jeudi 29 janvier 2009

Mopti, un grand port de pêche au milieu du sahel

Mopti surnommé "La Venise du Mali" est un grand port de pêche africain dont personne ne parle en dehors de la sous région de l'Afrique de l'Ouest.

Situé à 1000 km de la mer la plus proche, Mopti est un port de pêche atypique. Au milieu du Sahel, mais au bord du riche delta intérieur du fleuve Niger, cette ville regroupe la majorité des captures de cette immense oasis, enchevêtrement de bras de fleuve et d'affluents, de mares, d'étangs et de marécages qui vit au rythme des crues et des décrues. Près de 100 000 tonnes de poissons sont débarquées chaque année dans le port (à titre de comparaison, total des criées bretonnes : 138 000 tonnes en 2007). Silure, poisson chien, carpe, nana, capitaine et autre poisson électrique s'entassent dans les entrepôts des grossistes. Ces poissons, conservés séchés et fumés, vont ensuite approvisionner les marchés du pays, mais aussi des pays voisins.

Personne ne parle de ce port, mais il a une importance cruciale pour la sécurité alimentaire du pays. Peut-être n'aurais-je pas du en parler ?... Il ne faudrait pas que l'économie mondialisée du poisson vienne perturber le rythme immuable des crues et des décrues, la source de tant de richesses halieutiques pour le bien-être de toute une population.
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Autres articles :

Pour aller plus loin...

En Afrique, au village, on hérite souvent du métier de ses parents. Mais rien ne dit comment le jeune garçon ou la jeune fille fait un tel apprentissage. Exemple de la pêche dans le milieu bozo, dans le delta central du fleuve Niger. Dans l’entendement général, Bozo signifie automatiquement pêcheur. Ils parlent d’eux-mêmes en disant qu’un vrai bozo naît sur l’eau, grandit dans l’eau, travaillent sur l’eau, et meurt sur l’eau.



 
Ecole de la pêche en pays Bozo au Mali

(02:19)







Mamoutou DIALLO présente la situation de la pêche au Mali
  • Le “Nil des Noirs” en péril
34 diapositives - janvier 2011
C’est entre Tombouctou et Gao, dans la légendaire « boucle » du Niger, que le fleuve est le plus agressé par l’ensablement et les boues. En pleine saison sèche, il est à peine navigable et se retire très loin des villages, contraignant les habitants à de harassants allers et retours pour se procurer de l’eau. Avec la désertification, les marigots et les lacs ont disparu, le grand fleuve est désormais la seule ressource régionale. Trop de troupeaux et de gens vivent dans sa vallée, accélérant sa disparition progressive.
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Pêche et aquaculture : Une contribution de 90 milliards à l’économie

Les secteurs de la pêche et de l’aquaculture constituent un maillon essentiel de l’économie malienne qui, à son tour, est orientée vers le secteur primaire. Le secteur halieutique occupe 7,2% de la population active, soit une estimation de 285 000 emplois. En effet, selon les statistiques, la production halieutique se situe autour de 100 000 tonnes par an en période hydraulogique normale, plaçant le Mali parmi les premiers pays africains producteurs de poisson d’eau douce. Le nombre de pêcheurs est estimé en moyenne à 70 000, regroupés en 33 000 ménages composés en moyenne de sept membres. Environ 260 000 personnes sont concernées par la pêche, ce qui correspond à 3,6% de l’ensemble de la population rurale malienne. La prise en compte des emplois générés en amont et en aval de la filière pêche conduit à une estimation minimale de 285 000 emplois au total, soit environ 7,2% de la population active.

90 milliards à l'économie malienne

La valeur ajoutée brute de l’ensemble de la filière pêche est évaluée à 90 milliards de F CFA, soit 4,2% du PIB (Produit Intérieur Brut). La pêche contribue également pour une part importante au budget de l’Etat par le placement des permis de pêche, les divers impôts et taxes prélevés tout au long de la filière. La pêche constitue par ailleurs un secteur important de la culture et du savoir-faire malien à l’étranger, résultant notamment d’une longue tradition. Les pêcheurs migrants du Mali ont en effet étendu leurs compétences techniques bien au-delà des frontières nationales, dans presque tous les pays au Sud du Sahara. Leurs activités génèrent des rapatriements de revenus non négligeables. En 2007, l’exportation des poissons du Mali était estimée à 549,846 tonnes de poissons frais et 451 tonnes de poisson transformé.

Des atouts de la pêche

La pêche qui est largement pratiquée autour du Niger et du Sénégal et de leurs affluents dispose de plusieurs atouts dont entre autres : la disponibilité de la zone deltaïque en ressources halieutiques tant pour les espèces destinées à la consommation locale que pour les espèces destinées à l’exportation. Les pêcheries sont principalement exploitées par des populations traditionnelles exploitées par des populations traditionnellement impliquées dans la pêche, et possédant une capacité d’autogestion de l’exploitation des pêcheries, les pêcheurs maliens possèdent un savoir-faire qui leur permet d’avoir accès aux ressources avec une technologie efficiente du point de vue économique, et globalement responsables vis-à-vis de la conservation de la ressource ; l’existence de marchés locaux, notamment et sous-régionaux pour les produits de pêche ; la mise en place des collectivités territoriales décentralisées ; l’émergence de nombreuses organisations professionnelles des producteurs ruraux ; l’engagement de l’Etat à favoriser la pêche et l’aquaculture notamment l’adoption du schéma directeur de développement de la pêche et de l’aquaculture et l’adoption du programme quinquennal d’aménagements aquacoles. Mamoutou DIALLO

Source : Nouvel Horizon

Image Google Earth : Quartier nord de Mopti sur le bord du fleuve
Carte du Mali : Wikipedia

Information ajoutée le 30 juillet 2009 : Extension du port de Mopti

Mali - Promotion de la pêche: Les infrastructures se renforcent   

Source : Afrique en ligne

Elles ouvrent une nouvelle ère pour les produits halieutiques qui ont fait la renommée de notre pays dans la sous-région. Le ministre de l'Élevage et de la Pêche Mme Diallo Madeleine Ba a bouclé lundi une visite de terrain dans la région de Mopti. Cette visite de trois jours (du samedi au lundi) avait pour objet de se rendre compte de l'état d'avancement des travaux de construction du débarcadère de Konna et de celui de Mopti et de l'extension du port de pêche de Mopti. Mme Diallo Madeleine Ba a saisi l'occasion de sa présence dans la Venise malienne pour présider la cérémonie d'ouverture de la 3è session du conseil de surveillance du Projet d'appui au développement de la pêche continentale dans le Delta central du Niger (PADEPCHE). Dimanche la délégation ministérielle s'est rendue sur le chantier de construction du débarcadère de Konna situé à 60 km de Mopti sur la route de Gao. Là, les techniciens de l'entreprise adjudicatrice des travaux la Compagnie malienne d'entreprise (CME), de la mission de contrôle BEDIS SARL et du maître d'ouvrage délégué qui est l'Agence d'exécution des travaux, d'infrastructures et d'équipements ruraux (AGETIER) ont expliqué au ministre le déroulement des travaux de réalisation du débarcadère de la localité. La délégation a été conduite sur le site du chantier du chenal d'écoulement d'eau sur une distance de 3,5 km jusqu'au débarcadère. Les pelleteuses étaient en pleine activité excavant des mètres cubes de terre. Le chenal se forme petit à petit. Il faut signaler que les travaux de réalisation n'ont débuté que le mois dernier (4 juin). L'entreprise enregistre un taux d'avancement de 10% sur un délai consommé de 16%. La fin des travaux est prévue dans 10 mois (hors période hivernale) pour un montant de 1,4 milliard Fcfa sur financement de la Banque africaine de développement (BAD). Les travaux de réalisation du débarcadère qui sera bâti sur une superficie de 3 hectares, comprennent entre autres le terrassement du chenal et de la plate-forme, l'aménagement de la piste d'accès reliant le débarcadère à la route nationale 16 (RN16 qui relie Mopti à Gao) et dépendances sur une distance de 1,7 km, le revêtement du talus du quai d'accostage du débarcadère, des ouvrages d'assainissement, 2 groupes électrogènes de 100 KVA, l'aménagement de 2 hangars pour la zone du marché, de 3 magasins de stockage, un centre de fumage et de séchage du poisson, de 2 hangars de pesée et de réception de marchandises. Lundi, Mme Diallo Madeleine Ba s'est rendue sur la digue de Mopti où se trouve le port de pêche de la localité. Là également, il est question de construction du débarcadère pour 1,8 milliard Fcfa financé par le même bailleur de fonds et exécutée par la même entreprise. Là les travaux qui seront réalisés sur une superficie de 2 hectares 87 ares et 05 centiares, comprennent entre autres le terrassement, la chaussée et dépendances avec la réhabilitation des caniveaux existants, le revêtement des talus du quai d'accostage du débarcadère. Les deux débarcadères disposeront d'une station d'épuration des eaux usées, d'ouvrages d'évacuation des déchets solides, la fixation des berges par le vétiver. Le maire de la commune urbaine de Mopti Oumar Bathily s'est réjoui de la réalisation des travaux d'extension du débarcadère auquel les élus locaux et même la population (selon lui) n'y croyaient pas. Après le début des travaux, la mairie a organisé une assemblée générale en vue d'exprimer la joie de toute la population pour la réalisation future de l'extension. "Ce lundi 27 juillet 2009, à n'en pas douter, restera gravé dans les annales historiques de la cité. Car c'est en ce jour que Mme Diallo Madeleine Ba posera la première pierre de l'extension du débarcadère de Mopti", a témoigné l'édile qui a prié Mme le ministre de transmettre la reconnaissance et la gratitude de la mairie et de la population au président Amadou Toumani Touré pour la réalisation de cette infrastructure de pêche. Après la pose de la première pierre des travaux d'extension du débarcadère de Mopti par Mme Diallo Madeleine Ba, Abdoulaye Kontao, représentant de l'organisation professionnelle des pêcheurs de Mopti s'est réjoui de la nouvelle prospérité que l'infrastructure qui sortira de terre va permettre aux pêcheurs d'atteindre. Il a salué le président de la République Amadou Toumani Touré et le PADEPECHE pour les appuis apportés à la communauté des pêcheurs. Mme Diallo Madeleine Ba faisant le bilan de sa visite de terrain a indiqué que ces réalisations s'inscrivent dans le cadre du renforcement des infrastructures de base (comme le débarcadère et les aires de traitement et de stockage de poisson). Elles contribueront à changer le visage du Delta central du Niger et ouvrent une nouvelle ère de prospérité sur un produit qui a fait et continue de faire la renommée de notre pays dans la sous-région. Ces activités de promotion de la pêche s'inscrivent parfaitement dans les objectifs du Projet de développement socio-économique (PDES) du président de la République Amadou Toumani Touré, a reconnu le chef du département. Mme Diallo Madeleine Ba a achevé sa visite par la cérémonie d'ouverture de la 3è session du Conseil de surveillance du PADEPECHE. M. COULIBALY - L'Essor n°16495 du 29 juillet 2009
Pisciculture : Techniques modernes de construction et de gestion des bassins

Les agents des services techniques de la pêche et les acteurs intervenant dans ce domaine étaient réunis lundi à la faveur d’un atelier de formation sur la composante I du Programme conjoint d'appui à la recherche dans les domaines de l'aquaculture et de la pêche au Mali (CRSP-Mali). La rencontre qui s'est déroulée au Laboratoire central vétérinaire était consacrée précisément au « développement de la pisciculture en étang ». C’est le ministre de l'Elevage et de la Pêche, Mme Diallo Madeleine Bâ, qui a présidé l’ouverture de travaux auxquels ont participé des experts venus des États-Unis et du Kenya.

Le CRSP, financé par l'Agence américaine pour le développement international (USAID), est un programme de recherche et de développement destiné à améliorer la productivité et le revenu des pêcheurs, faciliter leur accès aux technologies et renforcer les capacités des acteurs publics et privés en matière d’aquaculture pour une pêche durable. Le programme s’articule autour de trois composantes : la pisciculture en étang dans la zone périurbaine de Bamako, la « rizipisculture » dans la zone de Baguinéda et l'aménagement de pêcheries du lac du barrage de Sélingué.

Le ministre de l'Elevage et de la Pêche a insisté sur l'importance du sous-secteur dans l'économie nationale. En effet, la pisciculture est pratiquée dans la quasi-totalité des régions du pays. Sa contribution au budget national est estimée à 90 milliards de Fcfa, soit 4,2% du produit intérieur brut. L'activité génère beaucoup d’emplois et constitue un moyen de réduire l'exode rural. Elle peut être un bon instrument pour lutter contre la pauvreté et contribuer à la sécurité alimentaire, le poisson étant une des principales sources de protéines animales.

Mais depuis des années, on assiste à une stagnation voire une baisse des captures de poissons dans notre pays. Longtemps pratiquée en milieu rural, la pisciculture est cependant restée une activité marginale. Cette situation tiendrait à une insuffisance de l'encadrement et à la faiblesse des investissements effectués dans le domaine.

Pour développer ce secteur, le département de l'Elevage et de la Pêche s'est doté d'un programme quinquennal d'aménagements aquacoles pour la période 2008-2012. L’atelier d’hier participe du renforcement des compétences dans le développement de l'aquaculture. Ainsi, les professionnels de la pêche et de l'aquaculture ont été initiés aux techniques modernes de construction et d’exploitation des étangs, à la production d'alevins. La rencontre est, de ce point de vue, considérée comme une étape majeure dans le processus d'opérationnalisation des projets et programmes d'appui au développement harmonieux et durable de l'aquaculture dans notre pays.
C. A. DIA - 2/2/09

Source : l'Essor

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Le 4 mai 2010

Comment contrôler la pêche dans le district afin d’éviter d’accentuer les pressions sur les ressources halieutiques et la disparition d’espèces ? La question était inscrite à l’ordre du jour d’un atelier de réflexion des acteurs du secteur le mardi dernier au gouvernorat. Le bassin du fleuve Niger représente à la fois une richesse hydraulique et énergétique, une capacité de transport, un potentiel d’irrigation avec ses conséquences en matière de production agricole, sans oublier le secteur de la pêche ou encore celui de l’élevage. La gestion de la ressource, comme celui des aménagements sera lourde de conséquences pour le devenir de la région dans un contexte global de réchauffement climatique. Car le fleuve Niger (un des grands fleuves tropicaux au monde) constitue un véritable poumon humide pour l’Afrique de l’ouest et plus particulièrement pour notre pays où il déroule 1.700 km de son cours. 

Au Mali, la gestion du fleuve revêt un enjeu majeur. On y trouve à la fois de remarquables systèmes de production traditionnels multimillénaires comme la riziculture inondée du Delta intérieur, source de moyens d’existence pour des centaines de milliers de personnes, mais aussi de grandes réalisations et promesses en matière d’aménagement moderne hydroélectrique et hydro agricole. Cependant, la gestion de cette ressource en eau est confrontée à d’énormes problèmes, notamment en matière de pêche où il ressort la nécessité d’une meilleure connaissance des pratiques en milieu urbain afin d’obtenir une vision plus élargie de ce secteur. Au-delà des aménagements, la forte croissance démographique accentue les pressions sur les ressources halieutiques, conduit à la surpêche et contribue à la disparition de certaines espèces de poisson.

Par ailleurs, les activités artisanales et industrielles favorisent la pollution des milieux aquatiques. Ces évolutions sont de nature à entraîner des bouleversements dans la filière de la pêche urbaine. C’est fort de ce constat peu reluisant pour le développement du secteur, qu’une étude vient d’être réalisée. Ses conclusions ont été restituées le mardi dernier dans la salle de conférence du gouvernorat du district à la faveur d’un atelier qui a regroupé les acteurs de la filière. Il s’agissait, à travers cet atelier d’engager, la réflexion sur l’état actuel de la pêche et de la pisciculture dans le district de Bamako, sur l’opportunité qu’offre la pêche et la pisciculture dans le développement et les contraintes liées à celles-ci ; sur les bases nécessaires au développement de la pêche et de l’aquaculture au niveau du district ; sur la mise en place d’une structure de collecte des données statistiques fiables ; et enfin sur les perspectives de la pêche et de la pisciculture à Bamako et les possibilités d’appui. Ce qui fera dire au représentant du gouverneur, Balla Bamba, que le présent atelier est d’autant plus d’une importance capitale que ses conclusions sont indispensables à l’organisation et le développement de la pêche et de la pisciculture dans le district. Pour le représentant de l’UNESCO, Luc Ferry, face aux évolutions démographiques, il est plus que nécessaire aujourd’hui de promouvoir l’information et la sensibilisation de l’ensemble des acteurs concernés, en particulier les collectivités locales. Lesquelles, explique-t-il, sont les gestionnaires de proximité et qui seront de plus en plus amenés à intervenir sur ces questions dans le sens de la décentralisation. En clair, les discussions issues de cet atelier permettront d’enrichir les réflexions sur la pratique de la pêche urbaine dans le district. Organisé par l’UNESCO, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et la direction nationale de la pêche, le présent atelier s’inscrit dans le cadre du projet « Niger-Loire : gouvernance et culture ». L’objectif de ce projet est d’apporter une réponse locale aux enjeux de sauvegarde du fleuve Niger en s’appuyant sur une coopération de fleuve à fleuve entre le Niger et la Loire, mobilisant à la fois les collectivités locales, les services techniques de l’Etat, les universités et les institutions de recherche. Ce qui fera dire au responsable du projet, Bandiougou Diawara, qu’il vise à améliorer les connaissances sur les ressources en eau, à appuyer la formation des collectivités locales, à sensibiliser les communautés riveraines afin de favoriser une évolution des comportements vis-à-vis de la gestion des ressources en eau. Issa Fakaba Sissoko

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Poissons d’Afrique et peuples de l’eau

Ed. : IRD, 2011

Didier Paugy (chercheur à l’IRD, écologue, spécialiste des poissons d’eau douce d’Afrique)
Christian Lévêque (chercheur à l’IRD, écologue, spécialiste des écosystèmes aquatiques africains)
Isabelle Mouas (documentaliste iconographe à l’IRD)

L’Afrique a toujours nourri nos rêves d’aventure et de nature sauvage. Si les grands mammifères africains sont connus de tous, la faune aquatique reste, en revanche, fort méconnue. Pourtant, les hommes installés au bord des fleuves vivent de la pêche et entretiennent des relations ancestrales avec ce monde aquatique qui participe à un très riche patrimoine culturel.

De l’origine des espèces et des premiers inventaires naturalistes aux pratiques de pêche traditionnelles et actuelles, en passant par la systématique et l’écologie des principales familles, ce livre dresse un panorama complet et richement illustré des poissons d’eaux douces africains. Les représentations symboliques et artistiques ancestrales, ainsi que de nombreux témoignages actuels, invitent le lecteur à découvrir comment la pêche et les poissons continuent d’imprégner profondément les sociétés africaines. La domestication des espèces, à travers la pisciculture et l’aquariophilie, est également abordée. Un ouvrage documenté et passionnant sur les relations étroites entre les peuples de l’eau et leur environnement naturel en Afrique.

Source : Ird

Poissons d’Afrique et peuples de l’eau

Film publicitaire pour le lancement de l’ouvrage.

De l’origine des espèces et des premiers inventaires naturalistes aux pratiques de pêche traditionnelles et actuelles, en passant par la systématique et l’écologie des principales familles, ce livre dresse un panorama complet et richement illustré des poissons d’eau douce africains...

Avec les contributions de :
Jean-François Agnèse, Viviane Baeke, Edmond Dounias, Fabrice Duponchelle, Yves Fermon, Michel Hignette, Philippe Lalèyé, Sébastien Lavoué, François Malaisse, Olga Otero, Elisabeth den Otter, Louis Perrois, François Soleilhavoup

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Le 20 juin 2014  

Hamou Béya, pêcheurs de sable
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Source : Reporterre par Lorène Lavocat

Le réalisateur malien Samouté Andrey Diarra a suivi des jeunes Bozos, forcés à l’exode à cause du changement climatique. Ils ont troqué leur filet contre des seaux et pêchent désormais du sable.

Un film présenté le 20 juin à Paris, dans le cadre du Festival de cinéma des Foyers, en partenariat avec Reporterre.

« Quand l’eau est ta vie et qu’elle t’abandonne, tu pars la chercher. » Gala Sabé appartient au peuple Bozo, qui vit sur les rives du fleuve Niger au Mali. La pêche les fait vivre depuis des siècles.

Mais depuis quelques années, « les changements climatiques et la sécheresse ont provoqué la mort du poisson. » Le niveau du fleuve baisse, et les filets remontent vides à la surface.

Alors pour survivre, pas le choix : « La vie au village est devenue difficile », alors ils partent. Ils deviennent pêcheurs de sable. Dans les environs de Bamako, inlassablement, ils plongent, remplissent leur seau puis chargent leur pirogue du précieux matériau, qui servira ensuite à la construction de nouveaux bâtiments.

Le réalisateur Samouté Andrey Diarra retrace l’histoire de ces jeunes Bozos qui, à l’instar de Gala Sabé, ont quitté leur famille et leur terre natale pour tenter de gagner leur vie. Son documentaire, Hamou-Béya, pêcheurs de sable, se veut ethnographique. Mais il pose également la question des impacts socio-économiques, environnementaux et culturels de cette nouvelle économie.

Car l’exploitation du sable est en pleine expansion, stimulée par l’urbanisation croissante de la capitale malienne. D’après l’IRD (Institut de recherche sur le développement), entre 15 et 20 millions de mètres cubes de matériel auraient été extraits du fleuve de 2000 à 2006.

Le lit du Niger s’ensable en aval, mais il se creuse en amont. Et les conséquences sur l’agriculture et l’écosystème se font déjà sentir : les débordements du fleuve dans les plaines agricoles, qui permettent l’irrigation des cultures, sont moindres, et... les poissons se raréfient. Triste ironie du sort pour ces pêcheurs de sable.

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