jeudi 12 août 2010

Globalisation. Crédit Agricole : Amundi se lance dans la pêche au gros !

Amundi, c’est une filiale commune au Crédit Agricole (75%) et à la Société Générale (25%), gestionnaire de plus de 650 milliards d’euros de capitaux. La branche japonaise, Amundi Japan Ltd, va bientôt gérer le premier fonds commun de placement « Pêche » dans le monde. Un portefeuille de plus d’un milliard d’euros (1,636 milliards de dollars) dédié au développement de la pêche et de l’aquaculture aux quatre coins de la planète.... Un fonds de placement dans la pêche pas du goût des associations de protection des océans....

Du 9 au 19 août 2010, la banque d’affaires Nomura Holdings Inc, surnommée « Gulliver » au Japon, est chargée de lever les fonds qui seront ensuite gérés par Amundi Japan Ltd à partir du 20 août prochain.

« Nous tenons à attirer des clients qui n'ont pas été intéressés par les fonds d'investissement », a déclaré un des responsables de Nomura. Voir la vidéo pour appâter le client japonais : http://www.nomura.co.jp/retail/fund/boseki/amundi_g_fishery/movie.html (le lien avec la vidéo supprimé).

« La pêche est un secteur en croissance au niveau mondial.... Considérant la demande globale en poisson, les bénéfices de la pêche ne sont pas facilement influencés par les grandes tendances économiques », a déclaré Naoyuki Hamada, un responsable d’Amundi Japan Ltd. La consommation mondiale de poisson par personne est passé de 11,5 kg/personne en 1980, à 17,0 kg en 2007, selon la FAO. La production mondiale totale de poissons, de crustacés et de mollusques a atteint 140 millions de tonnes en 2007, alors qu'elle atteignait 71,9 millions de tonnes en 1980.

De gros poissons : Un portefeuille de multinationales de la pêche et de l'aquaculture

Près de 30% des fonds doivent être investis dans des entreprises au Japon et environ 40% aux USA, selon Nomura. La société prévoit aussi d’investir dans les économies émergentes comme la Thaïlande et le Brésil, ainsi que dans les pays avec de « grosses » sociétés dans le secteur de la pêche, comme la Norvège.

Le portefeuille de ce premier fonds dédié à la pêche couvrira un large éventail d’entreprises comme des sociétés de pêche et d’aquaculture, des transformateurs, des chantiers navals, des fournisseurs de matériel et d’aliments, des restaurants de la mer « y compris des chaînes japonaises de restaurants sushi pour capitaliser sur la popularité croissante de ces établissement bon marché dans une économie rongée par la déflation. »

Pas n’importe quelle entreprise ! Les multinationales au top du palmarès en chiffres d’affaires dans la pêche et l'aquaculture mondiales comme Nippon Suisan Kaisha Ltd (Nissui), Marine Harvest ASA, China Fishery Group Ltd. et Nutreco NV. « Ce fonds inclura des sociétés de matériel de pêche comme Jarden Corp. et Kappa Create Co, une chaine de restaurants de sushi », a dit Hamada.

Un fonds de placement pas très éthique et non durable

Doug Woodring, fondateur de Kaisei (1), se dit choquer par ce nouveau fonds de placement qui va selon lui fragiliser l’écosystème marin : « Avec la tendance croissante vers des investissements socialement responsables, il est choquant de voir ce nouveau fonds de placement sur le marché, qui va favoriser la disparition d'un écosystème déjà très fragile. Investir dans la pêche du fait que la consommation et le marché des produits de la mer sont en croissance, ne signifie pas que cette activité soit durable. En fait, c'est souvent l'inverse qui se produit, notamment lorsque les ressources naturelles font face à des milliards de consommateurs. Dans un endroit comme l'océan, où si peu est encore connu, investir dans ce fonds revient à investir dans une entreprise qui offre la chasse de nuit dans une immense réserve d’animaux. » Source : Something Fishy about a Fund to Pillage the Ocean (Matternetwork). Philippe FAVRELIERE (texte modifié le 14 août 2010)

(1) Kaisei : projet dédié à la compréhension et à la résolution du problème des débris marins

Autres articles :

Commentaire : Cette opération financière lancée par deux banques françaises, Crédit Agricole et Société Générale, fait entrer les affaires dans la pêche « Pêche Business ». Elle va renforcer la suprématie des multinationales au niveau mondial et notamment en Europe, le plus grand marché des produits de la mer. Cette opération intervient à un moment où les pêcheurs français condamnent les importations à bas prix, à un moment où les armements ont un grand besoin de renouveler leur équipement…. Des poissons trop petits pour des pêcheurs au gros !

Le 7 janvier 2011 - En France, le Crédit Agricole se désengage !!!

Saint-Malo : la Compagnie des pêches devient anglaise à 50 % (Ouest France)

L’armement britannique UK Fisheries est devenu actionnaire de poids de la Compagnie des pêches (ex-Comapêche) de Saint-Malo. Patrick Soisson, président, demeure aux commandes. « Il ne s’agit pas d’un rachat mais d’un changement d’actionnaire, précise-t-il. Le Crédit Agricole, qui était notre partenaire à travers une de ses filiales, a souhaité se retirer. Plutôt que de voir arriver un fonds de pension, je me suis mis en quête d’un nouvel actionnaire. »

Autres informations

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Globalisation in Fisheries and Aquaculture : Opportunities and Challenges

Globalisation in Fisheries and Aquaculture: Opportunities and Challenges

La mondialisation de la pêche et de l'aquaculture: opportunités et défis

OCDE 2010

Les marchés mondiaux pour les poissons et produits de la pêche ont changé considérablement au cours des dernières décennies et continuera de le faire, avec toujours plus d'interactions entre les pays et continents. Le changement a apporté des bénéfices substantiels pour l'économie mondiale et un certain nombre de défis à relever pour les gouvernements.

Pour relever ces défis, sans compromettre les avantages de l'interaction croissante du marché, les pays doivent élaborer et appliquer des cadres de gestion des pêches et l'aquaculture stratégies qui tiennent compte de la mondialisation sans compromettre la durabilité des ressources.

Pour visualiser le document, cliquer : Globalisation in Fisheries and Aquaculture: Opportunities and Challenges

Pour commander le document, cliquer : OCDE

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Regard géographique sur la mondialisation halieutique

Regard géographique sur la mondialisation halieutique

L’altermondialisation et les formes de résistance des « Pêches artisanales »

Julien NOEL

Thèse de doctorat en Géographie, présentée le 14 janvier 2011

Université de Nantes / IGARUN / Géolittomer LETG UMR 6554-CNRS

Cette thèse souhaite apporter un éclairage géographique, tant spatial que scalaire, sur le phénomène contestataire singulier que constitue l’altermondialisation halieutique. Plus précisément, notre objectif consiste à démontrer en quoi ce mouvement social de soutien à la pêche artisanale engage une réappropriation socio-spatiale d’un processus de mondialisation halieutique profondémentinégalitaire. Pour comprendre ces interactions, deux terrains halieutiques militants font plus particulièrement l’objet d’une analyse comparée : la pêche artisanale française et la pêche traditionnelle malgache. Il nous faut en premier lieu saisir le passage de la mondialisation à la globalisation halioaquacole en retraçant les principales étapes géohistoriques de la mise en place d’un système-monde aquatique afin de mieux comprendre par la suite sa structuration contemporaine ainsi que ses dysfonctionnements spatiaux actuels. La mise en évidence de ses inégalités nous conduit alors à analyser les multiples dimensions spatiales de l’altermondialisation halieutique, ce qui revient à interroger les caractéristiques de ce mouvement contestataire, à savoir l’organisation de son système d’acteurs, ses stratégies ainsi que ses dynamiques. Pour finir, nous interrogeons conjointement les politiques de durabilité mises en œuvre par ces deux systèmes halieutiques d’amont en aval de la filière halieutique. De cette confrontation entre échelles spatiales globalisantes et échelles localisées (territorialisantes), nous concluons sur la nécessité d’adopter une démarche résolument transcalaire et cosmopolitique dans la régulation de cette mondialisation halieutique.

Pour télécharger le rapport, cliquer Ici

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Les pêcheries : Jusqu'à l'épuisement des stocks ?

Ocde - Janvier 2011

168 pages

Ce poisson dans votre assiette, d’où vient-il ? A-t-il été pêché par un chalutier high-tech, attrapé par un pêcheur solitaire, élevé avec des tonnes de ses semblables ou même volé par des pirates ? Savez-vous qu’il a peut-être été capturé dans l’Atlantique Sud, débarqué en Europe puis transformé en Chine ? La mondialisation, les relations Nord-Sud mais également l’évolution des comportements et des styles de vie, ainsi que notre manière de gérer les ressources naturelles, sont autant de facteurs qui influent sur les pêcheries.

Pour appréhender l’ensemble de ces questions, cet ouvrage s’appuie sur l’expertise de l’OCDE. Il décrit les défis auxquels sont confrontés les acteurs du monde de la pêche et fait appel au point de vue des pêcheurs et de leurs familles, mais aussi à celui des ONG, des spécialistes gouvernementaux, des scientifiques et des experts indépendants.

Table des matières :

  • Avant propos par Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE
  • Chapitre 1. La pêche : difficile, dangereuse et condamnée
  • Chapitre 2. Cent mille ans de pêche
  • Chapitre 3. Les pêcheries : puiser dans les stocks
  • Chapitre 4. Un océan de problèmes
  • Chapitre 5. La pêche pirate
  • Chapitre 6. Écumer les sept mers
  • Chapitre 7. Accros à l'aide ?
  • Chapitre 8. Des changements de fond
  • Chapitre 9. Les pêcheries : une richesse commune ?

Pour plus d’informations et télécharger le document cliquer Ici

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Revue de presse :

Le 16 août 2010 : Carlyle Group, une société d'investissement intéressée par la pêche - Carlyle Group, l’une des plus grandes sociétés mondiales d’investissement avec plus de 69 milliards € d’actifs sous gestion, voit l’aquaculture et la filière Produits de la mer comme des secteurs mûrs pour l’investissement. Source : $90 billion fund eyes expansion in aquaculture, seafood (Intrafish.com 04/08/2010) / Veille Produits de la mer – CCI Boulogne

Le 25 août 2010 : Le propriétaire de fonds privé d’Icicle Seafoods a un considérable « trésor de guerre » pour des acquisitions et projette de se développer dans le secteur de l’aquaculture (au Chili et aux Etats-Unis) aussi bien que dans son activité traditionnelle de pêche. Source : Icicle owner eyes aquaculture (Intrafish.com 11/08/2010) / Veille Produits de la Mer – CCI Boulogne

Le 21 septembre 2010

Les fonds d'investissement responsables en majorité illégitimes (Ouest France)

«Illégitimes ». C'est ce que pensent Les Amis de la terre de la majorité des fonds d'investissement socialement responsables (ISR). L'association a analysé 89 fonds : « Pas moins de 71 contiennent dans leurs portefeuilles d'actifs au moins une des quinze entreprises controversées » sélectionnées pour leurs pratiques sociales et environnementales jugées « désastreuses »…..

Rapport des Amis de la Terre : lnvestissement socialement responsable : l'heure du tri / Synthèse • Septembre 2010 / Soisic Rivoalan et Yann Louvel / Les Amis de la Terre France

Site Web de la semaine : ISR

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Le 24 septembre 2010

Une semaine pour essayer l'ISR (Novethic)

Pour la première fois en France, est organisée, du 4 au 7 octobre, une semaine de l'ISR avec le parrainage du ministère du développement durable. Une soixantaine de participants (gestionnaires de fonds, agence de notation, experts, ONG, réseaux de distribution …) vont proposer des évènements destinés à sensibiliser un large public sur l'intégration de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans la gestion financière.

L’ISR -pour Investissement Socialement Responsable- est encore une affaire de spécialistes. Même si en France il pesait 50,7 milliards d’euros fin 2009, rares sont les épargnants qui connaissent l’existence même des fonds ISR et tout aussi rares sont les chargés de clientèle formés à les commercialiser. La Semaine de l’ISR a pour but de les faire découvrir à un nouveau public. « Le marché financier est un marché d’offre » a expliqué Bertrand Fournier, vice-président du Forum pour l’Investissement Responsable (FIR), organisateur de la Semaine. Il a jouté : « Nous pensons qu’il serait temps de faire coïncider cette offre avec une demande. » Michèle Pappalardo, Commissaire au développement durable, explique le soutien du gouvernement à cette initiative pour des raisons similaires : « Pour changer la donne, il faut que les investisseurs qui demandent aux entreprises d’être exemplaires sur le plan du développement durable soient nombreux et pèsent de tout leur poids pour que celles-ci s’orientent vers une économie « plus verte et plus équitable ». L’ISR est un des moyens de pression qui va dans le bon sens, il faut que les citoyens s’en emparent. »….

Quels sont les objectifs du Label ISR Novethic ? (Novethic)

Les Amis de la Terre ont publié lundi 20 septembre une étude qui « enterre l'ISR » en s'appuyant sur l'analyse de la composition des fonds labellisés ISR par Novethic. Novethic , qui n'est pas associé à ce travail, propose de rappeler les apports et les missions de son label, ainsi que sa vision de l'ISR tel qu'il est aujourd'hui pratiqué.

Lancé en 2009, le label ISR Novethic, unique sur ce sujet, a deux ambitions principales. La première est de pousser les promoteurs de fonds ISR à plus de transparence en leur demandant de mettre en ligne sur leur site Internet non seulement des explications claires sur leur processus de gestion ISR mais aussi la composition intégrale et compréhensible de leurs portefeuilles. La seconde est d’inciter les grands réseaux bancaires et assurantiels à commercialiser –enfin- les fonds ISR en formant leurs chargés de clientèle et en construisant un marketing ad hoc. L’ISR est aujourd’hui quasi inconnu des clients des banques, mais aussi bien souvent, des salariés des groupes auxquels appartiennent les sociétés de gestion qui produisent les fonds ISR.....

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Le 12 octobre 2010

Calvert veut faire entendre la voix des peuples autochtones (Novethic)

Novethic : Pourquoi vous intéressez-vous aux peuples autochtones?

Reed Montague. Nous sommes impliqués depuis longtemps. En 1999, nous avons été le premier fond américain à instituer le respect des droits des peuples autochtones comme critère d'investissement dans une entreprise. Nous pensons que leurs voix doivent être entendues en conseil d'administration, quand les décisions prises par l'entreprise ont un impact sur leurs vies, leurs territoires, leurs cultures, leur environnement. Nous sommes en faveur de la transparence. Quand une entreprise travaille sur un site, ou juste à côté, ses activités ont un impact sur la population environnante et des mesures adéquates doivent être adoptées pour préserver cette population.

370 millions de gens sont concernés dans le monde, cela fait combien de compagnies?

Je n'ai pas de chiffre exact, mais certaines industries ont plus de chances d'entrer en contact avec les peuples autochtones. Je pense à la métallurgie, aux mines, au gaz, à l'exploitation des forêts... Les indiens par exemple sont proches de la nature. Ils ont tendance à vivre dans des lieux très bien conservés. Leurs terres attirent la convoitise. Nous demandons aux compagnies intéressées de respecter les droits à l'auto-détermination des peuples vivant sur les terres. Ils ont des droits qui ont été reconnus dans des traités, il faut préserver leurs moyens de subsistance, les aider a protéger les terres sacrées. Il faut penser à l'éducation, à la sauvegarde de la culture...

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Le 20 octobre 2010

Les Prix pinocchio du Développement Durable 2010 : le vote est lancé (Cdurable)

Les Amis de la Terre, en partenariat avec le CRID et Peuples Solidaires, lancent aujourd’hui le vote public des internautes pour l’élection des Prix Pinocchio 2010. Douze entreprises françaises ont été nominées et concourent dans trois catégories : Environnement, Droits Humains et Greenwashing. Toutes se disent en faveur du "développement durable" alors que leurs impacts réels sont lourds et négatifs pour l’environnement ou les populations locales. A l’issue du vote, une cérémonie publique de remise des prix sera organisée le 9 novembre 2010 au Comptoir Général à Paris.

  • Prix Pinocchio "Droits humains" (Sodexo - JL Vilgrain, Somdiaa, Sosucam – Orange - GDF-Suez)
  • Prix Pinocchio "Environnement" (AXA – Total – Eramet – Alstom)
  • Prix Pinocchio "Greenwashing" (Crédit Agricole - SNCF Zéro Carbone - Aéroport de Beauvais-Tillé - Renault/Dacia)

Pour plus d’informations : Prix Pinocchio du développement durable 2010

Et pour voter jusqu’au 9 novembre 2010 cliquer Ici

Les lauréats cliquer Ici

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Le 26 octobre 2010

Le capital risque solidaire s'institutionnalise (Novethic)

Imaginé il y a 25 ans, le capital risque solidaire prend de l'ampleur et change de visage. L'intérêt des investisseurs institutionnels pour une économie vecteur de solidarité se généralise, mais les avantages fiscaux qui soutiennent ce développement risquent de faire les frais de la chasse aux niches fiscales. 25 ans après la création de Garrigue, pionnier du capital risque solidaire, le paysage s’est largement étoffé avec l’émergence d’opérateurs plus institutionnels et à la surface financière beaucoup plus importante. La coopérative financière Garrigue a été fondée en 1985 par une vingtaine d’individus. Ces sociétaires ont mutualisé leur épargne pour investir dans des entreprises en création ou en développement choisies pour la plus value sociale et environnementale qu’elles procurent. Le critère de rentabilité financière, sans disparaître, devenait secondaire. A l’époque, le commerce équitable, les énergies renouvelables, les entreprises d’insertion étaient à peine émergents et Garrigue fut l’un des premiers à apporter un soutien financier qui est aujourd’hui quasi généralisé. « Nous sommes bien dans une logique d’épargne citoyenne et pas de dons, rappelle Laurent Pinon, membre du directoire de Garrigue. L’argent investit impose une responsabilité de la part du créateur d’entreprise. » Aujourd’hui Garrigue regroupe 800 sociétaires, un capital de 3,7 millions €, en hausse de 23 % sur les six derniers mois….

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Le 11 juin 2011 :

Médithau : des huîtres à rosir de plaisir (Crédit Agricole)

Dans l'Hérault aussi, on élève des huîtres et des moules. Au bord de l’étang de Thau, Médithau, une entreprise à la pointe de l’innovation, fait rimer qualité avec inventivité. L'huître « spéciale Tabouriech » - rosée et généreuse - est désormais servie chez les plus grands chefs étoilés du monde entier.

En Méditerranée, pas de marée, déplorait Florent Tabouriech, à la tête de Médithau, une PME spécialisée dans l’élevage et la distribution d’huîtres et de moules. En 1986, ce « professeur Tournesol » se met à rêver d'y recréer artificiellement le phénomène des marées. L’idée géniale est simple : relever régulièrement les cordes sur lesquelles sont collées les huîtres afin de les mettre hors de l’eau. Florent Tarbouriech fait alors le choix d’un système mécanique qui remonte les cordes grâce à l’énergie solaire accumulée par des panneaux photovoltaïques.

La Caisse régionale a financé plus de 50 % des investissements de Médithau

« Une volonté d’innovation dans le respect de l’environnement », résume Damien Brouillet, expert agricole au Crédit Agricole Languedoc. Séduite par son dynamisme, la Caisse régionale accompagne l’entreprise dans ses projets de développement depuis ses débuts en 1986. Médithau, qui compte 40 salariés pour un chiffre d'affaires de 8 millions d’euros, a investi 4 millions d'euros entre 2007 et 2010. La Caisse régionale en a financé 2,6 millions. Un investissement gagnant pour la PME qui obtient des huîtres de meilleure qualité et une plus grande valeur ajoutée. L’exondation – l’opération de sortie de l’eau – améliore la dureté et la propreté des coquilles et les teinte d’une belle couleur rosée. Ce procédé a donné naissance à une huître haut de gamme : la « spéciale Tabouriech » désormais servie chez les plus grands chefs étoilés du monde entier.

Une entreprise soucieuse du développement durable....

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En Suisse, la banque Sarasin jauge l’aquaculture !

Pour les investisseurs désireux de participer à l'évolution de l’industrie en plein essor de l'aquaculture, cela signifie qu'il faut clairement privilégier les titres d’entreprises qui suivent une stratégie résolument durable...

Banque Sarasin – Private banking suisse durable depuis 1841

La Banque Sarasin & Cie SA est l'une des premières banques privées de Suisse. Son engagement pour une orientation durable constitue un élément essentiel de sa philosophie d'entreprise. Spécialisée dans le conseil en placement et la gestion de fortune, elle offre un service compétent et des produits de qualité à une clientèle privée et institutionnelle.

Sustainability Spotlight : L’aquaculture – la solution durable au problème de la surpêche ?

29.08.2012

L'aquaculture est un marché de protéines animales en plein essor qui croît plus rapidement que celui de la viande ou du lait. Avec le déclin du volume de pêche, les élevages de poissons se sont multipliés ces 40 dernières années. Dans son dernier commentaire "Sustainability Spotlight", la Banque Sarasin met en lumière les risques de durabilité de la pisciculture. L'aquaculture présente en effet de gros inconvénients: les poissons d'élevage sont nourris avec des poissons sauvages et les éleveurs utilisent fréquemment des antibiotiques et des hormones de croissance. L’entreprise chinoise Dalian Zhangzidao Fishery Group est l'une des rares firmes à avoir développé une approche intéressante de l’élevage intégré.

En Suisse, la consommation moyenne de poissons et de fruits de mer se situait vers 9,3 kg en 2011, ce qui correspond à une progression d'environ 50% depuis 1988. Aucun autre secteur alimentaire n'a enregistré une croissance comparable. La pêche industrielle a cependant conduit à une augmentation inquiétante de la part des zones de pêche proches de l'épuisement. Selon les estimations, les mers seront vides en 2050 si les quotas de capture restent inchangés. Ce sont des signes alarmants pour tous les secteurs économiques qui dépendent de la pêche. Si l'on considère les effectifs de poissons sauvages menacés, la pisciculture semble être la solution logique au problème. Le succès de ces dernières décennies a cependant un mauvais côté: contrairement aux attentes, l'élevage de poissons n'a pas mis un terme à la surpêche, mais au contraire renforcé les pressions sur les effectifs de poissons sauvages. Pourquoi? Parce que les poissons d'élevage se nourrissent de poissons sauvages. En moyenne mondiale, les aliments pour l’aquaculture sont issus à hauteur de 60% des captures sauvages.

L'alimentation des poissons d'élevage fait pression sur la faune aquatique sauvage

Les pressions sur la faune aquatique sauvage ne se sont donc pas relâchées. L'aquaculture est un élevage intensif impliquant le recours aux antibiotiques et à d'autres médicaments; des hormones de croissance sont même administrées à certaines espèces. L'utilisation d’antibiotiques est très critiquable, notamment en raison du risque de développer une résistance à ces médicaments. C'est pourquoi il faut s'attendre à un durcissement des conditions de production dans la branche et à une augmentation des coûts engendrés par les contrôles. Il se peut aussi que la confiance des consommateurs dans certaines espèces soit ébranlée par des articles négatifs dans les médias.

Une stratégie durable est essentielle pour les investisseurs

Pour les investisseurs désireux de participer à l'évolution de l’industrie en plein essor de l'aquaculture, cela signifie qu'il faut clairement privilégier les titres d’entreprises qui suivent une stratégie résolument durable. Cette stratégie doit tenir compte des principaux risques de durabilité de l'aquaculture, notamment de la part des poissons sauvages dans l'alimentation ou du recours aux antibiotiques. La Banque Sarasin a pris un petit nombre d'entreprises sous la loupe afin d'analyser leur façon de gérer les principaux risques de durabilité. Actuellement, seules quelques-unes d'entre elles sont qualifiées pour figurer dans l'univers durable. L'entreprise chinoise Dalian Zhangzidao Fishery Group, qui a développé une approche intéressante de l'élevage intégré, en fait partie. Le groupe est en outre spécialisé dans les fruits de mer pouvant être élevés dans des conditions écologiques. Source : Banque Sarasin

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Le 26 août 2013

Rabobank, la banque de l'industrie du poisson dans le monde

Pour en savoir plus, téléchargez Ici le document :

Investors in the global seafood industry – implications and trends

Gorjan Nikolik, Food and Agribusiness Research, Rabobank International

Irish Seafood Summit

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