dimanche 30 novembre 2014

Europe Bleue : Les petits métiers de la pêche entrent en résistance...

Pêche : Petits métiers en résistance...

Au moment de la réforme de la politique commune de la pêche (PCP), Commission européenne et Ong environnementales affichaient leur soutien à la pêche artisanale... Cet affichage aux côtés des petits métiers de la pêche, un leurre ?

A Rome, 143 Etats membres réunis pour la 31ème Session du Comité des Pêches de la FAO (COFI 31), ont adopté le premier instrument international pour la pêche artisanale. Cet instrument prend la forme des Directives d’application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté (Directives sur la pêche artisanale). Le Président du Comité a dédié les Directives à Chandrika Sharma, en reconnaissance de son travail inlassable, de son leadership et de sa contribution immense au développement de l’instrument. Chandrika Sharma, la Secrétaire Exécutive du Collectif International d’Appui à la Pêche Artisanale (ICSF - CIAPA), a disparu à bord du vol Malaysia Airlines MH370 le 8 mars 2014. (Source : René-Pierre Chever - CDPM 29)

Partout, en Europe, des pêcheurs artisans entrent en résistance contre la politique communautaire qui ne prend pas en compte leur spécificité... Particularité et diversité de petits métiers pourtant multiséculaires... Petits métiers reconnus mondialement le 10 juin 2014 à Rome : Journée historique pour la pêche artisanale mondiale. Et mis à l’honneur en cette année 2014 décrétée par l’Onu, Année internationale de l’agriculture et de la pêche familiales... Et lors de la journée mondiale des pêcheurs artisans et des travailleurs de la mer (21 novembre 2014) : Des alliances pour promouvoir les pêches artisanales au sein des économies régionales et des cultures locales...

En méditerranée, les prud’homies de pêche souhaitent sortir de la Politique commune de la pêche (PCP) qui asphyxie l'activité des petits métiers...

Pêcheurs empêchés de pêcher

http://www.france3.fr/emissions/avenue-de-l-europe/diffusions/14-06-2014_245911
 Copie d'écran du reportage : Pêcheurs empêchés de pêcher (16 minutes)

Sur France 3, l'émission "Avenue de l'Europe" vous emmène aux pays des thons et des saumons sauvages. Jean Yves Serrand et Loïc Lemoigne sont partis au bon moment en Irlande dans l'île d'Arranmore et en Sardaigne dans l'île de San Pietro : à l'époque où les saumons quittent la mer et remontent dans les rivières puis à celle où les thons se font piéger par les pêcheurs lors du Girotono....

Dans les deux pays, les gouvernements ont fait des choix condamnant la pêche traditionnelle. En Irlande, une minorité de pêcheurs continuent à se battre contre l'interdiction de la pêche en mer du saumon. Ils gagnent des points mais très très lentement. Ces petits pêcheurs demandent à l'Union européenne le droit de continuer à exercer leur activité, au titre de la protection des peuples indigènes. En Sardaigne, les pêcheurs de thon ont réussi à créer un évènement touristique autour de leur pêche : Caloforte est le dernier port à pratiquer la mattanza, la pêche traditionnelle au thon rouge. Dorénavant, elle n'a plus lieu qu'une fois par an lors du Girotonno, un concours international de cuisine du thon rouge. Pour en savoir plus et visualiser le reportage (16') : Pêcheurs empêchés de pêcher

Les doléances des prud'homies méditerranéennes


Le 5 juin 2014, une délégation de prud'hommes des régions PACA, du Languedoc-Roussillon et de Corse, est reçue à Paris au Ministère de la pêche par la Directrice des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA), le Sous-directeur de la DPMA, le Directeur Interrégional de la Méditerranée et le Directeur Mer et Littoral (DML) des Alpes-Maritimes

Compte-rendu de cette rencontre par Bertrand Cazalet :

La réunion a été organisée à l’initiative de M. Denis GENOVESE, prud’homme major d’Antibes. Le sujet central de cette réunion portait sur l’affaiblissement progressif des prud’homies, leur perte de légitimité, de compétences et de capacités de gestion face à la multiplication des règles et contraintes européennes le plus souvent inadaptées aux caractéristiques de ces communautés de pêcheurs. Les personnes présentes ont donc tout d’abord souhaité témoigner de leur profond malaise, doublé d’une colère grandissante devant la dégradation de leurs conditions de vie et de travail. Ces sentiments s’expriment tant individuellement, en tant que prud’hommes responsables de la gestion et de l’avenir de leurs territoires, que collectivement au nom de l’ensemble des pêcheurs représentés.

Les pêcheurs professionnels n’arrivent plus à intégrer et accepter des décisions imposées par le haut, souvent peu ou pas négociées et qui s’avèrent in fine mal adaptées, difficilement applicables, voire contreproductives et de plus en plus couteuses. Ces règles contribuent à faire disparaitre progressivement leur profession plutôt qu’à les accompagner vers un développement durable et reconnu de leur activité. Dans de nombreux départements méditerranéens, on constate des arrêts prématurés, définitifs ou partiels des activités (plans de sortie de flotte), ainsi qu’un découragement des plus jeunes face aux difficultés d’installation et de viabilité à long terme du métier. Le sentiment de n’être absolument pas pris en compte par les instances européennes s’exprime à travers de nombreux exemples évoqués lors des discussions : permis à point, multiplication des régimes d’autorisations et des contraintes professionnelles (pesées débarquements, sécurité, géolocalisation, etc.), contingents d’autorisations et de quotas (thon rouge, poutine, gangui, senne de plage, etc.). L’UE ne considère absolument pas la situation, les caractéristiques, les contraintes et les besoins des pêcheurs méditerranéens.

Les personnes présentes ont rappelé que leur mouvement s’inscrivait aussi dans un contexte plus général de remise en question du fonctionnement et de l’action des institutions européennes. Les citoyens européens ont récemment montré leur agacement devant l’impuissance à résister aux effets d’une machine technocratique, autonome et faiblement démocratique. La volonté d’une plus grande transparence et efficacité dans la prise en compte des intérêts de la société civile s’est exprimée, incluant la voix des pêcheurs professionnels de Méditerranée française. Dans un second temps, les pêcheurs professionnels ont d’ailleurs l’intention d’interpeler et de rencontrer directement les instances de l’UE, notamment de la Commission européenne, soit directement et soit à travers leurs représentants élus au Parlement européen.

Pêche durable en Méditerranée



Reportage réalisé par FNE PACA avec le soutien de la Fondation Itancia.

Pratiquée de longue date en Méditerranée, la pêche aux « petits métiers » est une pratique de pêche durable à différents égards. Découvrez dans ce reportage quelles sont les spécificités de ces pratiques, et plus encore, quels en sont les atouts pour le milieu littoral et les petits fonds si riches et diversifiés de nos côtes méditerranéennes. D'après L'Encre de Mer : Méditerranée : une pêche durable – vidéo de France Nature Environnement

Au terme de ce constat, les pêcheurs ont avancés plusieurs propositions susceptibles d’apporter des solutions à leurs difficultés et interrogations.

- La reconnaissance des mécanismes de gestion prud’homale par les instances et le droit de l’UE. Les prud’homies sont le degré ultime de subsidiarité et de décentralisation dans la gestion des pêches. A ce titre, les principes et règles de gestion mis en place par les prud’homies doivent être reconnus, évalués et garantis par ceux qui gèrent la pêche dans les plus hautes sphères de l’UE. La mise à jour du Règlement Méditerranée de 2006 dans le cadre de la réforme de la PCP adoptée en 2014 devrait notamment permettre d’engager un tel processus.

- Le renforcement des moyens et des compétences des prud’homies. C’est la contrepartie nécessaire à la réalisation de l’objectif précédent. Il s’agit d’un enjeu fondamental sur lequel la DPMA et la DML Méditerranée ce sont engagés à travailler en collaboration avec les prud’homies. C’est un chantier institutionnel et juridique relativement dense qui devra s’intéresser : 1) aux prud’homies dans leur organisation et leur fonctionnement propres (statut, compétences, représentativité, etc.) ; 2) à la répartition des fonctions représentatives et de gestion partagées avec les comités régionaux et départementaux. Il s’agit d’opérer une véritable refonte du mode d’organisation et de gestion des pêches en Méditerranée. Ceci afin de rationaliser le fonctionnement professionnel, de limiter les coûts (qui grèvent de plus en plus le CA des entreprises de pêche) et de redonner aux prud’homies des compétences et des pouvoirs qu’elles ont largement perdus. Les personnes présentes ont pris la décision de réaliser courant 2014 un état des lieux de l’ensemble des prud’homies (situations, fonctionnement, moyens, difficultés, etc.) en lien également avec l’organisation professionnelle globale. Ce rapport sera assorti de propositions concrètes en termes d’évolution, de fonctionnement, de financements, etc. formulés au plus près des attentes des professionnels. Les prochaines élections prud’homales seront l’occasion idéale d’engager ce processus de réforme, de renouvellement et de reconnaissance de l’institution. Toutes les prud’homies n’ont pas gardé le même dynamisme, ni la même capacité de discipline collective. Au-delà du constat, c’est l’occasion pour elles et leurs représentants de se remettre en question, de réaffirmer leur identité et leur sens commun. Le soutien des pouvoirs publics nationaux et européens dans ce sens sera de toute évidence déterminant.

- Créer une véritable fédération des prud’homies capable de porter sur le long terme la rénovation de l’institution. La concrétisation des objectifs précédents ne pourra aboutir que par la seule volonté des prud’hommes et des pêcheurs de « reprendre la main » sur leurs espaces de travail. La meilleure défense c’est l’attaque et pour éviter de se voir imposer systématiquement des décisions « par le haut », généralistes et inadaptés, mieux vaut démontrer à l’UE que les pêcheurs sont capables de gérer eux-mêmes leurs eaux et leurs ressources de façon durable comme ils l’ont fait pendant des siècles. Le contexte actuel n’est plus le même, il est beaucoup plus complexe, « politique » et bien moins favorable aux pêcheurs professionnels. Cela justifie, d’autant plus,de mettre en avant la spécificité, la légitimité et la diversité de nos pêcheries afin de pouvoir les protéger, les transmettre, les règlementer et les adapter, nous-mêmes, aux objectifs définis par l’UE. Nous devons absolument conserver notre polyvalence et notre liberté de travail, de techniques, de saisons, d’espèces qui sont la clé de notre gestion de la ressource et des territoires. L’opportunisme consensuel de nos pêcheries et la discipline territoriale ont fait notre force et doivent être réhabilités au sein de l’institution historique des prud’homies. C’est l’échelle territoriale de gestion la plus adaptée au milieu Méditerranéen et la plus légitime aux yeux des pêcheurs. Pour être efficiente et pérenne, la mise en place d’une fédération doit s’articuler autour d’une structure de coordination. Cette dernière devra être en mesure de faire le lien entre les prud’homies et de disposer des moyens nécessaires pour porter la voix des pêcheurs professionnels auprès des instances supérieures de décision et de gestion.

L’ensemble de ces points a été débattu lors de la réunion et illustré par de nombreux exemples concrets. Sur ces derniers, les représentants professionnels ont rappelé leurs nombreuses craintes et demandé à la DPMA de les aider face aux difficultés rencontrées par les professionnels. Le cas de l’obligation de pesée au débarquement fera ainsi l’objet d’un groupe de travail organisé sous l’égide de la DIRM à Marseille (M. ANDRIEU) afin de trouver les meilleures conditions de mise en œuvre. D’autres points tels que les conditions de débarquement du thon rouge (modalités, horaires) ou encore la taille minimale de la dorade rose qui n’est pas réaliste (et qui est d’ailleurs bien supérieure à la taille minimale en Atlantique) doivent être revus très rapidement.

Au terme de la réunion, la DPMA s’est engagée à apporter une réponse écrite aux différents éléments avancés avant le 1er juillet prochain. Le but étant de donner des garanties aux prud’homies et de formuler des propositions concrètes aux attentes soulevées par les professionnels de Méditerranée. Les représentants présents ont rappelé qu’à défaut de retour au-delà de cette date, ils décideront des suites à donner à leur mobilisation et des actions de terrain à engager sur les différentes façades de Méditerranée française....

Philippe Favrelière (publié le 23 juin 2014 actualisé le 30 novembre 2014)

Autres articles :

Pour aller plus loin...

Quand les pêches artisanales font de la résistance



Maison de la Mer - CCSTI Lorient

Le lundi 24 novembre 2014, conférence organisée dans le cadre des "lundis de la mer".

Cette présentation, qui s’appuie sur une thèse de doctorat en géographie (soutenue à l’Université de Nantes en 2011), propose un regard critique sur un mouvement international de résistance propre au secteur halieutique.

Appréhendé comme une des composantes constitutives de la mouvance altermondialiste, ce mouvement transnational contestataire de pêcheurs artisans et de travailleurs du poisson (fishworkers) est étudié sous plusieurs aspects :
  • le système d’acteurs en place : il s’agit ici de présenter succinctement une typologie de la multitude d’acteurs qui compose ce mouvement de résistance ;
  • les stratégies mises en œuvre : cette seconde partie s’intéresse aux discours proférés, aux idéologies mobilisées ainsi qu’aux modes d’actions utilisés par les militants ;
  • les dynamiques historiques traversées : autrement dit, les principales étapes qui jalonnent la (courte) existence de cette contestation artisanale halieutique depuis une trentaine d’années.
Nous conclurons cette présentation sur les enjeux actuels, les perspectives et les pistes d’action auxquels est aujourd’hui confrontée cette altermondialisation halieutique…

Par Julien NOEL, géographe, Maitre de Conférences contractuel, Université d'Angers, ESO UMR 6590-CNRS

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Les pays reconnaissent le rôle vital des petits pêcheurs


Le Comité des Pêches de la FAO (COFI) ratifie les Directives volontaires visant à garantir des pêches artisanales durables

Ces directives viennent compléter les instruments internationaux existants, tels que le Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable (1995) et les Directives volontaires pour une Gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts (2012) du Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

Source : FAO

10 juin 2014, Rome -  Les pays ont approuvé aujourd'hui une série de directives d'une vaste portée qui renforceront la contribution déjà vitale des petits pêcheurs à la sécurité alimentaire mondiale, à la nutrition et à l'éradication de la pauvreté.

Les «Directives d'application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté» ont pour but de soutenir les millions de petits pêcheurs, en particulier dans les pays en développement, en défendant leurs droits humains et en sauvegardant l'exploitation durable des ressources ichtyques dont ils dépendent pour vivre.

Les pêches artisanales emploient plus de 90 pour cent des pêcheurs de capture et des travailleurs de la pêche - dont la moitié environ de femmes - et fournissent quelque 50 pour cent des prises mondiales de poisson. Elles constituent une source précieuse de protéines animales pour des milliards de personnes dans le monde et soutiennent souvent les économies locales des communautés implantées près de la mer, d'un lac ou d'un cours d'eau.

Cependant, malgré leur importance, de nombreuses communautés de petits pêcheurs continuent d'être marginalisées. Souvent situées dans des zones reculées ayant un accès limité aux marchés à la santé, à l'éducation et autres services sociaux, les petits pêcheurs ont du mal à faire entendre leur voix.

Ils sont confrontés à toute une gamme d'enjeux -des conditions de travail dangereuses et insalubres au manque d'infrastructures, sans oublier la pollution, la dégradation de l'environnement, le changement climatique et les catastrophes qui menacent les ressources dont ils dépendent. Ils peuvent aussi être victimes de luttes de pouvoir inégales et de droits précaires sur les ressources en terres et en poisson.

La portée des Directives volontaires approuvées aujourd'hui est donc vaste, allant de mesures pour l'amélioration des systèmes de gouvernance des pêches et des conditions de travail et de vie, aux recommandations sur la manière dont les pays peuvent aider les petits pêcheurs et travailleurs de la pêche à réduire les pertes et gaspillages après récolte.

« Ces directives représentent une avancée importante et sont un outil primordial qui permettra d'encourager la mise en œuvre de politiques nationales en faveur des petits pêcheurs, afin qu'ils renforcent leur contribution fondamentale à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à l'éradication de la pauvreté. La FAO s'engage à soutenir les pays pour la mise en œuvre des Directives volontaires », a souligné le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

« L'approbation des directives intervient à un moment particulièrement opportun durant l'Année internationale de l'agriculture familiale, alors que nous nous efforçons de cibler l'attention sur les besoins des petits producteurs alimentaires. Je remercie tous ceux qui ont pris part à ce processus », a-t-il déclaré.

 Le Sous-Directeur général de la FAO chargé des pêches et de l'aquaculture, Árni M. Mathiesen, a précisé: « Les directives donneront la possibilité aux petits pêcheurs de connaître et d'exercer leurs droits, et de pouvoir prendre ainsi en charge leur propre développement ».

Un instrument unique

En tant que tout premier instrument international consacré entièrement aux pêches artisanales, les directives sollicitent une cohérence des politiques afin de garantir la pleine contribution des petits pêcheurs à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à l'éradication de la pauvreté.

Elles soulignent en particulier le respect des droits et de la dignité de l'homme et la nécessité d'une parité entre les sexes dans tout le sous-secteur. Elles encouragent en outre les pays à veiller à ce que les petits pêcheurs soient représentés dans les processus décisionnels qui ont trait à leurs moyens d'existence.

Les directives viennent compléter les instruments internationaux existants, tels que le Code de conduite de la FAO pour une pêche responsable (1995) et les Directives volontaires pour une Gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts (2012) du Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

Plus de 4 000 représentants des gouvernements, des organismes régionaux de gestion des pêches, organisations de la société civile, universités, instituts de recherche et communautés de pêche du monde entier sont intervenus depuis 2011 dans la mise au point des directives, qui ont reçu le feu vert du Comité des pêches siégeant cette semaine à Rome.

Toutefois, M. Mathiesen a mis en garde que l'enjeu véritable sera la mise en œuvre des directives, qui ne deviendront efficaces qu'une fois mises en pratique.

La FAO renforce son engagement avec ses partenaires pour l'élaboration d'un programme mondial d'assistance à la mise en application des directives.

Comité des pêches

Le COFI est la seule instance intergouvernementale mondiale, à l'exception de l'Assemblée générale de l'ONU, où les questions et problèmes internationaux des pêches et de l'aquaculture sont examinés périodiquement, et qui émet des recommandations à l'intention des gouvernements, des organismes régionaux de gestion des pêches, des ONG, des travailleurs de la pêche, de la FAO et de la communauté internationale. Les Etats membres sont réunis pour la 31ème session du COFI au siège de la FAO à Rome jusqu'à la fin de la semaine.

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Le 3 juillet 2014

La durabilité de la pêche et de l’aquaculture au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition

Le dernier rapport du HLPE # 7

La durabilité de la pêche et de l’aquaculture au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition est maintenant disponible en anglais.

Cliquer Ici pour le résumé en français (11 pages)

Sustainable fisheries and aquaculture for food security and nutrition

This report addresses a frequently overlooked but extremely important part of world food and nutrition security: the role and importance of fish in seeking food and nutrition security for all.

Fisheries and aquaculture have often been arbitrarily separated from other parts of the food and agricultural systems in food security studies, debates and policy-making. I applaud the Committee on World Food Security for its decision to bring fisheries and aquaculture fully into the debate about food and nutrition security.

A report by the High Level Panel of Experts on Food Security and Nutrition

Click here to download the publication

La durabilité de la pêche et de l’aquaculture au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition

Résumé et recommandations

Le poisson, qu'il soit produit dans le cadre d'activités de pisciculture/d'aquaculture ou capturé dans les stocks sauvages marins ou dulcicoles, est une source fondamentale de protéines et de nutriments essentiels, et ses qualités nutritionnelles comme ses autres vertus pour la santé sont de plus en plus reconnues. Il présente l'un des meilleurs taux de conversion d'aliments en produit alimentaire de haute qualité. Le poisson et les produits dérivés assurent des revenus et des moyens d'existence à de nombreuses communautés à travers le monde.

Que ce soit aujourd'hui ou demain, la contribution de la pêche et de l'aquaculture à la sécurité alimentaire et à la nutrition dépend de nombreuses interactions entre plusieurs questions relevant de l'environnement, du développement, de l'action publique et de la gouvernance.

La nécessité de nourrir une population mondiale de plus en plus nombreuse et de satisfaire une demande croissante de poisson pèse sur les ressources naturelles et menace la durabilité du développement des pêches marines et continentales et de l'aquaculture. Elle appelle en outre à résoudre plusieurs problèmes de gestion des chaînes de valeur du poisson, pour que celles-ci puissent contribuer à concrétiser le droit à l'alimentation des communautés de pêcheurs et à mettre le poisson à la disposition de tous. Enfin, elle remet en cause les rôles et les contributions des différents acteurs (communautés de pêcheurs, petits exploitants, entreprises internationales de pêche, etc.) dans un secteur très diversifié et hétérogène, sujet à d'importantes inégalités.

Dans ce contexte, le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) a demandé en octobre
2012 au Groupe d’experts de haut niveau sur la sécurité alimentaire et la nutrition de réaliser une étude sur le rôle de la durabilité de la pêche et de l'aquaculture dans la sécurité alimentaire et la nutrition. Cette étude devait être pratique, concrète et orientée vers l'action publique et prendre en compte les aspects environnementaux, sociaux et économiques de la pêche, y compris de la pêche artisanale et comporter un examen du développement de l'aquaculture.

Étant donné l'importance du poisson pour la sécurité alimentaire et la nutrition, que faudrait-il faire pour préserver, voire améliorer cette contribution, aujourd'hui et à long terme, compte tenu des défis que doivent relever les secteurs de la pêche et de l'aquaculture en matière de durabilité et de gouvernance et au vu des contraintes économiques et des situations démographiques auxquelles ils doivent répondre? Telle est la question à laquelle on s'efforce de répondre dans le présent rapport.

Suite du résumé en français 

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L’Année internationale de l’agriculture familiale 2014 dans le contexte des pêches et de l’aquaculture

Cet événement, qui s’est tenu le 9 juin 2014 au siège de la FAO, en marge de la session du Comité des pêches, a réuni plus de 50 participants provenant de 15 pays. Mme Marcela Villareal, Directrice du Bureau des partenariats, des activités de plaidoyer et du renforcement des capacités de la FAO, a prononcé le discours d'ouverture et a souligné le rôle des familles dans l'organisation des pêches artisanales et de l'aquaculture à petite échelle. Généralement, dans les familles de pêcheurs et d’aquaculteurs, les hommes participent aux activités de production, tandis que les femmes gèrent les activités post-récolte telles que la transformation et la vente du poisson.

Source : FAO

Vivienne Solis Rivera, chef de CoopeSoliDar R.L., Costa Rica, a souligné l'importance pour les familles de pêcheurs de s'organiser, afin d’améliorer leur accès au marché, mais aussi de parler d’une seule voix et de se faire entendre lors des concertations sur les politiques au niveau national. Autres objectifs: vendre directement les produits de la pêche, en éliminant les intermédiaires; obtenir de meilleurs prix; améliorer les conditions de travail; créer des emplois; renforcer le niveau d’organisation et la participation des pêcheurs. Voir la présentation intégrale (en anglais)

Svein Jentoft, Collège norvégien des sciences de la pêche, Université de Tromsø, Norvège, a présenté le cas intéressant de la Norvège, où les familles de pêcheurs se sont organisées en coopératives au début du siècle dernier, et où seules ces organisations ont le droit de vendre du poisson. Il a souligné l’importance de parler d'une seule voix (pour renforcer le pouvoir de négociation), la nécessité de mener des actions collectives et l'amélioration de la gouvernance. Voir la présentation intégrale (en anglais)

Matilda Quist, Directrice adjointe, Commission des pêches, Ghana, a donné un aperçu du rôle des familles dans la réduction des pertes après récolte et l'importance de cette dernière. Elle a mis en avant le rôle des pêcheuses, qui financent souvent les opérations de pêche. La répartition des rôles au sein des familles de pêcheurs est similaire à celle observée au Costa Rica, c'est-à-dire que les hommes participent aux activités de pêche et les femmes à la transformation du poisson et à sa commercialisation. Mme Quist a également souligné l'importance du transfert des connaissances d’une génération à l’autre. Elle a remercié la FAO pour l’adoption réussie d'une nouvelle technique de fumage, le four FAO-Thiaroye, qui permet de réduire la consommation de carburant et présente des avantages pour la santé des femmes (mères et filles) chargées de la transformation du poisson. Voir la présentation intégrale (en anglais)

Simon Funge-Smith, Fonctionnaire principal des pêches, Bureau régional de la FAO pour l'Asie et le Pacifique, Thaïlande, a parlé de l'aquaculture à petite échelle.  L'aquaculture intégrée à petite échelle, dans laquelle les produits agricoles sont utilisés pour l'alimentation des poissons, est un grand succès sur le continent asiatique. M. Funge-Smith a souligné que l'aquaculture à petite échelle était souvent négligée. La production dans de petits étangs et des systèmes intensifs (riz) passe souvent inaperçue et peut être très saisonnière (mousson). Généralement, la contribution de l’aquaculture au revenu des ménages et à la nutrition de la famille tend à être sous-évaluée et sa contribution à la sécurité alimentaire est souvent négligée par les décideurs politiques et les économistes. Voir la présentation intégrale (en anglais)

La discussion qui a suivi les présentations a été animée. Les intervenants ont noté que les exemples donnés étaient représentatifs de la situation dans de nombreux pays en développement. Le rôle de la famille dans les activités de pêche et de pisciculture n’est pas suffisamment considéré, et le problème du travail des enfants doit être pris en compte.

Cet événement parallèle était animé par Ratana Chuenpagdee, Directeur de projet de Too Big To Ignore, un consortium mondial de chercheurs travaillant sur la pêche artisanale, qui s’est félicité de la pertinence des discussions pour le 2ème Congrès mondial des pêches à petite échelle qui aura lieu à Mérida, au Mexique du 21 au 25 septembre 2014.

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Le 12 Août 2014

Méditerranée. Les petits métiers au thon rouge apprécieront !

On pourra dire que pendant tout son mandat, Maria Damanaki aura été à la botte des ONGE anti-pêche...

A quelques semaines de son départ de Bruxelles (1), la commissaire européenne à la pêche le démontre une nouvelle fois en publiant sur son blog des conseils de pêche durable tendancieux : « Pocket guide to your beach holidays ».

Des recommandations relevées par le marin du 8 août 2014 dans sa rubrique « ça ne manque pas de sel »

Extrait de « Pocket guide to your beach holidays » : « si vous passez quelques jours de vacances dans la région (Méditerranéenne ndlr), essayez par exemple d’éviter de manger du thon rouge alors que la saison de pêche est déjà terminée... » Ce qui est faux : les petits métiers disposent encore de quotas de pêche en Méditerranée !

Des recommandations pour les consommateurs qui « relèvent plus d'un représentant d'ONG environnementale extrémiste que d'un commissaire à la pêche de l'UE, » selon les organisations professionnelles qui ont vivement réagi, notamment en Espagne :

(1) Commission européenne : la presse relève que le ministre grec de la défense, M. Dimitris Avramopoulos, a été désigné dimanche candidat de la Grèce à un poste de commissaire européen. Selon la presse, le nouveau président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, qui connaît le ministre grec de la défense depuis plusieurs années, serait intervenu de façon décisive dans ce choix. Source : Ambassade de France en Grèce (28 juillet 2014)

Pour suivre l'actualité de la pêcherie de Thon rouge (petits métiers) : Facebook Thon rouge de Ligne

https://fr-fr.facebook.com/thonrougedeligne

Beaucoup d'informations actualisées (régulièrement) et des vidéos....


Le thon rouge suivi par satellites



CNES

Ajoutée le 24 juil. 2014

Des scientifiques de l'IFREMER tentent de mieux comprendre les déplacements du thon rouge à la surface de globe, une espace menacée dont les stocks sont en nette amélioration. Ils utilisent pour cela les fameuses balises Argos.

Crédits : CNES. http://www.cnes.fr

Promotion en Poissonneries et Grandes Surfaces

 

Les plus belles recettes


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Le 17 Septembre 2014

Petits métiers : du thon rouge et des civelles...

Des thons, y'en a plein la mer, et des cons y'en a plein la terre !" Avec son incomparable faconde, le Ciotaden Gérard Carrodano a tôt fait de résumer en une phrase ce que pense tout le petit monde des pêcheurs provençaux. À savoir que le stock de thons rouges jadis menacé semble en bonne voie de reconstitution.

Quant aux civelles, les pêcheurs sont « payés » pour repeupler les rivières, alors que les civelles reviennent naturellement dans les cours d’eau !

L’état moyen des rivières sur la zone Rhône Méditerranée Corse s’est amélioré par rapport à 2012, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants, a expliqué Martin Guespereau, directeur général de cette agence de l’eau au cours d’une conférence de presse. Notamment dans les Alpes et en Corse.... « Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières », a d’ailleurs noté M. Guespereau. Et ce, grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles. Extrait de La gazette des communes : Des panneaux indicateurs de rivières propres dans le Sud en 2015

En Charente-Maritime, pour une hausse du quota de civelles

La campagne dernière, 81 licences de pêche à la civelle avaient été accordées pour l'unité de gestion englobant la Gironde, la Seudre et la Charente ; 34 licences au nord pour la Sèvre niortaise. Ces pêcheurs avaient capturé en une semaine le quota dit « de consommation » qui aujourd'hui doit, selon le règlement européen, représenter 40 %. Le reste qui va au repeuplement est acheté par des financements publics. Mais les budgets étant insuffisants, tout le quota de repeuplement n'a pas été pêché, ce qui a constitué un manque à gagner pour la flottille. Dans ce contexte, le CRPM plaide pour le relèvement du quota de consommation, celui qui est mis sur le marché. La volonté de rouvrir le marché asiatique a été exprimée à la direction des pêches qui a laissé peu d'espoir aux responsables professionnels. Extrait de Sud-Ouest : Pêche : les dossiers de la rentrée

En Méditerranée, le thon rouge ne broie plus du noir

« Les observations indiquent un retour de l’espèce. Les petits pêcheurs espèrent en conséquence de nouveaux quotas. Sans agrément spécifique, Gérard Carrodano  qui pêche l’espadon à la palangre, ne peut relever les thons rouges qui semblent selon plusieurs sources concordantes de retour en Méditerranée. Une situation crispante pour les petits métiers qui prônent l’augmentation de leurs quotas.

Illustration de L'Encre de Mer : Gérard Carrodano, sentinelle de la mer

« Des thons, y’en a plein la mer, et des cons y’en a plein la terre ! » Avec son incomparable faconde, le Ciotaden Gérard Carrodano a tôt fait de résumer en une phrase ce que pense tout le petit monde des pêcheurs provençaux. À savoir que le stock de thons rouges jadis menacé semble en bonne voie de reconstitution.

Article de La Provence via L'Encre de Mer

Sentinelle de la Méditerranée, spécialiste des captures d’espèces vivantes pour les plus grands aquariums européens et pêcheur d’espadon à la palangre, ce marin expérimenté de 59 ans, qui passe bon nombre de journées en mer, est confronté à un problème de taille : des thons rouges se prennent dans ses lignes, mais il ne peut pas les relever car il est victime des quotas imposés par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Iccat)…

En Méditerranée, le thon rouge ne broie plus du noir

Les observations indiquent un retour de l'espèce. Les petits pêcheurs espèrent en conséquence de nouveaux quotas


Des thons, y'en a plein la mer, et des cons y'en a plein la terre !" Avec son incomparable faconde, le Ciotaden Gérard Carrodano a tôt fait de résumer en une phrase ce que pense tout le petit monde des pêcheurs provençaux. À savoir que le stock de thons rouges jadis menacé semble en bonne voie de reconstitution.

Sentinelle de la Méditerranée, spécialiste des captures d'espèces vivantes pour les plus grands aquariums européens et pêcheur d'espadon à la palangre, ce marin expérimenté de 59 ans, qui passe bon nombre de journées en mer, est confronté à un problème de taille : des thons rouges se prennent dans ses lignes, mais il ne peut pas les relever car il est victime des quotas imposés par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Iccat).

"Ils ont oublié de me comptabiliser l'agrément du thon rouge alors qu'il ne s'en est jamais vu autant. Pas uniquement parce qu'on a imposé des quotas mais parce qu'il y a de la bouffe et que la qualité de l'eau s'est améliorée. Résultat, l'Iccat fait sa salade avec les thoniers senneurs aussi difficilement contrôlables que les plaisanciers, et nous, les petits métiers, on n'est pas protégés alors que nous sommes des petits bateaux à faibles quantités, des microbes dans la mer. Pourtant la ressource est là. Nous, on exerce un métier de passion et ils nous démolissent", s'agace Gérard Carrodano.

"Cette répartition des quotas est un scandale"

Lobbying intense ou véritable photographie d'une recrudescence salvatrice ? Depuis 2007 et l'avis alarmiste du comité scientifique de l'Iccat et les campagnes de sensibilisation menées par certaines ONG, le plan de reconstitution (2007-2022) ne cesse d'opposer les petits métiers aux instances internationales qui ont fixé les quotas de la France à 2 471 tonnes, répartis en 2 199 tonnes pour la Méditerranée, 247 tonnes pour l'Atlantique et 25 tonnes pour la pêche de plaisance.

Mais avec seulement 33 autorisations de pêches cette année, la région tire la langue quand les thoniers senneurs réalisent parfois leurs quotas en deux jours... "De mon point de vue d'ONG, c'est clairement un scandale cette répartition des quotas quand on sait qu'un petit pêcheur fait vivre deux familles par an", estime même Denis Ody, responsable de la cellule Marine Méditerranée du WWF.

Dans ces conditions, peut-on attendre de l'Iccat qu'elle modifie ses quotas pour répondre aux exigences artisanales ? "L'Iccat voit ses quotas de façon globale depuis des zones de vérification situées aux Baléares. Et il y a eu des abus des senneurs dans la zone qui ont entraîné la baisse des quotas (à 13 500 tonnes globalement quand les captures atteignaient 50 000 tonnes en période de surexploitation, NDLR)", éclaire Christian Molinero, président du comité des pêches de Paca.

Lequel entrevoit tout de même une éclaircie pour les artisans pêcheurs ulcérés par une "présence massive des thons" qui s'oppose à une saison ratée en partie par une météo capricieuse : "On nous a promis un rehaussement des quotas, mais la question est avant tout de savoir si cela sera bénéfique aux senneurs ou aux petits métiers qui auraient bien besoin de plus pour vivre. Pour l'instant, on attend de voir si les conseillers de Cuvillier (ex-ministre chargé de l'Économie maritime, NDLR) vont rester auprès du nouveau secrétaire d'État Alain Vidalies", explique Christian Molinero, dans l'attente d'une décision imminente : "La nouvelle devrait être connue en octobre. On verra bien alors si on nous délivre des autorisations de pêche supplémentaires. En réalité, on n'a pas besoin de grosses quantités".

À cela une explication : si les prises sont trois fois moindres qu'auparavant, elles sont largement compensées par des tarifs conséquents. Cet été, sur le quai des Belges, le kilo de thon rouge se négociait entre 18 et 20 €/kg.

Retrouvez dans notre Edition Abonnés le commentaire de Denis Ody, responsable de la cellule Marine Méditerranée du WWF et l'Ifremer qui confirme les observations des pêcheurs

Franck Meynial

Des panneaux indicateurs de rivières propres dans le Sud en 2015

Près de 50% des rivières du grand sud-est de la France sont en "bon" ou "très bon état", selon l'Agence de l'eau Rhône Méditerranée Corse, qui a annoncé mercredi 10 septembre le lancement pour 2015 du label "Rivière en bon état", signalé par des panneaux au bord des routes.
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Source : La Gazette des Communes

L’état moyen des rivières sur la zone Rhône Méditerranée Corse s’est amélioré par rapport à 2012, grâce notamment aux pluies abondantes qui ont dilué les polluants, a expliqué Martin Guespereau, directeur général de cette agence de l’eau au cours d’une conférence de presse. Notamment dans les Alpes et en Corse.

Seules 30% des rivières seront toutefois éligibles au label mis en place par l’agence, qui exige trois années successives de « bon état », pour attribuer ses panneaux indicateurs illustrés de trois poissons. « Des poissons migratoires, comme les civelles ou les aloses, reviennent dans nos rivières », a d’ailleurs noté M. Guespereau. Et ce, grâce à des passes à poissons ou des rivières artificielles.

Il déplore toutefois qu’en raison des écluses notamment, 50% des cours d’eau soient des « boîtes cloisonnées pour les poissons, mais aussi pour les cailloux », empêchant le mouvement des sédiments. Avec pour résultat des baisses de niveau du lit de 5 à 10 mètres.

Autre source d’inquiétude: les pesticides, dont la concentration ne baisse pas. « Il y a eu une baisse depuis les années 2000, suite à un mouvement d’interdiction de certains pesticides, mais cela ne varie plus, y compris pour les pesticides interdits », souligne-t-il.

Sur les 150 pesticides détectés par l’agence dans les rivières, l’herbicide Roundup de Monsanto tient la tête, alors que 36 autres sont des pesticides interdits. La plupart sont présents à l’état de résidu, mais la concentration de molécules comme la terbuthylazine indique qu’elle est toujours utilisée.

En 2013, l’eau de 58 nappes phréatiques étaient impropres à la consommation à cause des pesticides.

L’agence de l’eau dénonce aussi les prélèvements agricoles. « On a 40% de territoires en déficit d’eau, alors que la France a beaucoup de ressources, déplore M. Guespereau, qui invite à développer le goutte à goutte, à surveiller l’état des systèmes d’arrosage, et à changer les périodes d’arrosage. « Dans certaines zones pilotes, le débit des cours d’eau a pu être multiplié par dix ».

Il espère que cette labellisation incitera les conseils généraux à améliorer la protection des rivières, pour constituer un argument touristique. L’agence avait déjà créé une application pour smartphone permettant de vérifier la qualité des cours d’eau à proximité.

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Le 27 octobre 2014

Petits bateaux à la casse, c’est moins de pêche du jour débarquée sur les quais !


La flottille perd quatre bateaux civelliers

Saint-Gilles-Croix-de-Vie 

Plusieurs patrons de petits bateaux armés à la civelle l'hiver ont décidé de faire casser leurs bateaux en échange d'aides financières.

Quatre patron-pêcheurs ont opté pour le plan de sortie de flotte civelle à Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Confrontés à une baisse de rentabilité sur la saison d'hiver à l'alevin d'anguilles, ils ont préféré jeter l'éponge et bénéficier des aides à la casse. C'est la disparition d'une partie de la flottille qui procure de la pêche fraîche à la belle saison.  Source : Ouest France

Au Guilvinec, la dernière marée du dernier chalutier en bois



Vendredi vers 6h, le Bro Goz a quitté le port du Guilvinec pour sa dernière marée. L'heure de la retraite a sonné pour son patron Bernard Maréchal.

Séquence émotion au petit matin vendredi. Alors que le Secrétaire d'État à la mer Alain Vidalies visitait pour la première fois la criée du Guilvinec, le Bro Goz quittait vers 6h le port pour sa dernière marée. Une page se tourne pour Bernard Maréchal, le patron du côtier qui prend sa retraite. Ce bateau en bois de 14 m 85, construit en 1969 aux chantiers de Léchiagat, est le dernier bateau en bois du Guilvinec. Source : Ouest France

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Le 7 Novembre 2014

75 tonnes de civelles pour la saison 2014-2015


Informations extraites du portail Le pêcheur Professionnel Continental et Estuarien (site à découvrir)

Les arrêtés relatifs aux quotas de pêche fluviaux et maritimes et aux nouvelles mesures de contrôle des captures mises en place pour la campagne de civelles 2014-2015 ont été publiés les 23 et 27 octobre dernier et publiés au Journal officiel, après consultations du public, les 28 et 30 octobre. Après avis du comité scientifique, puis du comité socio-économique, du 15 septembre 2014, le ministère de l'Écologie et du Développement durable a fixé à 75 tonnes le quota national de captures. 30 tonnes de civelles sont destinées à la consommation, 45 tonnes au repeuplement. [Le 31/10/201]

Pêche aux Civelles (pibales) et aux Pétoncles



lulu yovo

Legifrance : Arrêté du 27 octobre 2014 relatif à l'encadrement de la pêche de l'anguille de moins de 12 centimètres par les pêcheurs professionnels en eau douce pour la campagne 2014-2015 - JORF n°0252 du 30 octobre 2014 page 18034

Mécontentement des pêcheurs à la ligne

Doublement des quotas de pêche de la civelle : Non, la situation de l'anguille ne le permet toujours pas !

Par différents textes d’octobre 2014, le ministère de l’Ecologie a doublé le quota de civelles destinées à la commercialisation et au repeuplement pour la saison 2014-15. Sur le quota total de 75 tonnes, 30 sont affectées à la vente, contre 17 l’an passé.

Source : Fédération de pêche de l'Allier

Formulée par le comité socio-économique, auquel participent largement les pêcheurs professionnels, cette augmentation est approuvée par le ministère au regard d’une amélioration des densités de civelles depuis trois ans[2].

La Fédération Nationale de la Pêche en France et de la protection du milieu aquatique se réjouit de cette amélioration sensible mais trop récente pour affirmer qu’elle est définitive. Ce niveau demeurant toujours très inférieur à celui des années 80.

Les civelles d’aujourd’hui étant les anguilles reproductrices de demain, l’autorisation d’un tel quota se traduit par « faucher le blé en herbe » !....

« En fixant un quota aussi élevé, on ne se donne pas les moyens d’agir efficacement en faveur du cycle complet de l’espèce au travers de la reconquête des cours d’eau par l’anguille jaune et un niveau d’échappement des géniteurs (les anguilles argentées) tel que fixé par l’Europe », analyse Jean-Paul Doron, 1er vice-président de la FNPF en charge de ce dossier.

Cette légère embellie aurait dû inciter la mise en œuvre de l’ensemble des actions en faveur de l’anguille à tous les stades de son développement. Quatre ans après l’adoption du Plan National de Gestion de l’Anguille, la FNPF ne désespère pas que le plan national pour la restauration de la continuité écologique trouve une véritable traduction dans les faits, au travers notamment de la liste des ouvrages prioritaires « anguilles ». Outre le retard de la mise en place de ces actions, la FNPF insiste sur la nécessaire fixation d’un quota total guidé par les impératifs liés à l’espèce.

« Sur les 75 tonnes, 45 tonnes seront réservés au repeuplement dont l’efficacité est douteuse et le coût économique important pour la collectivité. L’anguille est également la seule espèce protégée prélevée au stade d’alevin», continue le vice-président de la FNPF.


Méditerranée : le prix de l’anguille s’effondre

Les pêcheurs d’anguilles demandent des aides d’urgence...

Pêche : L'anguille sur l'étang de Bages



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Ajoutée le 2 mai 2012

La pêche de l'anguille sur l'étang de Bages avec Gérard, patron pêcheur de Peyriac de mer.
Prises de vues et montage, Stéphane Kowalczyk, 2003.

Le 4 novembre à Port-la-Nouvelle, une trentaine de pêcheurs d’anguilles s’est imposée à une réunion du comité interdépartemental des pêches (CIDPM) Aude-Pyrénées orientales. Les prix se sont effondrés. « On vendait autour de 7 euros/kg l’an dernier. C’est plutôt 2,50 euros, au mieux 3 euros maintenant. Ça ne couvre pas les frais », témoigne Jean-Baptiste Gaubert, troisième prud’homme de Gruissan.

Source : Le Marin

Un peu plus de 210 pêcheurs disposent d’autorisations de pêche à l’anguille dans les lagunes méditerranéennes, dont près de 180 en Languedoc-Roussillon. Et la situation est la même sur toute la côte. « Les mareyeurs ne prennent presque rien », renchérit Michel Combet, président du CIDPM du Gard.

Entre crise économique, faillites et surproduction, plusieurs élevages des pays du Nord, concurrents directs des pêcheurs, ont cassé les prix sur les marchés européens. « On n’a pas d’autre débouché que le mareyeur car tout part à l’étranger, regrette Sébastien Gaubert, aussi établi à Gruissan. Les anguilles sont rarement appréciées en France alors que ce sont des pêches ancestrales ! » Les pêcheurs demandent des aides d’urgence pour faire face à la crise.

Les filières européennes de l’anguille à la loupe

En juin 2014, FranceAgriMer publiait une étude exhaustive sur les marchés de l'anguille au sein de l'Union européenne. Neuf pays ont été visités. Quatre-vingts scientifiques, éleveurs, transformateurs, mareyeurs, représentants de la pêche, opérateurs de repeuplement, institutionnels, grossistes, distributeurs ont été interrogés.

Objectifs : comprendre les mécanismes de marché pour chacun de ces pays, identifier les attentes envers les partenaires européens et étudier la question spécifique des productions d'anguillettes et l'opportunité de création en France d'élevage d'anguille.

Source : Le pêcheur Professionnel Continental et Estuarien

Le Marché de l’anguille européenne

FranceAgriMer

Septembre 2014

Le cabinet d'études Via Aqua a réalisé pour le compte de FranceAgriMer une étude sur le marché de l’anguille européenne. La première partie dresse l'état des lieux de cette filière en France et en Europe et la seconde étudie différentes initiatives possibles pour les acteurs français de cette filière. Ce document est une synthèse de l'étude réalisée au premier semestre 2014.

Une synthèse de l'étude est disponible ici.

Le Pellerin

Le braconnier présumé avait été interpellé avec 7 kg de civelles

Un braconnier présumé de civelles a été condamné mardi 14 octobre en son absence à deux mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes. Il avait été retrouvé en possession de 7 kg d’alevins d’anguilles le 8 janvier dernier au Pellerin, non loin du canal de la Martinière.

Source : Le courrier du pays de Retz

Opération anti braconnage de civelles sur la Loire



Presse Océan

Ajoutée le 18 janv. 2014

Lutte contre les braconniers de civelles sur l'écluse de la Martinière au Pellerin dans la nuit du 15 au 16 janvier 2014.

Ce jeune de 25 ans était jugé pour “refus par le conducteur d’un véhicule d’obtempérer à une sommation de s’arrêter” et “transport d’espèce piscicole protégée pêchée dans une zone ou à une période interdite”.

Course-poursuite

Il avait en effet été interpellé au volant d’une voiture accidentée, avec un complice, suite à une course-poursuite vite abandonnée par les agents de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema). Il avait alors nié tout braconnage, expliquant avoir juste “voulu voir comment ça se passait”.

Mardi, le substitut du procureur de la République a requis trois mois de prison ferme à l’encontre de ce jeune homme, qui n’avait jusque-là aucune mention à son casier judiciaire.

“On a affaire à de véritables gangs”

Lors de ses réquisitions, le substitut du procureur a expliqué :

Le ministère public est particulièrement sensible à ces questions de civelles : on a affaire à des équipes expérimentées, de véritables gangs capables d’ameuter du monde pour venir à leur secours, ce qui explique la prudence ce soir-là des agents de l’Onema.

Au final, le tribunal s’est donc montré plus clément en prononçant une peine de deux mois de prison avec sursis.

Le Pellerin, 44

Mise en oeuvre du repeuplement de l’anguille


La pêche à la civelle interrompue, le quota est déjà atteint



France 3 Poitou-Charentes

Ajoutée le 2 mars 2013

La France est le seul pays d'Europe a être soumis à un quota de pêche concernant la civelle, un quota déjà atteint cette année car la civelle est de retour, grâce à des programmes de repeuplements. La pêche à la civelle est sévèrement réglementée en France, elle fait l'objet d'un quota de pêche mais depuis deux ans les pêcheurs font le constat d'un regain dans les rivières de ces bébé anguilles . Cette saison les pêcheurs ont dû stopper leur pêche bien avant la fin de la saison. Ces pêcheurs- du reportage- ont récolté 7 tonnes en 6 semaines au lieu de 6 mois. L'effort de pêche supporté par la France semble porter ses fruits tout comme l'investissement des scientifiques et des pêcheurs dans la campagne de repeuplement entrepris depuis deux ans. Les bébés anguilles sont stockés, marqués puis relâchés en rivière, l'objectif étant de préserver l'espèce. Olivier Riou et Patrick Mesner sur place, ont assisté au lâcher de millions d'alevins dans la Charente près de Rochefort, intervenants: Eric Blanc, Marin-pêcheur Vice-président du comité régional des pêches, Jérémy Souben,Chargé de mission ARA France (Association pour le Repeuplement de l'Anguille), Cédric Hennache, Chargé d'étude halieutique CREAA

Appel à projets pour le repeuplement de l’anguille

La date limite de réponse est fixée au 31 octobre 2014 minuit.

Source : Ministère du Développement Durable - 2 octobre 2014

L’appel à projets vise à susciter la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans les différents bassins français pour les campagnes de pêche 2014-2015, dans un cadre technique et financier détaillé dans l’appel à projets.

Le plan national de gestion de l’anguille prévoit de mettre en oeuvre un programme de repeuplement en France. Ce programme de repeuplement est dédié à la restauration de l’espèce anguille et doit, à terme, « permettre d’aboutir à une quantité d’anguilles argentées retournant en mer qui atteigne au moins 40% de celle des années antérieures à 1980 ».

Le Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie (direction des pêches maritimes et de l’aquaculture et direction de l’eau et de la biodiversité) et l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) soutiennent ce programme de repeuplement de l’anguille dans les différents bassins concernés par cette mesure initiée en février 2010.

L’appel à projets vise à susciter la réalisation d’un certain nombre de projets de repeuplement dans les différents bassins français pour les campagnes de pêche 2014-2015, dans un cadre technique et financier détaillé dans l’appel à projets.

Cliquer Ici pour télécharger "Appel à projets pour la mise en oeuvre du repeuplement de l’anguille"

Les poissons grands migrateurs

La notion de poissons grands migrateurs comprend les poissons migrateurs amphihalins (autre appellation) dont la préservation est essentielle. Par exemple : l’esturgeon, l’anguille, le saumon atlantique.

Source : Ministère de l'écologie

L’accomplissement du cycle biologique des poissons migrateurs, encore appelés amphihalins, nécessite des déplacements entre les eaux douces et la mer.

Parmi les grands migrateurs présents en France, on rencontre le saumon atlantique, la truite de mer, les aloses, l’anguille, les lamproies et l’esturgeon. Ils naissent en eau douce, rejoignent la mer pour grandir et reviennent en rivière pour se reproduire, sauf l’anguille qui se reproduit en mer et colonise les milieux aquatiques continentaux pour assurer sa croissance.

D’une manière générale, depuis 1994, la politique de gestion des poissons migrateurs est organisée par grands bassins fluviaux. Cette gestion est définie par le décret du 16 février 1994 qui institue les Comités de Gestion des Poissons Migrateurs (COGEPOMI). Ces comités ont compétence pour proposer les mesures relatives à l’exploitation des poissons migrateurs, là où elle existe. Ils doivent aussi établir des plans de gestion quinquennaux qui traitent à la fois de l’exploitation mais aussi de la gestion et la protection des espèces migratrices, à travers des mesures portant sur les habitats.

La politique de restauration des poissons migrateurs menée par la France peut être illustrée par les mesures prises sur quelques espèces.

Stratégie nationale pour la gestion des poissons migrateurs

Les poissons « grands migrateurs », tels que le saumon, l’esturgeon ou l’anguille, passent alternativement des eaux douces aux eaux salées pour accomplir leur cycle biologique. Ces espèces sont des symboles forts de la richesse biologique des milieux aquatiques au croisement des domaines de l’eau et de la biodiversité.

La situation de ces populations est en déclin depuis plusieurs décennies ce qui a conduit à une mobilisation internationale au titre des espèces menacées. Les causes sont le plus souvent connues : perte et fractionnement de leurs habitats, pollution, surexploitation par la pêche, etc. La Direction de l’eau et de la biodiversité a mis en place une démarche participative, avec l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des poissons migrateurs (EPTB, associations de protection de l’environnement, hydroélectriciens, pêcheurs professionnels et de loisir, services administratifs, etc.) pour élaborer une stratégie nationale de gestion des poissons migrateurs.

Les 4 axes de cette stratégie – Préserver et restaurer les populations et leurs habitats, Rénover la gouvernance de la politique de gestion des poissons migrateurs, Renforcer l’acquisition des connaissances, le suivi et l’évaluation, Développer le partage d’expériences, la communication et la formation autour des problématiques migrateurs – fixent les grandes orientations à mettre en œuvre dans les bassins pour assurer l’avenir des populations de poissons migrateurs dans nos cours d’eau.

Cette problématique se situe à la croisée de nos engagements communautaires, en particulier la Directive Cadre sur l’Eau, les Directives Habitat, Faune, Flore, et le Règlement anguille, mais aussi nationaux, avec le chantier ambitieux de la Trame verte et bleue, des classements de cours d’eau et du plan de restauration de la continuité écologique....

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Le 10 Novembre 2014

Cohabiter veut dire d'abord parler ensemble

La Commission cohabitation du Comité des Pêches Maritimes du Finistère s'est réunie le 6 novembre 2014 à la CCI de Morlaix en présence d'une quinzaine de personnes.

Illustration : copie d'écran de Avel Nevez Film

Le film « Pêcher ensemble tout un art » produit par l’association Avel Nevez Film a permis de montrer aux pêcheurs que leurs accords intéressaient un public plus large que la Commission cohabitation. La reconnaissance publique de ces accords permet d’entamer la procédure de leur solidification. Elle sera poursuivie par une présentation au Comité Régional des Pêches et des Elevages Marins de Bretagne, au niveau ministériel et européen au travers des Comités Consultatifs Nord-Ouest et Sud-Ouest. Il serait très utile de le sous-titrer en anglais pour une bonne compréhension à ce dernier niveau.

Source : Cdpm 29

Le film "Pêcher ensemble : tout un art" n'a suscité aucune critique, au contraire il faut le sous-titrer en anglais

La cohabitation en 2014 (jusqu’à présent) s’est bien déroulée. Il n’y a pas eu un seul incident majeur. C’est le cas du côté Ouest où il n’y a pas eu cette année l’arrivée massive de 15 perchistes en une nuit. Gaël Abjean a remercié nommément l’Armement Porcher qui a mis un second à la passerelle la nuit. Depuis, les problèmes ont disparu. Le seul incident signalé concerne la cohabitation entre deux engins dormants filets et casiers au niveau de la petite fosse. La demande des fileyeurs de pouvoir commencer à caler leurs filets dès le coefficient de 78 a été mise en délibéré entre Gaël Abjean et Patrick Loncle. Quand ils se seront mis d’accord les cartes A et B 2015 seront expédiées par la poste, ceci avant le 15 décembre prochain. Le ramassage des filets reste inchangé et doit être terminé avant le coefficient de 75.

En ce qui concerne l’installation des pingers, 10 navires  de la flottille des fileyeurs hauturiers en sont pourvus. Jusqu’à présent aucun navire n’a été contrôlé par la Royal Navy. C’est à croire qu’ils les détectent autrement que visuellement…

Le point d’information sur les rejets a été fait par Thomas Timaud de l’AGLIA (association qui regroupe les régions Aquitaine, Poitou Charente, Pays de Loire et Bretagne). Beaucoup d’informations sont disponibles en Manche Est, en Mer Celtique ou dans le Golfe de Gascogne, très peu dans la zone Manche Ouest (7e). Les informations du plan rejet filet du Golfe de Gascogne pourront être retransmises aux fileyeurs de Manche Ouest. Le souci est d’être aussi sélectif que possible, d’éviter de faire des co-produits à bas coûts, de valoriser les quotas au maximum et d’éviter l'installation des caméras à bord.

L’Ifremer, représenté par Martial Laurans, a fait un compte rendu pédagogique de la Campagne Manche Occidentale (Camanoc), menée par son institut. Les pêcheurs ont pu constater la montée progressive au Nord et à l’Est des "sangliers" (petits poissons rouges dont la forme rappelle celle des cochons sauvages), ce qui prouve un changement profond de la nature des masses d’eau. De même le développement des bryozoaires à une vingtaine de milles de la côte Nord-Ouest de la Bretagne et Sud-Ouest de la Cornouaille anglaise pose un problème aux pêcheurs qui ne pêchent aucun poisson à proximité. Les premiers renseignements datent de 4 ans, ce qui était considéré au début comme une rencontre fortuite devient monnaie courante et constitue un autre signe de modification du milieu.

L’impact des échanges de KW/Js, que ce soit pour les coquilles Saint-Jacques ou les tourteaux, devient potentiellement important. La tendance est de vider le trop plein d’effort de pêche de la zone Manche Est (7d) dans la Manche Ouest (7e). Pour la Commission locale ces échanges ne peuvent se faire que si le CDPMEM29 est dans la boucle. La proposition de délibération mise au point par la Commission gros crustacés, d’interdire toute pêche de langouste du 1ier janvier au 31 mai d’une même année, a été rediscutée longuement. Il est apparu qu’il n’était pas forcément utile d’appliquer cette décision au-delà du 6° Ouest. Cela reste à confirmer par la commission gros crustacés et le bureau du Comité National des Pêches maritimes et des Elevages Marins.

Discussions nourries sur une multitude de sujets au cours de cette Commission cohabitation.

La réunion a été conclue à 17 heures 30 par Gaêl Abjean, le président de la Commission cohabitation, qui apportera au CDPMEM29 les éléments nécessaires pour établir les prochaines cartes de cohabitation 2015.

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Le 29 Novembre 2014


Ces artisans pêcheurs qui refusent l’exploitation industrielle de la Méditerranée


Une prud’homie de pêche, cela vous dit quelque chose ? Ces communautés d’artisans pêcheurs, héritées du Moyen Âge, font aujourd’hui figure d’alternatives face aux dégâts écologiques et sociaux engendrés par la pêche industrielle. Sur le littoral méditerranéen, des Pyrénées-Orientales aux Alpes-Maritimes, une trentaine de prud’homies de pêche arrivent à concilier l’exercice du métier, la solidarité et le respect de la biodiversité. Mais souffrent de ne pas être vraiment reconnues par les dirigeants politiques et européens. Reportage dans le Var.

Source : Bastamag par Sophie Chapelle 28 novembre 2014

En se promenant sur le port de Sanary-sur-Mer, dans le Var, on remarque d’abord les bateaux de plaisance. En se rapprochant des étals de poissons frais, plusieurs petits bateaux de pêche font leur apparition. Il y a celui de Jean-Michel Cei. Un fort mistral l’a contraint à rester à quai. Pêcheur depuis l’âge de 17 ans, il est membre de la prud’homie de Sanary-sur-Mer. Mais qu’est-ce donc qu’une prud’homie ? Méconnues, elles existent pourtant depuis le Moyen-âge sur le littoral méditerranéen [1]. Qui en compte aujourd’hui 33, de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales) à Menton (Alpes-Maritimes), en passant par la Corse (voir la carte en fin d’article).

Celle de Sanary a été créée en 1661 sous la forme de confrérie avant de se transformer en prud’homie en 1792, après la Révolution. Elles regroupent l’ensemble des artisans-pêcheurs locaux. Et ont pour mission de gérer localement l’activité de pêche ainsi que les conflits qu’elle occasionne. « Nous faisons en sorte que les pêcheurs n’agissent pas n’importe comment, qu’ils ne mettent pas des tonnes de filets », illustre Jean-Michel Cei. A l’heure où les pratiques industrielles de la pêche sont décriées et que des ressources en poissons sont menacées, constituent-elles une alternative efficace ?

Dans la pratique, il s’agit d’adopter – à la majorité – des règlements en assemblée générale. Ceux-ci précisent comment doit s’exercer le métier : les types de lignes autorisés, les temps de trempage des filets, les périodes de pêches prévues pour laisser reposer les fonds, ainsi que les zones de pêche permises. « Ce qui motive nos décisions, c’est le respect de la personne et des générations futures », insiste le pêcheur varois. « On vise à préserver le renouvellement de la ressource sur le territoire, afin d’assurer la vie de la communauté de pêcheurs dans le temps », ajoute Élisabeth Tempier, secrétaire de la prud’homie de Sanary-sur-Mer.

Les règlements limitent les engins de pêche et donc la quantité de poisson pêchée. La taille des bateaux n’excède pas 12 mètres. Des mesures spécifiques de protection sont également prises pour certaines espèces comme la langouste. Et quand le règlement ne suffit pas ? « Nous procédons à un tirage au sort entre les patrons-pêcheurs lorsqu’ils sont en compétition pour les mêmes postes », illustre Jean-Michel Cei, élu « premier prud’homme » en 2004, par sa communauté.


« On ne laisse pas mourir les pêcheurs dans leur coin »

La dimension culturelle et sociale des prud’homies est très forte. « Nous sommes attentifs à la situation individuelle de chacun des membres de la communauté, renchérit Jean-Michel. On ne laisse pas mourir les pêcheurs dans leur coin. » « L’enjeu de la prud’homie, c’est que tout nouvel arrivant puisse vivre de son métier », précise Élisabeth Tempier. Ainsi, les pratiques de pêche industrielles à grande échelle, comme le chalutage, sont interdites, ou fortement réglementées, afin de permettre aux moins fortunés de vivre de leur activité. « Ce sont ces derniers qui, au final, protègent la communauté d’une surexploitation liée aux techniques intensives. »

La polyvalence est l’autre pilier des prud’homies. « C’est la véritable richesse, souligne Jean-Michel Cei. Il faut pouvoir se reporter sur une autre espèce quand celle visée par le pêcheur commence à chuter. » Au lieu d’investir dans des bateaux très puissants, les patrons-pêcheurs s’adaptent à leur environnement, et au passage au large des différentes espèces. « La pêche, ce sont des logiques de territoires avec des milieux qui évoluent très rapidement, observe Élisabeth Tempier. C’est tout le contraire de la politique européenne qui concentre l’effort de pêche sur quelques espèces. »

« La diversité est le moyen essentiel de préserver la biodiversité et de s’adapter aux écosystèmes littoraux spécifiques », appuie Alain Le Sann, du collectif Pêche et développement de Lorient, en Bretagne. Plutôt que d’interdire drastiquement, il préconise de réglementer. « Cela n’a pas de sens d’avoir des mesures généralisées pour tout le monde. On voit certaines espèces très abondantes que l’on nous interdit de pêcher, et d’autres en danger soumises au laissez-faire, s’agace Jean-Michel Cei. Les gens qui prennent les décisions ne connaissent ni le secteur ni le métier. La prud’homie, c’est le seul moyen que l’on a de préserver la petite pêche, de se défendre. »

Résistance aux logiques productivistes

Jusque dans les années 1960, les prud’homies de patrons-pêcheurs ont été le relais reconnu par l’État pour une gestion décentralisée de la pêche méditerranéenne. Avec la mise en place de la politique européenne commune de la pêche, les prud’homies peinent à faire valoir leurs droits au niveau européen et national. « Cela fait plus de 50 ans que les prud’homies sont dans la résistance face à des politiques productivistes », constate Élisabeth Tempier. Mieux intégrées au niveau local et régional, les prud’homies participent souvent aux concertations pour la gestion littorale, et contribuent à la restauration de cours d’eau ou à la création et à la gestion de réserves naturelles.

Le travail mené par les prud’homies méditerranéennes, sans équivalent sur les autres côtes, a attiré l’attention de Michèle Mesmain de Slow Food International, une organisation qui a pour objectif de sensibiliser les citoyens à la consommation responsable. Ces derniers mois, elle a accompagné les patrons-pêcheurs de Sanary-sur-Mer dans la création d’une Sentinelle : un projet de l’ONG en faveur de la sauvegarde et la promotion du patrimoine alimentaire et de la biodiversité agricole.

« La prud’homie est un modèle de gouvernance locale qui a fait ses preuves, qui colle au territoire, qui pérennise des savoirs, des métiers et la ressource, qui permet de gérer les difficultés au cas par cas avec justesse et souplesse, tout en assurant des retombées économiques locales », explique-t-elle. Les membres de la prud’homie de Sanary-sur-Mer espèrent que le projet Sentinelle rendra visible leur institution auprès du public comme des dirigeants français et européens. En vue de faire reconnaître que la seule logique durable pour la pêche se joue à l’échelle du territoire.

Journée mondiale des pêcheurs



La revue L’Encre de mer, en partenariat avec des prud’homies de Méditerranée, organise le 28 novembre 2014 des conférences-débats pour fêter la journée mondiale des pêcheurs artisans, à Sanary. Voir le programme en cliquant ici.  

La journée Mondiale des Pêcheurs artisans à Sanary

Le 28 novembre 2014, c’est la Journée Mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche. Salle Marie Mauron, tous les acteurs se sont retrouvés pour une journée alliant exposés-débats et réflexions.

Source : Ouest Var

Lors de cette Journée Mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche est ressortie une spécificité des pêcheurs artisans français. Notre pays est le seul à être organisé en Prud’homies et cette notion semble ignorée des instances européennes. Ce jeudi, Salle Marie Mauron, il y avait des représentants de tout ce qui touche à la pêche et son environnement. Des pêcheurs bien sûr, venus des Prud’homies de Sanary, Antibes, Giens, Toulon, La Ciotat, le Brusc, Bonifacio, Calvi, Cannes, Ajaccio, Le Lavandou, St Mandrier, mais aussi les syndicats professionnels, des scientifiques et consultants divers.

« Les contraintes des pêcheurs artisans ne sont pas prises en comptes »

Ce sont ces derniers qui ont animés les conférences-débats et les groupes de travail. Bertrand Cazalet, Consultant en droit maritime et Conseiller juridique des pêcheurs professionnels parlait en ce sens : « Chez les pêcheurs, il y a des divisions internes. Il faut fédérer les prud’homies et aller dans le sens du rassemblement. L’objectif est d’avoir un calendrier commun, de discipliner la profession et de faire valoir les droits des pêcheurs artisans ». Il rajoutait : « Les règles imposées par l’Europe sont trop bureaucratiques et trop contraignantes. Elles se basent sur les attentes des industriels et les contraintes des pêcheurs artisans ne sont pas prises en comptes. »

Pêche artisanale et écologie locale sont liées

Ces problématiques posées, les exposés-débats ont parlé de la préservation des zones de pêche, du soutien de la pêche artisanale, de la dynamisation de leurs actions, tels qu’en parlait Bertrand Cazalet, mais aussi de sujets spécifiques en Paca. Ainsi, lors d’une première conférence, l'universitaire Olivier Dubuquoy, docteur en géographie, a longuement expliqué comment les boues rouges, existantes au large de Cassis, sont transformées en produits servant à la dépollution ou au BTP, sous le nom de Bauxaline, alors qu’elles sont elles-mêmes chargés de produits toxiques (métaux lourds…) et radioactives. Il a aussi évoqué le projet Abyssea au large du Levant, consistant à installer 2 plateformes sous-marines à 1300 et 1400 m de profondeur, destinées à faire des essais offshore d’équipements pétroliers…

Entre écologie et pêche artisanale, le lien est facile à trouver. Nos pêcheurs locaux ne sont-ils pas les premiers utilisateurs de nos eaux côtières ? Cette journée vient donc à point pour avancer.

Les pêcheurs veulent "fédérer les énergies"

Les représentants des Prud'homies, les intervenants et organisateurs pour cette journée mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche.

Source : Var matin

Dans le cadre de la journée mondiale des pêcheurs artisans et travailleurs de la pêche, des rencontres et ateliers se sont déroulés, vendredi à Sanary..

Cette manifestation a été initiée par l'Encre de Mer, la Prud'homie de Sanary, Slow Food Provence et le Syndicat professionnel des Pêcheurs Petits Métiers du Languedoc-Roussillon : « On espère pouvoir fédérer les énergies grâce à cette journée. L'objectif est de construire une solidarité pour préserver les zones de pêche et soutenir la pêche artisanale, tout en initiant la création d'un réseau d'information et d'action solidaire », explique Élisabeth Tempier (Encre de Mer).

Le matin, le scientifique Pierre Mollo est intervenu pour parler du plancton et évoquer les effets néfastes des pesticides. Le géographe Olivier Dubuquoy a évoqué les fameuses boues rouges chargées en métaux lourds et « rejetées au large de Cassis par l'usine de Gardanne » (ex Pechiney aujourd'hui Altéo).

« On est méfiants »

Yan Giron était lui attendu pour parler de la « lutte contre l'accaparement mondial des mers et de leurs richesses ».

Dans l'assistance, des pêcheurs des Prud'homies de Menton à Port-la-Nouvelle étaient présents, il y en avait même de Bonifacio et de Calvi. Tous se sont exprimés sur leurs problématiques, un pêcheur d'Antibes pointant du doigt l'Ifremer : « Ils ne sont plus sur le terrain, et se trompent, on l'a vu pour le thon rouge, on est méfiants vis-à-vis de ces gens-là, on aimerait qu'on nous écoute plus ».

D'autres se sont levés contre les contraintes de plus en plus lourdes de l'Europe tandis que des pêcheurs s'inquiétaient de la réduction constante de leur zone de pêche.

L'après-midi a été consacré à des groupes de travail, l'un sur la création d'une plateforme pour la protection des zones de pêches, l'autre sur des sujets spécifiques identifiés en PACA comme les boues rouges ou « Abyssea », un projet de plate-forme comportant deux stations immergées en eau profonde au large de l'île du Levant pour des essais offshore d'équipements pétroliers. Cette journée a permis de mettre en valeur la gestion prud'homale et, surtout, imaginer des pistes d'actions pour que les pêcheurs travaillent ensemble, tout en s'appuyant sur des « collectifs citoyens ». En filigrane il s'agissait aussi de montrer que la pêche artisanale a encore un avenir.

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Le 28 Janvier 2015

Les droits fonciers et de pêche : Pêches, pour toujours...


Tenure & Fishing Rights 2015

A global forum on rights-based approaches for fisheries

23–27 March 2015

Apsara Angkor Hotel, Siem Reap, Cambodia

Cliquer Ici pour le Programme et inscription

Les droits fonciers et de pêche: Pêches, pour toujours.

Que nous soyons sur l'eau ou autour d’une table, nous jouons tous un rôle dans  la réalisation de la durabilité de nos pêches. Nous savons que nous devons gouverner et gérer nos pêcheries afin qu'elles  produisent du poisson  de manière durable. La production durable – qui se base sur des  considérations économiques, sociales et environnementales - est fondamentale pour garantir des possibilités d'emplois stables, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs et des consommateurs. Nous savons que la définition des droits fonciers dans le secteur des pêches est la clé pour obtenir des ressources halieutiques suffisantes,  pour les générations actuelles et à venir.

La mission d‘ UserRights 2015 est de favoriser une compréhension mutuelle des défis rencontrés par les différents groupes dans nos communautés de pêche et de trouver un terrain d‘entente et des alternatives pour l'autonomisation et l'avenir des pêcheurs et de nos pêcheries.  Les présentations scéniques, les panels de discussions, les visites aux communautés de pêche avoisinantes, les présentations d'études de cas et les discussions plénières fourniront aux acteurs de la pêche et aux décideurs des conseils sur la façon de soutenir des systèmes basés sur les droits appropriés pour les pêcheries, ce qui contribuera à construire un avenir durable.

UserRights 2015 a été conçu pour rassembler toutes les personnes qui gravitent autour du secteur de la pêche afin de discuter des questions fondamentales  inhérentes à l'occupation et aux approches fondées sur les droits. En fournissant  une plateforme qui permet à toutes les voix de  se faire entendre, UserRights 2015 met en contact des pêcheurs, des communautés de pêcheurs, des universitaires, et des représentants d'ONG, de gouvernements et d‘organisations internationales de part le monde.

Directives volontaires visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté.



La vidéo sur la Gouvernance responsable des régimes fonciers fournit une introduction aux Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale (VGGT). Vous trouverez sous la vidéo un lien vers les Directives d'application volontaire visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l'éradication de la pauvreté.  La vidéo a été produite par le programme «Amélioration de la gouvernance mondiale pour la réduction de la faim»  financé par l'Union européenne et mis en œuvre par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Cliquer Ici pour plus d'informations

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Le 13 Avril 2015

Stop à la fête du merlu de ligne ! Place à la fête du port de pêche...

Saint-Jean-de-Luz / Ciboure : Fête du port de pêche


La Fête du merlu de ligne n'aura pas dépassé son troisième anniversaire. Elle fait place à la première édition de la Fête du port de pêche luzo-cibourien, portée par l'Agglo sud Pays basque. Ce qui change avec l'appellation, dit son président Peyuco Duhart, c'est la « dimension ». Elle se veut à la fois plus consensuelle au sein de la filière et plus fédératrice.

Le principe demeure identique : entre animations gourmandes, ludiques ou culturelles, faire mieux connaître le poisson local de saison et les spécificités de la pêche artisanale locale.

Mais l'événement n'est plus centré uniquement autour du merlu de ligne. « Faire une fête seulement pour le merlu de ligne, c'était un peu comme dire à ceux qui n'en pêchent pas que leurs produits ne sont pas dignes d'être mis en avant. Du moins, ça pouvait être vécu comme ça », résume le maire de Ciboure, Guy Poulou.

A Saint-Jean-de-Luz, le merlu de ligne n'est plus la tête d'affiche... Place à la fête du port de pêche

La diversité valorisée

« Il était nécessaire d'élargir pour montrer des produits de la pêche locale. En se concentrant sur le merlu, seuls quelques métiers étaient valorisés », ajoute Serge Larzabal, le président du Comité local des pêches. Or, sur nos côtes, les endroits où l'on trouve une telle variété sont devenus rares. « On a des fileyeurs, des palangriers, des bolincheurs, des chalutiers, des thoniers canneurs ou encore des pêcheurs d'algues… On veut montrer cette spécificité », souligne David Milly de l'Organisation de producteurs pêcheurs d'Aquitaine. Le merlu de ligne reste toutefois le produit phare de la manifestation, toujours mis en exergue et proposé à la carte d'une quarantaine de restaurants partenaires sur toute l'Agglo durant le week-end. « Le merlu souffre d'une concurrence forte, c'est pour ça qu'on le met en avant mais il faut se rappeler qu'une centaine d'espèces différentes, parfois injustement méconnues du consommateur, sont débarquées par les bateaux du port à la criée », insiste David Milly.

Samedi et dimanche, place donc aussi au bar, au chipiron, à la bonite s'il y en a, au chinchard, au maquereau, à la vive et à toutes les autres espèces autochtones, à apprendre à cuisiner, à découvrir, à déguster sur place des deux côtés du port, de l'océan à l'assiette.

D'après Sud Ouest : Le merlu oui, le reste aussi

A la découverte des métiers, des savoir-faire et de la qualité de la pêche

– visites commentées du port
– rencontres avec les pêcheurs sur leurs bateaux.

côté Saint-Jean-de-Luz
Exposition « La pêche au merlu de ligne » proposée par l’Association Itsas Begia.
Exposition de matériel de sécurité maritime par la Coopérative La Basquaise

côté Ciboure
Exposition proposée par le Lycée agricole Saint-Christophe de Saint-Pée-sur-Nivelle pour découvrir l’algue rouge (sa transformation et ses usages)
Exposition les espèces de poisson pêchées localement par l’Ifremer

Téléchargez le programme détaillé


Saint-Jean-de-Luz / Ciboure : Les pêcheurs ne sont pas à la fête...


Saint-Jean-de-Luz : L’heure n’est pas toujours à la fête sur le port

Tout n’était pas parfait ce week-end, mais la première Fête du port a attiré du monde. Pourtant, certains pêcheurs n’avaient pas vraiment la tête aux réjouissances.

Source : Sud Ouest par Arnaud Dejeans

Les nostalgiques pourront toujours grogner en rappelant que le poisson embaumait les quais 365 jours par an, à l'époque bénite où les navires de pêche étaient dix fois plus nombreux. Mais personne ne peut reprocher aux organisateurs de la première Fête du port (Agglomération Sud Pays basque et les offices de tourisme) d'avoir essayé de mettre en valeur tous les métiers du port. L'événement de ce week-end ne doit pas occulter la réalité économique d'un lieu d'activités qui se bat encore pour se construire un avenir durable.

1 Cette Fête du port était-elle réussie ?

Ceux qui ont participé aux trois éditions du merlu de Saint-Jean-de-Luz (2012-2013-2014) n'ont pas dû être surpris par les expositions installées sous les chapiteaux ou à la criée. Les organisateurs devront dénicher d'autres recettes pour intéresser les visiteurs les prochaines éditions. Même constat pour les démonstrations ou les concours de cuisine qui devraient être présentés différemment pour ne pas créer un sentiment de lassitude.

Ces bémols ne doivent pas occulter les points forts de la manifestation : balades en bateau sur le « Brokoa », visite de la criée et, surtout, rencontre avec les patrons de pêche. Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance de monter sur « Patchiku » (monument historique), « Lapurdi » (bolincheur), « Itsas Belarra » (algues rouges), « Marina » (palangrier), « Urtxintxa » (chalutier), « Airosa » (canneur). Le grand public a ainsi pu découvrir l'envers du décor et discuter avec des marins pêcheurs.

Reste à savoir si tous les patrons joueront le jeu l'an prochain. Car ils n'étaient qu'une poignée à ouvrir leur cabine cette année. Pourquoi ? Car beaucoup ne se sentent pas concernés par cette nouvelle animation destinée, selon eux, « aux touristes ». D'autres n'acceptent pas le fait que la Fête du merlu ait été supprimée au profit d'une fête qui englobe tous les métiers du port.

2 L'événement peut-il avoir un bon impact ?

« Cette fête va-t-elle nous ouvrir de nouveaux marchés ? », ironisait un patron de pêche, samedi, après avoir déchargé sa pêche de la matinée. Comme lui, beaucoup ont boycotté l'événement. « Ce qui nous empêche d'avancer, ce sont les prix bas à la criée, et le partage inégal des quotas. Et personne n'en parle. Franchement, je n'ai pas la tête à faire la fête », ajoutait-t-il.

Pour le responsable du comité régional des pêches, Serge Larzabal, ces problèmes de fond ne doivent pas occulter tout le reste : « Il y a de gros défis à relever, certes, mais on ne peut pas toujours dire que tout va mal dans le milieu de la pêche. Ce sont des métiers difficiles, mais les plus courageux arrivent à en vivre. »

3 La relève est-elle encore motivée ?

Communiquer à travers une fête peut-il susciter des vocations ? Difficile de répondre à cette question. Mais le port de pêche ne peut plus se permettre de perdre ses bateaux (il n'en reste que 35 à 40 à Saint-Jean-de-Luz). La criée s'en sort grâce à un système de vente de gré à gré des navires franco-espagnols, mais ne peut plus compter uniquement sur les forces vives locales. Le départ probable du « Xabano » après ceux, ces dernières années, du « Tximistarri » et du « Mirentxu », n'incite pas à l'optimisme. « La flottille locale se maintient, mais nous devons sécuriser davantage les jeunes qui veulent se lancer dans le métier. Cela passe par une meilleure communication et de nouveaux systèmes d'aides à la reprise », conclut Serge Larzabal.

egunondonibane
il y a 2 heures - 13/04/2015 à 10h49
Ils ont raison les pêcheurs de ne pas être contents ! Quand on voit comment se porte la pêche de l'autre côté de la frontière et qu'ici tout se meurt il y a de quoi se poser des questions. Quelles volontés de la ville, de l'agglo ? Depuis le temps qu'ils sont en place pas grand chose sinon des fêtes (thon, sardine, merlu et maintenant port ...) pour les touristes évidemment

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