lundi 14 décembre 2009

Plus de poissons et de fruits de mer pour les Nutrinautes de l’Ouest

Les Nutrinautes sont des internautes qui participent à NutriNet-Santé, une étude sur les comportements alimentaires et les relations nutrition-santé. Pour cela, les participants volontaires répondent à des questionnaires sur leur alimentation mais aussi sur leur activité physique, leurs poids et taille, leur état nutritionnel et sur de multiples déterminants des comportements alimentaires. Lancée en mai 2009, l’étude NutriNet-Santé regroupe déjà plus de 100.000 Nutrinautes répartis sur toute la France. L’objectif est d’atteindre un chiffre de 500.000 d’ici 5 ans.

Cette étude coordonnée par l’Unité de recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (U557 Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13) vient de dévoiler ses premiers résultats : Le 30 novembre 2009, les premiers résultats de l'étude NutriNet-Santé.

Pour la consommation des produits halieutiques, ces premiers résultats révèlent une disparité très grande entre les régions. Il est intéressant que l'étude ait séparé poissons et fruits de mer. Des variations bien plus importantes sont constatées pour les fruits de mer que pour les poissons. Les Nutrinautes bretons sont des dévoreurs de fruits de mer !!! (Cliquer sur les deux cartes pour agrandir)

La consommation moyenne de poisson est de 34 grammes par jour et par Nutrinaute (de 34,1 g/j chez les femmes et 33,8 g/j chez les hommes). Les consommations les plus élevées sont en Aquitaine (+14 %), en Ile-de-France (+13 %), en Languedoc-Roussillon (+11 %) et en Bretagne (+10 %) ; les plus faibles en Lorraine (-23 %), en Alsace (-20 %), en Nord-Pas de Calais (-20 %) et en Picardie (-16 %).

La consommation moyenne de fruits de mer est de 9 grammes par jour et par Nutrinaute (de 8,6 g/j chez les femmes et 9,3 g/j chez les hommes). Les consommations les plus élevées sont en Bretagne (+ 107 %), en Pays de la Loire (+48 %) ; les plus faibles en Bourgogne (-46 %) et en Lorraine (-45 %).

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Autres informations :

Pour aller plus loin...

P. Gros (2010) Vers une pêche et une aquaculture viables dans un monde changeant

In: Dossier Scientifique de l'IFN, ed. by Bourillet, F., vol. 16, pp. 93–116, Ecole du Val-de-Grâce, Paris. Dossier Scientifique de l'IFN.

IFN Institut Français pour la Nutrition

Aliments de demain et santé : Réalités et fantasmes. Cliquer Ici

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26 août 2010 : Dossier "Cantines scolaires"

Cantines scolaires : des menus plus lights (enfant.com)

Suite à une loi adoptée par le Sénat (puis le Parlement ndlr), les cantines scolaires et les crèches vont devoir proposer des menus plus lights aux enfants. Objectif : manger plus équilibré et réduire les aliments frits. Ce qui ne constituait qu’une série de recommandations figurant depuis 1995 au cahier des charges des prestataires de repas et des cantines scolaires, mais aussi des crèches, va devenir obligatoire. Les menus proposés aux enfants le midi à la cantine devront être plus équilibrés et mieux adaptés aux préconisations de santé publique en termes de nutrition (5 fruits et légumes par jour) et de fréquence des plats proposés.

Du poisson pané ? Un peu mais pas trop !

Les aliments frits ou préfrits? Pas plus de quatre fois en vingt jours. Même restriction pour la charcuterie en entrée ou les desserts industriels trop sucrés. Sur vingt repas en revanche, les cantines devront proposer quatre fois du vrai poisson - et pas du poisson pané- et dix fois des légumes cuits, autant de crudités et des fruits. Du vrai fromage, et non de la pâte fromagère, devra être proposé au moins huit fois. Cette loi devrait entrer en vigueur avant la fin de l’année 2010. Stéphanie Letellier

Le poisson pané se refait une image

Il ne suffit plus de plaire aux enfants, le poisson pané doit être éthiquement et nutritionnellement correct sous peine d'être exclu des menus des collectivités. Source : Produits de la mer (août/septembre 2010) / CCI Boulogne

Poissons : une enquête peu rassurante (Le Point)

Mieux vaut acheter les poissons entiers - Le poisson, c'est bon pour la santé, tout le monde le sait maintenant. En revanche, c'est parfois moins évident pour notre porte-monnaie. Et cela devient carrément indigeste quand il y a tromperie sur la marchandise. Or, selon la dernière enquête du magazine 60 millions de consommateurs de juillet-août, 38 % des filets analysés par ses soins sont vendus sous de fausses appellations. Les poissons les plus concernés sont la dorade, la rascasse, le flétan, le cabillaud et la sole. Mieux vaut donc les acheter entiers, quitte à faire ensuite "lever" les filets par le poissonnier (dans les grands magasins, c'est plus compliqué...). De plus, 25 % des poissons présentés comme "sauvages" proviennent en réalité d'élevages (notamment la dorade royale et le bar).

Pêche. Lulu le Merlu salué par le préfet de région (Le Télégramme)

Visite au royaume du poisson surgelé, chez Halieutis, hier pour le préfet de région. Michel Cadot souhaitait saluer une initiative 100% lorientaise estampillée Lulu le Merlu. Il deviendra sans nul doute la star des cantines. Lulu le Merlu, une production 100% lorientaise, né de la volonté de plusieurs entreprises du port de pêche de travailler ensemble. La Scapêche, le plus gros armement de Keroman, fournit le merlu. L'entreprise de mareyage Moulin Marée le transforme en filets et Halieutis, entreprise de transformation et de commercialisation de produits de la mer surgelés, installée à proximité de la base des sous-marins, le surgèle ou le pane. «Une initiative qui s'appuie sur un partenariat nouveau et sur une philosophie durable», a salué Michel Cadot, préfet de région, en visite, hier, dans les ateliers d'Halieutis. «C'est un projet novateur. Il est souhaitable que ce genre de projet se généralise», a souligné Michel Cadot, à l'issue de sa visite.

En quoi ce projet est-il novateur? Le merlu est une espèce en pleine forme, qui n'a aucun problème de ressource….. D'où l'idée de transformer ce poisson, soit en poisson pané, (plutôt destiné aux enfants), soit en le surgelant, dans les ateliers d'Halieutis. Pour l'industrie, il s'agit d'une offre inédite en merlu estampillé pêche bretonne responsable, lui qui travaille plutôt des poissons qui proviennent de la pêche industrielle, comme le merlu du Cap ou le hokis de Patagonie, voire d'élevage, comme le Pangas. La fabrication a commencé au printemps. Jusqu'à présent, une dizaine de tonnes de merlu lorientais a été transformée. Lulu le Merlu veut devenir l'emblème d'une filière pêche qui se serre les coudes pour assurer un approvisionnement en produits de la mer de qualité et à des prix abordable. «Ce projet valorise la ressource locale et le travail des acteurs du port de Lorient», soulignait hier, M.Rouleau, directeur d'Halieutis. «Aujourd'hui il y a un port qui discute. Mettre 300 tonnes de merlu à la farine, ça n'a pas de sens», conclut-il.

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