lundi 19 mai 2014

Des initiatives pour contourner l’étiquetage opaque des produits de la mer !

Article publié en juin 2010... Toujours d'actualité... Jusqu'au 13 décembre 2014, date à partir de laquelle l'étiquetage sera dans l'obligation d'indiquer avec précision le lieu de capture (sous-zone ou division) à l'intérieur des deux zones FAO :
* Zone 27 : Atlantique Nord-Est (ANE) 
* Zone 37 : Méditerranée-Mer Noire
d'après l'article 38 du nouveau règlement de l'Organisation Commune des Marchés dans le secteur des produits de la pêche et de l'aquaculture (OCM) adopté en décembre dernier dans le cadre de la réforme de la PCP. 

Pour plus de précisions sur la nouvelle étiquette en poissonnerie : Les engins de pêche s'affichent en poissonnerie

Dans l'attente de plus de précision sur l'étiquette en gestation, lisez "Etiquetage : Zoomage en vue" de l'excellent portail du Comité départemental des pêches du Finistère

Faut-il compter sur l’Europe pour améliorer la traçabilité du poisson ?

Les débats du 15 juin 2010 au Parlement européen concernant l’Information des consommateurs sur les denrées alimentaires ont révélé que les eurodéputés se satisfaisaient de l’étiquetage des produits de la mer en vigueur.

La nouvelle réglementation adoptée à une large majorité par les parlementaires ne lèvera pas l’opacité sur l’origine des poissons, crustacés et autres coquillages présentés sur les étals. Lire : La transparence du circuit poisson s’arrête au port de pêche !

La baudroie ci-dessus qu’elle soit capturée dans le golfe de Gascogne ou en Manche, en mer du Nord ou d’Irlande, au large des côtes du Groenland ou de Russie, sera toujours présentée sur les étals sous le nom de lotte péchée en Atlantique Nord-Est (ANE) !

Il est clair que l’opacité sur l’identification géographique des captures ne profite pas à la pêche côtière mais au secteur industriel et à toutes les filières de pêche illégale si prospères partout dans le monde.

Poissonnier : Une charte du bateau à la table

Désormais, les pêcheurs français ne doivent plus compter que sur eux-mêmes pour défendre leurs productions locales face à la « déferlante » des produits non identifiés d'importation.

Les initiatives se multiplient un peu partout en France : création des AMAP Poisson, vente directe du poisson à quai et convention avec les artisans poissonniers, les restaurateurs ou les cantines scolaires...


Depuis 2008, la Charte des artisans poissonniers de Bretagne se concrétise dans la valorisation des produits de la mer provenant de Bretagne, la mise en exergue du métier d'artisan poissonnier, en répondant aux attentes des consommateurs et en renforçant les liens entre l'ensemble des acteurs de la filière pêche. Lire : Innovation. Une charte du bateau à la table (Le Télégramme)

Philippe Favrelière (publié le 17 juin 2010) (1028)

Autres articles :

Informations complémentaires :
  • Texte adopté par le parlement européen le 16 juin 2010 : Information des consommateurs sur les denrées alimentaires
  • Communiqué du Parlement européen : Etiquetage alimentaire : des règles plus claires pour mieux informer le consommateur - Face à la montée en flèche de l'obésité et du diabète en Europe, les députés demandent l'indication obligatoire des valeurs nutritionnelles sur les emballages des produits alimentaires. Ils ont néanmoins rejeté la proposition de faire figurer des "feux de signalisation", qui auraient mis en garde les consommateurs contre les produits à forte teneur en sucres ou en graisses par la présence d'un feu rouge sur l'emballage. Les députés souhaitent permettre aux consommateurs d'avoir toutes les informations nécessaires pour choisir des produits sains. Dans un souci de ne pas imposer des procédures trop lourdes aux PME et aux petits producteurs, ils ont toutefois décidé d'exempter les produits non préemballés et les produits artisanaux du règlement...... Appellations de pays d'origine - Les députés ont voulu trouver le juste équilibre entre le droit des consommateurs à connaître le lieu d'origine des produits alimentaires et les coûts et procédures supplémentaires qu'un tel étiquetage entraînerait pour les producteurs. Actuellement, seuls certains types de produits doivent indiquer le pays d'origine (le bœuf, l'huile d'olive, les fruits et légumes frais, le miel...) mais les députés veulent étendre cette liste à toutes les viandes, volailles, produits laitiers, ainsi qu'à tous les aliments composés d'un seul ingrédient. Les lieux de naissance, d'élevage et d'abattage des animaux - ainsi que les conditions d'abattage selon certaines pratiques religieuses - doivent également être indiqués, soutiennent les députés.

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Mai 2014

Commercialiser la pêche locale

Cette publication présente quelques-unes des pistes et outils que les pêcheurs et autres acteurs locaux peuvent utiliser pour améliorer la commercialisation de la pêche locale avec l’aide de leur Groupe d’action locale pêche (FLAG). Nous allons commencer par examiner pourquoi la commercialisation des produits issus de la pêche locale doit être améliorée ainsi que quelques-uns des avantages qui en découleront. Nous nous pencherons ensuite sur le rôle spécifique des FLAG et sur l’aide qu’ils peuvent apporter au développement de projets de commercialisation.

Pour terminer, nous présenterons deux approches innovantes pour améliorer de la commercialisation à l’échelon local (la vente directe et les CSF – Pêcheries soutenue par la communauté/Community Supported Fisheries) ainsi que trois outils pratiques qui peuvent être utilisés pour améliorer l’efficacité de la stratégie de commercialisation : les outils numériques,  les activités axées sur l’expérience ainsi que les labels et les marques.

Les différents thèmes développés dans la présente publication ont été identifiés dans le cadre de la préparation du séminaire FARNET « Commercialiser la pêche locale » organisé en juin 2013 à Stockholm. Avant l’évènement, les FLAG participants ont en effet été interrogés via une enquête visant à identifier les différents thèmes des groupes de travail du séminaire. Les discussions et les conclusions de ces groupes de travail ont alimenté une grande partie de la présente publication.

Sommaire

En bref ..... 3
Comment utiliser ce guide ? ..... 3
1. Pourquoi améliorer la commercialisation de la pêche locale ? ..... 4
2. Quel soutien les FLAG peuvent-ils apporter ? ....... 6
3. Pistes, astuces et conseils : cinq boîtes à outils ........ 11
3.1 ● Vente directe, les bases ........ 12
3.2 ● Circuits courts : pêcheries soutenues par la communauté et « paniers de poissons» » .... 24
3.3 ● Le marché numérique ...... 32
3.4 ● Les zones de pêche et l’économie de l’expérience ...... 40
3.5 ● Marques et labels au niveau local ...... 46

Cliquer Ici pour télécharger le document "Commercialiser la pêche locale"

Bienvenue dans FARNET, le réseau européen des zones de pêche

FARNET est le réseau européen des zones de pêche soutenues par l'Axe 4 du Fonds européen de la pêche (FEP). Grâce à des échanges approfondis d’informations et à une cellule d’appui spécialisée, le réseau vise à soutenir les différents acteurs impliqués dans le développement durable des zones de pêche au niveau local, régional, national et européen.
Le cœur du réseau est composé de quelque 300 Groupes d’action locale pêche (Fisheries Local Action Groups / FLAG). Ces partenariats public-privé constitués au niveau local travaillent ensemble au développement durable de leur territoire. Basés dans 21 Etats membres, les FLAG gèrent chacun leur budget pour animer une série de projets proposés et réalisés par un ensemble varié d’intervenants locaux.

Pour en savoir + : Farnet

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Consommations et pratiques alimentaires durables


Analyse de données nationales issues d’enquêtes d’opinion

CEP - Centre d'études et de prospective

Analyse n° 69 - mai 2014

Les pratiques alimentaires durables dépendent des préoccupations des consommateurs, liées à la protection de l’environnement, aux enjeux éthiques, à la recherche de proximité ou de bien-être personnel.

Les tendances nationales de ces pratiques indiquent cependant un recul de la prise en considération de la dimension environnementale de la durabilité au profit des aspects économiques et sociaux, en lien avec le contexte économique et financier actuel. Les choix alimentaires apparaissent davantage influencés par les préoccupations autour du pouvoir d’achat, de la santé, avec une montée en puissance de l’intérêt pour les produits de proximité et les circuits courts.

Sur un plan méthodologique, au-delà des informations déclaratives recueillies par les enquêtes d’opinion, les données sur les consommations réelles font souvent défaut. Source : Ministère de l'Agriculture

Cliquer ici pour télécharger "Analyse n° 69 - mai 2014 Consommations et pratiques alimentaires durables : analyse de données nationales issues d’enquêtes d’opinion"

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Le 24 Mai 2014

Flunch / Au menu, Merlu d’Yeu

Le merlu des fileyeurs de l’île d’Yeu à la carte des restaurants Flunch, c’est possible.

Le produit tel qu’il se présente aux clients des restaurants Flunch (source : PdM)

Source : PDM par B.Vaudour

Même si l’adéquation entre les contraintes de pêche et l’approvisionnement régulier d’une enseigne est délicate, l’expérience mérite d’être renouvelée. En contact avec les pêcheurs de l’île, Flunch a trouvé un prestataire de choix pour fileter et surgeler cet abondant poisson blanc du golfe de Gascogne. Débarqué au Sables d’Olonne, le merlu de filet doit offrir une bonne tenue à la transformation. Son classement en Extra ou en A répond au cahier des charges de Flunch. Fil'mer, filiale de l’entreprise de découpe boulonnaise Frai’Emball, portionne (170 g) et surgèle le poisson sur le site vendéen de Givrand où travaille une quarantaine de personnes. L'usine a livré ensuite 260 restaurants Flunch qui ont mis en avant le merlu sous le logo Pavillon France. « France Filière Pêche a souhaité soutenir la démarche même s’il s’agit d’un produit surgelé, l’essentiel est de promouvoir la pêche de nos côtes » rappelle Marion Fisher, responsable communication de l’association interprofessionnelle.

Merlu, matière à transformer

Plus cher que les blocs de colin d’Alaska, le merlu surgelé recule dans l’industrie des panés. Mais il tient ses lettres de noblesse en portion nature surgelée.... 

Pour en savoir + : PDM

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La Ruche qui dit oui ! dans le Top 10 des sites de commerce collaboratif en France


7ème : La Ruche qui dit oui ! avec 456000 VU

La Ruche qui dit oui ! a été lancée en 2011 pour favoriser les échanges directs entre producteurs locaux et consommateurs. Ces derniers passent commande sur le site et viennent récupérer leurs produits (fruits et légumes, viande, produits laitiers, pain) lors des distributions près de chez eux, organisées par des volontaires en échange d'une commission de 7,9% des ventes. Pour sa part, La Ruche qui dit oui ! s'en adjuge 16,7%. Il existe actuellement 446 ruches et 213 sont en construction.

    Audience mensuelle moyenne : 456 000 VU
    Couverture moyenne : 1% de la population internaute
    Audience quotidienne moyenne : 35 000 VU

Source : Journal du Net

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Le 24 Juin 2014

Deux initiatives pour contrer le manque de transparence dans le poisson transformé

Produits à base de poissons : "Le flou actuel n'est pas acceptable"

Parmentiers, panés, surimis... L'association nationale de défense des consommateurs a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poissons et pointe "des produits de qualité très médiocre".

La CLCV dénonce le flou des étiquettes des produits à base de poissons, qui contiennent souvent moins de 30% de poisson...

Source : SudOuest.fr, avec AFP 

Il n'en va pas de même côté poisson, où les consommateurs ont encore souvent bien du mal à savoir exactement ce qu'ils mangent, dénonce l'association nationale de défense des consommateurs (CLCV).
  • Des étiquettes peu informatives
Une enquête menée par l'association de consommateurs et dévoilée lundi montre que pour une majorité de produits de la mer, les informations contenues sur les étiquettes restent encore très imprécises, avec un flou savamment entretenu sur les espèces utilisées ou le pourcentage exact de poisson contenu dans chaque préparation.
L'association a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poissons (parmentiers, brandade, panés, croquettes, nuggets, rillettes, surimis, soupes et plats cuisinés), issus à la fois de grandes marques et de marques distributeurs, sans faire l'analyse du produit lui-même.
  • Des mélanges "peu ragoutants"
A l'issue de cet examen, elle alerte d'abord sur le fait que la plupart de ces produits sont fabriqués non pas à partir de filets de poisson mais plutôt de "chair" ou de "pulpe de poisson". C'est le cas dans 80% des produits examinés.
"Est-on en présence de merlu, de cabillaud, de colin ou de saumon ? Impossible de le savoir" 
Et derrière ces termes un peu vagues, il ne faut pas s'attendre à trouver du filet haché, mais plutôt un "mélange peu ragoutant" de chutes de filetage, desquelles sont enlevés tous les morceaux nobles (filet, darne, baron), et auxquelles s'ajoutent des arêtes, de la peau, le tout mixé dans des broyeurs à très forte pression, selon la CLCV.
Sans être dangereux pour la santé, ces produits restent "de qualité très médiocre", alors même qu'il n'existe aucun "cadre réglementaire ou normatif définissant les procédés d'obtention" de ces ingrédients, explique l'association.
  • Quelle espèce de poisson ? En quelle quantité ?
Par ailleurs, l'analyse des étiquettes montre qu'il est très souvent difficile de savoir exactement quelle quantité de poisson est contenue dans le produit, ni même de quelle espèce il s'agit.
Sur plus de la moitié des produits étudiés, notamment dans les soupes, les surimis et les croquettes, le type de poisson utilisé n'est pas mentionné, "d'où un risque de tromperie des consommateurs", avertit la CLCV. Il est remplacé par des indications floues comme "poisson" ou "poisson blanc". "Est-on en présence de merlu, de cabillaud, de colin ou de saumon ? Impossible de le savoir", explique la CLCV.
Enfin, pour déterminer quelle quantité exacte de poisson l'on ingurgite lorsque l'on mange par exemple des pâtes au saumon achetées tout prêt, il faut souvent prévoir la calculette, prévient l'association. Ainsi certains fabricants se contentent de mentionner d'un côté la quantité de poisson dans la farce qui a servi à la préparation, puis le pourcentage de farce dans le produit final, charge ensuite pour le consommateur de faire lui-même les calculs.
"Dans 4 produits sur dix, on doit faire une règle de trois pour calculer la quantité de poisson !" 
Au final, 30% des produits étudiés ne fournissent donc aucun pourcentage de poisson explicite, et directement exploitable, dénonce la CLCV.
  • La palme revient aux rillettes et croquettes de poisson
Par catégorie de produits, c'est aux rillettes et aux croquettes de poisson que revient la palme de l'imprécision. Pour ces dernières, "dans 80% des cas, l'espèce n'est pas précisée (...) et seul un produit sur dix est fabriqué à partir de filet de poisson", le reste étant constitué de "chair".
"Quant à l'information sur la quantité de poisson mise en oeuvre, elle est certes disponible mais pas de façon explicite : dans quatre produits sur dix, le consommateur doit faire une règle de trois pour la recalculer, ce qui n'est guère pratique quand on fait ses courses !", relève la CLCV.
  • Une teneur en poisson inférieure à 30%
Au final, pour l'ensemble des produits étudiés, la teneur en poisson se révèle bien souvent inférieure à 30% (sauf pour les poissons panés), et ils sont souvent "enrichis" d'agents texturants (amidon, glycérides d'acides gras), de matières grasses ou d'eau (surimis), sans que cela soit forcément clairement indiqué.
L'association demande donc aux pouvoirs publics et aux professionnels de l'agroalimentaire et de la distribution de travailler à une clarification des règles d'étiquetage de l'ensemble des produits transformés à base de poisson. "Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu'ils mangent et le flou qui prévaut aujourd'hui n'est pas acceptable", conclut la CLCV. 

Pour en savoir plus sur l'enquête de la CLCV : Produits à base de poisson

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L’Agglo met les petits poissons dans les plats

L’Agglo est entrée au capital de la SCIC Arrainetik, dans le cadre de la création d’un atelier de transformation de produits de la mer pêchés localement. C’est au 131 avenue de Jalday, dans des locaux appartenant à l’entreprise Olano, que sera sis l’atelier de transformation.

Source : Sud Ouest par Éric becquet

C'est à l'unanimité que l'Agglo Sud Pays basque a voté la délibération numéro 13, jeudi soir dernier, lors du conseil communautaire du jour. Elle portait sur : « L'entrée au capital de la SCIC (1) Arrainetik, dans le cadre de la création d'un atelier de transformation des produits de la pêche locale. »

Concrètement, la SCIC Arrainetik, projet lancé par l'Agglo il y a trois ans après une première étude de faisabilité, achètera le poisson aux pêcheurs locaux et le transformera pour qu'il soit vendu aux clients de la restauration collective régionale. Manuel de Lara, récemment élu à la vice-présidence de l'agglomération, en charge du développement économique, explique : « La première année, il est question d'acheter 240 tonnes de poisson aux pêcheurs locaux, pour en faire à peu près 110 tonnes de produit fini, à destination des entreprises de restauration collective. Chinchards, tacauds, maquereaux seront notamment transformés en filets pour arriver directement dans l'assiette. Une alternative culinaire pour ces établissements qui n'avaient pas forcément l'habitude de proposer des produits issus de la pêche artisanale locale. Et elle va permettre aux pêcheurs de garder un niveau de rémunération correct. Nous sommes ici dans une vraie démarche d'économie sociale et solidaire. »

« Madame Bessonart »

Manuel De Lara souhaite souligner : « C'est le résultat de trois années de travail, et quand je suis arrivé il y a un mois, j'ai trouvé un projet parfaitement monté par la précédente équipe. » Michel Hiriart, ancien président, a d'ailleurs souhaité intervenir : « Je voulais évoquer le travail considérable que Madame Bessonart a réalisé sur ce dossier avec sa commission. Le dossier tel qu'il est là était déjà ficelé au dernier mandant. Un dossier qu'elle a parfois dû faire évoluer à marche forcée parce qu'il y avait des membres du bureau du conseil communautaire précédent qui étaient plutôt frileux sur ce dossier, pourtant très favorable à la filière de la pêche. Je me réjouis qu'aujourd'hui ce dossier fasse l'unanimité au sein du conseil communautaire, c'est un dossier très très important et vital pour le territoire ! »

Le nouveau président de l'agglomération Peyuco Duhart a acquiescé, par un « il faut rendre à César ce qui appartient à César ». Il n'avait pas omis non plus de souligner que Christine Bessonart, ancienne maire de Saint-Pée-sur-Nivelle, « y avait mis beaucoup de cœur ».

Au sein de ce projet consensuel, sont réunis les différents acteurs : pécheurs, transformateurs, commerçants. Ainsi, parmi les partenaires, le comité local des pêches, la CCI de Bayonne ou encore les représentants des cantines scolaires ou de nombreuses collectivités locales.

20 % du capital

Côté capital, prévu à 100 000 euros afin de mieux solliciter les banques, l'agglo prend avec ce vote unanime 20 % des parts sociales (20 000 euros donc) et siégera au conseil d'administration de la SCIC et sera « garante de l'intérêt général ». L'OP des Pêcheurs d'Aquitaine (50 %), et le CIPDMEM 64-40 (15 %) sont les deux autres gros partenaires sollicités pour la mise de fond.

Jean-Michel Berra, délégué communautaire (et conseiller municipal d'Hendaye), a également tenu à préciser durant le conseil : « Herrikoa, société de capital-risque, va apporter son concours à hauteur de 75 000 euros, par un prêt sur sept ans ».

Côté structurel, cet atelier de transformation, d'une surface de 350 m², va prendre corps dans les locaux de l'entreprise Olano, au 131 avenue de Jalday. La volonté est de le mettre en action dès septembre, et de commencer avec trois salariés dont un gérant.

Le conseil d'administration de la SCIC Arrainetik aura lieu ce jeudi 26 juin au matin pour constituer la société, lancer les achats de matériels et gérer les appels d'offres auprès des entreprises de restauration collective. Les lettres d'intentions de ces dernières porteraient déjà à un volume de commande de 207 tonnes pour 900 000 euros de chiffre d'affaires. L'aventure est bien lancée.

(1) Société coopérative d'intérêt collectif et non SCOP, puisque l'Agglo est actionnaire.

(2) Herrikoa a pour vocation de soutenir l'emploi en Pays basque en proposant des financements adaptés aux entreprises

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Dans les coulisses du port de pêche

Tout l’été, le port de pêche propose au public de découvrir sa filière à travers une visite de la criée et un atelier. L’an dernier, 350 personnes avaient participé à la visite du port et de la criée ainsi qu’à l’atelier de mareyage.

Source : Sud Ouest par Jennifer Delrieux

Triage du poisson, calibrage des moules, vente aux enchères des produits de la mer. Cet été encore, l'univers du port de pêche de La Rochelle, à Chef-de-Baie, n'aura plus de secrets pour les habitants et les touristes. Pour la septième année, des visites du port de pêche rochelais et des ateliers de découpe de poisson frais sont proposés au grand public à travers les animations « Un matin à la criée », jusqu'au 12 septembre, en partenariat avec l'office de tourisme de La Rochelle. Tous les jeudis matins, la criée accueille le public qui rencontre les professionnels de la marée et découvre l'envers du décor en assistant au tri du poisson et à la visite des équipements. Les visiteurs assistent ensuite à une vente aux enchères des produits de la mer, réservées aux professionnels.

Un autre aspect du port

L'atelier Écailler, découper, goûter est proposé tous les vendredis matins aux adultes et adolescents. Sur les conseils de Mathieu Duportal, formateur au lycée maritime et aquacole de La Rochelle, les participants apprendront à lever les filets comme les professionnels, découvriront les secrets du métier de mareyeur et découperont eux-mêmes leurs poissons. « Cet atelier, où le public devient acteur, est un complément à la visite de la criée. On apprend à reconnaître la qualité d'un poisson », précise Pascal Bouillaud, directeur du Syndicat mixte du port de pêche de Chef-de-Baie de La Rochelle.

Vive, mulet, maigre… Les apprentis-mareyeurs repartiront ensuite avec leurs filets pour une dégustation à domicile. « C'est important pour nous de montrer un autre aspect du port, qui vit essentiellement la nuit, d'autant plus que celui-ci fête ses 20 ans cette année. Comme le travail est nocturne, les gens ne se rendent pas compte de l'activité qui y règne », ajoute Pascal Bouillaud.

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Autres initiatives :


On connaissait le bar de ligne. C'est désormais au tour du poisson bigouden d'être étiqueté. Une étiquette et un pin's pour indiquer la provenance du poisson. C'est l'idée sur laquelle ont travaillé conjointement l'association Startijenn ar vro vigouden et Normapêche, basée à Lorient et présidée par Jean-Michel LeFloch, mareyeur à Loctudy. La convention, signée au printemps dernier, a débouché début août sur la mise en place d'une étiquette «Pêche artisanale du Pays bigouden, poissons sauvages de qualité extra». Elle s'accompagne d'un pin's «qui va jusqu'à l'étal», souligne Jean-Michel Le Floch.

«Cultiver notre image» - L'objectif est double. Il s'agit de mettre en avant la qualité du poisson en s'appuyant sur le cahier des charges de Bretagne Qualité Mer. Par extra, il faut ainsi comprendre poisson du jour ou de la veille. Il permet également de préciser la zone de débarquement. Le poisson doit être débarqué et vendu sous une criée du Pays bigouden par des navires immatriculés dans un quartier maritime breton. Actuellement trois navires ont adhéré à cette démarche identitaire et qualitative. Les mareyeurs qui sélectionnent déjà les poissons peuvent y prendre part. Les professionnels veulent ainsi jouer sur l'image positive de la pêche bretonne auprès de consommateurs friands de labellisation. «Il faut cultiver notre image». Le marquage déjà appliqué à Roscoff ou Lorient, ne concerne que la pêche côtière. Il pourrait s'étendre au hauturier «dans le cadre du label pêche française».

Photographie : Tête de Baudroie (wikipedia)

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