mercredi 15 juin 2011

Blue Frontiers : La gestion des coûts environnementaux en aquaculture

Blue Frontiers : La gestion des coûts environnementaux en aquaculture

Blue Frontiers : Managing the environmental costs of aquaculture

Stephen J. Hall, Anne Delaporte, Michael Phillips, Beveridge Malcolm et Mark O'Keefe

WorldFish Center / Conservation International

Juin 2011

Ce document analyse la production aquacole mondiale, les principales espèces et les systèmes de production. Il a pour objectif d’informer les décideurs au sujet des impacts de l'aquaculture sur l'environnement et de stimuler le débat sur les systèmes de production animale les meilleurs pour l’alimentation de demain.

Un poisson mangé sur deux a été "élevé"

Près de la moitié des poissons, coquillages et crustacés consommés dans le monde sont élevés dans des fermes aquatiques et leur impact sur l'environnement doit être étudié de plus près, prévient une étude publiée aujourd'hui à Washington et à Bangkok. L'aquaculture représentait en 2008 47% des poissons et crustacés consommés sur la planète, selon le document rédigé par le WorldFish Center, une ONG qui milite pour la réduction de la faim dans le monde grâce à une pêche raisonnée, et Conservation International, une ONG consacrée à la protection de la nature.

A elle seule, la Chine est responsable de 61% de l'aquaculture mondiale. La plupart des poissons qui y sont élevés sont des carpes. Au total, 90% de l'aquaculture provient l'Asie, souligne l'étude. L'élevage de poissons et de crustacés en enclos ne va pas sans soulever des questions de la part des protecteurs de l'environnement, en raison de la pollution qu'il provoque.

Ceci posé, argue WorldFish Center et Conservation International, l'impact de l'aquaculture sur l'environnement est bien moindre que l'élevage de bétail car elle est moins gourmande en énergie notamment. L'aquaculture, font valoir les deux organisations, est promise à une forte croissance, en raison principalement de l'urbanisation rapide que connaît le continent asiatique. Car, explique l'étude, plus les gens s'installent en ville, plus la demande en protéine animale croît.

« Je pense que la probabilité pour que la demande en produits provenant de l'aquaculture baisse est très faible pour le moment", commente Sebastian Troeng, chargé de la protection de l'environnement marin au sein de Conservation International. "Si cette croissance continue il va falloir réfléchir à comment répondre à la demande tout en évitant d'augmenter l'impact sur l'environnement », ajoute-t-il.

L'anguille, le saumon et la crevette font partie des espèces dont l'impact sur l'environnement est le plus important, car elles sont carnivores et doivent donc être nourries à l'aide de viande de poisson importée de l'extérieur. En revanche, l'élevage de moules, d'huîtres et d'algues a un impact moindre. Source : AFP / Le Figaro

Pour plus de renseignements et télécharger le document, cliquer : Blue Frontiers : Managing the environmental costs of aquaculture

Blue Frontiers : Résumé

Blue Frontiers : Points saillants

Autres articles :

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Certification en aquaculture

Directives techniques relatives à la certification en aquaculture

Version approuvée par la 29ème session du Comité des pêches tenue à Rome, Italie, du 31 janvier au 04 février 2011

Contexte

1. La production aquacole mondiale augmente de manièreimportante et fournit un volume significatif croissant de poissons et de produits aquatiques pour la consommation humaine, tendance qui devrait se prolonger. Bien que la croissance de l’activité aquacole pourrait permettre de répondre à une demande croissante en produits aquatiques et pourrait participer à la sécurité alimentaire, à la réduction de la pauvreté, et d’une manière générale, permettre un développement responsable et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, il est de plus en plus reconnu qu’il est nécessaire d’améliorer les pratiques utilisées dans ce secteur pour atteindre ce potentiel.

2. L’aquaculture est un secteur très diversifié, comprenant de nombreux systèmes différents de production, dans des sites variés avec des pratiques, des moyens, des processus et des produits différents, dans des conditions politiques, sociales, économiques et environnementales diverses.

3. Les efforts faits pour promouvoir l’aquaculture devraient tenir compte des préoccupations et des intérêts particuliers des petits exploitants aquacoles ayant peu de ressources et encourager la responsabilité sociale des entreprises, lorsqu’il s’agit d’intégrer les petits exploitants et autres parties prenantes marginales aux filières de commercialisation. Les systèmes de certification ne devraient pas créer d’obstacles aux échanges ni exclure des filières de commercialisation les produits des petits exploitants aquacoles.

4. La production aquacole et le commerce de produits aquacoles ont augmenté mais des inquiétudes sont apparues à propos de possibles impacts négatifs sur l’environnement, les communautés et les consommateurs. Pour nombre de ces points, des solutions ont été identifiées et appliquées. La certification en aquaculture est maintenant perçue comme un outil envisageable, basé sur les marchés, pour minimiser les possibles impacts négatifs et augmenter d’une part les avantages pour la société et les consommateurs et d’autre part la confiance dans les systèmes de productions aquacoles et de commercialisation.

5. Si les questions de la santé des animaux aquatiques et de la sécurité sanitaire des aliments dans le domaine l’aquaculture sont l’objet de dispositions de certification et de contrôle de la conformité au niveau international depuis de nombreuses années, il en va différemment des aspects relatifs au bien-être animal, à l’environnement et à des questions socio-économiques, qui ne sont pas visés par des mesures de cette nature…. Suite et téléchargement du document, cliquer FAO ou Ici

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