mardi 24 novembre 2009

Port de pêche. La Cotinière : A la conquête des consommateurs de proximité

En 1996, dans un article du Bulletin « Pêche et Développement », nous expliquions le parcours de la perche du Nil depuis le Lac Victoria en Afrique centrale jusqu’aux assiettes des élèves du Lycée de la Mer et du Littoral de Bourcefranc en Charente-Maritime. Nous indiquions les raisons pour lesquelles l’économe du lycée préférait acheter les filets d’un poisson capturé à plusieurs milliers de kilomètres alors que le port de La Cotinière n’est pas à plus de 30 km. Son choix dépendait principalement du conditionnement qui permettait aux cuisiniers de préparer rapidement le plat de poisson, plus que du prix.

Cette semaine le journal Sud-Ouest publiait cet article :

La Cotinière - De la mer à l'assiette

Arrivés en bancs serrés, autour de leurs maîtresses, à la criée, les 45 enfants de l'école maternelle de la Cotinière ont pu découvrir, vendredi, toute la filière de la pêche en une animation adaptée à leurs petites oreilles - un film et quelques diapos -, à leurs grands yeux - visite de l'atelier de mareyage -, et à leurs petites mains, puisque la matinée s'est achevée sur un atelier de cuisine pour le plaisir de rouler ses doigts dans la farine et d'apprendre, mine de rien, une des mille et une façons de préparer le poisson.
 

Cette ballade découverte, pas si buissonnière que ça, organisée par Nicolas Dubois pour faire découvrir aux enfants « l'histoire d'un poisson, de la mer à l'assiette », a bénéficié de la participation exceptionnelle de Patrick Arbeille, ancien cuisinier scolaire sur Dolus (d’Oléron).
 

Cette matinée restera bien ancrée dans la mémoire de Jade, Matthieu, Lilou et les autres : on ne leur fera plus croire, désormais, que le (bon) poisson pané est forcément carré avec les yeux dans les coins !

La cantine de l'école de La Cotinière prépare-t-elle du poisson du port de La Cotinière ?

Remarque 1 : Exemple des informations sur un blog : Cantine bio à Marseille

Des guides pour agir - Manger bio et/ou autrement à la cantine vous intéresse ?

Consultez le guide Pour Agir et la plaquette de présentation édités en Isère pour informer et aider le personnel

Guide Bio à la cantine à destination des élus rédigé par le WWF et le SNRC

Guide des produits de la mer menacés

Ce blog présente les produits de la mer menacés !!!!

Qu'attend-on pour rédiger des guides à l'usage de la restauration collective ? Le Groupement des Agriculteurs bio d'Ile de France et la Fédération Nationale de l’Agriculture biologique (FNAB) ont édité un guide à l’usage des cantines : Comment introduire durablement des produits biologiques dans un restaurant scolaire

Remarque 2 : La mesure « Circuits courts de commercialisation » n’est pas une priorité !!!

Dans le cadre du Grand Débat sur l’avenir de l’agriculture et de la pêche françaises organisé par le Ministère de l’Agriculture, l’Alimentation et de la Pêche, les circuits courts de commercialisation n’ont pas été retenus dans les mesures prioritaires.

Le Grand Débat sur l’avenir de l’agriculture et de la pêche françaises : Synthèse des travaux du groupe de travail : « pêche et aquaculture »
 
Le groupe de travail « pêche et aquaculture », organisé dans le cadre du « Grand Débat sur l’avenir de l’agriculture et de la pêche » a réuni des représentants de la filière pêche et aquaculture, des ONG, des élus de l’Assemblée nationale et du Sénat, et des membres du Conseil économique et social et environnemental et des administrations concernées.....

Enfin, d’autres sujets ont été abordés, mais non retenus, soit parce qu’ils ne devraient pas être traités par une disposition législative, soit parce que l’élaboration d’une proposition nécessitait des travaux complémentaires :
- la création d’une interprofession des pêches maritimes ;
- la mise en oeuvre d’un crédit d’impôt pour favoriser le développement des écolabels ;
- l’adoption de dispositions permettant le développement du pescatourisme et de circuits courts de commercialisation sur le modèle des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne - (AMAP).

Image Google Earth : Port de La Cotinière (Île d'Oléron)

Autres articles :

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Le 18 Février 2015

Le port de La Cotinière, 1820-1950

« Si le port de la Cotinière témoigne du passé îlien, il est aussi une des clés de son avenir », ainsi pouvait-on résumer l'hommage à trois voix délivré par le président de la Communauté de communes Pascal Massicot, le conseiller général Michel Parent et le maire Christophe Sueur.

Exposition temporaire

Musée de l'île d'Oléron

Saint-Pierre d'Oléron

du 18 février 2015 au 10 janvier 2016

Témoignage d'une vie rude

Le président a retracé l'histoire de ce qui est désormais le 8e port de pêche français : du simple havre naturel des petits pêcheurs du cru jusqu'au futur troisième bassin en passant par l'affluence touristique qui, été comme hiver, amène les visiteurs sur sa promenade du front de mer. Et évoquer les mannes de grands patrons de pêche, dont tout spécialement la grande figure de Pierre Blanchard (1887-1967), issu d'une des vieilles familles cotinardes. C'est d'ailleurs l'annexe de son bateau qui apporte avec la reproduction du phare de la Cotinière, des photos et croquis à foison, le cachet d'une muséographie très dépouillée faisant appel à des matières brutes - bois, cordes, métal - comme autant de témoins d'une vie rude mais qui est, avec le tourisme, à l'origine de la prospérité d'Oléron.

A l’origine, le port de La Cotinière est un simple abri naturel. La pêche est une activité d’appoint de quelques villageois. Au XIXe, grâce à l’impulsion de l’administration de la marine qui souhaite développer l’industrie de la pêche côtière, on assiste progressivement à la naissance d’un port. Toutefois, dès le début du XXe, la problématique de l’ensablement se pose. Dès lors, commencera une lutte acharnée, menée par les marins, pour désensabler. La population se montre également très active pour réparer, déblayer, bâtir de nouveaux ouvrages après chaque tempête destructrice. Vers 1910, le port s’ouvre aux pêches saisonnières en capturant sardines, crevettes, homards... Une conserverie de sardines est implantée, tandis qu’un marché à la criée est institué. Le village et le port ne font plus qu’un. Aussi, lieux de travail, bâtiments portuaires, commerces et résidences se mêlent-ils. A partir des années 50, les ruelles du village mènent désormais toutes vers le port. L’exposition invite le visiteur à voyager à travers la vie du marin Pierre Blanchard. Né en 1881 à La Cotinière, à 15 ans il embarquera pour la première fois comme mousse sur Jeune Marcel…

Cette exposition est appelée, selon les vœux du maire Christophe Sueur, à devenir itinérante (elle sera visible au musée du 18 février jusqu'au 10 janvier 2016), est née d'une collaboration entre l'équipe muséale, des archivistes, des chercheurs - Pierre-Emmanuel Augé, Thierry Sauzeau - et des professionnels, Nicolas Dubois directeur du Port ou encore Jean-Claude Pelletier, au titre du Patrimoine maritime oléronnais mais également de nombreux organismes et institutions tutélaires. D'après Sud Ouest : Le musée met à l’honneur la Cotinière

Novembre à mars : du mardi au dimanche de 14h à 18h.
Avril, mai, juin, septembre, octobre : tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h - Juillet - août : tous les jours de 10h à 19h.

Pour plus d'informations 

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 Revue de presse

Le 25 novembre 2009

Les élus abertzale luziens réagissent à leur tour à la situation actuelle du port
 
Le groupe Herri Berri n'a pas voulu rester silencieux dans ce dossier, même s'il précise préférer agir directement auprès des professionnels de la pêche, plutôt que par média interposé. Dans un communiqué, il indique « qu'il est toujours délicat pour les acteurs politiques d'interférer dans ces débats en évitant d'en donner un avis technicien qui n'est ni de leur ressort ni de leur compétence, et en évitant surtout d'en tirer des conclusions ne versant pas dans la pure et simple démagogie. »

Les élus abertzale luziens expliquent qu'à l'occasion du Conseil municipal du 3 juillet 2009, ils ont interpellé la municipalité pour lui demander « son sentiment sur la crise actuelle et sur les positions tenues par son représentant. Au-delà de cette responsabilité d'élu, le groupe se refuse à interférer de manière partisane dans ce débat sans l'assentiment des pêcheurs eux-mêmes, pour éviter toute tentative de récupération. »

Et le groupe d'ajouter : « En qualité de groupe municipal portant les valeurs du développement soutenable et d'un maintien d'une activité portuaire fondée sur les pêcheurs eux-mêmes, Herri Berri porte un certain nombre de principes minima : une plus juste représentation des pêcheurs dans les différentes instances de gestion du port, la fin d'une incontestable entreprise d'étranglement de la coopérative Logicoop par la CCI de Bayonne, le soutien public au développement d'une pêche artisanale sur le port, la promotion, en lien avec ce qui précède, de logiques de circuits courts de production et de consommation des produits de la mer sur le territoire du Pays Basque nord en général, et du bassin de vie luzien en particulier, en partenariat avec tous les acteurs de la filière. La Ville et la communauté de communes y ont un rôle direct à jouer. »

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Le 31 décembre 2009 : En direct de la Cotinière

Lydia et Nicolas Got, poissonniers, apportent leur vague de fraîcheur chaque vendredi
 
Installés depuis cette année sur le marché ambarésien, Lydia et Nicolas Got sont devenus les ambassadeurs du port de pêche de la Cotinière.
 
Le poisson uniquement sauvage vient en direct de la criée de la Cotinière, hormis le saumon bio des Shetlands. De la sardine au homard vivant en passant par le merlu, le bar ou le maigre de ligne, des langoustines aux crevettes vivantes, vous trouverez tout sur leur étal.
 
Mais la fierté de ce couple de poissonniers, c'est la traçabilité de leurs produits qu'arborent les étiquettes des bateaux qui attestent de la provenance et du jour de pêche.

Coquillages et crustacés
 
Famille de marins mais aussi d'ostréiculteurs pour Stève, qui fournit les coquillages, les moules et les huîtres du bassin de Marennes-Oléron très convoités en période fêtes.
 
Ces nouveaux commerçants du marché ambarésien viennent confirmer la réputation de ce marché du vendredi, réputé pour la qualité de ses produits.
 
À noter qu'en raison des jours fériés de fin d'année, le marché du vendredi 1er janvier 2010 est avancé à ce jeudi matin. Auteur : D. G

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11 janvier 2010

Pendant six mois, l'Escale Brizeux fera la part belle aux produits de la mer.
 
Le poisson sauvage qu'on pêche ici ou au large, le poisson santé qu'on cuisine à la maison ou qu'on apprécie au restaurant, le poisson trésor qu'on protège pour qu'il y en ait toujours... Il est vaste et alléchant le menu concocté par l'Escale Brizeux, centre social du quartier, et son voisin La Thalassa, le centre de culture scientifique, technique et industrielle (CCSTI). C'est une première d'embarquer sur le même bateau. Qui, pendant six mois, conduira petits et grands dans le sillage des produits de la mer. « Nous avons bâti le programme d'après le questionnaire que nous avons fait circuler dans le quartier, explique Mathilde Corbel, animatrice au CCSTI. Beaucoup de personnes connaissent le poisson mais on va leur faire découvrir plein d'autres choses encore. »

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Le 24 août 2011


Le port de la Cotinière sur l'île d'Oléron est le 6e port de pêche de France, spécialisé dans les espèces nobles. La criée se visite, côté coulisses, tous les jours de l'été. Une découverte salée et originale.

Au port de la Cotinière, sur l'île d'Oléron, les eaux montent. Depuis le phare du Colombier, on voit au large la flottille s'assembler pour regagner le port. Le ciel est constellé de points mobiles qui suivent les bateaux. Aux cris pillards des mouettes qui dansent de cadence, se mêlent les hoquets répétés des chalutiers qui tanguent.

Profiter d'un retour de pêche au petit matin, c'est s'éveiller à une vie que l'océan règle, au gré des marées. Le port de la Cotinière que la route délimite en un arc de cercle bordé de maisons, d'hôtels, de restaurants et de boutiques, s'anime d'un coup. Les bateaux se taisent. Les marins arrivent par paquets de vagues, les cheveux luisants chargés de sel et d'embruns, conjuguant l'odeur de la mer et de l'effort.

Ils débarquent des cageots de poissons aussitôt enfournés vers la criée. Le lieu où la pêche est déballée pour être vendue deux fois par jour (à 5h et à 16h) n'est plus accessible que sur visite guidée, en raison des normes de sécurité sanitaire et de la gêne occasionnée par le ballet des curieux. Même à distance, parfois derrière une vitre, le spectacle est captivant, amusant: suivre le déchargement de la pêche, les bacs qui défilent, le jeu des grossistes (les mareyeurs), le mouvement de la criée, ses couleurs, ses odeurs franches, son rythme.

Une scène qui a toutefois perdu un peu de son sel. Les acheteurs sont assis dans une salle en forme d'amphithéâtre. Les enchères ne sont plus «physiques» mais électroniques depuis 1983. Les achats des produits de la mer s'affichent sur un écran. En direct, on suit le lot à vendre, la note attribuée à sa présentation, son poids, le bateau qui l'a pêché - c'est important la technique de pêche n'est pas la même suivant les équipages - et surtout le prix qui monte et qui peut aussi descendre.

«Les mareyeurs ont des boîtiers pour commander leurs enchères, certains participent via Internet. Il y a toujours un jeu entre eux, de l'intox mais ce n'est plus le brouhaha d'avant. Autrefois tout était réglé dans le bruit par les messages codés de mareyeurs: un hochement de tête, un nez gratté, une oreille pliée», raconte Patrice Saintespes, guide à la maison du tourisme de l'île d'Oléron-Marennes.

Le plus surprenant est d'apprendre que ce «petit» port de la Cotinière longtemps spécialisé dans la sardine est le 6e port national. Qu'avec 5.300 tonnes vendues chaque année essentiellement sur le marché régional, il fait deux fois plus de volume que La Rochelle. Qu'il génère 24 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel, compte une centaine de navires et plus de 300 pêcheurs et induit au total près d'un millier d'emplois. La criée financée grâce à 7 % de toutes les transactions, est propriété de la commune de Saint-Pierre et emploie 25 personnes.

«Le secteur est en crise, les gros ports souffrent. Quand les quotas sont atteints les bateaux restent à quai. Ici on s'est spécialisé dans les espèces nobles et les céteaux. La flotte s'est diversifiée, les bateaux sont polyvalents, peuvent s'adapter à des techniques de pêche différentes, selon la saison. On pêche à la ligne, au filet, au casier», souligne le guide qui appuie son propos: «Le bar de ligne Poitou-Charentes, par exemple, c'est le must.»

«Chalutiers primés»

Des techniques de pêche qui veulent préserver la ressource en évitant de prendre des poissons ou des crustacés trop petits. «La recherche de qualité est constante. En 2008, les chalutiers de la Cotinière équipés de grilles pour ne pas prendre de trop petites langoustines ont été primés par une ONG environnementale internationale», savoure Patrice Saintespes.

A la Cotinière, on pêche le merlu, la sole, la lotte, la langoustine, la crevette, le bar, la seiche, le maigre, le céteau... tous ces poissons que l'on trouve en face du port, aux Pêcheries de la Cotinière, l'établissement original de Delphine et Olivier Dupuy qui propose une recette pour ponctuer la visite.

Au Port de la Cotinière, quand la marée basse laisse à découvert les vases grasses des mouillages, les mouettes repues décrivent des vols lents. Parfois, on pourrait croire que le port se tait et se feutre à l'abri de ses digues. Mais le silence de courte durée se brise vite dans l'écho cristal des rires moqueurs des oiseaux en habits noir et blanc. Les bateaux repartent s'accrocher à l'horizon.

Deux visites par jour, à 15h et à 16h du lundi au vendredi et jusqu'au 2 septembre. Rendez-vous sur le parvis de la Chapelle de La Cotinière. 2,50 euros par adulte, 1,50 euro pour les enfants de 6 à 16 ans. Réservation recommandée (nombre de places limitées) à l'office de tourisme au 05.46.47.11.39.

Entreprise familiale, les Pêcheries de la Cotinière sont installées sur le port de la Cotinière où l'entreprise qui compte 30 salariés achète tous ses produits à la criée. Le magasin est un des deux seuls libres-services de poissons et crustacés en France. On y met les doigts, on se sert.

Autre originalité, c'est le site mon poisson, premier site français dédié au commerce du poisson. On clique et la commande arrive dans les 48 heures dans un conditionnement (de la glace sous vide) qui assure la fraîcheur des produits.

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Le 23 novembre 2011

Va-t-on vers une privatisation des ports de pêche ?


Pour financer l'extension du port de pêche de La Cotinière (Oléron), le Conseil général de Charente-Maritime met à l'étude un partenariat public privé. Le maire de Saint-Pierre-d'Oléron n'y est pas hostile.

La modernisation du port de La Cotinière passe-t-elle par un partenariat public privé ?

Un partenariat public privé pour réaliser l'extension du port de pêche de La Cotinière, et gérer ses nouveaux équipements. Il y a trois semaines, le Conseil général de la Charente-Maritime délibérait pour mettre cette option à l'étude. C'est une technique de financement, voire de gestion, que l'on rencontre par exemple dans les constructions des nouveaux centres pénitentiaires. À Saint-Pierre-d'Oléron, cette approche fut aussi envisagée, mais sans suite, pour un projet de nouvelle gendarmerie.... 


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Le 17 novembre 2012

France Filière Pêche aurait des préférences ?

France Filière Pêche (FFP), vient de sélectionner les projets qu'elle va aider dans les prochains mois... 

Un projet des pêcheurs de La Cotinière n'a pas été retenu...

Les cotinards à la tête du plus grand port de pêche "100% artisanal" en France veulent faire-valoir leurs droits aux aides de France Filière Pêche

À l'invitation de l'équipe municipale, la préfète Béatrice Abollivier, entourée de son équipe, du sous-préfet de Rochefort, du DTM (directeur des travaux maritimes) et d'un stagiaire de l'ENA (École nationale d'administration), a passé, mercredi dernier, une grande partie de la journée sur le port de la Cotinière, en compagnie de l'équipe municipale et d'élus locaux.

Béatrice Abollivier a longuement visité les installations de la criée, rencontré les professionnels et s'est vue présenter les bilans et perspectives de cet équipement portuaire. Il traite annuellement près de 5 000 tonnes de poissons, coquillages et crustacés et se maintient depuis plusieurs années au 6e rang national (au vu de trois critères : le volume annuel total, le chiffre d'affaires total et enfin le prix moyen au kilo).

Jeunes pêcheurs en difficulté

La préfète a déjeuné avec les professionnels. Pendant le repas ont été évoqués les thèmes d'actualité : le troisième bassin, le projet de parc marin, la poursuite de la modernisation des équipements mais également les difficultés rencontrées par les jeunes patrons de pêche pour s'installer dans de bonnes conditions, notamment du fait des problèmes des quotas et du manque général de visibilité sur la gestion de la ressource halieutique. Des exemples précis lui ont d'ailleurs été présentés, la Cogesco (société anonyme coopérative qui assure la gestion des navires de pêche) en profitant pour lui remettre le dossier d'un jeune patron qui pourrait investir dans un moins de 12 mètres, mais qui n'est pas sûr d'avoir des quotas de pêche.

Projets refusés

Pour sa part, Éric Guérit (président du GIE, groupement des pêcheurs) lui a donné copie des courriers de refus d'une instance parisienne, France Filière Pêche, « censée aider les projets d'amélioration de la flotte de pêche pour plus de sécurité et moins de consommation de carburant », mais qui « refuse les projets cotinards jugés insuffisamment expérimentaux ! »

Béatrice Abollivier, originaire de Bretagne, a déclaré être « très attentive aux développements des filières professionnelles maritimes » et s'est dit prête à « aider le port et à suivre ses dossiers de développement ».

D'après Sud Ouest : La Cotinière : Des pêcheurs alertent la préfète (Sud Ouest)

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