dimanche 9 novembre 2008

Urban aquaculture, vous connaissez ? C'est l'aquaculture urbaine !!!

Aquaculture urbaine : une nouvelle technique pour éviter l'épuisement des ressources halieutiques qui nous vient des USA ???

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Que faire des friches industrielles laissées en désuétude ? Aux États-Unis, plusieurs usines abandonnées sont reconverties en ferme d’agriculture urbaine. Objectif : produire des aliments sains à proximité des villes et de manière quasi auto-suffisante, tout en créant des emplois. Reportage à Milwaukee dans une ferme en aquaculture.

Consommer du poisson provenant du lac Michigan comporte un « risque élevé ». En cause : le haut niveau de pollution des grands lacs nord-américains, hérité de l’activité industrielle. Les perches ont même disparu de l’écosystème du lac. Pourtant, certains restaurants de Milwaukee (Wisconsin) sont désormais en mesure d’en proposer des fraîches issues d’une ancienne usine... reconvertie en ferme. À proximité de l’immense lac Michigan, une ferme urbaine s’est lancée en 2009 dans l’élevage de poissons et de légumes en aquaculture. Le lieu est improbable – une ancienne usine rachetée à un fabricant d’équipementier minier au sud du centre-ville – mais le potentiel de production est considérable. Entre ces quatre murs de béton, James Godsil est un homme heureux. « Nous avons reproduit une véritable zone humide », se félicite l’un des fondateurs de Sweet Water Organics, qui signifie « Eaux douces biologiques ».

Viser l’autosuffisance - L’ancienne usine est devenue un véritable écosystème en quasi autosuffisance. Poissons et plantes prospèrent côte à côte, ou plutôt les unes au dessus des autres. Sur près de 11.000 m2, des milliers de perches jaunes et de tilapias se reproduisent dans des cuves de 40.000 litres. Les plantes surplombent les cuves où grandissent les poissons. Pourquoi cette proximité ? Cresson, salades et plants de tomates participent à filtrer et purifier l’eau. Les déchets produits par les poissons créent de l’ammoniac que des millions de bactéries transforment en nitrites et nitrates de potassium qui sont des nutriments clés pour la croissance des plantes. Les poissons nourrissent les plantes qui purifient leur environnement. Il reste juste à progressivement remplacer les pompes électriques, qui font circuler l’eau, par un système de pression mécanique. Et la boucle est presque bouclée....

L’aquaculture investit les usines abandonnées


James Godsil est le fondateur de Sweet Water Organics à Milwaukee dans le Michigan. En 2009, il s'est lancé dans l'élevage de poissons et de légumes en aquaculture. Le lieu était improbable : une usine abandonnée depuis des décennies au cœur de la ville. Son projet consiste à profiter des nombreux bâtiments laissés vacants du fait de la crise industrielle pour y implanter des systèmes d'aquaculture, créer des emplois et fournir une alimentation saine et de proximité dans les villes. Rencontre.

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Pisciculture : Le tilapia de salon



Après les poules dans son jardin, voici les poissons élevés dans son salon. Une pratique lancée par des fanatiques du bio artisanal - en plein New York. Source : Des New-yorkais se mettent à l'élevage de poissons

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La Tour vivante

La notion de « ferme verticale » ou d'agriculture verticale regroupe divers concepts basés sur l'idée de cultiver des quantités significatives de produits alimentaires dans des tours, parois ou structures verticales, de manière à produire plus sur une faible emprise au sol, éventuellement en ville pour répondre à des besoins de proximité (filières courtes). Certains projets sont des sortes de gratte-ciel consacrés à l'agriculture (farmscrapers pour les anglophones).

Lire aussi : Fermes verticales, krill, burgers in vitro... découvrez les aliments du futur ! (Agro-Media)


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Le 12 octobre 2011

Les poissons qui font pousser des plantes (Cyberpresse)

Avec l'aquaponie, Vincent Leblanc fait d'une pierre deux coups : des plantes plus développées que celles qui poussent en pleine terre, comme ce basilic en arrière plan, et de délicieux poissons.

Dans un film, Vincent Leblanc pourrait facilement jouer le rôle du savant à l'imagination débridée, toujours prêt à expérimenter les trucs les plus fous. Dans la vraie vie, il tente surtout de développer des systèmes d'avenir pour l'agriculture, à son échelle toute modeste. Histoire des poissons qui font pousser du basilic.

Comme bien des gens, le jeune homme a un aquarium dans son salon. Un aquarium de belle dimension, mais, jusque-là, rien de bien spécial. Sauf que le sien est rempli de jeunes tilapias qui font pousser eux-mêmes leur nourriture, de petites lenticelles remplies de protéines. C'est ce qu'on appelle l'aquaponie.

Le terme aquaponie résulte de la réunion de deux mots : aquaculture (ou élevage de poissons) et hydroponie (culture de plantes avec de l'eau à la place du terreau). Il s'agit d'une forme de culture qui utilise non seulement l'eau pour le développement des plantes, mais aussi les éléments nutritifs fournis par les déjections des poissons. De plus, les lenticelles filtrent l'eau, si bien que plantes et poissons vivent en symbiose.

Technique ancienne...

La technique est connue depuis des siècles dans certaines régions du monde. En Asie, des poissons nourrissent ainsi les rizières. En Occident, elle est encore peu développée. Au Québec, il y a un producteur de Sainte-Agathe-des-Monts qui utilise des truites pour faire pousser des laitues.

Vincent, lui, veut démontrer l'intérêt de cette technique pour l'agriculture urbaine. Et sa première expérience menée cet été semble lui donner raison : dans sa cour du quartier Saint-Sauveur où le soleil ne pénètre que trois heures par jour, une magnifique gerbe de basilic surmonte un baril où vivent des tilapias et des poissons chats. Du basilic nettement plus haut, plus gros et plus beau que celui qui pousse sur sa terrasse pleinement ensoleillée, dans un bac de terre.

L'idée poursuivie par ce diplômé en agriculture n'est pas seulement de faire pousser de beaux légumes, mais aussi d'expérimenter des techniques de culture à base de déchets. Il utilise ainsi pour ses poissons les eaux grises (eau de vaisselle, par exemple), qui sont filtrées par les plantes.

Dans un contexte où l'agriculture mondiale est confrontée à un nombre croissant de défis, il faut développer des techniques biologiques efficaces, dit-il. En prime, il compte bien manger quelques poissons lorsqu'ils auront atteint la taille adulte. Cela, faut-il le rappeler, dans une petite cour du centre-ville...

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Le 16 février 2012

Aquaponie : on recycle les déjections de poissons ! (Cirad)

Utiliser les effluents des bassins d’élevage de poissons pour nourrir des plantes tout en retraitant naturellement l’eau : tel est le principe de l’aquaponie. C’est aussi un projet ambitieux intitulé Apiva (Aquaponie, innovation végétale, aquaculture). Il réunit le Lycée de la Canourgue en Lozère, l’Itavi, le Cirad de Montpellier et de Bangkok et de nombreux professionnels de l’aquaculture.

Le Cirad et son Unité mixte de recherche Intrepid, Intensification raisonnée et écologique pour une pisciculture durable, se sont donc investis pour cette technique innovante d’aquaculture qui associe à bénéfices réciproques des élevages aquacoles avec la l’hydroponie (cultures hors-sol sur solutions nutritives).

L’initiative vise aussi à développer une plateforme innovante de recherche et d'enseignement autour de cette nouvelle forme d'aquaculture intégrée . Un important partenariat s’est également développé à ce jour entre des centres de recherche et de développement, des lycées agricoles, des universités françaises et internationales, des entreprises, des organisations professionnelles et des représentants des pouvoirs publics.

Le principe

Dans un système aquaponique, les cultures végétales traitent l’eau en prélevant l’azote et le phosphore produits par les élevages aquatiques. L’atelier aquacole fournit quant à lui les éléments fertilisants nécessaires à la croissance des plantes, grâce aux déchets d'élevage qui sont alors valorisés au lieu d'être rejetés et de polluer l'environnement. Le système peut alors fonctionner en circuit fermé, avec recyclage intégral de l'eau.

La technique connaît un engouement important, notamment en Australie et aux Etats-Unis, mais aussi dans les zones arides où l’eau est rare et dans les zones urbaines où le foncier est coûteux.

Environnement....

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Le 18 juin 2012

L'aquaculture urbaine débarque à Berlin (Le Monde)

L'idée du projet AIMS en Allemagne ? Nourrir les populations urbaines croissantes en apportant de l'aquaculture dans les centres-villes, en installant aquariums sur les toits et dans les parkings, et en utilisant les déchets des légumes pour nourrir les poissons d'élevage. La première construction débutera l'année prochaine sur un toit de 7000 m2 d'une usine désaffectée dans la capitale allemande....

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Le filtre naturel : Un bienfait pour nos carpes ! (mfrchallans)

Yvan, élève de bac pro productions aquacoles, est passionné de carpe koï et de bassin aquatique. Il nous délivre des conseils sur la gestion des déchets azotés à partir de son vécu et de ses connaissances acquises au fil de ses différentes expériences de stage dans le monde professionnel de l’aquaculture, et notamment des carpes koï.

D’où proviennent ses déchets qui rendent mon eau de bassin aquatique verte ?

Les déchets azotés en pisciculture proviennent des poissons d’élevages (fèces, urée, ammoniac) et de l’aliment distribué qui n’est pas consommé. C’est ensuite grâce à cette azote en excès que les algues vont se développer. Ainsi, un bassin aquatique avec très peu d’azote ne connaitra pas l’eau verte.

Comment limiter, réduire ces déchets de façon naturelle ?

Nous pouvons tous, aquaculteurs, gestionnaire de bassins aquatiques, palier à cet excès de déchets de façon naturelle en utilisant la filtration par les plantes, dit aussi « lagunage ».

Le principe de fonctionnement de ce type de filtre durable esthétique, demandant très peu d’entretien, ne présente en somme que des avantages.

Ce principe est le même, à quelques variantes près, pour un aquarium, un bassin d’ornement ou une piscine naturelle. Il serait même possible de penser que l’on pourrait utiliser cette technique pour de grandes infrastructures (diverses productions de poissons, assainissement collectif, ou toutes entreprises ayant des rejets de déchets azotés).

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