mardi 19 mai 2009

Aquaculture : Des ONG du Sud s’opposent au nouvel écolabel ASC

Depuis quelques mois, le WWF a engagé un processus de discussions avec les différents acteurs de l’aquaculture dans le monde. Ces «Aquaculture Dialogues» viennent de se concrétiser par un nouvel écolabel, Aquaculture Stewardship Council (ASC) qui concerne une dizaine d'espèces aquacoles : saumon, crevette, truite, pangasius, tilapia, abalone, sériole, cobia, huître, moule,... Cet écolabal ASC est dans la même lignée que le label MSC pour la pêche durable initié lui-aussi par le WWF en partenariat avec la multinationale Unilever à la fin des années 90. L’objectif déclaré du WWF est de certifier que les fermes aquacoles dans le monde sont conformes à certaines normes environnementales et sociales.

Or, il semblerait que le dialogue n’ait pas associé les populations et les communautés locales !

Dans une lettre envoyée le 14 Mai 2009 à des membres du WWF, plus de 70 associations environnementales et des droits humains issues principalement du Sud condamnent ce nouvel écolabel ASC. Les opposants au WWF soutiennent que les normes définies pour la certification « durable » de la crevetticulture et de la salmoniculture ont été déterminées dans l’intérêt des sociétés industrielles. Le projet, selon toutes ces associations, ne prend pas en compte les souhaits des communautés locales et des peuples autochtones qui vivent à proximité des élevages de crevettes et de saumons.

Selon les ONG, l'organisation internationale WWF a refusé de rencontrer les représentants des communautés concernées dans les 6 grandes régions aquacoles à travers le monde où se sont tenues les réunions. Pour Juan Jose Lopez, coordonnateur de l’ONG RedManglar en Amérique latine : « WWF doit expliquer pourquoi ses membres sont heureux de collaborer avec l'industrie, mais ont, à maintes reprises rejeté les appels pour des réunions à plus de 70 groupes locaux, représentant des dizaines de milliers de personnes marginalisées à travers le monde. »

Leur crainte est de voir légitimer à travers ce nouvel écolabel ASC des pratiques aquacoles qui nuisent à leur environnement socio-économique.

Personnellement, j’ai envoyé au mois de janvier 2009 des recommandations sur le site du WWF réservé à la consultation du public "Aquaculture Dialogues". Jusqu’à maintenant, je n’ai pas eu de retour !
Philippe FAVRELIERE (à l’aide d’un article de The Fishsite)

Pour plus d'informations :

Le 17 novembre 2009 :

Alors que les normes ASC vont être définitivement adoptées pour le saumon d'élevage lors des ultimes discussions à Bergen (Norvège), les 16 et 17 novembre 2009, plusieurs organisations de pêcheurs de poissons sauvages écossaises attaquent WWF.

Scottish wild fish organisations condemn WWF’s aquaculture stewardship scheme (Fishnewseu)
En Ecosse, les organisations de défense du poisson sauvage condamnent les conditions de mise en place de la certification aquaculture durable par le WWF (dialogue aquaculture), et plus particulièrement les critères retenus pour le saumon d’élevage.
L’Association of Salmon Fishery Boards (ASFB), Rivers and Fisheries Trusts of Scotland (RAFTS) et Salmon and Trout Association (S&TA) ont publié une réponse très critique aux propositions du WWF qui selon les organisations écossaises sont à la solde des multinationales, financeurs principaux des réunions organisées par l’organisation internationale de défense de l’environnement....

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Le 1 juin 2011

La certification des élevages de crevettes met en péril les mangroves

L’élevage industriel de crevettes est une activité destructrice qu’aucun critère existant ne peut rendre « plus durable ». L’industrie que le Fond Mondial pour la Nature (WWF) espère certifier applique un système d’aquaculture axé sur la capacité de production, qui dégrade les écosystèmes et les ressources mêmes dont il dépend.

La certification est devenue un outil pervers dans les mains des grandes entreprises : elles l’utilisent comme un « label vert » pour imposer des systèmes de production intrinsèquement nuisibles, qui deviennent une menace pour des écosystèmes de grande valeur. C’est ce qui arrive à présent aux mangroves, des écosystèmes à forte diversité biologique.

Plusieurs ONG qui travaillent avec les populations locales des pays producteurs de crevettes et avec les consommateurs des pays importateurs de crevettes ont sonné l’alarme au sujet du dénommé WWF-ShAD (Dialogue sur l’aquaculture de la crevette, d’après l’anglais), dont les critères et le processus lui-même seraient criblés de défauts.

Ayant participé à un de ces « dialogues », ces ONG ont pu vérifier par elles-mêmes que le panorama est encore pire : le produit final prédéterminé – les critères pour la certification des crevettes d’élevage – sera obtenu en se passant de toute participation équitable des parties prenantes ou des usagers des ressources. En revanche, la plupart des présents à ces « dialogues » sont des représentants de l’industrie crevettière et des usagers des ressources locales. Depuis que le processus a démarré il y a trois ans, la grande majorité de ceux qui sont touchés par l’élevage de crevettes brillait par son absence. Ce manque de contribution de la population locale au « dialogue » rend fortement discutable l’intention de certifier cette activité, et contredit surtout les déclarations du WWF, qui dit que les critères en question répondent aux vœux des communautés locales.

L’organisation Mangrove Action Project et d’autres objecteurs de conscience de tout le processus du « dialogue » ont essayé, sans succès, de convaincre le WWF et ses alliés de ne pas publier ces normes en tant que « critères sociaux et environnementaux », puisqu’il s’agit surtout de critères techniques qui, dans le meilleur des cas, correspondraient seulement à de « bonnes méthodes de gestion ».

D’autre part, en plus du manque de participation des communautés locales à la formulation des critères, nous reprochons au WWF de n’avoir pas recommandé à ses nombreux adhérents et au public en général d’éviter la consommation de crevettes bon marché. Si les consommateurs de crevettes d’élevage limitaient leur demande, il y aurait une diminution immédiate de l’expansion de cette industrie, et donc une diminution des dégâts provoqués par la forte consommation de ressources que font ces élevages ; ainsi, les effets négatifs de cette industrie toujours croissante, qui envahit sans cesse de nouvelles terres encore intactes, seraient considérablement moindres..... Suite et source : WRM

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Le 15 juillet 2011

Une idée dangereuse

L’Aquaculture Stewardship Council ne sera sans doute pas une force positive pour la conservation de l’environnement marin et la sécurité alimentaire

Le déclin de la production et du commerce dans les pêches de capture maritimes, dû essentiellement à la surpêche, donne bien des inquiétudes quant à l’avenir de la sécurité alimentaire et aux moyens de subsistance de millions de gens qui trouvent revenus et emplois dans ce secteur d’activités. Cette situation de crise est de plus en plus contrebalancée par une vision optimiste sur les possibilités et la croissance de l’aquaculture.

Sur le site du WWF (Fonds mondial pour la nature), il est dit que pratiquement la moitié des produits de la mer que nous consommons sont prélevés dans la nature, que l’autre moitié provient de l’aquaculture. Le WWF estime que, compte tenu de l’importance de la demande sur ces produits et des limites de la production de poissons et crustacés sauvages, il est tout à fait judicieux d’envisager une expansion de l’activité aquacole. Le directeur de son programme Aquaculture affirme que, si elle est bien menée, l’aquaculture « protège l’environnement » et « est la façon la plus durable de nourrir la planète ».

Le développement de l’aquaculture commerciale a généré des inquiétudes, surtout à cause de son impact environnemental. Nous n’allons pas ici nous attarder sur les preuves ; énumérons simplement les problèmes écologiques que connaissent les fermes aquacoles : pollution, destruction des habitats, contamination des écosystèmes par les antibiotiques et substances chimiques dangereuses, fuite d’individus dans la nature… Ce sont sans doute les élevages de crevettes et de saumons qui créent le plus de soucis.

À la suite de lignes directrices et de principes élaborés par la filière aquacole pour réglementer ses opérations, le WWF a, en partenariat avec l’Initiative pour le commerce durable (IDH) des PaysBas, lancé récemment l’Aquaculture Stewardship Council (ASC). L’ASC aspire à devenir le leader mondial en matière de certification pour une aquaculture responsable. Son objectif est de travailler avec la profession (producteurs et vendeurs) pour donner de la durabilité environnementale et sociale à la filière aquacole grâce à l’éco-étiquetage.

L’ASC prend évidemment modèle sur le Marine Stewardship Council (MSC) qui avait lui-même pris modèle sur le Forest Stewardship Council (FSC). Le WWF a participé au développement de ces trois organismes. Toute initiative visant à réduire l’impact environnemental des sites aquacoles est en principe louable.

Et l’ASC, contrairement au MSC, contient des normes en matière de critères sociaux, de droits des travailleurs, de moyens de subsistance pour les communautés vivant au voisinage de ces installations. Elles sont donc ambitieuses, et on pourrait croire qu’elles ont été élaborées en pleine connaissance de cause concernant les défis auxquels doit faire face la filière.

Problèmes et critiques…

Suite de l’article de Samudra, cliquer Ici

Auteur : André Standing (andre.standing@transparentsea.co), chercheur indépendant et fondateur de TransparentSea, une initiative visant à promouvoir la liberté d’information et la responsabilisation dans le monde de la pêche…

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Le 10 mai 2012

Aquaculture : L’industrie de la crevette en plein greenwashing ? (basta)

Les crevettes peuvent-elle être écolos ? Après le soja et l’huile de palme « responsables », c’est la crevette qui attire les critiques contre le WWF, qui travaille à une certification « écologique » de la filière. Une centaine d’ONG ont remis à l’association environnementale une lettre ouverte [1] pour dénoncer le Dialogue autour de l’aquaculture de la crevette [2], qui vise à créer une nouvelle certification afin de réduire l’impact environnemental de l’industrie de la crevette.

D’après le WWF, cinq millions de tonnes de crevettes sont consommées chaque année. Une consommation qui ne cesse de progresser. Un tiers des crevettes provient des fermes aquacoles, principalement de Chine, mais aussi de Thaïlande, d’Indonésie, d’Inde, du Vietnam, du Brésil, d’Équateur et du Bangladesh. Le développement de cette aquaculture s’exerce au détriment des mangroves, détruites pour faire place à de nouveaux bassins. À cela s’ajoute une pollution de l’eau et des terres côtières due aux déchets organiques rejetés par les crevettes, à l’eau salée, aux produits chimiques et aux antibiotiques utilisés par cette industrie. Les populations locales sont parfois privées de leur accès aux zones côtières.

Les standards de certification impulsés par le WWF permettront-ils une production plus respectueuse de l’environnement ? La certification provoquera plus de dommages locaux, estiment les associations dans leur lettre ouverte. En cause, notamment : la méconnaissance des conséquences de l’industrie sur les populations locales, la surreprésentation de l’industrie dans les négociations et des standards trop faibles. Ces derniers auraient été nettement affaiblis, au fil de leur élaboration, afin de s’assurer « qu’au moins 20 % de la production industrielle de crevettes puissent être immédiatement certifiés une fois les standards publiés ». En plaçant « un timbre vert » sur la crevette tropicale, le label du WWF pourrait aussi accentuer la demande de ce produit, critiquent les signataires de la lettre ouverte. Et donc finalement promouvoir et accélérer l’expansion de cette industrie.

[1] Lettre diffusée le 24 avril 2012. Une première version de la lettre avait déjà été publiée en mai 2011, cliquer Coalition contre ASC Crevette

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La pêche durable bien représentée au Salon Européen 2012 à Bruxelles (L'Hotellerie)

Le salon Européen des Produits de la Mer 2012, s'est tenu à Bruxelles les 24, 25 et 26 avril.

Gambas Bio vivante.

C'est le plus grand salon professionnel des produits de la mer. Des exposants venus de tous les continents rivalisaient pour attirer l'attention des milliers de professionnels de la filière qui circulent près de leurs stands. Chacun mettait en avant des étals de poissons ou de crustacés, des brochures luxueuses à foison, des dégustations ou des innovations. Il y avait même un fabricant coréen qui présentait du poisson prédécoupé, en emballage individuel, pour chaque futur sushi.

43 % de l'humanité vit de la mer

Il en ressort une impression ambivalente à la fois d'admiration pour le dynamisme du secteur et d'inquiétude pour la ressource halieutique. Dans ce type d'événement, il est papable que les produits de la mer sont un enjeu économique majeur pour la planète et l'humanité. Selon la FAO, pour 43 % de la population mondiale, soit 2,6 milliards d'humains, la pêche représente la principale, voire l'unique source de nourriture et d'emploi.

Parmi la multitude d'exposants, tout semble sous le signe du "business as usual" et la préservation de la ressource halieutique totalement hors sujet. A l'opposé du Green washing, le pavillon Français sous l'égide de FranceAgriMer avec une quarantaine d'exposants, communique très peu sur une approche Pêche Durable. Au total seulement 3 exposants affichent discrètement le label MSC (Marine Stewardship Council) et les Huîtres Marennes Oléron leur label Rouge. Mieux, la responsable d'Algues de Bretagne m'explique à mon grand désappointement que sa préoccupation ce n'est pas le Développement Durable mais le goût et la qualité de ses produits. Son approche est totalement louable, mais avec ses excellents produits à base d'algues, il me semble que d'autres perspectives se dessinent dans un futur durable.

Une attitude responsable vis-à-vis d'une ressource vitale

Heureusement quelques entreprises adoptent une attitude responsable et proposent une alternative séduisante à l'exploitation inconsidérée d'une ressource vitale. Ainsi dans le pavillon Norvégien, le Centre de Produits de la Mer Norge, explique comment une action conjointe de tous les acteurs de la filière poisson a permis de reconstituer les stocks de Cabillaud. Ils sont fiers que leurs produits de la mer aient été pour la cinquième année consécutive choisis comme produits officiels des Bocuse d'Or sous l'impulsion de leur chef emblématique Eyvind Hellstom du restaurant Bagatelle d'Oslo (Relais & Châteaux). Enfin, à côté du Cabillaud, du Saumon, des Crevettes, du Crabe Royal et des Saint-Jacques, ils font actuellement la promotion d'un nouveau produit de qualité : la Truite des Fjords.

Dans un autre hall, UNIMA met en avant la qualité gustative de ses crevettes haut de gamme de Madagascar et son partenariat avec le WWF qui lui a permis depuis 2007 de construire un éco modèle d'aquaculture douce. Cette crevette Label rouge est élevée dans la mangrove et pêchée de façon responsable. Une stratégie de filière intégrée permet ensuite à son usine basée à Isques près de Boulogne-sur-Mer, de proposer à ses clients, dans les meilleures conditions de fraîcheur, un produit sain et goûteux. Un partenariat avec l'ONG Blue Ventures dans la baie de Mahajamba permet non seulement de lutter contre la déforestation, de préserver la mangrove mais aussi d'améliorer les conditions de vie des populations locales par la création communautaire de dispensaires, d'écoles et du 1er lycée de brousse.

Bars et Dorades Royales Bios du Golfe de Corinthe.

Enfin le "must" est atteint avec le stand d'OSO®, la marque durable et responsable du groupe R&O SEAFOOD GASTRONOMY. Ce groupe, comme l'explique Mathias Ismaïl, son directeur général, souhaite avec ses 1 300 collaborateurs, dont 450 en France, être "une référence pour un prix accessible de produits de la mer durables, au goût et à la fraîcheur inégalés, en toute sécurité alimentaire". R&O SEAFOOD GASTRONOMY est la parfaite intégration de deux univers à cheval sur deux hémisphères, le nord et le sud : Reynaud® qui est "la" marque de la haute gastronomie de la mer et OSO® qui est totalement dédiée à l'aquaculture Bio et la pêche durable. Reynaud® avec son savoir-faire reconnu depuis 1924, peut répondre à toutes les demandes les plus exigeantes de la gastronomie. La marque OSO® de façon subtile, peut prendre plusieurs significations et en particulier OrganicSustainableOnly (exclusivement bio et durable), c'est la marque du premier producteur mondial de Gambas en aquaculture Bio-AB (1 600 tonnes annuelles) qui pratique également une pêche durable certifiée MSC pour ses espèces sauvages. Au catalogue de R&O SEAFOOD GASTRONOMY, environ 500 références mais surtout 7 d'entre elles qui représentent les deux tiers du chiffre d'affaires, des marques OSO® et Reynaud® : le Saumon et le Cabillaud sauvage du Cercle Polaire, les Gambas déjà citées en aquaculture bio AB ou sauvage de Madagascar, le Bar et la Daurade en aquaculture durable dans le Golfe de Corinthe, le Thon de ligne de l'océan indien et une succulente huître française : La Perle Blanche®, autre marque de R&O SEAFOOD GASTRONOMY. Pour sa contribution à l'aquaculture durable et responsable certifiée BIO-AB, OSO® a obtenu en 2009 la distinction de "Seafood Champion" de l'ONG international SeafoodChoices Alliance. C'est le fruit d'une intégration totale de la filière à tous les stades : l'écloserie, le grossissement, le conditionnement, la cuisson, la distribution et la maîtrise du dernier kilomètre pour la livraison. En parallèle, l'entreprise vient d'installer à Rungis un laboratoire de préparation culinaire dirigé par Bruno Gauvain (MOF). Cet atelier lui permet de répondre sur mesure aux besoins des chefs dans un rayon de 200 kilomètres autour de Paris avec une garantie fraîcheur, de qualité et de livraison. Une assistance Qualité opérationnelle 24 h sur 24 permet également de garantir une totale sécurité alimentaire.

Le 25 avril en soirée, le stand d'OSO® accueillait lors la réception annuelle de SeaWeb/Alliance Produits de la Mer. A cette occasion quelques jeunes chefs lauréats du 1er Concours "Produits de la mer durables" cofondé par SeaWeb/Alliance Produits de la Mer et l'Ecole Ferrandi : Romain Tertrais de L'Agapa à Perros-Guirec, Nicolas Mont de Saint Clair Le Traiteur à Saint-Ouen L'Aumône et Damien Régnier du Coq Gadby à Rennes ont témoigné de leur expérience. Selon Michel Mouisel de l'école Ferrandi "ce concours est la plus belle voie pour responsabiliser les jeunes, les enseignants, les parents et donc les consommateurs, c'est une approche pertinente pour développer le niveau de connaissance via une cause noble concernant les générations actuelles et futures". Le concours est parrainé par Olivier Roellinger, distingué "Seafood Champion" l'an dernier, à l'occasion de ce même salon de Bruxelles.

Fort du succès de la première édition, le concours aura de nouveau lieu l'an prochain et les prix seront remis lors du salon Seafood 2013 de Bruxelles.

Et pour conclure, Emily Howgate de Seaweb invitera les participants au 10e International SeafoodSummit qui se tiendra à Hong Kong du 6 au 8 septembre 2012.

www.allianceproduitsdelamer.org

www.seafoodsummit.org

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