====== 27 février 2012 ======
Dans le golfe du Mexique, la catastrophe au large de la Louisiane en 2010 est jugée à partir d’aujourd’hui. Le pétrolier a déjà indemnisé des victimes et cherche à transiger.«Ce que j’espère, ce n’est pas seulement un dédommagement financier, mais aussi comprendre ce qui s’est passé. Comment cette plateforme pétrolière a-t-elle donc pu exploser ? Je pense qu’on mérite enfin d’entendre ce qu’il s’est réellement produit.» Depuis le petit port de Bon Secour, en Alabama, Chris Nelson est l’un des dizaines de milliers d’habitants et entrepreneurs du golfe du Mexique impatients d’«obtenir justice» de la part de BP, lors du mégaprocès qui doit s’ouvrir aujourd’hui à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane.
Le 20 avril 2010, l’explosion de la plateforme de forage Deepwater Horizon, à 80 kilomètres des côtes, avait fait onze morts et déclenché une des plus graves marées noires de l’histoire. Pour les Nelson, ostréiculteurs et pêcheurs de crevettes depuis quatre générations, cela signifia plusieurs mois de fermeture de leurs zones habituelles de pêche, période pendant laquelle la crevette de Thaïlande ou l’huître de Floride se sont imposées sur le marché….
La compagnie pétrolière a déjà payé près de 14 milliards de dollars pour nettoyer le golfe du Mexique, et 6 milliards (sur les 20 milliards prévus) pour indemniser des victimes individuelles. Pourtant des dizaines de milliers de personnes se sentent flouées... «Ce qui met les gens en colère, c’est que les règles d’indemnisation ne sont pas claires, beaucoup ont un sentiment d’injustice», décrit Bob Higgins, président d’une association de défense de la côte, qui a tenté de tirer le meilleur parti de la catastrophe pour le développement du comté de Baldwin (Alabama).
Au port de Bon Secour, les Nelson ont accepté les aides d’urgence de BP pour survivre, mais comptent sur le procès afin d’obtenir davantage d’argent : «Pour l’instant, l’environnement semble mieux se remettre qu’on ne l’aurait pensé, explique Chris Nelson. Mais il reste une énorme quantité de pétrole dans le golfe. On ne sait pas quels seront les effets pour nous dans cinq ans.» Libération : Marée noire : BP à la barre pour un procès record
Ecureuil géant déteste les poissons !
Au Canada, le poisson, c'est important !
Selon les statistiques gouvernementales, la valeur totale de la pêche et de l'aquaculture a atteint presque 7 milliards de dollars en 2006. Pourtant, les stocks de poissons s'effondrent à cause de la surpêche, des pressions environnementales et du manque de protection adéquate.
Stephen Harper (premier ministre) coupe des centaines d'emplois aux ministères des Pêches et Océans et de l'Environnement. À long terme, cette décision met en péril notre environnement et notre économie. Et il veut couper encore plus ! Une économie forte ou de bons services publics, comme la pêche ? Pour réclamer les deux, partagez cette vidéo.
Un nouveau partenariat mondial ou l’art d’unir ses forces pour la santé des océans
Communiqué de presse de la Banque Mondiale (Une ode aux réserves marines)
Sous la bannière d’un nouveau Partenariat mondial pour les océans, une puissante coalition d’États, d’organisations internationales, de groupes issus de la société civile et d’acteurs du secteur privé s’est forgée afin d’aider à remédier aux problèmes bien connus de la surexploitation des ressources halieutiques, de la dégradation des eaux et de la disparition des habitats.
Dans un discours liminaire prononcé aujourd’hui à Singapour au Sommet mondial sur les océans (World Oceans Summit) convoqué par le magazine The Economist, Robert B. Zoellick, président du Groupe de la Banque mondiale, a expliqué que ce partenariat réunira des scientifiques, des défenseurs des océans, des représentants du secteur privé et des organismes publics internationaux dans le but de faire progresser des objectifs définis ensemble pour la santé et la productivité des océans.
Soulignant l’importance des océans pour les économies en développement du monde entier, M. Zoellick a déclaré : « Les océans de la planète sont en danger. C’est un défi si gigantesque qu’il ne saurait être relevé par un seul pays ou une seule organisation. Nous avons besoin d’une action mondiale coordonnée pour redonner la santé à nos océans. Ensemble, nous nous appuierons sur les excellents travaux déjà réalisés pour répondre aux menaces qui pèsent sur les océans, identifier des solutions réalisables et les faire passer à la vitesse supérieure » ; Suite…
Océans : Notre ressource vivante (infographie)
Les océans recouvrent plus des deux tiers de la superficie terrestre et représentent une banque vitale de ressources naturelles. Si les graves menaces auxquelles ils sont confrontés, comme la pêche excessive et la pollution, ne sont pas abordées, c'est la stabilité de l'ensemble des écosystèmes de la planète qui est mise en péril. Cette infographie montre en quoi il est crucial de protéger les océans.
====== 23 février 2012 ======
La France avec ses terres lointaines tend de plus de plus à atteindre l'objectif des 10 ou 20% de réserves marines...Les Glorieuses. Un nouveau parc marin voit le jour au coeur de l’océan Indien
Le parc naturel marin des Glorieuses est le quatrième parc marin français et deuxième de l’océan Indien. Avec le parc naturel marin de Mayotte, dont il est contigu, la France se dote d’une aire marine protégée de plus de 110.000 km2, la plus grande créée à ce jour.
Situé à l’entrée du canal du Mozambique, dans l’océan Indien, le parc naturel marin des Glorieuses s’étend sur plus de 43.000 km². Il sert de zone refuge à de nombreuses espèces menacées : tortues marines, mammifères marins, requins et raies, oiseaux marins.
Le futur conseil de gestion du parc naturel marin sera composé de 20 membres représentants de l’État, des organisations professionnelles, notamment de pêcheurs, d’associations de protection de l’environnement et d’experts. Il devra élaborer le plan de gestion du parc selon les quatre orientations de gestion présentées dans le décret :
- Protéger le patrimoine naturel, particulièrement les tortues, les récifs coralliens et les mammifères marins, notamment par une surveillance maritime adaptée aux enjeux et par la sensibilisation des acteurs et des usagers ;
- Faire des eaux des Glorieuses un espace d’excellence en matière de pêche durable ;
- Faire de cet espace un lieu privilégié d’observation scientifique de la biodiversité marine du canal du Mozambique pouvant intégrer des observatoires pour contribuer à l’amélioration des connaissances ;
- Encadrer les pratiques touristiques et accompagner le développement d’un éco-tourisme respectant le caractère préservé de cet espace.
Le parc naturel marin des Glorieuses est le premier des trois parcs marins prévus en 2012. Le parc marin des estuaires picards et de la mer d’opale et le parc marin des pertuis charentais et girondin devraient compléter d’ici le mois de mai un processus engagé suite au Grenelle de la Mer.
===== 22 février 2012 =====
Les eaux territoriales de Maurice et Rodrigues sont vastes (ZEE : 1,287 million de km2). Elles attirent de nombreuses flottilles de pêche étrangères notamment européennes.Des négociations sont en cours entre le gouvernement mauricien et la commission européenne dans le but de conclure de nouveaux accords de partenariat dans le domaine de la pêche.
Ashok Subron, le négociateur du Syndicat des pêcheurs, a demandé au gouvernement d’inviter les pêcheurs, les scientifiques, ainsi que les océanographes à prendre part au débat. « Il faut un débat national sur ce sujet, afin de permettre aux Mauriciens de bénéficier de tout éventuel partenariat. Les derniers accords avaient en effet ignoré les intérêts des Mauriciens », a laissé entendre le syndicaliste.
Les syndicalistes réclament le gel des contrats des opérateurs de pêche (lexpress.mu)
Le Syndicat des pêcheurs lance un appel au gouvernement pour que les contrats des opérateurs de pêche soient gelés aussi longtemps que ces derniers n’auront pas trouvé un terrain d’entente avec les pêcheurs.
Le gel des contrats des opérateurs de pêches qui exploitent les eaux mauriciennes. C’est ce que réclame Ashok Subron, le négociateur du Syndicat des pêcheurs. Il s’exprimait en présence du président de l’association, Judex Ramphull, ce mercredi 22 septembre, lors d’une conférence de presse.
En effet, les syndicalistes constatent que les compagnies de pêche essayent de gagner du temps lors des réunions tripartites. « Ils ont recours à un delaying tactics pour retarder les négociations », a expliqué Ashok Subron. Il faut souligner que ce comité tripartite avait été institué par le ministre du Travail, Shakeel Mohamed, à la demande du Premier ministre. Cette instance a pour but d’examiner l’une des principales préoccupations des pêcheurs, c''est-à-dire les difficultés qu’ils éprouvent à trouver de l’emploi sur les bateaux de pêche qui ont tendance à privilégier les marins-pêcheurs étrangers dont les services sont moins chers.
« Nous dénonçons aussi l’arrogance des opérateurs lorsqu’il s’adressent aux pêcheurs. C’est tout à fait révoltant. Le mieux serait de suspendre leurs permis d’opération, et cela les pousserait à reprendre les négociations plus sérieusement », a fait ressortir Ashok Subron.
Les syndicalistes ont aussi commenté les négociations en cours entre le gouvernement et la commission européenne dans le but de conclure de nouveaux accords de partenariat dans le domaine de la pêche. Ashok Subron a ainsi demandé au gouvernement d’inviter les pêcheurs, les scientifiques, ainsi que les océanographes à prendre part au débat. « Il faut un débat national sur ce sujet, afin de permettre aux Mauriciens de bénéficier de tout éventuel partenariat. Les derniers accords avaient en effet ignoré les intérêts des Mauriciens », a laissé entendre le syndicaliste.
UE/Guinée Bissau. Un accord de pêche de type colonial et des peanuts....
La Guinée Bissau a un potentiel halieutique énorme, le pays partage avec son voisin de Conakry, le plus grand plateau continental de toute l’Afrique de l’Ouest et du Golfe de Guinée.Que représentent les 9,2 millions d’euros ? Cette compensation financière qui donne le droit à la flottille européenne (notamment française, portugaise, grecque, italienne et espagnole…), à près de 70 chalutiers industriels, crevettiers et thoniers de pêcher du poisson, des poulpes, des crevettes et du thon dans les eaux territoriales bissau-guinéennes.
9,2 millions d’euros, c’est l’équivalent des débarquements à la criée de La Rochelle classée 23e port de pêche français en 2011, 1/3 de la criée de La Cotinière (7e), 1/4 de la criée d’Erquy (5e), 1/7 de Lorient (3e), Le Guilvinec (2e) ou Boulogne (1e)… A titre de comparaison, l'UE verse chaque année 36 millions d'euros au Maroc pour 119 bateaux européens....
Le protocole d'accord entre l'Union européenne et la République de Guinée-Bissau fixant les possibilités de pêche et la contrepartie financière prévues dans l'accord de partenariat de pêche entre les deux parties actuellement en vigueur, ne fait mention que des capacités de captures de la flottille communautaire : nombre de thoniers ou jauge des chalutiers. (2)
9,2 millions d’euros pour quelle quantité ?
L’Europe Bleue des TAC et Quotas de pêche ne s’impose aucune limite dans les eaux bissau-guinéennes. Toutefois, les armements doivent verser de leurs côtés une contribution supplémentaire, des peanuts calculés sur les captures : Thoniers canneurs : 25 € par tonne et Thoniers senneurs et palangriers : 35 € par tonne pêchée / Crevettiers : 307 € par tonne / Autres chalutiers (poissons et poulpes) : 229 € par tonne.
Suite...
Afrique de l'ouest. Les pêcheurs artisanaux demandent l'arrêt de la pêche industrielle étrangère, notamment européenne...
Renforcement de la gouvernance des pêches à l'échelon mondial....
Consultation technique sur la performance de l’Etat du pavillon
FAO / Rome
5 au 9 Mars 2012
Le projet de critères d’évaluation de la conduite de l’État du pavillon vise à renforcer la gouvernance internationale des pêches, y compris les mesures visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (pêche INDNR) et des activités connexes. Il est inspiré, dans une large mesure, des responsabilités de l’État du pavillon établies dans des instruments internationaux en vigueur et suit une approche pragmatique axée sur le degré de respect par les États du pavillon des responsabilités qu’ils ont contractées et sur les résultats obtenus.
Il a été convenu que la mise au point d’un ensemble général de critères devrait permettre d’évaluer les efforts consentis par un État du pavillon en vue de créer un régime réglementaire, ainsi que les résultats obtenus et sa ligne de conduite. Le projet de critères comprend donc deux sortes de critères: des critères relatifs à la réglementation et des critères relatifs au comportement, chaque ensemble visant trois aspects différents de l’action de l’État du pavillon: aspects internationaux, fichiers et registres nationaux des navires, et régimes nationaux de gestion des pêches.
Le projet de critères peut constituer un outil très efficace à plusieurs égards: il peut servir à analyser les lacunes, permettre aux États de s’auto-évaluer, afin de s’assurer qu’ils prennent les mesures voulues pour que leurs navires pratiquent une pêche responsable et, au niveau international ou multilatéral, il peut encourager les États à faire respecter les règles et contribuer à la lutte contre la pêche INDNR. Il est certain que l’on ne peut s’attendre à ce que certains États se conforment pleinement aux normes énoncées dans le projet de critères. À cet égard, l’ensemble de critères pourrait tenir lieu de liste de contrôle permettant aux États de cerner et d’évaluer leurs besoins en matière de renforcement des capacités…. Suite…
Pour plus de renseignements sur la réunion et les documents, cliquer FAO
====== 18 février 2012 =====
Des bateaux par milliers en Nouvelle-Calédonie
Chaque week-end, ils sont plusieurs milliers à se mettre à l’eau et prendre le large vers le lagon. Qui sont-ils ? Sur quels bateaux voguent-ils ? Embarquement avec des professionnels de la vente et quelques propriétaires heureux.
La flotte calédonienne compte 23.880 navires, avec 746 nouvelles demandes d’immatriculation chaque année.
Ah notre beau lagon ! Ses eaux limpides, son récif, ses coraux, sa faune et les infinies possibilités qu’il offre. Les Calédoniens ont bien compris qu’un bateau leur permettait de l’explorer en toute liberté car ils n’ont jamais été aussi nombreux à posséder une embarcation. A ce jour, la flotte de plaisance représente à elle seule quelque 23 880 navires. Soit une embarcation pour dix personnes.
Motos marines, plates, bateau moteur, voilier, catamaran… Chaque semaine ils sont plusieurs milliers à prendre le large vers les îlots. Depuis dix ans, en moyenne, 746 nouvelles immatriculations de navire sont enregistrées chaque année auprès des services des affaires maritimes. La plate ou canot en alu, en fibre, est une des embarcations les plus prisées. 39 % des bateaux sont d’une taille inférieure à 4 mètres et 32 % mesurent entre 4 et 5 mètres de longueur.
« Les usagers viennent de tous milieux, de toutes ethnies, de tout le pays. Ils veulent s’équiper pour aller se balader en mer ou pour pêcher. Et ils peuvent trouver leur bonheur à partir de 500.000 francs », relève Michel, commercial chez JKR Marine. Après, comme toute nouvelle acquisition, il faut l’équiper d’un moteur, d’une remorque. Tout n’est qu’une question de budget car les prix grimpent aussi très vite.
Plate. Pour cet heureux propriétaire d’une plate à Tomo, ce type de bateau reste l’embarcation emblématique du pays. « Il peut aller partout, accoster sur le récif pour de la pêche à pied, à l’épervier, pour ramasser des poulpes et des coquillages, pour pêcher. Il peut aussi aller dans la mangrove pour aller chercher des crabes ou des huîtres. Le Calédonien, il ne se casse pas la tête. Il attrape le poisson et le balance dans le bateau. » Le héros de bande dessinée Tonton Marcel a encore de beaux jours devant lui : « La plate, c’est plus pratique pour tout, à transporter, à mettre à l’eau et ça demande peu d’entretien. Ici on a un lagon et nous n’avons pas besoin d’un gros moteur, juste assez pour aller à son point de pêche le plus rapidement possible ».
Pour Gérard Besson, de Marine Corail, le cœur de métier, c’est le confort qu’on trouve sur des bateaux plus gros, des bateaux classiques en fibre, en alu, ou le zodiac. « Ce que recherchent les plaisanciers, c’est un bateau confortable qui met à l’abri les passagers sans trop les remuer sur l’eau par 15 nœuds de vent. En général, l’usage est la sortie à la journée pour se rendre sur les îlots » note ce commerçant. Des bateaux de croisière se vendent, tout comme le semi-rigides qui offrent une certaine polyvalence pour « aller à la pêche, sortir en famille et faire des activités ludiques. Dans l’achat d’un bateau, c’est la famille qui prédomine », analyse ce fin connaisseur.
C’était le choix de Stéphane, fonctionnaire, en s’offrant un semi-rigide. « C’est le bateau idéal. On va au phare Amédée, à l’îlot Signal, Larégnère, on pourrait même aller jusqu’à l’île des Pins. Mais avant tout, je suis très vigilant sur les questions de sécurité, surtout avec des enfants ». Assimilé au « Zoreille », son Bombard permet à cette famille de naviguer jusqu’à 35 nœuds, de quoi procurer de grandes sensations.
Croisière....
Suite et source : Nouvelles Calédoniennes

A Djibouti. L’aquaculture, c’est possible ! (La Nation)
Comment développer l’aquaculture en République de Djibouti ? C’est autour de ce thème qu’une importante réunion a été tenue mercredi dernier au ministère de l’Agriculture. Et ce, quelques jours seulement après la mise en mer de trois premières cages d’élevage de poissons avec l’expertise de la FAO et de la communauté de pécheurs de Loyada.
Mercredi dernier, dans la salle de réunion du ministère de l’Agriculture, on parlait d’un genre de culture tout nouveau en République de Djibouti : l’aquaculture.
Et honnêtement, on y croyait vraiment. Présidée par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, chargé des Ressources Halieutiques, Mohamed Ahmed Awaleh, aux côtés des représentants du FAO, cette réunion de discussion et de débat sur le développement de l’aquaculture en République de Djibouti a vu la participation de l’ensemble des parties prenantes aux nouvelles activités de l’aquaculture. Outre la communauté de pécheurs fortement représentée, étaient présents également à cette réunion des personnalités du secteur privé, venues s’enquérir des possibilités qu’offre ce secteur très promoteur.
Culture des crevettes et des algues rouges et une écloserie de production de concombre de mer, ont été les premiers arguments de cette activité jusqu’à là, encore inexploitée au pays.
Et ça fait rêver plus d’un. En effet, la présentation des résultats préliminaires de l’étude de faisabilité de production industrielle de crevettes a montré l’abondance et la qualité de sites potentiels identifiés en particulier dans la région d’Obock mais aussi au niveau de la plaine.
Le professeur Keto grand spécialiste de la culture des algues rouges a également partagé, avec beaucoup d’enthousiasme, les résultats de ces études menées dans le cadre du projet pour la culture des algues rouges qu’il estime très concluantes. "J’invite les autorités de ce beau pays à mettre en place une stratégie et les moyens adéquats pour aller de l’avant, et développer cette activité simple techniquement et qui absorbe dans son pays d’origine une importante main d’œuvre", a-t-il dit.
Autre activité d’aquaculture estimée intéressante car présentant des nombreux avantages notamment en terme de rentabilité et rationnel est la culture de concombre de mer. Malheureusement, elle n’a pas été prévue dans le cadre de ce premier projet. Mais cela n’a pas empêché, le ministre de l’Agriculture d’y faire…un clin d’œil.
D’autre part, rappelons que cette réunion a été précédée quelques jours auparavant par l’aboutissement des efforts de la Direction de la Pêche qui a pu mettre en mer les trois premières cages d’élevage de poissons avec l’appui d’un assistant technique de la FAO et de la communauté de pécheurs de Loyada. Ces cages destinées à valoriser les captures de poissons de haute qualité à l’état juvéniles sont mises en place à titre expérimental dans le cadre du projet d’assistance technique de la FAO au secteur de la pêche. Un projet intitulé : "Appui au développement de l’aquaculture marine à Djibouti".....

Sénat 13 ème législature
Question écrite n° 17547 de Mme Marie-Christine Blandin (Nord - SOC-R) publiée dans le JO Sénat du 10/03/2011 - page 581
Mme Marie-Christine Blandin attire l'attention de M. le ministre chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique sur l'implication de la France dans le plan de construction de gigantesques barrages hydroélectriques en Amazonie dans le cadre de l'approvisionnement électrique des grandes villes du Brésil. Une de ces réalisations est aussi envisagée sur le territoire péruvien.
Les gigantesques chantiers occasionnés ou en projet contreviennent dramatiquement à l'éthique, aux engagements sur la biodiversité, aux droits humains, et à la Constitution du Brésil qui dispose que « les terres traditionnellement occupées par les Indiens sont destinées à être en leur possession permanente ; l'usufruit exclusif des richesses du sol, des cours d'eau et lacs qui s'y trouvent leur appartient ».
Alors que la France a contribué positivement aux accords de Cancun -engageant sur la protection du climat- et de Nagoya -mentionnant la prise en compte des forêts primaires en harmonie avec les peuples qui y vivent dans leur diversité-, voici notre pays impliqué dans des trouées béantes, des pistes monstrueuses, des milliers de tonnes de béton à venir, et des ruptures de flux catastrophiques sur des fleuves d'Amazonie (Ene, Xingù et Beni).
Sont impliquées entre autres les entreprises GDF-SUEZ, dont l'État détient 35 % du capital, et Alstom pour les turbines.
Les études d'impact préalables à l'autorisation brésilienne ont été réalisées de façon non indépendante, sous la tutelle des entreprises. Le dossier des chercheurs universitaires en ichtyologie n'a pas été pris en compte : il annonce pourtant un bilan calamiteux pour la faune piscicole.
Il y a urgence humanitaire : sur ces terres vivent des indiens Ashaninka, Juruna et Surui dont la survie est intimement liée à la forêt primaire, à l'absence de contact avec les habitants des villes, à la pêche et à la chasse dans ce milieu préservé. Ces barrages sonnent leur fin.
Le Gouvernement ne peut pas rendre complices les Français, par sa participation à GDF-SUEZ, par les aides apportées aux entreprises d'une utilisation aussi rétrograde de leur argent.
M. le ministre doit savoir que le Brésil dispose de nombreux autres potentiels diversifiés de production d'électricité : encore faudrait-il, sur les économies, sur le solaire, sur l'éolien les aider à développer toute cette panoplie, au lieu de leur suggérer pour enrichir quelques unes de nos multinationales d'aller canaliser la force de milliards de mètres cubes, en ignorant que cette eau est un milieu de vie et de survie, d'équilibre local et planétaire.
Les indiens savent que le morcellement de la forêt leur sera fatal : les pistes s'agrandiront, les vendeurs de bois s'affranchiront de toute règle, les usines polluantes gourmandes en énergie se rapprocheront. Leurs représentants, reçus dernièrement au Sénat sont révoltés et déterminés, mais que pèsent-ils sans l'audace de décideurs qui oseront s'impliquer pour stopper le massacre ?
Aussi, elle souhaite savoir comment il compte agir pour faire éviter le pire.
Réponse du Ministère chargé de l'industrie, de l'énergie et de l'économie numérique
Pour plus d'explications : Lettre d'Amazonie
Victime du tsunami, Shigeatsu Hatakeyama, Héros des forêts de l'ONU
Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur japonais qui avait reçu une délégation d’ostréiculteurs français et de chercheurs de l'Ifremer en octobre 2010, fait partie des lauréats des Héros des forêts de l'ONU pour son travail dans la protection des forêts autour de la baie de Kesennuma.Lors d'une cérémonie organisée jeudi 9 février 2012 par le Forum des Nations Unies sur les forêts (FNUF) au siège de l'ONU à New York pour clôturer l'Année internationale des forêts, le prix « Héros des forêts » a été décerné à six lauréats originaires du Cameroun, du Japon, de Russie, du Brésil et des Etats-Unis.
« Chacun d'entre nous, parmi les 7 milliards d'êtres humains de la planète, sommes liés aux forêts pour notre bien être physique, économique et spirituel. Le prix 'Héros des forêts' du FNUF a été conçu dans le cadre de l'Année internationale des forêts 2011 pour identifier et rendre hommage aux innombrables individus du monde entier qui se dévouent à protéger les forêts », a déclaré la Directrice du secrétariat du FNUF, Jan McAlpine.
Au cours de l'année 2011, les Nations Unies ont organisé une série de manifestations et d'activités pour souligner la valeur des forêts et des mesures que peuvent prendre les gens pour les protéger.
Selon le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), les forêts couvrent 31% de la surface terrestre du globe, capturent plus de 1.000 milliards de tonnes de carbone et fournissent un moyen de subsistance à plus de 1,6 milliard de personnes.
Suite aux délibérations du jury, le prix "Héros des forêts" a été décerné à des lauréats représentant chacun une région du monde.
Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur victime du tsunami du 11 mars 2011, est le lauréat "Héros des forêts" pour l'Asie....
Les autres lauréats sont Paul Nzegha Mzeka (Cameroun) pour un projet de reforestation et d'apiculture durable, Anatoly Lebedev (Russie) pour une campagne freinant l'exploitation forestière illégale en Sibérie, Paulo Adario (Brésil) pour son action en faveur des forêts vierges d'Amazonie et deux scouts américaines (Rhiannon Tomtishen et Madison Vorva, 16 ans) pour la campagne contre l'huile de palme afin de protéger l'habitat des orangs-outans.
Le jury a également décerné un prix spécial à José Claudio Ribeiro et Maria do Espirito Santo, deux militants brésiliens qui ont été assassinés alors qu'ils tentaient de protéger les forêts naturels de leur pays....
Selon le FNUF, toutes ces personnes partagent le même courage, la même passion et la même persévérance bien qu'elles soient issues d'horizons différents. Elles servent de sources d'inspiration à tous ceux qui souhaitent faire une différence et protéger les forêts. Source : Année des forêts : l'ONU récompense des militants de la protection des forêts
- Leçon japonaise : La mer a besoin de la forêt
- Tsunami. Shigeatsu Hatakeyama, ostréiculteur à Kesennuma, témoigne
===== 9 février 2012 =====
Sénégal : Les huîtres de Fatou (TSR)
La nature apporte une richesse aux habitants de l'île de Karabane : les huîtres de mangrove, dont on fait grand usage, même lorsqu'elles ont été consommées.
------ 6 février 2012 ------
Les aires marines protégées d'Afrique de l'OuestGouvernance et politiques publiques
Editeurs scientifiques
Jean-Yves Weigel, François Féral, Bertrand Cazalet
Veigel J.Y, Féral F, Cazalet B., Les aires marines protégées d'Afrique de l'Ouest. Gouvernance et politiques publiques. Presses Universitaires de Perpignan, 232 pages. PUP, 2007
Le Sommet mondial pour le développement durable, qui s'est tenu à Johannesburg en 2002, a réaffirmé le rôle des aires marines protégées dans la conservation de la biodiversité en prenant l'engagement de créer des réseaux représentatifs censés couvrir 20 à 30% de la surface maritime à l'horizon 2012.
L'expression détaillée des recommandations du Sommet et de celles du Congrès mondial sur les parcs de Durban (2003) ont mis l'accent sur la nécessaire cohérence des politiques de préservation des ressources naturelles et de développement socio-économique, plus particulièrement en ce qui concerne la catégorie d'aire protégée administrée principalement à des fins d'utilisation durable des écosystèmes naturels (IUCN, 1994)
Mais au-delà, ces recommandations soulignent l'indispensable association de toutes les parties prenantes (stakeholders) aux différentes étapes de la constitution et de la mise en œuvre d'une aire protégée ; elles appellent à la reconnaissance et au respect de la propriété coutumière, des droits d'usage et d'accès des populations locales, ce dernier point étant particulièrement important dans la mesure où il englobe la question des droits de pêche traditionnels peu ou pas pris en compte par les programmes de protection des espaces marins.
Cette reconnaissance de l'importance de la gouvernance environnementale conduit à adopter une conception plus ouverte de la gestion des aires marines protégées permettant de discuter, non seulement du rôle de l'administration dans le processus de régulation de l'accès et de l'usage des ressources, mais également de la contribution que peuvent apporter d'autres intervenants tels que les communautés de résidents ou de pêcheurs, les ONG et les acteurs privés. Cette reconnaissance, qui s'inscrit dans une tendance mondiale à la décentralisation de l'autorité et de la responsabilité, vise à obtenir un engagement plus marqué de la société civile dans le processus décisionnel et réhabilite la gouvernance locale.
Ainsi, la question de la gouvernance environnementale et locale des aires marines protégées est celle de la coordination des organisations et des acteurs privés, communautaires ou publics, qui suppose la prise en compte d'un ensemble de contraintes et la levée d'un certain nombre d'ambiguïtés susceptibles d'être autant d'obstacles à l'atteinte des objectifs de développement durable, Les aires marines protégées sont un champ d'expérimentation privilégié de tels modes de coordination dont l'enjeu dépasse ces espaces, au regard du nombre considérable d'usagers dépendant des ressources naturelles dans les pays du Sud.
La caractérisation et l'évaluation des modes de gouvernance….
Pour télécharger le document, cliquer Ici
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Case studies from West AfricaWeigel, J.Y.; Féral, F. & Cazalet, B., eds.
FAO Fisheries and Aquaculture Technical Paper No. 548. Rome, FAO. 2011. 78 pp.
Ce document en anglais est une synthèse du document en français ci-dessus
« Les aires marines protégées d’Afrique de l’Ouest. Gouvernance et politiques publiques (Weigel et. al, 2007)
Pour télécharger le document en anglais, cliquer FAO
------ 3 février 2012 ------
Sénégal : Le point sur la pêche de chalutiers étrangers dans les eaux sénégalaises (en janvier 2012)
Sunugal : Halte au pillage de la mer
------ 30 janvier 2012 ------
Un code international pour la pêche à petite échelle
Atelier pour un code international sur la durabilité de la pêche à petite échelle (VG-SSF)
7 au 10 Février 2012
Coordinateur : M. Willmann, Rolf
IPEA, siège de la FAO, Rome, Italie
L'objectif global de cet atelier est de contribuer à un premier avant-projet des lignes directrices de SSF et de fournir des recommandations pour les éventuelles considérations et les actions nécessaires afin de promouvoir et soutenir la mise en œuvre des Lignes directrices de la SSF.
Par ailleurs, l'atelier donne des conseils au Secrétariat de la FAO à l'égard de la feuille de route et les prochaines étapes dans le processus de l'élaboration des lignes directrices et quelles actions supplémentaires peuvent être nécessaires pour s'assurer qu'un document négocié peut être présenté au COFI en 2014 pour approbation. (traduction google)
Pour accéder à la Note conceptuelle | aux documents de la Réunion, cliquer FAO
------ 27 janvier 2012 ------
2011, année des records de la pêche dans le monde
- Record de l’offre avec 152 millions de tonnes
- Record des exportations avec 120 milliards de dollars US
- Record du prix en mars 2011
- Record de la consommation avec 17,8 kg de poisson/hab/an
La forte croissance continue de la production aquacole et la reprise de la pêche de capture après le recul de 2010 provoqué par El Niño, se sont traduites par une estimation de l’offre totale de poissons pour 2011 d’environ 152 millions de tonnes, le niveau le plus élevé jamais enregistré. Bien qu’une partie des augmentations de pêches de capture soit destinée à la production de farine et d’huile de poisson, la consommation de poisson destiné à l’alimentation humaine directe par habitant pourrait augmenter de 1,3 pour cent en 2011.
Le commerce a également été soutenu, en particulier durant la première moitié de l’année, mais avec quelques fléchissements des prix pour un certain nombre d’espèces au cours de la seconde moitié de l’année. Les valeurs des importations et des exportations en 2011 devraient enregistrer de nouveaux niveaux record malgré le ralentissement actuel. Le volume croissant des exportations pourrait représenter presque 120 milliards de dollars E.U., soit une augmentation de 11 pour cent par rapport à 2010.
L’indice FAO des prix du poisson a atteint un niveau sans précédent en mars 2011, après quoi les niveaux de prix ont baissé pour certains produits de la pêche.
Comme d’habitude, la situation n’est pas homogène. Des limitations de l’offre pour certaines espèces comme le thon, la crevette, le tilapia, le hareng et le maquereau ont entrainé des hausses des prix, alors que les prix du saumon de l’Atlantique d’élevage se sont effondrés en raison d’une augmentation des disponibilités.
Pour tous les détails sur le marché du poisson en 2011 : Perspectives de l'alimentation - Analyses des marchés mondiaux (novembre 2011), cliquer FAO
------ 26 janvier 2012 ------

La société de conseil Alcimed analyse les solutions existantes pour faire face à la demande croissante en poisson afin de répondre à la consommation humaine mondiale.
Le communiqué de presse d'Alcimed « Dans 20 ans, pourra-t-on consommer autant de poisson qu’aujourd’hui ?», nous explique que dans 20 ans la possibilité de consommer du poisson, dépendra de l’évolution de la recherche en nutrition animale….
Limiter les possibilités de consommer des produits aquatiques au choix de l’agrobusiness sans envisager d’autres possibilités de développement halieutique est plutôt suspect. Actuellement, la plus grande partie de la production aquacole repose sur des systèmes d'élevage indépendants de l’industrie de la nutrition animale : coquillage, algue, rizi-pisciculture, agro-pisciculture,…. D'autre part, les pêcheurs ont la possibilité d'augmenter la production dans le cadre de programmes de récifs artificiels, pacage marin,...
Lisons le communiqué....
Aujourd’hui, les poissons que nous consommons sont soit d’origine sauvage, i.e. pêchés en mer ou en eau douce, soit issus de l’aquaculture. La mer et les eaux douces étant déjà largement exploitées, la quantité de poissons sauvages disponibles pour la consommation humaine devrait rester constante ou au pire diminuer si les mesures de régulation des pêches ne sont pas suivies correctement dans le monde entier.
Seul le développement de l’aquaculture permettra de répondre à la demande croissante en poisson.
L’augmentation de la population humaine et du niveau de vie dans les pays émergents continue de faire augmenter la consommation de poissons. A priori seules deux possibilités semblent envisageables pour répondre à cette demande grandissante :
- Accepter de manger des poissons qui habituellement, à cause de leur trop petite taille, ne sont pas destinés à l’alimentation humaine. Ils sont appelés poissons fourragers car ils sont utilisés sous forme de farine et d’huile pour nourrir les animaux plus gros destinés à la consommation humaine (poissons carnivores et omnivores, porcs, volailles) et les animaux de compagnie,
- Augmenter la production mondiale de poissons d’aquaculture.
La deuxième solution peut paraître simple et plus séduisante pour les consommateurs. En effet, depuis les années 80, l’aquaculture est un secteur en plein développement dans les pays émergents tels que la Chine, premier pays consommateur de poissons devant le Japon.
Les poissons d’aquaculture les plus appréciés se nourrissent de farines et d’huiles de poisson, des matières premières dont la disponibilité est limitée
Parmi les poissons d’aquaculture, les espèces carnivores (saumons, truites,…) et omnivores (carpes, tilapias, poissons-chats,…) ont besoin de protéines et d’huile de poisson dans leur alimentation. Les farines de poissons représentent, par exemple, pour les saumons de 25 à 60% de leur alimentation et pour les carpes et les tilapias de 3 à 10%. Ces farines sont sources de protéines de haute qualité qui assurent un très bon développement de l’organisme….
(…)
En conclusion, dans 20 ans, selon l’évolution de la population mondiale et la recherche en nutrition animale, les protéines et huile de poisson devraient être utilisées dans des proportions plus faibles dans l’alimentation des poissons d’aquaculture, voire uniquement dans l’alimentation des poissons d’aquaculture les plus « haut de gamme ». Il devrait donc toujours être possible de manger du poisson, mais ce seront probablement des poissons, en moyenne, plus petits qu’aujourd’hui (maquereaux à la place de thon ou de saumon) et avec des qualités nutritionnelles moins importantes car les protéines de poisson auront été substituées totalement ou en partie par des protéines végétales et animales.
Pour télécharger l'intégralité du communiqué de presse, cliquer Alcimed
------ 24 janvier 2012 ------
Un parent d’élève s'inquiète et interpelle les autorités japonaises
J’ai distribué plusieurs exemplaires d’articles de Bandajevsky et de Babenko puis j’ai expliqué les risques de la contamination alimentaire chronique pour les enfants, de la façon la plus factuelle et scientifique possible. J’ai montré que même pour l’IRCP, un seul becquerel de césium 137 ingéré chaque jour donnait 200 bq en permanence dans le corps au bout de 400 jours. Que ceci faisait déjà 10 bq par kg de masse corporelle pour un enfant de 20 kg : exactement le seuil à partir duquel les maladies commencent, chez les enfants en Biélorussie.
Je sentais bien que je dérangeais : les fonctionnaires demeuraient dans un silence de mort.
Surtout quand j’ai conclu : « À ce rythme, la plupart des enfants de l’Est du Japon seront malades ou maladifs dans 10 ans. »
Source : Netoyens.info : Aucun produit en provenance du nord de Tokyo dans les cantines !
Lire aussi : Un bon conseil : "Mangez du poisson de la Mer du Japon !"
------ 17 janvier 2012 ------

Après avoir interdit la pêche à 69 bateaux chinois pour pratiques illégales, le Congo revient sur sa décision trois semaines plus tard.
Selon la presse locale, pendant toute la durée de la suspension des bateaux chinois, le poisson se faisait rare sur les marchés de Pointe-Noire, ville de près d'un million d'habitants....
Que restera-t-il dans les eaux congolaises après le ratissage de ces 69 chalutiers chinois ? La ZEE congolaise est parmi les moins étendues de toute l'Afrique équatoriale !
Afreeknews : Congo - Levée de l'interdiction de pêche des bateaux chinois
Soixante-neuf bateaux appartenant à trois entreprises chinoises accusées de pratiques illicites et interdits de pêche fin décembre dans les eaux congolaises ont été autorisés à reprendre leurs activités dès mercredi, a-t-on appris mardi auprès du ministère de la pêche.
"Ces bateaux viennent d'être autorisés à reprendre leurs activités de pêche industrielle dans les eaux maritimes congolaises dès ce mercredi (18 janvier)", a indiqué le directeur de cabinet du ministre de la pêche, Joseph Kibiadi, lors d'une réunion à Pointe-Noire (sud) avec les responsables de ces entreprises sanctionnées, et dont l'AFP a obtenu copie des minutes.
M. Kibiadi a précisé que la suspension a été levée sur décision du ministre de tutelle, Hellot Mampouya Matson, sans toutefois en indiquer les motivations.
Fin décembre, le gouvernement congolais avait suspendu les navires chinois pour "non respect des lois et règlements en vigueur (depuis 2000)", avait expliqué à l'AFP Dieudonné Kiessiekiaoua, conseiller à la pêche au ministère de la pêche. "Ces bateaux ont exercé des activités dans la zone de 6 milles nautiques, qui est une zone de reproduction", où la pêche est strictement prohibée, avait-il ajouté. Les navires suspendus appartiennent à trois compagnies chinoises: Lulu, Rong Chang, Huayi Jinri.
Selon la presse locale, pendant toute la durée de la suspension des bateaux chinois, le poisson se faisait rare sur les marchés de Pointe-Noire, ville de près d'un million d'habitants.... En août, M. Kiessiekiaoua avait annoncé à l'AFP que le Congo s'était doté d'un système satellitaire de surveillance des bateaux "pour mieux contrôler ses eaux". Selon les estimations du ministère de la pêche, pour que chaque Congolais consomme 25 kilos de poisson par an, il faut que le pays dispose de 100.000 tonnes de poisson. "Notre production est en deçà, et de temps en temps nous recourons aux importations pour combler le déficit", selon le conseiller Kiessiekiaoua.
Le Congo importe chaque année des denrées alimentaires pour 130 milliards de Fcfa (198 millions d'euros), selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).
------ 14 janvier 2012 ------

Les écologistes dépensent annuellement au moins 25 millions dans leurs campagnes pour sauver les baleines, affirment-ils. Et les profits des baleiniers sont d'à peine 30 millions. On peut donc présumer qu'il y a suffisamment d'argent pour payer ces derniers pour rester à quai.
Baleine : Vers des quotas de pêche échangeables ?
En dépit du moratoire sur la chasse commerciale mise en place en 1986, le nombre de baleines tuées chaque année a plus que doublé depuis 20 ans. Il y a presque 2000 prises par année, dont 1000 pour fins «scientifiques» par le Japon.
Alors que se déroule le spectacle annuel des écologistes pourchassant les baleiniers dans les mers du Sud, un trio de scientifiques propose de mettre la tête des cétacés à prix... pour mieux les sauver.
Dans un article publié cette semaine dans la revue Nature, ces biologistes américains croient qu'un système de plafonnement et d'échange de permis de chasse à la baleine permettrait de freiner la chasse, voire de la faire cesser.
Mais il faudrait pour cela que les écologistes jouent le jeu, en achetant les permis. Ce qui est loin d'être sûr. «On n'est pas convaincus du tout de cette approche», dit Virginie Lambert-Ferry, responsable de la campagne Océans chez Greenpeace Canada.
Selon le système imaginé par les trois scientifiques, les baleiniers se verraient remettre un certain nombre de permis de chasse. Ils pourraient en vendre à leurs adversaires écologistes et «faire un profit sur les baleines sans même les chasser», affirment les chercheurs.
En 2010, une proposition de quota de prises a été rejetée par les membres de la Commission. Les nations baleinières comme les écologistes s'y opposaient. Mais en rendant les quotas de pêche échangeables, tous pourraient y trouver leur compte, estiment les chercheurs.
Les écologistes dépensent annuellement au moins 25 millions dans leurs campagnes pour sauver les baleines, affirment-ils. Et les profits des baleiniers sont d'à peine 30 millions. On peut donc présumer qu'il y a suffisamment d'argent pour payer ces derniers pour rester à quai.
Il en coûterait 13 000$ pour sauver un petit rorqual ou 85 000$ pour un rorqual commun.
Et que feraient les fameux «scientifiques» du monde entier sans leur ration annuelle d'un millier de baleines? La revue Nature dit «soupçonner qu'ils vont se débrouiller».
L'idée est lancée alors que le mode actuel de gestion de la chasse aux mammifères marins a fait la preuve de son inefficacité.
En dépit du moratoire sur la chasse commerciale mise en place en 1986 par la Commission baleinière internationale, le nombre de baleines tuées chaque année a plus que doublé depuis 20 ans.
Il y a presque 2000 prises par année, dont 1000 pour fins «scientifiques» par le Japon, 600 par des pays qui contestent le moratoire (Islande et Norvège) et 350 dans les régions arctiques, pour la subsistance..... Suite sur Cyberpresse
------ 13 janvier 2012 ------

Ces producteurs souhaitent poursuivre leur activité crevetticole (dans des zones dorénavant interdites) et ils le font savoir. Des émeutes pour la crevette ont eu lieu avant les fêtes de fin d’année à Pedernales, une ville de la province de Manabi à l'ouest du pays. Au nombre de 482, ces producteurs revendiquent les quelques 12.886 hectares exploités jusqu'à maintenant.
« Nous souhaitons que les permis d’exploitation soient renouvelés comme avant sur présentation des documents », exige Christian Fontaine, président de la coopérative de crevettes à Pedernales…
La direction nationale du secteur de la crevette s’est réunie le 6 janvier 2012 à Guayaquil, avec Priscilla Duarte, secrétaire à l'aquaculture. L'objectif est de parvenir à un accord, pour éviter l'expulsion d'au moins 442 producteurs qui n'ont pas été en mesure de renouveler leur permis d'exploitation sur une zone couvrant 12.886 hectares. Toutefois, l’avenir de ces petits producteurs est maintenant entre les mains du président équatorien Correa, le seul à pouvoir revenir sur le décret d’expulsion….
Avec une surface moyenne de 30 ha, ces producteurs de la province de Manabi représentent la catégorie des "petits" éleveurs de crevettes en Equateur... En comparaison avec les fermes crevetticoles de plusieurs milliers d'hectares de la région de Guayaquil...
A Guayaquil, des fermes de crevettes sur plusieurs milliers d'hectares....
(Cliquer pour agrandir)
Remarque : Tous ces petits producteurs (442) exploitent une surface totale à peine plus grande qu'une seule ferme de crevetticulture de la région de Guayaquil au sud de l'Equateur.... Ils ont en moyenne 30 hectares de terrain, ce qui représente 3 bassins de ces immenses fermes !
D’après El Comercio : Correa definirá el caso camaroneros et Camaroneros y Gobierno buscan un consenso para regularizar a 442 productores
L'Equateur est le 1e fournisseur de la France avec plus de 20.000 tonnes de crevettes chaque année (sur un total importé de 100.000 tonnes)
Lire aussi : Aquaculture biologique : "Ne consommez pas ces crevettes Bio !"
------ 6 janvier 2012 ------
Durant l'année 2011, nous avons constaté une forte mobilisation des hommes politiques de Guyane et du Gouvernement sur le dossier sensible de la lutte contre l'orpaillage illégal, et avons pleinement approuvé cette action légitime de nos élus pour éradiquer ce fléau.
Mais qui se préoccupe du piratage de nos eaux ?
En effet, personne ne peut ignorer l’AMPLEUR du pillage de nos ressources maritimes, exercé régulièrement par les navires de pêche brésiliens et surinamais dans les eaux territoriales de notre Département, sans oublier les attaques à mains armées pour voler les moteurs, les filets, et les produits de la pêche.
Malgré les actions de sensibilisation du Comité Régional des pêches depuis plus de 10 ans auprès de l'Etat, ce phénomène ne cesse de s’accroître et menace fortement la pérennité de la ressource halieutique ainsi que la viabilité économique du secteur (nous constatons, en 2011, une très forte baisse dans les débarquements d'acoupa rouge, cette espèce étant la plus pêchée sur nos côtes par les pêcheurs illégaux ....)
Nous rappelons que dans une Guyane très fortement dépendante des importations alimentaires, nous sommes le seul secteur économique qui couvre en totalité les besoins de consommation de la population et exporte, par ailleurs, chaque année, plus de 1800 tonnes de poissons vers le marché des Antilles françaises.
En outre, la pêche est également un secteur qui offre à la Guyane, dans le cadre d’une gestion raisonnée exemplaire mise en place par le CRPMEM Guyane, de réelles perspectives de développement et d'emplois, tant à terre qu'en mer.
En ce début d'année nous lançons donc un CRI D’ALARME afin d’obtenir une mobilisation ferme et constante de l'Etat et des Elus auprès des autorités gouvernementales Brésilienne et Surinamaise, pour faire respecter notre espace maritime et éviter ainsi, le naufrage d'un des secteurs stratégiques déjà fortement pénalisé pas les directives européennes et nationales.
Pour que cette lutte contre les PIRATES, soit efficace, il faut que le gouvernement adapte son arsenal juridique et judiciaire en conséquence.....afin que les courageux marins de la Marine Nationale puissent faire respecter dignement dans notre espace maritime "LA PLEINE SOUVERAINETE DE LA FRANCE"
Pour terminer, nous ne pouvons passer sous silence notre inquiétude sur le projet du Groupe SHELL de production de pétrole offshore au large de la Guyane, sur 2 points en particulier :
- La non prise en compte par le Gouvernement d'imposer au groupe SHELL dans les futures campagnes d'exploration la réalisation de véritables études d'impacts indépendantes sur les ressources halieutiques
- En cas d'une pollution marine liée au projet SHELL devant conduire à l'arrêt des activités de pêche, qui sera responsable des lourdes conséquences économiques portées au secteur?
Christian MADERE – Entreprise Industrielle de Transformation & Membre du CRPMEM Guyane
Aland SOUDINE – Armateur Pêche Artisanal & Membre CRPMEM Guyane
Source : Blada
En avant sur les layons de 2012 ! C'est parti !
Souvent silencieux, ils ne sont pourtant pas les derniers à souffrir du pillage de la ressource : Les pêcheurs lancent un cri d'alarme pour une mobilisation contre le piratage de la ressource maritime guyanaise.
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Revue de presse de l'année 2011 et avant, cliquer Ici













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