mercredi 28 janvier 2009

Bientôt des Huîtres ASC, des Moules ASC, des Truites ASC,...

Après le MSC de la pêche durable, WWF a annoncé le 27 janvier 2009 la création d’un éco-label pour l'aquaculture durable : ASC (Aquaculture Stewardship Council)

WWF s’est fixé deux ans pour que la certification ASC soit vraiment opérationnelle. En effet, depuis plusieurs mois, l’organisation internationale a lancé des consultations dans le monde entier. Des réunions qui associent les aquaculteurs, les organisations environnementales et les administrations, doivent déboucher sur des règles en matière d’élevage pour les principales espèces aquacoles. « Ce travail s’inscrit tout à fait dans les objectifs du WWF qui sont de protéger les océans et les habitats côtiers tout en ouvrant des voies novatrices pour nourrir l’humanité de façon efficace et durable » a dit Charretier Roberts, le Président du WWF USA. Il est prévu qu’en 2010 les standards soient fixés pour neuf espèces : saumons, crevettes, truites, pangasius, ormeaux, moules, clams, huîtres et coquilles Saint-Jacques. Pour les tilapias, le standard est presque finalisé et devrait sortir au printemps.
Source : Seafoodsource

Autres articles :


Commentaire :

Marine Harvest est la première société à réagir officiellement à l’annonce du WWF. La plus grande société aquacole dans le monde qui produit près de 400 000 tonnes de saumon pour un chiffre d’affaires de 2 milliards d’Euros, se réjouit de la création de cet éco-label ASC. En effet, la salmoniculture est confrontée actuellement à la pandémie ISA et à plusieurs autres maladies infectieuses. Dans plusieurs régions salmonicoles, les populations littorales et de pêcheurs artisanaux comme en Colombie Britannique (Canada) et au Chili ont manifesté leurs mécontentements face à cette industrie polluante et envahissante qui affecte leur environnement et leur cadre de vie. Les pêcheurs amateurs très nombreux au Canada sont aussi fort inquiet car le saumon est un grand voyageur, et les poissons malades en Ecosse pourraient contaminer les populations sauvages sur la côte Est du Canada (Inquiétude pour le saumon).

Il est clair que l’aquaculture a besoin d’un encadrement. Mais est-ce uniquement d’un encadrement technique pour résoudre des problèmes environnementaux dont a besoin l’aquaculture de demain ?

Les organisations de pêches artisanales disent non aux Eco-labels

Lors de la réunion internationale de la pêche à petite échelle sous l’égide de la FAO à Bangkok en octobre 2008, les pêcheurs artisanaux (qui n'ont pas été associés aux discussions organisées par le WWF) demandent l’arrêt de tous ces élevages intensifs de crevettes et de saumons qui en plus des impacts environnementaux ont des conséquences économiques et sociales désastreuses sur les communautés littorales. L’organisation « Solidarity against Industrial Aquaculture » (ASIA) combat toutes les certifications apposées sur les produits issus de l’aquaculture industrielle et même tous les éco-labels qui masquent les impacts négatifs de cette activité ; elle souhaite sensibiliser les consommateurs du Nord afin de mener des campagnes pour influer sur les politiques gouvernementales pour réguler voire interdire le développement de l’aquaculture industrielle.

Les organisations de la pêche européennes s'interrogent sur le dumping social ou environnemental des produits extracommunautaires
voir les articles en espagnol :

et la contre-attaque vietnamienne au sujet des pangasius :
Poisson-chat : l'Espagne critique la CE pour une fausse information
08/02/2009
Hanoi (AVI) - Le site www.elcorreogallego.es a repris les propos de Roberto Sabrido, président de l'Agence espagnole chargée de la sécurité alimentaire et de la nutrition, selon lesquels il n'y a aucune crise liée à l'importation des tra et basa (poisson-chat) vietnamiens dans son pays. Lors d'un point de presse organisé samedi à Orense (Espagne) en marge d'une foire sur la gastronomie et le tourisme, il a critiqué la Commission européenne (CE) pour la "fausse information" provoquant un malentendu sur ce problème, annonçant que les lots de poissons-chats vietnamiens importés en juillet dernier via les ports de Vigo et de Bilbao ne contenaient aucune substance interdite. Fin janvier dernier, le ministère espagnol de la Santé et de la Consommation avait déclaré que les lots de poissons en question ne présentaient pas de danger pour la santé humaine. Ce ministère avait également affirmé qu'il ne pouvait pas interdire le commerce de poissons tra et basa vietnamiens sur le marché espagnol du fait qu'ils répondent aux règlements en terme de sécurité alimentaire de l'Union européenne (UE). Invoquant la sécurité alimentaire, les pêcheurs et aquiculteurs espagnols ont cherché à créer une opposition à l'importation des poissons vietnamiens. Le raison est que les produits vietnamiens, hautement compétitifs, menacent leurs affaires. L'Espagne est l'une des plus grandes consommatrices en Europe de tra et basa vietnamiens. Selon l'Association patronale des producteurs des cultures marines (Apromar), ce pays en achète pour environ 40.000 tonnes par an. - (Source : AVI)

Quelques jours plus tard : Le poisson vietnamien est conforme aux normes européennes
Mercredi, 11 Février 2009 - Le ministre espagnol de la santé et de la consommation a affirmé que le poisson importé du Vietnam, comme le panga, était conforme aux normes sanitaires exigées par l'Union européenne. Face aux accusations de Bruxelles selon lesquelles l'Espagne serait peut regardante sur la sécurité alimentaire des produits importés, le gouvernement espagnol a réaffirmé que les tests réalisés sur le poisson débarqué en juillet 2008 à Vigo n'ont révélé aucun risque pour la santé humaine, malgré des signes de contamination touchant uniquement les poissons. (Source : Agro-alimentaireNews)

Le 5 mars 2010

Pangasius : dialogue sur l'aquaculture (Vietnamplus)
Un dialogue sur l'aquaculture de pangasius (PAD-Pangasius Aquaculture Dialogue) est organisé jeudi et vendredi dans la ville de Can Tho par le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Il s'agit du dernier dialogue permettant d'achever l'élaboration de normes internationale en matière d'élevage de cette espèce de poisson.
Selon le docteur Flavio Corsin, coordinateur du WWF, l'élevage de pangasius est une des formes d'aquiculture les plus répandues dans le monde, dont 90% est située au Vietnam.
L'explosion de l'élevage de cette espèce de poisson non seulement pose plusieurs défis aux éleveurs, mais menace en outre la santé des consommateurs comme l'environnement. C'est pourquoi, des normes de culture du pangasius sont particulièrement nécessaires pour un développement durable de cette activité. Celles-ci seraient achevées en mai prochain.
Débuté en 2007, le PAD a pour objectif de collecter les avis des éleveurs de pangasius du Vietnam et du Bangladesh afin d'achever ces normes internationales d'élevage. –AVI

Le 31 août 2010

Sorties des critères retenus par le WWF pour une conchyliculture durable et une pisciculture de panga durable

Deux standards mondiaux pour une aquaculture durable des coquillages bivalves et des espèces de poisson panga ont été finalisés, se félicite le WWF international dans un communiqué du 31 août. Ces standards ont été obtenus à l’issue d’une concertation initiée en 2007 par le WWF avec plusieurs centaines d’acteurs (aquaculteurs, scientifiques, ONG, etc.), dans la volonté de réduire les impacts négatifs de l’élevage de ces espèces sur l’environnement, les travailleurs et les communautés voisines. La majorité des bivalves (huîtres, palourdes, moules et coquilles Saint-Jacques) et des pangas (Pangasianodon hypophthalmus and Pangasius bocourt) consommés dans le monde sont produits dans des fermes aquacoles. Environ 80 % des bivalves d’élevage sont produits en Chine. Ce type d’industries est en pleine croissance. Le panga, l’un des poissons à chair blanche le plus vendu en Europe, est produit à 90 % au Vietnam à raison de plus d’un million de tonnes par an, selon le WWF….. Voir la suite Aquaculture: nouveaux standards pour le panga et les huîtres (Jdle)

Les standards du WWF pour une conchyliculture durable : Bivalve aquaculture dialogue standards et une pisciculture de panga durable : Pangasius aquaculture dialogue standards. Ces standards regroupent plusieurs dizaines de critères sociaux, juridiques, sanitaires et environnementaux… WWF précise que les standards ciblent les impacts-clés de l’aquaculture, car une liste exhaustive de critères aurait défavorisé leur adoption par les petits exploitants en raison d’un coût de certification trop élevé.

C’est l’Aquaculture Stewardship Council (ASC) qui sera chargée de vulgariser et de mettre en place ce nouveau concept de « Conchyliculture durable » sous la forme d’un label ASC. Voir le site ASC

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Le 11 novembre 2010

Aquaculture : La compétition entre les éco-labels est ouverte

Selon le journal en ligne Seafoodsource, deux grands éco-labels se dégagent (1) Global Aquaculture Alliance (GAA) et (2) Aquaculture Stewardship Council (ASC) en matière d’aquaculture durable. Le premier est porté par l’industrie aquacole. Le deuxième par l’organisation environnementale WWF…. « La compétition entre les deux éco-labels est ouverte c’est le marché qui décidera, » conclut James Wright, rédacteur-adjoint de Seafoodsource. Cependant, il ne faudrait pas oublier d’autres éco-labels, les uns officiels (comme le label AB), les autres associatifs portés par des structures plus petites, et qui représentent les différentes composantes de l’aquaculture durable. L’allemand Naturland pour l’aquaculture biologique. L'association Friend of the Sea qui a écolabellisé des moules de bouchot en baie du Mont-saint-Michel. D’après l’article : Farm fight (Seafoodsource)

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Le 19 janvier 2011

Premières directives mondiales pour la certification de l'aquaculture (FAO)

Bénéfices de l’étiquetage normalisé des fruits de mer pour les consommateurs

L’aquaculture, le secteur de production vivrière à plus forte croissance au monde

1er octobre 2010, Rome/Phuket, Thaïlande - Les premières directives mondiales pour la certification de l'aquaculture ont été adoptées par le Sous-comité de l'aquaculture de la FAO. Des représentants de plus de 50 pays ont participé à la réunion du sous-comité qui représente la seule instance intergouvernementale chargée du développement de l'aquaculture.

Les directives - non contraignantes - portent sur la santé animale, la sécurité sanitaire des aliments, l'environnement et les questions socio-économiques concernant les travailleurs du secteur aquicole.

Elles seront maintenant soumises pour approbation au Comité des pêches lors de sa prochaine session de janvier à Rome.

Si les pays appliquent pleinement les directives, la certification permettra aux consommateurs de savoir si les crevettes qu'ils s'apprêtent à acheter ont été élevées sans causer de dommages à une mangrove côtière, si l'ouvrier aquicole a reçu un salaire équitable, ou si le crustacé est exempt de contamination.

Les questions de santé des animaux aquatiques et de sécurité des aliments font l'objet de certification et d'application internationale depuis de nombreuses années, mais c'est la première fois que des directives soumettent le bien-être animal, les questions environnementales et les aspects socio-économiques à un processus de certification ou de conformité.

"Ces directives ont pour vocation d'harmoniser le secteur de production vivrière qui connaît la plus forte croissance au monde", indique l'expert d'aquaculture de la FAO, Rohana Subasinghe. "La certification des produits de l'aquaculture prolifère depuis des années, avec toutes sortes d'allégations, car il n'existe aucun critère, aucun indicateur de référence ni principes convenus. Les produits de l'aquaculture sont échangés sur les marchés internationaux et il est important de veiller à garantir une production responsable et la satisfaction des consommateurs".

Les directives ont été adoptées au terme de quatre années de consultations et de débats entre gouvernements, producteurs, transformateurs et négociants.

Quatre-vingt pour cent des aquiculteurs sont de petits exploitants qui pratiquent l'élevage de poissons dans l'étang de leur arrière-cour, ou de crevettes dans des bassins le long de la côte. Une des questions épineuses à résoudre était comment concevoir un processus coûteux de certification qui n'exclut pas les petits producteurs du marché.

Les directives invitent les gouvernements à soutenir le renforcement des capacités des producteurs de poisson pour l'élaboration et le respect des systèmes de certification de l'aquaculture. "Il existe des moyens pour les petits producteurs d'opérer au sein d'un système moderne de certification. Par exemple, en Inde et en Thaïlande, des groupes d'aquaculteurs se partagent les coûts de la certification pour qu'ils ne pèsent pas trop lourdement sur chacun d'entre eux", explique M. Subasinghe.

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Le 6 juin 2011

Migros s'engage en faveur d'élevages de poisson respectueux de l'environnement (Presseportal)

En tant que membre du WWF Seafood Group, Migros promeut la consommation de poisson de production durable. Elle a banni de son assortiment les espèces menacées et étendu son offre de poisson sous labels Bio et MSC. Aujourd'hui, Migros franchi un nouveau pas en encourageant également l'initiative «Aquaculture Stewardship Council» (ASC). Cette dernière a été lancée en 2009 par le WWF conjointement avec l'organisation néerlandaise pour le commerce respectueux du développement durable IDH afin de favoriser des élevages piscicoles répondant à cette préoccupation de sauvegarde de l'environnement.

Le poisson est digeste et facile à préparer. La demande globale de cet aliment augmente, y compris en Suisse. Or, cette consommation en hausse menace d'extinction les populations marines. Migros prend ce problème très au sérieux et met tout en oeuvre pour que ses clients puissent acheter du poisson sans arrière-pensée. Ainsi, elle collabore avec le WWF, élimine les espèces menacées de ses assortiments et développe en permanence son offre de poisson issu de pêcheries MSC et d'élevages Bio.

La moitié du poisson consommé dans le monde provient d'aquaculture (élevages piscicoles). Les espèces les plus respectueuses de l'environnement portant le label Bio ne représentent toutefois qu'une petite partie du poisson d'élevage. C'est pourquoi il est important d'introduire également des standards pour les exploitations ordinaires. L'ASC (Aquaculture Stewardship Council, www.ascworldwide.org) s'est fixé pour but d'élaborer des directives pour l'aquaculture. Celles-ci visent les douze espèces principales de poisson d'élevage au nombre desquelles figurent le pangasius, le tilapia et le saumon.

L'ASC est encore en pleine phase d'organisation. «Nous attachons beaucoup d'importance au fait de pouvoir acheter de la marchandise, même non certifiée Bio, qui provienne aussi d'aquaculture respectueuse de l'environnement. C'est pourquoi nous avons soutenu l'ASC dès ses débuts déjà», explique Oskar Sager, chef du Marketing Migros.

Le WWF Suisse approuve les efforts visant des méthodes d'élevage de poisson plus respectueuses du développement durable. «Nous soutenons l'ASC en plus des produits Bio et MSC. Les élevages conventionnels utilisent la plupart du temps des poissons comme aliments, ce qui augmente d'autant la pression sur les populations marines sauvages. En outre, ils contribuent souvent à la pollution des mers. C'est pourquoi des directives claires s'imposent», précise Felix Meier, responsable Consommation et Economie au WWF Suisse.

Du poisson de production durable à Migros Migros est un partenaire stratégique du WWF mais aussi un membre du WWF Seafood Group. L'année dernière, elle a pu augmenter sensiblement la part de poisson MSC et Bio dans son assortiment. Les ventes de poisson MSC ont augmenté de 30% pour atteindre 50 millions de francs....

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