lundi 11 février 2013

Humour chevalin des British : Findus, l’arroseur arrosé !!!

Findus et Lur Berri, deux poids lourds de la filière poisson en France, sont sur le gril dans l’affaire de la viande de cheval... 

Findus avec ses Lasagnes pur bœuf à la viande chevaline, est leader sur le marché du poisson surgelé. Lur Berri est un groupe coopératif agricole dont les activités s’étalent du saumon fumé « Labeyrie » à (depuis le scandale) la viande de cheval « Spanghero »....

On se rappelle que Findus n’avait pas du tout fait rire les pêcheurs à la sortie de son affiche (avec la vache) classée dans la rubrique « Humour absurde » du développement durable par l’Ademe et l'agence Adwiser.

Retour de bâton...

Côté British, on fait de l'ironie sur ce "drame équin"

Depuis la révélation des Lasagnes à la viande de cheval, les internautes d’outre-Manche se déchainent dans un humour tout britannique qui raille le scandale alimentaire frappant la marque Findus en Europe.

Pour le moment, les britanniques épargnent Spanghero, société créée par les frères Spanghero qui leur avaient pourtant donné du fil à retordre au moment du tournoi des 5 nations de rugby... Walter Spanghero est une légende du rugby français, célèbre pour avoir participé à la mythique équipe qui a remporté en 1968 le premier Grand Chelem de l’histoire du XV de France. Redouté pour ses placages, Walter Spanghero avait été surnommé l’Homme de Fer...(1)

La créativité des internautes est sans fin. Petit florilège du meilleur de ces parodies. D'après un article de France 3 Basse Normandie)

“They won’t findus in here!”.

Traduisez par 

 “Il ne nous trouverons pas ici” !








Ou quand les chevaux Roumains viennent prendre le travail des vaches françaises !

On ne rigole pas !... Les filières viande et poisson placées sous surveillance en 2013

Le ministre français de la Consommation, Benoît Hamon a indiqué que la répression des fraudes va étendre ses recherches au-delà des deux sociétés dans la tourmente, Spanghero et Comigel, et mettre "sous surveillance" l'ensemble de la filière viande et poisson pendant l'année 2013, réagissant au scandale de la présence de la viande de cheval dans des plats de lasagne de marque Findus, censés être au boeuf.

Le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a de son côté confirmé la tenue d'une réunion européenne avant la fin de la semaine sur le scandale des plats surgelés à la viande de cheval estampillée "boeuf" et les problèmes d'étiquetage, au terme d'une réunion de crise à Bercy.
 
Philippe Favrelière (actualisé le 14 février 2013)

(1) La famille Spanghero a vendu la marque en 2009
Témoins privilégiés de l’affaire, les frères Spanghero sont sous le choc. La fratrie de rugbymen de Narbonne, à l’origine de la fondation de l’entreprise, n’a plus rien à voir avec Spanghero, dont elle a cédé ses dernières parts en 2009.
Mais le nom Spanghero est resté, ce qui cause bien du tort aux six frères depuis une semaine. Ce jeudi, Laurent, l’un des co-fondateurs, et Walter, ancien international du XV de France, n’ont pas pu retenir leurs larmes, en évoquant le scandale.
« Pas responsables »
« Nous sommes atterrés par ce qui se passe et dont nous ne sommes pas responsables », a affirmé Laurent Spanghero, jeudi.
« On vit des moments difficiles », a renchéri son frère Walter, qui a eu une pensée pour les quelque 360 salariés de l’entreprise désormais dirigée par la coopérative Lur Berri.  D'après Ouest France : Viande de cheval. Les larmes des frères Spanghero

Autres articles :

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e-réputation. L’image de Findus relookée par Reputation Squad

Gérer son image sur le Net est devenu indispensable pour beaucoup de particuliers et d’entreprises... Internet a fait voler en éclats les frontières...

Sa réputation, c’est-à-dire l’image que les autres ont de vous à partir d’un simple clic, est entre les mains des algorithmes de Google. Ils font remonter sur les premières pages de ce moteur de recherche des liens sur lesquels votre nom ou votre image apparaît, selon une logique que personne ou presque ne connaît.

Une formule magique informatique, en somme, qui est devenue un enjeu de société et un business florissant.

Dans l’affaire de la viande de cheval, par exemple, Findus a confié à la société Reputation Squad la gestion de son image sur le Net. « Concernant Findus, notre mission a été principalement centrée sur de la veille et le relais de la vérité des faits auprès des parties prenantes (journalistes, consommateurs et autorités) », explique à « Sud Ouest » Albéric Guigou, cofondateur de Reputation Squad.

Cette société pratique des tarifs qui vont de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, selon le type d’intervention. Cela consiste en fait, le plus souvent, à faire remonter des informations positives dans les pages des moteurs de recherche et à renvoyer aux tréfonds les négatives. Les internautes vont très rarement au-delà de la troisième page. Reputation Squad a vu son chiffre d’affaires doubler tous les deux ans.

Comme la plupart des Français n’ont pas les moyens de se payer de tels services, un meilleur encadrement juridique est réclamé par nombre de particuliers. « Je crois qu’il s’agit surtout d’un problème d’éducation, de compréhension de l’outil, ajoute Christophe Alcantara. La plupart des gens, même les décideurs et les politiques, ne réalisent pas l’impact de ce qu’ils publient sur Internet et les réseaux sociaux. Nous avons changé de paradigme. Alors que la mémoire humaine s’altère, celle du Web est infaillible. Il faut arrêter d’y aller avec une certaine naïveté. Nous sommes dans un monde de flux d’informations, et donc d’instantanéité, qui alimentent des stocks. La bonne attitude est de comprendre ces logiques et de se les approprier. »

D'après Sud Ouest du 29 avril 2013 : Internet : comment gérer son e-réputation ?

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Des poissons et autres produits de la mer issus des 5 océans

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UE: étiquetage plus clair concernant l’origine des aliments

Source : CTA

Selon une enquête  du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), le pays d’origine des produits est un critère clé pour les consommateurs de l’UE lorsqu’ils achètent des denrées alimentaires.

Dans une nouvelle étude réalisée par des membres du BEUC, 70 % des participants ont déclaré que l’origine constitue un facteur important lorsqu’ils achètent des produits alimentaires. L’enquête a également révélé qu’une vaste majorité des consommateurs souhaitent connaître le pays spécifique d’où proviennent les aliments. « La plupart des consommateurs s’intéressent à l’origine car ils l’associent à la qualité et à la sécurité de la nourriture, » a expliqué Camille Perrin, responsable de la politique en matière de denrées alimentaires au BEUC, en ajoutant que la majorité des participants avaient également indiqué vouloir soutenir l’agriculture, l’économie et les entreprises au niveau local.

Selon la plupart des consommateurs, la viande reste un produit dont ils désirent connaître l’origine. En outre, ils aimeraient également connaître le pays d’origine des fruits et légumes, du poisson, du lait et des produits laitiers, pour lesquels 70 à 90 % des consommateurs souhaitent voir un étiquetage concernant l’origine.

Au sein de l’UE, l’origine doit toujours être indiquée pour l’huile d’olive, le poisson (sauf s’il est en conserve ou préparé), le bœuf, la volaille fraîche ou surgelée d’origine non européenne, le vin, la majorité des fruits et des légumes, le miel et les œufs. Pour tous les autres aliments, l’étiquetage de l’origine est uniquement facultatif. La nouvelle législation européenne relative à l’étiquetage des denrées alimentaires qui entrera en vigueur à partir de décembre 2014 concernera l’origine de la viande fraîche porcine, ovine, caprine et de volaille;

Le BEUC conseille de rendre obligatoire l’étiquetage de l’origine pour toutes les viandes, le lait, les produits non traités, les aliments composé d’un seul ingrédient comme la farine et le sucre, et les ingrédients qui représentent plus de 50 % d’un produit alimentaire.


En savoir plus [EN]
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Saumon de Norvège : un autre pavé dans les surgelés Findus !

2 mars 2013

Quand Findus fait la promotion de ses pavés de Saumon de Norvège dans le magazine LSA, le Nouvel Observateur lance un pavé dans les cages à saumon : « La vérité sur ce que vous mangez » en relai avec une vidéo qui fait le buzz sur le net

Pavés de Saumon de Norvège Findus

Findus choisit les saumons de Norvège, élevés dans les fjords norvégiens, pour faire ses pavés surgelés. Le poisson est sans arête et sans peau et est conditionné sous vide, individuellement.
Les pavés surgelés de Findus peuvent être cuits au micro-onde, en 2 minutes 30 secondes à 750 W, ou à la poêle, à feu doux, en 14 minutes. Il est possible de les préparer au court-bouillon ou au four.
Les Pavés de Saumon de Norvège sont emballés en boites.
Position du produit sur le marché : Etant l'un des leaders dans la vente des produits surgelés à base de poisson, Findus réalise un chiffre d’affaire de 242 millions d'euros en 2011. D’après LSA : Pavés de Saumon de Norvège Findus

Scandale du saumon d’élevage


France 3. Pièces à conviction : Assiette tous risques (janvier 2012)
  
« La vérité sur ce que vous mangez » par le nouvel Observateur

"La vérité sur ce que vous mangez" : c'est l'enquête de la semaine du nouvel Observateur... Toujours au chapitre de l'agro-alimentaire, le nouvel Observateur épingle quelques-unes des pratiques douteuses qui semblent très répandues...

Un exemple parmi beaucoup d'autres : on apprend que les éleveurs de saumon ont à leur disposition un nuancier de couleurs, une sorte de peinture pour rendre le saumon plus appétissant. Car comme les poules ne mangent plus de maïs, les saumons d'élevage ont changé de régime, au menu, des protéines végétales de soja pour les gaver.

Résultat : ces saumons d'élevage sont tout gris. Le consommateur risquant de trouver ça suspect, il faut donc lui redonner une belle couleur de saumon, avec un cocktail chimique qui lui donne au choix une belle robe rose, rouge ou orangée... Les mêmes produits qui servent pour les saucisses de Strasbourg et même pour les autobronzants...

Et ce n'est pas le pire : on apprend aussi que ces saumons entassés dans leurs fermes piscicolles sont envahis par des pous de mer. Pour les rendre comestibles, en plus de l'autobronzant, ils subissent donc un traitement-choc aux pesticides, susceptible d'augmenter les risques de cancer. Voilà comment le saumon auto-bronzé et épouillé vient égayer les tables de fêtes... 

En 2010, le ministre de l'Agriculture de l'époque, Bruno le Maire, s'en était ému auprès de la ministre norvégienne de la Pêche, laquelle avait répondu qu'il n'y avait pas à s'inquiéter. Petite précision du nouvel Obs : la famille de la ministre en question est dans le business du saumon d'élevage... D’après France Info : L'autobronzant du saumon et le slip de Beckham

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Comment se repérer dans la jungle des étiquetages

D'où viennent nos produits ? Le scandale des lasagnes au cheval censées être au boeuf relance le débat. Pas toujours facile de se repérer dans la jungle des étiquetages.

Aujourd'hui, seuls quelques produits ont des obligations d'information.

Les bons élèves : la viande et les fruits et légumes.

En supermarché comme en boucherie traditionnelle, la réglementation européenne impose de préciser l'origine de la viande. L'étiquetage, affiché sur l'emballage ou sur le mur de la boucherie, doit indiquer : lieu de naissance, d'élevage et d'abattage. Si ces trois étapes n'ont pas lieu dans le même pays, l'étiquette doit le détailler. Les logos bleu et rouge VBF, VOF ou VPF (pour viande bovine/ovine/porcine française) garantissent une viande née, élevée et abattue en France. Une bonne étiquette fait toujours figurer le pays, avec le numéro d'agrément de l'abattoir et de l'établissement de découpe de la carcasse. Sur les fruits et légumes, la réglementation de 2010 est précise : l'origine géographique doit être indiquée en caractères d'une taille égale à celle du prix. Les supermarchés se plient généralement à cette obligation, plus difficile à faire respecter chez les petits distributeurs et sur les marchés, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Plats préparés : le grand flou.

Impossible de savoir d'où viennent les ingrédients utilisés dans les plats préparés. La réglementation se limite à l'obligation d'indiquer la personne responsable de la commercialisation. Pour le cas précis des plats à base de viande, les industriels doivent mentionner le type d'animal utilisé, pas son origine. Une exception néanmoins : lorsqu'il y a un risque de confusion, comme par exemple du chorizo espagnol fabriqué en France. Mais de nouvelles règles européennes doivent renforcer l'étiquetage fin 2013. Les surgelés devront préciser la date de congélation des viandes et des produits de la pêche. Une mention « décongelé », pour éviter toute nouvelle congélation, sera obligatoire dans certains cas. Les plats préparés contenant des aliments modifiés scientifiquement (nanomatériaux) devront mentionner la présence de ces particules. L'affichage de la composition nutritionnelle ne sera pas obligatoire avant décembre 2016. À cette date, les plats devront également préciser le type d'huile végétale utilisé.

Les labels : l'alternative.

Le label français de couleur rouge « Appellation d'origine contrôlée/protégée » (AOC) et le logo bleu européen « Indication géographique protégée » (IGP) coiffent les produits en provenance d'une aire de production délimitée. Les autres étiquettes comme le « bio » ou le « Label Rouge » fournissent des gages de qualité, sans pour autant certifier une origine géographique. D'après Le Télégramme : Viande de cheval. Le couperet tombe

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Comment les publicités et les marques entretiennent la confusion
Findus met en avant le fait que ses produits Croustibat sont fabriqués à Boulogne/mer mais l’origine du poisson est plus lointaine : Pacifique ou Alaska suivant les espèces.

Il n’y a pas ici de tromperie manifeste, mais on voit bien que l’origine des matières premières et le lieu d’élaboration du produit sont deux choses très différentes. Par ailleurs, dans le cas de produits intégrant plusieurs ingrédients, ceuxci peuvent avoir des origines variables en fonction de l’évolution des prix des matières premières. Cette complexité suppose de définir des règles pour fournir aux consommateurs une information claire et harmonisée.

Pour l’instant de telles règles n’existent pas et ce flou permet aux marques de suggérer une origine qui ne correspond pas forcément à la provenance réelle du produit. Pour télécharger le sondage internet de la CLCV : Information sur l’origine des produits alimentaires (05 Février 2013)

Les consommateurs veulent savoir ce qu'ils mangent


En pleine crise de la traçabilité suite à l'affaire de la viande de cheval roumaine et alors que la question de l'origine des ingrédients des plats préparés bat son plein, l'association de consommateurs CLCV a réalisé un sondage pour connaître les attentes des consommateurs en matière d'information sur l'origine géographique des produits alimentaires. Conclusion : une majorité écrasante de consommateurs estiment cette information importante (99%). Pour les Français, cet étiquetage spécifique est non seulement un moyen de contribuer au développement économique d'une région ou d'un pays (critère cité par 71% des interrogés), mais c'est aussi une façon de garantir la sécurité de produits (62%). L'affichage d'informations sur l'origine des produits représente un enjeu d'ordre environnemental pour 66% des Français, et un enjeu social pour 63% d'entre eux. Mais quel type d'information souhaite-t-on ? 79% des sondés voudraient que la viande intègre les lieux de naissance, d'élevage et d'abattage, et sont favorables à une information sur l'origine des principaux ingrédients pour les plats préparés et transformés (appelés "composites"), ce qui n'est pas le cas actuellement. Car aujourd'hui, l'information sur la provenance des aliments n'est obligatoire que pour certaines catégories de produits : les fruits et légumes frais, la viande bovine, le poisson lorsqu’il n’est pas conditionné ou préparé, le vin, l’huile d’olive, la volaille lorsqu’elle ne vient pas de l’Union européenne, le miel et les œufs. La CLCV a d'ailleurs pris en exemple certaines marques affichant des messages parfois trompeurs sur l'origine de ses produits: "France Champignons" vend des pleurotes d'Espagne… et à l'inverse, la marque Aoste ne fabrique pas son jambon à Aoste, en Italie (c'est pourquoi il ne bénéficie pas de l'appellation contrôlée), mais en France, en Isère. Il ne faut donc pas confondre lieu de production, lieu de transformation et lieu de fabrication. Mais les Français ont l'air de s'y connaître : par exemple pour une confiture, 92% souhaiteraient avoir des informations sur le lieu de production des fruits ET sur le lieu de fabrication de la confiture. Cette enquête fait écho à l'évolution de l'étiquetage voulu par la réglementation européenne, et la CLCV espère bien que son enquête fera accélérer les choses...

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Le 21 février 2013

Lur berri : de la coopérative agricole à la mondialisation

Source : Journal du Pays Basque par Carole SUHAS

Jusqu’où une coopérative peut-elle aller avant de se laisser séduire par les sirènes de la mondialisation et du capitalisme ? Lur Berri en a montré les limites. En rachetant la société Spanghero, la coopérative basque s’est tournée vers le marché européen, tant dans la vente que dans l’achat. Une véritable aberration, selon Michel Abhervé, professeur associé en économie sociale à Paris Est Marne-la-Vallée, dans un système coopératif qui a ses propres producteurs de viande. Et qui se fournit pourtant en Roumanie. Au-delà du débat bœuf ou cheval, pour le spécialiste de l’économie sociale et solidaire, l’esprit coopératif qui animait Lur Berri à ses débuts a laissé place à la course au profit capitaliste.

Sauveur Bacho, aujourd’hui à la retraite, mais entré à la coopérative en 1969, a vu ce mouvement se dessiner petit à petit. En 40 années de syndicalisme au sein de la CFDT à Lur Berri, il a connu le développement de l’agriculture à tout va, de la production animale au maïs semence, devenu part très importante de l’action de la coopérative. “C’est bien plus tard, dans les années 2000, qu’il y a eu ces grands rachats”, se rappelle-t-il. Le plus gros de l’histoire de la coopérative : le rachat en 2012 du groupe Alfesca qui contrôlait Labeyrie, devenue depuis Labeyrie Fine Founds.

Dérives technocrates

Le syndicaliste n’a jamais été étonné des orientations prises par la direction de Lur Berri. “Au syndicat, nous avons toujours été dans une optique locale. Pour une vente du producteur au consommateur qui garantit la traçabilité et la qualité du produit. Mais Lur Berri n’a pas fait ce choix, il y a donc eu affrontement”, explique M. Bacho. La fermeture des abattoirs de Saint-Palais, déménagés à Sauveterre-de-Béarn en est, pour lui, un premier exemple. La coopérative a “préféré l’expansion vers l’Aquitaine, vers le national et même l’international”, estime le retraité syndicaliste. Les sirènes du profit assuré ont fini de convaincre les plus réticents.

Pour M. Abhervé, qui s’est particulièrement intéressé aux dérives du monde coopératif, deux symptômes sont particulièrement révélateurs du changement de cap. “Le recrutement de dirigeants interchangeables, qui s’acclimatent aussi bien au monde coopératif qu’au capitaliste” est le premier des deux. “Aujourd’hui, un dirigeant est dans une coopérative, demain dans une grande multinationale : c’est la même logique entrepreneuriale, le même réseau professionnel et d’influence”, analyse M. Abhervé, qui se garde bien de s’avancer sur le cas de Lur Berri, mais qui a pu observer le phénomène à plusieurs reprises. Le deuxième facteur est celui d’une “technostructure qui a embobiné les dirigeants agricoles en leur donnant l’apparence du pouvoir”, assure le spécialiste. Autrement dit, des agriculteurs qui se retrouvent aux prises avec des enjeux de gestion, financiers et économiques très importants, qui ont tendance à se reposer sur les compétences supposées de leurs dirigeants et qui se “laissent séduire par quelques avantages qui leur font peu à peu perdre le contact avec la base”.

La tentation du pouvoir

Une analyse que partage Jean-Michel Berho, adhérent “inactif” de la coopérative, qui s’est installé comme producteur indépendant après l’avoir quittée. “Je possède encore des petites parts sociales de Lur Berri, mais je n’ai plus de rapport avec eux”, explique-t-il. Pour lui, “les paysans délèguent beaucoup à la direction de la coopérative par manque de capacité, de formation ou d’outils” pour prendre de réelles décisions. L’éleveur de canards va plus loin et estime que la tête de Lur Berri est constituée “d’administratifs qui la gèrent comme une entreprise et qui n’ont rien à faire des paysans”. “Ceux qui sont au conseil d’administration ont été choisis pour être des pots de fleurs”. La messe est dite. Selon lui, la coopérative a été victime de son succès.

Ce qui pose un vrai débat au sein de l’économie sociale, comme le rappelle M. Abhervé. “Aujourd’hui, il y a cette nécessité d’être au sein des marchés mondiaux, l’époque où l’on produisait seulement pour sa vallée est finie.” Alors, comment garder les valeurs qui animent le monde coopératif ? “Si vous avez la réponse, vous me la donnerez”, s’amuse l’économiste qui avance tout de même que “le système de filialisation” en montre en tout cas les limites.....

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Tracers Technology innove avec un code-barre qui contrôle la chaîne du froid

Source : Ouest France

Transporter un produit à température constante et garantir que la chaîne du froid a été maintenue : un vrai casse-tête pour les fournisseurs, les transporteurs et les entreposeurs ! « Plus maintenant avec notre code-barres intelligent », assure Tracers Technology. Cette société installée à Fontenay-le-Comte (Vendée) a mis au point un badge innovant. Étalonné à la température voulue, il comporte deux codes-barres. Lus par tous les intermédiaires, ils signalent tout changement de température.

Olivier Rayant, PDG de l'entreprise et Jean-Pierre Viguié, le concepteur, comptent bien révolutionner le marché des contrôleurs électroniques. Leur code-barres, disent-ils, allie « prix et efficacité ». Et ils ne partent pas seuls à l'assaut d'un « marché mondial exponentiel » : Starquest Capital vient d'investir 250 000 € dans leur société. Parce que Tracers Technology est « une jeune société innovante et son produit est mondialisable », explique Emmanuel Gaudé, l'un des associés. Plus d'infos sur www.tracers-technology.com.

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Le 12 mars 2013

Après les scandales de la viande, les scandales du poisson


En plein scandale de la viande de cheval en Europe, une nouvelle enquête de l’association américaine Oceana relance les spéculations sur les «erreurs» d’étiquetage du poisson aux Etats-Unis, mais peut-être aussi en Europe. L’affaire de la viande de cheval n’en finit pas de grimper : après Findus, Picard, Nestlé et Ikea, Panzani a annoncé, mardi 20 février, que ses raviolis étaient aussi concernés.

Cette fois-ci, ce n’est pas Spanghero qui est en cause, mais un autre fournisseur, non identifié, auprès duquel s’approvisionnait le fabricant des raviolis en question, William Saurin. Alors que le scandale se généralise, mais ne touche a priori que la viande, l’Etat a mis en place une surveillance renforcée qui s’appliquera aussi au poisson. Une filière qui, comme pour la viande de bœuf, pourrait offrir de belles surprises au consommateur.

Là aussi, il s’agit de vendre à meilleur prix des poissons en mentant sur leur espèce ou leur origine. Entre autres affaires, l’alliance Ocean2012, qui regroupe des associations militant pour une pêche durable, évoquait en 2012 des lieux noirs et des merlans vendus en Irlande sous le nom de morue (voir le JDLE), idéalement camouflés sous forme de fish’n’chips. Même embrouille au Royaume-Uni, où c’est du panga, poisson-chat du Mékong élevé en Asie, qui faisait cette fois office de morue.

La situation pourrait être pire aux Etats-Unis, où l’association Oceana vient de révéler, suite à l’analyse ADN de 1.215 échantillons recueillis dans tout le pays, que 33% des poissons vendus, voire 52% en Californie, n’étaient pas de l’espèce annoncée. Parmi les espèces les plus sujettes aux fraudes, le vivaneau (87%) et le thon (59%). Le changement de nom est d’autant plus facile que «sous une même dénomination, on trouve plusieurs sous-espèces», explique Stéphane Beaucher, conseiller politique d’Ocean2012. «Cela permet par exemple de faire passer du merlu d’Afrique du Sud, à 7 euros le kg, pour du merlu du golfe de Gascogne, à 12 euros», ajoute-t-il.

Alors que le risque sanitaire semble limité, «c’est avant tout une question de grosse arnaque», estime Stéphane Beaucher. Une «arnaque» d’autant plus facile que la plupart des gens «ne voient plus de poissons avec leurs écailles et leurs arêtes: quand le poisson est transformé [par exemple sous forme de filets, ndlr], on est obligé de recourir aux tests ADN», ajoute-t-il. Entre autres fraudes possibles, le responsable associatif évoque celle consistant à teindre un poisson avec du jus de betterave pour le maquiller en «thon rouge» [1]. Ou encore la transformation du bar de chalut, de meilleur goût et donc plus coûteux, en bar pêché à la ligne, en lui accolant le pin’s normalement réservé à ce dernier mode de pêche.

Quant au panga, il a de bonnes chances de devenir un prochain «cheval». Avec des importations européennes de 220.000 tonnes en 2009 (contre 2.000 en 1999), «on ne le trouve jamais dans les plats cuisinés; pourtant il faut bien que tout ce poisson passe quelque part», juge Stéphane Beaucher.

S’il est difficile de connaître la portée des fraudes au poisson en France, les autorités la minimisent. «Il n’y a pas de fraude majeure: les substitutions d’espèce constituent un problème ponctuel, et font l’objet d’enquêtes régulières auprès des entreprises, ou lorsque l’on a un doute sur des restaurants», explique la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). «Rien ne permet de penser que les fraudes de l’ampleur [de celle dévoilée aux Etats-Unis] se produisent en France», renchérit la Direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA). Et pour l’affaire de la viande de cheval? «Cela rappelle que la fraude existe, mais cela prouve aussi que les contrôles fonctionnent puisqu'ils ont permis sa mise à jour», juge la DPMA.

Si des problèmes existent, c’est moins vis-à-vis des poissons d’origine française que de ceux qui sont importés, juge de son côté le cabinet de Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux transports, à la mer et à la pêche. Notamment avec «ceux venant d’Asie, avec lesquels on n’est jamais très sûr de ce qu’on a»… comme le panga? Ce poisson a décidément peu d’amis dans les ministères: selon la DPMA, «Il y a des comportements parfaitement légaux qui consistent à présenter au consommateur des filets de poisson blanc d'élevage importés d'Asie, par exemple, à un prix bien moindre que celui du poisson de pêche française, dont l'exploitation répond à des conditions sociales et environnementales bien plus élevées. Il est difficile pour le consommateur de faire la différence entre ces deux produits, et de faire le choix de la qualité (ou pas) en toute connaissance de cause».

Des «comportements parfaitement légaux», souvent, mais parfois un peu frauduleux quand même: «Des poissonniers peu scrupuleux le placent sur leurs étals à côté du cabillaud, certains vont même jusqu’à l’étiqueter comme tel», déplore le directeur général du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), Hubert Carré. Selon lui, le problème majeur est celui de la traçabilité que pose la pêche illégale, en termes de concurrence pour la filière légale, et de pérennité des réserves de poisson. Un sujet d’ampleur internationale, dont vient de se saisir l’organisation Interpol, en annonçant mardi le lancement du plan de lutte «Scale», qui permettra entre autres d’améliorer la coopération entre Etats.

[1] Pour rappel, le thon utilisé dans les restaurants de sushi est pour la plupart issu du thon albacore, originaire des eaux tropicales et dont seule la couleur rouge de la chair explique qu’il soit abusivement appelé «thon rouge», comme celui de la Méditerranée (Thynnus maccoyii, en danger d’extinction). Pour plus d’infos sur les dénominations commerciales : Ministère de l'Alimentation

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Le 14 mars 2013
    Findus misait pourtant sur le "Made in France"

    Source : Usine Nouvelle

    Par Charles Foucault 
    Publié le 11 février 2013, à 16h22

    Après le GreenWashing, voici l’"OrigineWashing" ! Il ne s’agit plus de vendre un produit en faisant croire qu’il est respectueux de l’environnement mais de le magnifier en faisant croire qu’il est d’origine française. Une stratégie qu’avait commencée à mettre en place Findus. Quelques jours avant que n’éclate le scandale de la vraie-fausse viande de bœuf,  Findus affirmait qu’il s’était engagé dans une grande opération de relocalisation. Un mouvement qu’il avait l’intention de vanter dans ses prochaines campagnes publicitaires... même s’il ne concernait que ses bâtonnets de poissons surgelés. L’industriel espérait que cet effet "retour au pays" bénéficierait à toute sa gamme.

    Avec le "cheval gate" qui vient d’éclater, c’est peu probable que Findus lance cette campagne d’ "originewashing", discipline à laquelle se sont convertis bon nombre d’industriels. Armor Lux s’est imposé en bannière du Made in France grâce à la marinière portée par Arnaud Montebourg, mais seules ses marinières sont produites dans l’Hexagone. Les autres produits de la marque (60% de la production) sont fabriqués au Maghreb et en Europe de l’Est.



    Findus : Made in Boulogne-sur-Mer
    Mise en ligne le 25 janv. 2012
    Chez Findus nous faisons des choix clairs.
    100 % de nos produits sont issus d'une pêche responsable.
    100 % de nos produits sont élaborés sans colorant, sans conservateur et sans huile de palme.
    100 % de nos ressources sont orientées vers la création d'emplois et de valeur.
    100 % de nos poissons panés, sont transformés dans notre usine de Boulogne-sur-Mer.
    Naturellement, chez Findus nous en sommes tous très fiers.
    Rendez-vous sur nos sites Internet : http://www.findus.fr et http://www.croustibat.fr

    Chaque produit est le résultat d’une supply chain complexe

    La tentation est grande pour tous les industriels de surfer sur "l’effet Montebourg" et le patriotisme que le ministre du redressement productif s’efforce de faire grandir dans le cœur des consommateurs français. Mais de l’intention à l’action, le gap à franchir est grand. Chaque produit est aujourd’hui le résultat d’une supply chain complexe, fut-il aussi simple que des lasagnes surgelés.

    Dans l’automobile, Toyota joue à fond cette carte avec sa Yaris fabriquée dans son usine française d’Onnaing, près de Valenciennes. Le constructeur japonais fut ainsi le premier à recevoir le label Origine France Garantie et la Yaris III hybride va venir gonfler le volume qui sort de ses chaînes en avril, en vue d'une commercialisation en juin. Pour lui donner ce label, le certificateur Bureau Veritas a déterminé que 54,5 % de la valeur de la citadine provient de France. C’est bien, mais 45,5% provient encore de l’étranger.

    Maitriser l’assemblage final sur le territoire est simple. S’assurer que ses fournisseurs de rang 1 sont locaux l’est également. La tâche se complique lorsqu’il faut enquêter sur les sous-traitants de rang 2, 3, 4… Et un industriel veut-il vraiment regarder l’origine des produits très compétitifs que lui proposent ses fournisseurs directs ?

    C’est ce qui s’est passé pour les lasagnes "pur bœuf"  de Findus. Il sous-traite la fabrication de ses plats à l’usine luxembourgeoise de Tavola, filiale de Comigel, PME basée à Metz. Toutes deux se disent victimes de la société française Spanghero, filiale du groupe Poujol basée à Castelnaudary, qui a fourni la viande. Elle-même avait commandé la viande surgelée auprès d'un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s'étant fourni auprès d'un abattoir et d'un atelier de découpe situés en Roumanie.

    Au regard de ce casse-tête, il semble évident que le Made in France demeurera encore longtemps un outil de communication plus qu’un gage sur l’origine des produits proposés.

    Au fait, d’ici à 2015, année où "100% des poissons surgelés seront transformés en France, à l’usine Boulogne-sur-mer", quel chemin sinueux remonteront les poissons surgelés Findus ?

    Charles Foucault

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    Par Adrien Cahuzac - Publié le 17 janvier 2013, à 15h46

    Le numéro un français des surgelés salés relocalise en France la fabrication de produits sous-traités à l’étranger et affirme que le problème de sa dette "est réglé".

    Le groupe l’affirme haut et fort : "En 2015, 100 % de poissons surgelés seront transformés en France, à l’usine de Boulogne-sur-mer". Findus s’est engagé dans une opération de relocalisation, qu’il mettra d’ailleurs en avant dans ses prochaines campagnes publicitaires. Le leader français des surgelés salés a commencé à rapatrier 4 000 tonnes de sa production auparavant sous-traitée à l’étranger, sur son seul site de production en France, qui emploie près de 200 personnes. "A terme, l’usine de Boulogne-sur-mer (Pas-de-Calais) passera à 22 000 tonnes de produits fabriqués par an", se félicite Matthieu Lambeaux, le directeur général de Findus France et CEO pour l’Europe du Sud.

    Mais ce rapatriement ne devrait pas s’accompagner de créations de postes pour l’instant, et, ce contrairement à ce qui avait été affirmé quelques mois plus tôt par le groupe, qui a réalisé 211 millions d’euros de chiffre d’affaires en France en 2012 (+7,6 % par rapport à 2011). "Pour l’instant, nous stabilisons l’effectif, déclare Matthieu Lambeaux, avant de possibles recrutements d’ici à 2015, lié à la pyramide des âges notamment".  Cette opération de relocalisation s’accompagne d’un plan d’investissements de 10 millions d’euros sur l’usine. "70 % ont déjà été réalisés pour l’achat de nouvelles lignes et la rénovation des systèmes de froid", souligne le directeur général de Findus France.

    Le fonds Lion Capital devient minoritaire

    Le groupe qui revendique la première place du rayon surgelés salés en France, avec 8,1 % de parts de marché valeur en 2012 (contre 7,8 % en 2011), loin devant McCain (5,3 %), Charal (5,3 %), Nestlé (5%) et Marie (3,7%), voit par ailleurs s’éloigner les rumeurs sur une possible vente ou un mariage avec un concurrent. L’actionnaire majoritaire, le fonds britannique Lion Capital, est finalement arrivé à un accord en septembre dernier pour restructurer la dette avec les fonds mezzanines du groupe, JP Morgan et Highbridge, afin de leur céder la majorité du capital. "Lion Capital est désormais minoritaire à moins d’un tiers du capital", affirme Matthieu Lambeaux. Pour le dirigeant, "le problème de la dette est désormais résolu".

    Adrien Cahuzac

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    Créé le 25-01-2012 à 16h45 - Mis à jour le 26-01-2012 à 21h50 Par Pierre Kupferman

    Le numéro 1 français des produits surgelés vendus dans la grande distribution est attaqué de front par Iglo, sur son produit vedette, le poisson pané. La marque détenue par Permiria multiplie les promos, faisant ainsi progresser ses ventes de 22% en 2011.


    Findus joue la carte du patriotisme économique pour se distinguer de son concurrent captain Iglo qui multiplie les promos

    Findus n’a pas dit son dernier mot. Attaqué de front par Iglo, l’un des outsiders du marché français des surgelés, la première grande marque du secteur dans l’Hexagone (7,8% de part de marché contre 1,2% pour Iglo en 2011 selon IRI) lance une grande campagne de pub destinée à faire vibrer une corde sensible chez les consommateurs en cette période électorale : la défense de l’emploi local. La société s’appuie sur ses salariés qui, pour l’occasion, ont posé devant leur usine à Boulogne-sur-Mer. A l’image d’Aline, l’une des opératrices en charge du conditionnement des « croustibat », la recette de poisson pané phare de Findus (voir ci-dessus).

    L’objectif est double. Il s’agit de montrer que le made in France est, pour cette entreprise détenue par le même fonds - Lion Capital – que l’enseigne Picard, une valeur clé. Mais aussi – et surtout – de mettre l’ennemi juré en position délicate. Chez Findus on se fait en effet un plaisir de rappeler que les poissons surgelés proposés par Iglo proviennent, eux, d’Allemagne et du Royaume Uni.

    Une arme qui peut se révéler efficace à un moment où ce compétiteur est engagé dans une véritable guerre des prix. "Les promos représentent 50% des ventes d’Iglo contre 20% pour nous" explique l’un des cadres de Findus France.

    La politique de la terre brûlée d'Iglo

    Au sein de la direction, on s’étonne aussi des propos tenus dans Les Echos par Alain-Dominique Faure, le patron de la filiale française du leader européen des surgelés, détenu depuis 2006 par le fonds d’investissement Permira. "Il se dit persuadé qu’Iglo nous aura doublé dans cinq ans et en même temps il ne prévoit pas de retour à l’équilibre financier avant 2013" souligne Matthieu Lambeaux, le PDG de Findus France qui préside également les activités du groupe sur l’ensemble de l’Europe du Sud. Une façon de dire qu'Iglo pratique la politique de la terre brûlée.

    Car derrière cette bataille propre au marché français se dissimule une guerre pour le leadership européen. Avec 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, Iglo Group dispose d’une longueur d’avance sur Findus (1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires). Pour conforter son leadership – Iglo est leader partout en Europe sauf en France -, Permira rêve de mettre la main sur Findus France. Une offre a été faite à Lion Capital. Mais les négociations ont capoté. Le prix proposé n’étant pas à la hauteur de ce qu’en attendait le fonds.

    Entre temps, Findus France a obtenu de ses salariés qu’ils fassent un effort conséquent pour réduire les coûts de production. Les RTT ont été rognées. Et ces derniers n'ont apparemment pas hésité à s'associer à la campagne "made in Boulogne". Cette dernière, diffusée dans plusieurs quotidiens de la presse nationale ainsi que dans certains titres régionaux nordistes, représente un investissement de 400.000 euros bruts (tarif public avant négociation). "C’est 5% de nos investissement publicitaires" affirme Mathieu Lambeaux. Mais Findus mise aussi sur le "buzz" que pourrait créer sa campagne. Sur 10 millions de paquets de Croustibat, la marque a apposé un "sticker" invitant les acheteurs à télécharger une vidéo dans laquelle elle donne la parole à ses salariés.

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    Scandale de la viande de cheval : Iglo incrimine un fournisseur irlandais

    Source : Usine Nouvelle Par Astrid Gouzik - Publié le 05 mars 2013, à 15h41

    Le 22 février dernier, Iglo avait annoncé le retrait de tous les produits fabriqués par son sous-traitant belge Frigilunch.

    Après avoir découvert de la viande de cheval dans le chili con carne vendu en Belgique, Iglo a décidé de retirer des rayons les produits fournis par son sous-traitant belge Frigilunch. Ce mardi 5 mars, les regards se tournent vers un fournisseur irlandais.

    "Notre enquête a démontré que Frigilunch N.V. (qui nous a fourni ces produits) était lui-même fourni en viande contenant du cheval par le transformateur de viandes irlandais QK Meats", indique Iglo dans un communiqué.

    Le groupe, qui détient les marques Iglo, Birds Eye ainsi que Findus en Italie indique que les résultats ont été transmis aux autorités compétentes et que Frigilunch a cessé de s'approvisionner auprès de l'entreprise irlandaise incriminée.

    Astrid Gouzik

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    Le 15 mars 2013

    Que vaut cette étude qui ne prend pas en compte les produits frais non transformés ?


    Le "Horsegate" touche l’ensemble des plats cuisinés.. et fait des heureux !

    Source : LSA par Julie Delvallée

    Les chiffres du paneliste SymphinyIRI montrent que les plats du rayon frais et de l'épicerie sont aussi touchés par une baisse des ventes.

    Naturellement, le "Horsegate" a impacté les plats cuisinés surgelés à base de pâtes et de viande. Mais les coups d’éclats en chaine qui ont touché de nombreuses marques ont conduit à une défiance généralisée des consommateurs. C’est que ce dévoile l’analyse de SymphonyIRI.

    Pas de report
    "Les plats cuisinés en conserve ont également subi assez fortement les effets de cette crise. Il n’y a pas eu de report sur les plats cuisinés frais, bien au contraire", observe le communiqué du paneliste. Il en conclut que la méfiance des consommateurs a été générale sur les produits cuisinés transformés, durant les deux semaines qui ont suivi le scandale, du 11 au 24 février.

    Au cours de la première semaine, les autres plats cuisinés surgelés, notamment à base de produits de la mer ont aussi été violemment affectés (-12%) mais la situation s’est normalisée ensuite.

    Estimations des pertes
    Le cabinet estime que le nombre de produits achetés est proche de 3 millions. La baisse des ventes des plats cuisinés surgelés à base de viandes ne représente que 25% des pertes totales (2.2 millions d’euros). Les effets sont finalement plus importants en masse sur les autres produits surgelés, qui accuse un manque à gagner de près de 4 millions d’euros.

    Des gagnants à l’horsegate ?
    "Certaines familles de produits enregistrent des taux de croissance inattendus et de fortes ruptures de tendance", note encore le communiqué. C’est notamment le cas des des produits élaborés de volaille avec + 10 % des ventes sur les deux semaines qui ont suivi l'annonce de la viande de cheval à la place du boeuf dans des plats surgelés, les panés frais de type cordons bleus ont bondi de +9.6% , les pâtes alimentaires (+6.5%) et les sauces tomates (+5.9%) ont aussi profité de ces produits carnés boudés.

    Retrouvez l'intégralité de ce livre blanc ici.

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    Les autorités norvégiennes de contrôle alimentaire vont porter plainte contre un producteur de viande industrielle après la découverte d'importantes quantités de porc dans des produits supposément halal.

    Dans le cadre de contrôles effectués après le scandale de la viande de cheval retrouvée dans des plats préparés présentés comme étant du boeuf, le Mattilsyn - l'autorité norvégienne de contrôle alimentaire - dit avoir détecté du porc, dans une proportion comprise entre 5 et 30%, dans de la viande halal commercialisée auprès des vendeurs de kebabs.

    "Nous allons porter plainte contre le producteur", le groupe norvégien Kuraas, a indiqué Catherine Signe Svindland, conseillère auprès du Mattilsyn. Dans un produit halal, il ne devrait pas y avoir de porc du tout et quand on trouve de telles quantités de porc, on ne croit pas à un accident mais à une fraude".

    Le groupe incriminé s'est défendu de toute malversation visant à tromper la clientèle. "Nous achetons d'énormes quantités de viande halal et nous pouvons montrer des factures qui correspondent à ce que nous avons acheté et vendu", a déclaré le responsable du marketing, Kenneth Kuraas, à l'agence NTB. Que de la viande de porc ait atterri dans ces produits est dû tout simplement à une défaillance des routines". Kenneth Kuraas a expliqué qu'il pourrait s'agir d'une erreur d'étiquetage.

    Lettre d'excuse

    La consommation de porc étant proscrite par l'islam, le groupe Kuraas a envoyé une lettre d'excuses au Conseil islamique, une organisation représentant les musulmans en Norvège.

    Après la détection le mois dernier de viande de cheval dans des produits étiquetés "boeuf", de nombreuses affaires similaires ont éclos en Europe. Jeudi, les autorités britanniques ont également annoncé avoir détecté de l'ADN de porc au menu dans des saucisses halal au poulet au menu d'écoles et de crèches londoniennes.

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    Le 30 mars 2013

    « Scandale de la viande de cheval » : Les sénateurs souhaitent une meilleure traçabilité

    Le 28 mars 2013, le Sénat a enregistré suite à la proposition de résolution européenne de M. François Zocchetto et les membres du groupe UDI-UC, une « Proposition de résolution tendant à la création d'un droit européen pour le consommateur à la maîtrise et à la parfaite connaissance de son alimentation »

    Cette proposition fait suite à deux affaires distinctes. La première est la découverte d'une tromperie - d'une fraude - d'un industriel de l'agroalimentaire sur des mélanges de viande dans la confection de plats cuisinés. La seconde est une décision de la Commission européenne autorisant l'utilisation de protéines animales transformées pour l'alimentation du poisson d'élevage. Ces deux affaires ont été popularisées dans les médias sous les expressions du « scandale de la viande de cheval » et du « retour des farines animales », évoquant ainsi l'épisode tragique de « la crise de la vache folle » de la fin du siècle dernier. Les deux affaires, jointes pour l'occasion, présentent des caractéristiques très différentes, posent des problèmes distincts et doivent être présentées séparément, même si elles posent toutes les deux le problème fondamental de la maîtrise du consommateur sur son alimentation.

    « Scandale de la viande de cheval »

    L'affaire de la viande de cheval dans les plats cuisinés et les failles sur la traçabilité des produits

    Les révélations de tromperies sur la composition des plats cuisinés à base de viande constituent un nouveau choc pour l'opinion. Ce qui est en cause, c'est moins la sécurité sanitaire des produits stricto sensu - car la viande de cheval n'est pas impropre à la consommation -, que la confiance que le consommateur peut avoir dans son alimentation et que le citoyen doit avoir dans ses institutions. Une enquête judiciaire est en cours. À chaque étape, les Français découvrent avec stupéfaction l'ampleur de la fraude européenne, les manoeuvres pour tromper le consommateur (réétiquetage ?), la complexité de l'organisation des filières, l'internationalisation des circuits, la force de la logique mercantile qui, dans l'obsession du moindre coût, conduit à vouloir économiser sur tout, jusqu'à ce que le scandale apparaisse. S'il est impossible d'éviter toute déviance individuelle, l'affaire révèle quelques failles collectives dans l'organisation des contrôles et dans la réglementation, notamment en matière de traçabilité des produits.

    Il y a, sur ce point, un large consensus politique et même international. Même le Royaume-Uni s'est prononcé pour un renforcement de la législation européenne.

    Le Sénat s'est montré particulièrement attentif à cette affaire. La commission des affaires économiques a d'ores et déjà procédé à l'audition des trois ministres concernés par la traçabilité dans la chaîne de fabrication et de distribution des produits alimentaires2(*). Le groupe UDI-UC a également demandé la constitution d'une mission d'information sur ce sujet. Lors de sa réunion du 20 février 2013, la conférence des présidents a pris acte de la création d'une mission commune d'information sur la filière viande en France et en Europe : élevage, abattage et distribution.

    Il ne fait aucun doute que, après plusieurs mois de travaux et d'auditions, cette mission proposera, à son tour, des améliorations de la législation européenne, ce qui permet de circonscrire la présente proposition de résolution à quelques dispositions.

    Améliorer la traçabilité des denrées alimentaires

    Le règlement (CE) n° 178/2002 établissant les principes généraux de la législation alimentaire introduit le principe de traçabilité des denrées alimentaires.

    La traçabilité est définie dans ce règlement comme étant « la capacité à retracer, à travers toutes les étapes de la production, de la transformation et de la distribution, le cheminement d'une denrée alimentaire, d'un aliment pour animaux, d'un animal producteur de denrées alimentaires ou d'une substance destinée à être incorporée ou susceptible d'être incorporée dans une denrée alimentaire ou un aliment pour animaux ».

    En complément des exigences générales de traçabilité, des législations spécifiques établissent des règles de traçabilité pour certains secteurs/produits tels que l'étiquetage de la viande bovine, l'étiquetage du poisson, les OGM, etc. Si la traçabilité mise en place dans la filière viande bovine non transformée est satisfaisante, il n'en est pas de même pour les autres viandes et pour les produits transformés.

    Ce vide juridique a deux conséquences. Tout d'abord, la traçabilité est, curieusement, sélective. Or, une bonne gestion des flux de viande et de leur origine à l'intérieur de l'entreprise, comme tout au long de la filière, passe nécessairement pour les opérateurs par la mise en place d'un dispositif de traçabilité complet et efficient. Ensuite, il met en échec la réglementation en parallèle sur l'information des consommateurs, prévue par le règlement européen n° 1169/2011 dit règlement INCO.

    En effet, le règlement INCO organise ou envisage l'étiquetage obligatoire de l'origine des différents types de viande et de celle utilisée en tant qu'ingrédient, mais ne prévoit pas la mise en place préalable d'un dispositif obligatoire de traçabilité. Sans ce dernier, il appartient en principe à l'autorité de contrôle de rapporter la preuve par tout moyen de la non-conformité de l'étiquetage.

    Il conviendrait qu'il y ait un lien entre l'indication obligatoire de l'origine (mention d'étiquetage) et la traçabilité. C'est grâce à la traçabilité que la réalité de la mention de l'origine peut être garantie. Ainsi, il serait souhaitable qu'une obligation générale de traçabilité des informations transmises au consommateur soit introduite dans la législation européenne pour permettre : de garantir la véracité des informations ; d'améliorer ainsi la confiance du consommateur dans la filière alimentaire ; de faciliter le contrôle de ces informations aussi bien par les opérateurs eux-mêmes que par les autorités de contrôle.

    Cette obligation pourrait être insérée à l'article 18 du règlement n° 178/2002 relatif à la traçabilité, sous une forme qui existe actuellement dans la réglementation sur la viande bovine telle que : « les opérateurs sont tenus de mettre en place une procédure de traçabilité interne à l'entreprise permettant de garantir la véracité des informations qu'ils communiquent ». Mais elle pourrait également être introduite dans le règlement INCO n° 1169/2011 relatif à l'information des consommateurs, en particulier à l'article 7 relatif aux pratiques loyales en matière d'information.

    Bien évidemment, ces exigences devraient s'appliquer également aux produits importés dans l'Union européenne, aussi bien par souci d'information du consommateur que de souhait d'une concurrence loyale entre les produits européens et les produits des pays tiers.

    Étiquetage et mention d’origine

    L'information du consommateur, en particulier par l'étiquetage des viandes, résulte de deux dispositions.

    Depuis la crise de la vache folle, l'étiquetage de l'origine de la viande bovine fraîche (c'est-à-dire non transformée) a été rendu obligatoire par les règlements européens 820/97 et 1760/2000. L'étiquetage de l'origine des autres viandes est facultatif. Bien évidemment, s'il est effectué d'une manière volontaire par l'opérateur, il ne doit pas être mensonger !

    En vertu de l'article 26.2 du règlement n 1169/20113(*) dit INCO, l'indication du pays d'origine ou du lieu de provenance sera obligatoire pour les viandes porcine, ovine ou caprine, ainsi que pour les volailles : la Commission doit adopter avant le 13 décembre 2013 un acte d'exécution permettant l'application de cet article.

    Ce règlement anticipe sa propre évolution puisque les articles 26.5 et 26.6 prévoient que la Commission présentera deux rapports au Parlement européen et au Conseil. L'un concerne l'indication obligatoire des pays d'origine et du lieu de provenance pour la viande utilisée en tant qu'ingrédient (rapport attendu au plus tard le 13 décembre 2013). L'autre concerne l'indication obligatoire de l'origine et de la provenance pour tous les types de viande, dont la viande de cheval (rapport attendu au plus tard le 13 décembre 2014).

    L'amélioration de l'information est donc d'ores et déjà envisagée. L'actualité transforme cette seule éventualité en impératif.

    Il serait donc souhaitable que la Commission accélère la remise de ces rapports, première étape nécessaire avant la présentation d'une proposition législative.

    Plus précisément, c'est en matière de viande bovine que la réglementation pourrait être aisément améliorée. En effet, la traçabilité de l'origine de la viande bovine est déjà organisée en amont de la filière (le règlement n° 1720/2000, qui rend obligatoire l'étiquetage de l'origine de la viande bovine, prévoit également de façon précise la traçabilité à mettre en place pour garantir la véracité de cette origine). Dans le contexte particulier de la crise actuelle, il paraît utile que la Commission propose sans délai un règlement qui organise les modalités de l'indication obligatoire de l'ingrédient viande bovine dans les denrées alimentaires qui en contiennent.

    Règlement (UE) n° 1169/2011 du Parlement Européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires, modifiant les règlements (CE) n°  1924/2006 et (CE) n°  1925/2006 du Parlement européen et du Conseil et abrogeant la directive 87/250/CEE de la Commission, la directive 90/496/CEE du Conseil, la directive 1999/10/CE de la Commission, la directive 2000/13/CE du Parlement européen et du Conseil, les directives 2002/67/CE et 2008/5/CE de la Commission et le règlement (CE) n° 608/2004 de la Commission


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    Détermination des espèces de poisson

    Source : Eurofins

    Les analyses ADN sont un outil puissant pour contrôler l'authenticité d'un produit d'origine animale
    Les différentes espèces de poissons ne sont pas commercialisées aux même prix et certaines peuvent atteindre une valeur marchande élevée. Des substitutions de produits, intentionnelles ou non, avec des composants de moins bonnes qualités sont fréquemment constatées, pouvant entrainer une dégradation de l'image de marque du producteur et une perte de confiance de la part du consommateur.

    Eurofins est un des laboratoires les plus reconnus au niveau mondial pour les tests de spéciation par ADN. Ces analyses permettent la détermination des espèces pour les produits à base de poisson : poissons frais ou surgelés, conserves, de poissons ainsi que les produits contenant du poisson, tels que pizzas ou plats préparés, même sans connaissance préalable de l'espèce.
    Principe de l'analyse
    L'ADN est présent dans tous les organismes vivants. Il comprend des identifiants uniques qui, tel un code-barres, peuvent être utilisés pour différencier les espèces. Si du matériel biologique est présent dans un produit, une analyse de l'ADN peut être pratiquée. C'est généralement le cas pour les produits alimentaires, même transformés.

    Par l'utilisation de la méthode PCR (Réaction en Chaîne par Polymérase), de faibles quantités d'ADN peuvent être amplifiées pour ensuite être analysées grâce à des techniques appropriées.

    Espèces pouvant être détectées
    Les analyses proposées par Eurofins couvrent la quasi-totalité des espèces de poisson connues. Les banques de données comprennent les références d'un très grand nombre d'espèces, dont tous les poissons, crustacés et fruits de mer couramment consommés.  Elles permettent ainsi une identification très fiable de l'espèce contenue dans les produits soumis pour analyse.

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    Le 11 avril 2013

    Brigitte Allain veut enquêter sur les pratiques de l'industrie agroalimentaire

    Source : Sud Ouest

    Brigitte Allain veut faire la transparence sur les pratiques quotidiennes de l'industrie agroalimentaire

    La députée écologiste du Bergeracois Brigitte Allain vient de demander la création d'une commission d’enquête sur "l’impact sanitaire et environnemental des fraudes, dysfonctionnements et excès de la filière agroalimentaire". Au nom du groupe Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'Assemblée nationale, l'élue cherche à faire la transparence sur "les pratiques quotidiennes de l’industrie alimentaire, qui constitueront les scandales de demain" et obtenir une étude approfondie des risques sanitaires et environnementaux.

    On ne sait pas encore si cette commission d'enquête existera. Pour le moment, le groupe écologiste a effectué un dépôt de résolution, pour que la commission des affaires économiques de l'Assemblée se saisisse de cette demande et envisage la création de cette commission. 

    Dans le viseur des verts, les antibiotiques, OGM et farines animales qui nourrissent les animaux, les pesticides dans les légumes, les "perturbateurs endocriniens" dans les boîtes de conserve ou encore les nitrates dans l'eau... "Cette commission aura pour vocation de préconiser des mesures au niveau français, européen et international pour faire cesser immédiatement ces abus, en se concentrant sur le développement d’une alimentation locale et saine, dans le respect de l’environnement et dans la perspective de l’intérêt général", explique le députée, sur son site.

    Brigitte Allain était aussi intervenue dans un débat sur la traçabilité alimentaire, le 21 mars à l'Assemblée, débattant notamment avec le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot. 

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    Des entreprises comme Delpeyrat sont derrière les marques de la grande distribution. Mais ne livrent pas toujours le même produit.

    Le récent scandale de la viande de cheval a mis en évidence que les étiquettes ne disent pas tout de la provenance et de la nature d'un produit.

    Elles permettent cependant de savoir où il a été emballé grâce à un code dont le préfixe EMB (ou FR) est suivi de cinq chiffres. Les deux premiers correspondent au département, les trois derniers au code Insee de la commune (liste des codes sur fr.openfoodfacts.org).

    C'est ce que l'on apprend dans les allées du MDD Expo qui s'est achevé mercredi à Paris, un salon exclusivement consacré aux marques de distributeur (MDD).

    Les fournisseurs de la grande distribution sont des grands groupes comme Bonduelle et Lactalis, mais aussi des marques comme Labeyrie ou Delpeyrat et des PME. Le stand de Delpeyrat, spécialisé dans les produits du Sud-Ouest, présentait ainsi les jambons vendus à Casino, Carrefour, Cora, Monoprix et Système U.

    Le même jambon (en apparence) aura été affiné neuf mois pour Casino et douze pour U Saveurs, la marque haut de gamme de Système U. Le nom de Delpeyrat n'apparaîtra pas.

    Les enseignes font des appels d'offres sur un cahier des charges précis et passent contrat avec le plus offrant, souvent pour une année. C'est donc ce cahier des charges qui peut renseigner le consommateur.

    « Si c'est un produit AOC (appellation d'origine contrôlée), on ne peut pas descendre en dessous du cahier des charges de l'AOC », souligne Éric Foex, le président pour la France du distributeur de fromages Ambrosi Emmi. Un site comme mesgouts.fr permet de se repérer parmi 15 000 références.

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    Le 23 avril 2013

    Lobby agrolimentaire: pourquoi ils tiennent le manche

    Source : Charlie Hebdo

    Fabrice Nicolino

    Pas la peine de rêver: ils tiennent tous les leviers. L’industrie de la bouffe a installé ses hommes dans les ministères, le syndicat agricole (FNSEA), les coopératives, partout. Il n’y a qu’une voie ouverte: la révolte.

    Mais pourquoi? Oui, pourquoi ne peut-on rien faire contre l’industrie de l’alimentation? Pourquoi finit-elle toujours par gagner? Pourquoi le sel et le sucre dans les plats? Pourquoi l’huile de palme? Pourquoi le suremballage et les minidoses qui coûtent dix fois plus cher, pourquoi les colorants, les additifs, la pub mensongère, et, surtout, pourquoi notre impuissance complète à obtenir la moindre amélioration?

    Parce que. Parce qu’il n’existe pas en France de puissance industrielle supérieure à celle du lobby agroalimentaire. Communiqué du ministère de l’Agriculture, le 26 février 2013: «Avec près de 13.500 entreprises et plus de 400.000 salariés, les industries agroalimentaires restent le premier employeur en France.»

    Mieux, c’est-à-dire pire pour nous: ces boîtes ne sont pas, pour l’essentiel, délocalisables. Elles assurent du taf en France, mais la moindre embrouille de concurrence peut jeter de nouveaux chômeurs sur le pavé, sans compter les tombereaux de purin dans les préfectures. Il ne faut donc pas bouger. Il faut juste applaudir. Commentaire de l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA), cœur du lobby, à propos du bilan 2001 du secteur: «L’industrie agroalimentaire [...] résiste à la désindustrialisation du territoire. De fait, depuis 1998, les effectifs de l’agroalimentaire sont restés stables, contrairement à l’ensemble de l’industrie, qui a connu un recul de plus de 16%.»

    La bouffe, une histoire d'amour

    Ajoutons pour avoir bien mal un autre commentaire de cette même ANIA, le 22 mai 2012: «Nous nous félicitons que, pour la première fois, l’intitulé de notre ministère de tutelle intègre explicitement l’agroalimentaire.» Quatre jours plus tôt, le socialo Stéphane Le Foll est en effet devenu ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt. On n’avait encore jamais vu en France un ministre de l’Agroalimentaire, et ce n’est pas tout. Le 21 juin 2012, Le Foll est rejoint par un ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot. L’industrie mouille sa vaste culotte.

    Pourquoi tant d’amour? On ne peut qu’effleurer une histoire incestueuse, qui a toutes les apparences d’une vaste structure paratotalitaire. Tout commence à la sortie de la guerre, après 1945. Il s’agit de bouffer, d’oublier les tickets de rationnement, les rutabagas, l’ersatz de café. Avec les meilleures intentions du monde, une génération de jeunes souvent issus de la Résistance prend le manche. Michel Debatisse, qui deviendra le ponte de la FNSEA et finira ministre giscardien, a 16 ans en 1945. À la tête du Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA), il entend dynamiter les vieilles structures paysannes en profitant du plan Marshall, qui déverse en Europe une aide massive. En 1946, des agronomes enthousiastes, de gauche en général — un Raymond Février, un Jacques Poly —, créent l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a exactement les mêmes objectifs.

    Du côté des industriels sortis des catacombes de la guerre, c’est une divine surprise: on ne parle plus que des nouveaux produits made in America que sont les pesticides, les engrais, les tracteurs. Fernand Willaume est le personnage clé de l’explosion de l’agriculture industrielle qui, de 1945 à 1960, va installer à tous les postes des copains et des obligés. Willaume, ingénieur agronome avant la guerre, est désormais l’homme lige de l’industrie. Il imagine dès 1945 le «Comité de propagande pour la défense des cultures» (rigoureusement sic), lance la société d’édition Ruralia, qui éditera un journal essentiel, Phytoma.

    Tous, qu’ils soient fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, agro- nomes de l’INRA, jeunes paysans à la Debatisse, industriels à la Willaume, vont communier dans la même adoration du «progrès» technique. On peut parler d’un pacte, même si le mot n’a jamais été prononcé. Malgré l’évidence de changements majeurs, il n’a pas été franchement rompu. Depuis plus de cinquante ans, le ministère de l’Agriculture cogère ainsi avec la FNSEA, officiellement un syndicat, les affaires agricoles. Et les deux ont programmé, accompagné, soutenu la disparition des paysans et leur remplacement par les machines et l’intensification.

    Une grande famille

    Un immense jeu de chaises musicales n’a fait que déplacer des pions sur l’éternel même damier. Tirons un ou deux fils actuels. Qui est le président en titre de la FAO, l’agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation, cœur nucléaire de l’agriculture industrielle ? Luc Guyau, ancien éleveur industriel de Vendée, mais surtout ancien président de la FNSEA, bien entendu membre éminent de l’UMP. À l’automne 2009, Sarkozy, alors président, pousse sa candidature, et emporte le morceau.

    Qui est aujourd’hui président de la FNSEA? Xavier Beulin, gros céréalier de la Beauce, mais aussi patron d’une holding invraisemblable appelée Sofiproteol, bras «financier et industriel de la filière française des huiles et protéines végétales». Chiffre d’affaires de ce monstre méconnu: 7,3 milliards d’euros en 2012. Sofiproteol, c’est l’industrie des biocarburants, qui transforme des plantes alimentaires en carburant automobile, dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés chroniques. Encore bravo. Mais il serait injuste d’en rester là. Sofiproteol est dans le capital de la coopérative agricole In Vivo, géant de 5,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le temps des coopératives agricoles à l’échelle du canton, amis naïfs, c’est fini. Aujourd’hui, les coopératives agricoles sont des acteurs transnationaux, pardi. Donc, Sofiproteol est dans In Vivo. Mais qui a créé Sofiproteol? La Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux ou FOP, qui est une branche du... syndicat FNSEA. William Saurin, groupe industriel de la bouffe qu’on ne présente plus, a été vendu à Lesieur en 1979, mais Lesieur appartient aujourd’hui à Sofiproteol, dirigé par le grand syndicaliste de la FNSEA Xavier Beulin. On pourrait continuer de la sorte jusqu’en 2050: tout est dans tout et inversement. Et c’est pourquoi votre fille est muette. Il n’y a en effet rien à dire. Sans sursaut historique de la société, sans bataille au couteau contre ceux qui tiennent l’industrie de l’alimentation, rien ne changera. Demain, un mouvement des consommateurs enfin radical?

    Article extrait de notre hors-série Bon appétit ! Le pire de la malbouffe est à venir

    En 1948, Charles Trénet chantait «Qu’y a-t-il à l’intérieur d’une noix?». Aujourd’hui, il aurait de quoi écrire un album entier. Et ça ressemblerait moins à de la poésie qu’à une formule chimique et mathématique.

    C’est ce que vous propose de découvrir ce hors-série, qui explore le monde merveilleux de la bouffe industrielle, de ses lobbies, de ses barons et de leurs magouilles financières, de ses adjuvants aux noms savants et incompréhensibles — c’est préférable —, de ses effets comiques sur notre santé et de son riant avenir qui se fout bien du nôtre. Mais, comme il faut tout de même espoir garder, il y est également question des solutions, car il y en a, pour s’affranchir du gavage aux pesticides et aux édulcorants de synthèse. Car, désormais, il ne s’agit plus de manger pour vivre, mais de rester vivant en mangeant.

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    Le salon Seafood se tient du 23 au 25 avril de Bruxelles. L'occasion de découvrir ce qui attend les consommateurs en matière d'innovation culinaire.

    Algues fraîches dans leur jus, gaufres au saumon et autres gâteaux de calmars panés, le 21e European Seafood, salon du négoce mondial des produits de la mer et de l'aquaculture a ouvert ses portes mardi à jeudi à Bruxelles.

    FranceAgriMer, établissement national des produits de l'agriculture et de la mer, fédère le Pavillon France composé d'une cinquantaine d'entreprises - mareyeurs, transformateurs, conchyliculteurs, ostréiculteurs, aquaculteurs, groupements qualité, centres techniques et de recherche ou associations interprofessionnelles.
    Entre gastronomie et innovation

    Six de ces entreprises hexagonales sont en lice pour décrocher le Seafood Prix d'Élite 2013, destiné à récompenser "les produits les plus innovants en restauration hors domicile" précise FranceAgriMer, tout en tenant compte des atouts nutritionnels, de l'aspect pratique et du conditionnement du produit. L'intérêt du Seafood est aussi de présenter des produits de la mer finis, aboutis, consommables tels quels, qui nécessitent au plus un passage au micro-ondes.

    Du poisson qui n'en est plus

    On est loin de la gastronomie, c'est certain. Le public visé ? "Les jeunes, voire les très jeunes consommateurs qui restent un public encore à conquérir", explique Dominique Defrance, délégué filière pêche et aquaculture à FranceAgriMer.

    Les jeunes consommateurs cherchent des produits "sans odeur, ni écaille, ni peau gluante, ni arrête, ce poisson idéalisé qui n'a même plus la forme d'un poisson", poursuit M. Defrance. Bref, le poisson "avec les yeux dans les coins" comme disait Coluche a encore de beaux jours devant lui...

    Innover mais à quel prix ?

    Ainsi on peut goûter aux  "Tartinables de poisson au Boursin" proposées par le Finistérien Guyader. Une nouveauté "qui correspond à l'évolution des goûts des consommateurs", explique Virginie Le Port, du service marketing de la société bretonne. 

    L'an dernier, Kaviari avait obtenu le premier prix pour une petite boîte de caviar design et colorée avec cuillère intégrée. En 2011, c'était le gâteau de poisson de pangasius, crevettes et champignons, encerclé d'asperges, de Vinh Hoan Corporation. La tendance lourde de ces dernières années se confirme : « On veut du pratique, toujours plus de plats préparés et du prêt à consommer », notent les organisateurs.

    Cette année, les entreprises françaises représentent le tiers de la trentaine de sélectionnés pour le prix. Pour répondre à la demande, imagination et inventivité sont de rigueur : algues fraîches à l'eau de mer, tournedos de truite au foie gras, saumon prêt à pocher ou pommes de terre farcies aux fruits de mer sont présentées jusqu'à jeudi à Bruxelles.
    En chiffres

    70 pays, 1 600 exposants et 26 000 visiteurs sont attendus au Seafood.

    En France, la transformation des produits de la mer représente 300 entreprises et 15 900 salariés, pour un marché estimé à 4,8 milliards d'euros, selon des données de FranceAgriMer.

    Les grandes et moyennes surfaces assurent la distribution à 90% des produits traiteurs réfrigérés et les conserves, se tournant d'abord "vers l'importation souvent moins chère de produits élaborés", souligne FranceAgriMer.

    En France, la consommation de poisson s'élève à 23,5 kg par an et par habitant, dont 10 % de poisson d'aquaculture, selon des données de FranceAgrimer datant d'avril 2012.

    (avec la complicité de Jean-Pierre BUISSON)

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    Le 30 mai 2013

    Findus. Poisson importé à la sauce made in France

    Boulogne retrouve le poisson en sauce

    Source : La Semaine dans le Boulonnais

    Soucieux de redorer son image, Findus, par la voix de son directeur général Matthieu Lambeaux, a annoncé le rapatriement sur le site boulonnais de sa production de poisson en sauce. Rien de vraiment nouveau selon les syndicats, cette décision étant déjà a Soucieux de redorer son image, Findus, par la voix de son directeur général Matthieu Lambeaux, a annoncé le rapatriement sur le site boulonnais de sa production de poisson en sauce. Rien de vraiment nouveau selon les syndicats, cette décision étant déjà annoncée depuis 2011...

    Après avoir vu son image malmenée par la crise de la viande de cheval, Findus mise plus que jamais sur le made in France pour regagner la confiance des consommateurs.

    Le groupe va rapatrier cette année ses productions de poisson en sauce pour le marché français sur son usine de Boulogne-sur-Mer. Un processus qui fait suite au transfert de quelque 3.000 tonnes de production de poisson nature en 2012 et qui devrait coûter au total 12 millions d'euros à Findus.

    C'est la société Findus qui, la première, a annoncé, le 8 février dernier, le retrait de trois de ses plats préparés contenant du cheval, à la suite de la découverte au Royaume-Uni d'importantes quantités de viande de cheval dans des recettes censées contenir 11 à 18 % de viande de boeuf uniquement. Leur point commun : ils avaient été fabriqués dans l'usine luxembourgeoise de la société Comagel, basée à Metz... Le scandale de la viande de cheval était né.

    Après des ventes en repli de 3 % en février - début de l'affaire du cheval - et des ventes stables en mars, la branche française du groupe suédois mise désormais sur un chiffre d'affaires en hausse de 4 % à 5 % en 2013, contre une hausse de 10 % attendue précédemment, a annoncé lors d'une conférence de presse le directeur général de Findus France, Matthieu Lambeaux. Le dirigeant a aussi rappelé que les produits à base de viande ne représentaient que 5 % du chiffre d'affaires et les plats préparés seulement 10 %.

    Et de rappeler que ses deux produits phare sont le poisson et les épinards surgelés.
    Justement, la direction, dans sa volonté de redorer son image, a également annoncé une série de décisions. D'abord, celle de "relocaliser" une partie de sa production à Boulogne. Findus va en effet rapatrier en 2013 la production de poissons en sauce destinés au marché français, après avoir déjà "relocalisé" les lignes de production de poisson nature l'an dernier.

    Rien de vraiment nouveau pour les syndicats...

    Une bonne nouvelle pour le site boulonnais (200 salariés), même si, du côté syndical, on tempère cette annonce. Ainsi, la CFTC fait remarquer que cette décision de rapatriement à Boulogne d'une ligne poisson sauce n'est qu'une étape des accords de compétitivité qui ont été signés en 2011 et qui consistent à injecter au total 12 millions d'Euros d'ici 2015 à Boulogne. Rien de nouveau en somme... En échange d'une diminution des jours de RTT et de nouveaux horaires de travail, la direction consentait à certains efforts. Elle a aujourd'hui réalisé la mise aux normes des installations frigorifiques, installé la nouvelle ligne de production et rapatrié certaines productions de l'étranger.

    Mais la question de l'emploi fait toujours débat. En effet, il était question d'embaucher 50 nouveaux collaborateurs pour faire face à ce regain d'activités. 40 auraient été créés, selon l'intersyndicale CGT-CFTC, mais exclusivement en intérim.

    Et les syndicats de demander à la direction d'embaucher rapidement une vingtaine de postes. De même, côté investissements, la CFTC estime qu'il manque aujourd'hui 4 millions sur les 12 millions annoncés pour améliorer les zones de stockage, la gestion informatisée et les investissements en bout de ligne.

    Enfin, les salariés craignent toujours que Permira Iglo rachète Findus France pour le marché qu'il représente, mais pas pour ses unités de production...le marché européen étant déjà en surproduction

    Les syndicats demandent l'embauche rapide de 20 salariés pour faire face au surplus d'activités

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    Le 7 septembre 2013

    Étiquetage des produits alimentaires transformés

    Source : Question écrite n° 06493 de M. Jean-Pierre Demerliat (Haute-Vienne - SOC)
    publiée dans le JO Sénat du 23/05/2013 - page 1562

    M. Jean-Pierre Demerliat appelle l'attention de M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur l'étiquetage des produits alimentaires transformés.

    Les récents scandales portant sur des produits transformés à base de viande ont mis en lumière le besoin d'information et de confiance des consommateurs. Ces derniers demandent plus de transparence sur l'origine des produits alimentaires. Ils sont en droit de connaître la qualité et l'origine des produits qu'ils consomment.

    La traçabilité imposée aux agriculteurs français devrait être ainsi maintenue tout au long de la filière jusqu'au consommateur. Les emballages des produits transformés tels que les conserves et les plats préparés devraient indiquer le lieu de naissance, d'élevage, d'abattage et de transformation des denrées d'origine animale et le lieu de production, de transformation et de conditionnement des denrées d'origine végétale.

    Un étiquetage rigoureux doit garantir la traçabilité des produits consommés. Il souhaiterait donc savoir quelles sont les intentions du Gouvernement à ce sujet.

    Transmise au Ministère chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation

    Réponse du Ministère chargé de l'économie sociale et solidaire et de la consommation
    publiée dans le JO Sénat du 05/09/2013 - page 2566

    En l'état actuel des réglementations française et européenne, l'indication d'origine des produits alimentaires est déjà obligatoire pour certains produits comme la viande de bœuf, les poissons, le miel, l'huile d'olive vierge et les fruits et légumes. En outre, elle est obligatoire pour les autres produits si son omission s'avère trompeuse pour le consommateur. De manière volontaire, afin d'informer le consommateur, de nombreux industriels indiquent d'ores et déjà l'origine de leurs produits. Le règlement n° 1169/2011 du 25 octobre 2011, dit « INCO », concernant l'information du consommateur sur les denrées alimentaires renforce les dispositions existantes de la directive n° 2000/13 sur l'étiquetage des denrées alimentaires (transposées dans le code de la consommation aux articles R. 112-1 à R. 112-31) notamment en ce qui concerne l'origine des produits. Il sera applicable de manière obligatoire le 13 décembre 2014 et se substituera aux dispositions nationales en vigueur. L'indication obligatoire de l'origine (pays de production au sens du code des douanes communautaire) sera étendue aux viandes de porc, de mouton, de chèvre et de volaille. De nombreux produits alimentaires seront donc couverts par cette indication obligatoire de l'origine. De plus, la Commission présentera, au plus tard le 13 décembre 2013, un rapport au Parlement européen et au Conseil sur l'indication obligatoire du pays d'origine ou du lieu de provenance pour la viande utilisée en tant qu'ingrédient. Enfin, la Commission présentera, au plus tard le 13 décembre 2014, des rapports au Parlement européen et au Conseil concernant l'indication obligatoire du pays d'origine pour les autres types de viande, le lait, le lait utilisé en tant qu'ingrédient, les denrées alimentaires non transformées, les produits mono-ingrédients et les ingrédients constituant plus de 50 % d'une denrée alimentaire. En ce qui concerne ces rapports, la Commission pourra les accompagner de propositions de modification des dispositions pertinentes de la législation de l'Union européenne (UE) en vue de rendre obligatoire l'indication du pays d'origine ou du lieu de provenance ainsi que les modalités requises. Le Gouvernement français a activement œuvré auprès de la Commission européenne afin que celle-ci accélère ses travaux sur l'origine. En conséquence, elle s'est engagée à rendre son rapport sur l'indication obligatoire du lieu d'origine ou de provenance pour la viande utilisée en tant qu'ingrédient plus tôt que prévu. Les ministres chargés de l'agriculture et de la consommation viennent d'adresser une lettre au commissaire européen chargé de la santé et de la politique des consommateurs pour l'alerter sur la nécessité d'avoir des règles fiables de traçabilité et d'étiquetage. L'Europe se doit, en effet, de répondre aux demandes légitimes d'information des consommateurs. La lettre insiste sur l'attente légitime de l'opinion publique qui ne comprendrait pas que rien ne soit fait par les Gouvernements et l'UE suite à la crise récente. Enfin, le ministre de la consommation s'est engagé à conduire une délégation des députés à Bruxelles, auprès de M. Tonio Borg, commissaire européen en charge de la question.

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    Le 21 Mars 2014

    La croissance de Findus stoppée net par le scandale de la viande de cheval

    Il y a plus d'un an, la marque de surgelés Findus était dans la tourmente. La révélation, début février 2013, de la présence de viande de cheval substituée à celle de boeuf dans des lasagnes commercialisées par l'entreprise levait un voile sur un scandale alimentaire qui secouait l'Europe.

    Source : Le Monde | 18.03.2014 | Par Laurence Girard

    L'affaire a coûté cher à Findus France. Selon les chiffres publiés mardi 18 mars, sa croissance a été stoppée net en 2013, son chiffre d'affaires restant stable à 210 millions d'euros. En cause, le plongeon de 17 % des ventes de plats cuisinés surgelés, dont les fameuses lasagnes, sur cette période.

    Pourtant, début 2013, Matthieu Lambeaux, PDG de Findus France, était optimiste, espérant une progression de près de 10 % du chiffre d'affaires, après une hausse de 7,6 % en 2012. C'était avant le scandale de la viande de cheval.

    « Entre le retrait des plats cuisinés incriminés et le temps de mise sur le marché de notre nouvelle gamme 100 % viande bovine française, nous avons été absents quatre mois des rayons avec cette catégorie de produits », explique M. Lambeaux. Les nouveaux produits ont été présentés en mai 2013. Les gratins et autres poêlées Findus contenant des éléments carnés sont désormais fabriqués par la société bretonne Celtigel à Plelo (Côtes-d'Armor). Et non plus par le français Comigel dont l'usine luxembourgeoise avait produit les lasagnes à la viande de cheval.

    Diversité des produits

    En présentant sa nouvelle offre, le PDG misait encore sur une croissance de l'activité de 4 % à 5 %. Mais les consommateurs français ont continué à bouder les plats cuisinés et conserves à base de viande de boeuf. M. Lambeaux estime que la chaleur de l'été a aussi joué en défaveur des ventes. Globalement, le manque à gagner se chiffre donc à près de 20 millions d'euros.

    Le PDG de Findus veut relativiser l'impact de la crise sur son entreprise. « Les plats cuisinés ne représentent que 10 % de notre chiffre d'affaires. » Et de mettre en exergue la progression de 12 % de ses ventes de légumes en 2013. L'entreprise a, il est vrai, investi 2 millions d'euros auprès de son partenaire industriel breton Gelagri à Loudéac (Côtes-d'Armor), pour renouveler les emballages de ses épinards. Et l'activité poisson, qui représente 60 % de ses ventes, a progressé de 3 %.

    La diversité des produits commercialisés sous la marque Findus lui a permis d'amortir le choc. D'autres entreprises, également atteintes par le scandale de la viande de cheval, ont été plus durement touchées encore.

    A commencer par Spanghero, installée à Castelnaudary (Aude). La filiale de la coopérative Lur Berri, qui avait vendu à Comigel de la viande de cheval étiquetée boeuf, mais avait aussi importé du mouton britannique, interdit à la commercialisation en Europe, a été placée en liquidation judiciaire.

    Rebaptisée La Lauragaise et reprise, en juillet 2013, par son fondateur, Laurent Spanghero, elle tente de se redresser.

    La pêche en Alaska



    Fleury Michon, le 20 mars 2014

    Venez vérifier comment les pêcheurs de « l'Arcturus » ramènent les poissons qui servent à la préparation du surimi.
     
    Étendre le territoire de la marque

    Comigel a aussi choisi de changer de nom pour se refaire une virginité et s'est rebaptisée, début 2014, CookUp Solutions.

    Le fabricant de lasagnes Fraisnor, installé à Feuchy (Pas-de-Calais), lui, n'a pas résisté à la chute de ses ventes. La liquidation judiciaire a été prononcée en mai 2013. Et fin janvier 2014, la société JB Viande a annoncé la reconversion du site en une unité de transformation de viande de porc.

    Enfin, le trou d'air des ventes a précipité la fermeture de l'usine Nestlé de Beauvais, qui fabriquait lasagnes et hachis parmentier pour la marque Maggi.

    Findus France espère, dès 2014, renouer avec la croissance, avec une progression de ses ventes de 5 %. Au-delà, l'entreprise s'est fixé comme objectif de doubler son chiffre d'affaires, à 400 millions d'euros d'ici à 2018. L'idée est d'étendre le territoire de la marque Findus. « Déjà présents dans le poisson, les épinards, les pommes de terre, les snacks, les plats cuisinés, nous allons entrer dans quatre nouvelles catégories d'ici à 2015-2016 », affirme M. Lambeaux.

     « Made in France »

    Croustibat de Findus soutient Alaska Seafood "sauvage, naturel et durable" dans Findus communique ses engagements !

    Au programme, un nouvel investissement de 10 millions d'euros dans l'usine de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Un temps, les 200 salariés du site ont été inquiets pour leur avenir. Mais l'usine a été confortée par un investissement de 10 millions d'euros entre 2012 et 2014. De quoi réintégrer la production des poissons en sauce, en plus des poissons panés ou en filets. Mais aussi pour Findus de communiquer autour du « made in France ». Un dossier suivi de près par le ministre de la mer, Frédéric Cuvillier, tête de liste (PS) aux élections municipales de Boulogne-sur-Mer.

    Ce nouvel investissement industriel doit être approuvé par les financiers qui pilotent maintenant le groupe Findus. En effet, Findus France, Royaume-Uni et Scandinavie ont été rachetés, en 2008, par le fonds d'investissement Lion Capital qui, écrasé par la dette, a tenté, en vain, de revendre en 2011. En 2012, les principaux créanciers, la banque JPMorgan et son fonds spéculatif High Bridge, ont pris 70 % du capital, Lion Capital détenant les 30 % restants.

    Le groupe Findus, qui pèse 1,4 milliard d'euros, s'est étendu à l'Espagne et, depuis février, à la Belgique, avec le rachat de Lutosa. Un spécialiste de la frite belge qui affiche un chiffre d'affaires de 10 millions. Les salariés de Findus France restent vigilants sur les intentions des actionnaires, alors que le marché des surgelés pourrait subir une vague de consolidation.

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    Le 24 Juin 2014

    Deux initiatives pour contrer le manque de transparence dans le poisson transformé

    Produits à base de poissons : "Le flou actuel n'est pas acceptable"

    Parmentiers, panés, surimis... L'association nationale de défense des consommateurs a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poissons et pointe "des produits de qualité très médiocre".

    La CLCV dénonce le flou des étiquettes des produits à base de poissons, qui contiennent souvent moins de 30% de poisson...

    Source : SudOuest.fr, avec AFP 

    Il n'en va pas de même côté poisson, où les consommateurs ont encore souvent bien du mal à savoir exactement ce qu'ils mangent, dénonce l'association nationale de défense des consommateurs (CLCV).
    • Des étiquettes peu informatives
    Une enquête menée par l'association de consommateurs et dévoilée lundi montre que pour une majorité de produits de la mer, les informations contenues sur les étiquettes restent encore très imprécises, avec un flou savamment entretenu sur les espèces utilisées ou le pourcentage exact de poisson contenu dans chaque préparation.
    L'association a étudié les étiquettes de 70 produits à base de poissons (parmentiers, brandade, panés, croquettes, nuggets, rillettes, surimis, soupes et plats cuisinés), issus à la fois de grandes marques et de marques distributeurs, sans faire l'analyse du produit lui-même.
    • Des mélanges "peu ragoutants"
    A l'issue de cet examen, elle alerte d'abord sur le fait que la plupart de ces produits sont fabriqués non pas à partir de filets de poisson mais plutôt de "chair" ou de "pulpe de poisson". C'est le cas dans 80% des produits examinés.
    "Est-on en présence de merlu, de cabillaud, de colin ou de saumon ? Impossible de le savoir" 
    Et derrière ces termes un peu vagues, il ne faut pas s'attendre à trouver du filet haché, mais plutôt un "mélange peu ragoutant" de chutes de filetage, desquelles sont enlevés tous les morceaux nobles (filet, darne, baron), et auxquelles s'ajoutent des arêtes, de la peau, le tout mixé dans des broyeurs à très forte pression, selon la CLCV.
    Sans être dangereux pour la santé, ces produits restent "de qualité très médiocre", alors même qu'il n'existe aucun "cadre réglementaire ou normatif définissant les procédés d'obtention" de ces ingrédients, explique l'association.
    • Quelle espèce de poisson ? En quelle quantité ?
    Par ailleurs, l'analyse des étiquettes montre qu'il est très souvent difficile de savoir exactement quelle quantité de poisson est contenue dans le produit, ni même de quelle espèce il s'agit.
    Sur plus de la moitié des produits étudiés, notamment dans les soupes, les surimis et les croquettes, le type de poisson utilisé n'est pas mentionné, "d'où un risque de tromperie des consommateurs", avertit la CLCV. Il est remplacé par des indications floues comme "poisson" ou "poisson blanc". "Est-on en présence de merlu, de cabillaud, de colin ou de saumon ? Impossible de le savoir", explique la CLCV.
    Enfin, pour déterminer quelle quantité exacte de poisson l'on ingurgite lorsque l'on mange par exemple des pâtes au saumon achetées tout prêt, il faut souvent prévoir la calculette, prévient l'association. Ainsi certains fabricants se contentent de mentionner d'un côté la quantité de poisson dans la farce qui a servi à la préparation, puis le pourcentage de farce dans le produit final, charge ensuite pour le consommateur de faire lui-même les calculs.
    "Dans 4 produits sur dix, on doit faire une règle de trois pour calculer la quantité de poisson !" 
    Au final, 30% des produits étudiés ne fournissent donc aucun pourcentage de poisson explicite, et directement exploitable, dénonce la CLCV.
    • La palme revient aux rillettes et croquettes de poisson
    Par catégorie de produits, c'est aux rillettes et aux croquettes de poisson que revient la palme de l'imprécision. Pour ces dernières, "dans 80% des cas, l'espèce n'est pas précisée (...) et seul un produit sur dix est fabriqué à partir de filet de poisson", le reste étant constitué de "chair".
    "Quant à l'information sur la quantité de poisson mise en oeuvre, elle est certes disponible mais pas de façon explicite : dans quatre produits sur dix, le consommateur doit faire une règle de trois pour la recalculer, ce qui n'est guère pratique quand on fait ses courses !", relève la CLCV.
    • Une teneur en poisson inférieure à 30%
    Au final, pour l'ensemble des produits étudiés, la teneur en poisson se révèle bien souvent inférieure à 30% (sauf pour les poissons panés), et ils sont souvent "enrichis" d'agents texturants (amidon, glycérides d'acides gras), de matières grasses ou d'eau (surimis), sans que cela soit forcément clairement indiqué.
    L'association demande donc aux pouvoirs publics et aux professionnels de l'agroalimentaire et de la distribution de travailler à une clarification des règles d'étiquetage de l'ensemble des produits transformés à base de poisson. "Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu'ils mangent et le flou qui prévaut aujourd'hui n'est pas acceptable", conclut la CLCV. 

    Pour en savoir plus sur l'enquête de la CLCV : Produits à base de poisson

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    L’Agglo met les petits poissons dans les plats

    L’Agglo est entrée au capital de la SCIC Arrainetik, dans le cadre de la création d’un atelier de transformation de produits de la mer pêchés localement. C’est au 131 avenue de Jalday, dans des locaux appartenant à l’entreprise Olano, que sera sis l’atelier de transformation.

    Source : Sud Ouest par Éric becquet

    C'est à l'unanimité que l'Agglo Sud Pays basque a voté la délibération numéro 13, jeudi soir dernier, lors du conseil communautaire du jour. Elle portait sur : « L'entrée au capital de la SCIC (1) Arrainetik, dans le cadre de la création d'un atelier de transformation des produits de la pêche locale. »

    Concrètement, la SCIC Arrainetik, projet lancé par l'Agglo il y a trois ans après une première étude de faisabilité, achètera le poisson aux pêcheurs locaux et le transformera pour qu'il soit vendu aux clients de la restauration collective régionale. Manuel de Lara, récemment élu à la vice-présidence de l'agglomération, en charge du développement économique, explique : « La première année, il est question d'acheter 240 tonnes de poisson aux pêcheurs locaux, pour en faire à peu près 110 tonnes de produit fini, à destination des entreprises de restauration collective. Chinchards, tacauds, maquereaux seront notamment transformés en filets pour arriver directement dans l'assiette. Une alternative culinaire pour ces établissements qui n'avaient pas forcément l'habitude de proposer des produits issus de la pêche artisanale locale. Et elle va permettre aux pêcheurs de garder un niveau de rémunération correct. Nous sommes ici dans une vraie démarche d'économie sociale et solidaire. »

    « Madame Bessonart »

    Manuel De Lara souhaite souligner : « C'est le résultat de trois années de travail, et quand je suis arrivé il y a un mois, j'ai trouvé un projet parfaitement monté par la précédente équipe. » Michel Hiriart, ancien président, a d'ailleurs souhaité intervenir : « Je voulais évoquer le travail considérable que Madame Bessonart a réalisé sur ce dossier avec sa commission. Le dossier tel qu'il est là était déjà ficelé au dernier mandant. Un dossier qu'elle a parfois dû faire évoluer à marche forcée parce qu'il y avait des membres du bureau du conseil communautaire précédent qui étaient plutôt frileux sur ce dossier, pourtant très favorable à la filière de la pêche. Je me réjouis qu'aujourd'hui ce dossier fasse l'unanimité au sein du conseil communautaire, c'est un dossier très très important et vital pour le territoire ! »

    Le nouveau président de l'agglomération Peyuco Duhart a acquiescé, par un « il faut rendre à César ce qui appartient à César ». Il n'avait pas omis non plus de souligner que Christine Bessonart, ancienne maire de Saint-Pée-sur-Nivelle, « y avait mis beaucoup de cœur ».

    Au sein de ce projet consensuel, sont réunis les différents acteurs : pécheurs, transformateurs, commerçants. Ainsi, parmi les partenaires, le comité local des pêches, la CCI de Bayonne ou encore les représentants des cantines scolaires ou de nombreuses collectivités locales.

    20 % du capital

    Côté capital, prévu à 100 000 euros afin de mieux solliciter les banques, l'agglo prend avec ce vote unanime 20 % des parts sociales (20 000 euros donc) et siégera au conseil d'administration de la SCIC et sera « garante de l'intérêt général ». L'OP des Pêcheurs d'Aquitaine (50 %), et le CIPDMEM 64-40 (15 %) sont les deux autres gros partenaires sollicités pour la mise de fond.

    Jean-Michel Berra, délégué communautaire (et conseiller municipal d'Hendaye), a également tenu à préciser durant le conseil : « Herrikoa, société de capital-risque, va apporter son concours à hauteur de 75 000 euros, par un prêt sur sept ans ».

    Côté structurel, cet atelier de transformation, d'une surface de 350 m², va prendre corps dans les locaux de l'entreprise Olano, au 131 avenue de Jalday. La volonté est de le mettre en action dès septembre, et de commencer avec trois salariés dont un gérant.

    Le conseil d'administration de la SCIC Arrainetik aura lieu ce jeudi 26 juin au matin pour constituer la société, lancer les achats de matériels et gérer les appels d'offres auprès des entreprises de restauration collective. Les lettres d'intentions de ces dernières porteraient déjà à un volume de commande de 207 tonnes pour 900 000 euros de chiffre d'affaires. L'aventure est bien lancée.

    (1) Société coopérative d'intérêt collectif et non SCOP, puisque l'Agglo est actionnaire.

    (2) Herrikoa a pour vocation de soutenir l'emploi en Pays basque en proposant des financements adaptés aux entreprises

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    Dans les coulisses du port de pêche

    Tout l’été, le port de pêche propose au public de découvrir sa filière à travers une visite de la criée et un atelier. L’an dernier, 350 personnes avaient participé à la visite du port et de la criée ainsi qu’à l’atelier de mareyage.

    Source : Sud Ouest par Jennifer Delrieux

    Triage du poisson, calibrage des moules, vente aux enchères des produits de la mer. Cet été encore, l'univers du port de pêche de La Rochelle, à Chef-de-Baie, n'aura plus de secrets pour les habitants et les touristes. Pour la septième année, des visites du port de pêche rochelais et des ateliers de découpe de poisson frais sont proposés au grand public à travers les animations « Un matin à la criée », jusqu'au 12 septembre, en partenariat avec l'office de tourisme de La Rochelle. Tous les jeudis matins, la criée accueille le public qui rencontre les professionnels de la marée et découvre l'envers du décor en assistant au tri du poisson et à la visite des équipements. Les visiteurs assistent ensuite à une vente aux enchères des produits de la mer, réservées aux professionnels.

    Un autre aspect du port

    L'atelier Écailler, découper, goûter est proposé tous les vendredis matins aux adultes et adolescents. Sur les conseils de Mathieu Duportal, formateur au lycée maritime et aquacole de La Rochelle, les participants apprendront à lever les filets comme les professionnels, découvriront les secrets du métier de mareyeur et découperont eux-mêmes leurs poissons. « Cet atelier, où le public devient acteur, est un complément à la visite de la criée. On apprend à reconnaître la qualité d'un poisson », précise Pascal Bouillaud, directeur du Syndicat mixte du port de pêche de Chef-de-Baie de La Rochelle.

    Vive, mulet, maigre… Les apprentis-mareyeurs repartiront ensuite avec leurs filets pour une dégustation à domicile. « C'est important pour nous de montrer un autre aspect du port, qui vit essentiellement la nuit, d'autant plus que celui-ci fête ses 20 ans cette année. Comme le travail est nocturne, les gens ne se rendent pas compte de l'activité qui y règne », ajoute Pascal Bouillaud.

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