vendredi 1 avril 2011

Chine. Pas de poisson d'avril dans la rivière des Perles


Interdiction de pêcher le poisson d'avril dans la rivière des Perles !

Interdiction de pêcher depuis le premier avril 2011, jusqu'à la fin du mois de mai pour les 116.711 pêcheurs de la rivière des Perles, le grand fleuve au sud de la Chine…

Une interdiction de pêche de deux mois est entrée en vigueur le 1er avril dans la rivière des Perles dans le sud de la Chine, et fait partie des efforts du pays pour protéger les ressources halieutiques locales, a annoncé vendredi le ministère de l'Agriculture.

L'interdiction, qui va durer jusqu'au 1er juin cette année, couvre le cours principal de la rivière, ses affluents et tous les lacs qui y sont reliés. Elle va avoir un impact sur 27.693 bateaux de pêche et 116.711 pêcheurs.

116.711 pêcheurs sur 409 480 km² de bassin fluvial ! (1)

Les bureaux locaux des Affaires civiles vont accorder des subventions aux pêcheurs à faible revenu pendant cette période d'interdiction de pêche.

Traversant six provinces et régions autonomes, à savoir le Yunnan, le Guizhou, le Guangxi, le Guangdong, le Hunan et le Jiangxi, la rivière des Perles est le deuxième plus grand fleuve de Chine en termes de volume d'eau, arrivant derrière Yangtsé situé plus au nord.

Selon des responsables du bureau de la pêche du ministère de l'Agriculture, il s'agit de la deuxième interdiction de pêche sur un fleuve chinois et cette décision joue un rôle important dans la protection des ressources halieutiques et de l'écosystème. Le ministère avait imposé une interdiction de pêche dans le fleuve Jaune en 2003. Source : Chine : début de l'interdiction de pêche dans la rivière des Perles (Chine Informations)

La rivière des Perles est également connue sous le nom de Yue Jiang « fleuve de Canton (Guangzhou en chinois) » (ville principale située sur le delta). Le fleuve tient son nom d'une île nommée « île de la perle de mer » qui existait auparavant au milieu du lit du fleuve. Cette île n'existe plus en raison du changement du cours du fleuve. A l’origine, la rivière des Perles désigne uniquement l’aval du bassin fluvial où se regroupent plusieurs fleuves. Maintenant, on peut désigner sous l'appellation bassin de la rivière des perles, le bassin versant de tous les cours d'eau venant former le delta. Celui-ci couvre une superficie de 409.480 km² pour une longueur de 2.200 km. (d'après Wikipedia)

(1) France : 547.000 km² pour quelques centaines de pêcheurs professionnels et plus d'un million de pêcheurs amateurs en rivière...

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Le 27 juillet 2012



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Résumé : A Xingping, au Sud de la Chine, les habitants pratiquent la pêche aux cormorans dans la rivière Li depuis plus de 1.5000 ans.

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Le 2 avril 2013

Yang-Tsé-Kiang 2013. Pas de poisson d’avril mais des milliers de porcs !

A partir du 1e avril 2013, les bateaux de pêche restent à quai sur le Yang-Tsé-Kiang (fleuve bleu) et la rivière des perles...

Les interdictions saisonnières de pêche sur la rivière des Perles et les cours moyens et inférieurs du fleuve Yang-Tsé-Kiang (Yangtze ou Yangzi Jiang), a pris effet ce lundi, dans un effort de stopper la chute des stocks de poissons et protéger les écosystèmes locaux.

L'interdiction de la rivière des Perles, la troisième plus longue rivière en Chine, couvre environ 5 365 km, comprenant ses affluents et plus de 1 300 kilomètres carrés de lacs, qui s'étend dans le Guangdong, le Yunnan, le Guizhou, le Hunan, le Jiangxi et le Guangxi, affectant près de 114 000 pêcheurs.

Certaines sources auprès du Bureau de pêche en mer de Chine méridionale relevant du Ministère de l'Agriculture ont déclaré que chaque pêcheur touché recevront 1100 yuans (177 $) de subventions gouvernementales au cours de cette interdiction. Lin Jianzhi, directeur de la succursale du Bureau de Zhaoqing, a ajouté que chaque bateau de pêche se verra accorder une indemnisation de près de 6 000 yuans. «Après deux années de mise en œuvre, les pêcheurs le long de la rivière ont soutenu cette initiative. «Ils reconnaissent que cette mesure leur sera bénéfique sur le long terme, en termes de nombre de poissons dans l'avenir», a déclaré Liu Tianrong, directeur adjoint du bureau. Le responsable a expliqué que les interdictions précédentes avaient amélioré le nombre de variétés de poissons et l'augmentation des revenus des pêcheurs. En précisant qu'en 2012, par exemple, le nombre de poissons nouvellement éclos dans la rivière des Perles a été multiplié par neuf, seulement un an après la mise en place de cette interdiction. «Certaines activités illégales telles que la capture de poissons avec des batteries électriques ont été considérablement réduites, ce qui aidera également à protéger l'écologie de la rivière», a fait remarquer M.Liu.

Dans la zone du fleuve Yangtze, cette prohibition d'une durée de trois mois, en dépit de quelques écologistes qui réclament un mouvement annuel (en place depuis 2002), a peu fait pour améliorer l'écosystème, la faune du plus long fleuve d'Asie, ou des régions avoisinantes. Les autorités locales ont encouragé l'interdiction depuis la fin du mois dernier, afin de sensibiliser les pêcheurs et sont prêts à envoyer des équipes d'inspection pour s'assurer que cette restriction, qui affecte près de 140 000 pêcheurs dans dix villes et provinces le long d'un tronçon de 120 km de la rivière, soit strictement appliquée.

Ce sont finalement 13.000 porcs qui ont été repêchés

Le nombre de cadavres de porcs repêchés dans le principal fleuve de Shanghai dépasse désormais les 13.000, a rapporté la presse officielle chinoise, le mystère s'épaississant sur l'origine de ces animaux.



Les chiffres ne cessent d'augmenter mais le mystère s'épaissit sur l'origine des porcs retrouvés dans le fleuve de Shangaï. Les services municipaux de Shanghai ont collecté 9.460 porcelets et cochons adultes flottant dans le Huangpu (dernier affluent du Yangtze*), selon le journal Shanghai Daily, les autorités de la préfecture voisine de Jiaxing (province du Zhejiang) en ayant de leur côté repêché 3.601, selon l'agence Chine nouvelle.

Douze jours après que les premiers porcs morts ont été repérés au fil de l'eau, suscitant de vives inquiétudes chez les habitants de la capitale économique chinoise, non seulement aucune responsabilité n'a encore été établie, mais il semble qu'ils continuent à être déversés dans le fleuve. La métropole a pointé du doigt la préfecture de Jiaxing, en accusant des éleveurs de s'être débarrassés de leurs bêtes en les jetant dans la rivière. Mais les autorités de Jiaxing n'ont pour l'instant admis de tels agissements que chez un de leurs éleveurs et ont affirmé ne pas être les seules responsables.

La face sombre de l'agroalimentaire chinois

Le Huangpu, fleuve emblématique de Shanghai, compte pour 22% de la consommation d'eau des 23 millions d'habitants. Après avoir analysé des échantillons, le gouvernement de Shanghai avait affirmé ces derniers jours que les résultats obtenus étaient "normaux", malgré le scepticisme général. Le ministère chinois de l'Agriculture a envoyé une équipe sur place, qui pour l'instant n'a pas donné d'explication claire au décès des milliers de porcs et à leur présence dans le fleuve Huangpu. "Cette situation s'explique car certains paysans connaissent mal la loi, ont de mauvaises habitudes et il y a des carences dans le contrôle et le niveau des soins", s'est borné à dire Yu Kangzhen, vétérinaire-en-chef du ministère. L'affaire des cadavres de porcs déversées dans le fleuve de Shanghai illustre la face sombre de l'industrie agroalimentaire en Chine, où prime le rendement pour nourrir l'immense population. La pollution des cours d'eau, parfois avec de graves conséquences pour la santé, est un fléau en Chine, où le respect de l'environnement est souvent sacrifié sur l'autel de la croissance économique. Le Huangpu est mondialement connu pour s'écouler le long du Bund, le boulevard de Shanghai jalonné de beaux édifices coloniaux de style européen des années 1930. Sur sa rive est se trouve le district de Pudong, célèbre pour ses gratte-ciel devenus les symboles de l'essor économique chinois.

(*) Le Huangpu est une rivière chinoise qui traverse Shanghai. Elle est large en moyenne de 400 mètres pour une profondeur de 9 mètres. C'est le dernier affluent situé sur la rive droite du Yangzi Jiang à moins de 50 km de la Mer de Chine orientale.

A partir du Quotidien du peuple : Interdiction de pêche dans le Yangtze (2 avril 2013) et LCI : Ce sont finalement 13.000 porcs qui ont été repêchés (18 mars 2013)

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Le 12 avril 2013

Vives craintes concernant les poissons morts dans la rivière de Shanghai

Source : Quotidien du Peuple (08.04.2013 à 15h55)

Des centaines de poissons morts ont échoué le long des berges d'une rivière artificielle du district de Songjiang à Shanghai depuis le 3 Avril, mais l'autorité locale de l'eau et le Bureau de protection de l'environnement insistent sur le fait que l'eau reste potable.

La semaine dernière, un total de 250 kilos de poissons morts, principalement des carassins, ont été recupérés dans l'étang Sijing de la banlieue de Shanghai. Gao Yunchu, directeur du service de l'eau de Songjiang, a déclaré que de petits poissons ont été retrouvés morts début avril et que de grosses carpes ont été découvertes samedi.

Environ 150 kg de carassins et 100 kg de plus grande carpes seront envoyés dans un centre d'enfouissement.

«La qualité de l'eau est stable et sûre », a déclaré Zhang, un fonctionnaire de l’autorité des eaux de Songjiang.

Zhang a expliqué que ces poissons étaient morts à cause de la pêche illégale par électrocution et l'empoisonnement, selon les informations de pêcheurs locaux.

Les précédents rapports des médias ont révélé que les personnes vivant près de la rivière ont affirmé que ce n’est pas la première fois que l’on retrouve de si nombreux poissons morts dans l’eau.

A la question : Est-ce que les poissons empoisonnés auront une incidence sur la qualité de l'eau ? Zhang a répondu par un non catégorique, en répétant que la plupart des poissons avaient été tués par électrocution ».

«La qualité de la rivière n'a pas été affectée par les poissons morts jusqu'à présent, et reste au même niveau que d'habitude», a précisé Zhang, ajoutant qu’ils continueront à suivre de près la qualité de l'eau une fois par mois en cas d’urgence.

Les autorités de l’eau de Songjiang ont également écarté la possibilité d'une pollution après plusieurs tests de qualité de l'eau effectués vendredi et samedi, car la rivière est entourée par des anciennes résidences et des commerces, et qu’il n’y a pas d’usine chimique dans cette zone. Les résultats des tests ont montré que les niveaux d'oxygène dissous, l'azote ammoniacal et l'acide dans l'eau se trouvaient dans la fourchette normale.

Certains poissons ont été envoyés à la Commission agricole municipale de Shanghai, et une enquête est toujours en cours pour connaître la cause exacte de ces décès.

Liu Fengqiang, vice-directeur et porte-parole du département de l'environnement du district de Songjiang à Shanghai, a déclaré que les poissons morts n’avaient aucun lien avec le pourrissement des carcasses de porcs trouvés flottantes dans la rivière Huangpu le mois dernier.

Des milliers de cochons morts ont été découverts dans la partie supérieure de Songjiang de la rivière Huangpu, à environ 100 kilomètres de Jiaxing, dans la province de Zhejiang, depuis le début de Mars.

«Les résidents locaux n'ont pas à s'inquiéter quant à la sécurité de l'eau parce que les poissons morts n’ont pas été trouvés dans une source d'eau naturelle», a fait remarquer Liu, ajoutant que cette situation n’avait également aucun lien avec la souche de la grippe aviaire mortelle H7N9 qui a coûté la vie à six personnes dans le pays.

Il ya tout juste un mois, le responsable déclarait à China Daily, que la qualité de l'eau dans la région de Songjiang respectait les normes sanitaires au niveau national pour l'eau potable, malgré la présence de tant de carcasses de porcs.

Toutefois, les habitants restent préoccupés par la sécurité de l'eau, surtout après qu’un grand nombre de porcs morts aient été trouvés à la dérive en aval de la rivière Huangpu.

Shi Hua, un résident de Songjiang, a arrêté l'eau du robinet potable pour acheter des bouteilles d’eau supermarché. «Je dois faire confiance à mes sources d'eau. Je reste hanté par ces porcs morts», a-t-il dit.

Les responsables de Shanghai disent avoir mis au point de nouvelles sources d'eau potable de qualité. Certaines proviennent de la rivière Yangtze, du réservoir Qingcaosha et Chenhang réservoir et d'autres viennent de la région, de la source d’eau en construction Dongfengxisha.

«Notre source d'eau (dans la zone de Songjiang) vient néanmoins de la rivière Huangpu. La ville aujourd'hui ne reçoit que 30% de son eau à partir cet endroit, contre 70% auparavant", a déclaré Shi, ajoutant que la source d'eau du centre de la ville provenait du réservoir Qingcaosha.
 

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