vendredi 1 juillet 2011

News de la pêche dans le monde : Juillet / Août / Septembre 2011


Une nouvelle rubrique : News de la Pêche mondiale....

Suite de la revue de presse : Octobre, novembre et décembre 2011

Troisième trimestre 2011 : Juillet - Août et Septembre 2011

------ 30 septembre 2011 ------

Ubifrance : Les grandes tendances du marché des produits de la mer

* Développement de l’aquaculture mondiale et accroissement de sa part dans les apports halieutiques : de 2005 à 2009, elle est passée, selon la FAO, de 32 à 38%. Certaines espèces d’élevage comme le cobia ou le maigre, commencent à se faire connaître. D’autres, (bar, daurade, panga, tilapia, saumon, crevettes) tiennent une place croissante dans la transformation et la consommation. L’Espagne et l’Allemagne ont été en 2009 les deux premiers pays importateurs de panga. Ce poisson occupe la cinquième place dans le classement des 10 espèces favorites des Allemands ; il est présent au sein du top 10 des consommateurs belges.

*Forte augmentation des échanges commerciaux de produits de la mer, dans un contexte de raréfaction des ressources, de libéralisation du commerce international, et de délocalisation en Asie et Europe centrale et orientale de certaines activités de transformation.

* Forte hausse des coûts de production (coût des carburants, cours record du saumon ou de la crevette suite à productions en crise), l’approvisionnement en matières premières étant un problème crucial.

*Prolifération de labels et certifications écologiques, et nombreuses initiatives prises par la grande distribution en faveur de pratiques de pêche durable au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique, aux Etats-Unis ou encore au Canada.

Source : Brève présentation du marché international des produits de la mer

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Les communautés littorales dans leur diversité et leur vitalité...

New Agriculturist d'octobre 2011

Focus... Communautés et ressources des zones côtières

Lorsqu'on mentionne la perliculture dans les îles du Pacifique, les plages d'Egypte ou encore la récolte d'algues à Zanzibar, les régions côtières semblent aussi exotiques que fascinantes. Toutefois, gagner sa vie à partir des ressources côtières est loin d'être évident comme nous le montre l'actualité récente ; des tsunamis dévastant tout sur leurs passages ou la menace de plus en plus sérieuse posée par l'augmentation du niveau de l'eau conjugués aux effets du changement climatique, aux ressources halieutiques en baisse et à l'augmentation de la salinité des sols exercent une pression intense sur les collectivités littorales de par le monde.

La réponse de ces communautés côtières est cependant stimulante et positive. Au Mozambique, par exemple, les habitants de Quirimbas sont les premiers à avoir initié la création d'un parc national pour protéger leurs ressources marines. Sur les côtes chiliennes, les pêcheurs partagent les ressources suite au tsunami de 2010 et au Sri Lanka les communautés réhabilitent une 'ceinture verte' qui forme une barrière naturelle contre l'érosion et les inondations. Autant de voix qui s'élèvent pour protéger la biodiversité et maintenir des écosystèmes fragiles dans cet espace limité où la terre et l'eau se rencontrent. Suite dans New Agriculturist

------ 28 septembre 2011 ------

Fukushima : Manger les poissons issus de la côte ouest du Japon

L'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) conseille aux ressortissants français vivant au Japon de consommer des produits de la mer issus de la côte Ouest dans le Bulletin d’information n° 7 daté du 22 septembre 2011. Manger du poisson de la Mer du Japon et éviter celui du Pacifique... (Traduction en français métropolitain, manger du poisson de Méditerranée, et éviter celui de l'Atlantique !)

Extrait du bulletin

Les rejets radioactifs accidentels provenant de la centrale de Fukushima Dai-Ichi ont causé une pollution radiologique impactant une partie du territoire terrestre et maritime du Japon, principalement les préfectures de Fukushima, Tochigi, Ibaraki et Miyagi. Les informations et recommandations fournies dans ce bulletin ont pour objectif d’aider à limiter autant que possible les expositions à cette pollution environnementale persistante….

Dans le milieu marin, la pollution radioactive déposée sur le fond entraîne une contamination des espèces végétales et animales qui y sont exposées….

L’étude des données communiquées montre que, depuis le 1e août les dépassements des normes de commercialisation ou de consommation encore observés ont concerné entre autres :

  • certains poissons de mer (éperlan japonais – japanese smelt, raie, sébaste, limande…) ou de rivière (ayu* de la rivière Mano dans la Préfecture de Fukushima),
  • des algues et des oursins,…

Recommandations de bonnes pratiques alimentaires pour l’ensemble des résidents français au Japon

Même si aujourd’hui la plupart des contrôles menés sur les denrées alimentaires produites au Japon montre une nette diminution de la contamination des denrées végétales, l’IRSN estime nécessaire de maintenir une vigilance sur les denrées provenant des préfectures significativement touchées par les retombées radioactives de l’accident de Fukushima Dai-Ichi.

L’IRSN recommande ainsi :

« pour ce qui concerne les poissons de mer ou de rivière (en particulier le lançon japonais, l’éperlan japonais – japanese smelt, la raie, le sébaste, la limande – voir la liste complète ci-dessous) ou de rivière (ayu, saumons), ainsi que les algues et les fruits de mer, de s’assurer que les résultats des contrôles montrent qu’ils sont conformes à la réglementation japonaise en vigueur ou qu’ils proviennent de zones de pêches identifiées situées à l’ouest des côtes japonaises… »

Espèces marines ou de rivière pour lesquelles des dépassements des normes japonaises en vigueur ont été mesuré d’après l’Agence japonaise pour la pêche :

Japanese sandlance – lançon japonais

Whitebait - friture

Ayu sweetfish

Japanese smelt - éperlans japonais

Land-locked salmon - saumon

Mediterranean mussel - moule méditerranéenne

Wakame seaweed – algue Wakame

Hijiki seaweed – algue Hijiki

Arame seaweed – algue Arame

Japanese dace - vandoise

Northern sea urchin - oursins

Surf clam - clam

Fat greenling

Brown hakeling

Stone flounder - limande

Whitespotted char - omble

Japanese mitten crab - crabe

Rockfish - sébaste

Ocellate spot skate

Slime flounder - limande

Olive flounder - limande

Goldeye rockfish - sébaste

Willow gudgeon (d’élevage) – gougeon

Source : IRSN. Bulletin d’information n° 7 du 22 septembre 2011

------ 26 septembre 2011 ------

Sanford, le géant de la filière halieutique néo-zélandaise

En Nouvelle-Zélande, depuis la privatisation de la ressource halieutique avec l’introduction des Quotas Individuels Transférables (QIT) en 1986, les secteurs de la transformation et de la commercialisation ont vu leurs performances économiques progresser. Le niveau d’emploi dans ces secteurs s’est accru et a pu absorber les pertes d’emplois issues de la concentration des quotas. Il est toutefois difficile d’attribuer ce phénomène à la seule introduction des QIT. Les conditions de stabilité macroéconomique de l’économie néo-zélandaise à cette même période participe sans doute également aux effets constatés (OCDE, 1997).

Sanford Limited est probablement la société qui a tiré le plus d’avantages de la privatisation de la ressource halieutique néo-zélandaise. En novembre 2007, l’armement Sanford Limited disposait d’un quota global de 137.749 tonnes sur un total national de 552.221 tonnes soit un quart de la production de la pêche soumise au Qit (qui représentait plus de 85% des captures nationales)

Sanford Limited est une société cotée à la bourse de Hong Kong qui appartient au Groupe néo-zélandais Amalgamated Dairies Ltd., société spécialisée dans l’exportation des produits agricoles de Nouvelle Zélande et qui ne cache pas ses succès commerciaux sur son site internet :

  • 1920 à 1950 : Expédition de produits laitiers en Grande-Bretagne,
  • 1934 : Première expédition de produits laitiers au Japon.
  • 1953 : Première vente d’agneau néozélandais aux Antilles.
  • 1955 : Première vente d’agneau néozélandais au Canada.
  • 1958 : Première vente de bœuf néozélandais aux États-Unis.
  • 1969 : Première vente de viande néozélandaise (bœuf et mouton) à l'Union soviétique (URSS) qui lui a probablement donné le goût des produits de la mer.
  • 1973 : Création d’Amalgamated Marketing Ltd au sein du Groupe Amalgamated Dairies pour la commercialisation des produits de la mer qui depuis 20 ans est devenue l’activité exclusive du Groupe Amalgamated Dairies Ltd.
  • 1979 : Entrée dans l'industrie de la pêche néozélandaise par l’affrètement de chalutiers soviétiques.
  • 1980/1990 : Affrètement de chalutiers soviétiques pour répondre à la demande en poisson dans le monde entier.
  • 1983 : Création de l’armement Amaltal Fishing Company, à part égale entre Amalgamated Marketing Ltd et Talleys Fisheries Ltd de Motueka
  • Année ? : Création ou acquisition de Sanford limited qui est devenu le fleuron du Groupe avec une production de 200.000 tonnes de produits halieutiques....

Sanford Limited qui produit plus de 200.000 tonnes de poissons, coquillages et crustacés par an, est de plus en plus impliqué dans l'aquaculture (conchyliculture et salmoniculture) :

  • Les captures annuelles s'élèvent à plus de 150.000 T avec les espèces phares, Hoki, Empereur (1.500 T), Thon (25.000 T),
  • et l’aquaculture : Moule verte (40.000 T), Saumon (en démarrage 3.000 T) et Huître…

------ 20 septembre 2011 ------

Afrique du Sud/Portugal : Des droits de pêche contre l’appellation Porto !

Au détour de l’une des nombreuses routes des vins sud-africaines, Calitzdorp se présente fièrement comme la “capitale du porto”. Plus pour très longtemps, l’Union européenne ayant fait savoir que le porto ne pouvait être que portugais. À partir du 1er janvier 2012, le mot “porto” - ou plutôt “port”, en anglais - devra disparaître des bouteilles. Il sera remplacé par Cape Ruby, Cape Tawny et Cape Vintage. L’Afrique du Sud produit du porto depuis le début du XIXe siècle, mais ce n’est qu’à la fin des années 1970 que ce type de vin muté y a trouvé ses lettres de noblesse…(...)

“Ce que j’ai entendu, c’est que les Portugais ont dit qu’ils nous laisseraient utiliser le nom si nous leur cédions des droits de pêche. Et le gouvernement sud-africain n’a pas voulu”, suggère Peter Bayly, un autre producteur de Calitzdorp dont la vigne est entourée d’une clôture électrique destinée à la protéger des babouins. Clicanoo : Afrique du Sud : Le porto n’a plus que quelques mois à vivre

------ 19 septembre 2011 ------

Le Japon dans la pêche africaine !

En Afrique de l'Ouest, la Comhafat est une courroie de transmission de l'industrie de la pêche japonaise !

La Comhafat, Conférence Ministérielle sur la Coopération Halieutique entre les Etats Africains Riverains de l’Océan Atlantique, est une organisation intergouvernementale créée en 1989 et regroupant 22 Etats ; s'étendant de la Namibie au Sud au Maroc au Nord. La Convention constitutive de la Comhafat « la convention régionale de l’Atlantique pour la coopération halieutique », adoptée en 1991, fixe les domaines et modalités de la coopération halieutique régionale entre les Etats membres.... La Comhafat a renforcé son cadre institutionnel par l’amendement de ses statuts, de même qu’elle a crée un Fonds de Promotion des Pêches pour l’Afrique avec l’appui de la Fondation japonaise de coopération internationale en mer de pêche (OFCF). Ce fonds permet le financement des projets de développement dans le domaine du renforcement des capacités des Etats membres dans la pêche et l'aquaculture ainsi que l'appui à la mise en œuvre des réglementations internationales.

Thon rouge. Les conseils de vote de la délégation japonaise !

La huitième Session de la Comhafat s'est tenue à Accra (Ghana), le 19 février 2010, à l'aimable invitation de la République du Ghana. La réunion des Ministres a été précédée par une réunion des Experts les 17 et 18 février 2010….

Dans son exposé, le représentant de la Délégation japonaise a donné des informations sur la 15ème Session de la Conférence des Parties à la CITES qui se tiendra au mois de mars à Doha (Qatar) et de la proposition monégasque d’inscription du thon rouge de l’Atlantique dans l’Annexe I de la CITES, qui sera examinée lors de la CITES - COP/15.

Il a relevé que l’inscription du thon rouge de l’Atlantique à l’Annexe I de la CITES pourrait porter préjudice à l’utilisation durable de cette espèce.

Il en est de même de l’inscription à l’Annexe II de la CITES, de huit espèces de requins et de coraux précieux.

Il a sollicité l’appui des Etats membres de la Comhafat pour le soutien de la position du Japon, à savoir le dessaisissement de la CITES de cette question, au profit des organisations en charge de la gestion de ces espèces telles que l’ICCAT. La Réunion a exprimé son appui à la position japonaise qui reste fidèle aux principes d’utilisation durable des ressources halieutiques…. Source : Comhafat

Quels seront les futures consignes du Japon ?

Réunion à El Jadida (Maroc) du 18 au 20 septembre 2011 du bureau de la Comhafat pour consacrer le nouveau format de l'organisation : restructuration du secrétariat Exécutif de l'organisation régionale et adoption des nouveaux textes organiques.

La réunion, qui doit rassembler sept ministres des états qui forment le Bureau actuel, le Secrétariat Exécutif de la Conférence et des responsables et des experts de la pêche et de l'aquaculture des ces états, doit se pencher, en effet, sur le rapport du groupe de travail qui s'était réuni à El Jadida du 14 au 15 avril dernier pour finaliser le travail sur la refonte des instruments juridiques de l'organisation et sa restructuration pour un repositionnement stratégique devenu impératif, indique un communiqué de la Comhafat. Source : Comhafat

------ 15 septembre 2011 ------

« Messieurs, si vous n'étiez pas à bord, nos pêcheurs n'iraient pas en mer »

Et du côté des pêcheurs, on a le même avis. A chaque stage de formation des EPE (équipes de protection embarquée ndlr (1)), les représentants des armateurs thoniers viennent présenter leur métier et leurs bateaux. « Messieurs, si vous n'étiez pas à bord, nos pêcheurs ne partiraient pas pêcher, c'est aussi simple que ça ». Yvon Riva, le président d'Orthongel, le syndicat des armateurs thoniers et Pierre-Alain Carré, directeur de l'armement CFTO, projettent une présentation complète de la pêche thonière dans la zone des Seychelles.

« Il y a trois armements qui pêchent actuellement dans la zone, la Sapmer qui a trois bateaux, Saupiquet qui en a deux et la Compagnie française du thon océanique qui en a huit. En tout nous employons 300 marins français et 500 marins ressortissants des pays riverains de la zone économique exclusive dans laquelle nous pêchons ».

Les thoniers senneurs, de gros bateaux vulnérables en pêche

Ils détaillent les caractéristiques de leurs bateaux, les thoniers senneurs, des bateaux qui mesurent entre 70 et 95 mètres, avec une puissance moteur située entre 3500 et 5000 chevaux, ce qui autorise des vitesses entre 12 et 18 noeuds. « La grosse faiblesse c'est la rampe inclinée à l'arrière prévue pour récupérer notre esquif. Le bateau est bas sur l'eau et très vulnérable en action de pêche ».

Une pêche très particulière, « qui ressemble plus à une opération de chasse que de pêche. Le patron et les marins sont en veille constante pour repérer les bancs de thons. En plus de jumelles, ils ont des radars qui repèrent les chasses d'oiseaux. Il y a également à bord des radeaux, que l'on largue et que l'on déclenche à distance : ils jouent le rôle de récif artificiel puisque les thons ont une tendance à s'agréger autour des objets flottants. Nous avons également des indications satellitaires : tout cela nous donne un faisceau d'indice ». Une fois le banc repéré, la senne, immense filet tournant, est mise à l'eau pour emprisonner la matte de thons. L'opération peut durer plusieurs heures durant lesquelles le thonier est quasiment arrêté.

Ne pas faire comme les Espagnols

« Avec le début des actions de piraterie, des mesures de précaution ont été appliquées aux bateaux, il nous faut maintenant naviguer en binôme et en pêche alternée, quand un des deux bateaux a son filet à l'eau, l'autre attend ». Les pêcheurs s'y plient mais ne cachent pas leur frustration de voir les pêcheurs espagnols qui ne s'y astreignent pas. « Les Espagnols font actuellement 15 à 20% de production en plus sur le listao. C'est pénible de constater cela. Mais nous ne voulons pas faire comme eux, et surtout ne pas embarquer de gardes privés, comme ils le font. Nous sommes très contents de la collaboration avec la Marine nationale. Jusqu'ici, il n'y a eu aucun problème de cohabitation, bien au contraire. Des liens se sont créés entre les marins. Et nos gars apprécient la discrétion des militaires ainsi que leur rigueur ».

Dans la salle, les futurs membres des équipes de protection embarquée sont très attentifs à la présentation. Au moment des questions, les bras se lèvent. « Quel poids économique cela représente-t-il pour notre pêche ? Où en est la ressource ? Vous débarquez toujours au même endroit ? » Les représentants des pêcheurs sont heureux de cet intérêt. Piazou a déjà entendu la conférence plusieurs fois. Mais il ne s'en lasse pas. « C'est important de connaître l'enjeu d'une mission. De savoir pourquoi on va partir quatre mois loin de tout. De connaître la logique des pêcheurs pour pouvoir, si un jour cela est nécessaire, leur expliquer nos contraintes opérationnelles ». La première semaine de formation est finie. La suite se fera en mer. Mer et Marine : La formation des EPE, un stage chez les commandos marine (4/5)

(1) 80 marins, issus d'une vingtaine de spécialités différentes et de 42 unités de la Marine nationale, ont été sélectionnés pour le stage de formation afin d'intégrer les équipes de protection embarquée (EPE) déployées à bord des thoniers aux Seychelles. 80 hommes, de la petite vingtaine à la quarantaine passée, du matelot au major, qui, pendant quinze jours, vont suivre un rythme intensif de formation, encadrés par des instructeurs issus du commando de Penfentenyo.

------ 13 septembre 2011 ------

------ 12 septembre 2011 ------


Le Picot (Siganus lineatus) est une espèce herbivore de la famille des Siganidés (poissons lapin), il est présent dans l’océan indien et dans le Pacifique central mais pas en Polynésie française. Reconnaissable par sa couleur bleu-gris, avec une marque vive de couleur jaune, il peut mesurer entre 20 et 30 cm pour un poids compris entre 200 et 800 grammes. Principalement capturé au filet, le picot, est un poisson très prisé en Nouvelle Calédonie, qui malheureusement, se raréfie, en raison d’une surpêche, au point que l’on ne voit pratiquement plus de picots de plus de 30 cm.

Cependant, c’est l’un des meilleurs candidats à l’aquaculture, notamment grâce à sa facilité de recrutement pour l’élevage, assurant ainsi, l’économie de coûts d’achats d’alevins.

C’est avec l’idée de partager une expérience que Temauri Foster a visité la ferme Aqualagon, car cette société s’est lancée dans l’élevage de Picots, au regard d’une demande intérieure importante, comme en Polynésie, où l’on mise, pour les mêmes raisons, sur le fameux « paraha peue » dont la commercialisation des premières espèces issues de l’élevage, est en cours. Ainsi, la société Aqualagon, située dans la baie de N’GO, en province sud de la Nouvelle Calédonie est issue d’un projet initié en 2003, à l’université de Nouvelle Calédonie. Le directeur, Franck Legarrec a accueilli avec joie le ministre des ressources marines, Temauri Foster accompagné de Nicole Andrea-Song, conseillère de la province sud, afin de discuter du projet et des filières piscicoles….

------ 10 septembre 2011 ------

Retour de l'anguille américaine dans le Saint-Laurent ?

Autrefois présente en abondance dans le Saint-Laurent, l'anguille d'Amérique (bleu sur la carte) est aujourd'hui considérée comme une espèce vulnérable. Moins cependant qu'il y a une vingtaine d'années, et c'est notamment grâce aux données qui sont recueillies à Cap-Santé, dans Portneuf, qu'il est possible de confirmer son retour graduel dans le fleuve.

Si l'endroit constituait jadis un lieu de prédilection pour la pêche à l'anguille, il représente, depuis deux ans, «le baromètre qui permet de mesurer les impacts et les effets de ce qui se fait un peu partout pour favoriser l'augmentation du nombre d'individus dans le Saint-Laurent».

Biologiste au ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), Guy Verreault a pour mandat d'estimer, avec la complicité du technicien de la faune Jean-Guy Frenette, la quantité d'anguilles qui passent devant Québec chaque année.

«Cap-Santé se situe avant l'estuaire et avant les premières pêcheries; c'est donc le site idéal pour réaliser cet exercice, un exercice d'importance, car on sait qu'en 20 ans à peine, entre le début des années 80 et la fin des années 90, on a observé une baisse des stocks de 99 % dans le fleuve», explique le spécialiste, qui évalue qu'au moment où les anguilles migrent vers l'océan, en septembre et en octobre, il y en aurait 200 000 qui traverseraient le secteur.

Parmi les facteurs qui ont participé à la baisse dramatique de la population, on note la présence de barrages - responsables de la diminution de l'aire de distribution de l'espèce et de la hausse de la mortalité en raison du passage du poisson dans les turbines -, la pêche commerciale et la détérioration de la qualité de l'eau.

Amélioration significative

L'aménagement de passes migratoires et le programme de rachat, sur une base volontaire, des engins et des droits des pêcheurs d'anguilles par le MRNF en 2009 comptent toutefois au nombre des mesures qui ont permis d'améliorer la situation de manière significative.

«Le taux d'exploitation est passé de 20 % à 11 % à l'échelle de toutes les pêcheries de l'estuaire, ce qui contribue pour une bonne part au rétablissement de la population. Il faut par ailleurs savoir que l'anguille nous prémunit contre certaines espèces exotiques envahissantes, car elle agit comme chien de garde des systèmes aquatiques», rapporte Guy Verreault.

En 1996 et en 1997, une étude semblable - qui sert actuellement de base de référence - avait aussi été menée à Cap-Santé. «Cet exercice nous permet non seulement de mieux comprendre l'écologie de ce poisson mystérieux, mais également de changer le cours des choses», termine le biologiste.

L'anguille d'Amérique est une espèce répandue dans les estuaires, les ruisseaux, les rivières, les étangs et les lacs; il s'agit en fait du poisson dont l'aire de répartition est la plus étendue le long de la côte atlantique. C'est un poisson catadrome, c'est-à-dire qu'il croît en eau douce, mais retourne vers la mer pour se reproduire. Au fil de son processus de maturation - qui dure de 8 à 23 ans - l'anguille, d'abord jaune, adopte une couleur argentée. Dans les années 60, cette espèce a fait l'objet de la plus importante pêche commerciale entre Trois-Rivières et Cap-Chat. Source : Québec : L'anguille à l'étude à Cap-Santé (Cyberpresse)

------ 8 septembre 2011 ------

La pêche profonde en accusation !


"Il faut interdire la pêche en haute mer !"

Un groupe de scientifiques vient de publier un rapport accablant concernant la pêche en haute mer et appelle les autorités internationales à l'interdire, d'après le Washington Post.

Dans leur rapport, ces scientifiques décrivent les fonds marins, autrefois luxuriants et remplis de vie, comme des déserts d'où toute vie marine a disparu ou presque.

Les pêcheurs se sont déplacés au large des côtes à la recherche de stocks de poissons, comme le loup de mer chilien ou l'hoplostète orange. Pour eux, quasi toutes les espèces marines sont désormais en danger de disparition, la surpêche les empêchant de reconstituer les populations de manière à ce que celles-ci restent viables.

Une catastrophe

"Vu que les pêcheurs ne trouvent plus de poissons le long des côtes, ils avancent au large et déciment le peu de poissons encore en vie. Les gens doivent réaliser que les stocks de poissons ne sont pas inépuisables. Que feront tous ces gens et ces pêcheurs quand il n'y en aura plus aucun? Il est déjà presque trop tard pour enrayer la machine. C'est pourquoi il faut interdire tout de suite la pêche en haute mer!"préviennent ces scientifiques.

Ils soulignent également les dégâts faits sur les récifs de corail, des dommages qui mettront des milliers d'années à se réparer, s'ils y parviennent un jour... "Les gens s'obstinent à ne pas comprendre l'importance des coraux dans les écosystèmes marins, ni des conséquences de leur consommation de poisson". Le fameux "bah, c'est pas pour un... De toute façon, il est déjà mort puisqu'on me le propose dans le menu" qui ne permette pas de changer la donne.

"Pour permettre à la vie marine de se reconstituer, il faut interdire toute pêche en haute mer, ça peut paraître radical, mais c'est la seule solution", mettent-ils en garde. "Quand le poisson aura disparu, comment les gens feront-ils pour se nourrir? Une fois que les poissons auront disparu, ça sera définitif! Les pêcheurs et les consommateurs auront beau se plaindre, ils seront les seuls responsables de ce gâchis" concluent-ils. Source : 7sur7.be

Lire le communiqué de Marine Conservation

Pour télécharger l'étude pilotée par Elliott A. Norse : Sustainability of deep-sea sheries

------ 5 septembre 2011 ------

Au Japon, les banquiers ne mangent plus de thon congelé ?

Du thon en gage pour emprunter à taux préférentiels

La Banque du Japon va mettre en place un nouveau prêt qui permettra aux emprunteurs de mettre en gage du thon surgelé ou du caoutchouc, une tentative destinée à encourager la reprise sur la côte nord-est du Japon dévastée par le tremblement de terre et le tsunami du 11 mars.

La banque centrale espère, avec ce nouveau système qui devrait être fonctionnel dès ce mois-ci, faciliter le crédit à faible taux d'intérêts pour les petites et moyennes entreprises qui n'ont pas de biens immobilliers à mettre en gage. Source : NHK WORLD French via Scoop.it

------ 30 août 2011 ------

La guerre des biologistes marins

En Amérique du nord, deux écoles de biologistes marins s’affrontent. L'Université de la Colombie-Britannique de Daniel Pauly et l'Université de Washington de Ray Hilborn…

Y aura-t-il encore des pêcheurs en 2050 ? C'est la question que se posent depuis une quinzaine d'années les biologistes marins. Deux écoles s'affrontent: ceux qui jugent que la surpêche est irréversible ; et ceux qui pensent que la gestion scientifique, notamment aux États-Unis, peut rendre la pêche durable. La bataille entre les deux camps fait des étincelles.

Depuis la fin des années 90, un groupe de chercheurs nord-américains crie sur tous les toits que les pêcheries mondiales se dirigent tout droit vers le précipice. Au milieu du XXIe siècle, préviennent-ils, les pêcheurs du monde devront accrocher leurs filets et trouver un autre métier.

La contre-attaque est venue il y a cinq ou six ans : pour contrer l'«alarmisme» de leurs confrères, des biologistes ont montré que la gestion moderne des pêches peut renverser la vapeur et que, aux États-Unis, l'immense majorité des espèces pêchées n'est plus en danger d'extinction.

Des chercheurs des deux groupes ont récemment tenté de faire la paix. Mais les plus tenaces refusent d'enterrer la hache de guerre. « Ce sont des âneries ! », tonne Daniel Pauly, de l'Université de la Colombie-Britannique, quand on lui demande son avis sur les études optimistes. « Ceux qui disent que la surpêche a été exagérée font le jeu des industriels qui veulent affaiblir les règlements existants et éviter qu'on les resserre dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique. »

Selon Gabriella Bianchi, coordonnatrice du secteur des pêcheries à la FAO : «Tout le monde s'accorde à dire qu'il y a un problème grave de surpêche dans la plupart des régions. Mais il existe des pays occidentaux où la surpêche a disparu, et il faut le reconnaître.»

Texte intégral de Mathieu Perreault dans La Presse : La guerre des pêches

------ 29 août 2011 ------

Fukushima et le droit de la mer

Fukushima et le droit de la mer (Partie I) : Marquette University Law School Faculty Blog

Il y a 2 jours, la NISA (Agence de régulation nucléaire japonaise) a divulgué les estimations du volume de matières radioactives qui s'est échappé du complexe de Fukushima depuis le séisme et le tsunami de mars. L'agence estime que le volume des déchets radioactifs émis par le césium est environ 168 fois supérieur à celui de la bombe atomique larguée sur Hiroshima à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et que les volumes d'iode radioactif et de strontium sont environ 2,5 fois plus élevés. Tous sont cancérigènes, et les isotopes de césium et de strontium peuvent persister dans l'environnement pendant des décennies.

Les estimations sont vraiment alarmantes. Certains ont soutenu que l'impact sur les êtres humains sera limité car la grande majorité du matériel est tombé ou déversés dans l'océan, où il se dispersera et sera substantiellement dilué. Mais la dilution n'est pas pour rassurer. Compte tenu de la longue demi-vie de certains de ces matériaux, il est à craindre raisonnablement que le rayonnement de Fukushima va endommager les habitats marins pendant des années et, à son tour, nuire aux citoyens du Japon et d'autres pays proches.

Bien qu'il n'en ait pas été discuté dans les médias, la fuite de rayonnement peut également violer le droit international. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui est entré en vigueur en 1994, exige que les Etats-membres, comme le Japon, de prendre des mesures pour prévenir et contrôler la pollution dans les océans. Une de ses dispositions pour les États est de prendre les mesures nécessaires « pour prévenir, réduire et maîtriser la pollution du milieu marin », y compris la pollution impliquant la libération « de substances toxiques, nuisibles ou nocives, en particulier celles qui sont persistantes, à partir de sources terrestres. » Une autre disposition stipule que les membres doivent « prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir, réduire et maîtriser la pollution du milieu marin résultant de l'utilisation des technologies sous leur juridiction ou leur contrôle ».(...)

Source via Scoop.it : Marquette University Law School Faculty Blog

------ 25 août 2011 ------

Le saumon argenté est de retour dans la rivière de Russie !

Quand l’aquaculture se met au service de la pêche, une espèce sauvage quasiment disparue peut renaître. C’est le cas du saumon argenté dans la rivière de Russie !

Le saumon argenté (ou coho) fait partie des cinq espèces commerciales de saumon sauvage les plus importantes du Pacifique nord. Son habitat naturel s’étend depuis Hokkaido - la grande île au nord du Japon - jusqu’à la Californie (USA), en passant par la Russie, l’Alaska et le Canada…

Dans cette région océanique, la plus riche en matière de pêche, la pisciculture marine n’est pas du goût des populations autochtones qui vouent un culte particulier aux espèces sauvages…. Les saumons sauvages font partie des totems de nombreux peuples premiers…

Aquaculture de repeuplement

Cette année, de nombreux saumons argentés remontent de l’océan pour frayer dans la rivière de Russie. Du jamais vu depuis 10 ans. Une lueur d’espoir que le programme d’écloserie, dans la relance d'une espèce menacée.

Il y a dix ans, le nombre de saumon coho était proche de zéro. C’est à ce moment-là que des biologistes ont commencé à élever des saumons. A partir d’une écloserie sur le lac de Sonoma, ils ont commencé à lâcher des jeunes saumons dans la rivière de Russie. Depuis 2001, pas plus de 4 saumons adultes étaient dénombrés. Or, cette année, les biologistes du California Sea Grant estiment qu'il y a eu plus de 190 adultes dans le bassin versant de la rivière.

Vous aurez compris que nous ne sommes pas en Russie mais en Californie. Sur les côtes sibériennes, les populations de saumon sauvage sont parmi les plus denses au monde. Elles se comptent par centaines de millions d'individus de même qu'en Alaska ou au nord du Japon. La rivière de Russie (ou Russian river) est un fleuve de Californie. Dans cet Etat fortement marqué par les activités agricoles, l'urbanisme et de nombreux barrages, les populations sauvages de saumon ont presque totalement disparu à l’image de notre saumon atlantique en Europe. D'après un article de The Fishsite : Coho Salmon Runs Improve In Russian River

------ 23 août 2011 ------

Nigéria : Shell épinglé par le PNUE

Article de Novethic

Shell est décidément dans l’œil du cyclone. Alors que la fuite d’un de ses oléoducs menace de marée noire la mer du Nord, le pétrolier a été largement montré du doigt début août dans un rapport du PNUE sur l’état de pollution d’une région du Nigeria. Diligenté par le gouvernement nigérian et financé par Shell, ce rapport, au départ controversé a nécessité 14 mois d’investigations approfondies (122 km² de droits de passage d’oléoducs et 5 000 dossiers médicaux étudiés) pour aboutir à une conclusion sans appel : reconnaissant une contamination environnementale du pays Ogoni dans le delta du Niger, le PNUE estime à 30 ans le temps nécessaire à une restauration environnementale complète. Et il y a urgence au vu de la pollution très importante de l’eau potable dans certaines zones. A Nisisioken Ogale, la population ingère de l’eau en provenance d’un puits contaminé au benzène à un niveau 900 fois supérieur à ce que préconise l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Une couche de 8 cm de pétrole raffiné flottant dans la nappe phréatique alimentant le puits.

Fuite de pétrole en mer du nord

Depuis mercredi dernier, une fuite s’est déclarée sur une plateforme pétrolière de Shell en Mer du Nord à près de 180 km des côtes écossaises. Avec plus de 1300 barils de pétrole déversés il s’agit de la pire marée noire enregistrée en Mer du Nord depuis 10 ans, restant néanmoins sans commune mesure avec la catastrophe de Deepwater Horizon en Floride (5 millions de barils). Alors que Shell assurait samedi avoir colmaté la fuite, une seconde, moins importante, s’est déclenchée en début de semaine. Shell affirme néanmoins avoir le contrôle de la situation. Les associations environnementales telles que Greenpeace et la société royale de protection des oiseaux (Royal Society for the Protection of Birds RSPB) ont dénoncé le manque de transparence de Shell qui a attendu près de 48h avant de rendre la fuite publique. La RSPB écossaise a appelé au lancement d’une enquête afin d’avoir accès aux données de Shell et de connaître précisément les circonstances de l’accident. Le Ministère de l’Energie et du Changement Climatique devrait s’en charger.

Le système de gestion de Shell peu performant

Un rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement) confirme une pollution massive du pays Ogoni liée à l'activité pétrolière et pointe notamment la responsabilité de Shell qui a exploité la zone jusqu'en 1993…. Suite sur Novethic

------ 22 août 2011 ------

La surpêche rongerait la diversité génétique des poissons !

Selon, Malin Pinsky et Stephen Palumbi, deux chercheurs de l'Université Stanford en Californie, la surpêche diminuerait la diversité génétique des poissons. En d’autre terme, la surpêche est préjudiciable à la diversité génétique des espèces ciblées ce qui augmenterait la vulnérabilité de ces espèces et limiterait leurs capacités de récupération…

Newscientist : Overfishing eats away at genetic diversity of fish

------ 20 août 2011 ------

Des cubes de saumon pour agrémenter vos salades !

Des cubes de saumon et de colin d'Alaska lyophilisées pour valoriser les sous-produits de la pêche et de la transformation

Des chercheurs étatsuniens de l'Université d'Alaska à Fairbanks (UAF) travaillent sur la lyophilisation du poisson en vue de mieux valoriser les sous-produits de la pêche et de la transformation. Les nouvelles techniques de lyophilisation concernent le colin d’Alaska et les différentes espèces de saumon sauvages, les principales pêcheries d’Alaska.

L’un des objectifs de l'étude est de mettre au point un nouveau procédé qui produit des cubes lyophilisés avec moins de 10% d'humidité dans un laps de temps beaucoup plus court selon Chuck Crapo, spécialiste dans la transformation des produits de la mer…. Les cubes de saumon lyophilisées gardent leur couleur d'origine et se réhydratent plus rapidement que les aliments transformés par la lyophilisation classique.

Ces produits peuvent offrir des alternatives « saines » pour des parties moins intéressantes et qui sont habituellement perdues, selon Bechtel, un autre chercheur. Par exemple, lorsque le saumon est très proche de la saison de frai, la qualité de sa chair baisse….

Ces cubes de saumon sont riches en oméga-3 et peuvent éventuellement offrir une option détiétique pour les gens qui veulent augmenter la part des produits de la mer dans leur régime alimentaire... Les cubes de saumon peuvent être utilisées comme garnitures dans de délicieuses salades ou dans les soupes déshydratées. Sciencedaily : New Freeze-Dry Method Good for Processing Fish

------ 19 août 2011 ------

Fukushima : Faut-il analyser la radioactivité du saumon rouge ?

Sondage : Faut-il analyser la radioactivité du saumon rouge suite à la catastrophe de Fukushima ?

« Oui » répondent à 93% les lecteurs du journal en ligne canadien straight.com

« Oui » répond la célèbre biologiste Alexandra Morton.

Au moment où le saumon sockeye (ou saumon rouge) revient en masse dans le fleuve Fraser sur la côte Pacifique du Canada après la crise de 2009, Alexandra Morton explique « Il y a eu un rejet important de matières radioactives dans l'eau et dans l'air. » « J’estime que cette génération de saumons rouges étaient hors de portée de Fukushima, probablement sur le chemin du retour. Mais à mon avis, il est important d’analyser les saumons partout où nous le pouvons. Dès que j'ai entendu parler de la catastrophe, j’ai couvert mon jardin. Je soupçonne le gouvernement qui ne sait comment s’y prendre, de vouloir étouffer le problème. »

Depuis le début de la campagne de pêche, « on estime que quatre millions de saumon sockeye ont commencé à remonter le fleuve Fraser, et les pêcheurs sont là pour les capturer. »

Selon Alexandra Morton, les saumons rouges sont connus pour aller aussi loin que la mer de Béring, et de là, repartir dans l'océan Pacifique. « Avant de retourner à la maison, ils décrivent un large cercle dans l’Océan Pacifique… Ils mangent du plancton qui mange de toutes petites choses. » Source : Radiation tests urged for sockeye salmon (straight.com)

------ 19 août 2011 ------

En Alaska, les pêcheurs s'opposent à l'ouverture d'une mine !

Les pêcheurs de la baie de Bristol ne veulent pas de Pebble Mine....

Une enquête réalisée auprès des pêcheurs de la baie de Bristol en Alaska révèle qu’une écrasante majorité (85%) est opposée à Pebble Mine. Par ailleurs, les pêcheurs pensent qu’il serait primordial de protéger les bassins versants de la baie de Bristol pour les générations futures.

« Les pêcheurs d'Alaska ne veulent tout simplement pas de Pebble Mine. Ils croient fermement que nous devons protéger la baie de Bristol et ses stocks importants de poissons sauvages », a déclaré Bob Waldrop, directeur de Bristol Bay Regional Seafood Development. « Le projet Pebble menacerait des milliers d'emplois bien rémunérés, qui sont essentiels à l'économie régionale. »

Le sondage indique également que 77% des personnes ne croient pas que la mine de Pebble et la pêche peuvent co-exister en toute sécurité.

La baie de Bristol représente près de la moitié des prises mondiales de saumon sockeye (ou saumon rouge)… L’association régionale de développement de la pêche en baie de Bristol regroupe près de 2000 petits patrons pêcheurs et leurs 5.000 matelots. FIS : Fishers firmly oppose pebble mine proposal

------ 18 août 2011 ------

Aux USA, la pêche sportive protège ses zones récréatives !!!

Cette chose qu’on appelle « Aire marine protégée » censée limiter l’impact de l’homme sur les écosystèmes marins, ne protège pas l’océan des forages de puits de pétrole et des marées noires, de la pollution de l'eau, des projets d'énergie éolienne, des essais militaires, des activités aquacoles, de la destruction des habitats et de toutes autres activités. Mais, elle interdit la pêche professionnelle et la pêche récréative.

L'Alliance de la pêche sportive (RFA), organisation étatsunienne de pêche récréative, critique fermement la subvention des supermarchés Wal-Mart d’un montant de 36 millions de dollars qui contribue à l’effort de privatisation des océans à savoir la création d'aires marines protégées. RFA demande à ses membres de boycotter Wal-Mart.Fishnewseu : RFA hit at supermarket giant over ocean “privatisation”

------ 12 août 2011 ------

Pérou, la face cachée du saumon d'élevage

Andrew Wasley et Jim Wickens in L’écologiste (juillet-septembre 2009)

Extrait

Les communautés humaines et animales sont menacées par l'industrie de fabrication de farine de poisson. La farine de poisson est fabriquée dans des usines où les conditions de travail sont laborieuses. Les familles qui y travaillent (vivent dans les villes minotières ndlr) accusent ces usines d'être à l'origine de l'asthme et de problèmes respiratoires et dermathologiques de leurs enfants. Ces usines ne respectent pas les zones tampons pour les séparer des habitations. En outre, les effluents non traités des usines contaminent certaines baies avec des impacts graves sur la biodiversité. Ces rejets forment des couches de matière organique dans la mer jusqu'à 1m d'épaisseur créant des "zones mortes". La pêche excessive d'anchois (permettant la production de farine), a un impact fort sur certaines populations d'oiseaux comme Le Cormoran de Bougainville, le Pélican Péruvien et le Fou Varié. Le Guano pourrait disparitre d'ici 20 ans si la surpêche se produit. La pèche étant la nourriture de base des péruvien, la diminution des bancs de poissons a un impact sur les populations locales.

Mais alors pourquoi produire de la farine de poisson ???

La farine de poisson produite mondialement va à 46% à l'aquaculture, 24% à l'alimentation des porcs, 22% aux ruminants, animaux domestiques et produits pharmaceutiques.


Source : L'âge de faire n°45 Septembre 2010, cliquer Ici

Remarque : Remettons le saumon à sa juste place !

Si le saumon atlantique d'élevage est bien l'espèce de poisson la plus consommée en France, il n'est pas le deuxième produit aquacole dans le monde après la crevette d'aquaculture.... Au niveau international, les carpes, les tilapias, les algues et les huîtres devancent largement les saumons et les crevettes dans le classement mondial des productions aquacoles....


------ 11 août 2011 ------

Sénégal. Le lac de Guiers en péril

Le lac de Guiers, situé dans le Haut Delta du fleuve Sénégal dont il est un défluent, est l’une des principales réserves d’eau douce du Sénégal qui produit 65 % de l’eau consommée à Dakar. Pompée et traitée sur place dans les usines de Gnith et Keur Momar Sarr, l'eau est acheminée par une conduite forcée souterraine de 300 km de long. Cependant sa durabilité est remise en question par une forte pollution diffuse et industrielle, mais aussi par l’envahissement des plantes aquatiques qui rendent inaccessibles les surfaces arables.

Le lac de Guiers est en danger. La pollution diffuse de même qu’industrielle, ainsi que les plantes envahissantes sont en train de remettre en danger ce territoire hydrologique qui fait partie intégrante de la plaine d’inondation de la vallée du fleuve du Sénégal.

Alimenté par le fleuve Sénégal et les eaux de pluie de la vallée du Ferlo, le lac de Guiers occupe le centre d’une vaste dépression naturelle de 50 km de long.... Le lac de Guiers est long de 35 km et large de 8 km. Avec une profondeur moyenne de 1,3 m en période de décrue et de 2,5 m en période de crue, il occupe une superficie d’environ 250 km2 et contient 400 millions m3. Malheureusement, le lac de Guiers est agressé par les nombreux aménagements agricoles sur ses rives Est et Ouest occasionnant des rejets toxiques, mais aussi la prolifération des plantes aquatiques. Tout le long du lac, la pollution fait ravage. Les typhas à perte de vue et les nénuphars cachent même l’eau et empêchent aux populations riveraines de s’adonner à la pêche et à l’agriculture.

Des activités concurrentes...

Les installations de la Sénégalaise des eaux (SDE) dans les années 1970, puis les aménagements complémentaires de 2004 ont renforcé l'importance stratégique du site, qui voit converger les populations, mais aussi diverses activités parfois concurrentes ou développées de manière anarchique. La construction du barrage de Diama en 1985, puis de celui de Manantali en 1987 ont amélioré les hauteurs d'eau et facilité l'irrigation, mais des perturbations environnementales sont aussi apparues (proliférations de plantes aquatiques, etc.).

Alors qu'elles sont entourées par une zone semi-désertique qui vit traditionnellement de l'élevage, les rives du lac sont donc assez fertiles, et des champs de canne à sucre, gérés par la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS), ont pu s'étendre au nord. L'agriculture paysanne produit aussi du riz et des patates douces. La pêche constitue également une activité significative, fournissant environ 2.000 tonnes de poisson par an.

En visite à la digue de Pakh dans le Delta du fleuve Sénégal, on découvre sur une superficie de 800 ha du périmètre villageois, plus de 500 ha détruites par les eaux usées déversées dans le lac. « Jusqu’en 1986, cette zone était exploitée. Mais les eaux usées qui étaient déversées par la Société pour le Développement Rizicole du Sénégal (Sdr) et le phénomène de la salinisation sont en train de grignoter nos terres », nous explique Aldiouma Boh notre guide du jour. Sur la digue de Pakh, l’effet de l’érosion est visible. La dégradation de la digue est très poussée. Pour atténuer le phénomène, les villageois ont mis sur place des sacs de fortune pour rétablir cette digue qui était construite par la Compagnie sucrière sénégalaise vers 1978.... Sources : Sudonline et Wikipedia

------ 9 août 2011 ------

Madagascar. Accords de pêche : Des traités inégaux comme à l’époque coloniale

« Les accords de pêche que Madagascar a signés avec l'Union Européenne et les sociétés asiatiques font songer aux traités inégaux que les empires coloniaux signaient avec leurs colonies au 19e Siècle », déclaration d’Olivier De Schutter, Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation au sein de l'ONU.

Madagascar: Accords de pêche - « Un manque de transparence », selon l'expert de l'Onu

« Les accords de pêche que Madagascar a signés avec l'Union Européenne et les sociétés asiatiques font songer aux traités inégaux que les empires coloniaux signaient avec leurs colonies au 19e Siècle ». Le Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation au sein du système des Nations Unies, en la personne de Olivier De Schutter, l'a déclaré à l'issue de sa visite officielle à Madagascar.

En fait, cet expert de l'ONU a dénoncé qu'il y a un manque de transparence dans les négociations de ces accords de pêche. Certains accords prévoient uniquement le nombre de bateaux autorisés à pêcher dans les zones ciblées mais ne déterminent pas de quotas spécifiques de captures. Ce qui permet ainsi la pêche de quantité illimitée.

Aucune donnée fiable. « Légalement ou non, les mers sont pillées alors que la pêche pourrait être un moteur de développement pour l'île. Le fait que des flottes industrielles viennent pêcher sans quotas dans un contexte de raréfaction des ressources marines, est inadmissible au 21e Siècle », a évoqué Olivier De Schutter. Il a poursuivi que de nouveaux accords de pêche sont en cours de négociation avec Madagascar.

Or, le gouvernement malgache a des difficultés dans la collecte des données fiables sur la quantité réelle des produits halieutiques capturés par des navires de pêche étrangers dans sa Zone Economique Exclusive (ZEE). Seul l'accord avec l'Union Européenne, couvrant la période de 2007-2012 permet d'avoir une information complète et disponible.

Selon cet accord, 124 bateaux de pêche industrielle européens sont autorisés à pêcher dans les eaux de Madagascar contre un paiement à l'Etat de 864 500 Euros/an, soit l'équivalent à un tonnage de référence de 13 300 tonnes de thon par an. Source : AllAfrica

Lire aussi : Accords de Pêche UE/ACP : Comme au bon temps des colonies !

------ 8 août 2011 ------

Accords de pêche Chine / Mauritanie : Du poisson contre des armes ?

Mauritanie : Les accords de pêche avec les Chinois auront des retombées hautement positives (Afriquinfos)

NOUAKCHOTT (Xinhua) - Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a loué, vendredi soir, les rapports de coopération entre son pays et la Chine, notamment en matière de pêche.

Le chef de l'Etat mauritanien, qui s'exprimait au cours d'une émission radiotélévisée a précisé: « les Chinois peuvent attester que les études ont établi que cette société (Poly Handong Fishery) aura des retombées hautement positives sur les citoyens mauritaniens ».

Il a ajouté que « ceux qui s'opposent à la société en question sont des individus qui profitaient, à titre personnel et égoïste, de licences de pêche obscures accordées, sous leurs noms, à des sociétés étrangères, et qui ont été suspendues ».

Poly Handong Fishery est un groupe chinois de Poly Technology inc (ou Poly Technologies, Inc, un groupe chinois impliqué dans l’industrie militaire ; ce groupe a même de grandes compétences dans le commerce des armes cliquer Ici ndlr), ayant récemment signé une convention avec le gouvernement mauritanien pour un investissement de 100 millions de dollars dans le domaine de la pêche de fond.

Cette convention a fait l'objet d'une vaste campagne de dénigrement et de critiques au sein de l'opposition et de la part de médias européens, la qualifiant de "pillage systématique des ressources mauritaniennes.

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Quand la Chine pêchera (Adrar.info)

Depuis plus de trois semaines, on ne parle que d’elle. La presse en a fait ses choux gras. Le Calame lui consacre, cette semaine, une enquête fouillée. L’Assemblée en a débattu, de long en large, évoquant ses effets pervers et ses désastreuses conséquences. Avant de l’approuver, grâce à une majorité qui n’en finit pas d’avaler des couleuvres. Elle, c’est la convention de pêche que la Mauritanie vient de signer avec une société chinoise. Poly-HonDone Pelagic Fishery Co., c’est son nom, à qui l’Etat octroiera 60.000 mètres carrés, à Nouadhibou, pour ses installations, bénéficiera d’un quart de siècle de passe-droits mirobolants et d’énormes avantages, avec des garanties juridiques appuyées: exonération de l’Impôt Minimum Forfaitaire (IMF); déduction annuelle de 20% des investissements, pendant cinq ans, sur le bénéfice imposable; réduction de 50% de la Taxe de Prestation de Service (TPS), sur le coût des opérations bancaires contractées auprès des institutions nationales; exemption totale de patente ou tout autre impôt pouvant s’y substituer. En plus de la possibilité de pêcher, piller devrais-je dire, presque tout ce qui bouge dans nos eaux territoriales.

Du coup, Poly-HonDone constituera, grâce à ce sésame, une petite enclave chinoise de non-droit en Mauritanie. Tout ça pourquoi ? Parce que sa compagnie-mère vend des armes dont notre armée a besoin. Quitte à épuiser nos ressources halieutiques? A tuer tout un pan de notre économie? A envoyer des milliers de gens au chômage? A condamner, à terme, des sociétés nationales, des bateaux, des usines de transformation et de stockage, à mettre la clé sous la porte? Parce que notre armée, dont la seule vocation, depuis 32 ans, est de se maintenir au pouvoir, veut des armes, le pays peut être bradé. Le poisson, le fer, l’or, le cuivre, tout le budget de l’Etat, s’il le faut. Pourvu que nos soldats obtiennent ce qu’ils désirent. Et en dehors de tout contrôle, s’il vous plaît. L’inspection d’Etat, la Cour des comptes et la Police économique sont réservées aux civils. Nos chefs militaires sont soit étrangers – donc non soumis à la législation mauritanienne – soit tous honnêtes et n’ont pas besoin d’être contrôlés. Ne dit-on pas, à juste titre, que la Mauritanie est le seul Etat au monde où l’armée a son pays et en fait ce qu’elle veut?

Autre exemple de l’intrusion de l’armée dans le secteur de la pêche: la délégation qui négocie le nouvel accord avec l’Union européenne est dirigée par un lieutenant-colonel, retraité et parachuté conseiller du ministre des Pêches, et comprend un colonel en exercice, dont la fonction équivaut à un chargé de mission, au même département. Une entorse au règlement militaire et au statut de la Fonction publique. Le premier round des négociations, qui vient de se dérouler à Nouakchott, n’a été qu’une formalité. Notre négociateur en chef a demandé qu’on passe, directement, aux annexes, comme si les termes de l’ancien accord étaient reconduits tels quels, sans considération d’une quelconque évaluation. Seule «nouveauté»: certains bateaux européens seront, désormais, obligés de débarquer à Nouadhibou. Leurs produits ne seront, pourtant, ni traités ni stockés, dans cette ville, et leur vente ne passera pas par la SMCP. Ils paieront, juste, les frais d’accostage au port, en attendant que leur cargaison soit transbordée vers le navire qui l’amènera en Europe ou au Japon.

Les militaires et le poisson, la nouvelle idylle de l’été. Suivant l’exemple chinois. Mais nos képis étoilés doivent juste garder en tête que, quand la Chine pêchera, la ressource, à coup sûr, périra…

------ 20 juillet 2011 ------

The End of the line (Le bout de la ligne)

Le bout de la ligne (The End of the line)

Un très bon et très long article de Time sur l’avenir de la pêche et de l’aquaculture dans le monde avec de nombreuses illustrations.

Cet article de Bryan Walsh peut se résumer en trois phrases.

Le poisson est la dernière nourriture sauvage. Les captures ne peuvent plus répondre à l’augmentation de la consommation dans le monde. Est-ce-que l’aquaculture va prendre la place de la pêche ?

Pour lire l’article (en anglais), cliquer : The End of the line

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Anchois du Pérou, enjeu de tous les trafics !!!

L'anchois du Pérou, plus grande pêcherie dans le monde, est considéré comme l'une des ressources halieutiques les mieux "surveillées".

L'anchoveta (ou anchois du Pérou) est exploité selon le système des Quotas Individuels Transférables (QITs)....

Cependant, ce petit pélagique est l'enjeu d'intérêts économiques importants, des incitations commerciales qui passent au-dessus de toute considération de protection de la ressource.

L'envolée des cours internationaux de la farine de poisson donne une très grande valeur à l'anchois du Pérou qui contribue à plus du quart de la production minotière dans le monde. L'explosion des prix attise les convoitises et favorise tous les trafics....

A méditer à un moment où la Commission Européenne veut imposer les QITs pour résoudre les problèmes de surpêche dans les eaux communautaires…

Lire l'article IPS : Quand la justice favorise la capture des anchois en voie de disparition

------ 19 juillet 2011 ------

Pêche pirate en Afrique

Selon l’organisation Environmental Justice Foundation (EJT) qui arme un navire de surveillance dans les eaux d’Afrique de l’Ouest :

  • Les pêcheurs pirates capturent chaque année dans les eaux africaines pour une valeur estimée à 1 milliard de dollars de poissons,
  • Les pêcheurs de la Sierra Leone capturent moins de poisson en raison des navires de pêche illégale,
  • Jusqu'à 16% des importations de l'UE provient de sources illégales en 2009.

Pour plus d’informations : 'Pirate' fishermen looting West African waters (Cnn)

------ 15 juillet 2011 ------

Chine. Exportateur net, le pays va devenir importateur net en produits aquatiques

La hausse du niveau de vie de plusieurs centaines de millions de chinois aura des répercussions considérables sur la filière des produits aquatiques dans le monde...

La Chine est devenue le foyer du développement économique de la filière des produits aquatiques. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) place la Chine au premier rang mondial des exportateurs de produits aquatiques, avec un volume d'exportation équivalent à 10,2 milliards USD. En outre, les Chinois consomment près de 26 kg de produits aquatiques par personne et par an, plus que n'importe quel autre peuple au monde.....

Par tradition, les Chinois achètent toujours du poisson frais et il n'y a encore que cinq ans, il était très rare de trouver des plats de poisson surgelés dans les épiceries chinoises. Toutefois, l'essor de la classe moyenne, très demandeuse de produits aquatiques, sous des formes de plus en plus variées de surcroît, est de bon augure pour les investissements sur ce nouveau marché de grande consommation qu'est la Chine. Parallèlement, la hausse du coût de la main d'œuvre et l'appréciation du yuan ont fait monter les coûts de transformation des produits aquatiques en Chine. Certaines sociétés regardent déjà du côté du Laos et du Vietnam pour déplacer leurs centres de fabrication. George Chamberlain, président de l'ONG The Global Aquaculture Alliance, a présenté, lors du Salon international des produits de la mer de Boston (International Boston Seafood Show) cette année, le résultat d'études montrant que d'ici fin 2011, la Chine cessera d'être un exportateur net de produits aquatiques pour devenir un importateur net… Source : Fondements d'un mouvement en faveur des produits aquatiques durables en Chine (Alliance produits de la mer)

Pour plus d’informations sur les différentes interventions aux conférences de l’International Boston Seafood Show 2011 : Boston Conference Session Addresses Approaching Seafood Shortage et sur l’intervention de George Chamberlain, président de l'ONG The Global Aquaculture Alliance : GAA


L’augmentation de la part des classes moyennes en Chine a une répercution sur la demande de poisson dans le pays….


------ 11 juillet 2011 ------

Avec Rejoprao, des journalistes africains s'engagent dans la pêche responsable

Les journalistes membres du Réseau des journalistes pour une pêche responsable en Afrique de l’Ouest (REJOPRAO) ont décidé de formaliser leur mouvement en vue d’améliorer la promotion de cette activité dans la sous-région.

En assemblée générale mardi et mercredi à Dakar, ces journalistes ont élu un bureau qui va se charger, entre autres, de travailler pour une reconnaissance du REJOPRAO. "Nous sommes un groupe qui a travaillé depuis longtemps, d’une certaine manière, dans l’informel", a expliqué Jedna Deida, journaliste au Quotidien de Nouakchott, qui a été élu président du réseau par ses pairs. "Nous allons déposer, dans les jours à venir, le dossier auprès des autorités sénégalaises pour la reconnaissance de ce réseau qui a une vocation sous-régionale", a-t-il précisé.

Le président du REJOPRAO a interpelé les décideurs et les organisations professionnelles et autres acteurs du secteur des pêches. "Nous n’avons pas de leçons à donner aux gens, tout ce qu’on peut dire c’est que les ressources halieutiques et aquacoles sont une chance pour les Etats africains", a-t-il estimé.

Il a invité "à saisir cette chance et à refuser la dilapidation de nos ressources et que nous-mêmes soyons assez responsables pour pratiquer une pêche responsable qui préserve les intérêts des générations futures", a ajouté Deida.

Le REJOPRAO va établir son siège à Dakar. Son bureau est composé de neuf membres qui, à leur tour, ont élu un bureau exécutif de cinq membres qui constitue l’organe suprême du réseau. Ce bureau a un mandat de trois ans renouvelable une seule fois. Source : Vers la régularisation d’un réseau de promotion de la "pêche responsable" (APS)

------ 5 juillet 2011 ------

Japon. Face à l'ampleur du désastre, le Ministre de la reconstruction n'a pas tenu une semaine !

Comme indiqué sur la carte, la chaleur a gagné les côtes du nord-est (cliquer sur la carte pour agrandir) et les esprits s'échauffent face à la lenteur de la reconstruction....

Nommé il y a à peine une semaine, le ministre de la Reconstruction Ryu Matsumoto a annoncé sa démission après ses propos lors des visites dans les préfectures d’Iwate et de Miyagi (nord-est), durement touchées par les événements du 11 mars. Il avait notamment déclaré devant les médias que le gouvernement japonais allait « aider les municipalités qui amènent des idées mais pas les autres » et que l’Etat « ne ferait rien » à moins que les autorités locales ne s’entendent sur la manière de reconstruire les pêcheries détruites par le tsunami. Un peu plus tard, lors de sa visite au gouverneur de Miyagi, il était arrivé de mauvaise humeur et avait reproché à son hôte de l’avoir fait attendre, refusant de lui serrer la main. « Mes paroles ont été brutales et ont heurté les sentiments des personnes touchées par la catastrophe. Je m’en excuse », a-t-il tout de même déclaré en conférence de presse après sa démission.

Il s’agit néanmoins d’un nouveau coup dur pour le Premier ministre Naoto Kan, dont la cote de popularité atteint déjà des niveaux inquiétants. Depuis son arrivée au pouvoir en juin 2010, c’est la quatrième fois que l’un de ses ministres est amené à démissionner après des déclarations maladroites. Malgré les protestations et les lettres de menaces qu’il a reçu, le chef du gouvernement se cramponne. Il aura tout de même du mal à ne pas lâcher prise. Source : Le ministre de la Reconstruction Ryu Matsumoto claque la porte (zeegreenweb)

Estimation des pertes toujours en hausse !

Le ministère de l’agriculture a déclaré le 1 juillet 2011 que les pertes dans l’agriculture et la pêche causées par les effets dévastateurs des catastrophes du 11 mars se chiffraient à 2,100.5 milliards de yens (18 milliards d'euros).

Selon les observateurs, ces pertes pourraient être beaucoup plus importantes lorsque les effets des fuites radioactives de la centrale de Fukushima Daiichi seront inclus.

Les plus grosses pertes concernent la pêche et l'aquaculture, pour un total 1,207.4 milliards de yens (10,3 milliards d'euros). Le tsunami a frappé 319 ports de pêche et a endommagé plus de 21.500 bateaux de pêche depuis Hokkaido jusqu’à Okinawa, d’après les informations du Ministère de l'Agriculture, des Forêts et des Pêches.

Les pertes agricoles, terres inondées et installations agricoles, totalisent 713,7 milliards de yens, tandis que les pertes de l'industrie forestière et des produits agricoles ont atteint respectivement 128,4 milliards de yens et 50,7 milliards de yens, respectivement, a indiqué le ministère. Source :Reffiling: Losses of farm, fishery industries top 2 trillion yen+

Dernières estimations des pertes du 1 juillet 2011, cliquer MAFF

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Revue de presse antérieure :

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