Fukushima. Un bon conseil : "Mangez le poisson de la Mer du Japon !"

Fukushima. Un bon conseil : "Mangez le poisson de la Mer du Japon !"

L'Institut français de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) conseille aux ressortissants français vivant au Japon de consommer des produits de la mer issus de la côte Ouest dans le Bulletin d’information n° 7 du 22 septembre 2011. En d'autres termes, manger du poisson issu de la Mer du Japon et éviter celui du Pacifique... (Traduction en français métropolitain, manger du poisson de Méditerranée, et éviter celui d'Atlantique !)

Pendant ce temps, les pêcheurs japonais avec les moyens du bord viennent de commencer la saison du Balaou (ou Sanma en japonais) sur la côte est du Japon.... C'est une espèce très populaire dans la gastronomie nippone... L'administration a conseillé de ne pas capturer cette espèce pélagique à l'intérieur d'un rayon de 100 km autour de la centrale de Fukushima Daïchi !...

Extrait du bulletin de l'IRSN

Les rejets radioactifs accidentels provenant de la centrale de Fukushima Dai-Ichi ont causé une pollution radiologique impactant une partie du territoire terrestre et maritime du Japon, principalement les préfectures de Fukushima, Tochigi, Ibaraki et Miyagi. Les informations et recommandations fournies dans ce bulletin ont pour objectif d’aider à limiter autant que possible les expositions à cette pollution environnementale persistante….

Dans le milieu marin, la pollution radioactive déposée sur le fond entraîne une contamination des espèces végétales et animales qui y sont exposées….

L’étude des données communiquées montre que, depuis le 1e août les dépassements des normes de commercialisation ou de consommation encore observés ont concerné entre autres :

  • certains poissons de mer (éperlan japonais – japanese smelt, raie, sébaste, limande…) ou de rivière (ayu* de la rivière Mano dans la Préfecture de Fukushima),
  • des algues et des oursins,…

Recommandations de bonnes pratiques alimentaires pour l’ensemble des résidents français au Japon

Même si aujourd’hui la plupart des contrôles menés sur les denrées alimentaires produites au Japon montre une nette diminution de la contamination des denrées végétales, l’IRSN estime nécessaire de maintenir une vigilance sur les denrées provenant des préfectures significativement touchées par les retombées radioactives de l’accident de Fukushima Dai-Ichi.

L’IRSN recommande ainsi :

« pour ce qui concerne les poissons de mer ou de rivière (en particulier le lançon japonais, l’éperlan japonais – japanese smelt, la raie, le sébaste, la limande – voir la liste complète ci-dessous) ou de rivière (ayu, saumons), ainsi que les algues et les fruits de mer, de s’assurer que les résultats des contrôles montrent qu’ils sont conformes à la réglementation japonaise en vigueur ou qu’ils proviennent de zones de pêches identifiées situées à l’ouest des côtes japonaises… »

Espèces marines ou de rivière pour lesquelles des dépassements des normes japonaises en vigueur ont été mesuré d’après l’Agence japonaise pour la pêche :

Japanese sandlance – lançon japonais

Whitebait - friture

Ayu sweetfish

Japanese smelt - éperlans japonais

Land-locked salmon - saumon

Mediterranean mussel - moule méditerranéenne

Wakame seaweed – algue Wakame

Hijiki seaweed – algue Hijiki

Arame seaweed – algue Arame

Japanese dace - vandoise

Northern sea urchin - oursins

Surf clam - clam

Fat greenling

Brown hakeling

Stone flounder - limande

Whitespotted char - omble

Japanese mitten crab - crabe

Rockfish - sébaste

Ocellate spot skate

Slime flounder - limande

Olive flounder - limande

Goldeye rockfish - sébaste

Willow gudgeon (d’élevage) – gougeon

Source : IRSN. Bulletin d’information n° 7 du 22 septembre 2011

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Le 24 janvier 2012

« À ce rythme, la plupart des enfants de l’Est du Japon seront malades ou maladifs dans 10 ans. »

Cantine du Lycée franco-japonais de Tokyo : Aucun produit en provenance du nord de Tokyo !


Plus aucun produit de la grande région autour de Fukushima dans le menu de la cantine du lycée franco-japonais !!!

Un parent d’élève s'inquiète et interpelle les autorités japonaises

J’ai distribué plusieurs exemplaires d’articles de Bandajevsky et de Babenko puis j’ai expliqué les risques de la contamination alimentaire chronique pour les enfants, de la façon la plus factuelle et scientifique possible. J’ai montré que même pour l’IRCP, un seul becquerel de césium 137 ingéré chaque jour donnait 200 bq en permanence dans le corps au bout de 400 jours. Que ceci faisait déjà 10 bq par kg de masse corporelle pour un enfant de 20 kg : exactement le seuil à partir duquel les maladies commencent, chez les enfants en Biélorussie.

Je sentais bien que je dérangeais : les fonctionnaires demeuraient dans un silence de mort.

Surtout quand j’ai conclu : « À ce rythme, la plupart des enfants de l’Est du Japon seront malades ou maladifs dans 10 ans. »

Source : Netoyens.info : Aucun produit en provenance du nord de Tokyo dans les cantines !

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