La certification, une affaire de gros sous ?

Ou le marché opaque du poisson : l’écocertification

Des produits de la mer « bio » sur les étals, des pêcheries éco-certifiées « pêche durable » et de plus en plus de poissons éco-labellisés dans les grandes surfaces. Derrière cette vague de certifications, un vaste marché très rentable oppose les organismes certificateurs. La polémique enfle autour de ces organisations de plus en plus puissantes car elles privilégient surtout leurs propres intérêts et les intérêts de lobbies environnementaux ou économiques sans véritablement se soucier de l’avenir des professionnels de la mer et des communautés de pêcheurs. En ce début de semaine du développement durable, attention au greenwashing !


Dans un article « Un business pas bien bio », l'hebdomadaire Politis nous indique que l’organisme certificateur Ecocert, le leader français avec 70% du marché national de la certification des produits biologiques (AB) est devenu une multinationale avec un chiffre d’affaires de 10,5 millions d’euros et sa progression annuelle est de 20%. Né il y a 17 ans de l’association de conseillers en agriculture biologique, Ecocert est maintenant présent dans 18 pays, et n’a plus rien à voir avec une petite association de militants écolos…. Et des dérives ont été observées ces derniers mois… Un procès est intenté « à des organismes certificateurs tels qu’Oasis ou Ecocert pour l’emploi dévoyé de la mention “biologique” ». Plus précisément, le 27 mai 2008, All One God Faith, une firme californienne spécialisée dans les cosmétiques bios, et une association de consommateurs américains, Organic Consumers Association, portent plainte contre la filiale américaine d’Ecocert. « Les produits cosmétiques étiquetés 100 % bio ne contiennent pas que des substances biologiques mais comprennent aussi des agents pétrochimiques. »

Un business pas bien bio

Il serait intéressant de mener une enquête sur les poissons et les crevettes d’élevage certifiés « bio » qui sont vendus sur le marché français. Si vous me trouvez un cahier des charges précis de ce type d’élevages aquacoles, faites le moi savoir !

Les organisations internationales de la pêche artisanale l'ont dit à Bangkok en octobre 2008, et redit lors de la réunion du COFI à Rome début mars 2009, elles n'acceptent pas ces écolabellisations qui sont un moyen pour des sociétés de pêche et d'aquaculture industrielles d'« écoblanchir » des pratiques peu recommandables. Voyez ce qu'en dit l’association suédoise « Nature et Jeunesse » (Fältbiologerna) créée en 1947 ; cette organisation qui travaille pour une société durable, une justice globale et un « gentil » environnement, mène une campagne internationale contre l’élevage de crevette « bio » : Scampi. (voir aussi les informations sur le réseau asiatique ASIA ci-dessous).

La polémique autour de l’écolabel MSC

Dans le journal britannique en ligne « Fishnewseu », le spécialiste des produits de la mer, Callander McDowell attaque ouvertement Rupert Howes, directeur général de Marine Stewardship Council (MSC).

L’analyste indique que les consommateurs ne sont pas les « moteurs » de la certification des produits de la mer, mais plutôt les vendeurs. Ces derniers ont été contraints sous la pression des organisations environnementales à se tourner vers des produits certifiés à l’image du plus grand groupe d’hypermarchés mondial Wal-Mart aux USA. Depuis, la plupart des supermarchés américains mènent une politique en matière de développement durable qui comprend généralement une certaine forme d'engagement avec le Marine Stewardship Council. En France, le mouvement d'écocertification est aussi porté par les industriels de la transformation comme Findus et Iglo ; ces multinationales ont intégré la démarche "pêche durable" dans leur stratégie commerciale.

Selon Rupert Howes, l'engagement des grandes surfaces et des industriels de la transformation se reflète par l'augmentation du nombre des pêcheries certifié MSC. Pour lui, il existe une réelle préoccupation des pêcheries qui pensent que sans cette certification, elles ne seront pas en mesure de vendre leur poisson à la grande distribution.

Mais depuis quelques mois un mouvement de dissidence se remarque dans les rangs des premières pêcheries certifiées.

L’une des plus grandes pêcheries MSC, les saumons d’Alaska, est actuellement dans une phase de renouvellement de certification. Mais, plusieurs acteurs de la pêche alaskienne se demandent s’ils doivent continuer à travailler avec l’organisation certificatrice. Certaines entreprises pensent qu'elles n'ont pas besoin du MSC pour vendre leurs produits depuis que leur saumon est considéré comme "durable", bien avant même que l’écolabel ait été conçu. (voir le dépliant d'Alaska Seafood pour les 50 ans de l'Etat d'Alaska : Tous Sauvages).

Certains pensent que « l’organisation MSC a plus besoin du saumon d’Alaska que le saumon n’a besoin du MSC. » Ceci semble être confirmé par des analystes qui expliquent que le MSC fait actuellement du lobbying auprès de l’industrie de la transformation pour que celle-ci exige du saumon d’Alaska certifié.

La pêcherie des saumons d'Alaska fait partie des certifications vitales pour le MSC, et si celle-ci ne renouvelle pas son partenariat avec l'organisation basée en Grande Bretagne, cela risque de « saper » la crédibilité du programme de certification. La perte de cette pêcherie aurait un impact financier très important sur le fonctionnement de l’organisation ; selon Alaskan Journal of Commerce « sur les quelques 2000 produits actuellement certifiés par le MSC dans le monde, 1500 sont fabriqués à partir des poissons d'Alaska, et 700 rien qu’avec les saumons d'Alaska ».

Selon Callander McDowell, les pressions exercées par Marine Stewardship Council sur l’industrie de la transformation, ne suffiront pas à remettre les saumons d’Alaska dans le rang des poissons certifiés MSC.
Philippe FAVRELIERE (à l'aide de l'article de Fishnewseu : Alaskan salmon at heart of certification issue) - modification le 1 avril 2009

Lire d'autres articles sur le sujet des certifications :
Informations complémentaires :

ASIA ou lutter contre la crevetticulture industrielle

Basé au Bengladesh, Asia Solidarity against Industrial Aquaculture (ASIA contre la crevetticulture industrielle) est un réseau asiatique qui vient d’être créé pour faire front au développement de la crevetticulture industrielle. ASIA affiche clairement ses intentions : défendre les moyens d’existence des communautés locales, leurs droits humains et leur environnement mis à mal par l’aquaculture industrielle. Pour y arriver, le réseau qui regroupe une quinzaine d’associations représentant les intérêts des pêcheurs artisanaux, des consommateurs et plus généralement des communautés côtières, s’est fixé plusieurs objectifs :
  • promouvoir une meilleure justice environnementale, sociale et économique pour les communautés affectées par les élevages industriels,
  • réduire la demande globale de produits issus des élevages industriels en sensibilisant les consommateurs du Nord et en créant des liens avec les réseaux associatifs installés dans les pays du Nord,
  • redéfinir la notion d’aquaculture soutenable en fixant de nouvelles valeurs et en combattant toutes les certifications apposées sur les produits issus de l’aquaculture industrielle et qui masquent les impacts négatifs de cette activité,
  • dénoncer les violations des droits humains, les atteintes à l’environnement et la dégradation des moyens d’existence dont sont coupables les promoteurs de cette industrie,
  • mener des campagnes pour influer sur les politiques gouvernementales afin de réguler voire interdire le développement de l’aquaculture industrielle.
Pour plus d'informations sur la certification des produits de la mer :

Informations complémentaires sur la crevette bio Oso de Madagascar

Vive la gambas malgache (JT TF1 en juillet 2010)

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

A Madagascar, la seule crevette d'élevage bio du monde (Le Monde du 31/3/09)

Vincent Amirault est un peu stressé. "Avant, on utilisait plein de produits chimiques pour soigner les crevettes malades. Aujourd'hui, avec le label Agriculture biologique, on n'en a plus le droit. Alors il faut constamment surveiller pour anticiper."

Autour du directeur de la ferme aquacole de la société OSO (Overseas Seafood Operations) située dans le nord-ouest de l'île de Madagascar, quarante bassins de dix hectares dans lesquels les crevettes biologiques grossissent pendant environ six mois. L'entreprise malgache s'est installée en 2001 sur ces espaces émergés entourés de mangroves. A quelques kilomètres de la réserve de l'Ankarana, ce site de 3 500 hectares, qui emploie jusqu'à 900 personnes, devient une île artificielle lors de la saison des pluies. Cette ferme est aujourd'hui la seule au monde à produire une crevette certifiée biologique.

L'élevage fournit la moitié de la production mondiale. Né au début des années 1980 pour répondre à la demande des pays occidentaux, l'élevage est principalement concentré en Asie (Chine, Thaïlande, Indonésie, Vietnam) et en Amérique latine (Brésil, Equateur). Les élevages y sont intensifs : on atteint parfois des densités de 200 crevettes au mètre carré. La moitié de la production mondiale de crevettes provenait de l'élevage en 2008, soit près de 3 millions de tonnes.

Pour résister aux géants aquacoles d'Amérique latine et d'Asie du Sud-Est, la filière crevettière malgache, qui génère un chiffre d'affaires de 100 millions d'euros par an, a choisi de parier sur la qualité. Le numéro un du secteur, Unima, a décroché un label rouge - attestant la qualité de ses produits - en 2004. Son principal concurrent, OSO, a obtenu des autorités françaises la création d'un label Agriculture biologique (AB) pour la crevette en 2007.

"Avec nos 6 000 tonnes annuelles de crevettes, on ne représente même pas 1 % de la production mondiale. Alors nous devons viser la niche du haut de gamme pour survivre à l'actuelle crise de surproduction", résume Claude Brunot, président du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes de Madagascar.

En longeant les bassins au volant de son pick-up, Eric Douheret, le directeur du site OSO, le reconnaît : "C'est le label AB qui nous sauve, même si c'est extrêmement contraignant." Toute la chaîne de production a dû se plier aux règles du bio. Les fertilisants sont d'origine naturelle, à l'image de l'engrais, à base de farine de plumes.

"LA SALLE DES AMOURS"

Les aliments, comme la farine de poisson, sont garantis sans organismes génétiquement modifiés (OGM). Dans les bassins, pas plus de dix crevettes au mètre carré. La nouvelle station d'épuration limite les rejets.

"Avec le label AB, mon personnel a 25 % de travail en plus, estime René Bemanantsara, directeur adjoint de l'écloserie. Nous avons dû augmenter le nombre de reproductions, car le passage de traitements curatifs à une logique préventive a entraîné une baisse du taux de survie des larves." Dans la "salle des amours", plongée dans la pénombre, il observe chacune des cuves pour s'assurer du bon déroulement des accouplements. Puis vérifie au microscope, comme plusieurs fois par jour, l'état de santé des larves.

Ces contraintes ont un coût : huit euros le kilo en moyenne pour mettre en boîte les gambas OSO, soit deux à trois euros de plus que pour une crevette standard. "En 2008, nous avons augmenté nos ventes de 32 %", se réjouit cependant Mathias Ismail, directeur opérationnel du groupe OSO, qui produit désormais 1 600 tonnes de crevettes par an, essentiellement à destination de l'Europe et de la France.

Les effets de la crise commencent toutefois à se faire sentir. Premier producteur de crevettes d'élevage à Madagascar (avec 4 500 tonnes en 2008), le groupe Unima est confronté à des difficultés : depuis plus d'un an, l'une de ses deux fermes a dû provisoirement fermer ses portes. "Le marché de la crevette de qualité n'est pas extensible, surtout en période de crise", rappelle Amyne Ismail, son directeur général, qui a conclu un partenariat avec le Fonds mondial pour la nature (WWF). D'ici quelques semaines, OSO et Unima devraient rendre public le bilan carbone de leurs fermes. Sébastien Hervieu

Voir aussi :

Agriculture biologique : la guerre des labels ? (Novethic)
Le nouveau règlement européen sur l’agriculture biologique a été présenté lors d’une conférence de l’Agence bio, jeudi 9 octobre. Pas de grands changements sur le fond, mais l’imposition, dès le 1er janvier 2009, d’un label bio européen qui remplacera les labels nationaux des pays de l’Union. Les agriculteurs craignent que le bio français ne perde de sa valeur.

Ajoutée le 12 août 2009 : MSC fait sa pub

Le saumon sauvage MSC en tête de la gamme Casino Délices
Source: MSC
Le groupe Casino, un des leaders mondiaux du commerce alimentaire, est depuis 2007 l’un des principaux promoteurs du label Marine Stewardship Council (MSC) en France. A travers ses différentes enseignes, « Géant Casino», « Casino supermarché », « Franprix », « Leader Price », « Monoprix », « Petit Casino », « Spar » ou « Vival », le Groupe Casino dispose de plus de 8 500 magasins en France. Le Groupe Casino est également implanté dans une dizaine de pays étrangers avec plus de 1 400 magasins.

Le distributeur propose vingt références de produits de la mer labellisés, dont quatre sous la marque Casino, une sous la marque « Tom et Pilou » et une sous la marque « Casino Délices ». Selon un communiqué de presse du MSC, le saumon fumé sauvage de la nouvelle gamme « Casino Délices » est une illustration du succès grandissant du MSC en France. Le Saumon sauvage Sockeye, pêché dans les eaux froides de l’Alaska est issu d’une pêcherie durable et bien gérée qui répond aux critères environnementaux du MSC.

Après les marchés leaders comme l’Allemagne et la Grande-Bretagne, le MSC connaît actuellement une évolution rapide en France. Le nombre de références labellisées y a triplé entre 2008 et 2009. D’après Edouard le Bart, responsable commercial du MSC en France, «l’évolution du MSC doit beaucoup à l’engagement de partenaires comme Casino. Avec 43 pêcheries certifiées à ce jour et plus d’une centaine en cours d’évaluation, dont 2 en France, la gamme de produits certifiés MSC promet de continuer à se diversifier, ce qui permettra de donner aux consommateurs un choix encore plus large de produit issus d’une pêche durable». Casino n’a d’ailleurs pas l’intention de s’arrêter là puisque trois références de noix de Saint Jacques marinées viennent de faire leur apparition dans les rayons. De plus, plusieurs nouveaux produits sont actuellement en cours de développement.

Commentaire ajouté le 24 avril 2010

Vos remarques sont très intéressantes, Xavier et une relecture de l’article de Ph. Favrelière m’a semblée nécessaire : « Il serait intéressant de mener une enquête sur les poissons et les crevettes d’élevage certifiés « bio » qui sont vendus sur le marché français. Si vous me trouvez un cahier des charges précis de ce type d’élevages aquacoles, faites le moi savoir ! »

Il ne dit pas que cela n’existe pas .
« Travailler sur un projet », c’est très bien mais cela reste très vague.
Par contre ce que vous écrivez sur l’aliment, son impact CO2 , son ACV dont personne ne parle est très pertinent : j’ai déjà entendu dire que tel élevage ne polluait plus, que l’indice de conversion de l’aliment était bien meilleur…certes ; mais l’analyse ne porte que sur le site de production . On n’a encore jamais calculé l’ACV de l’aliment alors que son impact environnemental est considérable.

Quand on a un process naturel comme le vôtre, il ne faudrait pas hésiter à le mettre noir sur blanc. Ph. Favrelière a raison : trouvez lui un cahier des charges précis !
On passe la surmultipliée pour la création des labels, mais les cahiers des charges sont lacunaires .
Le vôtre serait donc :
- pas d’aliment ?
- pas d’intrant ?
- pas d’antibiotique ? … quoi d’autre ? eau sans métaux lourds ?
Si les cahiers des charges permissifs sont édités, n’hésitez pas à diffuser le vôtre : cela me réconcilierait avec la consommation de crevette !
Cordialement
Biofario

Commentaires

Xavier a dit…
Comment des journalistes peuvent ecrire cela????

Des crevette sont certifiees bio depuis 1999 en Indonesie, Equateur, Vietnam, Inde, Bangladesh, Thailand, Brezil... je travaille moi meme sur la mise en place d`un projet de crevette bio dans le sud Vietnam. Je travaille sur le projet du Bangladesh depuis 2006!

Pour info, jusqu`en 2007 OSO utilisait des metabisulfite apres la recolte de leurs crevettes certifiees Bio... ce produit est utilise pour eviter les necrose au niveau de la carapace (tete, branchies) et ces produits sont toxique pour l`environnement.... bravo le bio!
Depuis 2007 je ne sais pas si AB a retirer l`autorisation de ce produit.
Mais bizarement nous n`avons pas acces aux standards AB pour les crevette sur internet...

De plus, ces crevette sont alimentees... de l`aliment bio peut etre mais aliment qd meme...importation des matieres premieres et transformation sont sources de pollution car utilisation d`energie!.

Au Vietnam comme au Bangaldesh ou en Indonesie, les crevettes sont produites sans ajout d`aliment industriel!!! les feuilles des arbres, des algues ou tout autre plantes aquatiques suffisent!!

Messieurs les journalistes..... renseignez-vous un peu avant d`écrire ce genre d`article... a moins que vous ayez des actions chez OSO..???

Xavier
Dimitri a dit…
Bonjour,

bien intéressant tout ça !
Je retrouve beaucoup de liens vers mon site (finemaree.com)
Le problème c'est que je ne sais pas à qui je dois ces faveurs ?

Merci de bien vouloir éclairer ma lanterne...

Cordialement Dimitri
Anonyme a dit…
Bonjour,

le commentaire deplacé de Xavier merite des précisions reglementaires.

Au sein de l'Union Europeenne, seule la France a publié une reglementation Nationale (au moment ou LE MONDE ecrit sur OSO), donc publique et gratuite, qui régit la production de crevettes issues de l'Agriculture Biologique. Seules les crevettes officiellement certifiées par des organismes indépendants, assermentes par l'Etat Francais, peuvent entrer sur le marché et etre commercialiser avec l'appellation "BIO", ceci dans le cadre de la reglementation UE en vigueur.

La France avec sa marque "AB" est la seule nation a avoir mis en place un cadre reglementaire tres strict qui controle toute la chaine de production, de logistique et de distribution. A ce titre la DGCCRF veille afin d'eviter les fraudes et manipulation du consommateur entre les produits reellement BIO certifiés "AB" portant la marque publique "AB" et les autres pseudos produits bio certifies dans les pays autres, et ne repondant pas aux regles nationales et aux regles de l'UE.

Le journal LE MONDE (ou son journaliste) a donc parfaitement raison de dire qu'OSO, avec sa production de crevettes biologiques de Madagascar, a été le premier au monde a etre certifié officiellement "AB-Agriculture Biologique" par la France, dans le cadre de la réglementation communautaire applicable.

La polémique sur l'alimentation ou la protection des carapaces est totalement hors de propos, car seule la reglementation officielle regit les regles strictes de l'Agriculture Biologique. Pour etre certifie, OSO comme tout autres producteurs de produits "AB" se fait controler trés regulierement, 2 a 3 fois par an au minimum, afin de garantir aux consommateurs que les methodes d'elevage sont totalement conforme a la loi regissant l'Agriculture Biologique.

Tous les beaux pays evoqués par Xavier ne disposent pas de certifications officielles, ils ne peuvent donc pas exporter ou vendre en France avec la mention legale "issus de l'Agriculture Biologique". Leurs reference au "Bio" n'est donc pas légale en France, et au titre de la protection des consommateurs, ils ne sont donc pas "Bio", car ils ne sont pas certifies dans le cadre de la loi regissant le label "AB".

En France, actuellement, seule la marque OSO est officiellement certifiee "AB"; d'autres producteurs arrivent prochainement avec des crevettes blanches d'Amerique du Sud (Equateur).

Cordialement,

Michel A.
Paris
Mai-Lin de Saclay a dit…
Je souhaite reagir vivement aux propos non fondes postes le 3/4 a propos de l'article du Monde du 1/4/09, et ainsi conforter les commentaires de Michel A.

Après verification, le site internet du Ministere de l'Agriculture dispose bien d'une rubrique concernant l'Agriculture Biologique et le texte reglementaire officiel Ref CC REPAB F est disponible en telechargement. Le commentaire poste le 3/4 n'est donc pas la realite et il semble que son auteur ne connaisse absolument pas ce qui se passe au niveau reglementaire en France et en Europe en ce qui concerne les regles aquacoles du BIO "AB".

La crevette certifiee AB de Madagascar est bien la premiere "gambas" a avoir ete produite selon les regles officielles qui regissent le AB; il n'y aucun doute sur le faite que la ferme OSO a realise une incroyable performance avec la mise en place d' une ecloserie BIO, d'une ferme de grossissement BIO de 400 Ha en premiere mondiale. La marque OSO est la seule a avoir reussi en cette integration et cette certificiation même si l'Equateur a effectivement suivi cette demarche, et c'est tant mieux !

OSO a bien ouvert la route du BIO officiellement certifie, a contrario des reconnaissances privees et souvent peu serieuses telle que le sigle "Naturland" allemand que l'on trouve dans beaucoup de ferme en Asie.

La reglementation officielle adoptee par la France est actuellement en cours d'harmonisation en Europe afin que tous les pays membres s'alignent (enfin !) sur des regles communes publiques et uniques applicables a tous. Cette demarche est déjà en place et le site web de l'UE precise que le règlement UE 834/2007 a ete adopte et est applicable depuis le 1/1/09 pour certaines especes/produits agricoles.

Pour la partie aquacole, l'exemple de la France en poissons et en crevettes BIO (dont OSO est le precurseur), le leadership de la marque publique AB, seul gage reel de qualite reconnu par les consommateurs en France, sont des elements determinants qui sont pris en compte et integres dans l'elaboration de la future legislation unifiee.

Pour ce qui concerne la marque OSO et l'article du journal Le Monde, il suffit de se documenter sur le web et egalement aupres des instances du BIO en France (agence Bio, FNAB) pour se rendre compte que leur crevettes BIO font référence au niveau international, et même aux USA ou elles ont ete elues "Seafood Champions 2009" par l'ONG Seafood Choices Alliance (www.seafoodchoices.org).

Pour une fois, même les americains nous saluent pour le leadership d'une certification alimentaire francaise. Pour info les USA travaillent actuellement a suivre l'exemple francais car ils ne disposent pas de regles BIO pour la crevette !

Bravo a OSO car cette premiere mondiale en matiere de Gambas BIO va tirer l'aquaculture vers le haut et surtout apporter des produits de la mer de tres haute qualite , respectueux de l'environnement et pourtant accessible en terme de prix. Pour info AUCHAN Velizy les propose au rayon surgeles a 5,90 Eur les 16 crevettes Bio !

Je reagis a l'article que maintenant car c'est après avoir achete les gambas Bio OSO chez Auchan que je me suis reellement documente sur la marque et le BIO !

Bravo au journal Le Monde de nous ouvrir les yeux sur des produits extraordinaires provenant de pays qui meritent de s'inscrire dans la voie du developpement durable.

Mai-Lin,
de Saclay
Thierry A. a dit…
La revue sur le net de toutes les publications concernant OSO et ses crevettes Bio de Madagascar d'une part, et l'etude de la legislation officielle AB "Agricullture Biologique" m'invite a faire les commentaires suivants:

a) Pour les avoirs achetées chez mon poissonniers (Daguerre Marée Paris 17e), les gambas OSO sont réellement differentes, par leur couleur, leur texture et surtout le plaisir qu'elles procurent en bouche. un gout naturel légèrement iodé, un croquant exceptionnel bref un délice. J'ai demandé au poissonnier (Daguerre) de me faire l'article de cette crevette OSO par rapport a ses autres selections; il est categorique OSO est trés loin devant l'equateur et nettement devant la crevette Label Rouge qui est plus fade et plus pale en couleur.

b) L'ONG internationale ALLIANCE PROUDUITS DE LA MER (www.seaweb.com) a primé OSO comme "Seafood Champion 2009" pour la contribution de cette société (pourtant malgache, un pays en vois de développement) dans le secteur de l'aquaculture BIO, son approche d'intégration sociale, certifiée "COMMERCE ETHIQUE". La visite du site web du WWF est aussi instructif car on y remarque qu'un responsable d'OSO siege au Conseil d'Administration du Dialogue mondial qui travaille sur le future programme de certification durable et responsable soutenu par cette ONG.

c) Les articles de presse et les prix de gastronomies qui mettent en avant la marque OSO depuis le lancement de ces crevettes BIO sont assez remarquables: Le site de la BBC, celui du TELEGRAPH (l'equivalent anglais du Monde), Liberation, Le Monde, Elle et d'autres témoignent du BUZZ. Depuis 2006, les consommateurs francais ont élu la Crevette OSO comme SAVEUR DE L'ANNEE dans la catégorie poissonnerie et surgelés. 5 années consécutivement, les consommateurs ont choisi la marque OSO et sa demarche de gastronomie BIO...

Cf mon point a)...CQFD

Cordialement,

Thierry A.
Paris 17e