mercredi 16 mars 2011

A en perdre son merlu !

A en perdre son merlu !

Avec le merlu, on y perd son latin… Du nom latin de Merluccius merluccius, le merlu européen serait officiellement devancé sur le marché communautaire par les merlus africains et américains, comme le Merluccius capensis d'Afrique du Sud, le Merluccius galli du Chili, les Merluccius gayi ou hubsi d'Argentine.

Les prix de vente du merlu en criée : FranceAgriMer - Cours en criées

Dans l'Union Européenne, les merlus nagent en eaux troubles. Fraudes aux quotas de pêche et fraudes à l'étiquetage sont généralisées. Premières victimes, les pêcheries françaises et africaines au dépend des filières d'importation et des pêcheries espagnoles !!!

Dans un très bon dossier du CCSTI de Lorient « Merlu entre mer et marché / Innover pour résister à la mondialisation », Jacques Le Meur nous explique que la consommation européenne de merlu est estimée à 300.000 tonnes, dont 200.000 sont importées. Le merlu européen représenterait donc la différence soit 100.000 tonnes. Cette quantité devrait correspondre au TAC (total autorisé de capture) dans les eaux communautaires. Or ce n’est pas le cas. « Le merlu d'Europe du Nord et de l'Atlantique est soumis au régime européen des quotas, à raison de 59.000 tonnes en 2009, 64.400 tonnes en 2010 et 65.800 en 2011. »

Fraudes aux quotas de pêche

Jacques Le Meur donne une explication : « La gestion des quotas est nettement plus floue que ne le souhaiterait l'Union européenne. L'estimation de la production communautaire réelle est de 100.000 tonnes de merlu pour les uns, de 80 à 180.000 tonnes pour les autres. La différence entre le total autorisé et ces chiffres résulte à la fois d'une mauvaise gestion et de fraudes. Les pêcheurs français, qui sont contraints à une grande transparence, ne sont pas concernés par ce dernier soupçon. Pour les organisations professionnelles françaises, les quotas sont en totale inadéquation avec la réalité. Elles ont aussi dénoncé la fraude de nombreux pêcheurs espagnols, dont l'effort de pêche réel est très nettement supérieur à leurs droits théoriques.»

En prenant l’hypothèse haute des captures de 180.000 tonnes, sur la base d’une consommation de 300.000 tonnes, le merlu européen resterait leader sur le marché européen. Mais à quel prix ? Au grand dam des pêcheurs français, les cours du merlu européen qui ont plongé en criée, sont passés au-dessous des cours du merlu sud-américain importé !

Fraudes à l’étiquetage

Pour mettre encore plus de confusion sur le marché au merlu s’ajoute une fraude à l’étiquetage. Les chercheurs espagnols viennent de constater que 40% des merlus mis sur le marché ibérique n’étaient pas bien étiquetés. L’origine et le nom du merlu ne correspondent pas à la réalité. D'après leur étude basée sur l'identification ADN des différentes espèces, le merlu africain bon marché serait vendu sous une identité américaine. Le cours international du merlu argentin est plus élevé... Selon les chercheurs, les principaux bénéficiaires de cette escroquerie sont les distributeurs au dépend des pêcheries africaines qui ne tirent aucun profit de cette plus-value frauduleuse. Lire : Fis : Almost 40 per cent of hake is mislabeled: study

Philippe Favrelière

Autres articles :

Pour aller plus loin....

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Merlu. Imanol en a fait son métier. Embarquement !


Le merlu est à la fête ce week-end. Imanol en a fait son métier. Embarquement !

Imanol Ugartemendia pêche le merlu sur son propre bateau depuis trois ans.

Jeudi, 14 h 30. Dans le port de Ciboure, le bateau d’Imanol Ugartemendia, baptisé le « Sans peine », vient s’amarrer près de la Criée. Une journée de pêche, débutée à 4 heures du matin, s’achève pour le jeune armateur et ses deux matelots, Guillaume et Pascal.

Reste à débarquer les quelque 220 kilos de merlus pêchés dans la matinée, à les trier par calibre, puis à les faire peser à la criée. Alignés en chambre froide dans des caisses pleines de glace, ils seront dès le lendemain matin vendus sur les étals. Entre-temps, chaque poisson aura été gratifié d’un pin’s arborant la mention « Merlu de ligne Saint-Jean-de-Luz », un label créé par l’Organisation de producteurs Pêcheurs d’Aquitaine. Car Imanol fait partie de la douzaine de patrons pêcheurs du port qui pratiquent cette pêche traditionnelle et artisanale, que la seconde édition de la Fête du merlu d’avril met ce week-end à l’honneur.

« Au départ, les anciens pêchaient avec une ligne à 5 hameçons puis avec des cannes. Maintenant, on utilise une palangre. C’est une longue ligne sur laquelle on place un poids de 1,5 kg ou un flotteur, tous les 15 hameçons, ce qui fait qu’elle prend la forme d’un zigzag. On jette à peu près 2 000 hameçons à chaque pêche », précise-t-il.

Des sardines pour appâts

Tous les jours, le pêcheur se rend au gouf de Capbreton, une fosse marine située à deux heures de trajet de Saint-Jean-de-Luz, pour jeter ses palangres à environ 180 mètres de profondeur. Les lignes sont appâtées avec des sardines achetées à la criée, à raison d’une soixantaine de kilos par jour. Pendant la pleine saison, c’est-à-dire du 1er avril à la fin juin, il rapporte quotidiennement autour de 200 kilos de merlu. Cette année, il s’avoue assez content du prix du kilo qui s’affiche à 5,70 € contre 4,50 € l’année passée.

« À partir de juillet, on passe au bar de ligne, on fait aussi du congre et du lieu, mais le merlu représente au moins 70 % de mon activité. C’est le cas pour beaucoup de ligneurs ici. Dans les années 2000, quand le merlu avait disparu à cause de la surpêche, des gens ont dû envoyer leur bateau à la casse. Maintenant, le merlu est revenu mais on recommence à faire les mêmes erreurs et à vider la mer tant qu’on peut », déplore-t-il.

Car si la pêche de ligne se concentre sur de petites quantités de poissons et vise la qualité et la fraîcheur du produit - « on ne fait pas plus de douze heures de mer par jour », souligne Imanol - elle est fortement concurrencée par un autre type de pêche, nettement moins artisanale.

Immatriculés BA

« Notre problème, ce sont les gros bateaux franco-espagnols qui naviguent depuis la Galice ou l’Irlande. Ils sont immatriculés BA, c’est-à-dire « quartier de Bayonne », mais ils ont été rachetés par des armateurs espagnols. Du coup, ces bateaux, on ne les voit jamais, mais ils ont le droit de pêcher sur les quotas français et ils font s’effondrer les cours du merlu. Et puis, on les soupçonne de pêcher plus qu’ils n’ont le droit. » Pour faire le poids face à ces gros ligneurs qui peuvent jeter jusqu’à 25 000 hameçons d’un coup et ramener plusieurs tonnes de poisson après des jours passés en mer, Imanol a choisi d’adhérer à la plate-forme de la petite pêche artisanale de France qui défend les valeurs et les intérêts de sa profession.

Pour autant, le jeune pêcheur ne se montre pas vraiment inquiet pour l’avenir de son activité. « Si on fait attention à respecter les règles et qu’on parvient à freiner certains bateaux trop gourmands, je pense qu’il y aura largement assez de merlu pour que nos enfants en profitent… »

Dans le cadre de la Fête du merlu d’avril, expositions, animations et dégustations se déroulent sur les ports de Ciboure et de Saint-Jean-de-Luz, aujourd’hui, de 10 heures à 19 h 30 et demain, de 10 heures à 17 h 30.

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Pays basque : le merlu de ligne veut sortir du lot

Source : Le Marin

L’organisation de producteurs (OP) « Pêcheurs d’Aquitaine » lance une campagne de communication sur le merlu de ligne. Objectif : promouvoir cette pêche à l’hameçon pratiquée par une quinzaine de petits navires du Pays basque.

L’OP délivre des kits de PLV (publicité sur les lieux de vente) pour mettre en avant le merlu de ligne chez les poissonniers, les restaurateurs ou encore dans les grandes surfaces. Pique-prix, affiches, réglettes pour identifier le poisson sur les étals, présentoirs avec fiches recettes… La campagne met en avant le fait que cette pêche se pratique à la journée, dans la fosse de Capbreton, par des bateaux de moins de 12 mètres. Elle est complétée d’un site internet dédié.

La région Aquitaine a apporté le budget pour financer la démarche initiée dès 2009 avec l’appui de FranceAgriMer.

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Le merlu, point à la ligne

Source : Sud Ouest

Nouveau pin’s, site Internet, stratégie de communication : l’Organisation de producteurs du merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz veut conquérir de nouveaux marchés.

L’Organisation des Producteurs du merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz, qui réunit une quinzaine d’artisans pêcheurs, a décidé de faire les yeux doux aux chefs-cuistots et au grand public. La semaine dernière, elle a présenté son nouveau plan de communication à l’Auberge basque, le restaurant de Cédric Béchade. L’occasion pour « Sud Ouest » d’aller à la pêche aux informations.

1 Un nouveau visuel pour attirer l’œil

Depuis 2005, un pin’s « Merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz » a été créé pour mettre un coup de projecteur sur ce produit, pêché avec des techniques traditionnelles. Un nouveau visuel (avec la croix basque et un merlu qui sort de l’eau) a vu le jour l’an dernier pour une meilleure identification.

« C’est important de pouvoir identifier ce produit d’exception, explique David Milly, de l’organisation de producteurs Pêcheurs d’Aquitaine (qui gère les quotas de merlu). Car le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz n’a rien à voir avec le merlu pêché par les palangriers espagnols. La qualité est incomparable. »

2 Fraîcheur garantie avec ce merlu

Thomas Galoin, chez le mareyeur Dima (Jalday), est formel : « Un merlu de ligne se repère tout de suite. Dans la mesure où il est remonté vivant sur le bateau et qu’il est glacé sur place, on achète en criée un poisson d’une fraîcheur incomparable. La robe est intacte et il ne crache pas d’eau. » La conséquence d’une pêche ultra-sélective qui se déroule le temps d’une marée. En effet, les ligneurs partent au petit matin vers le Gouf de Capbreton, jettent les lignes entre 100 et 300 mètres de profondeur, et reviennent au port de Saint-Jean-de-Luz en début d’après-midi.

3 Il faut préserver cette profession

Tous les patrons des merlutiers de Saint-Jean-de-Luz (« Agur », « Aurrera », « Idfix », « Kittara », « Moutton », « Nahikari », etc.) peuvent en témoigner : les prix du merlu ont sérieusement chuté ces dernières années. La faute à la grosse concurrence espagnole qui tire le marché vers le bas (1).

« Heureusement que la ressource est là », témoigne le patron de « Aurrera », Battitt Lahetjuzan. « Il y a quelques années, on pouvait rentrer dans les frais avec 70 kilos de merlu de ligne à bord. »

« Aujourd’hui, il faut tabler sur 200 kilos. Le prix du gasoil a augmenté, celui des appâts aussi (100 euros de sardine par jour). » Pour survivre, les pêcheurs de Saint-Jean-de-Luz n’ont pas le choix : trouver des débouchés et préserver la qualité de leurs produits.

4 Convaincre les meilleurs restaurants

« Avec le merlu de ligne, on s’adresse au haut du panier », souligne David Milly de l’OP Pêcheurs d’Aquitaine. Même si le produit n’a pas encore la réputation du turbot ou du bar de ligne, l’image de marque s’améliore. Outre les bonnes tables du Pays basque, le mareyeur Dima travaille avec de plus en plus de clients réputés dans le reste de la France : Michel Bras (Laguiole), Jean Cousseau (Magescq) en font partie. Alain Ducasse travaille également ce produit. Le chef Paul Dubertrand (Eau Vive à Bidart) fait partie des adeptes : « Qualitativement, il n’y a pas photo. La chair est ferme et peut se travailler facilement. »

5 Développer la fête du merlu d’avril

Pour marquer le début officiel de la saison du merlu (mars à juillet), les acteurs du port avaient lancé la fête du merlu d’avril l’an dernier. L’opération sera renouvelée et améliorée cette année le week-end du 27 et 28 avril. « La fête aura lieu des deux côtés de la Nivelle cette fois, précise David Milly. » L’accent sera mis sur les cours de cuisine et sur la découverte de cette pêche ancestrale.

(1) Le prix moyen était de 8 €/kg en 2008. Il est de 5 €/kg aujourd’hui.

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Merlu d'Avril

Port de pêche de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure

27 et 28 avril 2013

Merlu d’avril est un évènement réunissant tous les acteurs locaux de la filière pêche afin de mettre en valeur leur savoir-faire et la qualité des poissons débarqués au port de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure. Cet évènement est aussi un rendez-vous agro-culinaire destiné à développer les débouchés de cette filière et à mettre en lumière les produits locaux.

Cette année, l’animation a lieu sur deux sites (sur le port à Saint-Jean-de-Luz et sur le port à Ciboure) de 10h à 19h30 le samedi 27 Avril et de 10h à 17h30 le dimanche 28 Avril.

Cette manifestation a pour objectif de valoriser et de promouvoir le travail de la filière pêche à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. Cet évènement est aussi un rendez-vous agro-culinaire destiné développer les débouchés de cette filière et à mettre en lumière les produits locaux du Pays Basque.

Les diverses animations sont organisées dans les espaces suivants :
- Sur le port et à la criée de Saint Jean de Luz/Ciboure : espace d’expositions, de visites et d’animations
- A la Grillerie de Sardines : conférences et concours de cuisine.
- Dans les restaurants du territoire de la Communauté de Communes Sud Pays Basque où vous pourrez déguster du merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz.

Animations (Extrait)

Sur le port côté Ciboure

Le lycée agricole de Saint-Pée-sur-Nivelle présentera :
  • Différentes espèces de poissons locales dans un aquarium.
  • Une exposition autour de la complémentarité aquaculture et pêche en mer.
  • Un atelier animé par les étudiants en BTSA Aquaculture et GPN du Lycée Agricole de Saint-Pée-sur-Nivelle : « Le poisson dans tous ses états ». Petit poisson deviendra grand ! D’où viennent les poissons que nous mangeons ?
Des cours de cuisine gratuits seront donnés par deux chefs par groupe de 8 à 10 personnes le samedi de 10h30 à 18h30 et le dimanche de 10h30 à 17h30 sous chapiteau. Tout public, inscriptions sur place.

Sur le port côté Saint-Jean-de-Luz

Des expositions pour découvrir la pêche :
  • Exposition sur l’histoire de la pêche au merlu par l’association Itsas Begia.
  • Présentation d’une maquette qui reproduit une unité de production de Garum sur le site archéologique de Guéthary.
  • Histoire du « Patxiku » et de sa rénovation par l’association Patxiku (bateau à quai).
Présentation de matériel
  • Présentation de l’outil cartographique et de navigation MaxSea par Espace Electronique Marine.
  • Présentation de matériel de pêche, d’équipements et de matériel de sécurité par l’association Itsas Gazteria.
La pêche aujourd’hui
  • Les démarches environnementales et solidaires « mer propre » par l’Institut des Milieux Aquatiques et l’association Itsas Gazteria en partenariat avec le Lycée maritime de Ciboure.
  • Projection en continu de films présentant les métiers de la pêche locale.
  • Présentation du projet « Itsasoa » : comment faire fonctionner des bateaux du port avec de l’huile végétale pure produite localement ? Vous assisterez en direct à l’élaboration de cette huile par la coopérative agricole Nouste Ekilili de Saint-Pée-sur-Nivelle.
  • Animation « autour du filet » : venez apprendre comment réparer les filets de pêche par les élèves du Lycée maritime de Ciboure.
Pour accéder au programme complet, cliquer Merlu d'Avril

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Capbreton fête le merlu le 4 et 5 Mai 2013 


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Le merlu basque veut sortir la tête de l’eau

Source : Journal du Pays Basque par Benjamin Duinat

“Lorsque j’ai commencé à pêcher le merlu à 16 ans, si l’on ramenait 70 kilogrammes de mer, on pouvait nourrir les trois pêcheurs de l’embarcation. Aujourd’hui, on ne paie même pas les frais directs avec cette quantité de poisson”, déplore Battit Lahetjuzan, propriétaire du Aurrera. On trouve là les enjeux actuels de la pêche des ports basques condensés à l’extrême. Aussi voit-on naître, dans une convergence hétérogène, des démarches de qualité. C’est le cas de la jeune marque “Merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz” ou de certaines tentatives de ventes alternatives, actuellement frappées d’amendes.

Une quinzaine de bateaux de pêche à la ligne des ports de Saint-Jean-de-Luz et de Ciboure se sont lancés dans une démarche de qualité spécifique : le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz. Ils se sont d’ailleurs vu attribuer un surnom : “Incorruptibles de la mer contre la malbouffe.”

Les merlus issus de cette pêche traditionnelle sont remontés vivants à bord des navires. Moins de douze heures s’écoulent entre la capture et le débarquement sur les quais de la criée. “Enfin, la présence d’un pin’s, apposé sur les poissons dès leur arrivée, garantit qu’il s’agit d’un merlu de ligne luzien”, explique David Milly, directeur de la coopérative de producteurs Capsud.

La vente directe

Dans le même temps, la vente directe de poissons sur le quai du port de Saint-Jean-de-Luz a été derechef punie d’amende. Dominique Alzuguren, patron du bateau Kraskabille, a ainsi récemment écopé d’une sanction pécuniaire de 800 euros. La vente directe est un moyen pour les pêcheurs d’augmenter un peu leurs profits tout en garantissant un produit de qualité aux clients. Au final, c’est la question de la rémunération des pêcheurs qui se pose dans tous les cas. “En 2008 encore, un pêcheur empochait en moyenne 8 euros par merlu vendu ; actuellement, ce montant est descendu à 5 euros seulement”, témoigne D. Milly.

Le merlu luzien : une marque de qualité

Si le port de pêche de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure produit entre 5 000 et 6 000 tonnes de poisson par an, la pêche de merlu représente seulement 200 tonnes environ. “Tout de même, il y a là un important potentiel commercial trop peu exploité”, regrette T. Galouin de la société de mareyage Dima. “La création d’une identité visuelle pour le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz était nécessaire afin de communiquer localement et à l’échelle nationale sur un produit de qualité faisant foi, dont les qualités sont aux antipodes de la malbouffe”, explique Catherine Roger, de l’agence de communication Euphorie, chargée de piloter la promotion de cette jeune marque qu’est le merlu de ligne luzien.

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Merlu d'avril : De la ligne à l'assiette


Merlu d'avril : De la ligne à l'assiette

Saint-Jean-de-Luz / Ciboure

Samedi 14 et Dimanche 15 Avril 2012

Merlu d’avril est la première édition d’une manifestation qui a pour objectif de valoriser et de promouvoir le travail de la filière pêche à Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. Cet évènement est aussi un rendez-vous agro-culinaire destiné développer les débouchés de cette filière et à mettre en lumière les produits locaux du Pays Basque.

Les diverses animations sont organisées dans les espaces suivants :

- Sur le port et à la criée de Saint Jean de Luz/Ciboure : espace d’expositions, de visites et d’animations

- A la Grillerie de Sardines : conférences, tables rondes autour de la pêche et de la gastronomie.

- Chez les producteurs du territoire de la Communauté de Communes Sud Pays Basque qui vous ouvriront leurs portes pour vous faire découvrir les produits locaux.

- Dans les restaurants du territoire de la Communauté de Communes Sud Pays Basque où vous pourrez déguster du merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz.

Perico Legasse, journaliste et critique gastronomique animera ces deux journées.

Pour plus de renseignements sur le programme, les conférences, cliquer Merlu d’Avril

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Le merlu du Sud en question au CCRSO....

Europe : Tranche de vie au CCR-SO

Le Merlu sud pose un problème spécifique qui nécessite un long débat. Les débarquements augmentent depuis 2006. Le recrutement s’améliore également, mais les débarquements sont deux fois plus importants que les quotas alloués. Une partie des merlutiers sont passés à la pêche aux maquereaux, ce qui n’est pas mieux compte tenu du faible quota de maquereau disponible. On aurait voulu que le questionnaire envoyé aux membres espagnols et portugais du CCRSO pour rechercher des solutions soit proposé aux français également, car ils ont l’expérience des plans de sauvegarde merlu et y ont répondu par la sélectivité. Les pêcheurs qui ont été le plus « punis » sont les petits bateaux espagnols. Source : René Pierre Chever, Comité local des pêches du Guilvinec, 18 mars 2011.

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Pour lire la suite de l'article du Marin (16 mars 2012) "Marché du Merlu : Rien ne va plus" , cliquer le kiosque

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Août 2011 - Le merlu européen résiste à la pêche !

Certaines espèces fuient la chaleur et migrent vers les eaux froides de l’Arctique. Présence de plus en plus fréquente d’espèces tropicales dans nos eaux réchauffées. Contre toute attente, le merlu tire profit de ce réchauffement. Plus prolifique, il ferait mieux que résister à la pression de la pêche.

Le merlu européen (Merluccius merluccius), stimulé par le réchauffement de l’eau de mer, s’affranchirait-il des lois convenues de l’écologie marine ?

« Bien qu’exploitée intensivement, la pêcherie de merlu se porte relativement bien…. La nature est parfois capable de corriger les erreurs humaines », explique bermeotarra Nerea Goikoetxea, chercheur basque à l'AZTI-Tecnalia. Elle vient de présenter sa thèse de doctorat « Influence of the northeastern Atlantic oceano-metereological variabillity on the northern hake ». Selon Goikoetxea, il est nécessaire de sortir des modèles conventionnels pour étudier la dynamique des populations de merlu européen. Elle a vérifié que les facteurs environnementaux étaient déterminants, bien plus que l’effort de pêche. « Des températures plus élevées sont « bénéfiques » aux merlus, notamment dans les premiers stades de leur vie. Les larves grandissent plus vite et leur taux de survie augmente avec le raccourcissement de la période de vulnérabilité. »

Depuis les années 1990, les conditions environnementales sont « favorables » aux merlus ce qui explique que le merlu résiste bien à la pêche. « L’augmentation de la température de l'eau dans l'Atlantique aurait « plus d'impact » que les conséquences négatives de la pêche », explique-t-elle. De quoi refroidir, les spécialistes qui soutiennent par modèle mathématique interposé que la ressource de merlu est au plus mal ! D'après l'article du Faro del Vigo : El calentamiento del mar favorece una mayor abundancia de merluza del norte

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Avec Lulu, Lorient valorise son merlu....

Pêche. «Lulu le merlu» présenté au Salon de l'agriculture (Le Télégramme)

La semaine dernière, «Lulu le Merlu» s'est offert une petite escapade à Paris. Histoire, un peu, de parader dans les travées de la porte de Versailles mais, surtout, de montrer aux visiteurs du Salon de l'agriculture l'importante mobilisation des acteurs du port de Lorient pour le valoriser.

Boudé par le consommateur - Le merlu, ressource emblématique de la région, était un poisson pêché en abondance mais boudé par le consommateur. «En 2009, le merlu ne se vendait plus et partait soit à la poubelle, soit était transformé en farine animale, a rappelé Olivier Le Nezet, le président du comité local des pêches. C'était dramatique car cela représentait des tonnes de merlu».

L'emblème de toute une filière - Production 100% lorientaise, «Lulu le Merlu» est donc né de la volonté de plusieurs entreprises du port de pêche de travailler ensemble. La Scapêche le fournit, Moulin Marée le transforme en filets et Halieutis le surgèle ou le pane. L'idée étant de transformer ce poisson, soit en poisson pané, (plutôt destiné aux enfants), soit en poisson surgelé. «Lulu le Merlu» veut devenir l'emblème d'une filière pêche qui se serre les coudes pour assurer un approvisionnement en produits de la mer de qualité et à des prix abordable.

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Capbreton : Fête du Merlu

Fête du Merlu

Port de Capbreton (Landes)

14 et 15 mai 2011

Le Sivom Côte sud, en charge notamment de la gestion du port, en partenariat avec le Comité des fêtes et les pêcheurs de la cité portuaire, organise la 2e édition du Festival du merlu samedi et dimanche prochain.

L'idée maîtresse de ce week-end est simple : Le syndicat des pêcheurs s'engagera à fournir du poisson frais à un tarif très attractif à tous les restaurateurs désireux de s'inscrire dans cette démarche. Patrick Lafargue est le président de ce syndicat des pêcheurs et co-organisateur de la Fête du merlu : « C'est une jolie façon de permettre aux gens de découvrir le merlu. Nous le pêchons surtout d'avril à juin. » L'occasion est donnée aux pêcheurs de mettre en avant ce poisson pêché localement et qui, de manière générale et selon le calibre, se vend à un prix modique. Patrick Lafargue évoque aussi la forte concurrence espagnole. « Nous le vendrons aux restaurateurs moins cher qu'à la table et nous garantirons une pêche locale. »

Pour cette seconde édition, la mairie a accepté l'extension des terrasses - un plus pour les restaurateurs - et des animations gratuites sont prévues pour ces deux jours (lire par ailleurs). À noter, samedi soir et dimanche midi, ce repas « tout merlu » organisé par la SNSM (Société nationale de sauvetage en mer) de Capbreton au chapiteau de la Maison du port.

Pour plus d’informations : Tourisme Landes

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Juin 2011. Espagne : Quand la consommation de poisson va bien, Findus revient…

En Espagne, 11% des dépenses alimentaires des ménages sont consacrées aux poissons et autres produits de la mer. Ce qui représente un chiffre d'affaires de 7,6 milliards d’euros. Avec une part de marché de 17%, le merlu reste le poisson frais le plus vendu mais des produits issus de pays émergents gagnent du terrain comme le panga et la perche.

La consommation de produits halieutiques a augmenté de 70% au cours de la dernière décennie pour une hausse de 10% des poissons congelés. Source : El 11% del gasto en alimentación de los españoles va a productos del mar (Agrocope)

Pour soutenir la filière, José Antonio de la Cal-Breton, nouveau président de l’AECOC(association de transformateurs et de distributeurs), a recommandé de manger 4 fois du poisson par semaine, lors du dernier congrès de l’organisation à Vigo.

Au même moment, le groupe Findus, leader dans les produits de la mer en Europe, révélait sa stratégie de développement en Espagne et la reprise en main des produits de la marque Findus que la multinationale avait cédé depuis 2005 à Ardo. Dans le même temps, le groupe Findus, va faire l'acquisition de Frudesa, une marque de légumes surgelés, et de Salto, une marque de plats cuisinés de Bonduelle. L’objectif est devenir le n°1 du congelé sur le marché espagnol. Source :Findus Group launches Spanish growth strategy (Fishnewseu)

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Le 17 juin 2011 : Pourquoi toujours compter sur le marché espagnol inondé par les produits d'importation issus des pays en développement et des multinationales espagnoles car la demande globale espagnole ne semble pas diminuer malgré la crise économique ?

Saint-Jean-de-Luz/Ciboure : La pêche aux bonnes nouvelles existe encore (Ouest France)

Depuis le début de l'année, les pêcheurs passent plus de temps sur leur bateau qu'à grogner sur les quais. Bon signe pour la filière ? C'est encore trop tôt pour le dire.

David Milly, directeur de l'OP Capsud, voit des signes encourageants pour cette année.

On dit souvent que le calme précède la tempête. Mais il peut être parfois porteur de bonnes nouvelles. Depuis janvier, force est de constater que les tensions sont moins palpables sur le port de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. La preuve d'un frémissement économique ? C'est ce que nous avons demandé à David Milly, le directeur de l'organisation des producteurs de la Côte basque et des Landes, Capsud (basée à Ciboure), qui compte 80 adhérents (la flottille du quartier de Bayonne, qui englobe les ports d'Hendaye, Saint-Jean-de-Luz et Capbreton compte 140 navires, NDLR).

« Sud Ouest ». Quelles sont les espèces les plus pêchées depuis le début de l'année 2011 ?

David Milly. En terme de valeur, le trio de tête est constitué de la sole, du merlu et du maquereau. Puis viennent le calamar et le bar. Pour ces principales espèces, la ressource a été bien présente et, globalement, le marché s'améliore depuis 2009, année pendant laquelle l'OP a fréquemment fait face à des invendus dits « retraits » sous la criée. Cette année, ce n'est pas le cas. Il y a du mieux, mais certains problèmes persistent.

Par exemple ?

Prenons le cas du merlu. La ressource est clairement de retour sur l'ensemble de l'Atlantique y compris dans le Golfe de Gascogne, mais les prix sont très bas pour les pêcheurs. Il ne faut pas se voiler la face : la gestion des quotas de cette espèce est défaillante côté espagnol. Comme il y a beaucoup d'offre et que la demande s'est contractée à cause de la crise économique de l'autre côté de la frontière, les prix sont à la baisse depuis trois ans. Par notre situation géographique les pêcheurs d'ici ont toujours été sous l'influence directe du marché espagnol et de la forte concurrence de la flottille ibérique. Notre modeste production ne pèse pas suffisamment pour orienter le marché. Les prix se forment ailleurs. Nous devons en avoir conscience pour développer une stratégie de différenciation pour nos produits, comme nous le faisons sur le merlu de ligne....

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Le 1 septembre 2011

Cours du merlu. Coup de gueule de fileyeurs (Le Télégramme)

C'est un coup de gueule que pousse Gérard Gosselin, fileyeur au Guilvinec. Coup de gueule contre les prix jugés trop bas du merlu. Le patron du Ton Kel dit son «ras-le-bol» et celui de ses confrères du Guilvinec, de Saint-Guénolé et de Concarneau alors qu'«après sept années d'absence, la pêcherie de merlus est bonne». En cause, les cours sous criées: «Ils sont catastrophiques, 1,50 EUR à 2 EUR le kg. Tous les merlus se vendent au prix de retrait». Impossible dans ces conditions pour les professionnels de tirer un revenu de leur pêche. «Au prix barrage, si on pêche 800kg à quatre bonhommes on ne gagne pas notre vie» alors que «tout augmente» et notamment «le gazole». Ce que les fileyeurs demandent c'est un prix de retrait plus élevé comme en 2004 où le merlu se vendait de 2,79 EUR à 3,70 EUR. «Aujourd'hui, le prix ne suit pas», regrette Gérard Gosselin alors que «dans une grande surface du Pays bigouden le merlu en tranche est vendu 14 EUR le kg». Une valse des étiquettes que les fileyeurs digèrent de moins de moins.

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Le 14 octobre 2011

La Cotinière : Le merlu en direct de la criée (Sud Ouest)

L'enseigne Auchan-Lac et le port de La Cotinière travaillent main dans la main. Tout le monde est gagnant, à commencer par le consommateur.

Il s'agit d'abord d'une histoire d'hommes qui aiment la marée. Éric Renaud est le leader de l'Organisation de producteurs du port de La Cotinière, sur l'île d'Oléron (17), Nicolas Clausell, originaire de Saint-Jean-de-Luz (64), fils de marin pêcheur, est le responsable de la poissonnerie de l'enseigne Auchan, à Bordeaux-Lac. Ils travaillent ensemble depuis 2007 dans un contrat gagnant gagnant : le premier a trouvé un débouché commercial sûr, le second a trouvé un approvisionnement régulier et sans faiblesse.

Le consommateur a adhéré, au point qu'aujourd'hui existe un étal « criée de La Cotinière » distinct physiquement du banc de la poissonnerie. Mardi dernier, dans la matinée, les espèces débarquées dans le port charentais étaient nombreuses : poulpe, céteau, merlu, maigre, sole, sar, mulet noir, merlan, rouget barbet, barbue, chinchard, seiche, encornet blanc, et les prix attractifs : 4,99 € le kilo pour le merlan, 5,99 € le kilo pour le maigre, 8,99 € le kilo pour le merlu, 8,99 € le kilo pour l'encornet blanc, 12,99 € le kilo pour la queue de lotte, pour citer ces cinq exemples.

« La clientèle est aspirée par l'ambiance criée que nous avons installée, elle ne vient pas en marche arrière, s'arrête, est en confiance avec la mise en avant de La Cotinière, et les connaisseurs repèrent la fraîcheur des arrivages », commente Nicolas Clausell, qui explique que le poisson entier l'emporte sur les filets dans les achats. Ainsi, 2 300 personnes ont fréquenté vendredi dernier l'espace poissonnerie - le frais et les rayons des produits transformés et cuisinés -, et 430 poissons entiers ont été vendus. « Nous avons un public qui a la culture du produit et sait ce qu'il veut, en particulier la clientèle portugaise et espagnole », souligne Nicolas Clausell.

La révolution Internet...

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Le 18 octobre 2011

Du poisson frauduleux sur les marchés espagnols (cfp-reformwatch)

Le plus important grand magasin d’Europe retire de la vente des poissons mal étiquetés après une enquête de l’ICIJ. Les consommateurs espagnols pourraient avoir été trompés en achetantdu merlu, le poisson préféré du pays. Différentes espèces, y compris du poisson-chat d’eau douce originaire du Vietnam et du grenadier de l’océan Pacifique, sont étiquetés et vendus comme du merlu sur les marchés de Madrid, selon une étude ADN commandée par le par l’International Consortium of Investigative Journalists.

L’analyse a révélé que près d’un poisson sur dix a été mal étiqueté.

El Corte Inglés, le plus important grand magasin d’Europe, a entrepris sa propre analyse ADN après communication par l’ICIJ de ses données. Un porte-parole a confirmé que le magasin El Corte Inglés avait trouvé du poisson mal étiqueté dans un lot de plus de 1 tonne de merlu et avait retiré ce poisson de ses rayons. Ses représentants ont déclaré être en pourparlers avec le fournisseur de poissons et qu’ils prendraient des «mesures drastiques».

Cette histoire est la dernière d’une série consacrée par l’ICIJ au pillage des mers, une enquête portant sur les forces conduisant à un épuisement rapide des océans. Plus tôt cette semaine, l’ICIJ a révélé que l’industrie de pêche espagnole - y compris les entreprises reconnues coupables de pêche illégale - a récupéré près de 6 milliards d’euros de subventions depuis 2000....

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Le 19 octobre 2011

Pêche. Vente de "merluchons" : la France lourdement condamnée (Le Télégramme)

Le tribunal de l'Union européenne vient de confirmer la condamnation de la France à verser une astreinte de près de 57,77 millions d'euros pour avoir trop longtemps toléré la vente de petits poissons comme le "merluchon" (merlu sous la taille autorisée), interdite par la législation européenne. La justice européenne reproche notamment aux pêcheurs français l'utilisation de filets au maillage trop petit.

En 2005, la France avait été condamnée devant la Cour européenne de justice à une amende de 20 millions d'euros, mais contestait le paiement d'une astreinte supplémentaire pour ne pas s'être conformée à un premier arrêt de la Cour, qui lui avait déjà ordonné en 1991 de mieux contrôler l'interdiction de pêcher des poissons de petite taille.

La France est le troisième Etat de l'UE, après la Grèce et l'Espagne, a être condamnée à payer une astreinte, en plus de l'amende, mais jamais la somme à payer n'avait été aussi élevée. Le gouvernement français s'était acquitté des sommes exigées, et souhaitait obtenir le remboursement de l'astreinte qu'il contestait, a précisé mercredi le ministère français de la Pêche.

Des filets au maillage trop petit

La justice européenne reprochait à la France de n'avoir pas respecté la loi européenne sur la pêche : les pêcheurs utilisaient des filets au maillage trop petit, et des contrôles insuffisants des prises permettaient la vente des "merlus sous-taille" (dits merluchons, interdits de pêche car, justement, trop petits). La Cour a logiquement condamné Paris en 1991 dans un arrêt devenu célèbre sous le nom d'"arrêt merluchon".

Le recours français débouté...

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1 décembre 2011

43 000 € d’amende à Lorient pour du merlu non déclaré sur le bateau espagnol (Ouest France)

Le Canto Nuevo peut reprendre la mer mais doit s’acquitter d’une amende de 43 650 €.

Le patrouilleur des Affaires maritimes L’Iris a contrôlé samedi un bateau espagnol, au large de Lorient. À bord se trouvaient presque 3 tonnes de merlu non déclarées. Le poisson, « de belle qualité » selon les Affaires maritimes, a été revendu ce matin à la criée de Lorient. Les 12 900 € de la vente sont reversés au Trésor public. Parallèlement, le Directeur interrégional de la mer (ex-directeur des Affaires maritimes) a prononcé la sanction administrative : une amende de 43 650 €. Le navire de 27 m, qui emploie douze marins, est désormais libre de reprendre la mer. Il devrait rejoindre rapidement l’Espagne.

Le patrouilleur des Affaires maritimes, l’Iris, a contrôlé un bateau de pêche espagnol, samedi 26 novembre 2011, à environ 170 km au sud-ouest de Lorient. Le contrôle des documents de bord a révélé que le journal de pêche n’était pas correctement rempli. Des caisses de merlu stockées à bord étaient bien notées dans le carnet de pêche mais le nom de l’espèce n’était pas mentionné. Ce qui, selon les Affaires maritimes, permettrait aux pêcheurs d’écouler du merlu sous l’appellation congre. Dérouté, le bateau espagnol (30 m de long, 12 marins) a rejoint le port de pêche de Lorient dimanche midi et y était toujours consigné ce lundi matin…

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Février 2012

« Pêche responsable et durable »: Trois métiers de la pêche artisanale


WWF nous fait découvrir trois métiers de la pêche artisanale. La langouste de casier en Corse. Le merlu de ligne à St Jean-de-Luz. Le bulot de la baie de Granville

Trois métiers de la pêche côtière et des initiatives en matière de valorisation des produits : Poissonnerie, AMAP, Vente directe de colis "Poisson", vente à la table,....

De la surpêche…

Longtemps considérés comme une source infinie de poissons, les océans ont subi une surexploitation qui a provoqué l’effondrement de certains stocks et la destruction de certains habitats. Les ressources marines sont une des premières ressources renouvelables dont on voit aujourd’hui les limites.

A l’heure où s’affirment deux tendances opposées : diminution de la ressource et augmentation de la population mondiale, quelles sont les solutions du secteur de la pêche pour concilier alimentation, emploi et respect de l’environnement ?

Un constat évident : augmenter encore la pression de pêche n’est pas la solution !

… à une évolution vers une pêche durable

Heureusement, certains pêcheurs ont su s’adapter et développer une pêche à visage humain où l’écosystème est un allié et où les objectifs économiques se conjuguent avec progrès social et respect de l’environnement.

Des exemples de bonnes pratiques de pêche

A l’heure où se déroulent les discussions qui détermineront la réforme de la Politique Commune des Pêches, le WWF France a pris le parti de montrer qu’une pêche responsable et durable est possible à travers 3 exemples français.

Ces 3 court-métrages d’une quinzaine de minutes permettent de partir à la rencontre de quelques pêcheurs aux méthodes de travail respectueuses de la ressource, de l’environnement et des hommes. Ces vidéos abordent :

La pêche à la langouste sur le littoral Corse



La pêche aux bulots et aux grands crustacés en Normandie du côté de Granville



La pêche au merlu à la ligne dans le pays Basque à St Jean-de-Luz


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Le 26 Avril 2014

Il y a merlu de ligne et merlu de ligne

Le merlu de ligne des pêcheurs artisans basques et le merlu de ligne MSC capturé par l’armement industriel galicien « Grupo Regal »

Quelques milliers de kilogrammes contre quelques milliers de tonnes...

3e édition de la fête du Merlu d'avril

Port de pêche de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure

26 et 27 avril 2014

Merlu d'avril de la ligne à l'assiette

La Fête du « Merlu » aura lieu cette année des deux côtés du port de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure le 26 et 27 avril 2014.

Pendant ces deux journées, le merlu de ligne de Saint-Jean-de-Luz sera mis à l’honneur.

À découvrir tout au long du week-end : démonstrations culinaires par de grands chefs locaux, cours de cuisine gratuits non stop et dégustations gratuites de merlu de ligne…

Des cours de cuisine gratuits, non stop donnés par deux chefs locaux : Scott Serrato et Christophe Leborgne auront lieu au port de Ciboure, à côté de la criée. Découvrez les recettes autour du merlu qui seront réalisées tout au long de ces deux jour, en cliquant ici

Des festivités gratuites

Au port de Saint-Jean-de-Luz

Samedi 26 avril, à 10 heures : visite guidée. À 10 h 30, 17 heures et 18 heures : démonstrations de chefs cuisiniers. De 19 heures à 20 heures : dégustations avec Uhaina.
Dimanche 27 avril, à 10 heures : concours de cuisine. À 10 h 30, 16 heures et 17 heures : démonstrations de chefs. Demain et dimanche, de 11 heures à 13 heures : dégustations.

Au port de Ciboure : samedi et dimanche, à 11 heures,  visites en bateau. De 10 h 30 à 18 h 30 (17 h 30 dimanche) : cours de cuisine par deux chefs cuisiniers. À 15 heures : conférences à la Grillerie et à la mairie de Saint-Jean-de-Luz.

Cliquez Ici pour en savoir plus sur le programme de la fête

Pour plus d'informations sur le Merlu de ligne de Saint Jean de Luz : La fraicheur sur toute la ligne

Merlu de Ligne de Saint-Jean-de-Luz



Henri Lapeyre


Pêche responsable et durable : la pêche au merlu à la ligne dans le pays Basque à St Jean de Luz



WWF France

 
La pêcherie galicienne de Grupo Regal

devient la première pêcherie européenne de merlu à obtenir la certification MSC

Le Marine Stewardship Council (MSC) a annoncé le 3 avril que la pêcherie à la ligne de merlu (Merluccius merluccius) de l’entreprise  Grupo Regal  a été certifiée suite à une évaluation indépendante menée selon le Référentiel MSC pour des pêcheries durables et bien gérées. À partir de maintenant, le merlu capturé par cette pêcherie à la palangre peut afficher le label bleu du MSC, permettant aux consommateurs de profiter de leur poisson préféré tout en ayant la garantie qu'il a été pêché en respectant l'environnement.

Source : MSC

La certification a été attribuée après une évaluation effectuée par Food Certification International, un organisme de certification accrédité et indépendant. L'évaluation (un processus participatif), a été menée selon le référentiel MSC, et a montré que le stock est en bonne santé, que la pêcherie est bien gérée et que l’impact sur l'écosystème marin est minimal.

La certification de Grupo Regal : pionnière pour le merlu de ligne frais en Espagne et ouverte à d'autres entreprises

La certification a été attribuée à des bateaux de pêche à la palangre exploités par Grupo Regal et par des entreprises associées. La certification est ouverte, ce qui signifie qu'elle peut être partagée avec d'autres palangriers espagnols pêchant le merlu de l'Atlantique nord-est, qui seraient donc également éligibles pour afficher le label bleu du MSC sur leurs captures.

Les captures de merlu à la ligne sont effectuées dans la région de la Grande Sole en Atlantique Nord-Est (zone de pêche FAO 27), dans les eaux européennes. L'unité de certification se compose de deux navires, dont les captures atteignaient 1800 tonnes en 2013. Le merlu est pêché à la palangre, une technique sélective qui a un impact minimal sur l'environnement et qui capture rarement les petits individus reproducteurs.

Grupo Regal a également intégré un code de conduite robuste, permettant de planifier une stratégie de captures qui vise à maintenir une activité de pêche durable et responsable. Le code de conduite comprend des protocoles pour réduire les captures d'oiseaux et les rejets, diminuer l'impact sur ​​les écosystèmes marins vulnérables et les zones protégées et pour améliorer la gestion des déchets.

Grupo Regal est une entreprise familiale fondée en 1964. En 2010, elle a obtenu la certification MSC pour ses captures de légine. À l'heure actuelle, l'ensemble de la flotte de Grupo Regal est certifiée MSC.

L’avis de Grupo Regal

Juan Antonio Regal, le directeur de Grupo Regal, a déclaré: «Cette certification récompense notre engagement à fournir sur le marché du merlu de ligne espagnol frais, un produit naturel de qualité extraordinaire, tout en ayant l'assurance qu'il a été pêché de manière durable et dans le respect de l'environnement. Ainsi, nous contribuons à l'amélioration des ressources halieutiques pour cette génération de pêcheurs et les générations futures.»

Une espèce qui contribuera à transformer le marché espagnol vers un modèle durable

Laura Rodríguez, la responsable du MSC en Espagne et au Portugal, commente: « Le merlu est l'une des espèces les plus prisées en Espagne et dans toute l'Europe. Cette certification est une étape importante car elle permet d’offrir du merlu européen pêché à la ligne certifié MSC en poissonneries et sur les étals de poissons frais à travers toute l’Espagne. »

MSC, un référentiel environnemental rigoureux et internationalement reconnu

Le programme de certification pour la pêche sauvage MSC est reconnu internationalement et se base sur un référentiel scientifique solide et sur des évaluations tierce partie, effectuées par des organismes de certification accrédités. Pour cette pêcherie, l'évaluation a été menée par l’organisme de certification Food Certification International pendant plus de 18 mois. La pêcherie a été évaluée selon les trois principes fondamentaux du référentiel MSC : la santé du stock de poissons, l'impact de la pêche sur l'écosystème marin, et l’efficacité de la gestion de la pêcherie.

Contact médias

Pour plus d'informations, veuillez contacter Cátia Meira, responsable communication pour le MSC Espagne et Portugal, par mail : catia.meira@msc.org ou par téléphone +3637557646.

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