mardi 8 décembre 2009

Cité Marine, base avancée du japonais Nissui numéro un mondial de la pêche ?

Fin 2007, la multinationale japonaise Nissui prend 59 % du capital de l'entreprise bretonne Cité Marine, spécialisée dans la transformation de poissons. Deux ans plus tard, Cité Marine est le numéro un du poisson pané en France.

Colin d'Alaska, hoki du Chili ou d'Argentine fournis par le géant japonais de la pêche, Nissui (3 milliards d'euros de chiffre d'affaires), sont transformés « enrobé ou meunière » dans deux usines bretonnes qui produisent 900.000 portions par jour. 20 000 tonnes par an, 75 millions de chiffre d'affaires, 430 salariés... « Cité Marine mène plutôt bien sa barque depuis sa création par Daniel Gallou, il y a vingt ans. L'entreprise est aujourd'hui le numéro un français du poisson enrobé, sa spécialité….. Cité Marine est classée 20e du Top 100 des cent trente premières entreprises françaises de produits de la mer…. »
Philippe FAVRELIERE (à partir de l'article d'Ouest France : Cité Marine, numéro un français du poisson pané)

Autres articles :

Pour aller plus loin sur la consommation des produits de la mer en France....

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L’AIPCE publie son étude ‘Finfish 2010’

L’étude Finfish 2010, publiée par l’association européenne des importateurs et industriels du poisson AIPCE-CEP, montre que, au cours des vingt dernières années, le marché européen des produits de la mer à valeur ajoutée a montré une croissance soutenue. L’approvisionnement en provenance des eaux européennes se réduit, alors qu’une énorme dépendance par rapport aux importations des pays tiers s’est développée, particulièrement par rapport aux produits semi-transformés et aux espèces d’aquaculture. En 2009, la dépendance absolue par rapport aux importations était de 60 %, mais la dépendance pouvait atteindre 90% pour les espèces marines de poisson à chair blanche.

Le poisson provient de nouvelles régions, et de nouvelles espèces ont été introduites, par exemple, le pangasius d’aquaculture vietnamien, dont le rôle déterminant comme nouvelle source d’approvisionnement a été démontré. Un intérêt grandissant a également été montré pour les longes de thon à transformer, et un important commerce des longes de thon fraîches ou congelées s’est développé dans certains états européens (France, Allemagne, Royaume-Uni), principalement issues du thon à nageoires jaunes provenant du Sri Lanka et d’Indonésie. De nombreux membres de l’AIPCE traitent le thon dans les pays tiers, où ils ont investi dans des installations de traitement, souvent via les accords de partenariat locaux. Pour ce qui concerne le poisson à chair blanche, la Namibie et l’Afrique du Sud restent les premières sources d’importation de merlu. Ces importations accrues ont également provoqué l’inquiétude des secteurs de l'industrie européenne, vu que le niveau de qualité et d’étiquetage de certaines importations n’atteint pas celui des produits européens de capture ou d’aquaculture….. Suite, commentaire et téléchargement de l'étude : Agritrade/CTA

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Revue de presse

Le 16 juin 2010

Agroalimentaire breton. Le Japon crée de l'emploi (Le Télégramme)
La haute technologie n'est pas le seul secteur à attirer les investisseurs japonais: l'agroalimentaire breton aussi. A Kervignac (56), le groupe Nissui investit 10millions d'euros et va créer 70 emplois dans la PME Cité Marine, leader français du poisson pané.
En 2007, le groupe japonais Nissui prend 59% du capital de la société Cité Marine, basée à Kervignac (56) et qui possède une seconde usine à Loudéac (22). Devenue leader sur le marché français du poisson pané, l'entreprise morbihannaise voulait s'ouvrir sur l'international tout en sécurisant ses approvisionnements. De son côté, Nissui (17.000 salariés, 4milliards de chiffre d'affaires), numéro un mondial en matière de pêche, aquaculture, transformation et distribution des produits de la mer, cherchait à créer une tête de pont en Europe. «Nous travaillions ensemble depuis dix ans, et nous avions la même culture d'entreprise», souligne Daniel Gallou, le président fondateur de Cité Marine. Depuis lors, les deux partenaires cheminent ensemble en bonne intelligence. Nissui investit aujourd'hui dans l'agrandissement du site de Kervignac (7.000m² supplémentaires pour l'été 2011): à la clef, 70emplois dans les trois années à venir.

Objectif: le marché européen
Chaque jour, 900.000 portions de poisson enrobé et frit sortent des lignes de fabrication des deux usines bretonnes, selon des recettes élaborées par des chefs cuisiniers étoilés. La production de Cité Marine est vendue dans la grande distribution et la restauration hors domicile. Le partenaire japonais fournit la matière première, essentiellement du colin d'Alaska et du hoki du Chili ou d'Argentine. «L'entreprise a conservé son autonomie de gestion, elle a gardé le même personnel et le même climat de confiance, ce fut un mariage de raison, explique Daniel Gallou, le président de Cité Marine. Nous étudions les cibles commerciales pour la future croissance externe, nous visons en priorité les grossistes européens». Il n'en dira pas plus, secrets stratégiques obligent!....

Le 22 juillet 2010 : Restructuration chez un autre grand du pané

Unilever met fin à son aventure dans les surgelés (Le Figaro)

Les bâtonnets de poisson pané du Capitan Findus vont quitter le portefeuille du numéro deux mondial des biens de grande consommation. Le groupe vend Findus Italie au fonds Permira pour 805 millions d'euros.

Les bâtonnets de poisson pané du Capitan Findus vont quitter le portefeuille du groupe Unilever. Le numéro deux mondial des biens de grande consommation (Lipton, Knorr, Axe, Dove, Carte d'Or, Omo, Signal) va vendre Findus, sa filiale italienne de produits surgelés, au fonds britannique Permira, pour 805 millions d'euros. Ce dernier lui avait déjà racheté il y a quatre ans ses marques Iglo et ¬Bird's Eye pour 1,7 milliard d'euros. Le fonds d'investissement détient par ailleurs des participations dans le prêt-à-porter (Hugo Boss, Valentino, New Look) ou les télécoms (TDC). En rachetant Findus Italie, Permira dame le pion à BC Partners (qui négocie en ce moment la vente du distributeur de produits surgelés Picard) et surtout à Lion Capital, déjà propriétaire de la marque Findus en France, au Royaume-Uni, en Norvège et en Suède. Dans ces pays, contrairement à l'Italie, la marque Findus, fondée en Suède en 1905, a appartenu jusqu'en 2000 à Nestlé.

Un groupe morcelé

Avec la cession de Findus Italie, qui a réalisé l'an passé 462 millions d'euros de chiffre d'affaires, Unilever solde son aventure dans les produits surgelés. Cette activité lui avait encore rapporté en 2006 un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros, avec 3500 salariés répartis dans neuf pays. À l'époque, l'activité surgelés avait été jugée insuffisamment rentable, et Unilever avait commencé à se désengager. Véritables pépites du groupe, les glaces (Carte d'Or, Magnum, Cornetto, Ben & Jerry's) n'étaient en revanche pas concernées par ce désengagement.

En 2006, Unilever avait souhaité conserver sa filiale italienne en raison de sa présence historique dans le pays et de l'imbrication des glaces et du surgelé dans son organisation. «Cela n'aurait pas été pertinent de séparer ces activités, explique un porte-parole d'Unilever. Aujourd'hui, notre activité glaces, qui a atteint la taille critique, est devenue beaucoup plus indépendante.» La même année, Unilever cédait la filiale espagnole de Findus au français Bonduelle, perpétuant ainsi le morcellement de la marque Findus.

Unilever souhaite aujourd'hui se recentrer sur son cœur de métier (produits alimentaires, glaces, produits d'entretien de la maison et soin de la personne) et sur ses marques internationales. Cette nouvelle cession n'empêche pas Unilever de mener des acquisitions. En septembre dernier, il a ainsi racheté pour 1,3 milliard d'euros au groupe Sara Lee sa division hygiène personnelle (Monsavon, Sanex et Williams).

Si Lion Capital n'a pas réussi à mettre la main sur Findus Italie, il peut se targuer d'avoir hissé la marque en France au premier rang du marché, devant Maggi (Nestlé) et McCain. Findus France, qui a réalisé l'an passé 180 millions de chiffre d'affaires, s'est fixé un objectif de croissance de 15 % par an d'ici à 2013.

Le 13 septembre 2010 : Le surgelé se tasse en 2009, mais réactions des industriels....

Dossier surgelés : le rayon s'est endormi sur le prix (Linéaires)

En grandes surfaces, les produits de la mer surgelés ont vu leur prix moyen au kilo augmenter de 2,6 %. Les produits nature se sont renchéris de plus de 8 % sur un an et le prix des crustacés a augmenté de 3 %. Seules quelques catégories ont réussi à calmer leurs étiquettes, comme les coquillages et les poissons panés.

Le prix du frais rejoint le surgelé - Il faut dire que les produits de la mer surgelés, importés à 98 %, sont très sensibles aux fluctuations des marchés internationaux. « Les hausses, parfois substantielles, reflètent la pénurie de matière première et l’évolution de la parité du dollar », explique le Service des nouvelles des marchés du Ministère de l’Agriculture.

Résultat : l’argument « prix » des produits de la mer surgelés a perdu de sa force. En 2009, le cabillaud frais est redescendu au niveau de celui du surgelé (13,80 €/kg en moyenne). En saumon, le surgelé ne conserve l’avantage que pour les poissons entiers (3,95 € le kg en moyenne contre 5,33 €/kg en frais). Mais le rapport de force s’inverse pour le saumon découpé, cette fois en faveur du frais (environ 14 €/kg en surgelé contre 12,80 €/kg en frais). « Les consommateurs ont privilégié le poisson frais, le prix des produits surgelés (en hausse) étant devenu proche de celui du frais », constatait FranceAgriMer ce début d’année. Le résultat ne s’est pas fait attendre. Ne le dites à personne, mais les produits de la mer surgelés ont perdu des consommateurs. Selon FranceAgriMer, le taux de pénétration aurait perdu 0,6 point en deux ans, quand les produits aquatiques frais en gagnaient 2,6.

Heureusement, il y a des signes d’embellie. On assiste même pour certaines familles à un premier trimestre 2010 très encourageant. C’est le cas des poissons nature, mais aussi poissons cuisinés, notamment des poissons en sauce ou des poissons panés. Autre aspect positif : un travail de fond a été mené par les industriels pour améliorer la qualité des produits. Du côté des poissons cuisinés, Maggi, Findus et Marie s’étaient inscrits au club des signeurs de charte PNNS et les premiers résultats se font sentir. La nutrition devient même un argument écouté : Findus rappelle qu’elle sera la première entreprise à arrêter l’huile de palme et Maggi communique auprès du grand public sur les qualités des plats cuisinés surgelés. La sauce devrait finir par reprendre.

En 2009, la consommation des produits de la mer à la maison a globalement augmenté en France selon les données statistiques publiées par FranceAgriMer

Prises dans leur ensemble, les tendances observées précédemment sur les achats des ménages de produits de la pêche et de l’aquaculture se sont globalement poursuivies en 2009 : selon le panel Kantar Worldpanel, les sommes dépensées pour l’achat de produits aquatiques ont légèrement progressé (+2,2%), tout comme les prix moyen d’achat (+2,1%). Ces évolutions masquent néanmoins des disparités importantes selon le type de produits….

Résultats globaux :

  • Légère augmentation des produits frais (principalement saumon, cabillaud et noix de saint-jacques tous portés par les importations),

  • Diminution des produits congelés,

  • Nette hausse des produits traiteurs de la mer (crevettes cuites, poissons fumés et surimi),

  • Hausse des conserves (principalement sardine et maquereau),

Pour plus d’informations télécharger le document très détaillé de FranceAgrimer : Consommation des produits de la pêche et de l’aquaculture – Données statistiques 2009

Ce bilan statistique annuel reprend les éléments de la consommation française des produits de la pêche et de l'aquaculture en 2009. Il comporte des données sur la restauration hors foyer, sur la consommation des ménages ainsi que des bilans spécifiques aux principales espèces.


Le 2 octobre 2010

Poisson surgelé. Halieutis monte en puissance (Le Télégramme)

Halieutis transforme à Lorient du poisson surgelé. Cette filiale du groupe malouin Roullier va doubler sa capacité production et prévoit d'embaucher une vingtaine de personnes dans les trois années qui viennent. «C'est plus une refonte industrielle, qu'une simple augmentation de la production. Automatisation et robotisation sont au programme». C'est ainsi que Pierric Bouleau, P-DG d'Halieutis définit le projet d'extension de son usine de transformation et de surgélation de poisson, installée à Lorient, aux abords de la base des sous-marins. Cette filiale du groupe malouin Roullier ? un groupe industriel et familial, spécialisé dans la nutrition, qui pèse 2 milliards de chiffres d'affaires dans le monde, était plutôt discrète jusqu'à présent.

La capacité de production doublée - Avec 140 salariés, pour un chiffre d'affaires de 40M€, l'entreprise a décidé de doubler sa capacité de production, pour la faire passer de 7.000 à 14.000 tonnes annuelles. Un investissement de 3 M € avec, à la clé, une vingtaine d'emplois créés sur les trois ans qui viennent. Halieutis produit du poisson surgelé pané. Du colin d'Alaska, du Hoki ou du merlu transformés en panés pour la grande et la moyenne distribution, ou pour la restauration collective ou commerciale. «Avec ses 5.500m², notre site actuel est au maximum de nos capacités. Nos lignes de production tournent sept jours sur sept en 3 X 8», reconnaît Pierric Bouleau, alors que le marché est porteur. La consommation mondiale de poisson va doubler entre 2006 et 2020.»…

Le 6 octobre 2010

Halieutis investit et embauche à Lorient (Usine Nouvelle)

Les quatre équipes qui se relaient jour et nuit, week-end compris, dans les 5 500 m² de l’usine de Lorient (Morbihan), ne suffisent plus à couvrir la demande. Conséquence : Halieutis, spécialiste du poisson surgelé, souhaite agrandir son site, avec un investissement de 3 millions d’euros. L’achat de terrains et de bâtiments, qui s’étendent sur 5 000 m², permettront à la filiale du Groupe Roullier d’accueillir de nouvelles lignes de production pour la transformation, l’enrobage, le panage et la surgélation de poissons.

Objectif : doubler la production et la porter à 14 000 tonnes annuelles, tout en recrutant une vingtaine de personnes sur trois ans.

Cet investissement intervient dans un contexte faste pour la consommation mondiale de poisson qui, selon l’agence alimentaire de l’Organisation des Nations-Unies (FAO), progresserait de 36 % entre 2002 et 2015. Mais la nouvelle règlementation inscrite dans la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche pourrait porter ombrage au marché du poisson pané, cœur de métier d’Halieutis. Adoptée en juillet dernier, le texte prévoit en effet de limiter le nombre de plats frits servis dans les cantines scolaires. Sentant le vent tourner, la PME cherche à adapter son offre en développant des plats destinés aux consommateurs adultes. Autre fenêtre de tir : le poisson sans allergène, un marché sur lequel il existe de fortes potentialités, conclut Jean-François Vaillant, le nouveau directeur d’Halieutis. Marie Herbet

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Le 28 décembre 2010 : La plus grosse opération 2010 en France

Lion Capital s'offre les surgelés Picard pour plus d'1,5 milliard d'euros (Agefi)

Le fonds a fait une offre, dont le financement, de l’ordre de 60% en dette, est assuré par Credit Suisse, Morgan Stanley et Citigroup. Les surgelés Picard, détenus par BC Partners, vont passer dans le giron du fonds britannique Lion Capital. Au coude à coude avec plusieurs candidats, notamment CVC et Bain Capital dans la dernière ligne droite, Lion Capital est entré en période de négociation exclusive avec l’actuel actionnaire en vue de la signature d’un accord au cours du quatrième trimestre 2010. Si le montant de l’opération n’a pas été divulgué, plusieurs sources proches du dossier s’accordent sur un prix légèrement supérieur à 1,5 milliard d’euros. Aux côtés des fonds propres apportés par Lion Capital, le financement, assuré par trois banques – Credit Suisse, Morgan Stanley et Citigroup–, est constitué de dette à hauteur de 60% environ, n’incluant pas de mezzanine…..

BC Partners avait acquis Picard en 2004 pour 1,3 milliard d’euros, sur la base d’un multiple de 12 fois l’Ebitda. Si l'opération se finalise, «les fonds conseillés par BC Partners auraient réalisé, en prenant en compte le remboursement de la dette, une plus-value raisonnable. Face à notre durée d’investissement de six ans, il s’agirait d’une bonne opération de fond de portefeuille dans le contexte de crise que nous avons connu», estime André François-Poncet, associé-gérant de BC Partners.

Le rachat de Picard par Lion Capital, qui représente l’une des plus importantes opérations de capital investissement en France depuis la crise, constitue le troisième LBO de l’histoire du distributeur de surgelés. BC Partners avait en effet racheté Picard à un groupe d’actionnaires composés de Candover, Montagu Private Equity et Chevrillon. Avec une mise de 910 millions d’euros, ces derniers avaient alors réalisé une belle plus-value…. BC Partners était conseillé sur l’opération par Rothschild & Cie et Crédit Agricole sur le plan financier, et par Cleary Gottlieb Steen Hamilton sur le plan juridique. Citigroup et SJ Berwin ont assuré le conseil de Lion Capital, respectivement dans les domaines financier et juridique.

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Picard teste l'appétit des investisseurs pour la dette obligataire dans les LBO (Agefi)

Le montage financier, qui intègre 990 millions d'euros de dette, inclut un mélange innovant d'obligataire et de prêts seniors. Le financement du rachat de Picard Surgelés (Picard) par Lion Capital, dans le cadre d’un LBO tertiaire, pourrait servir de test à l’appétit des investisseurs pour la dette obligataire. Le montage financier repose en effet sur un mélange, rarement utilisé dans le cadre de financement LBO, d’obligations et de dette bancaire senior. «L’utilisation de dette obligataire est très nouvelle dans ce type de montage, qui intégrait plutôt auparavant de la dette mezzanine. Or, la profondeur du marché high yield (obligation à haut rendement, ndlr) est très importante et les taux et marges y sont plus compétitifs que pour la mezzanine», explique un banquier spécialisé dans les financements LBO….

Le financement de Picard, valorisé à un peu plus de 1,5 milliard d’euros, intègre près de 990 millions d’euros d’endettement. Une dette senior d’un montant de 675 millions, qui intègre 225 millions d’euros de tranche A, 400 millions de tranche B ainsi qu’une ligne de crédit revolving, est «actuellement en cours de syndication, explique une source bancaire proche du dossier. «Les banques et les fonds de CDO doivent rendre leurs engagements d’ici à la fin de la semaine. Au plus tard, en début de semaine prochaine». Aux 675 millions d’euros de dette senior, s’ajoute une dette obligataire de 300 millions d’euros de maturité huit ans, dont le placement se déroule jusqu’à la fin de la semaine, ainsi qu’une ligne de financement immobilier de 13 millions d’euros. «L’ensemble du financement repose sur un levier de 5,6 fois l’Ebitda, dont un multiple de 3,8 fois sur la dette senior», explique une source bancaire. Par ailleurs, «l’application d’un reverse flex (technique permettant au prêteur de réduire le coût des tranches de dette selon le succès de la syndication, ndlr) n’est pas à l’ordre du jour», ajoute-t-il, contredisant ainsi certaines rumeurs circulant sur le marché.

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Le 3 janvier 2010

Les prix des matières premières flambent (Les Echos)

Saumon, surimi, crevette… Ces produits de base coûtent de plus en plus cher aux groupes de l'agroalimentaire spécialisés dans leur transformation.

Le verdict est sans appel. Les cours de la quasi-totalité des produits de la mer les plus consommés dans l'Hexagone flambent. Selon les Douanes françaises, entre août 2009 et août 2010, les prix du surimi-base ont augmenté de 65 % et ceux du saumon frais entier de 33 %. Pour le thon albacore, la hausse atteint les 52 %, quand elle avoisine les 21 % pour la crevette. « Ce n'est pas fini, évoque Hervé-Lucien Brun, consultant spécialisé sur la crevette. La production de crevettes dites de qualité "cuisson" est en chute libre, soit pour cause de maladie, soit pour cause de catastrophes naturelles. L'origine Equateur, encore disponible, se révèle particulièrement courtisée par les acheteurs du monde entier. Or, il devient plus rentable pour les producteurs équatoriens de vendre de la queue de crevette aux Chinois et aux Américains que de l'entière aux Européens. »

En conclusion, pour obtenir de la matière première, les cuiseurs de crevettes français sont obligés d'y mettre le prix. Idem chez les fumeurs, les conserveurs ou les fabricants de surimi. « La substitution avec de nouvelles espèces est très difficile, explique Jean-Sébastien Tamisier, directeur de l'activité surimi chez Fleury Michon. Quant aux espèces qui sont issues de l'aquaculture, elles restent encore trop chères pour être intégrées dans un processus industriel. »

Hausse structurelle - Si elle est possible, la modification d'une zone d'approvisionnement n'offre pas une réponse idoine. « Cela peut entraîner des frais douaniers importants, en raison de la sortie du cadre des régimes à taux préférentiel », évoque dans un communiqué l'Association des entreprises de produits alimentaires élaborés. Ensuite, l'entrée en vigueur au 1 er janvier 2010 dans l'Union européenne du régime de certification des captures peut peser sur la chaîne d'approvisionnement. Les démarches administratives pour les pays exportateurs sont lourdes. Dès lors, « certains pays tiers préfèrent vendre aux Américains ou aux Chinois plutôt qu'aux Européens », indique Odile Texier, présidente du SNCE, Syndicat national du commerce extérieur des produits congelés et surgelés. L'inquiétude des industriels est profonde. La hausse des cours est structurelle : l'exploitation des stocks, mieux encadrée, entraîne logiquement une baisse de la production, tandis que la demande mondiale ne cesse d'augmenter. Or, il devient de plus en plus délicat pour les transformateurs d'absorber le choc. « Les prix de nos autres intrants augmentent également », indique Jean-François Hug, directeur général de la conserverie Chancerelle. « La hausse représente 4,5 millions d'euros de marge perdus en 2010 », chiffre-t-on chez Findus. « Ce n'est pas neutre sur les comptes d'exploitation », ajoute Jean-Sébastien Tamisier.

Pour s'en sortir, Findus annonce une hausse de ses prix de vente de 15 %, prenant le risque de se faire déréférencer. Car « il est difficile de partager avec la grande distribution la nécessité d'augmenter les prix », poursuit Jean-François Hug. Un constat partagé par l'ensemble du secteur, qui craint, outre une augmentation des défaillances, un arrêt des investissements. CELINE ASTRUC

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Le 15 janvier 2011

Findus brigue 10% de croissance en 2011 (La Tribune)

Findus profite à plein de la bonne santé du marché français des produits alimentaires surgelés. En France, les ventes ont progressé de 3,4% en valeur et de 2,2% en volume en 2010 par rapport à 2009. "Findus affiche lui une croissance de 8,5% en valeur et de 7,5% en volumes", indique Matthieu Lambeaux, directeur général (photo). L'an dernier, la société a réalisé un chiffre d'affaires de 175 millions d'euros en France. La marque, détenue par le fonds d'investissement britannique Lion Capital depuis septembre 2008, profite de sa relance à coups d'innovations. En avril dernier, elle a notamment signé des gammes de cabillaud, saumon et colin nature en portion. Depuis, elle en a vendu 600 tonnes. "C'est notre gros succès", observe Sophie Allemand, directrice de la marque et des innovations.

Connue pour ses poissons panés, la marque étend son territoire et, depuis 2004, réinvestit ceux qui, en 2000, lui ont été contractuellement interdits suite à la cession de Findus pas Nestlé au fonds Equity. Parmi eux, figurent les plats cuisinés dont Maggi, marque de Nestlé, et Marie, filiale de LDC, se disputent aujourd'hui le "leadership". Findus, numéro trois de ce segment, espèrent les dépasser d'ici à un an et s'imposer à la place de numéro un.

Au printemps, elle signera le lancement de trois nouvelles recettes de poisson cuisiné - au beurre, à la tomate et à la ciboulette - censées la propulser à ce rang. L'offensive intervient alors que Nestlé semble délaisser Maggi. Le géant suisse de l'agroalimentaire étudie "toutes les options" quant à l'avenir de sa marque, y compris une cession. Findus va, elle, poursuivre sa stratégie d'innovations. Une vingtaine de lancements sont prévus cette année : une gamme "premium" de dos de poissons "charnus" de Norvège, des galettes de pomme de terre à l'ancienne, et des légumes, avec une nouvelle référence prévue en septembre dont, pour l'heure, Findus garde le secret. L'offensive de Matthieu Lambeaux doit porter Findus à 8% de part de marché, contre 7,5% aujourd'hui. En 2011, sur un marché promis à 4% de croissance, la marque espère voir son activité progresser de 10%.

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Le 28 janvier 2010

Cité Marine accueille son commandant japonais (Ouest France)

L'entreprise de Kervignac est le numéro 1 français du poisson enrobé. Une nouvelle usine va être construite pour augmenter la production et améliorer la logistique….

L'actionnaire japonais - Depuis 2007, Cité Marine est la propriété, à 59 %, du groupe japonais Nissui. Un géant mondial de l'industrie du poisson, qui fournissait déjà l'entreprise en matière première (principalement du colin d'Alaska et du hoki du Chili, livrés en blocs congelés). Nissui, contraction de Nippon Suisan, pèse 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Son président, Naoya Kakizoe, était reçu hier à Kervignac. D'abord dans les locaux de sa filiale puis, par le maire, Jacques Le Ludec, à la médiathèque toute neuve de la commune aux 6 000 âmes. Un événement local….

Partout dans le monde - Hors Japon, Nissui est présent en Europe (Bretagne, Danemark, Espagne), au Canada, aux États-Unis, en Amérique du Sud (Chili, Argentine) et en Océanie. Les 106 filiales interviennent aussi bien dans la pêche, l'aquaculture que la transformation. « Nous célébrons les 100 ans du groupe cette année, a rappelé Naoya Kakizoe hier. Nissui a démarré en 1911 par l'exploitation d'un chalutier de 33 m, le Minato Maru. »….

Une nouvelle usine en 2012 - Par sa venue à Kervignac, le président de Nissui a confirmé l'engagement du groupe dans le développement de Cité Marine. Une nouvelle usine est déjà sur les rails, elle devrait être totalement opérationnelle dans un an. L'investissement (7 000 m2, 10 millions d'euros) portera la production à 1 100 000 portions de poisson pané par jour. 70 emplois vont être créés. « Et ça ne s'arrêtera pas là », promet Naoya Kakizoe. Le groupe n'écarte pas non plus l'idée d'investir un jour dans des armements à la pêche européens. Charles JOSSE

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Juillet 2011

Agroalimentaire. Cité Marine, 3e du nom, sort de terre (Le Télégramme)

L'entreprise de Kervignac, leader sur le marché français du poisson pané, poursuit son expansion avec la construction d'un nouveau site de production.

Hier, à Kervignac, le préfet Jean-François Savy ainsi que le sous-préfet, Jean François Treffel, était présent au carrefour industriel du Porzo. Objectif de la visite: découvrir l'entreprise Cité Marine et son nouveau bâtiment qui sort tout juste de terre. «Les travaux ont démarré il y a un peu plus d'un mois, annonce Daniel Gallou, le président fondateur de la société. Nous serons prêts avant la fin de l'année». La détermination du P-DG est à la hauteur de l'ambition qu'il donne à cette nouvelle unité de production: un bâtiment de 10 000 m², une plateforme logistique de 10.000 palettes pour une capacité de production de 8.000tonnes.La Cité Marine, troisième du nom, devrait accueillir 130 employés.

Leader sur le marché français

Présent durant la visite, Jacques Le Ludec, le maire de Kervignac, a rappelé l'importance de l'implantation d'une société comme Cité Marine sur le bassin d'emploi du Pays de Lorient. L'entreprise qui a vu le jour en 1992, est devenue en quelques années leader sur le marché français du poisson pané. Elle poursuit son développement au fil des années en diversifiant notamment sa gamme de produit. Depuis 2007, le numéro un mondial des produits de la mer, le groupe japonais Nissui, entre à 59% dans le capital de Cité Marine. «Ce mariage nous a permis de sécuriser nos approvisionnements», rappelle Daniel Gallou. Aujourd'hui, avec la construction d'une nouvelle usine, Cité Marine, qui a dégagé un chiffre d'affaire de 85millions d'euros en 2010, ambitionne d'atteindre la barre des 120 millions.

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7 novembre 2011 : Cité Marine s'agrandit !....

Gourin : l’usine de surgelés Ker Océanes va fermer (Ouest France)

L’usine Ker Océanes fabriquait des plats surgelés à Gourin depuis 1999.

Employant douze salariés et de nombreux intérimaires, l’usine Ker Océanes, qui fabriquait des plats surgelés à Gourin depuis 1999, va fermer....

Agroalimentaire. Cité Marine (Kervignac) rachète Ker Océanes (Le Télégramme)

La société Cité Marine, basée à Kervignac et leader français du poisson pané, a officiellement racheté l'entreprise Ker Océanes de Gourin, jeudi soir.

Ker Océanes, propriété du groupe Erimer, est spécialisée dans les plats surgelés. «Le vendeur nous a contactés, nous avons décidé d'y aller», confirmait hier, Daniel Gannou, Pdg de Cité Marine, sans vouloir donner davantage de détails. Impossible de savoir, hier, ce qu'il va désormais advenir du site de la zone artisanale de Guerneach à Gourin et de ses douze salariés en CDI.

Pas de décision avant quelques mois

«Aujourd'hui, il continue de produire et aucune décision n'a été prise quant à une éventuelle fermeture. Je ne peux pas vous dire si on transfère l'activité sur nos sites, si on continue à travailler là-bas comme aujourd'hui, ou si on investit dix M€ sur place. Aucune décision ne sera prise avant quelques mois et après avoir échangé avec nos collaborateurs», balayait, hier, Daniel Gannou. Chez Erimer, on se refusait tout autant à communiquer sur cette cession et sur l'avenir du site et de ses salariés. Cette acquisition, dont les modalités n'ont pas filtré, renforce en tout cas le poids de Cité Marine, qui emploie quelque 600 personnes, dans le paysage agroalimentaire régional.

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