mercredi 29 juin 2011

Au Québec, le marché international mange le poisson du Golfe du Saint-Laurent !

Au Québec, le marché international mange le poisson du Golfe du Saint-Laurent !

En reportage sur les îles-de-la-Madeleine dans le Golfe du Saint-Laurent, Marie-Claude Lortie fait un constat, « À l'usine de transformation Fruits de mer Madeleine, les boîtes de crabe sont couvertes d'écriture en japonais. Pas étonnant. Actuellement, 95% de la production de crabe surgelé vendue par l'usine part au Japon. Pas étonnant non plus, donc, que pendant l'été les touristes aient parfois de la difficulté à trouver du crabe des Îles aux Îles. »

Pendant des décennies, le Golfe du Saint Laurent a fait les beaux jours des pêcheurs européens avec la fameuse morue des bancs de Terre Neuve. Depuis, la morue a quasiment disparu… Et maintenant, les eaux riches du Canada Atlantique continuent d’alimenter le marché de ses produits de la mer avec une grande variété d’espèces : homard, crabe des neiges, crevette, pétoncle, huître, moule, saumon,…

Toujours plus pour le marché international au grand dam de Marie-Claude Lortie, journaliste québécoise, qui se pose la question : Mais où est donc le poisson québécois ?

Autrefois, le cabillaud du Golfe du Saint-Laurent a nourri des générations de français avec la traditionnelle morue salée du vendredi…

Aujourd’hui, le marché international absorbe goulûment homard, crabe des neiges, crevette, pétoncle, huître issus du Golfe du Saint-Laurent. Tous ces produits de la mer suivent un circuit de commercialisation bien huilé depuis le pêcheur jusqu’à la table des étatsuniens, des européens et des asiatiques… Et que reste-t-il sur les tables québécoises ?

Mais où est donc le poisson québécois ?

En région, dans les grands centres et même dans les zones côtières, il est difficile d'acheter et de manger du poisson québécois. Pourtant, l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent sont remplis de poissons et de fruits de mer savoureux, dont les stocks sont en santé, et qui pourraient être pêchés et commercialisés de façon propre et juste. Pourquoi n'y a-t-on pas accès ?

Réponse de Marie-Claude Lortie, cliquer Mais où est donc le poisson québécois ?

La libéralisation du marché portée aux nues par le gouvernement fédéral canadien, ne profite ni aux pêcheurs, ni aux consommateurs…

Proposition de Marie-Laure Lortie, cliquer Un Équiterre pour les poissons ?

S'intéresser aux produits régionaux est devenu pour les consommateurs l'une des principales raisons d'acheter éthique…. Mais, il manque encore des structures de commercialisation efficaces en ce qui concerne les produits locaux. Lorsqu'il s'agit de les commercialiser, chacun est livré à lui-même que ce soit pour les acteurs de terrain ou les producteurs….

La commercialisation de produits régionaux offre de nombreux avantages :

  • Renforcer la position de l'entreprise par rapport à la concurrence (donner une meilleure image de marque, occuper le créneau des consommateurs sensibles à la provenance régionale des produits) ;
  • Capter la clientèle prête à payer plus cher ;
  • Faire des économies, la distance parcourue par les produits étant plus courte ;
  • Avantager la qualité (ex. produits frais), la distance parcourue par les produits étant plus courte ;
  • Assurer une sécurité accrue des produits en raison du lien direct avec le fournisseur. Source : Bio-marché.info
Autre articles :

Pour aller plus loin....

Reportage : Comme une huître…

À Négouac, dans le golfe du Saint-Laurent, l'eau est fraîche, claire, propre et idéale pour élever l'huitre américaine (Crassostrea virginica). Les huîtres Beausoleil sont cultivées dans des poches flottantes tout près de la surface. C'est la nature qui fait le travail. Il suffit de pouvoir attendre de trois à cinq ans !

Des huîtres élevées sur des filières (1 million d’huîtres dans 6000 casiers flottants)

Des huîtres calibrées automatiquement

Des huitres expédiées à San Francisco en Californie

Pour voir la vidéo, cliquer Radio Canada

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Le 17 août 2011

Le resserrement des liens économiques entre le Canada et la Chine constitue une priorité du gouvernement Harper

Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a participé aujourd’hui à une table ronde avec des membres du Conseil commercial Canada-Chine (CCCC) à Toronto. Lors de la séance, le ministre Fast a souligné la détermination du gouvernement Harper à stimuler le commerce et l'investissement avec la Chine dans l'intérêt des Canadiens.

« Notre gouvernement cherche avant tout à créer des emplois et à accroître la prospérité pour tous les Canadiens qui travaillent dur. Un emploi sur cinq au Canada est lié aux échanges commerciaux, a déclaré le ministre Fast. La Chine est maintenant la deuxième économie du monde, derrière les États-Unis. Par conséquent, il est primordial de resserrer davantage nos liens commerciaux avec ce puissant marché en vue de créer des débouchés pour les entreprises canadiennes, les travailleurs canadiens et leur famille. »

Le Canada et la Chine négocient actuellement un Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE), une entente qui ouvrira la voie à une hausse considérable des investissements bilatéraux.

« Les entreprises canadiennes menant des activités en Chine pourront tirer profit de règles qui établiront un environnement prévisible en matière d’investissement et des mesures de règlement des différends efficaces, a indiqué le ministre Fast. Nous espérons pouvoir conclure cet APIE avec la Chine prochainement. »

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Le 18 août 2011

Vers une politique bioalimentaire, pour donner le goût du Québec

Donner le goût du Québec

Livre vert pour une politique bioalimentaire

Agriculture, pêcheries et alimentation

Juin 2011

Vers une politique bioalimentaire, pour donner le goût du Québec

Le présent document de consultation expose le projet de politique bioalimentaire québécoise. Il définit la vision, les orientations et les objectifs qui, une fois adoptés, guideront les interventions gouvernementales au cours des prochaines années. Un projet de loi viendra poser les assises de cette première politique et permettra des modifications à des lois touchant le secteur afin d’appuyer le virage vers le bioalimentaire de demain.

Pour plus d’information, cliquer Mapaq

Pour télécharger le document, cliquer Livre vert

Une des particularités de la future politique bioalimentaire est qu’elle visera l’ensemble du bioalimentaire québécois, c’est-à-dire l’ensemble des secteurs et tous les maillons de l’industrie, y compris les pêches et l’aquaculture commerciales.

Les pêches, un secteur essentiel du bioalimentaire

Dans les faits, comment le projet de politique bioalimentaire du gouvernement répond-il aux besoins du secteur des pêches et de l’aquaculture? Le livre vert met l’accent sur le consommateur en distinguant les produits, la rentabilisation des entreprises et le respect de l’environnement.

Il s’inscrit dans la continuité de la mise en œuvre du Plan d’action ministériel pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales, qui donnait priorité à la compétitivité, à la commercialisation et à la concertation, et dans le prolongement du Plan de développement sectoriel en aquaculture commerciale, qui ciblait principalement la rentabilité et la compétitivité des entreprises aquacoles ainsi que le développement durable.

Distinguer les produits alimentaires du Québec

L’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales peut et doit faire connaître davantage les produits aquatiques québécois et augmenter sa présence sur le marché intérieur. En misant sur la qualité, la fraîcheur et la proximité de ses produits ainsi que sur les tendances en matière d’aliments santé, elle peut bénéficier de la distinction des produits alimentaires québécois sur les marchés locaux.

Par ailleurs, en répondant aux normes les plus élevées en matière de qualité et de sécurité alimentaire, l’industrie sera en mesure d’accroître sa présence sur les marchés extérieurs, tout en consolidant ses assises dans ses marchés d’exportation traditionnels.

L’industrie québécoise des pêches et de l’aquaculture commerciales est en bonne position pour adopter la certification écologique de ses produits, qui démontrera aux consommateurs qu’elle exerce une exploitation durable des ressources halieutiques. Elle pourra ainsi conserver ses marchés actuels et en conquérir de nouveaux. Dans cette optique, plusieurs pêcheries, notamment la pêche à la crevette et au homard, ont déterminé que la traçabilité et la certification écologique sont des éléments qui peuvent améliorer leur accès aux marchés et répondre aux attentes des consommateurs.

Renforcer la capacité concurrentielle

L’industrie québécoise des pêches et de l’aquaculture commerciales doit relever des défis importants. D’abord, elle est fortement dépendante des variations de la ressource et des soubresauts économiques sur les marchés internationaux. Ensuite, elle doit affronter une forte concurrence internationale dont l’offre de produits est plus diversifiée qu’auparavant, et à des coûts peu élevés.

Afin d’accroître sa compétitivité dans cet environnement, le secteur s’est donné comme priorités la réduction des coûts d’exploitation, l’augmentation de la rentabilité et l’amélioration de la productivité.

L’amélioration des capacités de gestion, une vision proactive de l’environnement d’affaire et une plus grande adéquation entre la production du secteur et les besoins du marché et ceux des consommateurs, tant en ce qui concerne les entreprises que la filière, devraient permettre d’améliorer les perspectives de viabilité économique de l’industrie.

En matière d’innovation, le secteur veut développer davantage le créneau des produits à valeur ajoutée. Il souhaite aussi la mise au point et l’implantation de nouveaux procédés et de nouvelles technologies qui permettront d’augmenter la productivité des usines de transformation et de diminuer les coûts d’exploitation des entreprises de pêche et d’aquaculture.

Valoriser l’environnement et le territoire du Québec

L’industrie québécoise des pêches et de l’aquaculture est directement tributaire d’un environnement aquatique sain et productif. D’ailleurs, l’industrie est soucieuse des impacts de ses activités de capture et d’élevage sur l’environnement et la biodiversité. Elle exerce ses activités dans le respect des principes du développement durable afin de maximiser les retombées économiques à long terme de l’exploitation des ressources halieutiques.

Le secteur de l’aquaculture applique de bonnes pratiques environnementales en poursuivant la réalisation de la Stratégie de développement durable de l’aquaculture en eau douce au Québec. Cette stratégie vise une réduction de 40 % des émissions de phosphore des entreprises dans les milieux aquatiques. Le secteur des pêches commerciales souhaite adopter de nouvelles technologies qui permettront la réduction de sa consommation de carburant, ce qui diminuera en même temps ses frais d’exploitation et l’émission de gaz à effet de serre.

L’industrie des pêches et de l’aquaculture représente une composante essentielle dans la vie socioéconomique du Québec maritime. Elle constitue un interlocuteur à privilégier pour l’établissement de mesures de protection et de conservation du milieu marin. À ce titre, elle peut contribuer au rayonnement des régions maritimes du Québec en intégrant ses activités et sa production à l’offre de produits touristiques.... Source : Mapaq

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Le 27 octobre 2012

Canada/UE : Le ministre canadien vante les accords de libre échange aux pêcheurs de Nouvelle-Ecosse

Le ministre MacKay souligne les avantages d’un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne pour la Nouvelle-Écosse...

Selon le Ministre, les pêcheurs néo-écossais ont tout à y gagner... 

L’élimination des obstacles tarifaires permettrait d’accroître les ventes de produits de la mer de calibre mondial de la Nouvelle-Écosse sur le lucratif marché de l’Union européenne, lequel compte quelque 500 millions de consommateurs. Cela profiterait directement aux travailleurs néo-écossais grâce à la création d’emplois, à la hausse des salaires et à une prospérité accrue à long terme.

Le renforcement des échanges commerciaux avec l’Union européenne favorisera la création d’emplois bien rémunérés, la croissance et la prospérité à long terme pour les travailleurs de la Nouvelle-Écosse, affirme le ministre MacKay.

L’Union européenne est le plus grand marché du monde pour les produits de la mer. De 2009 à 2011, ses importations annuelles se sont chiffrées, en moyenne, à 25 milliards de dollars. Les droits que perçoit actuellement l’Union européenne sur les produits de la mer du Canada s’élèvent, en moyenne, à 11%, mais atteignent parfois 25%. Ces droits élevés seraient éliminés aux termes d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne.

« Plus de 60 p. 100 des revenus annuels du Canada (produit intérieur brut) et un emploi sur cinq au pays dépendent du commerce », a souligné le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast. « C’est pourquoi notre gouvernement met en œuvre actuellement le plan d’expansion du commerce le plus ambitieux de l’histoire du Canada, lequel comprend un accord global de nouvelle génération avec l’Union européenne. Un tel accord permettrait d’augmenter de 20% nos échanges bilatéraux et d’injecter 12 milliards de dollars par année dans l’économie canadienne. Cela se traduirait par une augmentation de 1 000 dollars du revenu de la famille canadienne moyenne ou la création de 80 000 emplois. »

L’Union européenne est le deuxième partenaire commercial du Canada en importance et la plus vaste économie intégrée du monde : elle compte plus de 500 millions de consommateurs et enregistre un PIB supérieur à 17 billions de dollars.

Emplois, croissance et prospérité à long terme pour les travailleurs de la Nouvelle-Écosse

Un accord commercial ambitieux avec l’Union européenne aurait des retombées positives considérables au Canada, car il mènerait à une hausse de 20 p. 100 des échanges bilatéraux et à une augmentation de 12 milliards de dollars du revenu annuel du Canada (produit intérieur brut).

Cela se traduirait par une hausse de 1 000 dollars du revenu de la famille canadienne moyenne ou par la création de 80 000 emplois, ce qui reviendrait à ajouter à l’économie canadienne cinq fois le nombre d’emplois qu’on trouve actuellement dans la ville de New Glasgow.

De nombreux secteurs clés de l’économie de la Nouvelle-Écosse bénéficieraient d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne :

Produits de la mer

Ce secteur emploie plus de 10 000 personnes en Nouvelle-Écosse.

L’Union européenne constitue le plus important marché du monde pour les produits de la mer. De 2009 à 2011, les importations de produits de la mer de l’Union européenne en provenance du monde entier ont atteint, en moyenne, 25 milliards de dollars par année.

L’Union européenne impose actuellement des droits de douane moyens de 11% sur les exportations canadiennes de produits de la mer, et certains atteignent même 25%. Ces obstacles tarifaires importants seraient éliminés dans le cadre d’un accord commercial ambitieux entre le Canada et l’Union européenne.

L’élimination des obstacles tarifaires permettrait d’accroître les ventes de produits de la mer de calibre mondial de la Nouvelle-Écosse sur le lucratif marché de l’Union européenne, lequel compte quelque 500 millions de consommateurs. Cela profiterait directement aux travailleurs néo-écossais grâce à la création d’emplois, à la hausse des salaires et à une prospérité accrue à long terme.

Source : Affaires étrangères et Commerce international Canada

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