dimanche 29 avril 2012

Ocean 2012 : Une ONG, ça trompe énormément !

Ocean 2012 : Une ONG, ça trompe énormément !

La surpêche expliquée à toutes les sauces d’Ocean 2012

Dans ce document « Un poisson, ça trompe énormément ! Surpêche : Quelles conséquences pour nous ? », l’organisation environnementale Ocean 2012 fait un parallèle entre surpêche et fraude sur la dénomination du poisson….

Des raccourcis suspects...

Article dans le Figaro du 28 avril 2012 : Une ONG dénonce la fraude aux étiquettes sur le poisson

Extrait :

L'alliance Ocean 2012 affirme que face à la baisse des stocks, les professionnels du marché de la pêche n'hésitent pas à vendre le poisson sous de faux noms.
Les professionnels de la mer auraient trouvé une solution pour contourner les quotas de pêche: vendre le poisson sous une fausse étiquette. D'après l'ONG Ocean 2012, qui a mené une vaste enquête mondiale, les poissons dont les stocks sont au plus bas sont remplacés dans l'assiette du consommateur par une variété de moindre qualité. Et ceci à son insu.

Ainsi, 28% des morues vendues en Irlande sont en fait des lieus jaunes, des lieus noirs ou des merlans portant des étiquettes frauduleuses. En France, le consommateur qui croit manger de la roussette, de la saumonette ou encore du chien de mer dévore en réalité des petits requins. En Espagne, un tiers des poissons vendus sous l'étiquette merlu sont en fait une variété de second rang pêchée dans les eaux africaines.

Panga : poisson de la surpêche ou poisson de la pauvreté ?

Autre fraude d'ampleur: au Royaume-Uni, le traditionnel fish and chips n'est pas fait de morue pêchée dans les eaux froides de l'Atlantique mais de pangasius, un poisson élevé dans les eaux chaudes d'Asie du sud-est et actuellement le moins cher sur le marché mondial. En dix ans les importations en Europe de ce poisson de basse qualité ont bondi de 2000 à 220.000 tonnes.

L’explosion de la consommation de Panga vietnamien en Europe serait liée selon Ocean 2012 à la surpêche !

Dans son rapport annuel, l’Association européenne des importateurs et transformateurs de poisson, AIPCE-CEP explique de son côté qu’avec la crise économique et la diminution du pouvoir d’achat, le filet de panga à bas prix a trouvé toute sa place sur le marché européen. (Lire l’article d’Agritrade : Les importateurs et transformateurs européens publient leur étude annuelle FinFish et télécharger le document de l'AIPCE-CEP : Finfish study 2011)

Ce constat se vérifie aux USA, un pays reconnu pour sa victoire contre la surpêche !

Au pays du saumon, cabillaud et lieu d’Alaska, le tilapia (autre poisson bon marché) pèse plus que la morue ou le colin d’Alaska dans le panier de la ménagère ; le panga pointe ses moustaches dans le top 10 des poissons, coquillages et crustacés les plus consommés aux USA. La montée en puissance du Tilapia et du Panga dans les habitudes alimentaires des étatsuniens, deux poissons d’élevage importés principalement de Chine et du Vietnam, serait un signal fort du déclin américain !

« Il ne faut pas ignorer les changements sociaux dans l’analyse du marché des produits de la pêche et de l’aquaculture, » explique Angus Garratt, expert à Seafish (le FranceAgrimer du Royaume-Uni) lors d'une conférence résumée dans Fishupdate : Do not ignore social changes, Seafish researcher tells conference.

Ocean 2012 se trompe énormément…. Ou alors, cette ONG trompe énormément !

Philippe Favrelière

N.B. : Conseils avant d'acheter du poisson....

Pour tous ceux qui ne souhaiteraient pas être suspectés de participer à un trafic de "surpêche", trois parades aux poissons et autres produits de la mer suspects :
  1. les circuits courts de distribution (par exemple : Vente directe du poisson : Les criées devront faire avec),
  2. la vente en frais et entier (lire : Produits de la mer : La valeur ajoutée, c’est la vente en « Frais et Entier » !) et
  3. le soutien à la pêche locale (lire dans le journal du Pays Basque : Un fond européen au soutien de la pêche locale)

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