proposition a fait des heureux pour une consommation en frais ou pour la conserve. Locaux et estivants ont, bien sûr, saisi l'occasion et se sont rendus sous la criée au vu des poissons présentés sur tables. Ceux qui n'ont pas été vendus, compte tenu du volume, sont repartis à Saint-Jean-de-Luz pour une vente aux enchères…..

Le 27 août 2010

Saint-Jean-de-Luz : la vente directe de poisson au tribunal (Sud-Ouest)

Le tribunal administratif à Pau examine un recours à l'encontre des membres de la coopérative Logicoop, qui organisent sur le port de Saint-Jean-de-Luz la vente directe de leurs pêches. Le tribunal administratif à Pau examine le recours du Conseil Général à l'encontre des membres de la coopérative Logicoop, qui organisent sur le port de Saint-Jean-de-Luz la vente directe de leurs pêches. La requête vise une occupation illégale du domaine public mais, comme le soulignait la juge qui rendra sa décision mardi, le fond politique de cette affaire la rend "très délicate".

Le 28 août 2010

Les pêcheurs en eaux agitées (Sud-Ouest)

Le tribunal administratif de Pau rendra mardi sa décision après la requête du Conseil général visant la vente directe par les pêcheurs de Logicoop sur le port de Saint-Jean-de-Luz. Dominique Dirassar, président de Logicoop, Mathilde Ubera, permanente de l'association et Nicolas Petit, avocat hier, avant d'entrer dans le tribunal administratif de Pau.

La vente directe de poissons sur les ports n'est pas un sujet tout frais : la législation en la matière remonte à l'ordonnance de Colbert datée de 1689. La question est toujours d'actualité si l'on en croit l'audience en référé qui se déroulait hier après-midi au tribunal administratif à Pau. Il s'agissait en fait d'une requête du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques visant les membres de la coopérative de Saint-Jean-de-Luz, Logicoop. Depuis plusieurs mois, ces derniers vendent leur poisson directement au sortir du bateau, alors que le règlement intérieur du port luzien stipule que la vente directe ne doit se pratiquer que sur le quai d'en face, à Ciboure. Le Conseil général, en vertu de son pouvoir de police sur le port, demande que soit déclarée illégale l'occupation du domaine public. Et voudrait que les pêcheurs de Logicoop rejoignent leurs collègues à Ciboure.

Réactions et broncas….

« Délicatesse du sujet » - « Nous en arrivons à ce stade car aucune négociation n'a été possible » a souligné l'avocat Mirande en constatant que le boycott du conseil portuaire par les pécheurs de Logicoop bloquaient tout vote et donc mettait au point mort la vie administrative du port. Ce boycott semble avoir précipité la requête en référé du Conseil général. Me Petit comprend mal comment ce type de procédure d'urgence a été choisi : « La situation perdure depuis 2009. Et aujourd'hui, on réclame une astreinte de 1 500 euros parce qu'on voudrait empêcher les travailleurs de travailler sur un quai qui est une zone de travail ! » On a aussi expliqué à la magistrate que des ventes directes existent partout en France et, plus près de chez nous, à Bayonne et à Capbreton, sans que cela ne crée de problème. « L'usage, pas plus que l'ordonnance très ancienne de Colbert, ne peut constituer un texte du point de vue du droit administratif » a conclu la magistrate en annonçant qu'elle allait étudier toutes les pièces et rendrait sa décision mardi « compte tenu de la délicatesse du sujet ».

Le 28 août 2010

Un nouveau Label pour les sels aromatisés : tout bio, tout beau (Agrisalon)

Bonne nouvelle pour les amateurs de bons produits et de naturalité ! Parmi les 3 sels fins aromatisés Le Guérandais, ceux aux herbes et aux légumes viennent d’obtenir le label AB (Agriculture Biologique). Des sels originaux, délicieux alliés de nos régals des beaux jours : ces sels fins Le Guérandais aromatisés aux herbes bio, aux légumes bio ou aux algues apporteront ce “petit quelque chose” indispensable à vos plats d’été : salades, smoothies salés, gaspachos, mais aussi viandes et poissons grillés… Goût, qualité et originalité, toutes les raisons sont là d’en faire des invités privilégiés sur nos tables !....

31 août 2010

Mardi 31 août, le tribunal administratif de Pau a rejeté la requête du Département visant la coopérative Logicoop et trois patrons pêcheurs qui vendent depuis plusieurs mois leurs poissons directement sur les quais du port de Saint-Jean-de-Luz. Le président de Logicoop de Ciboure, Dominique Dirassar, s'est montré tout à fait satisfait : "On l'espérait fortement, la voix des pêcheurs a été entendue", a-t-il déclaré. Cette structure marchande a été dressée par la coopérative Logicoop et opère sans l'aval du Conseil général, lequel dispose des pouvoirs de police sur le port. Les membres de la coopérative Logicop avaient été assignés par le Conseil général pour occupation illicite du domaine public. Le Conseil général exigeait l'interdiction de cette vente directe et une pénalité de 1500 euros par jour.

Les pêcheurs pourront donc continuer à pratiquer la vente directe sur le port de Saint-Jean-de-Luz.

Le 2 septembre 2010

Les pêcheurs ont gagné une victoire, pas la guerre (Sud-Ouest)

Les adhérents de la coopérative Logicoop peuvent continuer à vendre leur poisson directement au consommateur. Mais le problème de fond persiste. Le chapiteau est fermé. Pas de vente directe de poisson sur les quais de Saint-Jean-de-Luz, hier matin. Pourtant, la veille, le tribunal administratif de Pau avait donné raison aux adhérents de la coopérative Logicoop, accusée par le Conseil général de « vente illégale » côté Saint-Jean-de-Luz, alors qu'un site « officiel » existe déjà à Ciboure.

Le chapiteau est fermé, donc, mais pas pour des raisons judiciaires. « On n'a pas pu sortir à cause du vent au large », explique le capitaine du bateau « Point-Barre », Marc Dehez qui donne rendez-vous au consommateur aujourd'hui ou demain. Et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle pour la directrice de Logicoop, Mathilde Ubera. « Tout le monde est soulagé, mais il faut rester prudent. » Car le Conseil général a encore 15 jours pour faire appel de cette décision. Philippe Juzan, le président du Conseil portuaire, également élu au Département, n'a pas levé le voile sur les intentions du Conseil général dans cette affaire. Même s'il avoue qu'un nouvel épisode judiciaire pourrait encore mettre de l'huile sur le feu.

« C'est irrationnel » - En attendant, les quelques pêcheurs qui vendent leur marchandise en direct sur les quais de Saint-Jean-de-Luz sont soulagés. Tout comme les consommateurs, qui pourront acheter leur rouget sous le chapiteau dès aujourd'hui…..

Le 22 septembre 2010

Seine-Maritime. La criée de Fécamp en cessation de paiement (Le Télégramme)

La criée de Fécamp en Seine-Maritime s'est déclarée en cessation de paiement, hier, devant le tribunal de commerce du Havre, faute de pouvoir payer ses charges et ses fournisseurs. "Nous allons réaliser 50% de moins que notre prévisionnel en septembre après un - 70% en août et un - 10% en juillet", a indiqué le directeur, Alexis Maheut. Le tribunal de commerce a fixé à vendredi l'audience où doit se discuter l'avenir de cette criée qui emploie une douzaine de salariés et qui a traité en 2009 1.700 tonnes de poissons et crustacés (hareng, maquereau, cabillaud, saint-jacques...). Cette criée, qui était en difficulté depuis plusieurs mois, avait cessé provisoirement ses activités entre février et juin. Elle avait repris ensuite grâce à des aides des collectivités locales et de l'Etat qui n'ont pas suffi à faire revenir les pêcheurs….

Fécamp. Réaction de Bruno Le Maire au sujet des problèmes de la criée (Paris Normandie)

Dans un communiqué transmis hier à notre rédaction, Bruno Le Maire, ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, « prend acte de la décision prise le jeudi 16 septembre par le conseil d'administration de la coopérative des marins-pêcheurs de Fécamp de se déclarer en cessation de paiement devant le tribunal de commerce du Havre alors que les résultats de l'audit de restructuration demandé par le préfet de Haute-Normandie le 1er février 2010 doivent être connus d'ici la fin du mois.

A mon initiative, un plan de sauvetage et de restructuration de la criée de Fécamp avait été mis en œuvre pour faire face aux graves difficultés financières qu'elle rencontrait depuis fin 2009. Grâce à l'intervention du médiateur national du crédit et de la médiatrice nommée par l'Etat, ce plan, associant la Banque populaire, les collectivités territoriales et l'Etat, a permis le redémarrage de l'activité de la criée en juin 2010. La coopérative maritime de Fécamp rend des services d'intérêt général indispensables aux marins-pêcheurs et la saison de pêche de la coquille Saint-Jacques doit démarrer prochainement. Je souhaite donc que toutes les pistes soient étudiées afin de préserver l'activité de pêche et les emplois sur le littoral. »

Le 1 octobre 2010

Concarneau : La criée attend son plan de réaménagement (Ouest France)

La grande salle des marchés : elle n'a servi qu'une petite année dès son ouverture en 1993. Et depuis plus rien... Tout y est à l'état neuf, des 88 sièges à la centaine de box. La grande salle plénière, vide également. Elle sert de temps à autre pour des réunions portuaires. Le « couloir de la mort » comme l'appellent ses utilisateurs. Une porte sur quatre abrite un bureau en activité. Les autres ne sont que fantômes.

Les bâtiments font l'objet d'une étude. Youenn L'Helgouac'h nous a fait visiter ce grand palais aux étages bien vides...

Reportage : En mai 2009, le conseil général votait un financement de 60 000 € pour une étude visant à revoir l'organisation des espaces portuaires... Quelques mois plus tôt, (septembre 2008), le président de la chambre de commerce considérait qu'« il y a beaucoup trop d'espace perdu sur le port ». Pour Jean-François Garrec, il suffisait, pour s'en rendre compte, de faire le tour des bâtiments. C'est chose faite depuis lundi. Youenn L'Helgouac'h, secrétaire général de la CGT des marins est l'un des occupants de cet étrange palais. Il nous sert de guide.

Le couloir de la mort….

Après une demi-heure de porte à porte, retour au point de départ, pour découvrir le joyau de ce palais vide : la salle des marchés. Un amphithéâtre de 88 places, tout neuf ou presque : « Construit en 1993, il n'a servi qu'une année. Et depuis, il est resté comme ça. Intact. Comme un sanctuaire. Y'a pas un brin de poussière. Tous les postes ont leur chaise neuve. C'est précâblé. Y'a pu qu'à brancher... mais non, on y fait rien... C'est un peu du gâchis ! »

« Nous allons lancer un appel d'offres pour la réhabilitation des bâtiments du quai est » lançait donc en 2008 le président de la CCI. Il ne reste plus qu'à en attendre les conclusions.

Le 5 octobre 2010 : quelques passages de ce très long article sur logicoop

Le conseil général veut noyer le poisson de qualité (Pays Basque infos)

Alors que se calme la tempête judiciaire engagée depuis quelques années contre les paysans basques, le vent est toujours très violent sur le port de St-Jean-de-Luz-Ciboure. Les petits pêcheurs qui travaillent pourtant dans la philosophie devenue victorieuse de Laborantza Ganbara sont la cible permanente des pouvoirs publics. La vente directe sera à nouveau au menu de la justice prochainement.

Au Pays Basque, bien des parallèles peuvent être faits entre le monde de la pêche et celui de l'agriculture, tant sur la conjoncture et la situation fragile de ses acteurs que sur les réactions de ces derniers face à des modèles destructeurs. Ces derniers temps, les pêcheurs luziens et cibouriens défendeurs de modes de pêche respectueux (ligne, petits filets) et la coopérative Logicoop qui les réunit, sont volontiers montrés comme une minorité radicale voire provocatrice, responsable du climat délétère qui règne sur le port…..

"Question de survie" - Ceux qui ont pu résister à ces ravages ne sont pas pour autant dans des situations confortables. Les petits pêcheurs qui vendent leur poisson à la criée de Ciboure - doivent faire face à des prix très bas, marché mondial oblige, qui ne leur permettent pas de vivre décemment.

Depuis plusieurs années, Logicoop tente de convaincre la CCI de mettre en place une vente directe de poisson sur le port. Alors que l'ordonnance de Colbert de 1681 rend cette pratique légale sur tous les ports de l'hexagone, y compris à Capbreton qui dépend comme Ciboure du quartier maritime de Bayonne, un arrêté préfectoral l'interdit sur le quai de St-Jean-de-Luz-Ciboure. Début 2009, les pêcheurs de Logicoop ont décidé de passer outre, une « question de survie »…..

Fin août, c'était au tour du Conseil Général, propriétaire du port, d'attaquer Logicoop et les siens, ledit chapiteau étant considéré comme une entrave à la circulation publique. Le juge des référés n'a pas suivi. Mais le jugement était sur la forme. Le Conseil général a fait savoir qu'il va engager une nouvelle procédure sur le fond dans les prochains jours. Il avance aussi que des actions vont être menées pour aider la pêche locale : audit sur la commercialisation des produits locaux, structuration de la filière transformation, investissements sur les équipements du port. Bref, une réflexion qui pourrait bien aboutir à ce que Logicoop répète depuis des années.

Logicoop dérange bien plus par sa philosophie que par le volume de poisson qu'elle permet de vendre en direct, celui-ci étant bien loin de pouvoir être une dangereuse concurrence pour la criée. Néanmoins la criée va mal, c'est une réalité. Les tonnages débarqués à Ciboure ne vont pas en augmentant et le fonctionnement de la structure est fragilisé. Mais la chasse aux sorcières contre les petits pêcheurs a l'avantage de masquer les vraies responsabilités…..

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Le 30 octobre 2010

Lorient : Côté mer. Le P'tit Jul II fournisseur de L'Espar (Le Télégramme)

Le chalutier P'tit Jul II est le fournisseur de L'Espar (Lorient ensemble pour lesoutien d'une pêche artisanale responsable), association lorientaise qui vend en direct poisson frais et crustacés à ses abonnés. Satisfait de sa pêche de la veille, Thierry Flahat, patron du chalutier P'tit Jul II, lorsqu'il a accosté vendredi vers 2h, au pan coupé. «La langoustine a bien travaillé aujourd'hui, c'est rare à cette époque». Avec environ 300kg de demoiselles, il estimait avoir fait une bonne pêche. «Mais en ce moment, même si les apports ne sont pas énormes, les prix restent bas». La faute à qui? À un marché morose. «C'est les grèves», selon lui. «Dans ces périodes, les gens n'ont ni la tête, ni le coeur à acheter». Un autre aspect de ces grèves l'inquiétait: le blocage des raffineries. «Ce n'est pas tant pour nous, car si les camions ne peuvent plus rouler, on pourra rester à quai. Sans camions, pas de livraisons et la pêche ne se vendra pas». Le P'tit Jul II et son jeune équipage n'en sont pas moins repartis en mer, écartant de leurs pensées cette pessimiste éventualité. En dehors de la criée, le bateau est désormais également le fournisseur de L'Espar (Lorient ensemble pour le pour le soutien d'une pêche artisanale responsable), association lorientaise qui vend en direct poisson frais et crustacés à ses abonnés.

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Le 2 novembre 2010

Lorient : Samy vend sa pêche sur les quais de Sainte-Catherine (Ouest France)

Trois questions à... Samy Elouadi, pêcheur indépendant à Locmiquélic.

Comment vendez-vous votre pêche ? Je fais d'abord une vente en direct sur les quais de Sainte-Catherine en fin de matinée. Le reste de la pêche part à Keroman pour la criée où l'ordre de passage n'est plus respecté. Avant, c'était la langoustine vivante en premier, ensuite les poissons nobles, puis les petits pêcheurs et les chalutiers. Maintenant, ce sont d'abord les bateaux extérieurs avec un gros tonnage. Petit pêcheur, je viens avec 20 kg. Le port n'est pas intéressé, parce qu'il prend un pourcentage. Cela dépend donc des arrivages. Au final, certaines espèces, comme le maquereau, sont vendues à un prix dérisoire, 18 cts pendant l'été, et revendues en poissonnerie ou grande surface entre 5 et 7 € le kilo. En ce moment, le maquereau est à 1,20 €, ce qui est bien.

La concurrence avec les plus gros bateaux s'exerce-t-elle à d'autres niveaux ?

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Le 4 décembre 2010

Consommation : Une Amap poissons lancée à Lunel (Midi Libre)

Un vendredi soir, sur le parking de la halle intercommunale des sports. A deux pas de la piscine Aqualuna. Il fait froid, il fait nuit. Peu importe. Quelques personnes pressées se succèdent devant le coffre d'une camionnette. Il s'agit de la camionnette de Yanis El Yousfi, pêcheur au Grau-du-Roi. Il livre aux Lunellois inscrits à l'Amap (Association pour le maintien de l'agriculture paysanne) des barquettes de poissons qu'il a sorti des eaux la nuit précédente.

Béatrice récupère son colis. A l'intérieur : « du loup, des petits rougets et des jols », explique un jeune matelos. Soit environ trois kilos de poissons tenu au frais avec de la glace. « Vous l'avez pêché où ? », demande un adhérent. « En plein dans le golfe d'Aigues-Mortes », répond le matelot. Cette Amap vient tout juste d'être lancée à Lunel, grâce à l'intervention de l'association Croquelune qui milite pour ce genre de rapports directs entre le consommateur et le producteur, cette fois un pêcheur…..

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Arrivage d’huîtres et de coquilles Saint-Jacques (AMAP de Plaisir (78))

Chers gourmets,

Un panier même bio, ça fait pas tout d’un bon repas ! Nous vous proposons de commander des coquilles Saint-Jacques au prix de 5 euros le kilo (5 à 7 coquilles au kilo)

Si vous êtes intéressés par cette commande groupée, inscrivez-vous lors de la distribution le 9 décembre au plus tard. Voici quelques informations données par le marin pêcheur qui viendra nous livrer :

« Bonjour,….

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Le 11 décembre 2010 : Quiberon : Criée petite, mais utile...

Quiberon : Pêche côtière. La criée affiche une bonne année (Le Télégramme)

À Quiberon, la pêche en général, et plus particulièrement la pêche côtière, occupe une place de choix dans l'économie de locale. La pêche côtière, valorisant le poisson et ses origines, est un moyen de fiabiliser et d'augmenter le nombre d'acheteurs. L'année est presque terminée et Anne Guillaumin Gauthier, directrice de la criée, présente un premier bilan. 130 bateaux ont débarqué et vendu leur pêche sous criée pour un chiffre d'affaires d'environ 5millions d'euros.

La sardine a la cote - Selon la directrice, c'est la sardine qui a été la plus pêchée cette année, avec 600 tonnes environ. Les crustacés, crabes et araignées ont baissé, avec 15% en moins. Au 1er décembre, sur 2.000 tonnes de marchandises débarquées, 1.500 tonnes ont été vendues sous criée, 250 tonnes transférées à Lorient. La criée compte 40 acheteurs, dont la moitié commande par Internet. Anne Guillaumin Gauthier constate: «Le bar de ligne est en baisse avec 85 tonnes en 2009. À ce jour nous arrivons à 60 tonnes. Par contre la pêche au congre est très demandée par les conserveries, d'un prix moyen de 1,50 €. La seiche a été en forte progression, 30% en plus de même que la dorade grise ou grisée, 20%». Ave 25 tonnes de rougets et 25tonnes de dorades royales pêchées, «cette année a été bonne». Même constat pour le maquereau avec 15 tonnes de plus, et l'éperlan qui est passé de 20 à 40 tonnes.

S'adapter à la demande - Une différence qui peut paraître impressionnante, mais qu'Anne Guillaumin Gauthier explique ainsi: «C'est simple, les professionnels se dirigent vers certaines sortes de poissons selon la demande et s'adaptent. Depuis dix ans environ, il n'y a pratiquement plus de retrait (poissons et crustacés invendus, NDLR) et pour le peu qu'il y ait, une partie part vers la Banque alimentaire». La criée a encore de beaux jours devant elle. «Je vois un avenir serein pour la criée». Dix personnes travaillent à la criée, «une équipe très fiable, au service des pêcheurs», termine la directrice.

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15 décembre 2010

Paimpol : Mer. Les femmes ont une sacrée pêche ! (Le Télégramme)

À Paimpol, il y a une rue de la Vieille-Poissonnerie. Mais c'est dans la rue Saint-Vincent que se vend le poisson. À la barre des étals, des femmes.

On dit «jurer comme un charretier». On dit aussi «parler comme une poissonnière». Dans la rue Saint-Vincent, tous les mardis matin depuis des décennies, les femmes sont bel et bien présentes. Et l'ambiance est souvent à la fête même si le métier est pénible. Les articulations deviennent vite douloureuses quand elles ne sont pas «bouffées» par l'arthrose. «Quand il n'y a pas de pluie, il y a du vent, ou le contraire!», confie Jacqueline. Et pourtant, cette rue et ce métier, faut pas les lui conter!

Des fous rires et des coups de gueules «Dans ma famille, on est dans la pêche depuis cinq générations. Je venais déjà sur le marché avec ma mère». Maintenant, elle vend le produit de la pêche de son mari, patron de l'Horizon. Leur fils y est aussi embarqué. Quand elle évoque le métier, Jacqueline bénit la coquille. «Heureusement qu'elle est là! Mais sur mon étal, j'ai aussi du poisson de ligne, comme dans le temps». Car chacune a sa spécialité, sa clientèle fidèle, ses habitués, ses coups degueule, ses sentiments sur l'avenir. Marie-Hélène, petite-fille et arrière-petite-fille de marin de Loguivy, achète en criée et revend. «J'ai commencé dans les halles, avec ma mère, à 16 ans. Le marché est difficile car les grandes surfaces sont venues faire beaucoup de concurrence». Martine, elle, est salariée, depuis pas loin de dix-huitans. En plein dans les commandes de Noël, elle évoque l'évolution de la clientèle. «Il y a pas mal de jeunes, c'est bien; ça évolue». Dominique, 53 ans, est elle aussi revendeuse, comme Marie-Hélène, après avoir été femme de pêcheur. «Je suis dans ce métier depuis trente ans. Il y a trop de concurrence aujourd'hui et elle ne vient pas que des grandes surfaces. Dans la rue aussi, il y en a.Tout n'est pas toujours vendu à sa vraie valeur. Le respect se perd!». Malgré tout, Dominique trouve que l'ambiance est bonne. «On rigole bien, on se fait des apéros entre nous, des repas, même s'il y a des mots de temps en temps. La clientèle est sympa. Elle préfère venir ici qu'en grande surface. Au moins, quand on achète dans la rue, on n'est pas anonyme!».

Relève assurée - Sylvie, la brune, vend elle aussi la pêche de son mari. Mais aussi celle de son neveu. Elle est de la famille Riou, de Loguivy. «L'ambiance est bonne, les gens sont gentils et fidèles. Le marché est quand même en déclin même si on a l'été. Les touristes adorent la rue. Ils prennent parfois les étals en photos. Et on peut donner des conseils de cuissons, des recettes». L'autre Sylvie, la rousse, vend le poisson du Rakaz. Son mari en est le maître à bord mais Sylvie a une autre corde à son arc. Elle fait des tournées, sur Kerfot, Pléhédel et Pludual. Elle parle des revendeuses. «C'est vrai que nos prix ne sont pas toujours les mêmes. Il faut que tout le monde gagne sa croûte et du coup, on essaie quand même de s'aligner». Toutes ces femmes assurent depuis longtemps. Vingt ans. Trente ans et plus parfois. Mais la relève est assurée. La plus jeune de la bande est Manu. Elle a pris la place de Michelle Caous. Son mari, sur la Petite Folie, est jeune patron lui aussi. «J'aime bien être là. Je le fais depuis deux ans et ça se passe bien». Les vacances de Noël seront fournies pour toutes ces femmes, qui sont aussi des mamans. Mais janvier leur permettra de souffler. «Quand la coquille s'arrête, nous aussi!». Ce sera bien mérité !

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Le 3 janvier 2010

Pessac - L'agriculture paysanne séduit le consom'acteur (Sud-Ouest)

L'Association pour le maintien de l'agriculture paysanne (Amap) Pêche de vigne, créée en septembre 2008, a démarré avec une demande de 25 paniers, garnis par un agriculteur bio. Aujourd'hui, elle compte 46 adhérents et les futurs amapiens doivent s'inscrire sur une liste d'attente pour bénéficier de ses services très prisés, également en fromage, œufs et poulets dont les ventes en retour garantissent un revenu correct aux producteurs….

Visites aux producteurs - Le succès est tel que de nouveaux contrats à l'occasion de ces fêtes de fin d'année ont été mis en place avec des producteurs : huîtres du Cap-Ferret, miel et pain d'épices spécial canapés pour accompagner le foie gras, lui-même proposé aux côtés de chapons fins et des magrets. Mieux encore pour le premier semestre 2011, il sera possible de s'approvisionner durant six mois en poisson frais livré par un pêcheur du bassin d'Arcachon (janvier à juin)….

Mais ce n'est pas tout. Sont aussi organisées des sorties bio avec visite aux producteurs, des soirées cinéma à thèmes, des rencontres entre amapiens. Des recettes simples (soupes, tartes, cakes, légumes) sont proposées par les producteurs sur le site Internet de l'association : http://pechedevigne.free.fr/

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Le 10 Janvier 2011

Lorient (56). Port de pêche: la criée du futur ouvre en mai (Le Télégramme)

Entièrement refaite et modernisée, la criée 4 du port de pêche, désaffectée depuis des années, doit être livrée en mai. Toute la chaîne de tri sera modernisée. Une partie sera automatisée.

C'est le gros chantier du port de pêche, pour l'année 2011. Toute une partie du bâtiment où se trouve déjà la criée 3, adossée à la gare à marée, était désaffectée depuis des années. La criée 4, située tout au bout du port, côté aire de réparation navale, a servi d'abri aux pêcheurs pour ramender leur filet, avant d'être totalement condamnée. Trop dangereuse.

«On a parfois refusé du poisson»

Le syndicat mixte de Keroman, chargé des investissements portuaires a entrepris de la rénover. Les travaux ont commencé au printemps 2010. Si tout va bien ils s'achèveront en mai. Yves Guiriec, directeur de la Compagnie d'exploitation du Port (CEP), gestionnaire du port de pêche, attend avec impatience ce nouvel outil pour moderniser le tri et la mise en marché du poisson. Montant de l'investissement: 4,5M€. «80% du poisson que nous traitons arrivent par camion à la gare à marée», explique Yves Guiriec. Actuellement, il y a beaucoup de roulage avec les chariots élévateurs jusqu'à la criée 2 où le poisson est trié. On est à l'étroit. Tout passe par la criée nº2. On a parfois refusé du poisson, car on n'avait pas la place pour le traiter. Il nous faut aussi assurer dans de meilleures conditions le maintien de la chaîne du froid». Tout le poisson qui arrivera par camion sera acheminé directement sous le bâtiment de 2.000m², maintenu sous froid dirigé entre 0 et 4ºC….

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Le 21 janvier 2011

Saint-Herblain : Les premiers poissons d'Yeu débarquent (Ouest France)

Les premières livraisons de poisson vont commencer. Ce sera jeudi 20 janvier pour l'AMAP du Tillay.

Fin 2009, plusieurs pêcheurs de l'île d'Yeu, dans leur recherche de nouveaux débouchés de pêche et pour lutter contre la stagnation de leur revenu, ont pris contact avec les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne de la région. Le système AMAP consiste à supprimer les intermédiaires entre le producteur et le consommateur ; en retour l'« amapien » s'abonne à un « panier » fourni périodiquement. « Ces pêcheurs s'engagent en faveur d'une pêche respectueuse de l'homme et de son environnement », commente Hélène Cuvigny, présidente de l'AMAP du Tillay. « Pour nous, il s'agit aussi de préserver la pêche traditionnelle de proximité. Pas de pêche locale sans pêcheur local ! »

Pour ces livraisons, les AMAP de l'agglomération se sont regroupées en sept sites. Celui du Tillay rassemble aussi les « amapiens » du Petit Breton à Nantes, du Bourg et de Couëron. « Les livraisons auront lieu une fois par mois le jeudi de 19 h à 20 h, au cul du camion frigorifique, sur le parking du CSC du Tillay. Le contrat est de six mois pour un colis mensuel de 2,5 à 3,5 kg, au prix de 31,50 € chacun. Nous sommes au complet pour ces six premiers mois », explique Patrick Moreau, secrétaire de l'association.

Soles majoritairement au premier trimestre, rougets au second, mais aussi merlus, lieux et merlans... Voilà l'ordinaire de l'amapien. « la pêche se fait au filet droit, à la palangre (lignes de fonds avec hameçons), et au casier qui sont des méthodes de pêche sélective contrairement à la pêche au chalut. Les embarcations sont petites et 44 % de la pêche se fait sur des sorties inférieures à 24 heures. » Après un bilan et un arrêt pendant les mois d'été, de nouveaux contrats seront lancés en septembre. Petit détail, le bateau qui approvisionne le Tillay s'appelle le « Bad Boy ».

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Le 16 février 2011

Moëlan-sur-Mer (Port du Bélon). Le «Prends courage» au port du Bélon (Le Télégramme)

Jeune patron pêcheur, seul à bord du «Prends courage», Ludovic Pilorgé s'est installé en 2001. Chaque jour, il débarque le produit de sa pêche au port du Bélon, à Moëlan-sur-Mer. C'est son père qui se charge de la vente, tous les matins, du mardi au samedi à «Rungis», au bourg de Moëlan. Ludovic Pilorgé officiait auparavant sur «Le Petit Romuald» au port de Doëlan (Clohars-Carnoët) surnommé «Port Garrec» depuis les aventures d'un médecin à la télévision.

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Le 27 février 2011

Arcachon : Yves Herszfeld, méritant (Sud Ouest)

Le directeur de la criée sera fait chevalier du Mérite maritime par le ministre de la Pêche Bruno Le Maire, demain au Salon de l'agriculture de Paris.

«Je suis fier. Non pas pour moi, mais pour ce que cette médaille maritime représente, à la fois pour le port de pêche d'Arcachon et tous ceux qui travaillent avec moi, mais aussi pour tous les directeurs de criées. La profession est reconnue, et c'est tant mieux. »

Yves Herszfeld, dit Fanou, sera décoré dans l'ordre de chevalier du Mérite maritime le jeudi 24 février au sein du Salon de l'agriculture de Paris par le ministre de la Pêche lui-même, Bruno Le Maire. Une distinction appuyée à la fois par Eugène Cœuret, élu de la ville et président de la Société nationale de sauvetage en mer d'Arcachon, mais aussi par le président du Conseil national de la pêche, l'armateur Hervé Jeantet.

À la criée depuis… 1973 - Que de chemin parcouru par celui qui a commencé comme balayeur sur le quai du port de pêche ! Trente-huit ans après, le voilà certes directeur du port de pêche d'Arcachon, mais aussi président de l'Association nationale des directeurs de halles à marée de France, à l'âge de 54 ans…

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Le 4 mai 2011 : Tout s'arrange à Saint-Jean-de-Luz et au Croisic

Saint-Jean-de-Luz / Ciboure L'heure des travaux a bientôt sonné sur le port (Sud Ouest)

Ancienne criée de Saint-Jean-de-Luz, vente à la table à Ciboure, aile des Récollets : les projets annoncés depuis longtemps vont voir le jour.

Depuis le temps, on a fini par croire que certains projets avaient été enfouis au fond du port de pêche. Que nenni ! La Chambre de commerce et de l'industrie (CCI), concessionnaire du port de Saint-Jean-de-Luz pour le compte du Conseil général, a accepté de présenter les chantiers qui vont débuter dans quelques mois sur les quais, des deux côtés de la Nivelle.

Georges Strullu, le nouvel élu chargé des affaires portuaires à la CCI, pilote de l'Adour dans le civil, résume la philosophie du gestionnaire du port de pêche ainsi : « Nous ne sommes pas là pour gérer les conflits mais pour rapprocher tous les acteurs de la filière. Je sais qu'il y a une grosse attente des pêcheurs, mais nous aussi nous avons des ambitions. »

1 De vrais locaux pour la vente à la table

Inutile de rappeler le conflit qui a suivi l'installation de deux points de « vente à la table », un côté Saint-Jean-de-Luz, et un autre côté Ciboure. Car pour la CCI, seul le second est légitime réglementairement. Elle va répondre à la demande des professionnels qui vendent leurs produits directement aux consommateurs, en face de l'actuelle criée, et qui souhaitent bénéficier de locaux en dur pour le faire. Un permis de construire a été déposé à la mairie de Ciboure. Et les esquisses ont été approuvées par l'architecte des Bâtiments de France (ABF).

Le bâtiment, qui fera 18 mètres de long, pourra accueillir 7 tables de vente. « La structure sera démontable en cas de besoin, précise Georges Strullu. Mais les conditions d'accueil du public et des vendeurs seront bien meilleures en cas d'intempéries. » Jusque-là, la « vente à la table » avait lieu sous une tente démontable ouverte aux quatre vents. L'aspect de la nouvelle structure, avec des façades en bois, sera beaucoup plus attractif. Et surtout, c'est le but de l'opération, elle sera bien visible depuis les quais luziens, ce qui devrait attirer un peu plus de clients. « Il faudra trouver un logo et un nom, différent de "vente à la table" », précise la CCI, qui devra débourser 100 000 € pour finaliser le projet. Les locaux seront disponibles au dernier trimestre 2011 normalement. « Tous les pêcheurs du port auront la possibilité de les utiliser », rajoute Georges Strullu. Un appel du pied aux pêcheurs de Logicoop, qui vendent côté Saint-Jean-de-Luz.

2 La Basquaise a ficelé son projet

Les discussions ont été longues et âpres pour le projet d'aménagement de l'ancienne criée, à Saint-Jean-de-Luz. Pêcheurs, coopératives, CCI, Conseil général, mairie ont tous voulu défendre leur position. Au final, c'est le projet de la coopérative La Basquaise qui a été validé et retenu. « Logicoop proposait de vendre des produits frais dans les locaux, mais c'était impossible selon le cahier des charges. » Le projet de vente de vêtements a été abandonné également. La Basquaise va donc concentrer son activité commerciale sur la vente des produits transformés liés à la pêche : terrines, soupe, conserves, etc. Reste à savoir quelle sera la proportion des produits issus de la pêche locale. « Ils seront prioritaires », affirme-t-on. Une partie des locaux (20 % a priori) sera consacrée à la promotion et à la découverte du port. Exposition mobile ? Pescatourisme ? Sur ce volet, le projet reste encore un peu flou.

Le permis de construire a été déposé en mars. La partie extérieure du bâtiment ne sera pas retouchée. Reste à valider l'autorisation d'occupation temporaire (AOT) avant de lancer les travaux.

3 Déménagement des services en vue

C'est un projet qui aura moins de conséquences sur le grand public. Mais il va faciliter la vie de nombreux acteurs du port, comme la coopérative Logicoop, l'OP Capsud ou le comité local des pêches. L'aile des Récollets occupée actuellement appartient à la municipalité de Ciboure. Il faudra donc déménager dans l'aile Est, côté Nivelle. Les travaux d'aménagement de cette partie des Récollets sont évalués à 800 000 €. Mais à ce jour, le calendrier des travaux et du déménagement n'est pas encore fixé.

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Le Croisic : La criée retrouve la pêche, selon Gérard Le Cam et Gaston Picaud (Le Croisi Infos)

Quatre mois après que la Chambre de Commerce et de l’Industrie ait passé le relais de la gestion de la criée à la SEM et au Conseil Général, le groupe d’opposition municipale « Le Croisic Solidarité » a demandé un premier bilan, lors du dernier conseil. Pour Gaston Picaud, élu et patron pêcheur, et pour Gérard Le Cam, qui représente la commune au sein de la SEM, le premier trimestre est très encourageant. Le volume d’activité s’accroît, mais l’équilibre reste précaire. Le tout sur fond de « guéguerre » croisico-turballaise.

Avant d’exposer les premiers chiffres de la criée, Gérard Le Cam a passé la parole à Gaston Picaud pour répondre à une première question de la Gauche croisicaise au sujet des récentes prises de position du Comité local des pêches. Ce dernier a voté pour la création d’un Comité régional, à l’inverse de son homologue Turballais qui prône une organisation départementale. Deux points de vue, deux choix différents, et pourtant deux ports réunis au sein d’une même entité sous l’égide du Conseil Général. C’est surtout à nouveau un peu d’huile jetée sur le feu, entre deux villes qui se regardent en chien de faïence.

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Le 13 juin 2011

Les Paniers de la Mer : une démarche solidaire

Qui dit durable dit valoriser la ressource sans gaspiller, mais aussi prendre en compte l’aspect social, c’est-à-dire les conditions de vie des hommes et des femmes. Sur ces deux points, les Paniers de la Mer ont parfaitement réussi. L’initiative vient du président de la Banque alimentaire du Finistère, constatant que la chaîne de soutien à l’alimentation des plus démunis manquait de poisson malgré tout son intérêt nutritionnel. D’un autre côté, les criées françaises détruisaient ou, au mieux, recyclaient en farine des stocks de poissons pourtant destinés à la consommation humaine. C’est la pratique du “retrait” : pour limiter la chute du prix d’achat du poisson, des volumes sont retirés du marché. Les patrons pêcheurs, souvent de petites structures, reçoivent une compensation de la Communauté Européenne.

C’est ainsi que ce projet, unique en France, a démarré au Guilvinec en 1997. 500 tonnes de poisson invendus par an sont récupérés et transformés, mis en filets, congelés… avant d’être acheminés dans toute la France, vers les banques alimentaires, le Secours Populaire, les épiceries solidaires du réseau Andes et un peu les Restos du Cœur. Les personnes démunies profitent ainsi de poissons de qualité, bien présentés et appétissants, elles qui sont plutôt habituées à recevoir, lors des distributions, des viandes des pays de l’est, ou du tilapia du bout du monde. Elles peuvent ainsi apprécier d’autres poissons que les saumons ou crevettes, actuellement les plus consommés. La dimension d’éducation populaire est réelle, dans un “marché de la précarité”, hélas en pleine croissance.

La voie de l’insertion

Les Paniers de la Mer sont également des structures associatives d’insertion par l’activité économique : ses employés, en grandes difficultés professionnelles, sont ainsi formés aux métiers de cette filière mareyage en manque de main-d’œuvre qualifiée. Les Paniers de la Mer les accompagnent jusque dans la recherche d’emploi. Hélène Rochet, directrice de la Fédération des Paniers, admet que “le métier d’ouvrier de marée est difficile, mais pour quelqu’un de 50 ans passés, habitué à se servir de ses mains comme menuisier ou cordonnier, c’est faisable. Après 6 mois, éventuellement renouvelés, les personnes sortent avec une vraie qualification voire un certificat de compétences, un CQP ou un CAP, clés pour retrouver un emploi localement”.

Il existe aujourd’hui 5 sites des Paniers de la Mer employant une centaine de personnes : St-Guénolé, Boulogne-sur-Mer, La Rochelle, Lorient, St-Malo. Deux sont en projet à St-Nazaire et dans l’Hérault. Et il reste encore à faire, sachant que 3000 tonnes de poissons sont récupérables sur l’ensemble des côtes françaises. L’initiative est directement soutenue par le ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale, la Direction du Travail et de nombreux autres partenaires.

L’objectif est aujourd’hui d’installer les Paniers de la Mer sur des zones fonctionnelles au point de vue de la logistique. Hélène Rochet réfléchit à l’avenir : “Il nous faut anticiper la disparition du dispositif de retrait et réfléchir à des solutions afin de maintenir notre activité d’insertion en lien avec les patrons pêcheurs dont l’avenir n’est pas non plus assuré”. À plus court terme, elle prévoit de proposer des soupes de poisson toutes prêtes aux personnes vivant dans la rue. “Il s’agit de les faire attractives. On espère qu’au retour à une vie plus normale, ces personnes garderont l’habitude de manger du poisson”, insiste Hélène Rochet. Martine Cosserat / Source : Echobio : MSC, Paniers de la mer…. Pour une pêche responsable et éthique

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Le 7 août 2011

Barfleur / SaintVaast : Désormais, les pêcheurs vendent en direct sur le quai (Ouest France)

Au fil des années, de plus en plus de pêcheurs des ports de Barfleur et Saint-Vaast s'installent sur les quais pour vendre en direct le produit de leur pêche.

Une vente autorisée

L'autorisation de vente directe sur le quai remonte à Colbert. Le privilège de la vente directe dite « à la pierre du quai » fut accordé par Colbert aux pêcheurs souhaitant écouler leur prise en petite quantité sans passer par une criée officielle. « Aujourd'hui, cette tolérance subsiste, avec les mêmes principes qu'au XVII e siècle, à savoir que le poste de vente doit demeurer à moins de deux mètres du bord du quai, en présence du bateau », expliquent des pêcheurs.

Améliorer le quotidien

À Barfleur, Eugène Rigault, pêcheur depuis 45 ans, vent ses produits de pêche en direct depuis 3 ans. « Vendre sur le quai améliore financièrement notre quotidien. Au vu des prix bas pratiqués à la criée, nous avons plus de bénéfice en vendant nos poissons et nos crabes sur le quai. Il y a trop d'intermédiaire avant que le poisson soit dans l'assiette du consommateur », explique Eugène Rigault. « Plus le temps passe et plus il y aura de pêcheurs à vendre le produit de leur pêche. C'est le résultat des hausses des prix du carburant et des taxes mais également celui des restrictions de pêche. Nous n'avons pas beaucoup de solution pour vivre correctement. »

Du producteur au consommateur

De retour de pêche avec son fileyeur Sacré Coeur, Eugène Rigault est attendu par une foule de curieux. « Chaque matin, je pars avec mon équipage pour aller relever 200 casiers à homards et à bulots et 2 500 mètres de filets. Cela représente 8 h de travail intense. Quand nous rentrons, il y a toujours beaucoup de monde qui nous attend. La débarque est un spectacle mais la vue du poisson frais, encore vivant, pousse les gens à acheter. »

C'est avec une remorque frigorifique qu'Eugène Rigault et son épouse Annick vendent leur pêche. « Nous nous sommes mis aux normes sanitaires avec cette remorque frigorifique. C'est un gage supplémentaire de qualité pour la clientèle. » Quant aux clients, ils ne changeraient pas de fournisseur. « Acheter à Eugène est pour nous une sécurité quant à la fraîcheur des crabes ou des poissons. Nous savons qu'il n'y a pas plus de 3 h entre la pêche et notre achat. Le poisson n'a pas eu le temps de transiter par Rungis avant qu'on l'achète », déclare un couple de région parisienne.

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Le 8 août 2011

Marché. Gwenaëlle Morange vend des crabes et des homards (Le Télégramme)

En plus des poissonniers qui ouvrent leur échoppe sur la place, il y a désormais tous les samedis une vente de crabes et de homards. Gwenaëlle Morange, de Plouay, propose ses produits, de 9h à12h. C'est son conjoint Eddy Morange, caseyeur à Lorient qui effectue la pêche pour une vente directe au consommateur au prix de 4€ le kilo de crabe et de 25€ pour le homard sur commande. Gwenaëlle Morange vend aussi à Quimperlé le vendredi et ledimanche à Arzano.

Contact Gwenaëlle Morange tél.06.87.40.23.41 ou au 02.97.37.23.39.

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Le 19 septembre 2011

Dieppe : bientôt 2 marchés aux poissons (France 3 Normandie)

Le chantier du nouveau marché aux poissons du Quai Trudaine a commencé. La vente directe quai Henri IV continuera… La tradition et la nouveauté co-existeront à Dieppe. La ville pourra rénover la portion de quai près du centre ville qui est occupée par les pêcheurs ou leurs épouses pour la vente directe. Le syndicat mixte du port de Dieppe a de son côté lancé les travaux du nouveau marché aux poissons. Ouverture, avant la fin de l'année.

Dieppe : le marché aux poissons en question… Voir cette vidéo

La vente à la barrière remonte au XVIIIème siècle. Aujourd'hui, elle est autorisée pour les marins-pêcheurs dont les bateaux font moins de 12 mètres.

Le nouveau marché, près de la criée, sera ouvert à tous types de bateaux. Il aura des étals couverts bien équipés pour le travail du poisson. Un parking est prévu pour les acheteurs et les marchands.

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Le 21 octobre 2011

Des gambas d’élevage en vente à la criée d’Arcachon : Concurrence ou stimulation ?

C'est la première fois que la criée vend des produits d'élevage. « Cela fait deux ans que j'y travaille », explique Yves Herszfeld, soucieux de diversifier et accroître l'activité de la criée d'Arcachon. « Il n'est toutefois pas question de vendre des produits d'élevage qui feraient concurrence avec les produits sauvages que pêchent les pêcheurs d'Arcachon », précise immédiatement celui qui est également président des criées de France….

Pourquoi cette réserve sur les produits d’aquaculture ?

La criée d’Arcachon avec ses pêcheurs attitrés vivrait-elle en vase clos pendant que ses mareyeurs s’approvisionnent de plus en plus sur le marché mondialisé des produits de la mer dans lequel les produits aquacoles tiennent une place croissante.

Ces gambas (ou crevettes impériales) qui frétillent dans leur boite, peuvent au contraire stimuler la qualité et par ricochet les prix au niveau des produits de la pêche.

La qualité du produit en liaison avec le conditionnement

Elles sont gris rose, avec du bleu et du jaune au bout de la queue. Elles frétillent énergiquement dans leur bac en polystyrène et sautent même parfois hors de la caisse. Car ces gambas sont bien vivantes. Quelques heures plus tôt, elles nageaient encore dans leur bassin d'élevage à Saint-Vivien-de-Médoc. Elles ont été pêchées dans la nuit, ont été vite et bien empaquetées, puis ont pris la route d'Arcachon où le directeur de la criée, Yves Herszfeld, les attendait avec autant de curiosité que d'appréhension.

Les mareyeurs payent le prix !

Sur le tableau mural de la criée d'Arcachon, il a annoncé cette vente exceptionnelle de gambas depuis lundi. Pour cette première vente, Jean-Marie Berthet, éleveur de gambas à Saint-Vivien-de-Médoc avec son collègue Philippe Lucet, a amené 40 kg. Hier matin, il est resté pour la vente, curieux lui aussi de voir la réaction des mareyeurs et poissonniers. « Jusqu'à présent, il régalait les poissonniers et restaurateurs du Médoc. Maintenant, nous allons en profiter », se félicite Yves Herszfeld.

En quelques minutes, quatre mareyeurs ont acheté les 40 kg. Alain Larrieu, qui tient également la poissonnerie « La Bordelaise de Marée », au marché des Capucins à Bordeaux, en a acheté quatre caisses (8 kg), à 24 euros (HT) le kilo.

Ces gambas seront vendues, toujours vivantes, ce matin à Bordeaux à 3,50 € les 100 grammes. « On va les vendre à la pièce ou aux 100 grammes, cela fait une belle entrée. Regardez comme elles sont belles. C'est un très beau produit. C'est même quelque chose d'exceptionnel », assure le mareyeur-poissonnier qui jusqu'à présent ne vendait que des gambas cuites, en provenance du Sénégal ou de Mauritanie.

D’après Sud-Ouest : Arcachon : Des gambas à la criée

Ces gambas du Médoc sont élevées en milieu naturel, dans une ferme aquacole sur l'estuaire, où se mélangent les eaux douces et salée. Conforté par le succès de cette première vente et l'adhésion des mareyeurs, Yves Herszfeld a déjà commandé une centaine de kilos de gambas pour jeudi prochain et organisera une vente chaque jeudi matin jusqu'aux fêtes de fin d'année. Puis, de nouveau, à partir de juin. Alain Larrieu reviendra lui aussi jeudi prochain. « C'est bien pour l'image de la criée d'Arcachon », se félicite Yves Herszfeld qui, gourmand, imagine déjà les gambas sur la plancha avec du piment d'Espelette. Bon appétit.

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Le 28 octobre 2011

Perpignan. Poisson en vente directe : fraîcheur et bons prix garantis (L’Indépendant)

Quelques prix sur le quai "Je ne suis pas un marchand de tapis !"

Le poisson en direct au port de Saint-Cyprien.

Pour acheter du poisson ultra à un prix défiant toute concurrence, mieux vaut être un lève-tôt. A partir de 8 h, le retour des bateaux des petits pêcheurs dans les ports de la côte catalane est toujours plein de promesses pour l'amateur de produits de la mer... et de bonnes affaires.

Adieu les marges des mareyeurs et autres poissonniers, la vente directe tient toutes ses promesses.

Ainsi par exemple, ce matin-là, à Saint-Cyprien, la lotte entière se vendait à 10 euros le kg (lire encadré), tandis qu'une paire de langoustes vivantes à 45 euros/kg attirait les regards des quelques clients qui prenaient le temps de comparer les prises des différents pêcheurs.

Loin du stress, et surtout des prix plus élevés des étals des poissonneries, les badauds observent et discutent avec ceux qui sont partis en mer vers 4 h du matin pour lever les filets.

Après un été difficile, les pêcheurs sont confrontés à de graves difficultés. "La ressource diminue et ce n'est pas à cause de la surpêche", prévient Jacques Figuéras, premier prud'homme de la pêche.

"On est sur l'eau et on voit les choses"

Manque de plancton et pollution seraient, d'après lui, les principales causes de cette diminution de la ressource. "Nous, on est sur l'eau et on voit des choses. On sait, par exemple, qu'une saison estivale équivaut à une marée noire en matière d'huiles de bronzage retrouvées dans la mer. Et comme le plancton est de plus en plus rare, les sardines doivent beaucoup plus nager pour se nourrir. Résultat, elles sont toutes petites !".

Et, au fur et à mesure, les petits pêcheurs disparaissent, d'autant plus qu'ils disposent de moins en moins de place dans les ports, la plaisance ayant pris le dessus. "Il y a eu jusqu'à une centaine de barques catalanes juste à Collioure. Aujourd'hui, on compte à peine une centaine de pêcheurs de Saint-Cyprien à Cerbère".

Cependant, la profession se bat pour survivre.

A Saint-Cyprien, le projet de construction d'une halle aux poissons est dans les cartons de la mairie.

Et les pêcheurs militent activement pour la mise en place de récifs artificiels au large de la côte d'Argelès à Canet. Ils permettraient ainsi de fixer la ressource.

"L'idée, c'est de créer un label local et de vendre les produits en circuits très courts", reprend Jacques Figuéras.

Enfin, les restaurants qui achèteraient du poisson local pourraient également être identifiés. Tout le monde y gagnerait. Le pêcheur, assuré de vendre sa production ; le restaurateur qui n'aurait plus à passer par les grossistes et paierait moins cher. Et enfin le consommateur qui aurait la satisfaction de manger local…

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Le 28 octobre 2011

La promotion de la vente directe fâche

Au cours du conseil spécialisé de FranceAgriMer du 26 octobre dernier, trois organisations ont interpellé la direction des Pêches maritimes et de l'Aquaculture : l'Union du mareyage français, l'Union nationale de la poissonnerie française et l'Association des directeurs et responsables des halles à marée de France. La vente directe est en cause car, selon le président de l'Association des directeurs et responsables des halles à marée de France, elle affaiblit les ports déjà dans une situation économique délicate. MARIN (LE) - 28/10/2011 - 1 p -(via CCI Côte d'Opale)

Pourtant, il faut se rendre à l'évidence...

Des mareyeurs se mettent à vendre directement aux particuliers : Où acheter son poisson à Dieppe ? Il ne reste que deux poissonneries de ville, mais un mareyeur se met à la vente au particulier en demi-gros. Explications dans Paris Normandie

Sur le blog Regard sur la pêche et l'aquaculture, l'une des pages les plus visitées (plus de 7300 clics) : Vente directe de poisson : Les criées devront faire avec ! Et pourtant, il n'y a rien à vendre...

Pour accéder au site du Ministère de l'agriculture et de la pêche, cliquer : De la Mer à l'Assiette

Un exemple de circuit-court mis en place autour de l'Etang de Thau

Sur le principe des AMAP : Emilie Varraud présente le panier poisson coquillage par roquerols

Sur le principe des AMAP, le CPIE (Centre PErmanent d'Initiatives pour l'Environnement ) du Bassin de Thau démarre un projet de panier poisson coquillage sur 7 communes. Emilie Varraud, directrice du CPIE, résume le projet, qui au 30 mars 2011, est en cours de recherche de financement.


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Le 8 novembre 2011

Vente en ligne. Le poisson frais aussi (Le Télégramme)

Depuis plus de vingt ans qu'elle vend du poisson à Douarnenez, Christine Jegaden a toujours eu les bonnes intuitions pour innover, attirer l'oeil sur son étal. Un savoir-faire qu'elle décline à présent sur internet.

Christine Jegaden à Douarnenez : www.poissonbreton.fr

L'univers de la marée, rude, masculin, Christine Jegaden se l'est parfaitement approprié. Même s'il est aux antipodes de celui qu'elle s'était d'abord choisi. Dans sa jeunesse, c'est avec un diplôme de préparatrice en pharmacie en poche qu'elle quitte son Morlaix natal pour Belle-Ile-en-Mer. «Pour suivre mon petit copain de l'époque, raconte-t-elle. Il faisait la petite pêche et moi, pour me faire de l'argent, j'allais aux pouces-pieds dans les rochers pour les vendre aux touristes sur le quai. Puis je suis allée en mer avec lui, pour barrer le caseyeur, pêcher le homard. C'est là que j'ai appris à connaître le poisson». Aujourd'hui, Christine Jegaden est à la tête d'une affaire prospère à Douarnenez. Un bel étal dans les halles et un dépôt sur le port. Mais c'est toujours elle que l'on voit, chaque matin, noyée dans son gros anorak, garer son utilitaire à l'arrière des halles pour décharger ses caisses de poisson. Elle revient d'Audierne ou du «Guil'» où elle est allée sélectionner sur place lieus de ligne ou langoustines, au débarquement des bateaux encore en mer quelques heures plus tôt. Christine le sait, les achats, c'est à elle de les faire. Elle connaît les pêcheurs, les criées du Finistère et tout des espèces locales. Et en femme d'affaires avisée, elle se devait de penser, elle aussi, à la vente en ligne.

«Pour être sûre d'être encore là demain»

«L'idée a germé cet été, quand la ville était en travaux, raconte-t-elle. Les halles étaient désertées et je me suis dit qu'il était temps d'élargir l'activité. Que si je ne faisais rien, je n'étais pas sûre d'être encore là le lendemain. Ce sont mes clients vacanciers, ceux qui me sont fidèles et qui connaissent mes produits qui m'ont convaincue de m'y mettre. Des gens qui vivent par exemple dans le Jura ou les Vosges où ils n'ont pas de poissonneries. Ou encore des Parisiens qui se damneraient pour un kilo de langoustines ou un bar pêché dans le raz de Sein». Comme elle le fait pour sa marchandise, Christine s'est mise en quête du meilleur pour pouvoir vendre par internet. Un partenaire webmaster et photographe pour faire vivre le site; un acheminement par colis postal garanti en 24h (une commande passée avant 15h est livrée le lendemain avant 13h) et un système d'emballage fait d'une structure gonflable isotherme et étanche, qui contient une poche de glace sous vide.

Poisson vendu avant d'être acheté…

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Pêche. Les femmes tiennent aussi la barre (Le Télégramme)

La Journée mondiale des pêcheurs se tenait pour la première fois, cette année, à Paimpol. Onyanotamment évoqué le statut des femmes depêcheurs. Ces dernières ont témoigné deleur quotidien.

«Nous, les femmes de l'ombre, on est mises au grand jour aujourd'hui. Nous ne sommes pas trop reconnues et pourtant, on travaille beaucoup : à la gestion, à la livraison, la nuit. Par exemple, je pars à 2h du matin pour la vente à la criée à 6h. On supporte beaucoup de choses et aussi nos maris.» Dans la salle du colloque consacré aux femmes de marins, samedi matin, des rires mais aussi des marques de soutien. «C'est une complicité dans l'entreprise au-delà d'une complicité de couple, confirme Yannick Hémeury, président du comité local des pêches. Qui en sait quelque chose puisqu'il travaille lui-même en binôme avec madame. En général, les femmes de pêcheur s'occupent de la revente du poisson, l'homme est libéré de cette charge. C'est une grande tradition dans le Trégor de voir des femmes sur les marchés, dans les camions.» Et c'est en général à elles qu'incombe «la paperasse».

Travail invisible et très physique

Ce travail souvent invisible - et très physique - a enfin été reconnu (en 2008) par différentes directives européennes avec le droit à un statut du conjoint collaborateur. «Nous sommes mieux considérées depuis ce statut, mais les femmes d'agriculteur l'ont eu bien avant nous», explique Sylvie Guégan, femme de pêcheur côtier. Plus de vingt ans qu'elle fait les marchés, les tournées. «J'ai appris sur le tas la pêche de mon mari. Les journées sont longues entre la préparation du poisson, la vente... Ça devient de plus en plus dur. Je m'inquiète pour les jeunes, avec les normes européennes (les véhicules, les balances qu'il faut régulariser), c'est beaucoup de contraintes. Ils auront du mal à continuer à faire de la vente directe.»

Le système tient parce que les femmes tiennent

Huguette Floury, femme de pêcheur et petite-fille de pêcheur, sait elle aussi de quoi elle parle. Mais loin de l'adage «Femme de marin, femme de chagrin», elle a confiance dans l'avenir: «Mon fils va reprendre ; mais le système paimpolais tient bien parce que derrière, il y a des femmes qui tiennent». Car il faut aussi tenir physiquement. «Quand nos maris rapportent 500 kg de poissons, ça nous en fait deux tonnes à transporter, à manipuler, en camion, sur l'étal...», témoignent ces femmes qui font «tourner l'entreprise» et qui ont parfois un autre métier à l'extérieur... «Quelles seraient les mesures concrètes et urgentes que vous souhaiteriez voir appliquer?», leur a demandé Corinne Erhel, ladéputée européenne. «On aété prises de court et on n'a pas eu le temps de répondre», déclaraient en «off», après la réunion, les trois intervenantes. «La retraite à 55 ans, comme nos maris», «de l'aide pour nos déplacements», «qu'on puisse voter dans les institutions quand les hommes ne sont pas là», «un accès aux cotisations de la Sécurité sociale, comme tout le monde» sont quelques-unes des questions qu'elles auraient aimé évoquer.

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Dieppe : client présent, poisson frais ! (Paris Normandie)

20 novembre 2011. Inauguration. Le marché aux poissons n'a pas désempli ce week-end pour son premier jour d'ouverture.

La foule s'est pressée sur le nouvel espace de vente dès le matin

Dix heures du matin, samedi, premier jour de la foire aux harengs. Bien emmitouflés sous un beau soleil automnal, il y a déjà foule de promeneurs en ville aux abords du quai Henri-IV… mais pas seulement. De partout, les visiteurs affluent vers le pont Ango qu'ils traversent plutôt que de passer leur chemin en direction de la fontaine. Il faut avouer que l'une des attractions du jour, c'est bel et bien l'ouverture du tout nouveau et flambant neuf marché aux poissons. Réalisé par le Syndicat mixte du port de Dieppe, il vise à proposer à une dizaine de pêcheurs dieppois un espace aux normes en vigueur et ouvert tous les jours pour vendre le fruit de leur pêche directement au consommateur….

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Le 27 janvier 2012

Vente directe. Leucate. L'Europe soutient la pêche (La Dépêche)

Sur la zone portuaire de Port-Leucate, à l'entrée de la capitainerie, trois étals ont été aménagés cette année grâce au financement de l'Union européenne. En effet, l'Europe s'engage en Languedoc-Roussillon avec le Fonds Européen pour la Pêche (FEP). Le résultat : un quai des pêcheurs plus accueillant, propre et sécurisé!

Auparavant, les pêcheurs n'avaient pas d'équipement et devaient vendre sur ce même site dans des conditions sommaires. Les trois étals comprennent désormais deux espaces de vente chacun, équipés de sols lavables, d'eau courante, d'évacuation des eaux, d'aire de stockage et de pare-soleil pour abriter le poisson. Grâce à ces structures, les pêcheurs ont trouvé une meilleure visibilité à Leucate puisqu'ils sont présents tous les jours sur le site de juin à septembre de 8h30 à 11h30, tandis qu'en hiver ils effectuent plutôt des livraisons à domicile sur commande (informations au 06 71 76 70 12). Le projet du quai a été monté en partenariat avec l'Europe, qui a financé 40% du coût de l'opération, et avec la Prud'homie de Leucate, regroupant 13 pêcheurs très satisfaits de ce nouvel outil de travail.

Après l'immersion des récifs artificiels en 2005, l'Europe et la commune de Leucate continuent leur soutien à l'activité de pêche-petits métiers. Ces projets permettent à la fois de maintenir une réserve naturelle de poisson sur le littoral leucatois, et de développer l'activité de nos pêcheurs qui ont bien besoin d'un coup de pouce pour pallier la raréfaction généralisée du poisson dans les eaux méditerranéennes!

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Le 13 février 2012

« Pêche responsable et durable »: Trois métiers de la pêche artisanale


WWF nous fait découvrir trois métiers de la pêche artisanale. La langouste de casier en Corse. Le merlu de ligne à St Jean-de-Luz. Le bulot de la baie de Granville

Trois métiers de la pêche côtière et plusieurs initiatives en matière de valorisation des produits de la pêche : Poissonnerie, AMAP, Vente directe de colis "Poisson", vente à la table,....

De la surpêche…

Longtemps considérés comme une source infinie de poissons, les océans ont subi une surexploitation qui a provoqué l’effondrement de certains stocks et la destruction de certains habitats. Les ressources marines sont une des premières ressources renouvelables dont on voit aujourd’hui les limites.

A l’heure où s’affirment deux tendances opposées : diminution de la ressource et augmentation de la population mondiale, quelles sont les solutions du secteur de la pêche pour concilier alimentation, emploi et respect de l’environnement ?

Un constat évident : augmenter encore la pression de pêche n’est pas la solution !

… à une évolution vers une pêche durable

Heureusement, certains pêcheurs ont su s’adapter et développer une pêche à visage humain où l’écosystème est un allié et où les objectifs économiques se conjuguent avec progrès social et respect de l’environnement.

Des exemples de bonnes pratiques de pêche

A l’heure où se déroulent les discussions qui détermineront la réforme de la Politique Commune des Pêches, le WWF France a pris le parti de montrer qu’une pêche responsable et durable est possible à travers 3 exemples français.

Ces 3 court-métrages d’une quinzaine de minutes permettent de partir à la rencontre de quelques pêcheurs aux méthodes de travail respectueuses de la ressource, de l’environnement et des hommes. Ces vidéos abordent :

La pêche à la langouste sur le littoral Corse



La pêche aux bulots et aux grands crustacés en Normandie du côté de Granville



La pêche au merlu à la ligne dans le pays Basque à St Jean-de-Luz


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Le 17 février 2012


Lancée il y a deux ans, l'Amap (*) de la Ria atteint aujourd'hui un seuil que ses animateurs souhaitent dépasser. «Nous comptons 42 adhérents et 34 paniers sont distribués chaque semaine sur trois lieux: la ferme de Kerio à Belz, le Pain des Dunes à Loperhet (Erdeven) et l'Ecot-Pain à Lapaul (Locoal-Mendon)», expliquait Christelle Robert-Tessier, la présidente, jeudi lors de l'assemblée générale à Erdeven. «Ce que l'on souhaite aujourd'hui, c'est plus de synergie, plus d'implication de tous, et plus d'adhérents pour faire travailler davantage les producteurs locaux».

Dix producteurs

Pour y parvenir, l'Amap travaille à développer l'offre. En plus des «paniers paysans» issus de la ferme maraîchère bio de Kerio, à Belz, l'Amap de la Ria propose, en contrat ou à la carte, une gamme élargie fournie par dix producteurs: fromages et yaourt de chèvre, viande de veau bio, huîtres et coquillages, etc. «Le dernier producteur à nous avoir rejoint propose du miel et des pommes». L'Amap réfléchit aussi à rendre plus attractif, par la convivialité notamment, le mode alternatif de consommation qu'elle promeut.

(*) Association pour le maintien d'une agriculture paysanne.

Le site web : Amap de la Ria

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Le 3 mai 2012

Les lauréats du Concours « l’Alimentation autrement »

La Fondation Macif a récompensé le 3 avril, à Paris, les lauréats nationaux de son concours « L’Alimentation autrement » destiné à promouvoir et récompenser des projets socialement innovants dans le domaine de l’alimentation durable et responsable.

Après 3 mois de concours et 403 dossiers reçus, 20 lauréats régionaux ont été distingués dans toute la France par un prix de 10.000 euros chacun. Parmi eux, le CPIE Bassin de Thau et la SCIC Garro remportent les prix nationaux et reçoivent tous deux une dotation supplémentaire de 15 000 euros. Un prix spécial du Jury a également été décerné à Biopousses pour son action exemplaire en faveur de la création d’activités dans le secteur de l’agriculture biologique.

Le CPIE Bassin de Thau (Meze / 34) - Catégorie 1*

En distribuant auprès des habitants des communes du bassin son "Panier Poissons Coquillages" hebdomadaire, composé de produits de la mer issus de la lagune, le Centre Permanent d’Initiative à l’Environnement (CPIE) du Bassin de Thau a su mettre en place un circuit court de vente collective, écologiquement respectueux et permettant la mise en valeur et la création de lien social. Une initiative qui associe le citoyen à la préservation de la biodiversité sur son territoire et fait découvrir et redécouvrir au plus grand nombre les produits des artisans de la mer.

SCIC Garro (Mendionde / 64) - Catégorie 2*

Basée dans le Domaine Garro à Mendionde, la Société Coopérative d’Intérêt Collectif Garro développe une ferme modèle pour une production en maraîchage biologique et durable.....

Biopousses (Coutances / 50) - Prix spécial du jury

Cette association est une pépinière d’entreprises de maraîchers bios. La création de cette couveuse de maraîchers permettra de développer des circuits courts de production et de commercialisation afin de proposer des produits de qualité tout en préservant la biodiversité.....

Des solutions innovantes qui contribuent au mieux-être et au mieux vivre....

Source : Fondation Macif

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Le 5 mai 2012

Bassin de Thau. On a réfléchi sur un circuit court pour la pêche (Midi Libre)

Trente-cinq 'gourmands' sont venus écouter et discuter des possibilités de mise en place d'un circuit court à Villeveyrac et Poussan.

Emilie Varraud du CPIE Bassin de Thau a rapidement présenté ce projet que le CPIE Bassin de Thau a initié en 2008 en partenariat avec ses structures membres et dont l'objectif principal est de réinventer les liens entre producteurs et consommateurs. Les pêcheurs et conchyliculteurs impliqués dans le projet ont pris la parole pour présenter leurs métiers, leurs produits et les bénéfices de livrer directement aux habitants de Thau.

Cela a suscité de nombreuses questions : "Qu'est ce qu'un filet maillant ?" "Sortez-vous tous les jours ?" "Comment les huîtres sont-elles élevées ?" "Donnez-vous des recettes de préparation des produits ?" Autant de questions que de consommateurs, preuve que les gens ont besoin de créer du lien direct avec les producteurs pour mieux comprendre les métiers et mieux apprécier le produit. Le village de Montbazin a déjà mis en place son groupement d'achat nommé Les Montbazinovores.

Nabil Hasnaoui Amri, de la FD CIVAM 34 structure membre du CPIE Bassin de Thau, a ensuite expliqué plus en détail le fonctionnement d'un groupement d'achat au sein d'un village : Sous quel statut le groupement d'achat existe-t-il ? Comment choisir les producteurs ? Comment choisir un point de livraison ? Par quel outil se fait la prise des commandes ? Les groupements d'achat doivent émaner d'une dynamique citoyenne ; le CPIE Bassin de Thau est là pour les accompagner dans les phases de structuration du projet, met à disposition des outils de coordination et organise des ateliers (cours de cuisine, visites d'exploitation, etc.) offrant ainsi de nouveaux moyens de découverte et de valorisation des produits.

De nouveaux groupements d'achat se mettent en place à Villeveyrac, Poussan et Marseillan. Pour terminer la soirée, Claudia Negri, pêcheur de Marseillan, a offert en dégustation une dorade crue à l'huile d'olive et Annie Castaldo, conchylicultrice, a envoûté le public de son velouté de chou-fleur aux huîtres… le tout arrosé d'un bon petit vin blanc de Villeveyrac… quoi de mieux pour nos papilles gourmandes ?

Panier Poissons Coquillages

Le "Panier Poissons Coquillages" débarque sur les rives de notre territoire. Le CPIE Bassin de Thau accompagne producteurs et consommateurs dans la mise en place d’une vente directe de paniers poissons-coquillages et dans la découverte associée des produits.

Le panier de la lagune chez vous

Une vente directe des produits de la lagune s’organise sur le territoire de Thau pour vous faire découvrir la typicité du territoire et de ses métiers. Assurée par les groupements d’achats, la livraison de paniers s’installe à côté de chez vous !

Produits locaux de saison - Prix raisonnés - Pas d’engagement

Partager notre métier

"Le Panier Poissons Coquillages nous permet de toucher un public d’une autre tranche d’âge que celui qu’on voit habituellement : les familles et les jeunes actifs qui ne peuvent pas se rendre au marché en semaine viennent à ce moment là. Cela nous permet aussi de valoriser notre produit et notre métier : on est là pour montrer, pour expliquer" Claudia, pêcheur

Consommer frais et local

"Ce circuit court permet à notre famille de consommer des produits frais et locaux. Le fonctionnement est simple et flexible : quelques jours avant la livraison, nous commandons ce dont nous avons besoin via le groupement d’achat. Au fil des semaines, des relations amicales se sont nouées avec les producteurs, des passionnés ! Cela nous permet d’acheter en toute confiance des produits de qualité en direct, cela change tout ! J’ai le sentiment qu’ici mon achat a un sens. Nos enfants nous accompagnent régulièrement sur le point de livraison, c’est une façon de les sensibiliser" Christine, consommatrice à Montbazin

Échanger et faire découvrir

"Des huitres, on en trouve déjà beaucoup mais quand on livre en direct dans les villages on est là pour faire découvrir notre produit, partager nos recettes, expliquer comment on travaille, l’évolution et l’impact de nos activités. Ce système permet au producteur une réappropriation du territoire et au consommateur une meilleure connaissance et préparation du produit" Annie, conchylicultrice

"C’est un moment convivial d’échange et de partage" Patrice, conchyliculteur

Comment ça marche ?

Réponse sur CPIE Bassin de Thau

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Le 16 mai 2012

Les pêcheurs de La Nouvelle s'unissent....

Un reportage TV 2 LR (Languedoc-Roussillon, La Remise)

Gilbert Corbières & Michel Sidobre.

Les " petits métiers " comme Frédéric Reste et les "chalutiers " comme Bernard Pérez du secteur Port-la-Nouvelle/ Port-Vendres sont à l'image de la profession des pêcheurs sur la façade méditerranéenne.

Unis pour défendre leur profession mais aussi un style de vie.

Dans leur combat pour un prix du gazole moins cher, la protection de la " ressource " et rester à vivre de leur métier, ils font l'apprentissage de la communication et réfléchissent en terme de filière...

Eux, les pêcheurs, les criées, la restauration touristique, et les enfants languedociens et roussillonnais qui ne savent plus manger un vrai poisson...

Des actions sont en préparation...car iI y a encore, ici, en Languedoc-Roussillon, et ailleurs sur nos côtes méditerranéennes, des consommateurs qui ne savent pas qu'ils peuvent acheter directement aux pêcheurs !!!

Lors de la Foire de printemps à Narbonne nous les avons rencontrés alors qu'ils offraient à déguster, à découvrir ou à redécouvrir le produit de leurs pêches; dorades, anguilles, seiches. L'avis était unanime: " Vous nous réconciliaient avec le poisson".

Les chalutiers sont toujours à quai jusqu'au 8 Juin, les pêcheurs d'anguilles vont voir encore leur nombre diminuer, le petit métier rentre cependant encore avec du poisson frais et vendu directement aux consommateurs, les restaurants locaux faisant encore malheureusement fi du poisson local. Quelle erreur de leur part!!!

Nous, les consommateurs donnons nous rendez vous à chaque retour de pêche au pied des bateaux pour retrouver une saveur inégalable des produits de la mer, notre mer mère, les pêcheurs ont déjà fait un très grand pas vers nous en nous faisant partager leur vie, leur métier, leur passion, leur gagne-pain.

A nous, à vous de faire le reste du chemin.

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Le 18 juin 2012 : Vente directe à Antibes

La pêche garde son côté traditionnel sur la Côte d'Azur (TF1)


Résumé : Depuis des années à Antibes, les pêcheurs sortent en mer pour attraper des daurades, racasses ou encore barracudas. Dès le retour des bateaux, ils pratiquent ensuite la vente directe. Une vraie tradition.

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Le 11 juillet 2012

Marseillan. Du producteur au consommateur, le terroir local s'invite dans l'assiette (Midi Libre)

La première livraison de paniers a eu lieu aux halles couvertes de Marseillan. Les trois productrices, Annie, Claudia et Odile étaient présentes, sourire aux lèvres, face aux paniers garnis de tous leurs bons produits : moules, huîtres, loups, daurades, anguilles, ou encore basilic, fruits et légumes de saison et pour assaisonner le tout, de l'huile d'olive. Le fonctionnement est simple et flexible : on s'inscrit au groupement d'achat, on reçoit la liste des produits disponibles, on commande ce dont on a besoin et on récupère sa commande au point de livraison, soit tous les jeudis de 18 h 45 à 19 h 15 aux halles couvertes, sous la médiathèque.

Annie Castaldo, ostréicultrice à Marseillan (Etang de Thau)


Annie Castaldo, ostréicultrice par Thautv

Le 8 mars 2012, lors de la journée de la femme, Thau Tv a rencontré Annie Castaldo, ostréicultrice à Marseillan. Elle nous raconte la passion pour son métier mais aussi la place, pas suffisamment reconnue de la femme dans ce métier.

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Marseillan. Le terroir local misera bientôt sur la vente directe (Midi Libre)

Jeudi 3 mai, à 18 h 30, à la salle Paul-Arnaud de Marseillan, se tiendra une réunion de présentation du projet Panier poissons coquillages, vente directe des produits de la lagune.

Ce circuit court permet au famille de consommer des produits frais et locaux. Le fonctionnement est simple et flexible : quelques jours avant la livraison, il suffit de commander vos besoins via le groupement d'achat mis en place à Marseillan. Quelques jours plus tard, le client récupère son panier garni sur le lieu de livraison. Les avantages de cette opération : je sais d'où vient mon produit, je rencontre directement le producteur, j'échange avec d'autres habitants du village, je rémunère le producteur sans intermédiaire, je valorise son produit et redonne du sens à son métier, je diminue mon impact écologique, je découvre de nouveaux goûts et de nouveaux produits. Si vous êtes intéressés en tant que citoyens, consommateurs ou gourmets par les produits qu'offre notre territoire, si vous souhaitez mettre en place ce type de circuit court dans votre village : cette réunion est pour vous ! L'équipe du CPIE Bassin de Thau ainsi que des producteurs locaux seront là pour répondre à vos questions et vous accompagner dans la mise en place de ce système dans votre village.

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Le 23 juillet 2012

A Saint-Malo, Terre et Mer s'associent autour du Net pour vendre en direct...




Quelques élus, partenaires et producteurs réunis autour du nouveau site des Saveurs du Pays.

Agneaux de pré-salé, moules de bouchots, coquilles Saint-Jacques, viande de bœuf… Le site internet « Saveurs du Pays » et sa version mobile en flashant le QR code sur les tracts et les affiches, font découvrir les produits alimentaires locaux, vendus en direct par les producteurs, mais aussi par les commerçants, les artisans et les restaurateurs de la région.

« Il a été réalisé par le Pays de Saint-Malo, avec l’aide des chambres de commerce et des métiers, la maison du terroir et de la gastronomie, les cinq groupements de communes… », précise le maire, René Couanau. Le travail, effectué par Aurélie Ridel, chargée de mission, et l’agence Atout graph de Lesquin (59) a coûté 27 000 €, financés à 50 % par le programme européen Leader.

Site internet : Saveurs du Pays de Saint-Malo
Pays de Saint-Malo, 02 99 80 96 65.

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Le 19 août 2012

Pleumeur-Bodou (22) : Franck Jouet vit et pêche au rythme des marées (Ouest France)


Franck Jouet et son matelot Clément vendent le poisson frais du Theo II sur la cale de Saint-Sauveur.

Portrait

« Bonjour, vous sauriez nous dire où trouver un bon restaurant où on peut manger des vrais produits de la mer comme ceux que vous vendez ? » Les touristes, sac à dos, interrogent le vendeur de poissons et de crustacés. Bien sûr, répond Franck. Il n'a que l'embarras du choix, lui qui fournit quelques bonnes tables du coin, de Trébeurden à Trégastel.

Franck Jouet est l'un des pécheurs de L'Île Grande. Il travaille sur le Theo II, bateau de 8,30 m, l'un des 4 bateaux de L'Île Grande. Il vend son poisson directement mais pas tous les jours, il est présent lors des marées de mortes-eaux en haut de la cale de Saint-Sauveur, de 10 h 30 à 12 h. Il est aidé d'un jeune matelot, Clément Leverge.

Criée de Roscoff

Le reste du poisson part à la criée de Roscoff, il l'emmène là-bas. « C'est la marée qui commande. Ce matin, je suis parti à 4 h 30, retour en milieu de matinée pour la vente. Chaque jour est différent, aujourd'hui du maquereau, demain il y aura plus de choix, du rouget, de la sole, du lieu, de la daurade, ça dépend des techniques de pêche. » Franck ne semble pas avoir de problèmes de ressource, il connaît les secteurs et les horaires où il y a du poisson.

Le métier est difficile, le fait qu'il ne prenne pas de visiteurs sur son bateau le prouve. Mais ce métier lui plaît. Dimanche, ce sera pareil, marée le matin, puis vente sur la cale tandis que la messe de la fête de la mer se déroulera à moins d'une encablure. Il y participera à sa façon, celle du marin pêcheur. Source : Ouest France

1 commentaire:

acheter en gros pour particulier a dit…

Je vais,sans doute, suggèrer cet article à mes pots car je me suis amué en le lisant,le sujet m'a tellement plu et il s'agit d'un article instructif..bonne continuation..