mardi 1 mars 2011

New de la pêche dans le monde : Avril / Mai / Juin 2011



Une nouvelle rubrique : News de la Pêche mondiale....

Suite de News dans le monde : Juillet - Août - Septembre 2011

Deuxième trimestre 2011 : Avril - Mai - juin 2011

------ 30 juin 2011 ------

Tunisie. Le sit-in des marins pêcheurs de Gabès levé par la force

Les marins pêcheurs de Ghannouch et de Chott Essalam, qui observent depuis jeudi un sit-in aux entrées de la zone industrielle et du port de Gabès, ont été dispersés vendredi par les forces de l’ordre et des unités militaires.

Et pas seulement! Car, il y a eu aussi des personnes arrêtées et il a fallu intervenir par la force pour que la foule se disperse des routes bloquées.

Les marins pêcheurs réclament notamment du Groupe chimique tunisien (Gct) une prime de risque due à la pollution et à l’augmentation de la subvention sur le prix du carburant. Ils ont affirmé que les grandes quantités de phospho-gypse rejetées en mer par le Gct ont fortement endommagé les richesses halieutiques et lésé le secteur de la pêche dans la région.

Les revendications des pêcheurs sont d’autant plus légitimes que les activités industrielles de la Gct ont détruit l’écosystème dans tout le golfe de Gabès. Une solution à long terme doit être trouvée aux rejets de la société. Il convient aussi de réparer les dégâts importants déjà causés par la société. Des solutions devraient être trouvées dans le cadre de la coopération internationale. Aux autorités de faire preuve d’imagination et de prendre conscience de la nécessité de mettre fin aux gâchis, déjà immense. Source : Kapitalis

------ 29 juin 2011 ------

Au temps des colonies... Les premiers conseils pour exporter du poisson en France

Lors d'une première mission en Afrique Occidentale Française, à une époque où s'est posé de façon aiguë le problème du ravitaillement de la Métropole, nous avons été amené à étudier de près les techniques indigènes de salaison pour rechercher les moyens de remédier rapidement à la mauvaise qualité du poisson salé exporté qui, sommairement traité avec un sel souvent impur, mal lavé, insuffisamment ou trop séché, expédié dans un emballage souvent malpropre, arrivait en France en mauvais état: aspect désagréable, altération plus ou moins prononcée et possibilités de conservation ultérieure très limitées.

Après enquête, nous avons signalé dans une première Note, les défauts de ce poisson salé et séché, puis, exposé sous forme de Recommandations, une technique pour le traitement du poisson salé e t séché dans les régions tropicales, en nous réservant de la compléter ultérieurement à la lumière des expériences et des essais pratiques entrepris au Laboratoire de l'Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes à l'Inspection Générale de l'Elevage à Dakar.

Ces premières « Recommandations » ont porté leurs fruits.

Le poisson salé et séché actuellement préparé dans les ateliers métropolitains installés en Afrique Occidentales Française est, généralement, convenablement traité et de bonne conservation et nous estimons actuellement capable de satisfaire au goût d’une clientèle depuis longtemps habitué à la morue salée et séchée.

Cependant, les préparations indigènes laissent parfois encore à désirer et les préparations des ateliers métropolitains ne sont pas toujours exemptes de défauts.

C'est pour y remédier que nous reprendrons ici les quelques « Recommandations » publiées en 1941, complétées à la lumière des recherches faites et de l’expérience acquise depuis cette date…. Suite surArchimer / Ifremer

Le Gall Jean (1948). Traitement des produits de la mer. Recherches scientifiques et techniques. Revue des Travaux de l'Institut des Pêches Maritimes, 14(1-4), 147-160. Open Access version :http://archimer.ifremer.fr/doc/00038/14968/


------ 25 juin 2011 ------

L'épopée du saumon chilien

Le Chili était programmé pour produire plus de saumon atlantique que la Norvège en 2010....

Très bon reportage de Radio France Internationale sur le développement de l'élevage de saumon dans la Patagonie chilienne... Avec toutes les conséquences économiques, sociales et environnementales....

Reportage : L’épopée du saumon chilien

Emission de RFI : C’est pas du vent - Samedi 25 juin 2011 par Anne-Cécile Bras

La demande mondiale de poissons et de fruits de mer est en forte hausse, notamment sur les marchés asiatiques ! L'aquaculture, c'est-à-dire le poisson d’élevage représente déjà presque la moitié de la consommation totale, et cette proportion va rapidement augmenter car la surpêche entraîne une baisse des stocks de poissons sauvages dans presque tous les océans… Le problème, c’est que des élevages mal gérés peuvent avoir des conséquences environnementales catastrophiques, comme le prouve l’expérience chilienne… en 2007, le Chili était sur le point de devenir le premier producteur et exportateur mondial de saumons d’élevage, détrônant ainsi la Norvège… mais en quelques mois, le virus ISA a tué 80% des poissons ! Aujourd’hui, ce secteur économique relève la tête et retente l’expérience dans les eaux vierges de la région australe et du détroit de Magellan. Les pratiques ont-elles changé ou faut-il s’attendre à une nouvelle crise ? Source : RFI

Alain Devalpo s’est rendu dans la ville de Puerto Montt, la porte d’entrée de l’archipel de Chiloé.



2 - Reportage : L’épopée du saumon chilien

(26:31)




------ 24 juin 2011 ------

Les USA dévoilent les priorités dans la gestion des ressources océaniques

La ZEE des États-Unis est, si l'on ne prend pas en compte la ZEE partagée de l'Union européenne, la plus grande ZEE du monde avec une superficie de 11.351.000 km2 (France est seconde avec 11.035.000 km2). Celle-ci est située d'une part au large des côtes est et ouest des États-Unis ainsi que sur le Golfe du Mexique, mais se trouve aussi dans la mer des Caraïbes, l'océan Pacifique ainsi que l'océan Arctique. (Source : Wikipedia)

Océans : les nouvelles priorités de la réglementation fédérale dévoilés

Le 2 Juin 2011, l'administration Obama a rendu publique la première version d'une série de neuf plans d'actions stratégiques définissant les priorités à suivre dans la gestion des ressources océaniques. Ceux-ci doivent constituer la base du projet de réglementation fédérale des océans qu'entend établir l'administration.

Un comité inter-agence pour définir une réglementation fédérale globale

Le président Obama avait annoncé en juin 2009 la formation d'un comité inter-agence nommé National Ocean Council (NOC), qui regroupe des représentants de chaque agence impliquée dans la gestion des ressources océaniques et est co-présidé par la directrice du Conseil pour la Qualité Environnementale Nancy Sutley et le directeur du Bureau de la Politique Scientifique et Technique de la Maison Blanche John Holdren [1]. Ce comité est chargé d'élaborer une réglementation fédérale globale de gestion des zones maritimes américaines (National Ocean Policy) [2] dont le but est de simplifier la réglementation en vigueur et de fluidifier les démarches administratives tout en définissant de nouvelles priorités. A l'heure actuelle, plus d'une centaine de textes de lois et 27 agences fédérales sont impliquées dans la gestion des océans.

"Alors que nous considérons nos océans comme des vecteurs essentiels pour le commerce, des sources importantes de nourriture et un espace favorable [au développement des] énergies renouvelables, nous devons aussi nous engager à assurer leur sécurité [...] et être des gardiens vigilants de nos communautés côtières " déclare le président Obama. Il insiste également sur le fait qu'il en résultera un usage plus rigoureux des ressources fédérales.

Des priorités multiples et diverses.... Suite de l'article dans le Bulletin électronique

------ 20 juin 2011 ------

Sénégal : En Casamance, des écovillages aquacoles et ostréicoles

Le ministre des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, Babacar Ndao, en visite à Ziguinchor (sud) vendredi, a présenté les ‘’systèmes piscicoles’’ mis en place par son département comme une alternative à l’émigration des jeunes et un outil de diversification de la production alimentaire sénégalaise.

‘’Les populations ont su s’adapter aux systèmes piscicoles que nous avons mis en place pour mieux en profiter. […] C’est une bonne alternative pour notre économie rurale. C’est aussi quelque chose qui permet aux jeunes de ne pas émigrer et de pouvoir équilibrer notre alimentation’’, a dit M. Ndao qui visitait des ouvrages relevant de son ministère.

Il n’a pas dit combien de jeunes travaillent autour des écovillages ni la quantité ni les espèces de poisson produites grâce à ces ouvrages.

Selon M. Ndao, l’aquaculture a l’avantage de permettre aux populations de ‘’combler le déficit’’ de l’approvisionnement en poisson, en créant ‘’un surplus qui peut être commercialisé’’. ‘’Nous avons amorcé un très bon processus de relance et de développement de l’aquaculture à Ziguinchor. C’est une zone de prédilection en matière aquacole, très riche et très intéressante en termes d’opportunités’’, a-t-il ajouté.

Babacar Ndao visitait la station piscicole du pont Emile Badiane, qui a une capacité de production d’environ 200.000 alevins utiles aux zones d’élevage. Il a aussi visité des infrastructures d’élevage à Djilacoune - une localité située à 10 kilomètres de Ziguinchor - où l’on est en train d’expérimenter le système des cages flottantes.

Des juvéniles de 25 à 60 grammes sont introduits dans cinq cages flottantes de 10 mètres cubes chacune, a expliqué Idrissa Yaya Diamé, expert à l’antenne locale de l’Agence nationale de l’aquaculture (ANA). Chaque cage, a-t-il expliqué, peut contenir jusqu’à 2.500 poissons peser, au bout de quatre à cinq mois, 250 à 300 grammes, a fait savoir l’expert.... Source : Les écovillages sont une alternative à l’émigration des jeunes, selon Babacar Ndao (APS)

Des femmes se reconvertissent dans l’élevage des huîtres

De nombreuses femmes de la communauté rurale de Niaguiss, dans la région de Ziguinchor (sud), se sont reconverties en 2010 dans l’élevage des huîtres, une activité qui leur procure des revenus satisfaisants, a constaté le correspondant de l’APS.

‘’Cette activité est une initiative des femmes pour faire face au conflit casamançais. La femme casamançaise se nourrissait des fruits de la cueillette’’, rappelle la secrétaire générale des Groupements de promotion féminine (GPF) de Niaguiss, Rama Diatta. Elle s’exprimait lors d’une visite, dans des fermes d’élevage d’huîtres, du ministre des Ecovillages, des Bassins de rétention, des Lacs artificiels et de la Pisciculture, Babacar Ndao.

Mme Diatta, les pieds dans l’eau, arbore fièrement une tige de bambou contenant des guirlandes d’huîtres pour expliquer au ministre les techniques de cet élevage.

’’Aujourd’hui, parce qu’on a posé des mines dans presque tout le département de Ziguinchor, nous nous sommes rabattues sur l’ostréiculture (l’élevage des huîtres), qui, parfois, génère un chiffre d’affaires que nous n’avons jamais connu’’, dit-elle.

Selon leur présidente, les membres des GPF de Niaguiss ont mis en place au moins 16 sites d’élevage d’huîtres dans le département de Ziguinchor. ‘’Chaque bambou porte 700 guirlandes. Chaque guirlande contient 10 coquilles […] Si vous multipliez 700 par 10, puis par 5, vous verrez combien le chiffre d’affaires est intéressant’’, commente-t-elle.

‘’On a commencé par faire du détroquage. Puis, nous sommes passées au grossissement, au dégorgement et à la commercialisation des huîtres. Avec la remise du matériel par le ministre, se réjouit-elle, l’économie sera entre les mains des femmes.’’ Source : Des femmes de Niaguiss se reconvertissent dans l’élevage des huîtres (APS)

------ 18 juin 2011 ------

Produits de la pêche et de l'aquaculture - Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2011-2020

Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2011-2020

OECD-FAO Agricultural Outlook 2011-2020

Juin 2011

La dix-septième édition des Perspectives agricoles, élaborée conjointement pour la septième fois avec l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) des Nations Unies, présente des projections en termes de production, consommation, échanges, stocks et prix, ainsi qu’une évaluation de l’évolution récente des marchés, des questions et des incertitudes pour un certain nombre de produits de base y compris, pour la première fois, les produits de la pêche et de l’aquaculture.

Le rapport souligne le fait que des prix moyens plus élevés sont attendus et peuvent encourager les investissements nécessaires pour que la production réponde à la demande croissante. Toutefois, un niveau élevé des prix soulève également des préoccupations importantes concernant l’augmentation de l'insécurité alimentaire.

La volatilité des prix crée une incertitude et des risques pour les producteurs, les négociants, les consommateurs et les gouvernements. Elle est de ce fait une priorité importante des discussions du G20 sur l'agriculture. Cette édition examine les déterminants de cet état de fait et propose des suggestions aux décideurs politiques afin de les aider à réduire et à mieux gérer la volatilité.

Pour la première fois, les produits de la pêche et de l’aquaculture sont analysés dans les perspectives agricoles de l'Ocde et de la Fao

La production mondiale de poissons, mollusques et crustacés, qui est plus importante que celle de chacun des types de viande pris en considération ici, est principalement tirée par l’aquaculture. Les prix et la consommation de poissons, mollusques et crustacés devraient augmenter à moyen terme.

Situation du marché

Après une année 2009 difficile, qui s’est caractérisée par une forte baisse des prix des produits de la pêche et de l’aquaculture, et par une contraction de la demande et des échanges commerciaux, l’ensemble du secteur a de nouveau progressé en 2010 et début 2011. Cette reprise est due en partie à une hausse du prix moyen du poisson ainsi qu’à une augmentation de la demande. La demande des consommateurs a été particulièrement forte dans les pays en développement du fait d’un redressement économique plus rapide que prévu.

La consommation apparente moyenne de poisson par habitant dans le monde est restée stable au cours de la période 2008-09, où elle s’est élevée à environ 17 kg/an (équivalent poids vif), et elle a légèrement augmenté en 2010 sous l’effet de la croissance de la demande. Durant la période de référence, le poisson a constitué environ 15.7 % de la consommation de protéines animales par la population mondiale et 6.1 % de la consommation totale de protéines.

Les prix du poisson sont en hausse sur les marchés tant nationaux qu’à l’exportation. L’indice FAO des prix du poisson indique que les prix actuels sont, en moyenne, plus élevés qu’auparavant, en particulier pour les poissons d’élevage. Début 2011, les prix des produits de l’aquaculture étaient supérieurs de 23 % à ceux de septembre 2008. En revanche, les prix des poissons sauvages, après avoir baissé fortement pendant la crise, ne sont revenus à leur niveau antérieur que récemment.

En 2009, la production halieutique et aquacole totale a atteint le niveau record de 145 Mt, caractérisé par un léger recul de la part de la pêche et par une augmentation de celle de l’aquaculture. En 2010, la production halieutique a encore diminué en raison d’une baisse des captures d’anchois en Amérique latine, la production aquacole continuant d’accroître sa part dans la production totale de poissons.

Principaux éléments des projections

La production mondiale des secteurs halieutique et aquacole devrait atteindre 164 Mt en 2020, soit une progression de 15 % par rapport au niveau moyen de 2008-10. Les plus fortes augmentations de la production seront le fait de l’aquaculture, avec toutefois un taux de croissance annuel estimé à 2.8 %, soit quelque peu inférieur aux 5.6 % de la décennie précédente.

Les prix du poisson (pêche, aquaculture et échanges) devraient augmenter à moyen terme. Avec la hausse du prix de la farine de poisson et le prix élevé des autres produits destinés à l’alimentation animale, l’écart entre le prix des poissons d’élevage et celui des poissons sauvages devrait se creuser à moyen terme.

Les produits de la pêche et de l’aquaculture continueront de donner lieu à des échanges commerciaux intenses, environ 38 % de la production mondiale devrait être exportée en 2020. La consommation alimentaire mondiale de poisson, qui s’établissait à 17.1 kg par habitant en moyenne au cours de la période 2008-10, devrait atteindre 17.9 kg par habitant en 2020. Source : Ocde

Autres points

Selon les Perspectives, qui couvrent pour la première fois la pêche et l'aquaculture, la production agricole mondiale devrait connaître au cours de la prochaine décennie une croissance plus lente que pendant la décennie écoulée, s'établissant à 1,7 % par an au lieu de 2,6 %. En dépit de ce ralentissement, les projections tablent néanmoins sur une croissance de la production par habitant d'encore 0,7 % par an.

La consommation alimentaire par habitant progressera très rapidement en Europe orientale, en Asie et en Amérique latine, régions où les revenus augmentent et où la croissance démographique ralentit. D'après les auteurs du rapport, ce sont les demandes de viande, de produits laitiers, d'huiles végétales et de sucre qui devraient connaître les plus fortes hausses.

Dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture, la production mondiale devrait, selon les projections, augmenter de 1,3 % par an jusqu'en 2020. Là aussi, la croissance sera plus lente qu'au cours de la précédente décennie, sous l'effet d'une réduction ou d'une stagnation des captures de poissons sauvages et d'un ralentissement du taux de croissance de l'aquaculture, qui a connu une rapide expansion au cours de la période 2001-2010.

L'aquaculture devrait, d'ici 2015, devenir la principale source de poissons destinés à la consommation humaine, devant la pêche proprement dite, et d'ici 2020, représenter environ 45 % de la production totale, usage à des fins non alimentaires compris. Source : FAO : Les prix des produits agricoles de base resteront élevés

Base de donnée : produits de la pêche et de l'aquaculture

Situation du marché et principaux éléments des projections

Voir la base de donnée pour les produits de la pêche et de l'aquaculture

Source : Ocde

Lire le chapitre complet des Perspectives sur les produits de la pêche et de l'aquaculture

Lire le e.document en Français : Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2011-2020, en cliquant sur l'image ci-dessous :

Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2011-2020 | OECD Free preview | Propulsé par Keepeek Logiciel Photothèque professionel pour entreprises et collectivités

Le document complet en anglais (140 pages), cliquer : OECD-FAO Agricultural Outlook 2011-2020

Le document résumé en Français (4 pages), cliquer : Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAO 2011-2020

------ 17 juin 2011 ------

A l'aide !!! Nouvelle-Calédonie cherche solution à déchet de poisson !!!

Comment valoriser 4 à 6 tonnes de déchets de poisson par semaine ?... Des déchets jusqu'alors rejetés en mer au-delà du lagon par le transformateur "Les Pêcheries du Nord"...

Les Pêcheries du Nord face à leurs déchets

Les Pêcheries du Nord, la mairie et le SIVM avaient rendez-vous jeudi soir. Ils cherchaient des solutions pour la gestion des déchets de poisson. Leur délestage en mer semble en voie d’être définitivement banni. Plusieurs pistes sont à l’étude. Après le découpage des poissons, la gestion des carcasses demeure un problème que l’industriel et les collectivités tentent de résoudre afin de bannir leur délestage en mer.

Suite à la réunion qui s’est tenue mercredi après-midi entre les Pêcheries du Nord, la municipalité et des représentants de kitesurfers, le maire, Wilfrid Weiss, le président du SIVM Nord, Alain Levant, assurant la gestion du dépotoir, et le directeur des Pêcheries du Nord, David Massard, se sont retrouvés jeudi soir, autour d’une table ronde pour étudier une solution à court terme à la gestion des déchets de poisson et bannir leur délestage en mer, à 12 milles des côtes.

« Les solutions qui ont été prises se feront sur une zone à terre qui reste à définir. Nous sommes satisfaits dans le sens où tout le monde a conscience du problème : arrêter la polémique et régler le problème. Il y a encore du travail. Des rencontres sont programmées en ce sens », assurait David Massard à l’issue de la réunion....

Pistes. Vendredi matin, après que le maire a informé les élus municipaux, trois pistes de solutions transitoires étaient envisagées : le stockage sur un terrain communal, le stockage sur un terrain privé à proximité de Koumac ou le stockage sur des terres appartenant à la Sofinor, dont dépendent les Pêcheries du Nord. C’est en définitive cette dernière solution qui a été retenue en urgence par les Pêcheries du Nord. « Restant sur ma position de ne pas rejeter en mer les carcasses de poissons en mer, quelle que soit la distance, la commune souhaiterait que l’on valorise durablement ces déchets à terre pour en faire du compost, des farines… », conclut le maire. Source : Les Nouvelles Calédoniennes

------ 13 juin 2011 ------

Ecosystèmes côtiers : L'impact "Bactéries" des blooms printaniers de méduses

Les proliférations massives de méduses dans de nombreux estuaires et de nombreuses régions côtières partout dans le monde ont des répercutions sur l’ensemble de la chaîne alimentaire en convertissant de grandes quantités de carbone (C) en biomasse gélatineuse, peu valorisante. Alors que normalement ce carbone est fixé par les producteurs primaires et consommés ensuite par les producteurs secondaires, etc…

La prolifération de méduses limite donc le transfert de Carbone aux niveaux trophiques supérieurs, car les méduses ne sont pas facilement consommées par d'autres prédateurs. Le blocage du carbone aux premiers maillons de la chaine alimentaire a des conséquences sur l’ensemble de la chaine alimentaire et agit en particulier sur le développement microbien dans les écosystèmes marins…

Selon les chercheurs (1) qui étudient l’impact des proliférations de méduses, « Nos résultats suggèrent des changements majeurs dans la structure et la fonction microbienne associée à des proliférations de méduses, et un grand détournement de Carbone vers une production bactérienne au dépend des niveaux trophiques supérieurs. Ces résultats suggèrent en outre des transformations fondamentales dans le fonctionnement biogéochimique et la structure biologique de la chaîne alimentaire associée à des proliférations de méduses. »

(1) Jellyfish blooms result in a major microbial respiratory sink of carbon in marine systems

Robert H. Condona,b,1, Deborah K. Steinberga, Paul A. del Giorgioc, Thierry C. Bouvierd, Deborah A. Bronka, William M. Grahamb, and Hugh W. Ducklowe

Pour plus d’informations, Cliquer PNAS

------ 11 juin 2011 ------

Fukushima : Impact écologique plus grave en mer qu'en forêt !!!

Début juin 2011 avant le retour de la saison des pluies, les rejets en mer sont estimés à près de 105 millions de litres d’eaux contaminées pour 720.000 terabecquerels (contre 630.000 terabecquerels dans l’atmosphère depuis le 12 avril 2011)

Les rejets radioactifs en mer préoccupent les chercheurs après le déversement en mer du trop plein de refroidissement des réacteurs en fusion…

Depuis le 4 juin, un groupe interdisciplinaire de scientifiques a commencé à mesurer la radioactivité de l'océan à l’Est du Japon. Dirigée par Ken Buesseler de Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), la campagne océanographique mobilise 17 chercheurs de plusieurs pays pendant 15 jours.

Pendant ce temps, des chercheurs japonais et français continuent de garder un œil attentif sur l'eau à proximité de Fukushima Daiichi. Les calculs effectués à proximité de la centrale nucléaire par Jacqueline Garnier-Laplace, Karine Beaugelin-Seiller et Thomas G. Hinton de l'Institut français de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN Service d’Etudes du Comportement des radionucléides dans les Ecosystèmes, Cadarache, France), montrent un risque d'atteinte à la vie marine, en particulier pour les animaux nés au printemps.

La mer plus touchée que la forêt

Contrairement à l'écosystème forestier encore en « dormance » à la sortie de l’hiver, les analyses indiquent que les écosystèmes côtiers sont probablement fortement impactés par les rejets radioactifs à proximité de la centrale de Fukushima Daiichi :

  • Des concentrations en radionucléides variables : plus basses pour les oiseaux marins, plus hautes pour les algues marines (macroalgues) et intermédiaires pour les poissons benthiques, les mollusques (coquillages) et les crustacés,
  • Des concentrations élevées en radionucléides avec des effets marqués sur la reproduction, et même la mortalité pour la plupart des organismes radiosensibles, prévisibles pour tous les groupes d'animaux marins vivant dans la zone proche des rejets de contaminants.

Selon les chercheurs, il est urgent de vérifier sur le terrain la distribution des radionucléides dans la zone côtière, de quantifier le rôle des transferts trophiques dans les réseaux trophiques, et de déterminer dans quelle mesure les sédiments marins agiront à titre secondaire comme source d'absorption de radionucléides par le biotope.

Pour une évaluation complète de l’impact écologique sur les écosystèmes marins, les chercheurs indiquent qu’en plus des effets des radionucléides sur les écosystèmes marins, il sera nécessaire d’accorder plus d’attention au rôle complexe de toutes les substances chimiques rejetées en mer après le tsunami. Source : Fukushima Wildlife Dose Reconstruction Signals Ecological Consequences / Environ. Sci. Technol., Article ASAP DOI: 10.1021/es201637c / Publication Date (Web): May 23, 2011

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Le week-end dernier le Ministère des Sciences japonais a libéré des données de mi semaine faisant état de présence en grandes quantités d'iode radioactif découverte dans de l'eau douce près de la côte. Selon le Ministère, "le niveau découvert d'iode 131 était 79.4 becquerels par litre, est deux fois la norme juridique pour l'eau renvoyée d'un plant nucléaire ".....

------ 9 juin 2011 ------

Les intermittants du poisson en grève par manque de quotas de pêche

Peu de solutions pour les employés d'usines de crabe (etoilepa.canada)

«On pourrait avoir plus de semaines si les quotas de crabe des neiges étaient plus élevés. Et je ne peux pas compter sur le hareng pour me qualifier à l'assurance-emploi parce qu'on ne sait jamais combien de semaines nous allons faire. C'est désastreux. Avec tous les prix qui montent, on ne peut pas arriver avec du chômage aussi bas. L'an dernier, avec l'aide du gouvernement, on avait pu avoir quatre semaines de plus avec des projets communautaires. J'aimerais que ce gouvernement me trouve de l'ouvrage dans la Péninsule acadienne. J'ai une famille et deux enfants. Ça ne me tente pas d'aller travailler ailleurs. Ça double les dépenses», explique-t-elle.

Il n'y aura pas de programmes de travail communautaire pour les travailleurs d'usines de transformation de produits de la mer en sérieux manque d'heures pour se qualifier au programme d'assurance-emploi, confirme le député-ministre de Lamèque-Shippagan-Miscou, Paul Robichaud. Tout au plus, ils pourront bénéficier de bonifications aux programmes actuels de formation et de mobilité d'emploi.

Quelque 200 employés provenant de quatre usines de transformation de crabe des neiges de la Péninsule acadienne - Pêcheries FN de Shippagan, l'Association coopérative des pêcheurs de l'île à Lamèque, Pêcheries Baie-des-Chaleur de Bas-Caraquet et Ichiboshi de Caraquet - ont pris part à une marche de manifestation, lundi matin à Shippagan. Ils sont allés cogner à la porte de M. Robichaud, qui a ensuite accepté de rencontrer leurs représentants syndicaux pendant plus d'une heure à son bureau.

Mais à leur sortie de ce tête-à-tête avec le ministre du Développement régional, les bonnes nouvelles étaient très rares à annoncer. Plusieurs travailleurs ont paru frustrés par la réponse du politicien devant leurs doléances après une saison désastreuse de transformation, qui a seulement duré quatre semaines dans le meilleur des cas.....

------ 6 juin 2011 ------

En Mauritanie, des députés s’opposent à l’accord de pêche avec la Chine

L’Assemblée nationale mauritanienne a voté lundi un projet de loi autorisant la ratification d’une convention de pêche avec la Chine en dépit du retrait des députés de l’opposition de la séance, a constaté APA.

Cette convention faisait l’objet, depuis quelques jours, d’une vive polémique marquée notamment par de sévères critiques de la part des députés de l’opposition qui dénoncent un nouvel outil de pillage des ressources halieutiques du pays. Selon eux, la convention offre un tas de privilèges à la partie chinoise contre un apport moindre pour l’économie mauritanienne. Certaines des critiques reprochent par exemple à la convention d’avoir garanti à l’investisseur (une société chinoise), aux membres de son conseil d’administration, aux actionnaires et aux personnes non mauritaniennes qu’il emploie légalement de ne faire l’objet, en aucun cas, d’un quelconque mauvais traitement, matériel ou moral soit-il, selon un passage du texte.

La convention prévoit cependant un investissement chinois de 100 millions de dollars qui sera utilisé à Nouadhibou pour mettre en place deux unités de traitement de produits de pêche, une usine de fabrication de glace d’une capacité de production de 100 tonnes par jour, un dépôt de stockage frigorifique d’une contenance de 6.000 tonnes, une unité de fabrication de farine de poisson, un laboratoire de contrôle interne, un atelier de construction des pirogues de pêche artisanale et un centre de formation. La société chinoise s’engage également à créer 2463 emplois permanents, avec une priorité accordée à la main d’œuvre mauritanienne qui bénéficiera aussi de la formation. APA : Une convention de pêche avec la Chine votée en Mauritanie, malgré le boycott de l’opposition

Avec Pacific Andes, c’est un géant chinois qui se dresse dans l’Europe Bleue !!!

Au début de l’année 2011, les dirigeants de l’armement boulonnais Euronor, tout juste cédé à deux grands de la pêche européenne (1), annonçaient « on ne pouvait plus jouer dans la cour des grands… » Avec la cession des deux sociétés de transformation des produits de la mer, Gelmer (Boulogne) et Pickenpack Hussman & Hahn (Allemagne), à Pacific Andes, c’est le géant chinois de la pêche qui se dresse dans l’Europe Bleue.

C’est en 1986 à Hong Kong, que le regretté M. Ng Swee Hong a fondé Pacific Andes en se lançant dans l’export de poisson congelé. 25 ans plus tard, Pacific Andes fait partie des 10 plus grandes sociétés de pêche dans le monde, et le groupe rayonne sur la planète !!!

Comment lutter contre un géant quand la commission européenne prépare une réforme très libérale de la politique commune de la pêche avec la privatisation de la ressource halieutique et que le commissaire européen au commerce signe à tour de bras des accords de libre échange (ALE) partout dans le monde ? Quant aux ONG environnementales, elles doivent être satisfaites puisque cette multinationale chinoise arbore tous les macarons du développement durable (MSC et autres) !!!

Suite Pacific Andes met un pied en France

------ 3 juin 2011 ------

Au Pérou, la zone des 5 miles est réservée à la pêche artisanale !!!!

Au Pérou, la zone des 5 miles est réservée à la pêche artisanale, elle est donc interdite aux industriels de la farine de poisson.

Les périodes électorales sont parfois propices aux avancées démocratiques notamment dans la défense de la pêche artisanale et la sécurité alimentaire des populations…

A quelques jours des élections présidentielles, le Congrès péruvien a approuvé à la majorité absolue que la zone des 5 miles est réservée exclusivement à la pêche artisanale et à l’aquaculture. Dans ce pays où plus de 90% de la production halieutique passe dans des fours pour la production de farine et d’huile, le texte adopté indique que les captures de la zone côtière de 0 à 5 miles ne peuvent être destinées qu’à l’approvisionnement des marchés de consommation humaine (ci-contre, marché de gros de Lima), à l’exception de l’aquaculture à vocation exportatrice comme les pétoncles…

L’article 3 précise qu'il est interdit dans la zone des 5 miles d’utiliser les sennes tournantes, les chaluts industriels ainsi que toutes pratiques et matériels de pêche susceptibles de modifier les conditions bio-écologiques de l'habitat marin.

Les pêcheurs chiliens de la Conapach (Confédération nationale de la pêche artisanale du Chili) saluent cette avancée déterminante pour la défense de la pêche artisanale. « Je félicite les collègues du Pérou car cette conquête profitera à tout le secteur artisanal et je réaffirme ma ferme conviction de défendre les 5 miles, » a déclaré Zoila Bustamante, présidente de CONAPACH. Au Chili, les pêcheurs artisans revendiquent aussi l’exclusivité des 5 miles… Source : En Peru se reservan las cinco millas a la pesca artesanal (Conapach)

------ 1 juin 2011 ------

La certification des élevages de crevettes met en péril les mangroves

L’élevage industriel de crevettes est une activité destructrice qu’aucun critère existant ne peut rendre « plus durable ». L’industrie que le Fond Mondial pour la Nature (WWF) espère certifier applique un système d’aquaculture axé sur la capacité de production, qui dégrade les écosystèmes et les ressources mêmes dont il dépend.

La certification est devenue un outil pervers dans les mains des grandes entreprises : elles l’utilisent comme un « label vert » pour imposer des systèmes de production intrinsèquement nuisibles, qui deviennent une menace pour des écosystèmes de grande valeur. C’est ce qui arrive à présent aux mangroves, des écosystèmes à forte diversité biologique.

Plusieurs ONG qui travaillent avec les populations locales des pays producteurs de crevettes et avec les consommateurs des pays importateurs de crevettes ont sonné l’alarme au sujet du dénommé WWF-ShAD (Dialogue sur l’aquaculture de la crevette, d’après l’anglais), dont les critères et le processus lui-même seraient criblés de défauts.

Ayant participé à un de ces « dialogues », ces ONG ont pu vérifier par elles-mêmes que le panorama est encore pire : le produit final prédéterminé – les critères pour la certification des crevettes d’élevage – sera obtenu en se passant de toute participation équitable des parties prenantes ou des usagers des ressources. En revanche, la plupart des présents à ces « dialogues » sont des représentants de l’industrie crevettière et des usagers des ressources locales. Depuis que le processus a démarré il y a trois ans, la grande majorité de ceux qui sont touchés par l’élevage de crevettes brillait par son absence. Ce manque de contribution de la population locale au « dialogue » rend fortement discutable l’intention de certifier cette activité, et contredit surtout les déclarations du WWF, qui dit que les critères en question répondent aux vœux des communautés locales.

L’organisation Mangrove Action Project et d’autres objecteurs de conscience de tout le processus du « dialogue » ont essayé, sans succès, de convaincre le WWF et ses alliés de ne pas publier ces normes en tant que « critères sociaux et environnementaux », puisqu’il s’agit surtout de critères techniques qui, dans le meilleur des cas, correspondraient seulement à de « bonnes méthodes de gestion ».

D’autre part, en plus du manque de participation des communautés locales à la formulation des critères, nous reprochons au WWF de n’avoir pas recommandé à ses nombreux adhérents et au public en général d’éviter la consommation de crevettes bon marché. Si les consommateurs de crevettes d’élevage limitaient leur demande, il y aurait une diminution immédiate de l’expansion de cette industrie, et donc une diminution des dégâts provoqués par la forte consommation de ressources que font ces élevages ; ainsi, les effets négatifs de cette industrie toujours croissante, qui envahit sans cesse de nouvelles terres encore intactes, seraient considérablement moindres..... Suite et source : WRM

------ 31 mai 2011 ------

Afrique de l’Ouest : Le Sénégal et la Mauritanie cités en mauvais exemple

Parmi les pays membres de la CSRP (Commission sous-régionale des pêches qui regroupe la Mauritanie, le Cap Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, le Sénégal et la Sierra Leone) dont les actions seraient en déphase avec la logique de concertation, dans la gestion des petits pélagiques, le Sénégal et la Mauritanie sont cités en mauvais exemple.

Le Sénégal pour avoir autorisé «illégalement » des navires russes à accéder à cette ressource en contradiction avec sa propre législation.

La Mauritanie à cause de l’implantation des usines de farine qui pour produire une tonne de farine écrabouillent 5 tonnes de petits pélagiques. Dans ce dernier, comme dans le premier d’ailleurs, les recettes lorgnées procèdent de la même logique pernicieuse de pouvoir pêcher cette ressource qui indéniablement ne fait que passer. Mais dans le cas mauritanien, la floraison d’usines de farine qui empestent, chaque jour le climat dans notre capitale économique, est mue par la hausse du prix de la farine de poisson qui a frôlé les 2000 USD la tonne. La farine de poisson est notamment demandée dans l’aquaculture chinoise et l’élevage du Saumon.

Le rassemblement des acteurs à Mbour (Sénégal) visant à impliquer le plus grand nombre d’acteurs ne peut être que bénéfique pour exhorter à cette solidarité inter-états. Cependant, il laisse circonspects les observateurs sur la mise en place d’un cadre juridique de gestion concertée des petits pélagiques, largement tributaire des réformes envisagées au sein de la CSRP, elle-même. Une réorganisation dont la consécration prendra certainement encore beaucoup de temps avant que les Etats concernés ne soient convaincus de lâcher du lest car « la mise en place d’une gestion concertée des stocks partagée à une échelle sous-régionale (…) requiert un long murissement et encore plus d’apprentissage ».... Source : CSRP : Gestion des petits pélagiques, gros ennuis entre Etats ? Jedna DEIDA (Le Quotidien de Nouakchott et REJOPRAO)

------ 30 mai 2011 ------

Les Etats-Unis rejettent l’inscription du thon rouge sur la liste des espèces menacées

La NOAA, l’autorité étatsunienne en matière halieutique, a rejeté la demande d’inscription du thon rouge de l’Atlantique sur la liste des espèces menacées en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition, qui interdit aux pêcheurs américains la capture des espèces listées.

Toutefois, la NOAA se donne jusqu’au début 2013 pour revenir sur sa décision lorsque des informations complémentaires seront disponibles sur les effets du déversement de pétrole BP Deepwater Horizon dans le golfe du Mexique, ainsi que sur une nouvelle évaluation du stock de la branche scientifique de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (ICCAT), l'organisme international chargé de la gestion de l'espèce.

L'inscription proposée découle d'une pétition présentée par le Center for Biological Diversity de San Francisco en mai 2009. En Septembre 2010, la NOAA a annoncé qu'il allait envisager de protéger le thon rouge en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition. Selon le Center for Biological Diversity, les stocks de thon rouge sont « en déclin dramatique en raison de la dégradation de la surpêche et de l'habitat. »

Mais les pêcheurs sont en désaccord, arguant que le thon rouge est pêché durablement dans l'Atlantique Ouest et que la mauvaise gestion du thon rouge concerne l’Atlantique Est et la Méditerranée. Seafoodsource : U.S. rejects listing bluefin as endangered

------ 26 mai 2011 ------

Amazonie : L’ambition halieutique du Brésil

Le Brésil se classe au 21e rang mondial de la pêche, derrière des petits pays comme le Vietnam, la Malaisie, les Philippines, l'Islande, le Pérou et le Chili.

« Dans 5 ans, l’Amazonie peut multiplier par 6 la production brésilienne de poissons », a déclaré Ideli Salvatti, ministre de la pêche et de l’aquaculture.

Selon Ideli, l’Amazonie a le potentiel de faire passer la production nationale de 1,5 million à 7,5 millions de tonnes par an d'ici 2016. Elle a souligné que la région représente 5% de la superficie terrestre du monde, 33% de la superficie des forêts tropicales et 8,5% de l’eau douce dans le monde. « La Chine qui détient 7% de l'eau douce, est actuellement le plus grand producteur de poissons avec 60 millions de tonnes par an, » a-t-elle indiqué. « Il est incompréhensible que l'aquaculture ne soit pas la force motrice de l'économie amazonienne ».

Selon la ministre, les bénéfices tirés de la production de poisson sont élevés par rapport à l'élevage de bovidés. Ideli a indiqué qu'il faut en moyenne 3 ans pour produire 200 kg de viande de boeuf sur un hectare de la région. Alors que l’élevage de tambaqui en étang peut atteindre 4 tonnes/ha/an (soit 12 tonnes sur trois ans). Dans des bassins aménagés, la production peut même dépasser les 70 tonnes par an.

Pour développer la pisciculture en Amazonie, la ministre a expliqué que tout va mis en œuvre en matière d’infrastructure afin de lancer cette filière de production, ce qui inclut la recherche sur les aliments, l’alimentation, la reproduction, l'élevage, la vaccination, la chaîne du froid, les fabriques de glace, etc… Source : Amazonia tiene la posibilidad de aumentar en seis veces la producción de pescado de Brasil

------ 20 mai 2011 ------

La palourde lève un coin de voile tunisien

La FAO et ses partenaires s’activent à renforcer le rôle de la femme dans la filière pêche à pied de la palourde : La FAO, en appui au gouvernement tunisien, s'est engagée dans un processus participatif d'établissement d'une stratégie de renforcement du rôle de la femme dans la filière palourde qui vise à optimiser leurs revenus et à pérenniser la ressource, notamment en ouvrant la voie à d'autres actions de développement.

Documents: http://www.fao.org/news/story/fr/item/73856/icode/

En moyenne, les femmes représentent 43 % de la main-d'oeuvre agricole dans les pays en développement. Les agricultrices produisent moins que leurs collègues masculins alors qu'elles sont tout aussi efficientes. Selon la FAO, si les femmes avaient le même accès que les hommes aux ressources, à l'instruction, à la vulgarisation, aux services financiers et au marché du travail, elles pourraient augmenter de 20 à 30 % leurs rendements. En comblant le fossé hommes-femmes dans l'agriculture, on augmenterait la production agricole totale des pays en développement de 2,5 à 4 % et réduirait de 12, voire 17 %, le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde.

La palourde lève un coin de voile tunisien

La FAO et ses partenaires s’activent à renforcer le rôle de la femme dans la filière pêche à pied de la palourde

Sur les rives méditerranéennes de Skhira, à 300 km au sud de Tunis, près de la ville industrielle de Sfax, on ne compte que 48 heures entre la première collecte et vente sur place de la palourde et l'exportation vers Rome ou Madrid. Et pourtant, entre la ‘pêcheuse tunisienne à pied' de ces précieux coquillages et le restaurateur romain, le fossé est grand: la première récolte pour un peu plus d'un euro le kilo (3 dinars tunisiens), le second gagne 10 à 15 fois plus.

Pour la plupart des femmes rurales aux alentours du Golfe de Gabès, cette activité est leur principal moyen d'existence. Comme le confirme Yvette Diei Ouadi, experte de la FAO en industrie des produits de la pêche, la FAO, en appui au gouvernement tunisien, s'est engagée dans un processus participatif d'établissement d'une stratégie de renforcement du rôle de la femme dans la filière palourde qui vise à optimiser leurs revenus et à pérenniser la ressource, notamment en ouvrant la voie à d'autres actions de développement.

«La pêche à pied de la palourde est une activité pénible; chaque jour, nous parcourons de longs trajets à marée basse, dans une posture très inconfortable, le dos courbé sous un soleil de plomb et les pieds enfoncés dans la vase ou l'eau de mer glacée, jusqu'aux genoux», déplore Saliha, une pêcheuse à pied, pourtant de forte constitution.

«Le débarquement de notre collecte pour la vente directe au port se fait à ciel ouvert, sans abri pour protéger les femmes contre les éventuelles intempéries lors des transactions avec des intermédiaires peu respectueux de nos efforts», renchérit Agla, l'une de ses compagnes.

Une ressource convoitée et non équitable

Le Golfe de Gabès au sud du pays est une zone de pêche particulièrement riche. Les gouvernorats de Sfax et Gabès constituent les zones les plus productives où une frange importante de la population locale vit essentiellement de la pêche côtière. Cette zone humide est connue pour ses gisements naturels de clovisses et de couteaux, mollusques bivalves de la famille de la palourde. La demande étrangère du produit est en développement croissant.

La moyenne de la production durant les cinq dernières années est de 500 tonnes pour une valeur de 1,9 million de dinars tunisiens (1 million d'euros), soit une contribution de près de 1 pour cent au total de la production nationale en valeur des produits de la pêche durant la même période. 98 pour cent de la production nationale de palourdes provient du sud de la Tunisie....

----- 18 mai 2011 -----

Radioactivité : Saumon de Russie, OK… Poissons de Fukushima, Niet....

Au moment du lancement de la campagne du saumon en Pacifique Nord, la Russie le plus gros producteur de saumon sauvage avec l’Alaska (USA) - près de 400.000 tonnes/an chacun – souhaite lever les inquiétudes sur la pollution radioactive… Pendant ce temps, les espèces marines mais aussi des poissons d’eau douce autour de la centrale de Fukushima Daiichi sont de plus en plus contaminées…

Radiation des espèces halieutiques - Agence de la pêche : Point au 16 mai 2011

Jusqu’à la fin avril 2011, seul le lançon (Ammodytes personatus) dépassait les normes autorisées de 500 Bq/kg de césium radioactif ou 2000 Bq/kg d’iode radioactif.

Dorénavant, 4 catégories de poissons dépassent la limite de 500 Bq/kg de césium :

  • Japanese sandlance (Ammodytes personatus) 2900 Bq césium/kg - Iwaki (Fukushima)
  • Japanese sandlance (Ammodytes personatus) 1374 Bq césium/kg - Kitaibaraki city (Ibaraki)
  • Japanese smelt (Hypomesus nipponensis) 870 Bq césium/kg - KitashiobaraVillage(Fukushima)
  • Ayu sweetfish (Plecoglossus altivelis) 760 Bq césium/kg - Iwaki (Fukushima)
  • Whitebait 850Bq césium/kg - Iwaki (Fukushima)

Et 7 espèces halieutiques dont une espèce d’eau douce sont comprises entre 100 et 500 Bq/Kg de césium radioactif :

  • Land-locked salmon (Oncorhynchus masou) - Furudono Town (Fukushima)
  • Japanese dace (Tribolodon hakonensis) - Furudono Town (Fukushima)
  • Giant Pacific octopus (Paroctopus dofleini) - Iwaki (Fukushima)
  • Marbled flounder (Pleuronectes yokohamae) Iwaki (Fukushima)
  • Olive flounder (Paralichthys olivaceus) - Iwaki (Fukushima)
  • Brown hakeling (Physiculus maximowiczi) - Kashima City (Ibaraki Offshore)
  • Ayu sweetfish (Plecoglossus altivelis) - Utsunomiya City (Kinu River) / Motegi Town(NakaRiver) / Tochigi City (Omoi River) dans la préfecture de Tochigi

Fukushima: pas de pollution empêchant la pêche de saumons du Pacifique

Les observations scientifiques dans le nord-ouest du Pacifique n'ont pas relevé de pollution nucléaire qui nécessite d'interdire notamment la pêche et la consommation cette année de 400.000 tonnes de saumon par la Russie, a indiqué mardi un organisme public russe.

Depuis le début des observations de la radioactivité à la mi-mars par des navires scientifiques, aucun dépassement des normes de radioactivité maximale n'a été observé ni dans l'air, ni dans l'eau, ni dans les prises de pêche, déclare le centre scientifique d'étude de la pêche en Extrême-Orient (Tinro) dans un communiqué. Suite Ici

------ 13 mai 2011 ------

Arctique : La fonte des glaces découvre les convoitises

Exploitation pétrolière et minière du sous-sol, essor du trafic maritime et du tourisme, pêche facilitée : dans l'Arctique, les enjeux et les convoitises se multiplient au fur et à mesure que les glaces reculent. Or la semaine dernière, des scientifiques ont indiqué que le réchauffement climatique dans l'Arctique se faisait deux fois plus rapidement qu'ailleurs dans le monde et encore plus vite que prévu.

Alors que les représentants des 8 nations de l’Arctique se réunissent au Groenland pour la 8e conférence sur l’Arctique, certains veulent parler changement climatique tandis que d’autres n’ont que développement économique en tête.

«L’Arctique, disent les pays membres du Conseil, n’appartient qu’à ses riverains. Tout le monde a en tête que dans moins de 20 ans, la moitié du commerce mondial pourrait emprunter les voies maritimes du pôle Nord. D’énormes sommes d’argent vont circuler. L’avenir de la région est l’affaire de tous ses futurs usagers.» Ces propos, ce sont ceux de Michel Rocard, l’ambassadeur des pôles, qui était jeudi 12 mai à Nuuk, capitale du Groenland, pour l’ouverture de la 8e conférence de l’Arctique. La France, tout comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni, ne dispose que d’un siège d’observateur lors de ces négociations, un fait que regrette l’ancien Premier ministre.

Le Conseil de l’Arctique, un organe créé en 1996 après la fin de la Guerre froide, rassemble les chefs de la diplomatie des 8 pays riverains: Etats-Unis, Canada, Russie, Norvège, Suède, Finlande, Danemark et Islande. Sa mission est de fixer les règles d'une exploitation économique «durable» des richesses de la région, rendue envisageable par un réchauffement qui menace aussi la survie de ses vastes étendues glacées.... Suite et source : L’Arctique, le nouvel Eldorado ? (Jdle)

----- 12 mai 2011 ------

Le Groupe China Fishery progresse malgré une chute au Pérou

Les activités principales du Groupe China Fishery se répartissent entre le chalutage (Pacifique nord et sud et Mauritanie) et la pêche minotière au Pérou, respectivement 91,5% et 8,5% du CA.

Au cours des 6 derniers mois, le chiffre d’affaires du groupe a atteint 300 millions US dollars pour un bénéfice brut de 108,3 millions US dollars !

Le CA a progressé de 8,9% malgré une chute de 50% de la production de farine et huile du Pérou suite à la diminution des quotas de pêche pour reconstituer les stocks d’anchois.

Le chiffre d'affaires des campagnes de chalutage a grimpé de 19,2% pour atteindre 274,4 millions USD, en raison des volumes de capture supérieurs dans le Pacifique Nord et le Pacifique Sud et l’ouverture d’une nouvelle pêcherie en Mauritanie.

La Chine reste toujours le principal marché du Groupe basé à Singapour avec 63,1% des rentrées, devant l’Afrique avec 13,4%, le Japon et la Corée avec 11,9%, l'Europe 8,2%, l’Asie du sud-est et autres 3,4%. Fis : China Fishery reports mixed financial results

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Saumon. Marine Harvest croit toujours au potentiel chilien

Le directeur général de Marine Harvest ASA , Alf-Helge Aarskog, a exprimé sa confiance « sur le potentiel chilien à long terme », tandis que l'industrie du saumon se redresse après la crise sanitaire, sociale et économique provoquée par l'anémie infectieuse du saumon virus (ISA). En 2011, Marine Harvest prévoit de produire environ 341.000 tonnes de saumon dans le monde, dont près de 24.000 tonnes (poids éviscéré) au Chili. Fis : Despite production issues, Marine Harvest trusts Chilean potential

------ 06 mai 2011 ------

Le Salon des produits de la mer consacre deux poissons d’eau douce d’aquaculture !

Panga et Tambaqui sont les deux grands vainqueurs du prestigieux prix d’Elite à l’European Seafood 2011 de Bruxelles.

Signe des temps : l’aquaculture d’eau douce impose sa suprématie sur la pêche maritime…

Panga du Mékong et Tambaqui de l’Amazone, deux illustres inconnus dans le monde halieutique, il y a à peine quinze ans, ont devancé tous leurs cousins océaniques dans le plus grand salon des produits de la mer au monde…

Un produit à base de pangasius vietnamien récompensé en Europe

La compagnie par actions Vinh Hoan de la province de Dong Thap (Sud) a remporté le prix "Best retail product" pour son "Provocake", un produit à base de pangasius du Vietnam.

Ce dernier lui a été décerné dans le cadre du concours ''Seafood Prix d'Elite" organisé par l'exposition européenne des fruits de mer de Bruxelles (European Seafood Exposition de Bruxelles) qui a eu lieu du 3 au 5 mai à Bruxelles (Belgique).

Le Provocake est préparé à base de chair de pangasius et de crevette, avec champignons, légumes dont de l'asperge, et de la cive. Il est parvenu en finale devant 37 produits concurrents de 14 pays.

Les produits récompensés sont exposés sur un stand spécial de cette exposition.

Le Vietnam a exporté au premier trimestre plus de 153.000 tonnes de pangasius pour plus de 376 millions de dollars, soit une croissance en glissement annuel de 5,2% en volume et de 21,6% en montant, la compagnie par actions Vinh Hoan demeurant la première entreprise vietnamienne dans l'exportation de pangasius. Source : Vietnam plus

Le tambaqui du lorientais Halieutis primé

Le tambaqui du Brésil, proche cousin du piranha, peut peser jusqu’à 40 kg.

Les ribs (côtes) de tambaqui concoctés par la société lorientaise Halieutis ont reçu le Prix Élite, mardi soir, à Bruxelles, à l’occasion du salon international des produits de la mer Seafood. L’entreprise concourait dans la catégorie des « meilleurs produits pour la restauration ». Ce premier prix ravit l’équipe qui était présente à Bruxelles. « Une superbe nouvelle », se réjouit Béatrice Dary, directrice du marketing et de l’innovation à Halieutis. C’est Javier Henriques, acheteur pour le Brésil, qui a reçu le trophée.

Le tambaqui est un poisson élevé en eau douce, à la chair généreuse. Halieutis en retire des portions de 180 g cuites à cœur, marinées et surgelées. Le plat est réchauffé au micro-ondes en deux minutes. Avec ce produit, Halieutis s’adresse aux restaurants à thème, style Tex Mex, mais aussi à la grande distribution et aux restaurants d’entreprises. Source : Ouest France

Photographie Wikipedia : (haut) Tambaqui - (Bas) Panga

------ 05 mai 2011 ------

Brevetabilité des gènes d’origine marine : « premier arrivé, premier servi »

Le marché global des biotechnologies marines était estimé à 2,4 milliards de dollars en 2004 pour un taux de croissance avancé de 5,9% par an, mais à la différence des ressources terrestres pour lesquelles s'appliquent les juridictions nationales, la portée des bio-prospections de ressources génétiques marines dépasse ce cadre. Face à ce vide juridique, c'est "premier arrivé, premier servi" notent trois chercheurs français et espagnols.

Une chercheuse française de l'Ifremer et deux de ses collègues espagnols de l'IMEDEA, l'Instituto Mediterráneo de Estudios Avanzados, centre mixte CSIC-université des îles Baléares, ont profité de la tenue en octobre dernier à Nagoya de la convention des Nations-Unies sur la diversité biologique pour faire un point dans la prestigieuse revue Science sur la biodiversité marine et la question des brevets pris sur les gènes. Le sous-titre résume la situation : "10 pays à l'origine de 90% des demandes de brevets associés à des gènes marins, certains en provenance des eaux internationales".

Face à ce vide juridique, c'est "premier arrivé, premier servi" notent les trois chercheurs.

Dans ce contexte, ce sont les pays les plus riches qui en profitent en déposant des demandes de brevets. A ce jour, selon la comptabilité effectuée par Sophie Arnaud-Haond et ses collègues espagnols, 90% des demandes proviennent de 10 pays (dont 70% pour les trois premiers, Etats-Unis, Allemagne et Japon) qui à eux dix réunis, représentent 20% des côtes (tableau ci-dessous). Au total, seulement 31 des 194 pays des Nations-Unis ont déposé de telle demandes.

Dans leur comptabilité, les scientifique ont dénombré 677 demandes déposées entre 1991 et 2009, correspondant à 8.648 séquences de 520 espèces marines différentes, soit 2% des demandes faites à l'organisation mondiale de la propriété internationale, le gène humain représentant pour sa part 35%, suivi de près des séquences de plantes comme le blé, le riz, le maïs ou l'orge....


------ 04 mai 2011 ------

Les petits pélagiques ne sont pas à l’abri de la surpêche….

Beaucoup de conseillers expliquent que manger des espèces de poisson placées au début de la chaine alimentaire comme la sardine ou l’anchois, permet de lutter contre la surpêche… Or, contre toutes attentes, une étude étatsunienne (1) démontre que les stocks de petits pélagiques auraient tendances à s’effondrer partout dans le monde.

Comprendre quelles sont les espèces les plus vulnérables aux activités humaines est une condition préalable à l’élaboration de stratégies de protection efficaces. Des études sur les espèces terrestres ont suggéré que les espèces de grande taille et les grands prédateurs sont les plus vulnérables, et il est communément admis que de tels motifs s'appliquent également dans l'océan. Cependant, il n'y a pas eu d’études globales confirmant cette hypothèse pour la mer.

Une équipe de chercheurs étatsuniens (1) a analysé deux ensembles de données de la pêche (Evaluation des stocks et débarquements) pour déterminer les grandes lignes historiques de la vie des espèces qui ont connu un effondrement dramatique de leur population. Contrairement aux attentes, les résultats suggèrent que deux fois plus de pêcheries de petits pélagiques, des espèces à faible niveau trophique, se sont effondrées comparées aux pêcheries des grands prédateurs. Ces conclusions contrastent avec ceux sur la terre, ce qui suggère des différences fondamentales dans la façon dont la pêche industrielle et la conversion des terres affectent les communautés sauvages.

En effet, l'effondrement même temporaire de petits pélagiques, des poissons à faible niveau trophique dans les écosystèmes marins, peut avoir des répercussions très importantes en réduisant l'approvisionnement alimentaire des plus gros poissons, des oiseaux et des mammifères marins.

(1) Unexpected patterns of fisheries collapse in the world's oceans de Malin L. Pinskya, Olaf P. Jensenb, Daniel Ricardc, and Stephen R. Palumbia (Hopkins Marine Station, Department of Biology, Stanford University, Pacific Grove, CA 93950; Institute of Marine and Coastal Sciences,Rutgers University, New Brunswick, NJ 08901; and Department of Biological Sciences, Dalhousie University, Halifax, NS, Canada B3H 4J1Pour plus d'informations, cliquer Ici

Photographie de pêcheurs brésiliens (Pêche de la sardine à Itajaï -Brésil)

------ 03 mai 2011 ------

Protéger les Zones Humides a des conséquences économiques selon les pétroliers étatsuniens

L’agence étatsunienne de protection de l’environnement (EPA) veut renforcer la protection des zones humides et des voies d’eau… Au cours d’une conférence de presse, l’administratrice de l’EPA a confirmé qu’elle entendait fortement restreindre les rejets miniers et les rejets d’effluents industriels dans les cours d’eau alimentant des zones de baignade ou des points de prélèvement d’eau potable. Concrètement, cela signifie, a expliqué Lisa Jackson, qu’une dizaine de millions d’hectares de zones humides ainsi que la plupart des cours d’eau des Etats-Unis devraient prochainement bénéficier d’une protection fédérale renforcée.

La nouvelle n’est pas longtemps passée inaperçue. Le député républicain Mike Simpson s’est dit navré de constater que l’EPA entendait légiférer sur un tel sujet. Khary Cauthen, lobbyiste de l’American Petroleum Institute, a estimé qu’une telle décision aurait des «conséquences économiques». Source : journal de l’environnement

------ 29 avril 2011 ------

Delta du Mékong : Grenier à riz et Vivier à poissons de l'ensemble du Vietnam

Chaque année, le delta du Mékong contribue à près de 27% au PIB national, et représente 55% de la production vivrière nationale, 90% du riz destiné à l'exportation, 70% de la production de fruits, et concourt à 60% du chiffres d'affaires à l'exportation de produits aquatiques.

Le delta du Mékong a un rôle particulièrement important dans la Stratégie nationale de développement socio-économique car il bénéficie de nombreuses conditions favorables pour le développement de l'agriculture et de l'aquaculture, notamment de produits d'exportation majeure tels que riz, canne à sucre, fruits, crevettes, poissons..., mais dont la productivité est actuellement encore faible. Cette région compte actuellement 74 zones insdustrielles et quelques 50.000 entreprises dans des secteurs comme la transformation de produits agricoles et aquacoles, le transport, le commerce, les services, le tourisme..., qui offrent plus de 2 millions de postes de travail. Le gouvernement a accordé plusieurs assistances à cette région dans plusieurs secteurs, notamment des infrastructures de communication, celles de technique, l'amélioration de son environnement d'investissement, ou encore celle de la qualification de ses resources humaines..., en vue soutenir son développement socio-économique.

Selon la Stratégie quiquennale de développement économique du delta du Mékong pour 2011-2015, l'objectif de ce dernier est de bénéficier d'un taux de croissance de son PIB de 13,57%, et d'une croissance moyenne de son industrie de 19,45%. L'institution de relations entre localités et projets de production et de consommation de produits agricoles et aquatiques est considérée comme une mesure stratégique des provinces du delta du Mékong pour attirer l'investissement comme pour connaître un développement durable.

Les capacités d'attrait de l'investissement direct étranger (IDE) de cette région s'est amélioré ces dernières années et, à ce jour, elle abrite 569 de ces projets qui cumulent 9,4 milliards de dollars de capitaux enregistrés. Source : Delta du Mékong : relations interrégionales pour un développement durable (Vietnam plus)

------ 27 avril 2011 ------

Tsunami et Fukushima boostent les exportations chinoises...

Les catastrophes japonaises redessinent la carte mondiale des circuits de commercialisation des produits aquatiques....

Les exportations de produits agricoles et de fruits de mer, particulièrement à destination du Japon, ont connu au cours de ces derniers jours une forte croissance, surtout chez les entreprises des villes côtières de l'Est. Selon des analystes, la récente catastrophe nucléaire de Fukushima a entrainé non seulement la croissance de la demande nippone, mais également celles des autres pays pour les fruits de mer produits en Chine.

Guang Tong Aliments, une société de Qingdao établie près du port de Shazikou, a enregistré une croissance rapide des commandes issues de pays européens et américains. Selon Wang Kun, directeur général de l'entreprise, la croissance des exportations vers l'Europe et l'Amérique s'élèverait à plus de 30 % cette année. « Le Japon est un producteur et un exportateur traditionnel de fruits de mer pour les pays européens et américains, mais les zones de pêche japonaises ont souffert d'une grave pollution liée à la fuite nucléaire de Fukushima, et les exportations sont aujourd'hui proches de zéro. »

Effectivement, le secteur de la production marine a été le plus durement touché par la catastrophe, estiment des analystes. Les importateurs européens et américains vont certainement s'orienter vers les produits chinois pendant une assez longue période, et pourraient même retracer leur carte mondiale des fournisseurs.

Des experts ont mené des études au cours de ces derniers jours dans les provinces côtières du Shandong, du Zhejiang et du Fujian concernant le niveau de radioactivité dans les zones de pêche, afin d'évaluer son influence sur les fruits de mer de pêche et d'élevage. Le résultat révèle une pollution quasi nulle liée la fuite nucléaire de Fukushima, et donc une qualité assurée des produits aquatiques.

Selon Liu Hongbin, chercheur au Centre national des études du développement océanique, plusieurs pays ont établi que les fruits de mer importés du Japon étaient pollués par les radiations, et ces dernières risquent de se résorber difficilement à court terme. Les produits chinois présentent une situation relativement rassurante. Il est donc très probable que les importateurs étrangers s'orientent par substitution vers les produits chinois.

Sur la carte mondiale des produits de la mer, la Chine est un grand éleveur de gastropodes, d'algues, de crevettes et de poissons. Le pays essaie désormais d'accroître sa production de saumon et de thon, dont les consommateurs japonais, européens et américains sont très friands. Ainsi, la structure des produits aquatiques chinois pourrait bien remplacer les produits japonais, a indiqué M. Liu.... Source : Forte croissance des exportations de fruits de mer face à un changement éventuel de la carte mondiale de la production (french.china.org)

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Conséquences de la catastrophe de Fukushima en Inde…

Après avoir interdit les importations de produits alimentaires japonais, l’Inde voit monter la vague de contestation contre le projet nucléaire d’Areva… Les pêcheurs indiens de la région côtière de Konkan ne veulent pas de la plus grande centrale nucléaire au monde….

Pravin Gaonkar, un pêcheur et agriculteur de 57 ans à la tête du mouvement de contestation, affirme que les inquiétudes ont été amplifiées par la crise au Japon car la région de Konkan est également sujette aux activités sismiques.

« Dites non au nucléaire. Nous ne voulons pas être malades ». Dans le village de pêcheurs de Sakhri Nate, il n'est pas difficile de savoir ce que les habitants pensent du projet de construire la plus grande centrale nucléaire au monde, juste à côté de chez eux. Le slogan en hindi écrit sur une bâche couvrant une cahute vendant du thé et des en-cas est un message adressé au géant français du nucléaire, Areva, qui a signé un accord de l'ordre de 7 milliards d'euros pour fournir les premiers réacteurs EPR (de troisième génération) à l'Inde.

« Non à Areva », dit un autre slogan en anglais inscrit à la craie sur un mur. L'opposition au projet nucléaire de Jaïtapur, dans l'ouest de l'Inde, est de plus en plus virulente dans cette partie de la région de Konkan, où la population vit de la pêche et de l'agriculture depuis des générations. Comme chez de nombreux habitants de cette région côtière reculée, à environ 400 km de Bombay, le discours d'Abdul Majod, un pêcheur de 45 ans, est bien rôdé: au moins 5000 personnes travaillent sur environ 600 bateaux pour ramener chaque jour 50 tonnes de poisson frais, crevettes et calamars. Si la centrale est construite, tous ces emplois seront menacés, prévient-il.

« Une fois qu'ils mettront en place les tubes (dans lesquels circule de l'eau pour le circuit de refroidissement des réacteurs qui est ensuite rejetée dans la mer, ndlr), nous ne pourrons plus sortir pêcher », dénonce-t-il en désignant la mer d'Arabie. « L'eau chaude de la centrale va affecter les réserves de poissons, il y aura de la pollution. C'est totalement hors de question », dit-il.

A terme, le site de Jaïtapur devrait produire près de 10 000 mégawatts fournis par six EPR…. Source : Inde: la contestation enfle contre un projet nucléaire d'Areva (AFP)

------ 26 avril 2011 ------

Québec : Identifier son homard sur le net !

Un projet-pilote permettra cette année aux consommateurs de retracer rapidement l’origine d’un homard vivant, pêché au Québec, grâce à un numéro imprimé sur l'élastique qui retient les pinces du crustacé. L’identifiant assurera au consommateur la garantie de provenance du produit, liant le homard à un pêcheur, à son entreprise ainsi qu’à sa zone de pêche au Québec.
Pour la saison de pêche 2011, le projet-pilote visera 125 pêcheurs des Îles-de-la-Madeleine et de la Gaspésie. Le numéro permettra aux consommateurs d’identifier la provenance de leurs homards sur l'Internet, par l’intermédiaire du site Aliments du Québec. Ce projet pilote a été instauré par l'Association des pêcheurs propriétaires des Îles-de-la-Madeleine (APPIM) et le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie (RPPSG), en collaboration avec le coordonnateur de la Table des Pêches Maritimes. Le projet-pilote constitue la première étape devant conduire à l’écocertification du produit. Cette reconnaissance scientifique garantit la conformité du mode de pêche à des normes environnementales strictes et durables. Source : Québec : Identifier son crustacé sur le net ! (Canoe)

------ 14 avril 2011 ------

A Londres, les pêcheurs de Louisiane crient leur colère contre BP

Une centaine de pêcheurs étatsuniens et d'ouvriers britanniques sont venus manifester à Londres leur colère contre BP devant le centre de conférences où était organisée l'assemblée générale du géant pétrolier, un an après la marée noire du golfe du Mexique.

« BP, honte à toi! », proclamait une banderole brandie par les manifestants, des pêcheurs venus spécialement de Louisiane et du Texas, aux côtés de salariés britanniques protestant contre la politique de l'emploi du groupe. « BP doit payer pour les dommages humains », a lancé Byron Encalade, président de l'association des pêcheurs d'huîtres de Louisiane, assurant qu'il faudrait « dix ans, selon les scientifiques » avant que les dégâts causés aux élevages d'huîtres soient réparés. « Nous sommes anéantis ».

« C'est humiliant… Ils nous ont traités comme si nous étions des criminels », a déclaré Tracy Kuhns qui est venue de Barataria Bay en Louisiane pour rencontrer les actionnaires de BP. Elle et son mari, Michael Roberts, avaient fait ce long voyage avec trois personnes du Golfe de Mexique dans l'espoir de parler de leur situation une année après la marée noire catastrophique. Même avec leur carte de procuration à la main, qui, selon eux, devait permettre leur participation à la réunion des actionnaires, les cinq personnes se sont vu refuser l'entrée.

« Ils nous ont demandé d’où nous venions, nous leur avons dit de Louisiane, et ils ont dit que nous ne pouvions pas entrer, » a dit Kuhns dans le hall du centre des conférences. Elle a décrit comment les gardiens avaient abaissé une barrière de sécurité pour les empêcher d'entrer à l’AG.

Après s’être enduit le visage de peinture noire pour montrer son mécontentement, Diane Wilson de Seadrift, au Texas, a été rapidement arrêtée par la police. « Nous avons travaillé cinq générations et tout ce que nous avons récolté, c'est la mort de notre communauté », a lancé Diane Wilson, dont la famille pêche depuis trois générations. « Je suis en colère », a-t-elle expliqué, assurant qu'on lui avait interdit l'entrée de l'assemblée générale, alors qu'elle est actionnaire du groupe.

Pour Kuhns et Roberts, il ne s'agissait pas d’une manifestation. « Nous voulions juste dire aux actionnaires que tout n'était pas parfait dans le Golfe du Mexique », a expliqué Roberts, « malgré ce que dit BP ». Avant la marée noire, il gagnait bien sa vie à pêcher crevettes, crabes et poissons, mais depuis, sa famille vit sur ses économies…. Sources : AFP et MNSBC

------ 9 avril 2011 ------

Algérie. Bon coup de filet d'Albacore à condition d’avoir le bon filet à thons

Deux jours de suite, le senneur « Hadja Fatma », un bateau de 20 m a réalisé deux prises respectives de 70 et 60 qx de thonidés. Débarqué au port de Salamandre (Mostaganem), le poisson a été cédé à 170 DA/kg (1,60 €).

Originaire de l’Atlantique, ce poisson se nourrit actuellement d’alevins d’anchois présents en force dans le golfe d’Arzew. Il s’agit de l’Albacore ou « Bacoretta », une espèce de thonidés dont le poids varie entre 5 et 8 kg....

Un vieux pêcheur dira qu’au vu de l’abondance d’alevins dans la région, il est possible que l’Albacore soit encore disponible pour plusieurs semaines. Une embellie qui fera beaucoup de biens aux milliers de marins pêcheurs de Mostaganem qui peinent à joindre les deux bouts.

Malheureusement la centaine de sardiniers qui sont rattachés au port de Mostaganem ne possèdent pas de filet à thons, indispensables à la capture de ces poissons véloces. Ceux qui s’y sont essayé l’ont amèrement regretté à cause des énormes avaries provoquées sur leurs filets-sennes, destinés à capturer la sardine ou l’anchois, voire les bonites.

Ali El Beggar, l’heureux patron de pêche du « Hadja Fatma » lui ne se pose pas de question, après plusieurs semaines de déche, il compte bien rattraper le temps perdu. En deux sorties diurnes, il vient de ramener pas moins de 2200 pièces de ce thonidé si rare sur nos côtes. Pour lui, c’est la présence de juvéniles d’anchois et de sardine qui constituent l’appât principal de l’Albacore. Un appât dont l’abondance s’explique par l’avènement de la saison de reproduction qui est à son apogée. Lui et ses marins regrettent que le prix de vente soit si faible, tous souhaitent que d’autres bateaux se joignent à eux pour refaire le retard accumulé par notre pays dans le domaine de la capture des thonidés.... Source : 130 quintaux de thonidés pêchés à Mostaganem (El Watan)

------ 5 avril 2011 ------

Japon. Les premiers poissons contaminés à l’iode radioactif !

Selon les autorités japonaises, les taux élevés de radioactivité dans l'eau de mer près de la centrale nucléaire de Fukushima, ne constituaient pas un risque immédiat pour la santé humaine ; elles avaient seulement quelques craintes à long terme pour la pêche locale…

Mardi 4 avril 2011, la détection de petits poissons (launce en anglais, poisson type anguille) contaminés à l’iode radioactif débarqués dans la préfecture voisine d’Ibaraki en a refroidi plus d’un, notamment les pêcheurs de la coopérative locale de Kitaibaraki City qui ont immédiatement suspendu toutes leurs activités.

En l'absence de seuil de radiation pour les poissons, le gouvernement japonais a utilisé la limite des légumes de 2.000 becquerels pour retirer les poissons dangereux !

Les préfectures d’Ibaraki et de Chiba plus au sud vont renforcer le contrôle des produits de la mer, notamment dans le grand port de pêche de Choshi (préfecture de Chiba) et les installations aquacoles de Nakaminato à Hitachinaka dans la préfecture d'Ibaraki… Source : Radioactive iodine found in some Japanese fish (seafoodsource)

Il est évident que l'interdiction de pêche dans un rayon de 20 km autour de la centrale n'englobe pas toute la zone côtière contaminée. Poissons pélagiques et autres poissons ne connaissent pas ces frontières... Euronews : Japon : la pêche interdite dans un rayon de 20 km autour de la centrale

Pour plus d'informations sur la contamination radioactive, cliquer Ici

------ 4 avril 2011 ------

Stratégie Honolulu : Nouvelle coopération pour lutter contre les débris marins

« Les débris marins –autrement dit les déchets qui polluent nos océans- sont un symptôme de notre société qui a l’habitude de jeter, et de l’approche que nous adoptons pour utiliser nos ressources naturelles. Ils affectent chaque pays et chaque océan, et nous montrent de façon très visible l’urgence de la transition vers une Economie Verte à faible teneur en carbone et efficiente en ressources, alors que les nations préparent un Rio+20 en 2012 » a indiqué Achim Steiner, Directeur Exécutif du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). « L’impact des débris marins aujourd’hui sur la flore et la faune dans les océans fait partie de ce que nous devons gérer le plus rapidement possible » a-t-il ajouté.

« Cependant, une communauté ou un pays agissant de manière isolé n’apporteront pas la même réponse. Nous devons répondre au problème des débris marins de manière collective en traversant les frontières nationales et en travaillant avec le secteur privé, qui a un rôle essentiel à jouer à la fois pour réduire le type de déchets qui peut finir dans les océans du monde, et par le biais de la recherche de nouvelles matières. C’est en réunissant tous ces joueurs que nous pourrons vraiment faire la différence » a ajouté Achim Steiner.

Fin mars 2011, un nouveau type de coopération a été lancé à Honolulu à Hawaii pour lutter contre les débris marins qui polluent les océans du monde et menacent la biodiversité, les écosystèmes, l’économie et la santé humaine…. L’Engagement marque la première étape du développement d’une plateforme mondiale pour la prévention, la réduction et la gestion des débris marins, baptisée la Stratégie d’Honolulu.

« Cette conférence intervient à un moment critique pour notre monde » a déclaré Monica Medina, sous-secrétaire de la NOAA pour les Océans et l’Atmosphère pendant la conférence. « Les océans et les côtes font face à une multitude de facteurs de stress, dont les débris marins, qui ont des conséquences sur les écosystèmes et l’économie. Il est essentiel de rassembler les personnes engagées sur ces questions pour partager les idées, développer des partenariats et avancer tous ensemble d’un pas vers les changements qui sont nécessaires pour nos océans et nos côtes ». Pour plus d’informations : Actualités News Environnement : Une nouvelle coopération pour lutter contre les débris marins qui polluent les océans

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Actualités du site Fis
BRÉSIL
L'aquaculture peut améliorer la production de poissons dans Ceará
Lundi 4 avril 2011, 04h10 (GMT + 9)
L'état de Ceará est devenu aujourd'hui l'un des cinq plus grands producteurs de poissons au Brésil, grâce à l'évolution significative réalisée dans l'aquaculture marine et continentale.
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ESPAGNE
Seuls 10 pays représentent 90 pc des brevets sur les gènes marine
Lundi 4 avril 2011, 03h20 (GMT + 9)
Le Conseil supérieur des recherches scientifiques a découvert que seulement 10 pays représentent 90 pour cent de tous les brevets sur les gènes marins, dont certains sont présents dans les eaux internationales.
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NICARAGUA
La hausse des prix du carburant réduit la production de crevettes
Lundi 4 avril 2011, 01h30 (GMT + 9)
Le directeur exécutif de la Chambre des Pêches du Nicaragua, Armando Segura, avertit que la situation entourant l'industrie de la crevette domestique est préoccupante.
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Projets en place pour une aquaculture durable grâce au soja nourrit
ÉTATS-UNIS | lundi 4 avril 2011, 00h30 (GMT + 9)
producteurs de fruits de mer des États-Unis et de producteurs de soja des États-Unis continuent à se joindre aux efforts visant à améliorer l'industrie de l'aquaculture nationale en tant que source durable de poissons et mollusques.
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FIS passe le cap des 100.000 internet classement mondial
LE MONDE | samedi 2 avril 2011, 03h30 (GMT + 9)
Cette semaine, la FIS - Poissons de l'information et des services, a atteint un jalon historique en consolidant sa place au sein du top 100.000 sites dans le monde entier, selon Alexa.com.
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saumon Athletic peut supporter les changements climatiques mieux: étude
CANADA | vendredi 1 avril 2011, 23h50 (GMT + 9)
Les stocks de saumon sockeye du fleuve Fraser avec le moins de voies de migration intense pourraient disparaître en raison du changement climatique, suggère une nouvelle étude par des scientifiques de la Colombie-Britannique Université publié dans Science.
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Le gouvernement contraint de fournir des données sur les antibiotiques dans le saumon
CHILI | vendredi 1 avril 2011, 23h40 (GMT + 9)
La Cour suprême a rejeté un recours en justice déposée par le laboratoire Veterquímica pour empêcher l'Agriculture et de l'élevage de révéler des informations scientifiques sur les antibiotiques dans l'élevage du saumon au Chili pour Oceana.
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Plus Nouvelles
Cours des inondations devrait entraîner des pénuries de crevettes
Inondations et coulées de boue stimulé par les tempêtes en cours dans le sud de la Thaïlande provinces sont à l'origine d'arrêts pour les exportateurs de fruits de mer que les routes bloquées les empêche pas d'expédition de produits à l'obtention et de matières premières. > COMPLET
Levée de la pêche au merlu et l'ouverture de calmar dans la zone de pêche commune
La Commission technique mixte de la façade maritime a établi une zone fermée pour le merlu de pêche dans la zone de pêche commune, qui est partagé entre l'Argentine et l'Uruguay, avec la mesure d'application du 1er avril au 30 Juin 2011. > COMPLET
Ctaqua propose de nouvelles utilisations pour les sous-produits de l'aquaculture
Dans la Région autonome de l'Andalousie, dans le sud de l'Espagne, 55 pour cent de l'aquaculture sous-produits sont inclus dans les sous-produits animaux non destinés à la consommation catégorie, avec un volume annuel estimé de 1.374 tonnes. > COMPLET

Nouvelles du 1 avril 2011
FIS

Dernières Nouvelles
ESPAGNE
Évaluation de la sardine, le maquereau et l'anchois commence
Vendredi 1 avril 2011, 16h30 (GMT + 9)
Des chercheurs de l'Institut espagnol d'océanographie ont commencé l'étude acoustique PELACUS 0411, dans le but d'évaluer l'état des stocks de poissons pélagiques, sardines, anchois et le maquereau, dans le nord-ouest de la péninsule ibérique.
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GRÈCE
Nireus exportations a bondi de 30 pc l'an dernier
Vendredi 1 avril 2011, 15h30 (GMT + 9)
Nireus Méditerranée entreprise d'aquaculture déclarés bons chiffres pour l'ensemble de l'année 2010 avec une augmentation de 30 p. cent des exportations. les ventes de poisson ont augmenté de 22,3 pour cent en valeur, en raison de meilleurs prix et des volumes plus élevés.
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NORVEGE
Des chercheurs découvrent outil pour étudier les effets de saumons d'élevage évadés
Vendredi 1 avril 2011, 04h00 (GMT + 9)
Il est maintenant possible de mesurer les variations génétiques dans les populations de saumon sauvage de Norvège en raison de croisement avec des saumons d'élevage échappés.
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Étapes à suivre pour réduire la récolte commerciale du homard arrêté
ÉTATS-UNIS | vendredi 1 avril 2011, 03h20 (GMT + 9)
Le homard du conseil d'administration de Marine Atlantique aux États-Commission de la pêche a décidé d'attendre jusqu'au mois d'août pour prendre les mesures qui réduirait la récolte sud de la Nouvelle Angleterre commerciale du homard.
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Les captures de calmars baisse de jour en jour
ARGENTINE | vendredi 1 avril 2011, 02h40 (GMT + 9)
Encourager les attentes pour cette saison de calmar (Illex argentinus) semblent s'estomper. Après un début avec de bonnes prises et des attentes élevées, la production journalière moyenne de calmar est maintenant que d'environ cinq tonnes dans la zone située entre les parallèles 44 º et 46 º.
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Calvo élargit les marchés et anticipe une croissance des ventes
EL SALVADOR | vendredi 1 avril 2011, 01h40 (GMT + 9)
Depuis le début de cette année, le groupe espagnol de thon Calvo a commencé à faire des cargaisons de thon à deux nouveaux marchés: le Belize et le Canada.
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thonier galicien déjoue une attaque de pirates
ESPAGNE | vendredi 1 avril 2011, 00h50 (GMT + 9)
Le navire de pêche Draco, de capitale de la Galice, déjoué une attaque de pirates sur la pêche alors que lundi pour le thon environ 195 miles au large des côtes de la Tanzanie.
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Plus Nouvelles
ministre des Pêches affirme que les entreprises de merlu sont contraires à l'éthique
Ministre namibien des pêches et des ressources marines Bernhard Esau a accusé certaines sociétés de merlu de se comporter contrairement à l'éthique et de provoquer l'insécurité et la confusion au sein du secteur. > COMPLET
carapaces de homard en faire des balles de golf grande: les chercheurs
Des chercheurs de l'Université du Maine avec l'Institut de homard se tournent carapaces de homard en balles de golf biodégradables pour être utilisé sur les navires de croisière. > COMPLET
Mexique et le Chili à coopérer sur la pêche et l'aquaculture
autorités gouvernementales du Mexique et le Chili ont signé l'accord de coopération dans les pêches et l'aquaculture, en vue de renforcer les activités dans l', scientifiques, économiques et commerciaux du développement technique de la pêche et l'aquaculture dans les deux pays. > COMPLET

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Premier trimestre 2011 : Janvier / Février / Mars 2001, cliquer Revue de presse de la pêche dans le monde

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