dimanche 1 mai 2011

Clamer - Changement climatique et recherche en écosystèmes marins européens


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Des océanographes voient tout en rouge…

Rapport d'experts alarmant sur les mers européennes

Les mers européennes sont soumises à des changements d'une rapidité sans précédent en raison de la fonte des glaces arctiques, de la hausse des températures et de la migration de la vie marine dues au changement climatique, écrivent des experts dans un rapport.

Cette étude a été réalisée par le Clamer, projet européen qui réunit 17 instituts océanographiques de dix pays. "Le changement est clairement visible et il est beaucoup plus rapide que ce que nous pensions", a déclaré mardi à Reuters Carlo Heip, chef de file du projet Clamer et principal auteur du rapport.

Lors de ces 25 dernières années, la température de la mer a augmenté à mesure de la fonte de la glace de l'Arctique. La combinaison de la hausse du niveau de la mer et de vents plus puissants a contribué à l'érosion de 15% des côtes européennes, explique le rapport.

Sur cette période, les eaux se sont réchauffées environ dix fois plus vite que le taux moyen observé pour le XXe siècle. De 1986 à 2006, la hausse des températures à la surface des eaux européennes a été trois à six fois plus forte que la moyenne mondiale. "Les simulations indiquent qu'à la fin du XXIe siècle, la température de la mer Baltique aura augmenté de 2 à 4 degrés, celle de la mer du Nord de 1,7 degré et celle du golfe de Gascogne de 1,5 à 5 degrés", poursuivent les experts. Concernant la hausse du niveau de la mer, les estimations pour 2100 prévoient une élévation de 60 cm à 1,9 mètre pour certaines côtes britanniques. Source : Reuters/Le Point

D’autres experts voient dans le réchauffement climatique de nouvelles perspectives....

Atlantique nord : Des espèces plus petites à croissance rapide avec le réchauffement climatique

Une nouvelle étude révèle que les stocks halieutiques en Atlantique nord ont changé avec le réchauffement des mers. « Nous constatons que les espèces d'eau chaude se portent bien sur le plateau continental européen méridional, mieux qu’au nord avec les espèce adaptées aux eaux froides froides », a déclaré Stephen Simpson de l'Université de Bristol. « Cela signifie des espèces de plus petites tailles, à croissance rapide avec des temps de génération plus courts, et une biodiversité potentiellement accrue. » Sciencedaily : In Rapidly Warming Seas, Some Fish Lose While Others Gain

Journal Reference : Stephen D. Simpson, Simon Jennings, Mark P. Johnson, Julia L. Blanchard, Pieter-Jan Schön, David W. Sims, and Martin J. Genner. Continental Shelf-Wide Response of a Fish Assemblage to Rapid Warming of the Sea. Current Biology, 2011.

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Illustrations : Captage écran CLAMER (Ci-dessus) / Montage Ecran Océaonopolis (partenaire de Clamer)-CLAMER (Ci-dessous)

====== 27 janvier 2012 ======

Le réchauffement climatique redessine la géographie des ressources halieutiques

Rayon poissons, fruits de mer et coquillages, le changement climatique contribue à fragiliser certaines espèces. "La dégradation des habitats et des lieux de ponte explique la diminution de la pêche des saumons depuis trente à quarante ans", avance Denez L'Hostis, de l'association France Nature Environnement (FNE). La hausse des températures modifie le calendrier et les lieux de ponte ou encore la nourriture des alevins.

La prolifération d'algues toxiques atteint les coquilles Saint-Jacques mais épargnerait la noix et le corail. Le tableau est sombre, même si, explique l'ingénieur breton, les stocks de homards ou de langoustines sont en bon état. La migration des espèces pour s'adapter à la nouvelle donne thermique dessine une nouvelle géographie des ressources.

"Dans le golfe de Gascogne, la température de l'océan a augmenté de plus de 1,5 degré au cours des vingt-cinq dernières années, entraînant une migration des espèces vers le nord tout en modifiant l'abondance des populations", constate Marion Le Foll, de l'institut Ifremer.

Réchauffement climatique favorisé par nos modes de consommation

Les réveillons de Noël ou de la Saint-Sylvestre deviennent eux-mêmes facteurs du réchauffement de la planète.

Pierre Ozer, chargé de recherche au département des sciences et gestion de l'environnement de l'Université de Liège (Belgique), a calculé le bilan carbone d'un réveillon pour huit personnes avec des produits traditionnels, provenant des quatre coins du monde, tels que proposés par les publicités des supermarchés : 209 000 km parcourus pour 41,3 kg de CO2. Est-ce bien raisonnable ? s'interroge-t-il.

La Terre se réchauffe, et ce, toujours plus vite

Si les scientifiques ne cessent de le rabâcher, à coup d'études et rapports documentés, une poignée de climatosceptiques continue de nier cette réalité, arguant d'une manipulation planétaire. Alors, quoi de mieux qu'une animation pour mesurer le phénomène ? C'est ce qu'a effectué la NASA, en résumant dans une vidéo de 26 secondes 131 ans d’évolution des températures sur Terre, de 1880 à 2011.

Dans cette animation, réalisée par le laboratoire de la NASA Goddard Institute for Space Studies (GISS), les couleurs rouges indiquent des températures supérieures à la moyenne pendant la période de référence de 1951 à 1980, tandis que les bleus témoignent de températures plus basses. Les données proviennent des relevés d'un millier de stations météo dans le monde, des observations satellitaires de la température de la surface de la mer et des mesures effectuées par la station de recherche de la NASA en Antarctique.

On voit ainsi que l'augmentation de la température s'est accélérée à la fin des années 1970. Fait encore plus marquant : neuf des dix années les plus chaudes enregistrées l'ont été au cours de la dernière décennie — 2010, 2005 et 1998 constituent les trois records de températures moyennes depuis le début des relevés en 1880.

2011, elle, se classe 9e année la plus chaude au niveau planétaire. "Même avec les effets rafraîchissants d’une forte influence de La Niña et une activité solaire faible ces dernières années, 2011 a été une des dix années les plus chaudes enregistrées", commente James Hansen, directeur du GISS. Au total, l'écart de températures entre l'année la plus froide (1884) et 2011 est de + 0,51°C.

Le Monde : La NASA illustre le réchauffement climatique depuis 1880 et Le réveillon fait les frais du réchauffement climatique

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