samedi 1 janvier 2011

Actualités de la pêche en France et en Europe


Actualités de la pêche en France et en Europe

Avril / Mai / juin 2011... Cliquer Ici

Janvier / Février / Mars 2011

------ 31 mars 2011 ------

Collectif Pêche et Développement : Revue de presse du 28 mars au 1er avril 2011 (Extrait)

France : Les pêcheurs à pied peinent à imposer leur activité

Coincés entre leurs collègues en bateau et les ostréiculteurs, les pêcheurs à pied oeuvrent à la palourde ou à la telline, à la frontière de la mer et de la terre, dans des zones souvent mal définies. Le rôle des 1 300 pêcheurs à pieds français est pourtant pleinement reconnu par les autorités qui leur octroient licences et zones de pêche, en particulier pour collecter le naissain d'huître sauvage. Peut-être indispensable pour l'avenir de la filière ostréicole, sa commercialisation fait l'objet d'un contrat entre pêcheur, ostréiculteur ou courtier. Source : Jean-Yves Poirier, Le Marin, 18 mars 2011 via Collectif Pêche et Développement

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Europe : Tranche de vie au CCR-SO

Le Merlu sud pose un problème spécifique qui nécessite un long débat. Les débarquements augmentent depuis 2006. Le recrutement s’améliore également, mais les débarquements sont deux fois plus importants que les quotas alloués. Une partie des merlutiers sont passés à la pêche aux maquereaux, ce qui n’est pas mieux compte tenu du faible quota de maquereau disponible. On aurait voulu que le questionnaire envoyé aux membres espagnols et portugais du CCRSO pour rechercher des solutions soit proposé aux français également, car ils ont l’expérience des plans de sauvegarde merlu et y ont répondu par la sélectivité. Les pêcheurs qui ont été le plus « punis » sont les petits bateaux espagnols. Source : René Pierre Chever, Comité local des pêches du Guilvinec, 18 mars 2011. Pour plus d'informations : Collectif Pêche et Développement

------ 30 mars 2011 ------

Boulogne, premier port de pêche français, se lance dans l'aquaculture.... Affaire à suivre...

Les contours du projet aquacole « Plateforme Nouvelles vagues » se précisent… Pour Jean-Baptiste Delpierre, «l'aquaculture est un secteur d'avenir.»

Le Pôle Aquimer, porteur du projet, mise sur le développement de l'aquaculture en milieu fermé et non en haute mer. A jeté son dévolu sur les terrains libres - 3 hectares - de l'ex Comilog. Mais la décision finale appartient à l'Etat.

Une énième fois, profitant de la conférence de presse consacrée à l'extension des locaux du From-Nord et du pôle Aquimer, Jean-Baptiste Delpierre, président du Pôle, est longuement revenu sur le projet "Plateforme Nouvelles vagues", porté par Aquimer.

L'occasion d'en savoir un peu plus...

Rappelons que le pôle boulonnais a répondu à l'appel d'offres national "Plateforme d'innovation des pôles de compétitivité" lancé par l'Etat et la Caisse des dépôts et consignations. S'il n'a pas encore été validé (la décision de l'Etat est attendue pour la fin de l'année), le projet boulonnais a néanmoins déjà fait l'objet d'une pré-sélection, ce qui pousse les responsables du pôle à redoubler d'ardeur d'ici au 1er septembre, date butoir pour le dépôt des dossiers. Le projet est ambitieux : s'il est approuvé, il pourrait aboutir à la construction d'une Station pilote pour l'aquaculture à grande échelle et un département recherche et développement. Un chantier qui, s'il devait aboutir, n'aurait pas d'équivalent en France.

La Semaine dans le Boulonnais : « Pourquoi faire la pari de l'aquaculture à Boulogne, premier port de pêche de France ?.... Réponse et Suite : Boulogne : De l'aquaculture sur l'ex Comilog ? (Semaine dans le boulonnais)

------ 26 mars 2011 ------

En Espagne, les pêcheurs gallego font campagne contre les élevages de saumon !

L’industrie du saumon veut s’installer dans les rias de Galice. Face à la pression des multinationales du saumon, les pêcheurs ont lancé une campagne pour repousser ces fermes marines. Des scientifiques mettent en garde contre « la pollution liée à ces élevages en cages, les excréments, les antibiotiques et tous les autres produits pour lutter contre les maladies rejetés en mer, qui engendreront des problèmes pour les activités très importantes sur ces côtes galiciennes comme la pêche et le ramassage des coquillages. »

Quant aux autorités, elles se voilent les yeux en insistant sur les avantages de cette nouvelle activité notamment la création d’emplois… Le ministre régional de la Mer, Rosa Quintana, a approuvé l’installation des cages d’élevage de saumon de la société North West Food dans les rias de Muros et Noya, « nous ne pouvons pas nous permettre de laisser passer cette opportunité qui n’a que des avantages : marché porteur et création de 300 emplois. Sources : Salmonicultura en Galicia: "Tal como lo cuento" (Ecoceanos) et Pesca.- Quintana avala las jaulas de salmón en Muros porque Galicia "no se puede permitir el lujo" de perder beneficios

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Révélations incendiaires sur le poisson d'élevage, pas très bio !

Quand les armateurs se couvrent, les consommateurs s’empoisonnent à l’éthoxyquine....

Anne-Katrine Lundebye Haldorsen, directrice des recherches sur la sécurité alimentaire en Norvège nous explique la présence d’éthoxyquine dans l’alimentation des poissons d’élevage : « L’éthoxyquine est un anti-oxydant de synthèse, il est ajouté à la farine de poisson pour prévenir de possibles explosions ».

Voilà le fin mot de l’histoire. La farine de poisson et l’huile de poisson qui entrent dans la composition de la nourriture des saumons d’élevage, proviennent en bonne partie de la pêche minotière d’Amérique du Sud. Elles sont livrées par cargo aux fabricants de croquettes du Nord. Mais ce long voyage comporte un risque : l’auto-combustion par oxydation. On asperge donc la matière première d’antioxydants.

Et Anne-Katrine Lundebye Haldorsen de rappeler que : « L’Organisation Maritime Internationale a approuvé seulement deux antioxydants synthétiques: l’éthoxyquine, qui est le plus efficace, mais aussi le BHT.»

Et les certificateurs bio acceptent l’utilisation de l’éthoxyquine ? « Nous en avons discuté avec eux, ils préféreraient que nous n’en utilisions pas, mais ils ont reconnu qu’il était essentiel que nous donnions un peu de farine de poisson sud-américaine à nos saumons. Ils ont donc accepté un peu d’éthoxyquine. »...

Lire l’article de Cedepa : Vous avez dit « bio »?

Visionner le reportage de la télévision suisse tsr.ch de novembre 2010 : Norvège et Irlande : lefjord de l’angoisse et la tempête de croquettes bio

------ 25 mars 2011 ------

Des pêcheurs qui n’ont plus la pêche !!!

Hausse du gasoil, contrôles répétés, quotas et encadrement…. Toutes ces contraintes viendront-elles à bout des derniers pêcheurs en quête de liberté…

A Barfleur, les pêcheurs rêvent d’un nouveau plan de sortie… A l’Île de Ré, un pêcheur jette l’éponge… Ne reste plus que deux pêcheurs sur l’île !

La pêche artisanale rêve d’un plan de sortie (Manche Libre)

Coincée entre des prix du poisson insuffisants et un gazole de plus en plus cher, la pêche artisanale n’a plus le moral.

"Je crois qu'ici, à Saint-Vaast-la-Hougue et Barfleur, s'il y avait un nouveau plan de sortie de flotte, c'est-à-dire de casse de bateaux, proposé par Bruxelles avec des primes à la clé, la moitié des armateurs voudraient en profiter." Patron du comité local des pêches de l'Est-Cotentin, Alain Rigault, un sourire désabusé aux lèvres, ne se fait guère d'illusions sur l'avenir de la pêche artisanale, localement du moins. Un jugement qu'il porte au regard de sa carrière et de la situation actuelle des pêcheurs. "Lorsque je me suis mis à mon compte en 1988 avec mon propre bateau , une unité polyvalente de 10 mètres, les pêcheurs côtiers comme moi gagnaient bien leur vie."

“Des armateurs ne supporteront pas la hausse du gazole”....

Le blues des pêcheurs (Le Phare de Ré)

A partir de juin prochain, les pêcheurs rétais ne seront plus que deux : Hugues Moinard, patron du P'tit Jules et Jérémy Chevrier capitaine du Jemapa. Jean-Marc André vient de jeter l'éponge, las du trop plein de réglementations. Ils parlent des évolutions de leur métier. Etat des lieux de la pêche locale

Une page de l'histoire du port de Saint-Martin s'est tournée il y a une quinzaine de jours dans le silence le plus absolu. Le Morgaric, joli petit bateau de pêche, bien connu de tous à Saint-Martin-de-Ré, a quitté le quai Clemenceau où il était pourtant amarré depuis une trentaine d'années. Le coureauleur (1) s'en est allé rejoindre un autre quai de port, du côté de Saint-Brieuc, en Bretagne. Jean-Marc André, son ancien propriétaire rétais, a en effet décidé de jeter l'éponge et a vendu son bel outil de travail, un outil de travail qui faisait un peu partie du patrimoine martinais.

Des bancs de l'école aux bancs de poissons

Jean-Marc et son Morgaric constituaient une jolie carte postale de la vie traditionnelle du port. Il fallait voir le nombre de personnes qui se pressaient autour du bateau à chaque retour de pêche. Et ceux qui attendaient, patiemment, tout aussi nombreux, de pouvoir acheter le "meuil" ou le maquereau tout frais, les raies du jour, les soles pêchées le matin même, les coquilles Saint-Jacques, les daurades sauvages, les crabes parfois, tourteaux, étrilles, etc.....

"Nous avons le sentiment d'être des voyous"....

------ 24 mars 2011 ------

Des chalutiers du golfe du Lion s'imposent une pause pour protéger la ressource (Midi Libre)

C'est une première. Sur les 92 chalutiers de Méditerranée, 30 pêchent du poisson bleu : sardine, anchois, chinchard. Une vingtaine - dont dix des vingt-six adhérents de la coopérative sétoise SaThoAn à Sète - a choisi de s'arrêter de pêcher durant cinq à vingt jours entre mars et avril. Comme cela est désormais possible grâce à un décret du 23 février dernier et paru, le 4 mars, au Journal officiel. La direction des pêches a ainsi répondu à un souhait réitéré de la profession.

Cette procédure, qui existe déjà en Espagne et en Italie, permet d'effectuer un arrêt biologique dont l'objectif est de protéger la ressource, les stocks de ces petits poissons pélagiques étant à la baisse.

En contrepartie, chaque armement bénéficie de fonds européens pour compenser la perte d'exploitation : soit entre 1 500 et 2 500 /jour et par bateau sur la base des chiffres d'affaires réalisés depuis 2007. Cette somme forfaitaire comprend les salaires des marins mais exclut les frais (gazole). Car la Méditerranée s'appauvrit. En tout cas s'agissant des espèces de poissons bleus…. Ces arrêts biologiques font naturellement rempart à la surpêche sur d'autres ressources, notamment les poissons de fond : merlu, poulpe, baudroie et les nobles loups et autre soles...

------ 22 mars 2011 ------

Le Parlement européen adopte une résolution sur la stratégie européenne pour la région atlantique (Xinhua)

Le Parlement européen adopte une résolution sur la stratégie européenne pour la région atlantique (Xinhua)

Le Parlement européen a adopté mercredi à Strasbourg une résolution sur la "Stratégie européenne pour la région atlantique", en invitant la Commission européenne à élaborer une nouvelle stratégie macro-régionale.

Plaidant en faveur d'une meilleure coordination politique entre régions riveraines de l'Atlantique, les eurodéputés ont demandé à la Commission européenne de "proposer d'ici juin 2011 une stratégie qui s'articulerait aussi bien à la politique maritime qu'à la cohésion territoriale" de l'Atlantique. Au cours d'un débat avec la commissaire européenne chargée de la politique maritime, Maria Damanaki, les eurodéputés ont proposé une approche de coopération entre l'UE et les pays, régions et localités en bordure de l'Atlantique pour mieux faire face à "des problématiques transcendant les frontières".

Selon la résolution adoptée par le Parlement européen, cette stratégie devrait couvrir un large éventail de domaines allant des énergies marines aux questions d'environnement, de pollution, de transport, de sécurité et de surveillance, de recherche ou des loisirs et tourisme. Elle inclurait des services et formations dans le domaine maritime ainsi que la pêche et l'aquaculture. Les eurodéputés ont insisté sur le fait que l'élaboration de cette stratégie devrait aller "de la base au sommet, en partant des régions et en impliquant toutes les parties" et viser "à dépenser mieux l'argent de l'Union, non à en dépenser plus". Source: xinhua

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Contemporain du dinosaure, je vis dans le marais poitevin. Qui suis-je ?

Réponse dans : Ouest France





------ 19 mars 2011 ------

Langoustine de Gascogne : C'est parti pour la saison 2011 !

La langoustine aime bien le pêcheur responsable ! (Ouest France)

Salon Terre ! du 18 au 21 mars. Le joli crustacé illustre bien les efforts menés par les chalutiers lorientais depuis plusieurs années. Il est aujourd'hui abondant. Trier sur le fond plutôt que sur le pont. C'est l'exercice quotidien des pêcheurs de langoustine du golfe de Gascogne.

Du Guilvinec à La Cotinière en passant par Lorient, evel just ! - ils sont 232 à détenir une licence de pêche pour traquer le joli crustacé par 80 m à 100 m de profondeur. Et régaler les palais dès le printemps-été quand la « demoiselle » se laisse aimablement courtisée.

La langoustine de Gascogne, c'est un quota 3.665 tonnes de langoustine pêchées essentiellement par les pêcheurs français dans la zone VIII abde du Golfe de Gascogne sur un Total Autorisé de Capture (TAC) de langoustine pour l'ensemble des eaux communautaires de 68.357 tonnes. Cliquez sur le tableau pour agrandir....

Économie, écologie - La langoustine n'est pas une espèce surexploitée. Quotas, taille minimale, limitation du nombre de bateaux ne sont pas étrangers à la situation. La langoustine non plus. Sensible aux courants, aux vents, aux marées... un rien la contrarie. Vite, le crustacé se réfugie dans son terrier creusé dans le sable mêlé de vase. Impossible de le pêcher ! « La langoustine se régule d'elle-même », disent les professionnels. Le bon état du stock est une situation idéale pour aller plus loin dans la protection de la ressource…..

Faire mieux encore…

Lire l'article intégral de Charles Josse : Ouest France


------ 17 mars 2011 ------

Parole de Pêcheurs : Natura 2000

Nous avons tous entendu parler du site Natura 2000* Pertuis Charentais, qui s'étendra de l'estuaire de la Gironde jusqu'à 3 milles dans le Sud du port des Sables (oui).

Il va de soi que dans cette zone la vie ne va pas être rose pour les pêcheurs, déjà quelque peu malmenés. Ce projet va bel et bien se faire, c'est irrévocable, mais nous avons notre mot à dire, et il convient de rester vigilants quant aux décisions qui vont se prendre.

En effet, la zone en question sera gérée par un Conseil d'administration, un peu comme dans une coopérative, et les membres du conseil, au nombre de 50 environ, seront les différents acteurs et utilisateurs du site, à savoir :

  • services de l'état (soit 10 à 12 personnes)
  • élus (soit 12 à 14 personnes)
  • professionnels : pêche, conchyliculture, sabliers, ports ... (soit 12 à 14 personnes)
  • loisirs : plaisance, pêche de loisir, plongée ... (soit 5 à 7 personnes)
  • associations écologiques (soit 3 à 5 personnes)
  • personnalités qualifiées (soit 4 à 6 personnes)

Certes, tous ces gens-là ont droit de faire valoir leur point de vue, mais si une question se pose lors d'une réunion de conseil, par exemple "faut-il autoriser les pêcheurs professionnels à travailler à tel endroit ?", nous risquons d’être bien seuls à nous défendre.

Veillons donc à ce que la profession soit représentée comme il faut, pour l'instant rien n'est encore décidé, le nombre de sièges des membres du conseil est toujours à l'étude. Ici aux Sables nous voyons cela de loin, mais en Charente-Maritime, nos collègues sont révoltés.

Nous aussi sommes concernés.

D'autre part, espérons que cette aire marine protégée ne servira pas de prétexte pour massacrer le reste de la côte en constructions, ports de plaisance et pollution.

Bertrand Poiraud

* En réalité, il s’agit d’un parc naturel marin, qui intègre un site Natura 2000 axé sur la préservation des écosystèmes, et sera associé à un conseil pour gérer cet espace dans un objectif de développement durable (préservation + développement)

Source : Comité régional des pêches Pays de la Loire

Source : Bruits de Quai N°3 - Mars 2011


------ 16 mars 2011 ------

Chez les britanniques, Euronor passe au régime "cales pleines" !

Euronor : déjà un premier couac avec le Pdg

S'il est vrai que le syndicat majoritaire CFDT mais aussi les marins d'Euronor savaient pertinemment que le rachat du dernier armement boulonnais par UK Fisheries Limited, armement constitué par deux entités à parts égales, le Hollandais Parlevliet & Van der Plas, et l'Islandais Samherji HF, allait être suivi dans les six mois à venir de remises en question.

« Ça n'a pas mis six mais trois mois. Nous n'avons pas été assez prévoyants », ajoute Jean Thiébault, secrétaire général de la CFDT des marins. Comme chaque année, le syndicat est venu discuter en janvier dernier, des prochaines élections mais aussi des salaires minimums garantis en mer pour 2011 : « Avec Xavier Leduc, directeur général d'Euronor, j'ai signé un protocole pour les élections mais il m'a demandé de reporter la discussion sur les salaires, arguant que le Pdg britannique, Nigel Atkins souhaitait rencontrer les partenaires sociaux en mars. »

Pas à l'ordre du jour

Or, si Nigel Atkins est bien venu mercredi à la rencontre des partenaires sociaux, il n'était pas question d'aborder l'augmentation des salaires mais de parler de flexibilité », tonne M. Thiébault.

Pour les Anglais, les chalutiers hauturiers doivent rentrer quand les cales sont pleines.....

« D'ailleurs, le "Klondycke", qui devait faire une marée de 45 jours, est rentré à Boulogne après 69 jours de pêche. Il était à peine à quai que la direction demandait aux marins d'écourter leur repos, peste M. Thiébault. Et la direction veut engager des discussions avec les bateaux, préoccupée par le prix du carburant qui affecte les comptes, d'où une demande de flexibilité pour ne pas faire plonger le chiffre d'affaires. Ça signifie que la direction veut modifier les accords en vigueur. » Euronor, c'est 36 officiers, 109 marins, 40 salariés à terre, soit 185 personnes. L'armement est composé de trois congélateurs, le "Cap-Nord", Le "Klondyke" et le "Nordic II", ainsi que quatre chalutiers de pêche fraîche, le "André Leduc", le "Bressay-Bank", le "Cap-Saint-Georges" et l'"Halten-Bank". Suite et texte intégral dans La Semaine du Boulonnais

------ 12 mars 2011 ------

Pesca-tourisme interdit aux chalutiers et coquillards ?

Les chalutiers et les coquillards seront-ils exclus d'une activité complémentaire de pesca-tourisme ?

Le texte en préparation qui réglemente l'embarquement des passagers dans le cadre du pescatourisme, exclut les bateaux de pêche pratiquant la drague et le chalut....

Deux métiers essentiels à la survie de la pêche artisanale sur les côtes de la Manche et de l'Atlantique comme coquille saint-jacques et langoustine, seraient donc interdits de Pescatourisme ?

Lire le texte de René-Pierre Chever, Secrétaire du CLPM Le Guilvinec :

Parapluie, parachute, parasol, paratonnerre, précaution maximale pour l’Administration.

Tous ces noms commençant par le préfixe « para » semblent coller à la Direction des Pêches Maritimes. Depuis l’affaire Michelin (on oublie que cela concerne Guillaume Normand réputé pour sa prudence en mer), rien n’est plus possible au niveau du transport de passagers pour les canots. On se demande bien pourquoi ? A priori c’est un espace maritime sécurisé. S’il était si dangereux nous le saurions depuis longtemps. Aujourd’hui, ce sont les chalutiers qui sont dans le collimateur, promus ennemis touristiques N°2 après les canots.

Le projet d’article 227-10-03 stipule que Le transport de passagers n’est pas autorisé à bord des navires pratiquant le dragage ou le chalutage. C’est évidemment un non sens absolu dans un secteur comme le notre où l’osmose pêcheurs-tourisme est réalisée depuis longtemps. Suite....

------ 11 mars 2011 ------

Union Européenne : TAC et Quotas de pêche 2011

Pour télécharger le poster, cliquer Ici



------ 10 mars 2011 ------

Marché (du Merlu) : le poids de la mondialisation

Le prix moyen du merlu sous les criées françaises a subi une chute spectaculaire en une seule décennie. Il est passé de 5,03 euros (au kilo) en 2000 à 4,27 euros, en 2007, 3,31 euros en 2008 et 2,85 euros en 2009. A Lorient, premier port français de merlu avec 1 700 tonnes débarquées, il avait même chuté a 2,03 euros en 2009.

En fin 2010, dans le même port, il se situait entre 2,40 et 2,80 euros pour le merlu des grands chalutiers, et à 2 euros de plus pour celui des pêcheurs côtiers. Le recul avait commencé en 2007 et l'inflexion principale se situait en 2008. Les prix se sont depuis stabilisés sur ces valeurs basses qui restent souvent supérieures aux prix moyens européens. De ce fait, le merlu français devient difficile à vendre, avec 1 100 tonnes d'invendus en 2008 et 1 500 tonnes en 2009. L'explication se trouve dans l'internationalisation croissante du marché européen et la diminution du pouvoir d'achat des ménages espagnols. Traditionnellement, l'Espagne était le principal débouché du merlu débarqué dans les ports bretons. Ce pays a récemment trouvé de nouveaux approvisionnements à meilleur marché dans l'Atlantique-Sud et le Pacifique Sud sur des espèces à chair moins estimée, comme le Merluccius capensis d'Afrique du Sud, le Merluccius galli du Chili, les Merluccius gayi ou hubsi d'Argentine.

La consommation européenne est estimée a 300 000 tonnes, dont 200 000 sont importées. Dans ces conditions, les pêcheurs français ont dû, en 2010, baisser leurs prix de retrait, c'est a dire les prix minimaux sous les criées. Seule manière de se maintenir sur les marchés.

Depuis deux ans, l'évolution du marché est complexe. Si les prix ont baissé sous la pression de l'importation, c'est aujourd'hui l'importance de la production européenne qui les maintient relativement bas. Et, du coup, le merlu importé devient plus cher que le merlu européen. Texte de Jacques Le Meur pour le CCSTI - Maison de la Mer, tiré de : Merlu entre mer et marché / Innover pour résister à la mondialisation

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Accord de pêche UE/Mauritanie : Accaparement des eaux mauritaniennes ?

L’UE ne veut pas se laisser distancer par les grandes pêcheries internationales (notamment les armements chinois) dans son pré-carré de l’Afrique de l’Ouest. Après le Maroc, l’UE souhaite se tailler la part du lion dans les eaux mauritaniennes…

En grand défenseur de la pêche durable, l’Europe donne des conseils à la Mauritanie !

Lire l’article de l’Université Robert Schuman de Strasbourg :

« Un accord de pêche durable avec la Mauritanie »

Maria Damanaki s’engage à trouver l’équilibre entre l’intérêt des poissons, ceux de la Mauritanie et ceux des pêcheurs européens. Éviter la surpêche, investir dans des infrastructures portuaires et lutter contre la concurrence déloyale dans les eaux mauritaniennes : ce sont les trois grands objectifs du futur accord de pêche UE-Mauritanie annoncés par la commissaire européenne Maria Damanaki lundi 7 mars au Parlement européen.

Cet accord, le plus important avec un pays tiers, permet aujourd'hui à une centaine de navires européens, dont quelques thoniers français, de pêcher en eaux mauritaniennes dans la limite de quotas reglementés. En contrepartie l'Union a versé une contribution de 305 millions d’euros pour la période 2008-2012, ce qui représente 1/3 du budget du pays. Pour le renouveler, il faut trouver « un équilibre entre les ressources mauritaniennes et les intérêts des navires des pays-membres », a déclaré Maria Damanaki

La Commission tiendra compte des récents avis scientifiques sur la situation critique des stocks pélagiques, qui auraient baissé de 30% sur les côtes ouest-africaines. Le poulpe, très convoité par les chalutiers espagnols, est par exemple de plus en plus menacé par la pêche intensive, tout comme les sardines, maquereaux et anchois.....

La Commission souhaite par ailleurs mieux contrôler la destination des contributions de l'Union en faveur du secteur de pêche de la Mauritanie.....

Enfin, pour lutter contre la pêche illégale et la concurrence déloyale, la Commission souhaite renforcer les contrôles des licences, garantes du paiement par les armateurs de leur redevance d’accès à la zone de pêche.....

En acceptant l’idée d’intégrer «une clause de démocratie et des droits de l’homme» dans le prochain accord, la Commissaire a approuvé la quasi totalité des demandes formulées par les eurodéputés. Ceux-ci se prononceront sur ses propositions lors de la plénière des 23-24 mars. Entré en vigueur le 1er août 2008, l’accord de pêche actuel expirera le 1er août 2012. Les négociations sur le nouveau protocole devraient commencer en avril prochain. Une fois finalisé, l’accord devra obtenir le consentement du Parlement pour entrer en vigueur. Suite et texte intégral de Clara Lecocq Reale, Cliquer Ici

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Le réchauffement climatique, une aubaine pour l’Islande et les Féroé

Alors qu’au début des années 2000, l’Islande et les Féroé ne pêchaient pas de maquereau, ils justifient maintenant le fort relèvement de leurs prises par le réchauffement climatique qui aurait conduit les maquereaux à migrer davantage dans leurs zones de pêche exclusives. En 2010, Islande et Féroé se sont octroyés respectivement 130.000 tonnes (contre 2.000 tonnes en 2009) et 60.000 tonnes (à vérifier). Union Européenne et Norvège qui se partageaient jusqu’alors ces ressources en maquereau de l’atlantique nord-est, voient d’un mauvais œil les deux nouveaux pays autour de la table surtout que l’Islande en demande encore plus en 2011, soit 146.000 tonnes.

Il faut dire que le maquereau est devenu une manne très intéressante (avec la croissance du marché des pays de l’Europe de l’Est et le poids important du maquereau dans le sashimi japonais) une manne financière inespérée en cette période post-crise bancaire de remboursement des dettes en Islande. A partir de l’article de l’AFP : Maquereau: l'UE et l'Islande tentent de nouveau de régler leur conflit

------ 7 mars 2011 ------

Le cabillaud face au réchauffement climatique

Le réchauffement des océans favorise la migration des espèces d’eaux chaudes vers les pôles. Les côtes françaises n’échappent pas à ces changements climatiques avec l’arrivée d’espèces plutôt habituées à des régions tropicales. Qu’adviendra-t-il des espèces d’eau froide comme le cabillaud ?

Des études montrent des changements dans la distribution spatiale des cabillauds et dans leur morphologie : La mer de Skagerrak en Norvège, bientôt trop chaude pour le cabillaud ?

Pour mieux connaitre les comportements de cette espèce et anticiper les changements, des chercheurs danois ont équipé des centaines de cabillaud de mini-thermomètre électronique. Les premiers résultats dénotent une capacité de l’espèce à s’adapter à l’élévation de la température et ils montrent que le stade crucial de la reproduction se réaliserait dans des zones beaucoup plus chaudes qu’on ne le croyait.

« Certains poissons ont été trouvés à des températures aussi froides que -1,5°C, tandis que d'autres vivaient dans une eau à près de 20°C. La morue est un poisson relativement adaptable qui peut tolérer des températures plus élevées qu'on ne le pensait. Cependant, ils semblent être un peu plus « conservateurs » quand ils se reproduisent. Au cours de cette période, tous les stocks de poissons étudiés cherchaient des zones où l'eau était comprise entre 1°C et 8°C. Cela indique que les étapes de l’œuf et la vie larvaire de la morue peuvent constituer un moment particulièrement vulnérable en ce qui concerne les effets du changement climatique », déclare le professeur Andersen. Pour plus d’informations : Cod Fish With Mini-Thermometers (Sciencedaily)

------ 4 mars 2011 ------

FranceAgriMer : Note de conjoncture de la filière pêche et aquaculture de février 2011

La note des évolutions économiques de la filière pêche et aquaculture de FranceAgriMer

Situation du marché des produits aquatiques en France

Conseil spécialisé – 24 février 2011

Une conjoncture 2010 plus favorable à la pêche française

Après une année 2009 difficile pour la filière pêche française, marquée par des prix bas et des volumes retirés importants, l’année 2010 a permis aux pêcheurs de renouer avec une meilleure valorisation de leurs produits…..

Des importations qui se stabilisent et se concentrent sur des espèces-phares

Sur les 12 derniers mois courant jusqu’à fin octobre 2010, les importations françaises sont stables (+ 1 %). Après 20 ans de croissance des importations, on assiste depuis 2007 à un ralentissement de la progression des flux entrants. Les évolutions sont, bien entendu, contrastées selon les espèces, les produits et les pays d’origine. Au global, le prix moyen à l’importation est en hausse de 6 % entraînant une progression de la valeur totale des achats de 8 %. Cette hausse du prix est en partie due à la hausse du dollar en 2010 et à la raréfaction de la ressource halieutique.

D’une manière générale, les importations continuent de se concentrer sur certaines espèces, déjà les plus consommées sur le marché national. C’est le cas du saumon : malgré la forte hausse du prix sur le marché international (lié à l’effondrement de la production chilienne), les volumes importés en France progressent de 3 % en volume, notamment auprès de la Norvège, et du Royaume-Uni, principaux fournisseurs français. En valeur, avec la hausse du prix, les importations croissent de 26 %. Les volumes de cabillaud importés sont toujours en forte hausse (+ 11 % en volume) avec un prix bas en début d’année, qui est remonté sur le second semestre, notamment en provenance de la Norvège.....

Après une année atypique, la consommation reprend les tendances des dernières années

L’année 2009 avait été marquée par une rupture de certaines grandes tendances de consommation des produits aquatiques, notamment une reprise de la consommation des produits frais, et un recul des achats de produits surgelés. Ces évolutions étaient en partie dues aux variations de prix sur certains produits (forte baisse du prix du cabillaud frais, hausse du prix des poissons surgelés). L’année 2010 reflète un retour à des tendances plus habituelles de consommation.....

Une demande communautaire toujours hésitante

Malgré une reprise des échanges en 2010 au niveau international, le marché communautaire est encore marqué par la crise, avec une demande atone. La baisse de l’euro sur le premier semestre a été défavorable aux importations….

Pour télécharger le document intégral, cliquer Ici


------ 3 mars 2011 ------

Le faux Thon rouge : Midi libre mène l’enquête

Maquillage du thon : la vidéo qui accuse

La méthode que l'on appellera "bain coréen", révélée par un grossiste, est utilisée pour transformer le thon commun en thon rouge. Une variété prisée par les amateurs. On découvre dans la vidéo, tournée en Corée, la technique utilisée.Les morceaux de poissons sont plongés dans une solution colorante jusqu'à obtenir l'effet souhaité.

Le cocktail de produits chimiques utilisé, est composé entre autres de colorants, d'anti-oxydants et d'additifs chimiques interdits par la réglementation européenne. Un procédé frauduleux qui vient s'ajouter à d'autres techniques en vogue chez les transformateurs peu regardants, notamment espagnols, qui eux aussi fixent artificiellement la couleur du poisson avec des produits chimiques eux aussi interdits.

Demain nous en saurons plus.... Mais en attendant lisez cet article du Midi Libre et surtout les commentaires... Tout y passe : antibiotiques, copeaux de bois,….

Fraude. Scandale du faux thon rouge maquillé : "un mal pour un bien", selon un restaurateur

Le procédé peut prendre différentes formes, selon nos informations : le thon frelaté peut être chimiquement modifié par un cocktail contenant de la bétanine - un colorant à base de betterave interdit pour le poisson - et/ou de l'antiseptique Bétadine, parfois accompagnés d'un autre adjuvant. A ce jour, le service des fraudes mène toujours l'enquête.

Au lendemain de notre enquête sur le thon commun transformé artificiellement en thon rouge, les réactions sont nombreuses.

Le prud’homme major, Raphaël Scannapiéco, confirme le trafic

Au lendemain de notre enquête sur le thon commun transformé artificiellement en thon rouge (notre édition d’hier), les réactions sont nombreuses. Des restaurateurs sétois se disent « écœurés » par cette pratique qui utiliserait un cocktail chimique à base de nitrates, nitrites et de Bétadine pour “rougir” un poisson bas de gamme, le faire passer pour un poisson de catégorie supérieure et le vendre plus cher. Mais en deçà du prix du marché.

Des mareyeurs s’élèvent contre ces pratiques…

Tout le monde savait sauf la ménagère !

Le 4 mars 2011: Fraude au thon rouge : « Tout le monde savait » (Midi Libre)

Tout le monde savait. » Le trafic de thon frelaté met Raphaël Scannapieco « très en colère ». Le prud'homme major, qui représente le monde de la pêche et des thoniers, précise : « Des thons venant de Corée, du sultanat d'Oman, d'Indonésie, du Yémen, etc., étaient maquillés en Espagne et dans d'autres pays et vendus par des Français jusqu'à Marseille et Rungis. » Pour garnir les étals de grandes surfaces.

Un trafic que le représentant des pêcheurs estime à 40 tonnes par mois, et qui remonterait à 2007. En pleine tourmente des quotas de pêche imposés aux thoniers. Et alors qu'une usine à sushis avait failli voir le jour à Sète.

« Au départ, un mareyeur s'est enrichi avec cette combine. Puis d'autres s'y sont mis... » Il précise : « Même si elles se retranchent derrière les factures de leurs fournisseurs, les grandes surfaces ne pouvaient pas ne pas être au courant vu les prix imbattables pratiqués. On est tellement réglementés que notre profession est ruinée - sans parler de 80 petits métiers - et une autre s'est engraissée. Ce sont les mêmes grandes surfaces qui s'étaient acheté une virginité en déclarant à l'époque qu'elles ne vendraient plus de thon rouge pour protéger l'espèce. » Ce trafic fait du tort aux consommateurs qui auraient bien du mal à s'y retrouver.

« Il faut être spécialiste pour débusquer le vrai du faux thon…..

------ 1 mars 2011 ------

Accord de pêche Maroc/UE

Un accord Gagnant-Gagnant entre le Royaume du Maroc et les armements espagnols

Un accord Perdant-Perdant pour les pêcheurs artisans marocains et sahraouis

L’accord de partenariat de la pêche entre l’Union Européenne et le Royaume du Maroc arrivé à échéance le 27 février 2011, a été prolongé d’une année (pour une nouvelle période de quatre années selon le ministre marocain de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch).

Pour le ministre marocain, « la reconduction de l'accord de partenariat s'est faite sans aucun changement, estimant que cela prouve clairement que le partenariat avec l'UE est sur les bons rails. » Source : L'appui financier de l'UE va contribuer au développement du secteur de la pêche (aufaitmaroc)

En effet, les armements espagnols vont continuer de tirer allègrement leurs trains de filets et autres trains de lignes maintenant qu’ils ont le feu vert pour rouler sans barrière sur les eaux au large des côtes marocaines et du Sahara Occidental…

En 2008, l’Espagne ne dissimulait pas que l’accord de pêche était « extrêmement avantageux » pour les armements espagnols. « La ministre de la Pêche espagnole a déclaré que les navires espagnols pêchant dans les eaux marocaines sont favorisés par un accord de pêche extrêmement avantageux. « Actuellement, les navires espagnols bénéficient de privilèges que les navires marocains n’ont pas » dans les eaux marocaines, a-t-elle affirmé. « Les navires marocains ne sont pas autorisés à pêcher avec des lumières, contrairement à l’Espagne qui est autorisée à le faire ». Les navires espagnols débarquent actuellement leurs captures dans les ports espagnols alors que selon la loi, ils devraient le faire dans des ports marocains. Source : Agritrade/CTA

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MSC dans la tempête, Picard se jette à l'eau !!!

Pêche durable : MSC, l'écolabel qui encourage le massacre (Rue 89)

Par Amelie Lescroel et Sylvain Angerand | Chercheur en écologie et co-signata

Amelie Lescroel est chercheur en écologie et co-signataire de la lettre ouverte « Fishing for Data in the Ross Sea » (Science, décembre 2010). Sylvain Angerand est chargé de campagne pour les Amis de la terre France. Ils ont envoyé cette tribune à Rue 89.

Chez Carrefour, le poisson est à la fête : du 17 au 23 février, l'enseigne de distribution lance sa semaine de communication « Les Jours bleus ». L'objectif est de promouvoir l'écolabel MSC censé garantir aux consommateurs que leur poisson est issu d'une pêche durable. Problème : depuis quelques mois, ce label est au cœur d'une controverse scientifique grandissante.

MSC, cela veut dire Marine Stewardship Council ; on peut traduire ça par « pêche durable ». Parce que du poisson, justement, il n'y a en a plus beaucoup : l'effondrement des stocks à cause de la surpêche est l'un des principaux problèmes écologiques actuels.

Or, pour continuer à vendre, il faut rassurer le consommateur. Créé en 1997 par le WWF et Unilever, ce label a mis du temps à trouver ses marques. Mais depuis quelques années, le logo en forme de petit poisson bleu et blanc se multiplie sur les boîtes de poisson pané et autres étalages des grandes surfaces.

Des autorisations injustifiées

Au départ, les scientifiques étaient plutôt enthousiastes à l'idée de mieux encadrer la pêche et d'encourager la pérennité des populations. Mais rapidement, les premiers couacs sont apparus. Il y a eu la certification, en 2004, d'une pêcherie de merlu en Afrique du Sud alors que le stock est considéré comme effondré. Rebelote en 2009 avec une autre pêcherie de merlu du Pacifique.

Plus récemment, une polémique a éclaté sur le colin d'Alaska, un poisson en bonne place sur les étals de Carrefour. Aujourd'hui, les tensions se cristallisent autour de la pêche à la légine antarctique. Ce poisson de luxe est devenu, en quelques années, une cible privilégiée de l'industrie halieutique avec une explosion de la pêche illégale…. Suite sur Rue 89

MSC, un label bleu pour la belle bleue (Picard)

Le célèbre logo bleu de l’écolabel MSC (Marine Stewardship Council), qui valorise les pratiques de pêche durable, débarque chez Picard en 2011 sur environ 20 produits de la mer. Explications, avec Elizabeth Bouton, Directeur de la Qualité et du Développement Durable chez Picard.

Pourquoi le choix du MSC chez Picard ? Élizabeth Bouton : « En cohérence avec notre démarche globale développement Durable, nous souhaitons promouvoir les bonnes pratiques qui peuvent contribuer à endiguer le déclin des ressources halieutiques. Nous espérons que la présence du logo MSC sur nos produits permette à nos clients d’en faire un critère de choix et ainsi de devenir acteurs de la démarche à nos côtés. Nous avons choisi le label MSC pour sa notoriété internationale, ses garanties de sérieux, et pour sa présence sur tout le globe, les ressources halieutiques devant être gérées à l’échelle mondiale.»

À quand un rayon « produits de la mer » entièrement labellisé ? EB : « Nous attendons bien sûr l’arrivée de nouvelles pêcheries certifiées pour proposer une gamme plus vaste de produits MSC. Pour autant, il n’est pas envisageable que tous nos poissons soient labellisés selon ce programme MSC. En effet, les pêcheries et les fournisseurs de taille plus modeste n’ont pas forcément les moyens de se lancer dans une telle démarche. Or nous souhaitons conserver cette diversité d’approvisionnement, afin de promouvoir la variété et d’alléger la pression sur les espèces très consommées comme le cabillaud, les colins (colin lieu ou d’Alaska) et le saumon. Plus l’offre est large moins la pression est forte sur une espèce donnée, et plus il est possible de satisfaire nos clients avec des alternatives satisfaisantes en cas de non disponibilité d’un produit en particulier. Parallèlement à cette démarche MSC, nous travaillons donc avec un organisme indépendant pour mettre en avant les actions et initiatives de certaines pêcheries non certifiées MSC, et pour encourager les pêcheries n’ayant pas encore entamé de démarches responsables à intégrer des bonnes pratiques environnementales, sociales et de gestion de pêche.»

Chez Picard qu’est ce que ça change ? Suite de la Communication de Picard


------ 28 février 2011 ------

Code d’usages pour les poissons et les produits de la pêche

Dans son numéro du 25 février 2011, l'hebdomadaire "Le Marin" nous révèle :

Fraudes. Du thon bourré de nitrates.

La pratique est courante à Rungis et dans certaines grandes enseignes. Pour rendre les longes d’albacore plus attractives, certains opérateurs n’hésitent pas à leur injecter nitrates et colorants.

Pour combattre les dérives frauduleuses et les acteurs peu scrupuleux, l’OMS et la FAO avaient publié en 2009 les règles et les normes alimentaires pour les poissons et les produits de la pêche dans le but de protéger la santé des consommateurs :

Code d’usages pour les poissons et les produits de la pêche – Codex Alimentarius / Organisation mondiale de la santé (OMS) / Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

Le Code d’usages pour les poissons et les produits de la pêche s’adresse à tous les professionnels de la manipulation, la production, l’entreposage, la distribution, l’exportation, l’importation et la vente de poissons et de produits de la pêche. Ce code a pour objet de garantir des produits sains et salubres qui peuvent être vendus sur les marchés nationaux et internationaux et qui répondent aux exigences des normes Codex. La réalisation de ce code et d’un certain nombre d’annexes est en cours d’élaboration. Cette première édition imprimée contient les révisions du texte adoptées par la Commission du Codex Alimentarius jusqu’en 2008.

Pour télécharger le document, cliquer Ici

Pour plus de renseignements sur ces textes ou sur tout autre aspect de la Commission du Codex Alimentarius, s’adresser au :

Secrétaire, Commission du Codex Alimentarius - Programme mixte FAO/OMS sur les normes alimentaires - FAO, Viale delle Terme di Caracalla, 00153, Rome, Italie / Télécopie: +39 06 57054593 / Courrier électronique: codex@fao.org / Site Web : http://www.codexalimentarius.net


------ 18 février 2011 ------

Entre Inuits et Granvillais, des échanges plus solidaires !

Une initiative commerciale entre communautés de pêcheurs Inuits et Granvillaises relatée par le quotidien, La Manche Libre

En direct du Groenland, le flétan débarquera à Granville

Poisson des mers froides, le flétan est très apprécié pour sa chair et son goût. Seul hic, il est particulièrement cher à l'achat. Pour le payer à un prix raisonnable, les représentants manchois de la pêche professionnelle se sont rapprochés du directeur de la coopérative d'Uummannaq, dans le Groenland, par le biais du comité de jumelage Granville/Uummannaq. 'Nous avons en cours un gros dossier de commercialisation du flétan”, reconnaît Dolorès Roche, présidente de l'association des villes jumelées.

Une filière en direct du Nord - Depuis 2008, les Groenlandais, la chambre de commerce et d’industrie du centre et sud-Manche et les acheteurs potentiels mettent en place une filière de distribution du “saumon” du Nord. “Ce n’est pas toujours simple à mener, assure Dolorès Roche, car entre le Groenland et la France, les normes d’hygiène et de transport doivent être toutes les mêmes. Il faudra aussi voir si nous ne dépassons pas les quotas autorisés de pêche.” À terme, une vente directe sera établie entre le pays des Inuits et la Monaco du nord. “Si nous arrivons à nous mettre d’accord, les pêcheurs groenlandais pourront vendre leur flétan plus cher et nous l’acheter moins cher”, assure Dolorès Roche. Les bénéfices de cette opération seraient reversés entièrement aux familles groenlandaises qui, de septembre à décembre, traversent une période de vaches maigres et ont besoin d’écouler leur stock. Suite La Manche Libre

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France : Un blog pour les pêcheurs sur l'éolien en mer

Ce blog « Pêcheurs et éolien en mer » a pour objectif de favoriser les échanges d'expérience entre les pêcheurs européens sur la thématique de l'éolien en mer. Des articles de synthèse sont préparés (cf. Comment ça marche, Cas d'études et Outils), et vous êtes invités à réagir. Source : Yan Giron, via Pêche et Développement

------ 16 février 2011 ------

Golfe de Gascogne : Y en a marre des espagnols !

Pêche fantôme et franco-espagnol

La pêche fantôme est le terme utilisé pour les engins de pêche perdus ou abandonnés qui continue à prendre du poisson. Elle est préjudiciable à l'environnement et le poisson pêché est gaspillée. La question de la «pêche fantôme» a été portée à l'attention du monde à la 16e session du Comité FAO sur les pêches en avril 1985. Après un débat au Comité des pêches, le Secrétariat de la FAO a publié une étude en profondeur du problème. Cependant, 36 ans plus tard, des pêcheurs français prennent toujours des filets abandonnés (d’origine espagnole ?) dans leurs filets…. Lire dans Ouest France : Haro sur les filets abandonnés en pleine mer ! « Le filet abandonné en mer a continué à pêcher et le grondin a pourri, montre Philippe Lannezval, patron du La Tour d'Auvergne à Lorient »

Franco-espagnols. Le ras-le-bol des palangriers : La présence de deux navires franco-espagnols dans la zone côtière déplaît aux palangriers bigoudens. Ils demandent qu'ils ne puissent plus pêcher dans la zone des 12 milles. Les pêcheurs de congres à la palangre de Lesconil «n'en peuvent plus» de ces deux hauturiers franco-espagnols qui depuis près de deux mois pêchent dans la zone côtière, de la baie d'Audierne au Glénan. «On ne les voyait pas avant», précise David Gloaguen. Avec son collègue Marc Chaduc, il souhaite que ces deux bateaux, le Miren et le Keroulan (immatriculés à Lorient), ne puissent plus pêcher dans la zone des 12 milles. «Qu'ils nous laissent tranquilles pour qu'on puisse gagner notre croûte». Suite Le Télégramme

Deux documents sur la pêche fantôme :

----- 14 février 2011 ------

Environnement. La campagne qui choque

En Bretagne. La campagne qui choque

Un enfant jouant au milieu d'algues vertes: c'est l'une des affiches choc qui sera placardée, à partir de ce matin, dans le métro parisien. Une campagne de France Nature environnement qui suscite de vives réactions en Bretagne.

Ni le lieu, ni la date ne sont dus au hasard. La campagne d'affichage que France Nature Environnement lance, à partir d'aujourd'hui, dans le métro parisien, ne passera sûrement pas inaperçue. À quelques jours de l'ouverture du Salon de l'agriculture, c'est le buzz assuré. Six affiches «choc», délibérément provocatrices, qui font, avant même d'avoir été apposées, beaucoup parler. Elles dénoncent les pesticides, les OGM et les algues vertes. En Bretagne, ce sont surtout les deux affiches sur les algues vertes qui font réagir. L'une, intitulée «Bonnes vacances», montre un enfant assis au milieu d'algues vertes avec le message suivant:«L'élevage industriel de porcs et les engrais génèrent des algues vertes. Leur décomposition dégage un gaz mortel pour l'homme». Sur l'autre on peut lire: «Arrêtez vos salades».

«On ne se laissera pas faire» Suite sur Le Télégramme

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Une mer sans pêcheries ni cultures marines selon le Grenelle de la Mer

Le 10 février 2011, Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, donne sa feuille de route du Grenelle de la Mer. Parmi les 4 axes stratégiques, rien sur les cultures marines et la pêche….

Au revoir, Pêcheurs, Conchyliculteurs, Paludiers, Aquaculteurs,...

Bienvenue, Eoliennes, Aires Marines Protégées,...

Et Bonjour les dégâts en matière de développement durable avec le transport pour l'importation des produits aquatiques et de déficit de la balance commerciale de la France !

La feuille de route 2011-2012 du Grenelle de la Mer : développement économique et de la préservation de l’espace maritime

Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté les grands projets du Grenelle de la Mer et a indiqué que l’année 2011 serait l’année de la mise en œuvre du Grenelle de la Mer pour qu’il devienne tangible pour l’ensemble des français.

Les 4 axes stratégiques de sa feuille de route :

  • La protection de la biodiversité marine

  • Le développement de l’économie maritime, la « croissance bleue »

  • Un programme de connaissance des océans

  • Une gouvernance rénovée

Pour plus d'informations, cliquer Ici et communiqué de presse, cliquer Ici

------ 12 février 2011 ------

Quand la qualité du saumon fumé est en jeu : De l'eau au prix du saumon !

Actuellement, les transformateurs de saumon fumé sont pris en tenaille entre la hausse des cours de la matière première « saumon » et le refus des GMS à répercuter l’augmentation au moment de la renégociation des contrats de vente.

Résultat…

« Il faut quand même savoir qu’aujourd’hui beaucoup de produits que nous consommons sont fabriqués dans les pays de l’Est pour des questions de cout de production (ex: saumon fumé 1er prix chez Axxxx, fabriqué en Pologne; ce produit est très rentable en terme de main d’oeuvre mais il reçoit aussi une triple injection, c'est-à-dire que l’on pique les filets de saumon avec des seringues pour injecter de l’eau et du sel à trois reprises pour vendre de l’eau au prix du saumon!).

Des exemples comme celui-ci j’en ai à la pelle. Le pire c’est que ces ventes sont les plus grosses sorties dans les magasins et aussi les plus grosses marges. Il faut quand même savoir que certaines enseignes demandent aux industriels de baisser leur qualité produits pour palier à l’augmentation des matières et garder leur confort de marge (eux aussi ont des actionnaires aux fesses !)… Source : Lettre d'un spécialiste de l'agro alimentaire (Le Post)

------ 11 février 2011 ------

« Nous espérons être les premiers à raccorder un parc éolien offshore au réseau »

Jean-Michel Germa, Président de la Compagnie du Vent (groupe GDF Suez)

« Nous espérons être les premiers à raccorder un parc éolien offshore au réseau »

La Compagnie du Vent a été la première à installer une éolienne sur le sol français, il y a vingt ans. Quel regard portez vous sur le développement de la filière et sur le retard pris par la France dans l’éolien offshore ?

Il n’y a pas de retard. En tout cas, s’il y en a un, nous sommes en train de le combler. L’appel d’offres lancé par le gouvernement fait de cette énergie un enjeu de politique industrielle. La France n’est pas un pays désindustrialisé, nous avons toutes les compétences pour relever le défi de l’éolien offshore, que ce soit pour la fabrication des éoliennes ou l’installation et le raccordement des parcs en mer. La présence de ces compétences, ainsi que la motivation des entreprises hexagonales, ont convaincu l’Etat de lancer cet appel d’offres. On estime que l’éolien offshore devrait créer à lui seul 10 000 nouveaux emplois dans notre pays d’ici 2020.

Votre projet de parc offshore des Deux Côtes, lancé en 2005, s’est jusqu’à présent heurté à de nombreux obstacles administratifs. Etes-vous confiant quant à sa réalisation ? Suite...


------ 9 février 2011 ------

Parc national des Calanques : Les pêcheurs varois seront-ils consultés ?

Le Parc National des Calanques est situé sur le littoral des Bouches-du-Rhône. Cependant, les pêcheurs du Var, dans le département voisin, fréquentent historiquement cette zone côtière...

Les pêcheurs varois seront-ils consultés pour donner leur avis sur le projet d'une réserve intégrale où ils vont pêcher depuis la nuit des temps ?

Pour une égalité de droit des pêcheurs au sein de l’Europe

Les Prud’homies de Bandol, Sanary et Le Brusc ont écrit au Président du GIP Calanques et au Préfet Maritime de Méditerranée pour que leurs pêcheurs soient traités avec une égalité de droit. Plusieurs pêcheurs de ces Prud’homies travaillent régulièrement, et depuis plusieurs décennies, sur le site du parc des Calanques et sur la zone projetée de réserve intégrale (pêche du merlan, dorade rose et autres). La stabilité relative comme les droits historiques font partie des principes européens et jouent d’un Etat membre à un autre comme d’une Prud’homie à une autre. En ce sens, les pêcheurs de ces Prud’homies se sentent discriminés.

Une réserve intégrale démesurée qui sape les conditions de survie de la petite pêche artisanale…

Ces prud’homies remettent en cause la taille démesurée de la réserve intégrale sur la zone de la Cassidaigne. Cette amputation entraînera un report de l’activité sur la bande littorale déjà largement pressurée par les activités nautiques et déstabilisera l’ensemble de la petite pêche. Selon les années, la pêche sur cette zone représente jusqu’à 30% de l’activité des bateaux varois qui y travaillent. Supprimer les conditions de survie de la pêche artisanale, la seule qui soit réellement une pêche durable et d’avenir, serait en pleine contradiction avec la gestion de l’environnement maritime. Un tel objectif de la part des promoteurs de ce parc serait incompréhensible… Suite dans l'Encre de Mer

Pêcheurs et plaisanciers protestent en mer contre le parc national des calanques (Midi Libre)

Plusieurs centaines de bateaux de pêche et de plaisance bloquaient vendredi (11 février 2011) les accès du port de Marseille pour protester contre le projet du parc national des calanques dont la charte devait être votée ce jour, a constaté un journaliste de l'AFP. Des professionnels de la mer, pêcheurs et bateliers, et des membres des associations de nautisme, venus des ports de Marseille, Cassis et la Ciotat, barraient de leurs embarcations l'accès des passes sud et nord du port de la cité phocéenne, empêchant tout navire d'entrer ou de sortir….

Les plaisanciers protestent notamment contre le projet d'intégration de la rade sud de la cité phocéenne et de l'archipel du Frioul, zones traditionnelles de plaisance des Marseillais, en zone de "coeur de parc", ce qui impliquerait des restrictions sur les mouillages.

La surface et le nombre de "zones marines protégées", où toute forme de pêche professionnelle ou de loisirs est interdite, sont également à l'ordre du jour, suscitant l'opposition des pêcheurs professionnels. Le parc des Calanques - le premier créé en France métropolitaine depuis 1979 et le troisième périurbain au monde après Le Cap et Sydney - a pour objectifs la préservation de la biodiversité, de la quiétude des lieux et du patrimoine culturel….

------ 8 février 2011 ------

Les pêcheurs croates revendiquent leurs propres eaux territoriales

Fin janvier 2011, plusieurs centaines de pêcheurs croates ont organisé des manifestations dans 9 ports de l'Adriatique.

En porte-à-faux avec leur gouvernement et leurs collègues italiens, les pêcheurs croates demandent la création d’une zone territoriale sur quelques 23.000 km2 de la Mer Adriatique, prétextant que les italiens détruisaient leurs ressources.

Ils ont également exigé une baisse des prix du carburant pour leurs bateaux et ont menacé de bloquer les ports sauf si leurs exigences sont prises en compte dans les deux semaines. Source : Croatian fishermen want their own waters (The Fisheries Secretariat)

------ 5 février 2011 ------

Survie des artisans-pêcheurs dans l'Europe Bleue ?

La Pêche artisanale française veut se faire entendre de Bruxelles, mais la Commission Européenne ne veut pas l’entendre !!!!

Alain Cadec, député européen et conseiller général des Côtes d'Armor et Pierre-Georges Dachicourt, président du comité national des pêches (CNPMEM) ont invité hier des membres de la Commission de la pêche au Parlement européen à discuter des enjeux de la politique commune de la pêche (PCP) pour la France. Aujourd'hui, la Commission souhaite mettre en place des quotas de pêche individuels transférables à tout professionnel ou entreprise du secteur. Alain Cadec et le Comité national des Pêches dénoncent ce système de régulation qui, à leurs yeux, met en péril l'avenir de la pêche artisanale et favorise la spéculation. En ce qui concerne la fixation des TAC et quotas, les pêcheurs français veulent pouvoir confronter les avis scientifiques avec les données empiriques des professionnels de la pêche. «Aujourd'hui, nous constatons des contradictions entre les quotas de pêche autorisés après avis des scientifiques et la réalité des stocks».

COFI/UE : Les pêcheurs artisans européens exclus ? (CLPM Le Guilvinec)

Pourquoi les pêcheurs artisans européens sont-ils toujours exclus ? C’est la question que l’on peut se poser après la réunion du COFI (Comité des pêches de l’organisation des nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture) tenue à Rome du 1 au 4 février 2011.

La question posée le jeudi 3 février aux représentants de 80 pays était simple : faut-il un instrument spécifique pour la pêche artisanale et un programme d’action concret ? La réponse positive semblait tellement évidente que cela aurait pu apparaître comme une question inutile et une perte de temps. Pourtant, quelques pays, dont l’union Européenne au nom des 27 pays membres dont la France, ont émis des réserves difficiles à comprendre.

Après deux heures de débat, s’étant aperçu que l’écrasante majorité des pays présents (38 orateurs sur 40) répondait favorablement, certes avec des nuances, le représentant de la Commission, Monsieur Fenandez Aguirre, a fini par s’exprimer…. Suite...

Il est à remarquer que la position de l'UE, initialement peu favorable à la mise en place d'un instrument international sur la pêche artisanale négocié de manière participative, a évolué et l'UE a finalement accepté cette proposition, afin de ne pas rompre le consensus existant en faveur de cet instrument. Source : Béatrice Gorez (Coordinatrice CFFA - CAPE)

Selon ICSF (Collectif international d'appui à la pêche artisanale), les résultats sont mi-figue mi-raisin puisque la pêche à petite échelle n'a pas obtenu un sous-comité spécifique pour l'ensemble du secteur artisanal nord-sud mais aurait obtenu une reconnaissance de traitement spécifique pour les pays en développement... Voir les commentaires d'ICSF en cliquant Ici

Vous pouvez trouver un écho des discussions du COFI de la FAO sur la pêche artisanale sur http://www.iisd.ca/vol29/enb2904f.html

------ 3 février 2011 ------

Eoliennes en mer, parcs marins… Attention pêcheurs ! La mer se peuple de barrières et constructions

A suivre l’actualité, la mer est un nouvel eldorado pour l’environnement et l’énergie…

- Le Parc des Calanques devrait être l’un des 3 parcs nationaux prévus par le Grenelle de l’Environnement avec 43.000 ha de zones marines et une réserve intégrale de 4.300 ha (!) dans une région caractérisée par l’étroitesse du plateau continental. Le deuxième devrait être un parc des zones humides…

- Côté énergie, « Le gouvernement va lancer « dans 15 jours » les appels d’offres pour la construction de quelque 600 éoliennes en mer, soit un investissement d’environ 10 milliards d’euros, a annoncé lundi le ministre de l’Ecologie et de l’Energie… Cet appel d’offres portera sur l’installation de 3.000 mégawatts (MW) d’énergie éolienne…

Qui s’occupe de préserver les conditions d’activité de la pêche artisanale, sachant que c’est le seul secteur « durable » en matière de pêche ? Suite...sur L'Encre de Mer

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EDF investit dans l'avenir des ressources marines !

Les organisations internationales prônent la suppression des subventions à la surpêche... Les Etats se désengagent... Des entreprises prennent le relais et investissent dans les ressources halieutiques....

Récif artificiel : Le projet "Corail Guadeloupe" est lancé !

A l’instar de ce qu’elle fait à la Réunion, EDF va contribuer à la reconstitution du milieu corallien en Guadeloupe à partir de poteaux électriques recyclés. EDF a noué, le 18 janvier 2011, un partenariat avec le Port Autonome et le Comité des Pêches de Guadeloupe pour créer des zones de récifs coralliens artificiels grâce à l’immersion de ses anciens poteaux électriques en béton (matériau inerte, qui ne pollue pas les fonds marins). Préalablement concassés, ces poteaux sont déposés au large des côtes de façon à fournir aux poissons des conditions de protection comparables à celles des barrières de corail, hélas fortement endommagées sous l’effet des pollutions et du réchauffement climatique.... Source : EDF Archipel Guadeloupe

EDF s'intéresse aux homards de Paimpol

EDF participe au financement d'un programme d'étude sans précédent sur les homards au large de Paimpol avant la mise en service à l'été 2012 de quatre hydroliennes dans une zone que les pêcheurs bretons avaient "sanctuarisée" pour préserver les crustacés. Le but est d'établir une sorte "d'état zéro" de la ressource, un point de référence pour pouvoir mesurer les éventuels effets des quatre hydroliennes sur les homards, ont expliqué cette semaine à Paimpol les protagonistes de l'étude, EDF et le comité des pêches de Lannion-Paimpol. "La pêche des homards est emblématique de la région. Elle représente une forte valeur ajoutée", a expliqué Laure Robigo, la jeune ingénieure halieutique de 26 ans recrutée par le comité des pêches pour mener l'étude...... "On est encore dans le balbutiement, le début d'un état des lieux", observe la jeune chercheuse, se félicitant que son travail "fédère les énergies (hydroliennes ndlr) de tous les acteurs, EDF, Ifremer, professionnels, plaisanciers, collectivités locales...". "Et tout cela donne une bonne image des pêcheurs", dit-elle.....

Les hydroliennes - 16 mètres de diamètre, 21 m de haut et poids de 700 tonnes - fourniront environ 3 gigawatts, soit l'équivalent de la consommation de 2.000 foyers. La première sera installée dès cet été. Les quatre seront connectées au réseau à l'été 2012. Source : Le Figaro

------ 2 février 2011 ------

Petits pélagiques : Regroupement stratégique des forces norvégiennes

En Norvège, deux géants de la pêche Norway Pelagic et Austevoll Seafood ASA regroupent leurs forces sur la ressource en petits pélagiques de l’Atlantique nord-est. Austevoll Seafood ASA cède sa branche maquereau et hareng à Norway Pelagic.

Il ne s’agit pas d’une fusion-acquisition comme en janvier 2011 à Boulogne et à Saint-Malo où les forces islando-néerlandaises ont pris le contrôle d’Euronor et de la Compagnie des Pêches Saint-Malo, deux bastions de la pêche française en atlantique nord-est.

Il s’agirait plutôt d’un regroupement stratégique des forces norvégiennes pour le contrôle de la manne pélagique de l’Atlantique nord. La société Austevoll Seafood ASA n’est pas dépouillée, elle apporte son appui à Norway Pelagic afin que le leader mondial des petits pélagiques congelés conforte sa première place (avec plus de 500.000 tonnes d'exportation chaque année) face à la concurrence des autres pays européens sur ce marché en pleine expansion…. Suite.... Pour des informations sur le regroupement : Austevoll, Norway Pelagic to merge operations (Seafoodsource)

------ 31 janvier 2011 ------

Tacs et Quotas de pêche 2011 dans les eaux de l'Union Européenne

Tacs et Quotas de pêche 2011 dans les eaux communautaires

Possibilités de pêche pour certains stocks halieutiques

Règlement (UE) N° 57/2011 du Conseil du 18 janvier 2011 établissant, pour 2011, les possibilités de pêche pour certains stocks halieutiques et groupes de stocks halieutiques, applicables dans les eaux de l'UE et, pour les navires de l'UE, dans certaines eaux n'appartenant pas à l'UE. Journal Officiel de l’Union Européenne, Série L - 27/01/2011 - 125 p – Pour télécharger le document Cliquer Ici

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Scapêche : Les projets du dernier armement industriel français (en dehors pêche au thon)

La Scapêche maintient son cap. Sur fond de stabilité des comptes, elle vient d'acheter un sardinier et d'embaucher un scientifique.

La Scapêche va finir par faire figure de survivante. L'armement lorientais des Mousquetaires d'Intermarché est le dernier armement dit «industriel», ou du moins hauturier - ses dirigeants préfèrent employer le mot «structuré» - 100% français depuis que l'armement boulonnais d'Euronor a été racheté par les Néerlandais de UK Fishing. La Scapêche est plus que jamais en première ligne face aux organisations environnementales. Elles aimeraient bien la voir disparaître de la surface de la mer, pour mettre un point final à la pêche des poissons de grands fonds, le fonds de commerce de l'armement lorientais. Une situation qui accentue encore le goût de la discrétion cultivée depuis toujours par le groupement Intermarché et érigé aujourd'hui comme une condition de survie....

La Scapêche affiche un chiffre d'affaires en légère hausse, en 2010 : 35MEUR, contre 34MEUR en 2009, avec un résultat net en léger positif, sans plus de précisions. Les perspectives pour l'année? «Elles sont complexes», reconnaît Tristan Douard. Se reporter sur d'autres espèces que celles des grands fonds pour répondre à la baisse des quotas sur ces espèces, comme le merlu, par exemple? «Ce report est déterminé par ce que l'on peut vendre», rétorque le directeur.

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------ 28 janvier 2011 ------

Pêche durable : L’écolabel MSC sous pression !

La guerre du maquereau dans l’atlantique Nord-Est fait une victime : le maquereau des îles Féroé perd son écolabel MSC après une attaque de l’Ecosse. Source : Adjudicator’s decision means MSC status loss for Faroese mackerel fishery (Fishnewseu)

Dans le même temps en Ecosse, la pêcherie de langoustine du Loch Torridon qui avait obtenu l’écolabel MSC en 2003, a été déboutée faute de pratiques durables d’une partie de la flotte de pêche. Source : Loch Torridon langoustine MSC certification suspended (Fishnewseu)



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Cité Marine : Les projets du président de Nissiu !

De passage à Cité Marine, son usine bretonne, le président de Nissiu, géant de la pêche japonaise (avec près de 3 milliards de dollars de chiffres d’affaires), n'écarte pas l'idée d'investir un jour dans des armements à la pêche européens.

Nissiu est partout dans le monde : Hors Japon, Nissui est présent en Europe (Bretagne, Danemark, Espagne), au Canada, aux États-Unis, en Amérique du Sud (Chili, Argentine) et en Océanie. Les 106 filiales interviennent aussi bien dans la pêche, l'aquaculture que la transformation. « Nous célébrons les 100 ans du groupe cette année, a rappelé Naoya Kakizoe, Président de Nissiu. Nissui a démarré en 1911 par l'exploitation d'un chalutier de 33 m, le Minato Maru. »….

Une nouvelle usine en 2012 - Par sa venue à Kervignac (Morbihan), le président de Nissui a confirmé l'engagement du groupe dans le développement de Cité Marine. Une nouvelle usine est déjà sur les rails, elle devrait être totalement opérationnelle dans un an. L'investissement (7 000 m2, 10 millions d'euros) portera la production à 1 100 000 portions de poisson pané par jour. 70 emplois vont être créés. « Et ça ne s'arrêtera pas là », promet Naoya Kakizoe. Le groupe n'écarte pas non plus l'idée d'investir un jour dans des armements à la pêche européens. Source : Cité Marine accueille son commandant japonais (Ouest France)

Le Crédit Agricole qui s'est désengagé de l'armement français "la Compagnie des Pêches Saint Malo", ne serait-il pas derrière le japonais Nissui ? Lire : Crédit Agricole : Amundi se lance dans la pêche au gros !

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Rejets : un tiers du poisson blanc pêché en mer du Nord serait rejeté faute de quotas

Selon les Ecossais, les rejets représenteraient pour eux 28.000 tonnes de poissons et 35,5 millions d'euros par an. Ce gâchis serait provoqué par le système de quota actuel et par le plan cabillaud. Les pêcheurs locaux souhaiteraient pouvoir pêcher moins tout en ayant le droit de ramener à terre et de commercialiser ces rejets. Source : Le Marin du 28 janvier 2011 via revue de presse CCI Côte d’Opale

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Un projet de réforme de la politique commune dans six mois

Lors du conseil des ministres de la pêche de l'Union européenne du 24 janvier, la Commission a précisé qu'un projet de réforme de la politique commune de la Pêche serait proposé avant la fin de la présidence hongroise. Source : Le Marin du 28 janvier 2011 via revue de presse CCI Côte d’Opale

PCP : Les priorités de la présidence hongroise au cours du premier semestre 2011

Au cours du Conseil de l’Agriculture et de la Pêche du 24 janvier 2011, M. Sándor Fazekas a présenté brièvement le programme de travail de la présidence hongroise dans les secteurs de l'agriculture et de la pêche….

Les priorités de la politique de la pêche porteront sur la réforme de la politique commune de la pêche (PCP) au sujet de laquelle des propositions législatives seront présentées pendant le semestre en cours. En ce qui concerne les règles de pêche horizontales, la présidence hongroise s'efforcera d'obtenir l'adoption de la prorogation de la législation temporaire relative aux mesures techniques. Enfin, l'incitation à conclure des accords de partenariat dans le secteur de la pêche avec des pays tiers est un point important que la présidence souhaite développer. Source : Conseil de l’agriculture et de la pêche du 24 janvier 2011


------ 25 janvier 2011 ------

Vigo : Record historique de 815.000 tonnes de poisson en 2010 !

Le port de pêche espagnol de Vigo a dépassé pour la première fois de son histoire la barre des 800.000 tonnes de poisson.

Le port galicien reste de très loin le premier centre européen de la pêche en battant un record historique de 815.000 tonnes de poisson débarqué (équivalent à l’ensemble des productions halieutiques françaises).

Le record est à mettre à l’actif du poisson réfrigéré en forte progression (+13,15%). Le poisson frais s’est maintenu à 84.000 tonnes. Les conserves ont chuté de 11% à 36.459 tonnes. Vigo est le leader mondial des produits de la mer pour la consommation humaine… Source : Vigo logra la cifra récord de 815.000 toneladas de pesca (Seafood-today)

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Pourquoi pas des jardins familiaux sur l’estran ?

L’association IODDE de l’île d’Oléron a obtenu une concession de cultures marines à Chassiron dans un but de « Sauvegarde de la Biodiversité ». Pourquoi ne pas envisager des concessions de cultures marines à vocation « jardins familiaux de la mer » pour les associations de pêcheurs à pied ? Un moyen de responsabiliser les pêcheurs à pied sur l’entretien et la gestion de l’estran. Aux USA, des associations gèrent des zones littorales afin de restaurer les gisements d’huîtres…

Sanctuarisation : Après Chassiron sur Oléron… Maintenant Chauveau sur Ré….

Pêche à pied contre repos biologique (Sud-Ouest)

Lionel Quillet veut protéger le site de la pointe de Chauveau (Charente-Maritime). Le président de la Communauté de communes de l'île de Ré s'attaque à un symbole majeur de la pêche à pied. Et si le phare de Chauveau signalait une autre protection que celle offerte aux marins bercés par la houle ? Devant Rivedoux, il brillerait alors comme une sentinelle de la biodiversité.

Le sujet a gagné en lisibilité, hier soir, lors d'une cérémonie de vœux. Le président de la Communauté de communes de l'île de Ré, Lionel Quillet, s'est ouvert en public de son intention d'engager la réflexion pour créer une « zone de repos biologique ». Une idée qui essaimerait aussi du côté du Fiers d'Ars, où serait défini un second secteur « soumis à forte pression ».

La procédure qui permettrait d'obtenir la mise en repos biologique de la pointe de Chauveau passe par la Direction des territoires et de la mer, le site relevant du domaine public maritime, propriété de l'État. À titre indicatif, deux années ont été nécessaires pour que l'association Iodde obtienne une concession à Chassiron. Mais c'était une première sur l'estran côtier. En l'occurrence, il s'agit d'une concession de cultures marines, qui a été accordée à titre expérimental à Iodde et à l'université de La Rochelle. Cela pourrait constituer un modèle pour Chauveau. Deux autres voies de protection pourraient s'envisager.

D'une part, l'interdiction de pêche sur une période donnée ; d'autre part, un niveau de protection qui se rapprocherait, voire adopterait, la règlementation sur les réserves....

Composer avec les pêcheurs - Lionel Quillet n'a aucun besoin d'entendre ce constat pour se convaincre. Sauf à vouloir consolider son envie d'installer pour Ré l'image d'une île harmonieuse et respectueuse. Mais le président de la CdC a forcément conscience que l'aventure ne fait que commencer. Et que le parcours ne sera pas rectiligne. Il compte bien composer avec les pêcheurs à pieds eux-mêmes, mais aussi avec les élus des communes concernées. La démarche s'accompagnera « de recensements scientifiques ». Et celui qui la pilote n'exclut pas l'idée d'une rotation des périodes de pêche autorisées entre plusieurs sites. Histoire, peut-être, de calmer les esprits.... Lire l'intégral de l'article de Philippe Baroux pour mieux comprendre les enjeux...

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------ 22 janvier 2011 ------

Première mise en marché du poisson : Vente directe… Vente à distance….

D’un côté, des pêcheurs ont la volonté de s’ancrer dans le marché local et ils se rapprochent des consommateurs. De l’autre, les acheteurs ne voient même plus la marchandise qu’ils achètent et la vente par téléphone ou internet augmente la distance entre pêcheurs et consommateurs….

L’avenir nous dira qui a raison…

Saint-Herblain : Les premiers poissons d'Yeu débarquent (Ouest France)

Fin 2009, plusieurs pêcheurs de l'île d'Yeu, dans leur recherche de nouveaux débouchés de pêche et pour lutter contre la stagnation de leur revenu, ont pris contact avec les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne de la région. Le système AMAP consiste à supprimer les intermédiaires entre le producteur et le consommateur ; en retour l'« amapien » s'abonne à un « panier » fourni périodiquement. « Ces pêcheurs s'engagent en faveur d'une pêche respectueuse de l'homme et de son environnement », commente Hélène Cuvigny, présidente de l'AMAP du Tillay. « Pour nous, il s'agit aussi de préserver la pêche traditionnelle de proximité. Pas de pêche locale sans pêcheur local ! »…

Le contrat est de six mois pour un colis mensuel de 2,5 à 3,5 kg, au prix de 31,50 € chacun. Nous sommes au complet pour ces six premiers mois », explique Patrick Moreau, secrétaire de l'association. Soles majoritairement au premier trimestre, rougets au second, mais aussi merlus, lieux et merlans... Voilà l'ordinaire de l'amapien....

Dans les Côtes d’Armor, la vente à distance se développe…. Vers une désertion des criées ?

Les criées des Côtes-d'Armor ont mis en place depuis trois ans l'achat à distance. La méthode a séduit les acheteurs. L'année précédente, 40 % d'entre eux achetaient par téléphone ou internet. Cette année on est à 50 % « Et ça augmente encore. Il y a de moins en moins de monde dans les salles de ventes. » Et pour la CCI et le responsable des criées, c'est plutôt bon signe. « Ça veut clairement dire que les acheteurs nous font confiance, car ils ne voient pas la marchandise qu'ils achètent. » La vente se fait par catalogue avec quatre critères : l'espèce, la taille, la qualité et la présentation. « Les retours sont pour ainsi dire nuls. Nous avons moins de réclamation avec la vente en ligne que sur place. » Un seul regret, des salles désertées. « C'est dommage quelque part. On perd l'ambiance de la criée. » Source : Côte d’Armor : Les criées renouent enfin avec la croissance (Ouest France)

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------ 21 janvier 2011 ------

La pêche illégale est un crime !

Discours de Maria Damanaki, Commissaire Européenne chargée des Affaires Maritimes et de la Pêche, lors du 6ème Forum international sur la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN) à Londres, le 13 janvier 2011…Extrait du discours…

Tout d'abord quelques mots sur la pêche illégale : Mesdames et messieurs, la pêche illégale ne peut être décrit comme une chose : La pêche illégale est un crime.

Ce n'est pas seulement un crime contre l'environnement. La pêche illégale a des conséquences fâcheuses à plusieurs niveaux: elle sape nos efforts de protection de l’environnement ; elle perturbe les marchés avec une concurrence déloyale; elle étouffe les stratégies de développement que nous avons si vivement essayé de programmer.... Et bien sûr, elle détruit les stocks de poissons.

Ainsi, la pêche illégale a des conséquences très négatives non seulement vis-à-vis de l'environnement mais aussi vis-à-vis de l'intérêt public. Dans une perspective à long terme, elle affecte lourdement l'ensemble du secteur de la pêche, même dans les zones où les résultats sont satisfaisants. La pêche illégale est l'une des principales menaces pour les stocks de poissons, mettant en péril le fondement même de toute politique de la pêche.

Pêche illégale, 10 milliards d’euros

Permettez-moi de vous donner une idée de ces activités dévastatrices : la pêche illégale représente l’équivalent d’une production qui la placerait derrière la Chine au deuxième rang des plus grands pays de la pêche dans le monde, avec une valeur estimée à 10 milliards d'euros. Ce chiffre représente 19% des captures dans le monde entier.

Je dois être honnête avec vous, l'UE n’est pas un saint. Nous soutenons indirectement la pêche illégale par l'importation du poisson illégalement pêché. Bien qu'il soit difficile de déterminer la quantité précise de ces importations, il a été estimé que l'UE a importé pour 1,1 milliard d'euros de poissons illégaux chaque année. Cela représente près de 16% des importations de l'UE en poisson. (Dans ce paragraphe, M. Damanaki avait utilisé le passé !)

L'UE en tant qu’acteur clé de la pêche, ne pouvait tout simplement plus rester les bras croisés et laisser cette activité illicite se développer. C'est pourquoi nous avons décidé de jouer un rôle actif dans la lutte contre la pêche illégale en adoptant un règlement communautaire appliqué depuis le 1 janvier 2010. Ce règlement est le plan de notre politique de tolérance zéro contre la pêche illégale. J'ose dire que nous avons freiné cette tendance en 2010 et les résultats doivent encore être améliorés en 2011 et au-delà. La logique de ce règlement est simple : Faire en sorte que la pêche illégale n’ait plus la possibilité de faire du profit. Faire en sorte que la commercialisation des produits pêchés illégalement devienne extrêmement difficile, voire impossible…. Voir tout le discours de Maria Damanaki : La tolérance zéro sur la pêche illégale (Europa)


------ 18 janvier 2011 ------

Greenwashing et autres tromperies sur les produits de la mer

Les consommateurs trompés par les déclarations ou autres allégations environnementales mensongères sur les produits de la mer

Une étude réalisée par l’Ong ClientEarth montre qu’au Royaume-Uni, les indications portées sur les produits de la mer vendus en supermarchés (Tesco, Asda, The Co-operative, Lidl, Marks & Spencer, Sainsbury's et Waitrose) trompent les consommateur en matière de déclarations environnementales...

Une enquête menée par l’organisation de juristes de l’environnement, Client Earth, a constaté qu’un certain nombre de proclamations environnementales concernant les produits de la pêche dans les supermarchés du Royaume-Uni étaient fallacieuses ou ne pouvaient pas être prouvées. Sur cent articles vérifiés, 32 étaient porteurs d’une allégation trompeuse ou non vérifiée comme «d’origine durable», «protége l’environnement marin» ou «élevé de manière responsable». Cela concerne notamment les conserves de thon, d’aiglefin, de morue et de poissons d’élevage.

Ce rapport se montre particulièrement préoccupé par les conserves de thon. La mention «Dolphin friendly» ‘figure sur des conserves contenant un thon capturé dans des zones où aucune menace ne plane sur les dauphins, mais en omettant de mentionner les effets néfastes de la méthode de pêche employée sur d’autres espèces menacées comme les tortues et les requins….Suite Cfp-reformwatch


------ 14 janvier 2011 ------

Fusion / Acquisition : Abandon d’un pan de la pêche industrielle française

En Europe, la pêche industrielle et hauturière se concentre toujours plus. Deux armements français sont pris dans les filets d’un armement britannique, UK Fisheries, derrière lequel se cachent deux gros armements européens, l’islandais, samherji (325 millions de chiffre d’affaires) et le néerlandais, Parlevliet & Van der Plas (800 salariés pour 350 millions d’euros de chiffre d’affaires).

A Saint-Malo, la Compagnie des Pêches cède 50% de son capital qui appartenait à une filiale du Crédit Agricole. Cet armement est spécialisé dans la production de surimi base à partir de merlan bleu de l’Atlantique nord-est ainsi que dans la pêche crevettière dans les eaux Guyanaises… Pour la banque verte, la compagnie des pêches Saint-Malo n’est probablement pas un gros poisson, elle préfère investir dans les multinationales de la pêche et de l’aquaculture. Lire : Crédit Agricole : Amundi se lance dans la pêche au gros !

A Boulogne, premier port de pêche français, c’est la fin d’une époque… Le dernier armement industriel boulonnais Euronor passe à 100% sous contrôle étranger. L'armement français de pêche hauturière Euronor (CA 2010 : 22 millions d’euros) a été repris par le groupe britannique UK Fisheries Limited. Euronor, qui exploite sept navires, dont trois chalutiers surgélateurs, produit 16.000 tonnes par an de poisson frais ou en filets surgelés. Elle représente 90% du quota alloué à la France pour la pêche du lieu noir.

Pour les propriétaires français d'Euronor, les familles Leduc et Le Garrec, « Cet adossement va permettre de pérenniser l’activité d’Euronor à un moment où la société faisait face à d'importants remboursements à la suite de la condamnation par Bruxelles d'interventions de l'Etat français en faveur des entreprises de pêche. Il devrait aussi générer des opportunités d'accès à des droits de pêche plus rémunérateurs, permettant de garantir la pérennité de l'entreprise. »

Pour l’islandais Samherji, société aguerrie au système des quotas individuels transférables (QIT), il est clair que la main mise sur ces deux armements français (+ l’armement espagnol Pesquera Ancora), correspond ni plus ni moins à une augmentation de ses capacités de pêche de près de 60.000 tonnes (sur la base des captures de 2010) comme le révèle le journal islandais Vizir : « Samherji kaupir tvö erlend útgerðarfélög ».

L'hebdomadaire "La semaine dans le boulonnais" résume en une phrase la situation des pêcheries industrielles métropolitaines dans son titre : « On ne jouait plus dans la cour des grands »

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Boulogne : Porte d'entrée sur le 4e marché mondial des produits aquatiques

Jean-Marc Le Garrec ne s'était pas encore exprimé sur la vente d'Euronor. Pour lui, cette cession à UK Fisheries est positive pour l'entreprise, mais aussi pour le port de Boulogne. « Euronor va maintenant faire partie d'un groupe international qui va lui apporter son savoir-faire, des droits de pêche nouveaux, des lieux de pêche supplémentaires. Euronor sera ainsi partie intégrante du premier groupe de pêche de poissons blancs en Europe, c'est une véritable chance pour l'entreprise boulonnaise.

En rachetant Euronor, UK Fisheries et ses partenaires achètent des quotas et des navires français qui doivent rester sous pavillon tricolore pour continuer à exercer leurs métiers, poursuit l'armateur. C'est une bonne chose car cela montre que des sociétés étrangères investissent à Boulogne parce que le port reste une place intéressante pour la filière pêche. Comme elle l'est pour Capitaine Houat qui vient d'ouvrir une usine, Marine Harvest qui a un projet très important pour Boulogne, comme Findus et bien d'autres. Mais, il faudra se montrer attractif pour un armement qui ne sera plus en effet contrôlé localement. » Source : Le Garrec : « Boulogne reste attractif » (La Voix du Nord)

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Le 30 janvier 2011 : A Boulogne, les pensionnés réagissent autrement...

Boulogne : Pensionnés de la marine marchande : la vente d'Euronor ne passe pas (La Voix du Nord)

Daniel Veron, président de l'association de défense des intérêts des pensionnés de la marine marchande et de la pêche, a tenu son assemblée générale ordinaire à Étaples. Cette association regroupe 256 adhérents qui résident entre Calais et la Baie de Somme. Malgré cela, Daniel Veron déplore le manque d'engagement des jeunes retraités.

Le président est revenu sur les difficultés rencontrées par les marins pêcheurs en activité, notamment avec les quotas de pêche et l'augmentation du prix des carburants.

Des chalutiers financés avec de l'argent public

Il reproche également à l'État Français, par la vente de l'armement Euronor boulonnais, de « signer la mort du premier port de France depuis des décennies. » Il s'est étonné aussi de n'avoir constaté aucun mouvement de protestation des élus locaux, notamment de la part de Daniel Fasquelle, député-maire du Touquet, et de Frédéric Cuvillier, député-maire de Boulogne-sur-Mer, concernant cette vente. « Une bonne partie de ces navires a été financée avec de l'argent public, a-t-il expliqué. D'autre part, la ville de Boulogne et tout le littoral de la Côte d'Opale doivent leur prospérité à la pêche, semi-industrielle ou artisanale. » Enfin, Daniel Veron a exprimé ses craintes quant à la disparition du plus vieux service social de France, l'ENIM et de son bâtiment place Fontenoy, symbole de la marine Française.....

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