jeudi 24 novembre 2011

Licence Bar : Quand plusieurs métiers se mettent autour d’une table….

Licence Bar : Quand plusieurs métiers se mettent autour d’une table….

Depuis le 1 juillet 2012, les pêcheurs de loisir en mer se déclarent sur le site du Ministère de l'Ecologie...

Pour se déclarer, cliquer Ici

Réunir autour du Bar (1), un ligneur de la Pointe de Bretagne, un chalutier pélagique en bœuf de La Turballe, un chalutier de fond de Lorient, un senneur danois des Sables d’Olonne, ainsi qu’un fileyeur de Royan et un bolincheur de Concarneau…

S’entendre et fixer des règles de conduite pour une meilleure cohabitation des métiers aussi différents qu’un ligneur embarqué seul sur un bateau de 6/8 mètres et un chalutier de 24 mètres avec 5 hommes à bord….

Avec comme objectif : La gestion durable de la pêcherie de bar en Manche et dans le Golfe de Gascogne en imposant une licence de pêche pour l’accès à la ressource dès le 1 janvier 2012 (2)…

Les difficultés de cohabitation entre des métiers aussi différents…

Le 11 octobre 2011, devant une assemblée d’eurodéputés, Jean-François Plessis expliquait son métier de pêcheur à Saint-Quay-Portrieux (Côte d’Armor), 6 mois de coquilles saint-jacques à la drague et 6 mois de palangre de fond principalement pour pêcher le bar, le turbot et le lieu…

Il pointe les difficultés de cohabitation avec les chalutiers : « Les ligneurs et palangriers ciblant le bar ont perdu 50% de leur prises après le massacre des chalutiers pélagiques travaillant en bœuf sur les zones de frayère des bars, pêchant les géniteurs et passant par les dalots le surplus pour ne pas dépasser le quota hebdomadaire de 10 tonnes par paire. Un armateur armant une paire avouant qu’il lui fallait 4 tonnes à bord pour les charges de son équipage…. En comparaison, j’ai pêché cette saison 4,5 tonnes de bars en 6 mois…. » (3)

Explications d'Ifremer - La période de frai, ou "quand le bar devient accessible aux chaluts pélagiques" : Les chalutiers pélagiques, les bolincheurs, certains chalutiers de fond et récemment la senne danoise ne pêchent le bar, de manière ciblée, qu’en période de frai. La concentration des bars à cette période les rend en effet facilement accessibles par ces techniques de pêche et les rendements sont très élevés. En dehors de cette période, lorsque le bar retrouve un comportement moins grégaire, ces navires ne les capturent que de manière accidentelle. Le bar est alors ciblé par les métiers de l'hameçon, les fileyeurs et les pêcheurs récréatifs.

L’enjeu de la durabilité d’une pêcherie vitale mais aussi convoitée

Le bar concerne plusieurs milliers de marins-pêcheurs (pour près d’un millier de bateaux de pêche sur les côtes Atlantique et de la Manche). Cette espèce concerne aussi des dizaines de milliers de pêcheurs amateurs. Selon les estimations d’Ifremer, la pêche récréative prélèverait une quantité comparable à celle des marins-pêcheurs (5.400 tonnes en 2008).

"Ces estimations seront prochainement affinées à partir des résultats d'une enquête BVA-Ifremer en cours. À noter que certains pays, comme l’Irlande, ont fait le choix de réserver cette ressource à la pêche plaisancière. [...]". En attendant, consultez le document d’Ifremer de février 2011 : Le bar, une espèce convoitée

(1) Aujourd’hui, la réglementation européenne ne limite pas les quantités de prises de bar (pas de TAC ni quotas), mais impose une taille minimale de débarquement, fixée à 36 cm en Atlantique-nord-est. De plus, en France, les apports des chalutiers (pélagiques et de fond) sont limités à 5 tonnes hebdomadaires par navire… La pêche à la bolinche est également encadrée aux niveaux individuel et collectif et le plafond total pour la flottille a été établi à 72 tonnes en 2011 (CRPMEM Bretagne, décision du 31 janvier 2011) (Source : Ifremer)

(2) Comité local des pêches du Guilvinec : Licence Nationale Bar

(3) Audition publique de la commission PECH du Parlement européen le 11 octobre 2011 sur le thème « Viabilité socio-économique et solutions pour les pêches artisanale et côtière dans l'Union européenne dans le cadre de la réforme de la PCP »/ Intervention de Jean-Francois PLESSIS (La pêche artisanale, Saint-Quai Portrieux, France), cliquer Ici

Autres articles :

Pour aller plus loin....
  • Pêche au bar. Cours et apports en criée (bars de ligne et autres bars), cliquer : FranceAgriMer

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Bar de Ligne : « De l’hameçon à l’assiette »

« De l’hameçon à l’assiette »

Grand Site de la Pointe du Raz

Vendredi 20 & samedi 21 avril 2012

Maison de la Pointe du Raz

Connue pour être une étape touristique incontournable, la Pointe du Raz est aussi à certaines périodes le point de rendez-vous d’un cercle d’initiés et de passionnés qui pratiquent l’art d’une pêche très particulière, dans un environnement souvent hostile : celle du bar de ligne.

Seul sur son bateau, le pêcheur guette le signal donné par les oiseaux pour cette rencontre tant attendue avec un poisson noble, le bar de ligne, pour le plaisir des amateurs de bonnes tables.

Le Syndicat Mixte de la Pointe du Raz propose durant deux jours à la Maison de la Pointe du Raz des animations, et des rencontres pour mieux connaître cette pêche, les hommes qui la pratiquent, et découvrir le bar, ce poisson étonnant.


Programme

Durant les 2 jours de 10h30 à 18h à la Maison de la Pointe du Raz : des ateliers animés par l’Association aux Goûts du Jour (borne sur le patrimoine gastronomique, quiz, laboratoire de l’innovation…)

Dans l’auditorium à 17h présentation de séquences de pêche et échanges avec le public en présence de :

  • représentants de l’Association des Ligneurs de la Pointe de Bretagne (vendredi 20 avril 2012)
  • pêcheurs fréquentant le Raz de Sein (samedi 21 avril 2012)

Vers 18h à l’issue de la séance du samedi 21 avril 2012, découverte des produits de la pêche transformés par les professionnels de la Pointe associés à cet évènement : restaurant Le Grand Bleu, restaurant Les Pirates de la Pointe et le Fumoir de la Pointe.

Et pour votre déjeuner, ou votre dîner sur le Grand Site de la Pointe du Raz, le bar à l’honneur sur la carte des restaurants associés à l’opération :

Réservation conseillée : Le Grand Bleu (Tél : 02 98 70 35 96)

Les Pirates (Tél : 02 98 70 64 60)

Et pour vos commandes à emporter de poissons fumés et pêchés en face de la Pointe du Raz…

Le Fumoir de la Pointe du Raz : 02 98 70 31 72

Contact : Maison de site de la Pointe du Raz / 02 98 70 67 18

Source : Ouest Cornouaille

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Bar de ligne. Des images prises dans la houle de la Pointe du Raz

A voir ces images prises à bord d'un ligneur de 8 m dans la forte houle, au milieu des rochers de la pointe du Raz...

Le 17 janvier 2012, le nouveau magazine «Le chef en France» (M6), présenté par Cyril Lignac, a été regardé par 2,5 millions de personnes en moyenne, soit 17 % de part d’audience. Consacrée à la Bretagne, l'émission a permis aux téléspectateurs de découvrir les recettes du kouign amann, du far breton et du kig-ha-fars. Le chef s'est aussi essayé à la pêche au bar et à la langoustine. Certains y auront peut-être vu une série de clichés sur la cuisine bretonne, mais l'ensemble était plutôt sympathique. Et vous, qu'en avez-vous pensé ? Le Télégramme : M6. 2,5 millions de téléspectateurs pour "Le chef en Bretagne" : votre avis sur l'émission ?

>> Voir l'émission : http://www.m6replay.fr/#/emissions/le-chef-en-france/40138

  • Partie 1 : pêche au bar de ligne à la pointe du raz
  • Partie 6 : pêche langoustine au Guilvinec

===== 1 décembre 2011 =====

Contamination du bar de nos côtes ! Consternant !

Joseph Schnitzler, chercheur au laboratoire d'océanologie de l'Université de Liège (Belgique), étudie l’impact de la pollution marine sur le bar :« Si vous consommez trois fois sur un mois du bar provenant des régions côtières de la Seine ou de l'Escaut, vous dépassez la dose de PCB considérée comme nocive pour la santé. Et certains poissons de mer, comme le thon, le saumon ou l'espadon, sont encore plus contaminés. »

Des polluants relâchés dans l’environnement depuis plusieurs dizaines d’années se sont accumulés dans nos mers et nos océans. Toute la chaîne alimentaire marine est contaminée. Et les organismes vivants qui sont en bout de chaîne sont particulièrement contaminés : les ours polaires, les grands cétacés, les poissons prédateurs… Plusieurs études réalisées à l’université de Liège ont mesuré l’impact de certains polluants organiques sur la thyroïde du bar, un poisson très présent le long de nos côtes, mais aussi dans nos assiettes. Les résultats ne sont pas rassurants…

Perturbation du système endocrinien

Joseph Schnitzler a étudié l'impact des polluants organiques sur la thyroïde du bar :

  • des bars prélevés au niveau de cinq estuaires européens : la Gironde, la Charente, la Loire, la Seine et l'Escaut. Après analyse, le chercheur liégeois peut affirmer que le muscle des bars provenant des deux derniers estuaires, qui sont aussi les plus pollués, contient sensiblement plus de PCB que les autres. D'autre part, les bars auraient une plus grande activité thyroïdienne dans les estuaires plus pollués.
  • des bars d'élevage soumis à des degrés de pollution différents confirmeraient les analyses in vivo....

« Le problème des polluants organiques, explique Joseph Schnitzler, c'est qu'ils ressemblent aux hormones. Ils ont donc tendance à perturber le fonctionnement de certaines glandes comme la thyroïde, les ovaires ou les testicules. Les fonctions biologiques menacées sont essentielles : reproduction, régulation de la chaleur, croissance, etc. »…

Cela dit, il serait imprudent d'attendre les conclusions définitives de ce genre d'étude pour réduire la production de polluants organiques. Certes, nous ne produisons plus de PCB ou même de DDT, mais l'industrie chimique invente chaque jour de nouvelles molécules qui les remplacent et causent le même type de problème….

Source : Les polluants organiques contaminent les poissons (BE Belgique)

Article intégral sur le site de l’Université de Liège : Polluants organiques: la mer boit la tasse

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Le 19 décembre 2011

Pêche au bar. Une licence dès le 1er janvier 2012 (Le Télégramme)

Pour montrer leur bonne volonté en matière de préservation des stocks, les pêcheurs professionnels viennent de se mettre d'accord pour limiter l'effort de pêche sur le bar.

«On préfère devancer la commission européenne au lieu qu'on nous impose n'importe quoi. Onveut montrer qu'on est des pêcheurs responsables.On ne pêche plus bêtement. On veut que la pêche ait un avenir». Éric Guygniec est le patron de l'Annytia, un chalutier de 17mètres qui pêche, entre autres espèces, le bar en Manche et en Atlantique. Depuis plus d'un an, il participe, sous l'égide du Comité National des Pêches Maritimes, à une série de réunions qui viennent de déboucher sur un accord entre les différents métiers qui pêchent le bar.

«Une réelle volonté de la profession»

À compter du 1e janvier 2012, il faudra avoir une licence pour pêcher le bar au-delà d'un certain seuil. À Lorient, cela concerne, quatre ou cinq paires de chalutiers pélagiques et des ligneurs. «Les évaluations de stock pour le bar sont bonnes», explique Yves Foëzon, directeur de l'organisation de producteurs PMA. «Il y a notamment beaucoup de bars en Manche est, qui migrent vers la mer du nord. Il y a une réelle volonté de la profession d'encadrer la pêcherie, pour éviter les conflits de métiers entre ligueurs, chalutiers pélagiques et bolincheurs». Le bar n'est pas une espèce soumise à quota. 8.000 tonnes sont pêchées en France chaque année: 4.000 par les pêcheurs professionnels et 4.000 par les pêcheurs plaisanciers. C'est une espèce à forte valeur ajoutée, donc recherchée. Actuellement le bar, se négocie entre 10 et 15 € le kilo sous criée. Pour l'Annytia et le Carmalia, deux chalutiers lorientais qui pêchent en boeuf, le bar représente 35% de leur chiffre d'affaires. «Pour les pêcheurs professionnels, la pression sur les stocks a baissé, ces dernières années», affirme Yves Foëzon. «Côté plaisance, on se pose des questions».

«Ça va dans le bon sens...

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Le 22 mai 2012

Portrait. Olivier Mével, ligneur par passion (Le Télégramme)

Depuis son plus jeune âge, Olivier Mével, originaire de Plogoff, rêvait de devenir ligneur. C'est aujourd'hui chose faite. Mais plus qu'un métier, Olivier Mével vit une véritable passion.

Olivier Mével a 39 ans, il a passé son enfance à Plogoff à quelques centaines de mètres du raz de Sein. Il découvre très tôt le monde marin par le biais de la chasse sous-marine. Un bac D en poche, Olivier rejoint les bancs de la faculté de Brest et étudie la biologie marine jusqu'à la licence. Mais si la mer l'attire, ce n'est pas derrière un microscope. Alors il franchit un cap en s'inscrivant à l'école de pêche de Douarnenez. Diplômé de l'EAM, il part à la pêche sur un fileyeur pendant trois ans à Audierne, puis sur un bolincheur.

À la traque du bar

Mais son objectif est de devenir ligneur. Il monte un dossier auprès du comité des pêches d'Audierne afin d'obtenir le PME (permis de mise en exploitation). Après un an d'attente, il se lance, à bord de Mundaka, à la traque du bar. Au bout de trois ans, il décide de construire un deuxième bateau plus adapté aux conditions extrêmes du raz de Sein: Mundaka 2 mesure 8,90m. Il fait partie des 18ligneurs basés à Audierne qui traquent le bar, la daurade et le lieu, du raz à Ar-Men. Les méthodes de pêche variant avec les coefficients de marée, entre la pêche de surface et la dandine par faible coefficient.

Un label «Bar de ligne»

(....)

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Nouvelles baisses des prises de bars par les professionnels en 2011


le 29 mai 2012

dede17

Président du CBE

(Collectif Bar Européen)

Malheureusement les prises de bars déclarées en criées continuent à diminuer comme chez les plaisanciers

2006 : 5307 T / Retrait 22 t

2007 : 4768 T / Retrait 10 t

2008 : 4954 T / Retrait 12 t

2009 : 4220 T / Retrait 115 t

2010 : 4213 T / Retrait 39 t

2011 : 4074 T / Retrait 17 t

A noter que retrait ne veux pas dire destruction ni farines, heureusement.

Source : France Agrimer

Il serait peut être temps de faire enfin quelque chose comme l'augmentation de la taille légale et l'interdiction de pêche sur les frayères par les pélagiques


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Le 20 juin 2012

Sauvetage en direct. Un ligneur coule dans le raz de Sein

Un ligneur coule dans le raz de Sein, un pêcheur sauvé par son collègue...

Le 18 mai 2012 à 17 heures un ligneur immatriculé à Audierne, Le Brisant, a été déséquilibré par une lame de fond alors qu'il se trouvait dans le raz de Sein. Le bateau s'est subitement retourné. Le patron pêcheur, seul à bord, est tombé à la mer.

Légèrement blessé au visage, il est resté une dizaine de minutes dans l'eau avant d'être récupéré, sain et sauf, par un autre ligneur d'Audierne, en pêche à proximité, l'Altaïr.

Pendant ce temps, l'hélicoptère Dragon 29 avait décollé. Il a pu faire demi-tour. Le canot SNSM a, lui, poursuivi sa route pour tenter de remettre le bateau à flot. Malgré les efforts de l'équipage, Le Brisant a fini par couler, à proximité du phare de la Vieille.

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En vidéo, l’extraordinaire sauvetage du marin pêcheur dans le Raz de Sein (Ouest France)

Un touriste tchèque, depuis le promontoire de la Pointe du Raz, dans le Cap-Sizun, a filmé l'impressionnant naufrage du Brisant, il y a un mois. Il a posté la vidéo sur YouTube en fin de semaine dernière.

En fin d’après-midi, le vendredi 18 mai, Sylvain Normant, 45 ans, un marin-pêcheur professionnel d’Audierne, pêchait le bar dans le Raz de Sein, entre la Pointe du Raz et le phare de la Vieille. Des parages très tourmentés, aux courants violents, un monde dantesque par mauvais temps.

Ce jour-là, la houle était forte et le vent de suroît soutenu. Alors qu’il manœuvrait, une vague plus violente que les autres a pris son bateau de 8 mètres par le travers. Le Brisant a litttéralement été retourné comme une crêpe. Le marin pêcheur, seul à bord a été projeté à l’eau mais est parvenu à s’accrocher à la coque retournée de son ligneur.

Filmé par un touriste tchèque

Ronan Thomas, patron de l’Altaïr, témoin du drame, a immédiatement coupé sa ligne de pêche pour se porter au secours de son collègue et lui jeter une bouée. Après dix minutes passées dans une eau très froide, Sylvain Normant sera hissé à bord de l’Altaïr. Sauf ! Il était temps, avouera-t-il, « Je n’avais plus de force, mes muscles étaient tétanisés par le froid ». Le marin a aussi dû son salut au fait qu’il portait une veste à flottabilité intégrée (VFI).

Un touriste tchèque, depuis le promontoire de la Pointe du Raz, dans le Cap-Sizun, a filmé toute la scène, le naufrage et le sauvetage du pêcheur de bar dont le bateau a fini par sombrer

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Le 20 juillet 2012

Projet de quotas européen pour le bar (Collectif Bar Européen)

Collectif Bar Européen

On en parlait et le réclamait depuis longtemps, mais on y va, nos amis de l'association des ligneurs de Bretagne ont publié un article intêressant sur un projet de quotas pour le bar en 2013. Espérons que ça aille jusqu'au bout.

La Commission vient de publier un « non-paper » sur le sujet : elle envisage de mettre en place un système de gestion basé sur un TAC dès 2013. Particularité : les pêches de loisir verraient elles-aussi se mettre en place un système de gestion dont chaque Etat aurait l’initiative.

Ce « non-paper » n’existe qu’en version anglaise. Compte tenu de l’importance des enjeux, nous vous livrons ci après une traduction partielle du document.

Introduction :

Les captures de bar ont augmenté significativement depuis le début des années 90. A la lumière des tendances observées, il serait prudent d’instaurer un TAC (taux admissible de captures) pour cette espèce. Une clé d’allocation basée sur les captures pourrait se baser sur les données de débarquement 2010 et 2011.

Captures :

Il y a une augmentation des captures commerciales depuis le milieu des années 80, avec une diminution récente depuis 2010. L’espèce est ciblée par des flottilles côtières et hauturières. Les flottilles hauturières opèrent de novembre à avril sur les zones de reproduction. Les captures opérées par les flottilles côtières sont le fait de captures accessoires, ou de pêches dirigées saisonnières. Dans certaines régions, notamment la France, une diminution du rendement par unité d’effort de pêche a été constatée, affectant particulièrement les métiers côtiers sans qu’il soit possible de préciser s’il s’agit d’un déclin d’abondance ou d’un changement dans la répartition spatiale.

Pêches de loisirs :

Un aspect particulier du management de cette pêcherie réside dans l’importance des captures opérées par la pêche récréative. Les pêches de loisirs en France sont estimées à un niveau équivalent à celui des pêches commerciales (+-5000T).

Les Etats ont mis en place différents systèmes de gestion des pêches récréatives qui ont eu un impact sur les niveaux de captures des pêches commerciales ces dernières années. Par exemple l’Irlande a interdit les pêches commerciales de bar et fixé une taille limite de capture plus forte. Le Royaume Uni a interdit la pêche au chalut pélagique en bœufs depuis 2005 pour protéger les cétacés. Cependant, d’autres Eats poursuive ces pêcheries. En France, une taille de capture supérieure a été mise en place pour les pêches de loisir (erreur ?). D’autres pays ont mis en place différentes mesures comme des limites maximales de capture, des cantonnements protégés, et différentes tailles minimales de capture…. Suite sur Collectif Bar Européen

Ci-après le texte européen en anglais

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Le 21 juillet 2012

Pêche Maritime de Loisir : Déclarez, pêchez...

Activité populaire et pratiquée par environ 2,5 millions de personnes en France, la pêche récréative maritime n’est pas sans impact sur la ressource et les milieux littoraux et aquatiques. Afin de sensibiliser les pratiquants aux enjeux environnementaux de leurs pratiques, l’ensemble des acteurs de la pêche de loisir (pouvoirs publics, fédérations, le conseil supérieur de la navigation de plaisance, le conservatoire du littoral et l’agence des aires marines protégées) a signé le 7 juillet 2010 une charte pour une pêche de loisir éco-responsable.

Pour une meilleure connaissance et préservation des ressources

Cette charte a inauguré une collaboration inédite entre les amateurs de pêche récréative et les autorités pour une meilleure préservation des ressources halieutiques et des écosystèmes marins. La déclaration préalable de l’activité de pêche de loisir via un site de télédéclaration, prévue par l’article 5 de la charte, est un grand pas pour améliorer la connaissance de l’impact de cette activité sur les stocks de poisson et la biodiversité marine. En se déclarant, le pêcheur de loisir contribue à la protection et au respect des ressources marines.

Pour une pêche de loisir éco-responsable

Depuis le 1er juillet 2012, le ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, en charge de la pêche récréative maritime, a ouvert un site de déclaration d’activité sur Internet. Si vous êtes amateurs de pêche récréative en mer, que ce soit de la pêche embarquée, à pied, du bord ou sous-marine, vous pouvez désormais déclarer votre activité en ligne avant d’aller pratiquer votre loisir favori. Vous contribuerez ainsi à l’amélioration de la connaissance sur les pratiques de pêche et sur la ressource.

Pour mieux informer les pratiquants

Cette déclaration volontaire et gratuite permettra à chaque pratiquant de recevoir une information sur la réglementation nationale en vigueur et les sanctions potentielles en cas d’infraction, la sécurité et les bonnes pratiques, comprises comme celles qui assurent la pérennité des ressources et des écosystèmes marins et littoraux. En se déclarant, le pêcheur de

Vous êtes un pêcheur responsable ? N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre Fédération et déclarez-vous !

Pour se déclarer, cliquer Ici

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Le 17 août 2012

La colère monte chez les ligneurs bigoudens (Ouest France)

Bernard Aubert et Philippe Tanneau, qui déclarent avoir des fins de mois difficiles, dénoncent avec virulence les méthodes de pêche de certains bolincheurs concarnois. Ces deux marins ligneurs bigoudens, de Sainte-Marine et Loctudy, les accusent de pratiquer une pêche ciblée sur le bar.

La pêche du bar en baie de Concarneau, espèce emblématique en raison de sa forte valeur, environ 15 € le kilo, est à l'origine de tensions récurrentes entre deux branches de la pêche côtière, les ligneurs et les bolincheurs.

Deux marins ligneurs bigoudens, Philippe Tanneau de Loctudy et Bernard Aubert de Sainte-Marine, accusent certains pêcheurs à la bolinche de Concarneau de pratiquer des pêches uniquement ciblées sur le bar, contrairement aux accords entre les deux professions.

« Difficile de nourrir ma famille »

Les bateaux ligneurs, économiquement dépendants de la pêche du bar, et qui représentent les métiers de la petite pêche, à l'hameçon, regrettent que certains bolincheurs de Concarneau ne se contentent pas des sardines qui leur sont dévolues.

« Cela fait plusieurs années que des bolincheurs de Concarneau pratiquent des pêches ciblées sur le bar, accuse Philippe Tanneau qui, à huit ans de la retraite, affirme être au bout du rouleau. Je ne sais pas si je vais réussir à aller jusqu'au bout. C'est devenu parfois difficile de nourrir ma famille. »

Il critique les pratiques « industrielles et non respectueuses de l'environnement » de certains bolincheurs concarnois. Même son de cloche pour Bernard Aubert, qui déclare devoir travailler deux fois plus qu'auparavant pour tenter de survivre.

« On sent une diminution des ressources en bar qui n'est pas due qu'au caractère cyclique de la pêche. Là, il s'agit d'une diminution sérieuse du poisson qui nous laisse au bord de l'asphyxie. C'est presque un pillage de la baie. » Et de préciser que tous les bolincheurs de Concarneau ne sont néanmoins pas visés.

La pêche à la bolinche se pratique à l'aide d'un filet tournant coulissant permettant d'encercler des bancs de poissons préalablement repérés au sonar.

Quotas respectés par les bolincheurs

Les espèces ciblées par les bolincheurs sont les poissons bleus comme la sardine ou le chinchard. En 2010, le pourcentage de sardines de la façade atlantique pêchées à la bolinche s'est élevé à 85 %, d'après les chiffres du rapport publié fin 2011 par la commission « pêche côtière » du comité régional des pêches de Bretagne.

Des captures « accessoires » d'autres espèces sont parfois réalisées au cours d'une sortie, source de conflits entre les flottilles se partageant une même ressource.

Selon le comité départemental des pêches, la réglementation en cours cette année limite la prise de bars par les bolincheurs, à trois tonnes par semaine et par bateau et à dix tonnes par an.

« Il y a bien un problème de ressources en bar autour des Glénan, mais pour diverses raisons. Même si nous regrettons les difficultés rencontrées par les ligneurs, la pêche à la bolinche reste très encadrée et il n'y a pas lieu de saisir les affaires maritimes », affirme le comité.

Le respect des quotas est d'ailleurs confirmé par la criée du Guilvinec ou la gendarmerie maritime de Concarneau. « Ils travaillent à plusieurs bateaux pour ne pas les dépasser,dénonce Philippe Tanneau, très remonté. Le problème de fond reste le même : celui d'une pêche sournoisement ciblée sur le bar. »

Selon le comité départemental des pêches, l'espèce devrait être prochainement placée sous quotas à l'échelle européenne. Une décision qui pourrait faire évoluer la situation.

Stéphane QUINTIN. Ouest-France


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Le 18 octobre 2012

À la rencontre de Gwen, ligneur finistérien



Portrait de Gwen, pêcheur artisan du Sud Finistère. Gwen est un "ligneur" , il pêche des bars, à la ligne. Il s'engage, chaque jour, pour que la qualité des produits soit mise en valeur. Source : Campagne Greenpeace

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Octobre 2012

Chronologie d'un conflit entre des petits métiers et un armement industriel

Concarneau. Les ligneurs remontés contre des bolincheurs


Pour protester contre la pêche intensive du bar, une dizaine de ligneurs de Loctudy, Sainte-Marine, Trévignon, mais aussi Saint-Guénolé... ont investi le port de Concarneau, ce lundi après-midi.

Leur objectif : bloquer le War Raog IV , afin de l'empêcher de prendre le large, mardi matin à l'aube.

"Les bolincheurs ont droit à 3 tonnes de bar par bateau et par semaine alors qu'ils gagnent déjà leur vie avec les sardines et les anchois. Nous, c'est notre métier", résume un pêcheur de Loctudy.

"Ils sont 27 bateaux comme ça sur la côte. Si tous se mettent à pêcher de manière aussi intensive le bar, nous on disparaît", poursuit Gwen Pennarun, président de l'association des ligneurs. Pointant le coeur du problème : "Un vide juridique de l'Europe qui leur permet de pêcher sans aucun contrôle, puisque les bolincheurs ne sont ni considérés comme des engins traînant, ni dormant".

Décidés à "maintenir le blocage du War Raog IV jusqu'à demain, la semaine prochaine ou même un mois", les marins-pêcheurs du secteur demandent l'institution de quotas par la commission régionale de pêche.

Bolinche : manifestation à Concarneau


Ce mardi 1er octobre, les patrons et équipages d’une vingtaine de petits métiers de Concarneau et du Guilvinec s’étaient regroupés sur une dizaine de bateaux pour faire route sur le port de Concarneau : motif de la grogne, une fois de plus les pêches ciblées de bar par les bolincheurs.

En effet, ces dernières semaines, quelques bolincheurs se sont livrés à une traque systématique du bar, et les apports journaliers sous criée approchaient régulièrement les 5 tonnes.

Il s’agit là d’un changement radical de stratégie de la part de ces navires, probablement lié au passage sous statut d’armement  »industriel »  à capitaux étrangers de ces quelques bateaux à l’origine artisans. Il y a bien eu par le passé quelques captures accidentelles de bar ou de dorade qui ont pû défrayer la chronique, mais il s’agit cette fois de tout autre chose et d’une volonté délibérée de pêcher spécifiquement cette espèce convoitée.

Le comble dans cette affaire est que ces armateurs s’appuyent sur des textes précisément destinés à encadrer ces pêches accidentelles pour se livrer à leurs méfaits : en effet, en décidant de limiter à 3 tonnes les quelques captures accidentelles de bar que réalisaient chaque année la flotille de bolincheurs par le passé, l’organisation professionnelle a finalement donné un blanc seing à ceux-ci pour aller pêcher 3 tonnes de bar tous les jours! 

D’autant plus surprenant que ces bateaux revendiquent une pêche responsable et affichent haut et fort leur écolabel MSC (Marine Stewardship Council)!

Il y a fort à  craindre que d’autres bolincheurs suivent ce triste exemple, et il convient de rappeller que profitant d’un vide juridique au niveau des règlements européens, ces bateaux peuvent utiliser n’importe quel type de maillage jusqu’au zéro des cartes : les règlements de maillages qui encadrent les autres métiers se déclinent en effet en distinguant engins trainés et engins fixes, et par une bizarrerie administrative, la senne tournante n’est considérée ni comme fixe ni comme trainée.

On imagine aisément les conséquences sur les stocks de juvéniles très présents dans la proche bande cotière si d’autres pêcheurs jusque là responsables, rejoignaient le camp de ces opérateurs préoccupés de leur seul profit immédiat et dont on sait qu’une fois cette ressource mise à plat il n’auront aucun soucis à redéployer leur effort de pêche dans d’autres régions d’Europe ou du monde.

Tout ça au moment où les niveaux de stock de cette espèce bar donnent des signes inquiétants d’effondrement, et alors même que la toute nouvelle  licence de pêche au bar mise en place au niveau national en a dispensé ces navires au motif qu’ils ne menaient pas de pêche ciblée sur le bar!

Pour l’instant, l’organisation professionnelle campe sur ses positions, considérant que tout ce qui n’est pas interdit est autorisé : les petits métiers réclament une réécriture du cadre règlementaire, considérant que l’esprit de ces accords a été bafoué.

Le 5 octobre 2012 : Greenpeace entre en scène....


Manifestations, blocage, mobilisations : les pêcheurs artisans organisent la résistance face aux armements industriels.

De la Méditerranée au Finistère les pêcheurs artisans agissent !

La semaine dernière, ils ont manifesté à Paris et ils se sont fait entendre. Suite à la mobilisation des pêcheurs artisans de Méditerranée, le Ministère délégué aux transports, à la Mer et à la Pêche a décidé de doubler leur part dans le quota national de thon rouge.
Est ce vraiment une bonne nouvelle ? En réalité, le quota attribué aux artisans de Méditerranée passera de 4,5% à 9% du quota total. C’est un premier pas, mais certainement pas assez quand on sait que leurs embarcations représentent 84% de la flotte de la région !

Et en début de semaine, les pêcheurs artisans du Sud Finistère ont entrepris leur propre action de blocage d’un bolincheur (bateau qui utilise une sorte de petite senne), pêchant habituellement la sardine et l’anchois. Les pêcheurs artisans ont organisé cette action car ils reprochent à ces bolincheurs de cibler désormais exclusivement le bar sur leurs zones de pêche.

Les bolincheurs utilisent des filets à sardines, aux mailles très petites, ce qui ne leur permet pas d’être sélectifs, et entraîne de nombreux rejets à la mer. De plus, les bolincheurs peuvent pêcher sans limitation de distance de la côte et se retrouvent sur les mêmes zones que les artisans.

Ces bolincheurs appartiennent à l’armement Dhellemmes, l’un des trois armateurs de chalutage profond en France, déjà en cause dans le dossier d’investigation publié par Greenpeace à l’automne 2011. Avant que Dhellemmes n’arrive sur zone, ce type de bateaux bolincheurs cohabitait avec les pêcheurs artisans, prenant accidentellement du bar en pêchant la sardine ou l’anchois. Mais depuis que Dhellemmes a racheté ces bateaux à des pêcheurs locaux, ils sortent en mer pour pêcher spécifiquement du bar, en plus de leurs sorties nocturnes à la sardine. Et ce, pour maximiser les bénéfices. Au mépris de la ressource en poisson.

L’avenir passe par la petite pêche !

C’est Gwenaël Pennarun, pêcheur artisan de bar à la ligne du Sud Finistère, qui résume le mieux  le besoin de changement : “L’accès à la ressource doit être juste et équitable, et permettre à tous de vivre. Elle ne peut être accaparée par un seul armement, qui défend d’abord ses intérêts financiers.”

Il est plus qu’urgent qu’un travail soit engagé au niveau national pour réformer l’accès aux ressources, et donner toute leur place aux pêcheurs artisans, qui ont les meilleures pratiques, qui veulent pêcher moins mais pêcher mieux.

Un choix s’impose pour savoir quel modèle de pêche souhaite notre gouvernement : une industrie qui vise à tirer le maximum de profit de son activité, ou des filières locales qui créent de l’emploi et respectent la ressource ?

Les petits métiers pointent un armement industriel

Dossier bolinche : réunion avortée


Interpellé par la manifestation des petits métiers sur Concarneau (retard à l’appareillage d’un bolincheur de l’Armement Delhemmes), le Comité Régional des Pêches avait programmé une réunion de concertation pour le 10 octobre, réunion  sensée répondre aux revendications des acteurs de la Petite Pêche.

Sauf que l’organisation professionnelle entendait limiter cette réunion de concertation aux seules associations de ligneurs et de bolincheurs .

Erreur de casting colossale : pourquoi vouloir une fois encore opposer deux corporations au risque de ranimer des antagonismes qu’on croyait oubliés, alors qu’il s’agit du comportement inacceptable d’un armement industriel et de lui seul, face à une communautés de petits métiers, fileyeurs, ligneurs, palangriers, chalutiers,.

Les canots n’en peuvent plus de voir une poignée de bateaux, toujours les mêmes, épuiser unes à unes les ressources qui les font vivre.

Finis les beaux grisets qui faisaient vivre nombre de ligneurs et fileyeurs, terminée la pêcherie de mulets noirs des petits métiers, réduits à la portion congrue les stocks de dorades royales et de sars à force de coups de senne sur les frayères, menacés aujourd’hui les rougets barbets incapables d’échapper aux gigantesques sennes danoises., un lointain souvenir les belles pêches de chinchard à queue jaune….

Tout ça sans jamais contrevenir à la règlementation, mais toujours en exploitant les failles d’un dispositif règlementaire forcément perfectible. Une coquille dans le règlement « mesures techniques » européens aura suffit à déclencher un effort de pêche sans précédent sur les stocks de bars mulets et dorades de la bande côtière, et ce avec des mailles de la taille d’un timbre poste déployées jusque sur les plages. Une imprécision dans la rédaction d’un règlement régional visant à traiter le cas de captures accidentelles de bar et grisets, et voilà notre armement qui se lance dans des pêches ciblées de ces espèces…, le reste à l’avenant.

En déployant des innovations technologiques dont la démesure interpelle au regard de la capacité des stocks halieutiques à se régénérer, la pêche industrielle a initié un jeu de chaises musicales jetant hors du métier une part grandissante de petits métiers. Alors que le terme de responsabilité environnementale a perdu toute signification à force d’être accomodé à toutes les sauces, ne serait-il pas temps que le terme de responsabilité sociale prenne enfin place dans les discours?

Dernier avatar de cette course effrénée à l’innovation, le chalut électrique déjà déployé par une quarantaine de navires en Mer du Nord. Un seul projet déclaré en France pour le moment : devinez par qui ?

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