samedi 26 septembre 2009

Le poisson surfe sur la vague de la consommation des ménages français

Certains pensent qu’il est nécessaire d’arrêter de manger du poisson pour le bien des stocks en mer, d’autres conseillent d’en consommer une fois par semaine non pas pour la « santé » des ressources halieutiques mais pour leur propre santé. Il y a aussi les partisans de deux rations hebdomadaires en alternant un poisson blanc et un gras. Cette dernière proposition a été retenue par Seafish, l’agence de promotion des produits de la mer au Royaume-Uni, pour des raisons purement économiques. En cette période de crise, les captures britanniques s’exportent moins bien, les consommateurs doivent contribuer au soutien de la filière de la pêche nationale.

On le voit, chacun donne son avis sur la consommation des produits de la mer !

Mais qu’en dit l’Insee qui vient de sortir une étude complète sur l’évolution de la consommation des ménages français depuis 50 ans.

Alimentation, toujours premier poste des dépenses

L'étude sur cinquante ans de consommation des Français que l'Insee vient de publier montre que leurs dépenses ont été multipliées par trois en un demi-siècle, les ménages consacrant aujourd'hui nettement moins pour se nourrir et beaucoup plus pour se loger. La hausse des dépenses a atteint 4,3 % par an pendant la période des Trente Glorieuses, ralentissant à environ 2,5 % par an après le choc pétrolier de 1973. Seul coup d'arrêt : l'année 1993, marquée par une récession. En revanche, avec la crise actuelle, « on n'attend pas un recul de la consommation en 2009 mais un chiffre proche de la stagnation », explique l'Insee.

L'explosion des dépenses s'est accompagnée d'un changement profond des comportements. Si l'alimentation représente toujours une importante part des dépenses des ménages, elle est tombée à 25% en 2007. L'habillement recule aussi. «Les écarts entre les ménages les plus aisés et les plus modestes se sont réduits mais restent importants en terme d'alimentation à domicile, avec une dépense moyenne de 230 euros par personne par mois pour les premiers contre 130 pour les plus modestes», explique Michel Duée, chef de la division conditions de vie des ménages.

Poissons, fruits et légumes chez les ménages aisés

Au cours des 50 dernières années, poissons, crustacés et coquillages en gagnant 3 places dans le classement des produits alimentaires hors boissons, ont connu la plus forte progression dans les dépenses des ménages, passant de 4,8 à 8,6% pour une valeur de 10,3 milliards d’euros en 2005.

L’étude confirme que «les plus aisés consomment plus de fruits, de légumes et de poissons, alors que les plus modestes plus de graisses et plus de sucres». Les plus pauvres consomment plus de tabac, sont moins sensibles que les plus aisés à l'augmentation des prix, alors que les plus riches consomment plus d'alcool.

Parmi les personnes vivant seules, les femmes consacrent à l’alimentation 18 % de leurs dépenses et les hommes 15 % ; cela correspond à un écart de 303 euros par an en moyenne, à âge, niveau de diplôme et niveau de vie identiques. En tenant compte des boissons alcoolisées dans les dépenses alimentaires, la part de l’alimentation augmente de deux points aussi bien pour les hommes que pour les femmes et l’écart se réduit (167 euros par an).

Les femmes, plus poisson que les hommes

Hommes et femmes ne se nourrissent pas de la même manière. Lorsqu’elles vivent seules, les femmes consacrent 10% de leurs dépenses alimentaires à l’achat de légumes contre 7 % pour les hommes dans la même situation. Elles consacrent également une part plus grande aux fruits et au lait, au fromage et aux oeufs. En revanche, l’alimentation des hommes se distingue par le poids des produits à base de céréales, qui comprennent en particulier le pain, le riz et les pâtes, de la viande et des boissons alcoolisées. Les hommes achètent ainsi plus de vin, cidre, champagne, spiritueux et bière.

Les produits achetés diffèrent également. Pour les fruits et légumes, les femmes donnent une plus grande place aux légumes frais à feuilles et à tiges, tels le céleri, les salades ou les endives, et aux agrumes frais. Les hommes, quant à eux, privilégient plutôt les fruits et légumes les plus nourrissants et simples à manger : pommes, bananes, fruits séchés et pommes de terre. La part consacrée aux plats préparés à base de légumes est aussi plus importante. Les hommes accordent également plus de place à la viande sous forme de plats préparés, de produits de transformation et de conserves. La volaille et le poisson sont plutôt des consommations féminines de même que les conserves de produits de la mer et le poisson surgelé (hors poisson pané ou cuisiné). Par ailleurs, femmes et hommes se distinguent aussi sur les boissons non alcoolisées : les boissons gazeuses et le cacao sont des consommations plus masculines. Eaux minérales, thés et plantes à infusion sont des boissons plutôt féminines.

Autres articles :

Pour plus d'informations :

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P. Gros (2010) Vers une pêche et une aquaculture viables dans un monde changeant

In: Dossier Scientifique de l'IFN, ed. by Bourillet, F., vol. 16, pp. 93–116, Ecole du Val-de-Grâce, Paris. Dossier Scientifique de l'IFN.

IFN Institut Français pour la Nutrition

Aliments de demain et santé : Réalités et fantasmes. Cliquer Ici

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L’Observatoire du Bilan Carbone des ménages

L’Observatoire du Bilan Carbone des ménages

Ipsos / Logica Business Consulting pour Green Inside

Mars 2011

Alors que les données actuelles sur le comportement carbone sont déduites d’analyses de niveau macroscopique, l’Observatoire du Bilan Carbone des Ménages réalisé par Ipsos / Logica Business Consulting pour Green Inside a choisi de placer le ménage au cœur de son objet d’enquête. Issues d’une étude réalisée auprès d’un panel de 2000 ménages représentatifs de la population française, les informations récoltées ont permis de scanner les foyers français en matière de transports, de logement et d'alimentation.

L’impact désormais important des voyages en avion sur le bilan carbone des foyers

Le bilan carbone global moyen des ménages mesuré par l’Observatoire se situe aujourd’hui à environ 7 388Kg Co2 par individu. Le poste transport constitue à lui seul plus de la moitié des émissions des foyers (54%, soit 3 972 Kg Co2 par individu), loin devant le logement (30%) et l’alimentation (16%). L’usage des véhicules personnels est à l’origine de la très grande majorité des émissions de C02 au sein du poste transports (79%). Les transports en commun ne comptent que pour 1% d’entre elles. La grande surprise réside dans l’importance des émissions liées à l’avion : elles pèsent aujourd’hui 19% des émissions totales du poste transport. Elles sont cependant très inégalement réparties au sein de la population.

Le poste alimentation est celui qui pèse le moins

L'alimentation représente aujourd’hui 16% de l’ensemble des émissions. Celles induites par le lait et la viandes sont les plus importantes, devant les eaux/sodas/bières et vins (15%). La consommation de fruits et légumes (4%), ainsi que celle de poissons ont un impact beaucoup plus faible (3%).

Le cas à part de l’alimentation, un poste sur lequel seule la taille du foyer semble être un critère réellement discriminant en termes de niveaux d’émissions de CO2 : de fait, pour des raisons déjà explicitées, seule le nombre de personnes au sein du ménage a aujourd’hui des conséquences réelles sur le bilan carbone de l’alimentation (la mutualisation des coûts génère une baisse du bilan carbone au fur et à mesure que la taille du foyer augmente). Pour le reste, les résultats de l’Observatoire semblent montrer que les autres critères ont peu d’impact. L’âge, on l’a vu, a un impact mais il reste modéré et la catégorie socioprofessionnelle tout comme le niveau de revenu ou même de diplôme jouent peu. Plusieurs explications peuvent être ici proposées. D’abord, le poste alimentaire pèse moins que les autres, il est aussi moins discriminant (tout le monde doit s’alimenter).

De la sensibilité environnementale au comportement environnemental

''Le lien entre sensibilité environnementale et niveau d'émissions de Co2 est avéré mais reste aujourd'hui encore très modéré'', analyse l'observatoire. Les personnes ayant une sensibilité médiocre à l'environnement émettent 7.555 kg CO2, contre 7.479 pour les personnes ayant une sensibilité moyenne, 7.066 pour les personnes ayant une bonne sensibilité et 6.883 lorsque la sensibilité est très bonne.

Les personnes sensibles à l'environnement affichent un bilan carbone transport moins élevé. Idem pour le poste logement mais dans une proportion moindre. Quant au poste alimentation, globalement la sensibilité environnementale ne change pas son impact environnemental.

Pour le poste transport, l'observatoire estime que ''les comportements ne peuvent évoluer que lentement (notamment en raison des habitudes prises ou du réseau de transports en commun mis à disposition)''.

Pour le poste alimentation, ''la difficulté est d'autant plus importante que les habitudes comportementales sont probablement plus difficiles à changer. (…) Seule une petite minorité de responsables des achats au sein des foyers affirment qu'ils pourraient réduire leur consommation de produits surgelés (10 % mais 20 % disent le faire déjà), de viande (9 % mais 24 % le affirment déjà le faire) et de poisson (7 % et 16 % qui le feraient déjà). Plus ancrée dans les modes de consommations, seulement 6 % des personnes interrogées affirment qu'elles pourraient diminuer leur consommation de produits laitiers (6 % et 12 % qui affirment le faire déjà) alors même que ces derniers représentent une part importante des émissions générées par le poste alimentation''. (d'après actu-Environnement)

Télécharger le document : http://www.ipsos.fr/sites/default/files/attachments/observatoire-bilan-carbone-menages.pdf

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Revue de presse :

Le 10 novembre 2009

La consommation de produits de la pêche toujours en recul en 2010
(Relaxnews) - Les Français pourraient toujours bouder les produits de la pêche l’année prochaine, portant la consommation de ces aliments à -2% en volumes, selon les prévisions d’une étude Xerfi, publiée ce lundi 9 novembre. En 2009, les poissons frais souffrent déjà d’un recul de leur consommation, de l’ordre de 3%, selon le cabinet d’études.

A l’instar de 2009, l’année 2010 pourrait être marquée par le recul de la consommation de produits de la pêche dans l’Hexagone ; le contexte économique obligeant en effet les ménages à arbitrer dans leurs dépenses "en défaveur des aliments perçus comme chers et non indispensables". Les poissons frais non transformés pourraient ainsi se retrouver moins souvent dans le caddie des ménagères. Le constat pourrait également se vérifier au restaurant.

Si les Français pourraient quelque peu délaisser cabillauds et autres filets de Merlan, ils ne bouderont pas pour autant les conserves de poissons. De nouvelles habitudes de consommation continueront ainsi à se dessiner, selon Xerfi, au profit des marques de distributeurs et du hard-discount. Résultat, la consommation des ménages français en produits de la mer préparés pourrait progresser de 0,5%.

Le 24 novembre 2009 : information contradictoire

Consommation : les français fidèles au poisson
Cette année, les Français ont été nombreux à fréquenter les rayons poissonnerie. Pour leur consommation à domicile de produits de la mer, ils ont dépensé 6,3Md•, ce qui représente une évolution de 2,9% par rapport à 2007.
PRODUITS DE LA MER - NOVEMBRE 2009 - 3P - C.A

Le 1 décembre 2009

Nutrition. Dis-moi ce que tu aimes, je te dirai d'où tu viens (Le Télégramme)
Il y a toujours «la France du beurre» et celle de l'huile d'olive. Les parti- cularismes régionaux en matière d'alimentation résistent aux modes.
À l'heure de la mondialisation, on aurait pu s'attendre à ce que le régime pizza-hamburger, ou, au contraire, la mode du manger sain, effacent les variations régionales en matière d'alimentation. Il n'en est rien.
Fracture Nord-Sud…..
On mange moins de fruits et légumes, et de poisson dans les régions du Nord et de l'Est, qui «se caractérisent par des apports moins favorables à un bon équilibre nutritionnel», souligne le scientifique. Des différences qui s'expliquent aussi par des disparités socio-économiques. Le poisson est ainsi deux fois plus consommé chez les «nutrinautes» aux revenus les plus élevés. À l'inverse, la consommation de charcuterie diminue au fur et à mesure que le niveau de revenu s'élève…..
http://www.etude-nutrinet-sante.fr/

Le 30 novembre 2009, les premiers résultats de l'étude NutriNet-Santé
Le 30 novembre 2009, les premiers résultats de l'étude NutriNet-Santé ont été dévoilés par le Professeur Serge Hercberg lors d'une conférence de presse au Conservatoire National des Arts et Métiers.
Poisson : consommations les plus élevées en Aquitaine (+14 %),en Ile-de-France (+13 %), en Languedoc-Roussillon (+11 %) et en Bretagne (+10 %) ; les plus faibles en Lorraine (-23 %), en Alsace (-20 %), en Nord-Pas de Calais (-20 %) et en Picardie (-16 %) ;
Fruits de mer : consommations les plus élevées en Bretagne (+ 107 %), en Pays de la Loire (+48 %) ; les plus faibles en Bourgogne (-46 %) et en Lorraine (-45 %)

Le 26 janvier 2010 : Etude alimentation santé

Baromètre santé nutrition 2008 de l’Inpes

La relation du consommateur français avec la nourriture a fortement évolué. «En 1996, manger représentait pour les adultes un acte indispensable pour vivre. Douze ans après, c'est le plaisir gustatif qui est évoqué en premier par plus d'un quart de la population française», soulignent les auteurs du Baromètre santé nutrition 2008 publié par l'Inpes (Institut national de prévention et d'Éducation pour la santé). Il se confirme en 2008 que la santé et le budget sont des facteurs déterminants dans la composition des menus. (Source : Télégramme)

Un extrait du rapport de plus de 400 pages
Poisson
Il est recommandé par le PNNS de consommer du poisson au moins deux fois par semaine. Parmi les 12-75 ans, 45,3 % déclarent en avoir mangé à cette fréquence au cours des quinze derniers jours. Cette pratique s’observe davantage chez les femmes que chez les hommes (47,6 % vs 42,8 % ; p<0,01). or =" 5,4" or =" 6,2">

Le 24 août 2010

Suisse : Consommation record de poisson: le WWF publie un guide d'achat (Romandie)

Les Suisses apprécient poissons, crustacés et fruits de mer. Selon le WWF, la consommation atteint un niveau record avec 71'011 tonnes en 2009, soit 9,1 kilos par habitant. L'organisation a publié mardi un guide d'achat gratuit pour ce type de produits.

Le thon reste le poisson le plus consommé avec 8710 tonnes. Le trio de tête comprend aussi les crevettes (7948) et le saumon (7305). Les poissons "plats" tels le turbot ou la plie totalisent 6000 tonnes. Quasi inconnu en Suisse il y a quelques années, le pangasius se classe cinquième avec 3796 tonnes. Globalement, la consommation de poisson a augmenté en Suisse de 25% ces trois dernières années. Le WWF fonde sa statistique sur des données transmises notamment par l'Office fédéral de l'environnement.

L'organisation écologique préconise de n'acheter que des produits provenant d'une pêche durable. Elle met à disposition son nouveau guide d'achat, disponible gratuitement sur le site : www.wwf.ch/poisson

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