samedi 8 mai 2010

Mr GoodFish n’aime pas la langoustine du Golfe de Gascogne !

Mr GoodFish n’aime pas la langoustine du Golfe de Gascogne, Mister Goodfish préfère un autre crustacé, la crevette de Madagascar.….

Mr Goodfish, c’est une campagne de sensibilisation à la consommation durable des produits de la mer. Lancée en mars 2010 par Nausicaa à Boulogne/mer et deux autres aquariums européens, l’Aquarium de Gênes (Italie), l’Aquarium Finisterrae de la Corogne (Espagne), cette campagne vise à encourager les bonnes pratiques tout au long de la chaîne, allant des pêcheurs aux consommateurs, et à mettre en valeur les ressources halieutiques durables, la pêche et l'aquaculture « durables ».

Mr Goodfish a le soutien de la commission européenne, du comité national des pêches…et du ministère de l’agriculture et de la pêche selon l’article du Monde publié le 7 mai 2010 : A chaque saison, son poisson. « Bien choisir son poisson, c'est bon pour la mer, c'est bon pour vous. » Depuis peu, ce slogan sur une affichette a fait son apparition chez les poissonniers et certains restaurateurs. Cette campagne s'appuie sur le site MrGoodFish.com - lancé officiellement au ministère de l'agriculture et de la pêche jeudi 6 mai -, où chacun peut désormais consulter, d'un simple clic, la liste des poissons à consommer en priorité dans sa région selon la saison et les quantités disponibles dans les différentes criées. »

« Pour aider à faire son choix, une liste des poissons recommandés est disponible sur le site internet www.mrgoodfish.com ou sur celui de Nausicaà. Réalisée en collaboration avec Ifremer, elle varie selon les régions, les façades maritimes, les particularités locales. Critères retenus : l'état des stocks, mais aussi les saisons, la taille des poissons et... la proximité car il s'agit aussi de « favoriser la pêche locale ». Quatre listes seront proposées chaque année. » (Source : La Voix du Nord)

Mr Goodfish est-il vraiment de bon conseil ?

Alors que la campagne de langoustine a débuté depuis plusieurs semaines dans le Golfe de Gascogne, il est étonnant que Mr Goodfish ne propose pas encore l’une des captures vitales pour la pêche artisanale française (1). Mr Goodfish penche plutôt pour un crustacé d’importation, l'exotisme de la crevette malgache présentée sous trois variantes, label rouge, bio et sauvage.

Parmi les dizaines de poissons, crustacés, mollusques et autres coquillages capturées et élevées sur nos côtes, Mr Goodfish n’a choisi que 9 produits en ce printemps 2010. Pas de merlu en plein marasme, pas de maigre,….

A côté de l’étal plutôt dégarni de Mr GoodFish, le banc de FranceAgriMer (2) est beaucoup plus attrayant. En deux clics, FranceAgriMer présente la richesse, la variété et la saisonnalité des produits de la mer débarqués dans les ports de pêche français : Calendrier des produits de la mer / mois par mois (FranceAgriMer –Ex Ofimer). Par ailleurs, des associations et des organisations régionales mettent en valeur les produits halieutiques locaux et répertorient les points de vente en direct du pêcheur comme SlowFood Rouen Haute-Normandie : Calendrier de la période d’abondance des produits de la mer de la côte normande du Tréport au Havre. En Basse-Normandie, le Groupement NFM indique sur son site internet la saisonnalité des spécificités normandes : Chaque mois son poisson !

Quant à Mr GoodFish, c’est une bonne porte d’entrée pour déguster avec les yeux les milliers de poissons dans l’univers magique de trois aquariums européens, Nausicaa à Boulogne, l’Aquarium de Gênes (Italie), l’Aquarium Finisterrae de la Corogne (Espagne).
(1) D’après FranceAgriMer : En 2008, la langoustine est à la 6ème place des débarquements en criée : Baudroie (lotte) : 94,7 millions d’euros, Sole commune : 82,2 millions d’euros, Merlu commun : 53,0 millions d’euros, Coquille Saint-Jacques : 53,4 millions d’euros, Bar commun : 49,2 millions d’euros, Langoustine : 43,6 millions d’euros,…
(2) FranceAgriMer : L’établissement public national des produits de l'agriculture et de la mer.

Autres articles :

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Deux documents FAO sur l'Étiquetage écologique des produits des pêches de capture

Le premier document “Review of ecolabelling schemes for fish and fishery products from capture fisheries” passe en revue les différents types d’écolabel (MSC, Friend of the Sea, Naturland,…). Il examine en particulier les différents critères choisis pour l’étiquetage des produits de la pêche : les normes, les exigences, les pratiques et les résultats pour une pêche durable.

La position des pêcheries à petite échelle dans les pays en développement est prise en considération, car le coût des frais de suivi, d'évaluation et de gestion peuvent être hors de proportion avec la valeur des captures et / ou au-delà des capacités techniques nécessaires (personnels et infrastructures). Le document a pris en compte des méthodes d’évaluation plus empiriques mieux adaptées à ces pays du Sud.

Pour télécharger “Review of ecolabelling schemes for fish and fishery products from capture fisheries - Keith Sainsbury.” Cliquer : FAO 2010 : Étiquetage écologique des produits de la pêche

Directives pour l’étiquetage écologique du poisson et des produits de la pêche maritime

Les présentes directives s'appliquent aux systèmes d'étiquetage écologiques destinés à certifier et à promouvoir des labels pour les produits issus de pêches de capture marines gérées de manière appropriée et portent essentiellement sur des points relatifs à l'utilisation durable des ressources halieutiques…. Suite Télécharger le document FAO 2005

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Ecolabel : Food & Water Europe pour des règles normalisées au niveau international

Ecolabel : Food & Water Europe (1) plaide en faveur de règles normalisées au niveau international

Acheter du poisson « durable » n’est pas chose aisée et le consommateur européen qui s‘engagerait dans cette voie est confronté à une multitude de systèmes de certificats privés. Pour tenter d’y voir plus clair, l’organisation Food & Water Europe a publié, le 5 mai 2011, un rapport et un guide sur l’achat de produits de la mer « De-Coding Seafood Eco-labels : Why we need public standards ». Des avancées sont en gestation côté européen : des dispositions en la matière devraient être incluses dans les propositions de réforme de la politique commune de pêche (PCP).

L’organisation procède à une analyse critique de ces programmes et des critères d’évaluation appliqués y compris ceux du Marine Stewardship Council (MSC), de Global Aquaculture Alliance (GAA) et de Friends of the Seas (FOS), et constate que le manque de normes d’étiquetages officielles a permis à des écolabels privés de capturer d’importantes parts de marché tout en ne fournissant pas d’indications précises permettant au consommateur de faire des choix « durables ». L’ONG relève notamment, des lacunes en ce qui concerne les exigences en terme de respect des normes environnementales, de la responsabilité sociale, des règlementations du travail, du droit international et de transparence.

Food & Water Europe plaide donc en faveur de règles normalisées au niveau international. Une demande qui pourrait être, au moins en partie, rencontrée au niveau européen. S’il n’est pas question de créer un écolabel européen pour les produits de la pêche, on confirme de source proche de la Commission qu’il y aura bien, dans la proposition de réforme de la politique commune de pêche qu’elle devrait présenter le 13 juillet prochain, des dispositions relatives à l’étiquetage des produits. Source : Des normes d’étiquetage des produits de la mer dans la PCP (Europolitique)

(1) Food & Water Europe est la base avancée européenne de l'association de consommateurs étatsunienne Food & Water Watch (FWW)

Pour télécharger le guide, cliquer : « De-Coding Seafood Eco-labels : Why we need public standards »

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Informations utiles pour mieux consommer :

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Guide pratique. Pourquoi et comment labelliser les produits de pêche et d’élevage ?

Pourquoi et comment labelliser les produits de pêche et d’élevage ?

Un guide pratique d'aide à la décision...

Par Marie Christine Monfort et Pascale Baelde

Le concept de durabilité est relativement récent et continue d’évoluer sous l’influence de nombreux facteurs sociétaux eux-mêmes en mutation, qu’ils soient économiques, politiques ou scientifiques. La durabilité est particulièrement difficile à appréhender dans l’industrie des produits de pêche et d’élevage. Qu’est ce qu’un poisson durable ? Quels sont les enjeux et les outils de la durabilité des produits de la mer ? Ces questions s’adressent aujourd’hui aussi bien aux exploitants de la ressource, aux acteurs du marché qu’aux gestionnaires de l’industrie.

La multiplication des labels sur les produits aquatiques provoque aujourd’hui hésitation chez les producteurs, doutes chez les intermédiaires et suspicion chez les consommateurs alors même qu’ils sont mis en place pour rassurer.

Pour une entreprise, s’engager dans une démarche de labellisation reste une stratégie marketing qui répond à un besoin de différenciation et de communication auprès du consommateur. Mais pour dire quoi ? Vers quelle cible ? Quel label pour vanter quelle valeur ? Jouer solo ou en groupe ? Quels bénéfices économiques espérer et quel impact financier craindre ?

Sur le marché français, les produits de la mer offrent de nombreuses possibilités de différenciation en raison à la fois de la grande variété de leurs attributs et de la diversité des attentes des consommateurs. La filière est activement entrée dans l’ère du marketing et de la différenciation.

Voir clair dans le maquis des labels

Ce rapport accompagne de façon pragmatique ceux d’entre vous qui ont besoin de mieux comprendre, au-delà des préjugés et idées reçues, ce que la labellisation peut leur apporter et de quelle manière. Dans l’absolu, il n’y a pas de démarche de labellisation qui soit supérieure aux autres ; il en est juste une qui convient mieux à votre cas particulier. L’ambition de ce guide est de vous accompagner dans le maquis des labels, en vous aidant à vous poser les bonnes questions et en vous faisant gagner un temps précieux dans vos réflexions et vos décisions.

La première partie du rapport évalue et resitue les enjeux de la labellisation pour les produits de la pêche et de l’élevage dans le contexte commercial, règlementaire et sociétal actuel et dégage les tendances.

Dans la seconde partie, le rapport décrit en détail la quinzaine d’approches possibles de type B2C pour les produits aquatiques sur le marché français, distinguant :

  • labels à proprement parlé (publics),
  • certifications privées,
  • marques collectives privées,
  • marques privées.

A qui s’adresse ce guide ?

Dirigeant d’une organisation de producteurs, d’un élevage aquacole, responsable marketing, R&D, commercial, mareyeur, importateur, exportateur, transformateur, chercheur, étudiant ou encore en charge de l’accompagnement des acteurs économiques de votre région.

Pour plus de renseignements, cliquer www.sea-matters.com

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Guide des espèces à l'usage des professionnels


Guide des Espèces 2012

Seaweb / Alliance Produits de la Mer

L'Alliance Produits de la mer, programme international de SeaWeb, travaille avec l'ensemble des acteurs des filières pêche et aquaculture (pêcheurs, aquaculteurs, grossistes, distributeurs, chefs, restaurateurs, poissonniers) pour rendre le marché des produits de la mer durable sur les plans environnemental, économique et social.

Pêche Durable : le nouveau guide des espèces est disponible

Source : L'Hôtellerie / Restauration

Nous l'avons déjà évoqué de nombreuses fois, la ressource halieutique est en danger, les trois-quarts des espèces marines de la planète sont surexploitées ou exploitées à un niveau maximum. Et l'aquaculture qui se développe et représente aujourd'hui près de la moitié de l'offre mondiale de poissons ne représente pas la solution idéale.

Dans ce contexte, il est essentiel d'être bien informé sur l'état de la ressource pour passer ses commandes de poisson.

C'est le propos de SeaWeb/Alliance Produits de la mer avec le "Guide des espèces à l'usage des professionnels". La première édition de ce guide est parue en avril 2008. Ce guide a rencontré un tel succès auprès de l'ensemble des professionnels de la filière, que SeaWeb/Alliance Produits de la mer l'a mis à jour régulièrement sur la base des données scientifiques les plus récentes. La troisième édition est désormais disponible.

Les principales espèces sous l'angle de la durabilité

Cette 3e édition présente les principales espèces consommées en France, en Belgique et en Suisse, sous l'angle de la durabilité. L'ouvrage détaille l'état des différents stocks d'une même espèce, ainsi que les impacts des techniques de production. Il permet à un restaurateur de dialoguer avec ses grossistes, mareyeurs, ou poissonniers… avec tous ceux qui l'approvisionnent en produits de pêche et d'aquaculture pour contribuer à la préservation des ressources et assurer la pérennité de la filière.

Le guide liste, à côté de plus de 60 fiches espèces, les principales questions à poser à son fournisseur pour s'assurer de la durabilité de l'espèce achetée : Quelles espèces choisir ? Faut-il suspendre les achats d'espèces en danger ? Faut-il les reporter vers d'autres espèces durables ? Quelles pratiques de production favoriser ? Le guide contient également des entretiens avec plusieurs professionnels de la filière engagés dans la préservation de la ressource.

Le Guide des espèces est à la disposition des professionnels, pour vous le procurer il suffit d'adresser votre demande à guidealliance@seafoodchoices.org

ou par courrier à : SeaWeb – 51, rue Le Peletier – 75009 Paris

Il vous sera expédié en échange d'une participation aux frais d'impression et d'envoi.

Le Guide des espèces à l'usage des professionnels est également disponible en version numérique : Seaweb / Alliance Produits de la Mer

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Poissons, coquillages et crustacés au fil des saisons

La cuisine des Poissons, coquillages et crustacés au fil des saisons

Editions Ouest-France

Chaque saison apporte un large choix de poissons, coquillages et crustacés pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Parce que poissons, coquillages et crustacés sont des produits naturels, sains et bons pour la santé qui font partie de notre patrimoine culinaire, il faut les préserver et apprendre à les consommer en respectant leurs cycles de reproduction. Cuisiner ces produits de la mer en pleine saison garanti également d’avoir le meilleur produit au meilleur prix.

Grâce à un système d’onglets original et pratique, vous découvrirez pour chaque saison 30 recettes déclinées en entrées et plats. Soit 120 mets qui mettent à l’honneur tous les poissons et fruits de mer disponibles sur notre littoral au fil de l’année.

« Poissons, coquillages et crustacés au fil des saisons », éditions Ouest-France, 144 pages, 11,90€

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Aqualabel, les produits de la mer certifiés Label Rouge

Aqualabel, les produits de la mer certifiés Label Rouge

L’association Aqualabel réunit les groupements de producteurs détenteurs d’une certification Label Rouge dans le secteur des produits de la mer et de l’aquaculture.

Le Label Rouge détient auprès des consommateurs le record de notoriété des Signes Officiels de Qualité et d’Origine avec 91,8% de taux de notoriété (source Credoc 2007).

Il est cependant encore bien souvent associé aux produits d’origine agricole et peu de consommateurs ont connaissance de l’existence de produits de la mer et de l'aquaculture Label Rouge.

Pourtant, 20 produits aquatiques détiennent aujourd’hui cette distinction…

Des produits d’aquaculture et de conchyliculture : bar, crevette, huître pousse en claire, huître fine de claires verte, saumon frais, saumon fumé, truite fumée, truite fraîche, turbot,

Des produits de pêche : coquille Saint-Jacques, conserves de sardines, sardines et filets de sardines pêchées à la bolinche, conserves de thon et conserves de maquereau.

Sans oublier le sel marin.

Et plusieurs autres sont en passe de l'obtenir…. Pour plus d’informations cliquer Ici

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Informations complémentaires :

Lorient : « La langoustine citée en exemple » (Ouest France)

Olivier Le Nézet, président du comité local des pêches de Lorient-Étel.
Vous avez rencontré la nouvelle commissaire européenne de la Pêche récemment. Quelle impression vous a-t-elle fait ?
Mme Damanaki m'a semblé plus à l'écoute des professionnels de la pêche que son prédécesseur, Joe Borg….. Elle a aussi cité l'exemple de la langoustine du golfe de Gascogne ?
Je confirme. La commissaire a même parlé de pêche exemplaire. Beaucoup d'efforts ont été faits ces dernières années pour mettre au point des chaluts de plus en plus sélectifs, qui laissent échapper la petite langoustine et les jeunes merlus.

Mr Goodfish n'aime-t-il pas aussi le merlu, 3e espèce débarquée dans les criées françaises ?

Mr Goodfish n'indique pas le merlu dans sa liste des produits de la pêche locale et de saison alors que la vente du merlu est au plus mal.....

Hier, à la criée, le merlu de ligne s'est vendu à 2,50 euros le kilo. Ce prix plancher, jamais atteint, inquiète la douzaine de bateaux qui ne vivent que de cette pêche artisanale.
La plupart des pêcheurs de merlu de ligne s'interrogent. Faut-il reprendre la mer ou laisser le bateau au port pour ne pas perdre davantage d'argent ? Le prix de vente négocié hier matin à la criée ne peut que les encourager à la deuxième solution : 2,50 euros le kilo.
Jamais, de mémoire de pêcheurs luziens, le merlu de ligne ne s'était échangé à un prix aussi bas. Les ligneurs sont à la fois en colère et désabusés par une situation qui s'apparente à une lente agonie. Le seuil de rentabilité est fixé à environ 5 euros le kilo, là il se vend à peine un peu plus cher que la sardine que ces mêmes pêcheurs doivent acheter pour constituer leurs appâts. Finalement, travailler leur coûte de l'argent.

L'organisation des producteurs Capsud tire la sonnette d'alarme. « Nous subissons la concurrence des gros palangriers espagnols, explique David Milly, directeur de l'OP Capsud. Ils pêchent entre 70 000 et 100 000 tonnes de merlu par an, pour 25 000 tonnes de quotas. Si l'on ne fait rien, la flottille du port va disparaître. ».....

Mikaël Tuma, en master 2 droit de l’Organisation Mondiale des Marchés (OMC) et droit de de l’Union Européenne (UE) a été recruté par le Comité Consultatif Régional du Sud-Ouest (CCRSO) pour faire une étude sur le marché européen du merlu. Il doit rendre sa copie à l’assemblée générale du CCRSO, qui se tiendra les 10 et 11 juin 2010 à San-Sébastian, Pays-Basque espagnol.....

Le 15 mai 2010 : La Cornouaille se mobilise autour de ses ports de pêche et de ses produits

Découvrir le poisson et le monde de la pêche avec Haliotika et les poissonniers de Cornouaille (ABP)
Du 15 mai au 19 juin, Haliotika , la Cité de la pêche du Guilvinec et une cinquantaine de poissonneries artisanales de Cornouaille organisent un concours dans le but de faire découvrir poissons et crustacés dans leur saisonnalité...
Ces maillons de la chaîne alimentaire sont les dernières espèces sauvages que l'homme peut consommer sans risque. Les langoustines, le tacaud, le colinot, l'araignée ou encore la crevette tout comme les fruits et les légumes ont leur saison. Ainsi la langoustine se pêche et se déguste de mars à août tandis que le crabe dormeur ou tourteau est incomparable entre mai et septembre !
Afin de mieux connaître merlus, rougets ou encore le cabillaud poissonniers cornouaillers et Cité de la pêche ont édité une plaquette, support d'un jeu concours doté de nombreux prix, dont un dîner gastronomique à l'Auberge des Glaziks cher à Olivier Belin ou encore des abonnements à la revue Ar Men.

Labellisation : alliance entre "Norma Pêche-Bretagne Qualité Mer" et Startijenn "Bro Vigoudenn" (CLPM Le Guilvinec)

NormaPêche-Bretagne Qualité Mer, association bien connue dont l’objectif est la valorisation des produits de la mer pêchés en Bretagne et Statijenn "Bro Vigoudenn" dont le but est de mettre en valeur le Pays Bigouden, ont joint leurs efforts pour mettre au point une étiquette commune d’identification du poisson et des crustacés locaux. Pour Jean-Michel Le Floc’h, président de NormaPêche-Bretagne Qualité Mer, un des responsables du magasin de marée "Moulin" basé au port de Loctudy, il n’y a aucun doute : "c’est un plus pour vendre, les gens aiment savoir d’où viennent les produits qu’ils achètent". Plus de 120 tonnes sortent déjà de son magasin de Loctudy, dûment étiquetées ou même "pinsées".

Le 19 octobre 2010

Mister Goodfish fait manger du maquereau aux clients des tables étoilées

Paris se toque de tables éthiques (Le Figaro)

Ce n'est pas encore le grand boom vert et vertueux mais c'est un sursaut très net : le goût du moment est aux restaurants durables, respectueux de l'environnement et souvent bio. Vous n'avez pas avalé le moindre petit sushi au thon rouge depuis deux ans ? C'est un bon début. Mais ce n'est pas encore assez pour prouver votre bonne volonté gastronomico-environnementale. Pour passer à la vitesse supérieure, il serait de bon ton de fréquenter une table éthique. Un restaurant dont le propriétaire pratiquerait le prix le plus juste ? Ne rêvons pas ! Plutôt une table qui place sa vertu dans une démarche de soutien au commerce équitable, à l'agriculture bio ou à la protection de l'environnement. Voire les trois à la fois. À côté de Londres ou New York, Paris est un peu à la traîne, mais les consciences s'éveillent tranquillement. Gaël Orieux, chef du restaurant Auguste, défenseur de la pêche durable et fer de lance du label européen Mister Good Fish, en est persuadé : « Mes clients sont sensibles à ma démarche et répandent la bonne parole en réclamant désormais des poissons qui - ne souffrant pas de surpêche (maquereau, congre, lieu noir…)…

Le 20 octobre 2010

Avec Mister Goodfish, fini le fameux poisson pané de la cantine, maintenant poisson frais et de saison pour les lycéens...

Boulogne : « Mr Goodfish » s'invite à la table des lycéens de Mariette (La Voix du Nord)

Stéphane Hénard (Nausicaà) et Jean-Paul Turpin, proviseur ont signé la convention «Mr Goodfish». Après s'être glissé dans les cuisines des restaurateurs et sur les étals des poissonniers, ...

« Mr Goodfish » fait son apparition dans les assiettes des lycéens ! À l'occasion de la semaine du goût, une convention a été signée jeudi, entre Jean-Paul Turpin proviseur, et Stéphane Hénard, responsable de l'aquariologie à Nausicaà et coordinateur du projet sous l'égide du Réseau Océan Mondial. Cette campagne lancée en mars dernier a pour but de sensibiliser le public et les professionnels de l'industrie poissonnière à la consommation durable de produits de la mer. En mangeant le bon poisson à la bonne saison, on préserve des variétés menacées !

La démarche avait de quoi séduire le lycée qui s'investit depuis deux ans dans un Agenda 21. L'établissement qui servira de pilote pour les restaurants scolaires de la région, s'est engagé à servir chaque jour des espèces choisies dans la liste saisonnière « Mr Goodfish ». Depuis le début de l'opération la part de poisson consommé a augmenté : « De 30 kg d'arrivage par jour nous sommes passés à 35 kg ». En moyenne sur 1200 couverts quotidiens, 200 parts de poissons sont choisies. Outre la saveur inégalée et les qualités nutritionnelles d'un produit frais, les espèces proposées sont moins chères et ne représentent pas de coût supplémentaire pour le lycée. « Nous nous battons pour offrir un poisson cuisiné et éviter le poisson pané et surgelé », insiste Marc Derache, l'intendant. De fait l'équipe cuisine du chef Jean-Luc Duvillard déborde d'inventivité. Jugez-en plutôt par le menu du jour : soupe de potiron et noix de Saint-Jacques suivie d'un filet de plie aux petits légumes bio nappé d'un beurre blanc maison. Miam ! On aimerait bien être encore lycéen !...

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11 novembre 2010

Le ministère du Développement durable lance un appel à candidature pour participer à l’expérimentation nationale de l’affichage des caractéristiques environnementales des produits. Les entreprises, regroupement d’entreprises, syndicats, fédérations professionnelles peuvent faire part de leur candidature du 3 novembre et jusqu’au 31 décembre 2010.

Cette expérimentation qui est inscrite à l’article 228 de la loi d’engagement pour l’environnement dite loi grenelle 2 adoptée le 12 juillet 2010 débutera le 1er juillet 2011 et durera au minimum un an.

Les candidats sélectionnées mettrons à disposition des consommateurs -à titre expérimental- des informations concernant le contenu carbone de leurs produits (ou d’une partie d’entre eux) et d’une ou plusieurs autres caractéristiques comme par exemple la consommation d’eau, de ressources naturelles ou la pollution sur les milieux. Les experts de l’ADEME et du ministère du Développement durable assisteront les entités volontaires pour les accompagner dans le montage de leur dossier puis tout au long de la concrétisation de leur projet....

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Pour acheter vert, suivez le guide (Jdle)

Le consommateur est noyé sous les labels et devient de plus en plus méfiant.

Les campagnes publicitaires et les emballages des produits sont riches en messages bio et écolos. Mais pas toujours à bon escient. Pour permettre aux consommateurs de s’y retrouver parmi le foisonnement « d’allégations environnementales », un guide pratique vient de paraître. Présenté aujourd’hui 10 novembre par la secrétaire d’Etat à l’écologie, Chantal Jouanno, et le secrétaire d’Etat chargé du commerce, Hervé Novelli, le guide pratique résulte du travail entrepris par le Conseil national de la consommation (CNC). L’élaboration d’un tel document est le fruit d’un constat : certains professionnels exagèrent les aspects environnementaux de leurs démarches ou les qualités « bio » de leurs produits. En clair, les allégations environnementales manquent de transparence. « Elles sont trop souvent globalisantes, imprécises ou inadaptées », explique le CNC dans son avis et son rapport du 6 juillet 2010. C’est pourquoi, lors des « Assises de la consommation » d’octobre 2009, Hervé Novelli, en accord avec Chantal Jouanno, a souhaité que le CNC procède à une clarification des appréciations environnementales les plus fréquemment utilisées.....

Guide pratique des allégations environnementales

10 novembre 2010 - Hervé Novelli et Chantal Jouano lancent un guide pratique pour permettre aux consommateurs de mieux comprendre les allégations environnementales figurant sur les produits

Hervé Novelli, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services et de la Consommation et Chantal Jouano, Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, se félicitent du récent travail entrepris par le Conseil National de la Consommation (CNC) en vue de clarifier les allégations environnementales les plus couramment employées sur les produits. Ils lancent aujourd’hui un guide pratique sur les allégations environnementales pour que les consommateurs disposent de repères leur permettant de mieux comparer les produits en termes de performance environnementale et éviter toute confusion lors de l’achat de tels produits.

Le 6 juillet 2010, les professionnels et les consommateurs, réunis au sein du CNC, se sont mis d’accord sur les conditions d’emploi de sept expressions. Sur cette base, Hervé Novelli et Chantal Jouano ont décidé de lancer un guide pratique qui donne, pour chaque allégation telle que « durable », « responsable », « biodégradable »… ou encore, pour les produits non alimentaires, « bio » ou « naturel », des informations simples et claires à partir des critères définis par le CNC : la signification du terme, les garanties à apporter par le professionnel ou encore les précisions qui doivent être portées à la connaissance du consommateur.

Ce guide pratique est consultable sur le site du Conseil National de la Consommation : http://www.bercy.gouv.fr/conseilnationalconsommation/ Ce guide pratique est consultable sur le site du CNC, cliquer Ici

Ou télécharger le Guide pratique des allégations environnementales à l’usage des professionnels et des consommateurs Durable, responsable, bio, naturel - Comment s’y retrouver ? Cliquer Ici

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Guides de poisson et conseils à ne pas suivre

Guide d'achat poissons de Consoglobe

En Suisse, WWF ne voit qu'en Bio et MSC

Les conseils du WWF Suisse dans Guide d’achat Poissons & fruits de mer

Pensez-y !

Réservez le poisson pour les occasions spéciales

Préférez le poisson de lac indigène

Le poisson d’élevage : toujours bio

Le poisson sauvage: toujours MSC

Lors de vos achats : consultez le guide du WWF

Sont toujours recommandables :

  • Les produits bio du monde entier
  • Les produits Marine Stewardship Council (MSC) du monde entier
  • Les poissons de lac indigènes

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Les conseils de la revue Ushuaia en septembre 2010 !

Si vous aimez le poisson ou les fruits de mer, voici une liste non-exhaustive : La carpe, le caviar, la crevette, la daurade, les écrevisses, l'homard, l'huître, la lamproie, la langouste, le maquereau, le merlan, le saumon, la seiche ou encore la truite. Liste tirée de : Septembre : les fruits et légumes de saison

Remarque : Du n’importe quoi… Des conseils incohérents qui ne permettent pas aux consommateurs de faire un choix de produits de la mer locaux défendu dans l’article pour les fruits et légumes…

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Mes courses pour la planète

12 décembre 2010 : La désinformation d'un site Web très visité quelques jours avant les fêtes...

Voilà ce que nous lisons dans les recommandations d’un site très visité comme Mes courses pour la planète : Coquillages et crustacés / rubrique : Le saviez-vous ?

Le WWF recommande de consommer des coquilles Saint-Jacques, mais avec modération. Une diminution progressive des stocks, notamment sur les gisements importants tels que la Manche ou Saint-Brieuc, témoignent d’une surcapacité de pêche, en comparaison des quantités disponibles. Cela dit, aujourd’hui, en Europe, une réglementation draconienne n’autorise la pêche que certains jours, dans certains créneaux horaires et selon des quotas précis. Mieux vaut donc choisir les coquilles de la communauté européenne : leur période de pêche est respectée (de mi-novembre à mai), tout comme leur taille minimum (11 cm), ce qui oblige les pêcheurs à se cantonner aux individus adultes, en dehors de leur période de reproduction. Quand cela est nécessaire, des semis répandus sur les fonds marins peuvent entretenir les stocks de coquilles.

Les langoustines, les écrevisses et les homards sont des espèces largement surpêchées, qu’il vaut mieux éviter. Qu’il soit pêché en Atlantique Nord Est ou Nord Ouest, le homard donne lieu à une pêche qui endommage les fonds marins et les ressources halieutiques, entre autres parce que les prises dites "annexes" (non ciblées) sont nombreuses.

La pêche à la drague, qui permet notamment de collecter les praires (petits coquillages), a été interdite dans les écosystèmes sensibles d’Europe, suite aux dégâts provoqués, en particulier en Mer de Wadden (Pays-Bas). Malgré la nocivité de ce type de pêche pour le milieu, les pêcheurs cherchent à intervenir dans les eaux mauritaniennes, afin d’échapper aux lois européennes. Recourir à une consommation uniquement locale de praires permet de dissuader ce type de contournement, qui nuit à l’environnement, mais aussi à la pêche artisanale dans les pays du Sud….

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Attention ! Guide à la botte des Multinationales et des Grandes enseignes !!!

La consommation responsable selon Mes courses pour la Planète, Terra Eco et Metro

Un avant goût de ce guide sur la consommation responsable...

Des courses pour la planète

Après plusieurs années de crise économique mondiale, les marchés commencent doucement à se remettre et les activités (comme la croissance) repartent… A l’inverse des esprits chagrins qui prévoyaient l’effondrement de la consommation responsable sous l’effet des contraintes économiques, de nouvelles habitudes de consommation se sont installées et même, dans certains domaines, imposées : loi anti-Bpa dans les biberons, économies d’énergie, location plutôt qu’achat, recours aux produits d’occasion, préférence aux circuits courts,… en ces temps de disette, les consommateurs préfèrent consommer moins mais utile – et les marques redoublent d’innovations vertes pour les convaincre….

Et le plat de poisson responsable issu de la pêche MSC ou de l'aquaculture bio !!!

Créé en 1997 par la multinationale agroalimentaire Unilever et l’ONG WWF, le label MSC se développe et consolide sa présence en France avec 425 références labellisées – contre 165 en 2009 et 13 en 2006 ! Ce programme d’éco-labellisation certifie une pêche compatible avec le développement durable et le renouvellement des espèces. Différentes grandes marques sont déjà engagées – Findus, Fleury Michon ou encore Bjorg – et les marques de distributeurs sont elles aussi chaque année un peu plus nombreuses à faire confiance à MSC comme Carrefour, Casino et Monoprix entre autres. Les produits picard se sont même ajoutés à la liste début 2011 ! A l’heure actuelle, 102 pêcheries sont certifiées dans le monde dont 3 en France et 143 sont en cours d’évaluation (3 en France).

Cette labellisation est un grand pas vers la consommation responsable des produits de la mer mais n’empêche pas la liste rouge des espèces menacées - publiée par Greenpeace en 2006 - de rester d’actualité : la consommation de crevettes roses, cabillaud, thon, bar, raie, morue, lotte, saumon d’atlantique et beaucoup d’autres est à éviter autant que possible. En parallèle, des poissons issus d’élevage bio (bar, saumon, daurade, crevettes,...) font peu à peu leur apparition sur les étals des poissonniers.

Pour ne pas télécharger ce guide, ne cliquer pas Ici

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Quel poisson manger ?


CRIOC

Centre de recherche et d’information des organisations de consommateurs

Fondation d'utilité publique

Boulevard Paepsem 20 – 1070 Bruxelles

Avec le soutien de la Ministre de l’Environnement et de l'Energie de la Région de Bruxelles-Capitale

Remarque personnelle : Quel poisson manger ? Un poisson choisi uniquement sous l'angle environnemental...

Viande et poisson sont les aliments dont la consommation croît le plus rapidement, au niveau mondial. Si en Belgique nous consommons davantage de protéines animales sous forme de viande que de poisson; il en va différemment dans de nombreux autres pays. Les défis d’accroissement de la production pour faire face à une demande en augmentation et leurs enjeux environnementaux se posent avec acuité pour les deux secteurs mais avec des questions différentes. Dans ce dossier, nous avons voulu explorer les questions concernant la consommation de poisson.

Les océans recouvrent les deux tiers de notre planète et contiennent 80% de la biodiversité. De nombreux stocks de poissons et autres animaux aquatiques (mollusques, crustacés…) sont aujourd’hui surexploités et en danger d’extinction. L’aquaculture bien gérée peut constituer une solution ; malheureusement de nombreuses exploitations aquacoles se développent en entrainant de nouveaux problèmes : pollutions et déchets, destruction d’habitats naturels, fuite d’animaux d’élevage et compétition avec les espèces sauvages…

Ce dossier n'a pas pour objectif d'écrire une synthèse encyclopédique sur le sujet mais de rassembler les informations pertinentes pour le consommateur qui souhaite faire des choix durables en matière de consommation alimentaire. De nombreux dossiers d'information existent sur la pêche : ils seront référencés de telle manière que la personne qui souhaite obtenir plus d'information sur le sujet, puisse recourir facilement à des informations fiables. Les questions qui ont guidé notre recherche s'énoncent de la manière suivante :

  • Quels sont les impacts environnementaux de la pêche et des choix de consommation en matière de poisson et autres produits de la mer ?
  • Peut-on encore manger du poisson : En quelle quantité ? Quelles espèces ? Comment reconnaître ces espèces sur les lieux de vente ? A quel prix ? Existe-t-il des labels, des marques de qualité ?"
  • Développer des propositions pour encourager une consommation de poisson plus durable

Après avoir exploré les données existant sur la pêche et ses impacts environnementaux, les outils existant en matière de pêche durable, nous avons enquêté dans les magasins pour évaluer si aujourd'hui les choix de consommation durables au rayon "poissons" sont possibles et encouragés.

Pour télécharger le document, cliquer Guide poisson

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Marché (du Merlu) : le poids de la mondialisation

Le prix moyen du merlu sous les criées françaises a subi une chute spectaculaire en une seule décennie. Il est passé de 5,03 euros (au kilo) en 2000 à 4,27 euros, en 2007, 3,31 euros en 2008 et 2,85 euros en 2009. A Lorient, premier port français de merlu avec 1 700 tonnes débarquées, il avait même chuté a 2,03 euros en 2009.

En fin 2010, dans le même port, il se situait entre 2,40 et 2,80 euros pour le merlu des grands chalutiers, et à 2 euros de plus pour celui des pêcheurs côtiers. Le recul avait commencé en 2007 et l'inflexion principale se situait en 2008. Les prix se sont depuis stabilisés sur ces valeurs basses qui restent souvent supérieures aux prix moyens européens. De ce fait, le merlu français devient difficile à vendre, avec 1 100 tonnes d'invendus en 2008 et 1 500 tonnes en 2009. L'explication se trouve dans l'internationalisation croissante du marché européen et la diminution du pouvoir d'achat des ménages espagnols. Traditionnellement, l'Espagne était le principal débouché du merlu débarqué dans les ports bretons. Ce pays a récemment trouvé de nouveaux approvisionnements à meilleur marché dans l'Atlantique-Sud et le Pacifique Sud sur des espèces à chair moins estimée, comme le Merluccius capensis d'Afrique du Sud, le Merluccius galli du Chili, les Merluccius gayi ou hubsi d'Argentine.

La consommation européenne est estimée a 300 000 tonnes, dont 200 000 sont importées. Dans ces conditions, les pêcheurs français ont dû, en 2010, baisser leurs prix de retrait, c'est a dire les prix minimaux sous les criées. Seule manière de se maintenir sur les marchés.

Depuis deux ans, l'évolution du marché est complexe. Si les prix ont baissé sous la pression de l'importation, c'est aujourd'hui l'importance de la production européenne qui les maintient relativement bas. Et, du coup, le merlu importé devient plus cher que le merlu européen. Texte de Jacques Le Meur pour le CCSTI - Maison de la Mer, tiré de : Merlu entre mer et marché / Innover pour résister à la mondialisation

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Le 29 septembre 2011

Cantines scolaires : Du poisson, mais pas n'importe lequel (Semaine dans le boulonnais)

Si le steak frites reste plébiscité par les élèves, les cantines des collèges et lycées proposent du poisson une ou deux fois par semaine.

Le Centre de la mer Nausicaa tente de rallier à lui les restaurants scolaires du Boulonnais et Calaisis pour qu'ils adoptent un comportement responsable lorsqu'ils servent du poisson aux élèves.

C'est-à-dire : un poisson qui n'est pas menacé de disparition et qui, donc, peut être consommé.

Si vous voulez continuer à manger du poisson, il faut choisir le bon poisson dès aujourd'hui, dit le slogan. Pour cela : il faut opter pour des espèces qui ne sont pas en danger, il faut respecter une taille minimum pour l'espèce que vous achetez ; il faut donner la priorité au poisson local et de saison. Ces comportements responsables, on les retrouve au sein de la campagne européenne "Mister Goodfish", qui vise à sensibiliser le public et les professionnels de l'industrie poissonnière à la consommation durable de produits de la mer.

Lundi, Nausicaa avait convié les chefs de cuisines et intendants des restaurants scolaires des collèges et lycées du Boulonnais et Calaisis. Le but : qu'ils rejoignent, eux aussi, la charte "Mister Goodfish". En réalité, deux établissements font déjà partie intégrante du dispositif : le lycée Mariette de Boulogne et le collège du Caraquet de Desvres. Les deux établissements "pilotes" ont donc pu faire profiter leurs homologues de leur expérience et éventuelles difficultés rencontrées, la principale étant assurément la question de l'approvisionnement en poisson frais. Aujourd'hui, les soucis des premiers mois sont résolus et le lycée comme le collège font goûter à leurs élèves du poisson qu'ils n'ont pas forcément l'habitude de manger. Pour l'heure, ils s'approvisionnent auprès de deux sociétés. Au niveau des prix, les intendants se sont également voulus rassurants. Mariette propose ainsi du poisson deux fois par semaine, le mardi et le jeudi. Les retours sont positifs : de plus en plus, les lycéens plébiscitent le poisson frais, particulièrement la gent féminine.

Le centre de la mer a proposé aux établissements qui voudraient se greffer au partenariat des outils et supports de sensibilisation. Intendants et chefs vont maintenant tenter de convaincre leur direction.

1 commentaire:

Hippolyte a dit…

"A chaque saison, son poisson", "Calendrier des produits de la mer" etc… Devant des listes de poissons qui diffèrent souvent avec les organisations qui les établissent, on finit par s'y perdre et ne plus savoir qui croire.

Quels poissons faut-il recommander aux consommateurs, en fonction de la saison ? Tout dépend de quel point de vue on se place !

Les recommandations seront différentes suivant qu'on privilégie la défense des consommateurs (français), des pêcheurs (français), des ressources halieutiques (mondiales) ou d'une façon plus générale des grands équilibres environnementaux (planétaires).

Des intérêts multiples sont en jeu et il serait naïf de croire qu'on peut tout défendre sans avoir à établir de priorités. Les priorités des uns ne sont pas celles des autres. Voilà pourquoi les listes d'espèces recommandées aux consommateurs diffèrent parfois considérablement avec leurs auteurs.

Quand une organisation donne une liste de poissons établie uniquement en fonction des quantités débarquées au niveau national ou régional, elle défend implicitement l'intérêt des pêcheurs locaux. En omettant les poissons venus de l'étranger qui ont un meilleur rapport qualité-prix, il est clair qu'elle oublie l'intérêt à court terme des consommateurs. En omettant de signaler que la pression de pêche exercée sur certains poissons peut mettre en danger la pérennité de leurs stocks, il est clair qu'elle oublie aussi de défendre la nécessité d'une exploitation durable des espèces.

Et bien d'autres données (coût en carbone du transport etc.) peuvent être prises en compte… ou non ! C'est ainsi que chacun finit par avoir sa propre liste.