dimanche 3 avril 2011

Fukushima. Quand les pro-nucléaires mènent le monde en bateau....

Quand les pro-nucléaires mènent le monde en bateau, un chien surgit de l'océan, accroché aux flotteurs et cordages des filières d’algues wakamé emportés par le reflux tsunamique....

Depuis quelques jours, les promoteurs de l'énergie nucléaire nous assènent que le vaste Océan Pacifique n’a aucun problème pour absorber les éléments radioactifs qui s’écoulent de la centrale de Fukushima Dai-Ichi. Que les courants marins et la marée entrainent ces éléments dangereux très loin des côtes du Japon, et qu’ils (se) fondent ensuite dans l’immense masse d’eau océanique…

D’où vient ce chien ?

Après avoir dérivé sur ce "vaste" océan pendant 3 semaines, ce chien accroché à des débris tsunamiques comme ces restes d'installations aquacoles (aussières et flotteurs de filières d'algues) a été récupéré par les gardes-côtes japonais au large de la baie de Kesennuma à 2 km du rivage !

En plus des séismes et des tsunamis, l'industrie nucléaire n’aurait pas étudié et mesuré les risques liés aux conditions océanographiques des côtes du Japon. Dans cette zone, pas de marnage, ni de courants marins importants !!!

Pour plus d'explications sur les caractéristiques océanographiques de la côte nord-est du Japon : Catastrophe nucléaire : Menace radioactive sur la pêche et l'aquaculture

Pour aller plus loin sur la catastrophe japonaise suite au tremblement de terre du 11 mars 2011 puis au raz-de-marée et à la contamination radioactive de la centrale de Fukushima Daiichi, cliquer : Une pensée pour les pêcheurs et les aquaculteurs japonais !

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Le 6 avril 2012


Plus gros débris ayant traversé l'océan Pacifique depuis le Japon après le tsunami meurtrier de mars 2011, le bateau sans équipage dérivait au large de l'Alaska. Il a été coulé par les garde-côtes américains.

Emporté par le tsunami du 11 mars 2011, le bateau de pêche au nom de "Ryou-Un Maru" a dérivé depuis l'île d'Hokkaido, dans le nord du Japon. Il devait être mis à la casse et ne transportait aucune cargaison. Le raz-de-marée a rejeté dans le Pacifique quelque cinq millions de tonnes de débris au total. En janvier, une demi-douzaine de bouées soupçonnées de provenir d'élevages ostréicoles japonais ont été découvertes près des côtes de l'Alaska. Elles pourraient être des débris liés au tsunami.

Le propriétaire japonais du "Ryou-Un Maru" avait précisé qu'il n'avait pas l'intention de le reprendre. Il s'agit du premier et plus grand objet ayant traversé l'océan Pacifique depuis le Japon après le tsunami meurtrier de mars 2011. D'autres débris sont attendus sur la côte ouest américaine ces prochains mois, voire ces quelques années.

Un bâtiment des garde-côtes a mis fin jeudi à l'odyssée du "Ryou-Un Maru" en tirant des minutions hautement explosives sur le bateau de 50 mètres de long. Suite aux tirs, un incendie s'est déclaré à bord et le bateau a commencé à prendre l'eau. Une haute colonne de fumée s'est élevée du navire. Le "Ryou-Un Maru", qui se trouvait jeudi matin à quelque 300 km au sud de Sitka (Alaska), a coulé en quatre heures environ, a précisé à Juneau (Alaska) un responsable des garde-côtes.

Ce bateau fantôme approchait dangereusement d'une zone très fréquentée par les cargos. Par ailleurs, des millions de tonnes de débris du tsunami dérivent toujours vers la côte est du Pacifique....

Le chalutier avait été repéré le 24 mars au large des côtes du Canada. Il avait ensuite pénétré dans les eaux américaines, au large de l'Alaska, vers des voies maritimes fréquentées par des cargos.

«Il fait entre 45 et 60 mètres de long, il n'y a personne à bord, n'est pas éclairé et il est à la dérive. Dans l'obscurité, il présente un sérieux danger pour les autres bâtiments transitant dans le secteur», avait expliqué jeudi Sara Francis, porte-parole des garde-côtes de l'Alaska.

Les garde-côtes assurent qu'il n'y a pas de risque sérieux de pollution. «S'il y a du carburant à bord, c'est probablement du diesel, qui va se dissoudre très rapidement et ne présentera que des risques limités pour l'environnement», a déclaré Mme Francis.

Sources : Tribune de Genève et NouvelObs


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