mardi 1 mars 2011

Actualites de la pêche en France et en Europe 2011


Actualités de la pêche en France et en Europe

Avril / Mai / Juin 2011

Suite de l'actualité Juillet / Août / Septembre 2011

==== 30 juin 2011 ====

Que vaut une petit pêcheur face à la valeur inestimable de la nature ?

Actuellement, le Royaume-Uni met en oeuvre son programme d'élimination de la petite pêche... Supprimer tous ces petits pêcheurs embarqués sur des bateaux de moins de 10 mètres pour redonner une vraie valeur à toute cette nature d'une valeur inestimable... Une valeur bien comprise des vendeurs de paysage, et autres promoteurs immobiliers des bords de mer....

Le Royaume-Uni donne une valeur à l'environnement

Le Royaume-Uni est devenu le premier pays à donner un prix à la nature, en attribuant une valeur à tous les bénéfices qu'elle procure à sa population. Résultat des travaux de 500 scientifiques et économistes dirigés par Robert Watson, Chief Scientific Adviser du Department of Environment, Food and Rural Affairs (conseiller scientifique du ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales), le UK National Ecosystem Assessment (évaluation de l'écosystème national) a fait l'objet de la publication d'un rapport de plus de 2.000 pages au début de juin 2011. Cette étude a été financée par le Natural Environment Research Council (conseil de recherche pour l'environnement naturel) et par l'Economic and Social Research Council (conseil de recherche pour l'économie et les sciences sociales) et a coûté 1,3 M£.

Partant du constat que le comportement actuel des marchés ne semble pas prendre garde aux conséquences sur le patrimoine environnemental, cette évaluation se veut un moyen de mettre à disposition des données exploitables dans des prises de décisions stratégiques prenant en compte cette dimension. Cependant, loin de se limiter uniquement à l'aspect financier, elle avait pour but de comprendre comment l'environnement et les services qu'il offre profitent à l'économie, à la société et à chacun des citoyens britanniques, et comment les préserver pour les générations futures.

L'évaluation considère à la fois les valeurs d'usage des biens environnementaux et les bénéfices intangibles qu'ils représentent pour les citoyens. Les différents éléments du capital naturel se déclinent en quatre catégories : l'air, l'eau, les terres et les écosystèmes qui accueillent la faune et la flore. Les services apportés sont très divers et vont par exemple de la pollinisation par les insectes, à la protection contre les inondations, en passant par la purification de l'air et de l'eau par les sols et les plantes.

Ainsi que l'on aurait pu s'y attendre, les résultats de l'étude font apparaître que la valeur du patrimoine naturel a jusqu'à présent été largement sous-évaluée, et que les services qu'il fournit sont d'une importance critique pour le bien-être et la prospérité de la société britannique (....)

Il subsiste bien sûr des interrogations quant à la pertinence de tels travaux, et des limites aux conclusions proposées. En effet, de très fortes incertitudes entourent l'évaluation de la valeur des services apportés par l'environnement (à l'exception des matières premières), et ces difficultés sont accentuées par la prise en compte de bénéfices contradictoires (.....) De plus, le rapport publié ne préconise aucun mécanisme réglementaire pour transférer les coûts engendrés par l'altération du patrimoine naturel vers les acteurs économiques concernés, et les scientifiques qui l'ont rédigé soulignent bien que leur rôle n'est pas de mettre en oeuvre les conclusions de leurs travaux en lieu et place du législateur. Mais malgré ces limites et ces difficultés, le UK National Ecosystem Assessment pourrait se révéler d'un grand apport, notamment lorsqu'il s'agit d'évaluer le coût futur du changement climatique (avec ses conséquences sur les services offerts par l'environnement) et de le comparer aux coûts des technologies et des réglementations destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Source et pour plus de renseignements, cliquer Bulletin électronique

Pour accéder aux documents :

  • Synthèse : Synthesis of Key Findings, cliquer Ici
  • La pêche du point de vue biodiversité : Chapter 12 Marine, cliquer Ici
  • Chapter 11 Coastal Margins, cliquer Ici
  • Chapter 9 Freshwaters: Openwaters, Wetlands and Floodplains, cliquer Ici

Pour accéder à tous les documents, cliquer Reports from the UK National Ecosystem Assessment

====== 29 juin 2011 ======

FranceAgriMer : Situation des marchés

Situation des marchés / Conseil spécialisé de FranceAgriMer du 22 juin 2011

Conjoncture internationale

Vente en criées de janvier à mai 2011

Prix du gazole

Commerce extérieur (Importations/exportations)

Consommation des ménages

Le marché de la truite

Le baromètre d’image des produits de la mer : Perception confiance et intention d’achat

Pour télécharger le document "Situation des marchés / Conseil spécialisé de FranceAgriMer du 22 juin 2011" cliquer Ici

Note de conjoncture : Situation du marché des produits aquatiques en France

Conseil spécialisé de FranceAgriMer du 22 juin 2011

Des captures en hausse et des prix du poisson frais tirés vers le haut par le saumon

  • Un bon premier semestre 2011 pour la pêche française

Le début de l’année 2011 continue à être favorable à la filière française, même si les mois d’avril et mai ont été moins bons en termes de volumes. Néanmoins la valeur des ventes est en hausse de 15 % par rapport aux 5 premiers mois 2010.

Les apports du début d’année sont toujours supérieurs à ceux des 5 premiers mois de 2010, même si les plus faibles débarquements d’avril et mai réduisent l’écart....

Avec un prix moyen en hausse de 4 %, le chiffre d’affaires de la filière est en hausse de 15 % par rapport à 2010. Les volumes retirés sont en forte baisse également, le taux de retrait et report est de 1,7 %, en recul, suite à la baisse des reports sur la coquille Saint Jacques et sur la sardine....

  • Une hausse des prix à la consommation entraînant un recul des achats de produits frais

Sur les 12 derniers mois la tendance est très nettement à une hausse du prix des produits frais, marché dirigé par le prix du saumon qui représente 20 % des achats en volume de poisson frais, et dont le prix est en hausse de 18 % à la consommation.

Cette hausse de prix sur le marché du frais entraîne un recul des achats des ménages sur quasiment toutes les espèces hormis sur le merlu et le lieu jaune dont les prix moyens ont augmenté de façon plus modérée (entre 1 et 2 % de croissance).

En revanche les achats de produits traiteur réfrigérés sont en nette croissance malgré l’augmentation du prix : les achats de saumon fumés sont en hausse de 5 % malgré une progression du prix du même ordre. Les volumes de surimi achetés continuent d’augmenter (+ 20 % sur les 12 derniers mois).

En revanche, la hausse du prix moyen des crevettes tropicales importées, entraîne une dé-consommation, sur segment qui suivait à long terme une tendance de forte croissance.

Concernant les produits surgelés, les achats sont en légère augmentation (5 % pour les poissons nature, et 1 % pour le traiteur), malgré une hausse des prix modérée (+ 2%). On peut imaginer que les consommateurs se replient sur les poissons surgelés, dont la hausse du prix est moindre que sur le marché du frais. Le marché de la conserve reste relativement constant.

Pour plus de renseignements, télécharger Note de conjoncture du 22 juin 2011

==== 28 juin 2011 ====

En France, la consommation de poisson fait mieux que résister à la crise économique !!!

Crise économique et comportements de consommation alimentaire des Français

Les Etudes de FranceAgriMer

Juin 2011

L’alimentation représente le deuxième poste de dépense des ménages français. C’est aussi un des postes sur lesquels les ménages touchés par la crise de 2008 ont le plus de facilité à réaliser des économies. Dans cette optique, ils adoptent des comportements d’achat plus rationnels, qui les conduisent à arbitrer entre enseignes, entre marques, entre conditionnement, mais aussi entre familles de produits (viande vs poissons, légumes vs féculents…) ou à l’intérieur de chaque famille de produits (viande rouge vs viande blanche, frais vs conserve...). La reprise de consommation alimentaire entrevue en 2010 reste fragile et l’on peut s’interroger sur la nature, l’intensité et la pérennité de ces substitutions et des transferts de consommation qui en résultent.

Évolution des dépenses alimentaires des Français depuis 1960

L’alimentation n’est plus la première dépense des ménages

L’alimentation, qui représentait près de 35 % des dépenses des ménages au début des années 60, en représente moins de 20 % en 2009. Il y a un demi-siècle l’alimentation était le premier poste des dépenses des Français, alors qu’aujourd’hui la principale charge financière incombant aux ménages et celle liée au logement (près de 26 % des dépenses). L’alimentation (y compris les boissons et la restauration hors domicile) reste toutefois le deuxième poste de dépenses des français…..

Impacts de la crise de 2008 sur la consommation des ménages

La crise financière de 2008 a été particulièrement ressentie, car elle survient après deux autres crises majeures (celle des valeurs technologiques au début des années 2000 et celle du renchérissement des matières, notamment alimentaires, en 2006).

FranceAgriMer a souhaité connaître l’impact de cet événement sur les comportements d’achats, notamment en matière d’approvisionnement alimentaire, des ménages touchés par la crise et ce, quelles que soient leurs catégories sociales ou économiques. À cette fin, une étude qualitative a été réalisée, début 2010, par le cabinet CCCM….

Évolution de la consommation alimentaire

Les achats de viandes, toutes espèces confondues, qui s’étaient stabilisés en 2007 subissent le contre coup de la crise et enregistrent une baisse en 2008 et 2009.

Les achats de poissons et crustacés semblent, tout au moins en volume, globalement peu affectés par la crise, avec des niveaux de consommation individuels en hausse de 1,8% et 2,4% pour 2008 et 2009, soit des taux de croissance supérieurs à ceux enregistrés avant la crise….

Mais FranceAgriMer ajoute en contradiction avec le tableau ci-dessus :

Les achats de produits de la mer résistent mal à la baisse de revenu des ménages, surtout pour le frais, souvent jugé cher et peu pratique. On enregistre des transferts d’achat, au détriment des espèces les plus chères (sole, thon...) et au profit de produits plus économiques (maquereau, sardine...), De même, la conserve et le congelé sont plébiscités par cette clientèle, au détriment des produits frais….

Pour télécharger le document cliquer FranceAgriMer

==== 27 juin 2011 ====

Deux nouveaux rapports confirment la nécessité d’une réforme de la politique de pêche de l’UE

The 2010 Annual Economic Report on the European Fishing Fleet

Flotte de pêche communautaire : Le rapport économique annuel 2010

Extrait du communiqué de presse :

Ce rapport donne à penser que la baisse des revenus et la hausse des prix du carburant survenues en 2008 ont eu une incidence majeure sur la rentabilité du secteur de pêche. La valeur ajoutée2 générée par ce dernier s'élevait à 2,1 milliards d'euros en 2008, soit environ 23 % de moins qu'en 2007. D'une manière générale, les bénéfices de la flotte ont reculé chaque année entre 2006 et 2008. Bien que la flotte de l'UE ait réalisé en 2008 un bénéfice global de 250 millions d'euros (environ 6 % du total des revenus), l'analyse par segment3 révèle qu'entre 2002 et 2008, 30 à 40 % des segments évalués ont enregistré en moyenne des pertes, ce qui signifie que la rentabilité du capital investi était insuffisante dans ces segments. Les données montrent que les navires utilisant des engins passifs (tels que les palangriers, les senneurs à senne coulissante, les fileyeurs et les navires posant des pièges et des casiers) ont en général enregistré de meilleurs résultats que ceux utilisant des engins actifs (tels que les chalutiers démersaux4, les chalutiers à perche et les navires équipés d'engins actifs polyvalents), certains types de navires, notamment les deux types de chalutiers précités, devant déployer des efforts considérables pour assurer leur rentabilité. Cette faible performance économique tient notamment à l'évolution médiocre des stocks halieutiques, à l'impact des prix du carburant et des poissons et à la surcapacité observée dans une partie de la flotte de l'UE…. Source : Europa

Pour télécharger le document, cliquer Commission Européenne

==== 25 juin 2011 ====

Le mareyage britannique en voie de concentration !

Selon une étude financière de Plimsoll, le secteur du mareyage au Royaume-Uni offre pour qui a les reins solides, de grandes opportunités de s’agrandir.

« Le marché du poisson est encore largement considéré comme l'un des secteurs les plus fragmentés au Royaume-Uni. Dans notre rapport, nous avons analysé 423 entreprises avec un chiffre d'affaires annuel de plus de £ 1 million et 91 d’entre elles sont prêtes à passer la main. Acheter une de ces entreprises représente une formidable opportunité pour une société de mareyage d'accroître sa part du marché. De toute façon, nous allons assister à une vague d'acquisitions dans les prochains mois. »

Selon David Pattison, responsable de l’étude, « nous avons identifié 45 entreprises qui ont une réserve de trésorerie importante (…). Ces entreprises de mareyage sont maintenant en position d'acquérir de grandes parts de marché à un coût très avantageux (…). Elles doivent être comme des enfants dans un magasin de bonbons à l'heure actuelle - tous leurs concurrents au bord de la faillite seront achetés pour une bouchée de pain. » Fishupdate : UK fish merchants' sector ripe for takeovers

==== 24 juin 2011 ====

Ma pauvre mer : Pollution accablante de la Méditerranée !!!

Pollutions en mer Méditerranée : ''un point de non-retour à l'échéance 2030''

Déchets plastiques et médicamenteux, urbanisation, pollutions agricoles et rejets d’hydrocarbures sont autant de sources de pollutions qui s'accroissent, alerte un rapport parlementaire qui fait 10 propositions pour enrayer la tendance d'ici 2030.

''La Méditerranée est dans une situation préoccupante. La communauté internationale doit réagir" pour enrayer la pollution sur tout le bassin à l'horizon 2030, a déclaré le sénateur PS de l'Aude Roland Courteau, en présentant mercredi 22 juin 2011 un rapport sur le sujet à la demande de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (OPECST). Pendant 18 mois, le rapporteur a auditionné deux cents scientifiques français et étrangers et visité plusieurs pays riverains du bassin (Grèce, Turquie, Malte, Tunisie, Libye..). La mer Méditerranée est ''un réservoir en matière de biodiversité'' qui abrite 7 à 8 % des espèces marines connues (12.000 espèces) pour ''seulement 0,3% du volume des eaux'' de la planète, a rappelé le rapporteur.

Mais de fortes pressions environnementales continuent de peser sur la Méditerranée qui fait face à plusieurs sources de pollution qui s'accroissent. Or cette mer ''semi-fermée met un siècle à se renouveler'' et ''concentre ces polluants'', a alerté devant la presse Roland Courteau. Des polluants qui ''s'attaquent aux biotopes'' et continuent de proliférer surtout dans les rives Sud. D'autant que ''plus de 80 % de la pollution maritime en Méditerranée provient des terres''.

Des PCB, POP ou métaux lourds…

… aux macrodéchets... Suite et source : Actu-Environnement

Rapport accablant sur les océans – qui est donc accablé ?

Les médias font-il partie des entités qui font perdre tout sens aux mots ? Depuis le temps que des rapports accablants se succèdent, par rapport à la destruction par le sommet de la société du futur de la vie et de l'avenir de la planète – nous ne voyons aucune de ces supposées élites en être si accablées. Au point de prendre, enfin, les solutions qui S'IMPOSENT…Ces rapports successifs accablent tous leurs méthodes, les solutions prises et tous les projets futurs. Quelle introuvable unanimité ailleurs !!! En conclusion de ces rapports accablants les soi –disant puissants (sur qui – qui élèvent –ils donc ? pour qui sont-ils bénéfiques ?) vont faire toujours pire. Toujours s'entêter dans ce ils vont "suicider" l'Humanité?

A ce point ?

Vérifiez plutôt. A peine savons-nous que les océans vont mal que la Commission européenne persiste à démunir les déjà démunis. Au lieu de répondre à la question qui démunit les démunis ils continuent à les dévaliser, carrément, du minimum VITAL (savent-ils encore le sens de ce mot ?). Suite et source : Le Post

==== 18 juin 2011 ====

La LPO se lance dans la promotion du poisson bio et MSC

La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) se lance dans la promotion du poisson écolabellisé : le poisson d’élevage Bio (AB) et le poisson "Pêche durable" (MSC), de la marque Food 4 Good ("Food For Good").

7 espèces Eco-certifiées

Une gamme de 7 espèces est proposée aux consommateurs, le Cabillaud de Norvège MSC*, le Saumon sauvage argenté de ligne d’Alaska MSC, le Merlu blanc du Cap MSC, le Colin-lieu (lieu noir) de mer du Nord MSC, le Saumon Bio élevé en mer d’Irlande, le Bar Bio élevé et la Daurade royale Bio élevés aux îles de Lerins (France).

Lire l’article sur le site de la LPO : Des produits de la mer éco-responsables

Ce bon coup de pub auprès des 45.000 membres de la LPO vaut bien les 0,10 € sur chaque portion de poisson vendue que verse la marque « Food 4 Good » à l’association de protection de la nature…

==== 17 juin 2011 ====

Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l'aquaculture : Premiers résultats

Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l'aquaculture - Résultats d'une phase de projet 1

European Market Observatory for fisheries and aquaculture products - Results of project phase 1

Cette étude a été réalisée par Cogea

Avril 2011

La création de l'observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l'aquaculture (EUMOFA) figure parmi les mesures proposées par la Commission en 2008 afin d'aider le secteur européen de la pêche à retrouver la stabilité économique en dépit de la forte hausse des prix pétroliers.

Situation actuelle

À l'issue d'un appel d'offres, la Commission européenne a confié aux consultants de COGEA la tâche d'effectuer les premières démarches en vue de la création de l'observatoire . Dresser tout d'abord l'inventaire des données disponibles dans tous les États membres, avant de concevoir l'observatoire et d'en assurer la mise en œuvre. La Commission tient à encourager les États membres et les acteurs concernés à coopérer étroitement à toutes les étapes du processus, afin d'en garantir la meilleure exécution. Le résultat de ce projet pilote est attendu pour la mi-2012.

La phase 1 a été réalisée en avril 2011 avec des résultats positifs qui sont une bonne base pour la poursuite du projet :

  • Identification des sources de données, nombreuses et fiables, permettant une bonne couverture du marché de l'UE, tout au long de la chaîne depuis la première vente jusqu’à la vente à la consommation, tout en tenant compte du contexte international.
  • Méthodologie combinant des indicateurs de prix hebdomadaires, les tendances du marché mensuelle et annuelle des données structurelles en vue de fournir en continu la mise à jour de l'information et la compréhension réelle de la situation du marché.
  • Soutient de tous les pays de l'UE avec le concours du secteur de la pêche et de l'aquaculture, avec un engagement à contribuer à l'Observatoire.
  • Fort intérêt des parties prenantes, notamment des pêcheurs et des aquaculteurs, du négoce, des associations de consommateurs et des ONG.

Pour télécharger les premiers résultats, cliquer DG Mare

L'Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l'aquaculture (EUMOFA)

L'organisation commune des marchés des produits de la pêche

Il est important pour le secteur européen de la pêche et de l'aquaculture d'avoir accès à des informations de qualité concernant le marché, car ce secteur, très fragmenté et diversifié, opère dans un contexte mondialisé. Afin de répondre aux besoins croissants en informations sur le marché, la Commission travaille à la création d'un Observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l'aquaculture.

La mission de cet observatoire est de donner aux acteurs du secteur de la pêche, aux administrations et aux chercheurs une meilleure vision des marchés internationaux et locaux de la pêche. L'observatoire analysera la façon dont les prix sont déterminés aux différentes étapes de la chaîne d'approvisionnement, de la criée aux étals des poissonneries. Ces données sont en grande partie déjà disponibles dans des systèmes d'information existants ou dans les informations exigées par la réglementation actuelle, telles que les notes de ventes . Les données seront harmonisées, analysées et présentées dans des graphiques, des tableaux et des analyses de marché ad hoc. Elles seront ensuite diffusées à l'intention des parties concernées et, le cas échéant, du grand public. Source : Commission européenne

==== 16 juin 2011 ====

L'industrie halio-alimentaire sans reproche donne sa leçon de la pêche durable !!!

Dans un communiqué, l'industrie halio-alimentaire communautaire demande l'ouverture des barrières douanières sur le poisson... Le libre échange des produits de la mer...

« Pour satisfaire les besoins alimentaires de l’UE, il faut faire davantage que simplement protéger le secteur de la capture »

Poursuivre l’approvisionnement en poisson de l’industrie de la transformation est vital pour l’ensemble de l’économie et nécessite une politique intégrée de la chaîne d’approvisionnement, écrivent Guus Pastoor et José Ángel Mozos, de l’AIPCE-CEP (l’association européenne des importateurs et industriels du poisson). Ils réclament l’obligation de plans de gestion à long terme et l’élimination des barrières commerciales pour le poisson en provenance des pays tiers.

Les membres de l’AIPCE-CEP (L’Association des Industries du Poisson et la Fédération des organisations nationales des importateurs et exportateurs de poisson de l’EU) sont des acteurs majeurs du marché de l’UE pour les produits de la pêche. L’industrie du poisson représente 130.000 salariés, 4.000 entreprises et une valeur de production d’environ 20 milliards d’euros. Elle se trouve principalement dans les zones côtières où elle contribue au maintien de leur activité économique. L’activité des importateurs et exportateurs de poisson et celle des entreprises de service associées à l’industrie de la transformation, contribuent également d’une façon significative à la création d’emplois et de richesses. Par conséquent, le fait d’assurer un approvisionnement adéquat de ces secteurs est vital pour la durabilité économique et sociale de l’économie au sens large..... Suite sur cfp-reformwatch.eu

En fin de communiqué, Guus Pastoor et José Ángel Mozos de l’AIPCE-CEP s'en prennent ouvertement aux pêcheurs européens se plaçant du côté consommateur dans la défense d'une pêche durable !!!

Maximiser la Valeur du pêcheur au Consommateur

La capture de poissons pour qui il n’y a pas de débouché, constitue le pire gaspillage des ressources. La PCP doit bien davantage prendre en compte les préoccupations des consommateurs en leur proposant un approvisionnement d’origine durable pour un tarif et une qualité requis par les clients, avec les volumes et la stabilité dont le marché a besoin. Cela nécessite de meilleures connexions et politiques intégrées tout au long de la chaîne d’approvisionnement, et de mettre clairement l’accent sur l’efficacité et la valeur ajoutée, à tous les stades du processus.

Cela impose également de mettre l’accent sur la nécessité d’assurer les futurs besoins en nourriture de l’UE (en termes de sécurité, de qualité, de valeur nutritive, d’accessibilité et de sécurité d’approvisionnement) plutôt que de se contenter de vouloir protéger un secteur de la pêche incapable de répondre à la demande des consommateurs de l’UE. Ainsi, les mesures voulant protéger les marchés de l’UE de la concurrence des pays tiers sont obsolètes et ne devraient plus faire partie de la politique de l’UE.

Principes de la PCP

Ils devraient s’appliquer à toutes les pêches dans les eaux de l’UE et au-delà. Ceci inclut la Méditerranée et tous les navires de l’UE pêchant dans les océans du monde.

Conclusion

La pêche est une source de protéines précieuse et renouvelable (faible teneur en carbone), de plus en plus importante pour l’UE et la sécurité alimentaire de la planète. L’objectif de la PCP devrait être de maximiser ce potentiel et de reconstituer les stocks pour satisfaire la demande du futur au lieu de gérer uniquement le statu quo.

Ceci exigera une approche intégrée regroupant la gestion de la pêche, la politique régissant les écosystèmes marins et les questions relatives à la chaîne d’approvisionnement. D’efficaces et rationnelles opérations économiques doivent également constituer des facteurs politiques clés afin de maximiser la valeur de cette ressource naturelle unique.

==== 11 juin 2011 ====

Dans Nature : Aux USA, les QITs en question !

La commission européenne a décidé de passer au régime des quotas individuels transférables (QIT) pour les bateaux de plus de 12 mètres et tous les arts traînants (drague, chalut) quelque soit la taille du navire...

Les étatsuniens qui ont une pratique de plusieurs années des QITs dans plusieurs zones de pêche, se posent beaucoup de questions à un moment où la NOAA, l’autorité des pêches aux USA, veut généraliser ce système de gestion à l’ensemble des pêcheries.

Lire l’article de Nature du 2 juin 2011 : Fisheries: What's the catch? (Pêche : Où est le piège ?)

Quelques enseignements à tirer de cet article :

  • disparition des plus petits pêcheurs avec une concentration des quotas « monopole »,
  • mise en place de pratiques originales comme la création de fonds communs pour l’achat de quotas qui sont ensuite rétrocédés aux plus petits pêcheurs,
  • la restauration d’une ressource n’est pas obligatoire après le passage au QIT, parfois c'est l'inverse !!!
  • la restauration d’une espèce est complexe, elle est parfois impossible puisque les équilibres entre les espèces ont été modifiées…

==== 10 juin 2011 ====

Quand la plaisance veut étouffer la pêche….

Nice. Projet de port : le « non » des pêcheurs du Cros (Nice Matin)

En début de semaine, les pêcheurs du Cros ont délaissé pointus et filets pour manifester leur opposition à un projet de port de plaisance. La fin, selon eux, de leur activité.

« On va mourir ». Les pêcheurs du Cros sont opposés au projet de port intercommunal sur Cagnes et Saint-Laurent.

« Non au port de croisière », clamait lundi une grande banderole sur la façade de la Maison de la mer où le sénateur-maire Louis Nègre était venu présenter le projet de requalification des ruelles du Cros. Les pêcheurs ont également demandé aux passants de se prononcer sur le projet. Le document, sorte de sondage-pétition, a déjà recueilli près de 300 signatures.

Le message est clair : pour les pêcheurs « le port de croisière intercommunal prévu par la communauté urbaine Nice-Côte d'Azur (NCA) et l'OIN Ecovallée, et qui figure dans le PLU de Cagnes-sur-Mer est totalement incompatible avec l'activité de pêche qui devra disparaître. Le PLU reconnaît que la construction et l'exploitation de ce port auront un impact important sur les fonds marins, la faune et la flore, les espèces protégées et la qualité des eaux de baignade du littoral cagnois (...). Avec leur outil de travail, les pêcheurs du Cros défendent la qualité de vie et le patrimoine maritime et urbain du littoral Cagnois ».

Le document sera remis au maire et à NCA.

« Le nouveau port va prendre 28 hectares sur le domaine public maritime. On va nous prendre tout le plateau où l'on travaille », se désole Antoine Saïssy, premier prud'homme et président du syndicat des pêcheurs du Cros-de-Cagnes.

« 2 000 m2 d'espèces protégées »

« On se bat pour garder nos deux quais de pêche », ajoute-t-il. « En plus, il y aura des bateaux de croisière. C'est écrit noir sur blanc dans le projet de Plan Local d'Urbanisme. Déjà qu'on ne pourra plus travailler en zone 2 AUP. Où pourra-t-on le faire ? ».

« Il y a 2 000 m2 d'espèces protégées. Il n'y a pas que les fameuses cymodocées(2). En plus, une étude dit que les herbiers sont déjà ''relativement dégradés''. Donc en danger. Il est urgent de les protéger ».

Il n'y a plus que dix pêcheurs au Cros. Mais « ils sont de qualité », précise Antoine Saissy. Et ils sont bien décidés à agir. « Nous n'étions pas informés. Nous sommes allés crier notre désespérance aux Affaires maritimes. Nous sommes ceux qui connaissent le mieux le terrain. Nous voulons une réunion sur le terrain. Nous avons déjà commencé une action devant le tribunal administratif depuis un mois et demi. On va déposer des remarques sur le registre d'enquête publique du PLU ».

Une journée grand public, le 19 juin....

Selon Nicolas Bernard, chercheur à l'UBO, les ports de plaisance doivent s'adapter, afin d'accueillir une clientèle plus exigeante.....

À quand remonte l'explosion de la plaisance ? À partir des années 70. En 1950, on comptait 25.000 bateaux immatriculés en France. En 1990, 775.000. Aujourd'hui, on en dénombre 860.000, voile et moteur confondus. Mais seulement un peu plus de la moitié est utilisé.

Y a-t-il assez de ports pour les accueillir ? Il existe 370 ports de plaisance en France, offrant 164.000 places à flot. Le déficit estimé de places s'élève à environ 50.000. Source : Nautisme. La mutation des ports de plaisance (Le Télégramme)

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Politique commune de la pêche : Contrôle des pêches

« La réforme du contrôle des pêches est arrivée à sa concrétisation: un nouveau règlement vient d’être adopté, définissant les modalités complètes et détaillées de l’application de certaines dispositions du règlement.

Contrôle de base. Avec ces dispositions le nouveau règlement est pleinement applicable. Les éléments pour développer et mettre en œuvre une culture de respect effectif des règles sont en place. Ils assureront un contrôle efficace, véritable clef de voûte d’un système de gestion des pêches visant la durabilité de la ressource et la prospérité du secteur, et garantiront que les règles sont appliquées de la même façon à tous les opérateurs dans toutes les eaux de l’Union européenne. » Source : Dossier « des outils modernes pour un contrôle efficace » de Pêche et Aquaculture en Europe / N°51 mai 2011 (Commission Européenne)

Contrôle des pêches mis en pratique en France (relaté dans un bon article de Mer et Marine)

Gendarmerie maritime et pêche professionnelle (Mer et marine)

Deuxième volet du reportage avec la Gendarmerie maritime de Brest. Après la pêche de plaisance la semaine dernière, François Didierjean embarque aujourd'hui avec les hommes de la vedette Penfeld pour une mission de surveillance et de contrôle des pêcheurs professionnels. Le littoral Breton est caractérisé par une répartition continue et dense de prés de 150 «sites officiels» de débarquement de poissons et crustacés dont quinze sont équipés d'une halle à marée. Pour contrôler cette activité, la Gendarmerie déploie en Bretagne quatre des 24 Vedettes Côtières de Surveillance Maritime (VCSM) : La Trieux à Saint-Malo, l'Elorn à Concarneau, ainsi que la Penfeld et l'Aber Wrach à Brest.

Le contrôle des pêches

Les 12 cylindres en V diésel des deux moteurs nous amènent à une vitesse de transit de 18 noeuds à Tréguier (Côte d'Armor). Entre deux quarts, Eric Laheurte, commandant de la Penfeld, m'explique les spécificités halieutiques de la région Bretonne. Si le binôme «baudroie-langoustine» domine sur la côte sud, coquilles Saint-Jacques, baudroies, bars et praires se partagent majoritairement l'activité de la côte nord. Aux nombreuses conventions nationales et internationales qui règlementent la pêche, s'ajoute la «locale». Différente selon les secteurs maritimes du littoral Breton, élaborée par les pêcheurs du coin, elle est validée par la préfecture de région. Il est donc important de savoir où se situe l'infraction afin de définir son cadre juridique.

Croisant notre route, un fileyeur-caseyeur sera le premier contrôlé. Entrer en relation avec un pêcheur en activité demande tact, fermeté, écoute et diplomatie. Celui-ci sait qu'il va être contrôlé et qu'il devra nous consacrer de son temps dont il n'est pas avare ce jour !!! Notre professionnel nous commente largement la toute récente réglementation européenne (avril 2011) qui a pour volonté d'assurer le renouvellement des stocks de poissons. Ces dernières mesures parachèvent la réforme du contrôle des pêches adoptée en 2008….

Une nouvelle réglementation européenne

Instituant un régime communautaire de contrôle, le but de ce règlement est d'assurer le respect des règles de la politique commune de la pêche (72% des stocks halieutiques sont en état de surexploitation, la pêche illégale représente plus de 20% des prises). Pour tout navire européen ou de pays tiers naviguant dans les eaux européennes, l'ultime sanction est le retrait de la licence de pêche. Les principales infractions pénalisées concernent la déclaration préalable de la pêche, la taille de poissons, les engins de pêche, les zones de pêche.

Un permis à points

Le pêcheur «interviewé» a longuement disserté sur le fameux permis à points opérationnel dès le 1er janvier 2012 pour les bateaux de plus de 12 mètres et les amendes prévues (de 5 à 8 fois la valeur des prises en cas de récidive). A la différence des automobilistes qui détiennent un capital de points et s'en voient supprimer, dans la pêche celui qui n'a pas commis de fautes n'a pas de points. Un barème fixé au niveau communautaire détaille les infractions graves :

  • 3 points : manquement aux obligations d'enregistrement et de déclaration des données relatives aux captures.
  • 5 points : embarquement, transbordement ou débarquement de poissons n'ayant pas la taille requise.
  • 7 points : utilisation d'un navire de pêche n'ayant pas de nationalité...

A partir de 18 points, la licence de pêche communautaire est suspendue 2 mois. A 90 points, elle sera retirée et dans ce cas le propriétaire obligé de faire une nouvelle demande de licence.

Les solutions pour repartir à zéro : trois ans sans infraction ou l'inscription à une démarche d'effacement comme participer volontairement à une campagne scientifique pour l'amélioration de la sélectivité des engins de pêche.

La fiche interministérielle de contrôle «mer»

Cancer pagurus (a) et Homarus gammarus (b)

Les exigences d'une mer sous contrôle...

==== 3 juin 2011 ====

Espagne : Quand la consommation de poisson va bien, Findus revient…

En Espagne, 11% des dépenses alimentaires des ménages sont consacrées aux poissons et autres produits de la mer. Ce qui représente un chiffre d'affaires de 7,6 milliards d’euros. Avec une part de marché de 17%, le merlu reste le poisson frais le plus vendu mais des produits issus de pays émergents gagnent du terrain comme le panga et la perche.

La consommation de produits halieutiques a augmenté de 70% au cours de la dernière décennie pour une hausse de 10% des poissons congelés. Source : El 11% del gasto en alimentación de los españoles va a productos del mar (Agrocope)

Pour soutenir la filière, José Antonio de la Cal-Breton, nouveau président de l’AECOC (association de transformateurs et de distributeurs), a recommandé de manger 4 fois du poisson par semaine, lors du dernier congrès de l’organisation à Vigo.

Au même moment, le groupe Findus, leader dans les produits de la mer en Europe, révélait sa stratégie de développement en Espagne et la reprise en main des produits de la marque Findus que la multinationale avait cédé depuis 2005 à Ardo. Dans le même temps, le groupe Findus, va faire l'acquisition de Frudesa, une marque de légumes surgelés, et de Salto, une marque de plats cuisinés de Bonduelle. L’objectif est devenir le n°1 du congelé sur le marché espagnol. Source :Findus Group launches Spanish growth strategy (Fishnewseu)

==== 1 juin 2011 ====

Ecolabel : Food & Water Europe pour des règles normalisées au niveau international

Ecolabel : Food & Water Europe (1) plaide en faveur de règles normalisées au niveau international

Acheter du poisson « durable » n’est pas chose aisée et le consommateur européen qui s‘engagerait dans cette voie est confronté à une multitude de systèmes de certificats privés. Pour tenter d’y voir plus clair, l’organisation Food & Water Europe a publié, le 5 mai 2011, un rapport et un guide sur l’achat de produits de la mer « De-Coding Seafood Eco-labels : Why we need public standards ». Des avancées sont en gestation côté européen : des dispositions en la matière devraient être incluses dans les propositions de réforme de la politique commune de pêche (PCP).

L’organisation procède à une analyse critique de ces programmes et des critères d’évaluation appliqués y compris ceux du Marine Stewardship Council (MSC), de Global Aquaculture Alliance (GAA) et de Friend of the Sea (FOS), et constate que le manque de normes d’étiquetages officielles a permis à des écolabels privés de capturer d’importantes parts de marché tout en ne fournissant pas d’indications précises permettant au consommateur de faire des choix « durables ». L’ONG relève notamment, des lacunes en ce qui concerne les exigences en terme de respect des normes environnementales, de la responsabilité sociale, des règlementations du travail, du droit international et de transparence.

Food & Water Europe plaide donc en faveur de règles normalisées au niveau international. Une demande qui pourrait être, au moins en partie, rencontrée au niveau européen. S’il n’est pas question de créer un écolabel européen pour les produits de la pêche, on confirme de source proche de la Commission qu’il y aura bien, dans la proposition de réforme de la politique commune de pêche qu’elle devrait présenter le 13 juillet prochain, des dispositions relatives à l’étiquetage des produits. Source : Des normes d’étiquetage des produits de la mer dans la PCP (Europolitique)

(1) Food & Water Europe est la base avancée européenne de l'association de consommateurs étatsunienne Food & Water Watch (FWW)

Pour télécharger le guide, cliquer : « De-Coding Seafood Eco-labels : Why we need public standards »

==== 31 mai 2011 ====

Crevettes et pétoncles latinos moins coûteux pour les importateurs européens !!!

Le Pérou, la Colombie et l'UE ont officiellement signé un accord de libre-échange (ALE). « Les produits péruviens qui sortiront gagnants dans le cadre de l'accord de libre-échange avec l'UE sont sans aucun doute ceux appartenant au secteur de l'agriculture et de la pêche », selon le vice-ministre du Commerce extérieur du Pérou.

Les droits de douane sur les produits de la pêche originaires du Pérou (comme les pétoncles «Argopecten purpuratus » et céphalopodes) et de la Colombie (crevettes d'élevage), qui sont actuellement, en moyenne, de 12 %, seront éliminés entièrement à la date d'entrée en vigueur de l'accord.

« Compte tenu de la taille relative des économies [péruviennes et colombiennes], l'impact économique et social de l'accord commercial proposé en Colombie et au Pérou surpassera de loin – en termes relatifs – les bénéfices générés pour l'UE. Selon une étude indépendante, cet accord pourrait à terme augmenter le PIB colombien de 1,3 % et le PIB péruvien de 0,7 % […]. Ces gains considérables entraîneront de nouvelles opportunités pour les exportateurs andins par l'élimination immédiate de tous les tarifs douaniers de l'UE sur les produits industriels et de pêche, à compter de la date d'entrée en vigueur de l'accord, ce qui va encourager ces pays à capturer une plus grande part de la valeur ajoutée, en bénéficiant d'un marché européen de quelques 500 millions de consommateurs totalement ouvert. » Source : Signature par l'UE, la Colombie et le Pérou d’un accord de libre-échange axé principalement sur la pêche (CTA/Agritrade)

Présentation de la production des pétoncles au Pérou (ou Concha de Abanico « Argopecten purpuratus »), cliquer : Perfil del Mercado y Competitividad Exportadora de la Concha de Abanico

L'impact des accords de partenariat économique (APE) sur le développement

Résolution du Parlement européen du 5 février 2009 sur l'impact des accords de partenariat économique (APE) sur le développement (2008/2170(INI)

Le Parlement Européen…

Souligne que les APE sont un instrument de développement qui devrait refléter à la fois les intérêts et les besoins nationaux et régionaux des pays ACP aux fins de la réduction de la pauvreté, de la réalisation des OMD et du respect des droits de l'homme fondamentaux, tels que le droit à l'alimentation ou le droit d'accès aux services publics de base;

Considère que tout accord commercial conclu entre des pays ACP et l'Union ayant un impact sur les moyens de subsistance de la population, devrait être le résultat d'un débat public ouvert, avec la pleine participation des parlements nationaux des pays ACP;… Pour accéder à l’intégralité de la Résolution, cliquer : Journal Officiel de l’union Européenne du 13 mars 2010

==== 30 mai 2011 ====

Slow Fish 2011 : Damanaki / Pétrini : « La Pêche illicite est criminelle »

La pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn) est injuste et criminelle, a annoncé vendredi à Gênes (Italie) Carlo Pétrini, président de Slow Food International. Il s’exprimait à l’ouverture de la 5e édition de Slow Fish (27 - 30 mai), une rencontre biennale internationale dédiée aux poissons, aux pêcheurs et aux acteurs de la mer. « La pêche illégale est criminelle. »

« Nous rendons ici hommage à Mme Maria Damanaki, commissaire européenne pour la pêche venue nous parler de cette situation dangereuse », a dit M. Pétrini pour qui Mme Damanaki doit gagner la bataille contre la pêche illicite qu’elle mène à Bruxelles.

En effet, dans une déclaration faite à l’ouverture de ce salon international Slow Fish, la commissaire européenne pour la pêche avait souligné l’importance du poisson dans l’alimentation humaine et notamment des Européens. « C’est une ressource qu’on doit protéger pour les générations futures », a-t-elle souligné, ajoutant que la protection de la biodiversité figure également parmi les « priorités importantes ». Mme Damanaki a, à cet effet, appelé le public nombreux de Slow Fish à soutenir les réformes de la politique européenne en matière de pêche illicite.

A cette grande rencontre, l’écologiste sénégalais Aly Haïdar figure parmi les invités. Il interviendra au panel organisé ce samedi sur le thème : ‘Pêcher en Afrique, problématique sociale et sanitaire’. Walf.sn : Carlo Pétrini (Président de Slow Food International) : ‘La pêche illicite est criminelle’

Pour plus d'informations sur Slow Fish 2011, cliquer Ici

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Appel aux pêcheurs de bars dans le cadre de la campagne de marquage...

La campagne de marquage de bars en mer d’Iroise a livré ses premières informations sur le poisson. Mais les pêcheurs sont invités à participer plus activement à cette étude scientifique....

98 poissons ont été marqués l’été dernier. 8 ont été capturés depuis mais sur ces 8 seules deux étaient encore équipés de leurs balises. Pour que cette expérience soit efficace, les pêcheurs amateurs ou professionnels doivent retourner le poisson entier à l’Ifremer ou au parc naturel marin de l’Iroise. Les poissons sont facilement identifiables : ils portent une marque rouge sur leur nageoire dorsale. A chaque retour, une récompense de 100 euros est versée. A l’intérieur de l’abdomen des poissons, deux types de balises. L’une est capable d’envoyer ses informations en temps réel, l’autre les enregistre et les scientifiques ne peuvent les lire qu’après la capture d’un bar. La première marque a été retrouvée sur la plage d’Omaha Beach par un promeneur : le poisson a été pêché et vidé et c’est miraculeux que la marque se soit échouée sur le sable. La deuxième a été renvoyée par un importateur suisse sur un poisson acheté à mareyeur de l’Ile d’Yeu. On a pu reconstituer le trajet de ces deux poissons : ils ont très vite quitté la zone où ils ont été relâchés après avoir été marqué. Ils s’alimentent aussi bien en Manche que dans le golfe de Gascogne. Le suivi acoustique des autres poissons a confirmé que la mer d’Iroise est une zone essentielle pour l’espèce. Le bar est capable de nager plus de dix kilomètres en une journée, généralement près de la surface même s’il plonge régulièrement : on a observé une profondeur de 84 mètre. L’expérience continue.... Source : Nathalie Fontrel de France Info

Campagne de marquage de bars en mer d’Iroise : premier bilan

L’Ifremer et le Parc naturel marin d’Iroise ont mené, en août et septembre 2010, une campagne de marquage de bars, afin de mieux connaître cette espèce et de comprendre les déplacements individuels du bar et les échanges entre populations, notamment celles de la Manche et du golfe de Gascogne. Deux types de marquage électronique ont été testés lors des opérations conduites : le marquage acoustique et le marquage archive, premières expériences de ce genre en France sur cette espèce dans son milieu.

Des marques ont d’ores et déjà été récupérées (à Omaha beach en Basse-Normandie et dans le golfe de Gascogne) et des résultats inédits obtenus. Ils montrent que la mer d’Iroise est un habitat essentiel pour le bar : des adultes peuvent y séjourner plusieurs mois. Des migrations sont également observées tant vers les frayères du nord (Manche) que du sud (golfe de Gascogne).

De nouvelles captures sont attendues notamment lors de la saison estivale à venir. L'Ifremer et le Parc marin appellent pêcheurs professionnels et de loisir à ramener les poissons marqués, et ce sans limitation de durée. En effet, plus les marques récupérées sont anciennes, plus l’intérêt des informations recueillies est grand. L’étude se poursuit donc en 2011 et des opérations de marquage seront reconduites à l’automne prochain. À plus long terme, l’extension géographique du projet est envisagée.

Le Parc naturel marin d’Iroise a pour mission de contribuer à une meilleure gestion des stocks emblématiques présents dans ses eaux, comme le bar (Dicentrarchus labrax). L'Ifremer est en charge, pour la France, de l'évaluation des stocks de bars suivis au niveau européen (CIEM – Conseil International pour l’Exploration de la Mer). La structuration spatio-temporelle des populations de bar fait partie des mystères qui subsistent autour de cette espèce emblématique. Ces campagnes de marquage participeront à terme à une meilleure compréhension du cycle de vie du bar, un véritable défi pour la recherche scientifique ! Suite du rapport Ifremer....

==== 27 mai 2011 ====

Consultation publique sur les possibilités de pêche 2012

Du 25.05.2011 au 20.07.2011

Les citoyens européens, le Parlement européen, les États membres, les conseils consultatifs régionaux (CCR) et le comité consultatif de la pêche et de l'aquaculture (CCPA) sont à présent invités à faire parvenir leurs observations et à débattre de la méthode de travail présentée dans la communication sur le site internet de la Commission. La consultation sera ouverte jusqu'au 1er septembre 2011. Les projets seront également débattus entre les ministres lors du conseil «pêche» du 28 juin.

Objectif de la consultation : Permettre à tous les citoyens européens d'exprimer une opinion sur la façon dont les niveaux d'effort de pêche et les quotas de pêche sont fixés en matière d'avis scientifiques sur la pêche durable. Cliquer La consultation publique

Pour se faire une idée de la pêche communautaire, la commission nous donne sa version catastrophique et les solutions draconiennes à mettre en place dans le rapport synthétique : Communication de la Commission relative à une consultation portant sur les possibilités de pêche

Possibilités de pêche dans les eaux UE en 2012 : atteindre une réduction équilibrée de la surpêche

C'est aujourd'hui (25 mai 2011) que la Commission européenne publie son rapport sur les progrès réalisés ces dernières années en matière de politique commune de la pêche, dans lequel elle présente ses propositions en ce qui concerne les possibilités de pêche dans les eaux de l'UE en 2012. Dans ce document, la Commission précise de quelle manière elle entend utiliser les avis scientifiques qu'elle aura reçus concernant l’état des ressources halieutiques pour proposer des limites de capture et des quotas pour l'année prochaine. Les chiffres les plus récents montrent que l'état des stocks halieutiques dans les eaux européennes s'améliore lentement, mais on ne dispose pas encore de suffisamment de données scientifiques pour la majorité des stocks, principalement en raison des déclarations inadéquates des États membres. La Commission aura dès lors recours à une nouvelle méthode pour établir les limites de capture, notamment en abaissant les niveaux dans les cas où les données sont insuffisantes. Les idées de la Commission seront soumises à une large consultation qui se déroulera durant l'été et dont les résultats viendront compléter ses propositions en matière de possibilités de pêche pour l'année prochaine, en vue de leur adoption cet automne.

Mme Maria Damanaki, commissaire européenne chargée des affaires maritimes et de la pêche, a souligné qu'elle comptait assortir les propositions en matière de possibilités de pêche d'un nouveau principe de prudence: en ce qui concerne les stocks de poisson pour lesquels on dispose d'un avis scientifique, les propositions de la Commission suivront cet avis de près. Dans les cas où les données scientifiques seront insuffisantes, la Commission proposera systématiquement de réduire les captures. Cette méthode devrait progressivement éliminer la surpêche et améliorer la collecte des données et les déclarations effectuées par les États membres. La commissaire a déclaré: «Afin d'éliminer progressivement la surpêche, il est impératif de gérer les stocks halieutiques de manière à leur permettre de se reconstituer et d'offrir un rendement optimal à long terme. Cela permettra d'améliorer l'état des stocks halieutiques d'Europe, de réduire l'incidence de la pêche sur l'environnement et d'augmenter la rentabilité économique du secteur de la pêche européen.»

Cette manière d'exploiter les stocks dans les limites du «rendement maximal durable» apportera des avantages appréciables et se traduira par le passage d'une pêche intensive pratiquée sur des ressources rares à une pêche non dommageable pratiquée sur des populations plus abondantes.... Suite : Possibilités de pêche dans les eaux UE en 2012: atteindre une réduction équilibrée de la surpêche

==== 26 mai 2011 ====

Réserves marines : « Trop, c’est trop » selon les pêcheurs britanniques !

Alors que les gouvernements écossais et britannique ont programmé un réseau très dense d’aires marines protégées autour du Royaume-Uni, les pêcheurs montent au créneau avec « MPA Fishing Coalition », la coalition de la pêche sur les aires marines protégées.

Communiqué de l’organisation professionnelle NFFO : “MPA Coalition warns that MCZ Process has reached “Critical Stage” “Time for the Industry to pull together”

Les pêcheurs britanniques ne croient pas du tout que les réserves marines vont leur profiter. Au contraire, elles annoncent la fin de leurs métiers… Ils se mettent en opposition à toutes les annonces qui vantent les mérites des AMP comme celle-ci :

Ecosse : les réserves marines profitent à la biodiversité comme aux pêcheurs

En Ecosse, la mise en place d’une réserve maritime en 2008 a vu le retour de nombreuses espèces d’algues favorisant la biodiversité et de pétoncles, espèce proche de la coquille Saint-Jacques à forte valeur commerciale. Cette réserve a pour objectif de permettre aux écosystème naturels de se reconstituer en y interdisant toute activité de pêche ou d’extraction.

Publiés dans la revue Marine Biology, les résultats montrent qu’à l’intérieur de la réserve, l’abondance de pétoncle est beaucoup plus importante qu’autour, les individus y étant également plus gros et plus âgés. Au fur et à mesure que les stocks se forment dans les réserves, les pétoncles colonisent les zones aux alentours où la pêche est autorisée, créant ainsi une nouvelle ressource pour les pêcheurs.

Ces résultats qui illustrent les liens positifs entre protection de la biodiversité et économie, confortent les gouvernements écossais et britanniques qui ont récemment décidé la mise en place d’un réseau d’aires marines protégées autour du Royaume-Uni. Source : Gondwana

==== 24 mai 2011 ====

Japon : Economie à genou, thon rouge toujours de bon goût

En ce début de campagne du thon rouge en Méditerranée, certains spécialistes pensaient qu’après les catastrophes japonaises, l’économie nippone à genou, le marché du thon rouge fléchirait. Pas du tout…

Les exportateurs australiens de thon rouge du sud (Pacifique) prévoient une augmentation des exportations vers le japon ces prochains mois…Japan in need of more Aussie tuna (ABC)

Plusieurs explications : Destruction d’une partie de la flotte thonière et surtout destruction des stocks dans la région du Nord-Est…. Il y avait probablement du thon rouge dans les 84.000 tonnes de poissons en putréfaction dans les chambres froides et autres congélateurs des ports de pêche détruits de Kesenuma, Ishinomaki,...

Se débarrasser au plus vite des 84.000 tonnes de poisson pourri en putréfaction

Entrepôts, congélateurs et autres chambres froides ont été particulièrement touchés par le séisme et le tsunami. Electricité coupée, le froid ambiant maintenait les produits de la mer dans un relatif bon état de conservation. Mais avec le retour des beaux jours, la température augmente, il est urgent de se débarrasser du poisson et autres produits de la mer en putréfaction… 84.000 tonnes ! Source : Post-Quake Disposal Of Rice, Seafood Bogged Down

------ 20 mai 2011 ------

FishPopTrace lutte contre les falsifications d’identité

Un constat : une proportion très importante des poissons est présentée sur les étals sous une fausse identité... Pour différentes raisons : prix, disponibilité, pêche illégale,....

Solution : FishPopTrace, la police criminelle du poisson

Etiquetage mensonger des poissons vendus sur nos étals

Une étude menée dans les magasins et les supermarchés de Dublin, en Irlande, révèle qu’un quart des poissons vendus sous l’appellation de morue ou d’églefin n’en sont pas.

Afin de procéder à l’identification des espèces des poissons vendus dans les « fish and chip », les poissonneries et les supermarchés de 10 banlieues de Dublin, ces travaux ont recouru à la technique du code-barre ADN. On a ainsi pu extraire des tissus de morue et d'églefin fumés, frits, en beignets, frais et congelés, et comparer les séquences des gènes avec celles de plusieurs bases de données.

Au final, 39 des 156 produits vendus sous l'étiquette « morue » ou « églefin » étaient, en réalité, issus d'autres espèces. Pour les seuls poissons fumés, la proportion d'étiquetage erroné a représenté 28 échantillons sur 34, soit plus de 80 %. Environ un quart des échantillons de morue étaient vendus sous l'étiquette d'églefin (et réciproquement), de goberge (colin d'Alaska), de merlu blanc ou de morue bleue. On a, par ailleurs, constaté des cas où la morue du Pacifique était commercialisée sous l'étiquette de morue de l'Atlantique.....

Pour le Dr Stefano Mariani de l'University College Dublin, co-auteur de l’étude, la traçabilité des stocks de poissons relève également du droit fondamental du consommateur à savoir ce qu’il achète : « Le consommateur doit pouvoir acheter en sachant qu'il obtient bien ce pour quoi il paie, surtout lorsque le produit est vendu dans l'UE où de nombreuses réglementations d'étiquetage et de suivi sont déjà en place. » Point positif tout de même, il ajoute que la traçabilité des stocks des poissons deviendra plus abordable et disponible grâce aux progrès rapides en bioinformatique.

« On peut espérer que ceci facilitera le bon étiquetage des poissons et encouragera la transparence dans le secteur », conclut le Dr Mariani. « En retrouvant la confiance envers les détaillants et les décideurs politiques, le secteur de la pêche peut devenir une activité durable à l'échelle mondiale. » Source : Univers Nature

Fishpoptrace, la police criminelle du poisson

Les nouvelles technologies basées sur la biologie moléculaire, la génétique, la microchimie et la criminalistique offrent d’importantes possibilités d’applications variées liées à la gestion des pêcheries et à la conservation des ressources. Toutefois, il manque toujours une approche compatible au transfert de ces nouvelles technologies à ces applications. D’importants enjeux liés aux pêcheries peuvent être abordés par les méthodologies émanant de FishPopTrace, notamment l’évaluation, la modélisation et la surveillance de :

  • la biodiversité,
  • les aires marines protégées,
  • l’aquaculture,
  • l’estimation des stocks,
  • l’augmentation des stocks d’origine marine,
  • la détection des poissons génétiquement modifiés

Une nouvelle méthode permettrait d'identifier l'origine des poissons et de réduire l'activité illégale...

Colin, cabillaud, sole ou hareng soumis à des tests ADN: l’idée du consortium de scientifiques, nommée FishPopTrace, pourrait être une solution à la pêche illégale. En reconstituant le patrimoine génétique des poissons selon leur habitat naturel, les quinze scientifiques qui ont travaillé sur le projet assurent qu’il serait maintenant possible de connaître la provenance exacte d’un poisson par un simple test ADN, rapporte le New Scientist. Une méthode qui pourrait empêcher la revente de poissons pêchés dans les zones fermées à la pêche ou hors quotas.

Les résultats des travaux du consortium ont été présentés à Bruxelles mercredi, après trois années de séquençage du génome des poissons. Le cabillaud et le hareng d’Atlantique, le colin européen ou encore la sole commune ont été étudiés par les chercheurs pour identifier les centaines de variations de leur ADN dues à leur milieu naturel. Dans une même espèce, des différences infimes dans le patrimoine génétique permettraient de connaître le groupe d’origine des poissons.

Un outil de dissuasion de la pêche illégale

«L’identification des espèces et des zones de pêche est la base des programmes de pêche durable», explique Blake Lee-Harwood, membre de l’ONG Sustainable fisheries partnership.Grâce au système FishPopTrace, une simple puce permettrait de rechercher les caractéristiques marquant l’origine des poissons. Simple et efficace contre la fraude selon Jann Martinsohn, de la Commission européenne: «Les pêcheurs se demandent parfois si ça vaut la peine de se soumettre à des règles qui vont les désavantager par rapport à ceux qui ne les respectent pas. Cet outil sera très efficace pour les en dissuader.».... Audrey Chauvet de 20 Minutes

Documentation sur FishPopTrace, cliquer Ici

------ 19 mai 2011 ------

Réforme de la PCP : un projet de liquidation de la pêche artisanale ?

La réforme de la PCP s’appuie sur une analyse simple sinon simpliste de la crise de la pêche : la surcapacité est à l’origine de la surexploitation et de la crise des ressources. Les conséquences à en tirer sont simples : il faut réduire par deux ou trois le nombre de bateaux.

Pour y arriver, la Commission propose un moyen radical, avec l’appui de la majorité des scientifiques, de nombreuses ONG et de groupes industriels puissants : la généralisation des QIT (quotas individuels transférables) et une privatisation des ressources.

Cette méthode aura l’avantage de ne rien coûter, il suffira de fixer des TAC et quotas très bas dans un premier temps pour qu’une grande partie des entreprises les plus faibles - les artisans - vendent leurs quotas à des entreprises qui concentreront progressivement les droits de pêche et bénéficieront ensuite d’une rente confortable.

Pour faire passer cette réforme radicale, la Commission affiche sa volonté de défendre la pêche côtière artisanale, et ceci constitue un point positif, en la faisant échapper au système des QIT. Mais la définition de la pêche artisanale est simplificatrice et en contradiction avec la complexité de la réalité. En limitant le secteur artisan aux bateaux de moins de 12 m et en excluant les arts traînants (dragues et chaluts), la réforme va aboutir au résultat absurde d’une concentration de l’effort de pêche sur la bande côtière et sur des métiers comme le filet, sans tenir compte de la diversité des écosystèmes, des espèces, des savoirs locaux. Cette mesure revient aussi à nier totalement les capacités de gestion des dragueurs ou des chalutiers, alors que l’exemple de la coquille St Jacques en Bretagne fait partie des exemples de réussite de gestion. Une telle mesure fera passer des secteurs essentiels de la pêche bretonne dans le domaine industriel. Par cette proposition, la Commission favorise en fait le renforcement du secteur industriel qui remet en cause le rôle d’une pêche artisanale diversifiée dans le développement des territoires. Suite de l'article d'Alain le Sann….

------ 18 mai 2011 ------

Les QITs, fatals pour la pêche écossaise

Pour Angus MacNeil, député du Parti national écossais (SNP), les quotas individuels transférables conduiraient à une mort en douceur du secteur de la pêche en Ecosse…

M. MacNeil a dit :

« La politique commune de la pêche a été tournée en dérision dans la Chambre des communes en raison de ses effets désastreux sur les poissons et la pêche. » « Maintenant, la Commission européenne franchit une nouvelle étape avec cette idée de quotas individuels transférables. Cette politique, comme tant d'autres, est mal pensée. Il pourrait signifier la mort en douceur de la pêche écossaise. »

« Comme je l'ai dit dans la Chambre des communes, les QITs favorisent le transfert des droits de pêche vers la grande industrie. » Fishnewseu : ITQ plan could deal fatal blow to Scottish fishing

------ 17 mai 2011 ------

Afrique/UE : Des accords de pêche pour des intérêts bilatéraux très privés !!!

Au moment où le Sénégal prie ses morts en souvenir des drames (maritimes) de l’émigration clandestine, la France, l’Espagne et le Portugal font pression sur la commission européenne pour renouveler et même étendre les accords de pêche avec les pays africains…

Dans la banlieue de Dakar, Thiaroye-sur-Mer a perdu un grand nombre de ses « Enfants », 220 morts et 640 portés disparus, des hommes et des femmes partis avec l’espoir de rejoindre l’Europe, des naufragés sur des pirogues de pêche devenues pour beaucoup la seule voie d'une vie meilleure puisque la mer ne leur permet plus de vivre…

Malgré cela, La France, l’Espagne et le Portugal en veulent toujours plus dans cette mer africaine épuisée qui ne donne plus assez de poisson à ses enfants pour survivre… (Le Télégramme : Accords de pêche. Madrid et Paris font pression)

Les accords de pêche entre l’Union Européenne et des pays tiers - ces accords de partenariat qui donnent accès à des armements sous pavillon des Etats membres de l’UE aux ressources halieutiques en dehors des eaux communautaires - sont officiellement présentés comme un partenariat avantageux pour l’UE (déficitaire en produits de la mer) et pour les pays d’accueil compensés financièrement (comme aides au développement)..... Suite....


------ 13 mai 2011 ------

Connaitre l’impact du réchauffement climatique sur les pêcheries de l'Arctique

Dans le cadre du programme européen "Océan de demain", un atelier de travail va réunir des scientifiques norvégiens, suédois, finlandais et espagnols....

Les scientifiques norvégiens notamment ceux de Nofima étudient l’impact du réchauffement de l’Océan Arctique avec l’ouverture de la route maritime du Nord - la route maritime entre l'Europe et l'Asie dans le nord - sur le transport, le tourisme, la pêche, l'aquaculture, les mammifères marins et les émissions de gaz à effet de serre.

Avec la mer de Barents comme point de référence, les chercheurs norvégiens sont au-devant de la scène pour étudier plus particulièrement les conséquences du changement climatique sur la pêche et l'aquaculture.

« Les objectifs est de comprendre l’impact du changement climatique sur les activités de pêche en Arctique », explique le scientifique John R. Isaksen de Nofima. « Par exemple, nous allons étudier si les changements climatiques peut avoir un impact sur la distribution des poissons et par conséquent sur l'activité de la pêche et la règlementation. « Nous allons également examiner les effets du changement climatique sur l'aquaculture en Arctique, y compris les effets environnementaux de feed-back », explique le scientifique. Suite et source : Fish marketing changes sparked by warmer ocean on research agenda (Fishnewseu)

-------- 12 mai 2011 -------

Le profil écologique et socio-économique des pêches profondes

Le profil écologique et socio-économique des pêches profondes

Claire Nouvian

Bloom 2011

en collaboration avec la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace et la Deep Sea Conservation Coalition

Communiqué de presse :

100% des Français financent la pêche destructrice

C'est ce que révèle une étude inédite de l'association Bloom sur la pêche profonde en France. En effet, les deux principales flottes pratiquant la pêche au chalut de fond jusqu'à 1500 m dans l'Atlantique Nord-Est ont touché plusieurs millions d'euros de subventions publiques. C'est le cas notamment de la flotte du groupe Intermarché (Scapêche), responsable de plus de la moitié des captures d'espèces profondes en France, qui a perçu depuis 1996 près de dix millions d'euros de subventions pour ses chalutiers profonds. La flotte boulonnaise Euronor a touché 7,8 millions d’euros. Ces chiffres n’intègrent pas les aides de l’Etat au gasoil sans lesquelles les chalutiers hauturiers qui consomment 7000 litres de fioul par jour seraient incapables de quitter le port et opéreraient à perte. L'analyse des comptes des entreprises de pêche réalisée par Bloom révèle en outre que celles-ci! (Scapêche, Euronor, Dhellemmes) montrent un déficit chronique malgré les aides de l’Union européenne et de l’Etat français.

100% des Français sont ainsi mis à contribution financière d'une pratique de pêche non durable écologiquement ni même économiquement. Suite du communiqué, télécharger Ici

Pour télécharger l'étude "Le profil écologique et socio-économique des pêches profondes", cliquer Ici

------ 10 mai 2011 ------

Vers une internationalisation de l'Europe bleue : Sociétés de pêche et Ong environnementales

La Commission Européenne veut imposer sa vision libérale de la pêche avec la création d’un marché des quotas de captures pour les navires sous couvert de pêche durable. Pour cela, elle utilise tous les relais pour passer en force… Les relais médiatiques… D’un côté, le milieu des affaires, Les Echos : Bruxelles veut créer un marché des quotas de pêche pour mieux protéger les poissons…. De l’autre, le lobby environnemental, Terra Eco : A la recherche du poisson perdu… Les relais institutionnels… Le Conseil et le Parlement européens quoiqu’en disent nos ministres et eurodéputés français, sont sous l’influence des sociétés de pêche. Par exemple, la commission Pêche du Parlement Européen est présidée par Mme Carmen Fraga Estévez, eurodéputée espagnole qui n'ira pas à l'encontre de la toute puissante organisation des pêches espagnole Cepesca souhaitant le passage aux quotas individuels transférables (Qit)…

Une aubaine pour les multinationales norvégiennes et islandaises qui pourront ainsi étendre plus facilement leurs territoires de pêche dans les eaux communautaires…

Bruxelles veut créer un marché des quotas de pêche pour mieux protéger les poissons (Les Echos)

La Commission européenne propose une réforme de la politique de la pêche, aujourd'hui incapable de protéger la ressource. Le projet vise à créer un marché des quotas de captures pour les navires et à interdire les rejets en mer. Trop ambitieux, estiment certains Etats.

Fixer des limites pour garantir une pêche durable dans l'Union. C'est l'objectif du vaste projet de réforme de la politique commune de la pêche que la Commission européenne devrait proposer le 13 juillet prochain. Le constat est sévère pour le système actuel qui laisse une grande liberté aux Etats dans la manière de gérer les stocks de poissons et s'est révélé incapable d'assurer la reconstitution des espèces, inefficace économiquement et cher pour le budget européen.

Le projet de réforme de la commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, propose tout d'abord la définition, dès 2015, d'un « rendement maximum durable ». Une idée née à Johannesburg en 2002, lors du sommet mondial de la Terre, mais qui n'a jamais été réellement appliquée. Objectif : maximiser les captures tout en préservant, sur la durée, les stocks des espèces les plus exposées. Mais l'échéance est jugée par certains trop rapprochée : le projet de règlement préparé par les services de la Commission devra encore passer sous les fourches Caudines du Conseil et du Parlement européens... ce qui ne devrait déboucher sur une réforme qu'en 2013, au mieux. Les Etats devraient notamment se doter de règles communes de collecte des données sur le stock de poissons, un nouveau comité scientifique des pêches sera créé ainsi qu'une agence européenne de contrôle des pêches.

Une vision critiquée

Mais l'élément le plus frappant du projet est l'obligation pour chaque Etat membre de se doter d'un « marché des quotas de pêche » d'ici au 31 décembre 2013. Ces quotas seraient individuels : ils fixeraient aux pêcheurs, pour chaque navire de plus de 12 mètres et pour chaque chalutier, une quantité de poissons à pêcher. Ils seraient aussi transférables : ils pourraient être cédés en tout ou partie à d'autres pêcheurs battant pavillon du même pays, voire, si l'Etat membre le décide, aux pêcheurs d'un autre Etat. L'idée est de mieux contrôler les quantités effectivement prises et de pousser les capitaines à protéger la ressource pour augmenter la valeur de leurs quotas.

Cette vision libérale de l'économie de la pêche ne plaît cependant pas à tout le monde. Estimant que la ressource halieutique est un bien public inaliénable, la France s'est toujours montrée opposée à la création d'un tel marché. Le Portugal, les Pays-Bas, l'Irlande, l'Allemagne et la Suède n'y sont pas non plus favorables au niveau européen. Aujourd'hui, les pays disposent chacun de quotas et confient aux organisations régionales de pêche le soin de les gérer. Les gouvernements peuvent faire des échanges entre eux, mais il ne s'agit pas de transactions financières. La crainte des détracteurs d'un tel système de quotas individuels transférables est qu'il pousse à une trop forte concentration du secteur et favorise les Etats dont la flotte est largement industrialisée.....

A la recherche du poisson perdu (Terra Eco)

Chronique - Le poisson ? Il risque de déserter nos assiettes d'ici 2048. Sauf si la Commission européenne invente une politique commune permettant aux stocks de se reconstruire, selon Xavier Pastor, directeur d'Oceana en Europe.

Les océans sont en danger. Certains scientifiques estiment qu’au rythme actuel d’exploitation, 100% des stocks exploités commercialement pourraient s’effondrer d’ici à 2048. A l’heure où la Commission rédige le texte de la future Politique commune de la pêche, il est indispensable que cette nouvelle révision permette à nos petits-enfants de pouvoir eux aussi manger du poisson et en finisse avec la politique de surexploitation des ressources. Parce que 80% des stocks halieutiques dans le monde et 88% en Europe sont sur-pêchés et que l’Europe importe près de 60% du poisson qu’elle consomme ; parce que les poissons se font de plus en plus rares et que les bateaux doivent aller de plus en plus loin pour les capturer ; parce la survie de nombreuses communautés de pêcheurs dépendent de ce que les politiciens de Bruxelles décideront d’inscrire dans le nouveau texte. A Bruxelles, où chacun fourbit ses armes et se prépare pour les dix-huit mois de négociations qui vont suivre la publication, au mois de juillet, de la proposition de texte, la Commission européenne calme l’impatience de tous en révélant au compte goutte quel sera le contenu du futur texte.

La réforme de la politique commune de la pêche, un choix de société.

Face à la gravité et l’urgence de la situation, il est évident que les enjeux de cette réforme concernent tout le monde, les pêcheurs comme les consommateurs, les décideurs politiques comme leurs électeurs et administrés. C’est le moment de faire un véritable choix de société et de décider de l’avenir.....

Plus un poisson d’ici 30 ans ? Surpêche et désertification des océans (Cdurable)

Si nous ne faisons rien, avant le milieu du siècle, nous aurons vidé les océans de tous leurs poissons. Ce n’est pas une incantation d’écolo mais le résultat d’une étude extrêmement sérieuse publiée dans la revue Science. D’ailleurs, 80 % des stocks sont actuellement en limite d’exploitation, en cours d’effondrement ou déjà disparus. Or, pour un tiers de l’humanité, la mer constitue l’unique source de protéines animales. C’est donc bien d’un enjeu de survie qu’il s’agit. Quels mécanismes ont permis cette situation ? Pourquoi les Etats ne jouent-ils pas leur rôle de régulateurs ? En quoi les subventions publiques encouragent-elles le pillage des ressources ? Pourquoi les fameux « quotas » sont-ils inefficaces ? Est-il normal qu’1 % seulement des bateaux soient à l’origine de 50 % des captures ? Pourquoi l’aquaculture, loin d’être la panacée, constitue-t-elle une impasse ravageuse pour l’environnement ? L’auteur, spécialiste de ces questions, brosse un panorama mondial de la surpêche, nourri de passionnants rappels historiques et d’exemples précis, telles la traque du hareng en mer du Nord ou les péripéties qui ont conduit à la disparition de la morue de Terre-Neuve. Il avance aussi des solutions pour redresser la barre et sauver la ressource autant que l’emploi, notamment par l’inscription de l’activité dans des schémas de développement régionaux et locaux, et non dans des logiques industrielles....

------ 6 mai 2011 ------

Galérien et éboueur : Les nouveaux métiers du pêcheur dans la réforme de la PCP

Galérien sur des armements transnationaux

Boulogne : Chez Euronor aussi la situation sociale se dégrade... (La Voix du Nord)

Les équipages du Bressay Bank et du Cap Nord ont entamé une grève hier!

Le « Bressay Bank », navire hauturier de l'armement Euronor (racheté début janvier aux familles Leduc/Le Garrec par UK Fisheries, un armateur anglais) a voté une grève de 24 h hier et retardé son départ d'autant. Il quittera le port aujourd'hui à 13 h. Un autre bateau du groupe, « Le Cap Nord », a lui déposé un préavis et annoncé qu'il quitterait le port la semaine prochaine avec 3 jours de retard par rapport au planning prévu. Un vent de fronde souffle sur les ponts pour dénoncer la détérioration du climat social dans l'entreprise depuis son rachat. Début mars, on avait déjà senti les choses évoluer quand le syndicat CFDT avait dénoncé la volonté des nouveaux patrons d'instaurer de la flexibilité et de rentrer au port cale pleine quitte à rester en mer beaucoup plus longtemps que prévu comme c'est arrivé au « Klondycke ».

« Cette fois-ci, la direction ne respecte pas la convention collective sur deux points, explique Jean Thiébault (CFDT). La gainée, habituellement versée en liquide ou chèque à l'arrivée du bateau serait désormais versée automatiquement sur les comptes. Mais les hommes aiment avoir un peu d'argent liquide sur eux. Et puis l'autre point, concerne la négociation annuelle sur les salaires. La direction veut de la flexibilité pour, en gros, rentrer cale pleine. Je refuse de signe cela. »

Eboueur de la mer poubelle

Les pêcheurs bientôt payés pour collecter les déchets plastiques ? (Zegreen)

Les déchets plastiques seront bientôt l'affaire des pêcheurs européens, qui seront rétribués pour les ramener au port...

Incroyable mais vrai : l’Union Européenne (UE), décidément très présente ces derniers temps sur tous les sujets relatifs à la pêche, à ses dérives et à la pollution maritime, envisage de payer les pêcheurs pour attraper les déchets qui trainent en mer.

En premier lieu, les poissons des eaux territoriales européennes, en particulier les espèces menacées pourraient « respirer » un peu plus. Ensuite, les pêcheurs auraient certes moins de poissons dans leurs filets mais ils y trouveraient quand même leur compte. Pas de diminution de leurs revenus en effet, mais des déchets en moins dans la mer. Le projet va d’abord connaître une période d’essai en mer Méditerranée. C’est la Commissaire européenne à la Pêche Maria Damanaki, qui a récemment pris position contre les rejets de poissons morts en mer, qui devrait lancer la campagne d’ici la fin du mois. Nous devrions donc voir, à terme dans toute les mers d’Europe, des pêcheurs partir au large équipés pour capturer des rebuts plastiques, véritable fléau pour la faune et la flore marine et sous-marine, et ensuite les envoyer au recyclage.

Devant la ferveur de l’opinion publique pour la pêche durable et l’état préoccupant de certains stocks, force est en tout cas d’admettre que Bruxelles tente de trouver des solutions. Certaines mentalités doivent évoluer et l’Union semble en avoir pris conscience. A elle de faire désormais le nécessaire pour ménager toutes les susceptibilité et ainsi optimiser les chances de faire triompher ses vues.

Remarque RPA : En effet, il faudrait changer certaines mentalités car prendre les pêcheurs pour ramasser tous nos déchets plastiques, la partie émergente de toutes nos pollutions qui détruisent les écosystèmes marins, c'est se décharger sur une profession déjà confrontée à une contamination généralisée (pcb, planctons toxiques, zones mortes,...)

------ 5 mai 2011 ------

Food4Good, le poisson écolo qui voyage en porte-container !

Dans les rayons de quelques magasins spécialisés, une nouvelle marque a fait son apparition : Food 4 Good.

Vous qui passez du temps à rechercher le petit logo "MSC" ou "AB" dans les rayons surgelés de vos hypermarchés, ne cherchez plus. Avec Food 4 Good, vous avez la certitude que votre produit est éco-certifié. Qu'il porte la mention du Marine stewardship council, ou l'eurofeuille et le label AB, le poisson dans votre assiette n'est pas la victime d'un crime écologique. Oui, ce n'était pas précisé avant, mais Food 4 Good ne propose que du poisson. Sept références exactement, dont quatre "MSC" (saumon sauvage d'Alaska, merlu blanc d'Afrique du Sud, cabillaud et colin lieu d'atlantique nord-est) et 3 bio (saumon, bar et dorade royale).

La marque a par ailleurs pris comme engagement de réduire au maximum son empreinte écologique. Des mesures simples, qui ne sont pas toujours adoptées par la concurrence. Le choix de bateaux porte-containers plutôt que de l'avion pour transporter les produits, et un bilan carbone transport divisé par 100. Le choix d'emballages en carton certifiés FSC et surtout le choix de proposer des produits surgelés : des études prouveraient que 30% des produits frais sont gaspillés et finissent jetés à la poubelle, quand les produits surgelés peuvent être conservés jusqu'à deux ans. Difficile alors de se faire surprendre par une date de péremption.

Pour tester vous-même ces produits, il vous faut malheureusement habiter l'Ile-de-France. Ils ne sont en effet disponibles que dans trois magasins Biocoop : Le Biocoop du Faubourg (Paris IXème), celui du Retour à la terre (Paris XIème), et celui des Queues de cerises (Issy-les-Moulineaux). Marcel Green : Food4Good, le poisson écolo

------ 3 mai 2011 ------

Findus mise sur la pêche responsable

Avec 150 000 tonnes de poissons achetées chaque année, Findus est le premier acheteur européen de produits de la mer. Le 1er avril, l'entreprise a dévoilé son site dédié à la pêche responsable : Respect des ressources marines. Destiné au consommateur, ce site communique les indices de durabilité de neuf familles de poissons et lui apprend à décoder les indications des emballages. Source : La Tribune Via revue de presse de la CCI Côte d’Opale du 3 mai 2011.

------ 29 avril 2011 ------

Pêcheurs bretons et piroguiers africains sont dans la même galère !

« Un cri d'alerte est lancé par nos amis africains », a souligné Yannick Hémeury, président du comité local des pêches de Paimpol. « Nous pouvons leur apprendre à se structurer car avec leurs associations, ils se font bien balader ! ».

Si le système des Quotas individuels transférables devient la règle dans les eaux européennes, le modèle breton (mis en avant dans l'article du Télégramme "Pêche. Le modèle breton au secours de l'Afrique ?") sera confronté à la loi du marché imposé par les grands armements européens ou asiatiques, ceux-là même qui pillent les eaux africaines.

Les pêcheurs bretons n’ont pas de leçon à donner aux pêcheurs africains. Tous les pêcheurs artisanaux sont dans la même galère ; ils doivent s’associer !

Pêche. Le modèle breton au secours de l'Afrique ?

Des licences. Des quotas. Un poids politique et économique fort. Hier, au comité local, Yannick Hémeury recevait un Mauritanien et un Sénégalais. Les deux hommes effectuent un séjour en Europe pour évoquer leurs lourdes difficultés.

De plus en plus de bateaux de pêche industriels européens opèrent dans les eaux des pays en développement, menaçant les ressources des pêcheurs locaux alors que ces derniers dépendent directement du poisson pour vivre et se nourrir, eux et leurs familles. Victimes du pillage de leurs ressources, deux pêcheurs effectuent actuellement un séjour en Europe. Il s'agit du Mauritanien, Ismael Lebaye et du Sénégalais, Ameth Wade. À l'invitation de Greenpeace, ils ont rencontré Yannick Hémeury au comité local hier. Aujourd'hui, ils seront à Audierne.....Suite Le Télégramme


------ 27 avril 2011 ------

Espagne : L’industrie de la pêche demande des aides d’urgence

En Espagne, l’industrie de la pêche demande des aides d’urgence pour surmonter la hausse du carburant. Selon la Confédération espagnole de la pêche (CEPESCA) qui représente plus particulièrement les armements industriels, il est indispensable que les autorités espagnoles soutiennent le secteur de la pêche dans sa place de leader au niveau communautaire à un moment où Bruxelles va proposer la création d'un système de gestion fondé sur des droits transférables de pêche dans le cadre de la réforme de la PCP.

Les représentants de la Confédération espagnole de la pêche (CEPESCA) ont demandé mardi 26 avril à Rosa Aguilar, ministre des affaires rurales et de la mer, un « traitement d'urgence » pour atténuer les graves conséquences de la hausse des prix du carburant sur le secteur de la pêche espagnol. CEPESCA assure que la pêche passe « l'un des pires moments de son histoire » et l’organisation professionnelle s’interroge sur l’avenir du secteur avec la crise financière, les coûts élevés de production causés par la hausse du prix du gasoil (35,89% plus cher que la moyenne des cinq dernières années), la baisse de la consommation et les prix très bas de première mise en vente, ainsi qu’avec les problèmes d'accès aux ressources et les incertitudes sur les accords de partenariat avec les pays tiers.

Lors de la réunion au Secrétariat général de la mer à Madrid, Javier Garat, secrétaire général de Cepesca, a réaffirmé, que « la pêche est l'un des rares secteurs économiques dans lequel l'Espagne est resté en tête dans l'UE, nous avons besoin de l'appui politique du gouvernement d’autant plus que la réforme de la Politique commune de la pêche a proposé la création d'un système de gestion fondé sur des droits transférables de pêche,... »

Parmi ses exigences, Cepesca demande le retrait de la Loi sur la pêche durable en raison du manque de consensus entre les différents secteurs et les groupes politiques ; l’organisation professionnelle souhaite le soutien du ministère dans la création d’une Fondation de la pêche dont l’objectif serait d’améliorer l'image et la connaissance du secteur de la pêche espagnol. Source : El sector pesquero "asfixiado" por la subida de cerca del 36% de los carburantes

------ 26 avril 2011 ------

La "révolution" libérale de la PCP : Les quotas individuels transférables (QIT)

Bruxelles envisage une réforme d'ampleur de la pêche dans l'UE, créant un marché des quotas de captures alloués aux pêcheurs et fixant l'objectif de reconstituer les stocks en danger d'ici 2015, au risque de brusquer les grands pays concernés comme la France et l'Espagne. Selon un projet de réforme obtenu par l'AFP, qui doit être dévoilé en juillet, la commissaire européenne chargée du dossier, Maria Damanaki y fixe l'objectif de parvenir pas plus tard que 2015 à une pêche durable ne mettant pas en danger la reconstitution des réserves halieutiques.

Dans ce cadre, elle prévoit une mini-révolution : la mise en place des quotas individuels transférables (QIT), fixant pour chaque navire de pêche la quantité maximale de poisson qu'il est autorisé à pêcher et qui peuvent être vendus à d'autres pêcheurs battant pavillon d'un même Etat. La création d'un tel marché des quotas constitue selon Bruxelles un moyen important d'ajustement des flottes de pêche. En seraient exclus les navires de moins de douze mètres - à l'exclusion des chalutiers jugés trop peu sélectifs - afin d'éviter le rachat des flottes artisanales par de gros pêcheurs industriels....

Au Danemark, où un marché des QIT a été mis en place au niveau national, la mesure a permis en trois ans de réduire de 30% la flotte. Pays-Bas et Estonie tirent aussi un bilan favorable d'expériences similaires. Selon ses partisans, le système pousse aussi les pêcheurs à prendre soin des ressources en poisson pour pouvoir revendre un jour leur quota au meilleur prix possible.

L'idée se heurte néanmoins à de fortes résistances en France, où la ressource en poisson est considérée comme un bien public, du ressort de l'Etat et non du marché. Des quotas attribués individuellement présentent l'avantage d'éviter, dans certains cas, des ruées sur le poisson où ne sont servis que les premiers arrivés, reconnaît un diplomate français. Mais les rendre échangeables sur un marché présente des risques de concentration du secteur, alors que la pêche a aussi une dimension d'aménagement du territoire, fait-il valoir..... Source : Bruxelles envisage une réforme importante de la pêche en Europe (AFP)

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Les autorités européennes devraient écouter Elinor Ostrom, opposée à la privatisation des ressources halieutiques

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Hommage à Elinor Ostrom, Prix Nobel d'Economie 2009

Visite d'Elinor Ostrom, Prix Nobel d'Economie 2009

L’analyse promue par Elinor Ostrom présente l’action collective et de l’auto-organisation comme une troisième voie entre privatisation et gestion étatique (notamment dans la gestion des pêcheries qu'elle a tout particulièrement étudiée)

du 20 au 24 juin 2011

Lieux : Montpellier (Agropolis International & Corum) et Paris

Dans le cadre d’Agropolis International, le Cirad, l’Université Montpellier 1, le CNAM et l’UNESCO sont chargés de cette opération.

Elinor Ostrom est professeur de sciences politiques à l'Université d'Indiana, à Bloomington (USA) où elle a créé le « Workshop in Political Theory and Policy Analysis » avec son mari Vincent Ostrom. Elle est aussi directrice du « Center for the Study of Institutional Diversity » à l'Université d'État de l'Arizona.

En 2009, elle fut la première femme à recevoir le Prix Nobel d'économie, avec Oliver Williamson, pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs.

Elinor Ostrom est invitée en France pour un hommage à l’ensemble de ses travaux. Elle sera en France du 20 au 24 juin 2011 et participera à une série d’événements à Montpellier et à Paris.

Les travaux d’E. Ostrom constituent une des principales références pour ceux qui, dans le monde scientifique et politique, construisent leurs discours et leurs actions sur les échecs d’une part de la gestion uniquement étatique et d’autre part de la promotion de la propriété privée comme instrument universel de gestion des ressources et de l’environnement. L’analyse promue par E. Ostrom présente l’action collective et de l’auto-organisation comme une troisième voie entre privatisation et gestion étatique. Pour plus d'informations, cliquer Agropolis

Lire aussi : Elinor Ostrom : Un Nobel conteste la privatisation de la ressource halieutique

------ 20 avril 2011 ------

Pêche illégale : Saisie record de 1.100 tonnes de poissons à Las Palmas aux Canaries

Plus de 4,5 millions d’euros de poulpes, calmars, soles, crevettes et mérous ont été interceptés par les autorités espagnoles au port de Las Palmas dans les îles Canaries suite à une information communiquée par l’Environmental Justice Foundation, une ONG reconnue pour son travail dans la lutte contre la pêche illicite en Afrique de l’Ouest.

Comme beaucoup de bateaux impliqués dans la pêche pirate, les trois chalutiers inspectés (sous pavillon sud-coréen, chinois et panaméen) ont choisi Las Palmas considéré comme l’une des portes d’entrée les plus sures et les plus rentables pour écouler les captures de la pêche illégale pratiquée sur la côte ouest africaine.

Sans l’alerte de l’ONG, ces produits de la mer auraient suivi un circuit de commercialisation bien rôdé depuis les usines de transformation de Las Palmas où ces prises illégales sont blanchies en passant au registre des captures espagnoles, jusqu’à l’assiette des consommateurs européens.

Cette prise, d'une valeur estimée à plus de 4,5 millions d'euros, est la plus importante réalisée depuis le lancement par Bruxelles d'un plan pour combattre la pêche illégale. « Ces bateaux de pêche pourraient être totalement interdits de commerce avec l'UE, » a déclaré Maria Damanaki, commissaire aux affaires maritimes et de la pêche. « La pêche illégale est un cauchemar. Un grand nombre de pays perdent de l'argent à cause de cette pratique pendant que nous parlons d’aide au tiers monde ; si nous arrêtions la pêche illégale la population de ces pays pauvres en bénéficierait. » The Guardian : Fish une valeur de £ 4m saisis lors de la répression de l'UE sur la pêche illégale

------ 13 avril 2011 ------

Un Grenelle de la Mer pour rien ?

La France ne respecte toujours pas le cadre européen d’action communautaire dans le domaine de la politique pour le milieu marin (directive-cadre «stratégie pour le milieu marin»)

Voir tous les documents sur le site Europa : Stratégie pour le milieu marin

La Commission européenne demande à la France et à l'Irlande de protéger leurs mers

La Commission demande à la France et à l'Irlande de se conformer à la législation de l'UE, qui impose aux États membres d'élaborer des stratégies marines pour protéger leurs mers. Aucun de ces deux États membres n'a communiqué à la Commission les dispositions nationales transposant la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin», qui auraient dû être en place pour le 15 juillet 2010. Sur recommandation du commissaire en charge de l’environnement, M. Janez Potočnik, la Commission a décidé d'adresser un avis motivé à ces États membres. Si la France et l'Irlande ne s'acquittent pas de leurs obligations légales, la Commission peut saisir la Cour de justice de l'UE et, déjà à ce stade, demander à la Cour d'imposer des sanctions pécuniaires.

L'Europe est attachée à la protection des écosystèmes et de la diversité biologique du milieu marin. Les activités marines telles que la pêche, le tourisme et les loisirs sont tributaires de la bonne qualité des eaux. La protection des eaux marines d'Europe est assurée par une pièce maîtresse de la législation européenne, à savoir la directive-cadre «stratégie pour le milieu marin» (2008/56/CE), dont l'objectif est de parvenir à un bon état écologique du milieu marin européen au plus tard en 2020.

La directive exige que les États membres élaborent des stratégies coordonnées en vue de protéger et de restaurer les écosystèmes marins d'Europe, et qu'ils veillent à garantir la viabilité écologique des activités liées au milieu marin.

Les États membres évaluent l'état écologique de leurs eaux marines et l'impact des activités humaines sur ces eaux avant de déterminer leur «bon état écologique» sur la base de critères ayant trait à la biodiversité, à la santé des stocks de poissons, aux concentrations de contaminants et à l'eutrophisation (prolifération d'algues qui étouffent les autres organismes), à la présence d'espèces non indigènes et de déchets dans les mers et à la pollution sonore sous-marine. Des objectifs et des indicateurs sont ensuite fixés pour parvenir à ce bon état écologique et un programme de mesures est élaboré en vue de la réalisation des objectifs..... Télécharger le communiqué en cliquant Ici

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L'azote, transporté par les cours d'eau, est rejeté à la mer, causant le ''développement d'algues toxiques et de zones biologiquement mortes, particulièrement dans la mer du nord, l'Adriatique, la Baltique et les côtes bretonnes''….

Cent cinquante à 740 euros… C'est en Europe le coût par personne et par an de la pollution de l'eau, de l'air et des sols due à l'azote, selon l'évaluation européenne pour l'azote (ENA), conduite par 200 experts de 21 pays et 89 organisations, et publiée le 11 avril.

Au total, le coût annuel des dommages causés par l'azote est compris entre 70 et 320 milliards d'euros à l'échelle européenne, ''soit plus du double des bénéfices résultant de l'utilisation de l'azote dans l'agriculture européenne''. Car l'agriculture est la principale source de rejets en Europe (engrais minéraux et effluents d'élevage). L'alimentation animale est particulièrement pointée du doigt dans cette étude (80 % de l'azote utilisé dans l'agriculture). Selon le coordinateur de l'ENA, Mark Sutton, ''près de la moitié de la population mondiale dépend des engrais azotés synthétiques utilisés pour la production alimentaire, mais des mesures sont nécessaires pour réduire les impacts de la pollution azotée. Les solutions incluent une utilisation plus efficace des engrais minéraux et organiques (fumiers, lisiers, composts, …) et des choix alimentaires visant à une consommation modérée de viande''. L'étude précise que la consommation européenne de protéines animales (produits carnés ou laitiers) dépasse de 70 % les recommandations nutritionnelles…. Source : Actu-Environnement : Pollution à l'azote : une étude européenne pointe du doigt la forte consommation de protéines animales

------ 12 avril 2011 ------

Bonus Malus dans la pêche à partir du 1 janvier 2012

Un nouveau système de contrôles renforcés de la pêche est désormais pleinement opérationnel, prévoyant notamment des sanctions harmonisées et ...

Pêche illicite : la Commission européenne renforce les systèmes de ... / Actu-environnement.com



------ 8 avril 2011 -----

Impact de la hausse des prix des carburants sur l'avenir des pêcheurs

Question du sénateur

M. Marcel Rainaud (Aude - SOC) attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire sur l'impact de la hausse des prix des carburants sur l'avenir des pêcheurs.

Les pêcheurs doivent en effet faire face à une hausse des prix des carburants de l'ordre de 30 % sur les douze derniers mois.

Une augmentation d'une telle ampleur met en péril bon nombre de pêcheurs qui ne parviennent plus, dans ces conditions, à vivre de leur activité.

Il lui demande de lui préciser la façon dont il entend tenir compte des difficultés financières que rencontrent les pêcheurs et de l'informer des mesures qu'il entend mettre en œuvre afin d'accompagner la profession dans cette période délicate.

Réponse du Ministre

Sensible aux difficultés rencontrées actuellement par les professionnels de la pêche française, le ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire a reçu le 2 février 2011 les représentants professionnels de ce secteur autour de M. Pierre-Georges Dachicourt, président du comité national des pêches maritimes et des élevages marins. Bruno Le Maire a décidé avec eux de mettre en place un groupe de travail national sur la compétitivité de la pêche française, chargé de remettre des propositions afin de répondre aux préoccupations des marins. Il devra explorer toutes les solutions pérennes possibles à ces difficultés, dans le respect des règles de l'Union européenne. Il s'agit notamment de promouvoir les économies d'énergie à bord des navires, ainsi que la valorisation des produits par une marque collective permettant de distinguer l'origine des produits de la mer. Le groupe de travail devra également examiner les propositions de M. Louis Guédon, député-maire des Sables-d'Olonne, président du groupe d'étude sur la mer de l'Assemblée nationale, sur les prix et revenus dans le secteur des produits de la mer, et de M. Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet, vice-président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, sur le renouvellement de la flotte de pêche, missionnés par le Premier ministre en décembre 2010. Les conditions de rémunération des marins, en termes de salaire minimum garanti notamment, devront faire également l'objet d'un examen attentif dans le cadre de la concertation entre les partenaires sociaux. Source : Sénat (7 avril 2011)

------ 7 avril 2011 -----

Attention ! Guide à la botte des Multinationales et des Grandes enseignes !!!

La consommation responsable selon Mes courses pour la Planète, Terra Eco et Metro

Un avant goût de ce guide sur la consommation responsable...

Des courses pour la planète

Après plusieurs années de crise économique mondiale, les marchés commencent doucement à se remettre et les activités (comme la croissance) repartent… A l’inverse des esprits chagrins qui prévoyaient l’effondrement de la consommation responsable sous l’effet des contraintes économiques, de nouvelles habitudes de consommation se sont installées et même, dans certains domaines, imposées : loi anti-Bpa dans les biberons, économies d’énergie, location plutôt qu’achat, recours aux produits d’occasion, préférence aux circuits courts,… en ces temps de disette, les consommateurs préfèrent consommer moins mais utile – et les marques redoublent d’innovations vertes pour les convaincre….

Et le plat de poisson responsable issu de la pêche MSC ou de l'aquaculture bio !!!

Créé en 1997 par la multinationale agroalimentaire Unilever et l’ONG WWF, le label MSC se développe et consolide sa présence en France avec 425 références labellisées – contre 165 en 2009 et 13 en 2006 ! Ce programme d’éco-labellisation certifie une pêche compatible avec le développement durable et le renouvellement des espèces. Différentes grandes marques sont déjà engagées – Findus, Fleury Michon ou encore Bjorg – et les marques de distributeurs sont elles aussi chaque année un peu plus nombreuses à faire confiance à MSC comme Carrefour, Casino et Monoprix entre autres. Les produits picard se sont même ajoutés à la liste début 2011 ! A l’heure actuelle, 102 pêcheries sont certifiées dans le monde dont 3 en France et 143 sont en cours d’évaluation (3 en France).

Cette labellisation est un grand pas vers la consommation responsable des produits de la mer mais n’empêche pas la liste rouge des espèces menacées - publiée par Greenpeace en 2006 - de rester d’actualité : la consommation de crevettes roses, cabillaud, thon, bar, raie, morue, lotte, saumon d’atlantique et beaucoup d’autres est à éviter autant que possible. En parallèle, des poissons issus d’élevage bio (bar, saumon, daurade, crevettes,...) font peu à peu leur apparition sur les étals des poissonniers.

Pour ne pas télécharger ce guide, ne cliquer pas Ici

Les rencontres de l'Aglia : Pêche et aquaculture durables

En toile de fond des nombreux thèmes abordés au cours du colloque sur la pêche tenu à Saint Malo le 5 avril 2011 (dans le cadre des rencontres de l’Aglia) s’impose l’idée qu’il est essentiel de remettre au centre du développement durable les deux piliers que sont l’économique et le social. Le pilier écologique est bien évidement important, mais il ne doit pas être la seule source des politiques publiques, et tout particulièrement de la Politique Commune des Pêches. A savoir si la réforme de la PCP prévue pour 2012 saura répondre à cette exigence de la profession….

La place des régions dans la Politique Commune des Pêches a également été évoquée. François Maitia, vice président de la région Aquitaine, affirme que les régions, grandes pourvoyeuses de fonds, mériteraient d’être mieux impliquées dans les instances européennes. Notamment au sein des Conseils Consultatifs Régionaux (CCR), dont le rôle sera renforcé dans la nouvelle PCP. Le projet de Plateforme Régional d’Innovation (PRI), présenté par Adeline L’honen, vice président de la région Pays de Loire, prouve la pertinence de l’échelon régional pour mener des missions d’intérêt communautaire. Il s’agit dans ce cas précis de favoriser la convergence entre entreprises ostréicoles, centres de recherche et centres de formation, pour soutenir et dynamiser la filière. Filière qui en aura bien besoin si l’on en croit l’intervention de Goulven Brest, président du Comité National de la Conchyliculture, dont les chiffres de la production nationale sont alarmants, même si le support de l’Etat a permis un maintien relatif des revenus. Il insiste également sur l’importance d’une amélioration de la qualité de l’eau, essentielle à la pérennité de l’aquaculture. C’est particulièrement vrai en Bretagne dont les eaux se dégradent plus vite qu’ailleurs. Benoit Biteau, agriculteur biologique, le rejoint sur ce point en insistant sur l’importance de décloisonner les politiques, et de prendre mieux en considération les interactions qui existent entre terre et mer, notamment en termes de pollutions. Source : Retour sur les XXIIIe rencontres de l’AGLIA (CLPM Le Guilvinec)

------ 6 avril 2011 ------

Europe. Importation de poisson selon les normes radioactives des légumes du Japon !

La détection d’iode et de césium radioactifs dans un lot de poisson a déclenché un vent de panique dans les ports de pêche situés autour de la centrale de Fukushima, un vent de panique jusqu’en Corée, et même en Europe qui a décidé de baisser le seuil de radioactivité pour les produits de la mer importés du Japon…

Les organisations de pêcheurs japonaises et coréennes demandent une plus grande transparence des autorités nucléaires japonaises et de l’opérateur électrique Tepco, notamment quand Tepco a pris la décision d’évacuer en mer des milliers de tonnes d’eau contaminée …

Après tous les messages sécurisant diffusés par les autorités japonaises, les communautés de pêcheurs commencent à réaliser que leur survie est véritablement menacée… En sacrifiant la vie océanique, Tepco met en danger la vie de milliers de familles de pêcheurs qui pourraient disparaître sur toute la côte nord-est du Japon…

Face à cette catastrophe humaine, l’annonce du commissaire européenne, Manuel Barroso, d’abaisser le niveau de radioactivité autorisé pour les produits agricoles et de la pêche importés du Japon, afin de s'aligner sur les normes de ce pays, plus sévères, semble anecdotique. Surtout que les autorités japonaises avaient fixé quelques heures plus tôt et pour la première fois des normes radioactives pour les poissons… Source : Japon: l'UE va abaisser le plafond de radioactivité des aliments importés (AFP)

C’est le mardi 5 avril 2011, que le gouvernement japonais a pour la première fois mis en place une norme sur la quantité de radioactivité autorisée dans les produits issus de la mer. Le secrétaire général du gouvernement Yukio Edano a précisé que la norme des légumes sera désormais appliquée aux produits de la mer. "Nous mènerons des inspections strictes", a-t-il promis.

Cette décision survient alors que des poissons pêchés le vendredi 1 avril 2011 au large de la préfecture d'Ibaraki, située à mi-chemin entre la centrale de Fukushima et Tokyo, contenaient des niveaux d'iode supérieurs à la nouvelle limite autorisée. Selon le ministère japonais de la Santé, du césium a également été détecté juste en dessous de cette norme. Source :Radioactivité: première norme pour les produits de la mer au Japon (AP)

L’Europe s’est donc pliée aux normes des légumes japonais pour les produits de la mer qu'elle importe ! Ainsi, la norme européenne doit passer de 1.250 becquerels par kilo (bq/kg) à 500 bq/kg pour les césium-134 et 137. La nouvelle limite pour l'iode-131 sera de 2.000 bq/kg et un troisième élément, le strontium-90, sera recherché et ne devra pas être présent à plus de 750 bq/kg.

------ 4 avril 2011 ------


L’accord de pêche signé par l’UE avec le Maroc a été accusé de violer le droit international. Maintenant, un rapport confidentiel publié par le site Europaportalen affirme que l’Union européenne y est perdante économiquement.

Le site d’information Europaportalen affirme avoir pu lire un rapport confidentiel concluant que l’agrément passé avec le Maroc est, d’un point de vue économique, le pire accord de pêche signé par l’UE.

Depuis 2007, l’UE verse annuellement 36,1 millions d’euros au Maroc pour avoir accès à ses eaux. Deux cabinets de consultants ont été engagés par la Commission européenne pour évaluer l’accord de pêche avec le Maroc. Europaportalen affirme que l’évaluation montre que pour chaque euro payé, l’UE n’obtient que 65 cents en retour. Ce calcul inclut les 780 emplois préservés dans le secteur européen de la pêche. Soit une somme de 45 000 euros payés par l’Europe pour chacun de ces emplois.

Le rapport confidentiel note que 74% de la flotte européenne opère dans la zone sud, un terme qui pourrait désigner le Sahara occidental.

Selon l’accord de pêche, 13,5 millions d’euros de la somme versée au secteur de la pêche marocain devrait servir à promouvoir une pêche durable des ses eaux. Or, d’après Europaportalen, seulement 15% de l’argent disponible a servi à développer la pêche marocaine, faisant conclure au rapport que le programme de modernisation de la flotte de pêche du Maroc est un échec..... Pour plus de renseignements : Maroc: Accord perdant pour l’Union européenne (cfp-reformwatch.eu)

------ 1 avril 2011 ------

Filière Eglefin (Haddock)

Les captures d’églefin concernent principalement Islande, Russie et Norvège. En 2008, ces trois pays représentaient 78% de la production mondiale : Islande (32%), Norvège (24%) et Russie (22%). Les 22% restant : Belgique, Groenland, Canada, USA, Allemagne, France, Danemark et Pays-Bas (Source: FAO FishStat Plus, 2011)



Tendance : Le quota russo-norvégien d’églefin - qui est géré conjointement - est en augmentation, tandis que le quota d’Islande est en baisse.

Pour 2011, les quotas de pêche de l'Islande sont en réduction de 11%. En revanche, le quota Norvège / Russie augmente de 25% - à 303.000 tonnes. En Atlantique nord-est, le quota de l’Union Européenne s’élève à 50.882 tonnes (dont Royaume Uni : 29.683 tonnes, France : 11.166 tonnes, Irlande : 4.152, Danemark : 3.037,….)

Pour plus de précisions sur les cours, cliquer : Tradexfoods

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Europe - France Actualités : Janvier / Février / Mars 2011, cliquer Ici

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