vendredi 1 juillet 2011

Actualités de la pêche en France et en Europe 2011 (3)


Actualités de la pêche en France et en Europe

Juillet / Août / Septembre 2011

A partir d'octobre 2011, cliquer Ici

==== 30 septembre 2011 ====

Accord de pêche UE/Maroc : Accord politique pour un pêche non durable et inéquitable !

Le Parlement n'ira pas à la Cour pour l'accord de pêche UE-Maroc (Europarlement)

Parlement Européen. Séance plénière du 2 septembre 2011

L'initiative de 77 députés qui souhaitaient soumettre le nouveau protocole à l'accord de pêche UE-Maroc à la Cour de justice de l'UE, afin de décider si ce protocole est équitable pour la population du Sahara occidental, a été stoppée ce jeudi.

La résolution appelant à saisir la Cour de Justice de l'UE a été soutenue par 221 voix pour mais rejetée par 302 voix contre, avec 30 abstentions.

Selon les requérants, l'avis de la Cour de Justice de l'UE aurait permis de dissiper l'incertitude juridique concernant l'inclusion du Sahara occidental dans le protocole et de savoir dans quelle mesure les intérêts socio-économiques et les souhaits de la population locale ont été pris en compte, comme le requièrent les traités internationaux.

Prochaine étape ?

Le processus d'approbation du protocole controversé va maintenant se poursuivre au niveau de la commission parlementaire. Le vote de la commission de la pêche est prévu pour la réunion des 22 -23 novembre. Le vote final en séance plénière aura lieu en décembre.

Voir fiche de procédure : Accord de partenariat dans le secteur de la pêche CE/Maroc: possibilités de pêche et contrepartie financière du 28 février 2011 au 27 février 2012. Protocole

Le projet de recommandation démontre que l'accord Maroc/UE débouche sur une pêche non durable :

Projet de recommandation du 27/09/2011 sur le projet de décision du Conseil relative à la conclusion d'un protocole entre l'Union européenne et le Royaume du Maroc fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière prévues par l'accord de partenariat dans le secteur de la pêche entre la Communauté européenne et le Royaume du Maroc (11226/2011 – C7-0201/2011 – 2011/0139(NLE)). Commission de la pêche / Rapporteur: Carl Haglund

Lire aussi : L'Europe paye le Maroc pour pouvoir pêcher au Sahara Occidental occupé

Maroc. La sardine se fait rare (Le Matin)

Le volume capturé a baissé de 58%, au cours des sept premiers mois de 2011.

La sardine, l'une des espèces les plus consommées par les Marocains, se fait rare. Les chiffres relatifs à l'activité de la pêche le mettent bien en évidence. Le volume capturé des poissons de cette espèce accuse une nette baisse cette année ; au cours des sept premiers mois de l'année en cours, ce recul est de 58%, par rapport à fin juillet 2010. C'est surtout la baisse des débarquements de cette espèce qui explique le recul (-36,8%) des captures des poissons pélagiques, et des débarquements de la pêche côtière et artisanale dans leur ensemble qui ont baissé de 33,1%.

Cette baisse explique également en partie la hausse des prix de la sardine qui a atteint des niveaux insupportables, notamment au cours du mois de Ramadan, période de grande consommation de cette espèce. Mais ce n'est pas la seule espèce dont le prix a augmenté, comme le montre l'évolution contrastive des indicateurs de l'activité de la pêche. En fait, au moment où le volume des captures baisse, leur valeur augmente. Ainsi, au cours des sept premiers mois de cette année, la valeur des débarquements s'est appréciée de près de 6% par rapport à la même période de l'année précédente, tirée principalement par la hausse de près de 56% de la valeur des débarquements des céphalopodes. Cette hausse est due essentiellement à l'augmentation des prix moyens de vente de poulpe, de seiche et de calmar de 66,7%, de près de 58% et de près de 16% respectivement. Pour les poissons pélagiques, c'est vrai que la valeur des volumes pêchés a régressé de près de 22%, mais cette baisse est due à la forte chute des captures alors que leur prix moyen s'est accru de 23,6%....

===== 29 septembre 2011 =====

Commission européenne : Proposition de pêche pour 2012

La Commission propose les possibilités de pêche applicables pour l'année 2012 aux stocks halieutiques de l'UE dans l'Atlantique et la mer du Nord

Bruxelles, le 27 septembre 2011 - La Commission européenne a présenté aujourd'hui sa première proposition établissant les possibilités de pêche applicables pour l'année 2012 à certains stocks de l'Atlantique et de la mer du Nord. Cette proposition fixe les niveaux des totaux admissibles des captures (TAC) et de l’effort de pêche pour les stocks halieutiques gérés exclusivement par l’Union européenne et ne s'applique pas aux stocks gérés avec des pays tiers. Sur la base des avis scientifiques, la Commission propose de relever les TAC pour 9 stocks (certains stocks de cabillaud, de baudroie, de hareng, d'églefin, de merlu, de sole, de cardine et de langoustine) et de les réduire pour 53 stocks. En ce qui concerne les stocks de cabillaud de l'Ouest de l'Écosse, de la mer d'Irlande et du Kattegat, la Commission propose qu’aucune activité de pêche n'ait lieu en 2012, compte tenu de l'état critique de ces stocks. Les modifications proposées représenteraient une réduction globale des TAC (en poids) de 11 % par rapport à l'année 2011. Le but de la Commission est de fixer les TAC à des niveaux fondés sur des données scientifiques afin de contribuer à la reconstitution des stocks et à la durabilité de la pêche à long terme.

Mme Maria Damanaki, membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: «Notre proposition repose essentiellement sur la gestion à long terme des stocks et l'obtention de données scientifiques fiables sur lesquelles fonder nos décisions, en conformité avec la réforme proposée de la politique commune de la pêche. Cette réforme permettra de mettre en œuvre une politique de la pêche qui sera adaptée aux défis futurs et s'appuiera sur des stocks halieutiques viables, assurant aux pêcheurs un revenu décent.»

Les limites de captures proposées se fondent sur les avis scientifiques du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) et du comité scientifique, technique et économique de la pêche (CSTEP). Les parties prenantes ont également été consultées sur la base du document de consultation de la Commission daté de mai (IP/11/638).

L'objectif final de la Commission est que tous les stocks soient pêchés à des niveaux durables, c'est-à-dire dans le respect du rendement maximal durable (RMD ou MSY en anglais), à l'horizon 2015; cet engagement, pris par l'UE devant la communauté internationale, constitue également un pilier essentiel de la réforme proposée de la PCP.

Afin de contribuer à la réalisation du RMD d'ici 2015, le Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM), chaque fois qu'il le peut, élabore d'ores et déjà ses avis scientifiques dans cette perspective. En outre, des plans de gestion pluriannuels sont en train d'être mis en place pour tous les grands stocks commerciaux. Les stocks gérés de cette manière ont tendance à évoluer plus favorablement que ceux qui sont soumis à des décisions à court terme.

Contexte

La proposition d'aujourd'hui ne concerne que les 83 stocks pour lesquels les TAC sont fixés exclusivement par l'UE et doit être examinée par les ministres de la pêche des États membres lors du Conseil «Pêche» de novembre.....

Pour voir les propositions, cliquer Europa

===== 28 septembre 2011 =====

Prix du saumon frais : Chute à la production… Constant à la consommation !!!

Les cours du saumon frais à la bourse de Norvège (Fish Pool) ont fortement chuté au cours de l’année 2011 et sont à un niveau beaucoup plus bas qu’en 2010. Sur le marché français, le prix du saumon frais (entier et en filet) est quasiment constant…


Selon le baromètre national Relaxnews des produits frais, le prix au kilo du filet de saumon issu de l'aquaculture affiche la plus forte baisse de la semaine alors que le même saumon vendu entier (moins de 4 kilos) fait partie des plus fortes hausses.


A un prix de 8,08€/kg, le saumon entier prend plus de 60 centimes en une semaine, mais reste encore moins cher que l'an passé, où il était proposé à 8,96€.

Du côté des baisses, le saumon en filet voit son prix au kilo chuter de plus 2,60€ en une semaine à un prix de 12,41€ (contre 13,30€ en 2010 à la même époque)

Source : Baromètre des produits frais : le saumon est le produit le plus en hausse ou le plus en baisse, selon sa catégorie

===== 27 septembre 2011 ====

Parlement Européen : Une perspective globale de la réforme de la pêche de l’UE

Une perspective globale de la réforme de la pêche de l’UE (cfp-reformwatch.eu)

« Nous devons nous attendre à une concurrence acharnée concernant les stocks halieutiques, en dehors de l’Europe. Et la première chose que nous devons faire est de reconstituer nos propres stocks, car ils pourraient produire bien davantage s’ils étaient reconstitués. »

Cette citation est extraite de la conférence du Dr Daniel Pauly devant le Parlement européen, le 13 Septembre 2011 – « Une perspective globale de la réforme de la pêche de l’UE ».

Daniel Pauly : «Nous ne produisons pas de poissons, nous ne sommes pas des agriculteurs. Nous sommes juste des cueilleurs. La nature les fabrique pour nous. Donc, si on ne peut pas faire de l’argent en cueillant des poissons, cela signifie que les poissons devraient être laissés tranquille. Il faut leur donner une chance de se reconstituer par eux-mêmes. Les subventions provoquent, en réalité, une baisse des captures.

Cela signifie qu’en Europe les subventions doivent cesser. Parce que nous allons devoir faire face à une concurrence énorme à l’extérieur de l’Europe pour accéder aux ressources halieutiques. Et la première chose que nous devons faire est de reconstituer nos propres stocks, car ils pourraient produire bien davantage s’ils étaient reconstitués….

Pour télécharger les diapositives de l’exposé, cliquer Daniel Pauly

Et voir la vidéo de la conférence, cliquer : cfp-reformwatch.eu

Fishmongers' Company : New Challenges & Opportunities facing Marine Fisheries Science / Le 31 octobre 2011 à Londres

Contradicteur de Daniel Pauly, Ray Hilborn de l'Université de Washington participera à une conférence en présence de Maria Damanaki le 31 octobre 2011 au Fishmongers' Company à Londres

Prof Ray Hilborn de l'Université de Washington, qui a qualifié l'étude publiée en 2006 dans Science et qui projetait l'effondrement des pêcheries mondiales d'ici 2048, de "tout à fait ahurissant et stupide", participera à la conférence "New Challenges & Opportunities facing Marine Fisheries Science" pour donner une perspective mondiale sur la reconstruction des ressources halieutiques...

Pour plus d'informations sur les différentes interventions : Conference

==== 24 septembre 2011 ====

Morue. Toujours plus de cabillaud dans eaux norvégiennes et en mer de Barents


Achat en ligne de ce numéro du Marin, cliquer Kiosque

==== 23 septembre 2011 ====

Angleterre : La politique commune de la pêche, sujet d’un dessin dessiné

Euro Fish TV Episode 1

Pas du tout drôle ce dessin animé !

Source : Through the gaps

Le blog Through the gaps défend les petits métiers du Sud de l’Angleterre

==== 22 septembre 2011 ====

Europe. L’ONG Oceana ne veut plus de subventions dans la pêche européenne !

L’ONG étatsunienne Oceana veut lutter contre la surpêche en supprimant les subventions à la pêche !

En supprimant les subventions à la pêche, c’est tout le secteur artisanal déjà fortement concurrencé par les produits d’importations qui disparaîtra au profit de….

Oceana ne parle pas des "paradis fiscaux" (1) qui recyclent l’argent douteux dans la pêche illégale (évaluée entre 10 et 25 milliards $ dans le monde) et des armements internationaux qui même s’ils profitent aussi des subventions conventionnelles, pourront encore s’alimenter en argent frais sur les marchés financiers !

Le problème de la surpêche ne sera pas résolu !

(1) Dans le rapport d'Oceana, le Luxembourg est le seul Etat membre de L'UE avec Zéro de subvention !

Pour télécharger le document, cliquer Oceana

Les points principaux : The European Union and Fishing Subsidies

• Taxpayers throughout the European Union (EU) finance the subsidies given to the fishing sector.

• Despite the precarious condition of fisheries in Europe and beyond, the EU continues to provide massive subsidies to support its fishing fleets.

• Europe is currently one of the world’s top three subsidizers, along with China and Japan.

• Subsidies available to EU fishing fleets totalled EUR 3.3 billion in 2009, which is more than three times the publicly available figures referenced in the past.

• Total subsidies to the fishing sector are equivalent to 50 percent of the value of the total fish catch by the EU in the same year (EUR 6.6 billion).

• Fuel subsidies amount for half of all EU fisheries subsidies.

Spain, France, Denmark, the United Kingdom and Italy received the most fishing subsidies.

• Thirteen EU countries had more fishing subsidies than the value of the landings of fish in their ports.

• Growing demand for fish, combined with local resource depletion, has promoted the major expansion of European fleets in size and fishing range.

• As a result of these major subsidies, the EU now has a fishing fleet that is estimated to be two to three times larger than what sustainable limits would allow.

• More than two-thirds of these EU subsidies have the ability to enhance fishing capacity and promote overfishing.

• A recent economic analysis by the European Commission revealed that despite subsidies, 30 to 40 percent of the fishing segment it assessed suffered losses each year from 2002 to 2008.

• In 2009, close to EUR 150 million was paid to 14 countries to secure access to fisheries for European fleets. Source : Oceana

Remarques pour la France (sous réserve)

  • Les aides à la mortalité des huîtres et au plan de relance sont inclues dans le total des subventions
  • Les aides à la démolition des bateaux de pêche sont indiquées alors qu'elles vont dans une diminution des capacités de pêche.

===== 20 septembre 2011 ====

Protéger les femelles adultes et reconstituer la ressource !

Carl Gustaf Lundin, biologiste marin de l’UICN (*), nous dit qu’il ne faut pas capturer systématiquement les plus gros spécimens de poisson et en particulier les femelles pour sauvegarder la ressource…

« Presque tous les poissons les plus gros, c’est-à-dire commercialisables, sont en train de disparaître », explique Carl Lundin, biologiste marin qui dirige le Programme mondial milieu marin de l’UICN. Or, il est important de préserver les femelles de grosse taille, en particulier pour la morue, car leur rôle est crucial pour reconstituer les stocks. Sources : ¿Por qué los peces se están volviendo más chicos? (BBC mundo) et Fish shrinkage probed in lab (BBC)

(*) UICN, Union internationale pour la conservation de la nature


==== 19 septembre 2011 ====

Ce pêcheur doit porter des lunettes !

Étaples : dix mille euros d'amende pour une « pêche à la chaussette »

Le 15 mars 2011, un chalutier en action de pêche est contrôlé par les services de la gendarmerie maritime. Non seulement, les fonctionnaires ont constaté que les mailles du filet ne sont pas réglementaires (73,2 mm au lieu de 160 mm), mais ils remarquent également que le cul de chalut est pourvu d'un second filet réduisant ainsi la largeur des mailles. Cette infraction, que les spécialistes nomment « pêche à la chaussette », est strictement interdite.

Pour sa défense, le propriétaire du navire déclare : « Ce n'est pas le chalutier que j'utilise normalement et j'ai mis à l'eau le chalut sans prêter attention au maillage. En ce qui concerne la chaussette, je sais que c'est interdit et je n'ai pas constaté sa présence avant la mise à l'eau.» Déjà condamné à cinq reprises pour des infractions relatives à la pêche, le prévenu est condamné à une amende de 10 000 euros. Source : Voix du Nord du 19 septembre 2011

------ 17 septembre 2011 ------


Parlement Européen. Séance plénière du 13 septembre 2011

Les États riverains de la mer Noire devraient soutenir et appliquer la nouvelle politique conjointe de la pêche, basée sur la viabilité à long terme et la coordination des efforts, en vue de protéger les stocks de poisson dans la mer Noire et les sources de revenus des pêcheurs locaux, selon une résolution adoptée mardi par le Parlement européen.

"L'évolution de la situation en mer Noire est très inquiétante. Si des mesures urgentes ne sont pas prises, la mer Noire deviendra une mer morte", a averti l'auteur de la résolution, Iliana Malinova Iotova (S&D, BG).

De nombreux écosystèmes marins de la mer Noire sont gravement affectés par les mutations dynamiques directement liées aux activités de pêche, au changement climatique et à la pollution, selon la résolution.

La nouvelle politique - élaborée expressément pour la mer Noire et introduite comme partie intégrante de la prochaine réforme de la politique commune de la pêche (PCP) - devrait permettre de préserver et d'améliorer la situation des stocks de pêche sous l'égide de l'Union européenne, déclarent les députés.

Coopération internationale indispensable

La coopération des États de la mer Noire étant indispensable pour améliorer les pratiques de gestion, les députés ont salué les efforts de la Commission européenne d'établir des groupes de travail avec la Russie et la Turquie. Il s'agit d'un pas dans la bonne direction, mais les députés ont également souligné qu'il était nécessaire d'impliquer d'autres États riverains de la mer Noire, tels que l'Ukraine et la Géorgie.

Viabilité à long terme...

Nouvel organe régional de gestion pour la pêche...

Par conséquent, le Parlement invite instamment la Commission à avoir pleinement recours aux organes et outils internationaux existants en vue de garantir une meilleure coordination de la politique de la pêche locale. La Commission devrait également se pencher sur la création d'un nouvel organe de gestion régional qui pourrait, à long terme, "renforcer et promouvoir la communication" entre les institutions scientifiques, les pêcheurs, les producteurs et les transformateurs dans la région de la mer Noire, ajoutent les députés.

Profil du rapporteur Iliana Malinova IOTOVA (S&D, BG)

Voir : Fiche de procédure

==== 16 septembre 2011 ====

Qu'est-ce qui a changé dans la pêche ?

Serge Larzabal (*) : La réglementation. Les contraintes, l'Europe... On a beau être en pleine mer sur un bateau, mais le métier de pêcheur n'est plus un métier de liberté, comme nous l'avons connu il y a vingt, vingt-cinq ans. Il y a des règles de plus en plus fortes, des quotas, l'aspect environnemental a pris une importance capitale.

J'ai envie de dire que nous sommes les premiers intéressés par cet aspect environnemental, ne serait-ce que pour la qualité de l'eau, pour avancer. Sauf qu'en face, et je vais être un peu méchant, il y a certains bobos parisiens qui se sont trouvés une vocation environnementale dans des institutions comme WWF, ou Greenpeace. Il faut que ces institutions existent, mais il ne faut pas oublier que seuls les pêcheurs sont garants de l'avenir de leur métier.

Je ne cache pas qu'il y a eu des excès de notre part, mais nous passons aujourd'hui systématiquement pour des prédateurs, des ravageurs. En face, ils ont des moyens de communication tellement énormes, que nous passons forcément pour les méchants, même si nous allons désormais vers une pêche durable, même si nous faisons des efforts considérables. Derrière tout cela, il y a quand même des hommes qui doivent tirer un revenu pour vivre. Ne les oublions pas, ils aiment leur métier, et la mer.

Xan Aire : Est-ce que l'état d’esprit de ces pêcheurs a évolué ?

S.L.: Heureusement ! La culture environnementale est entrée dans les moeurs, et ce dès la formation. Mais il n'y a pas que cela. La place de la femme aussi évolue. Elles ont un statut, un travail rémunéré. Par ailleurs, nous en voyons aussi qui choisissent le métier de marin-pêcheur. La vente directe est également un point positif, d'autant plus qu’elle est acceptée, soutenue et autorisée dans un port où il y a une criée, ici, à Saint-Jean-de-Luz. Je peux vous affirmer que c'est très rare ! Dans les point négatifs, mais c'est un analyse tout à fait personnelle, je dirais que l'accroissement de la réglementation et des quotas a amené beaucoup plus d'individualisme que par le passé. Parfois, les quotas sont imposés individuellement par bateau. C'est aussi une évolution sociétale, et la pêche est logiquement touchée.

X.A.: Est-ce que la culture de la pêche est toujours présente sur le port de Saint-Jean-de-Luz ?

S.L.: La solidarité entre pêcheur est là, présente. Puis on a des jeunes qui sont dans le métier, ce qui veut dire beaucoup : sans culture, nous n'aurions pas touché la jeune génération.

X.A.: Quelle est la clé de l'avenir, pour la pêche ?

S.L.: La transmission est la clé de l'avenir de la pêche. Il faut que nous sachions l'assurer. C'est un défi majeur. C'est à nous de travailler pour faciliter la transmission. C'est un métier difficile, mais on a un patrimoine derrière. Ce n'est pas n'importe quel métier, ce n'est pas comme passer huit heures dans une usine. C'est un savoir-faire, et on gagne correctement sa vie. C'est dans ce sens qu'il faut communiquer sur la pêche, à mon goût.

(*) Serge Larzabal (1962, St Jean de Luz) est le président du Comité Local des Pêches Maritimes de Bayonne. Il attend beaucoup de l'exposition itinérante Itsasturiak de l'Institut culturel basque, présentée à Saint-Jean-de-Luz en septembre 2011 : un outil de transmission et de communication, pour valoriser le métier de marin-pêcheur, souvent cantonné à une image négative ces derniers temps.


==== 13 septembre 2011 ====

Angola : Terre d’accueil des hommes d’affaires grecs !

Athènes - Le directeur de Promotion et Marketing de l'Agence Nationale pour l'Investissement (ANIP), António Prata, a invité, dimanche, à Thessalonique, les hommes d'affaires grecs à investir en Angola, car il s'agit d'un marché attractif et favorable.

António Prata a formulé l'invitation quand il s'adressait aux hommes locaux et aux présidents et vice-présidents des Chambres de Commerce et Industrie d'Athènes et Thessalonique, dans le cadre de la Foire Internationale de cette ville. Le responsable a expliqué que le marché angolais était attractif et favorable à l'investissement privé, avec une diversité d'opportunités.

À leur tour, les hommes d'affaires présents ont manifesté l'intérêt de visiter l'Angola, en vue de prospérer et d'étendre leur investissement dans le pays, dans les secteurs comme la construction navale, travaux publics, matériaux de construction, secteur de l'aluminium, métalo-mécanique, agriculture et pêche, entre autres. Angola press : Responsable invite les hommes d'affaires grecs à investir en Angola

==== 12 septembre 2011 ====

Pourquoi la Norvège communique sur une hausse des cours du saumon ?

En août 2011, le Centre des Produits de la mer de Norvège communique sur une hausse des cours du saumon au cours du premier trimestre 2011 alors que les prix du saumon frais se sont effondrés à partir du mois de mai 2011 ? (en rouge sur le graphique de la bourse du saumon Fishpool )

26 août 2011 - Envolée des prix des produits de la mer sur le premier semestre 2011 !

En un an, le prix du kilo de saumon frais est passé de 11,8 euros à 13,9 euros, soit une augmentation de 17,4%, comparativement à la même période de 2010. C’est le Centre des Produits de la mer de Norvège qui a annoncé cette information, expliquant qu’il en allait de même pour nombre d’autres produits de la mer, qui ont tous connus une envolée de leurs prix sur le premier trimestre de l’année. Et l’une des conséquences directes de cette hausse des prix est la baisse de la consommation des foyers français de ces produits, notamment pour le saumon frais dont les ventes accusent une baisse de 30%. En effet, en 2010, 26,6% des foyers français avaient acheté au moins une fois du saumon frais, contre 22,5% en 2011. Seule la consommation de saumon fumé tient la dragée haute, avec une augmentation de 3,7% des volumes vendus durant le premier trimestre 2011. Source : Agro-media

Un journal israélien nous donne une explication : Le prix du saumon a baissé de 40 %, mais pas pour les consommateurs…

Cette baisse inattendue des prix de gros du « poisson rose » résulte directement de la concurrence acharnée qui oppose deux exportateurs norvégiens, Marine Harvest et Leroy.

Pour s’adjuger une plus grande part du marché, Marine Harvest a ainsi décidé d’accroître considérablement les quantités de saumon à destination d’Israël. Selon un importateur interviewé par le magazine économique Globes, les prix de gros du saumon frais étaient, voilà quelques jours, de 40 % inférieurs à ceux pratiqués le mois précédent : « J’ai mis sur le marché le kilo de saumon frais à 28 shekels sans compter la TVA. Pour le détaillant qui doit répercuter les pertes et les coûts de transport, cela revient à 44 ou 45 shekels, TVA incluse ! Or, je constate que les prix affichés pour le public n’ont pas changé. Les supermarchés n’ont aucun respect des consommateurs ! »

Effectivement, poursuivant leur enquête, les journalistes de Globes ont relevé des prix assez exorbitants : 100 shekels le kilo de filet de saumon dans les magasins Supersal, 90 shekels à Mega Boul, et 89,90 shekels à 'Hatsi 'Hinam. Les prix les plus bas ont été relevés dans le quartier de Guéoula, à Jérusalem, chez Weinstein, où le kilo de filet de saumon est proposé à 84 shekels.

Selon les estimations les plus sérieuses, le marché de gros annuel du saumon frais représente en Israël 170 millions de shekels, mais le chiffre des ventes généré par les achats des consommateurs est proche du double ! Source : Hamodia

==== 11 septembre 2011 ====


Pour en savoir plus sur les carburants de la pêche et l'aquaculture, lire l'article : Aliment aquacole, le "carburant" du pisciculteur !

==== 10 septembre 2011 ====

Les nouvelles réglementations passent mal parmi les coquilliers de Granville !

Pour le premier port coquillier de France, l’ouverture de la pêche des praires reprend le 12 septembre 2011. Une reprise très attendue, avec une trentaine de chalutiers vivant de la pêche des praires et des coquilles à Granville. Mais le malaise dans la profession demeure profond…

Au lieu de bourrer d’électronique nos vieilles coques de 35 ans, on ferait mieux de nous aider à changer nos bateaux!” "Et où on va le chercher tout ce courant ?", s’interroge Michel Hersent, également pêcheur. En plus, en mer, l’électronique a une durée de vie de trois ans… Ils veulent équiper des 4 CV comme des Ferrari! Ces mesures ne sont pas adaptées à l’évolution de notre métier." "J’ai le sentiment, depuis 15 ans, qu’ils veulent nous faire disparaître au profit de l’aquaculture, confie André Piraud. Personne n’est venu nous voir. Aucun politique français de haut niveau ne parle de pêche artisanale… Par contre, Bruno Le Maire court partout dans les champs de patates! L’Europe a tout confondu, la petite pêche artisanale et la pêche industrielle. Il y a une méconnaissance totale du métier…" Du côté du port de Granville, le mistral n’est pas gagnant…

Source : Granville : Pêche professionnelle : le ciel se couvre (Manche Libre)

==== 8 septembre 2011 ====

7 septembre 2011 : Annonce du paquet "AMP" (MCZ in english)

Dans cet article du Journal de l’Environnement sur le programme des Aires Marines Protégées en Angleterre et au Pays de Galles, les pêcheurs n’existent déjà plus !

127 aires de protection marines pour les Britanniques, qui dit mieux ?

Une liste de 127 aires de protection marines a été proposée par le gouvernement britannique pour en faire des réserves naturelles.

Le périmètre autour de l’île de Wight, au sud de l’Angleterre, celui de l’archipel des Scilly, la plupart des estuaires, les îlots de la côte est, tout comme les coraux, les bancs de sables, tous ces sites entrent dans la liste.

La zone qualifiée de zone de conservation marine (MCZ, selon l’acronyme en anglais) s’étend au total sur une superficie de 37.000 km2, soit le double de la superficie du Pays de Galles. Près de la moitié des sites se situent sur la côte sud-ouest du Royaume-Uni et en Manche. Les Gallois et les Ecossais devraient, à leur tour, publier leur liste d’ici la fin de l’année.

L’un des porte-parole du projet MCZ explique à ce sujet: «Ces aires permettront de protéger à la fois la vie sauvage, les habitats, la géologie et la géomorphologie.» Le projet a abouti grâce à la réalisation de 2.500 entretiens et l’organisation de 155 réunions dans ce qui a été qualifié de «parlement du peuple».

Cependant, parmi les 127 sites proposés, seuls 20 seront «hautement protégés»: toute exploitation par l’industrie y serra bannie. Environ la moitié des aires listées contiendront, à l’intérieur de leur zone, une partie «hautement protégée». L’industrie pétrolière, celle de l’éolien et les extracteurs de sable n’obtiendront qu’un accès limité à ces zones. Enfin, seul 2% recevront une protection totale.

Les environnementalistes admettent avoir dû faire quelques concessions aux industriels pour obtenir un consensus sur le nom des 127 zones protégées. Il faut dire que le Royaume-Uni est la patrie de l’éolien offshore et qu’en 2011 pas moins de 101 éoliennes ont été installées au large des côtes britanniques. Et 937 sont en cours d’installation. Selon l’association de protection marine (MCS selon l’acronyme en anglais), «nous étions désolés de devoir abandonner aux industriels des sites comme Farmborough-Helgoland, les falaises de craie du nord du Norfolk et les îles Farne». Petite compensation pour les écologistes, d’autres sites remarquables, comme les aiguilles de l’île de Wight, ont été sélectionnés.

Le 08 septembre 2011 par Geneviève De Lacour

Pour plus d'informations sur "The Marine Conservation Zone Project", cliquer Defra

La coalition des pêcheurs contre les Aires Marines Protégées "New Industry Body formed to Fight MPA Issue", cliquer NFFO

Lire aussi l'article RPA : Coalition des pêcheurs face aux aires marines protégées (dans lequel est abordé le problème des pêcheurs français Outre-Manche et qui ont aussi des droits historiques sur les zones de pêche britanniques)

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En Cornouailles, les pêcheurs anglais perdent 20% de leur territoire

Pour plus de détails sur le blog "Through the gaps" : Cornish fishermen to lose 20% to Marine Conservation.

Les pêcheurs anglais souhaitent avoir des précisions sur les zones sanctuarisées... Ces zones concernent aussi les pêcheurs français qui ont des droits historiques de pêche...

Voir les deux cartes du sud-est de l'Angleterre avec le détail des aires marines protégées délimitées (An interactive online version of the areas is available from the MCZ Mapping Site)

MCA offshore areas covered by Finding Sanctuary

==== 7 septembre 2011 ====

Aires Marines Protégées dans les eaux écossaises

Perrine Ducloy, chargée de mission au Comité National des Pêches Maritimes porte à la connaissance des Comités locaux et des pêcheurs l’état d’avancement du dossier Aires Marines Protégées (AMP) en Ecosse. Plusieurs armements finistériens sont directement concernés.

A l’image du processus mené par le Royaume-Uni depuis l’an dernier sur la désignation des Marine Conservation Zones, l’Ecosse a entamé une démarche similaire pour répondre à ses engagements internationaux en matière d’AMP, avec une échéance fin 2012. Les sites ne sont toutefois pas proposés par les acteurs mais par les instances gouvernementales écossaises, puis mises en discussion avec les parties prenantes. A l’instar de ce qui a été fait pour les MCZ, une liste d’habitats et d’espèces devant être protégés par le réseau a été élaborée (à partir des listes OSPAR ou de la stratégie écossaise pour la biodiversité).

L’approche pour la sélection des sites est également différente. Après avoir identifié les zones de présence des habitats et espèces visés (qui a fait l’objet d’un premier groupe de travail en mars), ces zones ont été hiérarchisées principalement selon deux critères :

  • Il est préférable de sélectionner des sites abritant plusieurs habitats ou espèces plutôt qu’un(e) seul(e),
  • Il est préférable de sélectionner des zones peu impactées plutôt que des zones très modifiées par les activités humaines.
Suite CLPM Le Guilvinec

==== 5 septembre 2011 ====

Des ports de plaisance recompensés avant résultats !!!

Plaisance durable : les 9 projets lauréats des « Ports de plaisance exemplaires » 2011

Concilier développement économique des ports de plaisance et prise en compte du développement durable, c’est l’objectif de l’appel à projets pour des ports de plaisance exemplaires lancé en 2009. Aujourd’hui 30 collectivités locales sont lauréates, avec à terme, 13.000 places supplémentaires.

La plaisance : un rôle économique déterminant

Le littoral français contribue fortement au développement économique du pays à travers différents secteurs d’activité, en particulier la pêche, l’industrie nautique, ou encore le tourisme. Avec près de cinq millions de pratiquants, 466 installations portuaires, et une capacité d’accueil de plus de 170 000 places en eaux maritimes, la plaisance joue un rôle important dans le dynamisme économique de ces territoires. Elle connaît une forte croissance, au point qu’il manque désormais des places pour accueillir tous les bateaux.

Quelles actions ?

Pour pallier ce déficit, l‘appel à projets « Ports de plaisance exemplaires » soutient depuis trois ans des projets d’accroissement de la capacité d’accueil intégrant le développement durable des territoires : rationalisation de l’espace, gestion des déchets et des eaux usées, maîtrise de la consommation d’énergie, protection du trait de côte.

Pour les ports maritimes et les ports fluviaux

Né du Grenelle de la mer, l’appel à projets a été lancé en 2009 pour trois ans, auprès des collectivités locales gestionnaires de ports de plaisance, qu’ils soient maritimes ou fluviaux. Les projets primés lors des deux précédentes éditions permettront à terme la création de 9.000 places à flot et à sec. Pour l’appel à projets 2011, mené en partenariat avec la Fédération des Industries Nautiques (FIN) et Voies Navigables de France (VNF), ce sont plus de 4.000 nouvelles places qui vont être mises en place.

Les 9 projets lauréats des « Ports de plaisance exemplaires » 2011 :

  • Communauté d’agglomération Portes de France Thionville (Lorraine) pour l’aménagement d’une zone d’activités nautiques avec un port de plaisance à Basse-Ham
  • Communauté de communes Meuse et Semoy (Champagne Ardenne) pour l’aménagement d’un port de plaisance à Monthermé
  • Communauté d’agglomération de Valenciennes Métropole (Nord Pas de Calais) pour l’aménagement d’un éco-port de plaisance à Valenciennes
  • Bayeux Intercom (Basse-Normandie) pour le développement de la capacité d’accueil de la plaisance à Port en Bessin-Huppain
  • Syndicat intercommunal à vocation unique de Treffiagat - Le Guilvinec (Bretagne) pour la réhabilitation d’un espace portuaire délaissé dans le port du Guilvinec – Treffiagat
  • Conseil général du Gard (Languedoc-Roussillon) pour le développement et l’optimisation des capacités d’accueil et de mise en réseau des ports fluviaux et maritimes du Rhône à la mer
  • Commune de Sérignan (Languedoc-Roussillon) pour le réaménagement du port de Sérignan avec la création d’un port à sec
  • Communauté urbaine Nice Côte d’Azur (Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour le réaménagement et l’optimisation de l’exploitation du plan d’eau du port de Saint- Jean-Cap-Ferrat
  • Commune de Sainte-Anne (Guadeloupe) pour le réaménagement du port de Sainte-Anne

Pour plus de renseignements, cliquer Ministère du Développement Durable

Ou plan de relance de l'industrie nautique ?

Nathalie Kosciusko-Morizet relance la plaisance à Port-en-Bessin (La Manche Libre)

Deux semaines après son dernier passage, Nathalie Kosciusko-Morizet était de retour dans le Bessin, mardi 23 août. La ministre de l'écologie a visité Port-en-Bessin, après avoir récompensé le projet de port de plaisance de la ville, à Paris, dans la matinée.

« C'est un très beau projet emblématique. » La ministre de l'écologie ne tarissait pas d'éloge, mardi après-midi, à propos du futur port de plaisance que l'Intercom de Bayeux souhaite mettre en place à Port-en-Bessin. Plus tôt, dans la matinée, à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet avait récompensé du label « Port exemplaire », le projet de Port-en-Bessin ainsi que ceux de huit autres ports français.

Créé en 2009 pour encourager le développement des activités de plaisance sur le littoral français, le label « Port exemplaire » permet aux collectivités territoriales de bénéficier d'une aide financière de l'Etat pour la conduite de leurs projets.

Port-en-Bessin fait parti des 9 lauréats sur les 25 postulants, du troisième et dernier appel à projet de « Port de plaisance exemplaire », lancé par l'Etat. Présenté mardi après-midi par le cabinet d'étude urbano-portuaire Creocean, le projet de Port-en-Bessin prévoit l'ouverture de 388 places sur ponton au lieu des 90 actuelles, d'un pôle nautique et d'un terre-plein balnéaire.

Montant estimé à 16 millions d'euros

La participation apportée par l'Etat est de 79 500 euros. Une goutte d'eau en comparaison au coût global du projet, estimé à 16 millions d'euros. Mais pour Nathalie Kosciusko-Morizet l'intérêt du label « Port-exemplaire » ne réside pas dans l'apport financier qu'il implique, mais dans la confiance qu'il peut inspirer aux investisseurs. « Le label est une aide au financement, mais il s'agit surtout d'un levier pour générer des investissements », a indiqué la ministre, mardi après-midi....

==== 30 août 2011 ====

Ordures. Athènes, un nouveau Naples ?

Des pêcheurs à la rescousse !!!

L’Europe, trop occupée à sauver les comptes de la Grèce ferme les yeux sur une autre crise, écologique, qui dure depuis 15 ans. Athènes ne sait plus quoi faire de ses déchets. Décharges et technologies adaptées font défaut. Et les habitants de Keratea (ville de 14.000 habitants à l’est d’Athènes), choisie avec Grammatiko pour accueillir l’un des nouveaux centres d’élimination des déchets se sont rebellés au point de faire fuir l’Etat.

Aussi parce que les déchets devront atterrir quelque part : beaucoup d’îles en face d’Athènes débordent de sacs en plastique qui finissent à la mer, et d’ici peu un projet pilote sera lancé par la Commissaire européenne pour la pêche, Maria Damanaki, le but étant d’accorder des subventions aux pêcheurs afin que ceux-ci repêchent les déchets en mer.

Autour de la décharge de Fyli, se crée le vide et on vit un désastre environnemental. « Il pourrait y avoir une solution intermédiaire », explique Crysogelos, « plus rapide et plus économique. A Grammatiko et à Keratea, on peut créer deux centrales de compostage, pour 700.000 tonnes de déchets organiques pour chacune d’elles, afin de réduire la charge de Fyli de 2,3 millions de tonnes. Mais les locaux doivent collaborer, on ne peut pas gaspiller 10 années d’études et de préparation. » A Keratea, ils trouveraient de nouveaux les barricades: « si la décharge est construite, conclut Kostas Antoniu, on se battra pour qu’elle soit fermée. On se bat contre une injustice. » Source : L’Attique et la guerre des décharges : aux armes Keratea… (Cafebabel)

==== 28 août 2011 ====

Le merlu européen résiste à la pêche !

Certaines espèces fuient la chaleur et migrent vers les eaux froides de l’Arctique. Présence de plus en plus fréquente d’espèces tropicales dans nos eaux réchauffées. Contre toute attente, le merlu tire profit de ce réchauffement. Plus prolifique, il ferait mieux que résister à la pression de la pêche.

Le merlu européen (Merluccius merluccius), stimulé par le réchauffement de l’eau de mer, s’affranchirait-il des lois convenues de l’écologie marine ?

« Bien qu’exploitée intensivement, la pêcherie de merlu se porte relativement bien…. La nature est parfois capable de corriger les erreurs humaines », explique bermeotarra Nerea Goikoetxea, chercheur basque à l'AZTI-Tecnalia. Elle vient de présenter sa thèse de doctorat « Influence of the northeastern Atlantic oceano-metereological variabillity on the northern hake ». Selon Goikoetxea, il est nécessaire de sortir des modèles conventionnels pour étudier la dynamique des populations de merlu européen. Elle a vérifié que les facteurs environnementaux étaient déterminants, bien plus que l’effort de pêche. « Des températures plus élevées sont « bénéfiques » aux merlus, notamment dans les premiers stades de leur vie. Les larves grandissent plus vite et leur taux de survie augmente avec le raccourcissement de la période de vulnérabilité. »

Depuis les années 1990, les conditions environnementales sont « favorables » aux merlus ce qui explique que le merlu résiste bien à la pêche. « L’augmentation de la température de l'eau dans l'Atlantique aurait « plus d'impact » que les conséquences négatives de la pêche », explique-t-elle. De quoi refroidir, les spécialistes qui soutiennent par modèle mathématique interposé que la ressource de merlu est au plus mal ! D'après l'article du Faro del Vigo : El calentamiento del mar favorece una mayor abundancia de merluza del norte

==== 24 août 2011 ====

En Europe, l'industrie minotière ne connait pas la crise de la pêche !

La pêche minotière qui réduit le poisson en farine et en huile, absorbe selon les années entre 25% et 33% des captures totales européennes dans la zone de l'Atlantique nord-est (ANE). Pour 2011, le quota minotier a été fixé à 2,4 millions de tonnes !

En Atlantique Nord-Est, principale zone de pêche de l’Europe bleue, la pêche minotière est considérable et son poids a même tendance à augmenter au cours des 5 dernières années (voir tableau ci-dessous). Cette pêcherie industrielle est basée essentiellement au Danemark, Norvège et Islande.

Une pêcherie en question !

Dans un communiqué, deux coopératives de consommateurs (Coop Sweden et Euro Coop) se questionnent sur la durabilité de la pêche communautaire. Elles relèvent un manque d’information sur la traçabilité du poisson et l’importance de la pêche minotière dans l’alimentation des consommateurs européens à travers le poisson d’élevage et le bétail (porcs et volailles) qui sont nourris avec des farines de poisson. Ces organisations demandent une meilleure information sur l’origine des produits de la mer (source durable ou non).... « En outre, comme une fraction importante du poisson pêché sert d’aliment en aquaculture et en agriculture, on peut faire valoir que cela concerne également l’avenir de la Politique agricole commune (PAC). A l’échelle européenne, Euro Coop demande donc d’établir un lien explicite entre la PAC et PCP, et de faire preuve d’initiative pour inclure des critères de durabilité plus stricts dans les deux politiques selon le principe de la conditionnalité. »

Dans les faits, l’avenir de la pêche et celui de l’agriculture sont de plus en plus liés à travers les multinationales de l’agroalimentaire… Par exemple : Le géant américain du négoce agricole Cargill vient de renforcer son positionnement dans la nutrition animale avec l’acquisition de Provimi, spécialiste franco-néerlandais de l'alimentation animale pour 1,5 milliard d'euros. Un chiffre d’affaires de 120 milliards d'euros, le mastodonte Cargill, 300.000 salariés dans 63 pays, règne déjà sur le marché mondial des denrées alimentaires (blé, soja, café, cacao, viande,…). Contrôler la nutrition animale assure à cette société une plus-value certaine et lui permet de poser un pied sur le marché de la farine et de l’huile du poisson. Il ne serait pas étonnant que Cargill, troisième producteur mondial de viande (plus de 6 millions de tonnes par an), devienne un acteur majeur de l'aquaculture....

Article intégral : Rejet Zéro. Pêcheurs roulés dans la farine... de poisson !

Illustration du dessinateur Red, tirée d’un article de l’Age de Faire : Sauvons les saumons !

==== 23 août 2011 ====

Un nouveau marin pêcheur (Phare de Ré)

Les marins pêcheurs sur l'île de Ré ne sont plus qu'au nombre de deux. Un troisième, Sébastien Fays, vient de se lancer, à 26 ans, à son compte, malgré les difficultés de la profession.

Les jeunes qui prennent la relève dans le milieu des pêcheurs peuvent se compter sur les doigts d’une main, et encore. Entre une réglementation toujours plus contraignante, la concurrence des gros chalutiers, et des bancs de poissons en moindre nombre, il faut avoir la mer dans le sang pour avoir envie de se lancer dans l’aventure. Le Rétais Sébastien Fays l’a plus que de raison. La pêche, il en a toujours été mordu, et ce n’est pas demain que cela va changer. “Il n’y a tellement pas de relève que cela donne encore plus envie d’y aller”, affirme-t-il. Et ce ne sont pas les difficultés du métier et sa rudesse qui vont faire reculer le bonhomme. Au contraire. À partir du moment où il est en mer, Sébastien est heureux. C’est tout ce qui compte pour lui, comme être son propre patron, faire ce qui lui plaît et gagner sa vie par ce travail. Le reste est bel et bien quantité négligeable. Et l’a toujours été.

Tout petit déjà, quand il n’avait pas école, il demandait au meilleur ami de son père, un marin pêcheur, de l’emmener en mer. Sébastien savait déjà que le métier qui serait le sien, plus tard, serait celui de marin pêcheur, pour “la mer, le silence et les poissons”. Alors, l’école, très peu pour lui à partir du moment où ce qu’on lui apprend ne concerne pas la mer. Après la cinquième, il demande une réorientation et obtient une dérogation pour intégrer le lycée maritime de La Rochelle où il décroche son CAP. Il a alors quinze ans et se retrouve aussitôt embauché à bord de l’Atlas, à Saint-Martin-de-Ré. Mais le goût de la liberté et de l’indépendance le pousse à passer l’examen pour devenir patron de son propre bateau.

Parcours du combattant…

Retour à la case départ. Son patron ayant pris un autre matelot, Sébastien va faire une saison en poissonnerie, à La Noue, puis cinq ans à Grainocéan - une écloserie rochelaise spécialisée dans l’élevage de naissains d’huîtres - avant de revenir à son seul amour, la pêche, avec pour patron, l’ami d’enfance de son père, Fabrice Héraudeau. En juin dernier, celui-ci prend sa retraite. Au même moment, Sébastien a la possibilité de racheter un chalutier à un marin rochelais. Un autre jeune pêcheur convoite aussi le bateau, mais c’est Sébastien qui fait l’affaire. Pourquoi ? Il a décroché le premier les crédits nécessaires à l’achat du bateau, vendu à 100 000 €, avec tout le matériel de pêche. Une sacrée affaire..... Suite dans Phare de Ré

==== 20 août 2011 ====

Pêcheurs et conchyliculteurs, tous ensemble, tous ensemble....

En cette période d'incertitude quant à l'avenir de la pêche et de la conchyliculture françaises dans une Europe Bleue de plus en plus libérale (avec la privatisation de la ressource halieutique "QIT" et le renforcement des multinationales de la pêche et de l'aquaculture), les professionnels de la mer, pêcheurs et conchyliculteurs, ne doivent pas s'opposer... Sans quoi c'est toute la filière halieutique française qui serait fragilisée !!!

D’un côté, le Comité National des Pêches Maritimes et des Elevages Marins, de l’autre, le Comité National de la Conchyliculture. Deux organisations pour deux métiers de plus en plus proches. CNPEM pour les marins-pêcheurs (et les pisciculteurs en mer). CNC pour les conchyliculteurs ou tout éleveur de coquillages.

Nous pouvons nous interroger sur le clivage structurel qui existe encore entre les deux principaux métiers de la mer en France.

Deux métiers de plus en plus proches….

Pouvez-vous me dire la différence entre un ostréiculteur de la baie de Quiberon et un pêcheur de Saint-Jacques de la baie de Granville ? Le premier est concessionnaire de parcs en eau profonde, le deuxième est "licencié" à la coquille. Le premier gère personnellement son stock d’huîtres, le second gère en commun un stock de Saint-Jacques. Tous les deux ensemencent leurs parcelles de naissains d’huîtres ou de coquilles Saint-jacques. Quelques mois (ou années) plus tard, ils récoltent à la drague les coquillages à taille marchande....

Suite Ici

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L’aquaculture prévoit son développement au large (CLPM Le Guilvinec)

C’est une constante européenne : « l’aquaculture va remplacer la pêche. La pêche ne sait pas gérer ses stocks ». C’est entre autre la ritournelle de Madame Damanaki. Une nouvelle directive demande que chaque État se penche sur le développement de l’aquaculture off shore. La France a entrepris de réaliser des Schémas Régionaux de Développement. Celui de la Bretagne devait être terminé en août 2011.

Cette ambition n’a rien de scandaleux en soi, mais la façon dont elle est menée pose question. Les pêcheurs qui occupent tous les espaces côtiers et hauturiers jusqu’aux 200 milles, sont encore une fois mis sur la touche. Seule la conchyliculture avance ses ambitions en mer ouverte estimant qu’elle est capable de produire dans le futur à peu près toutes les espèces commerciales. Dans les projets qui tournent aux niveaux des départements bretons il est question de pratiquer dans les 12 milles, à une date non encore déterminée, de l’ostréiculture, de la mytiliculture, de la vénériculture, de la cérastoculture (coques), de la pectiniculture (coquille Saint-Jacques, pétoncle), de l’héliciculture (ormeaux, buccins, patelles, crépidules), de l’algoculture (wakame, laminaire, himanthale,dulse, ulve, porphyra), de produire des échinodermes (oursins), des violets, sans compter toutes sortes de poissons. Bref, à terme la place des occupants historiques de ces zones, les pêcheurs, risque d’être très convoitée. Pour le moment seul les 12 milles sont concernés, mais plus tard rien n’empêche d’imaginer une occupation des 200 milles.

On peut se demander où se trouve le schéma régional du développement de la pêche ?...

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Oléron. Filières à huîtres : Le « non » des marins pêcheurs (Sud Ouest)

Le projet des conchyliculteurs n'est pas du goût des pêcheurs, qui expriment leur opposition. Jean-Marie Berbudeau : « Cette pratique d'empiétement n'est pas tolérable ».

Après les plaisanciers, ce sont les marins pêcheurs professionnels qui expriment leur opposition au projet de champ de filières conchylicole de la Maleconche, entre fort Boyard et l'île d'Oléron.

Dans un communiqué co-signé du président du comité régional des pêches maritimes, Michel Crochet, et de Jean-Marie Berbudeau, président du comité local des pêches de Marennes-Oléron, ils expriment s'être rapproché du commissaire enquêteur, le 4 mai dernier, pour l'informer de leurs arguments qu'ils rappellent ici.

« De nombreux professionnels dépendant des coureaux se verraient amputer d'une zone de pêche non négligeable, si le projet devait voir le jour. Si nous sommes solidaires des conchyliculteurs, vues les difficultés qu'ils rencontrent, ce projet ne viendrait cependant que renforcer la fragilité des pêcheurs charentais. Cette pratique d'empiétement n'est pas tolérable, de surcroît lorsqu'elle est le fait de collègues qui ne savent que trop bien la dureté de nos métiers, les restrictions européennes. Il est tout simplement hors de question d'accepter cette conquête maritime ! » Le message adressé à ses porteurs, au comité régional conchylicole Poitou-Charentes est clair.

« Concertation biaisée ? »....

==== 19 août 2011 ====

PCP : La seule chose claire sur les propositions, c'est qu’elles ont divisé l'opinion

« La seule chose claire sur les propositions de réforme de la Politique commune de la pêche, c'est qu’elles ont divisé l'opinion », Iain MacSween, directeur général de l'Organisation des pêcheurs écossais (Scottish Fishermen’s Organisation).

Commentaires de MacSween dans Fishnewseu : North Sea prawn undershoot must be avoided, says MacSween

Extraits :

  • Les désaccords portent sur la question de gouvernance… Qui fait quoi ?… Pour qui et comment ?
  • Est-ce vraiment le travail de la Commission de Bruxelles d’essayer de gérer les stocks de près de 270 espèces depuis l'Arctique jusqu’à la Méditerranée ? Que représente cette assemblée de 27 ministres, dont beaucoup n'ont pas d'intérêts pour la pêche, « trébuchant » au milieu d'une nuit froide de décembre, la semaine avant Noël, à un moment où des décisions cruciales sont à prendre ?
  • « La décentralisation ou régionalisation a été l'une des principales recommandations découlant du vaste débat sur le Livre vert sur la réforme de la PCP, mais cette recommandation est « escamotée » dans les propositions…. »
  • L’obsession de la Commission vis-à-vis de la surcapacité. «Si la surcapacité existe bien, il est nécessaire de régler le problème là où il est et arrêter de le voir partout. L'autre obsession concerne les subventions. Mais qui reçoit tout cet argent ? Certainement pas les flottes britanniques ou écossaises. »
==== 18 août 2011 ====

Il est frais mon poisson !

Pour un meilleur étiquetage du poisson frais

En octobre 2009, le Comité Consultatif sur la Pêche et l’Aquaculture (CCPA) avait émis un avis sur l'amélioration de l'information des consommateurs européens sur les produits frais de la pêche. Cette opinion a été appuyée par tous les membres du CCPA, sauf par les représentants de la transformation et du commerce (AIPCE et CEP) qui ont exprimé leurs points de vue différents.

Amélioration de l’information des consommateurs sur les produits frais de la pêche

Les consommateurs ont le droit d'être correctement informés sur les caractéristiques principales des produits alimentaires qu'ils achètent afin de leur permettre de faire un choix en connaissance de cause. L’information des consommateurs et l'étiquetage des produits sont les pièces centrales de l'organisation commune des marchés (OCM) dans le secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture.

De nombreuses études de marché européennes et nationales (telles que Seafood Plus, Consensus, etc.) ont indiqué que les caractéristiques des produits de la pêche sont sources de confusion dans l’esprit des consommateurs.

Cette situation peu souhaitable est partiellement due à l‘application incorrecte de la législation relative à l'étiquetage existant des produits de la pêche. En outre, cette position est consolidée par une imprécision évidente dans les règles d'étiquetage fixées par l’Organisation Commune des Marchés (OCM).

L’une des principales sources de confusion vient de la différenciation entre les produits de la pêche frais et décongelés.

La congélation des produits de la pêche est une méthode de conservation qui augmente sensiblement la durée de l’entreposage. Cette méthode a contribué très positivement à donner aux consommateurs vivant loin des côtes l’accès aux produits de la pêche, et permis de mener des activités de pêche à une très grande distance des marchés ou des ports d'attache. Dans les points de vente, les produits réfrigérés sont parfois décongelés quelques heures avant d’être mis à la disposition des consommateurs. Sans un étiquetage adéquat, ces poissons dégivrés, une fois placés sur les comptoirs, sont en grande partie indiscernables aux yeux des consommateurs par rapport aux produits n'ayant subi aucun processus de congélation.

Les consommateurs ont le droit d’être pleinement informés afin de faire un choix en connaissance de cause à l'achat des produits de la pêche et d’être capable de distinguer les produits qui n'ont pas été préalablement congelés de ceux qui ont été dégivrées.

Il convient de noter que le Règlement (CE) n° 1234/2007 instituant une organisation commune des marchés agricoles établit que « les viandes fraîches de volaille » sont celles qui n’ont à aucun moment été durcies par le froid (voir les définitions officielles jointes en annexe).

Cette définition précise n'existe pas dans l’OCM du secteur des produits de la pêche et de l’aquaculture. Au contraire, dans certains États membres les « poissons dégivrés » sont considérés comme des « poissons frais » qui ont subi un « processus de décongélation ».

À la lumière de ces observations, le CCPA a accepté la transmission de la résolution suivante :

  1. Le CCPA demande à la Commission européenne d’apporter une définition claire et précise aux « produits frais de la pêche ». Cette définition devrait correspondre à celle qui existe pour d'autres viandes dans l’OCM du secteur agricole : tel que les « produits de la pêche non durcis à aucun moment par le froid ».
  2. L'étiquetage non seulement des « poissons frais » mais aussi des « poissons dégivrés » devrait s’appliquer afin de permettre au consommateur d'opérer un choix informé.
  3. En outre, les « produits frais de la pêche » et les « produits dégivrés de la pêche » devraient être placés séparément sur les étalages de poissons.

Source : Europa

==== 17 août 2011 ====

Il est durable mon poisson !

« La traçabilité des produits de la pêche doit être améliorée » (cfp-reformwatch.eu)

Euro Coop: les consommateurs européens se montrent de plus en plus préoccupés par les poissons issus d’une pêche non durable. La traçabilité des produits de la pêche, y compris quand ils sont importés, devrait être améliorée. Avec une grande quantité de poissons utilisée comme aliment dans l’agriculture, les liens entre la PAC et PCP doivent aussi être explicités – dotés de critères de durabilité stricts, écrivent Rodrigo Gouveia et Mikael Robertsson.

Les coopératives de consommateurs et les détaillants privés de toute l’Europe offrent sur leurs étagères une grande variété de poissons et de produits à base de poisson. L’enquête « L’analyse coopérative et stratégie pour une mer vivante » , menée en 2008 par l’Agence suédoise des coopératives de consommateurs, montre que les poissons et les spécialités de poisson destinés à la consommation humaine ne comptent que pour 48% des captures sauvages dont la Coop Sweden (Coop Suède) était responsable. Le reste servait à fabriquer des aliments pour l’aquaculture, pour l’élevage des porcs, des poulets, et des poules pondeuses, ou encore était destiné à être jeté.

Grâce à Euro Coop (c’est-à-dire, l’Association européenne des Coopératives de Consommateurs), Coop Sweden a appris que ces chiffres correspondent, en gros, à l’expérience de plusieurs autres coopératives de consommateurs à travers l’Europe, et qu’en conséquence ce constat doit servir de point de départ capital lors de l’élaboration de l’avenir de la politique commune de la pêche (PCP). En outre, comme une fraction importante du poisson pêché sert d’aliment en aquaculture et en agriculture, on peut faire valoir que cela concerne également l’avenir de la Politique agricole commune (PAC)…..

==== 25 juillet 2011 ====

Nos terres, nos territoires, nos vies ne sont pas à vendre

Pour stopper les accaparements de terres et la spoliation des communautés rurales et maritimes :

Nous, réunis en ce mois de juillet 2011, sur le plateau du Larzac pour célébrer le quarantième anniversaire de l’entrée en résistance des paysans, proclamons notre profonde indignation envers les innombrables spoliations et expropriations massives dont sont victimes dans le monde entier des populations rurales et maritimes pour causes de spéculation foncière, de monocultures industrielles, de production d’agrocarburants, de mines à grande échelle, de pêche industrielle, de tourisme, d’urbanisation.

Ce phénomène, par son ampleur et sa nature, revit de nos jours un caractère particulièrement dramatique et fait courir des risques majeurs à l’humanité (la Banque Mondiale évalue à cinquante six millions d’hectares la surface accaparée en quelques mois).

- il est en premier lieu responsable de l’exode rural, de l’émigration de vastes couches de populations, de l’hypertrophie urbaine, du cortège de souffrance indicibles qui en découlent, et de déséquilibres sociopolitiques ingérables.

- il piétine des communautés présentant souvent de fortes identités ethniques, écologiquement exemplaires, socialement stables, et porteuses de savoir-faire et de valeurs inestimables

- il néglige le caractère limité des ressources naturelles, des espaces, de l’eau, et de la faculté de réponse des écosystèmes aux agressions.

- il ignore la législation internationale et les avancées du Droit environnemental et du Droit indigène.

- il va à l’encontre des grandes conquêtes éthiques de l’esprit humain survenues depuis la deuxième guerre mondiale, telles que la Déclaration Universelle des Droits Humains.

Nous refusons de nous résigner à tant de souffrances des uns, de mépris des autres, de méconnaissance et d’indifférence de la plupart et, en définitive, de la négation pure et simple d’une partie de l’humanité.

La logique de l'argent comme moteur central de l’activité humaine met en cause les éléments les plus fondamentaux de la vie en société monde.

Nous n'acceptons pas que l'on spécule sur l'alimentation et sur la faim d'une partie de l'humanité.

Nous refusons la destruction des ressources naturelles, de la biodiversité, de territoires entiers, l'atteinte à la sécurité et à la souveraineté alimentaires et, en définitive, à la vie de ces communautés.

Résister aujourd'hui contre les accaparements de terres, contre les spoliations de ressources naturelles et de territoires, c'est éviter de prolonger un développement destructeur pour l'humanité.

Une nouvelle civilisation est nécessaire, prenant en compte les limites des ressources naturelles, en cherchant une nouvelle relation entre les hommes et la nature, une nouvelle relation des hommes entre eux.

Nous incitons les organisations internationales à mettre en place une législation qui protège les communautés paysannes et indigènes, et les Etats à donner à ces dernières les moyens de travailler dignement au bien commun et à la transition vers une société plus viable et équitable.

Nous considérons l’appel de Dakar sur les accaparements de terres comme l’une des bases de convergence pour l’action et la réflexion.

Ici, aujourd’hui sur le Larzac, en signant solennellement ce texte, nous nous engageons ensemble dans une voie de résistance et de solidarité.

A La Banquière du Larzac, le 17 juillet 2011.

Merci de signer l'appel en cliquant Ici

Pour plus d'information, cliquer Gardarem la terre et la mer

Manifeste

En 1971, 103 paysans du Larzac s'engageaient à ne jamais vendre leurs terres, face au projet d'extension du camp militaire de 3.000 à 17.000 ha. Cet engagement fondateur a été soutenu pendant plus de dix années par un formidable mouvement Larzac. En mai 1981, François Mitterrand, nouveau Président de la République a tenu son engagement d'arrêter ce projet.

Mais depuis les années 70-80, le vent de la libéralisation économique s'est développé au niveau mondial. Un modèle de développement hyper consommateur en matières premières, en ressources naturelles s'est imposé au niveau de la planète aussi bien dans les pays développés (USA, Europe, Japon...) que dans les pays en transition (Chine, Inde, Brésil....). Les capitaux se déplaçant de plus en plus librement à travers la planète, en recherche de profit à court terme, se sont abattus sur les terres agricoles, sur les matières premières agricoles, sur les ressources halieutiques, minérales ou naturelles.

Suite du manifeste : Gardarem la terre et la mer

==== 20 juillet 2011 ====

Les pêcheurs anglais naviguent la peur au ventre

Les pêcheurs anglais naviguent la peur au ventre sur les « champs de mines des lois »

La Fédération nationale de l'Organisation des pêcheurs (NFFO) a rencontré l'Organisation de gestion marine (MMO) pour soulever un certain nombre de préoccupations touchant ses membres : journal de bord électronique, fonds européen pour la pêche, mise en œuvre du nouveau programme européen de contrôle, création des zones marines protégées. Source : NFFO warns of "minefield of laws" facing fishermen (Fishupdate)

==== 18 juillet 2011 ====

Investir dans la pêche concerne aussi les pays enclavés !

Le groupe d’investissement Luxempart, une société luxembourgeoise, est devenu le troisième actionnaire, par rang d’importance, de la multinationale espagnole Pescanova en achetant 5,1% des actions de la société au président de Pescanova, selon MercoPress.

Le Groupe Pescanova basé en Galice est la plus grande société de pêche de l’Union Européenne avec un chiffre d’affaires de plus d'1 milliard d’euros. Lire la suite: Luxembourg group becomes third largest share holder of Spain’s Pescanova (Un groupe luxembourgeois devient le troisième actionnaire de l’espagnol Pescanova) via le site : cfp-reformwatch.eu

Si Pescanova est une bonne Affaire pour un groupe d'investissement, c'est un désastre pour le monde selon plusieurs organisations espagnoles...

Pescanova n'est pas un modèle, c’est un désastre pour le monde

La multinationale Pescanova, d'origine galicienne, est accusée dans les pays du Sud de surexploiter les stocks de poissons, de polluer les côtes, de détruire la biodiversité marine et d’employer dans des conditions de travail abusives, voire nier les droits syndicaux.

Pour télécharger le document, cliquer Ici

Lire aussi cet article de mars 2011 : Xornal de Galicia : Pescanova no es un modelo, es un desastre para el mundo - Por Manoel Santos

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Rapport de l'OMC : l'UE s’engage à ouvrir ses marchés pendant la crise

Dans son évaluation de la politique commerciale de l'Union européenne, le secrétariat de l'OMC rend hommage à l'ouverture des marchés européens et à la transparence du régime commercial et d’investissement de l'UE malgré une intensification des pressions protectionnistes pendant la crise économique et financière mondiale. Le rapport publié aujourd'hui conclut que cette politique a contribué à stabiliser le système commercial multilatéral. Les pays membres de l'OMC et le secrétariat de l'OMC discuteront du rapport le jeudi 7 et le vendredi 8 juillet à Genève. Source: Commission européenne via CTA

Voir le rapport de l’OMC, cliquer Ici

==== 15 juillet 2011 ====

La Moule de Barfleur sur les ondes de France Bleu

C’est une première. Normandie Fraîcheur Mer (NFM) engage une campagne de communication régionale sur les ondes de France Bleu Basse-Normandie, France Bleu Haute-Normandie et France Bleu Cotentin, pour promouvoir en pleine saison la Moule de Barfleur, simultanément à la diffusion de 40 000 fiches recettes dans toutes les poissonneries de Basse-Normandie.

Vous retrouvez donc tout au long de la semaine prochaine, le spot radio de 20 secondes ci-joint, 24 fois sur chacune des trois antennes.

Cette initiative devrait ensuite être reconduite pour d’autres espèces à forte production et forte saisonnalité : coquille Saint-Jacques, Bulot

Arnauld MANNER, Directeur de NFM

Site Internet: www.nfm.fr


==== 13 juillet 2011 ====

Réforme de la Politique Commune de la Pêche : Concessions de pêche transférables

Parmi l'arsenal de propositions de la Commission Européenne annoncé le 13 juillet 2011, c'est la mise en place de parts de capture transférables, appelées concessions qui va bouleverser le plus la pêche artisanale dans les années à venir.... La Création de concessions de pêche transférables (CPT) va créer un marché de quotas individuels par lequel les pêcheurs pourront vendre au plus offrant leurs parts des captures s'ils veulent quitter le métier.

Quelques extraits des mesures.....

Faire de la pêche une activité rentable

Un système de parts de capture transférables, appelées concessions, sera introduit à compter de 2014 pour les navires dont la longueur est supérieure à 12 mètres et pour tous les navires utilisant des engins remorqués. Ces concessions, qui seront déterminées sur la base de principes convenus au niveau de l'UE et qui seront attribuées par les États membres selon des modalités transparentes, conféreront à leur détenteur une part des possibilités de pêche nationales pour chaque année. Les opérateurs auront la possibilité de louer ou de transférer leurs concessions à l'intérieur d'un État membre, mais pas d'un État membre à un autre. Les concessions ainsi introduites auront une durée de validité minimale de 15 ans, mais pourront être révoquées avant le terme en cas d'infraction grave commise par le détenteur. Les États membres pourront créer une réserve et subordonner l'octroi des concessions au paiement d'une redevance.

Ce nouveau système, qui responsabilisera davantage le secteur de la pêche et lui offrira une perspective à long terme et une plus grande souplesse, permettra également de réduire la surcapacité. Il incitera certains opérateurs à accroître leurs concessions, alors que d'autres pourraient décider de quitter le secteur. D'après les prévisions, ce régime pourrait permettre d'accroître les revenus de plus de 20 % et les salaires des équipages de 50 % à plus de 100 % d'ici 2022....

Soutenir les pêcheries artisanales (? ndlr)

Les flottes artisanales représentent 77 % de l'ensemble de la flotte de l'UE en nombre de navires, mais 8% seulement en tonnage (taille des navires) et 32 % en puissance. Les pêcheries côtières artisanales jouent bien souvent un rôle important dans le tissu social et l'identité culturelle de nombreuses régions côtières de l'Europe. Elles doivent dès lors bénéficier d'un soutien spécifique. En vertu de la PCP réformée, les États membres auront la possibilité, de continuer, jusqu'en 2022, à limiter la pêche dans la zone située à moins de 12 milles marins des lignes de base. En outre, les pêcheries artisanales ne seront pas obligatoirement soumises au système de concessions de pêche. Le futur instrument financier pour le secteur de la pêche comprendra des mesures avantageuses pour les pêcheries artisanales et facilitera l'adaptation des économies locales aux modifications apportées.

Une nouvelle politique de marché – responsabilisation du secteur et meilleure information des consommateurs

Le train de mesures proposé comprend une proposition relative à une nouvelle politique de marché, afin que l'organisation du marché commun des produits de la pêche contribue à la réalisation des objectifs de la nouvelle PCP. Cette proposition vise à renforcer la compétitivité du secteur de la pêche et de l'aquaculture de l'UE, à rendre les marchés plus transparents et à garantir des conditions équitables pour tous les produits commercialisés dans l'Union.

Elle prévoit également une modernisation du régime d'intervention, étant donné que dépenser de l'argent public pour détruire du poisson n'est plus justifiable. Le régime actuel sera remplacé par un mécanisme de stockage simplifié qui permettra aux organisations de producteurs d'acheter des produits de la pêche lorsque les prix chutent en dessous d'un niveau déterminé, et de les stocker pour les commercialiser à une date ultérieure. Ce système renforcera la stabilité du marché.

Par ailleurs, les organisations de producteurs contribueront davantage à la gestion, au suivi et au contrôle collectifs. La mise en place de modalités de commercialisation mieux adaptées pour les produits de la pêche et de l'aquaculture de l'UE permettra de réduire le gaspillage et de garantir aux producteurs un retour d'information sur la situation du marché.

Grâce aux nouvelles normes de commercialisation en matière d'étiquetage, de qualité et de traçabilité, les consommateurs seront mieux informés et pourront soutenir davantage la pêche durable. L'étiquetage des produits comportera certaines mentions obligatoires, qui permettront par exemple de distinguer les produits de la pêche des produits de l'aquaculture, alors que d'autres informations seront facultatives.

Un instrument financier moderne et adapté

L'UE fournira une aide financière destinée à favoriser la réalisation des objectifs de la nouvelle PCP en matière de durabilité. L'aide financière sera subordonnée au respect des règles, et ce principe s'appliquera tant aux États membres qu'aux opérateurs.

Pour les États membres qui contreviendraient aux règles, l'aide financière de l'UE pourrait être interrompue, suspendue ou corrigée. Quant aux opérateurs qui commettraient de lourdes infractions, ils pourraient se voir privés de l'accès à l'aide financière de l'Union ou être soumis à des corrections financières. En outre, la proposition oblige les États membres, lors de l'octroi d'une aide financière, à tenir compte du comportement récent des opérateurs (notamment l'absence d'infractions graves).

Une proposition relative à un nouvel instrument financier pour la période 2014-2020, le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP), sera soumise dans le courant de 2011. Dans le contexte du cadre financier pluriannuel, la Commission a prévu l'adoption d'une enveloppe budgétaire de 6,7 milliards € pour le FEAMP.

Source : Questions et réponses concernant la réforme de la politique commune de la pêche (Europa)

Pour accéder à tous les documents sur la Réforme de la Politique Commune de la Pêche, cliquerIci

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Réforme PCP : Réactions de Brian O'Riordan et Yann Yvergniaux (ICSF)

Réforme de la PCP et la Pêche Artisanale : tuer ou soigner ?

Aujourd’hui, mercredi 13 juillet, la Commission européenne est prête à divulguer le paquet de propositions sur lequel elle a travaillé durant les 24 derniers mois pour réformer de manière radicale la Politique Commune de la Pêche de l’UE (PCP).

L’une des principales mesures proposées dans le paquet consiste en un instrument économique contondant désigné pour réduire la capacité de la flotte : l’introduction des concessions de pêche transférables pour tous les navires longs de plus de 12 mètres, et pour tous ceux de moins de 12 mètres avec des engins tractés.

Diverses mesures sont également inclues pour traiter des rejets (toutes les captures devront être débarquées éventuellement), de la conservation des ressources, et de la base scientifique de la gestion des pêches. Selon Maria Damanaki, la Commissaire européenne aux Affaires Maritimes et à la Pêche, « la durabilité est présente à travers toute la réforme ».

Cela ne fait aucun doute que les pêcheries européennes sont malades : obèses de subventions, elles vomissent des rejets et consomment compulsivement carburant et autres ressources, ce qui les rend inaptes, incapables de répondre à la demande des consommateurs.... Suite...

===== 12 juillet 2011 =====

Parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais

Parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais

Enquête publique du 22 août au 22 septembre 2011

20 juin 2011. Le quatrième comité de concertation du projet de parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et les Pertuis charentais a permis de présenter le texte des orientations de gestion amendé suite aux débats du troisième comité de concertation du 09 mai 2011 à La Rochelle.

Comme l'ont souligné plusieurs participants, l'État a entendu certaines demandes comme la réécriture des orientations, la création de l'orientation spécifique de la pêche professionnelle et des modifications apportées à la composition du conseil de gestion.

Lors de ce 4ème comité, la composition du conseil de gestion a été ajustée en fonction des échanges avec la salle et ainsi augmenté de quatre sièges, soit 57 membres, avec en particulier la diminution du nombre des représentants de l'État (8 membres).

Le projet sera maintenant soumis à enquête publique dans 117 communes de Charente-Maritime, Gironde et Vendée du 22 août au 22 septembre 2011. Une commission d'enquête composée de 7 commissaires enquêteurs aura un mois pour rendre son rapport.

Depuis le 16 octobre 2009, date du premier comité de concertation et le second comité du 26 mars 2010, la Mission d’étude a réuni les acteurs lors de 14 réunions thématiques sur les écosystèmes et le patrimoine naturel, la qualité de l’eau, les activités professionnelles ou de loisirs mais aussi sur l’exploitation des ressources ou l’érosion du trait de côte. Ces groupes de travail ont permis aux acteurs d’identifier, ensemble, les enjeux de la zone d’étude, à la fois en matière de connaissance et de protection du milieu marin mais aussi de développement durable des activités humaines dépendantes de la mer.

Le comité de concertation regroupe tous les acteurs de la mer concernés par le projet de parc naturel marin de l‘estuaire de la Gironde et des pertuis charentais. La zone d’étude du projet concerne 3 régions, 3 départements et plus de 100 communes littorales. Source : AAMP

Pour plus d'informations :

==== 5 juillet 2011 ====

Peut-on comparer les pêcheries de la Norvège avec les pêcheries plutôt plurispécifiques des pays communautaires ?

Selon une étude, l’interdiction des rejets permettra aux stocks de poissons de se reconstituer (cfp-reformwatch.eu)

En Norvège, une interdiction sur les rejets de poissons par-dessus bord a aidé à la reconstitution des stocks de poissons du pays. Selon une nouvelle étude, une même stimulation pourrait avoir lieu en mer du Nord.

Interdire les rejets de poissons constitue une priorité de l’agenda européen. Dans la réforme de la politique commune de la pêche à venir, la Commission devrait proposer une forme d’interdiction des rejets. Alors que l’Allemagne, le Danemark, la France et le Royaume-Uni ont déjà marqué leur soutien à une interdiction des rejets, de nombreux autres États membres restent hésitants.

À présent, les partisans d’une interdiction des rejets devraient trouver un certain soutien dans la recherche publiée cette semaine dans la revue spécialisée Reviews in Fisheries science.

Selon la nouvelle étude, une interdiction des rejets en mer du Nord aiderait à reconstituer les stocks de poissons et à augmenter les revenus des pêcheurs....

L’étude a été menée par des scientifiques à l’université d’York au Royaume-Uni et présente notamment une comparaison de données à long terme sur le cabillaud, l’aiglefin, le lieu noir et le hareng en mer du Nord avec les stocks de ces espèces dans le nord-est de l’Arctique (Norvège).

La pêche norvégienne était en crise lors de l’introduction d’une interdiction des rejets à la fin des années 1980, mais elle a maintenant rebondi de façon spectaculaire. Les chercheurs ont analysé les taux de prises de la pêche norvégienne et la structure d’âge des stocks de poissons afin de démontrer que l’amélioration de la situation est en grande partie due à l’interdiction des rejets. Ils ont également souligné le fait que les stocks de poissons existants en mer du Nord présentent le potentiel de croître plus rapidement encore que leurs équivalents norvégiens..... Suite...

==== 1 juillet 2011 ====

Mutinerie au WWF France : Les matelots veulent la peau du capitaine !

Mutinerie au WWF : Les matelots veulent la peau du capitaine, mais l’armateur soutient son capitaine !

Crise au WWF France : les salariés de l’ONG demandent le départ de leur directeur général

Aïe ! Alors que le WWF fête cette année son cinquantième anniversaire, l’antenne française de l’ONG mondiale est entrée dans une période de tourmente. Fabrice Nicolino avait déjà dans son dernier pamphlet (Qui a tué l’écologie ?) égratigné le panda quant à sa proximité avec les pouvoirs économiques et politiques. La semaine dernière, c’était au tour de L’Express de s’interroger sur la stratégie partenariale menée par l’antenne française avec les multinationales, comme Lafarge. C’est désormais au tour de Rue89 de publier une lettre des salariés demandant la démission de leur directeur général, Serge Orru. La Présidente, la navigatrice Isabelle Autissier, répond "choquée" dans un courrier interne, défendant son directeur et menaçant de considérer comme faute grave le fait de parler à la presse... Ambiance ! Suite sur Cdurable

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Pour la Commission Européenne, les QITs sont la solution à la surcapacité de la flottille communautaire !

La réforme à venir de la politique commune de la pêche constitue à cet égard une occasion à ne pas manquer pour mettre en œuvre les changements permettant de remédier à la situation de surcapacité de la flotte

La mise en œuvre de droits individuels transférables (DIT) dans certaines pêcheries a entraîné des réductions de capacité sans aide publique. L'extension des régimes de DIT à un nombre plus important de pêcheries, notamment celles qui sont le plus fortement touchées par la surcapacité, pourrait faciliter l'ajustement de la capacité.


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Suite de l'Actualité : Avril / Mai / Juin 2011

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